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Lausanne, 24. Juni 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. Juni 2014 (4A_233/2013)
Klausel für allgemeine Lohnerhöhung in GAV gültig
Das Bundesgericht bestätigt die Gültigkeit der Klausel für eine allgemeine Lohnerhöhung in einem Gesamtarbeitsvertrag (GAV). Solche "begrenzten Effektivklauseln"  
stellen keinen übermässigen Eingriff in die Vertragsfreiheit der Parteien des Einzelarbeitsvertrages dar, weil die bereits über dem Mindestlohn liegenden Saläre nach  
der Erhöhung wieder auf das frühere Niveau gesenkt werden können.
Der allgemein verbindlich erklärte GAV für das Plattenlegergewerbe der Gebiete Bern,  
Zentralschweiz und Zürich sowie den Bezirk Baden des Kantons Aargau enthielt eine  
Bestimmung, wonach per 1. Oktober 2006 bestimmte Kategorien von Arbeitnehmern  
eine Lohnerhöhung von 100 Franken pro Monat erhalten. Die Klausel sah vor, dass die  
Lohnerhöhung auf den effektiv bezahlten Löhnen und damit auch dann gewährt wird,  
wenn der bisherige Lohn bereits über dem neuen Mindestlohn liegt. Solche "Effektivklauseln" kommen in GAV regelmässig vor. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Zentralen Paritätischen Berufskommission Plattenleger an seiner öffentlichen Beratung vom Dienstag teilweise gut und entscheidet, dass die fragliche GAV-Bestimmung als "begrenzte Effektivklausel" zulässig  
ist. Gemäss solchen Klauseln erfolgt zwar bei allen betroffenen Arbeitnehmern eine  
Erhöhung des Lohns. Bei Angestellten, deren Salär bereits über dem Minimallohn gemäss GAV liegt, kann jedoch eine Kompensation der Erhöhung durch eine entsprechende Senkung des übertariflichen Lohnanteils erfolgen. Der ausbezahlte Lohn entspricht in  
diesem Fall dem früheren. Diese Anpassung kann gemäss dem Urteil des Bundesgerichts entweder einvernehmlich zwischen Arbeitgeber und Arbeitnehmer erfolgen. Wo  
der Arbeitnehmer nicht einverstanden ist, müsste der Arbeitgeber auf dem Weg der  
Änderungskündigung vorgehen. 
Mit einer begrenzten Effektivklausel greifen die Tarifpartner des GAV laut Bundesgericht  
zwar in die Vertragsfreiheit der Parteien des Einzelarbeitsvertrages ein. Angesichts der  
Korrekturmöglichkeiten bei den übertariflichen Salären ist der Eingriff aber nicht  
übermässig. Zu berücksichtigen ist weiter, dass begrenzte Effektivklauseln einen ähnlich  
intensiven Eingriff darstellen wie etwa GAV-Bestimmungen zur Zahlung eines 13. Monatslohns, die unbestrittenermassen zulässig sind.

--- French ---
Lausanne, le 24 juin 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 juin 2014 (4A_233/2013)
Validité d'une clause d'une CCT prévoyant une augmentation  
générale des salaires
Le Tribunal fédéral confirme la validité de la clause prévoyant une augmentation  
générale des salaires, insérée dans une convention collective de travail (CCT). De  
telles "clauses d'effectivité limitées" ne constituent pas une atteinte disproportionnée à la liberté contractuelle des parties au contrat de travail, car les salaires déjà  
supérieurs au salaire minimal peuvent être ramenés, après l'augmentation, à leur  
niveau antérieur.
La CCT pour le carrelage des régions de Berne, Suisse centrale, Zurich et le district de  
Baden du canton d'Argovie, dont le champ d'application a été étendu, contenait une  
clause octroyant, à compter du 1er octobre 2006, une augmentation de salaire de  
100 fr. par mois à certaines catégories de travailleurs. Selon cette clause, l'augmentation de salaire était accordée sur les salaires effectivement payés, de sorte qu'elle  
s'appliquait aussi lorsque le salaire en vigueur était déjà supérieur au nouveau salaire  
minimal. De telles "clauses d'effectivité" figurent régulièrement dans les CCT.
Lors de sa séance publique de mardi, le Tribunal fédéral admet partiellement le recours  
de la commission professionnelle paritaire centrale des carreleurs et juge la clause  
litigieuse de la CCT admissible en tant que "clause d'effectivité limitée". Les clauses de  
ce genre entraînent certes une augmentation du salaire de tous les travailleurs concernés. Cependant, dans le cas des travailleurs dont le salaire est déjà supérieur au salaire  
minimal fixé par la CCT, il est possible de compenser l'augmentation par une réduction  
équivalente de la part du salaire se situant au-dessus du niveau tarifaire. Le salaire  
versé correspondra alors à l'ancien salaire. Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, cette correction peut être opérée d'un commun accord entre l'employeur et le travailleur. Si le  
travailleur ne l'acceptait pas, l'employeur devrait procéder par la voie du congé-modification.
En adoptant une clause d'effectivité limitée, les partenaires tarifaires de la CCT portent  
certes atteinte à la liberté contractuelle des parties au contrat de travail, d'après le Tribunal fédéral. Toutefois, eu égard aux correctifs possibles pour les salaires dépassant  
le niveau tarifaire, il ne s'agit pas d'une atteinte disproportionnée. Il faut encore prendre  
en considération le fait que l'atteinte portée par les clauses d'effectivité limitées est  
d'une intensité comparable à celle qui résulte, par exemple, des clauses de CCT prévoyant le versement d'un 13e salaire mensuel, lesquelles sont sans conteste admissibles.

--- Italian ---