Filename: 8C_72_2020_2020_09_16_J_{lang}

Languages: 2

--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. September 2020
Embargo: 16. September 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. August 2020 (8C_72/2020)
Anmeldungs- und Mitwirkungspflicht des Unfallversicherten bei 
der Invalidenversicherung
Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde der Suva teilweise gut. Die Aufforderung
der  Suva,  sich  bei  einem  möglicherweise  leistungspflichtigen  anderen  Sozialversicherer anzumelden, kann mehrmals erfolgen und auch nach der erstmaligen Leistungszusprechung. Die Anmeldepflicht beinhaltet auch die Pflicht, im Verfahren für
die Feststellung des Leistungsanspruches mitzuwirken.
Ein Versicherter erlitt im Dezember 2010 einen Arbeitsunfall an der linken Hand. Die
Suva erbrachte die gesetzlichen Leistungen. Der Kreisarzt attestierte ihm im März 2013
in physischer Hinsicht eine zumutbare volle Arbeitsfähigkeit in einer adaptierten Tätigkeit
und hielt einen psychisch auffälligen Zustand fest. Nach dreimaliger Aufforderung der
Suva, sich bei der Invalidenversicherung (IV) anzumelden, stellte der Versicherte ein
Gesuch um Leistungen der IV. Die zuständige IV-Stelle verneinte 2014 den Anspruch
des Versicherten auf berufliche Massnahmen und eine Invalidenrente, da er sich der von
ihr  angeordneten psychiatrischen Begutachtung nicht  unterzogen hatte.  In der  Folge
sprach ihm die Suva eine Invalidenrente bei einem Invaliditätsgrad von 100  % und eine
Integritätsentschädigung zu. 2015 wurde die Integritätsentschädigung angepasst. Beide
Verfügungen  der  Suva  wurden  nicht  angefochten.  2018  berechnete  die  Suva,  unter
Hinweis auf die Verletzung der Mitwirkungspflicht im IV-Verfahren, ihre Leistungen neu
als Komplementärrente. Der  Versicherte erhob dagegen eine Einsprache,  worauf  die
Suva ihre Verfügung durch die Anweisung, sich bei der IV anzumelden sowie seinen
Mitwirkungspflichten nachzukommen, ersetzte; im Unterlassungsfall werde die Rente als
Komplementärrente berechnet.  Der Versicherte verlangte eine anfechtbare Verfügung
und erhob ein Ausstandsbegehren gegen den Sachbearbeiter. Daraufhin beschloss die
Suva, ihre Rente ab dem 1. April 2019 als Komplementärrente auszurichten. Das Verwaltungsgericht des Kantons Thurgau hob den Einspracheentscheid der Suva auf. Die
Suva gelangt ans Bundesgericht, welches die Beschwerde teilweise gut heisst und die
Sache zu neuer Entscheidung an die Vorinstanz zurückweist.
Bestritten  ist,  ob  die  Suva  aufgrund  der  Verletzung  der  Mitwirkungspflicht  des  Versicherten im IV-Verfahren das Recht hatte, ihre Leistungen auf eine Komplementärrente
zu reduzieren. Aus dem Wortlaut von Artikel 51 Absatz 2 der Verordnung über die Unfallversicherung ergibt sich weder die Zulässigkeit einer bloss einmaligen Aufforderung zur
Anmeldung bei einem anderen Sozialversicherer noch die Beschränkung, dass dies nur
vor der erstmaligen Ausrichtung einer Rente zu erfolgen hat. Das Bundesgericht kommt
im Rahmen einer Auslegung dieser Norm zum Schluss, dass der Unfallversicherer nicht
angehalten ist, mehr Leistungen zu erbringen, als er bei pflichtgemässem Verhalten des
Versicherten im IV-Verfahren mutmasslich verpflichtet gewesen wäre. Folglich kann die
Aufforderung,  sich  bei  einem  möglicherweise  leistungspflichtigen  anderen  Sozialversicherer  anzumelden,  mehrmals und auch nach der erstmaligen Leistungszusprechung erfolgen. Die Anmeldepflicht beinhaltet sodann die Pflicht, im Verfahren für die
Feststellung des Leistungsanspruches im erforderlichen Ausmass mitzuwirken.
Die  Suva  war  im  vorliegenden  Fall  zudem  befugt,  auf  ihre  formell  rechtskräftigen
Verfügungen zurückzukommen, weil sie ohne Zweifel unter Verletzung von Bundesrecht
zustande gekommen sind und damit ein Wiedererwägungsgrund gegeben war. Folglich
sind die Voraussetzungen für eine Prüfung des Rentenanspruchs des Versicherten für
die Zukunft gegeben.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 septembre 2020
Embargo : 16 septembre 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 août 2020 (8C_72/2020)
Assurance-accidents  : obligation d'annonce du cas à l'assurance-invalidité et devoir de collaborer de la personne assurée
Le Tribunal fédéral admet partiellement un recours de la Suva. L'injonction de la Suva
d'annoncer son cas à un autre assureur social susceptible d'être tenu de verser des
prestations peut survenir à plusieurs reprises, même après l'octroi initial des prestations. L'obligation d'annoncer comprend également le devoir de collaborer dans la
procédure établissant le droit aux prestations.
En décembre 2010, un assuré s'est blessé à la main gauche après avoir été victime d'un
accident professionnel. La Suva a octroyé les prestations légales. En mars 2013, le
médecin  d'arrondissement  a  certifié  que  l'assuré  était  pleinement  apte,  sur  le  plan
physique, à travailler dans une activité adaptée. Il a également attesté d'un état psychique altéré de l'assuré. Après avoir été sommé à trois reprises par la Suva d'annoncer
son cas à l'assurance-invalidité (AI), l'assuré a déposé une demande de prestations
auprès de l'AI. En 2014, l'office AI compétent a refusé à l'assuré le droit à des mesures
professionnelles  et  à  une  rente  d'invalidité,  au  motif  qu'il  ne  s'était  pas  soumis  à
l'expertise psychiatrique demandée. Par la suite, la Suva lui a alloué une rente d'invalidité de 100 % et une indemnité pour atteinte à l'intégrité. L'indemnité pour atteinte à
l'intégrité a été ajustée en 2015. Aucune de ces décisions de la Suva n'a été contestée.
En 2018, compte tenu de la violation par l'assuré de son devoir de collaborer dans la
procédure AI, la Suva a recalculé ses prestations et lui a alloué une rente complémentaire. L'assuré s'étant opposé à cette décision, la Suva a remplacé celle-ci par une sommation à l'assuré de communiquer son cas à l'AI et de respecter son devoir de collaborer, à défaut de quoi seule une rente complémentaire lui serait allouée. L'assuré a
demandé une décision susceptible de recours et la récusation de l'employé de la Suva
en charge de son cas. Sur quoi, la Suva a décidé de verser ses prestations sous forme
de rente complémentaire à partir du 1er avril 2019. Le Tribunal administratif du canton de
Thurgovie a annulé la décision sur opposition de la Suva. La Suva forme un recours
devant le Tribunal fédéral qui l'admet partiellement et renvoie la cause à la juridiction
cantonale pour nouvelle décision.
Le litige porte sur la question de savoir si la Suva avait le droit de réduire ses prestations à une rente complémentaire,  au motif  que l'assuré n'avait  pas respecté son
devoir  de  collaborer  dans  la  procédure  AI.  Il  ne  peut  pas  être  déduit  du  libellé  de
l'article 51  alinéa 2  de  l'ordonnance  sur  l'assurance-accidents  que  la  sommation  de
communiquer son cas à un autre assureur social ne peut survenir qu'une seule fois. Pas
non plus, que cette sommation ne peut être prononcée qu'avant l'octroi initial des prestations.  Appelé  à  interpréter  cette  disposition  légale,  le  Tribunal  fédéral  arrive  à  la
conclusion que l'assureur-accidents est tenu de verser uniquement les prestations dont
il devrait vraisemblablement s'acquitter, si l'assuré s'était conformé à ses obligations
dans le cadre de la procédure AI. Dès lors, l'injonction d'annoncer son cas à un autre
assureur social susceptible d'être tenu de verser des prestations peut être faite plusieurs fois et même après l'octroi initial de prestations. L'obligation d'annonce du cas
comprend ainsi le devoir de collaborer dans la mesure nécessaire à l'établissement du
droit aux prestations. 
En l'espèce, la Suva était en outre autorisée à revenir sur ses décisions formellement
passées en force, car elles ont manifestement été rendues en violation du droit fédéral.
Il existait, par conséquent, un motif de reconsidération. Partant, les conditions requises
pour un examen du droit aux prestations futures de l'assuré sont remplies.

--- Italian ---