# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3ad04e93-3dc8-4794-918a-bbde33348584
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_001
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits:
A. Le 15 février 2008, l'Office fédéral de la justice (OFJ) a accordé l'extradition de A._ au Royaume de Belgique, pour l'exécution d'une condamnation prononcée en octobre 2000 par un tribunal d'Anvers.
Le 21 janvier 2009, les autorités belges ont présenté à la Suisse une demande d'extension de l'extradition de A._, pour deux condamnations prononcées en avril 2000 et janvier 2001, déclarées exécutoire le 14 août 2004. Par décision du 17 juin 2009, l'OFJ a accordé l'extension requise. A._ a saisi la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral qui, par arrêt du 19 novembre 2009, a rejeté le recours: l'intéressé avait été entendu; la demande était suffisamment étayée; les peines prononcées n'étaient prescrites ni en droit suisse, ni en droit belge; rien ne permettait de redouter une violation du principe de la spécialité - en rapport avec des infractions de port d'arme et de contrebande pour lesquelles l'extradition avait déjà été refusée - ou des principes découlant de la CEDH - en rapport avec l'invocation de la prescription.
B. Par acte du 3 décembre 2009, A._ forme un recours en matière de droit public. Il conclut à l'annulation de l'arrêt de la Cour des plaintes.
Il n'a pas été demandé de réponse.

## Considerations

Considérant en droit:
1. Selon l'art. 109 al. 1 LTF, la cour siège à trois juges lorsqu'elle refuse d'entrer en matière sur un recours soumis à l'exigence de l'art. 84 LTF.
1.1 Selon cette disposition, le recours est recevable, à l'encontre d'un arrêt du Tribunal pénal fédéral en matière d'extradition, pour autant qu'il s'agisse d'un cas particulièrement important (al. 1). Un cas est particulièrement important "notamment lorsqu'il y a des raisons de supposer que la procédure à l'étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d'autres vices graves" (al. 2). Le but de l'art. 84 LTF n'est pas d'assurer systématiquement un double degré de juridiction, mais de limiter fortement l'accès au Tribunal fédéral dans les domaines de l'entraide judiciaire et de l'extradition, en ne permettant de recourir que dans un nombre limité de cas jugés particulièrement importants (ATF 133 IV 125, 129, 131, 132 et les références citées).
1.2 Selon l'art. 42 al. 2 LTF, c'est au recourant qu'il appartient de démontrer que ces exigences sont satisfaites, faute de quoi le recours est considéré comme insuffisamment motivé (ATF 133 IV 125 consid. 1.2 p. 128). Or, le recours est totalement muet sur cette question. Le recourant mentionne l'art. 84 LTF, dont il ne cite que la première partie. Rien ne permet par conséquent d'admettre que les conditions posées par cette disposition seraient réalisées. Le recours ne concerne qu'une extension de l'extradition, pour des condamnations prononcées en 2000 et 2001, et le recourant ne prétend pas que les procédures ayant abouti à ces condamnations violeraient des principes fondamentaux ou comporteraient d'autres vices graves.
2. Faute de toute démonstration quant à l'importance particulière du présent cas, le recours est irrecevable. Conformément à l'art. 66 al. 1 LTF, les frais judiciaires sont à la charge du recourant qui succombe.