# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b672709c-9e70-58f5-977b-d0bc5b92867a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Rental and Lease

## Facts

EN FAIT
, le contrat de bail conclu par les parties, portant sur la location d'un appartement de 5,5 pièces au 2ème étage de l'immeuble sis [rue] 1_, à Genève et sur la cave n° 2_ qui en dépend;
Attendu que le loyer, charges comprises, a été fixé en dernier lieu à 2'751 fr. par mois;
Que par avis du 11 mars 2019, la bailleresse a résilié le bail pour le 30 avril 2019, pour défaut de paiement du loyer;
Que les locaux n'ont pas été restitués par les locataires à l'échéance du bail;
Que par requête du 2 mai 2019, la bailleresse a requis du Tribunal des baux et loyers qu'il prononce l'évacuation des locataires et a sollicité l'exécution directe de celle-ci;
Qu'à l'audience du 18 juin 2019 devant le Tribunal, la bailleresse a persisté dans ses conclusions;
Que les locataires ont allégué être sans revenus, toutes leurs demandes à cet égard étant pendantes;
Qu'ils ont sollicité l'octroi d'un délai humanitaire de quatre mois;
Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience;
Que par jugement
JTBL/620/2019
rendu le 18 juin 2019, expédié pour notification aux parties le 21 juin 2019, le Tribunal a condamné les locataires à évacuer immédiatement de leur personne et de leurs biens ainsi que toute autre personne faisant ménage commun avec eux, l'appartement de 5,5 pièces situé au 2
ème
étage de l'immeuble sis [rue] 1_ à Genève et la cave n° 2_ qui en dépend (ch. 1 du dispositif), autorisé la bailleresse à requérir l'évacuation par la force publique des locataires dès le 30
ème
jour après l'entrée en force du jugement (ch. 2), condamné conjointement et solidairement les deux locataires à payer à la bailleresse la somme de 16'284 fr. 10 (ch. 3), débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4) et dit que la procédure était gratuite (ch. 5);
Vu le recours expédié le 4 juillet 2019 par A_ et B_ contre ce jugement;
Qu'ils ont conclu à l'annulation du chiffre 2 du dispositif du jugement attaqué et au renvoi de la cause au Tribunal pour nouveau jugement dans le sens des considérants;
Que les recourants ont préalablement requis la restitution de l'effet suspensif au recours;
Qu'invitée à se déterminer, la bailleresse a conclu au rejet de la requête d'octroi de l'effet suspensif;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Que la Présidente
ad interim
soussignée a compétence pour statuer sur la suspension du caractère exécutoire de la décision entreprise, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour;
Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Considérant que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par les recourants, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il se justifie de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du jugement entrepris, d'une part afin de ne pas vider le recours de son objet, et, d'autre part, afin de ne pas porter indûment atteinte aux intérêts des recourants;
Que, par ailleurs, le recours n'est pas,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès;
Qu'il convient également de tenir compte de la courte durée présumable de la présente procédure, jugée selon la procédure sommaire (art. 257 al. 1 CPC);
Qu'en conséquence, la requête des recourants sera admise.
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