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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Juli 2020
Embargo: 22. Juli 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Juni 2020 (5F_14/2019, 5F_15/2019, 5F_16/2019, 5F_17/2019, 
5F_18/2019)
Bundesgericht weist Revisionsgesuch nach EGMR-Entscheid ab
Das  Bundesgericht  weist  das  Revisionsgesuch  eines  Mannes  ab,  dessen  fürsorgerische Unterbringung nach Strafverbüssung vom Europäischen Gerichtshof für
Menschenrechte (EGMR) 2019 beanstandet wurde. Die vom EGMR zuerkannte Entschädigung ist geeignet, die Folgen der festgestellten Verletzung der Europäischen
Menschenrechtskonvention (EMRK) auszugleichen. Die Voraussetzungen für eine Revision des ursprünglichen Bundesgerichtsentscheides sind damit nicht erfüllt.
Der  Mann  war  2011  nach  Jugendstrafrecht  wegen  eines  Tötungsdelikts  zu  einem
Freiheitsentzug von vier Jahren verurteilt worden, den er in einer geschlossenen Vollzugsanstalt verbüsste. Im Hinblick auf das Ende der Strafe wurde seine Rückbehaltung
im  Rahmen  einer  fürsorgerischen  Freiheitsentziehung  in  der  Justizvollzugsanstalt
Lenzburg  angeordnet.  Das  Bundesgericht  wies  die  diesbezügliche  Beschwerde  des
Mannes 2012 ab. Vier weitere Beschwerden, welche seine Entlassung beziehungsweise
die Verlängerung der fürsorgerischen Unterbringung betrafen, wies das Bundesgericht
im Wesentlichen ebenfalls ab. Gegen den Bundesgerichtsentscheid bezüglich der Verlängerungsperiode von April 2014 bis April 2015 gelangte der Mann an den EGMR.
Dieser kam 2019 zum Schluss, dass die Schweiz über keine genügende gesetzliche
Grundlage verfüge, um eine Person allein wegen Fremdgefährdung fürsorgerisch unterzubringen, womit eine Verletzung von Artikel 5 Ziffer 1 EMRK vorliege. Die Schweiz
wurde zur Zahlung von 25'000 Euro Genugtuung und von 7000 Euro für Kosten und
Auslagen  verpflichtet.  Zur  weitergehenden  Forderung  des  Gesuchstellers  auf  Ersatz
materiellen Schadens hat der EGMR festgehalten, der Betroffene habe keinen materiellen Schaden erlitten.
Der Betroffene gelangte in der Folge ans Bundesgericht und ersuchte um Revision der
ihn betreffenden fünf Entscheide sowie um Zusprechung einer angemessenen Entschädigung für den immateriellen Schaden aufgrund der ungerechtfertigten fürsorgerischen
Unterbringung. Das Bundesgericht weist die Revisionsgesuche ab. Die Revision nach
Artikel 122 des Bundesgerichtsgesetzes kann sich zunächst  nur  auf  Entscheide beziehen, bei denen der EGMR eine Verletzung der EMRK festgestellt hat. Gegenstand
des EGMR-Urteils war nur einer der fünf Bundesgerichtsentscheide, für welche der Betroffene die Revision verlangt. Zwar ist denkbar, dass der EGMR bei einer Anfechtung
der  vier  anderen  Entscheide  ebenfalls  eine  Verletzung  der  EMRK  festgestellt  hätte.
Diese Möglichkeit genügt aber nicht, um die fraglichen Urteile in Revision zu ziehen.
Was den vom EGMR beanstandeten Entscheid betrifft, setzt eine Revision weiter voraus,  dass die Entschädigung alleine nicht  geeignet  ist,  die Folgen der festgestellten
EMRK-Verletzung  auszugleichen.  Nachdem  die  fürsorgerische  Unterbringung  inzwischen gerichtlich aufgehoben und der Betroffene entlassen wurde, bestehen keine nachteiligen Folgen mehr, die durch Revision beseitigt werden können. Die widerrechtlich
entzogene Freiheit kann dem Betroffenen auf dem Revisionsweg nicht wieder verschafft
werden. Das erlittene Unrecht lässt sich letztlich nur durch Schadenersatz und/oder eine
Genugtuung tilgen. Das hat der EGMR umfassend getan.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 juillet 2020
Embargo : 22 juillet 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 juin 2020 (5F_14/2019, 5F_15/2019, 5F_16/2019, 5F_17/2019, 5F_18/2019)
Le Tribunal fédéral rejette une demande de révision déposée 
suite à un arrêt de la CourEDH
Le Tribunal fédéral rejette la demande de révision d'un homme, dont le placement à
des  fins  d'assistance  suite  à  une  exécution  de  peine  a  été  jugé  contraire  à  la
Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) par la Cour européenne des
droit de l'homme (CourEDH) en 2019. L'indemnité accordée par la CourEDH est de
nature à remédier aux effets de la violation avérée de la convention. Les conditions
pour une révision de l'arrêt du Tribunal fédéral ne sont ainsi pas réalisées.
En 2011, l'homme a été condamné pour homicide à quatre ans de réclusion selon le
droit pénal des mineurs. La peine a été purgée dans un établissement pénitentiaire
fermé. A son terme, il a été décidé de maintenir l'intéressé dans l'établissement pénitentiaire de Lenzburg dans le cadre d'un placement à des fins d'assistance. Le Tribunal
fédéral a rejeté son recours en 2012  ; il a également rejeté quatre recours supplémentaires concernant la libération, respectivement la prolongation du placement. L'homme a
recouru à la CourEDH contre l'arrêt du Tribunal fédéral relatif à la période de prolongation de son placement du mois d'avril 2014 au mois d'avril 2015. En 2019, la CourEDH a
conclu que la Suisse ne disposait pas d'une base légale suffisante pour ordonner le
placement à des fins d'assistance d'une personne en raison de la seule mise en danger
d'autrui ; l'article 5 paragraphe 1 CEDH était ainsi violé. La Suisse a été astreinte à
verser 25'000 euros de tort moral et 7'000 euros de frais et débours. S'agissant de la
prétention  supplémentaire  de  l'intéressé  en  réparation  du  dommage  matériel,  la
CourEDH a considéré qu'il n'en avait subi aucun.
Celui-ci a par la suite saisi le Tribunal fédéral, réclamant la révision des cinq arrêts le
concernant ainsi que l'octroi d'une indemnité équitable pour le tort moral subi suite à
son placement à des fins d'assistance injustifié. Le Tribunal fédéral rejette les demandes
de révision. Selon l'article 122 de la loi sur le Tribunal fédéral, la révision ne peut se
rapporter qu'à des décisions dans lesquelles la CourEDH a établi une violation de la
CEDH. L'arrêt de la CourEDH n'avait pour objet que l'un des cinq arrêts du Tribunal
fédéral dont le requérant demande la révision. Si les quatre autres arrêts avaient été
entrepris,  il  est  certes  concevable  que  la  CourEDH  aurait  également  constaté  une
violation de la CEDH. Cette éventualité ne suffit cependant pas à en obtenir la révision.
S'agissant de l'arrêt soumis à l'examen de la CourEDH, la révision nécessite encore que
l'indemnité ne soit pas de nature à remédier aux effets de la violation de la convention.
Dans la mesure où, entre-temps, le placement à des fins d'assistance a été levé judiciairement et le requérant libéré, il n'existe plus aucune conséquence défavorable que la
révision pourrait pallier. Le requérant ne peut recouvrer la liberté qui lui a été retirée
illégalement par la biais de la révision. L'injustice subie ne peut être éteinte que par des
dommages-intérêts  et/ou  une  indemnité  pour  tort  moral,  ce  qui  a  été  intégralement
effectué par la CourEDH.

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