# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 16edca1e-caaf-42a3-b222-94e7978150b0
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2002
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A. La société X._ SA (ci-après: la société ou la recourante), dont le siège est à 1********, a pour but le commerce et la réparation de motos et de cycles.
Selon les explications données par l'intéressée elle-même, X._ SA a homologué en Suisse dès 1990 un motocycle Honda XR 600 R, sous la désignation "X._ MXR 600 R". La transformation de ce véhicule et sa distribution ayant pris très vite de l'ampleur, la société a dû s'agrandir. En été 1998, Honda annonçait la mise sur le marché d'un nouveau modèle appelé à remplacé le XR 600; la livraison de ce produit était prévue pour le mois de décembre 1998. X._ SA, qui prévoyait d'homologuer et de commercialiser ce nouveau modèle très attendu par la clientèle, a passé commande de 200 unités en juin 1998. En novembre 1998, elle a engagé A._ comme représentant pour la Suisse-allemande. Or, contrairement aux prévisions, la production de cette nouvelle gamme a été retardée par des problèmes techniques et reportée au mois de janvier 2000. Vu l'intérêt de la clientèle pour ce nouveau modèle, l'entreprise a considéré qu'il était inutile d'affecter A._ à la promotion des anciens produits qui n'avaient plus aucun avenir.
B. La société a déposé le 3 mars 1999 un préavis de réduction de l'horaire de travail pour toute l'entreprise, subsidiairement pour l'un de ses employés affecté au secteur de la représentation des motocycles, à un taux probable de 50% pour la période du 3 mars au 31 octobre 1999.
Par une première décision du 11 mars 1999, l'Office cantonal de l'assurance-chômage a fait partiellement opposition au préavis, le secteur d'exploitation de la représentation des motocycles X._ n'étant pas reconnu conforme à la législation sur l'assurance-chômage. En revanche, elle n'a pas fait opposition au versement d'indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail du 14 mars au 13 juin 1999.
Le 2 juin 1999, la société a déposé un second préavis pour une prolongation de trois mois de la période probable de la réduction de l'horaire de travail, soit du 14 juin au 14 septembre 1999. Par décision du 25 juin 1999, l'Office cantonal de l'assurance-chômage ne s'est pas opposé au versement d'indemnités en faveur d'un seul employé au taux de 50% pour la période du 14 juin au 14 septembre 1999.
Concrètement, la société a obtenu le versement d'indemnités en raison du manque de travail subi par son employé A._ durant la période de mars à mai 1999.
C. Par décision du 11 octobre 1999, la Caisse publique cantonale de chômage a astreint la société au remboursement des indemnités perçues, par 4'070 fr. 30 pour les mois de mars à mai 1999. En outre, elle a déclaré que les heures perdues pour les mois de juin à août 1999 concernant A._ n'étaient pas indemnisables. Le motif invoqué était que les heures prétendument perdues par l'entreprise n'étaient pas contrôlables. En effet, selon la caisse, l'employeur doit instaurer un système de contrôle des temps de présence et d'absence, notamment par des cartes de timbrage ou des rapports de présence. Or, l'entreprise aurait affirmé par téléphone que A._ travaillait en toute confiance à l'extérieur sans contrôle de ses heures, à l'exception de deux jours par semaine pendant lesquels il travaille à 100% dans les locaux de la société. Pour l'autorité, les heures perdues n'étaient pas contrôlables et ne pouvaient donc pas être reconnues.

## Considerations