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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 15. März 2016
Embargo: 15. März 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 1. März 2016 (2C_594/2015)
Amtshilfe in Steuersachen an Frankreich: Beschwerde der ESTV 
gutgeheissen
Die Eidgenössische Steuerverwaltung (ESTV) darf Frankreich im Rahmen eines
Amtshilfeverfahrens zu einem französischen Steuerpflichtigen Informationen über
die konkrete Tätigkeit seiner Schweizer Gesellschaft übermitteln. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerde der ESTV gut und hebt einen Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts teilweise auf.
Die französischen Steuerbehörden hatten die Schweiz im März 2012 um Amtshilfe zu
einem französischen Staatsangehörigen ersucht. Gemäss dem Ersuchen ist der Betroffene Alleinaktionär einer Schweizer Firma. Er sei früher Inhaber von Markenrechten
gewesen, deklariere aber seit der Übertragung dieser Rechte auf seine Schweizer
Gesellschaft  keine  entsprechenden  Einkünfte  mehr.  Die  französischen  Behörden
ersuchten in diesem Zusammenhang unter anderem um Informationen zum Tätigkeitsfeld der Gesellschaft, zur Zahl ihrer Angestellten und zu ihren Geschäftslokalen. Die
ESTV bewilligte die Amtshilfe 2014. Das Bundesverwaltungsgericht hiess 2015 eine
Beschwerde der Gesellschaft teilweise gut und nahm insbesondere die Informationen zu
ihrer Tätigkeit, zur Zahl der Angestellten und den Geschäftslokalen von der Amtshilfe
aus.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der ESTV gut. Gemäss dem Doppelbesteuerungsabkommen zwischen Frankreich und der Schweiz sind im Rahmen von Amtshilfe
keine Auskünfte zu erteilen, die nach innerstaatlichem Recht nicht beschafft werden
können. Bezüglich des Umfangs der Auskunftspflicht gegenüber den Steuerbehörden ist
innerstaatlich das Bundesgesetz über die direkte Bundessteuer massgebend. Es unterscheidet zwischen direkt betroffenen Steuerpflichtigen und Dritten. Während die Steuerpflichtigen selber eine umfassende Auskunftspflicht trifft, müssen Dritte in der Regel
keine Informationen zu ihrer eigenen Situation liefern. Aus der Rechtsprechung ergibt
sich, dass auch diejenigen Personen oder Gesellschaften einer umfassenden Auskunftspflicht unterliegen, auf die das Auskunftsbegehren zwar nicht direkt abzielt, deren
eigene steuerliche Situation aber durch die ersuchten Informationen beeinflusst werden
kann. Im konkreten Fall gehen die französischen Behörden davon aus, dass die Gesellschaft von ihrem Alleinaktionär einzig aus steuerlichen Gründen ins Leben gerufen
wurde. Falls dies der Fall sein sollte, wäre die steuerliche Situation der Gesellschaft
selber betroffen, indem die ihr zukommenden Einkünfte direkt dem Alleinaktionär zuzuordnen wären (sog. "Durchgriff"). Die Gesellschaft unterliegt damit nach Schweizer
Recht einer umfassenden Auskunftspflicht. Der Übermittlung von Auskünften zu Tätigkeit, Zahl der Angestellten und Geschäftslokalen der Gesellschaft steht deshalb nichts
entgegen, zumal auch das Amtshilfeerfordernis erfüllt ist, wonach die Angaben für die
französische Untersuchung "voraussichtlich erheblich" sein müssen.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 15 mars 2016
Embargo : 15 mars 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 1er mars 2016 (2C_594/2015)
Assistance administrative en matière fiscale avec la France  : 
recours de l'Administration fédérale des contributions admis
L'Administration fédérale des contributions (AFC) doit, dans le cadre d'une demande
d'assistance administrative en matière fiscale concernant un résident français, transmettre à la France des informations concernant l'activité effective de sa société
suisse. Le Tribunal fédéral admet le recours de l'AFC et annule partiellement un arrêt
du Tribunal administratif fédéral.
En mars 2012, les autorités françaises avaient adressé à la Suisse une demande
d'assistance administrative au sujet d'un résident français. Selon la demande, l'intéressé
est actionnaire unique d'une société suisse. Il avait été auparavant propriétaire de droits
sur des marques et ne déclarait plus aucun revenu en découlant depuis le transfert de
ces droits à sa société suisse. Dans ce contexte, les autorités françaises souhaitaient
notamment obtenir des informations sur l'activité exercée par la société, le nombre de
ses employés et ses locaux. L'AFC a accordé l'assistance administrative en 2014. En
2015, le Tribunal administratif fédéral a partiellement admis le recours de la société et a
en particulier exclu de l'assistance administrative les renseignements concernant l'activité exercée par la société, le nombre de ses employés et ses locaux.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'AFC. Selon la Convention de double imposition
conclue entre la Suisse et la France, les renseignements qui ne pourraient pas être
obtenus sur la base de la législation interne de l'Etat requis n'ont pas à être transmis. En
droit interne, la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct est déterminante pour circonscrire
l'étendue du devoir de collaboration vis-à-vis des autorités fiscales. Cette loi opère une
distinction entre les contribuables directement concernés et les tiers. Alors que les
contribuables sont soumis à un devoir général de collaboration, les tiers ne sont en principe pas tenus de livrer d'informations sur leur propre situation. Il découle de la jurisprudence que les contribuables sont soumis à un devoir général de collaboration même si
la demande de renseignements ne les vise pas directement, lorsque leur situation peut
être touchée. Dans le cas d'espèce, les autorités françaises soupçonnent que la société
suisse n'a été créée qu'à des fins fiscales. Si tel devait être le cas, la situation fiscale de
la société elle-même serait affectée, en tant que les revenus qui lui ont été attribués
artificiellement le seraient désormais directement à son actionnaire ( « Durchgriff »). La
société est donc soumise à un devoir général de collaboration en vertu du droit suisse.
Dès lors, rien ne s'oppose à la transmission des renseignements relatifs à son activité,
au nombre de ses employés et à ses locaux, dès lors qu'ils remplissent par ailleurs l'exigence de la « pertinence vraisemblable  » applicable en matière d'assistance administrative.

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