# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bd40d265-643c-4486-9772-a61535260119
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_002
**Year:** 2002
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits:
Faits:
A. Le 3 juillet 2001, la société Z._ a déposé deux offres publiques d'échange respectivement sur la société Y._ et la société X._. Durant les semaines précédant cette annonce, il a été observé une animation inhabituelle sur le marché surtout du titre Y._. En effet, le cours de celui-ci a progressé de 67,53 % entre le 2 janvier 2001 et le 20 juin 2001, et les volumes constatés pendant cette période étaient plus importants que précédemment.
Le 28 janvier 2002, la Commission des Opérations de Bourse française (ci-après: la COB) a requis l'assistance de la Commission fédérale des banques (ci-après: la Commission fédérale) afin d'obtenir des informations relatives à l'identité de la personne ayant acquis 620 titres Y._ entre le 21 et le 22 juin 2001, ainsi que 280 titres X._, le 22 juin 2001, par l'intermédiaire de la Banque C._, à Zurich.
Le 5 mars 2002, la Banque C._ a informé la Commission fédérale que le 21 juin 2001, il avait acheté 356 actions Y._ et 280 actions X._, ainsi que 264 actions Y._ le 22 juin 2001, pour le compte et sur instruction de A._, domicilié en France. Les 620 actions Y._ et les 280 actions X._ ont été respectivement revendues le 27 décembre 2001 et le 18 janvier 2002. La vente des actions Y._ a permis à A._ de réaliser un bénéfice de 17'183,14 euros, alors que la vente des actions X._ lui a occasionné une perte de 2'599,78 euros.
Le 5 mars 2002, la Banque C._ a informé la Commission fédérale que le 21 juin 2001, il avait acheté 356 actions Y._ et 280 actions X._, ainsi que 264 actions Y._ le 22 juin 2001, pour le compte et sur instruction de A._, domicilié en France. Les 620 actions Y._ et les 280 actions X._ ont été respectivement revendues le 27 décembre 2001 et le 18 janvier 2002. La vente des actions Y._ a permis à A._ de réaliser un bénéfice de 17'183,14 euros, alors que la vente des actions X._ lui a occasionné une perte de 2'599,78 euros.
B. Par décision du 22 août 2002, la Commission fédérale a accordé l'entraide administrative à la COB en lui transmettant les informations reçues de la Banque C._ Zurich (ch. 1 du dispositif), en rappelant notamment qu'en application de l'art. 38 al. 2 let. c de la loi fédérale du 24 mars 1995 sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières (LBVM; RS 954.1), la transmission de ces informations à des autorités tierces, y compris pénales, ne pouvaient se faire qu'avec son assentiment préalable (ch. 2 et 3 du dispositif).
B. Par décision du 22 août 2002, la Commission fédérale a accordé l'entraide administrative à la COB en lui transmettant les informations reçues de la Banque C._ Zurich (ch. 1 du dispositif), en rappelant notamment qu'en application de l'art. 38 al. 2 let. c de la loi fédérale du 24 mars 1995 sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières (LBVM; RS 954.1), la transmission de ces informations à des autorités tierces, y compris pénales, ne pouvaient se faire qu'avec son assentiment préalable (ch. 2 et 3 du dispositif).
C. Agissant par la voie du recours de droit administratif, A._ demande au Tribunal fédéral, principalement, d'annuler la décision de la Commission fédérale du 22 août 2002.
Le Tribunal fédéral a uniquement demandé à la Commission fédérale de produire son dossier.

## Considerations

Le Tribunal fédéral considère en droit:
Le Tribunal fédéral considère en droit:
1. C'est manifestement à tort que le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir violé le principe de la proportionnalité (sur ce principe découlant de l'art. 38 al. 2 LBVM, cf. ATF 127 II 142 consid. 5a; 126 II 409 consid. 5 p. 413-415, 86 consid. 5a p. 90/91 et les références citées).
Il n'est en effet pas contesté que, durant les semaines précédant l'annonce du fait confidentiel, le cours des actions X._ et surtout Y._, ainsi que le volume des transactions sur ces titres ont progressé de manière inhabituelle. L'autorité requérante disposait donc d'éléments suffisants lui permettant de soupçonner l'existence d'un délit d'initié. En outre, la COB a découvert qu'un certain nombre de titres Y._ et X._ avait été acquis, puis revendus, par l'intermédiaire d'une banque suisse durant cette période sensible. Compte tenu de ces circonstances, elle pouvait légitimement demander à la Commission fédérale des précisions sur ces transactions. L'entraide administrative internationale doit donc être accordée. La Commission fédérale n'a pas à examiner les raisons invoquées par le recourant pour expliquer ces opérations. C'est en vain que celui-ci affirme qu'il s'est uniquement fondé sur des articles parus dans la presse financière spécialisée pour procéder auxdites opérations. De telles allégations ne sont en effet pas déterminantes dans ce contexte. Il est également sans importance que le recourant ait subi une perte lors de la revente des titres X._. En effet, il appartient à l'autorité requérante de déterminer, sur la base de ses propres investigations et des informations transmises par la Commission fédérale, si ses craintes initiales de possible distorsion du marché étaient ou non fondées (cf. ATF 127 II 142 consid. 5 p. 146/147). Le recourant laisse entendre que la transmission des informations le concernant à la COB serait exclue, au motif qu'il ne saurait être concrètement soupçonné d'avoir utilisé une information privilégiée, faute d'éléments suspects supplémentaires. Il précise qu'il n'a aucun lien avec les sociétés en cause. Point n'est cependant besoin d'examiner ce grief, puisque l'existence de tels éléments supplémentaires (insolites) n'est nécessaire que pour autoriser l'autorité requérante à retransmettre les informations aux autorités pénales étrangères compétentes, demande qui n'a pas (encore) été présentée par la COB (cf. ATF 127 II 323 consid. 7b p. 334 s. et les arrêts cités). Les conditions pour accorder l'entraide administrative étant réalisées, on ne saurait la priver de la plus grande partie de sa portée en ne communiquant pas le nom du recourant à l'autorité requérante.
Il n'est en effet pas contesté que, durant les semaines précédant l'annonce du fait confidentiel, le cours des actions X._ et surtout Y._, ainsi que le volume des transactions sur ces titres ont progressé de manière inhabituelle. L'autorité requérante disposait donc d'éléments suffisants lui permettant de soupçonner l'existence d'un délit d'initié. En outre, la COB a découvert qu'un certain nombre de titres Y._ et X._ avait été acquis, puis revendus, par l'intermédiaire d'une banque suisse durant cette période sensible. Compte tenu de ces circonstances, elle pouvait légitimement demander à la Commission fédérale des précisions sur ces transactions. L'entraide administrative internationale doit donc être accordée. La Commission fédérale n'a pas à examiner les raisons invoquées par le recourant pour expliquer ces opérations. C'est en vain que celui-ci affirme qu'il s'est uniquement fondé sur des articles parus dans la presse financière spécialisée pour procéder auxdites opérations. De telles allégations ne sont en effet pas déterminantes dans ce contexte. Il est également sans importance que le recourant ait subi une perte lors de la revente des titres X._. En effet, il appartient à l'autorité requérante de déterminer, sur la base de ses propres investigations et des informations transmises par la Commission fédérale, si ses craintes initiales de possible distorsion du marché étaient ou non fondées (cf. ATF 127 II 142 consid. 5 p. 146/147). Le recourant laisse entendre que la transmission des informations le concernant à la COB serait exclue, au motif qu'il ne saurait être concrètement soupçonné d'avoir utilisé une information privilégiée, faute d'éléments suspects supplémentaires. Il précise qu'il n'a aucun lien avec les sociétés en cause. Point n'est cependant besoin d'examiner ce grief, puisque l'existence de tels éléments supplémentaires (insolites) n'est nécessaire que pour autoriser l'autorité requérante à retransmettre les informations aux autorités pénales étrangères compétentes, demande qui n'a pas (encore) été présentée par la COB (cf. ATF 127 II 323 consid. 7b p. 334 s. et les arrêts cités). Les conditions pour accorder l'entraide administrative étant réalisées, on ne saurait la priver de la plus grande partie de sa portée en ne communiquant pas le nom du recourant à l'autorité requérante.
2. Au vu de ce qui précède, le présent recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures. Succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire (art. 156 al. 1 OJ).