# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1128c57c-5f8b-5345-b4cd-7e5cfac04e3d
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Le 19 novembre 2009, le Tribunal administratif a réceptionné un écrit de N_, domicilié à Altenberg (Allemagne). Ce pli, rédigé en allemand et daté du 5 novembre 2009, avait été reçu par l'office cantonal de l'inspection et des relations du travail (ci-après : OCIRT) le 9 novembre 2009, puis transmis par celui-ci au Tribunal administratif. Une décision de l'OCIRT du 27 octobre 2009, infligeant une amende de CHF 400.- à N_, y était annexée.
2. Par courriers prioritaire et recommandé, la chancellerie du Tribunal administratif a, le même jour, informé N_ qu’à Genève, la langue officielle était le français. L’acte de recours, qui devait contenir une motivation et des conclusions, ainsi que la décision litigieuse et les pièces justificatives, devait lui parvenir dans le délai légal, dans cette langue, sous peine d'irrecevabilité.
3. A ce jour, N_ n’a réagi d’aucune manière.

## Considerations

EN DROIT
1. De jurisprudence constante, la langue officielle du canton de Genève est le français et c’est dans cette langue que les parties doivent agir devant les tribunaux. Toutefois, un délai doit être octroyé à la partie concernée pour procéder à la traduction en français ; cette exigence vaut également pour les pièces (Arrêt du Tribunal fédéral
2P.192/2003
du 11 juillet 2003 ;
ATA/478/2008
du 16 septembre 2008 et les références citées).
2. Dans le cas d’espèce, N_ a rédigé son acte en langue allemande. Ce nonobstant, le Tribunal administratif ne l’a pas déclaré irrecevable d’entrée de cause mais a invité cette société à déposer une traduction en français.
Aucune suite n'a été donnée à cette invitation.
3. En conséquence, à supposer que l’acte daté du 5 novembre 2009, et reçu le 9 novembre 2009, doive être considéré comme un recours contre la décision de l'OCIRT du 27 octobre 2009, il ne peut qu’être déclaré irrecevable, sans autre mesure d’instruction (art. 72 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
4. Au vu des circonstances, aucun émolument ne sera mis à la charge du recourant (art. 11 al. 1 du règlement modifiant le règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 7 janvier 2009 - RFPA -
E 5 10.03
).