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Lausanne, 21. Juni 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. Mai 2016 (2C_706/2015)
Aufenthalts- und Niederlassungsbewilligung: Keine Pflicht zur 
aktiven Information über Kinder aus anderer Verbindung
Im Verfahren zum Erhalt einer Aufenthalts- oder Niederlassungsbewilligung müssen
ausländische Personen nicht von sich aus über Kinder informieren, die aus einer
anderen Verbindung stammen als derjenigen, auf die sie ihr Anwesenheitsrecht in
der Schweiz stützen. Ohne entsprechende Frage der Behörden stellt das Verschweigen von Kindern aus einer solchen Verbindung keinen Grund für den späteren
Widerruf der Bewilligung dar. Das Bundesgericht präzisiert seine Rechtsprechung.
Ausländische Personen müssen gemäss Ausländergesetz im Verfahren zur Erteilung
einer Aufenthalts- oder Niederlassungsbewilligung bei der Feststellung des massgebenden Sachverhalts mitwirken. Sie sind insbesondere verpflichtet, genaue und vollständige
Angaben zu den für die Bewilligungserteilung wesentlichen Tatsachen zu machen. Die
Aufenthalts- oder Niederlassungsbewilligung kann widerrufen werden, wenn die ausländische Person falsche Angaben gemacht oder wesentliche Tatsachen verschwiegen
hat. Stützt sich die Bewilligung auf die Ehe mit einer Schweizerin, einem Schweizer oder
einer in der Schweiz anwesenheitsberechtigten Person, gelten unter anderem Tatsachen als wesentlich, die auf eine Scheinehe schliessen lassen.
Im konkreten Fall hatte das Kantonsgericht des Kantons Wallis 2015 gegenüber einem
mazedonischen Staatsangehörigen den Widerruf der Niederlassungsbewilligung bestätigt, die sich auf seine frühere Ehe mit einer Schweizerin stützte. Es begründete dies
unter anderem damit, dass er im seinerzeitigen Bewilligungsverfahren die Existenz
seines Kindes mit einer Landsfrau verschwiegen habe. Das Bundesgericht heisst die
Beschwerde des Mannes gut. In Präzisierung seiner Rechtsprechung hält es fest, dass
ausländische Personen die Behörden im Rahmen ihrer Mitwirkungspflicht nicht von sich
aus über die Existenz von Kindern informieren müssen, die aus einer anderen
Verbindung stammen als derjenigen, auf die sich die Aufenthalts- oder Niederlassungsbewilligung  stützt.  Ohne  entsprechende  präzise  Frage  der  Behörden  stellt  das
Verschweigen von Kindern aus einer anderen Verbindung deshalb keinen Widerrufsgrund dar. Die Existenz von Kindern aus einer solchen Verbindung ist für die Erteilung
der Bewilligung nicht entscheidend. Allein aus dieser Tatsache kann nicht geschlossen
werden, dass es sich bei der bewilligungsbegründenden Ehe um eine Scheinehe
handelt.

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Lausanne, le 21 juin 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 mai 2016 (2C_706/2015)
Autorisation de séjour et autorisation d'établissement  : pas 
d'obligation d'information active quant à des enfants issus d'une 
autre relation
Dans le cadre d'une procédure tendant à l'octroi d'une autorisation de séjour ou
d'une autorisation d'établissement, les étrangers n'ont pas l'obligation de donner
spontanément des informations quant à des enfants issus d'une autre relation que
celle sur laquelle ils fondent leur droit de présence en Suisse. En l'absence de
question des autorités à ce sujet, le fait de taire l'existence d'enfants issus d'une telle
relation ne constitue pas une cause de révocation subséquente de l'autorisation. Le
Tribunal fédéral précise sa jurisprudence.
Conformément à la loi sur les étrangers, les ressortissants étrangers sont tenus de
collaborer à la constatation des faits déterminants pour la procédure d'octroi d'une
autorisation de séjour ou d'établissement. Ils sont en particulier tenus de fournir des
indications exactes et complètes sur les éléments déterminants pour l'octroi de
l'autorisation. L'autorisation de séjour ou d'établissement peut être révoquée lorsque
l'étranger a fait de fausses déclarations ou a dissimulé des faits essentiels. Constitue
notamment un fait essentiel, celui qui laisse présumer d'un mariage fictif, lorsque
l'autorisation se fonde sur le mariage avec un ressortissant suisse ou une personne
autorisée à demeurer en Suisse.
Dans le cas concret, le Tribunal cantonal du canton du Valais avait confirmé, en 2015, la
révocation de l'autorisation d'établissement d'un ressortissant macédonien, laquelle se
fondait sur le précédent mariage de celui-ci avec une Suissesse. Il motiva en particulier
cette révocation par le fait que, lors de la procédure d'autorisation, l'étranger avait tu
l'existence de l'enfant qu'il avait eu avec une compatriote. Le Tribunal fédéral admet le
recours de cet homme. En précision de sa jurisprudence, il retient que les étrangers,
dans le cadre de leur obligation de collaboration, ne doivent pas d'eux-même donner
des informations quant à l'existence d'enfants issus d'une autre relation que celle sur
laquelle se fonde l'autorisation de séjour ou d'établissement. Si les autorités n'ont pas
posé de questions précises à ce sujet, le fait de taire l'existence d'enfants issus d'une
autre relation ne constitue dès lors pas un cas de révocation. L'existence d'enfants issus
d'une telle relation n'est pas déterminante pour l'octroi de l'autorisation. Ce simple fait
ne permet pas de conclure au caractère fictif du mariage fondant l'autorisation.

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