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--- German ---
Lausanne, 7. April 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 21. März 2017 (1B_114/2016, 1B_115/2016, 1B_116/2016, 1B_117/2016, 
1B_118/2016, 1B_119/2016, 1B_122/2016)
Verdeckte Ermittlung und Audio-Überwachung rechtmässig
Die Anordnung einer verdeckten Ermittlung gegen ein Elternpaar, das von der
Staatsanwaltschaft des Kantons Solothurn der Tötung des Sohnes und der schweren
Körperverletzung der Tochter verdächtigt wird, war rechtmässig. Ebenfalls nicht zu
beanstanden ist entgegen der Ansicht des Obergerichts des Kantons Solothurn die
Abhörung der Wohnungen des Elternpaars. Das Bundesgericht heisst die entsprechenden Beschwerden der Staatsanwaltschaft des Kantons Solothurn gut. Eine
weitere Beschwerde weist es hingegen ab.
Die Solothurner Staatsanwaltschaft führt gegen das Elternpaar eine Strafuntersuchung
wegen des Verdachts der vorsätzlichen Tötung des Sohnes im Jahr 2010 und der
schweren Körperverletzung der Tochter im Jahr 2012. Zur Aufklärung der mutmasslichen Delikte ordnete die Staatsanwaltschaft den Einsatz verdeckter Ermittler gegen
das Elternpaar sowie eine Audio-Überwachung von dessen Wohnungen an. Nach
Beendigung der Massnahmen wurden die Betroffenen darüber in Kenntnis gesetzt. Das
Obergericht des Kantons Solothurn kam auf ihre Beschwerde hin 2016 zum Schluss, die
Anordnung der verdeckten Ermittlung und die Audio-Überwachung seien unrechtmässig
gewesen. 
Das Bundesgericht heisst die dagegen erhobenen Beschwerden der Staatsanwaltschaft
gut. Die Voraussetzungen der Strafprozessordnung für eine Audio-Überwachung und
die Anordnung einer verdeckten Ermittlung waren erfüllt, zumal die vorgeworfenen Straftaten ausserordentlich schwer wiegen und die Staatsanwaltschaft beweismässig nicht
weiter kam, obwohl sie alle anderen ihr zur Verfügung stehenden Mittel ausgeschöpft
hatte. Entgegen der Ansicht der Vorinstanz steht dem Einsatz verdeckter Ermittler nicht
entgegen, dass die Beschuldigten im Rahmen der Ermittlungen von ihrem Recht auf
Aussageverweigerung Gebrauch gemacht haben. Allerdings setzt dieser Umstand der
verdeckten Ermittlung Grenzen. Unzulässig wäre es, wenn ein verdeckter Ermittler
einem Beschuldigten unter Ausnützung des geschaffenen Vertrauensverhältnisses
Fragen unterbreitet, die in der Einvernahme gestellt wurden und ihn zur Aussage drängt.
Die Anordnung der verdeckten Ermittlung wäre vorliegend höchstens dann unzulässig
gewesen, wenn die Staatsanwaltschaft die Ermittler zum vornherein dazu angehalten
hätte, in dieser Weise vorzugehen. Dafür gibt es aber keine Anhaltspunkte. Eine andere
Frage ist, ob die verdeckten Ermittler in der Folge bei ihrem Einsatz das Mass des
Zulässigen überschritten haben. Dies wird vom zuständigen Sachgericht zu beurteilen
sein, sofern es zu einer Anklage kommt.
Als rechtmässig erweist sich auch die Abhörung der Wohnungen der Beschuldigten,
weshalb die daraus gewonnenen Erkenntnisse verwertet werden dürfen. Der Kerngehalt
der verfassungsmässigen Rechte der Beschuldigten wurde durch die Abhörung nicht
verletzt. Diese war auch verhältnismässig. Insbesondere ist die Anordnung einer Abhörung nicht auf Straftaten beschränkt, bei denen ein kriminelles Umfeld oder organisierte
Kriminalität besteht. 
Eine weitere Beschwerde der Staatsanwaltschaft weist das Bundesgericht ab. Diese
stand im Zusammenhang mit dem Umstand, dass die Staatsanwaltschaft bei der beschuldigten Frau und ihrem neuen Lebenspartner eine Hausdurchsuchung durchgeführt,
Datenträger beschlagnahmt und sich darauf befindliche Fotos gelöscht hatte, welche sie
von den verdeckten Ermittlern gemacht hatten. Das Bundesgericht bestätigt die Ansicht
des Solothurner Obergerichts, dass der diesbezügliche Eingriff in die Grundrechte der
Betroffenen unverhältnismässig war.

--- French ---
Lausanne, le 7 avril 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 21 mars 2017 (1B_114/2016, 1B_115/2016, 1B_116/2016, 1B_117/2016, 
1B_118/2016, 1B_119/2016, 1B_122/2016)
Licéité de mesures d'investigation secrète et de mise sous écoute
La mise en oeuvre d'une investigation secrète contre un couple, soupçonné par le
Ministère public du canton de Soleure d'homicide de leur fils et de lésions
corporelles graves à l'encontre de leur fille, était licite. Tel est également le cas de la
mise sous écoute des appartements du couple. Le Tribunal fédéral admet les recours
déposés par le Ministère public soleurois. Un autre recours déposé par ce dernier est
en revanche rejeté.
Le Ministère public soleurois mène une enquête contre un couple pour les chefs de
prévention d'homicide intentionnel de leur fils en 2010 et de lésions corporelles graves à
l'encontre de leur fille en 2012. Dans le cadre de l'instruction, le Ministère public a
ordonné une investigation secrète – par le biais d'agents infiltrés –, ainsi que la mise
sous écoute des appartements des prévenus. Une fois terminées, ces mesures ont été
portées à la connaissance des prévenus. A la suite des recours intentés par ces
derniers en 2016, le Tribunal cantonal soleurois a considéré que la mise en œuvre d'une
investigation secrète, ainsi que la mise sur écoute ordonnées étaient illicites.
Le Tribunal fédéral admet les recours en matière pénale déposés par le Ministère public
à l'encontre de ces jugements. Les conditions du code de procédure pénale permettant
la mise sous écoute et la mise en œuvre d'une investigation secrète étaient réalisées,
dès lors que les faits examinés sont extrêmement graves et que le Ministère public a
épuisé tous les autres moyens de preuve à sa disposition. Contrairement à ce que la
cour cantonale a retenu, le recours à des agents infiltrés ne violait pas le droit de se
taire dont se sont prévalus les prévenus au cours de l'instruction. Cependant, une telle
invocation pose des limites lors de la mise en oeuvre de l'investigation secrète. Il serait
en effet inadmissible que les agents infiltrés, sous couvert de la relation de confiance
établie avec le prévenu dans le cadre de leur mission, leur permette de soulever des
questions auxquelles le prévenu pourrait, au cours d'une audition, refuser de répondre.
La mise en oeuvre d'une investigation secrète serait dans le cas présent d'autant plus
inadmissible si le Ministère public avait incité les agents infiltrés à procéder de cette
manière. Il n'y a cependant aucun élément permettant de considérer que tel aurait été le
cas en l'espèce. Déterminer ensuite si les agents infiltrés ont dépassé ce qu'ils étaient
autorisés à faire dans le cadre de leur mission est une autre question, sur laquelle le
juge du fond sera appelé à statuer, pour autant qu'il y a mise en accusation.
La mise sous écoute des appartements des prévenus est également licite, les données
récoltées pouvant en conséquence être utilisées. Le noyau intangible des droits constitutionnels des prévenus n'est ainsi pas violé par leur mise sous écoute. Cette mesure
est aussi conforme au principe de proportionnalité. En particulier, la mise sous écoute
n'est pas limitée à des infractions relatives à un environnement criminel ou à des
enquêtes en lien avec la criminalité organisée.
Le Tribunal fédéral rejette en revanche un autre recours déposé par le Ministère public
en lien avec cette même instruction. Celui-ci concernait la perquisition ordonnée par le
Ministère public au domicile de la prévenue et de son nouveau compagnon  ; un support
de données avait été séquestré et les photos des agents infiltrés s'y trouvant, prises par
la prévenue et son ami, avaient été effacées par le Procureur. Le Tribunal fédéral
confirme l'arrêt cantonal, selon lequel l'atteinte aux droits fondamentaux des intéressés
était alors disproportionnée.

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