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Lausanne, 7. Juli 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 7. Juli 2016 (5A_945/2015)
Gemeinsame elterliche Sorge: Künftiger Aufenthaltsort des Kindes
beim Wegzug eines Elternteils ins Ausland
Das Bundesgericht legt erste Grundsätze fest, die von den Behörden und Gerichten
beim Entscheid über den künftigen Aufenthaltsort von Kindern anzuwenden sind,
wenn ein gemeinsam sorgeberechtigter Elternteil ins Ausland zieht: Im Zentrum steht
die Frage, an welchem Ort unter Berücksichtigung der neuen Situation das Wohl des
Kindes aufgrund der konkreten Umstände besser gewahrt sein wird. 
Auf den 1. Juli 2014  wurde  im Zivilgesetzbuch  als  allgemeiner Grundsatz  die
gemeinsame elterliche Sorge über die Kinder eingeführt. Die elterliche Sorge beinhaltet
das Recht, den Aufenthaltsort des Kindes zu bestimmen. Üben die Eltern das Sorgerecht gemeinsam aus und will ein Elternteil den Aufenthaltsorts des Kindes infolge
Wegzugs ins Ausland verlegen, bedarf dies der Zustimmung des anderen Elternteils
oder, falls dieser nicht einverstanden ist, der Kindesschutzbehörde, beziehungsweise
des Gerichts. 
Das Bundesgericht hat in der öffentlichen Beratung eines entsprechenden Falles am
Donnerstag Grundsätze festgelegt, die beim behördlichen oder gerichtlichen Entscheid
über den Wechsel des Aufenthaltsorts des Kindes infolge des Wegzugs eines Elternteils
ins Ausland massgebend sind. Es ist davon auszugehen, dass nach dem Willen des
Gesetzgebers  die  Niederlassungs-  und  Bewegungsfreiheit  der  Elternteile  zu
respektieren ist. Die Motive des wegziehenden Elternteils stehen damit grundsätzlich
nicht zur Debatte. Die Frage, die sich dem Gericht oder der Kindesschutzbehörde stellt,
ist demnach nicht, ob es für das Kind vorteilhafter wäre, wenn beide Elternteile im Inland
verbleiben würden. Die entscheidende Fragestellung ist vielmehr, ob das Wohl des
Kindes unter der neuen Situation besser gewahrt ist, wenn es mit dem auswanderungswilligen Elternteil wegzieht oder wenn es sich beim zurückbleibenden Elternteil aufhält.
Es steht also immer das Kindeswohl im Zentrum, für dessen Beurteilung die konkreten
Umstände des Einzelfalls massgeblich sind. Sind die Kinder bislang von beiden
Elternteilen weitgehend zu gleichen Teilen betreut worden und sind sie dazu auch
weiterhin bereit, ist aufgrund der Umstände des Einzelfalls zu eruieren, welche künftige
Lösung den Interessen des Kindes besser entspricht. Das Motiv für den Wegzug eines
Elternteils kann in Einzelfällen indirekt dann eine Rolle spielen, wenn dieser offensichtlich nur deshalb ins Ausland geht, um das Kind dem zurückbleibenden Elternteil zu
entfremden. In solchen Fällen wäre eine Umteilung des Kindes an den in der Schweiz
verbleibenden Elternteil in Erwägung zu ziehen.
Im konkret zu beurteilenden Fall leben die gemeinsam sorgeberechtigten Eltern eines
heute sieben Jahre alten Mädchens seit 2010 getrennt. Sie betreuen die Tochter
gemeinsam. Die Mutter beabsichtigt infolge einer neuen Beziehung den Wegzug nach
Spanien. Weil der Vater mit dem Wegzug der Tochter nicht einverstanden ist, ersuchte
die Mutter bei der Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde Bern um Zustimmung, die
ihr verwehrt wurde. Das Berner Obergericht bestätigte den Entscheid. Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der Mutter ab. Die Überlegungen zum
Kindswohl sprechen aufgrund der konkreten Umstände überwiegend zugunsten eines
Verbleibs der Tochter in der Schweiz. Ausschlaggebend ist dafür unter anderem, dass
die wegziehende Mutter abgesehen von der noch nicht gefestigten Beziehung keine
Bezugspunkte zu Spanien hat und auch die Sprache nicht spricht. Im Weiteren wären
ein abrupter Wechsel an einen nicht vertrauten Ort und die Einschulung in einer
unbekannten Sprache nicht im Interesse des Kindes.

--- French ---
Lausanne, le 7 juillet 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 7 juillet 2016 (5A_945/2015)
Autorité parentale conjointe  : lieu de résidence futur de l'enfant en 
cas de départ d'un parent pour l'étranger
Le Tribunal fédéral pose les premiers principes qui doivent être appliqués par les
autorités et les tribunaux en cas de décision sur le lieu de résidence futur des
enfants, lorsque l'un des parents détenteur de l'autorité parentale conjointe part pour
l'étranger. La question déterminante est celle de savoir à quel endroit, eu égard à la
nouvelle situation, le bien de l'enfant sera mieux préservé compte tenu des
circonstances concrètes. 
Depuis le 1er juillet 2014, le Code civil a fait de l'autorité parentale conjointe des enfants
la règle. L'autorité parentale comprend le droit de déterminer le lieu de résidence de
l'enfant. Lorsque les parents exercent en commun l'autorité parentale et que l'un d'eux
veut changer le lieu de résidence de l'enfant à la suite d'un départ à l'étranger, ce
dernier doit obtenir l'accord de l'autre parent ou, en cas de désaccord, des autorités de
protection de l'enfant, respectivement du tribunal. 
En délibérations publiques de ce jeudi, le Tribunal fédéral a posé dans le cas cité en
marge les principes qui sont déterminants en cas de décision de l'autorité ou du tribunal
sur le changement du lieu de résidence de l'enfant lors du départ d'un parent à
l'étranger. Il faut tenir compte de la volonté du législateur selon laquelle la liberté
d'établissement et de mouvement du parent doit être respectée. Partant, il n'y a en
principe pas lieu de discuter les motifs du parent qui entend déménager. La question qui
se pose au tribunal ou à l'autorité de protection de l'enfant n'est dès lors pas de savoir
s'il serait préférable pour l'enfant que les deux parents restent dans le pays. Ce qui est
décisif c'est de déterminer si, dans la nouvelle situation, le bien de l'enfant est mieux
préservé par un départ de ce dernier avec le parent qui souhaite déménager ou par un
maintien auprès de celui qui reste sur place. Le point central est le bien de l'enfant qui
se détermine selon les circonstances concrètes du cas d'espèce. Si les enfants ont été
jusqu'alors pris en charge dans une mesure plus ou moins égale par les deux parents et
que ceux-ci sont prêts à poursuivre cette prise en charge, il faut déterminer sur la base
des circonstances du cas concret quelle solution garantira à l'avenir mieux les intérêts
de l'enfant. La raison du départ du parent peut jouer un rôle indirect dans des cas
particuliers lorsque celui-là part à l'étranger manifestement pour éloigner l'enfant du
parent qui reste. Dans de tels cas, une attribution de l'enfant au parent restant en
Suisse pourrait entrer en considération. 
Dans le cas d'espèce, les parents, qui sont séparés depuis 2010, ont l'autorité parentale
conjointe sur leur fille de 7 ans. Ils s'occupent de leur enfant ensemble. La mère, qui a
noué une nouvelle relation, projette de partir en Espagne. Le père s'opposant au départ
de la fille, la mère a requis de l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du canton
de Berne une autorisation qui lui a été refusée. La Cour suprême du canton de Berne a
confirmé la décision. Le Tribunal fédéral rejette le recours de la mère. Compte tenu des
circonstances concrètes, le bien de l'enfant impose de façon prépondérante un maintien
de la fille en Suisse. Les critères notamment déterminants en l'espèce sont que la
relation de la mère n'est pas encore stable, qu'elle n'a pas de points de référence
indépendants en Espagne et qu'elle ne parle pas la langue de ce pays. Au demeurant, il
ne serait pas dans l'intérêt de l'enfant de le transférer abruptement dans un milieu qui
ne lui est pas familier et de le scolariser dans une langue inconnue.

--- Italian ---