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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 12. September 2016
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. September 2016 (2C_276/2016)
Amtshilfe in Steuersachen an die Niederlande bei Gruppenersuchen ohne Namensnennung erlaubt
Die Eidgenössische Steuerverwaltung darf der niederländischen Steuerbehörde
gestützt auf deren Gruppenersuchen Amtshilfe zu einem Kunden der UBS leisten.
Gruppenanfragen ohne Namensnennung sind gemäss dem Doppelbesteuerungsabkommen zwischen der Schweiz und dem Königreich der Niederlande grundsätzlich
zulässig, sofern das Amtshilfeersuchen ausreichende Informationen zur Identifikation der betroffenen Personen enthält.
Die niederländische Steuerbehörde "Belastingdienst" (BD) hatte 2015 gestützt auf das
nach OECD-Standard revidierte Doppelbesteuerungsabkommen zwischen der Schweiz
und dem Königreich der Niederlande von 2010 (DBA CH-NL) ein Amtshilfegesuch gestellt. Das Gruppenersuchen des BD betrifft namentlich dem BD nicht bekannte Kunden
der UBS, die über eine Domiziladresse in den Niederlanden verfügen und die der Bank
trotz schriftlicher Aufforderung keinen genügenden Nachweis über die Steuerkonformität
erbracht haben. Der BD verlangt Informationen über Namen und Adressen betroffener
UBS-Kunden, sowie über die Nummern ihrer Bankkonten und den Kontostand. Die
Eidgenössische Steuerverwaltung (ESTV) ordnete im November 2015 die Leistung von
Amtshilfe zu einer Person an, welche die fraglichen Kriterien erfüllt und listete die zu
übermittelnden Informationen auf. Das Bundesverwaltungsgericht hiess die Beschwerde
der betroffenen Person im vergangenen März gut und hob die Verfügung der ESTV auf.
Das Bundesgericht heisst in seiner Beratung vom Montag die Beschwerde der ESTV gut
und bestätigt ihren Amtshilfeentscheid. Entgegen der Ansicht der Vorinstanz ist es für
die Leistung von Amtshilfe in Steuersachen an die Niederlande nicht erforderlich, dass
das Gruppenersuchen die Namen der Betroffenen enthält. Eine Auslegung des DBA
CH-NL ergibt vielmehr, dass es ausreicht, wenn im Amtshilfeersuchen ausreichende
Informationen aufgeführt werden, um die betroffenen Personen identifizieren zu können.
Dass die Nennung von Namen nicht zwingend erfolgen muss, ergibt sich auch aus dem
Zweck des DBA CH-NL, der gemäss dem Protokoll zum DBA CH-NL darin besteht,
"einen möglichst weit gehenden Informationsaustausch in Steuerbelangen zu gewährleisten, ohne den Vertragsstaaten zu erlauben, «fishing expeditions» zu betreiben". Zu
berücksichtigen ist bei dieser Interpretation die von den zuständigen Behörden der
Schweiz und der Niederlande abgeschlossene Verständigungsvereinbarung zum DBA
CH-NL. Darin wird ausdrücklich festgehalten, dass die Identifikation betroffener Personen aufgrund anderer Angaben als derjenigen des Namens und der Adresse erfolgen
kann. Die Leistung von Amtshilfe bei Gruppenersuchen ohne Namensnennung kann
ohne staatsvertragliche Grundlage nicht auf Basis des innerstaatlichen Rechts, namentlich des Steueramtshilfegesetzes erfolgen. Im vorliegenden Fall ist davon auszugehen,
dass die vom BD gestellte Anfrage keine unzulässige «fishing expedition» darstellt und
die weiteren Voraussetzungen zur Leistung der Amtshilfe erfüllt sind.
Zur heutigen Beratung wird das Bundesgericht Filmaufnahmen veröffentlichen, die auf
der Homepage des Bundesgerichts (www.bger.ch) unter der Rubrik "Presse/Aktuelles >
Medienplattform > Filmaufnahmen von öffentlichen Sitzungen" heruntergeladen werden
können.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 12 septembre 2016
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 septembre 2016 (2C_276/2016)
Assistance administrative en matière fiscale aux Pays-Bas 
autorisée en cas de demande groupée sans indication de noms
L'Administration fédérale des contributions peut accorder l'assistance administrative
à l'autorité fiscale néerlandaise concernant un client d'UBS sur la base de sa
demande groupée. Les demandes groupées sans indication de noms sont en
principe admissibles selon la Convention contre les doubles impositions entre la
Suisse et le Royaume des Pays-Bas, pour autant que la demande contienne des
informations suffisantes pour identifier les personnes concernées.
En 2015, l'autorité fiscale néerlandaise «  Belastingdienst » (BD) avait adressé une
demande d'assistance administrative fondée sur la Convention contre les doubles
impositions entre la Suisse et le Royaume des Pays-Bas (CDI CH-NL), révisée en 2010
selon le standard OCDE. La demande groupée du BD concerne en particulier les clients
d'UBS non connus du BD, qui disposent d'une adresse de domicile aux Pays-Bas et qui,
malgré l'invitation écrite de la banque, n'ont pas fourni de preuve suffisante de leur
conformité fiscale. Le BD demande des informations sur les noms et adresses des
clients UBS concernés, de même que sur les numéros de leurs comptes bancaires et le
solde du compte. En novembre 2015, l'Administration fédérale des contributions (AFC) a
accordé l'assistance administrative concernant une personne qui remplissait les critères
en question et a établi la liste des informations destinées à être transmises. En mars
dernier, le Tribunal administratif fédéral a admis le recours de la personne concernée et
annulé la décision de l'AFC.
Dans sa séance de lundi, le Tribunal fédéral admet le recours de l'AFC et confirme sa
décision d'octroi de l'assistance administrative. Contrairement à l'avis de l'instance
précédente, il n'est pas nécessaire que la demande groupée contienne le nom des
personnes concernées pour que l'assistance administrative en matière fiscale aux PaysBas soit octroyée. Il ressort au contraire de l'interprétation de la CDI CH-NL qu'il suffit
que des informations suffisantes pour pouvoir identifier les personnes concernées soient
présentées dans la demande d'assistance administrative. Le fait que les noms ne
doivent pas nécessairement être mentionnés résulte aussi du but de la CDI CH-NL, qui
consiste, selon le protocole à la CDI CH-NL, à "  assurer un échange de renseignements
en matière fiscale qui soit le plus large possible, sans qu'il soit pour autant loisible aux
Etats contractants de procéder à une «  pêche aux renseignements  » ". Il faut sous cette
interpretation prendre en considération l'accord amiable concernant la CDI CH-NL
conclu par les autorités compétentes de Suisse et des Pays-Bas. Il y est explicitement
constaté que l'identification des personnes concernées peut être établie par d'autres
moyens que le nom et l'adresse. L'octroi de l'assistance administrative en cas de
demande groupée sans indication de noms ne peut à défaut de fondement dans une
convention internationale pas résulter du droit interne, en particulier de la loi sur
l'assistance administrative fiscale. En l'espèce, il faut en déduire que la demande
déposée par le BD ne représente pas une «  pêche aux renseignements  » et que les
autres conditions à l'octroi de l'assistance administrative sont remplies.
Le Tribunal fédéral publiera des séquences filmées de la séance d’aujourd’hui sur son
site Internet  (www.tribunal-federal.ch).  Elles seront disponibles  dans la rubrique
" Presse/Actualité > Plateforme des médias > Vidéos des séances publiques  ", et
pourront être téléchargées.

--- Italian ---