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Lausanne, 23. August 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. August 2018 (6B_56/2018)
Rechtliches Gehör verletzt: Obergericht ZH muss über Verwahrung neu entscheiden
Das Obergericht des Kantons Zürich muss über die Verwahrung eines Straftäters
wegen Verletzung seines rechtlichen Gehörs neu entscheiden. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerde des Betroffenen teilweise gut. Das Obergericht wird für die
Neubeurteilung zusätzliche Akten beiziehen müssen, die bisher nur dem psychiatrischen Gutachter vollständig vorgelegen haben. 
Das Obergericht des Kantons Zürich hatte den Betroffenen 2013 wegen vorsätzlicher
Tötung, versuchter vorsätzlicher Tötung und weiterer Delikte zu einer Freiheitsstrafe von
19 Jahren verurteilt und seine Verwahrung angeordnet. Das Bundesgericht hiess 2014
eine Beschwerde des Mannes teilweise gut und wies das Obergericht an, ein neues
psychiatrisches Gutachten zu seiner Behandlungsfähigkeit, den Erfolgsaussichten einer
stationären therapeutischen Massnahme und deren Vollzugsmöglichkeiten einzuholen.
Gestützt auf das neue Gutachten, welches auf eine unzureichende Therapiefähigkeit
des Mannes schliesst, ordnete das Obergericht 2017 erneut die Verwahrung des
Mannes an. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Betroffenen teilweise gut. Dem fraglichen
Gutachten liegen unter anderem Akten zu Grunde, die der psychiatrische Sachverständige selbständig beim Psychiatrisch-Psychologischen Dienst (PPD) des Zürcher
Amts für Justizvollzug zum Verlauf der bisherigen Behandlung des Beschwerdeführers
angefordert hat. Soweit ersichtlich, hat das Obergericht seinerseits beim PPD nie die
Herausgabe dieser Akten verlangt. Zudem hat das Obergericht einen Antrag des Beschwerdeführers auf Einholung der fraglichen Dokumente abgewiesen. Damit wurde der
Anspruch des Betroffenen auf rechtliches Gehör verletzt. Hinzu kommt, dass das
Vorgehen des Gutachters, beziehungsweise des Obergerichts auch mit den Vorgaben
der Strafprozessordnung betreffend Beweiserhebung und Aktenbeizug nicht vereinbar
ist. Allerdings wird das Gutachten deshalb nicht per se unverwertbar. Vielmehr kann die
Verletzung des rechtlichen Gehörs nachträglich geheilt werden. Das Obergericht wird
die fraglichen Akten nachträglich beim PPD edieren und den Parteien Einsicht gewähren
müssen. Anhand der vollständigen Dokumente wird es prüfen müssen, ob der Sachverständige alle wesentlichen Unterlagen berücksichtigt hat und ob sein Gutachten im
Ergebnis schlüssig ist.

--- French ---
Lausanne, le 23 août 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 août 2018 (6B_56/2018)
Violation du droit d'être entendu : le Tribunal cantonal zurichois 
doit rendre une nouvelle décision dans une affaire d'internement
Le Tribunal cantonal zurichois doit rendre une nouvelle décision au sujet de
l'internement d'un auteur d'infractions en raison d'une violation de son droit d'être
entendu. Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de l'intéressé. Le
Tribunal cantonal devra rejuger le cas en prenant en considération des pièces
complémentaires qui n'avaient jusqu'alors été pleinement portées à la connaissance
que de l'expert psychiatre.
Le Tribunal cantonal zurichois avait condamné l'individu en 2013 pour meurtre, tentative
de meurtre et d'autres infractions à une peine privative de liberté de 19 ans et ordonné
son internement. En 2014, le Tribunal fédéral avait partiellement admis un recours de
l'intéressé et ordonné la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise psychiatrique
concernant son accessibilité à un traitement, les chances de succès d'une mesure
thérapeutique institutionnelle et les possibilités de l'exécution de celle-ci. Sur la base de
cette nouvelle expertise, dont il ressortait que l'individu était insuffisamment accessible
à un traitement thérapeutique, le Tribunal cantonal a à nouveau ordonné, en 2017, une
mesure d'internement.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours du condamné. L'expertise en
question repose notamment sur des pièces concernant le déroulement de la prise en
charge antérieure du recourant que l'expert psychiatre a sollicité de son propre chef
auprès du service psychiatrique et psychologique de l'office zurichois d'exécution des
peines. Il apparaît que le Tribunal cantonal n'a jamais requis du même service la
production desdites pièces et qu'il a de surcroît rejeté une requête du recourant tendant
à en obtenir l'accès. Le Tribunal cantonal a ainsi violé le droit d'être entendu du
recourant. De plus, la façon de procéder de l'expert et du Tribunal cantonal n'est pas
compatible  avec  les  prescriptions  du  Code  de  procédure  pénale  concernant
l'administration des preuves et la production de dossiers. Le rapport d'expertise ne s'en
trouve pas en soi inexploitable. La violation du droit d'être entendu peut en effet être
réparée ultérieurement. Il appartiendra dès lors au Tribunal cantonal d'ordonner la
production des pièces en cause en main du service compétent et d'en garantir l'accès
aux parties. Une fois le dossier complet, il lui appartiendra d'examiner si l'expert a pris
en compte l'ensemble des pièces essentielles et de déterminer si son rapport est
concluant dans son résultat.

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