Document ID: JURITEXT000007490099
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/49/00/JURITEXT000007490099.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 2 octobre 2003), que Mme X... ayant acquis un appartement dans un immeuble en copropriété dont le prix de vente prenait en compte l'existence de désordres affectant les installations sanitaires, il s'est avéré, à l'occasion de travaux, que les désordres n'affectaient pas seulement la salle d'eau de son lot, mais également le mur pignon de l'immeuble ; que le syndicat des copropriétaires du 34, rue de la Montagne Sainte-Geneviève qui a fait procéder aux travaux de réfection, a avancé les frais de démolition des alvéoles sanitaires de l' appartement ; que par une décision irrévocable du 30 mai 1997, le syndicat a été indemnisé de l'intégralité de son préjudice consécutif à ce sinistre ; que par acte du 26 février 2001, il a assigné Mme X... en remboursement du prix des travaux de démolition des sanitaires ; Sur le premier moyen : Vu l'article 4 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que pour déclarer irrecevable la demande du syndicat, l'arrêt retient que s'agissant de la demande au titre de la démolition des alvéoles sanitaires, il résulte de l'arrêt définitif du 30 mai 1997 que le syndicat a obtenu par jugement du 14 avril 1995 la réparation intégrale de son préjudice résultant de ce sinistre ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de l'arrêt du 30 mai 1997 que le syndicat était seulement garanti du coût de travaux de remise en état des désordres affectant les parties communes de l'immeuble, consécutifs à ce sinistre, la cour d'appel qui a dénaturé les termes clairs et précis de cet arrêt, a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré irrecevable la demande du syndicat des copropriétaires en remboursement des travaux de démolition des alvéoles sanitaires, et en ce qu'il le condamne à payer des dommages-intérêts à Mme X..., l'arrêt rendu le 2 octobre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans ; Condamne Mme X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mme X... et du syndicat des copropriétaires du 34, rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris 5e ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quinze mars deux mille cinq.

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travaux de réfection, a avancé les frais de démolition des alvéoles sanitaires de l' appartement ; que par une décision irrévocable du 30 mai 1997, le syndicat a été indemnisé de l'intégralité de son préjudice consécutif à ce sinistre ; que par acte du 26 février 2001, il a assigné Mme X... en remboursement du prix des travaux de démolition des sanitaires ; Sur le premier moyen : Vu l'article 4 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que pour déclarer irrecevable la demande du syndicat, l'arrêt retient que s'agissant de la demande au titre de la démolition des alvéoles sanitaires, il résulte de l'arrêt définitif du 30 mai 1997 que le syndicat a obtenu par jugement du 14 avril 1995 la réparation intégrale de son préjudice

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mai 1997 que le syndicat a obtenu par jugement du 14 avril 1995 la réparation intégrale de son préjudice résultant de ce sinistre ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de l'arrêt du 30 mai 1997 que le syndicat était seulement garanti du coût de travaux de remise en état des désordres affectant les parties communes de l'immeuble, consécutifs à ce sinistre, la cour d'appel qui a dénaturé les termes clairs et précis de cet arrêt, a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré irrecevable la demande du syndicat des copropriétaires en remboursement des travaux de démolition des alvéoles sanitaires, et en ce qu

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at des copropriétaires en remboursement des travaux de démolition des alvéoles sanitaires, et en ce qu'il le condamne à payer des dommages-intérêts à Mme X..., l'arrêt rendu le 2 octobre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans ; Condamne Mme X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mme X... et du syndicat des copropriétaires du 34, rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris 5e ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation