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Lausanne, 29. Dezember 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 7. Dezember 2017 (2C_206/2016)
Kostenbeteiligung der Eltern: Zwei Regelungen im Thurgauer 
Volksschulgesetz aufgehoben
Das Bundesgericht hebt zwei Regelungen im Volksschulgesetz des Kantons Thurgau
auf. Diese sahen die Möglichkeit vor, von Eltern eine Kostenbeteiligung für allenfalls
notwendige Sprachkurse (Deutsch) ihrer Kinder sowie für schulische Pflichtveranstaltungen erheben zu können. Beide Bestimmungen sind mit dem verfassungsmässigen Anspruch auf kostenlosen Grundschulunterricht nicht zu vereinbaren.
Der Grosse Rat des Kantons Thurgau hatte 2015 eine Änderung von § 39 des kantonalen Volksschulgesetzes verabschiedet. Gemäss der Bestimmung sollen Schülerinnen
und Schüler in besonderen Fällen zum Besuch von Sprachkursen verpflichtet werden
können. Den Eltern soll dafür, sowie für allenfalls beizuziehende Dolmetscherdienste,
eine Kostenbeteiligung auferlegt werden können. Weiter sollen bei Erziehungsberechtigten Kostenbeiträge für obligatorische Klassenverlegungen, Exkursionen, Lager sowie
andere Pflichtveranstaltungen erhoben werden können. Vier Privatpersonen erhoben
gegen die Neuregelung, welche am 1. August 2016 in Kraft trat, Beschwerde ans
Bundesgericht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut und hebt die angefochtenen Bestimmungen auf. Die Regelung zur Kostenbeteiligung der Erziehungsberechtigten für
Sprachkurse ihrer Kinder soll gemäss den Gesetzesmaterialien vor allem darauf abzielen, die Integration ausländischer Personen zu bewirken; Eltern, die sich nicht um
das genügende und rechtzeitige Erlernen der deutschen Sprache durch ihre Kinder
bemühen würden, sollten mit finanziellen Konsequenzen für zusätzliche Sprachkurse
rechnen müssen. Artikel 19 der Bundesverfassung (BV) garantiert einen ausreichenden
und unentgeltlichen Grundschulunterricht. Dieses verfassungsmässige Recht bezweckt
auch die Chancengleichheit bei der Ausbildung. Erachtet eine Schule einen Sprachkurs
für ein Kind als notwendig, damit es ein ausreichendes Bildungsangebot erhält, darf sie
deshalb keine finanzielle Beteiligung von den Eltern verlangen. Allein die Möglichkeit,
Schüler zum Besuch von zusätzlichem Sprachunterricht verpflichten zu können, wäre
nicht zu beanstanden, da genügende Sprachkenntnisse eine wesentliche Voraussetzung für die schulische Integration und die Entwicklung bilden.
Aus Artikel 19 BV ergibt sich weiter, dass alle notwendigen und unmittelbar dem
Unterrichtszweck der Grundschule dienenden Mittel unentgeltlich zur Verfügung gestellt
werden müssen. Dazu gehören auch Aufwendungen für Exkursionen und Lager, sofern
eine Pflicht zur Teilnahme besteht. Eltern dürfen dafür nur diejenigen Kosten in Rechnung gestellt werden, die sie aufgrund der Abwesenheit der Kinder einsparen. In Frage
kommen dabei einzig die Verpflegungskosten, da die Eltern die Unterkunft der Kinder
auch bei deren Abwesenheit bereithalten müssen. Gemäss der Verordnung über die
Volksschule, die nach der Gesetzesänderung angepasst wurde, sollen Schulgemeinden
von den Erziehungsberechtigten für obligatorische Lagerwochen pauschal maximal 200
Franken, für Schneesportlager pro Woche maximal 300 Franken erheben können.
Tatsächlich dürften die Verpflegungskosten indessen je nach Alter des Kindes nur
zwischen 10 und 16 Franken pro Tag betragen. Unter diesem Gesichtspunkt lässt sich
die fragliche Bestimmung ebenfalls nicht mit Artikel 19 BV vereinbaren.

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Lausanne, le 29 décembre 2017
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 7 décembre 2017 (2C_206/2016)
Participation des parents aux coûts : annulation de deux dispositions de la loi sur l'école obligatoire du canton de Thurgovie
Le Tribunal fédéral annule deux dispositions de la loi thurgovienne sur l'école
obligatoire. Celles-ci prévoyaient la possibilité de prélever une participation auprès
des parents pour les éventuels coûts de cours de langues (allemand) en faveur de
leurs enfants, ainsi que de manifestations scolaires obligatoires. Ces deux dispositions ne sont pas compatibles avec le droit constitutionnel à un enseignement de
base gratuit.
En 2015, le Grand Conseil du canton de Thurgovie a adopté une modification du §  39
de la loi cantonale sur l'école obligatoire. Cette disposition prévoyait que dans certains
cas, il était possible de contraindre les élèves à suivre des cours de langue. Une participation aux coûts engendrés par ces cours, ainsi que par l'engagement d'un éventuel
service d'interprétation, pouvait être mise à la charge des parents. En outre, les parents
pouvaient être astreints à contribuer aux frais de sorties scolaires, d'excursions, de
camps et d'autres manifestations obligatoires. Quatre personnes ont interjeté recours
auprès du Tribunal fédéral contre cette nouvelle réglementation entrée en vigueur le
1er août 2016.
Le Tribunal fédéral admet le recours et annule les dispositions contestées. Selon les
travaux législatifs, la réglementation relative à la participation des parents aux frais de
cours de langue visait avant tout l'intégration des personnes étrangères ; les parents qui
n'auraient pas fait l'effort d'apprendre à suffisance et en temps voulu la langue allemande à leurs enfants devaient s'attendre à subir des conséquences financières pour
des cours de langue supplémentaires. L'article 19 de la Constitution fédérale (Cst.)
garantit un enseignement de base suffisant et gratuit. Ce droit constitutionnel vise aussi
l'égalité des chances dans la formation. Dans la mesure où une école estime qu'un
cours de langue est nécessaire pour un enfant, afin que celui-ci puisse bénéficier d'une
offre de formation suffisante, elle ne saurait requérir des parents qu'ils y participent
financièrement. Seule la possibilité d'obliger des élèves à suivre des cours de langue
supplémentaires pourrait être admissible, dès lors que des connaissances linguistiques
constituent une condition essentielle pour l'intégration scolaire et le développement.
Il résulte en outre de l'article 19 Cst. que tous les moyens nécessaires servant directement le but de l'enseignement obligatoire doivent être mis gratuitement à disposition. En
font également partie les frais relatifs aux excursions et aux camps, dans la mesure où
la participation de l'élève à ces événements est obligatoire. Dans ce cas, les parents ne
peuvent être amenés à supporter que les frais qu'ils ont économisés en raison de
l'absence de leurs enfants. N'entrent ainsi en ligne de compte que les frais alimentaires,
puisque les parents doivent également subvenir à l'hébergement de leurs enfants
lorsque ceux-ci sont absents. Conformément à l'ordonnance sur l'école obligatoire, qui a
été adaptée à la suite de la modification légale, les communes scolaires ne peuvent
prélever auprès des parents qu'un montant forfaitaire d'au plus 200 francs pour une
semaine de camps obligatoire et d'au plus 300 francs pour un camp de ski. Selon l'âge
de l'enfant, les frais alimentaires ne peuvent effectivement s'élever qu'à un montant
compris entre 10 et 16 francs par jour. Partant, la disposition en cause n'est pas non
plus compatible avec l'article 19 Cst.

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