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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 11. Juli 2014
Embargo: 11. Juli 2014, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 1. Juli 2014 (6B_17/2014)
Entschädigung für menschenrechtswidrige Haftbedingungen
Der Kanton Waadt muss einen Straftäter für die erlittenen menschenrechtswidrigen  
Haftbedingungen finanziell entschädigen. Die blosse Feststellung, dass die rund  
zehntägige Unterbringung in einer fensterlosen und dauerbeleuchteten Zelle eines  
Polizeigefängnisses widerrechtlich war, genügt nicht als Wiedergutmachung.
Der Mann war im Kanton Waadt vom 8. bis zum 20. August 2012 in einem  
Polizeigefängnis in einer 24 Stunden am Tag beleuchteten und fensterlosen Zelle untergebracht worden. Die Zeit für den täglichen Spaziergang betrug maximal 30 Minuten.  
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes gut und spricht ihm eine Genugtuung von 550 Franken zu. Das Gericht bestätigt zunächst die Einschätzung des  
Waadtländer Kantonsgerichts, dass die Bedingungen der Haft gegen Artikel 3 der Europäischen  Menschenrechtskonvention  (EMRK)  verstossen  haben. Die  Bestimmung  
verbietet unmenschliche oder erniedrigende Behandlung. Die gesetzlichen Regelungen  
des Kantons Waadt selber sehen eine Inhaftierung in Polizeilokalen während maximal  
48 Stunden vor. Nach Ansicht des Bundesgerichts wird ein Häftling mit der Unterbringung in einer fensterlosen Zelle mit Dauerbeleuchtung selbst bei einer beschränkten  
Dauer von rund zehn Tagen in eine Leidens- und Erniedrigungssituation versetzt, die  
deutlich über das bei einem Freiheitsentzug unvermeidbare Mass hinausgeht.
Entgegen der Ansicht des Kantonsgericht genügt es nicht, zur Wiedergutmachung  
dieser Menschenrechtsverletzung lediglich die Widerrechtlichkeit der erlittenen Haftbedingungen festzustellen. Die Umstände im konkreten Fall rechtfertigen als Genugtuung  
eine finanzielle  Entschädigung. Dem Betroffenen sind gemäss seiner Forderung  
50 Franken pro Tag widerrechtlicher Haft zuzusprechen, insgesamt 550 Franken. Die  
ersten 48 Stunden der Haft sind dabei nicht zu berücksichtigen. Der Anspruch auf eine  
Geldleistung im vorliegenden Fall schliesst nicht generell aus, dass die kantonalen  
Behörden in ähnlichen Fällen eine andere Form der Wiedergutmachung gewähren  
können. Die Frage, ob dies auch in Form einer Strafreduktion möglich ist, kann offen  
bleiben.

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A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 11 juillet 2014
Embargo : 11 juillet 2014, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 1er juillet 2014 (6B_17/2014)
Indemnité en cas de conditions de détention contraires à la CEDH
Le canton de Vaud devra indemniser l'auteur d'une infraction à la suite d'une  
détention dont les conditions étaient contraires à la Convention européenne des  
droits de l'homme. La seule constatation de l'illicéité de la détention dans une  
cellule, sans fenêtre et éclairée en permanence, d'une zone carcérale de la police  
durant une dizaine de jours ne constitue pas une réparation suffisante. 
Dans le canton de Vaud, un homme a été détenu du 8 au 20 août 2012 dans une zone  
carcérale de la police, dans une cellule sans fenêtre et éclairée 24h sur 24h. Le temps  
de promenade quotidienne était limité à un maximum de trente minutes. Le Tribunal  
fédéral a admis le recours de l'intéressé et lui a accordé une indemnité de 550 francs. Il  
a en premier lieu confirmé l'appréciation du Tribunal cantonal vaudois que de telles  
conditions de détention violaient l'art. 3 de la Convention européenne des droits de  
l'homme (CEDH). Cette disposition interdit les traitements inhumains ou dégradants. La  
réglementation cantonale vaudoise prévoit elle-même la détention dans les locaux de la  
police pour un maximum de 48 heures. D'après le Tribunal fédéral, l'intéressé détenu  
dans une cellule sans fenêtre allumée en permanence même pour une période limitée  
d'une dizaine de jours est placé dans un état de détresse et d'humiliation sensiblement  
supérieur à ce que requiert la privation de liberté. 
Contrairement à l'avis du Tribunal cantonal, un simple constat de l'illicéité ne suffit pas  
pour réparer cette violation de la CEDH. Les circonstances du cas d'espèces justifient le  
versement d'une indemnité financière à titre de réparation du tort moral. Conformément  
aux conclusions de l'intéressé, un montant de 50 fr. par jour pour détention illicite doit lui  
être accordé, soit un montant total de 550 fr., les 48 premières heures ne devant pas  
être prises en considération. Le droit à une indemnisation financière reconnu dans le  
présent cas d'espèce n'exclut pas de manière générale que les autorités cantonales  
saisies d'une problématique similaire puissent accorder une autre forme de réparation.  
La question de savoir si elle peut prendre la forme d'une réduction de peine peut rester  
ouverte.

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