Document ID: JURITEXT000007538224
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/53/82/JURITEXT000007538224.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, pris en ses deux branches, et le second moyen, pris en ses deux branches, réunis tels qu'ils figurent au mémoire en demande et sont reproduits en annexe : Attendu que se prétendant créancier d'une somme d'argent à l'égard de Mme X..., M. Y... a assigné celle-ci en paiement, laquelle a formé une demande reconventionnelle en allocation de dommages-intérêts ; Attendu, d'abord, qu'analysant tant les déclarations faites par M. Y... lors de sa comparution personnelle que les énonciations contenues dans un document que celui-ci avait adressé à Mme X..., la cour d'appel (Bordeaux, 6 septembre 2005) en a déduit qu'il avait, dans une intention libérale, laissé à cette dernière la disposition de certains biens achetés au moyen d'une partie des fonds pris en considération pour établir la reconnaissance de dette souscrite par Mme X... ; que par cette appréciation souveraine, qui échappe au grief de la première branche du premier moyen, elle a, sans encourir le grief de double qualification des mêmes faits invoqué par la seconde branche du même moyen, légalement justifié sa décision limitant l'obligation de restituer née de cette reconnaissance de dette à la partie de la somme excédant la valeur des biens offerts à Mme X... ; qu'ensuite, en allouant à celle-ci une somme à titre de dommages-intérêts, la cour d'appel a sanctionné la faute que M. Y... avait commise à son égard en tentant indûment de remettre en cause les libéralités ainsi consenties ; qu'aucune des branches du second moyen n'est donc fondée ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. Y... aux dépens ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé en son audience publique du douze juillet deux mille sept par M. Bargue installé le 4 juillet 2007 dans ses fonctions de président de chambre.

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elle que les énonciations contenues dans un document que celui-ci avait adressé à Mme X..., la cour d'appel (Bordeaux, 6 septembre 2005) en a déduit qu'il avait, dans une intention libérale, laissé à cette dernière la disposition de certains biens achetés au moyen d'une partie des fonds pris en considération pour établir la reconnaissance de dette souscrite par Mme X... ; que par cette appréciation souveraine, qui échappe au grief de la première branche du premier moyen, elle a, sans encourir le grief de double qualification des mêmes faits invoqué par la seconde branche du même moyen, légalement justifié sa décision limitant l'obligation de restituer née de cette reconnaissance de dette à la partie de la somme excédant la valeur des biens offerts à Mme X

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de cette reconnaissance de dette à la partie de la somme excédant la valeur des biens offerts à Mme X... ; qu'ensuite, en allouant à celle-ci une somme à titre de dommages-intérêts, la cour d'appel a sanctionné la faute que M. Y... avait commise à son égard en tentant indûment de remettre en cause les libéralités ainsi consenties ; qu'aucune des branches du second moyen n'est donc fondée ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. Y... aux dépens ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé en son audience publique du douze juillet deux mille sept par M. Bargue installé le 4 juillet 2007 dans ses fonctions de président de chambre.

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