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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 19. Oktober 2016
Embargo: 19. Oktober 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. September 2016 (6B_1293/2015)
Polizist unter Pseudonym im Chatroom: Vorgehen war als 
verdeckte Fahndung nicht genehmigungsbedürftig
Das Vorgehen eines Zürcher Polizeibeamten, der sich gegenüber einem Mann in
einem Chatroom und beim anschliessenden E-Mail- und SMS-Verkehr als 14-jähriges
Mädchen ausgegeben hat, gilt als verdeckte Fahndung, die keiner Genehmigung
durch das Zwangsmassnahmengericht bedurfte. Die Erkenntnisse aus der ChatUnterhaltung sowie die in der Folge erhobenen Beweismittel dürfen deshalb im
Verfahren gegen den wegen versuchter sexueller Handlungen mit einem Kind
beschuldigten Mann grundsätzlich verwertet werden. Das Bundesgericht heisst die
Beschwerde der Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Zürich gut.
Ein erwachsener Mann hatte 2013 in einem Chatroom Kontakt mit einer vermeintlich 14
Jahre alten "Sabrina" aufgenommen. Hinter dem Pseudonym "Sabrina" verbarg sich ein
Polizeibeamter. Im Verlauf der Unterhaltung lenkte der Chat-Partner von "Sabrina" das
Gespräch rasch auf sexuelle Inhalte. Zunächst tauschten sie ihre E-Mail-Adressen und
nach rund einer Stunde ihre Telefonnummern aus. In der Folge schickten sie sich über
E-Mail Nacktfotos, kommunizierten per SMS über Sex und vereinbarten schliesslich ein
Treffen am Hauptbahnhof Zürich, um anschliessend zum Wohnort von "Sabrina" zu
fahren. Als der Mann am Hauptbahnhof erschien, traf er auf Beamte der Stadtpolizei
Zürich. Das Obergericht des Kantons Zürich sprach den Mann 2015 vom Vorwurf der
versuchten sexuellen Handlungen mit einem Kind frei. Es war zum Schluss gekommen,
dass ab einem gewissen Zeitpunkt eine verdeckte Ermittlung vorgelegen habe, für die
eine Bewilligung durch das Zwangsmassnahmengericht erforderlich gewesen wäre. Da
diese Bewilligung nicht eingeholt worden sei, könnten die nach dem fraglichen Zeitpunkt
erhobenen Beweismittel nicht verwertet werden. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Oberstaatsanwaltschaft des Kantons
Zürich gut und weist die Sache zur neuen Beurteilung zurück ans Obergericht. Das
Vorgehen der Polizei ist im Sinne der geltenden Strafprozessordnung mangels der
hierfür erforderlichen gesetzlichen Voraussetzungen (u.a. durch Urkunde abgesicherte
Legende bzw. falsche Identität, Bildung eines Vertrauensverhältnisses zur Zielperson)
nicht als verdeckte Ermittlung zu qualifizieren, sondern als verdeckte Fahndung, die
keiner Genehmigung durch das Zwangsmassnahmengericht bedarf. Weil es sich beim
Einsatz um eine verdeckte Fahndung gehandelt hat, sind das Chatroom-Protokoll, der
E-Mail- und SMS-Verkehr sowie die später in den Einvernahmen erfolgten Aussagen
des Beschuldigten auch ohne Genehmigung durch das Zwangsmassnahmengericht
grundsätzlich verwertbar. Allerdings wird das Obergericht noch zu prüfen haben, ob der
Verwertbarkeit der gewonnenen Erkenntnisse und der Folgebeweise andere Gründe
entgegenstehen könnten.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 19 octobre 2016
Embargo : 19 octobre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 septembre 2016 (6B_1293/2015)
Policier sous pseudonyme dans un forum de discussion: procédé 
qui équivaut à une recherche secrète non soumise à autorisation
Le procédé par lequel un agent de police zurichois se fait passer pour une jeune fille
de 14 ans dans ses contacts avec un homme sur un forum de discussion et par la
suite lors d'échanges de courriels et de SMS avec lui doit être qualifié de recherche
secrète. En tant que telle, il ne nécessitait aucune autorisation du Tribunal des
mesures de contraintes. Les informations recueillies lors des conversations sur le
forum de discussion de même que les preuves administrées par la suite peuvent
donc en principe être exploitées dans le cadre de la procédure ouverte contre
l'homme prévenu de tentative d'actes d'ordre sexuel avec des enfants. Le Tribunal
fédéral admet le recours formé par le ministère public du canton de Zurich.
En 2013, un homme adulte avait pris contact, sur un forum de discussion, avec une soidisant " Sabrina " âgée de 14 ans. Derrière le pseudonyme "  Sabrina ", se cachait un
agent de police. Au cours des échanges, le partenaire de discussion de "  Sabrina "
dirigea rapidement la discussion vers un contenu sexuel. Au préalable, ils avaient
échangé leur adresse email et, après environ une heure, leur numéro de téléphone. Par
la suite, ils s'étaient envoyés par courriel des photos d'eux nus, avaient communiqué par
SMS sur le sexe et en dernier lieu convenu d'une rencontre à la gare principale de
Zurich, afin de se rendre finalement au domicile de "  Sabrina ". Lorsque l'homme s'est
présenté à la gare, il s'est retrouvé face à des agents de police de la ville de Zurich. En
2015, le Tribunal cantonal du canton de Zurich a libéré l'homme de l'accusation de
tentative d'actes d'ordre sexuel avec des enfants. Cette autorité était arrivée à la
conclusion qu'à partir d'un certain moment, il s'était agi d'une investigation secrète qui
aurait exigé l'autorisation du Tribunal des mesures de contraintes. Comme cette
autorisation n'avait pas été demandée, les preuves administrées après le moment en
question ne pouvaient être exploitées. 
Le Tribunal fédéral admet le recours du ministère public du canton de Zurich et renvoie
la cause pour nouvelle décision au Tribunal cantonal. Au sens du Code de procédure
pénale, le procédé de la police doit être qualifié, faute de réaliser les conditions d'une
investigation secrète (parmi lesquelles utilisation d'une identité d'emprunt attestée par
titre, instauration d'une relation de confiance avec la personne visée), non comme une
investigation secrète, mais comme une recherche secrète, qui ne nécessite aucune
autorisation du Tribunal des mesures de contraintes. Comme l'intervention a constitué
en une recherche secrète, les compte-rendus du forum de discussion, les échanges de
courriels et de SMS de même que les déclarations du prévenu faites plus tard lors de
ses auditions sont en principe exploitables, même sans autorisation du Tribunal des
mesures de contraintes. Dans tous les cas, le Tribunal cantonal devra encore examiner
si d'autres motifs pourraient s'opposer à l'exploitation des informations recueillies et
leurs conséquences.

--- Italian ---