# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b73be9ff-e242-4f5d-86f1-363d00459106
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par demande du 6 décembre 2017,
Z._, au bénéfice d’une autorisation de procéder délivrée le 7 septembre 2017, a conclu, avec suite de frais et dépens, à ce qu’il soit dit que la résiliation intervenue le 30 mars 2017 est abusive (1.), à ce que la Fondation F._ soit reconnue sa débitrice et lui doive immédiat paiement d’un montant de 5'000 fr. bruts à titre d’indemnité, avec intérêt à 5% l’an dès le 30 mars 2017 (2.), et à ce qu’ordre soit donné à la Fondation F._ de lui délivrer un nouveau certificat de travail (3.)
Par réponse du 9 février 2018, la défenderesse a conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet des conclusions prises par la demanderesse.
2.
2.1
Par jugement du 14 juin 2018, communiqué aux parties pour notification le 7 novembre 2018, le Tribunal de prud’hommes de l’arrondissement de l’Est vaudois (ci-après : le tribunal ou les premiers juges) a admis la demande du 6 décembre 2017 de Z._ (I), a dit que la
Fondation F._ était reconnue débitrice de Z._ et lui devait immédiat paiement d'un montant de 5'000 fr. brut avec intérêt à 5% l'an dès le 30 mars 2017 et
d'un montant de 2'000 fr. net à titre de dépens (II et III), a fixé l'indemnité du conseil d'office de Z._ à 9'244 fr. 20, débours, vacations et TVA compris (IV), a dit que Z._, bénéficiaire de l'assistance judiciaire, était, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue au remboursement de l'indemnité de son conseil d'office, laissée provisoirement à la charge de I'Etat (V), a rejeté toute autre ou plus ample conclusion (VI) et a rendu la décision sans frais judiciaires (VII).
2.2
Par acte du 10 décembre 2018, la Fondation F._ a formé appel contre ce jugement, en concluant, avec suite de frais et dépens, à
la réforme des chiffres I à III et VI de son dispositif en ce sens que les conclusions prises par Z._ selon demande du 6 décembre 2017 soient entièrement rejetées, Z._ étant reconnue débitrice de la Fondation F._ et lui devant immédiat paiement d’un montant de 3'000 fr. à titre de dépens de première instance.
Par arrêt du 26 juin 2019,
adressé aux parties pour notification le 1
er
juillet 2019, la Cour d’appel civile a admis l’appel interjeté par
la Fondation F._ (I) et a réformé les chiffres I, II et III du dispositif du jugement précité comme il suit (II) :
« I. rejette la demande déposée le 6 décembre 2017 par Z._ ;
II.
supprimé
;
III. dit que la demanderesse Z._ doit verser à la défenderesse Fondation F._ la somme de 2'000 fr. (deux mille francs) à titre de dépens de première instance. »
3.
3.1
Par requête du 2 juillet 2019, l’appelante, par l’intermédiaire de son conseil, a relevé que le chiffre II.III du dispositif de l’arrêt précité était entaché d’une erreur dès lors que le montant de 2'000 fr. alloué à titre de dépens de première instance était en contradiction avec le considérant 6.2 de l’arrêt retenant un montant de 3'000 fr. à ce titre. L’appelante a requis la rectification du chiffre II.III du dispositif de l’arrêt en cause en ce sens qu’il soit dit que Z._ doit lui verser la somme de 3'000 fr. à titre de dépens de première instance.
3.2
Aux termes de l’art. 334 al. 1 CPC, le dispositif d’une décision peut être interprété ou rectifié, sur requête ou d’office, lorsqu’il est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qu’il ne correspond pas à la motivation.
En vertu des art. 330 et 334 al. 2 CPC, le tribunal notifie la demande de rectification à la partie adverse pour qu'elle se détermine, sauf si la demande est manifestement irrecevable ou infondée. En cas d'erreurs d'écriture ou de calcul, le tribunal peut toutefois renoncer à demander aux parties de se déterminer (art. 334 al. 2, 2
e
phrase, CPC).
3.3
En l’espèce, il ressort du considérant 6.2 de l’arrêt du 26 juin 2019 qu’au vu de l’issue du litige, l’appelante a droit à des dépens de première instance, lesquels, compte tenu notamment de l’importance et des difficultés de la cause, peuvent être admis à hauteur du montant requis par l’appelante de 3'000 fr., « ce montant étant de peu supérieur à celui alloué à titre de dépens de deuxième instance » par 2'500 francs.
Dans la mesure où, en contradiction avec cette motivation, la Cour de céans a, au chiffre II.III du dispositif de l’arrêt du 26 juin 2019, fixé, par une inadvertance manifeste, le montant des dépens de première instance à 2'000 fr., il se justifie de rectifier ce dispositif en ce sens qu’il est dit que la demanderesse Z._ doit verser à la défenderesse Fondation F._ la somme de 3'000 fr. à titre de dépens de première instance.
S’agissant d’une erreur d’écriture, il n’y a pas lieu de demander à Z._ de se déterminer (art. 334 al. 2 CPC).
4.
Conformément à l'art. 107 al. 2 CPC, le présent prononcé peut être rendu sans frais judiciaires dès lors que ceux-ci ne sont pas imputables aux parties, et il n’y a pas lieu d’allouer de dépens.

## Considerations