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Lausanne, 3. Oktober 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 15. September 2014 (9C_810/2013)
Keine Mutterschaftsentschädigung für Väter
Männer haben keinen Anspruch auf Erwerbsersatz für Vaterschaftsurlaub. Dass  
gemäss Gesetz nur Frauen in den ersten vierzehn Wochen nach der Geburt eines  
Kindes Mutterschaftsentschädigung erhalten, stellt keine Geschlechterdiskriminierung dar. Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Vaters ab.
Das  Erwerbsersatzgesetz  (EOG)  räumt  arbeitstätigen  Müttern  während  vierzehn  
Wochen nach der Niederkunft einen Anspruch auf Erwerbsersatz ein. Ein Vater ersuchte  
2012 nach der Geburt seiner Tochter bei der AHV-Zweigstelle der Stadt Bern erfolglos  
darum, ihm Erwerbsersatz für sechs Wochen Vaterschaftsurlaub auszurichten. In seiner  
Beschwerde ans Bundesgericht machte er geltend, in den letzten sechs Wochen des  
bezahlten Mutterschaftsurlaubs werde der Erwerbsersatz nicht mehr aus biologischen,  
sondern aus sozialen Gründen ausbezahlt, die auch für Väter gelten müssten. Die  
Bevorzugung des weiblichen Geschlechts bei der Mutterschaftsentschädigung verstosse  
gegen das in der Bundesverfassung (BV) und der Europäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) enthaltene Verbot der Geschlechterdiskriminierung.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Es liegt keine Diskriminierung der Männer  
vor. Aufgrund des klaren Wortlauts des Gesetzes, seiner Entstehungsgeschichte sowie  
des gesetzgeberischen Willens steht fest, dass der Anspruch auf Erwerbsersatz nach  
der Geburt eines Kindes bewusst auf Frauen beschränkt wurde. Insofern sind Väter  
gesetzlich tatsächlich schlechter gestellt als Mütter. Gemäss Rechtsprechung des  
Bundesgerichts verstösst eine unterschiedliche gesetzliche Behandlung von Mann und  
Frau aber nicht gegen das Gleichberechtigungsgebot, wenn sie auf biologischen oder  
funktionalen  Unterschieden  beruht.  Wie  der  Beschwerdeführer  selber  anerkennt,  
bestehen klarerweise für die ersten acht Wochen nach der Geburt biologische Gründe  
für die bevorzugte Behandlung von Frauen. In einem Entscheid von 1994 zur Regelung  
für Berner Kantonsangestellte hat das Bundesgericht zwar offen gelassen, wie lange ein  
bezahlter Mutterschaftsurlaub genau dauern darf, um noch als geschlechtsbedingt  
anerkannt zu werden. Es hielt jedoch fest, dass sich der Gesetzgeber nicht auf einen  
minimalen Niederkunftsurlaub beschränken muss und einen gewissen Gestaltungsspielraum hat, ohne dass er sich deswegen dem Vorwurf der Diskriminierung aussetzt;  
eine Dauer von vierzehn Wochen bewegt sich jedenfalls im üblichen Rahmen. Was die  
gerügte Verletzung der EMRK betrifft, hat der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte zwar in mehreren Fällen eine geschlechtsbezogene Diskriminierung im Zusammenhang mit zum Teil mehrjährigen Elternurlauben festgestellt. Bei dem im EOG  
geregelten Mutterschaftsurlaub von 14 Wochen – der im Übrigen der Mindestdauer für  
Mutterschaftsurlaub in der Europäischen Union entspricht – geht es jedoch nicht um  
einen solchen Elternurlaub, sondern ausschliesslich um den Schutz der Mutter. Soweit  
der Beschwerdeführer schliesslich eine Aufteilung des Erwerbsersatzanspruchs zwischen Mutter und Vater postuliert, wäre dazu eine gesetzliche Grundlage erforderlich.

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Lausanne, le 3 octobre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 15 septembre 2014 (9C_810/2013)
Pas d'allocation de maternité pour les pères
Les hommes n'ont pas droit à des allocations pour perte de gain en cas de congé  
paternité. Le fait que, selon la loi, seules les femmes perçoivent l'allocation de  
maternité durant les quatorze premières semaines suivant la naissance d'un enfant  
ne constitue pas une discrimination à raison du sexe. Le Tribunal fédéral rejette le  
recours d'un père.
La Loi sur les allocations pour perte de gain (LAPG) reconnaît le droit des mères actives  
professionnellement à des allocations pour perte de gain pendant quatorze semaines  
après l'accouchement. A la suite de la naissance de sa fille en 2012, un père a  
vainement requis de l'agence AVS de la ville de Berne qu'elle lui verse des allocations  
pour perte de gain pour six semaines de congé paternité. Il a soutenu dans son recours  
interjeté auprès du Tribunal fédéral que les allocations pour perte de gain versées  
durant les six dernières semaines du congé maternité payé ne l'étaient plus pour des  
raisons biologiques mais pour des raisons sociales dont devaient aussi pouvoir se  
prévaloir les pères. Il a en outre allégué que le traitement préférentiel des femmes en  
cas d'allocation de maternité contrevenait à l'interdiction de la discrimination à raison du  
sexe inscrit dans la Constitution (Cst.) et la Convention européenne des droits de  
l'homme (CEDH).
Le Tribunal fédéral rejette le recours de ce père. Les hommes ne sont pas discriminés.  
Au regard du texte clair de la loi, de sa genèse, ainsi que de la volonté du législateur, il  
est établi que le droit aux allocations pour perte de gain après la naissance d'un enfant  
a été volontairement restreint aux seules femmes. Les pères sont dès lors traités dans  
la loi de façon plus défavorable que les mères. Selon la jurisprudence du Tribunal  
fédéral, un traitement différencié entre hommes et femmes ne contrevient cependant  
pas au principe de l'égalité de traitement lorsque celui-ci repose sur des différences  
biologiques ou fonctionnelles. Comme l'admet lui-même le recourant, il existe clairement  
des motifs biologiques justifiant le traitement préférentiel des femmes durant les huit  
premières semaines suivant la naissance. Dans un arrêt de 1994 concernant le  
personnel du canton de Berne, le Tribunal fédéral a certes laissé ouverte la question de  
savoir à partir de quand un congé maternité payé pourrait ne plus être justifié par une  
différence liée au sexe. Il a toutefois précisé que le législateur n'avait pas à se limiter à  
un congé maternité minimal mais disposait d'une marge de manoeuvre certaine, sans  
qu'il ne s'expose pour cela au reproche de discrimination : une durée de quatorze  
semaines se situe en tout cas dans le cadre habituel. S'agissant du grief de violation de  
la  CEDH,  la  Cour  européenne  des  droits  de  l'homme  a  certes  constaté  une  
discrimination en raison du sexe, en partie en relation avec des congé parentaux  
pluriannuels. Le congé parental de quatorze semaines réglé dans la LAPG – qui  
correspond au demeurant à la durée minimale pour un congé maternité dans l'Union  
européenne  – ne traite cependant pas d'un tel congé parental mais concerne  
exclusivement la protection de la mère. Dans la mesure où le recourant postule  
finalement une répartition du droit aux allocations pour perte de gain entre la mère et le  
père, une base légale serait nécessaire.

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