# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 78273992-f33f-5e2e-adf8-01cad82ab3ea
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. Par courrier du 14 février 2020, le Président du Tribunal de l’arrondissement de la Sarine ( : le Président) a porté à la connaissance de la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) qu’il était saisi d’une action en partage et en liquidation du régime matrimonial ouverte par B._, C._ et D._, toutes trois domiciliées en Suisse, contre A._, domicilié en Espagne. Il a précisé que le litige faisait suite au décès, en 2013, à Fribourg, de feu E._. Il a relevé que, par décision du 15 mars 2019, l’assistance judiciaire avait été accordée à A._ et qu’un avocat lui avait été désigné en qualité de défenseur d’office mais que ce dernier avait demandé à être relevé de son mandat du fait d’une grave rupture du lien de confiance empêchant la réalisation d’une défense efficace, requête à laquelle le Tribunal avait fait droit. Le défenseur d’office de A._ a indiqué au Président que son client n’avait, de manière générale, plus confiance dans le système judiciaire et en ses auxiliaires et a précisé que les conversations menées avec ce dernier l’amenaient à s’inquiéter de son état de santé. De plus, B._, C._ et D._ ont rapporté au Président qu’elles rencontreraient des difficultés dans la gestion administrative de la succession, à savoir que A._ refusait de signer les documents dont l’hoirie a besoin, ce qui pourrait faire perdre d’importantes sommes d’argent à celle-ci, notamment en lien avec le paiement d’impôts en Espagne. Au vu de ces éléments, le Président a demandé à la Justice de paix d’examiner l’opportunité d’instaurer une mesure de protection de l’adulte en faveur de A._, respectivement de prendre des mesures nécessaires à la conservation de sa part sur les biens de la succession, compte tenu de l’importance des intérêts pécuniaires en jeu.
Le 7 avril 2020, le Président du Tribunal de l’arrondissement de la Sarine a transmis à la Justice de paix un courrier qu’il a reçu de A._, ajoutant que cette correspondance semblait démontrer l’existence d’un besoin de protection et d’une situation de détresse chez l’intéressé.
Par courrier électronique du 4 mai 2020, la Juge de paix de l’arrondissement de la Sarine ( : la Juge de paix) a informé A._ qu’elle souhaitait s’entretenir avec lui de la procédure ouverte devant le Tribunal de la Sarine concernant le litige successoral faisant suite au décès de son père et l’a prié de bien vouloir lui indiquer ses coordonnées afin qu’elle puisse le joindre.
Par courrier électronique du 6 juin 2020, A._ a indiqué qu’il n’avait pas besoin de curateur. Il a relevé qu’il attendait toujours le versement d’une indemnité pour la privation de sa liberté durant une semaine à Marsens, contre son gré et sans être justifiée. Il a mentionné également qu’il attendait toujours le versement d’une indemnité en ce qui concerne le Pont de la Poya. Il a précisé qu’il n’était pas fou, mais qu’il acceptait cependant un versement à vie de l’AI de CHF 10'000.- par mois. Il a indiqué, pour répondre à la demande d’entretien, qu’il voulait que ce soit fait avec un avocat et après versement d’une compensation de CHF 250.- pour maximum une heure. Enfin, il a conclu qu’en connaissant l’Etat de Fribourg et toutes ses ramifications juridiques et politiques, la Juge de paix n’aurait pas de souci à inverser la situation et à dire que sa demande était scandaleuse.
Par courrier électronique du 8 juin 2020, la Juge de paix a indiqué à A._ qu’elle n’était pas compétente concernant les demandes d’indemnités formulées et a réitéré sa demande d’entretien avec lui, avant de prendre une décision qui viserait à le faire représenter dans le cadre de la succession de son feu père.
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A._ n’a pas répondu à ce dernier courrier électronique.
B. Par décision du 12 juin 2020, la Justice de paix a institué en faveur de A._ une curatelle de représentation ayant comme but de le représenter dans le cadre de la succession de feu son père, E._, d’entreprendre toutes les démarches liées à cette succession à son nom et pour son compte, ainsi que de défendre ses intérêts dans toutes procédures et démarches juridiques y relatives. Les droits civils de l’intéressé ont été limités en lien avec toutes les démarches qui seront jugées utiles pour régler la succession de feu E._. Me F._, G._, a été désigné à la fonction de curateur. La rémunération du curateur a, en outre, été mise à la charge de la part de A._ dans la succession de feu son père E._.
C. Par acte du 11 septembre 2020, A._ a interjeté recours contre cette décision.
Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix s’est référée au contenu de son dossier.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (ci-après : la Cour ; art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
1.2. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).