# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4dfcda46-bb69-454b-b7bb-565a2306494a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu, en fait, que :
1) Par décision du 28 juillet 2022, le département de la sécurité, de la population et de la santé (ci-après : DSPS) a infligé à Mme A_ un avertissement ainsi qu’une amende de CHF 2'000.-, déclarée exécutoire nonobstant recours, lui reprochant qu’elle exploitait avec son mari, M. B_, le salon de massage « C_ » et que sa fille, Mme D_, lui servait de prête-nom ; que de la drogue était mise à disposition des clients ; que les mesures visant à lutter contre la pandémie Covid-19 n’avaient pas été respectées, que les travailleuses du sexe étaient incitées à effectuer des prestations sexuelles à risque et qu’elles n’avaient le droit de sortir qu’une heure et demie par jour ; qu’une travailleuse du sexe présente lors d’un contrôle était dépourvue de toute autorisation de travail et que le registre n’était ni au salon ni accessible à la police – soit autant d’infractions à la loi sur la prostitution du 17 décembre 2009 (LProst -
I 2 49
).![endif]>![if>
2) Par acte remis à la poste le 14 septembre 2022, Mme A_ a recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre cette décision, concluant à son annulation.![endif]>![if>
Sur mesures provisionnelles, l’effet suspensif devait être restitué au recours. La sanction la plaçait dans une situation financière précaire et aucun intérêt n’imposait son exécution immédiate.
3) Le 20 septembre 2022, le DSPS a conclu, sur effet suspensif, à la restitution de celui-ci, les sanctions ayant été déclarées exécutoires nonobstant recours à la suite d’une malencontreuse erreur de plume.![endif]>![if>
4) Le 21 septembre 2022, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger sur effet suspensif.![endif]>![if>

## Considerations

Considérant, en droit, que :
1) Selon l'art. 9 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative du 26 mai 2020, les décisions sur effet suspensif sont prises par la présidente de ladite chambre ou par le vice-président, ou en cas d'empêchement de ceux-ci, par un juge.![endif]>![if>
2) Aux termes de l'art. 66 LPA, sauf disposition légale contraire, le recours a effet suspensif à moins que l'autorité qui a pris la décision attaquée n'ait ordonné l'exécution nonobstant recours (al. 1) ; que toutefois, lorsqu'aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l'effet suspensif (al. 3).![endif]>![if>
3) Lorsque l'effet suspensif a été retiré ou n'est pas prévu par la loi, l'autorité de recours doit examiner si les raisons pour exécuter immédiatement la décision entreprise sont plus importantes que celles justifiant le report de son exécution. Elle dispose d'un large pouvoir d'appréciation qui varie selon la nature de l'affaire. La restitution de l'effet suspensif est subordonnée à l'existence de justes motifs, qui résident dans un intérêt public ou privé prépondérant à l’absence d’exécution immédiate de la décision ou de la norme (arrêt du Tribunal fédéral
2C_1161/2013
du 27 février 2014 consid. 5.5.1).![endif]>![if>
4) Pour effectuer la pesée des intérêts en présence qu’un tel examen implique, l'autorité de recours n'est pas tenue de procéder à des investigations supplémentaires, mais peut statuer sur la base des pièces en sa possession (ATF
117 V 185
consid. 2b ; arrêt du Tribunal fédéral
1C_435/2008
du 6 février 2009 consid. 2.3 et les arrêts cités).![endif]>![if>
5) En l'espèce, l’autorité intimée a reconnu avoir déclaré sa décision exécutoire nonobstant recours par inadvertance, et elle souscrit à la restitution de l’effet suspensif.![endif]>![if>
La demande sera admise et l’effet suspensif restitué au recours.
6) Le sort des frais sera réservé jusqu'à droit jugé au fond.![endif]>![if>