# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8e3e6e19-8c85-4ebe-8d23-59be66179ed1
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

prévue par l'art. 15 al. 1 let. d LRCF est une condition sine qua non à
l'ouverture d'une procédure pénale contre un membre du Ministère public de
la Confédération. La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral ne peut pas
intervenir pour qu'une telle autorisation soit donnée a posteriori lorsque le
magistrat chargé d'une telle procédure n'a pas été correctement désigné par
l'Autorité de surveillance selon la procédure prévue à l'art. 67 al. 1 LOAP
(consid. 3.2).
Lorsqu'une décision a été rendue par le Ministère public de la Confédération
en violation des dispositions légales précitées, le prononcé doit être annulé
(consid. 3.3).
Eröffnung eines Strafverfahrens gegen ein Mitglied der Bundesanwaltschaft
wegen Straftaten im Zusammenhang mit seiner Tätigkeit oder seiner amtlichen
Stellung.
Art. 15 VG, Art. 67 Abs. 1 StBOG
Das Erteilen der in Art. 15 Abs. 1 lit. d VG vorgesehenen Ermächtigung durch
den Bundesanwalt ist eine condicio sine qua non für die Eröffnung eines
Strafverfahrens gegen ein Mitglied der Bundesanwaltschaft. Die
Beschwerdekammer des Bundesstrafgerichts kann nicht intervenieren, damit
eine solche Ermächtigung nachträglich erteilt werde, wenn der mit diesem
Verfahren betraute Staatsanwalt von der Aufsichtsbehörde in Anwendung des
durch Art. 67 Abs. 1 StBOG eingerichteten Verfahrens nicht korrekt ernannt
wurde (E. 3.2).
Wenn durch die Bundesanwaltschaft ein Entscheid in Verletzung der oben
erwähnten Gesetzesbestimmungen getroffen wurde, muss er aufgehoben
werden (E. 3.3).
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Apertura di un procedimento penale contro un membro del Ministero pubblico
della Confederazione per infrazioni legate alla sua attività o alla sua posizione
ufficiale.
Art. 15 LResp, art. 67 cpv. 1 LOAP
L'autorizzazione da parte del Procuratore generale della Confederazione giusta
l'art. 15 cpv. 1 lett. d LResp è una condizione imprescindibile per l'apertura di
un procedimento penale contro un membro del Ministero pubblico della
Confederazione. La Corte dei reclami penali del Tribunale penale federale non
può intervenire per fare in modo che una simile autorizzazione sia data a
posteriori quando il magistrato investito della procedura non è stato
correttamente designato da parte dell'autorità di vigilanza conformemente alla
procedura istituita dall'art. 67 cpv. 1 LOAP (consid. 3.2).
Quando una decisione è stata emanata dal Ministero pubblico della
Confederazione in violazione delle precitate disposizioni di legge, il
provvedimento in questione va annullato (consid. 3.3).
Résumé des faits:
Dans le cadre d'une instruction ouverte contre la société E., notamment pour
blanchiment et faux dans les titres, le Ministère public de la Confédération
(MPC) s'est aperçu que celle-ci avait versé sur un compte appartenant à A.,
l'avocat (inscrit au barreau de Lausanne) qui la représentait dans la
procédure pénale, l'équivalent de plusieurs centaines de milliers de francs. Il
a alors ordonné à l'établissement bancaire auprès duquel avait été ouvert
ledit compte la remise de la documentation y relative et transmis le cas au
Ministère public du canton de Vaud (qui a classé le dossier). Saisi par A.
d'une plainte dirigée contre le procureur chargé de la procédure, pour
violation du secret de fonction, dénonication calomnieuse, calomnie et abus
d'autorité, le MPC a rendu par le biais de son Procureur général/Chef d'Etat
major suppléant une ordonnance de non-entrée en matière. A. a porté la
cause devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, demandant
l'annulation de cet acte.
La Cour des plaintes a admis le recours et annulé l'ordonnance attaquée.
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Extrait des considérants:
3. Le recourant fait valoir que le prononcé entrepris aurait été rendu par une
autorité partiale, ce en violation des art. 6 par. 1 CEDH, 14 par. 1 du Pacte
II ONU, 29a et 30 Cst. ainsi que 4 CPP. Il y aurait à son sens une apparence
de prévention insurmontable dans le fait qu'un Procureur fédéral décide
d'une plainte formulée à l'encontre d'un autre Procureur fédéral. En outre,
l'auteur de la décision entreprise serait intervenu dans le cadre de la
procédure pénale à l'encontre de B. en tant que médiateur entre ce dernier et
l'antenne d'U. du MPC. Cet élément serait en substance une preuve
supplémentaire de partialité.
Le Procureur ayant rendu la décision attaquée fonde pour sa part sa
compétence sur l'art. 5 al. 1 let. b du règlement du 11 décembre 2012 sur
l'organisation et l'administration du Ministère public de la Confédération
(RS 173.712.22; ci-après: règlement du MPC) selon lequel le chef d'état-
major traite des recours et des dénonciations relatifs à des collaborateurs du
MPC.
3.1 Il convient en l'espèce de souligner ce qui suit.
Aux termes de l'art. 15 al. 1 de la loi fédérale du 14 mars 1958 sur la
responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses
fonctionnaires (Loi sur la responsabilité, LRCF; RS 170.32), une
autorisation du Département fédéral de justice et police est nécessaire pour
ouvrir une poursuite pénale contre des fonctionnaires en raison d'infractions
en rapport avec leur activité ou leur situation officielle, exception faite des
infractions en matière de circulation routière. Cette autorisation est délivrée
par le procureur général pour le personnel du Ministère public de la
Confédération qu'il a lui-même nommé (let. d). Comme l'a rappelé le
Tribunal administratif fédéral dans son arrêt A-4920/2011 du 26 mars 2013
(consid. 2.2), les décisions prises par le procureur général de la
Confédération au sens de l’art. 15 al. 1 let. d LRCF – d’autoriser ou non
d’ouvrir une poursuite pénale contre l’un de ses agents – sont dépourvues de
toute finalité pénale ou répressive. Elles visent en effet à garantir le bon
fonctionnement de son autorité, en prévenant toute éventualité de poursuites
pénales contre l'un de ses agents qui seraient inspirées par l'intention de
nuire, de compliquer ou retarder l'instruction d'une cause, ou qui seraient
utilisées comme un moyen de pression ou de vengeance (v. ATF 137 IV
269 consid. 1.4; 93 I 83 consid. 2; Message du Conseil fédéral du 29 juin
1956 concernant un projet de loi sur la responsabilité de la Confédération,
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des membres de ses autorités et de ses fonctionnaires [ci-après : Message
LRCF], publié in FF 1956 I p. 1420, 1425). Le procureur général de la
Confédération n'agit ainsi pas au titre de ses compétences de poursuite
pénale, mais rend une décision qui s'inscrit dans le cadre d’une procédure
administrative préalable (v. ATF 137 IV 269 consid. 1.3.1). En d'autres
termes, et bien que la procédure portant sur la question de la délivrance ou
non d'une autorisation de poursuite pénale ne soit elle-même pas régie par la
PA (v. art. 3 let. b in fine PA), le procureur général de la Confédération
intervient en qualité d'autorité administrative de première instance lorsqu’il
décide d’autoriser ou non une poursuite pénale contre un membre de son
personnel. La décision qu'il prend au terme de son examen entre dans la
définition de la décision au sens de l’art. 5 al. 1 let. a ou c PA (v. aussi
ATAF 2010/53 consid. 7.2), selon qu’elle autorise ou refuse l’ouverture de
la poursuite pénale.
En outre, il s'impose de rappeler la teneur de l'art. 67 al. 1 LOAP, aux
termes de laquelle, en cas de poursuite pénale contre un procureur en chef
ou un procureur en raison d'une infraction en rapport avec son activité,
l'autorité de surveillance désigne un membre du Ministère public de la
Confédération ou nomme un procureur extraordinaire. Selon le Message du
10 septembre 2008 relatif à la loi fédérale sur l'organisation des autorités
pénales de la Confédération (FF 2008 p. 7371, 7418), l'Autorité de
surveillance (dans le projet: le Conseil fédéral) se borne à désigner un
membre du MPC ou un procureur fédéral extraordinaire en cas de poursuite
pénale à l’encontre d’un autre membre du MPC (ce qui inclut le procureur
général, ses suppléants, les procureurs en chef et les procureurs). Si les
accusations sont graves, ou que les soupçons portent sur une personne haut
placée au MPC, l'Autorité de surveillance aura tout intérêt à désigner un
procureur extérieur. Le procureur choisi ne sera pas obligé d’ouvrir une
procédure. Il aura, de même, le droit de classer la procédure si les soupçons
ne se sont pas concrétisés. Ces décisions pourront faire l’objet d’un recours
devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral.
3.2 En l'espèce, ces procédures n'ont pas été respectées. Le Procureur
fédéral auteur de l'ordonnance querellée indique que, après avoir examiné la
plainte pénale, il serait arrivé à la conclusion que les éléments constitutifs
de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale n'étaient
manifestement pas réunis. En citant une doctrine de 1995, ladite autorité
allègue qu'une ordonnance de non-entrée en matière ne nécessiterait pas
d'autorisation au sens de l'art. 15 LRCF. En outre, le vice lié à l'absence
d'une autorisation selon l'art. 303 CPP pourrait être guéri plus tard selon une
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jurisprudence du Tribunal fédéral (arrêt 6B_142/2012 du 28 février 2013,
consid. 2.5). L'Autorité de surveillance aurait en outre été informée de façon
continue des vérifications préliminaires et des résultats y relatifs. Elle aurait
au surplus consenti au prononcé choisi.
La Cour de céans ne considère pas que l'on puisse se départir de
l'autorisation prévue à l'art. 15 LRCF. En effet, cette autorisation s'inscrit
dans une procédure administrative distincte de la procédure pénale,
disposant de voies de recours autonomes, dont le but est justement celui de
procéder à un tri préalable des plaintes abusives, vouées donc
potentiellement à faire l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière.
Au surplus, il n'apparaît pas que la Cour puisse en l'occurrence intervenir
pour qu'une telle autorisation soit donnée a posteriori (v. à cet égard la
jurisprudence citée par le MPC), dans la mesure où le magistrat ayant rendu
le prononcé entrepris n'a pas été correctement désigné par l'Autorité de
surveillance selon la procédure exigée par l'art. 67 al. 1 LOAP. Une simple
connaissance informelle de la part de cette autorité (le dossier ne montre
d'ailleurs aucunement de quelle manière concrète celle-ci aurait été
consultée) ne saurait en effet être considérée satisfaisante car elle ne permet
à l'évidence pas d'assurer la transparence que le système mis en place par le
législateur vise à atteindre afin que le justiciable puisse se voir garantir un
regard extérieur de la part d'une autorité indépendante. Il y a au surplus lieu
de souligner que l'art. 5 al. 1 let. b du règlement du MPC ne saurait avoir
une influence sur ce qui précède compte tenu du rang normatif inférieur de
cet acte vis-à-vis des lois fédérales concernées.
3.3 La nullité d'une décision n'est admise que si le vice dont elle est affectée
est particulièrement grave, s'il est manifeste ou du moins facilement
décelable et si, en outre, la constatation de la nullité ne met pas
sérieusement en danger la sécurité du droit. Des vices de fond n'entraînent
qu'à de rares exceptions la nullité d'une décision; en revanche, de graves
vices de procédure, ainsi que l'incompétence qualifiée de l'autorité qui l'a
rendue sont des motifs de nullité (ATF 122 I 97 consid. 3a/aa; 114 Ia 427
consid. 8b; 113 IV 123 consid. 2b; 104 Ia 172 consid. 2c et les références
citées). En l'espèce, il ne peut être considéré que l'ordonnance entreprise ait
été rendue par une autorité incompétente en tant que telle. En effet, l'auteur
de la décision querellée appartient à une autorité qui pourrait être saisie de
l'affaire (v. supra consid. 3.1). Il y a par conséquent lieu de se limiter à
décréter l'annulation du prononcé afin que les vices formels dont il est
entaché soient réparés. Par ailleurs, il ne sied pas de faire droit à la
conclusion du recourant tendant à la désignation d'une autorité indépendante
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puisque, comme il a été indiqué, il n'appartient pas à la Cour de céans mais
à l'Autorité de surveillance de désigner le magistrat chargé de traiter la
plainte (v. supra consid. 3.1).
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7. Estratto della decisione della Corte dei reclami penali nella causa A.
contro Ministero pubblico della Confederazione del 9 maggio 2014
(BB.2014.4)
Confisca in caso di abbandono del procedimento.
Art. 70 cpv. 1, 72, 260ter, 305bis CP
Valori patrimoniali oggetto d'atti di riciclaggio giusta l'art. 305bis CP sono
confiscabili sulla base dell'art. 70 cpv. 1 CP in quanto prodotto della suddetta
infrazione (consid. 4 e 4.1).
Applicabilità dell'art. 72 CP in caso di decesso della persona che ha partecipato
o sostenuto un'organizzazione criminale (art. 260ter CP). Questione lasciata
indecisa (consid. 4.3).
Portata per la Svizzera del principio del mutuo riconoscimento delle sentenze
previsto dal diritto penale europeo (consid. 4.5).
Un trasferimento fittizio della titolarità di beni di origine criminale a terze
persone (prestanome) costituisce un atto di riciclaggio di denaro (consid. 4.5.1–
4.5.2). Accertamenti richiesti da parte del giudice della confisca (consid. 4.5.2).
Teoria del saldo (consid. 4.5.3).
Einziehung bei Einstellung des Verfahrens.
Art. 70 Abs. 1, 72, 260ter, 305bis StGB
Gegenstand von Geldwäschereihandlungen gemäss Art. 305bis StGB bildende
Vermögenswerte können, da Produkt dieses Staftatbestandes, gestützt auf Art.
70 Abs. 1 StGB eingezogen werden (E. 4 und 4.1).

## Considerations