# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 53b396d1-1799-5c0c-b485-c3dcd38de3e3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2011
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que Madame R_ (ci-après l’assurée ou la recourante), affiliée auprès d’INTRAS caisse-maladie pour l’assurance obligatoire des soins (ci-après l’assureur ou l’intimée), a requis de cette dernière la prise en charge d’un traitement dentaire selon le devis établi en date du 2 novembre 2010 par le Dr A_, du Centre Médico-Dentaire de Balexert, d’un montant de 6'532 fr. 25 ;
Que par courrier du 10 février 2011, l’assureur a refusé la prise en charge du traitement dentaire et confirmé son courrier du 2 décembre 2010, au motif que les traitements aux biphosphonates ne sont pas considérés comme analogues aux chimiothérapies, de sorte qu’une indemnisation n’entre pas en ligne de compte ;
Que par courrier du 9 mars 2011, l’assurée a formé opposition auprès du Tribunal de céans ;
Que dans sa réponse du 16 mai 2011, l’intimée a conclu à l’irrecevabilité du recours, relevant que ses courriers des 2 décembre 2010 et 10 février 2011 constituent uniquement des prises de positions selon la procédure simplifiée ; que dès lors que l’assurée a manifesté son désaccord, une décision formelle lui sera prochainement notifiée ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l’art. 134 al. 1 chiffre 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ ; RS
E 2 05
), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances des assurances sociales connaît en instance cantonale unique des contestations prévues à l’art. 56 loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-maladie, du 18 mars 1994 (loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 - LAMal ;
RS 832.10
) ;
Que compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l’art. 49 LPGA, l’assureur doit rendre par écrit les décisions qui portent sur des prestations, créances ou injonctions importantes ou avec lesquelles l’intéressé n’est pas d’accord ;
Que ces décisions doivent être dûment motivées si elles ne font pas entièrement droit aux demandes des parties et indiquer les voies de droit (art. 49 al. 3 LPGA) ;
Qu’en l’occurrence, force est de constater que l’intimée n’a pas rendu de décision formelle ;
Que le recours est par conséquent prématuré et doit être déclaré irrecevable;
Que pour le surplus, il est donné acte à l’intimée de ce qu’elle rendra prochainement une décision formelle, sujette à opposition ;
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