# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a332fa69-2edb-5476-98bf-c4fdbd158d83
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._, né en 1971, a été arrêté le 26 janvier 2017 à 6h10 à son domicile à B._. Une procédure préliminaire est ouverte contre lui pour délit et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants, contravention à la LACP, vol d'importance mineure et empêchement d'accomplir un acte officiel.
B. Par acte du 27 janvier 2017, le Ministère public a requis du Tribunal des mesures de contrainte (ci-après: Tmc) la détention provisoire de A._ pour une durée d'un mois, soupçonnant cette personne d'être un acquéreur et un revendeur d'héroïne fournie par C._, lequel a été arrêté le 20 janvier 2017, et faisant valoir un risque de collusion et de réitération.
Dans la détermination de son défenseur du 27 janvier 2017, le prévenu, qui avait renoncé à une audition, a conclu au rejet de cette requête.
Par décision du samedi 28 janvier 2017, le Tmc a rejeté la requête et ordonné la mise en liberté du prévenu au plus tard le même jour à 19h00 sous réserve du dépôt, dans ce délai, par le Ministère public d'une requête de mesures provisionnelles avec annonce de recours ou recours succinctement motivé auprès de la Chambre pénale. Cette ordonnance a été transmise par télécopie au Ministère public à 16h07.
C. a) Par mémoire adressé en télécopie au Greffe du Tribunal cantonal le même 28 janvier 2017 à 18h53, puis en original sous pli recommandé, le Ministère public a interjeté recours, requérant en outre que par mesures provisionnelles urgentes soit ordonné le maintien en détention jusqu'à droit connu sur le recours et concluant à l'admission du recours et à un ordre de détention jusqu'au 25 février 2017.
b) Par ordonnance du lundi 30 janvier 2017, le Président de la Chambre a admis la requête de mesures provisionnelles urgentes et ordonné le maintien en détention jusqu'à droit connu sur le recours.
c) Le prévenu, dans la détermination adressée par son avocate le 30 janvier 2017, a conclu au rejet du recours, frais à la charge de l'Etat.
Quant au Tmc, il a lui aussi conclu au rejet du recours dans sa détermination du 1er février 2017.
d) Le Ministère public a complété son dossier par courrier du 1er février 2017, produisant copie de sa demande de contrôle téléphonique rétroactif sur le numéro utilisé par l'intimé.
Il a par ailleurs déposé le 6 février 2017 un complément d'écriture.

## Considerations

en droit
1. A) Le Ministère public peut recourir devant l’autorité de recours, à savoir devant la Chambre pénale (art. 64 let. c LJ), contre une décision de mise en liberté rendue par le Tmc (ATF 137 IV 22 consid. 1). Dans ce cas, le délai est de 3 heures après la notification de l’arrêt contesté (ATF 138 IV 148 consid. 3.3 / JdT 2013 IV 12). En l’occurrence, ce délai a été respecté.
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b) La qualité pour recourir du Ministère public est manifeste (art. 104 al. 1 et 381 al. 1 CPP).