# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0e7ba66f-3422-567e-a5d8-f94a7be80a53
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
a.
Par courrier expédié le 13 février 2014, X_ a annoncé appeler du jugement rendu le 4 février 2014 par le Tribunal d'application des peines et des mesures (ci-après : TAPEM), dont les motifs lui ont été notifiés le surlendemain, par lequel le tribunal de première instance lui a refusé l'octroi de la libération conditionnelle.
b.
Par acte du 24 février 2014, X_ conclut à l'octroi de l'assistance juridique pour la procédure d'appel, eu égard à son indigence. Sous l'angle des réquisitions de preuves, il sollicite l'apport à la procédure d'extraits du jugement du Tribunal correctionnel qui l'a condamné et qui a ordonné son maintien en détention. Il demande à être mis au bénéfice de la libération conditionnelle, frais de la procédure à la charge de l'Etat.
X_ est déterminé à quitter définitivement la Suisse, au bénéfice d'un projet de vie tant personnel que professionnel en Albanie. Il a produit un chargé de pièces justifiant de ses regrets et d'un contrat de travail dans son pays d'origine.
B.
Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants :
a.a
X_, alias Y_, né le _1990, ressortissant albanais, a été condamné par le Tribunal correctionnel dans la P_, le 22 novembre 2013, à une peine privative de liberté de 20 mois, dont à déduire 340 jours de détention avant jugement, pour vol, dommages à la propriété, recel, violation de domicile et infraction à la loi fédérale sur les étrangers, du 16 décembre 2005 [LEtr ;
RS 142.20
]. Il a été incarcéré le 19 décembre 2012, dans un premier temps à la prison de Champ-Dollon, puis dès le 16 janvier 2014 à l'établissement de La Brenaz.
Les deux tiers de la peine que X_ exécute actuellement sont échus depuis le 27 janvier 2014, tandis que la fin de la peine est fixée au 17 août 2014.
a.b
Selon l'extrait du casier judiciaire, X_ a été condamné à trois autres reprises depuis 2010, pour des infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes (19 ch. 1 LStup ;
RS 812.121
), pour des délits contre le patrimoine et pour des violations à la LEtr s'agissant de la condamnation de novembre 2010. Condamné à une peine ferme en 2012, il n'a jamais bénéficié d'une libération conditionnelle.
a.c
X_, titulaire d'un passeport albanais valable jusqu'au 27 mars 2021, fait l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse valable jusqu'au 21 août 2021.
b.a
Il ressort du
formulaire rempli en vue de l'examen de la libération conditionnelle que X_ est célibataire, sans enfant, et qu'il souhaite rentrer en Albanie, auprès de sa famille. Il a un travail qui l'attend dans son pays.
b.b
Selon le préavis défavorable de la direction de la prison de Champ-Dollon, X_ a eu de la peine à se soumettre aux règles internes de discipline et a notamment été placé en cellule forte à une reprise pour possession d'un objet prohibé. Il a travaillé au sein de l'atelier de l'entretien extérieur de la prison du 5 novembre 2013 au 15 janvier 2014 où il a donné satisfaction.
b.c
Le préavis du Service d'application des peines et mesures (ci-après : SAPEM) conclut à l'octroi de la libération conditionnelle de X_ aux deux tiers de la peine, au motif qu'il n'a jamais bénéficié de cette mesure.
b.d
Par requête du 29 janvier 2014, faisant sien le préavis susmentionné, le Ministère public a saisi le TAPEM en vue de l'octroi de la libération conditionnelle aux conditions proposées par le SAPEM.
c.
Devant le TAPEM, X_ a confirmé son intention de retourner en Albanie à sa sortie de prison et de travailler au "
supermarché A_
", ainsi qu'il ressort de l'attestation transmise avec sa demande. Il avait été refoulé en Albanie après sa condamnation de mai 2012, avait travaillé dans le supermarché précité mais il était revenu en Suisse en 2013 pour des motifs économiques. Il était prêt à collaborer avec les autorités en vue de son renvoi en Albanie.
Le TAPEM a motivé sa décision négative par les nombreux antécédents de X_. Sa situation personnelle demeurait inchangée, sans que ne soit perçu un effort en vue d'un changement d'état d'esprit. Le projet d'embauche, présenté à l'identique en 2012, ne l'avait pas empêché de revenir en Suisse. Le risque de la commission de nouvelles infractions demeurait élevé, ce qui fondait le TAPEM à émettre un pronostic défavorable.
C. a.
Le Ministère public conclut au rejet de l'appel.
b.

## Considerations