Document ID: JURITEXT000007505061
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/50/JURITEXT000007505061.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que le 28 mai 1999, la société Béton Fort (la société) a formé opposition à une contrainte n° 98003376 décernée par la caisse générale de sécurité sociale (la caisse) pour l'obtention du paiement de cotisations et majorations de retard dues au titre des troisième et quatrième trimestres de l'année 1997 pour un montant de 153 326,66 francs ; que devant les juges du fond, la Caisse a demandé la validation de la contrainte à hauteur de la somme de 33 601 francs, correspondant au solde de cotisations du troisième trimestre ; Attendu que pour annuler la contrainte litigieuse, la cour d'appel énonce qu'il résulte de la comptabilité de la société que celle-ci a versé une somme supérieure au montant de la contrainte ; Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de la Caisse faisant valoir qu'il résultait des extraits de compte bancaire produits par la société que les règlements intervenus ne concernaient que des cotisations dues au titre du quatrième trimestre 1997, la cour d'appel a méconnu les exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 décembre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Fort-de-France ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre ; Condamne la société Béton Fort aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit octobre deux mille cinq.

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AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que le 28 mai 1999, la société Béton Fort (la société) a formé opposition à une contrainte n° 98003376 décernée par la caisse générale de sécurité sociale (la caisse) pour l'obtention du paiement de cotisations et majorations de retard dues au titre des troisième et quatrième trimestres de l'année 1997 pour un montant de 153 326,66 francs ; que devant les juges du fond, la Caisse a demandé la validation de la contrainte à hauteur de la somme de 33 601 francs

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du fond, la Caisse a demandé la validation de la contrainte à hauteur de la somme de 33 601 francs, correspondant au solde de cotisations du troisième trimestre ; Attendu que pour annuler la contrainte litigieuse, la cour d'appel énonce qu'il résulte de la comptabilité de la société que celle-ci a versé une somme supérieure au montant de la contrainte ; Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de la Caisse faisant valoir qu'il résultait des extraits de compte bancaire produits par la société que les règlements intervenus ne concernaient que des cotisations dues au titre du quatrième trimestre 1997, la cour d'appel a méconnu les exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le

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susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 décembre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Fort-de-France ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre ; Condamne la société Béton Fort aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit octobre deux mille cinq.