# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c950af3f-c949-5dcf-95f7-769a9cfa6e57
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. C._, né en 2008, est le fils de A._ et B._. Les parties se sont mariées en 2009 et sont divorcées depuis le 4 novembre 2014. L'autorité parentale sur l'enfant, sa garde et son entretien ont été confiés à sa mère, avec laquelle il vit. Les modalités d'exercice du droit aux relations personnelles du père ont été fixées par jugement du 17 mars 2016 confirmé par jugement du 16 février 2017 de la Justice de paix de l'arrondissement de la Gruyère (ci-après: la Justice de paix) pour tenir compte des difficultés rencontrées par les parents à communiquer. Le droit de visite de père a fait l'objet de nombreuses décisions confirmant dans son principe la décision du 17 mars 2016.
B. Par décision de mesures superprovisionnelles du 16 mai 2018, la Juge de paix a modifié le droit aux relations personnelles de A._ sur son fils pour tenir compte des activités sportives de ce dernier le samedi. Ce droit a été suspendu avec effet immédiat par décision de mesures superprovisionnelles du 9 août 2018. Par décision du 30 août 2018, la Justice de paix a ordonné sa reprise à compter du 7 septembre 2018, l'autorité de protection de l'enfant approuvant par ailleurs le rapport annuel du Service de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: SEJ) du 17 mai 2018 et exhortant le père à collaborer avec la curatrice pour la planification du droit de visite. L'effet suspensif à un éventuel recours contre cette décision a été retiré.
C. Par acte du 3 octobre 2018, remis à la poste le 4 octobre 2018, A._ a interjeté recours contre cette décision, contestant l'attribution de l'autorité parentale exclusive à la mère, concluant à ce que l'autorité parentale conjointe soit ordonnée, si la mère est d'accord, et, à défaut d'accord, à ce que l'autorité parentale exclusive lui soit accordée. Il conteste également la durée et les modalités de son droit de visite. Il conclut enfin à la restitution de l'effet suspensif ainsi qu'à l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure de recours.
Invitée à se déterminer sur le recours, la Juge de paix s'est référée à la décision du 30 août 2018 par courrier du 16 octobre 2018.
D. B._ s'est opposée à la restitution de l'effet suspensif dans sa détermination du 24 octobre 2018.
Par arrêt du 31 octobre 2018, le Vice-Président de la Cour a rejeté la requête de restitution de l'effet suspensif.
E. B._ a déposé sa réponse par l'intermédiaire de son avocat le 12 novembre 2018, concluant principalement à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son irrecevabilité partielle et à son rejet pour le surplus. Elle a en outre sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire totale et la désignation de son avocat en qualité de défenseur d'office.
F. Par courrier du 27 novembre 2018, la Juge de paix a transmis à la Cour une copie du rapport de D._, intervenante en protection de l'enfant auprès du SEJ et curatrice de C._, dans lequel elle fait part du refus du père de participer à l'élaboration du planning 2019 en raison de problèmes de santé qui l'empêcheraient d'être confronté à son ex-épouse.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 du Code civil [CC], 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).