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--- German ---
Lausanne, 27. Dezember 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. Dezember 2018 (6B_805/2017)
Leugnung des Genozids an bosnischen Muslimen in Srebrenica: 
Verurteilung wegen Rassendiskriminierung aufgehoben
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde eines Mannes gegen seine Verurteilung
wegen Rassendiskriminierung durch das Appellationsgericht des Kantons Tessin
gut. Der Betroffene hatte 2012 in Artikeln den Genozid von 1995 an bosnischen
Muslimen in Srebrenica geleugnet. In Anbetracht der Rechtsprechung des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte kommt das Bundesgericht zum Schluss,
dass die Verurteilung aufgrund der konkreten Umstände sein Recht auf freie
Meinungsäusserung verletzt hat. 
Im November 2012 wurde in einer Tessiner Zeitung ein Text mit dem Titel "Srebrenica,
come sono andate le cose" veröffentlicht. Zwei Tage später erschien der gleiche Text
auf einem Internetportal. Der Autor nahm Bezug auf ein Buch mit dem Titel "Srebrenica,
wie es wirklich war" und hielt unter anderen fest, dass die offizielle Version von
"Srebrenica" eine "propagandistische Lüge sei". Wohl habe ein Massaker stattgefunden,
Opfer seien aber die Serben gewesen; das andere Massaker, jenes an Muslimen, weise
viele dunkle Stellen auf. Das Tessiner Appellationsgericht verurteilte den Mann 2017
wegen mehrfacher Rassendiskriminierung und verhängte eine bedingte Geldstrafe sowie eine Busse.
Das Bundesgericht heisst seine Beschwerde gut und spricht ihn vom Vorwurf der
mehrfachen Rassendiskriminierung frei. Zwar kann der unvoreingenommene Durchschnittsleser die im Text gemachten Aussagen nur als Leugnung des Genozids an den
bosnischen Muslimen verstehen, womit der objektive Tatbestand gemäss Artikel 261 bis
Absatz 4 des Strafgesetzbuches ("Leugnung von Völkermord") grundsätzlich erfüllt ist.
Hingegen liegen keine ausreichenden Indizien dafür vor, dass der Autor dabei in
diskriminierender Absicht gehandelt hätte. Auf eine Rückweisung an das Appellationsgericht zu ergänzenden Abklärungen in diesem Punkt kann jedoch verzichtet werden, da
die Verurteilung des Mannes aufzuheben ist, weil sie aufgrund der konkreten Umstände
eine Verletzung seines Rechts auf freie Meinungsäusserung darstellt (Artikel 16 der
Bundesverfassung und Artikel 10 der Europäischen Menschenrechtskonvention). Bei
seinem Urteil berücksichtigt das Bundesgericht den Entscheid des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte (EGMR) im Fall "Perinçek gegen die Schweiz". Perinçek
war in der Schweiz für die Leugnung des Genozids an den Armeniern wegen Rassendiskriminierung verurteilt worden. Der EGMR kam in Gutheissung seiner Beschwerde
zum Schluss, dass die mit der Verurteilung verbundene Einschränkung der Meinungsäusserungsfreiheit in einer demokratischen Gesellschaft nicht als notwendig erscheine.
Der EGMR nahm dabei eine Abwägung des Rechts auf freie Meinungsäusserung des
Betroffenen gegenüber dem Recht auf Respekt des Privatlebens der Armenier vor. 
Im vorliegenden Fall berücksichtigt das Bundesgericht, dass der Gegenstand der
fraglichen Texte die jüngere Geschichte betrifft und grundsätzlich von öffentlichem Interesse ist, auch wenn sich der Autor nicht im Rahmen einer aktuellen politischen
Debatte geäussert hat. Meinungsäusserungen zu Themen von allgemeinem Interesse
wird ein sehr starker Schutz zuerkannt. Der Umstand, dass der Betroffene gemäss
Appellationsgericht weder Jurist, noch Historiker oder überhaupt Akademiker ist, führt
nicht zum Verlust dieses besonderen Schutzes. Anders zu entscheiden würde bedeuten, das Recht auf freie Meinungsäusserungen in seinem absolutesten Gehalt einem
beschränkten Personenkreis vorzubehalten. Zu berücksichtigen ist weiter, dass der Betroffene nicht zu Gewalt, zu Hass oder zu Diskriminierung aufgerufen und auch keine
Vorwürfe gegenüber den bosnischen Muslimen erhoben hat. Die Texte sind nicht in
einem spannungsgeladenen zeitlichen, historischen oder geografischen Kontext erschienen. Sie sind zwar zweifellos respektlos und beleidigend bezüglich des Andenkens
und des Leidens der Opfer sowie ihrer Familien und der Mitglieder der Gemeinschaft der
bosnischen Muslime überhaupt. Allerdings sind die Artikel nicht in einem solchen Mass
als Verletzung ihrer Würde zu betrachten, das ein strafrechtliches Eingreifen erforderlich
machen würde. Die Verurteilung kann unter diesen Umständen nicht als notwendig in
einer demokratischen Gesellschaft angesehen werden. Das bedeutet in keiner Weise
eine Form von Legitimation der fraglichen Artikel.

--- French ---
Lausanne, le 27 décembre 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 décembre 2018 (6B_805/2017)
Négation du génocide des musulmans bosniaques à Srebrenica  :
condamnation pour discrimination raciale annulée
Le Tribunal fédéral admet le recours d'un homme contre sa condamnation par le
Tribunal d'appel du canton du Tessin pour discrimination raciale. L'intéressé avait
nié le génocide de 1995 de musulmans bosniaques à Srebrenica dans des articles
parus en 2012. Au vu de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de
l'homme, le Tribunal fédéral parvient à la conclusion que, dans les circonstances
concrètes du cas d'espèce, la condamnation viole son droit à la liberté d'expression.
En novembre 2012, un texte portant le titre «  Srebrenica, come sono andate le cose  » a
été publié dans un journal tessinois. Deux jours plus tard, le même texte est apparu sur
un portail Internet. L'auteur se référait à un livre dont le titre était «  Srebrenica, wie es
wirklich war » et soutenait, entre autres, que la version officielle de «  Srebrenica » était
« un mensonge propagandiste  ». Un massacre aurait réellement eu lieu mais les
victimes en auraient été les Serbes  ; l'autre massacre, celui des musulmans, comporterait de nombreuses zones d'ombre. En 2017, le Tribunal d'appel du canton du Tessin a
condamné l'homme pour discrimination raciale répétée et lui a infligé une peine pécuniaire avec sursis et une amende.
Le Tribunal fédéral admet son recours et l'acquitte du chef de prévention de discrimination raciale répétée. Le lecteur moyen neutre ne peut comprendre les déclarations
faites dans le texte que comme une négation du génocide des musulmans bosniaques,
ce qui remplit, en principe, les éléments constitutifs objectifs de l'infraction à l'article
261bis alinéa 4 du Code pénal («  négation d'un génocide  »). En revanche, il n'y a pas
suffisamment d'éléments de preuve pour retenir que l'auteur a agi avec l'intention de
discriminer. Le Tribunal fédéral renonce toutefois au renvoi de la cause au Tribunal
d'appel pour qu'il complète ses constatations sur ce point, dès lors que la condamnation
de cet homme doit être annulée parce qu'elle constitue, dans les circonstances
concrètes du cas d'espèce, une violation de son droit à la liberté d'expression (article 16
de la Constitution fédérale et article 10 de la Convention européenne des droits de
l'homme). Dans son jugement, le Tribunal fédéral se réfère à la décision de la Cour
européenne des droits de l'homme (CourEDH) rendue dans l'affaire «  Perinçek contre
Suisse ». Perinçek avait été condamné en Suisse pour discrimination raciale pour avoir
nié le génocide arménien. Admettant son recours, la CourEDH avait conclu que la
condamnation constituait une ingérence dans l'exercice du droit à la liberté d'expression
qui n'était pas nécessaire dans une société démocratique. La CourEDH était parvenue à
cette conclusion après avoir mis en balance le droit à la liberté d'expression du prénommé d'une part et le droit au respect de la vie privée des Arméniens d'autre part. 
En l'espèce, le Tribunal fédéral retient que l'objet des textes en question concerne
l'histoire récente et est en principe d'intérêt public, même si l'auteur ne s'est pas
exprimé dans le cadre d'un débat politique actuel. Lorsqu'il s'agit de questions d'intérêt
général, la liberté d'expression mérite une protection accrue. Dans ce contexte,
contrairement à l'avis du Tribunal d'appel, le fait que l'intéressé ne soit ni juriste, ni
historien, ni universitaire ne le prive pas de cette protection particulière. Admettre le
contraire reviendrait à réserver le droit à la liberté d'expression dans sa teneur la plus
absolue à un cercle restreint de personnes. Les textes ne contiennent aucune incitation
à la violence, à la haine ou à la discrimination, ni d'accusations contre les musulmans
bosniaques. Ils ne sont pas parus dans un contexte temporel, historique ou géographique tendu. Ils sont indubitablement irrespectueux et insultants pour la mémoire et la
souffrance des victimes, de leurs familles et pour les membres de la communauté
musulmane bosniaque en général. Toutefois, les articles ne doivent pas être considérés
comme portant atteinte à leur dignité au point de nécessiter une intervention pénale.
Compte tenu des circonstances du cas d'espèce, la condamnation n'apparaît pas comme nécessaire dans une société démocratique. Cela ne signifie en aucun cas une forme
de légitimation des articles en question.

--- Italian ---
Losanna, 27 dicembre 2018
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 6 dicembre 2018 (6B_805/2017)
Disconoscimento del genocidio dei Mussulmani di Bosnia a 
Srebrenica: annullamento della condanna per titolo di discriminazione razziale
Il Tribunale federale accoglie il ricorso di un uomo contro la sua condanna per titolo
di discriminazione razziale pronunciata dal Tribunale d'appello del Cantone Ticino. In
articoli apparsi nel 2012 egli ha disconosciuto il genocidio dei Mussulmani di Bosnia
perpetrato a Srebrenica nel 1995. Alla luce della giurisprudenza della Corte europea
dei diritti dell'uomo, il Tribunale federale giunge alla conclusione che, tenuto conto
delle circostanze concrete del caso, la condanna viola il suo diritto alla libertà di
espressione.
Nel novembre 2012 un testo intitolato "Srebrenica, come sono andate le cose" è stato
pubblicato su un giornale ticinese. Due giorni dopo il medesimo testo è apparso su un
portale internet. Riferendosi a un libro dal titolo "Srebrenica, wie es wirklich war",
l'autore affermava tra l'altro che la versione ufficiale di Srebrenica costituirebbe una
"menzogna propagandistica": un massacro ci sarebbe davvero stato, ma le vittime
sarebbero stati i Serbi; l'altro massacro, quello dei Mussulmani, presenterebbe molti lati
oscuri. Nel 2017 il Tribunale d'appello del Cantone Ticino ha riconosciuto l'uomo
colpevole di ripetuta discriminazione razziale e gli ha inflitto una pena pecuniaria,
sospesa condizionalmente, nonché una multa. 
Il Tribunale federale accoglie il suo ricorso e lo proscioglie dall'imputazione di ripetuta
discriminazione razziale. Le affermazioni contenute nel testo non possono essere
comprese da un lettore medio non prevenuto se non come un disconoscimento del
genocidio dei Mussulmani di Bosnia, di modo che risulta di principio adempiuto l'aspetto
oggettivo del reato giusta l'art. 261 bis cpv. 4 del Codice penale ("disconoscimento del
genocidio"). Non vi sono per contro indizi sufficienti per ritenere che l'autore abbia agito
mosso da un movente discriminatorio. Il Tribunale federale rinuncia tuttavia a un rinvio
della causa al Tribunale d'appello per completare gli accertamenti su questo punto,
perché la condanna dell'uomo dev'essere annullata in quanto lesiva, viste le circostanze
concrete del caso, del suo diritto alla libertà di espressione (art. 16 della Costituzione
federale e art. 10 della Convenzione europea dei diritti dell'uomo). Nella sua sentenza il
Tribunale federale si richiama alla decisione della Corte europea dei diritti dell'uomo
(CorteEDU) in re "Perinçek contro Svizzera". Perinçek è stato condannato in Svizzera
per titolo di discriminazione razziale per avere disconosciuto il genocidio armeno.
Accogliendo il suo ricorso, la CorteEDU ha ritenuto che la condanna costituiva
un'ingerenza nella sua libertà di espressione non necessaria in una società democratica. Ha tratto questa conclusione dopo aver ponderato la libertà di espressione di
Perinçek da un lato e il diritto al rispetto della vita privata degli Armeni dall'altro.
Nella fattispecie il Tribunale federale ha rilevato che i testi in questione concernono un
evento della storia recente e quindi in linea di principio un tema di interesse pubblico,
quand'anche il loro autore non si sia espresso nell'ambito di un dibattito di attualità
politica. Se riferita a tematiche di interesse generale, la libertà di espressione merita
un'accresciuta tutela. Il fatto che l'interessato non sia un giurista, uno storico e neppure
un accademico, come osservato dal Tribunale d'appello, non lo priva di questa
particolare protezione. Ammettere il contrario significherebbe rendere la libertà di
espressione nella sua forma più assoluta un diritto riservato a una cerchia ristretta di
persone. I testi non contengono un appello alla violenza, all'odio o all'intolleranza e
nemmeno rimproveri verso i Mussulmani di Bosnia. La loro pubblicazione non è
avvenuta in un particolare contesto temporale, storico o geografico. Benché indubbiamente irrispettosi e offensivi della memoria e delle sofferenze delle vittime, dei loro
familiari e in generale dei membri dell'intera comunità dei Mussulmani bosniaci, gli
articoli non possono essere considerati lesivi della loro dignità al punto da richiedere un
intervento penale. Date le circostanze della fattispecie, la condanna non può essere
ritenuta necessaria in una società democratica. Questa conclusione non costituisce in
alcun modo una forma di legittimazione degli scritti in questione.