# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d3ddef98-220c-5741-9295-25320e0dab3b
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait et en droit
1.
B._ AG fournit des services et produits sous la marque « C._ ».
En 2016 et 2017, A._ a conclu des contrats pour deux routeurs (des abonnements mensuels « D._ »), avec les numéros de téléphone eee et fff.
2.
Le 19 février 2020, A._ a déposé une plainte pénale pour escroquerie, abus de pouvoir et violation contractuelle en relation avec ces contrats. Le 2 mars 2020, il a confirmé sa plainte, en y ajoutant « corruption » et « abus ».
En substance, il semble reprocher à l’entreprise de communication de continuer à facturer l’un des abonnements alors que le routeur défectueux était en réparation, respectivement de ne pas lui avoir fourni de routeur de remplacement. De plus, s’il désirait récupérer le sien, il devait s’acquitter d’un montant de CHF 53.75 pour la réparation alors que l’appareil était sous garantie. Il dénonce également la manière de procéder de l’entreprise, à savoir notamment de facturer des prix qui varient, alors qu’il s’agit d’abonnements à prix fixe.
Le 13 mars 2020, le Ministère public a demandé à la Police cantonale de procéder aux mesures d’enquête qui s’imposent, en particulier à l’audition de A._ afin d’élucider la plainte pénale.
La Police a auditionné l’intéressé le 13 mai 2020 et pris contact avec l’entreprise de . Elle a établi son rapport le 19 mai 2020. Il en ressort, entre autres, que les deux  ont désormais été résiliés avec effet au 27 mai 2020.
3.
Par ordonnance du 9 juillet 2020, le Ministère public n’est pas entré en matière sur la plainte pénale précitée, frais à la charge de l’Etat.
Il a retenu que les éléments constitutifs d’une infraction ne sont manifestement pas remplis. En effet, l’entreprise a annulé les factures contestées et cherché, sans succès, un arrangement avec le plaignant, de telle sorte qu’il y a lieu d’admettre qu’elle n’avait pas de dessein d’enrichissement illégitime, ni n’a agi d’une manière pénalement répréhensible.
4.
Par acte du 11 juillet 2020, A._ a interjeté recours contre cette ordonnance.
Le 17 juillet 2020, il a encore déposé une requête d’assistance judiciaire, après avoir été invité à s’acquitter de sûretés pour la procédure de recours.
Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu, le 28 juillet 2020, à l’irrecevabilité du recours, ce qui a provoqué une détermination spontanée de A._ en date du 3 août 2020.
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5.
En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (RSF 130.1; LJ), la voie du recours à la Chambre pénale (ci-après: la Chambre) est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours; ce délai a été respecté en l’espèce. La Chambre statue en procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP).
6.

## Considerations