# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 455427ea-94a3-5c38-bcec-8c9184036c25
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par décisions du 11 novembre 2005, la Caisse Interprofessionnelle AVS de la Fédération des Entreprises Romandes FER CIAM (ci-après la caisse) a réclamé à Messieurs D_, R_, E_ et Z_, pris conjointement et solidairement, le paiement de la somme de 24'564 fr. 70.
Ce montant leur est réclamé à titre de réparation du dommage subi par la caisse en raison de la faillite de la société X_ SA, dont ils étaient organes, et correspond aux cotisations paritaires impayées AVS/AI/APG/AC d'octobre à décembre 2002, janvier à mars 2003, à un complément de janvier à décembre 2002, aux cotisations dues au régime des allocations familiales de périodes de mars 2003, complément janvier à décembre 2002, ainsi qu'aux cotisations paritaires assurance maternité des périodes d'octobre à décembre 2002, janvier à mars 2003, complément janvier à décembre 2002 et complément année 2002, frais et intérêts moratoires compris.
Les quatre intéressés ont formé opposition auprès de la caisse, contestant leur responsabilité.
Par décisions du 21 décembre 2006, la caisse a rejeté les oppositions, considérant que la responsabilité des intéressés était engagée.
Le 31 janvier 2007, Me Baudoin D_, en son nom et en celui de Monsieur R_, a interjeté recours auprès du Tribunal de céans. Les recourants contestent avoir commis une négligence grave et demandent préalablement de "déclarer l'effet suspensif du recours jusqu'à droit connu". La cause a été enregistrée sous le numéro A/372/2007.
Par actes séparés du 31 janvier 2007, Messieurs E_ et Z_, tous deux représentés par Me Pierre DE PREUX, ont également interjeté recours. Ils contestent leur qualité d'organes de fait que leur prête la caisse ainsi que d'avoir commis une faute intentionnelle ou par négligence grave. Préalablement, ils concluent à la suspension pendant toute la durée de la présente procédure de l'exécution de la décision entreprise. Les recours ont été enregistrée sous les numéros de cause A/384/2007 et A/389/2007.
Invitée à se déterminer quant à l'effet suspensif, la caisse a conclu, par courrier du 13 février 2007, à ce que la demande soit déclarée sans objet, l'effet suspensif n'ayant pas été retiré. Pour le surplus, la caisse a proposé la jonction des causes.
Par ordonnance du 15 février 2007, la Présidente du Tribunal de céans a prononcé la jonction des causes A/372/2007, A/384/2007 et A/389/2007 sous le numéro de cause A/3722007.
Sur quoi, la cause a été gardée à juger sur effet suspensif.

## Considerations

EN DROIT
La loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1
er
août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ).
Suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs.
Conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch.1 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (LAVS).
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
La LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la modification de nombreuses dispositions légales dans le domaine des assurances sociales. Sur le plan matériel, le point de savoir quel droit s'applique doit être tranché à la lumière du principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au moment où les faits juridiquement déterminants se sont produits (ATF
127 V 467
consid. 1,
126 V 136
consid. 4b et les références). En revanche, en ce qui concerne la procédure, et à défaut de règles transitoires contraires, le nouveau droit s'applique sans réserve dès le jour de son entrée en vigueur (ATF
117 V 93
consid. 6b,
112 V 360
consid. 4a; RAMA 1998 KV 37 p. 316 consid. 3b). La LPGA s'applique dès lors au cas d'espèce.
Les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouvertes sont sujettes à recours, dans un délai de trente jours suivant la notification de la décision sujette à recours (art. 56 al. 1 LPGA et 60 al. 1 LPGA).
Compte tenu des suspensions de délai du 18 décembre 2006 au 2 janvier 2007 inclus (cf. art. 38 al. 4 LPGA, teneur en vigueur au 1
er
janvier 2007), les recours déposés dans les formes prescrites le 31 janvier 2007 sont recevables.
Les recourants concluent préalablement à ce que l'effet suspensif de la décision soit accordé durant toute la procédure.
Aux termes de l'art. 97 LAVS, la caisse de compensation peut, dans sa décision, prévoir qu'un recours éventuel n'aura pas d'effet suspensif, même si la décision porte sur une prestation pécuniaire; au surplus, l'art. 55 al. 2 à 4 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA) est applicable.
En l'occurrence, force est de constater que la caisse n'a pas, dans ses décisions en réparation du dommage ou dans celles sur opposition, retiré l'effet suspensif à un éventuel recours.
Il s'ensuit que les demandes des recourants sont, à cet égard, sans objet.
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