# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a985f4c6-6383-5372-9bf2-2d275dff10c3
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Le 31 mars 2015, la Police cantonale a déposé un rapport d’enquête concernant une suspicion de vol, suite à la plainte pénale déposée le 16 février 2015 par A._, né en 1996, contre sa mère B._. Il lui reprochait d’avoir, entre l’année 2009 et avril 2014, prélevé un montant total de CHF 17'854.70 sur un compte bancaire qui lui appartenait.
Auditionnée le 19 mars 2015 par la Police cantonale, B._ a indiqué qu’elle avait ouvert ce compte bancaire en 2004 pour financer les besoins de son fils et qu’elle y effectuait des versements mensuels de CHF 200.- prélevés de son propre salaire. En 2009, elle a versé l’entier du montant sur un compte à C._ car elle pensait quitter la Suisse. Finalement, elle est restée en Suisse et a dépensé le montant de CHF 17'854.70 pour l’éducation ainsi que les besoins de son fils.
B. Par ordonnance du 30 avril 2015, le Ministère public a décidé de ne pas entrer en matière sur la plainte du 16 février 2015. Il a retenu qu’il ressortait des déclarations des parties et des éléments du dossier qu’aucune infraction pénale n’a pu être mise en évidence. Il a retenu que B._ n’avait fait qu’utiliser son propre argent, qui plus est pour satisfaire les besoins de son fils et non afin de se procurer un quelconque enrichissement illégitime.
C. Par courrier du 15 mai 2015 intitulé « lettre de recours », A._ conteste les déclarations faites par sa mère en y opposant sa version des faits. Il soutient notamment que  n’a jamais voulu quitter la Suisse pour C._, qu’elle a un train de vie élevé et que les frais d’entretien qu’il lui a causés n’étaient pas si importants.
Dans ses observations du 20 mai 2015, le Ministère public renvoie aux considérants de son ordonnance et conclut au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.
Dans sa détermination du 28 mai 2015, l’intimée soutient qu’elle a bien voulu partir à C._ vu que son nouvel ami ne se plaisait pas en Suisse mais, comme elle n’y avait aucun avenir, elle a fini par renoncer à ce projet. Elle précise qu’elle travaille comme aide-infirmière, qu’elle a élevé son fils seule jusqu’à ses 16 ans et qu’elle avait destiné l’argent du dit compte pour leurs besoins.

## Considerations

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Le délai de recours est de dix jours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP). Son respect ne peut être que présumé vu que l’ordonnance querellée a été adressée le 30 avril 2015 sous pli simple.
b) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la plainte pénale. Le recourant étant partie plaignante, il est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).