# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2aae48a9-c0cf-4a56-8f70-371f7bfa50c9
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

La Cour des plaintes, vu:
- le recours du 12 janvier 2015 déposé par le dénommé A. et B. SA devant la
Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral à l'encontre de deux décisions
du Ministère public de la Confédération octroyant l'entraide aux autorités es-
pagnoles, et les demandes d'assistance judiciaire gratuite qui l'assortissent,
- la décision incidente du 3 février 2015 (procédure RP.2015.1-2), par laquelle
l'autorité de céans a rejeté ces demandes,
- le délai au 20 février 2015 fixé à A. et B. SA pour s'acquitter de l'avance de
frais, arrêtée à CHF 5'000.--,
- l'envoi du 16 février 2015, par lequel les intéressés demandent la reconsidé-
ration de la décision incidente du 3 février précédent,
- la missive du 18 février 2015 par laquelle les requérants sollicitent la prolon-
gation du délai fixé pour verser l'avance de frais,
- le courrier du 19 février 2015 par lequel le Tribunal pénal fédéral a accusé
réception de cette lettre, a informé les requérants que la procédure de re-
considération était en cours et que, le cas échéant, un nouveau délai serait
fixé,

## Considerations

et considérant:
que la Cour de céans a retenu dans la décision incidente du 3 février 2015 que
A. avait déclaré (dans le formulaire d'assistance judiciaire ad hoc rempli le
26 janvier 2015, sous la rubrique "autre fortune") être propriétaire de "tableaux
anciens", en précisant que ceux-ci avaient une valeur de CHF 200'000.--,
que ladite autorité a constaté que le prénommé n'invoquait aucune circonstance
qui l'empêcherait d'utiliser cet élément de fortune pour faire face aux coûts de
la procédure initiée par le recours du 12 janvier 2015,
qu'elle en a conclu que A. n'était pas indigent et, partant, ne remplissait pas les
conditions du droit à l'assistance judiciaire gratuite,
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que, pour les mêmes motifs, la Cour de céans a rejeté la demande formée par
B. SA, dont A. est l'ayant droit économique,
que les requérants font valoir que A. ne peut pas disposer des tableaux en
question "d'une quelconque manière sans commettre potentiellement une in-
fraction pénale", plus précisément un "délit d'insolvabilité fautive", au sens de
l'art. 258 du Code pénal espagnol,
qu'à l'appui de cette affirmation, ils expliquent que le Ministère public compétent
en Espagne (ci-après: le Ministère public) a exigé du prénommé le paiement
d'un montant supérieur à EUR 43 mio., "à titre de responsabilité civile et
amendes",
que selon eux, ce montant était couvert par la valeur des biens de A. que les
autorités espagnoles ont séquestrés, au moment où celles-ci ont prononcé la
mesure en question,
qu'en revanche, tel ne serait plus le cas actuellement,
que les requérants en déduisent que A. devra, sous peine de se rendre cou-
pable de l'infraction précitée, affecter intégralement la valeur desdits tableaux
au paiement de la somme qui lui est réclamée par le Ministère public,
que les intéressés n'exposent aucunement en quoi consisterait la diminution
alléguée de la valeur des biens séquestrés par les autorités espagnoles et ne
s'efforcent pas de rendre celle-ci vraisemblable, alors qu'il leur incombait le cas
échéant de le faire en vertu de leur obligation d'établir leur indigence, à laquelle
la Cour de céans les a déjà rendus attentifs (cf. décision incidente du 3 février
2015, consid. 2.2. et 3),
que les autorités espagnoles n'auraient sans doute pas manqué de séquestrer
immédiatement les tableaux en question si elles avaient suspecté une telle di-
minution de valeur,
qu'en tout état de cause, on ne voit pas ce qui empêcherait A. d'utiliser la valeur
que représente ses tableaux, sans devoir les aliéner,
que de surcroît, l'adverbe "potentiellement", utilisé par les requérants dans la
demande de reconsidération (cf. supra paragraphe 5), montre bien que ceux-ci
ne sont pas en mesure d'affirmer de manière péremptoire que l'utilisation par
A. de la valeur desdits tableaux pour faire face aux frais de la procédure initiée
par le recours du 12 janvier 2015 serait constitutive d'une infraction,
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que, sur le vu de ce qui précède, force est de constater que les éléments avan-
cés par les requérants ne sont pas propres à démontrer l'indigence de A.,
que la demande de reconsidération doit ainsi être rejetée,
qu'un délai non prolongeable au 5 mars 2015 est imparti aux requérants pour
s'acquitter de l'avance de frais de CHF 5'000.-- requise dans la procédure prin-
cipale RR.2015.16-17,
que les frais de la présente décision suivent le sort de la cause au fond,
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