# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a37ef5d2-9bbb-5a7b-9795-91b3913e017f
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents de C._, né en 1991. Lors d’un séjour en août 2015 à D._, ce dernier a été victime d’un grave accident alors qu’il conduisait un quad. Il souffre de dommages cérébraux et est durablement incapable de discernement. Depuis son rapatriement en Suisse, il a été hospitalisé dans divers hôpitaux. Le 24 décembre 2015, il a été placé à des fins d’assistance au Centre de soins hospitaliers du Réseau fribourgeois de santé mentale à Marsens (ci-après : CSH Marsens). Dans ce cadre, une expertise a été établie le 11 janvier 2016 par les Dr E._ et F._ de la Clinique romande de réadaptation.
Par courrier du 9 décembre 2015, A._ a informé la Justice de paix de l'arrondissement de la Broye (ci-après : la Justice de paix) de la situation et de l’état de santé de son fils, a sollicité la mise en place d’une curatelle provisoire et a requis d’être désigné curateur.
En date du 9 février 2016, les recourants ont été entendus par la Justice de paix. Ils ont confirmé leur souhait que A._ soit nommé curateur et se sont catégoriquement opposés à ce qu’une autre personne soit désignée à cette fonction.
B. Par décision du 24 février 2016, la Justice de paix a institué une curatelle de portée générale au sens de l’art. 398 CC en faveur de C._ et a nommé en qualité de curatrice G._, assistante sociale auprès du Service de protection de l’adulte de H._. En plus des tâches courantes relevant du mandat de curatelle de portée générale, la Justice de paix a donné mandat à la curatrice de défendre et de représenter C._ dans toutes les procédures en lien avec l’accident de D._. Elle a renoncé à nommer le père à la fonction de curateur aux motifs que l’exercice de ce mandat pourrait être compromis par ses manques de connaissances et de compétences dans le cadre des procédures à entreprendre en Suisse et à D._. Elle a également mis en avant l’ampleur de la curatelle, la difficulté des parents, en particulier du père, à prendre de la distance, et le risque que les tensions et frustrations qui surviendront inévitablement nuisent à la défense des intérêts de C._. En outre, la Justice de paix a dépourvu d’effet suspensif tout éventuel recours contre sa décision.
C. Par mémoire du 2 mai 2016, B._ et A._ ont interjeté recours contre cette décision, concluant à sa modification en ce sens que A._ soit désigné à la fonction de curateur, subsidiairement au renvoi de la cause à la Justice de paix pour nouvelle décision, frais à la charge de l’Etat. Les époux A._ et B._ requièrent également l’octroi d’une équitable indemnité à titre de dépens.
D. Invitée à se déterminer, la Justice de paix s’est référée au dossier de la cause par courrier du 9 mai 2016. Les 18 et 23 mai 2016, elle a transmis à la Cour diverses pièces concernant une nouvelle hospitalisation de C._ au CSH Marsens.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de
Tribunal cantonal TC Page 3 de 10
protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).