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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 7. Mai 2014
Embargo: 7. Mai 2014, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. März 2014 (2C_1076/2012, 2C_1088/2012)
Zulässige Zweitwohnungssteuer in Silvaplana
Die von der Gemeinde Silvaplana beschlossene Steuer auf touristisch unbewirtschafteten Zweitwohnungen ist zulässig. Die Abgabe, mit der vor allem eine  
bessere Auslastung bereits bestehender Wohnungen angestrebt wird, ist mit der  
2012 vom Volk angenommenen Zweitwohnungsinitiative und mit der Erhebung der  
Liegenschaftssteuer vereinbar. Die kommunale Zweitwohnungssteuer bewirkt auch  
keinen unzulässigen Eingriff in die Eigentumsgarantie.
Die Gemeindeversammlung von Silvaplana im Kanton Graubünden hatte 2010 die  
Einführung  einer  jährlichen  Steuer  auf  Zweitwohnungen  beschlossen,  die  nicht  
touristisch bewirtschaftet werden. Der Steuersatz beträgt zwei Promille des Vermögenssteuerwertes eines Objekts. Das Bundesgericht weist die Beschwerden von über  
hundert betroffenen Eigentümern ab und bestätigt die Vereinbarkeit der Zweitwohnungssteuer mit der Bundesverfassung.
Gemäss dem Urteil der II. öffentlich-rechtlichen Abteilung steht zunächst fest, dass die  
Zweitwohnungssteuer grundsätzlich ein taugliches Mittel darstellt, um die von der  
Gemeinde Silvaplana angestrebten Zielsetzungen zu erreichen. Zweck der Abgabe ist  
neben der Senkung der Nachfrage nach neuen Zweitwohnungen vor allem die  
Steigerung der Auslastung bereits bestehender Objekte. 
Die Zweitwohnungssteuer ist mit der im März 2012 auf Bundesebene angenommenen  
Zweitwohnungsinitiative vereinbar. Die Verfassungsbestimmung zur Zweitwohnungsinitiative  (Artikel  75b  der Bundesverfassung)  beinhaltet  ausschliesslich  eine  Beschränkung des Zweitwohnungsanteils. Eine Regelung über die von der Gemeinde  
Silvaplana angestrebte höhere Auslastung bestehender Zweitwohnungen enthält das  
Bundesrecht dagegen nicht. Artikel 75b der Bundesverfassung wirkt damit nicht als  
umfassender Lösungsansatz rund um die Problematik der "kalten Betten" und steht  
einer kantonalen oder kommunalen Kompetenz zur Einführung der fraglichen Steuer  
nicht entgegen.
Die Zweitwohnungssteuer ist auch mit Blick auf die von der Gemeinde erhobene  
Liegenschaftssteuer nicht zu beanstanden. Die Liegenschaftssteuer beträgt ein Promille  
des Vermögenssteuerwerts und darf gemäss den Vorgaben des Kantons zwei Promille  
nicht übersteigen. Die Zweitwohnungssteuer ist hier nicht anzurechnen, da sie nicht  
gleichartig ist. Die Liegenschaftssteuer hat ein anderes Objekt, einen anderen Verwendungszweck und dient nicht der Vermeidung "kalter Betten". 
Schliesslich bewirkt die Zweitwohnungssteuer keinen unzulässigen Eingriff in die  
Eigentumsgarantie. Zwar ist mit der Steuer durchaus eine Einschränkung der Eigentümerbefugnisse verbunden. Diese hält sich aber in Grenzen. Ein Bewirtschaftungszwang besteht nicht und die Eigenbelegung steht uneingeschränkt offen.

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A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 7 mai 2014
Embargo : 7 mai 2014, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 mars 2014 (2C_1076/2012, 2C_1088/2012)
Admissibilité de l'impôt sur les résidences secondaires à  
Silvaplana
L'impôt sur les résidences secondaires non destinées à l’hébergement touristique  
décidé par la Commune de Silvaplana est admissible. La contribution, qui vise  
essentiellement à améliorer le taux d'occupation des logements déjà existants, est  
compatible avec l'initiative sur les résidences secondaires, acceptée par le peuple en  
2012, et avec le prélèvement de l'impôt foncier. L'impôt communal sur les résidences  
secondaires n'implique pas non plus une atteinte inadmissible à la garantie de la  
propriété.
L'assemblée communale de Silvaplana, dans le canton des Grisons, avait décidé en  
2010 d'introduire un impôt annuel sur les résidences secondaires non destinées à  
l’hébergement touristique. Le taux d'imposition correspond à deux pour mille (2‰) de la  
valeur déterminante pour l'impôt sur la fortune de l'objet. Le Tribunal fédéral rejette les  
recours de plus de cent propriétaires concernés et considère que l'impôt sur les  
résidences secondaires est conforme à la Constitution.
Dans son arrêt, la II e Cour de droit public constate tout d'abord que l'impôt sur les  
résidences secondaires est, sur le principe, un moyen approprié pour permettre à la  
commune de Silvaplana d'atteindre ses objectifs. Le but de la contribution est non  
seulement de faire baisser la demande de nouvelles résidences secondaires, mais aussi  
d'augmenter le taux d'occupation des objets existants. 
L'impôt sur les résidences secondaires est compatible avec l'initiative sur les résidences  
secondaires acceptée au niveau fédéral en mars 2012. La disposition constitutionnelle  
relative aux résidences secondaires (Art. 75b de la Constitution fédérale) contient  
exclusivement une limitation de la proportion de résidences secondaires. Le droit fédéral  
ne contient aucune réglementation visant à augmenter le taux d'occupation des  
résidences secondaires existantes telle que prévue par la Commune de Silvaplana. En  
ce sens, l'article 75b de la Constitution fédérale n'épuise pas la question «  lits froids » et 
n'empêche pas l'introduction, au niveau cantonal ou communal, d'un tel impôt.
L'impôt sur les résidences secondaires ne peut pas non plus être contesté sur la base  
de l'impôt foncier perçu par la commune. L'impôt foncier s'élève à un pour mille (1‰) de  
la valeur déterminante pour l'impôt sur la fortune et ne doit pas dépasser deux pour  
mille (2‰) selon les prescriptions cantonales. L'impôt sur les résidences secondaires ne  
saurait être considéré comme une part de l'impôt foncier, car il n'est pas de même  
nature. L'impôt foncier a un autre objet, un autre champ d'application et ne contribue  
pas à éviter les « lits froids ». 
Enfin, l'impôt sur les résidences secondaires ne représente pas non plus une atteinte  
inadmissible à la garantie de la propriété. Certes, cet impôt restreint le droit de  
propriété, mais d'une manière limitée. En effet les propriétaires ne sont pas obligés de  
mettre en location les résidences secondaires et ils restent libres de les occuper euxmêmes.

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