# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 29d3eafa-4530-4e0f-8c0f-139704fcd6ae
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_016
**Year:** 2002
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
que S._, né le 19 juin 1960 - au bénéfice d'un troisième délai-cadre d'indemnisation - a sollicité des indemnités de chômage depuis le 14 août 2000 dans le canton de Fribourg;
que par lettre du 3 octobre 2000, l'Office régional de placement de la Gruyère (ci-après : l'ORP) l'a convoqué à un entretien individuel de conseil pour le 17 octobre 2000, auquel il ne s'est pas présenté;
que par lettre du 25 octobre 2000, l'ORP l'a convoqué à un entretien fixé au 9 novembre 2000, auquel il ne s'est à nouveau pas présenté;
que par lettre du 24 novembre 2000, restée sans suite, il a été convoqué à un nouvel entretien pour le 4 décembre 2000;
que par deux décisions des 12 et 15 décembre 2000 et une décision du 9 janvier 2001, l'Office public de l'emploi du canton de Fribourg (ci-après : l'office) a suspendu le droit à l'indemnité de l'assuré pour, respectivement, deux fois sept jours et une fois quinze jours;
que par jugement du 21 juin 2001, après avoir procédé à une jonction des causes, le Tribunal administratif du canton de Fribourg a rejeté les recours formés par l'assuré contre les deux premières décisions de l'office;
que la cour cantonale a, en revanche, partiellement admis le recours dirigé contre la troisième décision, en ce sens qu'elle a ramené la durée de la suspension prononcée de quinze à sept jours;
que l'assuré interjette recours de droit administratif contre ce jugement en concluant à son annulation;
que l'office a conclu au rejet du recours, alors que le Secrétariat d'Etat à l'économie a renoncé à se déterminer;
que le jugement entrepris expose les dispositions légales et la jurisprudence relatives aux conditions et à la durée de la suspension du droit à l'indemnité en cas d'inobservation des prescriptions de contrôle, si bien qu'il suffit d'y renvoyer sur ce point;
que le recourant allègue que ses relations avec son conseiller personnel étaient conflictuelles, qu'il en a informé le directeur de l'ORP et qu'il a sollicité en vain la désignation d'un autre conseiller;
qu'il explique qu'il ne s'est pas rendu aux convocations en raison des agissements et de l'attitude arrogante et agressive de ce fonctionnaire, dont il conteste implicitement les compétences;
que comme les premiers juges l'ont retenu à juste titre, le recourant se contente de critiquer son conseiller personnel de manière générale, sans donner des exemples concrets qui permettraient de mettre en doute ses compétences;
que le seul fait qu'il ait fait part de ses critiques au directeur et à d'autres membres de l'ORP ne permettait pas au recourant d'admettre qu'il était dispensé de se rendre aux rendez-vous de son conseiller en placement, même si ses relations avec ce dernier étaient difficiles;
qu'en ce qui concerne en particulier le deuxième et le troisième entretiens de conseil, une telle conclusion était d'autant moins fondée que, par lettres des 9 novembre et 4 décembre 2000, l'ORP l'avait invité, sans succès, à exposer les raisons pour lesquelles il n'avait pas observé les prescriptions de contrôle en ne se rendant pas à l'entretien qui était prévu à chacune de ces dates;
que dans ce contexte, les autres moyens du recourant sont inopérants;
que l'on ne saurait dès lors faire grief aux premiers juges d'avoir admis que le motif de suspension mentionné par l'art. 30 al. 1 let. d LACI était réalisé en l'espèce;
qu'en fixant la durée de la suspension à sept jours pour chacun des deux premiers entretiens manqués, l'office intimé n'a pas abusé du pouvoir d'appréciation que lui confère l'art. 45 al. 2 let. a OACI qui prévoit une suspension de un à quinze jours en cas de faute légère;
qu'en revanche, l'office n'était pas fondé à considérer que l'absence à l'entretien de conseil du 4 décembre 2000 constituait une récidive et justifiait ainsi la sanction maximale pour faute légère;
que c'est dès lors à juste titre que les premiers juges ont ramené de quinze à sept jours la sanction fixée par l'office pour le troisième entretien manqué;
qu'en effet, en cas de concours de motifs de suspension - qu'ils soient de même nature ou de nature différente - chacun doit faire l'objet d'une décision distincte, l'art. 68 C.P. n'étant pas applicable par analogie (ATF 123 V 151 consid. 1c; DTA 1993/1994 n. 3 p. 22 consid. 3d; 1988 n. 3 p. 28 consid. 2c; Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], n. 710);
que, plus spécifiquement, la suspension du droit à l'indemnité n'a pas le caractère d'une peine au sens du droit pénal, mais celui d'une sanction administrative ayant pour but de limiter le risque d'une mise à contribution abusive de l'assurance et devant respecter le principe de proportionnalité (ATF 125 V 196 sv. consid. 4c);
que le recours se révèle ainsi manifestement infondé,
par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances,
statuant selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ,

## Considerations