# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6989ee48-1222-5727-ba7e-d7210e1ba6c6
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par décision du 2 avril 2002, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après, la CCGC) a accordé à Madame R_ une rente ordinaire AVS de 1'084.-- fr. depuis le 1
er
avril 2002, sur la base d’un revenu annuel moyen déterminant de 14'832 fr., de 42 ans de cotisations, de 9 ans de bonifications éducatives et d’une échelle de rente 44.
Dans son recours du 11 avril 2002, la recourante se dit étonnée du montant de la rente, et demande des explications concernant les critères sur lesquels sa rente est basée.
Par courrier du 29 avril 2002, l’ancienne commission cantonale de recours a donné toute explication utile à la recourante. Elle a ainsi expliqué que la recourante avait cotisé durant 42 ans, d’où une échelle de rente 44 qui est l’échelle maximum, que son revenu annuel moyen était de 14’832.-- fr., que les bonifications pour tâches éducatives étaient réparties par moitié entre les conjoints pour les années civiles de mariage, et que le partage des revenus entre les époux, pour la période du mariage, ne s’effectuera que lorsque son époux aura atteint l’âge AVS.
Par courrier du 27 mai 2002, la recourante a déclaré maintenir son recours malgré les explications données ;
Dans son préavis du 31 juillet 2002, la CCGC explique qu’en date du 3 juin 2002 une nouvelle décision accordant à Monsieur R_une rente de vieillesse simple d’un montant de 1'545.-- fr. avait été rendue et que suite au partage des revenus réalisés pendant les années civiles de mariage, la rente de la recourante se montait à 1'545.-- fr. depuis le 1
er
juin 2002, ce qui avait donné lieu à une nouvelle décision du 3 juin 2002. La CCGC concluait pour le surplus au rejet du recours.
Interpelée par courrier du 3 octobre 2003 du Tribunal de céans, la recourante n’a pas répondu à la question de savoir si elle maintenait son recours pour les deux mois concernés, soit avril et mai 2002, de sorte que la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
Le Tribunal de céans constate que le recours, interjeté en temps utile (article 84 de la loi fédérale sur l’assurance vieillesse et survivants (LAVS –
RS 831.10
), est recevable en la forme.
Par ailleurs, la loi genevoise sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LOJ –
E 2 05
) a été modifiée et un Tribunal cantonal des assurances a été institué dès le 1
er
août 2003, statuant en instance unique, notamment sur les contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (cf. art. 1, let. r et 56V, al.1, let. a, ch. 1 LOJ). La cause a été transmise d’office au présent Tribunal conformément à l’article 3, al.3 des dispositions transitoires du 14 novembre 2002 modifiant la loi sur l’organisation judiciaire (LOJ), qui est dès lors compétent pour juger du cas d’espèce .
Le Tribunal constate que le recours n’a d’objet qu’en tant qu’il porte sur les mois d’avril et mai 2002, puisqu’à partir de juin 2002, le montant de la rente de la recourante a été augmenté suite au spliting des revenus, conformément à sa demande.
S’agissant des deux mois en question, il sied de constater que la recourante a reçu toutes les explications utiles de la précédente autorité de recours, en avril 2002. Or, ni le revenu annuel moyen pris en considération, soit 14'832.-- fr, ni l’échelle appliquée qui est l’échelle maximum, soit l’échelle 44 ne sont contestables en l’espèce. Le montant de la rente tel qu’il a été fixé à 1'084.-- fr. pour les deux mois en cause ne peut donc qu’être confirmé, puisque le partage des revenus pour les années de mariage n’a pu s’effectuer qu’au moment où l’époux de la recourante a atteint l’âge de l’AVS.
En conséquence, le recours doit être rejeté.