# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5bef3113-fde3-5560-99b5-fa0450c1fc77
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le 8 octobre 2016, A._ a déposé une plainte pénale à l’encontre de B._ pour extorsion et chantage et tentative de contrainte. En bref, il a expliqué avoir entretenu une relation extraconjugale pendant deux ans avec la précitée. Après avoir révélé l’existence de cette relation à sa femme et ses enfants, il a tenté d’y mettre un terme. B._ l’aurait alors menacé, en juillet 2016, d’utiliser les réseaux sociaux pour exposer leur relation s’il ne lui versait pas un montant de € 1'300.00. Entendu par la police le 9 novembre 2016, A._ a détaillé sa plainte. Il a notamment expliqué qu’après le mois de juillet 2016, il a continué à converser par téléphone avec B._ et l’a également revue.
B. Le 17 mars 2017, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière à l’égard de B._, considérant qu’aucune infraction pénale ne pouvait lui être reprochée. Il a relevé que les propos tenus par cette dernière en juillet 2016 ne sauraient être considérés comme étant une menace suffisamment précise et importante pour la qualifier de sérieuse au sens de l’art. 181 CP. En outre, il souligne qu’au moment où B._ aurait tenu ces propos, la femme et les enfants du plaignant avaient connaissance, depuis mi-décembre 2015, de la relation extraconjugale. Enfin, il constate que même après le prononcé desdits propos, le plaignant a continué de converser avec B._ et l’a même rencontrée à plusieurs reprises, à l’insu de son épouse.
C. Par courrier du 26 mars 2017, A._ a interjeté recours à l’encontre de l’ordonnance précitée. En substance, il expose que B._ aurait tiré profit de sa faiblesse psychologique et de sa détresse pour lui extorquer de l’argent. Il demande ainsi à ce qu’il soit entré en matière dans la cause concernant B._.
Invité à se déterminer, le Ministère public a, par missive du 1er mai 2017, conclu au rejet du recours avec suite de frais. Au surplus, il a indiqué se référer intégralement à la teneur de son ordonnance ainsi qu’aux éléments du dossier et a renoncé à déposer de plus amples observations.

## Considerations

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de  en matière.
b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. L’ordonnance querellée a été notifiée au recourant le 20 mars 2017, si bien que le mémoire de recours, posté le 27 mars 2017, a été adressé à l’autorité en temps utile.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 5
c) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la plainte pénale. Le recourant étant partie plaignante, il est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).