# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d141f7f9-abc0-46d0-af73-5a75621c721b
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par acte du 19 mai 2014, C._ a fait appel de l’ordonnance précitée, par laquelle la Présidente a notamment attribué la garde de l’enfant [...], né le 7 avril 1997, à son père.
Le 13 août 2014, H._ a déposé une réponse, en concluant au rejet de l’appel.
Par prononcé du 16 juillet 2014, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé à C._ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 19 mai 2014 dans la procédure d'appel.
C._ s’est déterminée sur la réponse le 19 août 2014.
Par prononcé du 27 août 2014, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé à H._ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 13 août 2014 dans la procédure d'appel.
Les parties ont requis, à diverses reprises, des prolongations de délais pour conduire des pourparlers transactionnels, lesquels n’ont finalement pas abouti.
Par courrier du 24 mars 2015, C._ a constaté que son appel allait devenir sans objet dès le 7 avril 2015, date à laquelle l’enfant [...] atteindrait la majorité ; elle a précisé qu’elle ne s’opposait pas à ce que cet état de fait soit constaté, requérant que les frais de justice soient répartis en équité, dans la mesure où la procédure était devenue sans objet en grande partie parce que la partie intimée s’était désintéressée de la procédure quand bien même une convention permettant de régler le litige avait été mise en circulation depuis de longs mois.
Par courrier du 25 mars 2015, [...] a précisé qu’il ne s’était jamais désintéressé de la procédure ; s’il n’avait, en définitive, pas signé la convention qui lui était proposée en contrepartie du retrait de l’appel, c’était parce que la situation concrète de fait ne nécessitait ni le dépôt de l’appel, ni la passation d’une convention ; il s’opposait dès lors à ce qu’un quelconque montant soit mis à sa charge dans la procédure d’appel.
Me Morzier, conseil de l’appelante, a produit sa liste d’opérations le 26 mars 2015 et Me de Gautard, conseil de l’intimé, en date du 27 mars 2015.
2.
L'appel interjeté le 19 mai 2014 par C._ contre l’ordonnance du 8 mai 2014 est devenu sans objet à compter du 7 avril 2014. Il convient d’en prendre acte et de rayer la cause du rôle (art. 242 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272]).
3.
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 600 fr. (art. 63 al. 1 TFJC [tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RSV 270.11.5]) pour l’appelante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), seront laissés à la charge de l’Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC).
Les dépens seront compensés (art. 107 al. 1 let. c et e CPC).
L’indemnité de Me Morzier sera fixée à 2'559 fr. 60, correspondant à 16 heures de travail, dont 8 heures au tarif horaire de l’avocat de 180 fr., et 8 heures au tarif horaire de l’avocat-stagiaire de 110 fr., débours par 50 fr. et TVA par 189 fr. 60 comprise, étant précisé que le temps consacré à la rédaction de cartes de compliments ne sera pas pris en compte, s’agissant de travail de secrétariat compris dans les frais généraux, de même que le temps consacré à l’étude du dossier, réclamé en plus des nombreuses opérations facturées.
L’indemnité de Me de Gautard sera fixée à 1'026 fr., correspondant à 5 heures au tarif horaire de 180 fr., débours par 50 fr. et TVA par 76 fr. comprise.

## Considerations