# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 106d1b1a-0071-5ee4-8a03-32366844fd7b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur D_, né le _1986, est domicilié chemin des Y_, 1231 Conches. Il est titulaire d’un permis de conduire depuis le 19 avril 2005.
2. Selon le dossier produit par le service des automobiles et de la navigation (ci-après : le SAN), ce conducteur n’a pas d’antécédent en matière de circulation routière.
3. Le 13 mai 2006, à 23h52, l’intéressé circulait en voiture sur le quai Gustave-Ador en direction de la ville à une vitesse supérieure de 19 km/h, marge de sécurité déduite, à celle autorisée sur ce tronçon.
4. Par décision du 3 novembre 2006, le SAN a adressé un avertissement à M. D_, en application de l’article 16a de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR -
RS 741.01
). Il s’agissait de la mesure la plus clémente, compte tenu de l’ensemble des circonstances.
5. Par acte du 12 novembre 2006, M. D_ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif, concluant à son annulation. Il n’a pas contesté l’excès de vitesse qui lui était reproché, mais a considéré que la mesure prise à son encontre était trop sévère, compte tenu de son absence d’antécédents. Il utilisait son véhicule pendant l’été dans le cadre d’une activité de nettoyeur remplaçant, auxiliaire de conciergerie, pour financer partiellement ses études.
6. Par plis recommandé et simple du 28 novembre 2006, le juge délégué à l’instruction de la cause a expliqué au recourant que la jurisprudence du Tribunal fédéral, notamment en matière d’excès de vitesse survenu à l’intérieur d’une localité, était stricte. Ainsi, un dépassement de 19 km/h, comme en l’espèce, entraînait, sauf motif exceptionnel, le prononcé d’un avertissement. Un délai échéant le 8 janvier 2007 lui a été accordé pour se prononcer sur la suite qu’il entendait donner à la procédure. Passée cette date, la cause serait gardée à juger en l’état du dossier.
7. A ce jour, le Tribunal administratif n’a enregistré aucune réponse à ce courrier.

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 56A de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. Chacun doit respecter les signaux et les marques et en particulier les signaux fixant une vitesse maximale (art. 27 al. 1 LCR; art. 16 et 22 de l'ordonnance sur la signalisation routière du 5 septembre 1979 - OSR -
RS 741.21
; ATF
108 IV 62
).
3. A l'intérieur des localités, la vitesse maximale générale des véhicules peut atteindre 50 km/h, lorsque les conditions de la route, de la circulation et de visibilité sont favorables selon l'article 4a alinéa 1 lettre a de l'ordonnance sur les règles de la circulation routière du 13 novembre 1962 (OCR -
RS 741.11
; ATF
121 II 127
, JdT
1995 I 664
).
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière d'excès de vitesse à l'intérieur d'une localité, un dépassement de la vitesse maximale autorisée de l5 à 20 km/h constitue un cas de peu de gravité qui justifie un simple avertissement au sens de l'article 16a alinéa 3 LCR (ATF
122 II 37
, JdT
1997 I 733
, consid. 1e, p. 737), si le conducteur n'a pas fait l'objet au cours des deux années précédentes d'un retrait de permis ou d'une autre mesure administrative et sous réserve de circonstances particulières (ATF
123 II 106
, JdT
1997 I 725
, consid. 2b, pp. 728-729 et réf. cit.).
En l'espèce, le dépassement de vitesse autorisée, au demeurant non contesté, a été de 19 km/h, après déduction de la marge de sécurité. Il s'agit d'un cas de peu de gravité saisi par l'article 16a alinéa 3 LCR. Au surplus, le recourant qui est titulaire d’un permis de conduire depuis le 19 avril 2005 seulement, n’a pas d’antécédent en matière de circulation routière et n’évoque aucune circonstance particulière permettant de justifier l’infraction dont il s’est rendu coupable.
Partant, la décision du SAN adressant un avertissement au recourant est en tous points conforme à la jurisprudence évoquée ci-dessus et devra être confirmée.
4. Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. Un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant (art. 87 LPA).