Document ID: JURITEXT000007077899
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/78/JURITEXT000007077899.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
Sur le moyen unique : Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. X..., de nationalité tunisienne, a assuré sa voiture auprès de la compagnie d'assurances Le Continent ; que la police, souscrite en France pour un véhicule ayant une immatriculation française, était valable un an à compter du 18 septembre 1980 ; que, revenu en Tunisie le 25 septembre 1980, M. X... a obtenu le jour même un permis tunisien provisoire de circulation ; que, le 31 octobre 1980, son automobile a été immatriculée en Tunisie ; que cette voiture ayant été endommagée lors d'un accident survenu dans ce pays le 18 octobre 1980, M. X... a demandé réparation à son assureur qui a dénié sa garantie ; que, par arrêt infirmatif, la Cour d'appel (Paris, 20 septembre 1984) a condamné la compagnie d'assurances à couvrir le sinistre ; Attendu que la compagnie Le Continent reproche à la Cour d'appel d'avoir statué comme elle a fait, alors que l'automobile de M. X..., ayant fait l'objet d'un permis tunisien provisoire de circulation, n'était plus assurable par une compagnie française qui, comme l'arrêt attaqué l'a reconnu, ne pouvait exercer son activité en Tunisie ; qu'en décidant le contraire, la Cour d'appel n'aurait pas tiré les conséquences de ses propres constatations, se serait contredite et aurait violé la loi du contrat ; Mais attendu que la Cour d'appel a relevé que le contrat garantissait les dommages survenus au véhicule en Tunisie quelle que soit son immatriculation ; qu'elle a retenu à bon droit que l'impossibilité pour la compagnie d'assurances d'exercer son activité en Tunisie ne lui permettait pas de se soustraire à ses obligations contractuelles ; d'où il suit que, sans se contredire, elle a légalement justifié sa décision et que le moyen ne peut donc être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi

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Sur le moyen unique : Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. X..., de nationalité tunisienne, a assuré sa voiture auprès de la compagnie d'assurances Le Continent ; que la police, souscrite en France pour un véhicule ayant une immatriculation française, était valable un an à compter du 18 septembre 1980 ; que, revenu en Tunisie le 25 septembre 1980, M. X... a obtenu le jour même un permis tunisien provisoire de circulation ; que, le 31 octobre 1980, son automobile a été immatriculée en Tunisie ; que cette voiture ayant été endommagée lors d'un accident survenu dans ce pays le 18 octobre 1980, M. X... a demandé réparation à son assureur qui a dénié sa garantie ; que, par arrêt infirmatif, la Cour d'appel (Paris, 20

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assureur qui a dénié sa garantie ; que, par arrêt infirmatif, la Cour d'appel (Paris, 20 septembre 1984) a condamné la compagnie d'assurances à couvrir le sinistre ; Attendu que la compagnie Le Continent reproche à la Cour d'appel d'avoir statué comme elle a fait, alors que l'automobile de M. X..., ayant fait l'objet d'un permis tunisien provisoire de circulation, n'était plus assurable par une compagnie française qui, comme l'arrêt attaqué l'a reconnu, ne pouvait exercer son activité en Tunisie ; qu'en décidant le contraire, la Cour d'appel n'aurait pas tiré les conséquences de ses propres constatations, se serait contredite et aurait violé la loi du contrat ; Mais attendu que la Cour d'appel a rele

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se serait contredite et aurait violé la loi du contrat ; Mais attendu que la Cour d'appel a relevé que le contrat garantissait les dommages survenus au véhicule en Tunisie quelle que soit son immatriculation ; qu'elle a retenu à bon droit que l'impossibilité pour la compagnie d'assurances d'exercer son activité en Tunisie ne lui permettait pas de se soustraire à ses obligations contractuelles ; d'où il suit que, sans se contredire, elle a légalement justifié sa décision et que le moyen ne peut donc être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi