# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** fb9fa2e7-b4dd-489e-b484-0eee5c7bf839
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

2.2 En tant que la décision entreprise précède une éventuelle décision de clôture portant sur la remise de valeurs en vue de confiscation ou de restitution à l’ayant droit, au sens de l’art. 74a EIMP, elle est de nature incidente.
2.3 Aux termes de l’alinéa 1 de l’art. 80e EIMP (recours contre les décisions des autorités d’exécution), peuvent faire l’objet d’un recours devant la cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, la décision de l’autorité cantonale ou fédérale d’exécution relative à la clôture de la procédure d’entraide et, conjointement, les décisions incidentes. L’alinéa 2 let. a de cette disposition précise que les décisions incidentes antérieures à la décision de clôture peuvent faire l’objet d’un recours séparé si elles causent un préjudice immédiat et irréparable en raison de la saisie d’objets ou de valeurs.
2.4 Le Tribunal fédéral, dans un arrêt du 14 mars 2001 (1A.12/2001 consid. 2), s’est demandé si l’existence d’un préjudice immédiat et irréparable doit aussi être remplie lorsque l’OFJ, en tant qu’autorité de surveillance, attaque une décision incidente rendue, en matière d’entraide internationale, par une autorité d’exécution cantonale. Se fondant sur le droit cantonal, respectivement sur les liens qui prévalaient entre celui-ci et l’EIMP, il a néanmoins laissé la question ouverte (consid. 3 s.), après avoir constaté qu’en l’occurrence, la décision incidente querellée maintenait provisoirement (en application de l’art. 80e let. b ch. 1 aEIMP) le gel des avoirs litigieux – considérations dénuées de pertinence dans la présente espèce, dès lors que l’ordonnance du 1er octobre 2018 a été rendue par une
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autorité fédérale et que l’acte en cause lève le blocage des avoirs déposés sur les comptes concernés.
Cela étant, la haute Cour a relevé que dans le droit de l’entraide, les restrictions posées par le législateur en matière de recours contre une décision incidente trouvaient leur justification dans l’obligation de célérité (ancrée à l’art. 17a EIMP), respectivement dans la nécessité de limiter les abus auxquels peuvent conduire des recours formés par des particuliers; elle a retenu que cette problématique ne se posait pas lorsque le recours émanait de l’autorité de surveillance compétente (ibidem, consid. 2b/bb). Ces considérations s’appliquent pleinement au cas d’espèce et conduisent à déclarer le recours recevable en dépit du fait que l’OFJ n’établit pas l’existence d’un préjudice immédiat et irréparable. En outre, on peine à imaginer des situations dans lesquelles dit Office pourrait se prévaloir avec succès d’un préjudice propre lorsqu’il agit dans l’exercice de son activité d’autorité de surveillance – soit dans l’intérêt, général, du respect des normes ou principes juridiques topiques; partant, appliquer à cette Autorité les réquisits de l’art. 80e al. 2 let. a EIMP en pareille hypothèse reviendrait en pratique à l’empêcher d’exercer contre une décision incidente la voie de recours instituée par les art. 80e et 80h let. a EIMP; or une telle limitation ne se conçoit pas.
2.5 Au vu de ce qui précède, il y a lieu d’entrer en matière – et, partant, de se pencher sur la demande d’octroi de l’effet suspensif formée par le recourant –, étant précisé que le mémoire du 5 octobre 2018 a été déposé dans le délai de dix jours institué par l’art. 80k EIMP pour attaquer une décision incidente.
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23. Estratto della decisione della Corte dei reclami penali nella causa A. SA e B. contro Ministero pubblico della Confederazione del 13 novembre 2018 (BB.2018.136, BB.2018.137)
Decreto di non luogo a procedere; lingua della procedura; legittimazione ricorsuale; indizi di reato
Art. 67, 310, 382 cpv. 1 CPP, art. 3 LOAP
La decisione su reclamo è di regola redatta nella lingua della decisione impugnata (consid. 1).

## Considerations