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Lausanne, 7. Juni 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. Mai 2017 (5A_297/2016)
Unterhalt für Ehegatten: Praxisänderung bei böswilliger Verminderung des Einkommens
Vermindert ein Unterhaltsschuldner sein Einkommen auf böswillige Art, ist eine
Reduktion der Unterhaltsbeiträge an seinen (früheren) Ehegatten selbst dann ausgeschlossen, wenn der Verdienstausfall nicht rückgängig gemacht werden kann. Das
Bundesgericht passt seine Praxis an und heisst die Beschwerde einer Frau gut,
deren Gatte seine Arbeitsstelle zur Schädigung der Betroffenen aufgegeben hatte. 
Der Mann war 2013 im Rahmen von vorsorglichen Massnahmen  während  des
Scheidungsverfahrens zur Zahlung von Unterhaltsbeiträgen an seine Ehefrau verpflichtet worden. Rund zwei Jahre später verlangte er eine Reduktion der Unterhaltsbeiträge, da er arbeitslos geworden sei. Die zuständigen Gerichte des Kantons BaselStadt reduzierten die Unterhaltsbeiträge an die Ehefrau entsprechend seiner neuen Einkommenssituation. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Frau gut und weist das Gesuch des
Mannes um Abänderung des Ehegattenunterhalts ab. Bei der Bestimmung des Unterhaltsbeitrages ist grundsätzlich vom tatsächlichen Einkommen des Unterhaltspflichtigen
auszugehen. Soweit dieses Einkommen nicht ausreicht, um den vom unterhaltsberechtigten Teil ausgewiesenen Bedarf zu decken, kann dem Unterhaltspflichtigen
unter Umständen ein hypothetisches Einkommen angerechnet werden. Voraussetzung
dafür ist, dass dem Unterhaltspflichtigen die Erzielung eines höheren Einkommens
zumutbar und möglich ist. In einem Urteil von 2002 (BGE 128 III 4) hat das Bundesgericht entsprechend ausgeführt, dass bei einem Ehegatten, der sein Einkommen mit
Schädigungsabsicht vermindert, nur dann hypothetische Einkünfte angerechnet werden
dürfen, wenn er die Verminderung seiner finanziellen Leistungsfähigkeit rückgängig
machen kann. An dieser Rechtsprechung kann nicht festgehalten werden. Bei einer
böswilligen Verminderung des Einkommens durch den Unterhaltsschuldner ist demnach
eine spätere Abänderung der Unterhaltsbeiträge selbst dann zu verwehren, wenn dieser
die Verdienstreduktion nicht rückgängig machen kann. Im konkreten Fall hat der
Betroffene seine gut bezahlte Arbeitsstelle aufgegeben, ohne dass ihm gekündigt oder
ihm eine Kündigung von der Arbeitgeberin nahegelegt worden wäre. Vielmehr ergibt
sich, dass zwischen den Parteien ein eigentlicher Scheidungskrieg herrscht und es dem
Mann darum ging, den Fluss von finanziellen Mitteln an seine Ehefrau zu stoppen.
Dieses Verhalten erweist sich als böswillig und damit als offenbar rechtsmissbräuchlich
und schliesst eine Abänderung des Unterhaltsbeitrages aus.

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Lausanne, le 7 juin 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 mai 2017 (5A_297/2016)
Entretien des époux  : changement de pratique en cas de 
diminution malveillante du revenu
Si le débirentier diminue son revenu de manière malveillante, une réduction de la
contribution d'entretien à son (ex-)conjoint est exclue, même si la perte de gain est
irrémédiable. Le Tribunal fédéral adapte sa pratique et admet le recours d'une femme
dont le conjoint avait quitté sa place de travail pour lui nuire. 
L'époux avait été condamné en 2013, à titre de mesures provisionnelles durant la
procédure de divorce, à verser à son épouse une contribution d'entretien. Environ deux
ans plus tard, il a requis une réduction de cette contribution au motif qu'il était devenu
sans emploi. Les tribunaux compétents du canton de Bâle-Ville ont réduit la contribution
d'entretien due à l'épouse conformément à cette nouvelle situation financière. 
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'épouse et rejette la requête de l'époux en
modification de la contribution d'entretien. Pour fixer la contribution d'entretien, il faut en
principe tenir compte du revenu effectif du débirentier. Si ce revenu ne suffit pas à
subvenir aux besoins  établis du crédirentier que devrait couvrir la contribution
d'entretien, le débirentier peut, dans certaines circonstances, se voir imputer un revenu
hypothétique. La condition à cette imputation est qu'il est raisonnable et possible que le
débirentier gagne un revenu plus élevé. Dans un arrêt de 2002 (ATF 128 III 4), le
Tribunal fédéral a jugé qu'on ne peut imputer un revenu hypothétique à un époux qui a
réduit son revenu dans un dessein de nuire que si celui-ci peut remédier à la diminution
de sa capacité financière. Cette jurisprudence ne peut pas être maintenue. Si le
débirentier diminue de manière malveillante son revenu, il faut lui refuser une
modification ultérieure de la contribution d'entretien même si cette diminution de revenu
est irrémédiable. Dans le cas concret, l'intéressé a quitté son emploi bien rémunéré
sans se faire licencier ou sans que son employeur lui laisse entendre qu'il pourrait se
faire licencier. Au contraire, il est établi qu'une véritable guerre a lieu entre les parties
au sujet de leur divorce et que, pour cette raison, l'époux cherchait à priver son épouse
de moyens financiers. Un tel comportement est malveillant et ainsi manifestement
abusif, de sorte qu'il exclut une modification de la contribution d'entretien.

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