# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a6689194-46ee-5627-a529-a630952066b6
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le 19 décembre 2018, A._ a déposé une plainte pénale contre son voisin, B._, pour voies de fait, dommages à la propriété et menaces, suite à une altercation survenue le 15 décembre 2018.
Le 8 février 2019, le Ministère public a transmis le dossier au Préfet de la Broye (ci-après: le Préfet) afin qu’il procède à une tentative de conciliation. Le 12 février 2019, ce dernier a informé A._ que la plainte pénale a été dûment enregistrée et qu’elle serait traitée dans les meilleurs délais.
Par acte judiciaire du 12 mars 2019, le Préfet a cité les parties à comparaître le mercredi 10 avril 2019, à 09.30 heures, en signalant que quiconque est cité à comparaître par une autorité pénale est tenu de donner suite au mandat de comparution, que celui qui est empêché de donner suite à ce mandat doit en informer sans délai l’autorité qui l’a décerné, en lui indiquant les motifs de son empêchement, et que si, sans raison suffisante, la personne ne devait pas donner suite à la présente citation, la plainte serait classée avec suite de frais. A._ n’étant pas allée retirer l’envoi à la poste, cette dernière l’a retourné au Préfet, lequel l’a adressé encore une fois à l’intéressée le 2 avril 2019, en courrier prioritaire.
Le 10 avril 2019, A._ ne s’est pas présentée à la séance, de sorte que la conciliation n’a pas pu être tentée. Le dossier a ainsi été retourné au Ministère public le 10 avril 2019, avec copie pour information à A._ et B._.
B. Le 20 mai 2019, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière concernant la plainte pénale déposée le 19 décembre 2018, celle-ci ayant été considérée comme retirée, A._ ne s’étant pas présentée à la séance de conciliation.
C. Le 5 juin 2019, A._ a écrit au Ministère public pour s’excuser de son absence, en exposer les raisons et demander la tenue d’une nouvelle séance. Le 24 septembre 2019, cette autorité a transmis le courrier à la Chambre pénale (ci-après: la Chambre), comme objet de sa compétence.
Le 25 septembre 2019, le Président de la Chambre a écrit à A._ pour s’assurer que son intention consiste bien à déposer formellement un recours contre l’ordonnance de non-entrée en matière du 20 mai 2019, précisant en particulier que sans réponse de sa part d’ici au 7 octobre 2019, son courrier du 5 juin 2019 serait considéré comme un recours, de sorte que des sûretés lui seraient alors demandées.
A._ ne s’est pas manifestée dans le délai imparti. Par la suite, elle s’est acquittée à temps des sûretés réclamées.
Le 29 octobre 2019, Me Bernard Loup a annoncé que A._ lui avait confié la défense de ses intérêts et qu’il souhaitait consulter le dossier de la cause, ce qu’il a fait dans le délai imparti jusqu’au 4 novembre 2019.
Invité à se déterminer sur le recours, le Ministère public y a renoncé par courrier du 19 novembre 2019.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. Comme la Chambre l’a déjà relevé précédemment (arrêt 502 2019 124 du 21 mai 2019 consid. 1.1), lorsqu’une plainte pénale est considérée comme retirée au motif que le plaignant ne s’est pas présenté à la séance de conciliation, la procédure est classée (Message relatif à l’unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005 in FF 2006, p. 1251; PC CPP, 2e éd. 2016, art. 316 n. 4; SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2013, art. 316 n. 5). En l’occurrence, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, conformément à l’art. 310 CPP. Peu importe toutefois, la voie du recours à la Chambre pénale étant ouverte contre les deux ordonnances (art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 de la loi sur la justice [LJ; RSF 130.1]).
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. En l'espèce, il ne ressort pas clairement du dossier à quelle date l’ordonnance querellée a été notifiée à la recourante, de sorte que le délai de 10 jours sera considéré comme respecté.
1.3. En tant que partie plaignante (art. 104 al. 1 let. b CPP), la recourante a qualité pour recourir.
1.4. La Chambre statue avec cognition complète, soit sur la violation du droit et la constatation incomplète ou erronée des faits (art. 393 al. 2 CPP), et elle y procède sans débats (art. 397 al. 1 CPP).