# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9f490a8b-7a78-4bdd-babc-208317ab72b7
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants
A.
L’hoirie X._ est propriétaire d’un bâtiment d’habitation, sis à la route de ******** à 2********. A.X._ est l’exécuteur testamentaire. Selon les indications de l’Etablissement cantonal d’assurance-incendie (ci-après: l’ECA), le volume assuré de ce bâtiment est de 11'270 m3.
B.
Le 31 octobre 2012, le Conseil communal de Pully a adopté un nouveau règlement sur la gestion des déchets (ci-après: RGD), dont on cite l'extrait suivant:
"
Article 12 – Taxes
Les montants des taxes indiqués ci-après s'entendent hors taxes et impôts éventuels fixés par le Canton ou la Confédération qui sont prélevés en sus.
A. Taxe de base
1
Les propriétaires d'immeubles paient une taxe de base annuelle.
2
La taxe de base est fixée à 40 cts par an au maximum par m
3
du volume total de l'immeuble admis par l'Etablissement d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels du Canton de Vaud (ECA).
3
La Municipalité est compétente pour accorder une exonération partielle aux propriétaires dont les immeubles comprennent des locaux ou des espaces où le plafond se situe à une hauteur moyenne de vide intérieur supérieure à 4 m. Les cages d'escaliers et d'ascenseurs, ainsi que les colonnes et conduites techniques ne donnent en principe pas droit à une telle exonération.
4
La Municipalité est compétente pour accorder une exonération partielle pour les bâtiments dont la totalité des utilisateurs éliminent, par leurs propres moyens ou en mandatant un tiers, la totalité de leurs déchets. Dans un tel cas, la taxe de base est déterminée en considérant au maximum 30% du volume total de l'immeuble.
5
En cas de modification du volume total de l'immeuble, le montant est défini au prorata.
6
Seuls les bâtiments désaffectés dont la fourniture en eau a été interrompue sont exonérés du paiement de la taxe.
B. Taxe proportionnelle
1
Les détenteurs de déchets incinérables doivent acquérir des sacs spécifiques soumis au paiement d'une taxe anticipée.
2
Les taxes sur les sacs à ordures sont fixées à:
a. CHF 1.25 au maximum par sac de 17 litres;
b. CHF 2.50 au maximum par sac de 35 litres;
c. CHF 4.75 au maximum par sac de 60 litres;
d. CHF 7.50 au maximum par sac de 110 litres.
3
Les entreprises qui bénéficient d'une collecte spécifique en conteneurs pesés peuvent recourir à des sacs non taxés pour rassembler les ordures ménagères, ainsi que les autres déchets de composition analogue. Dans ce cas, la taxe proportionnelle est fixée à CHF 700.00 au maximum par tonne pesée.
4
Certaines circonstances, telles que la naissance d'un enfant, peuvent donner droit à une distribution de sacs taxés. Les modalités et les ayants droit sont définis par la Municipalité.
C. Taxes spéciales
[...]"
Approuvé le 28 novembre 2012 par la Cheffe du Département de la sécurité et de l'environnement, ce règlement est entré en vigueur le 1
er
janvier 2013.
C.
Le 23 décembre 2013, la société Y._ S.A. a adressé à l’hoirie X._, pour le compte des Services industriels de Pully, une taxe forfaitaire pour l’élimination des déchets, afférente à la période allant du 1
er
janvier au 30 novembre 2013, d’un montant de 2'678,27 fr. (sans la TVA).
D.
Le 20 janvier 2014, agissant au nom de l’hoirie X._, A.X._ a recouru contre cette décision auprès de la Commission de recours en matière d’impôts communaux de la Commune de Pully (ci-après: la Commission communale de recours). La recourante s'est plainte d'une violation des principes d'égalité de traitement, de proportionnalité, de légalité de l'imposition et de causalité en matière de financement de l'élimination des déchets. Le 12 novembre 2014, la Commission communale de recours a admis le recours, en se référant à une même décision rendue la veille. La Commission communale de recours a retenu que la perception de la taxe litigieuse violait les principes d'égalité de traitement et de proportionnalité.
E.
La Municipalité de Pully a recouru contre la décision du 12 novembre 2014, en concluant à sa réforme, en ce sens que le recours formé devant la Commission communale de recours est rejeté et la facture du 23 décembre 2013 confirmée. La recourante conteste la motivation de la décision attaquée, qui selon elle fait une mauvaise application des principes d'égalité de traitement et de proportionnalité. Elle invoque également une violation de son autonomie communale. La Commission communale de recours a produit des observations tendant implicitement au rejet du recours, en se référant à sa décision. L’hoirie X._ ne s’est pas déterminée. La Municipalité a déposé des écritures complémentaires les 5 et 26 mars 2015.
F.
Par arrêt du 28 avril 2016, le Tribunal cantonal a admis le recours de la Municipalité dans la cause pilote FI.2014.0151, identique à la présente affaire. Il a considéré que le RGD, en tant qu’il régissait la taxe litigieuse, ne violait pas l’égalité de traitement entre habitants de la commune, qu’ils soient ou non propriétaires, ni entre propriétaires (consid. 3) et que le fait de calculer la taxe forfaitaire pour les bâtiments en tenant compte du volume de ceux-ci, ne violait ni le principe de la proportionnalité (consid. 4), ni le principe de la causalité (consid. 5). Par arrêt du 24 mai 2016, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours formé contre l’arrêt du 28 avril 2016 (cause 2C_446/2016).
G.
Le Tribunal a statué par voie de circulation, selon la procédure simplifiée régie par l’art. 82 de la loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD, RSV 173.36).

## Considerations

Considérant en droit
1.
Aux termes de l’art. 82 LPA-VD, l’autorité peut renoncer à l’échange d’écritures ou, après celui-ci, à toute autre mesure d’instruction, lorsque le recours paraît manifestement irrecevable, bien ou mal fondé (al. 1); dans ces cas, elle rend à bref délai une décision d’irrecevabilité, d’admission ou de rejet du recours, sommairement motivée (al. 2).
2.
Dans la présente affaire, les arguments soulevés par les parties sont les mêmes que ceux échangés dans la cause FI.2014.0151, qui ont conduit au prononcé de l’arrêt du 28 avril 2016, disponible sur le site Internet du Tribunal cantonal. Les parties y sont renvoyées en tant que de besoin, ainsi qu’à l’arrêt rendu le 24 mai 2016 par le Tribunal fédéral dans la cause 2C_446/2016, également disponible sur le site Internet de cette autorité. Par identité de motifs, le recours doit être admis, et la décision attaquée réformée, en ce sens que le recours déposé par l’hoirie X._ devant la Commission communale de recours est rejeté et la facture du 23 décembre 2013, confirmée. Il se justifie de statuer sans frais, ni dépens: des frais et dépens ne peuvent être mis à la charge de la Commission communale de recours; quant à l’hoirie X._, elle n’est pas intervenue dans le cours de la procédure, l’essentiel de l’instruction et de l’administration des preuves ayant été de surcroît conduite dans le cas pilote FI.2014.0151.