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--- German ---
Lausanne, 17. Dezember 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 23. November 2021 (2C_183/2021; 2C_228/2021)
Vorübergehende Maskentragpflicht ab 5. Primarschuljahr im 
Kanton Bern – Beschwerden abgewiesen
Das  Bundesgericht  weist  die  Beschwerden  gegen  die  im  Kanton  Bern  ab  dem
10. Februar 2021 vorübergehend geltende Pflicht zum Maskentragen für Schüler ab
dem 5. Primarschuljahr ab. Die Massnahme kann sich auf eine ausreichende gesetzliche Grundlage stützen und war sowohl gerechtfertigt als auch verhältnismässig.
Der Regierungsrat des Kantons Bern hatte am 3. Februar 2021 per 10. Februar 2021
die Maskentragpflicht auf die Schülerinnen und Schüler im fünften und sechsten Schuljahr der Primarstufe erweitert. Die Massnahme war zunächst bis zum 23. Februar 2021
befristet und wurde dann wiederholt verlängert. Gegen die entsprechende Änderung von
Artikel 10 der  Berner  Verordnung über  Massnahmen zur  Bekämpfung der  Covid-19Epidemie (für die befristete Geltungsdauer der Massnahme seit ihrem Erlass bis zum
23.  Februar  2021) und zwei damit  zusammenhängende Änderungen der Verordnung
erhoben mehrere Personen Beschwerde ans Bundesgericht. 
Das Bundesgericht  weist  die Beschwerden ab.  Betreffend gesetzliche Grundlage hat
das  Bundesgericht  im  Entscheid  2C_793/2020   festgehalten,  dass mit  Artikel 40  des
Epidemiengesetzes eine ausreichende gesetzliche Grundlage besteht für eine kantonal
vorübergehend angeordnete Maskenpflicht in Einkaufsläden, die über die bundesrätlich
angeordneten Massnahmen hinausgeht. Für die Ausdehnung der Maskentragpflicht in
Schulen kann nichts anderes gelten, zumal sie ein milderes Mittel als eine Schulschliessung darstellt. Zur Verhältnismässigkeit im Allgemeinen von kantonalen Massnahmen im
Zusammenhang mit dem Coronavirus hat sich das Bundesgericht bereits in früheren
Entscheiden geäussert. Demnach ist jeweils nach dem akzeptablen Risiko zu fragen und
eine Abwägung zwischen den involvierten Interessen vorzunehmen. Es ist dabei nicht in
erster Linie die Sache der Gerichte, sondern des Verordnungsgebers, das akzeptable
Risiko  festzulegen.  Bezüglich  der  künftigen  Wirkung  einer  Massnahme  gegen  neu
auftretende Infektionskrankheiten kann der Natur der Sache nach eine gewisse Unsicherheit bestehen. Massnahmen müssen insofern aufgrund des jeweils aktuellen Wissensstandes  getroffen  werden.  Dies  bedingt  eine  Anpassung  der  Massnahmen  mit
fortschreitendem Wissensstand. Eine Massnahme kann aber nicht schon deshalb als
unrechtmässig  betrachtet  werden,  weil  sie  rückblickend  allenfalls  nicht  als  optimal
erscheint. Insgesamt muss den politisch verantwortlichen Behörden deshalb beim Erlass
von Corona-Massnahmen ein relativ bedeutender Beurteilungsspielraum zugestanden
werden.
In Bezug auf die vorliegend angefochtene Maskentragpflicht im Besonderen ist davon
auszugehen, dass auch an Schulen ein gewisses Risiko der Verbreitung von Coronaviren besteht.  Dies gilt  nicht  nur  in Bezug auf  Kinder,  sondern auch auf  Lehrkräfte,
Eltern und andere Kontaktpersonen. Die Verwendung von Masken trägt grundsätzlich
dazu bei, die Verbreitung von Viren zu begrenzen, auch wenn konkrete Angaben oder
Abschätzungen dazu fehlen, wie stark das Ansteckungsrisiko dadurch reduziert wird. Im
Vergleich mit der vom Bundesgericht bereits als verhältnismässig beurteilten Maskenpflicht in Einkaufsläden ist die Maskenpflicht in Schulen von wesentlich stärkerer Intensität.  Auch  ist  die  zwischenmenschliche  Kommunikation  in  der  Schule  von  grösserer
Bedeutung. Nicht ausgeschlossen werden kann zudem, dass der Lernerfolg mit dem
Tragen einer Gesichtsmaske in Mitleidenschaft gezogen werden könnte. Allerdings ist
die  von den  Beschwerdeführern  geltend gemachte Schädlichkeit  des  Maskentragens
jedenfalls in physischer Hinsicht nicht erstellt. Den von ihnen angeführten Beweismitteln
können zwar gewisse Hinweise auf nachteilige Auswirkungen entnommen werden. Aufgrund der vorgelegten Studien ist aber nicht hinreichend wissenschaftlich belegt, dass
das  Maskentragen  bei  Kindern  effektiv  gesundheitliche  Schäden  mit  Krankheitswert
verursachen würde. Zudem bestand gemäss Verordnung die Möglichkeit eines Maskendispenses, insbesondere aus gesundheitlichen Gründen. Im ma ssgebenden Zeitraum zu
Beginn des Jahres 2021 bestanden Unsicherheiten über die Auswirkungen der Mutationen des Virus, insbesondere ob die neue Mutation für Kinder gefährlicher sein könnte.
Sowohl das Bundesamt für Gesundheit als auch die Swiss National COVID-19 Science
Task Force rechneten zur damaligen Zeit mit einer höheren Ansteckungsrate. Zu Beginn
des  Jahres  2021  wurden mehrere Schulen im  Kanton Bern  wegen des  Coronavirus
geschlossen. Es bestand Anlass, dies wenn möglich in Zukunft zu vermeiden. An der
Durchführung  von  Präsenzunterricht  bestand  ein  hohes  öffentliches  Interesse,  unter
anderem wegen der sozialen Interaktionen und den Herausforderungen hinsichtlich der
Bildungsgerechtigkeit und der Chancengleichheit bei Fernunterricht. Insgesamt war die
Massnahme für die fragliche Zeitdauer gerechtfertigt und verhältnismässig.

--- French ---
Lausanne, le 17 décembre 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 23 novembre 2021 (2C_183/2021; 2C_228/2021)
Obligation temporaire du port du masque à partir de la 5ème année
primaire dans le canton de Berne – recours rejetés
Le Tribunal fédéral rejette les recours contre l'obligation du port du masque pour les
élèves dès la 5ème année primaire en vigueur temporairement dans le canton de Berne
à partir du 10 février 2021. La mesure reposait sur une base légale suffisante et était
à la fois justifiée et proportionnée.
Le  3  février  2021,  le  Conseil-exécutif  du  canton  de  Berne  avait  décidé  d'étendre
l'obligation du port du masque aux élèves de cinquième et sixième année primaire dès
le 10 février 2021. Dans un premier temps, la durée de validité de cette mesure avait été
limitée au 23 février 2021. Elle a par la suite été prolongée plusieurs fois. Plusieurs personnes ont recouru auprès du Tribunal fédéral contre la modification correspondante de
l'article 10 de l'ordonnance bernoise sur les mesures destinées à lutter contre l'épidémie
de Covid-19 (pour la durée de validité limitée de la mesure à partir de son adoption et
jusqu'au  23  février  2021)  ainsi  que  contre  deux  autres  modifications  connexes  de
l'ordonnance. 
Le Tribunal fédéral rejette les recours. S'agissant de la base légale, le Tribunal fédéral
avait déjà retenu dans l'arrêt  2C_793/2020   que l'article 40 de la loi sur les épidémies
constituait une base légale suffisante permettant aux cantons d'ordonner une obligation
temporaire  de  porter  le  masque  dans  les  commerces  et,  ainsi,  d'aller  au-delà  des
mesures décidées par le Conseil fédéral. Il ne peut en aller autrement de l'extension de
l'obligation du port du masque à l'école, étant donné que celle-ci constitue un moyen
moins contraignant que la fermeture des écoles. Le Tribunal fédéral s'est déjà prononcé
dans  de  précédents  arrêts  sur  la  proportionnalité  des  mesures  cantonales  liées  au
coronavirus en général.  Il a retenu qu'il convenait,  dans chaque cas concret,  de se
poser la question du risque acceptable et de procéder à une pesée des intérêts en jeu.
Dans ce contexte, il appartient en premier lieu au pouvoir exécutif, par le biais d'ordonnances, et non pas aux autorités judiciaires de définir ce qu'est le risque acceptable.
Pour ce qui est des effets futurs d'une mesure destinée à lutter contre l'apparition de
nouvelles maladies infectieuses, il est dans la nature des choses que des incertitudes
puissent exister. Dès lors, les mesures doivent être prises en tenant compte de l'état
des connaissances scientifiques du moment. Cela suppose que les mesures doivent
être adaptées dès que les connaissances scientifiques évoluent. Cela a pour conséquence qu'une mesure ne peut pas être considérée comme étant illégitime du seul fait
que, rétrospectivement, elle n'apparaît pas comme étant optimale. Dans l'ensemble, les
autorités politiquement responsables doivent donc bénéficier d'une marge d'appréciation
relativement importante lors de l'adoption de mesures contre le coronavirus. 
S'agissant de l'obligation du port du masque contestée en l'espèce, on peut considérer
qu'un certain risque de transmission des coronavirus existe également à l'école. Cela ne
concerne pas uniquement les enfants, mais aussi les enseignants, les parents et les
autres contacts. L'utilisation des masques contribue en principe à limiter le risque de
transmission des virus, bien que des données ou des estimations concrètes quant à
l'impact de cette mesure sur la réduction du risque de contamination fassent défaut.
Comparé  à  l'obligation  de  porter  un  masque  dans  les  commerces,  dont  le  Tribunal
fédéral avait admis la proportionnalité, le port du masque à l'école constitue une atteinte
sensiblement plus forte. De même, la communication entre les personnes a plus d'importance dans le cadre scolaire. Par ailleurs, il n'est pas exclu que la réussite scolaire
des élèves puisse être affectée par le port d'un masque facial. Toutefois, la nocivité des
masques alléguée par les recourants n'a pas été établie, du moins d'un point de vue
physique. Certes, les preuves fournies par les recourants contiennent certains éléments
relatifs à des effets indésirables. Toutefois, il n'est pas suffisamment établi scientifiquement, sur la base des études produites par les recourants, que le port du masque chez
les enfants causerait effectivement des dommages à leur santé assimilables à des maladies. En plus, l'ordonnance prévoyait des exemptions du port du masque, en particulier
pour des raisons de santé. Durant la période déterminante en l'espèce, soit au début de
l'année 2021, il y avait des incertitudes concernant les effets des mutations du virus, en
particulier si la nouvelle mutation pourrait être plus dangereuse pour les enfants. Tant
l'Office fédéral de la santé publique que la Swiss National COVID-19 Science Task Force
s'attendaient à l'époque à un taux d'infection plus élevé. Au début de l'année 2021, plusieurs écoles avaient été fermées dans le canton de Berne en raison du coronavirus. Il y
avait lieu d'éviter, dans la mesure du possible, que cela se reproduise. Par ailleurs,
l'intérêt public à ce que l'enseignement se déroule en présentiel était important, notamment en raison des interactions sociales et des défis en matière d'équité éducative et
d'égalité des chances qui se posent lorsque l'enseignement a lieu à distance. Dans
l'ensemble, la mesure était justifiée et proportionnée durant la période en question.

--- Italian ---
Losanna, 17 dicembre 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenze del 23 novembre 2021 (2C_183/2021; 2C_228/2021)
Obbligo temporaneo di portare la mascherina a partire dal 5o 
anno di scuola elementare nel canton Berna – ricorsi respinti
Il Tribunale federale respinge i ricorsi contro l'obbligo di portare la mascherina per gli
alunni a partire dal 5o anno di scuola elementare in vigore temporaneamente nel
canton  Berna  dal  10  febbraio  2021.  La  misura  era  fondata  su  una  base  legale
sufficiente ed era sia giustificata che proporzionata.
Il 3 febbraio 2021, il Consiglio di Stato del canton Berna aveva deciso di estendere
l'obbligo di portare la mascherina agli alunni di quinta e sesta elementare dal 10 febbraio
2021. La misura era stata inizialmente prevista fino al 23 febbraio 2021 ed è in seguito
stata  prolungata  ripetutamente.  Diverse  persone  hanno  interposto  ricorso  presso  il
Tribunale  federale  contro  la  corrispondente  modifica  dell'articolo  10  dell'ordinanza
bernese sulle misure destinate alla lotta contro l'epidemia di Covid-19 (per la durata di
validità limitata della misura dalla sua adozione fino al 23 febbraio 2021) e contro due
ulteriori modifiche connesse dell'ordinanza.
Il Tribunale federale respinge i ricorsi. Per quanto concerne la base legale, il Tribunale
federale aveva già considerato nella sentenza 2C_793/2020   che l'articolo 40 della legge
sulle  epidemie  costituiva  una  base  legale  sufficiente  per  permettere  ai  cantoni  di
ordinare un obbligo temporaneo di portare la mascherina nei negozi, il quale andava
oltre le misure decise dal Consiglio federale. Ciò vale anche per l'estensione dell'obbligo
di portare la mascherina a scuola, dato che questa misura rappresenta un mezzo meno
restrittivo rispetto alla chiusura delle scuole. Il Tribunale federale si è già pronunciato in
precedenti  sentenze  sulla  proporzionalità  in  generale  di  misure  cantonali  relative  al
coronavirus e ha ritenuto che occorreva, in ogni caso concreto, porsi la questione del
rischio accettabile ed effettuare una ponderazione degli interessi in gioco. In questo
contesto,  è  anzitutto  compito  del  potere  esecutivo  (tramite  ordinanze),  e  non  delle
autorità giudiziarie, definire cosa sia il rischio accettabile. In merito agli effetti futuri di
una misura destinata a lottare contro l'insorgere di nuove malattie infettive,  fa parte
dell'ordine naturale delle cose che esistano delle incertezze. Pertanto, le misure devono
essere adottate tenendo conto dello stato delle conoscenze scientifiche del momento.
Questo presuppone che le misure devono essere adattate in funzione dell'evoluzione
delle conoscenze scientifiche. Di conseguenza, una misura non può essere considerata
illecita per il solo fatto che, retrospettivamente, non appare più ottimale. In generale, alle
autorità politicamente responsabili va quindi riconosciuto un margine di apprezzamento
relativamente importante nell'adozione di provvedimenti contro il coronavirus.
Per quanto riguarda l'obbligo di portare la mascherina contestato nel caso di specie, si
può considerare che un certo rischio di trasmissione del coronavirus esiste anche a
scuola. Ciò non riguarda unicamente i bambini, ma anche gli insegnanti, i genitori e le
altre persone di contatto. L'utilizzo delle mascherine contribuisce di principio a limitare il
rischio  di  trasmissione  del  virus,  sebbene  difettino  dati  o  stime  concrete  relativi
all'impatto di questa misura sulla riduzione del rischio di contagio. Rispetto all'obbligo di
portare una mascherina nei negozi, del quale il Tribunale federale aveva ammesso la
proporzionalità,  l'obbligo  della  mascherina  a  scuola  costituisce  un'ingerenza
sensibilmente più forte. Inoltre, la comunicazione tra le persone è più importante nel
contesto scolastico. Del resto, non può essere escluso che la riuscita scolastica degli
alunni sia influenzata negativamente dall'uso di una mascherina facciale. Tuttavia, la
nocività delle mascherine fatta valere dai ricorrenti non è stata stabilita, per lo meno da
un punto di vista fisico. Dalle prove fornite dagli insorgenti possono essere dedotti alcuni
indizi relativi ad effetti indesiderabili, ma non è scientificamente stabilito a sufficienza,
sulla base degli studi prodotti dai ricorrenti, che il fatto di portare la mascherina causi
effettivamente nei bambini danni sanitari comparabili a una malattia. Inoltre, l'ordinanza
prevedeva delle eccezioni all'obbligo di portare la mascherina, segnatamente per motivi
medici. Nel periodo determinante nel caso di specie, ovvero l'inizio del 2021, vi erano
delle incertezze sull'impatto delle mutazioni del virus, in particolare sulla questione a
sapere se la nuova mutazione poteva essere più pericolosa per i bambini. Sia l'Ufficio
federale della sanità pubblica sia la Swiss National COVID-19 Science Task Force si
aspettavano all'epoca un tasso d'infezione più alto. All'inizio del 2021 varie scuole erano
state chiuse nel canton Berna a causa del coronavirus. Occorreva evitare, nella misura
del possibile, che ciò accadesse di nuovo in futuro. Vi era inoltre un interesse pubblico
importante all'insegnamento in presenza, segnatamente a motivo delle interazioni sociali
e delle sfide in materia di equità educativa e di pari opportunità poste dall'insegnamento
a distanza. Nel complesso, la misura era giustificata e proporzionata durante il periodo
in esame.