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--- German ---
Lausanne, 13. April 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. März 2018 (9C_476/2017)
Anpassung TARMED-Taxpunkte: Bundesrat darf linear kürzen und 
politische Anliegen berücksichtigen
Der Bundesrat darf bei der Anpassung von Taxpunkten der TARMED-Tarifstruktur
lineare Kürzungen bei verschiedenen Positionen vornehmen und dabei auch politischen Anliegen Rechnung tragen. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde einer
Krankenkasse gut und hebt einen Entscheid aus dem Kanton Luzern auf.
Das TARMED-Tarifsystem ist die Grundlage zur einheitlichen Abrechnung ambulanter
ärztlicher Leistungen zu Lasten der obligatorischen Krankenpflegeversicherung. Der
Bundesrat hatte 2012 die Tarifstruktur TARMED Version 1.08 genehmigt, welche über
4500 Tarifpositionen für technische und ärztliche Leistungen erfasst und mit Taxpunkten
versieht. 2014 führte der Bundesrat eine neue Tarifposition zugunsten hausärztlicher
Leistungen ein; gleichzeitig kürzte er die Taxpunkte von bestimmten technischen Leistungen linear um 8,5 % (Anpassungsverordnung 2014). Dabei trug er auch dem politischen Anliegen zur Förderung der Hausarztmedizin Rechnung. Eine Klinik aus dem
Kanton Luzern stellte in der Folge verschiedene von ihr erbrachte Leistungen gegen über
einer Krankenkasse nach den früher geltenden Tarifen (Version 1.08) in Rechnung. Die
Klinik vertrat die Auffassung, dass die Anpassungsverordnung 2014 des Bundesrates
widerrechtlich und daher nicht anwendbar sei. Das zuständige Schiedsgericht des
Kantons Luzern hiess die Klage der Klinik 2017 gut und verpflichtete die Krankenkasse
zur Bezahlung der höheren Rechnungen. Das Schiedsgericht war im Wesentlichen zum
Schluss gekommen, dass die gesetzlichen Voraussetzungen für eine Anpassung der
TARMED-Tarifstruktur durch den Bundesrat zwar erfüllt seien. Die Kürzung der Taxpunkte sei aber nicht sachgerecht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der betroffenen Krankenkasse gut, hebt den
Entscheid des Schiedsgerichts auf und weist die Klage der Klinik ab. Es kommt zum
Schluss, dass sich der Bundesrat bei einer Anpassung der TARMED-Tarifstruktur von
politischen Anliegen leiten lassen und die Taxpunkte der betroffenen Positionen linear
kürzen darf. Das Bundesgesetz über die Krankenversicherung (KVG, Artikel 43 Absatz 4
und Artikel 43 Absatz 5 bis) enthält keine klaren Vorgaben betreffend den Inhalt der Anpassung durch den Bundesrat oder für sein konkretes Vorgehen. Grundsätzlich haben
die Tarifpartner oder die zuständige Behörde bei der Festlegung der Tarife auf eine
betriebswirtschaftliche Bemessung und eine sachgerechte Struktur der Tarife zu achten.
Auch bei Beachtung dieser Kriterien gibt es für die einzelnen Tarifpositionen aber nicht
"die eine" und somit einzig richtige Anzahl Taxpunkte. Primär obliegt der Unterhalt
beziehungsweise die Pflege der TARMED-Tarifstruktur den Tarifpartnern. Scheitern wie
hier die Anpassungsbemühungen in einem Bereich, der sich als nicht mehr sachgerecht
erweist, kann der Bundesrat eingreifen. Die Anpassungskompetenz des Bundesrates ist
im Wesentlichen darauf ausgerichtet, die Tarifpartner zu veranlassen, sich auf eine
vertragliche Anpassung der Tarifstruktur zu einigen. Der Gesetzgeber hat dem Bundesrat einen grossen Ermessensspielraum eingeräumt. Im Ergebnis steht das KVG einer
linearen Kürzung der Taxpunkte bestimmter Positionen durch den Bundesrat nicht
entgegen. Dass dieser dabei auch den rechtlich verankerten Zielen der Förderung der
Hausarztmedizin und einer kostengünstigen Gesundheitsversorgung Rechnung getragen hat, stellt ebenfalls keine Rechtsverletzung dar.

--- French ---
Lausanne, le 13 avril 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 mars 2018 (9C_476/2017)
Adaptation de positions tarifaires TARMED  : le Conseil fédéral peut
procéder à des réductions linéaires et tenir compte d'as pects 
politiques
Lors de l'adaptation de positions tarifaires TARMED, le Conseil fédéral peut réduire
linéairement le nombre de points de différentes prestations et tenir compte d'aspects
politiques. Le Tribunal fédéral admet le recours d'une caisse-maladie et annule un
jugement rendu dans le canton de Lucerne.
La système tarifaire TARMED sert à fixer de manière uniforme les prestations médicales
ambulatoires à la charge de l'assurance obligatoire des soins. En 2012, le Conseil fédéral a approuvé la version 1.08 de la structure tarifaire TARMED, laquelle se rapporte à
plus de 4500 positions tarifaires relatives à des prestations techniques et médicales,
auxquelles des points sont attribués. En 2014, le Conseil fédéral a introduit une position
additionnelle pour prestations de médecine de famille  ; en même temps, il a réduit
linéairement de 8,5 % le nombre de points de certaines prestations techniques (ordonnance d'adaptation 2014). A cette occasion, il a tenu compte d'aspects politiques visant
à promouvoir la médecine de famille. Une clinique du canton de Lucerne a demandé à
une caisse-maladie de prendre en charge, d'après l'ancien tarif (version 1.08), différentes prestations qu'elle avait dispensées. La clinique a soutenu que l'ordonnance
d'adaptation 2014 du Conseil fédéral était contraire au droit et donc inapplicable. En
2017, le tribunal arbitral compétent du canton de Lucerne a admis la demande de la
clinique et condamné la caisse-maladie à rembourser les montants plus élevés. Pour
l'essentiel, la juridiction arbitrale a admis que les conditions présidant à la modification
de la structure tarifaire TARMED par le Conseil fédéral étaient réalisées. Toutefois, la
réduction du nombre de points n'était pas appropriée.
Le Tribunal fédéral admet le recours de la caisse-maladie, annule le jugement du Tribunal arbitral et rejette la demande de la clinique. Il parvient à la conclusion que le Conseil
fédéral est en droit, lors d'une adaptation de la structure tarifaire TARMED, de se laisser
guider par des aspects politiques et de réduire linéairement le nombre de points
afférents à certaines positions. La loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal, article 43
alinéa 4 et article 43 alinéa 5 bis) ne contient pas de règles claires sur le contenu des
adaptations par le Conseil fédéral ni sur la procédure concrète à suivre. En principe, les
parties à la convention ou les autorités compétentes doivent veiller à ce que les tarifs
soient fixés d'après les règles d'une saine gestion économique et qu'ils soient structurés
de manière appropriée. Même en prenant ces critères en considération, il n'existe pas
un point tarifaire qui serait seul correct. La fixation et l'adaptation de la structure tarifaire
TARMED incombe en premier lieu aux parties à la convention. Lorsque – comme en
l'espèce – les tentatives d'adaptations échouent dans un domaine où le tarif n'apparaît
plus approprié, le Conseil fédéral peut intervenir. Sa compétence consiste essentiellement à engager les parties à la convention à s'entendre sur une modification de la
structure tarifaire. Le législateur a accordé au Conseil fédéral une marge de manoeuvre
étendue. Il s'ensuit que la LAMal ne l'empêche pas de procéder à une réduction linéaire
du nombre de points de certaines positions tarifaires. Dans ce contexte, la prise en
compte par le Conseil fédéral de buts tels que la promotion de la médecine de famille et
la gestion économique des soins ne constitue pas non plus une violation du droit.

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