Filename: 1C_283_2012_yyyy_mm_dd_T_{lang}

Languages: 2

--- German ---
Lausanne, 2. April 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. April 2014 (1C_283/2012)
Bundesgericht beurteilt Konzession für Kleinwasserkraftwerk in  
Obergoms
Die Kraftwerke Obergoms AG darf für ihr geplantes Kleinwasserkraftwerk nur einen  
von zwei Bergbächen im südlichen Gemeindegebiet nutzen. Das Bundesgericht hat  
am Mittwoch gestützt auf eine umfassende Interessenabwägung entschieden, dass  
sich eine Wasserentnahme beim unberührten Gonerliwasser angesichts des geringen Beitrags des Kraftwerks zur Schweizer Energieversorgung nicht rechtfertigen  
lässt. 
Die Kraftwerke Obergoms AG plant auf dem Gemeindegebiet von Obergoms ein  
Kleinwasserkraftwerk mit einer Bruttoleistung von 4.2 Megawatt. Dazu sollen die beiden  
Bergbäche Gerewasser und Gonerliwasser gefasst werden. Gegen die Erteilung der  
Wasserrechtskonzession gelangten drei Umweltverbände ans Bundesgericht. Es heisst  
ihre Beschwerde in seiner öffentlichen Urteilsberatung vom Mittwoch teilweise gut und  
entscheidet, dass auf die Fassung des Gonerliwassers zur Stromproduktion zu verzichten ist. Ob und inwiefern das Projekt angepasst werden kann, wird die Kraftwerke  
Obergoms AG entscheiden müssen.
Das Bundesgericht kommt zunächst zum Schluss, dass entgegen der Ansicht der  
Beschwerdeführer nicht für jedes kleine Kraftwerk eine Grundlage im kantonalen Richtplan erforderlich ist. Bundesrechtlich bedarf die Erteilung einer Wasserrechtskonzession  
einer umfassenden Interessenabwägung. Dabei sind insbesondere der Beitrag an die  
schweizerische Stromproduktion aus erneuerbaren Energien zu berücksichtigen sowie  
die wirtschaftlichen Interessen des Wasserherkunftsgebiets und der Kraftwerkbetreiberin. Gemäss Energiegesetz ist die jährliche Energieproduktion massiv zu erhöhen.  
Der Bund fördert deshalb die Erzeugung erneuerbarer Energien mit der kostendeckenden Einspeisevergütung (KEV). 
Das Bundesgericht misst den öffentlichen und privaten Interessen an der Nutzung erneuerbarer Energien sehr grosses Gewicht zu. Diese haben aber nicht immer absoluten  
Vorrang. Gemäss der Energiestrategie des Bundesrates sollen nicht sämtliche noch  
freien Standorte in Schutzgebieten verbaut werden. Vielmehr sollen vor allem Anlagen  
realisiert werden, die mit möglichst geringen Eingriffen den grösstmöglichen Nutzen für  
die Stromproduktion entfalten.
Das geplante Kraftwerk würde den Strombedarf von rund 4'200 Personen decken und  
damit einen kleinen Beitrag an das schweizerische Produktionsziel leisten. Das Kraftwerk wäre nur dank der KEV finanziell tragbar und nicht auf Strombedarfsspitzen ausgerichtet. Elektrizität würde vor allem im Sommerhalbjahr produziert. In dieser Zeit  
übertrifft jedoch die schweizerische Stromproduktion den Inlandbedarf deutlich.
Im vorliegenden Fall weist vor allem das Gonerliwasser hervorragende schutzwürdige  
Landschaftselemente auf. Es liegt in einem bis heute völlig unberührten kleinen Seitental und ist von weit her sichtbar. Mit seinen zahlreichen kleinen Wasserfällen und dem  
aus der Ferne hörbaren Rauschen bietet es ein eindrückliches Naturschauspiel. Eine  
Abwägung aller Interessen ergibt, dass die Fassung des Gonerliwassers angesichts des  
geringen Nutzens des Kraftwerks für die Schweizer Energieversorgung einen Landschaftseingriff darstellen würde, der nicht zu rechtfertigen ist.

--- French ---
Lausanne, le 2 avril 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 avril 2014 (1C_283/2012)
Le Tribunal fédéral se prononce sur une concession pour une  
petite centrale hydroélectrique à Obergoms
Pour la construction d'une petite centrale hydroélectrique, la société Kraftwerke  
Obergoms AG ne peut utiliser que l'un des deux torrents situés au sud du territoire  
communal. Le Tribunal fédéral a décidé mercredi, au terme d'une pesée globale des  
intérêts en présence, que compte tenu de l'apport limité de la centrale à la production électrique suisse, il ne se justifiait pas de procéder au captage du torrent  
Gonerli, encore intact.
Kraftwerke Obergoms AG prévoit la construction d'une petite centrale hydroélectrique  
d'une puissance de 4,2 mégawatts dans la commune d'Obergoms, nécessitant le captage de deux torrents, Gere et Gonerli. Trois  associations de protection de l'environnement ont recouru au Tribunal fédéral contre l'octroi de la concession de droits d'eau.  
Dans sa délibération publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet partiellement ce  
recours et décide qu'il y a lieu de renoncer au captage du torrent Gonerli pour la production d'électricité. Il appartiendra à Kraftwerke Obergoms AG de décider si et dans quelle  
mesure le projet doit être adapté.
Le Tribunal fédéral considère d'abord que, contrairement à la thèse des recourants, tout  
projet de petite centrale ne doit pas trouver son fondement dans le plan directeur. L'octroi d'une concession de droits d'eau nécessite, selon le droit fédéral, une pesée globale  
des intérêts en présence, tenant compte en particulier de l'apport à la production suisse  
d'électricité provenant des énergies renouvelables, ainsi que des intérêts écono miques 
de la région concernée et de l'exploitant. Selon la loi sur l'énergie, la production  
annuelle d'électricité doit être fortement augmentée. La Confédération encourage donc  
la production d'énergies renouvelables par la rétribution à prix coûtant du courant injecté  
(RPC).
Le Tribunal fédéral accorde une grande importance aux intérêts publics et privés liés à  
l'utilisation d'énergies renouvelables. Ceux-ci ne bénéficient toutefois pas toujours d'une  
priorité absolue. Selon la stratégie énergétique développée par le Conseil fédéral, tous  
les emplacements encore disponibles dans les zones protégées ne doivent pas être  
construits. Au contraire, doivent prioritairement être réalisées les installations permettant d'obtenir la production de courant la plus élevée pour le moins d'atteintes possibles.
L'installation prévue devrait couvrir les besoins en électricité d'environ 4'200 personnes,  
ce qui ne représente qu'un petit apport à l'objectif de production suisse. La centrale litigieuse ne pourrait être assumée financièrement que grâce à la RPC, sans pouvoir satisfaire aux pics de demande de courant. L'électricité serait surtout produite pendant le  
semestre d'été, période durant laquelle la production électrique suisse est nettement  
supérieure aux besoins nationaux.
En l'occurrence, le torrent Gonerli représente un élément paysager particulièrement  
digne de protection. Il se situe sur un petit versant jusqu'à présent complètement préservé, visible de loin. Avec ses nombreuses petites cascades audibles à distance, il  
constitue un spectacle naturel marquant. Au terme de la pesée de tous les intérêts, il  
apparaît que, compte tenu de l'apport modeste de l'installation pour l'approvisionnement  
énergétique de la Suisse, le captage du torrent Gonerli constituerait une atteinte injustifiée au paysage.

--- Italian ---