# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9e5f0a3d-8e6b-401f-bc1d-0ce28ad05c52
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
A._ (le recourant), ressortissant de la Côte d'Ivoire né en 1994, est arrivé en Suisse en 2014 où il a obtenu une autorisation de séjour pour études, régulièrement prolongée, la dernière fois le 14 février 2018 avec validité jusqu'au 31 octobre 2018.
Par décision du 7 août 2019, le Service de la population du Canton de Vaud (SPOP) a refusé au recourant sa demande, déposée en novembre 2018, d'octroi d'une autorisation de séjour de courte durée pour recherche d'emploi. Par la même occasion, le SPOP a prononcé son renvoi de Suisse.
B.
Par acte du vendredi 6 septembre 2019, le recourant a interjeté un recours auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) contre la décision du SPOP du 7 août 2019.
Par ordonnance du 9 septembre 2019, envoyée au recourant par recommandé, le juge instructeur de la CDAP a imparti au recourant un délai au 9 octobre 2019 pour verser une avance de frais de 600 fr., en l'avertissant qu'à défaut son recours sera déclaré irrecevable. Par la même occasion, le juge instructeur a requis du recourant la production de toutes les preuves de ses recherches d'emploi depuis juillet 2018. Le recourant n'ayant pas retiré l'envoi recommandé dans le délai de garde, l'ordonnance du 9 septembre 2019 lui a été adressée une seconde fois le 24 septembre 2019 par courrier A avec la précision que le nouvel envoi n'avait pas pour effet de prolonger les délais impartis.
Dans le délai imparti, le recourant n'a pas versé l'avance de frais et ne s'est pas non plus manifesté d'une autre manière face au Tribunal.
Par appel téléphonique du lundi 14 octobre 2019 au greffe du Tribunal, le recourant a expliqué avoir été absent ce qui l'avait empêché de retirer à temps l'ordonnance envoyée par pli recommandé. Il requérait de plus de pouvoir verser l'avance de frais sous forme de paiement échelonné.
Par ordonnance du 15 octobre 2019, le juge instructeur s'est référé à l'appel du recourant du jour précédent et l'a rendu attentif aux dispositions légales sur la procédure écrite d'une part et sur les requêtes de restitution de délai d'autre part vu que le recourant n'avait pas respecté le délai imparti par ordonnance du 9 septembre 2019.
Par écriture du 17 octobre 2019, le recourant a déclaré, sans aucune précision, ni pièce justificative à l'appui, qu'il avait été absent de son lieu de domicile et avait ainsi "
manqué le courrier recommandé du 9 septembre 2019 auprès de la poste
". Il a demandé de l'en excuser. Il a encore demandé de pouvoir verser l'avance de frais par des paiements mensuels de 100 fr., sa "
situation financière [étant] assez compliquée actuellement
". Enfin, il a requis un nouveau délai pour produire les preuves de ses recherches d'emploi.

## Considerations

Considérant en droit:
1.
Selon l'art. 47 de la loi cantonale du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36), le recourant est en principe tenu de fournir une avance de frais en procédure de recours de droit administratif. L'autorité peut y renoncer si des circonstances particulières l'exigent (al. 2). Le Tribunal impartit un délai à la partie pour fournir l'avance de frais et l'avertit qu'en cas de défaut de paiement dans le délai, il n'entrera pas en matière sur le recours (al. 3). L'ordonnance du juge instructeur du 9 septembre 2019 correspond à ces exigences. Le recourant n'avait du reste pas rendu attentif et encore moins établi dans son acte de recours qu'il n'avait pas des moyens suffisants pour verser une avance de frais.
Le recourant n'as pas versé l'avance frais ni déposé une autre requête à ce sujet dans le délai imparti au 9 octobre 2019, de sorte que son recours devrait être déclaré irrecevable conformément à l'art. 47 al. 3 LPA-VD précité.
2.
Par acte du 17 octobre 2019, le recourant a toutefois demandé en substance la restitution des délais pour le paiement de l'avance de frais ainsi que pour la production des pièces demandées par ordonnance du juge instructeur du 9 septembre 2019.
Aux termes de l'art. 22 LPA-VD, un délai peut être restitué lorsque la partie ou son mandataire établit qu'il a été empêché, sans faute de sa part, d'agir dans le délai fixé (al. 1). La demande motivée de restitution doit être présentée dans les dix jours à compter de celui où l'empêchement a cessé. Dans ce même délai, le requérant doit accomplir l'acte omis. Sur requête, un délai supplémentaire lui est accordé pour compléter cet acte, si des motifs suffisants le justifient (al. 2).
Le recourant n'a d'aucune manière établi qu'il avait été empêché sans faute de sa part de respecter le délai fixé au 9 octobre 2019 par ordonnance du 9 septembre 2019. Ayant déposé par acte du 6 septembre 2019 un recours auprès du Tribunal de céans, il devait s'attendre à recevoir des courriers du Tribunal et aurait dû prendre des dispositions afin que ceux-ci puissent être réceptionnés pendant son absence, d'autant plus qu'il n'avait pas non plus averti le Tribunal d'une quelconque absence.
Dès lors, la requête de restitution de délai doit être rejetée et il n'y a pas lieu d'accorder au recourant de nouveau délai ou des mensualités pour le versement de l'avance de frais ou pour produire des pièces complémentaires.
3.
Vu ce qui précède, le recours déposé par acte du 6 septembre 2019 doit être déclaré irrecevable. Le juge instructeur statue dans cette mesure en tant que juge unique selon l'art. 94 al. 1 let. d LPA-VD.
Eu égard à toutes les circonstances, il est statué sans frais judiciaires et pas non plus alloué de dépens (cf. art. 49, 50, 55 et 56 LPA-VD).