# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 51cdb3b9-3735-442d-9fd2-2dc1c185df3d
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
a)
Par acte du 10 avril 2017, Y._ a interjeté appel contre l’ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 6 avril 2017 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte dans la cause en divorce la divisant d’avec A.E._. Simultanément, elle a présenté une requête d’assistance judiciaire.
Par prononcé du 13 avril 2017, le Juge délégué de céans a rejeté la requête d’effet suspensif contenue dans l’appel. Il a également indiqué que l’appelante était dispensée du paiement d’une avance de frais et qu’il serait statué ultérieurement sur sa requête d’assistance judiciaire.
Le 24 avril 2017, A.E._, intimé, a déposé une réponse. Il a sollicité dans ce cadre le bénéfice de l’assistance judiciaire.
Le même jour, les enfants mineurs B.E._ et C.E._, agissant par leur curatrice de représentation Valérie Pache-Havel, ont également déposé une réponse.
b)
Lors de l'audience d'appel du 8 mai 2017, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal, et reproduite dans le dispositif du présent arrêt.
c)
Le 10 mai 2017, l’avocate Pascale Botbol, conseil de l’appelante Y._, l’avocate Patricia Michellod, conseil de l’intimé A.E._, et l’avocate Valérie Pache Havel, curatrice de représentation des enfants B.E._ et C.E._, ont chacune déposé un décompte des opérations effectuées dans le cadre de la procédure d’appel.
2. a)
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle. Une transaction ne peut toutefois porter que sur des droits dont les parties peuvent librement disposer (Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 10 ad art. 241 CPC). Dans des causes qui sont soustraites à la libre disposition des parties, une transaction à proprement parler n’est pas possible, d’éventuels accords entre les parties pouvant toutefois prendre la forme d’une convention soumise à une ratification par le tribunal et intégrée au dispositif d’une décision finale (Tappy, op. cit, n. 8 ad art. 241 CPC). Tel est notamment le cas des causes touchant aux intérêts des enfants dans les procédures relevant du droit de la famille (art. 295 ss CPC ; Tappy, op. cit., n. 46 et 49 ad art. 273 CPC).
b)
En l’espèce, les parties ont signé une convention lors de l’audience d’appel qui s’est tenue le 8 mai 2017 devant le juge délégué. Dans la mesure où cette convention, qui règlemente l’exercice du droit de visite du père durant le congé de l’Ascension et les vacances d’été, apparaît conforme aux intérêts des enfants, le Juge de céans peut la ratifier, pour valoir arrêt sur appel de mesures provisionnelles.
3. a)
Les conditions de l’art. 117 CPC étant réunies, il y a lieu d’accorder à l’appelante Y._ le bénéfice de l’assistance judiciaire avec effet au 10 avril 2017 dans la procédure d’appel qui l’oppose à son mari, Me Pascale Botbol étant désignée en qualité de conseil d’office. Au vu de sa situation financière, elle sera astreinte à payer une franchise mensuelle de 50 francs.
b)
Les conditions de l’art. 117 CPC étant également réunies en ce qui concerne l’intimé A.E._, l’assistance judiciaire lui sera accordée pour les opérations relatives à la procédure d’appel. L’avocate Patricia Michellod sera ainsi désignée en qualité de conseil d’office de l’intimé avec effet au 12 avril 2017. Compte tenu de sa situation financière, l’intimé sera astreint au versement d’une franchise mensuelle de 50 francs.
4.
a)
Le conseil juridique commis d’office a droit au remboursement de ses débours et à un défraiement équitable (art. 122 al. 1 let. a CPC), qui est fixé en considération de l’importance de la cause, de ses difficultés, de l’ampleur du travail et du temps consacré par le conseil juridique commis d’office (art. 2 al. 1 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010, RSV 211.02.3])
b)
Il ressort de la liste des opérations de l’avocate Pascale Botbol que celle-ci a consacré 12 heures et 25 minutes à la défense des intérêts de l’appelante Y._. Vu la nature du litige et les difficultés de la cause, ce décompte peut être admis, de sorte qu’au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a RAJ), l’indemnité de Me Pascale Botbol sera arrêtée à 2'054 fr. pour ses honoraires, montant auquel s’ajoutent le forfait de vacation par 120 fr., les débours par 9 fr. 30 et la TVA sur le tout par 174 fr. 75, soit 2'358 fr. 05 au total.
L’avocate Patricia Michellod, conseil de l’intimé A.E._, a indiqué avoir consacré 20 heures et 5 minutes à la procédure d’appel. Ce décompte apparaît excessif, s’agissant d’une cause ne présentant pas de difficultés particulières et le conseil ayant déjà une connaissance étendue du dossier après être intervenu devant le premier juge. Le temps consacré le 12 avril 2017 à la prise de connaissance de l’appel, aux recherches, à la rédaction des déterminations sur la requête d’effet suspensif et d’un courrier au client (2 heures et 45 minutes) apparaît exagéré, étant relevé que les déterminations consistent dans un courrier de trois pages ; on retiendra dès lors 1 heure et 30 minutes de travail pour ces opérations. Le temps consacré le 19 avril 2017 pour la prise de connaissance de l’appel et du bordereau de pièces et la préparation de la réplique (2 heures et 30 minutes) apparaît également excessif, sachant que les opérations de prise de connaissance de l’appel ont déjà été comptabilisées le 12 avril 2017 et que le conseil a encore facturé pour les opérations relatives à la réplique 5 heures et 45 minutes le 21 avril 2017 et 2 heures le 24 avril 2017. Vu l’ampleur des déterminations, on admettra dès lors 1 heure de travail pour les opérations effectuées le 19 avril 2017 et 4 heures de travail pour celles facturées les 21 et 24 avril 2017, de sorte que ces opérations seront admises à concurrence de 5 heures de travail. Quant au temps consacré à la préparation de l’audience (2 heures), il sera admis à raison d’une heure, dès lors que le conseil disposait déjà d’une connaissance étendue de la cause. Enfin, vu la durée de l’audience, on admettra 2 heures et 40 minutes pour cette opération. En définitive, l’activité déployée par l’avocate Patricia Michellod sera ramenée à 11 heures et 45 minutes de travail, son indemnité devant ainsi être arrêtée à 2'115 fr. pour ses honoraires, plus 120 fr. à titre de forfait de vacation, 10 fr. à titre de débours, TVA sur le tout par 179 fr. 60 en sus, soit 2'424 fr. 60 au total.
Les bénéficiaires de l'assistance judiciaire sont, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenus au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.
5.
Il ressort du relevé des opérations de l’avocate Valérie Pache Havel, curatrice de représentation des enfants B.E._ et C.E._, qu’elle a consacré 6 heures et 55 minutes à la procédure d’appel, vacation non comprise. Ce décompte apparaît correct, si bien que l’indemnité de Me Valérie Pache Havel sera arrêtée à 1'179 fr. pour ses honoraires, montant auquel s'ajoutent une indemnité forfaitaire de 120 fr. à titre de frais de vacation et de 5 fr. à titre de débours, ainsi que la TVA sur le tout par 104 fr. 40, soit 1’408 fr. 40 au total.
6.
Les frais judiciaires, qui sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC) selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC), comprennent notamment l’émolument forfaitaire de décision (art. 95 al. 2 let. b CPC) et les frais de représentation de l’enfant (art. 95 al. 2 let. e CPC).
En l'espèce, l’émolument de décision, réduit d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5), sera arrêté à 400 fr. (art. 65 al. 2 let. b TFJC), les frais de représentation des enfants B.E._ et C.E._ se montant à 1'408 fr. 40.
Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC), le juge n’étant cependant pas lié par cet accord sur la répartition des frais lorsque la convention est soumise à ratification (CACI 9 mai 2017/183). Dès lors que le litige relève du droit de la famille, les frais judiciaires de deuxième instance, totalisant 1'808 fr. 40, seront répartis en équité et supportés à parts égales par les parties à raison de 904 fr. 20 chacune. Celles-ci plaidant au bénéfice de l’assistance judiciaire (art. 122 al. 1 let. b CPC), ces frais seront laissés provisoirement à la charge de l'Etat.
Dans la même logique, il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance.

## Considerations