# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d936e892-7ef3-5526-bf0c-7410887020b3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que par décision du 21 septembre 2020, l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI ou l’intimé) a rendu une décision par laquelle il rejetait la demande de prestations AI déposée par Madame A_ (ci-après : l’assurée ou la recourante), née en _ 1972, au motif que sa capacité de travail était de 100% dans une activité adaptée et que, par ailleurs, des mesures professionnelles n’avaient pas lieu d’être au vu de la situation ;
Que par courrier posté le 22 octobre 2020 et adressé à la chambre de céans, l’assurée a fait recours contre la décision du 21 septembre 2020 en invoquant ses troubles de la vision ;
Que par la suite, l’assurée a fait parvenir à la chambre de céans différents rapports médicaux, notamment de son ophtalmologue, décrivant ses troubles de la vision et les limitations fonctionnelles qui en résultaient ;
Que par réponse du 22 décembre 2020, l’intimé a considéré que la recourante pouvait exercer différentes activités adaptées qui ne nécessitaient pas de formation complémentaire ;
Que par courrier du 30 juillet 2020, l’Association pour le bien des aveugles et malvoyants a communiqué à l’OAI des informations complémentaires sur la recourante et sur son état de santé ;
Que par réplique du 26 janvier 2021, la recourante a fait valoir qu’elle ne disposait pas d’une capacité de travail à 100 % dans une activité adaptée en raison de ses problèmes de vue ;
Qu’elle a complété sa réplique par courrier du 18 mars 2021, contenant en annexe un certificat médical daté du 17 mars 2021 et délivré par son ophtalmologue, le docteur B_, ce dernier expliquant, notamment, que la recourante avait une mauvaise tolérance aux lentilles de contact ;
Que par courrier du 17 novembre 2021, la chambre de céans a demandé à l’OAI de requérir un avis de son service médical régional (ci-après : SMR) et de se déterminer sur le certificat médical du 17 mars 2021 ;
Que par avis médical du 10 décembre 2021, le SMR a pris acte du certificat médical du 17 mars 2021 du Dr B_ et a relevé que l’activité actuelle de l’assurée n’était pas adaptée à la nécessité de fortes exigences visuelles puisque l’assurée devait constamment déchiffrer des noms de médicaments et des posologies ; que par conséquent, le SMR proposait de demander une expertise ophtalmologique ;
Que par détermination du 14 décembre 2021, l’OAI a considéré qu’à la lecture du certificat médical du Dr B_ du 17 mars 2021 et à la suite de l’avis médical de son SMR, il était nécessaire de mettre en place une expertise ophtalmologique de la recourante ;
Que dans ces conditions, l’OAI concluait au renvoi du dossier pour instruction complémentaire, soit la mise en place d’une expertise ophtalmologique ;

## Considerations

Considérant en droit
que conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que l'intimé a annulé la décision querellée afin de procéder à une instruction complémentaire, sous la forme d’une expertise ophtalmologique de l’assurée et a demandé le renvoi du dossier ;
Que selon la jurisprudence de la chambre de céans (
ATAS/393/2021
), il convient de donner une interprétation large à la notion de préavis ou réponse au sens des art. 53 al. 3 LPGA et 58 al. 1 de la loi fédérale sur la procédure administrative du 20 décembre 1968 (PA -
RS 172.021
) ; que l’intimé peut donc reconsidérer sa décision postérieurement à son préavis, dans le cadre d’un échange d’écritures ordonné par la chambre de céans ;
Que la chambre de céans constate qu’à teneur du dossier, le renvoi à l’OAI afin d’ordonner une expertise ophtalmologique se justifie et est conforme au droit ; que le respect du principe de la célérité ne s’y oppose pas ;
Qu’il convient d’en prendre acte et de renvoyer le dossier à l’intimé afin qu’il reprenne l’instruction et ordonne une expertise ophtalmologique de l’assurée.