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--- German ---
Lausanne, 15. Januar 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Dezember 2020 (4A_318/2020)
Begründung des Urteils im Fall Sun Yang
Das Bundesgericht veröffentlicht die Begründung seines Urteils zum chinesischen
Schwimmer Sun Yang. Das Internationale Sportschiedsgericht in Lausanne wird den
Fall wegen Befangenheit eines Schiedsrichters in anderer Zusammensetzung neu
beurteilen müssen.
Das Internationale Sportschiedsgericht  ("Tribunal Arbitral du Sport",  TAS)  sprach mit
Entscheid  vom  28.  Februar  2020  (CAS  2019/A/6148)  gegenüber  dem  chinesischen
Schwimmer  Sun  Yang  wegen  Verletzung  der  Dopingregeln  des  internationalen
Schwimmverbandes ("FINA Doping Control Rules", Version 2017) eine Sperre von acht
Jahren aus. Der Sportler erhob dagegen zunächst Beschwerde in Zivilsachen (Verfahren
4A_192/2020, noch hängig) und später ein Revisionsgesuch (Verfahren  4A_318/2020  )
an das Schweizerische Bundesgericht. Dieses behandelte aus Gründen der Prozessökonomie zuerst das Revisionsgesuch und hiess es mit Urteil vom 22. Dezember 2020
gut (vgl.  Medienmitteilung vom 24. Dezember 2020   ). Das Bundesgericht hob den Entscheid des TAS wegen Befangenheit eines Schiedsrichters auf. Damit wird das TAS den
Fall Sun Yang in anderer Besetzung neu beurteilen müssen. 
Nachdem  am  24.  Dezember  2020  nur  das  Dispositiv  des  Urteils  bekannt  gegeben
wurde, liegt nun die Begründung vor. In seinem Revisionsgesuch hatte der Sportler geltend gemacht, Mitte Mai 2020 aus einem Artikel im Internet von Umständen erfahren zu
haben, die den Präsidenten des für seinen Fall eingesetzten Spruchkörpers als befangen erscheinen liessen. Es handelt sich dabei um Tweets, die der Schiedsrichter 2018
und 2019 im Zusammenhang mit Tierschutzanliegen gemacht hatte. 
Das Bundesgericht prüfte zunächst, ob die Einwände gegen die Unvoreingenommenheit
des Schiedsrichters rechtzeitig geltend gemacht wurden. Ausstandsgründe müssen sofort nach Bekanntwerden vorgebracht werden, ansonsten sind sie verwirkt. Die Partei
muss die gebotene Aufmerksamkeit  aufwenden und zumutbare  Nachforschungen anstellen, um solche Gründe zu entdecken. Gemäss Bundesgericht kam der Sportler im
vorliegenden Fall seiner Nachforschungspflicht hinreichend nach, weshalb ihm nicht vorgeworfen  werden  kann,  dass  er  den  im  Revisionsgesuch  geltend  gemachten  Ausstandsgrund nicht bereits während des Schiedsverfahrens entdeckt hat. 
Sodann prüfte das Bundesgericht, ob die Vorbringen des Sportlers den Ausstand des
Schiedsrichters zu begründen vermögen. Für den Ausstand eines Schiedsrichters genügt es, dass die gerügten Umstände den Anschein der Befangenheit erwecken. Dabei
ist das subjektive Empfinden nicht massgebend. Vielmehr muss der Anschein der Befangenheit objektiv begründet sein. Zweifel an der Unvoreingenommenheit eines Schiedsrichters sind nur dann berechtigt, wenn aus objektiver Sicht in Kenntnis der Umstände
nicht  auszuschliessen  ist,  dass  der  Schiedsrichter  bei  seinem  Urteil  von  entscheidfremden Faktoren beeinflusst worden sein könnte. 
Im  vorliegenden  Fall  hat  sich  der  Schiedsrichter  in  den  beanstandeten  Tweets  dem
Tierschutz angenommen. Auch ein Schiedsrichter kann seine Überzeugungen grundsätzlich in den sozialen Netzwerken vertreten, jedoch mit der für Richter und Richterinnen  gebotenen  Zurückhaltung.  Problematisch  ist  hier  die  Wortwahl  bei  wiederholter
Verwendung heftiger Ausdrücke. In seinen Tweets geisselt der Schiedsrichter eine chinesische Praxis bei der Schlachtung von Hunden und prangert das Essen des Fleisches
bei einem lokalen Fest in China an. Gewisse Ausdrücke nehmen dabei Bezug auf die
Hautfarbe der einzelnen von ihm anvisierten chinesischen Personen. Zudem hat der
Schiedsrichter entsprechende Bemerkungen in Tweets auch nach seiner Einsetzung als
Präsident des Spruchkörpers im Fall Sun Yang gemacht. In Würdigung der gesamten
Umstände erachtete das Bundesgericht deshalb Zweifel an der Unvoreingenommenheit
des Schiedsrichters als objektiv begründet. 
Das TAS wird somit in anderer Besetzung erneut im Dopingverfahren gegen Sun Yang
zu entscheiden haben.
Das vor Bundesgericht noch hängige Beschwerdeverfahren 4A_192/2020 soll nach der
bereits erfolgten Aufhebung des angefochtenen Entscheids des TAS vom 28. Februar
2020 als gegenstandslos abgeschrieben werden. Gegenwärtig läuft noch eine Frist zur
Stellungnahme der Parteien betreffend die Kostenverteilung.

--- French ---
Lausanne, le 15 janvier 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 décembre 2020 (4A_318/2020)
Arrêt motivé dans le cas Sun Yang
Le Tribunal fédéral publie les motifs de sa décision concernant le nageur chinois Sun
Yang. Le Tribunal Arbitral du Sport, à Lausanne, devra statuer à nouveau dans une
composition différente en raison de la récusation d'un arbitre.
Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rendu une sentence (CAS 2019/A/6148), datée du
28 février 2020, par laquelle il a suspendu le nageur chinois Sun Yang pour une durée
de huit ans pour avoir violé les règles antidopage de la Fédération internationale de
natation (« FINA Doping Control Rules  » ; version 2017). L'athlète a formé un recours en
matière civile contre cette décision (cause 4A_192/2020, toujours pendante) et a déposé,
ultérieurement, une demande de révision devant le Tribunal fédéral (cause 4A_318/2020  ).
Pour des motifs d'économie procédurale, ce dernier a traité en premier lieu la demande
de révision et l'a admise par arrêt du 22 décembre 2020 (cf. Communiqué de presse du
24 décembre 2020   ). Le Tribunal fédéral a annulé la décision du TAS en raison de la prévention d'un arbitre. Le TAS devra ainsi statuer à nouveau sur le cas de Sun Yang dans
une composition différente.
Après la diffusion du seul dispositif de l'arrêt en date du 24 décembre 2020, les motifs
de cet arrêt sont désormais disponibles. Dans sa demande de révision, l'athlète a fait
valoir qu'il avait pris connaissance, lors de la parution d'un article sur internet à la mimai 2020, d'éléments qui laissaient apparaître le président de la Formation arbitrale,
appelée à juger son cas, comme prévenu. Il s'agit de tweets que l'arbitre avait publiés
en 2018 et 2019 en lien avec la protection des animaux.
Le Tribunal fédéral a examiné en premier lieu si les objections touchant à l'impartialité
de l'arbitre avaient été soulevées en temps utile. Les motifs de récusation doivent être
invoqués immédiatement lorsqu'ils sont connus, sous peine de déchéance. La partie doit
faire preuve de l'attention nécessaire et procéder à des investigations raisonnables en
vue de découvrir de tels motifs. Selon le Tribunal fédéral, l'athlète a suffisamment rempli
son devoir d'enquêter, raison pour laquelle il ne peut se voir reprocher de ne pas avoir
déjà  décelé,  lors  de  la  procédure  arbitrale,  le motif  de  récusation  invoqué  dans  sa
demande de révision.
Le Tribunal fédéral a examiné ensuite si les arguments avancés par l'athlète étaient
susceptibles de justifier la récusation de l'arbitre. Pour récuser un arbitre, il suffit que les
éléments reprochés donnent l'apparence de la prévention. L'impression subjective n'est
à cet égard pas décisive. L'apparence de la prévention doit au contraire être objectivement justifiée. Des doutes quant à l'impartialité de l'arbitre ne sont dès lors justifiés que
si, d'un point de vue objectif et en connaissance de cause, il ne peut être exclu que
l'arbitre ait été influencé dans sa prise de décision par des facteurs étrangers.
En l'espèce,  l'arbitre s'est  préoccupé de la protection des animaux dans les tweets
incriminés. Un arbitre peut aussi en principe défendre ses convictions sur les réseaux
sociaux, mais avec la retenue nécessaire attendue de la part des juges. Le choix des
mots et l'utilisation répétée d'expressions violentes sont ici problématiques. Dans ses
tweets,  l'arbitre  fustige  une  pratique  chinoise  d'abattage  de  chiens  et  dénonce  la
consommation de cette viande lors d'un festival local en Chine. Certaines expressions
font référence à la couleur de peau de certaines personnes chinoises qu'il vise. En
outre, l'arbitre a également fait lesdites remarques dans des tweets après sa désignation en tant que président de la Formation arbitrale dans le cas Sun Yang. Au regard de
l'ensemble des circonstances, le Tribunal fédéral a donc considéré que les doutes quant
à l'impartialité de l'arbitre étaient objectivement justifiés. 
Le TAS devra donc statuer  à nouveau dans une autre composition dans l'affaire de
dopage concernant Sun Yang.
La procédure de recours 4A_192/2020, qui est toujours pendante devant le Tribunal
fédéral, doit être considérée comme sans objet à la suite de l'annulation déjà intervenue
de la décision attaquée du TAS du 28 février 2020. Actuellement, un délai fixé aux parties
pour se déterminer sur la répartition des frais procéduraux court toujours.

--- Italian ---
Losanna, 15 gennaio 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 22 dicembre 2020 (4A_318/2020)
Motivazione della sentenza in re Sun Yang
Il  Tribunale  federale  pubblica  la  motivazione  della  sua  sentenza  concernente  il
nuotatore cinese Sun Yang. Il Tribunale Arbitrale dello Sport a Losanna dovrà statuire
nuovamente in una composizione diversa in ragione della prevenzione di un arbitro.
Con decisione 28 febbraio 2020 (CAS 2019/A/6148) il Tribunale Arbitrale dello Sport
(TAS) ha sospeso per otto anni il nuotatore Sun Yang per violazione delle regole contro il
doping  della  Federazione  internazionale  di  nuoto  ("FINA  Doping  Control  Rules",
versione 2017). L'atleta ha inoltrato al Tribunale federale svizzero prima un ricorso in
materia civile (causa 4A_192/2020, ancora pendente) e poi una domanda di revisione
(causa 4A_318/2020  ). Questo ha trattato per motivi di economia processuale prima la
domanda  di  revisione,  che  ha  accolto  con  sentenza  del  22  dicembre  2020  (cfr.
comunicato  stampa  del  24  dicembre  2020   ).  Il  Tribunale  federale  ha  annullato  la
decisione del TAS a causa della prevenzione di un arbitro. Per questa ragione il TAS
dovrà statuire nuovamente sul caso Sun Yang in una composizione diversa.
Dopo  che  il  24  dicembre  2020  è  stato  unicamente  comunicato  il  dispositivo  della
sentenza,  è  oramai  disponibile  anche  la  sua  motivazione.  Nella  sua  domanda  di
revisione l'atleta ha fatto valere di aver appreso nella metà del mese di maggio 2020 da
un articolo diffuso su internet circostanze che fanno apparire prevenuto il presidente del
collegio incaricato di giudicare il suo caso. Si tratta di tweets che l'arbitro ha divulgato
nel 2018 e 2019 in relazione a questioni legate alla protezione degli animali.
Il Tribunale federale ha dapprima esaminato se le obbiezioni rivolte contro l'imparzialità
dell'arbitro sono  state  sollevate  tempestivamente.  Pena  la loro perenzione,  motivi di
ricusa  devono  essere  fatti  valere  subito  dopo  il  loro  reperimento.  La  parte  deve
dimostrare la necessaria attenzione ed effettuare ragionevoli indagini per scoprire tali
motivi. Secondo il Tribunale federale l'atleta ha adempiuto in modo sufficiente il suo
dovere di indagine, ragione per cui non può essergli rimproverato di non avere scoperto
già  durante  la  procedura  arbitrale  il  motivo  di  ricusa  fatto  valere  nella  domanda  di
revisione.
In seguito, il Tribunale federale ha esaminato se l'argomento avanzato dall'atleta era
idoneo a giustificare la ricusa dell'arbitro. Per la ricusa di un arbitro è sufficiente che le
circostanze eccepite creino un'apparenza di prevenzione. Impressioni soggettive non
sono  decisive.  Occorre  piuttosto  che  l'apparenza  di  prevenzione  sia  oggettivamente
giustificata. Dubbi concernenti l'imparzialità di un arbitro sono solo giustificati se, da un
punto di vista oggettivo in conoscenza delle circostanze, non può essere escluso che
l'arbitro possa essere stato influenzato nel suo giudizio da fattori esterni alla decisione.
Nel caso in esame nei criticati tweets l'arbitro si è preoccupato della protezione degli
animali. Anche un arbitro può in linea di principio sostenere le sue convinzioni nelle reti
sociali, ma con il ritegno esatto dai giudici. Problematici sono qui la scelta dei termini e il
ripetuto utilizzo di espressioni forti. Nei suoi tweets l'arbitro fustiga la prassi cinese della
macellazione di cani e stigmatizza il consumo della carne in una festa locale in Cina.
Certe espressioni si riferiscono al colore della pelle delle singole persone cinesi prese di
mira. L'arbitro ha inoltre esternato in tweets le corrispondenti osservazioni anche dopo
essere stato nominato presidente del collegio giudicante nel caso Sun Yang. Alla luce di
tutte  le  circostanze,  il  Tribunale  federale  ha  quindi  ritenuto  che  i  dubbi  concernenti
l'imparzialità dell'arbitro fossero oggettivamente giustificati.
Il TAS dovrà quindi nuovamente statuire in un'altra composizione nella procedura di
antidoping concernente Sun Yang.
La  procedura  ricorsuale  4A_192/2020  ancora  pendente  innanzi  al  Tribunale  federale
sarà stralciata dopo il già intervenuto annullamento dell'impugnata sentenza 28 febbraio
2020 del TAS. Al momento corre ancora il termine fissato alle parti per determinarsi
sulla ripartizione dei costi.