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--- German ---
An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 29. November 2022
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. November 2022 (2C_1023/2021)
Löschung von Kommentaren in Online-Foren und Social-MediaKanälen der SRG: Rechtsweg über Ombudsstelle SRG und UBI
Die Löschung eines Kommentars zu einem redaktionellen Beitrag der Schweizerischen  Radio-  und  Fernsehgesellschaft  (SRG)  in  einem  ihrer  Online-Foren  oder
Social-Media-Kanälen kann rechtlich angefochten werden. Ob im Einzellfall ein unzulässiger Eingriff in die Meinungsäusserungsfreiheit der Autorin oder des Autors vorliegt, ist nach vorgängigem Schlichtungsversuch der Ombudsstelle SRG durch die
Unabhängige Beschwerdeinstanz für Radio und Fernsehen (UBI) zu prüfen.
SRF News veröffentlichte am 10. August 2021 in ihrem übrigen publizistischen Angebot
auf Instagram den Beitrag "Deutschland schafft kostenlose Corona-Tests ab". Eine Person  brachte  hierzu  einen  Kommentar  an,  der  von  der  SRF-News-Redaktion  wenige
Stunden später gelöscht wurde, da er mit ihrer "Netiquette" (Regeln der SRG für das
soziale  Kommunikationsverhalten)  nicht  vereinbar  sei.  Die  Autorin  des  Kommentars
gelangte  dagegen  zunächst  an  die  Ombudsstelle  SRG  Deutschschweiz,  welche  die
Beanstandung nicht weiter behandelte. Auf die anschliessende Beschwerde der Autorin
trat die UBI nicht ein.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Autorin an seiner öffentlichen Beratung
vom Dienstag gut. Die Kommentarfunktion zu redaktionellen Beiträgen in Online-Foren
oder Social-Media-Kanälen der SRG gehört zu ihrem übrigen publizistischen Angebot.
Die Kommentarfunktion dient dem Meinungsaustausch und der Meinungsbildung rund
um  den  redaktionellen  Beitrag.  Bietet  die  SRG  ausserhalb  ihres  Programms  solche
Foren für Meinungsäusserungen an, muss sie möglichst grundrechtskonform handeln
und  ihrer  Rolle  als  gesamtschweizerisch  konzessionierte  Anbieterin  im  Radio-  und
Fernsehbereich Rechnung tragen. Mit der Löschung von Kommentaren oder dem individuellen, vorübergehenden oder dauernden Ausschluss von Personen von der Kommentarfunktion greift die SRG in die Meinungsäusserungsfreiheit der Betroffenen ein. Damit
muss ein Rechtsweg offen stehen, der den Anforderungen der Bundesverfassung (Artikel 29a BV) genügt. Zivil- oder strafrechtliche Rechtsmittel sind in diesem Zusammenhang nicht hinreichend wirksam; die Streichung eines Kommentars stellt in der Regel
keine Persönlichkeitsverletzung oder eine strafrechtlich sanktionierte Ehrverletzung dar,
wie der vorliegende Fall belegt. Auch ein Aufsichtsverfahren des Bundesamtes für Kommunikation würde nicht den erforderlichen Rechtsschutz bieten. Es besteht somit kein
anderer Rechtsweg als über die Ombudsstelle der SRG und anschliessend die UBI. Die
UBI ist gemäss dem Bundesgesetz über Radio und Fernsehen zuständig für Beschwerden im Zusammenhang mit dem Inhalt redaktioneller Beiträge der SRG. Löscht die SRG
aktiv einen Kommentar zu einem redaktionellen Beitrag in ihrem übrigen publizistischen
Angebot oder verweigert sie einzelfallweise den Zugang zu Kommentarfunktionen, liegt
darin  ebenfalls  ein  wertender  redaktioneller  Akt.  Soweit  eine  Vermittlung  durch  die
Ombudsstelle der SRG zuvor gescheitert ist, wird die UBI auf Beschwerde hin somit einzelfallbezogen zu prüfen haben, ob die SRG unzulässigerweise in die Meinungsäusserungsfreiheit der Autorin und des Autors eines gelöschten Kommentars eingegriffen hat.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 29 novembre 2022
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 novembre 2022 (2C_1023/2021)
Suppression de commentaires sur les forums en ligne et les 
canaux de médias sociaux de la SSR  : voies de droit  ; réclamation à l'organe de médiation  SSR et à l'AIEP
La  suppression d'un commentaire relatif  à une  contribution rédactionnelle de  la
Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) sur l'un de ses forums en ligne
ou canaux de médias sociaux peut être contestée en justice. C'est à l'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) qu'il revient
d'examiner, après une tentative préalable de conciliation de l'organe de médiation
SSR, s'il y a eu ou non une ingérence inadmissible dans la liberté d'expression de
l'auteur dans un cas particulier.
Dans le cadre de ses autres services journalistiques, SRF News a publié, en date du
10 août 2021, une contribution sur Instagram intitulée «  Deutschland schafft kostenlose
Corona-Tests ab » ( L'Allemagne supprime les tests Covid gratuits  ). Le commentaire
qu'une utilisatrice a posté à ce sujet a été supprimé quelques heures plus tard par la
rédaction de SRF News, qui l'a jugé incompatible avec sa «  nétiquette » (règles de la
SSR qui définissent les bonnes pratiques de communication sur le net). L'auteure du
commentaire a d'abord saisi l'organe de médiation de la SSR Suisse alémanique, qui
n'a pas donné suite à la réclamation. L'AIEP n'est pas entrée en matière sur la plainte
subséquente de l'intéressée.
Lors de sa séance publique de mardi, le Tribunal fédéral admet le recours de l'auteure.
La fonction de commentaire au sujet de contributions rédactionnelles sur les forums en
ligne ou les canaux de médias sociaux de la SSR fait partie de ses autres services journalistiques. Elle permet d'échanger des avis et de se faire une opinion sur la contribution rédactionnelle en question. Si la SSR met à disposition de tels forums d'expression
en dehors de ses programmes, elle doit agir de la manière la plus conforme possible
aux  droits  fondamentaux  et  tenir  compte  de  son  rôle  de  fournisseur  titulaire  d'une
concession à l'échelle nationale dans le domaine de la radio et de la télévision. En supprimant des commentaires ou en excluant individuellement, à titre temporaire ou permanent certains commentateurs, la SSR porte atteinte à la liberté d'expression des personnes concernées. Une voie de droit, qui respecte les exigences de la Constitution
fédérale (article 29a Cst.), doit donc être ouverte. À cet égard, les voies de droit au civil
comme au pénal ne sont pas des recours suffisamment effectifs  ; la suppression d'un
commentaire ne constitue pas en principe une atteinte à la personnalité ou une atteinte
à l'honneur sanctionnée pénalement, comme le démontre le cas d'espèce. Une procédure de surveillance de l'Office fédéral de la communication n'offre également pas la
protection juridique nécessaire. On ne saurait donc envisager une autre voie de droit
que de saisir l'organe de médiation de la SSR, puis l'AIEP . Selon la la loi fédérale sur la
radio et la télévision, l'AIEP est chargée de traiter les plaintes concernant le contenu
des publications rédactionnelles de la SSR. Si la SSR supprime activement un commentaire relatif à une contribution rédactionnelle dans le cadre de ses autres services journalistiques ou refuse,  dans certains cas,  l'accès aux fonctions de commentaire,  elle
accomplit  également  un  acte  rédactionnel  portant  un  jugement  de  valeur.  Dans  la
mesure où une tentative de médiation par l'organe de médiation de la SSR a échoué
dans  un  premier  temps,  l'AIEP  devra  ainsi  examiner  sur  recours  de  l'auteur,  dans
chaque cas particulier, si la SSR a porté atteinte de manière inadmissible à la liberté
d'expression de l'auteur d'un commentaire supprimé.

--- Italian ---
A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 29 novembre 2022
Nessun embargo
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 29 novembre 2022 (2C_1023/2021)
Cancellazione di un commento su un forum online o un canale 
sociale della SSR: via giudiziaria presso l'organo di mediazione 
della SSR e l'AIRR
La cancellazione di un commento relativo a un contenuto redazionale della Società
svizzera di radiotelevisione (SSR) su uno dei suoi forum online o canali sociali può
essere  contestata  giudizialmente.  Dopo  un  tentativo  di  conciliazione  da  parte
dell'organo di mediazione della SSR, spetta all'Autorità indipendente di ricorso in
materia  radiotelevisiva  (AIRR)  esaminare  se,  nel  caso  specifico,  sussiste
un'ingerenza inammissibile nella libertà di espressione dell'autore del commento. 
Nell'ambito  della  sua  ulteriore  offerta  editoriale,  il  10  agosto  2021  SRF  News  ha
pubblicato su Instagram un contenuto riguardante l'abolizione dei test Covid gratuiti in
Germania ("Deutschland schafft kostenlose Corona-Tests ab"), sul quale una persona
ha scritto un commento. Poche ore dopo, la redazione di SRF News ha cancellato il
commento ritenendolo  non conforme  alla  sua  "netiquette"  (regole  di comportamento
della SSR per la comunicazione sui canali sociali). L'organo di mediazione della SSR
Svizzera tedesca ha deciso di non dare seguito al reclamo presentato dall'autrice del
commento.  Questa ha quindi interposto ricorso presso l'AIRR,  che non è entrata in
materia.
Nella  sua  deliberazione  pubblica  di  martedì,  il  Tribunale  federale  accoglie  il  ricorso
dell'autrice del commento. La possibilità di scrivere commenti su contenuti redazionali
pubblicati su forum online o canali sociali della SSR rientra nell'ulteriore offerta editoriale
di quest'ultima ed è finalizzata a uno scambio di idee e alla formazione delle opinioni del
pubblico intorno al contenuto stesso. Nel momento in cui offre simili forum al di fuori dei
suoi programmi, la SSR è tenuta a agire il più possibile in un modo conforme ai diritti
fondamentali e a tenere conto del suo ruolo di fornitore concessionario nel settore delle
telecomunicazioni e della radiotelevisione a livello nazionale. Cancellando dei commenti
o impedendo, temporaneamente o definitivamente, a certe persone di lasciare commenti
sui contenuti pubblicati, la SSR viola il diritto alla libera espressione degli interessati.
Deve  pertanto  essere  garantita  una  via  giudiziaria  che  rispetti  le  esigenze  della
Costituzione federale (art. 29a Cost.). I rimedi giuridici di natura civile o penale non sono
nella  fattispecie  sufficientemente  efficaci;  come  dimostra  il  caso  in  questione,  la
cancellazione  di  un  commento  non  rappresenta  normalmente  una  lesione  della
personalità o un delitto contro l'onore sanzionato penalmente. Neppure una procedura di
vigilanza da parte dell'Ufficio federale delle comunicazioni garantirebbe la protezione
giuridica necessaria. L'unica via giudiziaria a disposizione è pertanto quella di rivolgersi
prima all'organo di mediazione della SSR e all'AIRR poi.  Conformemente alla legge
federale sulla radiotelevisione, l'AIRR è competente per trattare i ricorsi riguardanti i
contenuti redazionali della SSR. Se quest'ultima cancella attivamente un commento su
un contenuto redazionale nel contesto della sua ulteriore offerta editoriale o impedisce,
in  certi  casi,  l'accesso  alle  funzioni  di  commento,  anche  questo  costituisce  un  atto
editoriale che esprime un giudizio di valore. Qualora una mediazione tentata dall'organo
di mediazione è fallita, l'AIRR, su ricorso dell'autore, dovrà esaminare nel caso specifico
se la SSR ha violato in modo inammissibile la libertà di espressione dell'autore del
commento cancellato.