Document ID: JURITEXT000007421920
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/42/19/JURITEXT000007421920.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Marius Y..., demeurant ..., en cassation d'un arrêt rendu le 11 mai 1999 par la cour d'appel de Metz (1re chambre civile), au profit de Mme Marie-Thérèse X..., demeurant ..., défenderesse à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 27 février 2001, où étaient présents : M. Lemontey, président, Mme Bénas, conseiller rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, M. Sainte-Rose, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Bénas, conseiller, les observations de la SCP Parmentier et Didier, avocat de M. Y..., de la SCP Vincent et Ohl, avocat de Mme X..., les conclusions de M. Sainte-Rose, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Attendu que, le 14 novembre 1994, M. Y... a passé avec Mme X... une convention fixant les conditions et modalités de mise en pension de six chevaux ; qu'en décembre 1995, il les a retirés pour les confier à un autre établissement ; que, le 15 janvier 1996, il a assigné Mme X... en résolution du contrat et en remboursement de paiements indus, selon lui ; Sur le moyen unique, pris en ses première et deuxième branches : Attendu que M. Y... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Metz, 11 mai 1999) de l'avoir débouté de sa demande en résolution de la convention alors, selon le moyen, que la cour d'appel a dénaturé les termes de celle-ci en affirmant 1 ) que la pension pour trois chevaux supplémentaires excédait celle prévue initialement au contrat, 2 ) en affirmant aussi que la fourniture de la paille et du foin constituait également une prestation supplémentaire excédant celle initialement prévue ; Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'interprétation de la convention passée entre les parties, que la cour d'appel a retenu que les prestations litigieuses étaient distinctes de celles prévues au contrat ; Et sur le moyen unique, pris en ses troisième et quatrième branches, tel qu'il figure au mémoire en demande et est reproduit en annexe : Attendu que les troisième et quatrième griefs du moyen, en ce qu'ils invoquent un manque de base légale de l'arrêt au regard de l'article 1101 du Code civil et une inversion de la charge de la preuve, sont exclusivement dirigés contre les motifs de l'arrêt relatifs au paiement des prestations supplémentaires et non contre le dispositif de l'arrêt déboutant M. Y... de sa demande en remboursement ; que, dès lors, ils sont irrecevables ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. Y... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne M. Y... à payer à Mme X... la somme de 10 000 francs ou 1 524,49 euros ; rejette la demande de M. Y... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du trois avril deux mille un.

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présents : M. Lemontey, président, Mme Bénas, conseiller rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, M. Sainte-Rose, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Bénas, conseiller, les observations de la SCP Parmentier et Didier, avocat de M. Y..., de la SCP Vincent et Ohl, avocat de Mme X..., les conclusions de M. Sainte-Rose, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Attendu que, le 14 novembre 1994, M. Y... a passé avec Mme X... une convention fixant les conditions et modalités de mise en pension de six chevaux ; qu'en décembre 1995, il les a retirés pour les confier à un autre établissement ; que, le 15 janvier 1996, il a assigné Mme

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a retirés pour les confier à un autre établissement ; que, le 15 janvier 1996, il a assigné Mme X... en résolution du contrat et en remboursement de paiements indus, selon lui ; Sur le moyen unique, pris en ses première et deuxième branches : Attendu que M. Y... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Metz, 11 mai 1999) de l'avoir débouté de sa demande en résolution de la convention alors, selon le moyen, que la cour d'appel a dénaturé les termes de celle-ci en affirmant 1 ) que la pension pour trois chevaux supplémentaires excédait celle prévue initialement au contrat, 2 ) en affirmant aussi que la fourniture de la paille et du foin constituait également une prestation supplémentaire excédant celle initialement prévue ; Mais attendu que c'est dans l'ex

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constituait également une prestation supplémentaire excédant celle initialement prévue ; Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'interprétation de la convention passée entre les parties, que la cour d'appel a retenu que les prestations litigieuses étaient distinctes de celles prévues au contrat ; Et sur le moyen unique, pris en ses troisième et quatrième branches, tel qu'il figure au mémoire en demande et est reproduit en annexe : Attendu que les troisième et quatrième griefs du moyen, en ce qu'ils invoquent un manque de base légale de l'arrêt au regard de l'article 1101 du Code civil et une inversion de la charge de la preuve, sont exclusivement dirigés contre les motifs de l'arrêt relatifs au paiement des prestations supplémentaires et non contre le dispositif de l'arrêt débout