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--- German ---
Lausanne, 9. Dezember 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 9. Dezember 2021 (6B_646/2020)
Suizidhilfe für gesunde Frau: Urteil gegen Arzt aufgehoben – 
Kantonsgericht Genf muss neu entscheiden
Das  Bundesgericht  hebt  die  Verurteilung  eines  Arztes  auf,  der  einer  gesunden
86-jährigen Frau das tödlich wirkende Mittel Natriumpentobarbital zur Begehung von
Suizid verschrieben hat. Entgegen der Auffassung des Kantonsgerichts des Kantons
Genf kommt das Heilmittelgesetz hier nicht zur Anwendung. Es wird nun prüfen
müssen, ob der Arzt auf Basis des Betäubungsmittelgesetzes zu verurteilen ist.
Der Arzt stellte einer gesunden und urteilsfähigen 86-jährigen Frau 2017 ein Rezept für
das tödlich wirkende Mittel Natriumpentobarbital aus. Die Betroffene hatte zuvor notariell
festhalten lassen, dass sie ihren Ehemann nicht überleben wolle. Im April 2017 nahm
die Frau das verschriebene Natriumpentobarbital ein und schied zusammen mit ihrem
todkranken Gatten aus dem Leben. Das Polizeigericht des Kantons Genf verurteilte den
Arzt im Oktober 2019 wegen Verstosses gegen das Heilmittelgesetz (HMG) zu einer
Geldstrafe von 120 Tagessätzen und zu einer Busse von 2400 Franken. Das Genfer
Kantonsgericht bestätigte den Entscheid 2020. Es kam zum Schluss, dass der Betroffene mit der Abgabe von Natriumpentobarbital an eine gesunde Person gegen die Richtlinien der Schweizerischen Akademie der Medizinischen Wissenschaften (SAMW) verstossen und damit seine Sorgfaltspflichten verletzt habe. 
Das  Bundesgericht  heisst  die  Beschwerde  des  Arztes  gut,  hebt  den  angefochtenen
Entscheid auf und weist die Sache zu neuem Entscheid zurück an die Vorinstanz. Zu
entscheiden hatte das Bundesgericht einzig, ob sich der Arzt mit der Verschreibung von
Natriumpentobarbital an eine gesunde Person strafbar gemacht hat. Zu prüfen ist, ob
ein Verstoss gegen die Strafbestimmungen des HMG (Artikel 26 und 86 HMG) vorliegt,
wie  dies  das  Kantonsgericht  bejaht  hat.  Das  HMG  findet  auf  Betäubungsmittel  wie
Natriumpentobarbital dann Anwendung, soweit diese als Heilmittel verwendet werden.
Sowohl  die  SAMW  in  ihren  Richtlinien,  als  auch  der  Berufsverband  der  Schweizer
Ärztinnen und Ärzte (FMH) vertreten die Auffassung, dass es sich bei der Suizidhilfe
nicht um einen medizinischen Akt handelt. Bei einem krankheitsbedingten Suizidwunsch
verfolgt die Verabreichung von Natriumpentobarbital zumindest im weitesten Sinne einen
therapeutischen Zweck,  nämlich die Verkürzung von krankheitsbedingtem  Leiden.  Im
konkreten Fall handelt es sich indessen nicht um einen durch eine Krankheit physischer
oder psychischer Natur bedingten Suizidwunsch. Vielmehr liegt ein sogenannter "Bilanzsuizid" einer gesunden Person vor. Bei einem Bilanzsuizid einer gesunden Person liegt
für  die Verschreibung  von  Natriumpentobarbital  keinerlei  medizinische  Indikation  vor,
zumal das Mittel dabei auch nicht im weitesten Sinne therapeutisch eingesetzt wird.
Damit  fällt  eine Verurteilung wegen Abgabe von  Natriumpentobarbital auf  Basis des
HMG  im  vorliegenden Fall ausser  Betracht  und  erweist  sich als  bundesrechtswidrig.
Damit bleibt zu prüfen, ob die Verschreibung von Natriumpentobarbital an eine gesunde
Person nach dem Betäubungsmittelgesetz (BetMG) zu sanktionieren wäre. Das Genfer
Kantonsgericht  wird  nun  zunächst  prüfen  müssen,  ob  prozessual  eine  abweichende
rechtliche Würdigung noch möglich ist. Falls ja, wird es die Frage zu klären haben, ob
die  Verschreibung  von  Natriumpentobarbital  ohne  medizinische  Indikation  durch  das
BetMG gedeckt ist oder nicht.

--- French ---
Lausanne, le 9 décembre 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 9 décembre 2021 (6B_646/2020)
Assistance au suicide en faveur d'une femme en bonne santé  : 
condamnation d'un médecin annulée – la Cour de justice 
genevoise doit rejuger le cas
Le Tribunal fédéral annule la condamnation d'un médecin qui a prescrit à une femme
de  86  ans  en  bonne  santé  une  substance  létale  –  du  pentobarbital  sodique
(pentobarbital) – pour lui permettre de se suicider. Contrairement à ce qu'a considéré
la Cour de justice du canton de Genève, la loi fédérale sur les produits thérapeutiques ne trouve pas application en l'espèce. Il lui appartiendra d'examiner si le
comportement du médecin tombe sous le coup de la loi fédérale sur les stupéfiants.
En 2017, le médecin a rédigé une ordonnance pour du pentobarbital, substance létale,
en faveur d'une femme de 86 ans, qui était en bonne santé et capable de discernement.
Cette dernière avait au préalable fait constater par acte notarié qu'elle ne voulait pas
survivre à son mari. En avril 2017, elle a consommé le pentobarbital prescrit et mis fin à
ses jours en même temps que son mari, qui était atteint d'une maladie mortelle. Le
Tribunal de police du canton de Genève a condamné le médecin en octobre 2019 pour
infraction à la loi fédérale sur les produits thérapeutiques (LPTh) à une peine pécuniaire
de  120  jours-amende  ainsi  qu'à  une  amende  de  2'400  francs.  La  Chambre  pénale
d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a confirmé le jugement de première instance en 2020, après être parvenue à la conclusion qu'en prescrivant du pentobarbital à une personne en bonne santé, l'intéressé avait violé les directives de l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM) et ainsi violé son devoir de diligence.
Le Tribunal fédéral admet le recours du médecin, annule le jugement attaqué et renvoie
la cause à l'autorité précédente pour nouveau jugement. La seule question qu'il revenait
au Tribunal fédéral de trancher est celle de savoir si le médecin est pénalement punissable pour avoir prescrit du pentobarbital à une personne en bonne santé. Doit être
examinée la question s'il y a lieu d'admettre une violation des dispositions pénales de la
LPTh (articles 26 et 86 LTPh), comme l'a admis la Cour de justice genevoise. La LPTh
trouve application en présence de stupéfiants tels que le pentobarbital lorsque cette
substance est utilisée en tant que produit thérapeutique. Aussi bien l'ASSM dans ses
directives que la Fédération des médecins suisses (FMH) considèrent que l'assistance
au suicide n'est pas assimilable à un acte médical. Lorsqu'une personne exprime son
souhait de mettre fin à ses jours en raison d'une pathologie dont elle souffre, l'administration de pentobarbital poursuit un but thérapeutique à tout le moins au sens large, lié à
la volonté d'abréger les souffrances découlant de la maladie. Dans la configuration en
cause, il ne s'agit cependant pas d'une volonté suicidaire due à une maladie de nature
physique ou psychique. Il s'agit au contraire d'un cas dit de «  Bilanzsuizid » concernant
une personne en bonne santé. Dans une telle configuration, la prescription de pentobarbital ne repose sur  aucune indication médicale,  pas même sous l'angle d'un but
thérapeutique au sens large. Une condamnation relative à la remise de pentobarbital
sous l'angle de la LPTh s'avère ainsi exclue et se révèle contraire au droit fédéral. Reste
ainsi à examiner si la prescription de pentobarbital à une personne en bonne santé
devrait être sanctionnée selon la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup). Il appartiendra
dès lors à la Cour de justice genevoise d'examiner, en premier lieu, si, sur le plan procédural, une appréciation juridique différente de celle retenue jusqu'ici demeure possible.
Dans l'affirmative, il lui appartiendra de déterminer si la prescription de pentobarbital
sans indication médicale est autorisée ou non selon la LStup.

--- Italian ---
Losanna, 9 dicembre 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 9 dicembre 2021 (6B_646/2020)
Suicidio assistito di una donna in buona salute: condanna del 
medico annullata – il Tribunale cantonale di Ginevra deve 
decidere di nuovo
Il  Tribunale  federale  annulla  la  condanna  di  un  medico  che  ha  prescritto  il
pentobarbitale sodico, un farmaco letale, a una donna in buona salute di 86 anni per
suicidarsi. Contrariamente all'opinione del Tribunale cantonale del Canton Ginevra, la
legge  sugli  agenti  terapeutici  non  è applicabile  in questo  caso.  Esso  dovrà  ora
esaminare  se  il  medico  debba  essere  condannato  sulla  base  della  legge  sugli
stupefacenti.
Nel 2017 il medico ha prescritto del pentobarbitale sodico, una sostanza letale, a una
donna di 86 anni, sana e capace di discernimento. L'interessata aveva in precedenza
fatto attestare da un notaio la sua dichiarazione che non voleva sopravvivere a suo
marito. Nell'aprile 2017, la donna ha assunto il pentobarbitale sodico prescrittole ed è
morta insieme al marito malato terminale. Il Tribunale di polizia del Canton Ginevra ha
condannato il medico nell'ottobre 2019 per infrazione alla legge federale sugli agenti
terapeutici (LATer) a una pena pecuniaria di 120 aliquote giornaliere e a una multa di
2400 franchi. Il Tribunale cantonale di Ginevra ha confermato la decisione nel 2020.
Esso  ha  concluso  che,  prescrivendo  il  pentobarbitale  sodico  a  una  persona  sana,
l'interessato  ha  violato  le  direttive  dell'Accademia  Svizzera  delle  Scienze  Mediche
(ASSM) e ha quindi violato il suo obbligo di diligenza. 
Il Tribunale federale accoglie il ricorso del medico, annulla la decisione contestata e
rinvia il caso all'autorità precedente per nuova decisione. Il Tribunale federale doveva
decidere se il medico avesse commesso un reato penale prescrivendo il pentobarbitale
sodico a una persona sana. Al riguardo, occorre esaminare se c'è stata una violazione
delle disposizioni penali della LATer (articoli 26 e 86 LATer), come ha stabilito il Tribunale
cantonale.  La  LATer  si  applica  agli  stupefacenti,  come  il  pentobarbitale  sodico,  per
quanto siano utilizzati come agenti terapeutici. Sia l'ASSM nelle sue direttive che la
Federazione dei medici svizzeri (FMH) sono dell'opinione che il suicidio assistito non sia
un'attività  medica.  Nel  caso  di  un  desiderio  di  suicidio  causato  dalla  malattia,  la
somministrazione di pentobarbitale sodico persegue uno scopo terapeutico, almeno nel
senso più ampio, cioè l'abbreviazione della sofferenza provocata dalla malattia. Nella
fattispecie, però, non si tratta di un desiderio di suicidio causato da una malattia fisica o
psichica. Si tratta piuttosto di un cosiddetto "Bilanzsuizid" di una persona sana. Nel caso
di  un  "Bilanzsuizid"  di  una  persona  in  buona  salute,  nessuna  indicazione  medica
giustifica la prescrizione di pentobarbitale sodico, nemmeno sotto un profilo terapeutico
nel senso più ampio. Pertanto, una condanna per aver prescritto pentobarbitale sodico
fondata sulla LATer non entra in considerazione in questo caso e si rivela contraria al
diritto federale. Resta quindi da esaminare se la prescrizione di pentobarbitale sodico a
una persona sana sia da sanzionare sulla base della legge sugli stupefacenti (Lstup). Il
Tribunale  cantonale  di  Ginevra  dovrà  ora  esaminare  innanzitutto  se  una  diversa
valutazione  giuridica  è  ancora  possibile  dal  punto  di  vista  procedurale.  In  caso
affermativo,  dovrà  determinare  se  la  prescrizione  di  pentobarbitale  sodico  senza
indicazione medica è permessa o meno secondo la LStup.