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Lausanne, 15. Juli 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Juni 2020 (9C_737/2019)
Keine Betriebszulagen für selbständig erwerbende Frauen bei 
Mutterschaft
Selbständig erwerbende Frauen haben bei Mutterschaft keinen Anspruch auf Betriebszulagen zusätzlich zur Mutterschaftsentschädigung. Dies entspricht dem klaren
Willen des Gesetzgebers. Eine geschlechtsbedingte Diskriminierung im Vergleich mit
selbständig erwerbenden Männern und Frauen, die Dienst leisten, fällt mangels vergleichbarer Sachverhalte ausser Betracht.
Eine selbständig erwerbstätige Frau hatte sich nach der Geburt ihres Kindes zum Bezug
der  Mutterschaftsentschädigung  sowie  von  Betriebszulagen  angemeldet.  Während
erstere gewährt wurde, verneinte die zuständige Ausgleichskasse einen Anspruch auf
Betriebszulagen.  Das  Sozialversicherungsgericht  des  Kantons  Zürich  wies  die  Beschwerde der Frau ab. 
Das Bundesgericht  weist  ihre Beschwerde ebenfalls ab.  Dem  Wortlaut  des Erwerbsersatzgesetzes  (EOG)  lässt  sich  kein  Anspruch  auf  Betriebszulagen  für  selbständig
erwerbende Frauen bei Mutterschaft entnehmen. Dies entspricht auch dem klar dokumentierten Willen des Gesetzgebers; davon abzuweichen, würde den Rahmen einer verfassungskonformen  Auslegung  hinsichtlich  des  verfassungsmässigen  Gebots  der
Gleichbehandlung von Mann und Frau (Artikel 8 Absatz 3 Bundesverfassung) sprengen.
Eine  geschlechtsbedingte  Diskriminierung  im  Vergleich  mit  selbständig  erwerbenden
Männern und Frauen, die Dienst leisten, fällt nicht in Betracht. Die Beschwerdeführerin
beruft sich diesbezüglich auf den Schutzbereich der Artikel 8 und 14 der Europäischen
Menschenrechtskonvention.  Deren  Anwendung  setzt  unter  anderem  voraus,  dass
vergleichbare  Sachverhalte  vorliegen.  Das  ist  nicht  der  Fall.  Die  Mutterschaftsversicherung knüpft an die biologische Mutterschaft an (Niederkunft mit anschliessender
Erholungs-  und  Stillzeit);  diese  kann  sich  nur  bei  Frauen  verwirklichen.  Einerseits
bedeutet dies, dass Männer durch die Regelung der Mutterschaftsversicherung rechtlich
keine  Diskriminierung  erfahren,  obwohl  sie  von  entsprechenden  Leistungen  ausgeschlossen bleiben. Andererseits können begünstigte Frauen aber auch keine rechtliche
Diskriminierung aufgrund ihres Geschlechts gelten machen, wenn eine andere Sozialversicherung Entschädigungen allenfalls abweichend ausgestaltet. Es ist nicht Sache
des Bundesgerichts, sich zur politischen Opportunität einer unterschiedlichen Ausgestaltung der Ersatzordnungen zu äussern. Hinzuweisen ist darauf, dass das Parlament
2019  Motionen  mit  dem  Titel  "Betriebszulage  bei  Mutterschaftsentschädigung  von
Selbständigerwerbenden" angenommen hat. Der Bundesrat wird damit beauftragt, die
entsprechenden gesetzlichen Grundlagen zu schaffen.

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Lausanne, le 15 juillet 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 juin 2020 (9C_737/2019)
Pas d'allocation d'exploitation pour les femmes exerçant une 
activité indépendante en cas de maternité
Les femmes qui exercent une activité indépendante n'ont pas droit à l'allocation
d'exploitation en sus de l'allocation de maternité. Cela correspond à la volonté claire
du législateur. Il n'y a pas de discrimination fondée sur le sexe par rapport aux
hommes et aux femmes exerçant une activité indépendante qui accomplissent un
service, à défaut de situations comparables.
Une femme exerçant une activité indépendante a présenté une demande d'allocation de
maternité et d'allocation d'exploitation après la naissance de son enfant. La caisse de
compensation compétente a reconnu le droit de l'intéressée à une allocation de maternité, tout en niant son droit à une allocation d'exploitation. Le Tribunal des assurances
sociales du canton de Zurich a rejeté le recours formé par l'assurée.
Le Tribunal fédéral rejette également le recours de l'assurée. Un droit à une allocation
d'exploitation en cas de maternité pour les femmes exerçant une activité indépendante
ne peut pas être déduit du texte de la loi sur les allocations pour perte de gain (LAPG).
Cela correspond également à la volonté claire et univoque du législateur. S'en écarter
irait au-delà de la portée d'une interprétation conforme à la Constitution de l'interdiction
de  la  discrimination  entre hommes  et  femmes (article  8 alinéa 3 de la Constitution
fédérale). Une discrimination à raison du sexe par rapport aux hommes et aux femmes
exerçant une activité indépendante qui accomplissent un service n'entre pas en ligne de
compte. À cet égard, la recourante se prévaut d'une violation des articles 8 et 14 de la
Convention européenne des droits de l'homme. L'application de ces dispositions est
cependant  subordonnée,  entre  autres  conditions,  à  l'existence  de  situations  comparables, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. L'assurance-maternité est liée à la maternité
biologique  (accouchement,  convalescence  post  partum  et  allaitement)  ;  il  s'agit  d'un
événement qui ne peut concerner que les femmes. D'une part, cela signifie que les
hommes ne subissent juridiquement pas de discrimination en raison de la législation
relative à l'assurance-maternité, même s'ils sont exclus du cercle des ayants droit aux
prestations  correspondantes.  D'autre  part,  les  femmes  ne  peuvent  pas  se  prévaloir
d'une discrimination juridique fondée sur le sexe si une autre assurance sociale prévoit
éventuellement un mode d'indemnisation différent. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral
de se prononcer sur l'opportunité politique de l'aménagement différent des indemnisations de la perte de gain. Il convient à cet égard de relever que le Parlement a adopté en
2019 des motions intitulées «  Allocation de maternité pour les indépendantes. Allocation
d'exploitation ». Le Conseil fédéral est chargé de créer les bases légales nécessaires.

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