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--- German ---
An alle akkreditierten Journalistinnen 
und Journalisten des Bundesgerichts
Lausanne, 8. Februar 2024
Embargo: 8. Februar 2024, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. Januar 2024 (6B_1460/2022)
Strafe für Teilnahme an Klima-Blockade in Lausanne verstösst 
nicht gegen EMRK
Die Bestrafung von fünf Klima-Aktivistinnen und -Aktivisten, die im Dezember 2019 in
Lausanne die rue Centrale blockierten, verstösst nicht gegen die Europäische Menschenrechtskonvention (EMRK). Die Aktion ging darüber hinaus, was der Staat bei
Kundgebungen zu tolerieren hat. Allerdings muss das Waadtländer Kantonsgericht
bezüglich zwei Punkten der Verurteilungen den Sachverhalt ergänzen und neu entscheiden. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Betroffenen teilweise gut.
Klima-Aktivistinnen und Aktivisten hatten am 14. Dezember 2019 bei einer unbewilligten
Aktion ab 10.05 Uhr bis nach 16 Uhr in Lausanne die rue Centrale blockiert. Der Fahrzeugverkehr, insbesondere Rettungsfahrzeuge und Busse, mussten umgeleitet werden.
Die Polizei forderte die Aktivistinnen und Aktivisten mehrfach erfolglos auf, sich zu entfernen. Schliesslich wurden sie von der Polizei einzeln weggebracht. Das Polizeigericht
Lausanne sprach mehrere Aktivistinnen und Aktivisten wegen Störung von Betrieben im
Dienste  der  Allgemeinheit,  Hinderung  einer  Amtshandlung,  Verletzung  der  Verkehrsregeln sowie wegen Nichteinholens einer Bewilligung für eine öffentliche Veranstaltung
schuldig. Im Fall von fünf gemeinsam beurteilten Personen verhängte es bedingte Geldstrafen von je 20 Tagessätzen und 200 Franken Busse. Das Kantonsgericht des Kantons
Waadt wies ihre Beschwerden 2022 ab.
Die fünf Verurteilten gelangten ans Bundesgericht. Sie argumentierten in grundsätzlicher
Weise,  dass  ihre  Bestrafung  mit  Blick  auf  das  Recht  auf  friedliche  Versammlungen
gemäss Artikel 11 EMRK nicht gerechtfertigt sei. Das Bundesgericht weist diesen Einwand ab. Es hat kürzlich daran erinnert, dass staatliche Behörden bei unbewilligten,
gewaltfreien Versammlungen eine gewisse Toleranz üben müssen. Die Grenzen ergeben
sich aufgrund der konkreten Umstände. Im vorliegenden Fall liegt keine Verletzung von
Artikel 11 EMRK vor. Zunächst ist festzuhalten, dass die Bestrafung keine "politische
Verfolgung" darstellt. Vielmehr wird mit der Sanktionierung der Zweck verfolgt, die öffentliche  Sicherheit  und  Ordnung  zu  gewährleisten  sowie  die  Freiheitsrechte  Dritter  zu
schützen. Die Blockade der wichtigen Verkehrsachse rue Centrale – mittels der Anwesenheit der Betroffenen, Betonblöcken und Paletten – dauerte mehr als sechs Stunden und
führte zu einer gewichtigen Störung des täglichen Lebens, insbesondere des Verkehrs.
Dabei stellte die Blockade des Verkehrs das eigentliche Ziel der Aktion dar und war nicht
nur indirekter Effekt. Sodann wäre den Teilnehmerinnen und Teilnehmern auch eine legale Aktion möglich gewesen oder ein Vorgehen auf dem politischen Weg. Schliesslich
entschieden sich die Betroffenen kurzfristig, nicht an der angekündigten Demonstration
auf der place Saint-François teilzunehmen, sondern die rue Centrale zu blockieren. Die
Sicherheitskräfte konnten so nicht die notwendigen Vorkehren treffen.
In Bezug auf die konkreten Schuldsprüche heisst das Bundesgericht die Beschwerde
teilweise gut. Ausser Betracht fällt die Verurteilung wegen Nichteinholens der Bewilligung, da die Betroffenen nicht zu den Organisatoren zählten. Nicht eingetreten ist das
Bundesgericht auf die Beschwerde bezüglich der Verkehrsregelverletzung. Was die Verurteilungen wegen Störung von Betrieben im Dienste der Allgemeinheit und Hinderung
einer Amtshandlung betrifft, wird die Sache zur Ergänzung des Sachverhalts und zu
neuem Entscheid ans Kantonsgericht zurückgewiesen.

--- French ---
A tous et toutes les journalistes 
accrédité(e)s auprès du Tribunal fédéral
Lausanne, le 8 février 2024
Embargo : 8 février 2024, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 janvier 2024 (6B_1460/2022)
Action de blocage à Lausanne  : la condamnation de militantes et 
militants pour le climat n'est pas contraire à la CEDH
La condamnation de cinq militantes et militants pour le climat qui ont bloqué la rue
Centrale  à  Lausanne  en  décembre  2019  n'est  pas  contraire  à  la  Convention
européenne des droits de l'homme (CEDH). Leur action dépassait ce que les pouvoirs
publics sont tenus de tolérer lors de manifestations. Le Tribunal cantonal vaudois
doit toutefois compléter l'état de fait à la base de son jugement sur deux points et
rendre une nouvelle décision. Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours des
intéressés.
Le 14 décembre 2019, lors d'une action non autorisée, des militantes et militants pour le
climat ont bloqué la rue Centrale à Lausanne de 10h05 heures à 16h00 heures passées.
La circulation, notamment des véhicules d'urgence et des bus, a dû être déviée. La
police a sommé à plusieurs reprises et en vain les militantes et militants de quitter les
lieux. Ils ont finalement été évacués un par un par les forces de l'ordre. Le Tribunal de
police  de  l'arrondissement  de  Lausanne  a  reconnu  plusieurs  militantes  et  militants
coupables d'entrave aux services d'intérêt général, d'empêchement d'accomplir un acte
officiel, de violation des règles de la circulation routière et de contravention à l'obligation
d'obtenir une autorisation préalable pour les manifestations publiques. Dans le cas de
cinq personnes jugées conjointement, le Tribunal les a condamnées individuellement à
une  peine  pécuniaire  de  20  jours-amende  avec  sursis,  ainsi  qu'à  une  amende  de
200 francs. En 2022, le Tribunal cantonal du Canton de Vaud a rejeté les appels des
intéressés.
Les cinq personnes condamnées ont saisi le Tribunal fédéral. En substance, elles ont
soutenu que leur condamnation violait leur droit à la liberté de réunion pacifique, tel que
garanti par l'article  11 CEDH. Le Tribunal fédéral rejette ce grief. Il a récemment rappelé
qu'en l'absence d'actes de violence, les pouvoirs publics devaient faire preuve d'une
certaine tolérance pour les rassemblements pacifiques non autorisés. Les limites de la
tolérance  que  les  autorités  sont  censées  démontrer  dépendent  des  circonstances
particulières du cas d'espèce. Dans le cas présent, l'article  11 CEDH n'a pas été violé. Il
convient  d'abord  de  constater  que  la  condamnation  ne  poursuivait  aucun  but  de
« persécution politique  », mais bien celui d'assurer la sécurité et l'ordre publics, ainsi
que la protection des droits et libertés d'autrui. Le blocage de la rue Centrale, un axe de
circulation important, –  obtenu par la présence des manifestants, de blocs en béton et
de palettes en bois  – a duré plus de six heures et a entraîné d'importantes perturbations
de la vie quotidienne, notamment pour la circulation routière. Ce blocage n'était pas
l'effet indirect de la manifestation, mais bien le but sciemment poursuivi par les recourantes et recourants. Les participantes et participants disposaient en outre de la possibilité de manifester légalement ou encore d'agir par la voie politique. Enfin, les intéressés
ont pris la décision de dernière minute de bloquer la rue Centrale plutôt que de prendre
part à la manifestation sur la place Saint-François, contrairement à ce qui avait été
annoncé aux autorités. Les forces de l'ordre n'ont ainsi pas pu prendre les mesures
nécessaires.
Pour ce qui est des verdicts de culpabilité concrets, le Tribunal fédéral admet partiellement le recours. Une condamnation pour contravention à l'obligation de déposer une
demande d'autorisation préalable de la manifestation ne saurait être prononcée, dès lors
que les intéressés n'étaient pas au nombre des organisateurs. Le Tribunal fédéral juge
irrecevable le grief des recourantes et recourants concernant leur condamnation pour
violation des règles de la circulation. Pour ce qui est des condamnations pour entrave
aux services d'intérêt général et pour empêchement d'accomplir un acte officiel, la cause
est renvoyée au Tribunal cantonal pour qu'il complète l'état de fait et statue à nouveau.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 8 febbraio 2024
Embargo: 8 febbraio 2024, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 16 gennaio 2024 (6B_1460/2022)
Blocco stradale a Losanna: la condanna di attivisti per il clima 
non viola la CEDU
La  condanna  di  cinque  militanti  per  il  clima  che,  nel  dicembre  del  2019,  hanno
bloccato la rue Centrale a Losanna non viola la Convenzione europea dei diritti
dell'uomo (CEDU). La loro azione si è spinta oltre ciò che i poteri pubblici sono tenuti
a tollerare durante una manifestazione. il Tribunale cantonale del Canton Vaud è
tuttavia chiamato a completare la fattispecie alla base della sentenza contestata su
due punti e a rendere una nuova decisione. Il Tribunale federale accoglie parzialmente
il ricorso degli interessati.
Il 14 dicembre 2019 alcuni militanti per il clima hanno bloccato la rue Centrale a Losanna
dalle 10:05 fino a dopo le 16:00 in occasione di una manifestazione non autorizzata. La
circolazione, in particolare dei veicoli di emergenza e degli autobus, ha dovuto essere
deviata. Dopo aver ripetutamente e in vano ingiunto ai militanti di abbandonare i luoghi,
la polizia li ha allontanati uno dopo l'altro. Il Tribunale di polizia di Losanna ha giudicato
diversi  militanti  colpevoli  di  perturbamento  di  pubblici  servizi,  impedimento  di  atti
dell'autorità, violazione delle norme della circolazione stradale e di mancato ottenimento
di  un'autorizzazione  per  una  manifestazione  pubblica.  Nel  caso  di  cinque  persone
condannate congiuntamente, ha inflitto ad ognuna una pena pecuniaria di 20 aliquote
giornaliere, sospesa condizionalmente, e una multa di 200 franchi. Nel 2022 il Tribunale
cantonale del Canton Vaud ha respinto i ricorsi degli interessati.
Le  cinque  persone  condannate  hanno  adito  il  Tribunale  federale  argomentando
essenzialmente  che  la  loro  condanna  violasse  il  diritto  di  riunione  pacifica  sancito
all'articolo  11  CEDU.  Il  Tribunale  federale  respinge  la  censura.  Egli  ha  di  recente
rammentato che i poteri pubblici devono dar prova di una certa tolleranza nel caso di
assembramenti pacifici non autorizzati ma non violenti. I limiti di tale tolleranza vanno
definiti in base alle circostanze particolari del singolo caso. Nella fattispecie, non vi è
alcuna violazione dell'articolo 11 CEDU. In primo luogo, occorre sottolineare che la pena
inflitta non costituisce una "persecuzione politica", ma il suo scopo è piuttosto quello di
garantire la sicurezza e l'ordine pubblici e di salvaguardare i diritti e le libertà di terzi. Il
blocco della rue Centrale, un'arteria importante di Losanna, – realizzato attraverso la
presenza dei militanti, blocchi di cemento e bancali in legno – è durato più di sei ore e ha
causato  una  grave  perturbazione  della  vita  quotidiana,  soprattutto  della  circolazione
stradale. Il blocco del traffico non era un mero effetto indiretto, bensì lo scopo deliberato
della manifestazione. Gli interessati avrebbero inoltre potuto optare per un'azione legale
o  un'azione  politica.  All'ultimo  momento  hanno  deciso  di  non  partecipare  alla
manifestazione preannunciata nella place Saint-François, bensì di bloccare invece la rue
Centrale, il che ha impedito alle forze dell'ordine di adottare le misure necessarie.
Per quanto riguarda le condanne specifiche, il Tribunale federale accoglie parzialmente il
ricorso degli interessati, escludendo la condanna per non aver ottenuto l'autorizzazione
a organizzare la manifestazione, in quanto le persone interessate non facevano parte
degli  organizzatori.  Il  Tribunale  federale  non  è  entrato  nel  merito  del  ricorso
relativamente alla violazione delle norme della circolazione stradale. Per quanto riguarda
le condanne per perturbamento di pubblici servizi e impedimento di atti dell'autorità,
rinvia la causa al Tribunale cantonale per complemento istruttorio e nuova decisione.