# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2a8f0c6b-5af9-515e-aa6c-8a798259a014
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. D._, né en 2002, et E._, né en 2003, sont les fils de F._ et de A._.
F._ et A._ sont séparés. Les enfants vivent avec leur mère, mais voient régulièrement leur père. Ils sont toutefois souvent pris en charge par leurs grands-parents, E._ essentiellement par ses grands-parents paternels et D._ par ceux qu’ils considèrent comme ses grands-parents maternels, soit la mère de cœur de F._ et son compagnon de longue date.
Les contacts entre les parents d’une part, mais également entre chaque parent et ses  d’autre part sont très difficiles.
Le grand-père paternel s’occupe des affaires administratives et financières de A._.
B. Le 14 janvier 2016, le Service de l’enseignement obligatoire de langue française a procédé à un signalement concernant D._ et E._.
Par la suite, la Justice de paix de la Gruyère (ci-après la Justice de paix) a procédé à l’audition des enfants, des parents ainsi que des grands-parents paternels et maternels.
C. Par décision du 26 février 2016, la Justice de paix a instauré une curatelle d’assistance éducative et de surveillance des relations personnelles, au sens de l’art. 308 al. 1 et 2 CC, en faveur des deux enfants. Elle a désigné G._, intervenant en protection de l’enfant auprès du Service de l'enfance et de la jeunesse (ci-après SEJ), à la fonction de curateur d’assistance éducative et de surveillance des relations personnelles, à charge pour lui de veiller au suivi psychologique des enfants, de fixer le calendrier du droit de visite de A._ sur ses deux fils, ce d’entente entre les parties, et de requérir une adaptation des mesures en cas de modification des circonstances. Elle a donné ordre aux enfants d’entreprendre un suivi psychologique, lequel aura notamment pour but de les aider à gérer la procédure de séparation de leurs parents ainsi que de faire face aux tensions latentes. Une action éducative en milieu ouvert au profit des enfants, de leur mère et de leur père a également été ordonnée, le curateur étant chargé d’informer la Justice de paix dès que l’action éducative en milieu ouvert aura débuté et de lui transmettre, au 30 juin 2016, un rapport sur la situation des enfants. Enfin, l’autorité a rappelé aux parents leur obligation de collaborer de façon appropriée avec le curateur et qu’ils se doivent mutuellement l’aide, les égards et le respect qu’exige la famille et qu’ils ont l’obligation de ne pas perturber les relations de l’enfant avec l’autre parent ainsi que celle de ne pas rendre l’éducation plus difficile.
D. Le 23 mars 2016, A._ et les grands-parents paternels, B._ et C._, ont écrit à la Justice de paix pour lui signaler leur mécontentement et leur incompréhension en relation avec la décision du 26 février 2016.
Le 29 mars 2016, la Juge de paix leur a donné l’occasion, dans un délai expirant le 5 avril 2016, de lui indiquer s’ils souhaitent recourir contre dite décision, le contenu de leur courrier du 23 mars 2016 étant équivoque. La magistrate a précisé que, passé ce délai, elle transmettrait le courrier au
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Tribunal cantonal en raison de son éventuelle compétence à statuer. Etant restée sans nouvelles, elle a fait parvenir l’acte du 23 mars 2016 à la Cour de céans par courrier du 11 avril 2016.

## Considerations

en droit
1. a) Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 du Code civil [CC], 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
b) Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC). La procédure devant l’instance de recours est ainsi régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5e éd., 2014, n. 589 p. 399).