Document ID: JURITEXT000007073754
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/37/JURITEXT000007073754.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE LE 16 MAI 1972, M X... A REMIS A Y... UN TABLEAU DE TOULOUSE LAUTREC AVEC MISSION DE LE VENDRE AVANT LE 15 SEPTEMBRE 1972 ; QUE LE JOUR DE LA REMISE, IL A SOUSCRIT, AUPRES DE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES LA FORTUNE, UN CONTRAT GARANTISSANT CE TABLEAU, POUR LA SOMME DE 100 000 FRS, CONTRE LES RISQUES DE PERTE, VOL, DETERIORATION ET INFIDELITE PERSONNELLE DE M Y... ; QUE CETTE GARANTIE A ETE PROLONGEE, AUX MEMES CONDITIONS, AVEC MME FEIDT Z... COMME BENEFICIAIRE ; QUE LE TABLEAU N'AYANT PAS ETE REPRESENTE, NI SON PRIX PAYE, M X... A DEPOSE PLAINTE CONTRE M Y... ET A DEMANDE A LA CIE LA FORTUNE, PAR LETTRES RECOMMANDEES DES 20 SEPTEMBRE, 21 SEPTEMBRE ET 25 OCTOBRE 1972, DE LUI VERSER LA SOMME DE 100 000 FRS ; QUE, PAR JUGEMENT DU 19 NOVEMBRE 1975, M Y... A ETE CONDAMNE POUR ABUS DE CONFIANCE ; QUE, LE 21 SEPTEMBRE 1976, M X... ET MME FEIDT Z... ONT ASSIGNE M Y... ET LA COMPAGNIE LA FORTUNE EN PAIEMENT DE DIFFERENTES SOMMES ; QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE PRESCRITE L'ACTION INTRODUITE CONTRE LA COMPAGNIE LA FORTUNE AU MOTIF QUE PLUS DE DEUX ANS S'ETAIENT ECOULES DEPUIS LE 22 SEPTEMBRE 1972, DATE A LAQUELLE M X... S'ETAIT FAIT REMETTRE PAR M Y... UNE RECONNAISSANCE DE DETTE DE 110 000 FRS EN PAIEMENT DU TABLEAU DE TOULOUSE LAUTREC ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, D'UNE PART, QUE LA RECONNAISSANCE DE DETTES DU 22 SEPTEMBRE 1972 FAISAIT ETAT DE LA VOLONTE APPARENTE DU DEPOSITAIRE D'EXECUTER EN VALEUR, AVEC GARANTIE, SON OBLIGATION A RESTITUTION, ET NE POUVAIT DONC CARACTERISER UNE INFIDELITE, DE SORTE QUE L'ARRET ATTAQUE MANQUERAIT DE BASE LEGALE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE DELAI DE PRESCRIPTION NE POUVAIT COMMENCER A COURIR QUE LE 19 NOVEMBRE 1975, DATE DU JUGEMENT QUI AVAIT CONSTATE QUE M Y... N'EXECUTAIT PAS L'ENGAGEMENT DE RESTITUTION EN VALEUR QU'IL AVAIT CONTRACTE ET QUE LES GARANTIES ETAIENT FALLACIEUSES, ET QU'AINSI, EN DECLARANT PRESCRITE L'ACTION FORMEE MOINS DE DEUX ANS APRES CE JUGEMENT QUI AVAIT ETABLI DEFINITIVEMENT L'INFIDELITE DU DEPOSITAIRE, LA COUR D'APPEL AURAIT MECONNU LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 25 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE LE CONTRAT D'ASSURANCE NE S'APPLIQUAIT QUE SI, AU MOMENT DU SINISTRE, M Y... AVAIT CONSERVE LA QUALITE DE DEPOSITAIRE DU TABLEAU ET QUE, DANS CE CAS, LA RECONNAISSANCE DE DETTES QU'IL AVAIT SIGNEE LE 22 SEPTEMBRE 1972 NE POUVAIT AVOIR POUR OBJET QUE DE DONNER UNE GARANTIE A M X... ET IMPLIQUAIT NECESSAIREMENT QUE CELUI-CI AVAIT CONNAISSANCE, DES LE 22 SEPTEMBRE 1972, DU DETOURNEMENT DONT IL ETAIT VICTIME DE LA PART DE M Y... ; QUE LA COUR D'APPEL A JUSTEMENT DEDUIT DE CES ENONCIATIONS QU'A CETTE DATE LE DELAI DE PRESCRIPTION DE DEUX ANS PREVU PAR L'ARTICLE 25 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930, DEVENU L'ARTICLE L 114-1 DU CODE DES ASSURANCES, AVAIT COMMENCE A COURIR ET QU'AINSI IL ETAIT EXPIRE LORS DE L'ASSIGNATION DU 21 SEPTEMBRE 1976 ; QUE LE MOYEN NE PEUT DONC ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 JUIN 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;

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POSITAIRE D'EXECUTER EN VALEUR, AVEC GARANTIE, SON OBLIGATION A RESTITUTION, ET NE POUVAIT DONC CARACTERISER UNE INFIDELITE, DE SORTE QUE L'ARRET ATTAQUE MANQUERAIT DE BASE LEGALE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE DELAI DE PRESCRIPTION NE POUVAIT COMMENCER A COURIR QUE LE 19 NOVEMBRE 1975, DATE DU JUGEMENT QUI AVAIT CONSTATE QUE M Y... N'EXECUTAIT PAS L'ENGAGEMENT DE RESTITUTION EN VALEUR QU'IL AVAIT CONTRACTE ET QUE LES GARANTIES ETAIENT FALLACIEUSES, ET QU'AINSI, EN DECLARANT PRESCRITE L'ACTION FORMEE MOINS DE DEUX ANS APRES CE JUGEMENT QUI AVAIT ETABLI DEFINITIVEMENT L'INFIDELITE DU DE

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DEUX ANS APRES CE JUGEMENT QUI AVAIT ETABLI DEFINITIVEMENT L'INFIDELITE DU DEPOSITAIRE, LA COUR D'APPEL AURAIT MECONNU LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 25 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE LE CONTRAT D'ASSURANCE NE S'APPLIQUAIT QUE SI, AU MOMENT DU SINISTRE, M Y... AVAIT CONSERVE LA QUALITE DE DEPOSITAIRE DU TABLEAU ET QUE, DANS CE CAS, LA RECONNAISSANCE DE DETTES QU'IL AVAIT SIGNEE LE 22 SEPTEMBRE 1972 NE POUVAIT AVOIR POUR OBJET QUE DE DONNER UNE GARANTIE A M X... ET IMPLIQUAIT NECESSAIREMENT QUE CELUI-CI AVAIT CONNAISS

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IE A M X... ET IMPLIQUAIT NECESSAIREMENT QUE CELUI-CI AVAIT CONNAISSANCE, DES LE 22 SEPTEMBRE 1972, DU DETOURNEMENT DONT IL ETAIT VICTIME DE LA PART DE M Y... ; QUE LA COUR D'APPEL A JUSTEMENT DEDUIT DE CES ENONCIATIONS QU'A CETTE DATE LE DELAI DE PRESCRIPTION DE DEUX ANS PREVU PAR L'ARTICLE 25 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930, DEVENU L'ARTICLE L 114-1 DU CODE DES ASSURANCES, AVAIT COMMENCE A COURIR ET QU'AINSI IL ETAIT EXPIRE LORS DE L'ASSIGNATION DU 21 SEPTEMBRE 1976 ; QUE LE MOYEN NE PEUT DONC ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L