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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Juli 2021
Embargo: 21. Juli 2021, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 23. Juni 2021 (6B_282/2021)
Nulltoleranz bei Cannabis im Strassenverkehr: Rechtsprechung 
bestätigt
Die vom Bundesrat beziehungsweise vom Bundesamt für Strassen festgelegte Nulltoleranzregel für Cannabis im Strassenverkehr ist nicht zu beanstanden. Das Bundesgericht bestätigt seine Rechtsprechung und weist die Beschwerde eines Autolenkers gegen seine Verurteilung wegen Fahrens in fahrunfähigem Zustand ab.
Bei einem Autolenker waren 2018 bei einer Polizeikontrolle Anzeichen von Drogenkonsum  festgestellt worden (gerötete Augenbindehäute, leicht schwankender Gang).  Die
daraufhin angeordnete Blut- und Urinprobe ergab einen Wert von 4,4 Mikrogramm des
Cannabis-Wirkstoffs THC pro Liter Blut (μg/L). Der Mann wurde 2021 vom Obergericht
des Kantons Aargau wegen Fahrens in fahrunfähigem Zustand zu einer bedingten Geldstrafe und einer Busse von 300 Franken verurteilt. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Betroffenen ab. Er hatte im Wesentlichen
argumentiert, dass seine Fahrunfähigkeit zu Unrecht allein schon wegen der Überschreitung des THC-Grenzwerts von 1,5 μg/L bejaht worden sei. Dieser Grenzwert sage nichts
über die Wirkung der Substanz aus und sei zu tief angesetzt. 
Gemäss Artikel 55 des Strassenverkehrsgesetzes (SVG) kann der Bundesrat für andere
Substanzen als Alkohol Grenzwerte festlegen, bei deren Überschreitung eine Fahrunfähigkeit  angenommen wird.  Für  Cannabis haben der  Bundesrat  beziehungsweise das
Bundesamt für Strassen (ASTRA) den Grenzwert auf Verordnungsebene auf 1,5 μg/L
festgelegt. Dabei handelt es sich um einen sogenannten Bestimmungsgrenzwert, der
angibt, ab welcher Konzentration eine Substanz im Blut quantitativ überhaupt zuverlässig nachgewiesen werden kann. Bestimmungsgrenzwerte sind von Wirkungsgrenzwerten zu unterscheiden, die – wie beim Alkohol – angeben, ab welcher Konzentration mit
einer relevanten Einschränkung der Fahrfähigkeit gerechnet werden muss. 
Das  Bundesgericht  überprüft  Verordnungsregelungen  des  Bundesrates  grundsätzlich
nur darauf, ob sie sich im Rahmen der delegierten Kompetenzen halten oder ob sie aus
anderen Gründen gesetzes- oder verfassungswidrig sind. Es hat in diesem Sinne bereits
in früheren Urteilen entschieden, dass der Bundesrat beziehungsweise das ASTRA bei
Cannabis die ihnen delegierten Rechtsetzungsbefugnisse mit  der  fraglichen Nulltoleranz-Regelung nicht überschritten haben (Urteile 6B_136/2010  , 1C_862/2013  ). Für das
Bundesgericht besteht kein Anlass, auf diese Rechtsprechung zurückzukommen. Wohl
wird die Nulltoleranz-Regelung bei Cannabis im Strassenverkehr in der Literatur kritisiert. Andererseits wird auch ausdrücklich darauf hingewiesen, dass sich diese durchaus
auf die Entstehungsgeschichte der massgebenden Delegationsnorm stützen kann. Tatsächlich wird in der Botschaft von 1999 zur Änderung des SVG in Bezug auf Artikel 55
SVG ausdrücklich erwähnt, dass auch denkbar sei, einen Nullgrenzwert einzuführen.
Unter Berücksichtigung des historischen Auslegungselements handelten der Bundesrat
beziehungsweise das ASTRA damit durchaus im Rahmen ihrer gesetzlichen Befugnisse.
Die getroffene Regelung ist zumindest nicht unhaltbar, zumal auch nach dem heutigen
Stand der Wissenschaft nicht zuverlässig gesagt werden kann, wie die THC-Konzentration im Blut und die tatsächliche Wirkung zusammenhängen. Der THC-Grenzwert im
Strassenverkehr mag zwar diskussionswürdig sein. Dass eine andere Lösung ebenfalls
vertretbar  oder  gar  vorzuziehen  wäre,  macht  ihn  aber  nicht  willkürlich.  Im  Weiteren
bestätigt das Bundesgericht die Ansicht der Vorinstanz, dass der Autolenker, der am
Vortag Cannabis konsumiert hatte, angesichts der körperlichen Auffälligkeiten sowie der
deutlichen Überschreitung des THC-Grenzwerts seine Fahrunfähigkeit in Kauf genommen hat.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 juillet 2021
Embargo : 21 juillet 2021, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 23 juin 2021 (6B_282/2021)
Tolérance zéro pour le cannabis dans la circulation routière  : 
jurisprudence confirmée
La  tolérance  zéro  pour  le  cannabis  dans  la  circulation  routière  décrétée  par  le
Conseil fédéral, respectivement l'Office fédéral des routes, n'est pas critiquable. Le
Tribunal  fédéral  confirme  sa  jurisprudence  et  rejette  le  recours  d'un  conducteur
contre sa condamnation pour conduite en état d'incapacité.
En 2018, lors d'un contrôle, la police avait constaté qu'un conducteur présentait des
signes de consommation de stupéfiants (yeux rouges, démarche vacillante). L'analyse
de sang et d'urine avait révélé la présence de THC, substance active du cannabis, à
raison de 4.4 microgrammes de cette substance par litre de sang (μg/l). L'homme avait
été condamné en 2021 par la Cour suprême du canton d'Argovie, pour conduite en état
d'incapacité, à une peine pécuniaire avec sursis ainsi que 300 francs d'amende.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressé. Selon celui-ci, le seul dépassement
du taux limite de THC de 1.5 μg/l n'aurait pas suffi à établir son incapacité de conduire.
Ce taux ne révélerait rien quant à l'effet de la substance et cette valeur serait trop
basse.
Conformément à l'article 55 de la Loi sur la circulation routière (LCR), pour d'autres substances que l'alcool, le Conseil fédéral peut fixer des valeurs limites au-delà desquelles
une incapacité de conduire est établie. Pour le cannabis, le Conseil fédéral, respectivement  l'Office fédéral des routes (OFROU),  ont  fixé cette limite à 1.5 μg/l dans une
ordonnance. Cette valeur constitue un seuil de détection, qui exprime la concentration
dès laquelle la présence d'une substance dans le sang peut être démontrée quantitativement  de  manière  fiable.  De  telles  valeurs  doivent  être  distinguées  de  celles  qui,
comme pour l'alcool, indiquent au-delà de quelle concentration une altération significative de la capacité de conduire doit être retenue.
L'examen opéré par le Tribunal fédéral sur les dispositions prises par le Conseil fédéral
par voie d'ordonnance est en principe restreint à contrôler qu'elles demeurent dans le
cadre des compétences déléguées et qu'elles ne violent ni la loi ni la Constitution pour
un autre motif. En ce sens, le Tribunal fédéral avait déjà jugé auparavant que le Conseil
fédéral, respectivement l'OFROU, n'avaient pas excédé la compétence normative qui
leur avait été déléguée en décrétant la tolérance zéro en matière de cannabis (arrêts
6B_136/2010  , 1C_862/2013  ). Le Tribunal fédéral ne voit aucun motif de revenir sur cette
jurisprudence. Si cette réglementation a été critiquée en doctrine, il faut aussi rappeler
qu'elle trouve appui dans la genèse de la norme de délégation. En effet, le Message de
1999 concernant la modification de la LCR indiquait expressément à propos de l'article
55 LCR que même une valeur limite nulle était envisageable. Au vu de ces éléments
d'interprétation historiques, le Conseil fédéral, respectivement l'OFROU, ont pleinement
respecté les prérogatives qui leur ont été conférées par la loi. La règle édictée n'est,
pour le moins, pas insoutenable puisque, même en son état actuel, la science ne parvient pas à établir une corrélation fiable entre la concentration plasmatique de THC et
les effets concrets de cette substance. La valeur limite du THC pour la circulation routière  peut  certes  susciter  le  débat.  Mais  qu'une autre  solution  soit  envisageable ou
même préférable ne la rend pas arbitraire. Dans la suite, le Tribunal fédéral confirme
l'opinion de l'autorité précédente selon laquelle, compte tenu des manifestations physiques ainsi que du dépassement notable de la valeur limite de THC, le conducteur qui
avait consommé du cannabis la veille avait accepté son incapacité de conduire.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 21 luglio 2021
Embargo: 21 luglio 2021, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 23 giugno 2021 (6B_282/2021)
Tolleranza zero per la cannabis nella circolazione stradale: 
giurisprudenza confermata
La regola della tolleranza zero per la cannabis nella circolazione stradale stabilita dal
Consiglio  federale  rispettivamente  dall'Ufficio  federale  delle  strade  non  presta  il
fianco a critiche. Il Tribunale federale conferma la propria giurisprudenza e respinge
il ricorso di un conducente di un autoveicolo contro la sua condanna per guida in
stato di inattitudine.
Nel 2018 a un conducente di un autoveicolo in occasione di un controllo di polizia è
stato  accertato  il  sospetto  di  consumo  di  droga  (occhi  rossi,  andatura  leggermente
barcollante). Le analisi del sangue e dell'urina che ne sono seguite hanno evidenziato
un valore di 4.4 microgrammi al litro di sangue della sostanza psicotropa della cannabis
THC (μg/L). L'uomo è stato condannato nel 2021 dal Tribunale di appello del Canton
Argovia  per  guida  in  stato  di  inattitudine  a  una  pena  pecuniaria  sospesa
condizionalmente e a una multa fr. 300.-.
Il  Tribunale  federale  respinge  il  ricorso  dell'interessato.  Quest'ultimo  essenzialmente
pretendeva che a torto è stato accertato il suo stato di inattitudine alla guida soltanto a
causa  del  superamento  del  limite  di  THC  di  1,5  μg/L.  Questo  valore  soglia  non
attesterebbe nulla sugli effetti della sostanza e sarebbe stato fissato in maniera troppo
bassa.
Secondo l'art. 55 della Legge sulla circolazione stradale (LCStr), il Consiglio federale
può stabilire valori limite per altre sostanze salvo l'alcol, il cui superamento comporta
l'inattitudine alla guida. Per la cannabis, il Consiglio federale, rispettivamente l'Ufficio
federale delle strade (USTRA), hanno stabilito un valore limite a livello di ordinanza
dell'1,5  μg/L.  In  tale  contesto  si  tratta  di  un  cosiddetto  limite  di  rilevabilità
(Bestimmungsgrenzwert), che indica la concentrazione a partire dalla quale può essere
dimostrata in maniera affidabile dal profilo quantitativo la presenza di una sostanza nel
sangue. I limiti di rilevabilità vanno distinti dai limiti di effetto (Wirkungsgrenzwert), i quali
–  come  nell'alcol  –  lasciano  trasparire,  a  partire  da  quale  concentrazione  bisogna
desumere una rilevante limitazione dell'attitudine alla guida.
L'esame delle disposizioni delle ordinanze del Consiglio federale da parte del Tribunale
federale è di principio limitato a verificare che esse rientrino nel margine di competenza
previsto dalla delega legislativa o che non siano lesive della Costituzione o della legge
per altri motivi. In tal senso, il Tribunale federale ha già stabilito in precedenti sentenze
che il Consiglio federale, rispettivamente l'USTRA, nel campo della cannabis non hanno
oltrepassato le proprie competenze legislative delegate riguardo alla regola di tolleranza
zero (sentenze 6B_136/2010  , 1C_862/2013  ). Per il Tribunale federale non ci sono motivi
per rivenire su questa giurisprudenza. Certo, la regola di tolleranza zero riferita alla
cannabis è stata criticata nella dottrina. Tuttavia, a tal proposito è anche esplicitamente
rilevato che essa si può fondare sulla genesi della pertinente norma di delega. Infatti,
nel messaggio del Consiglio federale del 1999 sulla revisione dell'art. 55 LCStr si evoca
esplicitamente che sarebbe anche potuta essere possibile l'introduzione di un valore
limite  pari  allo  zero.  Avuto  riguardo  dell'elemento  interpretativo  storico,  il  Consiglio
federale, rispettivamente l'USTRA, hanno agito quindi nel quadro delle loro prerogative
legali. La normativa promulgata non è neanche insostenibile, ove si consideri che anche
secondo lo stato attuale della scienza non può essere affermato con affidabilità quali
siano le relazioni tra la concentrazione di THC nel sangue e gli effetti concreti. Il valore
limite di THC nella circolazione stradale può certo essere degno di discussione.  La
circostanza che ci sia un'altra soluzione altrettanto condivisibile o addirittura migliore,
non lo rende tuttavia ancora arbitrario. Inoltre, il Tribunale federale conferma l'opinione
dei  giudici  cantonali,  secondo  cui  il  conducente  di  un'automobile,  che  il  giorno
precedente  aveva  consumato  cannabis,  ha  preso  in  considerazione  la  propria
inattitudine alla guida tenuto conto delle manifestazioni fisiche e del chiaro superamento
del valore limite di THC.