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Lausanne, 1. April 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Verfügung vom 25. März 2015 (4F_15/2014)
Entschädigung von Asbestopfern: Revisionsverfahren sistiert
Das Bundesgericht sistiert das Revisionsverfahren zu den Schadenersatz- und  
Genugtuungsansprüchen der Töchter eines Asbestopfers, bis das Parlament über  
die Motion zur Errichtung eines Fonds für die gerechte Entschädigung von  
Asbestopfern entschieden hat. Können die Betroffenen aus diesem Fonds oder im  
Rahmen einer Lösung des „Runden Tisches für Asbest“ entschädigt werden, wäre  
eine Revision des bundesgerichtlichen Urteils von 2010 allenfalls nicht mehr  
erforderlich. Der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte hatte die Schweiz im  
vergangenen Jahr wegen der Verjährungsproblematik bei Asbestfällen gerügt. 
Der Vater von zwei Töchtern war 2005 an Brustfellkrebs gestorben. Seine Erkrankung  
soll Folge einer Asbestexposition an seinem Arbeitsplatz in den Jahren vor 1995  
gewesen sein. Vor seinem Tod hatte der Mann gegen die Rechtsnachfolgerin seiner  
früheren Arbeitgeberin Klage auf Zahlung von 213'000 Franken Schadenersatz und  
Genugtuung erhoben. Nach seinem Tod traten die beiden Töchter in den Prozess ein.  
Das Arbeitsgericht Baden wies die Klage 2009 wegen Verjährung ab. Das Obergericht  
des Kantons Aargau und das Bundesgericht bestätigten den Entscheid 2010. Der  
Europäische Gerichtshof für Menschenrechte (EGMR) stellte mit Urteil vom 11. März  
2014 fest, dass der Anspruch der Betroffenen auf gerichtliche Beurteilung gemäss  
Artikel 6 Ziffer 1 der Europäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) verletzt worden  
sei. Seinen Entscheid begründete der EGMR im Wesentlichen damit, dass nach  
Schweizer Recht die absolute Verjährung zehn Jahre nach dem schädigenden Ereignis  
eintrete, Asbest-Erkrankungen aber erst Jahrzehnte nach dem Kontakt mit AsbestFasern auftreten könnten. 
Im Anschluss daran erhoben die Töchter beim Bundesgericht ein Revisionsgesuch. Das  
Bundesgericht entscheidet mit Verfügung vom 25. März 2015, das Revisionsverfahren  
zu sistieren. Die Revision eines Entscheides wegen Verletzung der EMRK setzt unter  
anderem voraus, dass diese notwendig ist, um die festgestellte Verletzung der EMRK zu  
beseitigen (Art. 122 lit. c BGG). Eine Revision könnte deshalb entfallen, wenn die  
Betroffenen auf anderem Weg entschädigt werden. Beim Nationalrat ist derzeit eine  
Motion hängig, die vom Bundesrat die Errichtung eines Fonds zur gerechten Entschädigung von Asbestopfern verlangt. Die Motion wird vorläufig nicht behandelt,  
nachdem der Bundesrat einen Runden Tisch zu Asbest eingesetzt hat, bei dem  
Verbesserungen für die von Asbesterkrankungen betroffenen Personen und ihre Angehörigen gesucht werden sollen. Der Runde Tisch wird geleitet von Alt Bundesrat Moritz  
Leuenberger unter Mitwirkung von Vertretern der Wirtschaft, der Gewerkschaften, des  
Vereins Asbestopfer sowie der Behörden. Dies zeigt, dass dem Anliegen grosse  
Bedeutung beigemessen wird und innert nützlicher Frist Lösungen gefunden werden  
sollen. Sobald die Resultate des Rundes Tisches feststehen, darf ein Entscheid des  
Nationalrates über die Motion erwartet werden. Das bundesgerichtliche Verfahren ist zu  
sistieren, bis Klarheit darüber herrscht, ob die Motion überwiesen wird und wie der  
Fonds und das Verfahren zur Geltendmachung von Ansprüchen ausgestaltet wären.

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Lausanne, le 1er avril 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Ordonnance du 25 mars 2015 (4F_15/2014)
Indemnisation des victimes de l'amiante: suspension de la  
procédure de révision
Une procédure de révision est en cours concernant les prétentions en dommagesintérêts et indemnité des filles d'une victime de l'amiante; le Tribunal fédéral décide  
de la suspendre en attendant que le Parlement se prononce sur la motion demandant  
la création d'un fonds pour une indemnisation juste des victimes de l'amiante. Si les  
personnes concernées pouvaient être indemnisées par ce fonds ou dans le cadre  
d'une solution résultant de la «  table ronde pour l'amiante  », la révision de l'arrêt du  
Tribunal fédéral de 2010 ne serait peut-être plus nécessaire. L'an passé, la Cour  
européenne des droits de l'homme a condamné la Suisse en raison de la  
problématique de la prescription dans les cas d'amiante. 
Le père de deux filles est mort en 2005 d'un cancer de la plèvre. Sa maladie pourrait  
être la conséquence d'une exposition à l'amiante, subie à son poste de travail et dans  
les années antérieures à 1995. Avant son décès, l'homme a entrepris de réclamer  en  
justice 213'000 fr. de dommages-intérêts et indemnité à l'entreprise qui a succédé à son  
employeuse. Les deux filles lui ont succédé dans le procès. En 2009, le Tribunal de  
prud'hommes de Baden a rejeté l'action en raison de la prescription. La Cour suprême  
du canton d'Argovie et le Tribunal fédéral ont confirmé ce jugement en 2010. Par arrêt  
du 11 mars 2014, la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) a constaté la  
violation  du  droit  des  personnes  concernées  d'obtenir  une  décision  judiciaire  
conformément à l'art. 6 par. 1 CEDH. En substance, la Cour parvient à cette conclusion  
parce que selon le droit suisse, la prescription absolue arrive à échéance dix ans après  
l'événement dommageable alors que les maladies résultant de l'amiante peuvent ne se  
déclarer que plusieurs dizaines d'années après l'exposition aux fibres d'amiante. 
A la suite de cet arrêt, les filles de la victime ont introduit une demande de révision  
devant le Tribunal fédéral. Le 25 mars 2015, celui-ci a décidé de suspendre la  
procédure de révision. La révision d'un arrêt par suite d'une violation de la CEDH  
suppose notamment que la révision soit nécessaire pour remédier à la violation (art. 122  
let. c LTF). La révision pourrait donc se révéler superflue si les personnes concernées  
obtenaient d'être indemnisées par une autre voie. Le Conseil National est actuellement  
saisi d'une motion demandant au Conseil fédéral la création d'un fonds pour une  
indemnisation juste des victimes de l'amiante. La motion n'est provisoirement pas traitée  
parce que le Conseil fédéral a réuni une table ronde consacrée à l'amiante, destinée à  
la recherche d'améliorations en faveur des personnes malades de l'amiante et de leurs  
proches. La table ronde est dirigée par l'ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger;  
elle comprend des représentants de l'économie, des syndicats, de l'association des  
victimes de l'amiante et des autorités. Cela montre que l'on reconnaît une grande  
importance au problème et que des solutions devraient être trouvées dans des délais  
convenables. Il est prévisible que le Conseil National se prononcera sur la motion dès  
que les résultats de la table ronde seront connus. La procédure de révision, devant le  
Tribunal fédéral, doit dès lors être suspendue jusqu'au moment où l'on saura clairement  
si la motion est transmise et comment le fonds et la procédure d’indemnisation doivent  
être mis en place.

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