# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 64b39b1b-bc63-4f35-b560-12c43f933f92
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A. A._ (ci-après également: l'intéressé ou le recourant) né le ******** 1977, de nationalité libanaise, s'est marié le 15 juin 2003 au Liban avecB._, née le ******** 1983, de nationalité suisse. Tous deux vivaient au Liban avant leur mariage. Un visa a été octroyé à l'intéressé le 11 novembre 2003 et les époux sont arrivés en Suisse le 20 novembre 2003. Le 28 novembre 2003, le Centre social régional de ******** (ci-après: CSR) a attesté qu'A._ bénéficiait de l'aide sociale vaudoise depuis son arrivée. Une autorisation de séjour (B) a été octroyée à A._ jusqu'au 19 novembre 2004, puis a été renouvelée jusqu'au 19 novembre 2006. Un garçon, C._, est né de cette union le ******** 2004.
B. Lors d'une audience de mesures protectrices de l'union conjugale du 30 septembre 2005, les époux A._ ont convenu de vivre séparés pour une durée indéterminée, qu'A._ aurait un droit de visite sur son fils en substance tous les week-ends et qu'il payerait une pension alimentaire de 800 fr. par mois.
Le 15 février 2007, A._ a débuté une activité d'employé polyvalent dans la restauration D._, sur la base d'un contrat de durée indéterminée, pour un salaire horaire de 20 fr. 30 bruts et 30 heures de travail par semaine.
Le 26 avril 2007, la SPOP a renouvelé l'autorisation de séjour pour une durée de six mois, soit jusqu'au 25 octobre 2007, compte tenu de la séparation des époux.
Le 19 octobre 2007, A._ a demandé la prolongation de son autorisation de séjour.
Par courriel du 16 janvier 2008, D._ a informé le SPOP que le contrat de travail avec A._ avait pris fin le 31 décembre 2007.
Le 26 janvier 2009, le SPOP s'est déclaré favorable à la poursuite du séjour de l'intéressé en Suisse en application de l'art. 50 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20), au motif qu'il entretenait des contacts étroits avec son fils, qu'il séjournait en Suisse depuis plus de cinq ans et qu'il y exerçait une activité lucrative, sous réserve de l'approbation du renouvellement de l'autorisation de séjour par l'Office fédéral des migrations (ci-après: ODM, actuellement le Secrétariat d'Etat aux migrations [SEM]). Après avoir complété l'instruction, l'ODM a annoncé à l'intéressé par courrier du 27 avril 2010 qu'il approuvait la prolongation de son permis de séjour. Celui-ci a donc été renouvelé jusqu'au 4 juin 2011.
Le 30 mai 2011, A._ a demandé une nouvelle prolongation de son autorisation de séjour, précisant être toujours séparé de son épouse et se trouver actuellement en arrêt de travail à la suite d'un accident professionnel survenu le 5 avril 2011. Il ressort de l'instruction complémentaire menée par le SPOP les éléments suivants:
· A._ souffrait de méningiomes multiples, causant une diminution de la sensibilité du côté droit du visage et des difficultés visuelles (rapport médical du 6 décembre 2007 du Dr E._, du service de neurochirurgie du CHUV, indiquant que l'IRM cérébrale du 30 novembre 2007 permettait de confirmer un tel diagnostic);
· il a perçu un montant de 150'095 fr. d'aide sociale entre octobre 2003 et juillet 2011 (attestation du CSR du 12 juillet 2011);
· il a travaillé du 27 juillet au 4 septembre 2009 pour le compte d'F._ et du 15 mars au 30 septembre 2010 auprès de G._;
· il a effectué de courtes missions pour des agences de placement, en janvier et février 2011.
A._ a obtenu le 23 janvier 2012 la prolongation de son autorisation jusqu'au 4 juin 2012, le SPOP l'avertissant néanmoins que le fait de dépendre de l'aide sociale constituait un motif de révocation de l'autorisation de séjour et l'invitant à tout mettre en oeuvre pour gagner son autonomie financière.
C. Le 2 mai 2012, A._ a une nouvelle fois demandé au SPOP la prolongation de son autorisation de séjour.
Le 3 décembre 2012, le SPOP a entendu B._, qui a déclaré qu'elle n'envisageait en aucun cas la reprise de la vie conjugale. Elle a ajouté qu'elle avait dû faire appel au Bureau de recouvrement et d'avances sur pensions alimentaires (ci-après: BRAPA), l'intéressé ne versant pas régulièrement la pension alimentaire, laquelle était passée de 800 fr. à 400 fr. A._ a été auditionné le même jour. Il a expliqué que le tribunal avait réduit à 400 fr. la pension alimentaire à sa charge, mais qu'il n'arrivait pas toujours à la payer, et qu'il versait dès lors 100 à 200 fr. par mois au BRAPA. Le droit de visite désormais prévu était d'un week-end sur deux. L'intéressé a encore déclaré ce qui suit au sujet de sa situation professionnelle et financière:
"Actuellement, j'ai un travail indépendant depuis presque 8 mois (03.2012). C'est pour exporter des voitures avec des amis libanais qui ont beaucoup d'argent et de relations. J'achète et je revends des voitures d'occasion qui partent pour la Lybie, l'Afrique. Du coup j'ai arrêté d'être à l'aide sociale pendant trois mois. Maintenant les affaires sont très calmes, ce sont les patrons qui le disent. Ce sont ces gens qui ont financé ma petite affaire, mais c'est moi qui ai eu l'idée.
(...)
En fait je touche des commissions. J'ai déclaré Fr. 1'500.-/mois ce qui fait que je touche toujours l'aide sociale. Je sais que j'ai déjà coûté près de Fr. 200'000 aux services sociaux mais j'aimerai bien arrêter. De toute façon j'ai fait tous les efforts qu'il faut".
Sur demande du SPOP, le CSR a attesté le 7 décembre 2012 que l'aide sociale accordée à l'intéressé avait été interrompue du 1er mars au 31 mai 2012.
Par courrier du 9 avril 2013, le SPOP a avisé l'intéressé qu'il envisageait de lui refuser le renouvellement de son autorisation de séjour, au motif qu'il dépendait de l'aide sociale, et l'a invité à se déterminer.
Par jugement rendu le 7 mai 2013, entré en force le 13 juin 2013, le divorce des époux A._ a été prononcé. L'autorité parentale et la garde sur l'enfant ont été confiées à la mère, le père bénéficiant d'un libre et large droit de visite, à exercer d'entente avec la mère, mais d'au minimum un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Le jugement précisait en outre que jusqu'au 30 avril 2015, A._ ne pourrait exercer son droit de visite que sur le territoire suisse, avec interdiction de le quitter. Enfin, le père devrait contribuer à l'entretien de son fils par une pension mensuelle de 200 fr., allocations familiales en sus; en cas d'emploi, la contribution correspondrait au 15% de son revenu net pour autant que cette quotité ne porte pas atteinte au minimum vital.
Répondant à l'interpellation précitée du SPOP, l'intéressé a fait valoir par son avocate le 26 juillet 2013 que son absence de formation ne lui permettait d'espérer que des emplois non qualifiés, requérant des forces physiques. Or, il pouvait difficilement exercer de telles activités en raison de ses méningiomes multiples, qui lui causaient des céphalées et des difficultés visuelles. Il a précisé qu'il avait déposé une demande AI en vue d'une réadaptation professionnelle le 14 mars 2013, compte tenu de l'aggravation de la situation. Il a en outre invoqué ses liens avec son fils pour se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour fondé sur l'art. 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101). Se référant au jugement de divorce rendu entre-temps, il a encore souligné qu'il n'avait l'autorisation d'exercer son droit de visite que sur le territoire suisse, jusqu'au 30 avril 2015, de sorte que le seul moyen d'entretenir un contact régulier avec son fils était d'être autorisé à séjourner dans ce pays.
Par décision du 31 octobre 2013, le SPOP a prolongé l'autorisation de séjour jusqu'au 4 juin 2014.
Le 17 octobre 2014, le SPOP a prolongé l'autorisation de séjour jusqu'au 4 juin 2015, en attendant que l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après: OAI) ne rende sa décision. Par une telle décision du 13 janvier 2015, l'OAI a nié tout droit à des prestations AI au motif que l'intéressé avait présenté une incapacité de gain totale du 1er février au 30 avril 2013, mais qu'il était apte à exercer depuis le 1er mai 2013 son activité habituelle et toute activité adaptée à sa situation. Par la suite, le permis B a selon toute vraisemblance été prolongé jusqu'au 4 juin 2017.
D. Le 15 mai 2017, A._ a demandé la prolongation de son autorisation de séjour, ainsi que la transformation de ce permis en autorisation d'établissement (C), déclarant exercer une activité indépendante auprès de H._. Pour établir ses moyens financiers, il a produit une communication de la Caisse AVS du 20 janvier 2017 fixant provisoirement ses cotisations personnelles en tant qu'indépendant pour l'année 2017 sur la base d'un revenu annuel de 18'000 francs. Il a en outre déposé une attestation du CSR du 11 mai 2017 selon laquelle il n'était plus au bénéfice du revenu d'insertion depuis le 31 mars 2015, ayant lui-même demandé l'interruption du versement. Sur demande du SPOP, le CSR a indiqué le 25 octobre 2017 qu'il avait alloué, depuis l'arrivée de l'intéressé en Suisse en novembre 2003 et jusqu'en mars 2015, un montant d'aide sociale de 219'451 fr. 25.
Sur demande du 18 octobre 2017 du SPOP, A._ a notamment produit un extrait de poursuites à son encontre du 4 décembre 2017 faisant état d'actes de défaut de biens pour un total de 76'592 fr. 15 pour les dix dernières années.
Par décision du 4 janvier 2018, le SPOP a refusé de transformer l'autorisation de séjour d'A._ en autorisation d'établissement, au motif que son degré d'intégration était insuffisant au sens de l'art. 60 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201), vu le montant de l'aide sociale qu'il avait régulièrement touchée et le montant des actes de défaut de biens établis à son encontre. En revanche, le permis B était prolongé.
E. Le 3 février 2018, A._ a recouru contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public, concluant en substance à l'octroi d'un permis d'établissement. Il a fait valoir que son ex-femme et son fils avaient la nationalité suisse et qu'étant indépendant depuis quatre ans, il ne sollicitait plus l'aide des services sociaux.
Dans sa réponse du 27 mars 2018, le SPOP a conclu au rejet du recours, au motif que l'intégration du recourant n'était pas réussie.
Le recourant ne s'est pas déterminé dans le délai imparti.
Le tribunal a ensuite statué.

## Considerations

Considérant en droit:
1. Déposé dans le délai légal de trente jours fixé par l'art. 95 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36), le recours est intervenu en temps utile. Il respecte au surplus les conditions formelles énoncées à l'art. 79 LPA-VD (applicable par renvoi de l'art. 99 LPA-VD), de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière au fond.
2. Le litige porte sur le refus du SPOP de transformer le permis de séjour (B) du recourant en permis d'établissement (C).
3. En vertu de l'art. 34 al. 2 LEtr, l'autorité compétente peut octroyer une autorisation d'établissement à un étranger aux conditions suivantes:
· il a séjourné en Suisse au moins dix ans au titre d'une autorisation de courte durée ou de séjour, dont les cinq dernières années de manière ininterrompue au titre d'une autorisation de séjour (let. a);
· il n'existe aucun motif de révocation au sens de l'art. 62 LEtr (let. b).
En vertu de l'art. 62 al. 1 let. e LEtr, l'autorisation peut être révoquée si l'étranger ou une personne dont il a la charge dépend de l'aide sociale.
L'art. 34 al. 2 LEtr a un caractère potestatif et ne confère à l'étranger aucun droit à l'obtention d'une autorisation d'établissement (ATF 2C_382/2010 du 4 octobre 2010, consid. 5.3; 2C_705/2012 du 24 juillet 2012, consid. 3.1). Ainsi, le SPOP dispose en la matière d'un libre pouvoir d'appréciation, dans l'exercice duquel il doit néanmoins tenir compte des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son degré d'intégration (cf. art. 54 al. 2 et 96 al. 1 LEtr; CDAP PE.2014.0201 du 12 septembre 2014 consid. 2). Avant d'octroyer une autorisation d'établissement, il convient en particulier d'examiner quel a été le comportement du requérant jusqu'ici et de vérifier si son degré d'intégration est suffisant (art. 60 OASA).
Le principe d'intégration veut que les étrangers, dont le séjour est légal et durable, participent à la vie économique, sociale et culturelle de la Suisse (art. 4 al. 2 LEtr; ATF 134 II 1 consid. 4.1). Selon l'art. 4 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 sur l'intégration des étrangers (OIE; RS 142.205), la contribution des étrangers à l'intégration se manifeste notamment par: le respect de l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution fédérale (let. a); l'apprentissage de la langue nationale parlée sur le lieu de domicile (let. b); la connaissance du mode de vie suisse (let. c); la volonté de participer à la vie économique et d'acquérir une formation (let. d). L'adverbe "notamment", qui est employé à l'art. 4 OIE, illustre le caractère non exhaustif des critères d'intégration qui sont énumérés par ces dispositions; il signale aussi que la notion d' "intégration réussie" doit s'examiner à l'aune d'une appréciation globale des circonstances. Dans l'examen de ces critères d'intégration, les autorités compétentes disposent d'un large pouvoir d'appréciation que le Tribunal fédéral ne revoit qu'avec retenue (cf. art. 54 al. 2 et 96 al. 1 LEtr ainsi qu'art. 3 OIE; cf. TF 2C_749/2011 du 20 janvier 2012 consid. 3.2; 2C_427/2011 du 26 octobre 2011 consid. 5.2). Le Tribunal fédéral a relevé que, lorsqu'on est en présence d'un étranger qui est intégré professionnellement en Suisse, qui a toujours été indépendant financièrement, qui s'est comporté correctement et qui maîtrise oralement la langue parlée au lieu du domicile, des éléments sérieux sont nécessaires pour nier son intégration (cf. TF 2C_329/2012 du 29 juin 2012 consid. 2.2; TF 2C_749/2011 du 20 janvier 2012 consid. 3.3; 2C_427/2011 du 26 octobre 2011 consid. 5.3 et les références citées).
A l'instar de ce qu'a considéré le Tribunal fédéral dans le cadre de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, une intégration réussie n'implique pas nécessairement la réalisation d'une trajectoire professionnelle particulièrement brillante au travers d'une activité exercée sans discontinuité; l'essentiel en la matière est que l'étranger subvienne à ses besoins, n'émarge pas à l'aide sociale et ne s'endette pas (cf. TF 2C_749/2011 du 20 janvier 2012, consid. 3.3; ATAF C-2179/2013 du 20 août 2014 consid. 7.3.1).
4. En l'occurrence, force est de constater que depuis son arrivée en Suisse en novembre 2003 et jusqu'au 31 mars 2015, date à compter de laquelle le CSR atteste que le recourant ne perçoit plus le revenu d'insertion, ce dernier a largement dépendu de l'aide sociale, ayant touché un montant total de 219'451 fr. à ce titre. En particulier, il a perçu le revenu d'insertion de manière ininterrompue à tout le moins du 1er janvier 2006 au 7 décembre 2012, sauf pendant de brèves interruptions, soit du 1er avril au 21 septembre 2010 et du 1er mars au 31 mai 2012 (cf. attestation du CSR du 7 décembre 2012). Pendant cette même période, il a été engagé à deux reprises dans le cadre de contrats à durée indéterminée, mais ces relations de travail ont subsisté moins d'une année (soit 10,5 mois auprès de D._ et 6,5 mois auprès de G._). Pour le surplus, il a essentiellement exercé de courtes missions temporaires par le biais d'agences de placement.
En outre, même si l'intéressé ne dépend plus du revenu d'insertion depuis le 31 mars 2015, de sorte que le motif objectif de l'art. 62 al. 1 let. e LEtr n'est pas réalisé, il n'apparaît pas que sa situation économique actuelle soit suffisamment stable pour lui procurer un revenu régulier et suffisant. En effet, d'une part, le recourant n'a jamais fourni de bilan de son activité indépendante et, d'autre part, il a produit pour seule preuve d'un revenu lié à cette activité, une communication de la caisse AVS du 20 janvier 2017 fixant ses acomptes de cotisations sur la base d'un revenu escompté de 18'000 francs pour l'année 2017. Or, on voit mal comment le recourant est en mesure de subvenir à ses besoins et de payer la pension alimentaire dont il est débiteur avec de tels moyens. A cela s'ajoute que le montant des actes de défaut de biens délivrés à son encontre ces dix dernières années s'élève à 76'592 fr. 15, dont une somme de près de 56'000 fr. concerne des créances du BRAPA. Pour la seule année 2017, le recourant a fait l'objet d'actes de défaut de biens pour près de 12'500 francs. Il en découle que le recourant n'est manifestement pas en mesure d'assumer ses obligations financières et qu'on ne saurait donc considérer qu'il est suffisamment intégré aux plans professionnel et financier.
A cela s'ajoute que l'intégration sociale du recourant n'apparaît particulièrement élevée. Il ne ressort en effet pas du dossier qu'il participe d'une manière quelconque à la vie publique, par exemple en s'impliquant dans la vie associative locale. Enfin, le fait que sa femme et son fils soient suisses n'est pas un élément déterminant pour évaluer son intégration, comme l'a à juste titre retenu le SPOP.
Dans ces conditions, le recourant ne saurait être considéré comme suffisamment intégré au sens de l'art. 60 OASA, du moins à l'heure actuelle.
En conséquence, l'autorité précédente n'a pas violé la loi, ni abusé de son pouvoir d'appréciation en refusant au recourant la transformation de son autorisation de séjour en autorisation d'établissement. Finalement, la décision est proportionnée dès lors qu'elle ne prive pas le recourant de son autorisation de séjour.
5. Au vu des considérants qui précèdent, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée. Vu les circonstances, il est renoncé à percevoir un émolument judiciaire (art. 50 LPA-VD). Le recourant qui n'obtient pas gain de cause et n'est pas représenté par un mandataire professionnel n'a pas droit à des dépens (art. 55 LPA-VD).