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Lausanne, 16. März 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Januar 2020 (1B_6/2020)
Untersuchungshaft wegen Wiederholungsgefahr bei Vermögensdelikten
Das Bundesgericht klärt die Rechtsprechung zur Untersuchungshaft wegen Wiederholungsgefahr bei Vermögensdelikten. Im konkreten Fall wird der Betroffene aus der
Untersuchungshaft entlassen, da keine besonders schweren Vermögensdelikte drohen, welche die Geschädigten ähnlich treffen wie ein Gewaltdelikt. 
Einem Beschuldigten in Untersuchungshaft werden gewerbsmässiger Betrug, gewerbsmässiger betrügerischer Missbrauch einer Datenverarbeitungsanlage, Urkundenfälschung und Fälschung von Ausweisen vorgeworfen. Das Obergericht des Kantons
Zürich hat die Verlängerung der Untersuchungshaft nach einem ersten, vom Bundesgericht aufgehobenen Entscheid mit der Begründung bestätigt, es bestehe Wiederholungsgefahr. Der Beschuldigte erhob auch dagegen Beschwerde beim Bundesgericht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut und ordnet seine unverzügliche Entlassung aus der Untersuchungshaft an. Untersuchungshaft kann unter anderem wegen
Wiederholungsgefahr angeordnet werden. Der Haftgrund der Wiederholungsgefahr ist
restriktiv zu handhaben und erfordert eine ungünstige Rückfallprognose. Die drohenden
Delikte müssen zudem die Sicherheit anderer erheblich gefährden. Bei Vermögensdelikten setzt die Bejahung einer erheblichen Sicherheitsgefährdung voraus, dass die
Straftaten die Geschädigten besonders hart bzw. ähnlich treffen wie ein Gewaltdelikt. Ob
dies der Fall ist, hängt von den Umständen des Einzelfalles ab. Für eine erhebliche
Sicherheitsgefährdung spricht das Vorliegen konkreter Anhaltspunkte, dass der Beschuldigte bei künftigen Vermögensdelikten Gewalt anwenden könnte. Zu berücksichtigen ist sodann die Schwere der vom Beschuldigten begangenen Vermögensdelikte. Rechnung zu tragen ist weiter der persönlichen, namentlich finanziellen Lage der
Geschädigten. Im vorliegenden Fall muss dem Betroffenen zwar eine ungünstige Rückfallprognose gestellt werden. Dies genügt allerdings nicht für die Bejahung einer erheblichen Sicherheitsgefährdung. Der Beschuldigte hat nie jemanden besonders schwer geschädigt. Wegen Gewalttätigkeiten ist er nie auffällig geworden. Anzeichen dafür, dass
er künftig mit der Begehung von Vermögensdelikten zu Gewalt neigen könnte, bestehen
nicht. Die Bejahung einer erheblichen Sicherheitsgefährdung durch die Vorinstanz verletzt Bundesrecht.

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Lausanne, le 16 mars 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 janvier 2020 (1B_6/2020)
Détention provisoire en raison d'un risque de récidive d'infractions contre le patrimoine
Le Tribunal fédéral clarifie la jurisprudence relative à la détention provisoire en
raison d'un risque de récidive d'infractions contre le patrimoine. Dans le cas concret,
l’intéressé est remis en liberté parce qu'il n'y a pas lieu de craindre qu'il commette
des infractions contre le patrimoine particulièrement graves qui toucheraient les
lésés de façon similaire à un délit de violence.
Un prévenu en détention provisoire est soupçonné d'escroquerie par métier, d'utilisation
frauduleuse d'un ordinateur, de faux dans les titres et de faux dans les certificats. Suite
à l'annulation d'une première décision par le Tribunal fédéral, la Cour suprême du
canton de Zurich a confirmé la prolongation de la détention provisoire au motif qu'il y
avait un risque de récidive. Le prévenu a formé un recours contre cette décision auprès
du Tribunal fédéral. 
Le Tribunal fédéral admet le recours et ordonne sa libération immédiate. La détention
provisoire peut être ordonnée entre autres en raison de l'existence d'un risque de
récidive. Le risque de récidive ne doit être admis qu'avec retenue comme motif de
détention et un pronostic défavorable est nécessaire. Les délits à craindre doivent de
surcroît compromettre sérieusement la sécurité d'autrui. Lors d'infractions contre le
patrimoine, pour admettre une mise en danger sérieuse de la sécurité, il faut que les
infractions touchent les lésés de manière particulièrement dure ou de façon similaire à
un délit de violence. La question de savoir si tel est le cas dépend des circonstances de
chaque cas. L'existence d'indices concrets que le prévenu pourrait recourir à la violence
lors de futures infractions contre le patrimoine parle en faveur d'une mise en danger
sérieuse de la sécurité. Il faut donc prendre en considération la gravité des infractions
contre le patrimoine commises par le prévenu. Il faut également tenir compte de la
situation personnelle, notamment financière, des personnes lésées. Dans le cas présent, un pronostic de récidive défavorable doit être posé à l'encontre de l'intéressé.
Toutefois, cela ne suffit pas pour retenir qu'il existe un risque considérable pour la
sécurité. Le prévenu n'a jamais causé de préjudice particulièrement grave à quiconque.
Il n'a jamais commis d'actes de violence. Rien n'indique qu'il pourrait être enclin à
recourir à la violence à l'avenir lors de la commission d'infractions contre le patrimoine.
En admettant une mise en danger sérieuse de la sécurité, l'instance précédente a violé
le droit fédéral.

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