# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 534f853f-cd53-5262-bf39-6655e4748580
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1990, et B._, né en 1989, sont les parents non mariés de l’enfant C._, née en 2014.
La paternité de B._ a été reconnue par décision du Président du Tribunal civil de la Gruyère du 9 décembre 2016, suite au test ADN effectué par l’Unité de génétique forensique du Centre universitaire romand de médecine légale. Une convention réglant la paternité de B._ a été passée en date du 25 novembre 2016 avec la curatrice de C._, instituée dans le cadre de la procédure civile en paternité. Ladite convention règle notamment l’entretien financier de C._, pour qui B._ s’est engagé à verser CHF 400.- par mois; elle a été homologuée par le Président du Tribunal civil de la Gruyère en date du 9 décembre 2016.
Par requête du 30 novembre 2016 adressée à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix), B._, alors en détention à la prison de D._, a requis l’attribution de l’autorité parentale conjointe sur sa fille C._ ainsi qu’un droit de visite s’exerçant d’entente entre les parties ou, à défaut d’entente, un week-end sur deux, du vendredi 18.00 heures au dimanche 18.00 heures et durant la moitié des vacances scolaires. Le 17 février 2017, A._ s’est déterminée sur la requête de B._, concluant à son rejet intégral.
B. La Justice de paix a entendu A._ et B._ le 22 février 2017.
Lors de cette séance, B._ a déclaré vivre avec sa copine et le fils de cette dernière. Il a indiqué qu'il projetait de se marier avec elle et qu’une procédure était en cours au Service de la population et des migrants (ci-après: SPoMi). Il s’est engagé à rester en Suisse avec sa fille si un droit de visite devait être instauré. A cette même occasion, A._ a notamment fait part de ses craintes relatives au fait que B._ risquait d’emmener leur fille avec lui en E._, comme il l’avait déclaré à une reprise devant son père et sa belle-mère, et de ses soupçons pesant sur le réel intérêt porté à sa fille qui servait, selon ses dires, uniquement à améliorer ses chances de régulariser sa situation en Suisse. Elle a encore indiqué qu’elle serait éventuellement favorable à un droit de visite au Point Rencontre, bien qu’elle n’ait absolument pas confiance en B._.
C. Par décision rendue le 22 février 2017 mais envoyée aux parties le 21 avril 2017, la Justice de paix a statué comme suit:
I. Le droit de visite de B._ sur sa fille C._, née en 2014, est fixé à un week-end sur deux, du vendredi 18.00 heures au dimanche 18.00 heures, ainsi qu’à la moitié des vacances scolaires, sauf accord contraire entre les parents.
II. Il est renoncé à statuer sur la requête d’autorité parentale conjointe jusqu’à droit connu sur le statut de B._ en Suisse.
III. Il n’est pas perçu de frais de justice.
D. Le 16 mars 2017, la Dresse F._ s’est adressée à la Justice de paix. Elle lui a indiqué suivre régulièrement C._ depuis septembre 2016 et a sollicité une mesure de protection pour l’enfant en raison de doutes émis quant à la capacité de la mère à s’occuper de sa fille et de lui manifester de l’intérêt.
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Le 18 avril 2017, le Juge de paix a entendu G._, père de A._, ainsi que sa compagne, H._, au sujet de la situation de l’enfant qui est principalement gardée par ces derniers, hormis les week-ends et les vacances qu’elle passe avec sa mère.
Les 20 avril, 5 mai et 20 juillet 2017, H._ a signalé de nouveaux faits à la Justice de paix concernant la situation de l’enfant qui l’inquiétaient ainsi que G._.
Le 20 juin 2017, la Justice de paix a entendu A._. A l’issue de la séance, un délai lui a été octroyé pour se déterminer sur l’institution d’une curatelle éducative en faveur de sa fille. Le 10 juillet 2017, A._ a indiqué qu’elle ne s’opposait pas à ce qu’une telle curatelle soit instaurée.
Le 21 juillet 2017, B._ s’est adressé à la Justice de paix, relevant notamment que l’instauration d’une mesure de curatelle éducative s’imposait dans les meilleurs délais. Il demande également la garde de sa fille.
E. Le 24 mai 2017, A._ a interjeté recours contre la décision du 22 février 2017, concluant, sous suite de frais, à ce qu’aucun droit de visite ne soit accordé au père et à ce que la requête tendant à l’autorité parentale conjointe soit rejetée.
Par pli du 31 mai 2017, la Justice de paix a transmis le dossier de la cause et a indiqué qu’elle n’avait aucune remarque à formuler sur le recours.
Le 7 juillet 2017, B._ a déposé sa réponse, concluant au rejet du recours, sous suite de frais. Le 18 juillet 2017, il s’est adressé encore une fois spontanément à la Cour.
Le 24 mai, respectivement le 7 juillet 2017, A._ et B._ ont requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure de recours.
A la demande de la Cour, la Justice de paix lui a fait parvenir, le 9 août 2017, les pièces du dossier postérieures au recours du 24 mai 2017.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l’art. 440 al. 3 CC, l’autorité de protection de l’adulte fait également office d’autorité de protection de l’enfant. Les décisions de dite autorité peuvent ainsi faire l'objet d'un recours devant le juge compétent (art. 450 al. 1 CC), soit le Tribunal cantonal (art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA; RSF 212.5.1]), plus précisément la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 20 du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC; RSF 131.11]).
Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont en outre applicables par analogie aux mesures de la protection de l’enfant (art. 314 al. 1 CC). La procédure devant l’instance de recours est ainsi régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5ème éd. 2014, n. 589 p. 399).