# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** feaced22-26bf-50c6-8788-1bd34bb4ddbd
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) A_ Sàrl (ci-après : A_) dont l'associé gérant est Monsieur B_, qui a pour but la promotion du transport durable, avait son siège au_, C_à Genève. La société a été créée le 6 mai 2011. Le 29 septembre 2016, elle a transféré son siège au _, route de D_, à Mies.![endif]>![if>
2) Le 23 janvier 2012, le service du commerce, devenu depuis lors le service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir (ci-après : le PCTN) a autorisé « A_ Sàrl, représentée par Monsieur B_ » à exploiter une entreprise de limousines. L'autorisation stipule qu'elle est « strictement personnelle et non transmissible ».![endif]>![if>
3) A_ a disposé d'une succursale sise au _, chemin D_, à La Conversion, dans le canton de Vaud, du 24 avril 2014 au 4 février 2016![endif]>![if>
4) Le PCTN a été saisi, le 18 décembre 2014, d'une dénonciation émanant d'un chauffeur de taxi, selon laquelle différents véhicules immatriculés dans le canton de Vaud et appartenant à A_ stationnaient les 9 et 18 décembre 2014 devant l'aéroport international de Genève.![endif]>![if>
5) Selon une dénonciation reçue par message électronique le 18 décembre 2014, ainsi que treize rapports établis par le secteur inspectorat du PCTN et deux rapports établis par les services de police, entre le 30 mars 2015 et le 16 septembre 2015, les véhicules immatriculés au nom de la société sous plaques 1_, 2_, 2_, 1_, 3_, 4_, 5_, 6_ et 7_, non autorisés par le PCTN, auraient été utilisés dans le canton de Genève par des chauffeurs non titulaires d'une carte professionnelle et n'ayant pas été annoncés par la société comme étant leurs employés. Sept chauffeurs, soit Messieurs E_, F_, G_, H_, I_, J_et K_, avaient déclaré être employés de la société, un chauffeur (Monsieur K_) avait produit un contrat de location conclu avec la succursale vaudoise de la société, mais signé à Carouge. Deux autres chauffeurs, soit M. G_ (après avoir lors d'un premier contrôle indiqué qu'il était employé) et Monsieur L_, avaient déclaré louer le véhicule. Il ressortait des rapports que tous les chauffeurs interpellés exerçaient leur activité principalement sur le territoire genevois.![endif]>![if>
6) Le PCTN a invité à quatre reprises A_ et M. B_ à lui faire parvenir leurs observations sur les faits contenus dans ces rapports, dès lors qu'ils constituaient des infractions aux art. 5 al. 1, 7 et 35 de la loi sur les taxis et limousines (transport professionnel de personnes au moyen de voitures automobiles) du 21 janvier 2005 (LTaxis -
H 1 30
).![endif]>![if>
Les précités étaient également invités à transmettre l'identité des chauffeurs ayant effectué des courses les 9 et 18 décembre 2015, préciser les rapports contractuels entre la société et les chauffeurs effectuant du transport professionnel au moyen des véhicules de celle-ci, transmettre copie de l'autorisation accordée par les autorités vaudoises pour l'exploitation d'une entreprise de limousines, et de la liste des véhicules qu'elle détenait, immatriculés à Genève et dans la canton de Vaud.
7) A_ et M. B_ ont contesté avoir commis une infraction. Ils n'étaient pas soumis aux lois genevoises, M. B_ était le seul employé de la société, qui ne détenait que deux véhicules, immatriculés à Genève. M. I_ avait loué le véhicule 5_.![endif]>![if>
8) Dans sa plainte pénale du 12 décembre 2014 pour dommage à la propriété causé à l'un de ses véhicules, A_ a indiqué qu'elle employait des chauffeurs professionnels, dont M. E_.![endif]>![if>
9) Le PCTN expose, en outre, avoir appris que les 29 février 2016 et 11 avril 2016, deux chauffeurs non titulaires de la carte professionnelle avaient effectué du transport professionnel au moyen de véhicules immatriculés dans le canton de Vaud, loués selon les chauffeurs auprès de l'association suisse des limousines libres (ci-après : ASLL), dont M. B_ était président.![endif]>![if>
10) Par décision du 21 juin 2016, notifiée le lendemain, le PCTN, sous la plume de son directeur, Monsieur M_, a retenu que A_ et M. B_ avaient enfreint les art. 5 al. 1, art. 7 du règlement d’exécution de la loi sur les taxis et limousines (transport professionnel de personnes au moyen de voitures automobiles) du 4 mai 2005 (RTaxis –
H 1 30.01
), art. 15 al. 1 let. f, art. 35 al. 1 LTaxis, art. 38 al. 5 LTaxis cum art. 65 RTaxis, ainsi que l'art. 56 al. 6 RTaxis, infligé à A_ une amende administrative de CHF 24'200.-, et averti M. B_ qu'en cas de nouvelle commission d'infraction aux dispositions précitées par la société ou une association gérée par lui-même, il suspendrait, voire retirerait sa carte professionnelle de dirigeant d'entreprise.![endif]>![if>
11) Par acte expédié le 23 août 2016 à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), A_ et M. B_ ont recouru contre cette décision, dont ils ont sollicité l'annulation. Ils ont, à titre préalable, conclu à différents actes d'instruction (apport du dossier complet du PCTN, apport du barème d'amendes du PCTN, audition des parties et de douze témoins).![endif]>![if>
Leur droit d'être entendu avait été violé du fait que le PCTN ne leur avait, même en cours de procédure, pas donné accès aux dossiers « chauffeurs ». Par ailleurs, la procédure devant la commission de discipline (ci-après : la commission) avait été viciée, le commissaire Monsieur N_, dont ils requéraient l'audition, n'ayant pas participé au préavis de la commission.
12) Le PCTN a conclu au rejet du recours.![endif]>![if>
13) Au cours de la procédure devant la chambre administrative, les recourants ont pu avoir accès au barème auquel le PCTN se référait et consulter le dossier de ce service, sous réserve cependant des dossiers « chauffeurs » relatifs aux sanctions prononcées à l'encontre de ceux-ci.![endif]>![if>
Les recourants ont encore produit, pour information, la note d'honoraires de leurs conseils successifs, d'un total de CHF 56'088.70, pour respectivement 98h40 et 51h55 d'activité déployée par chacun d'eux.

## Considerations