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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 13. April 2017
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. April 2017 (6B_610/2016)
SVP-Inserat "Kosovaren schlitzen Schweizer auf!": Verurteilun gen 
wegen Rassendiskriminierung bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Verurteilung des früheren Generalsekretärs der
Schweizerischen Volkspartei und seiner Stellvertreterin wegen Rassendiskriminierung im Zusammenhang mit dem Inserat "Kosovaren schlitzen Schweizer auf!". Es
weist die Beschwerde der betroffenen Personen gegen den Entscheid des Obergerichts des Kantons Bern ab.
Auf den Webseiten der Schweizerischen Volkspartei (SVP) und des Komitees für die
Volksinitiative gegen die Masseneinwanderung wurde im August 2011 ein Inserat
aufgeschaltet, welches für die Volksinitiative "Masseneinwanderung stoppen!" warb. Das
Inserat erschien auch in Zeitungen. Die Schlagzeile des Inserats lautete "Kosovaren
schlitzen Schweizer auf!". Zusätzlich enthielt es neben einer Zeichnung und weiteren
Textelementen die Schilderung eines konkreten Vorfalls, bei dem ein Kosovare in
Begleitung eines Landsmannes mit einem Messer einen Schweizer am Hals verletzt
hatte. Das Regionalgericht Bern-Mittelland sprach den im Zeitraum der Veröffentlichung
des Inserats amtierenden Generalsekretär der SVP sowie seine Stellvertreterin der
Rassendiskriminierung gemäss Artikel 261 bis des Strafgesetzbuches (StGB) schuldig
und verurteilte sie zu bedingten Geldstrafen von 60 Tagessätzen. Das Obergericht des
Kantons Bern bestätigte die Schuldsprüche im März 2016 im Wesentlichen und sprach
eine bedingte Geldstrafe von 45 Tagessätzen aus. Sowohl das Regionalgericht als auch
das Obergericht gingen davon aus, dass grundsätzlich zwei Tatbestandsvarianten von
Artikel 261bis StGB erfüllt seien ("Herabsetzung oder Diskriminierung" sowie "Aufruf zu
Hass oder Diskriminierung"), der Unrechtsgehalt der Ersten jedoch von der Zweiten
umfasst und damit konsumiert werde.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Betroffenen an seiner öffentlichen Sitzung
vom Donnerstag ab und bestätigt das Urteil des Obergerichts. Der Rassendiskriminierung macht sich unter anderem schuldig, wer öffentlich zu Hass oder Diskriminierung
gegen eine Person oder gegen eine Gruppe von Personen wegen ihrer Rasse, Ethnie
oder Religion aufruft (Artikel 261 bis Absatz 1 StGB) oder wer diese deshalb öffentlich in
einer gegen die Menschenwürde verstossenden Weise herabsetzt oder diskriminiert
(Artikel 261bis Absatz 4, erster Teilsatz StGB). Unzutreffend ist zunächst der Einwand
der Beschwerdeführer, dass die "Kosovaren" weder eine Rasse, noch eine Religion
oder Ethnie darstellen würden. Das Bundesgericht hat bereits festgehalten, dass die
eine grosse Mehrheit bildende Gemeinschaft der Albaner im Kosovo eine Ethnie
darstellt. Der Begriff der Ethnie umfasst auch eine Mehrheit von Ethnien, die unter
einem Sammelbegriff zusammengefasst werden. "Kosovaren" bezeichnet insofern die
verschiedenen im Kosovo lebenden Ethnien. Was das Verständnis des Inserats durch
einen  unbefangenen  Durchschnittsleser betrifft,  wird diesem mit der Schlagzeile
"Kosovaren schlitzen Schweizer auf!" der Eindruck vermittelt, die Kosovaren seien mehr
als andere gewalttätig und kriminell. Dies gilt auch unter Berücksichtigung der im Inserat
enthaltenen Einzelfallschilderung. Es ist davon auszugehen, dass der Durchschnittsleser die Einzelfallschilderung zwar liest, aber erst nachdem er die Schlagzeile zur
Kenntnis genommen hat. Die Schlagzeile mit der Verwendung des Plurals "Kosovaren"
wird vom Durchschnittsleser dabei in Bezug auf die Einzelfallschilderung als unzutreffend wahr genommen, da tatsächlich nur einer der beiden Kosovaren auf den
Schweizer eingestochen hat. Insofern versteht der Durchschnittsleser die Schilderung
des Einzelfalls lediglich als erschütterndes Beispiel für die in der Schlagzeile aufgestellte pauschale Behauptung, die Kosovaren seien generell häufiger gewalttätig und
kriminell.  Die  Angehörigen  der  im  Kosovo  lebenden  Ethnien  werden  damit  als
minderwertig  dargestellt, beziehungsweise wird ein feindseliges Klima gegenüber
Kosovaren geschaffen, verschärft oder zumindest unterstützt, sowie der Gedanke
gefördert, dass Kosovaren in unserem Land unerwünscht seien. Dies erfüllt – wie das
Obergericht zu Recht entschieden hat – grundsätzlich sowohl die Tatbestandsvariante
der "Herabsetzung oder Diskriminierung", als auch diejenige des "Aufrufs zu Hass oder
Diskriminierung". Schliesslich waren sich die Verurteilten als Fachleute im Bereich
Kommunikation der Wirkung des Inserats auch bewusst, beziehungsweise nahmen sie
diese in Kauf.
Zur heutigen Beratung wird das Bundesgericht Filmaufnahmen veröffentlichen, die auf
der Homepage des Bundesgerichts (www.bger.ch) unter der Rubrik "Presse/Aktuelles >
Medienplattform > Filmaufnahmen von öffentlichen Sitzungen" heruntergeladen werden
können.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 13 avril 2017
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 avril 2017 (6B_610/2016)
Annonce UDC «  Kosovaren schlitzen Schweizer auf!  » : 
condamnations pour discrimination raciale confirmées
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation de l'ancien secrétaire général de
l'Union démocratique du centre et de sa suppléante pour discrimination raciale en
lien avec l'annonce «  Kosovaren schlitzen Schweizer auf!  ». Il rejette le recours des
concernés contre la décision de la Cour suprême du canton de Berne.
Une annonce pour l'initiative populaire «  Stopper l'immigration massive  » a été publiée
en août 2011 sur les sites internet de l'Union démocratique du centre (UDC) et du
comité pour l'initiative contre l'immigration de masse. Cette annonce est également
apparue dans les journaux. Le titre de cette annonce était intitulé «  Kosovaren schlitzen
Schweizer auf! ». De plus, elle contenait, à côté d'un dessin et d'autres éléments de
texte, la description d'un incident concret dans lequel un Kosovar, accompagné d'un
compatriote, a blessé un Suisse d'un coup de couteau dans le cou. Le Tribunal régional
de Berne-Mittelland a déclaré le secrétaire général de l'UDC en fonction au moment de
la publication de l'annonce, ainsi que sa suppléante, coupables de discrimination raciale
selon l'article 261 bis du Code pénal (CP) et les a condamnés à une peine pécuniaire de
60 jours-amende avec sursis. La Cour suprême du canton de Berne a, pour l'essentiel,
confirmé les verdicts de culpabilité en mars 2016 et a prononcé une peine pécuniaire de
45 jours-amende avec sursis. Tant le Tribunal régional que la Cour suprême ont
considéré, principalement, que deux des variantes de l'article 261 bis CP étaient réalisées
(« le rabaissement ou la discrimination  » ainsi que « l'incitation à la haine ou à la
discrimination »), le comportement punissable de la première variante étant toutefois
inclus dans la seconde et, partant, absorbé.
Lors de sa séance publique de jeudi, le Tribunal fédéral rejette le recours des personnes
concernées et confirme le jugement de la Cour suprême. Se rend notamment coupable
de discrimination raciale celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la
discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur
appartenance raciale, ethnique ou religieuse (article 261 bis alinéa 1 CP) ou celui qui les
aura, publiquement, abaissés ou discriminés d'une façon qui porte atteinte à leur dignité
humaine (article 261 bis alinéa 4, première partie de la phrase CP). Tout d'abord,
l'argument des recourants selon lequel les «  Kosovars » ne constitueraient pas une
race, une religion ou une ethnie est inexact. Le Tribunal fédéral a déjà admis que la
communauté albanaise du Kosovo, largement majoritaire, représente une ethnie. La
notion d'« ethnie » inclut également une majorité d'ethnies, qui se regroupent sous un
terme collectif. Le terme «  Kosovaren » désigne sur ce point différentes ethnies vivant
au Kosovo. Pour un lecteur moyen non averti, l'annonce «  Kosovaren schlitzen
Schweizer auf! » donne l'impression que les Kosovars seraient plus violents et criminels
que d'autres. Cela vaut également en tenant compte de la description du cas isolé
contenue dans l'annonce. On peut présumer que le lecteur moyen qui lit, certes,
l'exposé de l'incident, le fait seulement après avoir pris connaissance du titre.
L'utilisation du pluriel «  Kosovaren » dans le titre, en rapport avec la description du cas,
induit le lecteur moyen en erreur, puisque seul un des deux Kosovars a poignardé le
Suisse. A cet égard, le lecteur moyen comprend la description du cas isolé comme un
exemple choquant de l'affirmation globale, selon laquelle les Kosovars seraient
généralement plus souvent violents et criminels. Les membres des groupes ethniques
vivant  au  Kosovo  sont  ainsi  représentés  comme  étant  de  moindre  valeur,
respectivement cela peut créer, renforcer ou au moins soutenir un climat hostile à
l'égard des Kosovars, ou en tout cas appuie l'idée selon laquelle ils seraient indésirables
en Suisse. Cela réalise, comme l'a jugé à juste titre la Cour suprême, les éléments
constitutifs de la première variante, soit «  le rabaissement ou la discrimination  » ainsi
que ceux de la seconde, savoir «  l'incitation à la haine ou à la discrimination  ». Enfin, les
condamnés, en tant que professionnels dans le domaine de la communication, étaient
conscients des effets que pouvaient provoquer l'annonce, respectivement s'en sont
accommodés.
Le Tribunal fédéral publiera des séquences filmées de la séance d’aujourd’hui sur son
site Internet (www.tribunal-federal.ch). Elles seront disponibles dans la rubrique "
Presse/Actualité > Plateforme des médias > Vidéos des séances publiques ", et
pourront être téléchargées.

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