Document ID: JURITEXT000007087594
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/08/75/JURITEXT000007087594.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par Monsieur X... DEMETS, demeurant à Sin Le Noble (Nord), 863, square Romain Rolland, en cassation d'un arrêt rendu le 13 octobre 1987 par la cour d'appel de Douai (1re chambre civile), au profit de la société anonyme ENTREPRISE BERNARD, dont le siège est à Cambrai (Nord), ..., défenderesse à la cassation ; Le demandeur invoque à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 8 mars 1989, où étaient présents : M. Francon, président, M. Beauvois, rapporteur, MM. Paulot, Vaissette, Senselme, Gautier, Capoulade, Bonodeau, Peyre, Darbon, Aydalot, conseillers, MM. Garban, Chollet, conseillers référendaires, M. Marcelli, avocat général, Mme Prax, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Beauvois, les observations de la SCP Jean et Didier Le Prado, avocat de M. Y..., de la SCP Peignot et Garreau, avocat de la société Entreprise Bernard, les conclusions de M. Marcelli, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l' article 1147 du Code civil ; Attendu que pour éxonérer la société entreprise Bernard de toute responsabilité du chef de désordres affectant la toiture d'une maison construite par cette société pour M. Y..., maître de l'ouvrage, l'arrêt attaqué (Douai, 13 octobre 1987), après avoir écarté l'application de la garantie décennale, en raison du caractère purement esthétique du dommage, énonce que M. Y... ne peut invoquer à titre subsidiaire l'obligation contractuelle de résultat dont est tenue le locateur d'ouvrage dès lors que la réception des travaux a été prononcée ; Qu'en statuant ainsi, sans rechercher s'il avait été satisfait aux réserves, auxquelles M. Z... fait référence dans ses conclusions, formulées dans le procès-verbal de la réception du 28 mars 1974, seule visée dans l'arrêt, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE en ce qu'il a exonéré la société entreprise Bernard de toute responsabilité dans le dommage subi par M. Y... du fait de l'affaissement de la toiture de son pavillon, l'arrêt rendu le 13 octobre 1987, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rouen ; Condamne la société Entreprise Bernard, envers M. Y..., aux dépens liquidés à la somme de quatorze francs vingt cinq centimes et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Douai, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du dix neuf avril mil neuf cent quatre vingt neuf.

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moyen unique : Vu l' article 1147 du Code civil ; Attendu que pour éxonérer la société entreprise Bernard de toute responsabilité du chef de désordres affectant la toiture d'une maison construite par cette société pour M. Y..., maître de l'ouvrage, l'arrêt attaqué (Douai, 13 octobre 1987), après avoir écarté l'application de la garantie décennale, en raison du caractère purement esthétique du dommage, énonce que M. Y... ne peut invoquer à titre subsidiaire l'obligation contractuelle de résultat dont est tenue le locateur d'ouvrage dès lors que la réception des travaux a été prononcée ; Qu'en statuant ainsi, sans rechercher s'il avait été satisfait aux réserves, auxquelles M. Z... fait référence dans ses conclusions, formulées dans le procès-verbal de la ré

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es, auxquelles M. Z... fait référence dans ses conclusions, formulées dans le procès-verbal de la réception du 28 mars 1974, seule visée dans l'arrêt, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE en ce qu'il a exonéré la société entreprise Bernard de toute responsabilité dans le dommage subi par M. Y... du fait de l'affaissement de la toiture de son pavillon, l'arrêt rendu le 13 octobre 1987, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rouen ; Condamne la société Entreprise Bernard, envers M. Y..., aux