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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. Oktober 2022
Embargo: 20. Oktober 2022, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. September 2022 (6B_1325/2021, 6B_1348/2021)
Mormont-Besetzung: Strafbefehl gegen namentlich unbekannte 
Aktivistin ist gültig – dagegen erhobene Einsprache ebenfalls
Der Strafbefehl der Staatsanwaltschaft des Kantons Waadt gegen eine namentlich unbekannte Besetzerin eines Geländes auf dem Mormont-Hügel ist gültig. Die im Strafbefehl enthaltenen Angaben erlauben ihre eindeutige Individualisierung. Das Bundesgericht weist ihre Beschwerde in diesem Punkt ab. Indessen ist das zuständige
Polizeigericht auf die Einsprache der Betroffenen gegen den Strafbefehl zu Unrecht
nicht eingetreten, ebenso wie anschliessend das Kantonsgericht des Kantons Waadt
auf ihre Beschwerde. Die Sache wird zu neuem Entscheid zurückgewiesen.
Die Frau war 2021 auf das Gelände eines Unternehmens auf dem Mormont-Hügel bei
Eclépens und La Sarraz im Kanton Waadt eingedrungen und hatte dieses zusammen
mit  weiteren  Aktivistinnen  und  Aktivisten  besetzt.  Der  gerichtlichen  und  polizeilichen
Aufforderung zum Verlassen des Geländes kam sie nicht nach. Die Betroffene wurde am
30. März 2021 verhaftet; sie weigerte sich dabei, Angaben zu ihrer Identität zu machen.
Die Staatsanwaltschaft des Kantons Waadt erliess in der Folge einen Strafbefehl gegen
die Frau, in dem sie als "Unbekannte Nr. XXX" mit einem Aliasnamen aufgeführt wurde,
zusammen mit einer Personenbeschreibung ("weibliches Geschlecht", "dunkle Augen")
sowie  der  Nummer  ihres  erkennungsdienstlichen  Profils.  Die  Frau  wurde  des  Hausfriedensbruchs,  der  Hinderung  einer  Amtshandlung  und  des  Ungehorsams  gegen
amtliche Verfügungen für schuldig befunden und zu einer Freiheitsstrafe von 60 Tagen,
einer Geldstrafe und einer Busse verurteilt. Auf die dagegen erhobene Einsprache der
Betroffenen trat das Polizeigericht des Bezirks La Côte nicht ein. Das Kantonsgericht
des Kantons Waadt trat auf die dagegen erhobene Beschwerde ebenfalls nicht ein. Das
Polizeigericht und das Kantonsgericht kamen zum Schluss, dass keine gültige Anwaltsvollmacht vorliege, weil darin der Name und die Unterschrift der Beschwerdeführerin
fehlen würden. In der Anwaltsvollmacht waren zu ihrer Bezeichnung die gleichen Angaben wie im Strafbefehl verwendet worden ("Unbekannte XXX", Nummer des erkennungsdienstlichen Profils).
Das Bundesgericht heisst die Beschwerden der Frau und ihres Anwalts teilweise gut.
Das Gericht kommt zunächst zum Schluss, dass der Strafbefehl entgegen der Ansicht
der Beschwerdeführer trotz fehlender namentlicher Identifikation der Betroffenen gültig
ist  und kein Nichtigkeitsgrund vorliegt.  Sie hatten sich unter  anderem  auf  das strafprozessuale Schweigerecht berufen, beziehungsweise darauf, sich nicht selber belasten
zu müssen. Aus diesem Grundsatz kann – besondere Situationen vorbehalten – kein
Anspruch auf Anonymität abgeleitet werden oder eine Rechtfertigung dafür, Angaben
zur  Identität  zu  verweigern.  Aus  einer  Auslegung  der  massgeblichen  Norm  in  der
Strafprozessordnung ergibt sich, dass der Strafbefehl zwar in der Regel Namen, Vornamen, Geburtsdatum, sowie Heimat- und Wohnort der beschuldigten Person enthalten
soll. Zu beachten ist allerdings, dass ein Strafverfahren nicht einzig deshalb lahmgelegt
werden soll, weil die Identität der beschuldigten Person nicht oder nur teilweise bekannt
ist. In diesem Sinne sind die Behörden in solchen Fällen gehalten, alle zweckdienlichen
Massnahmen zu ergreifen, um eine klare Identifikation und Bezeichnung der beschuldigten Person zu ermöglichen. Ihre Bezeichnung kann unter diesen Bedingungen auch
ohne vollständige Personendaten als ausreichend qualifiziert werden. Die im konkreten
Fall im Strafbefehl angeführten Elemente erlauben es, die Beschuldigte eindeutig zu
individualisieren, weshalb dieser als gültig zu erachten ist.
Bezüglich  Anwaltsvollmacht  ist  festzuhalten,  dass  diese  mangels  Namen  und
Unterschrift der Beschuldigten die formellen Anforderungen zwar nicht erfüllt. Allerdings
sind  die  besonderen  Umstände  des  vorliegenden  Falles  zu  beachten,  indem  in  der
Anwaltsvollmacht zur Bezeichnung der Beschwerdeführerin die gleichen Angaben wie
im  Strafbefehl  verwendet  werden.  Wenn  diese  im  Strafbefehl  als  ausreichend  zu
erachten  sind,  muss  dies auch für  die  Anwaltsvollmacht  gelten.  Auch wenn die  Beschuldigte selber am Ursprung der prozeduralen Schwierigkeiten steht, mit denen sie
konfrontiert ist, sind ihre Rügen des übertriebenen Formalismus und der Verletzung des
Anspruchs auf Zugang zu richterlicher Beurteilung deshalb begründet. Die Sache wird in
diesem Sinne zur Neubeurteilung ans Kantonsgericht zurückgewiesen.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 octobre 2022
Embargo : 20 octobre 2022, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 septembre 2022 (6B_1325/2021, 6B_1348/2021)
Occupation de la colline du Mormont  : validité de l'ordonnance 
pénale rendue contre l'activiste non-identifiée – validité également de l'opposition formée par cette dernière
L'ordonnance pénale du Ministère public du canton de Vaud contre une occupante,
inconnue de nom, d'un terrain sur la colline du Mormont est valable. Les indications
contenues dans l'ordonnance pénale permettent de l'individualiser sans ambiguïté.
Le Tribunal fédéral rejette son recours sur ce point. Cependant, c'est à tort que le
tribunal de police compétent n'est pas entré en matière sur l'opposition de l'intéressée à l'ordonnance pénale et que le Tribunal cantonal du canton de Vaud n'est pas
entré en matière sur son recours subséquent. La cause est renvoyée pour nouvelle
décision.
En 2021, l'intéressée avait pénétré sur le site d'une entreprise située sur la colline du
Mormont, près d'Eclépens et de La Sarraz, dans le canton de Vaud, qu'elle avait occupé
avec d'autres militants. Elle a refusé de donner suite aux injonctions du tribunal et de la
police de quitter les lieux. Lors de son arrestation le 30 mars 2021, l'intéressée a refusé
de décliner son identité. Le Ministère public vaudois a par la suite rendu une ordonnance  pénale  à  l'encontre  de  l'intéressée,  dans  laquelle  elle  était  désignée  comme
« Inconnue n° XXX » avec un alias, accompagné d'une description personnelle («  sexe
féminin », « yeux foncés »), ainsi que du numéro de son profil signalétique. Elle a été
reconnue coupable de violation de domicile, d'empêchement d'accomplir un acte officiel
et d'insoumission à une décision de l'autorité et a été condamnée à une peine privative
de  liberté  de  60  jours,  à  une  peine  pécuniaire  et  à  une  amende.  L'opposition  que
l'intéressée a formée contre cette ordonnance a été déclarée irrecevable par le Tribunal
de police de l'arrondissement de La Côte. De même, le Tribunal cantonal du canton de
Vaud n'est pas entré en matière sur le recours déposé contre cette décision. Le Tribunal
de police et le Tribunal cantonal ont estimé qu'une procuration valable faisait défaut, dès
lors qu'elle n'était pas munie du nom et de la signature de la recourante. Ladite procuration en faveur de l'avocat contenait les mêmes indications que l'ordonnance pénale
pour la désigner («  Inconnue XXX », numéro de profil signalétique).
Le  Tribunal  fédéral  admet  partiellement  les  recours  formés  par  l'intéressée  et  son
avocat.  Il considère tout d'abord que,  contrairement à l'avis des recourants,  l'ordonnance pénale est valable malgré l'absence d'identification nominative de l'intéressée et
qu'il n'y a pas de motif de nullité. Les recourants avaient notamment fait valoir le droit de
garder  le silence prévu par  la procédure pénale,  respectivement  le droit  de ne pas
s'incriminer soi-même. Sous réserve de situations particulières, un droit à l'anonymat ou
une justification pour refuser de donner des informations sur l'identité ne sauraient être
déduits de ce principe. Il résulte d'une interprétation de la norme pertinente du Code de
procédure pénale que l'ordonnance pénale doit  certes contenir en règle générale le
nom, le prénom, la date de naissance, ainsi que le lieu d'origine et de résidence du
prévenu. Néanmoins, une procédure pénale ne saurait être paralysée du seul fait que
l'identité du prévenu n'est pas connue ou ne l'est que partiellement. En ce sens, les
autorités sont tenues, dans de tels cas, de prendre toutes mesures utiles permettant de
garantir une identification et une désignation claire du prévenu. Sous ces conditions, la
désignation peut être qualifiée de suffisante, malgré l'absence de données nominatives
complètes. En l'espèce, les éléments contenus dans l'ordonnance pénale permettant de
désigner  et d'individualiser la prévenue sans ambiguïté,  celle-ci doit  être considérée
comme valable.
Concernant la procuration en faveur de l'avocat, il faut reconnaître que, faute de nom et
de  signature  de  la  prévenue,  elle  ne  respectait  pas  les  exigences  de  forme  en  la
matière.  Il convient toutefois de tenir compte des circonstances particulières du cas
d'espèce,  notamment  du  fait  que  la  procuration  reprenait  le  libellé  de  l'ordonnance
pénale s'agissant de la désignation de la recourante. Or si une telle désignation doit être
considérée comme valable pour l'ordonnance pénale, il doit en aller de même pour la
procuration. De ce fait, même si la prévenue est elle-même à l'origine des difficultés procédurales auxquelles elle a été confrontée, ses griefs tirés de la violation de la prohibition du formalisme excessif et de la garantie d'accès au juge s'avèrent fondés. La
cause est dès lors renvoyée devant le Tribunal cantonal pour nouvelle décision.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 20 ottobre 2022
Embargo: 20 ottobre 2022, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 27 settembre 2022 (6B_1325/2021, 6B_1348/2021)
Occupazione della collina di Mormont: il decreto d'accusa contro
un'attivista ignota è valido, al pari dell'opposizione contro il 
decreto
Il  decreto d'accusa del  Ministero pubblico del  Canton Vaud contro un'occupante
ignota di un sito ubicato sulla collina di Mormont è valido. Le informazioni contenute
nel  decreto  permettono  di  identificare  distintamente  tale  persona.  Il  Tribunale
federale respinge quindi il ricorso di quest'ultima su tale punto, ma ritiene che il
Tribunale di polizia competente e il Tribunale cantonale del Canton Vaud avrebbero
dovuto entrare nel merito rispettivamente dell'opposizione dell'interessata al decreto
d'accusa e del suo successivo ricorso. La causa è rinviata per nuova decisione.
Nel  2021,  l'interessata  si  era  introdotta nella proprietà  di un'azienda  sulla collina  di
Mormont, nei pressi di Eclépens e La Sarraz (Canton Vaud) e, insieme ad altri attivisti,
aveva  occupato  il  sito,  ignorando  poi  le  intimazioni  giudiziarie  e  della  polizia  di
abbandonarlo. Il 30 marzo 2021 l'interessata è stata arrestata e ha rifiutato di declinare
le  proprie  generalità.  Il  Ministero  pubblico  del  Canton  Vaud  ha  quindi  emanato  un
decreto d'accusa contro la donna nel quale l'ha designata come “Ignota n. XXX" e ha poi
utilizzato uno pseudonimo, una descrizione fisica ("sesso femminile", "occhi scuri") e il
numero del suo profilo segnaletico. Riconosciuta colpevole di violazione di domicilio,
impedimento di atti dell'autorità e disobbedienza a decisioni dell'autorità, la donna è
stata condannata a una pena detentiva di 60 giorni, a una pena pecuniaria e a una
multa.  Il  Tribunale  di  polizia  del  distretto  di  La  Côte  non  è  entrato  nel  merito
dell'opposizione interposta dall'interessata e il Tribunale cantonale del Canton Vaud, dal
canto suo, non è entrato nel merito del successivo ricorso. Secondo entrambi i tribunali
la procura inoltrata dall'avvocato non era valida perché priva del nome e della firma della
ricorrente.  Nella  procura  erano  state  utilizzate  le  stesse  informazioni  impiegate  nel
decreto d'accusa ("Ignota XXX", numero del profilo segnaletico).
Il Tribunale federale ha parzialmente accolto i ricorsi dell'interessata e del suo avvocato.
Il Tribunale ritiene innanzitutto che, contrariamente a quanto sostenuto dai ricorrenti, il
decreto d'accusa è valido anche in assenza dell'identificazione nominativa della persona
interessata e che non sussiste quindi alcun motivo di nullità. I ricorrenti avevano tra le
altre cose invocato il diritto al silenzio previsto dalla procedura penale ovvero il diritto di
non autoincriminarsi. Fatte salve alcune situazioni particolari, il diritto di non incriminarsi
non  sottintende  il  diritto  all'anonimato  o  una  giustificazione  al  rifiuto  di  declinare  le
proprie generalità. Da un'interpretazione della norma pertinente del Codice di procedura
penale si evince che il decreto d'accusa deve in linea di principio contenere il cognome,
il nome, la data di nascita nonché il luogo di origine e di residenza dell'imputato. Occorre
tuttavia rilevare che i procedimenti penali non possono arenarsi soltanto perché l'identità
dell'imputato non è nota o lo è solo in parte. In tal senso, in questi casi le autorità sono
tenute ad adottare tutte le misure appropriate per giungere a una chiara identificazione
e indicazione dell'imputato, la cui designazione può in simili casi essere considerata
sufficiente anche in assenza di dati personali completi. Nella fattispecie in questione, gli
elementi  elencati  nel  decreto  d'accusa  permettono  di  individualizzare  chiaramente
l'imputata, motivo per cui il decreto va considerato valido.
Per quanto riguarda la procura, sebbene essa non soddisfi i requisiti formali a causa
della  mancanza  del  nome  e  della  firma  dell'imputata,  occorre  tenere  conto  delle
circostanze particolari del caso in questione, le informazioni riportate nella procura per
designare la ricorrente essendo le stesse che figurano nel decreto d'accusa. Se tali
informazioni sono considerate sufficienti per il decreto d'accusa, lo devono essere anche
per la procura. Sebbene sia stata l'imputata stessa a generare le difficoltà procedurali
che si trova ad affrontare, le sue censure di formalismo eccessivo e di violazione della
garanzia della via giudiziaria risultano fondate. La causa è pertanto rinviata al Tribunale
cantonale per nuovo giudizio.