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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 30. April 2020
Embargo: 30. April 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 31. März 2020 (2C_447/2019)
Ausschaffungshaft in speziellen Hafteinrichtungen zu vollziehen 
– Ausnahmen nur in begründeten Fällen 
Die Inhaftierung einer ausländischen Person im Hinblick auf eine Ausschaffung
muss grundsätzlich in einer speziell dafür vorgesehenen Hafteinrichtung erfolgen.
Eine kurzzeitige Unterbringung in einem abgetrennten Bereich einer ordentlichen
Haftanstalt ist nur in seltenen Ausnahmefällen zulässig. Vorliegend ist die zwecks
Ausschaffung erfolgte viertägige Unterbringung eines Mannes in einem separaten
Trakt des Regionalgefängnisses Bern gestützt auf die spezifischen Umstände des
Einzelfalls nicht zu beanstanden.
Das Amt für Migration und Personenstand des Kantons Bern hatte am 17. Juni 2019
einen Mann in Ausschaffungshaft genommen, dessen Asylgesuch 2018 abgewiesen
worden war. Der Rückflug in sein Heimatland war für den 21. Juni 2019 geplant. Bis
dahin wurde er im Trakt für Administrativhaft im Regionalgefängnis Bern untergebracht.
Nachdem er sich geweigert hatte, den Rückflug anzutreten, wurde er erneut in Ausschaffungshaft versetzt. Er verblieb vorerst bis zum 27. Juni 2019 wiederum im Regionalgefängnis. Anschliessend erfolgte seine Unterbringung im Ausschaffungsgefängnis
Moutier. Das Verwaltungsgericht des Kantons Bern kam auf Beschwerde des Mannes
zum Schluss, dass der Vollzug der Ausschaffungshaft vom 21. bis zum 27. Juni 2019
unrechtmässig gewesen sei, da er in einer Zelle zusammen mit Strafgefangenen oder
Untersuchungshäftlingen untergebracht worden sei. Die zuvor erfolgte mehrtägige
Unterbringung im gesonderten Teil des Regionalgefängnisses sei nicht zu beanstanden.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Der Vollzug von administrativer Haft gegen Ausländer im Zusammenhang mit einer Aus- oder Wegweisung ist in
Artikel 81 Absatz 2 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) geregelt. Gemäss
dieser Bestimmung ist die Haft in Einrichtungen zu vollziehen, die dem Vollzug der
Vorbereitungs-, Ausschaffungs- und Durchsetzungshaft dienen; ist dies insbesondere
aus Kapazitätsgründen in Ausnahmefällen nicht möglich, so sind die inhaftierten Ausländerinnen und Ausländer gesondert von Personen in Untersuchungshaft oder im Strafvollzug unterzubringen. Die genaue Tragweite dieser Bestimmung ist aufgrund der allgemeinen Auslegungsregeln festzulegen. Da das Schengenabkommen betroffen ist, ist
zusätzlich die Vereinbarkeit der schweizerischen Umsetzungsgesetzgebung mit den
einschlägigen Vorgaben der Europäischen Union zu beachten. Das Bundesgericht
kommt zum Schluss, dass eine ausländerrechtliche Festhaltung sowohl nach nationalem
als auch nach internationalem Recht grundsätzlich in speziell hierfür konzipierten Einrichtungen zu erfolgen hat, deren Haftbedingungen und baulichen Elemente unterstreichen, dass die Festhaltung administrativer Natur ist und in keinem Zusammenhang
mit einem Strafvollzug oder Untersuchungshaft steht. In begründeten Ausnahmefällen
kann die Haft in ordentlichen Haftanstalten vollzogen werden, wenn die Trennung von
anderen Häftlingen sichergestellt bleibt. Die Zulässigkeit einer solchen Festhaltung kann
nur im Bereich weniger Stunden oder Tage liegen. Im konkreten Fall kann der eigenständige Trakt für Administrativhaft im Regionalgefängnis nicht als spezielle Anstalt
gelten. Dennoch wurde für die Periode vom 17. bis zum 20. Juni 2019 gestützt auf die
speziellen Umstände Artikel 81 Absatz 2 AIG nicht verletzt: Der Betroffene hat sich
während vier Tagen im Trakt für Administrativhaft des Regionalgefängnisses im Hinblick
darauf befunden, dass er innert 96 Stunden ausgeschafft werden sollte. Eine Unterbringung im Ausschaffungsgefängnis Moutier hätte den geplanten Ablauf der Ausschaffung
übermässig erschwert.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 30 avril 2020
Embargo : 30 avril 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 31 mars 2020 (2C_447/2019)
La détention en vue du renvoi doit être effectuée dans un 
établissement dédié – Les exceptions ne sont admises que dans 
des cas justifiés
La détention d'un ressortissant étranger en vue de son renvoi doit, en principe, avoir
lieu dans un établissement servant spécialement à la détention en vue du renvoi. Un
placement temporaire dans un secteur particulier d'un établissement pénitencier
ordinaire n'est possible que dans de rares cas d'exception. En l'espèce, compte tenu
des circonstances spécifiques du cas particulier, le placement durant quatre jours
d'un homme dans un secteur séparé de la prison régionale de Berne en vue de son
renvoi est admissible.
Le 17 juin 2019, l'Office de la population et des migrations du canton de Berne a mis un
homme, dont la demande d'asile avait été rejetée en 2018, en détention en vue de son
renvoi. Le vol de retour dans son pays d'origine était prévu pour le 21  juin 2019. Jusqu'à
cette date, cet homme a été détenu dans un secteur dédié aux détentions administratives de la prison régionale de Berne. Après qu'il a refusé de prendre le vol de retour
prévu, il a à nouveau été placé en détention en vue du renvoi. Dans un premier temps, il
est resté à la prison régionale jusqu'au 27  juin 2019. Par la suite, sa détention a été
exécutée dans un établissement dédié aux renvois à Moutier. Sur recours de l'homme,
le Tribunal administratif du canton de Berne a jugé que l'exécution de la détention,
intervenue du 21 au 27  juin 2019, était illégale, car l'intéressé avait partagé sa cellule
avec des détenus en exécution de peine ou en détention provisoire. En revanche, les
jours passés précédemment dans une partie dédiée aux détentions administratives de la
prison régionale n'étaient pas critiquables.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'homme. L'exécution de la détention administrative de ressortissants étrangers en vue de leur renvoi ou leur expulsion est réglée à
l'article 81 alinéa 2 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI). A teneur de
cette disposition, la détention a lieu dans un établissement servant à l’exécution de la
détention en phase préparatoire, de la détention en vue du renvoi ou de l’expulsion ou
de la détention pour insoumission. Si ce n’est exceptionnellement pas possible, notamment pour des raisons de capacités, les étrangers doivent être détenus séparément des
personnes en détention provisoire ou purgeant une peine. La portée exacte de cette
disposition doit être déterminée en application des principes généraux d'interprétation.
Dans la mesure où l'accord de Schengen est concerné, il faut également veiller à ce
que l'application des dispositions d'application suisses soient compatibles avec les prescriptions pertinentes de l'Union européenne. Le Tribunal fédéral arrive à la conclusion
qu'aussi bien en application du droit national que du droit international, une détention en
matière de droit des étrangers doit en principe intervenir dans un établissement spécialement prévu pour un tel cas de figure. Les conditions de détention et les éléments
architecturaux du bâtiment doivent souligner qu'il s'agit d'une détention de nature administrative qui n'est en aucun cas en lien avec une exécution de peine ou une détention
provisoire. Dans certains cas exceptionnels, la détention peut être exécutée dans des
établissements pénitenciers ordinaires, lorsqu'est garantie la séparation d'avec les
autres détenus. Une telle détention n'est admissible que lorsqu'elle est limitée à
quelques heures ou jours. Dans le cas d'espèce, le secteur dédié aux détentions administratives de la prison régionale ne saurait être considéré comme un établissement
spécial. Néanmoins, sur le vu des circonstances du cas concret, une détention du 17 au
20 juin 2019 ne constitue pas une violation de l'article 81 alinéa 2 LEI  : l'intéressé s'est
trouvé durant quatre jours dans le secteur dédié aux détentions administratives de la
prison régionale, en raison du fait qu'il devait être renvoyé dans les 96 heures. Un
placement dans l'établissement de Moutier, dédié aux renvois, aurait rendu bien plus
difficile le déroulement du renvoi prévu.

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