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Lausanne, 28. November 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. November 2017 (6B_24/2017)
Präzisierung der Rechtsprechung zum "Rasertatbestand"
Das Bundesgericht präzisiert seine Rechtsprechung zum "Rasertatbestand". Wird
die signalisierte Höchstgeschwindigkeit um das in Artikel 90 Absatz 4 des Strassenverkehrsgesetzes festgelegte Mass überschritten, ist zwar grundsätzlich davon
auszugehen, dass der Fahrzeuglenker das hohe Risiko eines Unfalls mit Schwerverletzten oder Todesopfern geschaffen hat und den Rasertatbestand erfüllt. Diese
Vermutung kann beim Vorliegen ausserordentlicher Umstände jedoch widerlegt
werden.
2013  wurden  im  Strassenverkehrsgesetz  (SVG)  Regelungen  zu  Raser-Delikten
eingeführt. So wird mit Freiheitsstrafe von einem bis zu vier Jahren bestraft, wer durch
eine vorsätzliche Verletzung elementarer Verkehrsregeln das hohe Risiko eines Unfalls
mit Schwerverletzten oder Todesopfern eingeht (Artikel 90 Absatz 3 SVG). Dies ist unter
anderem der Fall, wenn die zulässige Höchstgeschwindigkeit um einen der in Artikel 90
Absatz 4 SVG festgelegten Richtwerte überschritten wird (mindestens 40 km/h bei
Höchstgeschwindigkeit 30 km/h, 50 km/h bei Höchstgeschwindigkeit 50 km/h, 60 km/h
bei Höchstgeschwindigkeit 80 km/h, 80 km/h bei Höchstgeschwindigkeit über 80 km/h).
Im konkreten Fall hatte ein Motorradlenker die signalisierte Höchstgeschwindigkeit von
50 km/h um 58 km/h überschritten. Er wurde dafür gemäss Artikel 90 Absätze 3 und 4
SVG mit einer bedingten Freiheitsstrafe von einem Jahr bestraft.
In seiner Beschwerde ans Bundesgericht argumentierte der Betroffene im Wesentlichen,
kein hohes Risiko für einen Unfall mit Schwerverletzten oder Todesopfern geschaffen zu
haben. Das Bundesgericht weist seine Beschwerde ab, präzisiert aber seine Praxis. Wer
das Tempolimit um einen der in Artikel 90 SVG Absatz 4 festgelegten Richtwerte
überschreitet, begeht in jedem Fall eine Verletzung elementarer Verkehrsregeln gemäss
Artikel 90 Absatz 3 SVG. Eine entsprechende Tempoüberschreitung genügt grundsätzlich auch, um im Sinne der fraglichen Bestimmung ein hohes Risiko für einen Unfall
mit Schwerverletzten oder Todesopfern zu schaffen. Dabei handelt es sich jedoch um
eine Vermutung, die beim Vorliegen ausserordentlicher Umstände widerlegt werden
kann. Insbesondere wenn die Beschränkung der Geschwindigkeit zu einem anderen
Zweck als der Verkehrssicherheit angeordnet wurde – etwa bloss vorübergehend aus
ökologischen Gründen – ist es möglich, dass der Tempoexzess nicht zu einer qualifizierten Gefahr im Sinne von Artikel 90 Absatz 3 SVG geführt hat. Vorliegend bestehen
keine  solchen  ausserordentlichen  Umstände.  In  seinem  Entscheid  verweist  das
Bundesgericht unter anderem auf ein Grundsatzurteil von 2016 (BGE 142 IV 137,
Medienmitteilung des Bundesgerichts vom 22. Juni 2016). Gemäss diesem Urteil muss
der Richter über einen beschränkten Beurteilungsspielraum verfügen, um beim Vorliegen ausserordentlicher Umstände ein vorsätzliches Handeln des Täters und damit ein
Raserdelikt zu verneinen. Zu beachten ist weiter, dass bei der Prüfung einer groben
Verkehrsregelverletzung (Artikel 90 Absatz 2 SVG) infolge Überschreitung der vom
Bundesgericht festgelegten Tempo-Richtwerte ausserordentliche Umstände ebenfalls zu
berücksichtigen sind. Hinzu kommt, dass Raserdelikte auch möglich sind, wenn die
Richtwerte von Artikel 90 Absatz 4 nicht überschritten wurden. Es macht deshalb Sinn,
wenn umgekehrt beim Vorliegen ausserordentlicher Umstände trotz Erreichen der Richtwerte ein Raserdelikt verneint werden kann.

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Lausanne, le 28 novembre 2017
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 novembre 2017 (6B_24/2017)
Précision de la jurisprudence en lien avec le «  comportement de 
chauffard »
Le Tribunal fédéral précise sa jurisprudence en lien avec le «  comportement de
chauffard ». Lorsque l'excès de vitesse atteint un des seuils de l'article 90 alinéa 4 de
la loi sur la circulation routière il faut partir du principe que le conducteur a créé un
grand risque d'accident pouvant entraîner des blessures graves ou la mort et ainsi
réalisé le comportement de chauffard. Cette présomption peut toutefois être renversée en cas de circonstances exceptionnelles.
Les dispositions sur le délit de chauffard ont été introduites dans la loi sur la circulation
routière (LCR) en 2013. Ainsi, est puni d'une peine privative de liberté d'un à quatre ans,
celui qui, par une violation intentionnelle des règles fondamentales de la circulation, accepte de courir un grand risque d'accident pouvant entraîner de graves blessures ou la
mort (article 90 alinéa 3 LCR). C'est notamment le cas lorsque l'un des seuils de dépassement de vitesse de l'article 90 alinéa 4 LCR a été dépassé (au moins 40 km/h, là où la
limite était fixée à 30 km/h  ; 50 km/h, là où la limite était fixée à 50 km/h  ; 60 km/h, là où
la limite était fixée à 80 km/h  ; 80 km/h, là où la limite était fixée à plus de 80 km/h).
Dans le cas concret, le conducteur de la moto avait dépassé la limitation de vitesse
fixée à 50 km/h de 58 km/h. Il a été condamné pour ce comportement à une peine
privative de liberté d'un an avec sursis en vertu de l'article 90 alinéa 3 et 4 LCR.
Dans son recours auprès du Tribunal fédéral, le recourant a soutenu en substance, qu'il
n'avait pas créé de grand risque d'accident pouvant entraîner des blessures graves ou
la mort. Le Tribunal fédéral rejette son recours et précise sa jurisprudence. Celui qui
dépasse les seuils de dépassement de vitesse fixés à l'article 90 alinéa 4 LCR commet
dans tous les cas une violation d'une règle fondamentale de la circulation routière. En
principe, un tel dépassement de vitesse suffit aussi pour créer un grand risque d'accident pouvant entraîner des blessures graves ou la mort au sens de la disposition légale.
Il s'agit toutefois d'une présomption qui peut être renversée en cas de circonstances
exceptionnelles. En particulier, lorsque la limitation de vitesse n'avait pas pour objet la
sécurité routière – mais temporairement des motifs écologiques – l'excès de vitesse
peut ne pas constituer un danger qualifié au sens de l'article 90 alinéa 3 LCR. Le cas
d'espèce ne présente pas de circonstances exceptionnelles. Dans sa décision, le
Tribunal fédéral se réfère notamment à un arrêt de principe de 2016 (ATF 142 IV 137,
communiqué de presse du 22 juin 2016). D'après cet arrêt, le juge doit conserver une
marge de manoeuvre restreinte, pour dénier l'intention de l'auteur et ainsi la réalisation
du délit de chauffard, en cas de circonstances exceptionnelles. Il y a lieu de rendre
attentif au fait que, lors de l'examen de violations graves des règles de la circulation
routière (article 90 alinéa 2 LCR) en raison d'un seuil de dépassement de vitesse tel que
fixé par le Tribunal fédéral, les circonstances exceptionnelles entrent également en
considération. Il est précisé que la réalisation du délit de chauffard est possible quand
bien même les seuils de dépassement de l'article 90 alinéa 4 LCR ne sont pas atteints.
Ainsi, il fait sens qu'à l'inverse, des circonstances exceptionnelles permettent de
considérer que le «  délit de chauffard  » n'est pas réalisé alors même que l'une des
valeurs indicatives a été atteinte.

--- Italian ---