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Lausanne, 8. November 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. November 2017 (1C_208/2016)
Bündner "Sonderjagdinitiative": Beschwerde gegen Ungültigerklärung gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gegen die Ungültigerklärung der im
Kanton Graubünden eingereichten "Initiative zur Abschaffung der Sonderjagd
(Sonderjagdinitiative)" gut. Die Initiative steht entgegen der Ansicht des Bündner
Verwaltungsgerichts nicht in einem offensichtlichen Widerspruch zu übergeordnetem Recht. Eine allenfalls noch erforderliche Regulierung des Wildbestandes am
Ende der ordentlichen Hochjagd könnte anstatt im Rahmen der Sonderjagd durch
eine Regiejagd der Wildhut erfolgen. Die Initiative wird zur weiteren Prüfung ihrer
Gültigkeit an den Bündner Grossen Rat zurückgewiesen.
Die 2013 zu Stande gekommene "Sonderjagdinitiative" sieht eine Änderung des
kantonalen Jagdgesetzes vor. Danach sollen die Jagdzeiten so festgelegt werden, dass
die Abschusspläne für Wild auf alle Fälle während insgesamt 25 Tagen ordentlicher
Hochjagd erfüllt werden können. Abgeschafft werden soll die Sonderjagd, die gemäss
geltendem Jagdgesetz angeordnet werden kann, falls die Abschusspläne innerhalb der
bisher 21 Tage dauernden Hochjagd nicht erfüllt werden. Der Grosse Rat des Kantons
Graubünden erklärte die Initiative 2015 für ungültig. Das kantonale Verwaltungsgericht
wies eine dagegen erhobene Beschwerde 2016 ab. Es war im Wesentlichen zum
Schluss gekommen, dass die Kantone gemäss der Jagd- und Waldgesetzgebung des
Bundes verpflichtet seien, durch eine Basisbejagung des Wildes die Verjüngung des
Waldes sicherzustellen. Gemäss einem im Auftrag des Bündner Regierungsrates
erstellten Gutachten könnten die Vorgaben des Bundes nicht erfüllt werden, wenn die
Sonderjagd abgeschafft würde. 
Das Bundesgericht heisst an seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die Beschwerde von mehreren Privatpersonen gut. Die "Sonderjagdinitiative" wird zur weiteren
Prüfung ihrer Gültigkeit an den Bündner Grossen Rat zurückgewiesen. Im Kanton
Graubünden ist eine Volksinitiative gemäss Artikel 14 der Kantonsverfassung dann ungültig, wenn sie übergeordnetem Recht "offensichtlich" widerspricht. Kann der Initiative
ein Sinn beigemessen werden, der sie nicht als offensichtlich unzulässig erscheinen
lässt, ist sie als gültig zu erklären. Aus dem Bundesrecht geht indirekt hervor, dass eine
Regulierung der Wildbestände zu erfolgen hat, soweit die natürliche Verjüngung mit
standortgerechten Baumarten aufgrund von Wildschäden dies erfordert. Die bundesrechtlichen Bestimmungen stehen einer Abschaffung der Sonderjagd indessen nicht von
vornherein entgegen. Werden die Abschusspläne innerhalb der ordentlichen Hochjagd
nicht erfüllt, könnte eine allenfalls notwendige weitere Regulierung des Wildbestandes
anstatt im Rahmen der Sonderjagd durch eine Regiejagd der Wildhut erfolgen. Eine
Auslegung der Sonderjagdinitiative, die sowohl ihrem Sinn und Zweck als auch der Vereinbarkeit mit Bundesrecht Rechnung trägt, schliesst eine solche Regiejagd nicht aus.
Auch das kantonale Recht steht einer Regiejagd zur nachträglichen Regulierung des
Wildbestandes nicht entgegen. Ein offensichtlicher Widerspruch der Sonderjagdinitiative
zum übergeordneten Recht ist somit zu verneinen und der Entscheid des Verwaltungsgerichts aufzuheben.

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Lausanne, le 8 novembre 2017
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 novembre 2017 (1C_208/2016)
Initiative populaire grisonne pour l'abolition de la chasse dite 
spéciale (« Sonderjagdinitiative  ») : recours contre la décision 
d'invalidation admis
Le Tribunal fédéral admet le recours dirigé contre la décision invalidant l'initiative
populaire demandant l'abolition de la chasse dite spéciale («  Sonderjagdinitiative  »),
déposée dans le canton des Grisons. Cette initiative ne contrevient pas manifestement – contrairement à l'avis du Tribunal administratif des Grisons – au droit
supérieur. La régulation de la réserve de gibier, encore éventuellement nécessaire à
l'issue de la période ordinaire de chasse, pourrait être assurée par le biais d'une
chasse en régie menée par les gardes-faune, plutôt que par une chasse spéciale.
L'initiative est renvoyée au Grand conseil du canton des Grisons pour qu'il procède à
l'examen complémentaire de la validité de celle-ci.
L'initiative populaire pour l'abolition de la chasse spéciale («  Sonderjagdinitiative  ») a
abouti en 2013 ; elle prévoit une modification de la loi cantonale sur la chasse. Selon le
texte de cette initiative, les périodes de chasse doivent être déterminées de manière à
ce que le plan de tir du gibier puisse être atteint en l'espace de 25 jours de chasse
ordinaire. La chasse spéciale doit en revanche être supprimée  ; celle-ci est ordonnée,
selon le droit en vigueur, lorsque les objectifs du plan de tir n'ont pas été réalisés en
l'espace de chasse ordinaire limité actuellement à 21 jours. En 2015, le Grand conseil
du canton des Grisons a invalidé cette initiative. Sur recours, le Tribunal administratif
cantonal a confirmé cette décision, en 2016. Les juges cantonaux sont en substance
parvenus à la conclusion que la législation fédérale sur la chasse et la forêt imposait
aux cantons d'assurer une régulation de base du gibier afin de garantir la régénération
forestière. Selon un rapport d'expertise établi à la demande du Conseil d'Etat du canton
des Grisons, les prescriptions fédérales ne pourraient plus être respectées en cas
d'abolition de la chasse spéciale.
Lors sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet le recours déposé par
plusieurs particuliers. L'initiative pour l'abolition de la chasse spéciale («  Sonderjagdinitiative ») est renvoyée au Grand conseil grison afin qu'il procède à un examen
complémentaire de la validité de celle-ci. Selon l'article 14 de la Constitution du canton
des Grisons, une initiative est invalide lorsqu'elle contrevient manifestement au droit
supérieur. Si un sens, qui n'apparaît pas manifestement inadmissible, peut lui être
donné, l'initiative doit être validée. Il découle indirectement du droit fédéral qu'une
régulation des réserves de gibier s'impose dans la mesure où la régénération naturelle
des essences forestières adaptées au lieu est compromise par les dommages causés
par la faune. Les dispositions fédérales ne s'opposent pas d'emblée à la suppression de
la chasse spéciale. Si les plans de tir ne sont pas atteints au cours de la saison ordinaire de chasse, la régulation des réserves de gibier pourrait, en cas de besoin, être
assurée par une chasse en régie menée par les gardes-faune, plutôt que par la chasse
spéciale. Une interprétation de cette initiative tenant compte non seulement de son sens
et de son but, mais également de sa conformité avec le droit fédéral, n'exclut pas une
telle chasse en régie. Il en va de même du droit cantonal, qui n'interdit pas d'assurer
ultérieurement la régulation des réserves de gibier par le biais d'une chasse en régie. Il
n'existe par conséquent pas de contradiction manifeste entre l'initiative pour l'abolition
de la chasse spéciale («  Sonderjagdinitiative  ») et le droit supérieur, de sorte que l'arrêt
du Tribunal administratif cantonal doit être annulé.

--- Italian ---