# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f63b6c6f-ec35-54b2-9053-23605f2097ff
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par ordonnance du 20 août 2018, le Tribunal de première instance a notamment admis certains moyens de preuve, pour la partie demanderesse et pour la partie défenderesse (ch. 1 à 3 du dispositif), ordonné une expertise complémentaire (ch. 4) ainsi que l'audition de l'expert (ch. 5), réservé l'admission d'éventuels autres moyens de preuve à un stade ultérieur de la procédure (ch. 6), imparti à la partie demanderesse un délai au 17 septembre 2018 pour fournir l'adresse de certains témoins (ch. 7) et une avance de frais de 1'200 fr. (ch. 8);
Que par acte expédié au greffe de la Cour le 3 septembre 2018, A_ a formé recours contre cette ordonnance; qu'il a conclu à l'annulation des ch. 1 à 3 et 6 à 8 de son dispositif;
Qu'il a conclu, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif à son recours; qu'il a invoqué à cet égard que sans un tel effet suspensif, l'instruction irait sa voie et son recours n'aurait plus de pertinence à ce stade de la procédure; que le recours ne prolongerait pas la procédure;
Qu'invitée à se déterminer, B_ SA a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif; qu'elle a fait valoir que A_ n'avait pas expliqué quel préjudice difficilement réparable il pourrait subir si l'instruction complémentaire ordonnée débutait avant que la Cour n'ait statué sur le recours;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la voie du recours est ouverte contre l'ordonnance attaquée (art. 319 let. b CPC);
Que selon l'art. 325 CPC, le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise (al. 1), l'instance de recours pouvant toutefois suspendre le caractère exécutoire de cette dernière en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés (al. 2);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Que l'autorité cantonale doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5);
Qu'en l'espèce, le recourant invoque, à l'appui de sa requête d'effet suspensif, que son recours n'aurait plus de pertinence si l'effet suspensif n'était pas octroyé; que, ce faisant, il ne soutient pas qu'il serait susceptible de subir un préjudice qui pourrait être qualifié de difficilement réparable si sa requête d'effet suspensif était rejetée; que l'existence d'un tel préjudice ne paraît pas d'emblée évidente;
Qu'il paraît peu vraisemblable, à ce stade, que le Tribunal rende un jugement final avant que la Cour n'ait statué sur le recours;
Que, par conséquent, la requête d'effet suspensif sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond (art. 104 al. 3 CC).
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