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Lausanne, 27. August 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. August 2018 (6B_714/2018)
Nachträgliche Verwahrung: Gesetzliche Voraussetzungen für 
Revisionsverfahren in Zürcher Fall nicht erfüllt
Das Bundesgericht hebt einen Entscheid des Obergerichts des Kantons Zürich auf,
mit dem dieses im vergangenen Juni ein Revisionsverfahren zur Prüfung der
nachträglichen Verwahrung eines Straftäters eröffnet hat. Die gesetzlichen Anforderungen für eine Revision des 2007 gegen den Mann gefällten Strafurteils sind nicht
erfüllt, da sämtliche Voraussetzungen für eine Verwahrung bereits Gegenstand des
damaligen Verfahrens bildeten und auf eine Verwahrung verzichtet wurde. 
Der Betroffene hatte im September 2005 mit einem Sturmgewehr aus seinem Zimmer
auf eine gegenüberliegende Liegenschaft geschossen. Er verletzte eine Person durch
Projektsplitter lebensgefährlich und eine weitere nicht lebensgefährlich. Das Zürcher
Obergericht verurteilte den Mann 2007 wegen mehrfachen versuchten Mordes und
weiterer Straftaten zu 12 Jahren Freiheitsstrafe. Seine Verwahrung wurde gestützt auf
ein Gutachten geprüft und abgelehnt. Das Bundesgericht bestätigte den Entscheid
2007. 
Im Dezember 2017 ersuchte die zuständige Staatsanwaltschaft gestützt auf ein neues
Gutachten um die nachträgliche Verwahrung des Mannes. Das Obergericht hiess im
vergangenen Juni das Gesuch der Staatsanwaltschaft um Eröffnung eines Revisionsverfahrens gut, hob das Strafurteil von 2007 auf und wies die Sache zur Prüfung der
nachträglichen Verwahrung an das Bezirksgericht Hinwil. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Betroffenen gut. In prozessualer Hinsicht
kommt das Bundesgericht zum Schluss, dass die heute geltende Regelung zur nachträglichen Verwahrung grundsätzlich auch auf Täter anwendbar ist, die vor dem Inkrafttreten der Revision des Strafgesetzbuches am 1. Januar 2007 eine Straftat begangen
haben oder verurteilt wurden. Die nachträgliche Verwahrung gestützt auf ein neues
Gutachten kann nur sehr restriktiv angeordnet werden. Es müssen Tatsachen und
Beweismittel  vorliegen,  die  im  Zeitpunkt  der  ursprünglichen  Verurteilung  bereits
bestanden haben, ohne dass das Gericht davon Kenntnis haben konnte (Artikel 65
Absatz 2 des Strafgesetzbuches). Im vorliegenden Fall bildeten sämtliche Voraussetzungen für eine Verwahrung bereits Gegenstand des seinerzeitigen Strafverfahrens;
die Gerichte beurteilten die beantragte Verwahrung und lehnten sie ab. Ein neues
Gutachten, welches nur eine andere Meinung vertritt und auf eine abweichende
Diagnose und Prognose schliesst, bildet keinen Revisionsgrund. Der Beschluss des
Obergerichts zur Eröffnung des Revisionsverfahrens verletzt damit Bundesrecht. Auf
den Antrag des Beschwerdeführers auf Entlassung aus der Sicherheitshaft und auf sein
Genugtuungsbegehren tritt das Bundesgericht nicht ein. Die Sache wird diesbezüglich
ans Obergericht zurückgewiesen.

--- French ---
Lausanne, le 27 août 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 août 2018 (6B_714/2018)
Internement ultérieur : les conditions légales pour la procédure 
de révision ne sont pas réunies dans un cas zurichois
Le Tribunal fédéral annule un arrêt de la Cour suprême du canton de Zurich, qui avait
en juin dernier ouvert une procédure de révision en vue de l'internement ultérieur
d'un condamné. Les conditions légales d'une révision du jugement rendu contre cet
homme en 2007 ne sont pas réunies, car les diverses conditions de l'internement
avaient alors déjà fait l'objet de la procédure et il avait été renoncé à prononcer cette
mesure.
L'intéressé avait, en septembre 2005, tiré avec un fusil d'assaut depuis sa chambre sur
un immeuble vis-à-vis. Il avait blessé une personne – mettant sa vie en danger – avec
des éclats de projectile, ainsi qu'une autre, sans toutefois mettre sa vie en péril. En
2007, la Cour suprême zurichoise avait condamné cet homme, pour plusieurs tentatives
d’assassinat et d'autres infractions, à 12 ans de peine privative de liberté. Son
internement avait été examiné sur la base d'une expertise et refusé. Le Tribunal fédéral
avait confirmé cette décision en 2007.
En décembre 2017, le Ministère public compétent a demandé l'internement de l'homme
sur la base d'une nouvelle expertise. En juin dernier, la Cour suprême a admis la
demande du Ministère public tendant à l'ouverture d'une procédure de révision, a annulé
le jugement de 2007 et a renvoyé la cause au Tribunal du district de Hinwil pour examen
de l'internement ultérieur.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'intéressé. Sur un plan procédural, le Tribunal
fédéral arrive à la conclusion que la réglementation actuellement en vigueur concernant
l'internement ultérieur est en principe également applicable aux auteurs ayant commis
une infraction ou ayant été jugés avant l'entrée en vigueur, le 1 er janvier 2007, de la
révision du Code pénal. Un internement ultérieur fondé sur une nouvelle expertise ne
peut être ordonné que de manière très restrictive. Il doit exister des faits et des moyens
de preuves qui existaient déjà à l'époque du jugement initial, sans que le tribunal ait pu
en avoir connaissance (article 65 alinéa 2 du Code pénal). Dans le présent cas, les
diverses conditions pour un internement avaient déjà fait l'objet, à l'époque, de la
procédure pénale  ; les tribunaux avaient considéré l'internement demandé et l'avaient
refusé. Une nouvelle expertise, qui représente uniquement un autre avis et conclut à un
diagnostic et un pronostic différents, ne constitue pas un motif de révision. La décision
de la Cour suprême zurichoise ouvrant une procédure de révision viole ainsi le droit
fédéral. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur la demande du recourant
concernant sa libération de la détention pour des motifs de sûreté et ses prétentions en
tort moral. La cause est à cet égard renvoyée à la Cour suprême.

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