Document ID: JURITEXT000007526464
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/64/JURITEXT000007526464.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu que Mme X... a conclu un contrat de prestations de service auprès de Mme Y... pour assurer sa permanence téléphonique ; que par lettre du 2 juillet 2002 elle a dénoncé ce contrat et s'est opposée au paiement des sommes qui lui étaient réclamées devant le juge de proximité, tant au titre de l'abonnement du mois de juillet 2002 et des prestations qu'au titre d'un préavis d'un mois ; Sur le premier moyen, pris en ces deux branches : Vu les articles 1315, alinéa 2, et 1235 du code civil ; Attendu que pour rejeter la demande en paiement, le juge de proximité a relevé que Mme Z... ne rapportait pas la preuve que Mme X... ne s'était pas acquittée du paiement de l'abonnement du mois de juillet 2002 puisque celle-ci avait établi un chèque le 24 juillet 2002 qui avait été enregistré dans la comptabilité de M. Z... le 21 août 2002 ; Qu'en statuant ainsi, alors que la remise d'un chèque ne vaut paiement que sous condition de son encaissement et qu'il appartenait à Mme X... qui se prétendait libérée de justifier de cet encaissement, le juge du proximité, inversant la charge de la preuve, a violé les textes susvisés ; Sur le second moyen : Vu l'article 1134 du code civil : Attendu que pour rejeter la demande en paiement formée au titre d'un préavis d'un mois, le juge de proximité relève que le contrat initial signé des parties n'a pas été produit et que si les factures émises à partir du 2 mars 2002 par Mme Z... mentionnaient un délai de préavis d'un mois, il n est pas établi que cette clause ait été acceptée ; Qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher si l'acceptation de cette clause ne résultait pas du paiement effectué sans réserve par Mme X... des factures qui lui étaient adressées et si le contrat ayant été conclu à durée indéterminée n'imposait pas à Mme X..., pour le dénoncer unilatéralement, de respecter un délai de préavis d'usage, le juge de proximité a privé sa décision de base légale au regard du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 23 novembre 2004, entre les parties, par la juridiction de proximité du tribunal d'instance du 7e arrondissement de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant par la juridiction de proximité du tribunal d'instance du 8e arrondissement de Paris ; Condamne Mme X... aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze juin deux mille sept.

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u que pour rejeter la demande en paiement, le juge de proximité a relevé que Mme Z... ne rapportait pas la preuve que Mme X... ne s'était pas acquittée du paiement de l'abonnement du mois de juillet 2002 puisque celle-ci avait établi un chèque le 24 juillet 2002 qui avait été enregistré dans la comptabilité de M. Z... le 21 août 2002 ; Qu'en statuant ainsi, alors que la remise d'un chèque ne vaut paiement que sous condition de son encaissement et qu'il appartenait à Mme X... qui se prétendait libérée de justifier de cet encaissement, le juge du proximité, inversant la charge de la preuve, a violé les textes susvisés ; Sur le second moyen : Vu l'article 1134 du code civil : Attendu que pour rejeter la demande en pa

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Sur le second moyen : Vu l'article 1134 du code civil : Attendu que pour rejeter la demande en paiement formée au titre d'un préavis d'un mois, le juge de proximité relève que le contrat initial signé des parties n'a pas été produit et que si les factures émises à partir du 2 mars 2002 par Mme Z... mentionnaient un délai de préavis d'un mois, il n est pas établi que cette clause ait été acceptée ; Qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher si l'acceptation de cette clause ne résultait pas du paiement effectué sans réserve par Mme X... des factures qui lui étaient adressées et si le contrat ayant été conclu à durée indéterminée n'imposait pas à Mme X..., pour le dénoncer unilatéralement, de respecter un délai de préavis d'usage

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à Mme X..., pour le dénoncer unilatéralement, de respecter un délai de préavis d'usage, le juge de proximité a privé sa décision de base légale au regard du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 23 novembre 2004, entre les parties, par la juridiction de proximité du tribunal d'instance du 7e arrondissement de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant par la juridiction de proximité du tribunal d'instance du 8e arrondissement de Paris ; Condamne Mme X... aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge