# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1c567711-ef61-5a51-a98a-976166d6ee2d
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le 25 juillet 2019, B._ a déposé plainte pénale pour voies de fait contre A._, suite à une altercation survenue le 16 juillet 2019.
Par la suite, A._ a été convoqué sans succès par la Police, à plusieurs reprises, afin d'être auditionné en qualité de prévenu. Finalement, il s'est déterminé sur les faits par courriel du 12 février 2020 et la Police a fixé une nouvelle date pour son audition au 3 mars 2020. A._ n’a de nouveau pas comparu. La Police lui a alors demandé une version signée de son courriel du 12 février 2020 ainsi qu'une déclaration complémentaire concernant l'aspect des voies de fait. Le 24 mars 2020, A._ a adressé le courrier demandé à la Police.
Par ordonnance pénale du 26 août 2020, le Ministère public a reconnu A._ coupable de voies de fait et l'a condamné à une amende de CHF 300.-. Dite ordonnance pénale a été envoyée par pli recommandé en date du 26 août 2020, mais n'a pas été réclamée par A._ jusqu'au 3 septembre 2020, soit jusqu'à l'échéance du délai de garde de 7 jours. Le 9 septembre 2020, le Ministère public a renvoyé l'ordonnance pénale sous pli simple.
Par courrier du 17 septembre 2020, A._ a formé opposition contre cette ordonnance pénale.
Le 18 septembre 2020, le Ministère public s’est adressé à A._ pour lui demander si son courrier précité devait être considéré comme une opposition, auquel cas il serait transmis à la Juge de police pour statuer sur la validité de l'opposition, ou s'il devait être considéré comme une demande de restitution de délai.
Par courrier du 27 septembre 2020, A._ a indiqué que son courrier devait être considéré comme une opposition, étant confiant que la Juge de police constatera vraisemblablement la recevabilité de sa requête.
En date du 30 septembre 2020, le Ministère public a transmis la cause à la Juge de police de l'arrondissement de la Gruyère (ci-après: la Juge de police).
B. Le 3 décembre 2020, la Juge de police a constaté que l'ordonnance pénale du Ministère public du 26 août 2020 a valablement été notifiée à A._ et que l'opposition de celui-ci a été déposée hors délai. Le courrier de A._ du 17 septembre 2020, complété par celui du 27 septembre 2020, doit être interprété comme une demande de restitution de délai. Partant, la cause a été renvoyée au Ministère public afin qu'il statue sur cette question.
C. Par courrier daté du 21 décembre 2020, mais remis à la Poste le 23 décembre 2020, A._ a interjeté recours contre l'ordonnance de la Juge de police du 3 décembre 2020, concluant implicitement à son annulation.
Le 5 janvier 2021, le Ministère public a conclu à l'irrecevabilité du recours.
Par courrier du même jour, la Juge de police a renoncé à se déterminer.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. Aux termes de l’art. 356 al. 2 CPP, le tribunal de première instance (in casu la Juge de police, cf. art. 75 al. 2 let. a de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ; RSF 130.1]) statue sur la validité de l’ordonnance pénale et de l’opposition. Sa décision peut faire l’objet d’un recours auprès de la Chambre pénale (art. 393 al. 1 let. b et 20 CPP et 85 LJ). Cependant, une opposition tardive peut aussi être considérée comme une requête demandant la restitution du délai, au sens de l’art. 94 CPP, à condition que l’opposant y ait expliqué les motifs de son retard. Le ministère public est compétent pour statuer sur la recevabilité d’une telle requête (art. 94 al. 2 CPP). La décision peut ensuite faire l'objet d'un recours auprès de la Chambre pénale (art. 393 al. 1 let. a et 20 CPP et 85 LJ).