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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Dezember 2015
Embargo: 22. Dezember 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. November 2015 (5A_202/2015)
Gemeinsame elterliche Sorge: Isolierter Konflikt ist kein Grund für 
Alleinzuteilung
Die von der Mutter befürchtete Ausweitung des Konflikts mit dem Vater bei gemeinsamem Sorgerecht bildet keinen Grund, ihr die alleinige elterliche Sorge für die Tochter zu übertragen. Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Frau ab und betont
die Pflicht der Eltern, das gemeinsame Sorgerecht zum Wohl des Kindes auszuüben.
Die unverheirateten Eltern eines heute 9 Jahre alten Mädchens hatten praktisch nie
zusammen gewohnt. Seit seiner Geburt lebt das Kind bei der Mutter. Im Frühjahr 2014
teilte diese dem Vater mit, dass sie mit der Tochter und ihrem heutigen Ehemann nach
Katar ziehe, wo dieser für einige Zeit beruflich tätig sein werde. Der Vater reagierte
darauf mit einer Gefährdungsmeldung und dem Begehren, die Obhut über die Tochter
auf ihn zu übertragen. Die Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde Meilen (ZH)
erlaubte der Mutter im Juli 2014, den Aufenthaltsort der Tochter nach Katar zu verlegen,
und erteilte den Eltern gleichzeitig das gemeinsame Sorgerecht.
Vor Bundesgericht beantragte die Mutter die Alleinzuteilung der elterlichen Sorge. Das
Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Nach der am 1. Juli 2014 in Kraft getretenen
Sorgerechtsnovelle steht das Sorgerecht den Eltern unabhängig von ihrem Zivilstand
grundsätzlich gemeinsam zu. Gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung muss die
Alleinzuteilung des Sorgerechts eine eng begrenzte Ausnahme bleiben. Vorliegend sind
zwar im Zusammenhang mit dem Wegzug der Mutter und der Tochter nach Katar
Defizite beim Kooperationswillen der Eltern zu Tage getreten. Es bestehen jedoch keine
Anhaltspunkte, dass sich die Eltern abgesehen vom Konflikt um den Aufenthaltsort des
Kindes in grundsätzlicher oder unüberwindbarer Weise über die Belange des Kindes gestritten hätten. Die Behauptung der Mutter, dass bei Erteilung des gemeinsamen Sorgerechts eine Ausweitung des Konflikts vorprogrammiert sei, stellt keinen genügenden
Grund für die Alleinzuteilung der elterlichen Sorge dar. Es war nicht die Meinung des
Gesetzgebers, dass ein Elternteil aus dem abstrakten Verweis auf einen Konflikt einen
Anspruch auf Alleinsorge ableiten können soll. Auch die prozessualen Auseinandersetzungen der Eltern im Rahmen eines gerichtlichen Verfahrens sind für sich genommen in der Regel noch kein Grund für eine Alleinzuteilung.
Das Bundesgericht betont, dass die Eltern ihre Rechte und Pflichten, die mit dem Sorgerecht verbunden sind, zum Wohle des Kindes auszuüben haben. Im Rahmen ihrer
Möglichkeiten haben sie alles zu unternehmen, was zur gedeihlichen Entwicklung des
Kindes erforderlich ist. Das bedeutet auch, dass sie das Kind aus dem elterlichen
Konflikt herauszuhalten haben. Das gemeinsame Sorgerecht kann in effektiver Weise
und zum Vorteil des Kindes nur ausgeübt werden, wenn die Eltern ein kooperatives
Verhalten an den Tag legen und bei der gemeinsamen Kommunikation die ihnen zumutbaren Anstrengungen unternehmen. Zudem haben beide Elternteile mit Blick auf das
Wohl des Kindes die Pflicht, eine gute Beziehung zum jeweils anderen Elternteil zu
fördern. Halten sich die Eltern nicht an diese Spielregeln, droht das Kind in einen
Loyalitätskonflikt zu geraten.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 décembre 2015
Embargo : 22 décembre 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 novembre 2015 (5A_202/2015)
Autorité parentale conjointe  : un conflit isolé n'est pas un motif 
d'attribution exclusive
La crainte de la mère que le conflit avec le père ne s'étende en cas d'autorité
parentale conjointe ne constitue pas un motif de lui attribuer l'autorité parentale
exclusive sur sa fille. Le Tribunal fédéral rejette le recours de la mère et souligne le
devoir des parents d'exercer l'autorité parentale conjointe dans l'intérêt de l'enfant.
Les parents non mariés d'une fillette aujourd'hui âgée de 9 ans n'avaient pratiquement
jamais habité ensemble. Depuis sa naissance, l'enfant vit auprès de sa mère. Au printemps 2014, celle-ci a informé le père qu'elle allait se rendre au Qatar avec sa fille et
son mari actuel, où ce dernier exercerait pour quelque temps son activité professionnelle. Le père a réagi en effectuant un signalement et en demandant que la garde de sa
fille lui soit confiée. En juillet 2014, l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte de
Meilen (ZH) a autorisé la mère à déplacer le lieu de résidence de l'enfant au Qatar et a
accordé en même temps l'autorité parentale conjointe aux père et mère.
Devant le Tribunal fédéral, la mère a conclu à ce que l'autorité parentale lui soit exclusivement attribuée. Le Tribunal fédéral rejette le recours. Après l'entrée en vigueur de la
novelle concernant l'autorité parentale le 1er juillet 2014, celle-ci est en règle générale
détenue en commun par les parents indépendamment de leur état civil. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l'attribution exclusive de l'autorité parentale doit rester
une exception étroitement limitée. En l'espèce, un manque de volonté de coopérer des
parents a certes été révélé en rapport avec le départ de la mère et de la fille pour le
Qatar. Il n'existe cependant aucun indice que les parents, abstraction faite de leur
désaccord concernant le lieu de résidence de l'enfant, soient en litige concernant les
intérêts de celle-ci. L'allégation de la mère selon laquelle une aggravation du conflit
serait programmée en cas d'octroi de l'autorité parentale conjointe ne constitue pas une
raison suffisante pour l'attribution exclusive de l'autorité parentale. Il n'était pas de l'avis
du législateur qu'un parent puisse déduire un droit à l'autorité parentale exclusive en se
référant à un conflit de manière abstraite. Même les démêlés entre les parents dans le
cadre d'une procédure judiciaire ne justifient généralement pas encore, en tant que tels,
une attribution exclusive.
Le Tribunal fédéral souligne que les parents doivent exercer leurs droits et devoirs liés à
l'autorité parentale dans l'intérêt de l'enfant. Ils doivent entreprendre, en fonction de
leurs possibilités, tout ce qui est nécessaire au bon développement de celui-ci. Cela
signifie aussi qu'ils doivent tenir l'enfant en dehors du conflit parental. L'autorité parentale conjointe ne peut s'exercer de manière effective et avantageuse pour l'enfant que
lorsque les parents sont prêts à coopérer et entreprennent les efforts qui peuvent
raisonnablement leur être imposés en cas de communication commune. En outre, les
deux parents ont le devoir, au regard du bien de l'enfant, de favoriser réciproquement
une bonne relation entre eux. Si les parents ne s'en tiennent pas à ces règles, l'enfant
risque de tomber dans un conflit de loyauté.

--- Italian ---