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--- German ---
An alle akkreditierten Journalistinnen 
und Journalisten des Bundesgerichts
Lausanne, 24. Juli 2023
Embargo: 24. Juli 2023, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 19. Juni 2023 (6B_911/2021)
Bis 10 Gramm Cannabis für Eigenkonsum: keine Einziehung
Eine geringfügige und für den Eigenkonsum bestimmte Menge Cannabis (bis zu 10
Gramm) darf nicht gerichtlich zur Vernichtung eingezogen werden. Dafür fehlt es an
der gesetzlichen Voraussetzung einer Anlasstat, zumal der Erwerb und der Besitz
einer geringfügigen Menge Cannabis zum Eigenkonsum legal sind. Dass zuvor mit
einer gewissen Wahrscheinlichkeit strafbare Handlungen von Drittpersonen begangen wurden, reicht für den Nachweis einer Anlasstat nicht aus. 
Das Grenzwachtkorps hatte 2019 am Bahnhof St. Margrethen einen Mann kontrolliert
und bei ihm 2.7 Gramm Marihuana und 0.6 Gramm Haschisch gefunden. Das Kreisgericht Rheintal sprach ihn vom Vorwurf eines Verstosses gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG) frei; es ordnete indessen die Einziehung und die Vernichtung des beschlagnahmten Cannabis an. Das Kantonsgericht St. Gallen bestätigte den Entscheid.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes teilweise gut; das sichergestellte
Cannabis ist ihm auf Aufforderung herauszugeben. Das Bundesgericht kommt in seinem
Urteil zum Schluss, dass eine geringfügige und zum Eigenkonsum bestimmte Menge
Cannabis (bis 10 Gramm) nicht eingezogen werden darf. Die Sicherungseinziehung von
Gegenständen  verlangt  in  jedem  Fall  einen  unmittelbaren  Bezug  zu einer  konkreten
Straftat (Anlasstat). Der Konsum von Cannabis kann als Übertretung mit einer Busse
bestraft werden. Die Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit des Nationalrats
führte in ihrem Bericht von 2011 zur Einführung des Ordnungsbussenverfahrens beim
Konsum von Cannabis an, dass nur das Cannabisprodukt eingezogen werden könne,
welches  gerade  konsumiert  werde.  Nicht  eingezogen  werden  könne  hingegen  eine
geringfügige Menge, die der Täter oder die Täterin nur bei sich trage. Dieser Auffassung
der Kommission ist zu folgen. Wer eine geringfügige Menge Cannabis für den eigenen
Konsum  vorbereitet,  ist  gemäss  Artikel  19b  des  BetmG  nicht  strafbar.  Zu  diesen
straflosen Vorbereitungshandlungen gehören gemäss Rechtsprechung etwa der Erwerb
und der Besitz. Diese Vorbereitungshandlungen zum Konsum sind legal, weshalb die
betroffene  Person  damit  keine  Anlasstat  begeht.  Weiter  fragt  sich,  ob  die  Tat  einer
Drittperson als Anlasstat für die Einziehung dienen kann, beispielsweise der Anbau, die
Einfuhr, der Versand oder die Veräusserung des Cannabisprodukts. Zwar trifft es zu,
dass dem legalen Erwerb oder Besitz einer geringfügigen Menge von Cannabis zum
Eigengebrauch oftmals strafbare Handlungen von Dritten vorangehen. Das steht aber
nicht  fest.  Unhaltbar  wäre  vor  allem  die  pauschale  Annahme,  dass  immer  strafbare
vorgelagerte  Handlungen  vorliegen.  Dass  eine  gewisse  Wahrscheinlichkeit  dafür  besteht, reicht für den Nachweis einer Anlasstat nicht aus. Der entsprechende Nachweis
wäre nur mit weiterführenden Ermittlungshandlungen möglich. Die Polizei kann an Ort
und Stelle aber nicht prüfen, ob dem straflosen Besitz eine tatbestandsmässige und
rechtswidrige Anlasstat von Dritten vorangegangen ist. Es kann nicht dem Willen des
Gesetzgebers  entsprechen,  wenn  die  Polizei  in  Bezug  auf  ein  strafloses  Verhalten
(Besitz) weitere Untersuchungen tätigen und einzig im Hinblick auf eine Einziehung an
die zuständige Behörde rapportieren müsste. Ein derartiger  Aufwand wäre nicht verhältnismässig.  Insbesondere  scheint  es  nicht  sachgerecht,  dafür  ein  aufwändigeres
Verfahren durchzuführen als bei der Ahndung des Konsums, für das der Gesetzgeber
bewusst das rasche und einfache Ordnungsbussenverfahren vorgesehen hat.

--- French ---
A tous et toutes les journalistes 
accrédité(e)s auprès du Tribunal fédéral
Lausanne, le 24 juillet 2023
Embargo : 24 juillet 2023, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 19 juin 2023 (6B_911/2021)
Jusqu'à 10 grammes de cannabis destinés à la consommation 
personnelle : pas de confiscation
Le juge ne peut  pas prononcer la confiscation,  en vue de sa destruction, d'une
quantité minime  de  cannabis  (jusqu'à  10  grammes)  destinée  à  la  consommation
personnelle. L'exigence légale de la commission préalable d'une infraction de base
n'est pas réalisée, puisque l'acquisition et la possession d'une quantité minime de
cannabis destinée à la consommation personnelle sont légales. Le fait que selon une
certaine probabilité, des infractions aient été commises par des tiers en amont ne
suffit pas à établir l'existence d'une infraction de base.
En  2019,  le  Corps  des  gardes-frontière  a  contrôlé  un  homme  à  la  gare  de
St. Margrethen et trouvé 2,7 grammes de marijuana et 0,6 gramme de haschich sur lui.
Le Tribunal de district  de Rheintal l'a acquitté du chef de violation de la loi sur les
stupéfiants (LStup)  ; il a cependant ordonné la confiscation et la destruction du cannabis
séquestré. Le Tribunal cantonal de Saint-Gall a confirmé la décision.
Le Tribunal fédéral admet  partiellement  le recours de l'intéressé  ; à sa demande, le
cannabis mis en sûreté doit lui être restitué. Dans son arrêt, le Tribunal fédéral parvient à
la conclusion qu'une quantité minime de cannabis (jusqu'à 10 grammes) destinée à la
consommation personnelle ne peut être confisquée. La confiscation d'objets dangereux
suppose dans tous les cas un lien direct avec une infraction concrète (infraction de
base).  En  tant  que  contravention,  la  consommation  de  cannabis  est  passible  d'une
amende.  La  Commission  de  la  sécurité  sociale  et  de  la  santé  publique  du  Conseil
national a indiqué, dans son rapport de 2011 sur l'introduction de la procédure d'amende
d'ordre pour la consommation de cannabis, que seul peut être saisi le produit de type
cannabique qui est réellement consommé au moment de la constatation de l'infraction.
Lorsque le contrevenant ne détient qu'une quantité minime de cannabis, le produit ne
peut pas être confisqué. Cette opinion de la Commission doit être suivie. Aux termes de
l'article 19b LStup, celui qui se borne à préparer du cannabis en quantité minime pour sa
propre consommation n'est pas punissable. Selon la jurisprudence, ces actes préparatoires non punissables comprennent notamment l'acquisition et la possession. Puisque
ces actes préparatoires  sont  légaux,  la  personne  concernée  ne  commet  aucune  infraction de base. Se pose ensuite la question de savoir si un acte commis par un tiers,
tel  que  la  culture,  l'importation,  l'expédition  ou  l'aliénation  de  produits  de  type  cannabique, peut être considéré comme infraction de base justifiant la confiscation. S'il est
vrai que l'acquisition ou la possession pour la consommation personnelle d'une quantité
minime de cannabis sont souvent précédées d'infractions commises par des tiers, il ne
s'agit pas pour autant d'un fait établi. Il serait notamment insoutenable de présumer
globalement que de telles infractions antérieures ont dans tous les cas été commises. Le
seul fait qu'il existe une certaine probabilité que ce soit le cas ne suffit pas à le démontrer. Seules des mesures d'investigation ultérieures permettraient d'en apporter la
preuve. La police ne peut toutefois vérifier sur le champ si la possession non punissable
a été précédée d'une infraction de base commise par des tiers. Il ne saurait correspondre à la volonté du législateur  que la police doive procéder à des investigations
supplémentaires en relation avec un comportement non punissable (la possession) et
faire rapport à l'autorité compétente uniquement en vue d'une confiscation. Déployer de
tels moyens serait disproportionné. Il ne semble notamment pas raisonnable de recourir
à une procédure plus complexe que celle qui s'applique à la répression de la consommation, pour laquelle le législateur a sciemment prévu la procédure rapide et simple de
l'amende d'ordre.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 24 luglio 2023
Embargo: 24 luglio 2023, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 19 giugno 2023 (6B_911/2021)
Fino a 10 grammi di canapa per il consumo personale: nessuna 
confisca
Il giudice non può disporre la confisca a scopo di distruzione di un'esigua quantità di
canapa  (fino  a  10  grammi)  destinata  al  consumo  personale.  Difetta  infatti  il
prerequisito  legale  di  un  reato  presupposto,  poiché  l'acquisto  e  il  possesso  di
un'esigua  quantità  di  canapa  per  il  consumo  personale  sono  legali.  Il  fatto  che
sussista una certa qual probabilità che, in precedenza, siano stati commessi reati da
parte di terzi non è sufficiente per dimostrare l'esistenza di un reato presupposto.
Nel 2019, il Corpo delle guardie di confine ha controllato una persona alla stazione di
St. Margrethen, trovata poi in possesso di 2,7 grammi di marijuana e di 0,6 grammi di
hashish.  Il  Tribunale  del  distretto  di  Rheintal  ha  assolto  il  prevenuto  dall'accusa  di
infrazione  alla  legge  sugli  stupefacenti  (LStup),  ma  ha  disposto  la  confisca  e  la
distruzione della canapa sequestrata. Il Tribunale cantonale di San Gallo ha confermato
tale decisione.
Il  Tribunale  federale  accoglie  parzialmente  il  ricorso  dell'interessato;  su  richiesta,  la
canapa sequestrata gli dev'essere restituita. Nella sua sentenza, il Tribunale federale
giunge alla conclusione che un'esigua quantità di canapa (fino a 10 grammi) destinata al
consumo  personale  non  può  essere  confiscata.  La  confisca  di  oggetti  pericolosi
presuppone in ogni caso un nesso diretto con un reato concreto (reato presupposto). Il
consumo di canapa può essere punito quale contravvenzione con una multa. Nel suo
rapporto del 2011 concernente l'introduzione della procedura della multa disciplinare per
il  consumo  di  canapa,  la  Commissione  della  sicurezza  sociale  e  della  sanità  del
Consiglio nazionale ha rilevato che può essere confiscato solo il prodotto contenente
canapa effettivamente oggetto di consumo. Se l'autore possiede un'esigua quantità di
canapa, questo prodotto non può essere confiscato. Occorre al riguardo attenersi al
parere della  Commissione.  Secondo  l'articolo  19b  LStup  non  è  punibile  chi  prepara
un'esigua  quantità  di  canapa  soltanto  per  il  consumo  personale.  Secondo  la
giurisprudenza, questi atti preparatori non punibili comprendono anche l'acquisto e il
possesso. Poiché gli atti preparatori al consumo sono legali, non sussiste con ciò alcun
reato  presupposto.  Occorre  inoltre  chiedersi  se  l'atto  perpetrato  da  un  terzo  –  per
esempio  la  coltivazione,  l'importazione,  la  spedizione  o  l'alienazione  di  prodotti
contenenti canapa – possa costituire un reato presupposto alla confisca. È vero che
l'acquisto o il possesso legale di una quantità esigua di canapa per il consumo personale
può  sovente  essere  preceduto  da  reati  commessi  da  terzi,  ma  ciò  non  è  un  fatto
assodato.  Non  sarebbe  in  particolare  sostenibile  presumere  in  modo  assoluto  che
sussistono sempre e comunque reati antecedenti punibili. Il fatto che esista una certa
probabilità che ciò sia il caso non è sufficiente a dimostrare la sussistenza di un reato
presupposto. La dimostrazione richiederebbe ulteriori indagini: la polizia non può però
verificare d'acchito se il possesso non punibile è stato preceduto da un reato compiuto
da  terzi.  Divergerebbe  dalla  volontà  del  legislatore  pretendere  che  la  polizia  debba
procedere a ulteriori indagini in relazione a un comportamento non punibile (il  possesso)
e riferire all'autorità competente nella sola ottica di una confisca. Un tale dispendio di
risorse non sarebbe proporzionato. Non appare in particolare opportuno ricorrere a una
procedura più complessa di quella applicata per la repressione del consumo, per cui il
legislatore  ha  scientemente  previsto  la  procedura  della  multa  disciplinare,  rapida  e
semplice.