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--- German ---
Lausanne, 15. Mai 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 25. April 2018 (6B_1379/2017)
Obligatorische Landesverweisung auch bei blossem Tatversuch
Die obligatorische Landesverweisung bei der Begehung bestimmter Straftaten durch
Ausländer ist auch dann auszusprechen, wenn es beim blossen Tatversuch
geblieben ist. Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Mannes ab, gegen den
die Aargauer Justiz wegen versuchten Einbruchdiebstahls eine Landesverweisung
von fünf Jahren verhängt hat.
Per 1. Oktober 2016 wurde die neue Bestimmung von Artikel 66a des Strafgesetzbuches (StGB) eingeführt. Demnach werden ausländische Personen vom Strafrichter für
die Dauer von 5 bis 15 Jahren aus der Schweiz verwiesen, wenn sie wegen einer der im
fraglichen Artikel aufgeführten Straftaten verurteilt werden. 2017 hatte das Obergericht
des Kantons Aargau einen Mann wegen versuchten Diebstahls in Verbindung mit
versuchtem Hausfriedensbruch (erfasst in Kombination den "Einbruchdiebstahl") zu
einer bedingten Geldstrafe verurteilt. Da Artikel 66a StGB dieses Delikt als Anlasstat
aufführt, sprach das Gericht zudem eine Landesverweisung von 5 Jahren aus. 
In seiner Beschwerde ans Bundesgericht argumentierte der Betroffene, dass Artikel 66a
StGB für die Landesverweisung nur vollendete strafbare Handlungen nenne. Hätte der
Gesetzgeber auch den blossen Versuch genügen lassen wollen, wäre dies im Katalog
der massgeblichen Straftaten entsprechend aufgeführt worden. Das Bundesgericht
weist die Beschwerde ab. Dass der Versuch in Artikel 66a StGB nicht ausdrücklich
genannt wird, ist nicht entscheidend. Der Botschaft des Bundesrates zur fraglichen
Gesetzesänderung ist ausdrücklich zu entnehmen, dass die Landesverweisung unabhängig davon auszusprechen ist, ob es bei den im Katalog aufgezählten Straftaten nur
beim Versuch geblieben ist. Weiter ist davon auszugehen, dass die Strafmilderungsgründe, die zu einem Verzicht auf die Landesverweisung führen können (entschuldbare
Notwehr oder entschuldbarer Notstand) im Gesetz abschliessend aufgezählt werden
und andere Strafmilderungsgründe wie die Begehung eines blossen Versuchs nicht
berücksichtigt werden können.

--- French ---
Lausanne, le 15 mai 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 25 avril 2018 (6B_1379/2017)
Expulsion obligatoire en cas de simple tentative
L'expulsion obligatoire en cas de commission, par un étranger, d'infractions
déterminées, doit également être prononcée lorsque l'acte délictueux est resté au
stade de la tentative. Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par un homme,
contre lequel la justice argovienne a prononcé une expulsion pour une durée de cinq
ans, en raison d'une tentative de vol avec effraction. 
Le nouvel article 66a du Code pénal (CP) est entré en vigueur le 1 er octobre 2016. Selon
cette disposition, le juge pénal expulse de Suisse, pour une durée de 5 à 15 ans,
l'étranger qui est condamné pour l'une des infractions énumérées par cet article. En
2017, la Cour suprême du canton d'Argovie a condamné un homme à une peine
pécuniaire avec sursis pour tentative de vol en lien avec une tentative de violation de
domicile (qui constituent un «  vol avec effraction  »). Dès lors que cette infraction est
prévue par l'article 66a CP comme motif d'expulsion, le tribunal a prononcé une
expulsion pour une durée de 5 ans. 
Dans son recours auprès du Tribunal fédéral, l'intéressé a argumenté que l'article 66a
CP  n'énumère  que  des  infractions  qui  doivent  être  consommées  pour  justifier
l'expulsion. Selon lui, si le législateur avait voulu inclure la tentative, il l'aurait introduite
dans le catalogue des infractions topiques. Le Tribunal fédéral rejette le recours. Le
défaut de mention expresse de la tentative dans l'article 66a CP n'est pas déterminant.
Il ressort expressément du Message du Conseil fédéral concernant la modification
légale que l'expulsion doit être prononcée indépendamment de savoir si l'infraction est
restée au stade de la tentative. Il convient d'en déduire que les circonstances
atténuantes permettant de justifier qu'il soit renoncé à prononcer une expulsion (défense
excusable ou état de nécessité excusable) sont énumérées exhaustivement dans la loi,
de sorte que d'autres motifs d’atténuation de la peine, comme un acte délictueux resté
au stade de la tentative, ne peuvent entrer en ligne de compte.

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