# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1adfd123-4b3a-5191-bba2-ea29c651b870
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Un conflit oppose depuis plusieurs années F._, qui exploite le camping situé dans la commune, à A._ et son époux, anciens locataires dudit camping.
B. Le 27 juin 2018, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, suite à la plainte du 27 février 2018 déposée par A._ pour "spoliation de biens". Le Ministère public a retenu qu'au vu de l'ensemble du dossier, il apparaissait que les faits dénoncés dans la plainte, en lien avec une vente aux enchères ayant eu lieu le 23 janvier 2018, auraient été de la compétence de l'autorité civile. La Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après: la Chambre) n'est pas entrée en matière sur le recours formé par A._ à l'encontre de l'ordonnance précitée (arrêt TC FR 502 2018 148 du 27 septembre 2018); quant au Tribunal fédéral, il a déclaré irrecevable le recours de A._ dirigé contre l'arrêt cantonal (arrêt TF 6B_1065/2018 du 14 décembre 2018).
C. Le 27 juin 2019, A._ a déposé une plainte pénale à l'encontre de B._, C._, D._ et E._ pour, entre autres, "action de nuire continue et ininterrompue, omerta avérée et manœuvres frauduleuses pour la double escroquerie sur les biens des époux (...) déposés sur les parcelles (...) du caravaning, revente des biens des époux (...) sans leur en faire part, en encaissant le bénéfice, diffamation contre le couple (...) par la rumeur diffusée qu'il a été renvoyé parce qu'il a construit un auvent sans autorisation et qu'il n'a pas payé ses loyers". En substance, elle reproche au comité de F._, dont elle remet en cause la légitimité, d'avoir revendu des biens lui appartenant, ainsi qu'à son mari, sans qu'un décompte final soit établi ni délivré, ainsi que d'avoir colporté des rumeurs concernant le couple, suite à son départ du camping géré par F._. Elle met également en cause le syndic et le vice-syndic de la commune de G._.
D. Le 25 octobre 2019, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, considérant que les éléments constitutifs d'une infraction n'étaient manifestement pas remplis. Il a retenu que la caravane et trois mobile homes appartenant à la plaignante et à son époux et qui se trouvaient dans le camping sis à G._ avaient été vendus aux enchères selon les procédures de la poursuite, de sorte que l'attribution du bénéfice de cette vente, qui suit la même logique, était de la compétence de l'autorité civile. Quant à la diffamation alléguée, le Ministère public a jugé qu'aucun élément ne permettait d'ouvrir une procédure pénale, puisque la plainte ne mentionnait même pas l'identité des deux résidents qui auraient eu vent de ces soi-disant rumeurs.
E. Par courrier du 4 novembre 2019, A._ a interjeté recours à l'encontre de l'ordonnance précitée. Elle reproche au Ministère public de ne pas lui avoir demandé l'identité des personnes soupçonnées de diffamation. Pour le surplus, elle remet en cause la légalité de l'art. 29 des statuts de F._ excluant toute responsabilité individuelle des membres et fait grief au Ministère public de couvrir le conflit l'opposant tant à F._ qu'à la commune de G._.
F. Le 5 novembre 2019, A._ a déposé une nouvelle écriture. Le 6 novembre 2019, elle a déposé une requête d'assistance judiciaire. Le délai imparti pour verser des sûretés a alors été révoqué jusqu'à droit connu sur dite requête.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 4
G. Par courrier du 14 novembre 2019, le Ministère public a renoncé à se déterminer plus avant sur le recours et a confirmé son ordonnance de non-entrée en matière.
H. Les 4 et 17 décembre 2019, A._ s'est à nouveau adressée à la Chambre.

## Considerations

en droit
1.
1.1. La voie du recours à la Chambre est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a CPP; art. 85 al. 1 de la loi sur la justice [LJ; RSF 130.1]).
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de 10 jours, à l'autorité de recours. En l'espèce, ce délai semble avoir été respecté.
1.3. La Chambre statue avec cognition complète, soit sur la violation du droit et la constatation incomplète ou erronée des faits (art. 393 al. 2 CPP), et elle y procède sans débats (art. 397 al. 1 CPP).
1.4.