# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f8d22b0d-46a5-5afb-bfd2-c93d485692f3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision de l’Office de l’assurance-invalidité (OAI) du 8 juillet 2021 allouant à Madame A_ (l’assurée) une rente entière d’invalidité du 1
er
février au 30 juin 2020 et, dès le 1
er
juillet 2020, une demi-rente d’invalidité.
vu le recours de l’assurée, représentée par un avocat, du 7 septembre 2021 concluant, préalablement, à l’ordonnance d’une expertise médicale rhumatologique, psychiatrique, de médecine interne et oto-rhino-laryngologique, principalement à l’annulation de la décision litigieuse et à l’octroi d’une rente entière d’invalidité, subsidiairement au renvoi du dossier à l’OAI pour instruction complémentaire.
vu l’absence d’expertise médicale ordonnée par l’OAI.
vu la réponse de l’OAI du 12 octobre 2021 concluant, sur la base d’un avis du service médical régional (SMR) du 12 octobre 2021, à ce que le dossier lui soit renvoyé pour un complément d’instruction, sous la forme d’une expertise rhumato-psychatrique.
vu la réplique de l’assurée du 18 octobre 2021 concluant à la mise sur pied d’une expertise judiciaire rhumatologique, psychiatrique et de médecine interne générale.

## Considerations

Attendu en droit
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
).
que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
qu’interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 LPGA).
que l’intimé, dans sa réponse au recours, a admis qu’il lui incombait de mener une instruction complémentaire ;
que le renvoi du dossier à l’intimé correspond à la conclusion subsidiaire de la recourante ;
qu’il n’y a pas lieu de donner suite à la conclusion préalable de la recourante visant à ordonner une expertise pluridisciplinaire judiciaire, l’intimé ayant admis qu’une instruction médicale était nécessaire afin de se prononcer sur le droit à la rente de la recourante ;
que, par ailleurs, conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge des assurances sociales doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier. Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 751/03 du 19 mars 2004 consid. 3.3). Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise lorsqu'il considère que l'état de fait médical doit être élucidé par une expertise ou que l'expertise administrative n'a pas de valeur probante (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4). Qu’un renvoi à l’administration reste possible, notamment quand il est fondé uniquement sur une question restée complètement non instruite jusqu'ici, lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4; SVR 2010 IV n. 49 p. 151, consid. 3.5; arrêt du Tribunal fédéral
8C_760/2011
du 26 janvier 2012 consid. 3) ;
qu’en l’occurrence, l’intimé n’ayant diligenté aucune expertise médicale, il ne se justifie pas d’ordonner une expertise médicale judiciaire ;
qu’il incombera à la recourante de motiver auprès de l’intimé les spécialisations médicale qu’elle souhaite comprendre dans l’expertise administrative ;
qu’au vu de ce qui précède, le recours sera partiellement admis, la décision litigieuse annulée et la cause sera renvoyée à l’intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision ;
que vu l’issue du litige, une indemnité de CHF 1'500.- sera allouée à la recourante à la charge de l’intimé.
qu’un émolument de CHF 200.- sera mis à la charge de l’intimé.