Case ID: la-ann_2/html/0030-01.html
Source: Caselaw Access Project
Author: {"author": "Rost, J.", "license": "Public Domain", "url": "https://static.case.law/"}
Date Created: 2024-08-24T03:29:51.129683

Depas v. Riez, Executrix.
    Testamentary dispositions, made by a husband in favor of his wife, when he leaves a child at the time of his death, arc governed by art. 1739 of the Civil Code. Art. 1480 does not apply to donations between married persons. Art. 1.739 embraces testamentary dispo" sitions, as well as donations inter vivos.
    
    Definitions incorporated in a Code must be construed with reference to its positive enactments in pari materia, and have no meaning beyond them.
    Art. 1745 of the Civil Code applies to testamentary dispositions.
    The provision of art. 1745 of the Civil Code, which authorizes one who contracts a second or subsequent marriage, having a child by a former one, to give to the other spouse only the least child's portion, and that only as an usufruct, and which declares that the portion, of which the donee is to have the usufruct, shall in no case exceed the fifth part of the donor's estate, extends to all the property of which the donor may die possessed, whether brought by him into marriage or subsequently acquired.
    The provision of art. 552 of the Civil Code, which authorizes one by whom an usufruct has been established, to dispense, in favor of the usufructuary, with the securety required by that and the preceding article, must be construed with reference to art. 1485, which prohibits testators from disposing of the legitimate portion to the prejudice of their descendants. One who has the usufruct of property forming part of the legitimate portion of the descendants of the person by whom the usufruct was established, cannot he relieved from giving security.
    Compensation is due to the community, for the value of useful improvements made during its existence, by the common labor or expense of the spouses, upon the separate property of either. B ut as such improvements benefit the community by increasing the vaelu and income of the property, which it enjoyed to the day of its dissolution, and are of advantage to the heirs of the owner only from that period, the compensation to which the community is entitled is the value of the improvements at the time of the dissolution, and not at the time when they were made; but whatever may be their value at that time, the recompense due to the community can never exceed tlieir cost.
    Any legal evidence is admissible to rebut the presumption that, a balance due on the .price of
    
      property purchased hy the husband before marriage, but subsequently paid for by Him, was paid out of the funds of the community.
    The commnnity is entitled to the enjoyment of all the property and effects belonging to the husband at the time of the marriage (C. C. 2371); and it owes no recompense to the succession of the latter, for any diminution in their value resulting from such enjoyment.
    Property brought by the husband into marriage will belong to his succession, in the condition in which it was at the dissolution of the marriage; but it cannot claim credit for the value of the property at the date of the marriage.
    The debts of the community must be paid out of its assets, and the surviving wife is entitled only to one-half of what will remain after their payment. ’
    Where an executrix has paid debts due hy the succession, though without authority, she will be entitled to credit for the amounts so paid.
    An executrix who fails to deposit in bonk the money of a succession, as required by sec. 3 of the stat. of 13 March, 1837, must he dismissed from office, on proof thereof, made in the manner prescribed by that section.
    APPEAL from the Second District Court of New Orleans, Canon¡ J. Phinias Depas by his will bequeathed to the defendant, his widow, all that the law permitted him to dispose of in her favor, in full property, or usufruct, at her choice, dispensing her from furnishing security in case she decides to take the usufruct. He left one son by a former marriage. His will was ordered to be executed, on the petition of his widow, who qualified as executrix. An action of partition instituted by the plaintiff, the only son and heir of the testator, against the defendant, having been consolidated with an opposition made by the plaintiff to the account of her administration, there was a judgment below decreeing the. defendant to be entitled to one-fifth only of the property in usufruct, and setting aside the account, and ordering her to file another. A rule taken on the executrix to show cause why she should not be dismissed from office, for having failed to deposit in bank the funds of the succession, in conformity to the stat. of 13 March, 1837, was, on the same day, made absolute, and a judgment rendered dismissing her from office. The defendant appealed from both of these judgments.
    
      L. Castera, for the plaintiff.
    I. Lelegs fait a Nanette Riez, est-ilreductible? et qu’elle doit en étre la quotité ?
    
    D’aprés Depas, elle a droit au cinquiéme en usufruit seulement, ainsi que l’a décidé le jugement; elle prétend, au cOntraire, avoir droit au deux tiers, tant du propre, que de la communauté, sans prejudice de l’autre moitié lui revenant dans ladite communauté. Cette prétention ne sanrait étre maintenue. Il suffit á cet égard de consultar les articles 1840, 1739 et 1745 du Code qui nous régit.
    Le premier de ces articles dit: “ Les donations soit entre-vifs, soit pour cause de mort, ne pourront excéder les deux tiers des biens du disposant, s’il laisse á son décés un enfant légitime; la moitié, s’il laisse deux enfants; le tiers, s’il en laisse trois ou un plus grand nombre.
    “ Sous le nom d’enfants, sont compris les descendants, en quelque degré que ce soit, bien entendu qu’ils ne sont comptés que pour l’enfant qu’ils représentent.”
    L’article 1739 dispose ainsi: “L’époux peut, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage, pour le cas oú il ne laisserait point d ’enfants ni de descendants legitimes, donner á l’autre époux, en toute propriété, tout ce qu’il pourrait donner á un étranger.
    “ Et pour le cas oú l’époux donateur laisse des enfants ou descendants légiiimes, il peut donner á l’autre époux, ou un dixieme en propriété, ou le cinquiéme de tous ses biens en usufruit seulement.”
    
    Enfin, d’aprés l’article 1745: “ L’homme ou la femme qui contractera un second, ou un subséquent mariage, ayant des enfants d’un autre lit, nepourra donner á son nouvel époux qu’une part d’enfant le moins prenant, et en usu-fruit seulement, sans que, dans aucun cas, la portion dont le donataire aura l’usufruit puisse exceder le cinquiéme des biens du donateur.”
    
    
      La premiere réflexion qui se présente sur ces trois dispositions c’est, qu’elles n’établissent aucune distinction entre les dispositions soit entre-vifs, soit pour cause de mart. La loi francaise étant la méme que la nótre sur cette matiére, qu’on me permette de citer, non pas la jurisprudence, qui est unánime sur ce point, mais l’opinion émise par un des eommentateurs les plus distingués du Code Napoléon, sur ce point.
    Duranton, vol. 8, page 303, no. 282, s’exprime ainsi: “ La portion disponible, comme on vient de le dire, varíe en raison du nombre et de la qualité des personnes á qui la réserve est due; nous l’envisagerons sous tons les rapports.
    “ La loi nefait au surplus aucune distinction quant á la fixation de cette portion entre les dispositions entre-vifs, et les dispositions testamentaires (art. 913 du Code Napoléon, 1480 de notre Code); etc’est avec raison, car la réserve devait toujours étre intaete.” Code Civile de la Louis., arts. 1480, 1481,1486, 1488, 1489, 1491, 1492.
    Ce principe posé, il est facile d’établir que les trois articles cités peuvent facilement recevoir, clracun d’eux, leur application, et qu’il n’existe entre eux aucune espéce d’antinomie ou conflit. En effet, d’aprés Part. 1480, si le défunt laisse á son décés un enfant légitime, la quotité disponible est des deux tiers de ses biens; tel est, dans ce cas, le disponible ordinaire, le privilége du disposant. La loi, sans vouloir violer ce privilége, a voulu sagement empéeher certaines personnes, et notoirement le conjoint survivant, de recevoir cette quotité disponible. Specialia generalibus derogant, ff De regulis juris. Suivant ¡’article 1739, l’époux donateur ou testateur, s’il laisse des enfants, peut disposer d’un dixiéme, en toute propriété, ou d’un cinquiéme en usufruit, en faveur de l’autre époux; c’est lit une quotité disponible, relative & l’époux survivant qui a des enfants de ce mariage. On voit done qu’il n’existe aucun conflit entre ces deux articles : car dans le premier, le législateur trace une régle générale qui se trouve modifiée par les dispositions de Particle subséquent; cette démonstration va devenir compléte par 1’examen du dernier des trois articles. Selon l’art. 1745, l’époux qui aura des enfants d’un autre lit, ne pourra donner á son nouvel époux qu’une part d’enfant le moins prenant, et en usufruit seulement, sans que, dans aucun cas, la portion dont le donataire aura l’usufruiüpuisse exceder le cinquiéme des biens du donateur.
    
    Qui ne voit que cette disposition, loin d’étre en opposition avec l’art. 1480, ne se trouve en harmonio parfaite avec lui; en effet, le testateur peut disposer des deux tiers de ses biens en faveur d’un étranger dans le cas prévu par ce dernier article, et ce droit se trouve restreint par l’art. 1739, ainsi que par l’art. 1745\ qui sont une exception établie par le législateur, en ce qúi' regarde le conjoint survivant, et pour ne pas permettre la spoliation des enfants d’un premier manage.
    
    En résumé, il existe dans notre Code trois quotités disponibles, dans le cas oú le donateur ou testatbur laisse des enfants. La premiere est celle qu’on peut appeler quotité disponible ordinaire, prévue par l’árt. 1480. La seconde, relative á l’époux donataire ou légataire, qui a des enfants de son mariage avec l’époux décédé, quotité prévue par Particle 1739, et qui constitue une réserve légale au profit des enfants du méme lit. La troisiéme, relative á l’époux donataire ou légataire, dans le cas oú l’époux donateur ou testateur a des enfants d’un précédent mariage, quotité prévue par l’art. 1745.
    On voit done maintenant qu’il n’y a aucune antinomie entre ces divers textes de la loi. N’est-il pas vrai en effet que l’époux donateur ou testateur peut toujours donner ou léguer méme, quand il y a un enfant, les deux tiers de sos biens, pourvu que le légataire institué ou le donataire ne soit pas le conjoint survivant? Sans le moindre doute, il peut le faire, il en a le droit, seulement ce droit est modifié et restreint par les dispositions subséquentes.
    Ainsi, lorsqu’il y a des enfants d’un premier lit, comme dans le cas actué!, l’art. 1745 apporte une modification au droit genéral tracé par l’art. 1480, qui permet certaines dispositions en faveur de l’époux survivant. Lex autem proIvibet quod facilius fieri putat. ff De regulis juris.
    
    Le législateur s’est montré si soucieux de fixer Ies droits des enfants d’un premier mariage, que, dans l’art. 1746, il dit, que si l’époux qui passe á de secondes noces a des enfants de son précédent mariage, il ne peut rien donner des biens qui lui ont été donnés ou léguós par lo prédécédé.
    
      Depas croit avoir établi, par ce qui précéde, que Nanette Diez ne saurait avoir droit aux deux tiers des biens du défunt, indépendamment de sa moitié, dans la communaulé; il croit avoir établi qu’clle a droit au cinquiéme en usufruit settlement quilui est attribué par le jugement. A l’appuideces doctrines il invoque les autorités suivantes:
    Jurisprudence du C. N. vol. S, pages 235 á 237. Toullier, vol. 5, nos. 869, 871 et 871 bis. Bousquet, Exposition du Code Civil, vol. 3, page 375. Duran-ton, vol. 9, sec. 787 á 799. Malleville, Analyse du Droit Civil, vol. 2, pages 470 á 472. Code Civil, art. 1736 á 1739. Arrét de la Cour Supréme de notr© Etat, dans la succession Albert Hoa.
    
    Le systéme de défense adopté par1 Nanette Riez sera sans doute le méme ici que devant la Cour inférieiire. Void en quo! il consiste :
    Le testateur et la légataire (Nanette Riez) avaient, le premier, la capacité do donner; la seconde, celle de recevoir. Art. 1456 du C. C. Les incapacités sont absolues ou relatives, art. 1457; Nanette Riez ne pouvait étre atteinte quo de la derniére; il faut qu’on le prouve. La capacité de donner existait chez le testateur au moment ou il a donné. La loi fran^aise n'est pas la méme que la nótre. 11 ne faut done pas recourir aux autorités étrangéres pour décider la question. L’arrét rendu dans l’affaire Hoa, l’a été ex parte; le .juge qui a délivré l’opinion de la cour a posé un principe erroné; cette décision est isolée, elle ne pent pas á elle seule former jurisprudence; elle ne doit étre d’aucun poids dans la cause. On ne doit jamais prendre un teste de loi isolément. L’arü. 1480 se trouve bien dims le livre du Code Civil des Donations et Testaments, mais il est sous le chapitre 3, de la portion disponible et de Id reduction en cas d’excés, tandis que les articles 1739 et 1745, sont placés sous le chapitre 9, intitulé, Des donations entre ípoux, soit par contrat de mariage, soit durant le mariage. Dés lors, ils ne peuvent pas former une exception á la regle générale tracée par l’art 1480. La donation faite par le testateur est une donation faite pendant le mariage, et non une donation pour canse de mort.
    Sur le premier point, nous admettons que le testateur, au moment du testament, comme á celui de l’ouverture de la succession, avait le droit de faire un© institution au profit de Nanette Riez: que cette derniére avait le pouvoir d© recevoir ou d’accepter le legs fait en sa faveur; avec cette restriction d’épouse de Phinias Pepas, ayant des enfants du premier lit, la portion qui pouvait luí étre léguée, devait étre réduite en conformité du droit restrietif, tracé par l’art. 1745 du C. C.
    Quant au second, que la loi francaise n’est pas la méme que la nótre, et que les commentateurs étrangersne doivent exercer aucuné influence dans la cause. La meilleure réponse á faire á cette doctrine, assez curieuse pour le dire en passant, c’est de mettre en regard les deux textes:
    CODE NAPOLEON.
    
      He la portion des biens disponibles et de la reduction.
    
    Art. 913. — Les libéralités, soit par acte entre vifs, soit par testament, ne pourront excéder la moitié des biens du disposant, s’il ne laisse á son décés qu’un enfant légitime; le tiers, s’il laisse deux enfants; le quart, s’il en laisse trois ou un plus grand, nombre.
    Art. 914. — Sont compris dans l’art. précédentsous le nom d’enfants,les descendants en quelque degré que ce soit; néanmoins ils ne sont comptés que pour l’enfant qu’ils représentent dans la succession du disposant.
    Art. 1094. — L’époux pourra, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage pour le cas ou il ne laisserait point d’enfants ni descendants, disposer en faveur de l’autre époux, en propriété,
    CODE CIVIL DE LA LOUISIANE.
    
      He la portion disponible et de la reduction en cas d'exccs.
    
    Art. 1480. — Les donations, soit entre vifs, soit pour cause de mort, ne pourront excéder les deux tiers des biens du disposant, s’il laisse á son décés un enfant légitime; la moitié, s’il laisse deux enfants; le tiers, s’il en laisse trois on un plus grand nombre.
    Sons le nom d’enfants, sont compris les descendants en quelque degré que ce soit; bien entendu qu’ils ne sont comptés que pour l’enfant qu’ils représentent.
    Art. 1739. — L’époux peut, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage pour le cas ou il ne lasserait point d’enfants, ni descendants legitimes, donner á l’autre époux, en toute pro-
    
      CODE NAPODEON.
    de tout ce dont il pourrait disposer en faveur d’un étranger, et, en outre, de l’usufruit de la totalité de la portion dont la loi prohíbe la disposition au prejudice des héritiers Et poor le cas ou l’époux donateuv laisserait des enfants ou descendants, il pourra donner ii l’autre époux ou un quart en propriété et un autre quart en usufruit, ou ¡a moitié de tous ses biens en usufruit seulement.
    Art. 109S. — L’homme ou la fetame qui, ayant des enfanls d’un auíre lit, contraclera un second on subséquent mariage, ne pourra donner áson nouvel époux qu’une part d’enfanl legitime Je moins prenaní, el. sans que, dans aucun cas, ces donations puissent exceder le quart des biens.
    CODE DE LA LOUISIANE. priété, tout ce qu’il pourrait donner k un étranger. Et pour le cas oü l’époux donateurlaisse des enfants ou descendants legitimes, il pent donner ál’autr© cpoux, ou un dixieme en .propriété, ou le cinquiéme de tous ses biens en usufruit seulement.
    Art. 1745. — L’homme ou la femme qui contraclera un second ou subséquent mariage, ayant des enfants d’un atilre lit, ne pourra donner a son nouvel époux qu’une part d’enfant le moins prenaní, et en usufruit seulement, sans que, dans aucun cas, la portion dont le clonnlaireiMtra l’usnlruil pnisse excéder le cinquiéme des biens du donateur.
    On le voit done par le rapprochement des anides qui precedent dans Ies deux législalions, Jes principes sont les mémes; la seule diíl'éronce, c’est que dans la loi francaise la portion dont peut disposer le testateur on le donateur est plus grande que chez nous.
    Aussiest-ce la justification complete de ce mo! if donné par celte cour dansl’afffaire de la succession Trloa, que les seconds ¡uariages ótant chez nous assez frequents, c’était il la justice et aux magistrals á accorder aux enfants la protection qui aété écrife dans la loi en leur faveur.
    II serait done superfiu de discuter plus longnement sur ce point.
    Quant au troisiéme, que l’arrétprononcé dans la dernióre affaire qu’on vient de citer, a été rendu ex parte, et que le juge qui a donné l’opinion de la cour s’est trompé:
    Je réponds: lo. Que la cause a ct.é plaidce par écrit sur le mémoire de deux avocats, et qu’il ne s’en snitpas que lorsqu’un proeés est plaidé eaparte, justice ne soit pas rendue, caí' tout le monde saií, et le barrean surtout, que vos decisions ne sont jamais rendues que sur l’examenle plus approfondi et le plus consciencieux de la cause.
    2o. Quant á Perrera dans laquelle Phonorable ¡nagislrat serait tombé, c’est une assortion gratuito, que non seulement ríen ne jusülie, mais encore que tout repousse, et Parrot lui-méme, tan); il est écrit avec soin, tent les doel riñes qui y sont professées sont développées avec force et soutennes par les aulorités les plus respectables.
    Sur le quatriéme, relatif k ce que les art. 1739 et 1745 ne forment pas une exceptioná Part. 1480: II suffitd’observer qu’ils sont tous placés dans lemémelivre du Code, celui qui traite des donations et testaments; lis sont tous compris dans' la matiére géuérale qu’embrasse ce livre: rien ne saurait done empécher que les art. 1739 et 1745 ne fussent une modification á Part. 1480.
    Touteíbis Nanette Riez p.iétend de ce que les art. 1739 et 1745 ne sont pas placés dans le méme chapitre que Part. 1480, ils ne peuvent pas établir une modification ou une exception a ce dernier article; puis elle ajoute que cela doit étre ainsi, parce que le législatéur, apres avoir parlé du disponsible général, ne s’explique pas immédiatement aprés sur le disponible relatif aux époux-, déslors il ne faut pas, dit elle, avoir aucun égard k i’article 1745. Elle commet une erreur que le besoin de sa cause pent seul justiíier, en disant que Particle 1480 se trouve dans le chapitre du Code intitulé des Donations et Testaments, et que Ies articles 1739 et 1745 se trouventdans ¡e chapitre intitulé des Donations entre Epoux, soit par contrat de mariage, soil; pendant le mariage. La vérité est que ces deux chapitres se trouvent, le premier sous la dénomination, De la portion disponible el de la réduction en cas d’excés; le second sous la dónomination, Des Donations entre époux, soit par Contrat de Mariage soit clurant le Mariage. Tous les deux sont dans je méme titee, intitulé, Des Donations et Testaments. Que si ces deux articles 1739 et 1745, ajoute-elle, se teouvaient dans le méme chapitre que Particle 1480, alors elle ne prétendrait plus qu’ils ne fussent une exception au disponsible général tracé par Part. 1480, et qu’ils n’établissent un disponible relatif á l’égard des époux. Quoi done de plusnaturel de la part du législateur que de parler dans le méme titre des Donations et Testaments, d’abord du disponible genérale et de la légitime, et de réserver ensuite le disponible relatif a.ux époux pour le ehapitre oü il traite spécialement des donations entre époux, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage.
    
      Nanette Riez dit qu’elle sera convaincue si on peut lui prouver que le legs qui lui a été fait n’est autre chose qu’une donation á cause de mort. La donation a été faite, dit-elle, pendant le mariage: ce n’est done pas une donation causa mortis: ce serait done, suivanl elle, une donation entre-vifs. Qu’est-ce que la donation entre-vifs? Merlin, Rép. de Jurisp. Vo. Donation, sect. 1, § 1, la définit ainsi:
    “ Une donation entre-vifs est la disposition de certaines dioses dont le donateur se dessaisit, en faveuv de celui auquel il donne. Celte donation se fait par un principe de libéralité, avec une intention absolve et, délermhiéc de se dépouiller de la chose donnée sans pouvoir jamais revoquer cette libéralité.” Code Civil, arts. 1454 et. 1455.
    
      Nanette Riez serait elle d’avis, par hasard, que le testateur n’avait pas le droit de révoquer son testament jusqu’au moment de son décés? Nous ne lui faisons par l’injiire d’une absurdité aussi capitale. Si done le testateur pouvait révoquer son testament, il ne se dépouillait pas du legs qu’il lui faisait, ce legs etait essent.iellemení, revocable, et cette rcvocabililé, loin d’en faire une donation entre-vifs, en faisait une donation causa mortis, pnisqu’elle ne devait reeevoir d’efíet que parl’cvonement de la mort du testateur, en un mot, á cause de sa mort.
    
    _ Poursuivons; Dalloz, Jurisprudence du Royanme, vol. 5, Dispositions entrevifs et testament ai res, diap. 3, sect. 3, art. 2, p. 447, dit:
    
      “La donation de ce dont la loipermet de disposer est une véritable donation d cause de mort; car ce n’est qu'an décés du donaleur que l’on pourra eonnaítre la consistance d’une pareille donation, qui varié suivanl; le nombre et la qualité des hérit.iers, suivanl les acquisitions, Íes defies qui exislevonl <\ cette époque.”
    Preñez le testament de Depas, et; vous verrez qu’ií se sert des mémes expressions de Dalloz ; car il déolare donner á Nanette Riez tout ce dont la loi luipermet de disposer. C’est done une donation ü cause de mort.
    Ajoutez á cette autorité ceile de Duranfon, dejé eitée, vol. 8, p. 303, no. 282, qui nous enseigne que la loi ne fait auenne distinction entre les dispositions entre-vifs et les dispositions testament aires, quaud il s’agit; de la fixation de la portion disponible, la reserve decant loujours étre inlacte. Dalloz, Jurisprudence du Royaume, vol. 6, p. 271, et suivanl es, rapport e un arrét dans le méme sens. Alauzunv. Alauzun. Le méme auteur, méme volume, pages 276 et 277, ex-plique comment doit s’entendre la quotité disponible entre époux, • ayant des enfants d’un prccédení mariage, et consacre les principes avancés par Charles Depas.
    II. Le testateur a-t-il pu dñspenser Nanette Riez d,e fournir caution?
    
    Charles Depas soutíent la négaiive, et demande sur ce point que le jugement de la eour inférieure soit réforraé. Suivant lui, Nanette Riez doit étre tenue de fournir caution pour le legs de son usufruit. En efíet ce legs consiste en immeubles et en meubles, Ces derniers objets sont non seulement soumis á une détévioration journaliére, mais encore une fois, en la possession de Nanette Riez, qui pourra l’empccher d’en disposer, et sans cantionnementquedevientle droit de propriété de Charles Depas sur ces mémes objets ? II est vrai de dire que, d’aprés l’art. 551 de notre Code, l’usufruitier doit donner caution de jouiren bon pére de famile; mais il faut rceonnaítre en méme temp que, d’aprés l’art. 552 du méme Code, il peut étre dispensé de fournir caution par le titre constitutif de l’usufruit. On a prétendu que c’était le cas. On s’est mépris, ainsi qu’on va le voir plus bas. Avant de le démontrer, qui’il soit permit de rappelier que le Code Napoleon renferme les mémes dispositions dans l’art 601.
    Qu’on n’oublie pas qu’il s’agit ici de la quotité disponible et de la reserve légale réelamée par un héritier forcee.
    Dispenser Nanette Riez de fournir caution, n’est-ce pas exceder la quotité disponible, puisqu’elle pourra vendre et aliéner les meubles ou valeur mobilióres soumises á son usufruit; et Charles Depas restar ainsi privé de sa propriété, sans recours et sans reméde pour assurer son droit? N’est-ce pas, en outre, donner en jouissance á Nanette Riez des objets que rien ne pourra lui faire restituer ü la fin de son usufruit, si elle a jugó convenable d’en disposer avant qu’il prenne fin. Le cautionnement est le seul moyen de conserver le droit do l’hcritier. N’est-ce pas d’un autre cóté, toucher it la reserve légale qui doit étre sacrée, qui ne peut en aucune maniere étre entamée ni altérée; ce qui arriverait cependant, si l’époux donateur pouvait dispenser son conjoint de donner caution pour la part des biens qui lui est léguée en usufruit seulement, puisqu’alors cette nue-propnété conservée, par la loi aux enfants, deviendrait illusoire par Vinsolvabililé de l’usufruitier.
    
    Voici les autorités. Dalloz, Jurisprudence du Royaume, au mots, Usufruit, Usage et Habitation, volume 12, page 805, no. 31, dit: “ L’obligation de donnor caution souffre exception dans plusieurs cas; ainsi, lo. l’acte constitutif de l’usufruit peut en dispenser, sauf toutefois l’applicatiou des regies concernant la quotité disponible, car autrenient l’insolvabilité de l’usufrutier pourrait blesser les droits de ceux au profit desquels la loi fait la réserve.” Proudhon, tome 2, no. 824, et suivants. Durant-on, tome 4, no. 611. Dalloz, Dictionnaire de Jurisprudence, Verbo Usufruit, page 622, art 6, § 3, no. 484. Méme auteur, Recueil périodique, 2me pai'tie, année 1826, page 131, Héritiers Michelv. Martin. Méme auteur, méme recueil, année 1833, 2me partie, page 188, Soto mayor, v. Guilles. Méme auteur, méme recueil, année 1837, méme partie, page 88, Constará v. Ses Enfants.
    
    III. Est-il ou n’est-ilpas dú récompense par la communauté á Nanette Riez, soit pour les ameliorations réclamées par elle et alléguées par le testateur dans son testament, soit pour le billet de §¡>1,100 souscrit par le dtfunt avant son manage avec Nanette Riez, et payé environ neuf mois aprés ce mariage.
    
    La communauté n’a droit il aucune récompense pour ce qui regarde les amóliorations.
    L’art. 2377 du Code Civil dispose: “Lorsque l’héritage propre il l’un des époux a été augmenté ou amélioré pendant la durée du mariage, il sera dú récompense de la moitié de la valeur de ces augmentations ou ameliorations ú l’autre époux ou á ses héritiers, s’il est prouvé que ces augmentations ou ameliorations sont le fruit du travail, des dépenses ou de l’industrie commune; mais il ne sera pas dú do recompense s’il est prouvé que l’augmentation n’est due qu’au cours ordinaire des ehoses, ú l’accroissement de la valeur des propriétés et aux chances du commerce.”
    L’art. 1437 du Code Napoleon est ainsi con^u: “ Toutes les fois qu’il est pris sur la communauté une somme, soit pour acquitter les dettes ou charges personnelles ü l’un des époux, tel que le prix ou la partie du prix d’un immeuble á lui propre, ou le rachat de services fonciers, soit pour le recouvrement, la conservation ou Y amelioration de ses biens personnels, et généralement toutes Ies fois que l’un des deux époux a tiré un profit personnel des biens de la communauté, il en doit la récompense.”
    Apres la lecture do ces deux articles, on voit que s’ils different dans leurs expressions, lour intention, leur sens et leurs dispositions sont les mémes, et de plus tous les deux nous enseignent que pour qu’il y ait lieu ti récompense, il faut des ameliorations qui profitent d l’un ou d V autre des époux.
    
    Appliquons-les maintenat a. la cause: Le propre dont il s’agit a été acquis par le defunt sept mille cent piastres. Acte du 8 aoút 1836. Il á été estimé á la dissolution de la communauté six mille piastres. L’inventaire fait á la requéte de Nanette Riez, et homologué sur sa demande,' établit ce fait.
    D’aprés Part. 1247 du Codo Civil, “Tout partage en justice doit étre précédé d’un inventaire estimatif de tous les biens á partager, fait dans la forme prescrito pour les inventaires publics.” Cette formalité a été remplie.
    Suivant l’art. 1248: “L’inventaire public qui aurait été fait entre les parties intéressées, á une époque qui ne serait pas antérieure de plus d’un an d la demande en partage, devra servir de base á ce partage, á moins que l’un des héritiers ne demande une nouvelle estimation, et ne prouve que les biens compris dans cet inventaire n’ont pas été portós á leur juste valeur, ou il celle qu’ils ont acquise depuis la dato de cet acte.”
    C’est le 10 février 184G que Charles Depas a intenté la demande en partage, huit mois et quelque jours apres l’inventairo. Nannette Riez n’a pas demandó de nouvelle inventaire, elle l’afait homologuen. La propriété ayant été acquise par le défunt sept mille cent piastres, et n’ayant été estimée avec les améliorations que six mille piastres, il n’y a done pas accroissement do valeur, mais bien diraunition, par consequent il n’y a pas lieu a récompense.
    II y n d’ailleurs une nutro raison pour qu’il n’en soit pas ainsi: non seulemont l’immeuble n’a pas été amélioré, mais les fruits que ce propre a produit durant l’existence de la communauté, ne lui ont-ils pas profite? cette méme communauté n’en a-t-elle pas joui? elle les a absorbés, et elle á joui autant du propre que des améliorations. Les commentateurs sont d’accord sur ce point.
    Pothier, Traité de la Communauté, vol. 4, chap. 1, art. 4, pages 202 et 203, no. 636, s’exprime ainsi sur cette question: “ Au contraire, ¡a récompense pour impenses utiles n’est due qu’autant et jusqu’á due concurrence de ce que i’héritage propre de'l’un des conjoints sur lequel elles ont été faites, se trouve en étre plus précieux au temps de la dissolution de la communauté, suivant l’estimation qui doit en étre faite par experts-” Méme auteur, Traité des Donations entre mari etfemme, chap. 1, vol. 4, page 304, no. 57, dit: “Sur la demande en revendication, l’héritage doit étre délaissé en l’état qu’il se trouve avec ce qui a été uni et qui en fait partie, á la charge néanmoins de rembourser au possesseur les impenses qu’il a faites á l’héritage jusqu’á concurrence de ce qu’il s’en trouve plus précieux.” Enfin, le méme commentateur, á l'introduction au titre dix de la Communauté, vol. 7, chap. 6, page 186, au no. 121, in fine, aprés avoir examiné les différentes dettes dont chacun des conjoints peut-étre tenu envers la communauté, s’explique comme suit: “Cette raison ne milite pas á l’égard des impenses utiles qu’il aurait pu se dispenser de faire: c’est pourquoi la récompense pour ces impenses n’est dfi que jusqu’á concurrence de ce que l’héritage sur lequel elle a été faite s'en trouve étre plus precieux au temps dupartage de la communauté.” “Au reste, quélque précieux que soit devenu l’héritage, la récompense ne peut jamais étre plus que ce qu’il en a couté á la communauté, suivant le 3me principe du § 1.”
    A cette opinion dejá si i-ecommandable, se joignent les suivantes: Toullier, vol. 12, page 504, aprés avoir parlé des différentes especes d’impenses, ajoute: “11 y en a done de deux especes, comme on le voit; les unes son dues lorsque I’un des conjoints a enrichi la communauté aux dépens de ses biens propres immeubles ou meubles; les autres, lorsqu’il s’est enrichi aux dépens de la communauté.”
    
    
      Nanette Riez oserait-elle soutenir que la propre de son mari s’est enrichi aux dépens de la communauté?
    On trouve dans le méme auteur, vol 13, pages 228 á 241, nos. 166 á 167, le passage suivant: 2o. “ On conclut encore des distinctions ci-dessus, qne les impenses de la seconde espéce, ou améliorations seulement útiles, qu’on pourrait se passer de faire, mais qui augmentent le prix ou la valeur de l’héritage oú elles sont faites, ne sont ni á la charge de la communauté seule, ni á la charge seule du conjoint propriétaire, pt qu’elles ne sont dues par ce dernier quejusqua'á concurrence de ce que Vheritage se trouve avoir acquis de plus-value au temps de la dissolution de la communauté. par suite des améliorations ou reparations qui y ont été faites pendant sa durée.”
    
    Toullier ajoute ensuite qu’un arrét de la Cour Royale de Bordeaux, du 27 mai, 1827, rapporté par Boyer, tome 2, page 236, a confirmé cette doctrine.
    Dalloz, Jurisprudence du Royaume, vol. 10, au mot Contrat de Mariage, chap 1er, sect. 1er, art. 2, nos. 52 et 56, page 224, professe la méme doctrine. “Les impenses utiles, dit-il, c’est-á-dire celles qu’on pouvait se dispenser de faire sans exposer l’héritage á périr’ou se détériorer, mais qui augmentent le prix de Vhéritage sur lequel elles sont faites, ne s’évaluqnt que jusqu’á concurrence de ce dont elles ont, á l’époque de la dissolution de la communauté, augmenté la valeur de cet héritage; on ne peut plus dire ici que l’époux propriétaire ait été dans l’alternative d’employer á ces impenses les deniers de la communauté ou les siens propres, car elles n’étaient point indispensables; il aurait pu ne pas les faire. II ne profite done pas, comme dans le cas d’impenses nécessaires de toute la somme fournie par la communauté, il n’en profite que jusqu’á concurrence de Vaugmentation de valeur que son héritage, á la dissolution ¿le la communauté, se trouve avoir éprouvé á raison de ces impenses ; ce n’est done que du montant de cette plus-value qu’il est dú récompense.”
    
    Paiílet, annotateur du Code Napoléon, est de la méme opinion sur l’article 1437.
    La Cour Royale de Paris a, dans un arrét rapporté au Journal du Palais, vol. 1814, 1815, page 275, Millet v. Millet, sanctionné les mémes principes, en les étendant, il est vrai, jusqu’aux impenses de luxe, quand l’héritage sur lequel elles ont été faites en a été enrichi ou amélioré.
    
    Duranton, vol. 14, page 453 á 456, nos. 323 á 324 inclusivement, s’exprime ainsi: “Auliou que lorsque la déponso étnit simplement utile, comme lorsqu’il a etc fait une vigne d’une terre Iabourable de l’un des époux, ou qu’un bailment a été construit sur le terrain de Vun d’eux, 1’époux propriétaire ne doit récompense á la communauté que de ce dont il se irouve réellement plus riche lorsqu’elle se dissoul, par consequent de la plus-vdlue seulement que Ja dépense a procuré á son fonds; le surplus doit éire considéré comme une dépense perdue, une fausse spéculation, qui reste par cela méme d la charge de la communauté, encore que ce soil sur le fonds du mari qu’elle ait été faite.”
    
    Cette opinion, qui semble avoir été écrite pour la cause actuelle, a été plusieurs fois-corroborée par notre Cour Supréme, dans les affaires Babin v. Nolan, 4 Rob. 286. 6 Rob. 514. Waggaman v. Zacharie, 8 Rob. 181.
    A ces opinions déjá si respectables, on peut ajouter Merlin, Vo. Ameliorations, § 2, vol. 1, page 364. Méme auteur, Vo. Recompense, sect. 1, § 4, page 242.
    Or, en présence des divers textes de loi déjá rappelés, et de la jurisprudence et de l’unanimité des commentateurs, comment en l’absence de ce concours qu’ll n’y a pas d’augmentation de valeur, qu’il n’y a pas d’améliorations, que le conjoint n’est pas devenu plus riche, peut-on accorder recompense méme pour cinq cent piastres? La communauté n’a-t-elle pas d’ailleurs élé récompensée déjá par les loyers qu’elle a percus pendant dix ans, par le logement qu’ell a eu sur celte méme propriétc? II y a mieux; d’apros l’avt. 1248, l’inventaire public qui aurait été fait entre les parties, á une époque qui ne sera it pas antevieure de plus d‘un an á la demande en parlage, devra servir d.e base á ce partage, á moins que l‘un des héritiers ne demande une nouvelle estimation, et ne prouve que les biens compris dans cet inventaire n’ont pas été portés á leur juste valeur, ou á celle qu’ils ont acquise depuis la date de cet aete.
    Or, d’aprós cet article, l’iuvenfaire fait doit servir d,e base au partage. Nanette Riez ne conteste pas que faction en partage n'ait été intenfée avant l’expiration du terme d’un an, dont parle cet article; ells n’a pas demandé une nouvelle estimation, elle a fait homologuer cet inven!aire. Si done on alloue une récompense á Nanette Riez, on ne prend plus l’invenlaire pour base du partago, on viole la loi qui dit que cet inventaire devra servir de base au partage.
    
      JSst-ü dú récompense pour le billet de 1,100 piastres?
    
    Pour établir son droit ácet.te récompense, Nanette Riez se retranche dans le présomption légale; le billet a cté payé, dit-elle, neuf mois aprés moa manage avec Phinias Pepas, c’est-á-dire durant l’existence de la communauté. Done, il l’a été des fonds de la communauté. Nanette Riez n’a ríen apporté en mari age á son mari, pas un seul meuble; elle n’exercait aucune industrie, n’avait aucune profession; ce qui ne nous empéche pas de reconnaítre qu‘elle a dú participar aux bénéfices reels et véritables de la communauté, mais non á ceux qui était en dehors. Le mari est le chef de la communauté, il peut disposer des biens qui la constituent, méme pour éteindre ses obligations personnelles. A l’époque de l’échéance du billet de 1,100 piastres, la communauté ne possédait aucune espéce de propriété, si ce n’est le propre de Pepas et le fruit de son industrie pSrsonnelle d’arrimeur (stevedore.) Si done á cetle époque, la communauté ne possédait ríen, ce n’est pas avec ses fonds que le billet a été cteint.
    
      Qedge and Rozelius, for the appellant.
    The defendant is entitled, under the will, to two thirds of the individual estate of the deceased and of his share of the community property. The will gave her all the disposable portion, and the question therefore is, what could the deceased dispose of by testament 1 This portion is to be ascertained by art. 1480 of the Civil Code, and not by art. 1745, as the plaintiff contends. Art. 1480 lays down the general rule by which the disposable portion is to be ascertained, and its language is clear and free from ambiguity. If any exception exists to this rule it must be equally clear; an exception to a general and positive law, cannot be created by inference. “ All persons may dispose of or receive by donation inter vivos or mortis causa, except • such as the law expressly declares incapable.” C. C. 1456. If therefore any exception exists incapacitating deft, fromroceivingthequantum allowed by art. 1480, it must expressly declare it. Is such an exception found in art. 1745 ? It says, “a man or woman who contracts a second or subsequent marriage, having children by a former one, can give to his wife, &c.” This article forms a part of the 9th. chap, of the general title of Donations and Testaments, and professes to treat specially “ of Ponations between married persons, either by marriage contractor during the marriage it must therefore be confined to those two cases, and being a limitation or exception to the general rule laid down in art. 1480, cannot be carried further by implication ; and as it creates an incapacity, that incapacity must be expressly declared according to art. 1456. This is clearly not a donation by marriage contract; and we have only to ascertain whether a testamentary bequest, is a donation during marriage.
    By our laws all gratuitous dispositions of property are reduced to the two forms of donations inter vivos and testaments (C. C. 1453,1563); the donation mortis causa being abolished. “ A testament is the act of last will, &c.” C. C. 1564. Le Nouveau Ferriére, vol. 3, p. 401, says: “ Le testament, est une décláration et une ordonnance solennelle de ce que nous voulons étre exécuté aprés notre mort,’ ” “---qui marque les derniéres volontés d’une personne au sujet de ses Mens aprés sa mort.” “Elle contientune disposition de derniere volonté, qui ne commence par conséquent á avoir effet qu’ áprés la mort du testateur, 6tc.” To the same effect is art. 895, of the Code Nap. Inst. (b. 2, tit. 10, dig. 6, 28, tit. 1,) “ Testamentum est voluntatis nostra justa sententia de eo quod quis post mortem suam fieri velit.” “Les mots enfin, de ‘ eo quod quis post mortem, suam, fieri velit,’ nous font connaitre que la volonté de l’homme étant ambulaioire jusqu’ á sa mort, le testament ne devoit avoir d’effet qu’ aprés le décés du testateur. A dater de ce moment, cet acte était considéré comme une loi domestique.” D’Esquiron, Traité de Test. vol. 1, p. 7. To the same effect is Grenier, vol. 1, page 396, no. 222, et seq.
    A testament therefore has no legal existence until the death of the testator, or, in other words, until the marriage has ceased and been dissolved by that event. Now a donation during marriage evidently means, a donation to have existence and effect during marriage, and must be a donation inter vivos. A donation is a gratuitous disposition of property, and imports, like every other alienation, the transfer of the rights of the donor to the donee, a jus ad rem immediately on its execution, a jus in re immediately on its acceptance. This right is vested irrevocably in donations inter vivos. It is revocable as between husband and wife. “ A donation inter vivos, is an act by which the donor divests himself at present and irrevocably of the thing given in favor of the donee who accepts it. C. C. 1454. Code Napoléon, art. 894.
    The French commentators draw a marked distinction between Donations and Testaments. Boileux, Com. on the C. N. vol. 1, p. 563 and 564, remarks : “ Il existe entre les donations et les testaments des differences essentielles ; la donation est un contract, car elle nécessite le concours de la volonté du donateur et du donataire ; le testament est un acte, car il est l’ouvrage du testateur seul. Le donateur se dépouille actuellement, le testateur ne se dépouille pas; il dispose pour le temps oú il n’existera plus. La donation est irrevocable, le testament peut étre révoqué jusqu’ au dernier instant de la vie.” Vide also Rogron, Com. 441, 442 and 443, and the other authors. By using the terms testament, and donation, constantly in contradistinction to each other, both our own and the French law givers have expressed, in the clearest possible manner, the distinction between the two. Both Codes treat especially of “ Donations and Testaments,” and the testament is never called a donation, but a disposition. How strong is the language of M. Joubert, in presenting the provisions of the French Code: “ La distinction des dispositions de derniére volonté en testaments et donations á cause de mort ne subsiste plus; on ne reconnait qu’une seule espéce de ' dispositions de derniére volonté; elles s’appelleront testaments.” See Boileux, vol. 1, p. 564.
    It may be objected-that our Code makes use of the term “ donation mortis causa,” and that a testament is a donation oí that kind ; but this grows out of a misuse of terms in the text of the Code, when the peculiar sense attached to them has ceased to exist, and been actually abolished by the book itself.
    Our law knows but one kind of donation, that inter vivos ; although it admits of two methods of gratuitous disposition, the donation and testament — the donation mortis causa has no existence. It is true that arts. 1453 and 1455, and other articles of the Code, make use of the term donation mortis causa, but it is used without definite meaning, or any intention on the part of the legislature to continue or create that species of disposition in the sense and meaning in which it was known to the Roman laws, and merely to designate the difference between the true donation (that inter vivos) and the testament. For the whole title is designated, Of Donations and Testaments; and the chap. 6, treats of Dispositions mortis causa, and art. 1563, sec. 1 of that chapter, says: “ no disposition mortis causa shall henceforth be made, otherwise than by last will or testament; all other form is abrogated.” A man may call his last will by any Dame he please, but if it be a real testamentary disposition, clothed with all the forms necessary for that act, the law will call it and treat it as a testament, although he may nave termed it a donation mortis causa. Art. 1563. If any thing could be drawn from the previous articles of the Code to create a presumption that the testament was a donation mortis causa, the title of the chapter 6 puts the matter at rest, by professing to treat of Dispositions mortis causa, when it comes to speak of the testament. We will not quibble at the definition although not strictly correct. The old donation mortis causa, was laterally so, it was always made in prospect or under fear of death or great danger, in contradistinction to the testament which might be made at any time when no such impression was entertained, and was only considered an act of last will; hence the name given to the first, and which was never applied to the latter. The French Code has escaped this inconsistency, and the confusion it may producer to a superficial examiner, by wisely abstaining from the use of a term which could have no meaning, when the thing it represented had ceased to exist in their system.
    The difficulties attending the “ donation mortis causa” of the old laws, are well known, for time and encroachments had so changed its original and well-marked character, and so nearly assimilated it to the testament, as to produce confusion as to its real nature, or to make it in a measure a substitute for that act. Much of this difficulty grew out of the necessity of acceptance of the donation mortis causa, which, together with its vesting the donee with the jus ad rein or in re, gave the act its affinity to the true donation [inter vivos); its revocability gave it its similarity to the testament. It was the object and intention of the compilers of the Code, following those of the Code Napoleon, to abolish forever this ambiguous act, and to reduce all gratuitous dispositions, as they have, to the two forms of donation and testament. Only two forms of donation were ever known, inter vivos and mortis causa. The testament was never called or considered a donation, and we have before shown that it is not so now; and consequently, if the donation mortis causa is abolished, there can only remain the donation inter vivos ; and consequently, when the Code treats of “ donations between husband and wife during marriage,” it has reference to the only donation known to our laws, the donation inter vivos. Unless the wife obtain a right in or to the thing during the marriage, there can be no donation to her during that period. Now it is clear that the testament gives no right in presentí, nor could any be claimed or taken under it, during any period of the coverture ; for until the death of the testator, it had no effect.
    That all gratuitous dispositions are now reduced to the two forms of donation and testament, vid. C. N. art. 893, and Rogron on that art. p. 442. Boileux, idem, vol. i, p. 563, 564. Grenier, vol. 1, p. 102, et seq. p. 131, &c. Ibid, Traite de Donations, part 3, cap. 4, vol. 2, p. 100 et seq.
    
      
       Le Code Napoléon art. 920, déclare que de sembables donnations sont reductibl es. II emploit eos mots, dispositions soit entre-vifs soit á cause de mort. Rogron, sur co méme article dit, que par ces derniers mots on entend les donnations par testament. Loi 5 Code, tit. 9, de secundis nnptiis. Hac edictati. Pothier, traite du Contrat de mariage, yol. 5, portie 7, cliup. 2 de l'édit dee seconder noces, no 547.
    
   The judgment of the court was pronounced by

Rost, J.

In this appeal, an action of partition instituted by the only son and heir of a testator against his step-mother, who is sole executrix and legatee under an universal title, has been, by consent of parties, consolidated with an opposition, made by the -plaintiff^ to the account of her administration rendered by the executrix.

The consolidated cases present the following questions for our consideration:

1st. To what share of the succession is Nanette Riez, the second wife of the testator, entitled, under a testamentary disposition giving her all that the law permits her husband to dispose of in her favor, either in full property or in usufruct, as she may elect, and dispensing her from giving security in case she should elect the usufruct.

2nd. Could the testator, leaving a forced heir, dispense her from giving security, as he has done?

3rd. What recompense is due to the community for moneys expended during its existence, in useful improvements on a town lot belonging to the testator at the time of his marriage ?

4th. Is a recompense due tho community for eleven hundred dollars of the price of said lot, paid during the marriage ?

5th. Of what property consisted the proper estate of the testator, at the time of his death.

6th. Is the account rendered by the executrix correct, and such as tho law requires?

The court below having decided some of those points in favor of each of the parties and against the other, the defendant has appealed, and tho plaintiff has asked, in his answer to the appeal, that the judgment be amended as to tho points decided against him.

In addition to these consolidated cases, the plaintiff took a rule upon the defendant, to show cause why she should not be dismissed from the office of executrix, for having failed to deposit in bank the moneys of the succession, as required by the 3rd section of the act of 1837. That rule was made absolute, and the defendant appealed. By consent of parties, that appeal comes up in the same record.

I. The first question involved in this controversy was decided by us, in accordance with the view taken of it by the plaintiff’s counsel, in the case of the Succession of Hoa, 1 Ann. Rep., 142.

We there held that the testamentary dispositions made by the husband to his wife, when he left children at his death, were governed by art. 1739 of tho Louisiana Code, and that the rule laid down in art. 1480 was not intended to apply to donations between married persons. We further held that, the word donations used in art. 1739, was to bo understood as embracing testamentary dispositions as well as donations inter vivos. Art. 1739 is not applicable to this controversy, but the interpretation put upon it on that occasion would bring the present case under art. 1745, which provides that a naan who contracts a second marriage, having children by a former one, can give to his wife only the least child’s portion, and that only as an usufruct, and that, in no case, shall the donation exceed the usufruct of one fifth of the donor’s estate.

We have been asked to reconsider that decision, and have been glad to have an opportunity of doing so. The point it determines was never before presented to our courts, and has been considered by many as not free from difficulty. A thorough examination of the context of our Code, and of all the authorities within our reach, bearing at all on the subject, has satisfied us that we had taken at first a correct view of the law.

The error of the defendant’s counsel arises from mistaking, as many able men have done before him, definitions for propositions, and arguing upon the supposition that there is in the subject of a definition a fixed idea, other than that contained in its attribute.

Taking the definitions given by the Roman laws, of donations inter vivos and donations mortis causa, as expressive of a fixed idea, independent of the positive enactments in pari materia found in those laws, and testing by the definitions thus understood the moaning of the positive enactments of our Code on tho same subject, he has proved conclusively the non-existence of donations mortis causa under our laws. His is nearly the mental process by which Bishop Berkley thought he had proved the invisibility of distance, extension, figure, and magnitude.

Definitions have no meaning beyond that which those who use them intend they should have. When incorporated in a code, they exclusively refer to the positive enactments inserted in that code on the subject of which they treat, and have no meaning beyond those enactments.

The intendment of the definitions of the Roman law must be sought in the compilations of Justinian. The meaning of those found in our Code, is to be deduced from that body of laws. It is true that the definition of donations mortis causa, is not in Louisiana what it was in Rome, and that we apply the same name to a different thing; but when it is considered that no two systems ,of philosophy adojnt the same definitions of virtue and of liberty, it will appear neither strange nor unreasonable that the definitions of our legislators should at times differ from those of the Romans. Their definitions of donations mortis causa, is particularly full, pointed and explicit. The very first article on the subject of donations provides that, property may be gratuitously disposed of or acquired, by donations inter vivos or mortis causa, made in the forms established by the Code. Art.-1453. The only forms established or permitted by the Code for donations mortis causa, are testaments.

Art. 1455 defines what our lawgivers consider as donations mortis causa. Every subsequent chapter of the Code on the same subject, recognizes those donations with reference to last wills, and uses as synonymous the words dispositions and donations mortis causa; nay, art. 1563 positively ordains that they shall be considered as synonymous.

“ The name given to the act of last will is of no importance, and dispositions may be made by testament under this title, or under that of institution of heir, of legacy, codicil, donation mortis causa, or under any other name indicating the last will, provided that the act be clothed in the forms required for the validity of a testament, and the clauses it contains, or the manner in which it is made, clearly establish that it is a disposition of last will.”

It is contended that art. 1745, which we consider as applicable to this case, is found in the chapter of donations between married persons, either by manage contract or during marriage; that donations made during marriage, must be such as can take effect during marriage ; and that, as a testamentary disposition does not take effect till after the marriage is dissolved,' such a disposition does not come within the rule.

The difficulty which meets this argument is, that the donation of a child’s part, whatever be its form, qan have none of the essential requisites of a donation inter vivos; it is revocable at pleasure, and the child’s part, which is the thing given, cannot be ascertained before the number of the children, and their shares are fixed by the death of the donor. It is a donation of an uncertain portion of the property which he will leave at his death.

La donation de ce dont la loipermet de disposer est une veritable donation d cause de mort; car ce n’est qu’au doces du donateur que l’on pourra connaitre la consistance d’une pareille donation, qui varié suivant le nombre ei la qualilé des héritiers, suivant les acquisitions et les dettes qui existeront á cette époque.” Dalloz, vol. 5, Dispositions entre-vifs, p. 445. See also 5 Toull., no. 889. Poth., Cont. de Mar. nos. 595, 533, 547, 548. Grenier, Cont. de Mar. no. 684.

So that this argument cannot be carried to its legitimate conclusions, without depriving the husband of the right to make to his second wife a donation of any kind. There cannot be a doubt of the applicability of art. 1745 to testamentary dispositions, and the legacy in this case must be made to comply with its provisions.

The court of the first instance gave judgment in favor of the defendant for one-fiftli of the proper estate of tho testator as a usufruct only, and ordered the property of the community to be equally divided between her and the plaintiff. In this we think there is error. Our laws do not justify distinctions founded on the nature or the origin of property. The power vested in the husband to give to his second wife the usufruct of a child’s part, not exceeding one-fifth of his succession, extends to all the property of which he may die possessed, whether the same was brought by him into marriage, or subsequently acquired; otherwise the husband who brought nothing into marriage, however rich ho might be, could make no donation to his wife. Such is not the intention of the law.

II. Art. 1485 of the Civil Code forbids testators to dispose of the legitimate portion to the prejudice of their descendants, and art. 552, which authorizes them to dispense the usufructuaries from giving security, must be construed with reference to that prohibition. The power to place the property, forming part of the legitimate portion, in the possession of the usufructuary, without such security as will ensure its return at the expiration of the usufruct, would enable testators to evade a regulation of public order. Such a power never can exist. Its existence is denied by the Courts of France, under dispositions of law similar to ours, and the argument upon which their decisions rest, appear to us unanswerable. Dalloz, Dict, de Jurisp. verbo Usufruit, no. 484. Same author, Recueil Périodique, 2de partie, 1826, p. 131. Michel v. Martin, same work, 1833, 2de. partie, p. 188. Soto mayor, v. Guilles. Same work, 1837, 2nde partie, p. 88, Coustard v. His Children. Proudhon, t. 2, no. 824 et seq, 4 Duranton, no. 611.

The court below erred in dispensing the defendant from giving the security required by articles 551 and 552 of the Civil Code.

III. A recompense is due to the community for the value.of the useful improvements made during its continuance on the proper estate of the testator; but the distinction attempted -to be established by the defendant’s counsel between art. 2377 of our Code and art. 1437 of the Napoléon Code, is not perceived by us. The concluding part of the latter article is an explanation, not a limitation, of the first part of it. Both articles lay down the general rule that, a recompense is due the community for the value of the improvements made during marriage on the proper estate of the husband or wife, and the necessary inference from both is that, this value is to bo determined, not at the time tho improvements were made, but at the dissolution of the marriage. Neither the value of the property at the time of the marriage, nor the actual value of tho improvements at the time they were made, are necessary to betaken into consideration. The improvements have benefited the community, by increasing the value and income of the property it has enjoyed to the day of its dissolution ; from that day only, have the heirs of the testator profited by them, and the profit can not exceed their value at that time. If they should have cost more than that value,’the difference is a bad speculation, a loss of the community, for which no recompense is duo. 12 Toull. p. 213. Pothier, Traite de la Comm. vol. 4, no. 636. Same author, .Donations entre mari et femme, no. 57. Dalloz, Jurisp. du Roy. Verbo Contrat do mariage. Duranton, vol. 14, pp. 453, 456.

Wo recognize as proper tho rules laid down by tho late Supreme Court in the case of Babin v. Nolan, 4th Robinson, 286, and 6th Robinson, 514, for the purpose of ascertaining the recompense due the community in such cases, and although thoso rules have not been strictly pursued in this controversy, the evidence in the record is sufficiently explicit to enable us to do justice.

The mechanic who contracted for and made nearly all the improvements, and the brother of the testator, who knows all the improvements that have been made, proved that they did not cost over $800. The experts appointed by the judge reported that they were now worth over $1400, and the witness, Barnett, swears that, without them, the lot in St, Philip street, upon which they were made, would not now be worth, by nearly fifty per cent, what it cost the testator.

Whatevor be the present value of the improvements, the recompense due the community for them cannot exceed their cost. See Pothier, de la Communautó, vol. 7, chap. 6, p. 186, et seq.

We infer from the report of the experts and the testimony of Barnett, that the improvements gave, at the time of the dissolution of the community, an additional value of $800 to the lot; this is the maximum of the recompense it can receive.

The assertion that the plaintiff could not disprove the declaration in the will that, the improvements cost $4,000, requires no answer.

IV. Any legal evidence is admissible to rebut the legal presumption that the note of $1,100, due seven months after the marriage, was paid out of the community funds/ The plaintiff has shown that the defendant brought nothing into marriage, and that she exercised no separate trade or industry of any kind. He has further proved that, at the time of the marriage, the testator had in bank the sum of $526 25 cents, and that between that time and the maturity of the note, he deposited there $3,941 25, which, it is contended, could not be profits made at bis trade of stevedore in the space of seven months. It would be very unsafe to take the credit side of the bank-book as the measure of the wealth of the testator; but this evidence was probably sufficient to put the defendant upon proof of the manner in which, and the time when, the testator became possessed of those funds, but this has not been attempted. There is, moreover, a circumstance in the cause, which, taken in connexion with that evidence, satisfies us that the note was not paid by the community. The testator describes with minuteness in his will, all the property and credits of the community, and, for the manifest purpose of evading the prohibition of the law, not to impair the legitimate portion of his son, he declares that the community is entitled to a recompense of $4,000 expended during marriage, in improvements on his proper estate, when, in truth, the sum thus expended did not exceed $800, and he does not mention the note of $1,100, as having been paid by the community. We infer from his silence that, it was not.

V. We are of opinion the court erred in considering the $526 25, which the testator had in bank at the time of his marriage, as forming part of the proper estate left by him at his death. It is shown that most of the sums subsequently deposited by him, were withdrawn almost as soon as deposited, and that what was not so withdrawn, would not have sufficed to pay half of the note of $1,100. We must presume, therefore, that an amount equal to the deposit, existing at the time of the marriage, was applied to its extinguishment.

The community is entitled to the enjoyment of all the property and effects belonging to the husband at the time of the marriage. Civil Code, art. 2371. Wo have just held one of the consequences of that legal right to be, that the recompense duo the community for improvements made during marriage on the proper estate of the husband or wife, is not, generally speaking, the whole cost of tbose improvements, but only their value at the time the community ceased to enjoy them.

The necessary result from this exposition of the law is, that the community owes no recompense for the diminution of value of the effects of the husband or wife, by reason of said enjoyment.

The plaintiff may take out of the community, in the condition in which they were at the death of the testator, the furniture and tools brought by him into marriage, but he is not entitled to be credited for their value, at the time tho marriage took place. 'The only proper estate left by the testator, Í3 the house and lot in St. Philip street, valued at $6,000.

VI. The account filed by the executrix is clearly erroneous. The debts of the community must be paid out of its assets. The property left by the testator, to one undivided share of which she is entitled, is only what will remain after payment of those debts. Whatever portion of the succession is necessary to pay thorn, belongs to his creditors, not to his heirs or legatees. The account must be amended, so as to charge her with the whole amount of the sums received by her, and also with the rent of the house she occupies, at the rate of $12 per month, and the hire of the slave Clarissa, at the same rate.

The counsel for the plaintiff alleges that she was not authorized to pay the debts of the succession; but as it is not denied that the debts placed upon the account were due, she must have credit for those she has paid, and account for the balance against her.

The evidence in the record does not show whether'orjnot the property can be divided in kind. In order to ascertain that fact, and to enable the parties to submit to the court of the first instance any questions not settled by this opinien, which may arise in the course of the partition, it is necessary that the cause should be remanded.

It is therefore ordered that, the judgment be reversed, and the case remanded, with directions to the court of the first instance, to cause a partition of the property composing the succession of Phinias Pepas, to be made between the plaintiff and the defendant according to law, and in conformity with the following rules:

1. The lot in St. Philip sheet, with the improvements thereon, to be considered as the only proper estate of the testator.

2. The community to receive a recompense of $800, for the value of the improvements aforesaid.

3. No notice to be taken of the note of $1,100, given by the testator for the balance of the price of said lot, and paid out of his private funds.

4. The account filed by the executrix to be amended, so as to charge her with the sum of $950 47. This sum, after deducting from it $807 28, the amount of the debts which, according to the account, she has paid for the suc.cession, will leave against her a balance of $143 19, for which she must account to the succession, with legal interest from 13th March, 1846, the day of the filing of the opposition to her account.

5. A sufficient reserve to be made to satisfy the debts unpaid, and the necessary costs and expenses attending the settlement of the succession.

G. Out of the remainder, the defendant to receive one-half of the common property, or of its proceeds, as the case may be; and that, upon giving the security required by arts. 551, 552 of the Civil Code, she further receive onc-fifth of all the property composing the succession of Phinias Depas, or of its proceeds, as the case may be, as a usufruct only.

7. The plaintiff to receive, in full property, the other four-fifths of his father’s succession, and the evidence of the securities .which the defendant is bound to give.

It is further ordered, that the costs of this appeal be paid by the plaintiff and appellant, in equal portions.

There is no error in the judgment of the court below, dismissing the executrix from office. The 3d sect, of the act of 1837 is imperative, and it is not pretended that she has complied with its requisitions. The allegation that she was dispensed from complying with them by the plaintiff’s counsel, is not sustained by evidence. That judgment is, therefore, affirmed, with costs.