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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 6. Mai 2020
Embargo: 6. Mai 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 23. April 2020 (6F_2/2020) und 27. April 2020 ( 6F_4/2020)
Revisionsgesuch von Erwin Sperisen abgewiesen
Das Bundesgericht weist ein Revisionsgesuch von Erwin Sperisen ab, soweit es
darauf eintritt. Die gegenüber einer Bundesrichterin angeführten Ausstandsgründe,
die im ihn betreffenden Verfahren 6B_865/2018 (Urteil vom 14. November 2019) als
Instruktionsrichterin fungiert hat, wurden verspätet geltend gemacht. Die angeführten Umstände stellen indessen objektiv betrachtet ohnehin keinen Grund dar, die
Bundesrichterin als befangen erscheinen zu lassen.
Der guatemaltekisch-schweizerische Doppelbürger Erwin Sperisen hatte zwischen Juli
2004 und März 2007 die Funktion des Generaldirektors der Nationalpolizei von Guatemala ausgeübt.  Bei  einer  am  25.  September  2006 durchgeführten Operation  ("Pavo
Real") der guatemaltekischen Behörden im Gefängnis "Pavón" waren sieben Häftlinge
zu Tode gekommen. Rund ein Jahr zuvor waren drei aus einer anderen Strafvollzugsanstalt entwichene Häftlinge zu Tode gekommen, nachdem sie von der Polizei gefasst
worden waren. 2014 musste sich Erwin Sperisen im Zusammenhang mit diesen Todesfällen vor dem Genfer Kriminalgericht verantworten. 2014 wurde er zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe wegen Mordes in den sieben Todesfällen im Gefängnis "Pavón"
verurteilt. Auf Berufung der Genfer Staatsanwaltschaft und von Erwin Sperisen sprach
ihn das Genfer Kantonsgericht 2015 wegen Mordes in allen zehn Fällen schuldig und
verurteilte ihn zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe. Das Bundesgericht hiess die
Beschwerde  von  Erwin  Sperisen  2017  teilweise  gut  und  wies  die  Sache  zur  Neubeurteilung  zurück  (Urteil  6B_947/2015).  Das  Genfer  Kantonsgericht  sprach  Erwin
Sperisen 2018 in Bezug auf die sieben Todesfälle im Zusammenhang mit der Operation
"Pavo Real" der Gehilfenschaft zu Mord schuldig. Es verhängte eine Freiheitsstrafe von
15  Jahren.  Das  Bundesgericht  wies  die  dagegen  erhobene  Beschwerde  von  Erwin
Sperisen im vergangenen November in den Hauptpunkten ab (Urteil 6B_865/2018).
Das Bundesgericht weist das Revisionsgesuch von Erwin Sperisen gegen diesen Entscheid ab, soweit es darauf eintritt. Als Revisionsgrund macht er zur Hauptsache eine
Verletzung der Ausstandsregeln geltend. Er habe im Dezember 2019 aus einem Presseartikel von Umständen erfahren, welche die Instruktionsrichterin im bundesgerichtlichen
Verfahren (6B_865/2018) als befangen erscheinen lassen würden. Diese habe sich im
Einflussbereich der Genfer Anklagebehörde befunden. Im Wesentlichen begründet er
dies damit, dass die Bundesrichterin in Genf zuerst als Staatsanwältin und später als
Richterin Karriere gemacht habe; sie sei seit mehr als 20 Jahren Mitglied der Redaktionskommission einer  juristischen Zeitschrift, der auch der  Vater  des in seinem Fall
zuständigen Genfer  Staatsanwalts angehöre.  Der  Vater  des Staatsanwalts sei Gründungsmitglied einer Organisation, die Anzeigerin gewesen sei und in den Medien gegen
ihn Stellung bezogen habe. 
Es erscheint wenig glaubwürdig, dass dem Betroffenen die leicht erhältlichen Informationen  zum  geltend  gemachten  Revisionsgrund  erst  durch  den  fraglichen  Pressetext
bekannt  geworden  sein  sollen.  Das  Bundesgericht  zeigt  dies  anhand  zahlreicher
Umstände auf. Entsprechende Einwände hätten spätestens in der letzten Beschwerde
ans Bundesgericht geltend gemacht werden müssen. Auf den verspätet und rechtsmissbräuchlich  erhobenen  Revisionsgrund  ist  deshalb  nicht  einzutreten.  Die  angeführten
Umstände stellen indessen objektiv betrachtet ohnehin keinen Grund dar, die Bundesrichterin als befangen erscheinen zu lassen. Die im Umfang von einigen Treffen pro Jahr
in einem wissenschaftlichen Rahmen bestehenden Kontakte zum Vater des zuständigen
Staatsanwalts lassen weder auf die behauptete enge Verbindung zwischen ihm und der
betroffenen Bundesrichterin schliessen, noch auf eine langjährige Freundschaft. Sodann
steht der kantonalen Herkunft einer Bundesrichterin grundsätzlich nicht entgegen, dass
diese  in  einem  denselben  Kanton  betreffenden  Verfahren  als  Instruktionsrichterin
fungiert.  Nicht  einzutreten  ist  auch  auf  das  –  sachlich  ebenfalls  unbegründete  –
Vorbringen,  dass  sich  eine  Befangenheit  aus  Widersprüchen  zwischen  dem
Bundesgerichtsurteil von 2017 (6B_947/2015) und dem Urteil 6B_865/2018 ergebe. 
Ebenfalls nicht eingetreten ist das Bundesgericht im Weiteren auf die Eingabe eines
Vertrauten von Erwin Sperisen. Im Rahmen der Urteile betreffend Erwin Sperisen war
auch seine Rolle bei den Vorgängen im Gefängnis "Pavón" thematisiert worden; der
Betroffene wurde diesbezüglich in Österreich rechtskräftig freigesprochen.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 6 mai 2020
Embargo : 6 mai 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 23 avril 2020 (6F_2/2020) et du 27 avril 2020 ( 6F_4/2020)
Demande de révision d'Erwin Sperisen rejetée
Le Tribunal fédéral rejette, dans la mesure de sa recevabilité, une demande de révision d'Erwin Sperisen. Les motifs avancés pour demander la récusation d'une juge
fédérale,  qui  avait  fonctionné  en  qualité  de  juge  instructrice  dans  la  procédure
6B_865/2018 (arrêt du 14 novembre 2019) le concernant, ont été invoqués tardivement.  Objectivement  considérées,  les  circonstances  alléguées  ne  font,  de  toute
manière, pas naître même une apparence de prévention de cette magistrate fédérale.
Double national guatémaltéco-suisse, Erwin Sperisen a endossé la charge de directeur
général de la Police nationale du Guatémala, de juillet 2004 à mars 2007. Lors d'une
opération (« Pavo Real »)  menée le 25 septembre 2006 par  les autorités guatémaltèques dans le pénitencier de «  Pavón », sept détenus ont trouvé la mort. Un an plus tôt
environ, trois prisonniers évadés d'un autre établissement pénitentiaire étaient morts
après avoir été appréhendés par la police. En 2014, Erwin Sperisen a dû répondre de
ces décès devant le Tribunal criminel du canton de Genève. Il a été condamné, la même
année, à une peine de privation de liberté à vie pour assassinat dans les sept cas de la
prison de « Pavón ». Sur appels du Ministère public genevois et d'Erwin Sperisen, le
Tribunal cantonal genevois l'a reconnu coupable d'assassinat dans les dix cas et l'a
condamné à une peine privative de liberté à vie. En 2017, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours interjeté par Erwin Sperisen et a renvoyé la cause à l'autorité
précédente pour nouveau jugement (arrêt 6B_947/2015). En 2018, le Tribunal cantonal
genevois a reconnu Erwin Sperisen coupable de complicité d'assassinat pour les sept
morts de l'opération «  Pavo Real ». Il lui a infligé une peine de 15 ans de privation de
liberté. En novembre dernier, le Tribunal fédéral a rejeté, sur les points principaux, le
recours d'Erwin Sperisen (arrêt 6B_865/2018).
Le Tribunal fédéral rejette la demande de révision de cet  arrêt présentée par  Erwin
Sperisen dans la mesure de sa recevabilité. A titre principal, ce dernier invoque une
violation des règles sur la récusation comme motif de révision. Il aurait eu connaissance
au mois de décembre 2019, par un article de presse, de circonstances qui fonderaient
une  apparence  de  prévention  de  la  juge  fédérale  chargée  de  l'instruction  dans  la
procédure fédérale (6B_865/2018). Cette magistrate se serait trouvée dans la sphère
d'influence  de  l'autorité  genevoise  chargée  de  l'accusation.  Pour  l'essentiel,  Erwin
Sperisen allègue à ce propos que cette juge fédérale a fait carrière à Genève, tout
d'abord comme procureure puis comme juge, et qu'elle siège depuis plus de vingt ans
au comité de rédaction d'une revue juridique, dont est également membre le père du
procureur genevois en charge de son dossier. Le père du procureur serait aussi membre
fondateur  d'une organisation qui avait  été dénonciatrice et  avait  pris position contre
Erwin Sperisen dans les médias.
Il semble peu crédible que l'intéressé ait pu n'avoir connaissance des informations aisément accessibles fondant la demande de révision que par le truchement de l'article de
presse en question. Le Tribunal fédéral s'appuie, à ce sujet, sur de nombreux éléments.
Ces objections auraient dû être soulevées, au plus tard, dans le dernier recours au
Tribunal fédéral. Le moyen de révision, tardif et abusif, est ainsi irrecevable. Objectivement considérées, les circonstances alléguées ne font, de toute manière, pas naître
même une apparence de prévention de la magistrate fédérale. Les contacts avec le père
du procureur en charge, au rythme de quelques fois l'an dans un contexte scienti fique,
ne  permettent  de  conclure  ni  à  des  rapports  étroits  entre  lui  et  la  juge  fédérale
considérée, ni à une amitié de longue date. L'origine cantonale d'une juge fédérale ne
justifie  pas  plus  d'exclure  qu'elle  fonctionne  en  tant  que  juge  instructrice  dans  une
procédure concernant le même canton. Le moyen de récusation fondé sur l'allégation
– matériellement infondée, elle aussi – de contradictions entre l'arrêt fédéral de 2017
(6B_947/2015) et l'arrêt 6B_865/2018 est également irrecevable.
Par ailleurs, le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière non plus sur l'écriture d'un ami
proche d'Erwin Sperisen, dont le rôle dans les événements survenus dans le pénitencier
de « Pavón » avait été évoqué; l'intéressé a été définitivement acquitté pour cela en
Autriche.

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