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Lausanne, 3. Januar 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. Dezember 2017 (2C_685/2016, 2C_806/2016)
Urheberrechtliche Vergütungspflicht für Radio- und TV-Verbreitung
in Hotelzimmern
Die Verbreitung von Radio- und Fernsehsendungen in Gästezimmern von Hotels und
anderen Gastgewerbebetrieben unterliegt der urheberrechtlichen Vergütungspflicht.
Allerdings ist der entsprechende Gemeinsame Tarif "3a Zusatz" der UrheberrechtsVerwertungsgesellschaften nicht rückwirkend auf den 1. Januar 2013 anzuwenden,
sondern aus praktischen Gründen erst ab dem 8. Juli 2015. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerden von GastroSuisse und hoteleriesuisse teilweise gut. 
Der Gemeinsame Tarif "3a Zusatz" betrifft die Urheberrechts-Entschädigungen für den
Sendeempfang und für Aufführungen von Ton- und Tonbildträgern in Gemeinschaftsräumen und Gästezimmern von Hotels, Spitälern, Gefängnissen und Ferienwohnungen.
Die Eidgenössische Schiedskommission für die Verwertung von Urheberrechten und
verwandten Schutzrechten (ESchK) hatte 2015 auf Antrag der fünf in diesem Bereich
zugelassenen Urheberrechts-Verwertungsgesellschaften den Gemeinsamen Tarif "3a
Zusatz" abschliessend genehmigt. Die ESchK legte dabei fest, dass der Tarif rückwirkend per 1. Januar 2013 in Kraft gesetzt werden könne. Bezüglich der Anwendung
des Tarifs "3a Zusatz" bei Hotelzimmern gelangten die Verbände GastroSuisse und
hoteleriesuisse gegen den Genehmigungsentscheid der ESchK mit Beschwerden ans
Bundesverwaltungsgericht. Dieses kam zum Schluss, dass der Sendeempfang in
Gästezimmern von Hotels grundsätzlich vergütungspflichtig und der Tarif rückwirkend
auf den 1. Januar 2013 anzuwenden sei.
Das Bundesgericht heisst die dagegen erhobenen Beschwerden der beiden Verbände
bezüglich des Rückwirkungszeitpunkts gut und weist sie im Übrigen ab. Bei der
Hausverteileranlage eines Hotels für Radio- und Fernsehsignale handelt es sich um eine
gebührenpflichtige "Weitersendung" im Sinne von Artikel 10 Absatz 2 Buchstabe e des
Urheberrechtsgesetzes (URG). Das Bundesverwaltungsgericht ist insofern zu Recht
davon ausgegangen, dass der Hotelier, der in der Regel einen Gewinnzweck verfolgt,
diesbezüglich keinen erlaubten und vergütungsfreien Eigengebrauch geltend machen
kann. Es liegt auch kein von der Vergütungspflicht ausgenommenes "Weitersenden" an
eine kleine Empfängerzahl im Sinne von Artikel 22 Absatz 2 URG vor. Sodann
vermögen die beschwerdeführenden Verbände mit ihren Einwänden nicht aufzuzeigen,
inwiefern der angefochtene Tarif unangemessen sein sollte, beziehungsweise inwiefern
das Bundesverwaltungsgericht diese Prüfung bundesrechtswidrig vorgenommen haben
sollte. Was die Anwendung des Tarifs ab dem 1. Januar 2013 betrifft, erscheint die
Dauer dieser Rückwirkung weder als massvoll noch als angemessen. Zu beachten ist
diesbezüglich, dass den Beschwerden der beiden Verbände für die Zeit vor dem 8. Juli
2015 die aufschiebende Wirkung zuerkannt wurde. Seit dem 8. Juli 2015 werden die
Vergütungen gemäss dem Tarif "3a Zusatz" in Rechnung gestellt, was offenbar alle
Beteiligten nicht vor grössere Probleme gestellt hat. Es rechtfertigt sich deshalb aus
praktischen Gründen, den Zeitpunkt der Rückwirkung auf den 8. Juli 2015 festzulegen.

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Lausanne, le 3 janvier 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 décembre 2017 (2C_685/2016, 2C_806/2016)
Redevance de droits d'auteur pour la diffusion d'émissions radio et
TV dans des chambres d'hôtel
La diffusion d'émissions de radio et de télévision dans des chambres d'hôtel et
d'autres établissements de l'industrie hôtelière est soumise à la redevance de droits
d'auteur. Toutefois, pour des motifs pratiques, le tarif complémentaire au tarif
commun 3a des sociétés de gestion de droits d'auteur y relatif ne doit pas être
appliqué avec effet rétroactif au 1 er janvier 2013, mais seulement à partir du 8 juillet
2015. Le Tribunal fédéral admet partiellement les recours de GastroSuisse et
hoteleriesuisse.
Le tarif complémentaire au tarif commun 3a concerne les redevances dues au titre des
droits d'auteur pour la réception d'émissions et pour l'exécution de phonogrammes et
vidéogrammes dans des espaces communs et des chambres d'hôtels, d’hôpitaux, de
prisons et d'appartements de vacances. A la demande de cinq sociétés de gestion de
droits d'auteur agréées dans ce domaine, la Commission arbitrale fédérale pour la
gestion de droits d'auteur et de droits voisins (CAF) a approuvé en 2015 le tarif
complémentaire au tarif commun 3a. Dans ce cadre, la CAF a décidé que le tarif pouvait
entrer en vigueur avec effet rétroactif au 1 er janvier 2013. Les associations GastroSuisse
et hoteleriesuisse, contestant l'application du tarif complémentaire 3a aux chambres
d'hôtels, ont recouru contre la décision d'approbation de la CAF au Tribunal administratif
fédéral. Celui-ci a conclu que la réception d'émissions dans des chambres d'hôtels était
en principe soumise à la redevance et que le tarif devait être appliqué avec effet
rétroactif au 1er janvier 2013. 
Le Tribunal fédéral admet les recours formés contre cet arrêt par les deux associations
en ce qui concerne le point de départ de l'effet rétroactif et les rejette pour le surplus.
L'utilisation par un hôtel d'une installation qui diffuse des signaux radio et télévisuels
constitue une « retransmission » soumise à la redevance au sens de l'article 10 alinéa 2
lettre e de la loi sur le droit d'auteur (LDA). Dans ce contexte, c'est à juste titre que le
Tribunal administratif fédéral a considéré que l'hôtelier, qui poursuit en règle générale
un but lucratif, ne peut pas faire valoir un usage privé autorisé et exonéré de la
redevance. Il ne s'agit pas non plus d'une «  retransmission » destinée à un petit nombre
d'usagers exonérée de la redevance au sens de l'article 22 alinéa 2 LDA. Par ailleurs,
les associations recourantes ne parviennent pas à démontrer par leurs arguments en
quoi le tarif querellé serait inopportun ou dans quelle mesure le Tribunal administratif
fédéral aurait examiné ce point de manière contraire au droit fédéral. En ce qui
concerne l'application du tarif à partir du 1 er janvier 2013, la durée de cet effet rétroactif
n'apparaît ni raisonnable, ni opportune. Il convient à cet égard de prendre en
considération le fait que l'effet suspensif a été accordé aux recours des deux
associations pour la période antérieure au 8 juillet 2015. Depuis cette date, les
redevances sont facturées selon le tarif complémentaire 3a, ce qui n'a visiblement pas
posé de problèmes majeurs aux acteurs concernés. Il se justifie en conséquence, pour
des motifs pratiques, de fixer le point de départ de l'effet rétroactif au 8 juillet 2015.

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