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Lausanne, 30. Oktober 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 23. Oktober 2015 (1C_453/2015)
Deplatzierte Bemerkungen auf Gesuchsunterlagen: Beschwerde 
des Vereins al Huda abgewiesen
Das  Obergericht  des  Kantons  Zürich  hat  zu  Recht  die  Ermächtigung  zur
Strafverfolgung gegen eine unbekannte Person im Volksschulamt verwehrt, die auf
Unterlagen zum Gesuch des Vereins al Huda für einen islamischen Kindergarten
deplatzierte Bemerkungen angebracht hat. Das Bundesgericht weist die Beschwerde
des Vereins ab, da keine genügenden Hinweise auf ein Ehrverletzungsdelikt oder
Amtsmissbrauch vorliegen.
Der Verein al Huda hatte im Juni 2013 beim Volksschulamt des Kantons Zürich ein
Gesuch um Führung einer Privatschule mit Kindergartenstufe eingereicht. Nach Abweisung des Gesuchs erhob der Verein 2015 Strafanzeige gegen eine unbekannte,
beim Volksschulamt tätige Person wegen Verleumdung und Amtsmissbrauch. Der
Verein begründete dies damit, dass das seinem Gesuch beigelegte Bildungskonzept
"Islamischer Kindergarten al Huda" mit Bemerkungen wie "Pädophilie" und "Schizo"
versehen worden sei. Das Obergericht des Kantons Zürich beschloss im vergangenen
Juli, die Ermächtigung zur Strafverfolgung gegen Unbekannt nicht zu erteilen.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Vereins al Huda ab. Für die Ermächtigung
zur Eröffnung einer Strafuntersuchung gegen Beamte wegen im Amt begangener
Vergehen oder Verbrechen darf vorausgesetzt werden, dass genügende Anhaltspunkte
für eine strafbare Handlung vorliegen. Es ist zwar verständlich, dass dem Verein die
unsachlichen und deplatzierten Bemerkungen missfallen und er eine unabhängige
Würdigung seines Gesuchs in Frage stellt. Es bestehen aber keine ausreichenden
Hinweise für ein strafbares Verhalten des unbekannten Urhebers. Ein Ehrverletzungsdelikt kann nur vorliegen, wenn sich die Äusserung vorsätzlich gegen eine bestimmte
oder bestimmbare Person richtet. Aus dem Gesamtzusammenhang lässt sich aus den
Vermerken weder ein Bezug zu den Mitgliedern oder Organen von al Huda, noch zu den
Muslimen im Allgemeinen herstellen. Die Bemerkung "Pädophilie" ist, wenn überhaupt,
in Verbindung mit dem Lehrpersonal zu sehen, das noch nicht bezeichnet ist. Sie
bezieht sich nicht auf eine bestimmte oder bestimmbare Person, deren Ruf dadurch
geschädigt werden könnte. Vor allem aber erscheint die vom Obergericht vertretene
Auffassung plausibel, dass das mit den Randbemerkungen versehene Exemplar des
Bildungskonzepts bloss interne Verwendung finden sollte und der unbekannte Autor
offensichtlich weder gewollt, noch in Kauf genommen hat, dass jemand von seinen
unsachlichen Bemerkungen Kenntnis erhält. Schliesslich liegen auch keine minimalen
Hinweise auf Amtsmissbrauch vor.

--- French ---
Lausanne, le 30 octobre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 23 octobre 2015 (1C_453/2015)
Remarques déplacées dans un dossier d'autorisation : recours de 
l'association al Huda rejeté
C'est avec raison que la cour suprême du canton de Zurich a refusé d'autoriser
l'ouverture d'une poursuite pénale contre une personne inconnue du service de
l'instruction publique qui avait apposé des remarques déplacées dans le dossier
relatif à la création d'une garderie islamique par l'association al Huda. Le Tribunal
fédéral rejette le recours de l'association car il n'existe pas d'indices suffisants de la
commission d'une infraction contre l'honneur ou d'un abus d'autorité.
Au mois de juin 2013, l'association al Huda avait déposé auprès du service de
l'instruction publique du canton de Zurich une demande pour la gestion d'une école
privée avec une crèche. Après le rejet de cette demande, l'association a déposé plainte
pénale en 2015 contre une personne inconnue, travaillant au sein de l'administration de
l'instruction, pour calomnie et abus d'autorité. Elle se plaignait de ce que des remarques
telles que "pédophilie" et "schizo" avaient été inscrites sur le concept d'éducation
"Garderie islamique al Huda" joint à sa demande. Au mois de juillet dernier, la cour
suprême du canton de Zurich avait refusé d'autoriser l'ouverture d'une poursuite pénale.
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par l'association al Huda. L'autorisation
d'ouvrir une poursuite pénale contre des fonctionnaires pour des délits ou des crimes
commis dans l'exercice de leurs fonctions suppose qu'il existe des indices suffisants de
commission d'une infraction. Certes, il est compréhensible que l'association soit
offusquée des remarques subjectives et déplacées et qu'elle mette en doute le
traitement impartial de sa demande. Il n'y a toutefois pas de soupçon suffisant que
l'auteur inconnu de ces remarques ait commis une infraction pénale. Il ne peut y avoir
de délit contre l'honneur que lorsque les affirmations sont dirigées intentionnellement
contre une personne déterminée ou déterminable. Or, l'ensemble des circonstances ne
permet pas d'admettre que les remarques visaient des membres ou des organes de
al Huda, ni les musulmans en général. La mention "pédophilie" se rapporte aux
membres du personnel enseignant qui n'ont pas encore été désignés. Elle ne vise pas
une personne déterminée ou déterminable dont la réputation pourrait ainsi être ternie.
Selon la cour suprême, l'exemplaire annoté du concept de formation devait demeurer à
l'usage interne, et leur auteur inconnu n'avait pas voulu, ni même envisagé que
quelqu'un  pourrait  prendre  connaissance  de  ses  remarques  déplacées.  Ces
considérations apparaissent plausibles. Enfin, il n'existe pas d'indice de commission
d'un abus d'autorité.

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