# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8cd01703-e89c-4944-947e-dbaa54f30118
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance du 17 mai 2017, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte (ci-après : la Présidente) a confirmé le chiffre I de son ordonnance de mesures superprovisionnelles du 9 février 2017, par lequel la garde de fait sur les enfants H._, né le [...] 2009, et P._, né le [...] 2014, était confiée à leur mère Z._ (I), a renoncé en l’état à fixer à V._ un droit de visite sur ses enfants H._ et P._ (II), a mis les frais judiciaires des procédures superprovisionnelle et provsionnelle, arrêtés à 600 fr., à la charge de V._ (III), a renvoyé à une décision ultérieure la fixation de l’indemnité du conseil d’office de Z._ (IV) et a condamné V._ à verser à Z._ la somme de 1'000 fr. à titre de dépens (V).
2.
Par acte daté du 23 mai 2017 et parvenu au greffe du Tribunal d’arrondissement de La Côte le 29 mai 2017, V._ a indiqué à la Présidente avoir « décidé de faire appel de votre verdict ». Cet acte a été transmis le même jour à la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal.
3.
L’appel est recevable contre les ordonnances de mesures provisionnelles (art. 308 al. 1 let. b CPC [Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 ; RS 272]), dans les causes non patrimoniales ou dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC). Les ordonnances de mesures provisionnelles étant régies par la procédure sommaire conformément à l’art. 248 let. d CPC, le délai pour l’introduction de l’appel est de dix jours (art. 314 al. 1 CPC).
4.
L’appel doit être motivé (art. 311 al. 1 CPC), à savoir exposer précisément en quoi le raisonnement du premier juge serait erroné (TF 4A_474/2013 du 10 mars 2014 consid. 3.1). De plus, la jurisprudence a déduit de l’exigence de motivation et de la nature essentiellement réformatoire de l'appel (cf. art. 318 al. 1 CPC) que l'appelant doit prendre des conclusions au fond suffisamment précises pour qu'en cas d'admission, elles puissent être reprises telles quelles dans le dispositif (ATF 137 III 617 consid. 4.3. et 6.1, JdT 2014 II 187).
Le défaut de motivation affecte l'appel de façon irréparable (art. 311 al. 1 CPC ; parmi de nombreux arrêts : CACI 30
novembre 2016/654
et CACI 27
septembre 2016/53
4). Le CPC ne prévoit pas la fixation d'un délai de rectification lorsque le mémoire d’appel ne satisfait pas aux exigences de motivation et ne permet pas de compléter ou d'améliorer une motivation insuffisante.
5.
En l’espèce, dans son acte valant appel, l’appelant a uniquement exprimé sa volonté de faire appel, sans exposer d’aucune manière en quoi le raisonnement du premier juge serait erroné. L’appelant n’a pas non plus pris de conclusions. Ce défaut de motivation affecte l’appel de façon irréparable.
6.
Il s’ensuit que l’appel doit être déclaré irrecevable selon le mode procédural de l’art. 312 al. 1 CPC. Il peut être statué sans frais (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]).

## Considerations