# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5da1dffb-d73e-5fd2-a192-0bab9e9489f7
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_007
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Titulaire d'un bachelor pour l'enseignement du français, A._, ressortissante du Costa Rica, née en 1984, a quitté son pays d’origine au bénéfice d’une bourse de la Confédération afin de poursuivre ses études auprès de l’Université de Fribourg en vue de l'obtention d'un Master of Arts en langues et littérature (Français langue étrangère/seconde). Entrée en Suisse le 17 août 2010, elle a obtenu une autorisation de séjour pour études, le 8 septembre 2010, valable jusqu'au 15 juin 2011.
Le 15 avril 2011, la Commission fédérale des bourses pour étudiants étrangers a renouvelé jusqu’au 15 février 2012 la bourse dont bénéficiait la requérante. L'autorisation de séjour a été prolongée jusqu'à la même date.
Saisi d'une nouvelle demande de prolongation du permis de séjour, le Service de la population et des migrants (SPoMi) a exigé de l'étudiante qu'elle indique son plan d'études. Le 9 janvier 2012, l'intéressée a expliqué viser un Master FLE (Français langue étrangère). Elle s’est expressément engagée à quitter la Suisse dès l'obtention du Master, prévue en juillet 2012. Sur cette base, son autorisation de séjour a été prolongée une nouvelle fois jusqu'au 31 juillet 2012, puis jusqu'au 31 décembre 2012 et finalement jusqu'au 30 juin 2014, l'étudiante ayant démontré que son retard dans les études provenait des difficultés qu'elle avait rencontrées pour trouver des places de stage afin d'effectuer le nombre requis d'heures d'enseignement du français à un public non francophone.
Parallèlement à ses études, A._ a également travaillé, dans la mesure autorisée, en tant que serveuse dans différents établissements publics.
Elle a finalement terminé avec succès ses études à l’Université de Fribourg, en obtenant, le 5 décembre 2013, le Master of Arts en Langues et Littératures, Français langue étrangère et seconde.
B. Le 26 mai 2014, A._ a déposé une demande de prolongation de son autorisation de séjour afin d’obtenir un Master of Arts en science de l’éducation pour l’enseignement secondaire I à l’Université de Fribourg. Ne jouissant plus d’une bourse d’études, elle a produit une attestation de garantie financière d'un tiers, domicilié à Lausanne.
Le 17 juillet 2014, le SPoMi a informé la requérante qu’il avait l’intention de rejeter sa requête, le but de son séjour en Suisse (soit l’obtention du Master of Arts en langues et littératures) ayant été atteint en décembre 2013, et l’a invitée à présenter d’éventuelles objections.
Le 24 août 2014, l’étudiante s'est déterminée. Elle a notamment invoqué sa bonne volonté ainsi que les bons résultats obtenus durant ses études, auxquels il faudrait accorder une importance particulière en raison de sa condition de femme originaire d’un village de campagne du Costa Rica. Elle a indiqué que la nouvelle formation envisagée lui permettrait d’enseigner dans le secteur secondaire, ce qui augmenterait ses chances d’obtenir un poste une fois de retour dans son pays. Finalement, elle a assuré vouloir retourner au Costa Rica dès la fin de cette nouvelle voie d’études et n’avoir aucune intention de s’établir en Suisse. A l’appui de ses dires, elle a invoqué deux courriers: un premier datant du 23 août 2014 d'une professeure de l’Université Nationale du Costa Rica, qui souligne l’importance pour le pays d’avoir des enseignants de français bien formés; un deuxième du 26 mai 2014 dont il ressort que le Ministère de l’Education nationale costaricain
Tribunal cantonal TC Page 3 de 6
attendrait également (implicitement: avant de garantir un emploi à l'intéressée) une formation en pédagogie générale en plus du Master en Français langue étrangère.

## Considerations