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Lausanne, 5. Oktober 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. September 2016 (4A_83/2016)
US-Steuerprogramm: Bank darf Namen von Anwälten nicht an USBehörden liefern
Einer Tessiner Bank ist es untersagt, den amerikanischen Behörden im Rahmen des
US-Steuerprogramms Daten zu zwei Anwälten und einer Anwaltskanzlei zu liefern.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Bank in den wesentlichen Punkten ab
und bestätigt im Ergebnis den Entscheid des Handelsgerichts des Kantons Zürich.
Die im Kanton Tessin ansässige Bank nimmt zur Beilegung des Steuerstreits mit den
USA am "Program for non-prosecution agreements and non-target letters for Swiss
banks" (US-Steuerprogramm) der US-Steuerbehörde und des US-Justizministeriums
teil. Die Tessiner Bank beabsichtigte in diesem Rahmen die Herausgabe der Namen von
zwei Schweizer Anwälten, die als Bevollmächtigte für amerikanische Kunden Konten der
Bank verwaltet hatten, sowie einer Anwaltskanzlei, die der Bank US-Kunden zugeführt
hatte. Das Handelsgericht des Kantons Zürich hiess im vergangenen Dezember eine vor
allem auf das Datenschutzgesetz (DSG) gestützte Klage der Anwälte und der Kanzlei
gut und verbot der Bank die Herausgabe der fraglichen Daten an die amerikanischen
Behörden.
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der Bank in den wesentlichen Punkten ab. Die beabsichtigte Datenherausgabe an die US-Behörden stellt
grundsätzlich eine Verletzung der Persönlichkeit der Betroffenen dar, da die USA nicht
über eine Gesetzgebung verfügen, die einen angemessenen Datenschutz im Sinn von
Artikel 6 Absatz 1 DSG gewährleistet. Eine Herausgabe der Daten kann unter diesen
Umständen gemäss Datenschutzgesetz dann gerechtfertigt sein, wenn dies zur Wahrung überwiegender öffentlicher Interessen unerlässlich ist (Artikel 6 Absatz 2 DSG). Da
diese Voraussetzung im Zeitpunkt der Datenherausgabe erfüllt sein muss, können sich
die Verhältnisse im Verlaufe des Verfahrens ändern. Unerlässlich in diesem Sinne wäre
eine Datenlieferung an die US-Behörden namentlich, wenn ohne die Datenlieferung
davon auszugehen wäre, dass der Steuerstreit mit den USA erneut eskalieren würde
und der Schweizer Finanzplatz damit in Mitleidenschaft gezogen sowie der Ruf der
Schweiz als zuverlässige Verhandlungspartnerin beeinträchtigt würde. Die beschwerdeführende Bank zeigt nicht hinreichend auf, dass die Herausgabe im jetzigen Zeitpunkt
zur Wahrung der öffentlichen Interessen unerlässlich ist. Damit verletzt das Handelsgericht im Ergebnis kein Recht, wenn es die Herausgabe untersagt.
Gutgeheissen hat das Bundesgericht die Beschwerde einzig bezüglich der Festlegung
des Streitwerts und der damit zusammenhängenden Festlegung der Kosten- und Entschädigungsfolgen. In diesen Punkten muss das Handelsgericht neu entscheiden.

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Lausanne, le 5 octobre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 septembre 2016 (4A_83/2016)
Programme américain de régularisation fiscale : banque pas 
autorisée à livrer aux autorités américaines des noms d'avocats
Une banque tessinoise s'est vu interdire de livrer aux autorités des Etats-Unis, dans
le cadre du programme américain de régularisation fiscale, des données se rapportant à deux avocats et à une étude d'avocats. Le Tribunal fédéral rejette dans ses
points essentiels le recours de la banque et confirme en conséquence la décision du
Tribunal de commerce du canton de Zurich.
La banque ayant son siège dans le canton du Tessin participe, en rapport avec le règlement du litige fiscal avec les Etats-Unis, au "  Program for non-prosecution agreements
and non-target letters for Swiss banks  " (Programme américain de régularisation fiscale)
de l'administration fiscale américaine et du Département de la justice américain. La
banque tessinoise avait l'intention dans ce cadre de fournir les noms de deux avocats
suisses, qui avaient géré en tant que représentants autorisés des comptes de la banque
pour des clients américains, ainsi que d'une étude d'avocats qui avait amené à la
banque des clients américains. Le Tribunal de commerce du canton de Zurich a admis
au mois de décembre passé une action des avocats et de l'étude fondée principalement
sur la Loi sur la protection des données (LPD) et a interdit à la banque de fournir les
données en question aux autorités américaines.
Le Tribunal fédéral rejette dans ses points essentiels le recours intenté par la banque
contre cette décision. La livraison envisagée des données aux autorités américaines
constitue en principe une violation de la personnalité des intéressés, étant donné que
les Etats-Unis n'ont pas de législation assurant un niveau de protection adéquat des
données au sens de l'article 6 alinéa 1 LPD. Dans ces circonstances, une livraison des
données peut être justifiée selon la Loi sur la protection des données si elle est indispensable à la sauvegarde d'intérêts publics prépondérants (article 6 alinéa 2 LPD).
Comme cette condition doit être réalisée à l'époque de la livraison des données, les circonstances peuvent évoluer au cours de la procédure. Une livraison des données aux
autorités américaines serait indispensable dans le sens précité notamment s'il fallait
admettre que, sans la livraison de celles-ci, le litige fiscal avec les Etats-Unis s'intensifierait de nouveau, que la place financière suisse devrait en supporter les conséquences
et que la réputation de la Suisse serait atteinte en tant que partenaire de négociation
fiable. La banque recourante ne démontre pas de manière suffisante que la livraison en
l'état est indispensable à la sauvegarde d'intérêts publics. En interdisant la livraison des
données, le Tribunal de commerce ne commet en conséquence aucune violation du
droit.
Le Tribunal fédéral a admis le recours uniquement en ce qui concerne la détermination
de la valeur litigieuse et la fixation en découlant des frais et dépens de l'instance cantonale. Sur ces points, le Tribunal de commerce devra statuer à nouveau.

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