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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 3. Juni 2022
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 30. Mai 2022 (2C_575/2020, 2C_34/2021)
Urteile zu Fahrdienst "Uber" und Essenslieferdienst "Uber Eats"
Das Bundesgericht fällt zwei Urteile jeweils in Bezug auf den Fahrdienst "Uber" und
den Essenslieferdienst "Uber Eats". Die "Uber Switzerland GmbH" ("Uber CH") mit
Sitz in Zürich und in einem der Verfahren zudem die niederländische Gesellschaft
"Uber B. V." hatten zwei Urteile des Genfer Kantonsgerichts angefochten. Gemäss
Bundesgericht hat das Kantonsgericht bezüglich des Fahrdienstes nicht willkürlich
entschieden, wenn es von einem Arbeitsverhältnis der in Genf tätigen Uber-Fahrer zu
"Uber B. V." ausgeht. Das Bundesgericht weist die entsprechende Beschwerde ab. In
Bezug auf den Essenslieferdienst kommt das Bundesgericht zum Schluss, dass die
Kuriere zwar als Angestellte zu betrachten sind, indessen kein Vertrag zum Personalverleih mit den Restaurants besteht. Es heisst diese Beschwerde gut.
Was den Fahrdienst "Uber" betrifft, entschied der Genfer Dienst für Gewerbepolizei und
zur Bekämpfung von Schwarzarbeit 2019, dass "Uber B. V." als Betreiberin eines Transportunternehmens im Sinne des Genfer Gesetzes über Taxis und Transportfahrzeuge mit
Fahrer zu qualifizieren sei. Als solche habe "Uber B. V." die entsprechenden gesetzlichen Pflichten zu beachten, insbesondere diejenigen zum sozialen Schutz der Fahrer
und zur Einhaltung der branchenüblichen Arbeitsbedingungen. Dem Unternehmen (und
soweit  erforderlich  auch  "Uber  CH")  wurde untersagt,  die  Aktivitäten  weiterzuführen,
solange keine rechtskonforme Situation hergestellt sei. Ihren Entscheid teilte die Genfer
Behörde mehreren Bundesbehörden und anderen Genfer Behörden mit, insbesondere
den mit der Umsetzung des Freizügigkeitsabkommens (FZA) befassten. Das Kantonsgericht des Kantons Genf bestätigte den Entscheid. Es hielt im Wesentlichen fest, dass
die in Genf tätigen Uber-Fahrer mit "Uber B. V." durch einen Arbeitsvertrag verbunden
seien, womit "Uber B. V." als Betreiberin eines Transportunternehmens zu qualifizieren
sei.
In Bezug auf "Uber Eats" entschied das Genfer Amt für Arbeitsmarkt 2019, dass mit
dem Essenslieferdienst ein Personalverleih stattfinde, der dem Bundesgesetz über die
Arbeitsvermittlung und den Personalverleih (AVG) unterstehe. "Uber CH" müsse ihre
Genfer Zweigniederlassung deshalb im Genfer Handelsregister eintragen und um eine
Betriebsbewilligung gemäss den Anforderungen des AVG ersuchen. Das Genfer Kantonsgericht bestätigte auch diesen Entscheid. 
Was den Fahrdienst "Uber" betrifft (Verfahren 2C_34/2021  ), weist das Bundesgericht die
Beschwerde von "Uber B. V." und "Uber CH" ab. Da es in der Streitsache um die Anwendung kantonalen Rechts geht, ist die Überprüfungsbefugnis des Bundesgerichts darauf
beschränkt, ob das Kantonsgericht willkürlich entschieden hat, beziehungsweise ob verfassungsmässige Rechte in der gerügten Weise verletzt wurden. Gemäss Bundesgericht
ist  es in Anbetracht  der  Merkmale der  vertraglichen Beziehung nicht  willkürlich,  von
einem Arbeitsvertrag zwischen den in Genf tätigen Uber-Fahrern und "Uber B. V." auszugehen.  Dementsprechend  ist  es  nicht  unhaltbar,  "Uber  B.  V."  als  Transportunternehmen gemäss kantonalem Genfer Recht zu qualifizieren. Nicht zu beantworten hatte
das Bundesgericht im vorliegenden Verfahren die Frage, ob das von "Uber B. V." betriebene System mit dem FZA vereinbar ist. Es wird an den zuständigen Behörden sein,
darüber zu entscheiden.
In Bezug auf den Essenslieferdienst "Uber Eats" (Verfahren  2C_575/2020  ) heisst das
Bundesgericht die Beschwerde von "Uber CH" gut und hebt den angefochtenen Entscheid auf. Das Bundesgericht kommt zum Schluss, dass kein Personalverleih vorliegt.
Personalverleih bezeichnet eine dreiseitige Beziehung zwischen dem Arbeitgeber (bzw.
Verleiher), dem Arbeitnehmer und dem Einsatzbetrieb. Dabei geht es um zwei Vertragsverhältnisse, nämlich um einen Arbeitsvertrag zwischen dem Verleiher und dem Arbeitnehmer (im Sinne von Artikel 319 ff Obligationenrecht) sowie um den Personalverleihvertrag zwischen dem Verleiher und dem Einsatzbetrieb. Das Bundesgericht geht zwar
gestützt auf die Merkmale der vertraglichen Beziehung davon aus, dass zwischen Uber
und den Kurieren ein Arbeitsverhältnis besteht. Hingegen besteht zwischen Uber und
den Gastronomiebetrieben kein Personalverleihvertrag; dazu fehlt es insbesondere an
einem Übergang der Weisungsbefugnisse gegenüber den Kurieren auf die Gastronomiebetriebe sowie an der Integration der Kuriere in die Organisation der Restaurants.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 3 juin 2022
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 30 mai 2022 (2C_575/2020, 2C_34/2021)
Arrêts concernant le service de transport «  Uber » et le service 
de livraison de repas «  Uber Eats »
Le Tribunal fédéral rend deux arrêts concernant respectivement le service de transport « Uber » et le service de livraison de repas «  Uber Eats ». La société « Uber
Switzerland GmbH  » (« Uber CH »), de siège à Zurich, et, en outre, dans une des procédures, la société néerlandaise «  Uber B.V. », avaient contesté deux arrêts de la
Cour de justice du canton de Genève. Selon le Tribunal fédéral, la Cour de justice
n'est pas tombée dans l'arbitraire concernant le service de transport en retenant une
relation de travail entre les chauffeurs Uber opérant à Genève et «  Uber B.V. ». Le Tribunal fédéral rejette le recours correspondant. S'agissant du service de livraison de
repas, le Tribunal fédéral  conclut  que les livreurs doivent certes être considérés
comme des employés, mais qu'il n'y a en revanche pas de contrat de location de services avec les restaurateurs. Il admet partant le recours relatif à cette cause. 
En ce qui concerne le service de transport «  Uber », le Service genevois de police du
commerce et de lutte contre le travail au noir a décidé en 2019 qu'«  Uber B.V. » devait
être qualifiée d'exploitant d'entreprise de transport au sens de la loi cantonale genevoise
sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur. En tant que telle, «  Uber B.V. »
devait respecter les obligations légales correspondantes, en particulier celles relatives à
la protection sociale des chauffeurs et aux conditions de travail en usage dans leur secteur d'activité. Il a été fait interdiction à l'entreprise (et, en tant que de besoin, égale ment
à « Uber CH ») de poursuivre ses activités, tant que la situation ne serait pas conforme
au droit. Les autorités genevoises ont communiqué leur décision à différentes autorités
fédérales et d'autres autorités genevoises, en particulier celles en charge de la mise en
œuvre de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). La Cour de justice du
canton de Genève a confirmé cette décision. Elle a en substance considéré que les
chauffeurs Uber actifs à Genève étaient liés à «  Uber B.V. » par un contrat de travail, de
sorte que cette société devait être qualifiée d'entreprise de transport. 
Concernant « Uber Eats », l'Office cantonal de l'emploi genevois a décidé en 2019 que
le service de livraison de repas devait être qualifié de location de services, relevant de la
loi fédérale sur le service de l'emploi et la location de services (LSE). «  Uber CH »
devait par conséquent inscrire sa succursale de Genève au Registre du commerce de
Genève et demander une autorisation conformément aux exigences de la LSE. La Cour
de justice du canton de Genève a également confirmé cette décision. 
Pour ce qui a trait au service de transport «  Uber » (procédure 2C_34/2021  ), le Tribunal
fédéral rejette le recours d'«  Uber  CH » et « Uber  B.V. ».  Comme le litige porte sur
l’application du droit cantonal, la cognition du Tribunal fédéral est limitée à l'arbitraire et
aux griefs constitutionnels invoqués. Selon le Tribunal fédéral, il n'est pas arbitraire de
retenir que les chauffeurs Uber opérant à Genève étaient liés à la société «  Uber B.V. »
par un contrat de travail, compte tenu des caractéristiques des relations contractuelles.
Partant, il n'est pas insoutenable de qualifier «  Uber B.V. » d'entreprise de transport au
sens de la législation cantonale genevoise. Le Tribunal fédéral n'a pas à déterminer
dans la présente cause si le système mis en place par «  Uber B.V. » est conforme à
l'ALCP . Il reviendra aux autorités compétentes de se prononcer sur ce point. 
S'agissant du service de livraison de repas «  Uber Eats » (procédure 2C_575/2020  ), le
Tribunal fédéral admet le recours d'«  Uber CH » et annule la décision attaquée. Le Tribunal  fédéral  conclut  qu'il  n'y  a  pas  de  location  de  services.  La  location  de  services
désigne des relations tripartites entre un employeur (bailleur), une entreprise locataire et
un travailleur. Elle implique deux contrats  : d'une part un contrat de travail (au sens des
articles 319 ss du Code des obligations) entre le bailleur de services et le travailleur et,
d'autre part, un contrat de location de services entre le bailleur et le locataire de services. Compte tenu des caractéristiques des relations contractuelles, le Tribunal fédéral
retient qu'il existe une relation de travail entre Uber et les livreurs. En revanche, il n'y a
pas de contrat de location de services entre Uber et les restaurateurs, à défaut en particulier d'un transfert du pouvoir de direction aux restaurateurs et d'une intégration des
livreurs dans l'organisation des restaurants.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 3 giugno 2022
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenze del 30 maggio 2022 (2C_575/2020, 2C_34/2021)
Sentenze riguardanti il servizio di trasporto "Uber" e il servizio di
consegna pasti "Uber Eats"
Il Tribunale federale emette due sentenze riguardanti rispettivamente il servizio di
trasporto  "Uber"  e  il  servizio  di  consegna  pasti  "Uber  Eats".  La  società  "Uber
Switzerland GmbH" ("Uber CH"), con sede a Zurigo, nonché, in una delle procedure,
la società olandese "Uber B.V.", avevano impugnato due sentenze della Corte di
giustizia del canton Ginevra. Secondo il Tribunale federale, per quanto riguarda il
servizio di trasporto, la Corte di giustizia non è incorsa nell'arbitrio ritenendo un
rapporto di lavoro tra i conducenti Uber attivi a Ginevra e "Uber B.V.". Il Tribunale
federale  respinge  il  relativo  ricorso.  In  merito  al  servizio  di  consegna  pasti,  il
Tribunale  federale  giunge  alla  conclusione  che  i  corrieri  vanno  certamente
considerati dei dipendenti, ma che non vi è tuttavia alcun contratto di fornitura di
personale a prestito con i ristoratori. Il Tribunale federale accoglie dunque il relativo
ricorso.
Per quanto riguarda il servizio di trasporto "Uber", il Servizio ginevrino di polizia del
commercio e di lotta contro il lavoro in nero ha deciso nel 2019 che "Uber B.V.  " doveva
essere qualificato come gestore di un'impresa di trasporto ai sensi della legge ginevrina
sui taxi e i mezzi di trasporto con autista. In quanto tale, "Uber B.V." doveva rispettare gli
obblighi legali corrispondenti,  segnatamente quelli  relativi alla protezione  sociale  dei
conducenti e alle condizioni di lavoro usuali nel loro settore di attività. All'impresa (e, per
quanto necessario, anche a "Uber CH") è stato vietato di continuare le proprie attività
fino al ristabilimento di una situazione conforme al diritto. Le autorità ginevrine hanno
comunicato la loro decisione a svariate autorità federali e ad altre autorità ginevrine, in
particolare  a  quelle  incaricate  della  messa  in  pratica  dell'Accordo  sulla  libera
circolazione delle persone (ALC). La Corte di giustizia del canton Ginevra ha confermato
questa decisione. Tale autorità ha considerato, in sostanza, che i conducenti Uber attivi
a Ginevra erano vincolati a Uber B.V. da un contratto di lavoro, di modo che la società in
parola doveva essere qualificata come impresa di trasporto.
In merito a "Uber Eats", l'Ufficio cantonale ginevrino del lavoro ha deciso nel 2019 che il
servizio  di  consegna  pasti  doveva  essere  qualificato  come  fornitura  di  personale  a
prestito, soggetto alla legge federale sul collocamento e il personale a prestito (LC).
"Uber  CH"  doveva  quindi  iscrivere  la  propria  succursale  di  Ginevra  nel  registro  di
commercio ginevrino e domandare un'autorizzazione conformemente alle esigenze della
LC. La Corte di giustizia del canton Ginevra ha confermato anche questa decisione.
Per quanto concerne il servizio di trasporto "Uber" (procedura 2C_34/2021  ), il Tribunale
federale  respinge  il  ricorso  di  ''Uber  CH"  e  "Uber  B.V.".  Dato  che  il  litigio  verte
sull'applicazione  del  diritto  cantonale,  la  cognizione  del  Tribunale  federale  è  limitata
all'arbitrio e alle censure di violazione dei diritti costituzionali sollevate dalle ricorrenti.
Secondo il Tribunale federale, alla luce delle caratteristiche delle relazioni contrattuali in
discussione,  non  è  arbitrario  ritenere  che  i  conducenti  Uber  attivi  a  Ginevra  erano
vincolati alla società "Uber B.V." da un contratto di lavoro. Non è dunque insostenibile
qualificare "Uber B.V" come impresa di trasporto ai sensi della legislazione cantonale
ginevrina. Il Tribunale federale non ha dovuto pronunciarsi sulla conformità all'ALC del
sistema messo in atto da "Uber B.V". Sarà compito delle autorità competenti esprimersi
su tale questione.
Con riferimento al servizio di consegna pasti "Uber Eats" (procedura  2C_575/2020  ), il
Tribunale federale accoglie il ricorso di "Uber CH" e annulla la sentenza impugnata. Il
Tribunale federale giunge alla conclusione che non vi è fornitura di personale a prestito.
La fornitura di personale a prestito designa delle relazioni tripartite tra un datore di
lavoro (prestatore), un'impresa acquisitrice e un lavoratore. Essa implica due contratti:
un contratto di lavoro (ai sensi degli articoli 319 segg. del Codice delle obbligazioni) tra il
prestatore  e  il  lavoratore,  e  un  contratto  di  fornitura  di  personale  a  prestito  tra  il
prestatore  e  l'impresa  acquisitrice.  Alla  luce  delle  caratteristiche  delle  relazioni
contrattuali in discussione, il Tribunale federale considera che vi è un rapporto di lavoro
tra "Uber" e i corrieri. Tuttavia, non vi è alcun contratto di fornitura di personale a prestito
tra "Uber" e i ristoratori, in assenza segnatamente di una trasmissione ai ristoratori del
diritto di dare istruzioni ai corrieri e dell'integrazione di questi ultimi nell'organizzazione
dei ristoranti.