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--- German ---
Lausanne, 6. Mai 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 24. März 2020 (1C_594/2018, 1C_595/2018)
Geplanter Wanderweg in der Ruinaulta bei Trin: Beschwerde 
gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Natur- und Tierschutzorganisationen
im Zusammenhang mit dem geplanten Wanderweg in der Talsohle der Rheinschlucht
(Ruinaulta) auf dem Gebiet der Graubündner Gemeinde Trin gut. Es hebt den Zonenund Generellen Erschliessungsplan Ruinaulta der Gemeinde Trin auf. 
Die Regierung des Kantons Graubünden hatte 2016 Änderungen des Richtplans der
Region Surselva genehmigt, unter anderem zur Festsetzung eines durchgehenden
Fusswegs in der Talsohle der Rheinschlucht auf dem Gebiet der Gemeinde Trin. Die
Stimmberechtigten der Gemeinde Trin beschlossen 2016 im Rahmen einer Teilrevision
der Ortsplanung den Zonen- und Generellen Erschliessungsplan Ruinaulta (ZP/GEP
Ruinaulta). Der Plan ändert die Lage und den Umfang der bisherigen Naturschutzzone
und legt den neuen Wegabschnitt von der Isla Bella-Brücke bis zum Elektrizitätswerk
Pintrun fest. Der neue Weg soll innerhalb des Objekts "Ruinaulta" des Bundesinventars
der Landschaften und Naturdenkmäler von nationaler Bedeutung (BLN) zwischen Bahnstrecke und Flussufer des Vorderrheins verlaufen, mit einem Fussgängertunnel parallel
zum Bahntunnel Ransun. Die Kantonsregierung genehmigte den ZP/GEP Ruinaulta
2017 unter Auflagen. Das kantonale Verwaltungsgericht wies die dagegen erhobene
Beschwerde von Natur- und Tierschutzorganisationen 2018 ab.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von  Pro Natura,  des Schweizer Vogelschutzes SVS/BirdLife Schweiz sowie des World Wide Fund for Nature (WWF) Schweiz,
Stiftung für Natur und Umwelt  gut. Der umstrittene Wanderweg kommt in einem BLNGebiet zu liegen und berührt ein Auengebiet von nationaler Bedeutung. Die Detailabgrenzung des Naturschutzgebietes gemäss dem ZP/GEP Ruinaulta erfüllt in Teilbereichen (von der Rabiusamündung bis zum Westportal des Bahntunnels Ransun) die
bundesrechtlichen Voraussetzungen für einen ausreichenden Schutz des Auengebiets
nicht. Der ZP/GEP Ruinaulta und dessen Bestätigung durch das Verwaltungsgericht
werden aufgehoben. 
Das Bundesgericht äussert sich darüber hinaus näher zum Schutz der auentypischen
Vogelart des Flussuferläufers, die im fraglichen Gebiet brütet. Beim Flussuferläufer
handelt es sich um eine geschützte Vogelart, die in der Schweiz stark gefährdet ist. Da
es sich beim Projekt um eine neue Anlage handelt, ist gemäss der Auenverordnung ein
Abweichen vom Schutzziel der ungeschmälerten Erhaltung nur erlaubt, wenn ein überwiegendes Interesse von nationaler Bedeutung bestehen würde. Insgesamt fehlt ein
solches Interesse, um einen Wanderweg im Auengebiet selber zu rechtfertigen. Sollte
der Wanderweg abseits des Auengebietes angelegt werden können, müsste als Grundvoraussetzung gewährleistet sein, dass er ausserhalb der Reaktionsdistanz des störungsempfindlichen Flussuferläufers angelegt würde. Zu seinem Lebensraum müsste
grundsätzlich ein Abstand von 75 Metern eingehalten werden. Zudem wären Massnahmen zur Besucherlenkung auf dem Weg vorzusehen. Ob ein Wanderweg in der Talsohle
unter Einhaltung dieser Vorgaben angelegt werden kann, ist zweifelhaft. Es wird Sache
der Gemeinde Trin und der Kantonsbehörden sein, das weitere Vorgehen zu beschliessen.

--- French ---
Lausanne, le 6 mai 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 24 mars 2020 (1C_594/2018, 1C_595/2018)
Futur sentier pédestre à la Ruinaulta près de Trin  : recours admis
Le Tribunal fédéral admet le recours des organisations de protection de la nature et
des animaux en lien avec le sentier pédestre projeté au fond de la vallée des gorges
du Rhin (Ruinaulta), sur le territoire de la commune grisonne de Trin. Il annule le
plan de zone et d'équipement général Ruinaulta de la commune de Trin.
En 2016, le gouvernement du canton des Grisons avait accepté des modifications du
plan directeur de la région Surselva, pour permettre notamment de définir un sentier
pédestre longeant le fond de la vallée des gorges du Rhin, sur le territoire de la commune de Trin. Toujours en 2016, le corps électoral de la commune de Trin avait adopté,
dans le cadre d'une révision partielle du plan d'aménagement local, le plan de zone et
d'équipement général Ruinaulta ( « ZP/GEP Ruinaulta  »). Ce plan modifie la localisation
et le périmètre de la zone de protection naturelle existante et définit la nouvelle partie du
tracé du sentier entre le pont Isla Bella et la centrale électrique Pintrun. Le nouveau
sentier est prévu sur l'objet « Ruinaulta » de l'inventaire fédéral des paysages, sites et
monuments naturels (IFP). Le tracé du sentier est prévu entre la voie de chemin de fer
et le bord du Rhin antérieur, avec un tunnel pour piétons parallèle au tunnel ferroviaire
Ransun. En 2017, le gouvernement grison a approuvé le ZP/GEP Ruinaulta en imposant
des charges. En 2018, des organisations de protection de la nature et des animaux ont
attaqué cette décision auprès du Tribunal administratif cantonal, sans succès.
Le Tribunal fédéral admet le recours de Pro Natura, de l'Association Suisse pour la
Protection des Oiseaux ASPO / BirdLife Suisse ainsi que du World Wide Fund for
Nature (WWF) Suisse . Le sentier pédestre litigieux est prévu sur un objet de l'IFP et
touche une zone alluviale d'importance nationale. La délimitation détaillée de la réserve
naturelle, dans le ZP/GEP Ruinaulta, ne respecte pas sur tout son tracé (entre l'embouchure de la Rabiusa et le portail à l'ouest du tunnel ferroviaire Ransun) les conditions
posées par le droit fédéral visant à garantir une protection suffisante de la zone alluviale. Le ZP/GEP Ruinaulta et sa validation par le Tribunal administratif sont annulés.
Le Tribunal fédéral se prononce en sus plus précisément sur la protection du chevalier
guignette, une espèce d'oiseau typique de la faune des zones alluviales, qui couve dans
le périmètre en question. Le chevalier guignette est un oiseau protégé qui est fortement
menacé en Suisse. Le sentier projeté en l'espèce étant une nouvelle installation, une
dérogation à la conservation intacte des objets, n'est admise, conformément à l'ordonnance sur la protection des zones alluviales, qu'en présence d'un intérêt public prépondérant d’importance nationale. Dans l'absolu, un tel intérêt, justifiant la présence d'un
sentier pédestre dans la zone alluviale elle-même, fait défaut. Si le sentier pédestre était
projeté à l'écart de cette zone, il faudrait garantir, comme condition de base, qu'il le soit
en dehors de la distance de réaction des chevaliers guignettes sensibles aux intrusions.
Il faut, en principe, respecter une distance de 75 mètres par rapport à leur habitat naturel. De plus, des mesures destinées à canaliser le passage des randonneurs sur le sentier devraient être mises en place. Il est douteux qu'un sentier pédestre puisse être
aménagé au fond de la vallée dans ces conditions. Il appartient à la commune de Trin
ainsi qu'aux autorités cantonales de statuer sur la suite de la démarche.

--- Italian ---