# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** adae7a37-d889-41c9-a440-71b289ad44fc
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

La IIe Cour des plaintes, vu:
- le jugement rendu par le Tribunal de district de Z. (Allemagne), entré en force le 4 mars 2004, condamnant A., alias B., ressortissant tunisien né le 25 janvier 1974, à la peine d’emprisonnement de deux ans avec  pendant trois ans pour trafic de stupéfiants commis à Y. et Z. entre 2001 et 2002 (cf. act. 4.7);
- la révocation du sursis intervenue le 21 mars 2006 (cf. act. 4.7);
- la demande d’arrestation de A. du 12 mars 2007 formée par Interpol
Wiesbaden en vue de l’exécution de la sentence susmentionnée (act. 4.2);
- l’arrestation de A. le 25 décembre 2007 en Suisse en vertu d’une or-
donnance d’arrestation provisoire délivrée par l’Office fédéral de la  (ci-après: OFJ) (cf. act. 4.3);
- la déclaration de A. le 25 décembre 2007 au Juge d’instruction du can-
ton de Neuchâtel selon laquelle il s’opposait à son extradition simplifiée (act. 4.4);
- le mandat d’arrêt en vue d’extradition délivré par l’OFJ le 27 décembre
2007 et notifié à l’intéressé le 10 janvier 2008 (act. 4.5);
- la demande d’extradition du 28 janvier 2008 formée par le «Justizminis-
terium» de l’Etat fédéré de Thüringen (Allemagne) (act. 4.6);
- les observations remises le 20 février 2008 par le mandataire de l’intéressé sur cette demande d’extradition (act. 4.9);
- la décision du 11 mars 2008 par laquelle l’OFJ a décidé d’accorder
l’extradition de A. à l’Allemagne (act. 1.1);
- le recours formé par acte du 24 avril 2008 par celui-ci contre la décision précitée (act. 1).
- 3 -

## Considerations

La IIe Cour considère en droit:
qu’elle est compétente pour connaître des recours en matière d’extradition (art. 28 al. 1 let. e ch. 1 LTPF, mis en relation avec les art. 55 al. 3 et 25 al. 1 de la loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale du 20 mars 1981 (EIMP; RS 351.1);
que le délai de recours contre la décision d’extradition est de 30 jours dès la communication écrite de la décision (art. 50 al. 1 PA, applicable par  de l’art. 30 let. b LTPF);
que, ainsi que le reconnaît lui-même le mandataire du recourant, la  attaquée lui a été notifiée le 12 mars 2008;
que le recourant invoque la suspension de délai prévue à l’art. 22a al. 1 let. a PA;
qu’en vertu de l’art. 12 al. 2 EIMP, les dispositions fédérales et cantonales sur la suspension des délais ne sont pas applicables en matière d’entraide judiciaire et d’extradition (ATF 109 Ib 174 consid. 1b; ég. arrêt du Tribunal fédéral 1A.7/2004 du 19 janvier 2004);
que le recours est par conséquent tardif et doit être déclaré irrecevable;
que le recourant aurait dû se rendre compte que ses conclusions étaient d’emblée vouées à l’échec;
que la demande d’assistance judiciaire doit par conséquent être rejetée;
qu’il peut toutefois être renoncé à la perception de l’émolument judiciaire.
- 4 -