Document ID: JURITEXT000007490306
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/49/03/JURITEXT000007490306.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 11 février 2003), qu'arguant de la réalisation par Mme X..., leur voisine, d'importants travaux de décaissement qui avaient empiété sur leur fonds contigu, les époux Y... l'ont assignée, sur le fondement de l'article 1382 du Code civil, pour obtenir le paiement d'une certaine somme correspondant au coût des travaux de remise en état de leur terrain et de dommages-intérêts en réparation de la perte de jouissance de leur propriété ; Sur le moyen unique, pris en ses deuxième et troisième branches, ci-après annexées : Attendu qu'ayant relevé, par motifs propres, qu'il n'était pas établi que le débroussaillage et l'aplanissement des terres avaient causé un préjudice de quelque nature que ce soit aux époux Y..., la cour d'appel en a déduit, à bon droit, que leur demande tendant à l'octroi de dommages-intérêts en réparation de la perte de jouissance d'une partie de leur propriété pendant plus de sept ans devait être rejetée ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Mais sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article 544 du Code civil, ensemble l'article 1382 du même Code ; Attendu que pour rejeter leur demande tendant à la remise en état de leur terrain, l'arrêt retient que le constat du 12 avril 1990, celui de 1998 comme aussi celui du 18 avril 2002 et les photographies rapportent la preuve de l'empiétement des travaux réalisés par Mme X... sur le fonds des époux Y... ainsi que du nivellement des terres pour en faire un chemin, mais qu'ils ne rapportent aucunement la preuve d'un décaissement ; qu'il n'est pas établi que le débroussaillage et l'aplanissement des terres aient causé un préjudice de quelque nature que ce soit aux époux Y... ; Qu'en statuant ainsi, tout en constatant la réalité du nivellement du fonds des époux Y..., alors que la remise en état du fonds doit être ordonnée quand le propriétaire l'exige, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a débouté les époux Y... de leur demande paiement de la somme de 21 612,72 euros représentant le coût de la remise en état de leur parcelle, l'arrêt rendu le 11 février 2003, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Grenoble ; Condamne Mme X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes des époux Y... et de Mme X... ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit mai deux mille cinq.

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AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 11 février 2003), qu'arguant de la réalisation par Mme X..., leur voisine, d'importants travaux de décaissement qui avaient empiété sur leur fonds contigu, les époux Y... l'ont assignée, sur le fondement de l'article 1382 du Code civil, pour obtenir le paiement d'une certaine somme correspondant au coût des travaux de remise en état de leur terrain et de dommages-intérêts en réparation de la perte de jouissance de leur propriété ; Sur le moyen unique, pris en ses deuxième et troisième branches, ci-après annexées : Attendu qu'ayant

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en unique, pris en ses deuxième et troisième branches, ci-après annexées : Attendu qu'ayant relevé, par motifs propres, qu'il n'était pas établi que le débroussaillage et l'aplanissement des terres avaient causé un préjudice de quelque nature que ce soit aux époux Y..., la cour d'appel en a déduit, à bon droit, que leur demande tendant à l'octroi de dommages-intérêts en réparation de la perte de jouissance d'une partie de leur propriété pendant plus de sept ans devait être rejetée ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Mais sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article 544 du Code civil, ensemble l'article 1382 du même Code ; Attendu que pour rejeter leur demande tendant à la remise en état de

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l'article 1382 du même Code ; Attendu que pour rejeter leur demande tendant à la remise en état de leur terrain, l'arrêt retient que le constat du 12 avril 1990, celui de 1998 comme aussi celui du 18 avril 2002 et les photographies rapportent la preuve de l'empiétement des travaux réalisés par Mme X... sur le fonds des époux Y... ainsi que du nivellement des terres pour en faire un chemin, mais qu'ils ne rapportent aucunement la preuve d'un décaissement ; qu'il n'est pas établi que le débroussaillage et l'aplanissement des terres aient causé un préjudice de quelque nature que ce soit aux époux Y... ; Qu'en statuant ainsi, tout en constatant la réalité du nivellement du fonds des époux Y..., alors que la remise en état du fonds doit être ordonnée quand