# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8399868c-8bbf-591f-91d4-c9c1808105cb
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. C._, né en 2011, est le fils de B._ et A._. Ces derniers, séparés depuis le 1er février 2013, sont opposés dans un conflit portant principalement sur leurs divergences quant à l'éducation de leur fils, diagnostiqué TDAH. Par décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 4 décembre 2013, la garde de l'enfant a été attribuée à chacun des parents de manière alternée. Par décision du 19 mars 2014, la Justice de paix de la Sarine (: la Justice de paix) a prononcé une curatelle éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC, confiant le mandat au Service de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: le SEJ). De nombreuses divergences, respectivement tensions, sont apparues entre les parents, essentiellement entre 2017 et 2018. Au cours de la procédure de divorce opposant ces derniers, une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC a été instaurée.
B. Le 28 octobre 2019, le divorce de A._ et B._ a été prononcé par le Président du Tribunal civil de la Sarine, qui a homologué la convention des époux portant notamment sur l'exercice conjoint de l'autorité parentale et le partage de la garde de l'enfant à raison d'une semaine chez chacun d'eux, du dimanche 18.00 heures au dimanche 18.00 heures, les curatelles éducative et de surveillance des relations personnelles étant maintenues.
Le 2 avril 2020, compte tenu de la situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les parties ont convenu, pour préserver tant l'enfant que le père de tout risque de contagion, B._ travaillant dans le domaine des soins, que C._ resterait chez son père, charge à ce dernier de le ramener à sa mère à la fin avril 2020. Le 17 avril 2020, A._ a requis une modification de la garde de l'enfant, ne souhaitant pas rendre ce dernier à sa mère le 30 avril 2020.
Par décision du 28 avril 2020, la Justice de paix a rejeté la requête du père et confirmé l'application du jugement de divorce du 28 octobre 2019, ordonnant la remise de C._ à sa mère le 30 avril 2020. Suite au refus du père de se conformer à cette décision, la police est intervenue pour remettre l'enfant à sa mère. Les parents et la curatrice ont comparu devant la Justice de paix lors d'une audience qui s'est tenue le 4 mai 2020 et une prise de contact avec l'Action éducative en milieu ouvert (AEMO) a eu lieu dans le courant du mois de mai 2020.
C. Par décision du 6 mai 2020, la Justice de paix a suspendu le droit aux relations personnelles de A._ sur son fils C._ pour une durée indéterminée, la reprise desdites relations pouvant se faire au Point Rencontre, selon les modalités dudit lieu, et le père étant autorisé, pendant toute la durée de la suspension, à contacter son fils par téléphone, selon l'horaire fixé par la curatrice; la mise en œuvre d'une expertise familiale a été ordonnée. Un éventuel recours a été démuni de l'effet suspensif.
D. Par mémoire du 8 juin 2020, A._ a formé un recours contre cette décision, concluant, sous suite de frais, à la reprise de la garde alternée antérieurement instituée. Il ne s'est en revanche pas opposé à la mise en œuvre de l'expertise familiale. Son recours a été assorti d'une requête tendant à la restitution de l'effet suspensif. Par mémoire séparé du même jour, il a également requis l'octroi de l'assistance judiciaire.
Le 10 juin 2020, A._ a adressé un courrier à la Cour relatif à la mise en place d'un suivi pédopsychiatrique.
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Par courrier du 10 juin 2020 également, la Justice de paix a indiqué à la Cour que le recours ne suscitait pas d'observations de sa part.
Par acte du 22 juin 2020, B._ a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif; elle a également sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire.
Dans un arrêt du 1er juillet 2020, le Juge délégué, considérant que rien au dossier ne laissait apparaître une mise en danger immédiate de l'enfant, a restitué l'effet suspensif à la décision attaquée s'agissant des relations personnelles entre le père et l'enfant, la garde alternée antérieurement instituée pouvant être reprise. Il a également exhorté chacun des parents à respecter l'arrêt ainsi que toute décision de justice ultérieure, ce dans l'intérêt bien compris de C._, lequel ne devait pas être placé au centre du profond conflit d'intérêts les opposant.
E. Le 13 juillet 2020, la Justice de paix a transmis à la Cour plusieurs documents, en particulier des notices téléphoniques suite à des contacts intervenus entre le SEJ et la Justice de paix, respectivement le Juge délégué.
F. Par mémoire du 4 août 2020, B._ a déposé sa réponse, concluant à ce que l'issue du recours soit laissée à l'appréciation de la Cour; quant aux frais, elle a conclu à ce qu'ils soient mis à la charge du recourant.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont applicables par analogie aux procédures relatives aux enfants devant les autorités de protection (art. 314 CC), de sorte que la procédure de recours est régie par les art. 450 à 450e CC.