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Lausanne, 7. August 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. Juli 2020 (4A_180/2020)
Durchführung der Hauptverhandlung per Videokonferenz im Zivilverfahren
Die Durchführung der Hauptverhandlung per Videokonferenz gegen den Willen einer
Partei verletzt die Zivilprozessordnung. Das Handelsgericht kann sich auch nicht auf
die ausserordentliche Lage infolge der Coronavirus-Pandemie stützen.
Im Rahmen eines Zivilverfahrens vor dem Handelsgericht des Kantons Zürich wurde
Ende Februar 2020 die mündliche Hauptverhandlung auf den 7. April 2020 festgelegt.
Nach  Ausbruch  der  Coronavirus-Pandemie  ordnete  die  Vizepräsidentin  die  Durchführung dieser Hauptverhandlung per Videokonferenz mit der Smartphone-Applikation
"ZOOM Cloud Meetings" an. Die Beschwerdeführerin beantragte beim Handelsgericht
erfolglos die Absage der Hauptverhandlung und nahm an dieser in der Folge nicht teil.
Das Handelsgericht hiess die Klage vollumfänglich gut. Mit Beschwerde in Zivilsachen
beantragt die Beschwerdeführerin beim Bundesgericht die Aufhebung des Urteils des
Handelsgerichts und die Rückweisung der  Sache zur  rechtskonformen Durchführung
des Verfahrens.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut. Das Handelsgericht verfügte über keine
gesetzliche Grundlage, um eine Videokonferenz gegen den Willen einer Partei anzuordnen, und es kann sich auch nicht auf die ausserordentliche Lage infolge der Coronavirus-Pandemie stützen.
Die  Zivilprozessordnung  (ZPO)  konzipiert  die  Hauptverhandlung  als  mündliche
Verhandlung im Gerichtssaal bei physischer Anwesenheit der Parteien und der Gerichtsmitglieder.  Der  Gesetzgeber  hat  beim  Erlass  der  ZPO  die  elektronischen  Kommunikationsformen bedacht, aber auf die Möglichkeit, mündliche Verhandlungen via Videokonferenz durchzuführen, verzichtet. Das Gesetz setzt für die elektronische Kommunikation mit den Parteien im Zivilverfahren grundsätzlich deren Einverständnis voraus. Im
Rahmen seines Entwurfs vom 26. Februar 2020 zur Änderung der  ZPO  schlägt der
Bundesrat die Schaffung einer gesetzlichen Grundlage für die Abnahme gewisser Beweise per Videokonferenz vor. Dieser gesetzgeberischen Entwicklung soll nicht durch
einen  richterlichen  Entscheid  vorgegriffen  werden.  Der  Umstand,  dass  es  offenbar
schwierig war, einen Termin für die Hauptverhandlung zu finden, ändert daran nichts.
Gleiches gilt in Bezug auf das verfassungsrechtliche Beschleunigungsgebot (Artikel 29
Absatz 1 Bundesverfassung).  Ebenso  wenig vermag die ausserordentliche  Lage der
Coronavirus-Pandemie die Anordnung der Videokonferenz zu stützen. Die bundesrätliche Verordnung über Massnahmen in der Justiz und im Verfahrensrecht im Zusammenhang  mit  dem  Coronavirus  (SR  272.81),  welche  unter  gewissen  Bedingungen  eine
Videokonferenz ermöglicht, trat erst am 20. April 2020 in Kraft, also nach der strittigen
Hauptverhandlung vom 7. April 2020. Die Verordnung war deshalb in diesem Fall nicht
anwendbar.  Da  die  Anordnung  der  Videokonferenz  unzulässig  war,  brauchte  das
Bundesgericht  die  Sicherheitsbedenken  hinsichtlich  der  "ZOOM  Cloud  Meetings"Applikation nicht zu beurteilen, die der Rechtsanwalt geltend gemacht hat.

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Lausanne, le 7 août 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 juillet 2020 (4A_180/2020)
Débats principaux par vidéoconférence en procédure civile
Les débats principaux par vidéoconférence ordonnés contre la volonté d'une partie
violent le code de procédure civile. Le Tribunal de commerce ne peut pas non plus se
fonder sur la situation extraordinaire créée par la pandémie du coronavirus.
A la fin février 2020, des débats principaux oraux furent fixés au 7 avril 2020 dans un
procès civil pendant devant le Tribunal de commerce du canton de Zurich. Après que la
pandémie du coronavirus eut éclaté, la Vice-présidente a décidé que cette audience se
déroulerait  par  vidéoconférence  avec  l'application  pour  smartphones  «  Zoom  Cloud
Meetings ». La défenderesse a requis sans succès l'annulation de l'audience et elle n'y
a pas pris part. Le Tribunal de commerce a admis entièrement l'action. La défenderesse
a usé du recours en matière civile et demandé au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du
Tribunal de commerce ainsi que de lui renvoyer la cause pour nouvelle décision après la
tenue d'une audience régulière. 
Le Tribunal fédéral admet le recours. Le Tribunal de commerce n'avait aucune base
légale l'autorisant à ordonner une vidéoconférence contre la volonté d'une partie et il ne
pouvait pas non plus se fonder sur la situation extraordinaire créée par la pandémie du
coronavirus.
Dans le code de procédure civile (CPC), les débats principaux sont conçus comme une
audience dans le prétoire avec la présence physique des parties et des membres du
tribunal. Lors de l'élaboration du code, le législateur a envisagé l'emploi des moyens de
communication électroniques, mais il a renoncé à la possibilité de tenir des audiences
par vidéoconférence. En procédure civile, la loi subordonne en principe la communication électronique à l'accord des parties. Dans son projet de modification du CPC daté du
26 février 2020, le Conseil fédéral propose de créer une base légale permettant de
recueillir certaines preuves par vidéoconférence. Une décision de justice ne doit pas
anticiper cette évolution législative. Il était manifestement difficile de trouver une autre
date pour les débats principaux, mais cela n'y change rien. Le principe de la célérité
(article 29 alinéa 1 de la Constitution fédérale) n'y change rien non plus. La situation
extraordinaire résultant de la pandémie du coronavirus ne peut pas davantage fonder
une décision imposant la vidéoconférence. L'ordonnance du Conseil fédéral instaurant
des  mesures  en lien  avec le coronavirus dans le domaine de la justice  et  du  droit
procédural (RS 272.81) permet, sous certaines conditions, de tenir une audience par
vidéoconférence ; elle n'est cependant entrée en vigueur que le 20 avril 2020, soit après
les débats principaux fixés au 7 avril 2020. L'ordonnance n'était donc pas applicable en
l'espèce. Parce que la décision de procéder par vidéoconférence est in casu inadmissible, le Tribunal fédéral se dispense d'examiner les éventuelles lacunes de sécurité de
l'application « Zoom Cloud Meetings  » alléguées par l'avocat.

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