# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1ec73130-bc39-5fd5-b051-3f6a06dbc469
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._, nés respectivement en 1963 et 1960, se sont mariés en 1988, sous le régime matrimonial de la séparation de biens. Trois enfants, tous aujourd'hui majeurs et indépendants, sont issus de leur union : C._, né en 1988, D._, né en 1991, et E._, né en 1994.
Par décision du 26 mai 2015, le Président du Tribunal civil de la Gruyère a prononcé des mesures protectrices de l'union conjugale. Il a notamment autorisé les époux à vivre séparés, B._ quittant l'appartement qu'elle occupait dans la maison familiale, a pris acte de la renonciation de chaque conjoint à une contribution d'entretien et de l'engagement du mari de restituer certains objets à son épouse, et a noté que "A._ (...) se réserve le droit d'obtenir, au niveau de la liquidation du régime matrimonial, certains montants pour l'occupation de l'appartement, aucun montant n'ayant été versé depuis la séparation à ce titre, B._ exposant avoir acquitté les primes d'assurances maladie pour deux de ses fils et les frais de nourriture jusqu'à ce jour, ce que conteste A._".
B. Le 7 juillet 2017, B._ a introduit à l'encontre de son mari une procédure de divorce sur demande unilatérale. Suite à l'échec de la conciliation, elle a déposé le 27 novembre 2017 sa demande motivée. Elle a notamment conclu à ce qu'il soit renoncé au partage de sa prestation de prévoyance professionnelle et à ce que le régime matrimonial de la séparation de biens soit liquidé de la manière suivante :
- chaque époux renonce à toute prétention du fait de travaux ou d'apports effectués sur la maison de l'autre, soit celle de l'épouse sise à F._ et celle du mari à G._ ;
- A._ lui restitue le solde des clés de la maison de F._ et le livre de comptabilité rouge de cette maison, l'original d'une reconnaissance de dette portant sur deux prêts de CHF 15'000.- qu'elle a consentis pour sa carrosserie, l'original d'une reconnaissance de dette signée par H._ portant sur un montant de CHF 13'339.90 à titre de loyers impayés de la maison de F._, ainsi que divers photos, disques, cassettes de films de famille et cartons de jouets ;
- A._ lui verse la somme de CHF 700.- à titre de remboursement d'un prêt privé pour l'achat d'une voiture Mini, ainsi que la somme de CHF 30'000.- à titre de remboursement de la dette commerciale.
Dans sa réponse du 15 février 2018, A._ a conclu au rejet des conclusions précitées de son épouse et demandé le partage par moitié de l'avoir LPP de cette dernière, ainsi que sa condamnation à lui "payer immédiatement (...) tous les loyers et charges en retard et les frais de nettoyage de l'appartement qu'elle occupait" et "toutes les dettes qu'elle a envers A._ tel que récapitulées dans le décompte des dettes entre époux du 10 juillet 2017 soit un montant total de 341'044.95".
Dans sa réplique du 6 juin 2018, B._ a maintenu ses conclusions et conclu à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet, de celles prises par son mari dans la réponse. Ce dernier, dans sa duplique du 11 octobre 2018, a maintenu ses propres conclusions et précisé celles relatives aux loyer et frais de nettoyage réclamés, en ce sens qu'ils concernent "l'appartement de 4 1⁄2 pièces du défendeur qu'elle occupait seule du 1er juin 2013 au 30 juin 2015".
Tribunal cantonal TC Page 3 de 14
Par décision du 16 août 2021, le Tribunal civil de la Gruyère (ci-après : le Tribunal civil) a prononcé le divorce des parties et décidé que chacune d'elles supporterait ses propres dépens et la moitié des frais judiciaires. S'agissant des effets accessoires, il a notamment renoncé à partager l'avoir LPP accumulé par B._ et prévu que les rapports patrimoniaux des époux seraient liquidés comme suit, toutes autres ou plus amples conclusions étant rejetées, pour autant que recevables :
- A._ restitue à son ex-épouse le livre de comptabilité rouge de la maison de F._, l'original d'une reconnaissance de dette portant sur deux prêts de CHF 15'000.- qu'elle a consentis pour sa carrosserie, l'original d'une reconnaissance de dette signée par H._ portant sur un montant de CHF 13'339.90 à titre de loyers impayés de la maison de F._, ainsi que la moitié des photos, disques, cassettes de films de famille et cartons de jouets, B._ étant autorisée à venir récupérer ces biens chez son ex-mari moyennant un préavis de 48 heures (ch. 4a du dispositif) ;
- B._ restitue à son ex-mari la clé de l'appartement de G._ (ch. 4b) ;

## Considerations