# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2cac65d9-80e8-4093-8d30-82b18ba6a26f
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_009
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu :
le recours du 30 octobre 2017 (timbre postal) formé par A._ contre le jugement du Tribunal administratif fédéral du 22 septembre 2017 et la demande d'octroi d'un "délai supplémentaire" dont il est assorti,
l'ordonnance du 3 novembre 2017, par laquelle le recourant a été rendu attentif au fait que son écriture ne semblait pas réaliser les conditions de recevabilité prévues par l'art. 42 LTF et qu'il pouvait remédier aux irrégularités (motifs et conclusions) jusqu'à l'échéance du délai de recours, lequel ne pouvait être prolongé,
l'écriture du 22 novembre 2017, par laquelle le recourant indique faire "appel" de la "décision du tribunal de Bâle",

## Considerations

considérant :
que selon l'art. 108 al. 1 let. b de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le président de la cour décide en procédure simplifiée de ne pas entrer en matière sur les recours dont la motivation est manifestement insuffisante,
que selon l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recours doit indiquer, entre autres exigences, les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, en exposant succinctement en quoi l'acte attaqué est contraire au droit,
que pour satisfaire à l'obligation de motiver, la partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise de dernière instance et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit, de telle sorte qu'on comprenne clairement, à la lecture de son exposé, quelles règles de droit auraient été, selon elle, transgressées par l'autorité précédente (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 et les références),
que, par écriture du 30 octobre 2017, le recourant indique s'opposer au jugement du Tribunal administratif fédéral du 22 septembre 2017 et demande l'octroi d'un délai supplémentaire pour "préparer correctement [s]a défense et les raisons pour lesquelles [il n'est] pas d'accord",
que le recours ne contient aucune critique satisfaisant à l'exigence de motivation d'un recours (art. 42 al. 1 et 2 LTF),
que la demande du recourant tendant à se voir octroyer un délai supplémentaire pour compléter son recours a été présentée au dernier jour du délai de recours (art. 100 al. 1 LTF), ce qui la rend d'emblée inopérante,
que le délai de recours étant un délai légal, il ne saurait en effet être prolongé (art. 47 al. 1 LTF),
qu'une restitution même partielle du délai de recours, au sens de l'art. 50 al. 1 LTF, n'entre par ailleurs pas en considération (arrêt 5A_322/2013 du 7 mai 2013),
que le mémoire du 22 novembre 2017, déposé après l'échéance du délai de recours, est irrecevable,
qu'au demeurant, cette écriture ne contient pas de conclusions (art. 42 al. 1 LTF) ni de motivation conforme aux exigences posées par les art. 42 et art. 106 al. 2 LTF; le recourant se contentant de discuter librement les arguments qu'il entend présenter à la Cour de céans, dans une démarche purement appellatoire,
que le présent recours, considéré comme un recours en matière de droit public, doit par conséquent être déclaré irrecevable et traité selon la procédure simplifiée prévue à l'art. 108 al. 1 let. b LTF,
qu'il est renoncé à percevoir des frais judiciaires (art. 66 al. 1, 2 ème phrase, LTF),