# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6308131c-decc-551e-8386-e7f82e0ee94d
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._, en qualité de bailleurs, d’une part, et C._ et D._, en qualité de locataires, d’autre part, sont liés par un contrat de bail à loyer portant sur un appartement de 4 pièces au rez-de-chaussée de l’immeuble sis à la route E._ pour un loyer mensuel brut de CHF 1’300.-. Les locataires occupent cet appartement depuis le 1er avril 2004.
C._ exerce une activité d’« accueillante en milieu familial » (anciennement « maman de jour ») dans l’appartement précité depuis le 1er décembre 2010. Cette activité lui rapporte un revenu mensuel d’environ CHF 2'000.-.
B. Par courriers recommandés des 4 et 17 décembre 2018, les bailleurs ont prié les locataires de bien vouloir mettre un terme à l’activité exercée par C._ jusqu’au 31 décembre 2018 au plus tard, au motif que l’appartement qu’ils occupent n’est, selon eux, pas approprié à une telle activité. Par la même occasion, les bailleurs ont également fait part aux locataires qu’ils avaient reçu un certain nombre de doléances des autres locataires de l’immeuble, lesquels leur ont prétendument rapporté une utilisation abusive des parties communes de l’immeuble et des dégâts résultant de l’activité mise en cause.
Les locataires ont contesté la prise de position des bailleurs par courrier du 28 décembre 2018 adressé à ces derniers. En bref, les locataires ont notamment précisé que C._ exerçait son activité de maman de jour depuis huit ans dans le cadre de l’Association d’accueil familial de jour de la Sarine et que cette association procédait régulièrement à des états des lieux et à des contrôles relatifs à la sécurité et à l’hygiène. D’autre part, ils ont également souligné que leur précédent bailleur, F._, respectivement père et beau-père des bailleurs, était au courant de l’activité exercée par C._ et qu’il n’avait jamais rien trouvé à redire. Enfin, tout en soulignant que les enfants gardés par C._ ont entre 6 mois et 4 ans, les locataires ont mis en doute les prétendus dégâts occasionnés aux parties communes de l’immeuble, dont leurs voisins ne leur ont jamais fait part. Tout comme ils ont contesté une utilisation abusive des parties communes de l’immeuble dans la mesure où ils mettent leur propre place de parc à la disposition des parents qui viennent déposer leurs enfants le matin et les récupérer le soir à 17h30.
Par courrier du 7 janvier 2019, intitulé « 3ème avertissement », les bailleurs ont adressé aux locataires un courrier en substance similaire à ceux des 4 et 17 décembre 2018 par lequel ils les ont priés de mettre un terme à l’activité litigieuse jusqu’au 31 janvier 2019 au plus tard.
C. Par acte du 14 janvier 2019, C._ et D._ ont saisi la Commission de conciliation en matière de bail à loyer pour le district de la Sarine (ci-après : Commission de conciliation) d’une requête de conciliation tendant pour l’essentiel à ce qu’il soit constaté que C._ a le droit de poursuivre son activité de maman de jour à son domicile.
Dans leur réponse du 23 janvier 2019, les bailleurs ont – à tout le moins implicitement – conclu au rejet de la requête de conciliation déposée par les locataires.
Suite à l’échec de la conciliation, une autorisation de procéder a été délivrée aux locataires le 13 février 2019.
D. Par courrier du même jour, soit du 13 février 2019, intitulé « 4ème avertissement », les bailleurs ont adressé aux locataires un courrier en substance similaire aux précédents par lequel
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7
ils les ont, une nouvelle fois, priés de mettre un terme à l’activité de maman de jour exercée par C._ jusqu’à la fin du mois de février 2019 au plus tard. Cet avertissement était accompagné d'une menace de résiliation anticipée du contrat de bail pour justes motifs.
Par courrier du 4 mars 2019, intitulé « 5ème avertissement », les bailleurs ont adressé aux locataires un courrier en tous points similaire aux précédents, sauf à préciser qu’un ultime délai au 20 mars 2019 leur était imparti pour cesser l’activité litigieuse. Cet avertissement était, tout comme celui du 13 février 2019, accompagné d'une menace de résiliation anticipée du contrat de bail pour justes motifs.

## Considerations