# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c82f9995-43ac-4d74-bee5-7f955d2b1ec8
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants
A.
La parcelle n° 748 de la commune de Froideville, d'une surface de 38'316 m
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, est propriété de Christian Jaccoud, agriculteur, qui l'a remise en fermage à son fils, David Jaccoud, également agriculteur. Située en zone agricole, à environ 600 m du centre du village au lieu-dit "Sous la Ville", elle est bordée au sud et à l'est par la forêt riveraine du Talent, au nord par le chemin du Closel, qui mène au cimetière et au village de Froideville, et, à l'ouest, par le chemin "Sous la Ville", un chemin chaintre appartenant au domaine public communal. Cette parcelle sert de pâturage.
La parcelle n° 79, également propriété de Christian Jaccoud, est séparée de la précédente par le chemin "Sous la Ville". D'une surface de 3'161 m
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, elle est pour plus de la moitié en nature de forêt.
B.
Dans le courant de l'année 2005, Christian et David Jaccoud ont déposé une première demande de permis de construire pour une installation de production de biogaz par un procédé de méthanisation de produits issus de leur exploitation agricole et de substrats organiques d'autres provenances. Selon une lettre adressée par le Service du développement territorial (ci-après: le SDT) à la Municipalité de Froideville (ci-après la municipalité), les différents services de l'Etat ne s'étaient alors pas opposés à l'implantation de l'installation de biogaz sur la parcelle n° 748.
En raison de fortes oppositions et d'une modification de la loi fédérale du 22 juin 1979 sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700), entrée en vigueur le 1
er
septembre 2007, à savoir l'introduction de l'art. 16a al. 1bis LAT permettant, à certaines conditions, la construction d'installations nécessaires à la production d'énergie à partir de biomasse en zone agricole sans passer par une modification du plan d'affectation, Christian et David Jaccoud ont momentanément retiré leur demande.
C.
Christian et David Jaccoud ont repris leur projet, tenant compte des critiques précédemment exprimées. Le 1
er
décembre 2008, ils ont déposé une demande de permis de construire pour la "Création d'une installation de production de biogaz". Cette installation, dont l'implantation était projetée principalement dans la partie ouest de la parcelle n° 748, occuperait une surface d'environ 7'300m
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(dont 3'283m
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de bâtiments), à une altitude de 810 mètres; elle se situerait à environ 250 m des premières habitations, en contrebas du village de Froideville, et à 500 m de l'exploitation agricole de Christian et David Jaccoud, située en zone village. Selon les plans au dossier, la majeure partie du bâtiment principal serait cachée à la vue du village en raison du relief naturel du terrain et de la plantation projetée de végétaux. L'installation serait ceinte par une clôture; elle se composerait d'une station de pesage pour les véhicules, avec un "Portakabin" en guise de réception, de trois silos de 1'300 m
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chacun, d'une annexe fermée pour la réception des lavures, d'une annexe couverte pour le stockage du digestat solide, d'un bioréacteur, de deux méthaniseurs enterrés, d'une citerne de stockage final, d'une station de traitement du biogaz, d'un bassin biotope et d'un bâtiment principal fermé contenant un hangar de déchargement, des fosses au contenu variable, un local de chaufferie, une station de pompage et divers locaux d'exploitation. Un bassin de rétention serait aménagé sur la parcelle n° 79.
Le projet a fait l'objet d'un rapport de l'impact sur l'environnement, établi par le Bureau d'investigation sur le recyclage et la durabilité (Bird) en décembre 2008.
Du 10 janvier au 9 février 2009, le projet a été soumis à enquête publique. Il a fait l'objet de plusieurs oppositions dont celle, collective, de Albert Blaser et consorts, tous domiciliés à Froideville et représentés par l'avocat Jean-Claude Perroud, celle de Sinss-Graphic Sàrl et Sinss Immo Sàrl, toutes deux sises à Froideville et également représentées par Me Perroud, et celle de la Société vaudoise des pêcheurs en rivière, ayant son siège à Lausanne.
Le 25 septembre 2009, le Département de la sécurité et de l'environnement a rendu une décision finale relative à l'impact sur l'environnement dont le dispositif est le suivant:
"

## Considerations