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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 26. September 2019
Embargo: 26. September 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. August 2019 (4A_396/2018)
Haftung des Veranstalters von Pauschalreisen
Das Bundesgericht präzisiert den Umfang der Haftung des Veranstalters von
Pauschalreisen. Im konkreten Fall weist es die Klage eines Reisenden ab, mit der er
eine Entschädigung für die Folgen eines Unfalls gefordert hat, der sich beim Transfer
mit einem Wagen von einem indischen Flughafen zum Hotel ereignet hatte.
Der Reisende und seine Ehefrau hatten bei einem im Kanton Genf ansässigen
Reiseveranstalter eine Pauschalreise in Indien gebucht. Unter anderem hatte der Reiseveranstalter den Transfer in einem Wagen mit Privatchauffeur von einem indischen
Flughafen zum Hotel organisiert, wo das Ehepaar übernachten sollte. Zur Ausführung
dieses Strassentransports hatte er einen lokalen Anbieter beigezogen. Das Flugzeug
landete mit einigen Stunden Verspätung, wobei nicht bekannt ist, ob der fragliche
Inlandflug vom Reiseveranstalter oder vom Reisenden ausgewählt und gebucht worden
war. Das Ehepaar wurde am Flughafen vom Fahrer abgeholt. Gegen 22  Uhr kollidierte
das von ihm gelenkte Fahrzeug unter unbestimmten Umständen mit einem Lastwagen.
Die Ehefrau starb bei dem Unfall, der Ehemann wurde schwer verletzt. Er erhob in der
Folge Klage gegen den Reiseveranstalter und machte Genugtuungsansprüche geltend.
Die zuständigen Genfer Gerichte gaben ihm in erster und zweiter Instanz Recht. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Reiseveranstalters gut und weist die
Klage des Reisenden ab. Das Bundesgesetz über Pauschalreisen enthält besondere
Vorschriften zur Haftung des Veranstalters von Pauschalreisen (Artikel 14, 15 und 16
PauRG). Das PauRG ist aus einer entsprechenden europäischen Richtlinie hervorgegangen, wobei der schweizerische Gesetzgeber nur die darin enthaltenen Minimalgarantien übernehmen wollte. 
Grundsätzlich haftet der Pauschalreiseveranstalter gegenüber dem Reisenden für den
Schaden, den ein von ihm zur Erbringung der Leistung beigezogener Dienstleistungsträger verursacht hat. Der Reisende hat jedoch zu beweisen, dass der Reiseveranstalter
und/oder der Dienstleistungsträger eine vertragliche Pflicht verletzt haben. Da der
Reisende im konkreten Fall diesen Beweis nicht erbracht hat, ist seine gestützt auf das
PauRG erhobene Klage abzuweisen. Über die Umstände, unter denen sich der
tragische Unfall ereignet hat, ist nichts bekannt, insbesondere nicht, wie sich der vom
lokalen Anbieter entsandte Chauffeur verhalten hat. Der Eintritt des Verkehrsunfalls  – so
schwer er auch war  – stellt als solcher noch keine Vertragsverletzung dar. Schliesslich
ergibt sich aus dem für das Bundesgericht verbindlich festgestellten Sachverhalt auch
kein Hinweis darauf, dass dem Reiseveranstalter selber eine Verletzung seiner Vertragspflichten vorgeworfen werden könnte.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 26 septembre 2019
Embargo : 26 septembre 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 août 2019 (4A_396/2018)
Responsabilité de l'organisateur de voyage à forfait
Le Tribunal fédéral précise les contours de la responsabilité de l'organisateur de
voyage à forfait. Dans le cas d'espèce, il rejette la demande d'indemnisation d'un
voyageur pour les suites d'un accident survenu lors d'un transfert en voiture entre
un aéroport indien et son hôtel.
Le voyageur et son épouse avaient conclu un voyage à forfait en Inde avec un
organisateur de voyage implanté dans le canton de Genève. Celui-ci avait notamment
organisé un transfert en voiture avec chauffeur privé entre un aéroport indien et l'hôtel
où les voyageurs devaient séjourner; il avait confié l'exécution de cette prestation de
transport par route à une agence locale. L'avion avait atterri avec plusieurs heures de
retard, sans qu'on sache qui, de l'organisateur ou du voyageur, avait choisi et réservé le
vol interne en question. Le couple avait été pris en charge à l'aéroport par le chauffeur
privé. Vers 22 heures, le véhicule conduit par ledit chauffeur était entré en collision avec
un camion, dans des circonstances indéterminées. L'épouse du voyageur est décédée,
tandis que celui-ci a été très grièvement blessé. Il a attrait en justice l'organisateur de
voyage en demandant réparation pour le tort moral subi. Les tribunaux genevois
compétents lui ont donné gain de cause, en première puis en deuxième instance.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par l'organisateur de voyage et rejette la
demande du voyageur. La Loi fédérale sur les voyages à forfait (LVF) institue une
réglementation spéciale sur la responsabilité de l'organisateur de voyage (articles 14, 15
et 16 LVF). Cette loi découle d'une directive européenne, dont le législateur suisse a
décidé de reprendre uniquement les garanties minimales qu'elle contenait.
En principe, l'organisateur de voyage répond envers le voyageur du dommage causé
par un prestataire de services auquel l'organisateur a confié l'exécution d'une prestation.
Le voyageur doit cependant prouver que l'organisateur et/ou le prestataire de services
ont violé une obligation contractuelle. Faute pour le voyageur d'avoir rapporté la preuve
d'une telle violation, son action fondée sur la LVF doit être rejetée. En l'occurrence, on
ignore tout des circonstances dans lesquelles le tragique accident s'est produit,
notamment quel a été le comportement du chauffeur dépêché par l'agence locale. La
survenance de l'accident de circulation, si grave soit-il, ne constitue pas déjà en tant
que telle une violation contractuelle. Enfin, l'état de fait qui lie le Tribunal fédéral ne
permet pas non plus de reprocher une violation contractuelle à l'organisateur lui-même.

--- Italian ---