# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a8e01523-e0d3-47d4-a7fa-a4ed55305fe3
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_013
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance du 25 juin 2022, le Tribunal des mesures de contrainte a placé Y._, né le [...] 2003, ressortissant de [...], en détention provisoire jusqu’au 23 septembre 2022. Par ordonnance du 6 septembre 2022, le Tribunal des mesures de contrainte a rejeté la demande de libération d’Y._ du 22 août 2022. Par ordonnance du 20 septembre 2022, le Tribunal des mesures de contrainte a prolongé la détention provisoire d’Y._ jusqu’au 23 novembre 2022.
2.
Par acte du 16 septembre 2022, formé dans le délai légal de dix jours et selon les formes prescrites (art. 222, 385 al. 1, 393 al. 1 let. c et 396 al. 1 CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0]), Y._ a recouru contre l’ordonnance du 6 septembre 2022 rejetant sa demande de libération.
3.
Il y a lieu de constater que le recourant n’a plus d’intérêt juridiquement protégé à recourir contre l’ordonnance du 6 septembre 2022 (art. 382 al. 1 CPP), dès lors que, d’une part, vu la date du présent arrêt, une éventuelle libération ne peut plus être prononcée à l’égard du titre de détention provisoire qui courait jusqu’au 23 septembre 2022, et que, d’autre part, le nouveau titre à la détention provisoire, soit pour la période à partir du 24 septembre 2022, est couvert par la nouvelle ordonnance du 20 septembre 2022, qui est susceptible de recours (CREP 22 juin 2022/409 ; CREP 30 avril 2019/318 ; CREP 26 mars 2019/242).
4.
Par conséquent, le recours d’Y._ est devenu sans objet et la cause doit être rayée du rôle.
5.
Les frais de la procédure de recours sont fixés à 330 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]).
Au vu du travail accompli par Me Philippe Baudraz, défenseur d’office d’Y._, il sera retenu 2 heures d’activité nécessaire d’avocat. Au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a et 3 al. 2 RAJ [règlement su l'assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3] par renvoi de l'art. 26b TFIP), le défraiement s’élève à 360 francs. S'y ajoutent 2 % pour les débours (art. 3bis al. 1 RAJ par renvoi de l'art. 26b TFIP), soit 7 fr. 20, et 7,7 % de TVA sur le tout, de sorte que l'indemnité d'office est arrêtée au total à 396 fr. en chiffres arrondis.
Les frais judiciaires et les frais imputables à la défense d’office seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).
Le remboursement à l’Etat de l’indemnité allouée au défenseur d’office ne sera exigible du recourant que pour autant que sa situation financière le permette (art. 135 al. 4 CPP).

## Considerations