# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7ca252fa-1a5b-5f81-ba7d-83b7edf493f7
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 4 septembre 2019, A_ recourt
contre l'ordonnance du 27 août 2019 par laquelle le Ministère public a ordonné la suspension de l'instruction (art. 314 al. 1 let. b CPP) de la P/17486/2019 jusqu'à droit jugé dans la P/1_/2018.
Le recourant demande que l'instruction de la P/17486/2019 se poursuive.
b.
Il a versé les sûretés en CHF 900.- réclamées par la Direction de la procédure.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
a.
Par courrier daté du 25 juillet 2018, reçu le 31 suivant par le Ministère public, B_ et C_ ont déposé plainte pénale contre leur père, A_, du chef de violation d'une obligation d'entretien. Ils lui reprochaient de ne pas s'être acquitté ponctuellement des pensions alimentaires entre juin 2013 et février 2018, malgré un jugement civil l'y condamnant.
A_ a été mis en prévention pour ces faits le 28 novembre 2018 dans le cadre de la P/1_/2018.
b.
Par ordonnance du 17 juillet 2019, le Ministère public a ordonné le classement de ladite procédure.
c.
B_ a recouru contre cette décision le 29 juillet 2019.
d.
Par courrier daté du 21 août 2019, reçu le lendemain par le Ministère public, A_ a déposé plainte pénale contre sa fille C_ et son fils B_, des chefs de dénonciation calomnieuse (art. 303 CP) et contrainte (art. 181 CP).
Cette procédure a été enregistrée sous la P/17486/2019.
C.
Dans sa décision querellée, le Ministère public considère que l'issue de la P/17486/2019 dépend de la P/1_/2018, dont il paraît indiqué d'attendre la fin (art. 314 al. 1 let. b CPP).
D.
a.
À l'appui de son recours, A_ conteste n'avoir effectué aucun versement en faveur de ses enfants entre juin 2013 et février 2018. Les affirmations de ses enfants étaient fausses. Il expose en substance les mêmes arguments qu'il avait invoqué à l'appui de sa défense dans le cadre de la P/1_/2018.
b.
À réception des sûretés, la cause a été gardée à juger sans échange d'écritures ni débats.

## Considerations

EN DROIT
:
1.
Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner du plaignant qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP).
2.
La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures ni débats les recours manifestement irrecevables ou mal fondés (art. 390 al. 2 et 5
a contrario
CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent.
3.
3.1.
À teneur de l'art. 314 al. 1 let. b CPP, le ministère public peut suspendre une instruction, lorsque l'issue de la procédure pénale dépend d'un autre procès dont il paraît indiqué d'attendre la fin. Cet autre procès peut être de nature civile, pénale ou administrative. Le ministère public dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour décider d'une éventuelle suspension, mais il doit examiner si le résultat de l'autre procédure peut véritablement jouer un rôle pour le résultat de la procédure pénale suspendue et s'il simplifiera de manière significative l'administration des preuves dans cette même procédure. La suspension ne doit pas avoir pour effet de retarder de manière injustifiée la procédure en cours, mais des retards sont, en général, inévitables dans ce genre de situation (arrêt du Tribunal fédéral
1B_421/2012
du 19 juin 2013 consid. 2.1 et référence citée).
3.2.
En l'espèce, le recourant se limite à affirmer qu'il s'est acquitté de son dû envers ses enfants, ce qui est précisément l'objet de la P/1_/2018. Il ne conteste donc pas que les deux procédures sont étroitement liées.
Dans la mesure où l'issue de ladite procédure déterminera le sort de sa plainte pour dénonciation calomnieuse, c'est à bon droit que le Ministère public a décidé de surseoir à instruire sa plainte.
4.
L'ordonnance de suspension querellée sera ainsi confirmée.
5.
Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 900.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ;
E 4 10.03
).
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