# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3901cd31-9623-5487-b7cf-dcaa59244f14
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par courrier daté du 24 décembre 2018, A._ a signalé à la Préfecture de la Broye la situation de sa mère, B._, née en 1927, en raison de son état de santé préoccupant.
Après avoir évalué la situation de l’intéressée, la Justice de paix de l’arrondissement de la Broye (ci-après : la Justice de paix) a, par décision du 9 juillet 2019, renoncé à instituer une mesure de protection en faveur de B._.
B. Par courrier daté du 16 octobre 2019, C._ a informé la Justice de paix que la santé de sa mère, B._, dont il s’occupe de toutes les affaires administratives et pour qui il agit en tant que répondant thérapeutique, s’était considérablement dégradée et qu’elle avait été définitivement admise dans un EMS, à D._, invoquant une altération de ses facultés mentales, due à l’âge. Compte tenu des frais engendrés par cette nouvelle situation, C._ a indiqué qu’il était contraint d’envisager la vente de la maison de sa mère, sise à E._, et a sollicité sa nomination en qualité de curateur de sa mère, afin de pouvoir procéder à cette vente.
Par courrier du 6 février 2020, Me F._, notaire, a requis la nomination d'un curateur en faveur de B._ pour la vente de sa maison. A I'appui de sa demande, elle a joint, notamment, le projet de contrat de vente et les accords signés par G._ et H._, fils de l’intéressée, quant à la nomination de C._ en qualité de curateur de leur mère. A._ n’a quant à lui pas donné son accord à cette nomination.
Par courrier du 17 février 2020, A._ a informé la Justice de paix qu’il s’opposait à la vente et qu’il souhaitait que la maison soit louée.
Le 19 février 2020, le Dr I._, médecin traitant de B._, a établi un certificat médical duquel il ressort que sa patiente est empêchée d'assurer elle-même la sauvegarde de ses biens, de comprendre la portée d'un acte juridique et de désigner un représentant et de le surveiller. Le médecin a par ailleurs précisé qu’il serait difficile pour l’intéressée d’être entendue par la Justice de paix.
Invités à se déterminer sur la nomination d’un curateur neutre en faveur de leur mère pour la représenter dans le cadre de l’éventuelle vente de sa maison, C._ y a donné son accord, par courrier du 9 mars 2020.
Par courriel du 15 mai 2020, A._ s’est fermement opposé à la nomination d’un quelconque curateur en faveur de sa mère ainsi qu’à la vente de sa maison.
C. Par décision du 20 mai 2020, la Justice de paix a institué en faveur de B._ une curatelle de représentation ayant pour objet de la représenter dans le cadre de la vente éventuelle de sa maison, sise à E._, et a nommé J._, assistant social auprès de l’Office des curatelles, à E._, à la fonction de curateur. Sa mission consiste à évaluer la nécessité de procéder à la vente de l’immeuble de l’intéressée en établissant sa situation financière de manière claire. Si la vente s'avère opportune, il examinera si l'offre retenue est la meilleure à prendre en considération, demandera au médecin traitant de B._ de se prononcer sur la capacité de discernement de cette dernière et produira les documents idoines afin que la Justice de paix puisse évaluer la suite à donner au dossier de l’intéressée. Le curateur a également été chargé de remettre à la Justice de paix un rapport sur son activité et sur l’évolution de la situation de B._, de s’adresser à la Justice de paix si d’autres mesures apparaissent nécessaires et de
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requérir le consentement de la Justice de paix pour certains actes. Les frais judiciaires ont été mis à la charge de B._.
D. Par courrier du 15 juin 2020, A._ a interjeté recours contre cette décision, concluant à l’annulation de la mesure de curatelle instituée, à ce que sa mère soit réintégrée à son domicile et qu’elle soit suivie par les services sociaux de sa commune, et à ce qu’un nouveau médecin traitant lui soit attribué.
Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix s’est référée au contenu de son dossier.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour (art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
1.2. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).