# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 178c96ff-4cd0-563a-aed1-2f0b6ac3c168
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2001
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Madame E_, enseignante, domiciliée, _ à Genève, a reçu à son domicile une lettre type, datée du 10 avril 2000, de la part du journal "L_". Il s'agissait d'une offre d'abonnement gratuit pendant un mois accompagnée d'une invitation à participer, avec sa classe, à la rencontre organisée sur le stand du journal au Salon du livre le jeudi 4 mai 2000. L'adresse de Mme E_ ne comportait pas la mention qu'elle était enseignante, mais le contenu du courrier y faisait expressément référence.
2. Déclarant agir au nom de sa fille, M. E_, avocat et ancien professeur à la faculté de droit de Genève et de Lausanne, a saisi la commission de contrôle informatique de l'État (ci-après : la CCIE ou la commission) en la priant de bien vouloir déterminer si les fichiers de l'État avaient été utilisés à l'occasion de cet envoi. Sur demande, il pouvait produire une procuration attestant qu'il agissait comme mandataire de sa fille, enseignante au cycle d'orientation.
3. La CCIE a enregistré ce courrier comme une plainte et l'a transmise au département de l'instruction publique (ci-après : le département) en priant celui-ci d'y répondre.
4. Le 30 mai 2000, le département a répondu à la CCIE qu'après enquête auprès du journal "L_", la responsable de l'opération publicitaire auprès de ce journal avait précisé que les adresses des enseignants romands (environ 6'000) avaient été achetées à la société privée P_ S.A. à Lausanne.

## Considerations