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Lausanne, 12. Dezember 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. November 2019 (2C_134/2019)
Verbleiberecht gemäss FZA bei dauernder Arbeitsunfähigkeit 
Der Anspruch gemäss FZA auf weiteren Verbleib eines Wanderarbeiters in der
Schweiz wegen dauernder Arbeitsunfähigkeit setzt voraus, dass die betroffene
Person keiner zumutbaren Arbeit mehr nachgehen kann. Beschränkt sich die Arbeitsunfähigkeit lediglich auf den angestammten Beruf, besteht kein Anspruch auf
weiteren Aufenthalt. 
Einem portugiesischen Arbeitnehmer wurde 2004 eine Aufenthaltsbewilligung erteilt.
Diese wurde mehrfach verlängert, zuletzt bis Mitte Februar 2017. Seit 2015 erhält er
Unterstützung durch das Sozialamt. 2016 wies die zuständige IV-Stelle ein Gesuch des
Betroffenen um Ausrichtung einer IV-Rente ab, da er in einer angepassten Tätigkeit zu
100 Prozent arbeitsfähig sei. Das Amt für Migration des Kantons Luzern lehnte es 2017
ab, die Aufenthaltsbewilligung des Betroffenen weiter zu verlängern, was 2018 vom kantonalen Justiz- und Sicherheitsdepartement und anschliessend vom Kantonsgericht bestätigt wurde. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Artikel 4 Anhang I des
Abkommens über die Personenfreizügigkeit (FZA) zwischen der Schweiz und den
Staaten der Europäischen Union (EU) sieht – unter Verweis auf die Verordnung (EWG)
Nr. 1251/70 – vor, dass Arbeitnehmer ein Anrecht auf Verbleib im Hoheitsgebiet der
anderen Vertragspartei haben, wenn sie infolge dauernder Arbeitsunfähigkeit eine Beschäftigung im Lohn- und Gehaltsverhältnis aufgeben. Vorausgesetzt wird, dass sich die
betroffene Person seit mindestens zwei Jahren ständig im Vertragsstaat aufgehalten
hat. Die minimale Aufenthaltsdauer entfällt, wenn die Arbeitsunfähigkeit Folge eines
Berufsunfalls oder einer Berufskrankheit ist, die einen Anspruch auf Rente begründet.
Vorliegend ist streitig, was unter "dauernder Arbeitsunfähigkeit" zu verstehen ist.
Eine Auslegung des Begriffs "dauernde Arbeitsunfähigkeit" ergibt, dass sich dieser in
Analogie zum Sozialversicherungsrecht nicht nur auf eine Arbeitsunfähigkeit im angestammten Berufsfeld bezieht, sondern auch zumutbare Tätigkeiten in einem anderen
Beruf umfasst. Ein Verbleibeanspruch ist somit zu verneinen, wenn keine gesundheitlichen Gründe den Wanderarbeiter daran hindern, einer angepassten Tätigkeit nachzugehen. Das FZA räumt Wanderarbeitern kein allgemeines Verbleiberecht ein, wenn sie
nicht mehr in ihrem angestammten Berufsfeld arbeiten können. Ausländer, die gestützt
auf das FZA in die Schweiz kommen, können nicht davon ausgehen, hier immer die
gleiche Arbeit verrichten zu können. Zu berücksichtigen ist weiter, dass ein Anspruch
auf Sozialhilfe besteht, wenn sich jemand auf ein Verbleiberecht berufen kann. Wäre
dieses lediglich an eine arbeitsplatzbezogene Arbeitsunfähigkeit geknüpft, hätten Wanderarbeiter bei Verlust der Arbeitsfähigkeit im angestammten Beruf nach spätestens
zwei Jahren einen zeitlich unbegrenzten Anspruch auf Sozialhilfe in der Schweiz, wenn
sie die Voraussetzungen dazu erfüllen. Das ist nicht der Sinn der Arbeitnehmerfreizügigkeit. Dieser besteht in der Integration in den hiesigen Arbeitsmarkt.

--- French ---
Lausanne, le 12 décembre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 novembre 2019 (2C_134/2019)
Droit de demeurer selon l'ALCP à la suite d’une incapacité 
permanente de travail
Le droit d'un travailleur migrant de demeurer en Suisse en cas d'incapacité de travail
permanente fondé sur l'ALCP présuppose que la personne concernée ne puisse plus
effectuer de travail que l'on peut raisonnablement exiger de lui. Si l'incapacité de
travail se limite à l’activité professionnelle usuelle, il n'y a pas de droit à une prolongation du séjour en Suisse.
Un salarié portugais a obtenu un permis de séjour en 2004. Celui-ci fut prolongé à
plusieurs reprises, la dernière fois jusqu'à la mi-février 2017. Depuis 2015, il est au
bénéfice de l'aide sociale. En 2016, l'Office AI compétent a rejeté la demande de rente
d'invalidité de l'intéressé, dès lors qu'il était jugé apte à exercer une activité adaptée à
100 %. En 2017, l'Office des migrations du canton de Lucerne a refusé de proroger une
nouvelle fois le permis de séjour de l'intéressé, ce qui a été confirmé en 2018 par le
Département cantonal de la justice et de la sécurité, puis par le Tribunal cantonal.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressé. L'article 4 de l'annexe I de l’Accord
sur la libre circulation des personnes (ALCP) conclu entre la Suisse et les États
membres de l'Union européenne prévoit – par référence au règlement (CEE) n o 1251/70
– que les travailleurs ont le droit de demeurer sur le territoire de l'autre partie
contractante s'ils cessent leur emploi en raison d’une incapacité permanente de travail.
L'intéressé doit en principe avoir résidé de façon continue dans l'État contractant
pendant au moins deux ans. Cette durée minimale de résidence n'est pas requise
lorsque l'incapacité de travail résulte d'un accident du travail ou d'une maladie
professionnelle ouvrant le droit à une rente. Dans le cas présent, la question se pose de
savoir ce que l'on entend par «  incapacité permanente de travail  ».
Par  analogie  au  droit  des  assurances  sociales,  l’interprétation  de  la  notion
d’ « incapacité permanente de travail  » se réfère non seulement à l'incapacité de travail
dans l’activité professionnelle usuelle, mais aussi à d’autres activités professionnelles
jugées acceptables. Le droit de demeurer est donc refusé lorsqu’aucune raison de santé
n'empêche le travailleur migrant d'exercer une activité adaptée. L'ALCP n'accorde pas
aux travailleurs migrants un droit général de demeurer lorsqu’ils ne peuvent plus
travailler dans leur profession usuelle. Les étrangers qui viennent en Suisse sur la base
de l'ALCP ne peuvent pas s'attendre à pouvoir y exercer toujours la même profession. Il
faut également tenir compte du fait que le droit à l'aide sociale vaut pour toute personne
pouvant invoquer un droit de demeurer. Si celui-ci était seulement lié à une incapacité
de travail pour une place de travail déterminée, les travailleurs migrants auraient droit à
l'aide sociale en Suisse pour une durée illimitée à la suite de la perte de la capacité de
travail dans la profession usuelle, au plus tard après deux ans de séjour, et pour autant
que les autres conditions d’accès à l’aide sociale soient remplies. Ceci ne correspond
pas à la raison d’être de la libre circulation des travailleurs, qui veut favoriser l’intégration dans le marché du travail local.

--- Italian ---