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An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. September 2015
Embargo: 16. September 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. August 2015 (6B_462/2014)
Urteil gegen Rolf Erb bestätigt
Die Verurteilung des Unternehmers Rolf Erb durch das Obergericht des Kantons
Zürich wegen gewerbsmässigen Betrugs, mehrfacher Urkundenfälschung und mehrfacher Gläubigerschädigung ist bundesrechtskonform. Das Bundesgericht weist die
Beschwerde von Rolf Erb ab, soweit es darauf eintritt.
Rolf Erb wurde vorgeworfen, in den Jahren 1998 bis 2002/2003 für Unternehmen der
Erb-Gruppe als deren Verwaltungsrat und Miteigentümer bei 17 Banken betrügerische
Kreditaufnahmen beziehungsweise Kreditverlängerungen oder -erhöhungen erlangt zu
haben. Dabei ging es um Beträge im zwei- bis dreistelligen Millionenbereich. Die Kreditinstitute habe er dabei mit unwahren Jahres- und Konzernabschlüssen sowie Revisionsberichten der einzelnen Gesellschaften arglistig über deren Vermögens- und Ertragslage
und damit über ihre Kreditwürdigkeit getäuscht. Ferner habe er als Verwaltungsratspräsident einer Autokreditfirma gegenüber einem Autohersteller, der ihm zur Vorfinanzierung von Autokäufen durch Schweizer Händler einen Rahmenkredit gewährte, einen
um insgesamt CHF 38 Mio. überhöhten Kreditbedarf vorgetäuscht. Diesen Kreditanteil
habe er zur Abdeckung von Verbindlichkeiten der Erb-Gruppe verwendet. Zudem wurde
ihm angelastet, seiner Lebenspartnerin und seinen zwei Kindern im Hinblick auf seinen
anbahnenden Privatkonkurs Vermögenswerte aus seinem Privatvermögen unentgeltlich
übertragen zu haben. Das Obergericht des Kantons Zürich verurteilte ihn im Januar
2014 wegen gewerbsmässigen Betrugs, mehrfacher Urkundenfälschung und mehrfacher
Gläubigerschädigung durch Vermögensminderung zu einer Freiheitsstrafe von 7 Jahren.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Rolf Erb ab, soweit es darauf eintritt. Weder das Beschleunigungsgebot noch der Anklagegrundsatz wurden verletzt. Die Dauer
des Verfahrens von rund 10 Jahren erscheint angesichts der Komplexität des Falles
nicht als übermässig lange. Die Anklageschrift umschreibt die erhobenen Vorwürfe
hinreichend konkret. Die Schuldsprüche in den verschiedenen Punkten sind bundesrechtskonform. Bezüglich der Verurteilung wegen mehrfacher Urkundenfälschung und
gewerbsmässigen Betrugs ist das Obergericht zu Recht davon ausgegangen, dass Rolf
Erb mit Schädigungs- und Täuschungsabsicht gehandelt hat. Insbesondere musste
bezüglich der für die Kreditgewährung massgeblichen finanziellen Verhältnisse nicht auf
eine wirtschaftliche Gesamtbetrachtung der Erb-Gruppe abgestellt werden, wie dies im
Privatgutachten des Beschwerdeführers gefordert wurde. Vielmehr durfte das Obergericht davon ausgehen, dass Rolf Erb zumindest in Kauf genommen hat, die Bankenvertreter mit den geschönten Abschlüssen der Einzelgesellschaften zu täuschen und mit
der Kreditaufnahme oder -verlängerung zu schädigen. Nicht zu beanstanden ist weiter
der Schuldspruch wegen mehrfachen Betrugs zu Lasten des Autoherstellers. Was die
Verurteilung wegen Gläubigerschädigung betrifft, ist das Obergericht willkürfrei zum
Schluss gekommen, dass Rolf Erb die Vermögensübertragungen vorgenommen hat, um
die Werte im eigenen Konkurs den Gläubigern vorzuenthalten und sich gleichzeitig den
wirtschaftlichen Wert daran zu sichern.

--- French ---
A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 septembre 2015
Embargo : 16 septembre 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 août 2015 (6B_462/2014)
Confirmation du jugement rendu contre Rolf Erb
La condamnation par la cour suprême du canton de Zurich de l'entrepreneur Rolf Erb
pour escroquerie par métier, faux dans les titres et diminution effective de l'actif au
préjudice des créanciers – infractions commises à réitérées reprises – est conforme
au droit fédéral. Le Tribunal fédéral rejette le recours de Rolf Erb, dans la mesure où
il est recevable.
Il est reproché à Rolf Erb d'avoir obtenu, dans les années 1998 à 2002/2003, des crédits, respectivement des prolongations ou augmentations de crédits pour des sociétés
du Groupe Erb, dont il était l'administrateur et copropriétaire. Il s'agissait de crédits à
hauteur de plusieurs dizaines voire centaines de millions francs. Il a astucieusement
trompé les 17 établissements de crédit sur la situation patrimoniale et les résultats de
chaque entreprise, et ainsi sur leur solvabilité, en présentant des faux bilans annuels,
comptes consolidés et rapports de révision. Par ailleurs, en sa qualité de président du
conseil d'administration d'une société de crédit automobile, il avait conclu un contrat
cadre de crédit avec un constructeur automobile pour préfinancer des achats de voitures par des revendeurs actifs en Suisse. Dans ce contexte, il a simulé un besoin supplémentaire de 38 millions de francs. Cette partie du crédit a servi au recouvrement de
dettes du Groupe Erb. En outre, il lui est reproché d'avoir cédé à titre gratuit, des
valeurs patrimoniales issues de sa fortune privée, à sa compagne et ses deux enfants
en anticipation de sa faillite personnelle. La cour suprême du canton de Zurich l'a
condamné en janvier 2014 à une peine privative de liberté de 7 ans pour escroquerie
par métier, faux dans les titres et diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers, infractions commises à réitérées reprises.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de Rolf Erb dans la mesure où il est recevable.
Tant le grief de violation du principe de célérité que celui de violation du principe d'accusation sont rejetés. La durée de la procédure d'environ 10 ans n'apparaît pas comme
exagérément longue au vu de la complexité de l'affaire. L'acte d'accusation décrit les
faits reprochés de manière suffisamment concrète. Les verdicts de culpabilité sont
conformes au droit fédéral. S'agissant des condamnations pour faux dans les titres commis à réitérées reprises et pour escroquerie par métier, c'est à raison que la cour
suprême a retenu que Rolf Erb a agi avec l'intention de tromper et de causer un dommage. En particulier, pour l'octroi de crédits en lien avec la situation financière authentique, il ne fallait pas se fonder sur une appréciation globale du Groupe Erb, ainsi que le
prétendait l'expertise privée du recourant. Aussi, la cour suprême pouvait retenir que
Rolf Erb avait à tout le moins accepté qu'il pouvait tromper les représentants de
banques avec les comptes maquillés de chaque société et leur causer un dommage en
obtenant des crédits et des prolongations de crédits. La condamnation pour escroquerie
commise à réitérées reprises au préjudice du constructeur automobile ne prête pas le
flanc à la critique. En ce qui concerne la condamnation pour diminution effective de
l'actif au préjudice des créanciers, la constatation de la cour suprême, selon laquelle
Rolf Erb a effectué les transactions patrimoniales afin de distraire les valeurs de sa
faillite personnelle au préjudice de ses créanciers et de s'en assurer le montant est
dénuée d'arbitraire.

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