# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c39c1942-496b-56de-bee2-661ef5cb8475
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur A_ est un ressortissant franco-sénégalais, au bénéfice d’un permis d’établissement en vertu des droits conférés par l’accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP -
RS 0.142.112.681
) (ci-après : permis d’établissement UE/AELE).![endif]>![if>
2. Le 14 septembre 2015, le département de la sécurité et de l’économie (ci-après : DSE) a prononcé la révocation de l’autorisation d’établissement précitée. ![endif]>![if>
3. Par jugement du 10 mars 2016, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : le TAPI) a rejeté le recours que M. A_ avait interjeté contre cette décision par l’intermédiaire d’un mandataire, avec élection de domicile. La possibilité de recourir auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) dans un délai de trente jours suivant la notification de cette décision était mentionnée dans le dispositif du jugement. ![endif]>![if>
4. Ledit jugement a été notifié à M. A_ à son domicile élu et il a été reçu le 14 mars 2016.![endif]>![if>
5. Par acte posté le 29 juin 2016, M. A_ a interjeté un recours auprès du Tribunal fédéral contre le jugement précité, en concluant à son annulation. ![endif]>![if>
6. Par courrier du 6 juillet 2016, le Tribunal fédéral a transmis l’acte de recours à la chambre administrative pour raison de compétence.![endif]>![if>
7. À réception dudit recours, le juge délégué a transmis celui-ci à l’OCPM pour information. ![endif]>![if>
8. Ayant reçu du TAPI le dossier de la procédure de recours devant cette juridiction, le juge a informé les parties que la cause était gardée à juger le 16 août 2016.![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté devant la juridiction compétente, le recours est recevable de ce point de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. Selon l’art. 62 al. 1 let. a LPA, le délai de recours est de trente jours s’il s’agit d’une décision finale ou d’une décision en matière de compétence. ![endif]>![if>
Le délai court dès le lendemain de la notification de la décision (al. 3).
3. La décision est notifiée valablement à son destinataire au domicile de celui-ci ou à son domicile élu (art. 46 al. 2 LPA). ![endif]>![if>
4. a. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même. Celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et le jugement ou la décision en cause acquierent force obligatoire (
ATA/73/2016
précité consid. 6a ;
ATA/1068/2015
du 6 octobre 2015 consid. 5a). Le Tribunal fédéral a eu l’occasion de préciser que le strict respect des délais légaux se justifie pour des raisons d’égalité de traitement et n’est pas constitutif de formalisme excessif (ATF
125 V 65
consid. 1 p. 67 ; arrêts du Tribunal fédéral
6B_507/2011
du 7 février 2012 consid. 2.3 ;
2D_18/2009
du 22 juin 2009 consid. 4.2).![endif]>![if>
b. Les cas de force majeure sont réservés, conformément à l’art. 16
al. 1 2
ème
phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (
ATA/212/2014
précité et les références citées).
5. En l’espèce, la chancellerie du TAPI a notifié le jugement le 14 mars 2016 au domicile du mandataire professionnellement qualifié du recourant auprès duquel, à teneur de l’acte de recours, ce dernier faisait élection de domicile. Ledit jugement a donc été valablement notifié à cette date. Compte tenu de la suspension des délais de recours liée aux fêtes pascales (art. 63 al. 1 let. a LPA), soit du 20 mars 2016 au 3 avril 2016, le délai de recours de trente jours est en conséquence arrivé à échéance le jeudi 28 avril 2016. Partant, le recours, interjeté le 29 juin 2016, est tardif.![endif]>![if>
6. Dans son acte de recours, le recourant n’invoque aucun cas de force majeure au sens de l’art. 16 al. 1 2
ème
phr. LPA et aucun fait susceptible de tomber sous le coup de cette disposition légale ne ressort du dossier.![endif]>![if>
7. Au vu de ce qui précède, le recours, vu cette tardiveté, sera déclaré irrecevable, sans instruction complémentaire, en application de l'art. 72 LPA. ![endif]>![if>
Aucun émolument ne sera perçu (art. 87 al. 1 LPA). Vu l'issue du litige, aucune indemnité de procédure ne sera allouée au recourant (art. 87 al. 2 LPA).
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