Document ID: JURITEXT000007241948
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/24/19/JURITEXT000007241948.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Jean-Paul, René, François A..., demeurant à Saint-Emilion (Gironde), domaine de Château Pavie, en cassation d'un arrêt rendu le 29 octobre 1992 par la cour d'appel de Paris (2ème chambre - section B), au profit : 1 ) de Mme Jacqueline A..., épouse Z..., demeurant à Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines), ferme de Gally, 2 ) de Mme Marie-Thérèse A..., épouse X..., demeurant Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil (Dordogne), Manaurie, Cap del Roc, 3 ) de M. Jean-Pierre A..., demeurant à Chaumes-en-Brie (Seine-et-Marne), domaine de Maurevert, 4 ) de M. François, Bernard, Marie A..., demeurant à Chaumes-en-Brie (Seine-et-Marne), domaine de Maurevert, défendeurs à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 2 novembre 1994, où étaient présents : M. Grégoire, conseiller doyen faisant fonctions de président, M. Savatier, conseiller référendaire rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, M. Lesec, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Savatier, les observations de la SCP Hubert et Bruno Le Griel, avocat de M. Jean-Paul A..., de la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin, avocat de Mmes Z... et X... et de MM. Jean-Pierre et François A..., les conclusions de M. Lesec, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, tel qu'énoncé au mémoire en demande et reproduit en annexe : Attendu que sous couvert de griefs non fondés de violation des articles 1482 et 1134 du Code civil et de manque de base légale, le moyen ne tend qu'à remettre en discussion devant la Cour de Cassation l'appréciation souveraine par la cour d'appel de la portée des éléments de preuve dont se prévalait M. Jean-Paul A... pour soutenir que les reconnaissances de dettes litigieuses étaient nulles pour être dépourvues de cause, ce qu'il avait la charge d'établir ; que c'est sans encourir le grief de la première branche, ni dénaturer le rapport de l'expert, que l'arrêt attaqué (Paris, 29 octobre 1992) a estimé que le montant de ces reconnaissances représentait les sommes qui avaient été mises à la disposition et employées pour le compte de leur auteur ; qu'en aucune de ses quatre premières branches le moyen n'est donc fondé ; qu'en sa dernière, le moyen, nouveau et mélangé de fait, est irrecevable ; Sur la demande formée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile : Attendu que les consorts A..., défendeurs au pourvoi sollicitent sur le fondement de ce texte l'allocation d'une somme non chiffrée ; Attendu qu'il n'y a pas lieu d'accueillir cette demande ; Et attendu que le pourvoi revêt un caractère abusif ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Rejette la demande des consorts A... défendeurs au pourvoi fondée sur l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Condamne M. Y... Valette à une amende civile de dix mille francs, envers le Trésor public ; le condamne, envers les consorts A..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du treize décembre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.

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griefs non fondés de violation des articles 1482 et 1134 du Code civil et de manque de base légale, le moyen ne tend qu'à remettre en discussion devant la Cour de Cassation l'appréciation souveraine par la cour d'appel de la portée des éléments de preuve dont se prévalait M. Jean-Paul A... pour soutenir que les reconnaissances de dettes litigieuses étaient nulles pour être dépourvues de cause, ce qu'il avait la charge d'établir ; que c'est sans encourir le grief de la première branche, ni dénaturer le rapport de l'expert, que l'arrêt attaqué (Paris, 29 octobre 1992) a estimé que le montant de ces reconnaissances représentait les sommes qui avaient été mises à la disposition et employées pour le compte de leur auteur ; qu'en aucune de ses quatre premières branches

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ises à la disposition et employées pour le compte de leur auteur ; qu'en aucune de ses quatre premières branches le moyen n'est donc fondé ; qu'en sa dernière, le moyen, nouveau et mélangé de fait, est irrecevable ; Sur la demande formée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile : Attendu que les consorts A..., défendeurs au pourvoi sollicitent sur le fondement de ce texte l'allocation d'une somme non chiffrée ; Attendu qu'il n'y a pas lieu d'accueillir cette demande ; Et attendu que le pourvoi revêt un caractère abusif ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Rejette la demande des consorts A... défendeurs au pourvoi fondée sur l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Condamne M.

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... défendeurs au pourvoi fondée sur l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Condamne M. Y... Valette à une amende civile de dix mille francs, envers le Trésor public ; le condamne, envers les consorts A..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du treize décembre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.