# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9c352456-3f28-562a-a5b8-3b38e085c809
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. C._, né en 2009, et D._, née en 2012, sont les enfants de A._ et B._, lesquels ne sont pas mariés et sont séparés. Ils détiennent l’autorité parentale conjointe sur leurs enfants confiés à la garde de la mère.
B. Par décision du 25 octobre 2019, la Présidente du Tribunal civil de la Gruyère (ci-après : la Présidente) a notamment instauré une curatelle de surveillance des relations personnelles, au sens de l’art. 308 al. 2 CC, en faveur des enfants, et a chargé la Justice de paix de la Gruyère ( : la Justice de paix) de nommer un curateur. Cette décision a été prise en raison de la  de communication entre les parents et des relations très tendues entre ces derniers, lesquelles nuisaient manifestement aux enfants, en rendant très difficile l’organisation du droit aux relations personnelles du père sur ses enfants.
Par décision du 26 juin 2020, la Justice de paix a instauré une curatelle éducative, au sens de l’art. 308 al. 1 CC, en faveur des enfants, et a désigné E._ à la fonction de curatrice d’assistance éducative de ces derniers, à charge pour elle d’assister les parents de ses conseils et de son appui dans la prise en charge des enfants. La Justice de paix a, également, ordonné une enquête sociale concernant les intéressés et a confié cette mission au Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après : SEJ).
Le 24 septembre 2020, la Justice de paix a notamment suspendu, avec effet immédiat et pour une durée indéterminée, le droit aux relations personnelles de A._ sur ses enfants. Il a également été décidé que l’exercice des relations personnelles du père reprendra aussitôt qu’une place sera disponible auprès du Point Rencontre Fribourg. La curatrice d’assistance éducative a été chargée d’établir la reprise des relations personnelles de A._ sur ses enfants, dans les meilleurs délais, auprès du Point Rencontre Fribourg, selon les disponibilités de dite institution et les modalités fixées dans son règlement, et de mettre en place un suivi psychologique et/ou thérapeutique en faveur des intéressés. Cette décision faisait notamment suite à une violente altercation au moment de la passation des enfants du 9 septembre 2020, lors de laquelle A._ aurait porté des coups à l’encontre de B._ et de son compagnon. Des plaintes pénales ont été déposées par les trois cités.
Par décision de mesures superprovisionnelles du 6 octobre 2020, la Présidente a admis la requête de B._ tendant à l’obtention de mesures de protection de la personnalité. Il a notamment été interdit à A._ de s’approcher du domicile actuel et futur de celle-ci, de son lieu de travail actuel ou futur, à moins de 500 mètres et d’approcher sa personne à moins de 200 mètres en cas de rencontre fortuite dans l’espace public.
Par courriers de son mandataire des 5 et 16 novembre 2020, A._ a demandé à la Justice de paix de rendre une décision formelle s’agissant de la question de son droit à exercer des relations personnelles avec ses enfants par courrier papier et électronique, par des appels téléphoniques, y compris par FaceTime et assimilés, et par des messages, SMS et assimilés.
C. Par décision du 1er décembre 2020, la Justice de paix a précisé que la suspension du droit aux relations personnelles de A._ sur ses enfants C._ et D._, telle que décidée au chiffre I du dispositif de la décision du 24 septembre 2020 englobe, outre le droit de visite en tant que tel, les courriers papiers et électroniques, les appels téléphoniques (y compris FaceTime et assimilés) et les messages (SMS et assimilés). L’effet suspensif à un éventuel recours contre cette décision a été retiré (ch. III du dispositif).
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D. Par acte de son mandataire du 21 janvier 2021, A._ a interjeté un recours contre la décision du 1er décembre 2020 et l’a assorti d’une requête tendant à la restitution de l’effet suspensif.
En date du 2 février 2021, la Justice de paix a transmis les dossiers de la cause ainsi que quelques explications sur les raisons ayant conduit au prononcé de la décision attaquée.
B._ a déposé sa réponse par acte du 25 février 2021, concluant au rejet tant du recours que de la requête tendant à la restitution de l’effet suspensif.
Le 18 mars 2021, le Juge délégué à l’instruction a rejeté la requête en restitution de l’effet suspensif de A._.
Le même jour, les dossiers de la Justice de paix ont été transmis à la Juge de police de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Juge de police) en vue de l’audience du 25 mars 2021 dans le cadre d’une procédure pénale instruite à l’encontre de A._. Ces dossiers ont été restitués le 7 avril 2021. Par jugement de la Juge de police du 25 mars 2021, A._ a été reconnu coupable d’injure et de menaces en lien avec les événements qui se sont produits en juin 2019 à l’encontre de B._. Il a été condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende sans sursis, le montant du jour-amende a été fixé à CHF 60.-. Il a également été condamné au versement d’un montant de CHF 1'000.- à titre de tort moral en faveur de cette dernière. Le 6 avril 2021, il a déposé une annonce d’appel.
Au cours de la procédure, la Justice de paix a transmis plusieurs pièces dont notamment le rapport d’enquête sociale du SEJ du 23 février 2021 et le rapport d’activité de celui-ci du 21 avril 2021.
Le 4 mai 2021, la curatrice des enfants a transmis un courrier du Point Rencontre Fribourg du même jour indiquant que la première visite était prévue le samedi 8 mai 2021, de 15h00 à 17h00, et que les visites suivantes se dérouleront selon le même horaire deux fois par mois.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC ; RSF 131.11]; ci-après: la Cour).
1.2. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 ss CC. Pour les points non réglés à ces articles et en l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).