# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 60f87d57-e48b-56ce-b0b6-f04bcf34561c
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_006
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait et en droit
que la Juge de police a reconnu le prévenu coupable de violences ou menaces contre les autorités ou les fonctionnaires au sens de l'art. 285 CP pour avoir, le 27 novembre 2015, dans les bureaux du service comptable de l'administration communale de B._, mécontent au sujet d'un arrangement pécuniaire (de nature fiscale), adopté une attitude menaçante envers l'employée communale et déclaré que « les événements du Bataclan à Paris n'étaient pas justifiés, mais que ceux de Zoug, c'était normal », ce qui a empêché l'employée de poursuivre son activité, l'agent de la police locale ayant dû être appelé;
que la Juge de police l'a condamné à une peine de 120 heures de travail d'intérêt général avec sursis pendant deux ans, à une amende de CHF 300.- et a mis les frais pénaux à sa charge;
qu'une annonce d'appel, puis une déclaration d'appel ont été déposées dans les délais par le prévenu, lequel conteste le jugement dans son ensemble et réclame une indemnité;
que la procédure écrite a été ordonnée;
que dans sa déclaration d'appel et dans son mémoire motivé du 12 mars 2018, le prévenu conteste avoir tenu des propos malhonnêtes ou des propos inadmissibles et menaçants envers le personnel communal, mais déclare avoir juste demandé des explications sur une facturation d'un montant de CHF 22.60 représentant des intérêts, alors que s'agissant d'autres communes ou de l'Etat aucun intérêt ne lui avait été demandé;
qu'il allègue qu'au contraire c'est l'employée communale qui l'a méprisé parce qu'il était dans la précarité, puis que la Juge de police l'a blessé lors de l'audience en lui demandant des explications sur son faible revenu;
que la question de savoir si la motivation fournie correspond aux exigences minimales de l'art. 385 CPP peut rester ouverte vu le sort de l'appel;
qu'en effet, après examen et analyse du dossier ainsi que du jugement attaqué, la Cour ne peut que faire sienne la motivation convaincante et pertinente de la Juge de police et elle s'y réfère expressément en application de l'art. 82 al. 4 CPP, sans qu'il ne soit nécessaire de la compléter;
que l'appel doit ainsi être rejeté et la condamnation confirmée;
que les frais de la procédure d'appel, limités à CHF 330.- pour tenir compte de la situation financière du prévenu (émolument: CHF 300.-; débours: CHF 30.-), doivent être mis à la charge de celui-ci conformément à l'art. 428 al. 1 CPP;
que l'appel étant rejeté, il n'y a pas place pour une indemnité au sens de l'art. 429 ou de l'art. 436 CPP;
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## Considerations