# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 51df9277-3555-5ca2-95b8-530d30436707
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par arrêt du 12 juin 2012 (
ATA/372/2012
), la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) a déclaré irrecevable le recours interjeté le 31 mai 2012 par Monsieur A_, Monsieur B_, Monsieur C_, Monsieur D_, Monsieur E_, Monsieur F_, Madame G_, Monsieur H_, Madame I_, Monsieur J_, Monsieur K_, Monsieur L_, Madame M_, Monsieur N_, Monsieur O_, Monsieur P_, Madame Q_, Monsieur R_, Madame S_, Monsieur T_, Madame U_, Monsieur V_, Monsieur W_, Monsieur X_, Monsieur Y_, Monsieur Z_, Monsieur AA_, Monsieur AB_, Madame AC_, Monsieur AD_, Madame AE_, Monsieur AF_, Monsieur AG_, Monsieur AH_, Madame AI_, Monsieur AJ_, Monsieur AK_, Monsieur AL_, Monsieur AM_, Monsieur AN_, Monsieur AO_, Monsieur AP_, Monsieur AQ_, Monsieur AR_, Monsieur AS_, Monsieur AT_, Monsieur AU_, Monsieur AV_, Madame AW_ et Monsieur AX_ contre le silence de la Ville de Genève (ci-après : la ville).
Un émolument de procédure de CHF 1'000.- était mis à la charge des recourants, pris conjointement et solidairement.
En substance, le silence de la ville ne pouvait être assimilé à une décision dès lors que, malgré plusieurs requêtes auprès de l’avocat concerné, l’identité des mandants de ce dernier ne lui avait pas été communiquée.
2. Le 17 juillet 2012, les recourants ont saisi la chambre administrative d’une réclamation sur émolument.
La ville avait statué entre temps.
La chambre administrative avait perdu de vue que la décision sollicitée de la ville était une décision générale, telle que prononcée par celle-ci le 20 juin 2012.
Avant le dépôt du recours, l’avocat mandaté avait montré la volumineuse pile de procurations dont il était titulaire à la directrice du département intimé ainsi qu’au chef du service concerné.
L’émolument fixé à CHF 1'000.- était exagéré au regard de la durée de la procédure, de la taille modeste du dossier et de la pratique de la chambre administrative en la matière.
3. Copie de la réclamation a été transmise à la ville pour information et la cause a été gardée à juger le 23 juillet 2012.

## Considerations

EN DROIT
1. La juridiction administrative qui rend la décision statue sur les frais de procédure et émoluments (art. 87 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
Cette question peut faire l’objet d’une réclamation dans le délai de trente jours dès la notification de la décision (art. 87 al. 4 LPA).
Adressée en temps utile à la chambre de céans, la réclamation est recevable.
2. a. La juridiction administrative statue sur les émoluments dans les limites établies par règlement du Conseil d'Etat et conformément au principe de la proportionnalité (art. 87 al. 1 et 3 LPA ;
ATA/293/2012
du 8 mai 2012 et les références citées).
L’art. 2 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 30 juillet 1986 (RFPA -
E 5 10.03
) prévoit que, en règle générale, l’émolument d’arrêté n’excède pas CHF 10'000.-. Toutefois, dans les contestations de nature pécuniaire, dans les contestations d’une ampleur extraordinaire ou présentant des difficultés particulières, l’émolument peut dépasser cette somme, mais sans excéder CHF 15'000.-.
b. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la juridiction de céans, les décisions des tribunaux en matière de dépens n’ont pas à être motivées, l’autorité restant néanmoins liée par le principe général de l’interdiction de l’arbitraire (ATF
114 Ia 332
consid. 2b p. 334 ;
111 Ia 1
;
111 V 48
consid. 4a ; Arrêts du Tribunal fédéral
6B_245/2011
du 7 juillet 2011 consid. 2.2 ; 5D_2010 du 28 février 2011 consid. 4.1 ;
5A_502/2008
du 4 mars 2009 consid. 4.1 ;
ATA/544/2010
du 4 août 2010 consid. 3 ;
ATA/430/2010
du 22 juin 2010 et les références citées).
3. En l’espèce, les recourants ont mis en œuvre la justice et leur recours pour déni de justice a été déclaré irrecevable. En conséquence, la perception d'un émolument était justifiée dans son principe.
Les recourants ne peuvent, par le biais d’une réclamation sur émolument, remettre en question la solution retenue. En tout état, même si la procédure initiale visait à obtenir une décision générale, soit un acte concernant un nombre indéterminé de personnes, ladite procédure ne pouvait être initiée que par des personnes déterminées, la notion de décision, définie à l’art. 4 LPA, impliquant « les mesures individuelles et concrètes prises par l’autorité dans les cas d’espèce ».
Au surplus, l’émolument mis à la charge des recourants – CHF 1'000.- au total, soit CHF 20.- par personne – ne peut être qualifié d’arbitraire, même si la procédure a été rapide. Il est conforme à la pratique de la chambre de céans (
ATA/440/2012
du 26 juillet 2012 ;
ATA/224/2012
du 17 avril 2012 ;
ATA/186/2011
du 22 mars 2011 ;
ATA/792/2010
du 16 novembre 2010).
4. Au vu de ce qui précède, la réclamation sera rejetée. Conformément à la pratique constante de la chambre administrative dans ce type de procédure, aucun émolument ne sera perçu pour la présente cause (
ATA/293/2012
du 8 mai 2012 et la jurisprudence citée).
* * * * *