# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a66a6eea-f66e-56b1-b747-8509a715b426
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, la cause opposant A_ et B_ à C_ et à D_, E_ et F_, pendante devant le Tribunal de première instance (ci-après: le Tribunal);
Vu l'ordonnance
ORTPI/542/2021
du 20 mai 2021, par laquelle le Tribunal a considéré que les témoignages proposés n'étaient pas pertinents pour l'issue du litige, a admis en revanche l'audition des parties (chiffre 1 du dispositif) et de G_, géomètre (ch. 2), les autres moyens de preuve complémentaires ayant été refusés (ch. 3) et a ordonné une audience de débats principaux afin de procéder à l'audition des parties et de G_, suivie des plaidoiries finales orales, audience fixée au 19 octobre 2021 (ch. 4);
Vu le recours formé contre cette ordonnance par A_ et B_, concluant à l'annulation du chiffre 3 du dispositif et à ce que l'audition de plusieurs témoins, nommément désignés, soit admise;
Que préalablement les recourants ont sollicité la suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance attaquée, exposant qu'il paraissait essentiel que les deux géomètres (G_ et celui dont ils sollicitaient eux-mêmes l'audition) soient entendus lors d'une même audience portant sur les mêmes faits, à savoir la situation des plantations effectuées sans droit par les intimés; or, l'audition de G_ avait d'ores et déjà été fixée, de sorte que l'effet suspensif s'imposait, afin de ne pas vider le recours de son objet du fait de la continuation du procès de première instance;
Que les intimés s'en sont rapportés à justice s'agissant de la question de la restitution de l'effet suspensif;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un recours au sens des art. 319 ss CPC;
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision attaquée (art. 325 al. 1 CPC);
Que l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 2 CPC);
Qu'elle dispose d'un large pouvoir d'appréciation;
Que l'on devrait à tout le moins admettre que l'effet suspensif soit restitué lorsque la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (Jeandin, CR, CPC 2
ème
éd. 2019, ad art. 325 n. 6);
Qu'en l'espèce et sans préjuger de la recevabilité du recours, il ne ressort pas des explications fournies par les recourants qu'ils risqueraient de subir un dommage difficilement réparable si la suspension de l'effet exécutoire attaché à l'ordonnance attaquée n'était pas ordonnée;
Qu'en effet, les recourants n'ont pas rendu vraisemblable, ni même allégué, en quoi le fait que les deux géomètres puissent, le cas échéant, être entendus lors de deux audiences distinctes serait susceptible de leur causer un préjudice difficilement réparable;
Que la requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance attaquée sera par conséquent rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais de la présente décision dans le cadre de l'arrêt au fond;
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