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Lausanne, 24. September 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. September 2015 (2C_1174/2014)
Amtshilfe an Frankreich
Die Eidgenössische Steuerverwaltung darf Frankreich auf dem Weg der Amtshilfe in
Steuersachen Informationen zu den Schweizer Bankkonten eines französischen
Ehepaars mit Schweizer Steuerdomizil liefern. Das Bankgeheimnis steht der Amtshilfe nicht entgegen, welche auch die Übermittlung von Dokumenten zu Transaktionen über die fraglichen Konten unter Nennung der daran beteiligten Drittpersonen umfasst. 
Die französischen Behörden hatten die Eidgenössische Steuerverwaltung (ESTV) 2013
um Amtshilfe betreffend ein französisches Ehepaar mit schweizerischem Steuerdomizil
ersucht. Die französischen Behörden vermuten einen steuerlichen Wohnsitz des Paares
in Frankreich und verlangen die Übermittlung von Unterlagen zu seinen Schweizer
Bankkonten. Die ESTV stimmte der Übermittlung der Bankkonteninformationen zu. Die
Dokumentation umfasst die Kontenstände per Ende Jahr sowie Informationen zu Transaktionen unter Angabe der daran beteiligten Drittpersonen. Das Bundesverwaltungsgericht hiess die Beschwerde des Ehepaars 2014 gut und hob den Amtshilfeentscheid
auf. Es kam einerseits zum Schluss, dass die französischen Behörden ihre Vermutung
eines französischen Steuerdomizils des Paares nicht ausreichend belegt hätten. Die
ersuchten Auskünfte könnten deshalb nicht als "voraussichtlich erheblich" erachtet
werden, wie dies gemäss dem Doppelbesteuerungsabkommen zwischen Frankreich und
der Schweiz für den Informationsaustausch vorausgesetzt werde. Andererseits könnten
mit Blick auf die Regelungen im Schweizer Recht im Rahmen der Amtshilfe keine
Dokumente mit Namen von Drittpersonen übermittelt werden.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der ESTV an seiner öffentlichen Sitzung vom
Donnerstag  gut  und  bestätigt  ihren  Amtshilfeentscheid.  Gemäss  Artikel  28  des
Doppelbesteuerungsabkommens zwischen Frankreich und der Schweiz tauschen die
Vertragsstaaten Informationen aus, die "voraussichtlich erheblich" sind. Eine vergleichbare Regelung enthält das OECD-Musterabkommen zur Vermeidung der Doppelbesteuerung. An die Prüfung der Frage, ob die ersuchten Informationen "voraussichtlich
erheblich"  sind,  dürfen  keine  überhöhten  Anforderungen  gestellt  werden.  Die
französische Steuerbehörde hat insbesondere dargelegt, dass sich das Paar gemäss
ihren Untersuchungen überwiegend in Frankreich aufhalte, wo es seinen Lebensmittelpunkt  habe  und  dass  der   Ehemann  in  leitender  Funktion  für  französische
Gesellschaften tätig sei. Die verlangten Dokumente sind damit voraussichtlich erheblich,
um eine Besteuerung vorzunehmen. Das Bankgeheimnis steht der Amtshilfe nicht
entgegen. Das gilt nicht nur für den Kontenstand und die Zinsbescheinigung, sondern
auch für Details zu den Kontenbewegungen unter Nennung der daran beteiligten Drittpersonen.

--- French ---
Lausanne, le 24 septembre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 septembre 2015 (2C_1174/2014)
Assistance administrative avec la France
L'Administration fédérale des contributions doit livrer à la France, par le biais de
l'assistance administrative en matière fiscale, des informations relatives à des
comptes bancaires suisses détenus par un couple français ayant son domicile fiscal
en Suisse. Le secret bancaire ne s'oppose pas à l'assistance administrative, qui
comprend également la transmission de documents relatifs à des transactions
effectuées sur ces comptes et qui mentionnent des tiers.
En 2013, les autorités  françaises avaient sollicité  l'assistance  administrative  de
l'Administration fédérale des contributions (AFC) au sujet d'un couple français ayant son
domicile fiscal en Suisse. Les autorités françaises, estimant que le couple remplissait
les conditions d'une résidence fiscale en France, avaient demandé la transmission de
documents liés à des comptes bancaires suisses détenus par le couple. L'AFC avait
accepté de transmettre les informations bancaires. La documentation contient les états
des comptes en fin d'année, ainsi que des informations concernant des transactions et
mentionnant les tiers impliqués. Le Tribunal administratif fédéral avait admis le recours
que le couple avait interjeté en 2014 et infirmé la décision d'octroi de l'assistance
administrative. Il avait, d'une part, conclu que les autorités françaises n'avaient pas
suffisamment justifié leur soupçon de domicile fiscal français du couple. On ne pouvait
dès lors pas considérer que les renseignements demandés étaient "vraisemblablement
pertinents", comme l'exigeait, en matière d'échange de renseignements, la Convention
en vue d'éviter les doubles impositions conclue entre la France et la Suisse. D'autre
part, aucun document contenant le nom de tiers ne pouvait être transmis dans le
contexte de l'assistance administrative, au regard des règles du droit suisse.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'AFC lors de la séance publique de jeudi et
confirme sa décision d'octroi de l'assistance administrative. Selon l'art. 28 de la
Convention de double imposition entre la France et la Suisse, les États contractants
échangent  les  renseignements  "vraisemblablement  pertinents".  Le  Modèle  de
Convention OCDE de double imposition contient une règlementation similaire. Il n'y a
pas lieu de poser des exigences élevées lorsqu'il s'agit d'examiner la question de savoir
si les informations requises sont "vraisemblablement pertinentes". En l'espèce, l'autorité
fiscale française a notamment expliqué que des investigations démontraient que le
couple séjournait de manière prépondérante en France, où était établi le centre de ses
intérêts vitaux, et que l'époux exerçait par ailleurs une fonction dirigeante dans des
entreprises  françaises.  Les  documents  requis  sont  dès  lors  vraisemblablement
pertinents pour procéder à leur imposition. Le secret bancaire ne s'oppose pas à
l'assistance administrative. Cela ne vaut pas seulement pour l'état des comptes et les
attestations d'intérêts, mais également pour les détails des mouvements qui sont
intervenus sur les comptes et qui mentionnent des tiers.

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