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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 14. September 2020
Embargo: 14. September 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 25. August 2020 (5A_175/2020)
Interkantonale örtliche Zuständigkeit für die Beurteilung einer 
ärztlich angeordneten fürsorgerischen Unterbringung
Die fürsorgerische Unterbringung ist in jenem Kanton gerichtlich zu beurteilen, auf
dessen Hoheitsgebiet sie angeordnet wurde. Das Bundesgericht widerspricht der
Praxis des Verwaltungsgerichts des Kantons Schwyz, wonach für die Beschwerde
gegen eine ärztlich angeordnete fürsorgerische Unterbringung stets das Gericht am
Wohnsitz des Betroffenen interkantonal zuständig ist.
Die  Beschwerdeführerin  lebt  im  Kanton  St.  Gallen.  Sie  leidet  an  einer  psychischen
Erkrankung und musste deswegen mehrfach in einer psychiatrischen Klinik im Kanton
St. Gallen stationär behandelt werden. Während eines Aufenthaltes im Kanton Schwyz
erlitt die Beschwerdeführerin einen Rückfall. Ein dort frei praktizierender Arzt ordnete
ihre fürsorgerische Unterbringung in der psychiatrischen Klinik im Kanton St. Gallen an,
aus der sie kurze Zeit zuvor entlassen worden war. Gegen die ärztlich angeordnete
fürsorgerische Unterbringung erhob die Beschwerdeführerin bei der Verwaltungsrekurskommission des Kantons St. Gallen Beschwerde. Die Verwaltungsrekurskommission leitete die Beschwerde an das Verwaltungsgericht des Kantons Schwyz weiter, das seine
Zuständigkeit verneinte und die Sache wiederum an die als zuständig erachtete Verwaltungsrekurskommission des Kantons St. Gallen überwies. Die Beschwerdeführerin gelangt mit Beschwerde ans Bundesgericht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut und weist die Sache an das Verwaltungsgericht des Kantons Schwyz zurück. Das Erwachsenenschutzrecht des Schweizerischen
Zivilgesetzbuches regelt die Zuständigkeiten der Behörden und das Verfahren nicht abschliessend. So ist für die Anordnung der fürsorgerischen Unterbringung kraft Bundesrechts die Erwachsenenschutzbehörde zuständig, doch können die Kantone Ärzte und
Ärztinnen bezeichnen, die neben der Erwachsenenschutzbehörde eine fürsorgerische
Unterbringung für  die Dauer  von höchstens sechs Wochen anordnen dürfen.  Dieses
Nebeneinander von Zuständigkeiten und unterschiedlichen kantonalen Regelungen kann
im Einzelfall dazu führen, dass die Betroffenen nicht mehr wissen, in welchem Kanton
sie die ärztliche Anordnung einer fürsorgerischen Unterbringung gerichtlich anfechten
müssen. 
In  der  Beantwortung  der  Frage  dieser  interkantonalen  Zuständigkeit  hat  sich  das
Bundesgericht zunächst an der Entstehungsgeschichte des Erwachsenenschutzrechts
orientiert. Die Zuständigkeit am Ort der psychiatrischen Klinik musste deshalb entfallen.
Weiter hat das Bundesgericht berücksichtigt, dass der Gesetzgeber neu rechtlich gleichwertige Zuständigkeiten schaffen wollte. Aus diesem Grund konnte auch nicht mehr einfach auf das Wohnsitzprinzip abgestellt werden, das die Zuständigkeit der Erwachsenenschutzbehörde bestimmt. Es drängte sich vielmehr die klare Regel auf, dass interkantonal  das  Gericht  am  Ort,  wo  die  fürsorgerische  Unterbringung  ärztlich  angeordnet
wurde, für dagegen erhobene Beschwerden zuständig ist, im beurteilten Fall also das
Verwaltungsgericht des Kantons Schwyz.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 14 septembre 2020
Embargo : 14 septembre 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 25 août 2020 (5A_175/2020)
Compétence locale intercantonale pour statuer sur un placement 
à des fins d'assistance ordonné par un médecin
Le contrôle judiciaire du placement à des fins d'assistance incombe au canton dans
le ressort duquel la mesure a été ordonnée. Le Tribunal fédéral s'écarte de la pratique
du Tribunal administratif du canton de Schwyz selon laquelle le tribunal du domicile
de la personne concernée est toujours compétent pour statuer sur le recours interjeté contre un placement à des fins d'assistance ordonné par un médecin.
La recourante vit dans le canton de St-Gall. Elle souffre d'une maladie psychique et a
dû, pour cette raison, être hospitalisée à plusieurs reprises dans une clinique psychiatrique dans le canton de St-Gall. Lors d'un séjour dans le canton de Schwyz, elle a fait
une rechute. Un médecin indépendant exerçant dans ce dernier canton a ordonné son
placement à des fins d'assistance dans la clinique psychiatrique du canton de St -Gall,
dont elle était sortie peu de temps auparavant. La recourante a fait appel contre le
placement à des fins d'assistance ordonné par le médecin auprès de la Commission de
recours  administrative  du  canton  de  St-Gall.  Cette  dernière  autorité  a  transmis  le
recours au Tribunal administratif du canton de Schwyz qui s'est déclaré incompétent et
qui a renvoyé, à son tour, l'affaire à la Commission de recours administrative du canton
de St-Gall comme objet de sa compétence. La personne concernée recourt au Tribunal
fédéral.
Le Tribunal fédéral admet le recours et renvoie la cause au Tribunal administratif du
canton de Schwyz. Le droit de la protection de l'adulte du Code civile suisse ne règle
pas de façon exhaustive les compétences des autorités et la procédure. Ainsi, en vertu
du droit fédéral, l'autorité de protection de l'adulte est compétente pour ordonner le
placement à des fins d'assistance, mais les cantons peuvent désigner des médecins
qui, outre l'autorité de protection de l'adulte, sont habilités à ordonner un placement à
des fins d'assistance pour une durée maximale de six semaines. Ce concours de compétences  et  de  réglementations  cantonales  différentes  peut  conduire,  dans  des  cas
particuliers, à ce que les personnes concernées ne savent plus dans quel canton elles
doivent attaquer le placement à des fins d'assistance ordonné par un médecin. 
Pour résoudre cette question de compétence intercantonale, le Tribunal fédéral s'est
d'abord penché sur l'évolution du droit de la protection de l'adulte, ce qui l'a conduit à
abandonner la compétence au lieu de la clinique psychiatrique. Il a ensuite tenu compte
du fait  que le législateur  voulait  créer  des compétences qui soient juridiquement  de
même niveau, raison pour laquelle il n'était pas possible de se contenter du principe du
domicile, qui détermine la compétence de l'autorité de protection de l'adulte. Il s'agissait
plutôt d'imposer la règle claire selon laquelle est compétent pour connaître des recours
interjetés contre le placement à des fins d'assistance ordonné par un médecin, le tribunal du lieu où cette mesure a été ordonnée qui était, en l'occurrence, le Tribunal administratif du canton de Schwyz.

--- Italian ---