# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8f3ea6ec-1013-44c5-bd3a-7c9ba40a3ad1
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_007
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

attendu
que, née en 2011, ressortissante portugaise, A._ est entrée en Suisse le 29 août 2020 pour vivre auprès de sa tante et de la famille de celle-ci. Les parents de l'enfant sont divorcés. Sa mère, qui en a la garde, entend continuer à vivre au Portugal et son père, avec lequel elle n'a que des contacts très épisodiques, vit en France;
que, le 31 août 2021, l'enfant a déposé une demande formelle d'autorisation de séjour auprès du Service de la population et des migrants (SPoMi) afin de résider en Suisse dans sa famille d'accueil;
que, dans un rapport du 19 janvier 2019, et suite à une enquête spécifique, le Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ) a considéré que, du point de vue du droit civil, la venue en Suisse de la requérante respecte les exigences liées au bien de l'enfant et a accordé, le 25 mars 2021, une autorisation d'accueil provisoire (sans vue d'adoption). En particulier, il a été constaté que la mère est d'accord avec la venue de sa fille dans la famille de sa sœur et que les membres de cette famille sont jugés aptes à remplir le rôle de famille d'accueil;
que, par ailleurs, le 6 juillet 2021, le SPoMi a reçu des informations sur l'intégration scolaire de l'enfant prévue durant l'année 2021/2022;
que, le 28 juillet 2021, le SPoMi a informé la requérante par le biais de sa tante de son intention de rejeter la requête et de prononcer son renvoi, dès lors que la situation de ses parents n'indique pas un cas d'extrême gravité qui justifierait sa présence chez sa tante. Ceux-ci ont la possibilité de trouver une solution pour subvenir à ses besoins sans qu'elle ne vienne en Suisse. De plus, il a été relevé que le consentement de l'autorité compétente du pays d'origine sur le placement de l'enfant en Suisse fait défaut ainsi que la preuve que le pays d'origine est dans l'incapacité de trouver une autre solution pour le placement de l'enfant;
que, le 30 juillet 2021, la tante de la requérante a déposé ses objections en indiquant que la mère a des horaires de travail qui ne sont pas compatibles avec l'éducation de sa fille et qu'elle ne dispose pas des moyens financiers pour employer une baby-sitter. Pour le surplus, il a été relevé la bonne intégration de l'enfant, notamment scolaire, et l'épreuve psychologique que constituerait un retour au Portugal;

## Considerations