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Lausanne, 4. Mai 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 7. April 2015 (6B_14/2014)
Champ-Dollon: Systematische Leibesvisitationen zulässig 
Die systematische Durchführung von Leibesvisitationen bei Insassen des Genfer  
Gefängnisses Champ-Dollon nach Besucherkontakten ist menschenrechtskonform.  
Die Massnahme ist aus Gründen der Sicherheit objektiv gerechtfertigt und stellt  
keine unmenschliche, erniedrigende oder gegen die Menschenwürde verstossende  
Behandlung dar. Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Gefangenen ab, der  
innerhalb eines Jahres 38 Mal einer Leibesvisitation unterzogen wurde.
Der Betroffene befindet sich seit September 2012 in der Genfer Strafanstalt ChampDollon. Zunächst war er in Untersuchungshaft, anschliessend trat er eine mehrjährige  
Freiheitsstrafe zur Verbüssung an. Zwischen dem 21. September 2012 und dem  
12. September 2013 wurde er 38 Mal einer Leibesvisitation mit Entkleiden unterzogen,  
nachdem er im Sprechzimmer des Gefängnisses direkten Kontakt mit seinen Besuchern  
gehabt hatte. In seiner Beschwerde ans Bundesgericht beanstandete der Betroffene  
diese systematische Durchführung von Leibesvisitationen nach jedem Besuch als  
unmenschliche oder erniedrigende Behandlung im Sinne von Artikel 3 der Europäischen  
Menschenrechtskonvention (EMRK), beziehungsweise als Verletzung der Menschenwürde gemäss Artikel 7 der Bundesverfassung und Artikel 3 der Schweizerischen Strafprozessordnung. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Die automatische Durchführung von  
Leibesvisitationen nach einem Direktkontakt mit Besuchern ist mit den Anforderungen  
der  EMRK  vereinbar.  Die  Rechtsprechung  des  Europäischen  Gerichtshofs  für  
Menschenrechte hat die Zulässigkeit von Leibesvisitationen bei Gefangenen nie in  
Frage gestellt, soweit sie dadurch begründet waren, dass ein physischer Kontakt mit  
Drittpersonen stattgefunden hat, bei dem potentiell gefährliche Gegenstände oder  
Substanzen übergeben werden könnten. Um die Sicherheit im Gefängnis Champ-Dollon  
zu gewährleisten, ist jede einzelne Kontrolle nach einem direkten Besucherkontakt aus  
objektiven Gründen gerechtfertigt. Es kann deshalb keine Rolle spielen, wie häufig ein  
bestimmter  Gefangener  einer  Leibesvisitation  unterzogen  wird.  Das  Prinzip  der  
Verhältnismässigkeit ist ebenfalls gewahrt. Zwar wären zur Gewährleistung der Sicherheit in der Strafanstalt auch andere Überwachungs- oder Untersuchungsmassnahmen  
möglich, wie etwa eine physische Trennung von Insassen und Besuchern oder eine  
verstärkte Kontrolle der Besucher. Diese Alternativen hätten aber ihrerseits nachteilige  
Auswirkungen. Hinzu kommt, dass den Kantonen bei der Organisation des Gefängnissystems ein grosser Handlungsspielraum zukommt, was vom Bundesgericht bei der  
Beurteilung der gewählten Lösungen entsprechende Zurückhaltung verlangt. Nicht abschliessend zu prüfen hatte das Bundesgericht aufgrund der vorgebrachten Rügen, ob  
die Art und Weise der Durchführung der Leibesvisitationen in Champ-Dollon den massgeblichen Grundsätzen entspricht.

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Lausanne, le 4 mai 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 7 avril 2015 (6B_14/2014)
Champ-Dollon: admissibilité des fouilles corporelles systématiques
La pratique consistant à soumettre systématiquement les détenus de la prison  
genevoise de Champ-Dollon à une fouille corporelle après avoir eu des contacts  
avec des visiteurs est un traitement conforme aux droits de l'homme. La mesure est  
justifiée objectivement par des raisons de sécurité et ne constitue pas un traitement  
inhumain, dégradant ou incompatible avec la dignité humaine. Le Tribunal fédéral  
rejette le recours d'un détenu qui a fait l'objet d'une fouille corporelle à 38 reprises en  
l'espace d'une année. 
L'intéressé est incarcéré à la prison genevoise de Champ-Dollon depuis le mois de  
septembre 2012, d'abord en détention provisoire, puis pour purger une peine privative  
de liberté de plusieurs années. Entre le 21 septembre 2012 et le 12 septembre 2013, il a  
été soumis à 38 reprises à une fouille corporelle avec déshabillage après avoir eu un  
contact direct avec des visiteurs au parloir de la prison. Dans le recours qu'il a interjeté  
devant le Tribunal fédéral, l’intéresse faisait valoir que le fait d'être systématiquement  
soumis à une fouille corporelle après une visite constituait un traitement inhumain ou  
dégradant au sens de l'art. 3 de la Convention des droits de l'homme (CEDH),  
respectivement une atteinte incompatible avec la dignité humaine au sens des art. 7 de  
la Constitution fédérale et 3 du Code de procédure pénale suisse.
Le  Tribunal  fédéral  rejette  le  recours.  La  pratique  consistant  à  soumettre  
automatiquement un détenu à une fouille corporelle après un contact direct avec des  
visiteurs est compatible avec les exigences de la CEDH. La jurisprudence de la Cour  
européenne des droits de l'homme n'a jamais remis en cause le bien-fondé des fouilles  
corporelles, lorsque celles-ci sont justifiées par le fait que le détenu a eu un contact  
physique avec une tierce personne au cours duquel des objets ou des substances  
potentiellement dangereux auraient pu être introduits. Or ce sont des considérations  
objectives liées à la sécurité au sein de la prison de Champ-Dollon qui justifient chaque  
fouille effectuée après un contact direct avec un visiteur. Le nombre de fouilles  
corporelles que subit un détenu ne joue par conséquent aucun rôle. Le principe de la  
proportionnalité  est  également  respecté.  Certes,  il  existe  d'autres  moyens  de  
surveillance ou d'investigation permettant d'assurer la sécurité au sein de l'établissement pénitentiaire, tels qu'une séparation physique entre les détenus et les visiteurs  
ou un contrôle renforcé des visiteurs. Ces autres moyens présentaient toutefois eux  
aussi des inconvénients. A cela s'ajoute que les cantons disposent d'une marge de  
manoeuvre importante dans l'organisation du système carcéral, si bien que le Tribunal  
fédéral se doit de faire preuve de retenue lorsqu'il s'agit de revoir le bien-fondé de  
l'organisation choisie. Compte tenu des griefs invoqués, le Tribunal fédéral n'avait pas à  
examiner de manière définitive si la manière dont les fouilles sont menées à la prison de  
Champ-Dollon respectent les exigences posées en la matière.

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