Document ID: JURITEXT000007195342
Case Number: 
URL: texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/19/53/JURITEXT000007195342.xml
Dataset Source: la-mousse/INCA-17-01-2025

--- Full Document ---
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par : 18) M. Landry B..., 28) Mme C... eorgette, Valentine B..., née E..., demeurant tous deux ... à Magny-les-Hameaux (Yvelines), en cassation d'un arrêt rendu le 24 mai 1991 par la cour d'appel de Versailles (1ère chambre, section 2), au profit de : 18) M. Jacques, Maurice H..., 28) Mme Patricia H..., née J..., demeurant tous deux ... à Magny-les-Hameaux (Yvelines), défendeurs à la cassation ; Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt : LA COUR, en l'audience publique du 27 avril 1993, où étaient présents : M. Beauvois, président, M. Aydalot, conseiller rapporteur, MM. Y..., F..., D... A..., MM. X..., I..., D... Z... Marino, conseillers, MM. Chollet, Pronier, conseillers référendaires, M. Sodini, avocat général, Mme Pacanowski, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Aydalot, les observations de la SCP Hubert et Bruno Le Griel, avocat des époux B..., de la SCP Piwnica et Molinié, avocat des époux H..., les conclusions de M. Sodini, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu les articles 691 et 1134 du Code civil ; Attendu, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 24 mai 1991), que les époux B... et les époux H... sont propriétaires de deux terrains issus de la division en deux lots de la propriété de Mme G... ; que le plan du lotissement a été approuvé par arrêté préfectoral sous réserve d'un pan coupé au débouché du lot des époux Lanista sur la voie publique ayant au maximum trois mètres de côté ; que les époux B... ayant clôturé leur propriété en limite de la voie publique, les époux H..., alléguant une perte de jouissance, ont demandé la démolition de la clôture ; Attendu que, pour ordonner la suppression par les époux B... des ouvrages se trouvant sur l'emprise du dégagement, l'arrêt retient que le pan coupé a nécessairement pour objet de permettre une meilleure visibilité au débouché de la voie privée, que le plan du lotissement implique que l'emprise du dégagement reste totalement libre et qu'il n'importe pas que les époux H... ne justifient pas d'un préjudice personnel, s'agissant d'une servitude de lotissement ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'elle avait relevé l'absence d'une interdiction concernant les clôtures dans le cahier des charges du lotissement et sans rechercher l'existence d'un autre document contractuel prévoyant une telle servitude, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 mai 1991, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims ; Condamne les époux H..., envers les époux B..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Versailles, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du deux juin mil neuf cent quatre vingt treize.

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clôture ; Attendu que, pour ordonner la suppression par les époux B... des ouvrages se trouvant sur l'emprise du dégagement, l'arrêt retient que le pan coupé a nécessairement pour objet de permettre une meilleure visibilité au débouché de la voie privée, que le plan du lotissement implique que l'emprise du dégagement reste totalement libre et qu'il n'importe pas que les époux H... ne justifient pas d'un préjudice personnel, s'agissant d'une servitude de lotissement ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'elle avait relevé l'absence d'une interdiction concernant les clôtures dans le cahier des charges du lotissement et sans rechercher l'existence d'un autre document contractuel prévoyant une telle servitude, la cour d'appel n'a pas donné de base légale

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document contractuel prévoyant une telle servitude, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 mai 1991, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims ; Condamne les époux H..., envers les époux B..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Versailles, en marge ou à la suite de l

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mis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Versailles, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du deux juin mil neuf cent quatre vingt treize.