# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 95cfc84e-6aac-5892-bd19-fd018990a475
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. a) Le 19 décembre 2017 (DO/2'004 ss), A._ a déposé une plainte pénale contre B._ pour violation de domicile, injure et abus d’autorité. A l’appui de sa plainte pénale, A._ affirme que, le 28 septembre 2017, le précité a pénétré en furie sur sa propriété et aurait ordonné aux deux ouvriers qui déchargeaient des pierres à la demande du plaignant de les embarquer ainsi que celles déposées au village. Il aurait, également, injurié ce dernier en hurlant : « Tu es un con ! Cela fait 20 ans que tu fais chier tout le monde à la commune. Tu vas voir, ta haie, on va te l’arracher et tes terrains en face, dans le triangle, on va les sortir de la zone ». Le plaignant soutient avoir prié B._ de quitter sa propriété, ce à quoi celui-ci aurait répondu : « Je suis assermenté ; je fais ce que je veux ». De l’avis de A._, ce comportement confirmerait l’acharnement dont il ferait l’objet de la part du Conseil communal de C._. Il explique que B._ aurait développé une inimitié à son égard qui le pousserait à l’injurier et à tenter de le menacer en utilisant les prérogatives dont il dispose du fait de sa charge d’élu à l’exécutif du village.
Le 22 janvier 2018 (DO/2'116 ss), A._ a déposé une plainte pénale contre inconnu pour dommage à la propriété et vol, subsidiairement toute autre infraction que l’enquête révélera. Cette plainte a fait l’objet d’une procédure séparée dans laquelle une ordonnance de suspension de la procédure a été prononcée le 8 janvier 2019 (DO/10'012 s).
b) Le Ministère public a ordonné plusieurs mesures d’enquête comme l’audition de B._ (DO/2'003) qui a été entendu par la police cantonale le 15 janvier 2018 (DO/2'006 ss). Tout comme les ouvriers présents sur les lieux au moment des événements qui ont été auditionnés le 6 février 2018 (DO/2'010 ss et 2'013 ss). Un dossier photographique du lieu de l’altercation a été établi et versé au dossier (DO/2'016 ss). Le 30 avril 2018 (DO/2'109 ss), l’épouse du plaignant a été entendue.
c) Le 3 mars 2018 (DO/2'115), B._ a demandé au Ministère public la saisie des armes et munitions de A._ exprimant sa crainte pour plusieurs familles qui seraient en litige avec ce dernier.
Le 12 avril 2018 (DO/3'000 ss), les parties ont été entendues par le Ministère public. Lors de cette audition, B._ a, notamment, déclaré en lien avec la prétendue possession des armes par A._ que celui-ci lui aurait présenté 4 armes du type mousqueton avec la munition, selon lui, pour l’intimider. A son avis, plusieurs personnes à D._ seraient inquiètes, soit six ou sept propriétaires qui auraient été surfacturés par A._, dont les époux E._. D’ailleurs, Madame E._, conseillère communale à l’époque, aurait fait un burnout et a été à l’arrêt durant trois mois suite à l’acharnement de A._.
Au cours de l’audition, A._ a donné son accord au Ministère public pour demander à la gendarmerie de se rendre chez lui afin de constater qu’il n’y a effectivement pas d’armes à son domicile (DO/3'005). Il ressort du procès-verbal de perquisition du 12 avril 2018 (DO/3'016 s) qu’aucune arme ne se trouvait dans l’habitation, ni dans la grange et les annexes. Il n’y a pas eu de munition de retrouvée non plus.
Le 5 juin 2018 (DO/2'150 ss), A._ a déposé plainte pénale contre B._ pour dénonciation calomnieuse, respectivement induction de la justice en erreur, subsidiairement
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diffamation, en se référant au propos tenus par ce dernier dans son courrier précité ainsi que lors de ladite audition.
d) Par avis de clôture d’instruction du 2 novembre 2018 (DO/9'038 s), le Ministère public a informé les parties qu’il entendait classer la procédure ouverte et leur a imparti un délai pour formuler d’éventuelles réquisitions de preuves.
Le 16 novembre 2018, A._ a formulé des réquisitions de preuves visant à démontrer qu’il n’a jamais détenu d’armes. Il a demandé l’audition d’un témoin et l’interpellation du Bureau des armes à feu de la Police cantonale vaudoise visant à déterminer si des armes ont été enregistrées à son nom.
Cette demande a été rejetée par décision du 22 novembre 2018 (DO/9'051 s), le Ministère public ayant estimé que la cause a été suffisamment instruite et que les moyens de preuves sollicités n’étaient pas susceptibles de modifier sa conviction acquise sur la base des éléments figurant au dossier.
B. Par ordonnance du 8 janvier 2019, le Ministère public a classé la procédure ouverte contre B._ pour injure, violation de domicile, abus d’autorité, dénonciation calomnieuse, induction de la justice en erreur et diffamation.
Le même jour, il a rendu une ordonnance de non-entrée matière relativement aux faits reprochés à A._ car aucune arme n’avait été retrouvée à son domicile (DO/10'007 s).
C. Le 21 janvier 2019, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance de classement en concluant à son annulation et au renvoi de la cause au Ministère public avec pour ordre, principalement, d’engager l’accusation devant le tribunal compétent, et, subsidiairement, pour complément d’instruction.
Dans ses observations datées du 18 février 2019 et adressées le 25 février 2019, le Ministère public a indiqué qu’il confirmait son ordonnance de classement.

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 20 al. 1 let. b et 322 al. 2 CPP, ainsi que de l’art. 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale (ci-après la Chambre) est ouverte contre une ordonnance de classement.
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Le recours déposé le 21 janvier 2019 l’a été à temps. En effet, l’ordonnance attaquée a été notifiée le 10 janvier 2019 au recourant par l’intermédiaire de sa mandataire. Par conséquent, le délai légal qui arrivait à échéance le dimanche 20 janvier 2019 a été reporté au lundi 21 janvier 2019, soit le premier jour ouvrable suivant (art. 90 al. 2 CPP).