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Lausanne, 5. März 2024
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 1. Februar 2024 (8C_333/2023)
Pflicht zum Vorbezug von Freizügigkeitsguthaben und Anspruch 
auf Sozialhilfeleistungen
Das Bundesgericht äussert sich in einem aktuellen Entscheid zum Verhältnis der
Pflicht zum Vorbezug von Freizügigkeitsguthaben der beruflichen Vorsorge und dem
Anspruch  auf  Sozialhilfeleistungen.  Sozialhilfebeziehende  können  demnach  nicht
verpflichtet werden, sich Freizügigkeitsguthaben mit 60 Jahren vorzeitig auszahlen
zu lassen, wenn dieses beim Erreichen der Altersgrenze von 63 Jahren zum Vorbezug
der AHV-Rente bereits aufgebraucht wäre. Die Höhe des Mittelverbrauchs misst sich
dabei an der Bedarfsberechnung für Ergänzungsleistungen. 
Ein  heute  64  Jahre  alter  Mann  bezog  ab  2013  Leistungen  der  Sozialhilfe.  Die
Sozialhilfebehörde seiner Wohngemeinde stellte die Sozialhilfeleistungen 2022 ein und
forderte 78'000 Franken zurück. Sie begründete dies damit, dass der Betroffene ihr gegenüber sein Freizügigkeitskonto verschwiegen habe. Dieses Guthaben hätte er mit 60
Jahren per April 2019 beziehen können; in diesem Fall wäre er nicht mehr von Sozialhilfe abhängig gewesen. Der Regierungsrat und anschliessend das Kantonsgericht des
Kantons Basel-Landschaft bestätigten den Entscheid. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Betroffenen gut. Vorliegend geht es um
die Frage, ob der Beschwerdeführer zu Unrecht Leistungen der Sozialhilfe bezogen hat,
weil er verpflichtet gewesen wäre, sein Freizügigkeitskapital im frühestmöglichen Zeitpunkt  (per  April  2019,  fünf  Jahre  vor  Erreichen  des  Rentenalters)  zu  beziehen.  Die
Sozialhilfe wird vom Subsidiaritätsprinzip beherrscht; Unterstützungen werden demnach
nur gewährt, soweit die bedürftige Person sich nicht selber helfen kann oder wenn Hilfe
von dritter Seite nicht oder nicht rechtzeitig erhältlich ist. Gemäss den Richtlinien der
Schweizerischen Konferenz für Sozialhilfe (SKOS-Richtlinien) geht der Schutz der Mittel
aus der beruflichen Vorsorge (Vorsorgeschutz) dem Subsidiaritätsprinzip grundsätzlich
bis zum Bezug einer AHV-Rente vor. Zwar kann eine Pflicht zum Bezug von Vorsorgeguthaben mit 60 Jahren nicht kategorisch ausgeschlossen werden. Es wäre jedoch mit
dem  vorsorgerechtlichen  Zweck  dieser  Mittel  nicht  vereinbar,  wenn  das  ausbezahlte
Freizügigkeitsguthaben im Zeitpunkt des AHV-Bezugs bereits vollständig aufgebraucht
wäre. Eine Verpflichtung zum vorzeitigen Bezug von Freizügigkeitsguthaben muss deshalb zumindest dann als unverhältnismässig gelten, wenn ein neuerlicher Rückfall in die
Sozialhilfe  droht,  bevor  das  Alter  von  63  Jahren  für  einen  Vorbezug  der  AHV-Rente
erreicht ist. Beim mutmasslichen Verbrauch des Freizügigkeitskapitals ist vom Bedarf
gemäss der Berechnung für Ergänzungsleistungen auszugehen, der höher liegt als der
sozialhilferechtliche  Bedarf.  Im  konkreten  Fall  ergibt  sich,  dass  das  Freizügigkeitsguthaben des Betroffenen von rund 100'000 Franken (nach Steuern) bei einem Bezug
mit 60 Jahren und jährlichen Ausgaben von rund 40'000 Franken nicht bis zum Vorbezug
der AHV-Rente mit 63 Jahren gereicht hätte. Die Sozialhilfebehörde wäre damit nicht
berechtigt gewesen, den Betroffenen zum Vorbezug seines Freizügigkeitsguthabens zu
verpflichten. Er hat deshalb die Sozialhilfeleistungen ab 2019 rechtmässig bezogen. Für
eine Rückforderung bleibt kein Raum.

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Lausanne, le 5 mars 2024
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 1er février 2024 (8C_333/2023)
Obligation de demander le versement anticipé de la prestation de
libre passage et droit aux prestations d'aide sociale
Dans un arrêt récent, le Tribunal fédéral se prononce sur le rapport entre l'obligation
de demander le versement anticipé de l'avoir de libre passage de la prévoyance professionnelle et le droit aux prestations d'aide sociale. Selon cet arrêt, on ne saurait
imposer aux bénéficiaires de l'aide sociale de demander le versement anticipé de leur
avoir de libre passage à l'âge de 60 ans, si ledit avoir devait être déjà épuisé lorsqu'ils
atteindraient l'âge limite de 63 ans ouvrant le droit à une rente AVS anticipée. Le montant des avoirs ainsi consommés se mesure à l'aune du calcul du besoin pour obtenir
les prestations complémentaires.
Un homme aujourd'hui âgé de 64 ans percevait des prestations de l'aide sociale depuis
2013. En 2022, l'autorité compétente en matière d'aide sociale de sa commune de domicile a cessé de verser lesdites prestations et exigé la restitution d'un montant de 78'000
francs, au motif que l'intéressé lui aurait dissimulé l'existence de son compte de libre
passage. Il aurait selon elle pu retirer cet avoir au mois d'avril 2019, à l'âge de 60 ans  ; il
n'aurait alors plus été dépendant de l'aide sociale. Le Conseil d'État, puis le Tribunal
cantonal du canton de Bâle-Campagne ont confirmé cette décision.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'intéressé. Le litige porte sur le point de savoir si
le recourant a indûment touché des prestations de l'aide sociale dès lors qu'il aurait été
tenu de retirer son capital de libre passage le plus tôt possible (en l'occurrence au mois
d'avril 2019, cinq ans avant d'atteindre l'âge de la retraite). L'aide sociale est régie par le
principe de subsidiarité  ; des prestations d'assistance ne sont ainsi octroyées que si la
personne ne peut pas subvenir à ses besoins ou qu'elle ne peut obtenir d'aide de tiers,
ou pas à temps. Selon les recommandations de la Conférence suisse des institutions
d'action sociale (normes CSIAS), la préservation des avoirs de la prévoyance professionnelle (maintien de la protection de la prévoyance) prime sur le principe de subsidiarité en règle générale jusqu'à la perception d'une rente AVS. Une obligation de demander le versement anticipé de l'avoir de libre passage à l'âge de 60 ans ne peut certes
pas  être  catégoriquement  exclue.  Elle  serait  toutefois  incompatible  avec  le  but  de
prévoyance de ces moyens financiers si l'avoir de libre passage libéré devait être déjà
entièrement épuisé au moment de percevoir l'AVS. Une obligation de demander le versement anticipé de l'avoir de libre passage doit donc être considérée comme disproportionnée à tout le moins en cas de risque de dépendre à nouveau de l'aide sociale, avant
que ne soit atteint l'âge de 63 ans ouvrant le droit à la rente AVS anticipée. S'agissant
du montant probable du capital de libre passage ainsi consommé, il convient de se
fonder sur le besoin tel qu'il est défini pour le calcul des prestations complémentaires,
qui est plus élevé que le besoin au sens du droit d'aide sociale. En l'espèce, il s'avère
que compte tenu des dépenses annuelles à hauteur d'environ 40'000 francs, l'avoir de
libre passage de l'intéressé, d'un montant de près de 100'000 francs (après imposition),
en cas de versement à 60 ans n'aurait pas suffi jusqu'au versement de la rente AVS anticipée à 63 ans. L'autorité compétente en matière d'aide sociale n'aurait ainsi pas été en
droit d'imposer à l'intéressé de libérer son avoir de libre passage. Les prestations d'aide
sociale perçues depuis 2019 l'ont par conséquent été légalement. Une restitution n'entre
pas en ligne de compte.

--- Italian ---
Losanna, 5 marzo 2024
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 1° febbraio 2024 (8C_333/2023)
Obbligo di prelievo anticipato degli averi di libero passaggio e 
diritto alle prestazioni dell'aiuto sociale
In una recente decisione il Tribunale federale si pronuncia sul rapporto tra l'obbligo di
prelievo anticipato degli averi di libero passaggio della previdenza professionale e il
diritto  alle  prestazioni  dell'aiuto  sociale.  Secondo  questa  sentenza,  i  beneficiari
dell'aiuto sociale non possono essere obbligati a farsi versare in anticipo gli averi di
libero passaggio all'età di 60 anni se tali averi fossero esauriti prima che venga
raggiunta la limite di età di 63 anni per la riscossione anticipata della rendita AVS.
L'importo  degli  averi  spesi  in  questo  modo  è  stabilito  in  base  al  calcolo  del
fabbisogno per determinare il diritto alle prestazioni complementari.
Un uomo di 64 anni percepiva dal 2013 prestazioni dell'aiuto sociale. Nel 2022 l'autorità
competente in materia di assistenza sociale del suo comune di domicilio ha interrotto i
versamenti  delle  suddette  prestazioni  e  ha  chiesto  la  restituzione  di  78'000  franchi
adducendo  che  l'interessato  le  aveva  taciuto  l'esistenza  del  suo  conto  di  libero
passaggio.  A  suo  parere,  l'interessato  avrebbe  potuto  ritirare  questi  averi  nell'aprile
2019,  all'età  di  60  anni;  nel  qual  caso  non  sarebbe  più  stato  dipendente  dall'aiuto
sociale. Il Consiglio di Stato e successivamente il Tribunale cantonale del Canton Basilea
Campagna hanno confermato questa decisione.
Il Tribunale federale accoglie il ricorso dell'interessato. Nel caso in esame, si tratta di
stabilire se il ricorrente abbia percepito indebitamente delle prestazioni dell'aiuto sociale
perché sarebbe stato obbligato a ritirare il suo capitale di libero passaggio il più presto
possibile  (ossia  nell'aprile  del  2019,  cinque  anni  prima  di  raggiungere  l'età  di
pensionamento). L'assistenza sociale è retta dal principio di sussidiarietà; prestazioni di
assistenza vengono cioè concesse solo se la persona bisognosa non è in grado di
aiutarsi da sola o se ogni altra fonte di aiuto disponibile non può essere ottenuta o
ottenuta in tempo utile. Secondo le linee guida della Conferenza svizzera delle istituzioni
dell'azione  sociale  (norme  COSAS),  la  protezione  dei  fondi  della  previdenza
professionale (protezione previdenziale) prevale sul principio di sussidiarietà di regola
fino a quando non viene percepita una rendita AVS. Sebbene non si possa escludere
categoricamente  l'obbligo  di  prelevare  gli  averi  di  previdenza  all'età  di  60  anni,  tale
obbligo non sarebbe compatibile con lo scopo previdenziale dei fondi stessi se gli averi
di  libero  passaggio  versati  fossero  già  stati  interamente  esauriti  al  momento  della
riscossione  della  rendita  AVS.  L'obbligo  di  prelievo  anticipato  degli  averi  di  libero
passaggio  deve  quindi  essere  considerato  sproporzionato  almeno  nel  caso  in  cui
sussista  il  rischio  di  dover  ricorrere  nuovamente  all'aiuto  sociale  prima  che  venga
raggiunta  l'età  di  63  anni  per  la  riscossione  anticipata  della  rendita  AVS.  L'importo
probabile del capitale di libero passaggio da spendere così è stabilito in base al calcolo
del fabbisogno per determinare il diritto alle prestazioni complementari e tale fabbisogno
è superiore a quello del diritto all'aiuto sociale. Nella fattispecie, tenendo conto delle
spese annue pari a circa 40'000 franchi, in caso di ritiro a 60 anni, il capitale di libero
passaggio dell'interessato, pari a circa 100'000 franchi (dopo imposizione), non sarebbe
stato  sufficiente  fino  alla  riscossione  anticipata  della  rendita  AVS  all'età  di  63  anni.
L'autorità  competente  in  materia  di  assistenza  sociale  non  sarebbe  quindi  stata
autorizzata  a  obbligare  l'interessato  a  ritirare  anticipatamente  i  suoi  averi  di  libero
passaggio.  Pertanto,  le  prestazioni  dell'aiuto  sociale  erogate  dal  2019  sono  state
percepite lecitamente. Non sussiste alcun motivo per una restituzione.