# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 828fdfb6-80da-54b2-8a7b-b4398a7f6e11
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 17 juin 2004, la 16
ème
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame D_ et Monsieur D_, mariés en date du 12 mai 1986.
Selon le chiffre 2 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 3 septembre 2004 en ce qui concerne le prononcé du divorce et le partage des avoirs de prévoyance et a été communiqué au Tribunal cantonal des assurances sociales le 24 janvier 2005.
L’instruction menée par le Tribunal de céans a permis d’établir les faits suivants :
S’agissant de Mme D_
:
Le 10 mai 2002, la Providentia fondation collective LPP a attesté qu’elle avait transféré le 31 mai 2001 un montant de fr. 2'587,60 à la fondation de libre passage de la Banque cantonale de Genève.
Le 9 mars 2005, la fondation de libre passage de la Banque cantonale de Genève a attesté qu’elle avait transféré un montant de fr. 2'652.- le 11 juin 2003 à la Winterthur-Columna.
Le 10 mars 2005, la Winterthur-Columna a attesté qu’elle avait transféré le 29 février 2004 une prestation de libre passage de fr. 14'012,60 à la fondation RENDITA à Zürich.
Le 23 mars 2005, RENDITA fondation de libre passage a attesté que le montant du capital de libre passage se montait au 3 septembre 2004 à fr. 14'076,45, intérêts compris.
S’agissant de M. D_
:
Le 7 mars 2005, la PAX fondation collective LPP a attesté que l’avoir de prévoyance se montait au 3 septembre 2004 à fr. 59'530.-.
Le 29 mars 2005, le Tribunal cantonal des assurances sociales a informé les parties qu’un montant de fr. 22'726,80 revenait à la demanderesse et leur a imparti un délai afin qu’elles se prononcent sur ce cacul.
Le 1
er
avril 2005, le demandeur a déclaré approuver le calcul précité.
Le 6 avril 2005, la PAX, société suisse d’assurance sur la vie, a confirmé que le montant à partager était bien de fr. 59'530.-.
La RENDITA n’a pas répondu dans le délai imparti.

## Considerations

EN DROIT
1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
3. En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance des demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 12 mai 1986, d’autre part le 3 septembre 2004, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par M. D_ est de fr. 59'530.- tandis que celle acquise par Mme D_ est de fr. 14'076,45, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi M. D_ doit à son ex-épouse le montant de fr. 29'765.- (fr. 59'530.- : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de fr. 7'038,20 (fr. 14'076,45 : 2), de sorte que c’est M. D_ qui doit à Mme D_ le montant de fr. 22'726,80.
4. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003)
5. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).