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Lausanne, 4. August 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Juli 2017 (2C_774/2014, 2C_813/2014, 2C_815/2014, 2C_816/2014)
Beschwerden gegen Minimallohn im Kanton Neuenburg abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerden gegen die gesetzliche Festlegung eines
minimalen Stundenlohns von 20 Franken im Kanton Neuenburg ab. Die sozialpolitisch motivierte Massnahme, mit der insbesondere dem Problem von "working
poor" begegnet werden soll, ist mit dem verfassungsmässig garantierten Grundsatz
der Wirtschaftsfreiheit und mit dem Bundesrecht vereinbar. Die vom Neuenburger
Grossen Rat beschlossene Regelung tritt mit dem vorliegenden Urteil des Bundesgerichts in Kraft.
Die Stimmbevölkerung des Kantons Neuenburg hatte 2011 der Aufnahme einer neuen
Norm in die Kantonsverfassung zugestimmt, welche im Kanton Neuenburg die Festlegung eines Mindestlohns erlaubt. Gemäss der Bestimmung soll werktätigen Personen
ein Einkommen zur Verfügung stehen, das ihnen würdige Lebensbedingungen garantiert. In Umsetzung dieser Verfassungsnorm änderte der Grosse Rat des Kantons
Neuenburg im Mai 2014 das kantonale Gesetz über die Beschäftigung und die Arbeitslosenversicherung. Dabei wurde ein minimaler Stundenlohn von 20 Franken festgelegt,
der jährlich der Entwicklung des Landesindexes der Konsumentenpreise anzupassen
ist. Mehrere Branchenverbände, Betriebe und Privatpersonen erhoben gegen die neuen
Bestimmungen zum Minimallohn Beschwerde ans Bundesgericht. Es gewährte diesen
aufschiebende Wirkung. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerden ab, soweit es darauf eintritt. Die Kantone
sind unter dem Blickwinkel des Grundsatzes der Wirtschaftsfreiheit (Artikel 94 Absatz 1
der Bundesverfassung) zum Erlass sozialpolitischer Massnahmen befugt. Unzulässig
wären wirtschaftspolitisch motivierte Massnahmen, für deren Erlass grundsätzlich die
Eidgenossenschaft zuständig ist. Aus der Neuenburger Regelung zum Minimallohn und
den entsprechenden Vorbereitungsarbeiten ergibt sich, dass die Festlegung eines
Mindestlohns der Bekämpfung der Armut, im Speziellen des Phänomens der "working
poor" dient. Arbeitenden Personen soll ermöglicht werden, von einer vollzeitigen
Erwerbstätigkeit leben zu können, ohne auf Sozialhilfe angewiesen zu sein. Der
Einführung des Minimallohns lagen damit sozialpolitische Anliegen zu Grunde. Damit
der Rahmen der "Sozialpolitik" nicht verlassen wird und in den Bereich der "Wirtschaftspolitik" übergeht, muss ein kantonal festgelegter Minimallohn gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung zudem auf relativ tiefem Niveau angesetzt werden. Das ist
vorliegend der Fall, da bei der Festlegung des Minimallohns vom Mindesteinkommen
gemäss den für Ergänzungsleistungen der AHV und der IV geltenden Regeln ausgegangen wurde. Die fraglichen Bestimmungen sind auch verhältnismässig. Die gesetzliche
Regelung enthält verschiedenen Klauseln, um besonderen Situationen gerecht zu
werden. So kann der Staatsrat für bestimmte Wirtschaftsbereiche – insbesondere
landwirtschaftliche – einen abweichenden minimalen Stundenlohn festlegen. Die Höhe
des minimalen Stundenlohns von 20 Franken liegt sodann innerhalb einer angemessenen, auf objektiven Kriterien beruhenden Spanne. Ausgegangen wurde dabei von
einem jährlichen Minimaleinkommen von 41'759 Franken, was bei 41 Arbeitsstunden
pro Woche und 52 Arbeitswochen pro Jahr einen Stundenlohn von aufgerundet 20
Franken ergibt. Abzuweisen ist auch der Einwand der Beschwerdeführer, dass das
Bundesrecht den Kantonen keinen Platz für die Festlegung von Minimalsalären lasse.
Die vom Grossen Rat getroffene Regelung hält sich schliesslich an den von der
Kantonsverfassung vorgegebenen Rahmen und ist mit dem Grundsatz der Rechtsgleichheit vereinbar. 
Durch die Erteilung der aufschiebenden Wirkung kamen die fraglichen Bestimmungen
bisher nicht zur Anwendung. Eine rückwirkende Anwendung könnte vielfältige praktische
Probleme nach sich ziehen. Das Bundesgericht legt deshalb fest, dass die Regelungen
zum Mindestlohn mit der Ausfällung des vorliegenden Entscheides wirksam werden.

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Lausanne, le 4 août 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 juillet 2017 (2C_774/2014, 2C_813/2014, 2C_815/2014, 2C_816/2014)
Rejet des recours contre le salaire minimum dans le canton de 
Neuchâtel
Le Tribunal fédéral rejette les recours formés à l'encontre de la fixation légale d'un
salaire horaire minimum de 20 francs dans le canton de Neuchâtel. Cette mesure de
politique sociale, qui vise en particulier à lutter contre le phénomène des «  working
poor », s'avère conforme avec le principe constitutionnel de la liberté économique et
avec le droit fédéral. L'entrée en force du présent arrêt du Tribunal fédéral a pour
conséquence l'entrée en vigueur de la réglementation adoptée par le Grand Conseil
neuchâtelois.
En 2011, le corps électoral du canton de Neuchâtel avait accepté d'introduire dans la
Constitution cantonale une nouvelle disposition autorisant la fixation d'un salaire
minimum cantonal. Conformément à cette disposition, toute personne exerçant une
activité salariée doit pouvoir disposer d'un salaire qui lui garantisse des conditions de
vie décentes. En vue de concrétiser cette norme constitutionnelle, le Grand Conseil du
canton de Neuchâtel a, en mai 2014, modifié la loi cantonale sur l'emploi et l'assurancechômage. Ce faisant, le législateur cantonal a fixé le salaire horaire minimum à 20
francs, en prévoyant que ce montant serait adapté chaque année à l'évolution de l'indice
suisse des prix à la consommation. Plusieurs associations professionnelles, entreprises
et personnes privées ont déposé des recours au Tribunal fédéral contre ces nouvelles
dispositions. Le Tribunal fédéral leur a accordé l'effet suspensif.
Le Tribunal fédéral rejette les recours dans la mesure où ceux-ci sont recevables. Sous
l'angle du principe de la liberté économique (article 94 alinéa 1 de la Constitution
fédérale), les cantons ont le droit d'adopter des mesures de politique sociale. Seraient
en revanche prohibées des mesures de politique économique, dont l'adoption compète
en principe à la seule Confédération. Il résulte de la législation neuchâteloise et des
travaux préparatoires y relatifs que la fixation d'un salaire minimum sert à lutter contre la
pauvreté, en particulier le phénomène des «  working poor ». Le but est de permettre aux
personnes exerçant une activité salariée à plein temps d'en retirer un gain suffisant pour
vivre décemment, sans devoir dépendre de l'aide sociale. L'introduction d'un minimum
salarial est partant motivée par des considérations de politique sociale. Pour éviter que,
s'agissant de la fixation d'un salaire minimum cantonal, une mesure de «  politique
sociale » ne sorte du cadre fixé et se transforme en une mesure de «  politique
économique », la jurisprudence du Tribunal fédéral prévoit que le montant devra se
situer à un niveau relativement bas. Tel est le cas en l'espèce, dès lors que le salaire
minimum instauré s'oriente par rapport au revenu déterminant en matière de prestations
complémentaires à l'AVS et à l'AI. Par ailleurs, les dispositions litigieuses sont proportionnées. La législation contient en effet différentes clauses permettant de tenir compte
de situations particulières. Par exemple, le Conseil d'Etat est en droit de fixer un salaire
horaire minimum dérogatoire pour certaines branches économiques, en particulier dans
le secteur agricole. De plus, le montant du salaire horaire minimum de 20 francs se situe
dans une fourchette raisonnable, qui repose sur des critères objectifs. Le législateur
était parti d'un revenu annuel minimum de 41'759 francs, ce qui, en tenant compte d'une
semaine de travail de 41 heures et de 52 semaines travaillées sur une année, donne un
salaire horaire arrondi de 20 francs. Il convient également d'écarter l'objection des
recourants, d'après laquelle le droit fédéral ne laisserait plus de place aux cantons pour
fixer des salaires minima. Enfin, la réglementation adoptée par le Grand Conseil
respecte tant le cadre fixé par la Constitution cantonale que le principe de l'égalité de
traitement.
Ensuite de l'octroi de l'effet suspensif aux recours, les dispositions litigieuses ont jusqu'à
présent été empêchées d'entrer en vigueur. Une application rétroactive de celles-ci
pourrait soulever de nombreuses difficultés d'ordre pratique. Pour cette raison, le
Tribunal fédéral a jugé que les normes relatives à l'introduction d'un salaire minimum ne
déploieraient leurs effets qu'à partir du prononcé du présent arrêt.

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