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--- German ---
Lausanne, 30. Dezember 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 18. November 2019 (2C_305/2018, 2C_1154/2018, 2C_358/2019, 
2C_468/2019, 2C_628/2019)
Landesverweisung von straffälligen Ausländern: Abgrenzung der
Kompetenzen der Verwaltungs- und Strafbehörden
Die seit dem 1. Oktober 2016 geltenden neuen Bestimmungen über die Landesverweisung von straffälligen Ausländern sind nur auf Delikte anwendbar, die nach
diesem Datum begangen wurden. Der ausländerrechtliche Widerruf einer Niederlassungsbewilligung ist unzulässig, wenn er nur damit begründet wird, dass ein Delikt
begangen wurde, für welches ein Strafgericht bereits eine Strafe oder Massnahme
verhängt, jedoch von einer Landesverweisung abgesehen hat. Dasselbe gilt, wenn
der ausländerrechtliche Widerruf zwar gestützt auf vor dem 1.  Oktober 2016 begangene Delikte erfolgte, inzwischen ein Strafgericht jedoch von einer Landesverweisung abgesehen hat, sofern es in seiner Prüfung des Härtefalls umfassend auch die
vorher begangenen Delikte berücksichtigt hat.
Das Bundesgericht hat über den Verbleib von fünf straffälligen Ausländern befunden,
die eine Niederlassungs- oder Aufenthaltsbewilligung in der Schweiz hatten. Alle wurden
strafrechtlich mehrfach verurteilt, sowohl für Delikte, die vor als auch nach Inkrafttreten
der neuen Bestimmungen über die Landesverweisung von straffälligen Ausländern
begangen wurden. Vier von fünf Beschwerden werden vom Bundesgericht abgewiesen.
Der ausländerrechtliche Widerruf ist unzulässig, wenn er allein gestützt auf ein Delikt
erfolgt, für welches ein Strafgericht bereits eine Strafe oder Massnahme verhängt,
jedoch von einer Landesverweisung abgesehen hat (Artikel  62 Absatz 2 und 63
Absatz 3 Ausländer- und Integrationsgesetz, AIG). Sobald aber über das Delikt hinausreichende Aspekte in die Beurteilung einfliessen, etwa solche, die zum Zeitpunkt des
Urteils nicht bekannt waren, erst später eintraten oder rein ausländerrechtliche Gründe
betreffen, steht es den Ausländerbehörden weiterhin zu, die Bewilligung einer Person
gestützt auf ausländerrechtliche Überlegungen zu widerrufen. Diese Einschränkung gilt
auch für die Verweigerung der Verlängerung von Aufenthaltsbewilligungen, auf die
grundsätzlich ein Anspruch besteht.
Intertemporalrechtlich sind die neuen Bestimmungen über die Landesverweisung aufgrund des strafrechtlichen Rückwirkungsverbots nur anwendbar, wenn das auslösende
Delikt ab dem 1. Oktober 2016 begangen wurde. Stehen ausschliesslich Delikte zur Diskussion, die vor diesem Datum begangen wurden, ist von vornherein eine strafrechtliche
Landesverweisung (Artikel  66a Schweizerisches Strafgesetzbuch, StGB) nicht möglich.
Das Strafgericht kommt daher gar nicht in die Lage, von einer Landesverweisung abzusehen. Die Migrationsbehörde bleibt somit zuständig für den Widerruf bzw. die
Nichtverlängerung der Aufenthaltsbewilligung.
Geht es um Delikte, die ab dem 1. Oktober 2016 begangen wurden und bei denen eine
strafrechtliche Landesverweisung in Frage kommt, kann der Strafrichter im Rahmen der
Härtefallprüfung (Artikel  66a Absatz 2 StGB) auch die vorher begangenen Straftaten
berücksichtigen. Er darf gestützt darauf zwar nicht eine Landesverweisung anordnen,
wohl aber die Rückfallgefahr beurteilen. 
Im Urteil 2C_1154/2018   ging es um einen Fall, in dem das Strafgericht alle strafbaren
Handlungen des Beschwerdeführers, die vor und nach Inkrafttreten der neuen Bestimmungen begangen wurden, in Erwägung gezogen und ausdrücklich wegen Vorliegens
eines Härtefalls (Artikel  66a Absatz 2 StGB) von einer Landesverweisung abgesehen
hat. In dieser Konstellation verliert die Migrationsbehörde die Kompetenz für den
Widerruf einer Bewilligung gestützt auf diejenigen Tatsachen, welche das Strafgericht
gewürdigt hat. Sonst würde der Dualismus wieder eingeführt, den der Gesetzgeber
vermeiden wollte. Das Bundesgericht hat daher Artikel  63 Absatz 3 AIG angewendet
und den ausländerrechtlichen Widerruf der Niederlassungsbewilligung aufgehoben. 
In den vier übrigen Fällen weist hingegen das Bundesgericht die Beschwerden ab und
bestätigt die Kompetenz der Migrationsbehörden, die Bewilligungen zu widerrufen bzw.
nicht zu verlängern. In einem Fall ( 2C_305/2018  ) erging für nach dem 1. Oktober 2016
begangene Taten ein Strafurteil ohne Begründung, so dass sich daraus nicht entnehmen liess, ob das Strafgericht bei seinem Entscheid, von der Landesverweisung abzusehen, die früheren Delikte mit berücksichtigt hatte. In den übrigen drei Fällen wurden
nach dem 1. Oktober 2016 nur Delikte begangen, in denen theoretisch eine nicht obligatorische Landesverweisung in Frage gekommen wäre, eine solche aber wegen der
geringen Schwere der Delikte von den Strafbehörden gar nicht in Betracht gezogen
wurde. In zwei Fällen erfolgte zudem die Verurteilung durch Strafbefehl, welcher von
vornherein eine Landesverweisung gar nicht anordnen könnte. Es wäre ein Wertungswiderspruch, wenn der ausländerrechtliche Widerruf wegen der relativ geringfügigen nach
dem 1. Oktober 2016 begangenen Delinquenz nicht mehr möglich sein sollte, während
er aber möglich bliebe, wenn nach dem 1. Oktober 2016 nicht mehr delinquiert worden
wäre.

--- French ---
Lausanne, le 30 décembre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 18 novembre 2019 (2C_305/2018, 2C_1154/2018, 2C_358/2019, 2C_468/2019, 
2C_628/2019)
Expulsion des étrangers condamnés pénalement  : délimitation 
des compétences entre les autorités administratives et pénales
Les nouvelles dispositions sur l'expulsion des étrangers condamnés pénalement,
entrées en vigueur le 1 er octobre 2016, ne sont applicables qu'aux infractions commises depuis cette date. La révocation d'une autorisation d'établissement, en vertu
du droit des étrangers, est illicite lorsqu'elle est fondée uniquement sur une infraction pour laquelle le juge pénal a déjà prononcé une peine ou une mesure, mais a
renoncé à ordonner une expulsion. Il en va de même si la révocation est basée sur
des infractions commises avant le 1 er octobre 2016, mais que le juge pénal a entretemps renoncé à prononcer l'expulsion, pour autant que celui-ci ait également tenu
compte de toutes les infractions commises avant cette date, dans son examen du
cas de rigueur.
Le Tribunal fédéral s'est prononcé sur le sort de cinq étrangers condamnés pénalement
et titulaires d'une autorisation d'établissement ou de séjour en Suisse. Tous avaient été
condamnés à plusieurs reprises pour des infractions commises tant avant qu'après
l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions sur l'expulsion des étrangers condamnés
pénalement. Le Tribunal fédéral rejette quatre des cinq recours.
La révocation d'une autorisation est illicite si elle est fondée uniquement sur une
infraction pour laquelle un juge pénal a déjà prononcé une peine ou une mesure, mais a
renoncé à ordonner l'expulsion (article 62 alinéa 2 et article 63 alinéa 3 Loi sur les
étrangers et l'intégration, LEI). Toutefois, l'autorité du droit des étrangers conserve la
compétence de révoquer une autorisation pour, outre l'infraction, des aspects qui n'ont
pas été pris en compte dans le jugement pénal, tel qu'un fait inconnu au moment de ce
jugement et qui survient à une date ultérieure ou des considérations qui relèvent uniquement du droit des étrangers. Cela vaut également pour le refus de renouvellement d'autorisations de séjour, auquel il existe en principe un droit.
Au regard du droit transitoire et de l'interdiction de l'effet rétroactif en droit pénal, les
nouvelles dispositions relatives à l'expulsion ne sont applicables que si l'infraction a été
commise à partir du 1 er octobre 2016. Si seules des infractions perpétrées avant cette
date sont en cause, une expulsion pénale (article 66a Code pénal, CP) n'est pas possible. Le juge pénal n'est donc pas en mesure de renoncer à prononcer l'expulsion.
L'autorité du droit des étrangers reste alors compétente pour révoquer, respectivement
ne pas renouveler l'autorisation.
Dans le cas d'infractions commises à partir du 1 er octobre 2016 et pour lesquelles une
expulsion judiciaire est possible, le juge pénal peut, lors de l'examen du cas de rigueur
(article 66a alinéa 2 CP), également prendre en considération celles perpétrées antérieurement. Sur cette base, il ne peut pas ordonner une expulsion  ; il peut, en revanche,
évaluer le risque de récidive.
L'arrêt 2C_1154/2018   portait sur une affaire dans laquelle le juge pénal avait examiné
tous les comportements délictueux commis par le recourant, avant et après l'entrée en
vigueur des nouvelles dispositions, et où il a admis un cas de rigueur et renoncé à une
expulsion (article 66a alinéa 2 CP). Dans ce cas de figure, l'autorité du droit des
étrangers perd la compétence de révoquer l'autorisation sur la base des faits que le juge
pénal a pris en compte. Retenir le contraire reviendrait à réintroduire le dualisme que le
législateur a voulu éviter. Le Tribunal fédéral a donc appliqué l'article 63 alinéa 3 LEI et
a annulé la révocation de l'autorisation d'établissement.
Dans les quatre autres cas, le Tribunal fédéral rejette par contre les recours et confirme
la compétence des autorités du droit des étrangers pour révoquer, respectivement ne
pas renouveler les autorisations. Dans un cas ( 2C_305/2018  ), une condamnation pénale
avait été prononcée pour des infractions commises après le 1 er octobre 2016 ; celle-ci
n'étant pas motivée, on ne pouvait pas savoir si le juge pénal avait pris en compte les
infractions antérieures, dans sa décision de ne pas prononcer l'expulsion. Dans les trois
autres cas, étaient en cause des infractions perpétrées après le 1 er octobre 2016 pour
lesquelles l'expulsion non obligatoire aurait théoriquement pu être décidée  ; celle-ci n'a
néanmoins pas été examinée par l'autorité pénale, en raison de la faible gravité des
infractions. Dans deux cas, la peine a été prononcée dans une ordonnance pénale et il
n'est pas possible de prononcer l'expulsion par ce biais. Il serait contradictoire de retenir
que la révocation de l'autorisation n'est plus possible en raison de délits relativement
mineurs commis après le 1 er octobre 2016, alors qu'elle le resterait si aucune infraction
n'avait eu lieu après cette date.

--- Italian ---
Losanna, 30 dicembre 2019
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenze del 18 novembre 2019 (2C_305/2018, 2C_1154/2018, 2C_358/2019, 
2C_468/2019, 2C_628/2019)
Espulsione di stranieri condannati penalmente: delimitazione 
delle competenze tra autorità amministrative e autorità penali
Le nuove norme relative all'espulsione di stranieri condannati penalmente, in vigore
dal 1° ottobre 2016, sono applicabili solo a delitti compiuti dopo tale data. Le autorità
migratorie non possono procedere alla revoca del permesso di domicilio solo a causa del compimento di un delitto per il quale un tribunale penale ha già pronunciato
una pena o una misura, senza però decretare l'espulsione. Lo stesso vale quando la
revoca da parte delle autorità migratorie è stata pronunciata per delitti commessi prima del 1° ottobre 2016, ma un tribunale penale ha nel frattempo rinunciato a pronunciare un'espulsione; questo però unicamente se, analizzando il caso di rigore, ha
considerato complessivamente anche i delitti commessi in precedenza.
Il Tribunale federale ha deciso in merito al diritto di restare in Svizzera di cinque stranieri
condannati penalmente, che disponevano di un permesso di domicilio o di dimora.
Ognuno di essi era stato oggetto di più condanne penali, per delitti commessi prima e
dopo l'entrata in vigore delle norme sull'espulsione di stranieri condannati penalmente. Il
Tribunale federale respinge quattro ricorsi su cinque. 
Soltanto in base al compimento di un delitto per il quale un tribunale penale ha già
pronunciato una pena o una misura, senza però decretare un'espulsione, le autorità
migratorie non possono pronunciare nessuna revoca (articolo 62 paragrafo 2 e 63
paragrafo 3 della legge federale sugli stranieri e la loro integrazione, LStrI). Non appena,
oltre al delitto, rientrano nella valutazione anche altri fatti, che non erano ad esempio
noti al momento del giudizio o che sono intervenuti successivamente, rispettivamente
ragioni relative soltanto al diritto degli stranieri, le autorità migratorie mantengono
tuttavia la facoltà di revocare un'autorizzazione di soggiorno sulla base di riflessioni
attinenti al diritto degli stranieri. Ciò vale anche per il diniego del rinnovo di permessi di
soggiorno per i quali sussiste di principio un diritto.
Dal punto di vista del diritto intertemporale e tenuto conto del divieto della retroattività
vigente in ambito penale, le nuove norme sull'espulsione sono applicabili se il delitto in
questione è stato commesso dopo il 1° ottobre 2016. Se sono in discussione solo delitti
commessi prima di tale data, un'espulsione penale (articolo 66a del codice penale
svizzero, CP) è da principio esclusa. Il tribunale penale non si trova pertanto nemmeno
nella situazione di rinunciare a un'espulsione e l'autorità migratoria resta quindi
competente per la revoca rispettivamente il diniego del rinnovo del permesso di
soggiorno.
Se si tratta invece di delitti compiuti dopo il 1° ottobre 2016 e in relazione ai quali entra
in linea di conto un'espulsione, nell'ambito dell'esame del caso di rigore (articolo 66a
paragrafo 2 CP) il giudice penale può considerare anche i delitti commessi in
precedenza. In base ad essi, egli non può pronunciare un'espulsione; può però valutare
il pericolo di recidiva.
La sentenza 2C_1154/2018   riguardava un caso nel quale il tribunale penale aveva preso in considerazione tutte le azioni penalmente rilevanti compiute dal ricorrente, prima e
dopo l'entrata in vigore delle nuove norme e, riconosciuto espressamente un caso di rigore, aveva rinunciato alla pronuncia di un'espulsione (articolo 66a paragrafo 2 CP). In
una simile costellazione le autorità migratorie perdono la competenza per la revoca di
un'autorizzazione sulla base di fatti che il tribunale penale ha valutato. In caso contrario,
verrebbe reintrodotto quel dualismo che il legislatore voleva evitare. Il Tribunale federale
ha di conseguenza applicato l'art. 63 cpv. 3 LStrI e annullato la revoca del permesso di
domicilio.
Nei quattro ulteriori casi, il Tribunale federale respinge invece i ricorsi e conferma la
competenza delle autorità migratorie di revocare rispettivamente di non rinnovare i permessi di soggiorno. In un caso ( 2C_305/2018  ), i reati compiuti dopo il 1° ottobre 2016
sono stati oggetto di un giudizio non motivato, di modo che da esso non si poteva sapere se la decisione del giudice penale di rinunciare all'espulsione tenesse o meno conto
dei delitti commessi prima. Nei tre casi restanti, i delitti compiuti dopo il 1° ottobre 2016
rientravano solo tra quelli per i quali era teoricamente possibile la pronuncia di un'espulsione non obbligatoria, ma a causa della gravità contenuta dei delitti essa non era stata
presa in considerazione. In due casi, la condanna ha inoltre avuto luogo tramite decreto
d'accusa, per mezzo del quale la pronuncia di un'espulsione è da principio esclusa. Sarebbe incongruente se la revoca da parte delle autorità migratorie, a causa di un atto di
delinquenza relativamente limitato commesso dopo il 1° ottobre 2016 non fosse più possibile, ma lo restasse se, dopo il 1° ottobre 2016, non fossero più stati compiuti reati.