# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 78850910-c0b9-46c8-beed-79b2d0d7adb0
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. En date du 3 octobre 2021, aux alentours de midi, un incendie s'est déclaré dans un appartement locatif sis à B._. Suite à cet événement, dans l'appartement directement juxtaposé à celui du foyer d'origine, C._, le chat de A._, s'étant réfugié sous le lit de cette dernière, est décédé asphyxié.
B. Le 29 décembre 2021, A._ a déposé une plainte pénale pour omission de prêter secours au sens de l'art. 128 CP et pour dommage à la propriété selon l'art. 144 CP. En substance, elle reproche au corps des sapeurs-pompiers de B._ de n'avoir pas pris toutes les mesures nécessaires au sauvetage de son chat, bien que leur ayant pourtant donné la localisation précise de ce dernier à maintes reprises. Elle leur reproche également de tenir des propos contradictoires quant à la raison pour laquelle le chat n'a pas été sauvé. Que les pompiers soient professionnels ou non, elle estime qu'ils doivent remplir leur mission et suivre les prescriptions qui s'imposent à eux, notamment la charte de la CSSP (Convention Suisse des sapeurs-pompiers), qui dispose entre autres que les animaux doivent être sauvés de façon prioritaire par rapport aux biens matériels. A._ a été entendue sur sa plainte le 15 février 2022.
Auditionné le 30 juin 2022, D._, capitaine et chef d'engagement des sapeurs-pompiers le jour de l'incendie, a déclaré avoir reçu l'information qu'un chat se trouvait encore dans l'appartement de A._ mais ne point avoir été informé quant à l'endroit exact où l'animal se trouvait. Il a déclaré qu'une fois que la fouille de l'immeuble avait été effectuée, une troupe de pompiers était retournée dans le bâtiment, sans pour autant être en mesure de localiser le chat. Ce n'est que plus tard qu'ils ont pu récupérer l’animal, mourant, et le remettre à sa propriétaire.
C. Par ordonnance du 18 août 2022, le Ministère public, estimant que les éléments constitutifs d'une infraction n'étaient manifestement pas remplis, a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale.
D. Le 25 août 2022, A._ a interjeté recours contre l'ordonnance précitée. En substance, elle estime que les pompiers ont volontairement décidé de ne pas secourir le félin et que dès lors, un dommage à la propriété au sens de l'art. 144 CP doit être retenu à leur encontre. A tout le moins, elle estime qu'ils ont commis cette infraction par omission au sens de l'art. 11 CP.
Par courrier du 8 septembre 2022, le Ministère public a transmis le dossier de la cause et a renoncé à se déterminer sur le recours, se référant intégralement aux considérants de son ordonnance de non-entrée en matière du 18 août 2022.

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP ; RS 312.0), ainsi que de l'art. 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après : la Chambre) est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
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1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours. L’ordonnance querellée a été notifiée à la recourante au plus tôt le 19 août 2022, de sorte que le recours déposé le 25 août 2022 l’a été en temps utile.
1.3. L'ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la plainte pénale. La recourante, partie plaignante, est directement touchée par cette décision et a dès lors la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).