# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 85f57f06-307a-52b3-8c06-041da4440832
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les propriétaires du Château de D._, à la route E._, à F._. Ils ont engagé C._ en qualité de gardien de leur résidence, ce dernier devant fonctionner comme concierge et responsable de l’entretien de la propriété. C._ s’est alors installé dans la maison sise route G._, à F._, faisant partie de la propriété. A._ et B._ ont résilié le contrat qui les liait à C._ au 31 mars 2017. Celui-ci a contesté la résiliation et a continué à occuper les lieux. Une procédure civile a été ouverte.
Le 27 août 2017, B._ a déposé une plainte pénale contre C._ pour dommages à la propriété et violation de domicile (couper le cadenas de la porte du local technique de la source et y pénétrer sans droit).
Le 2 novembre 2017, A._ s’est présenté à la police cantonale pour annoncer que C._ gaspillait de l’eau à outrance en tirant « à vide » sur une pompe qui se trouvait dans le local technique de la source, auquel lui et son fils H._ avaient accédé en brisant le cadenas.
Par ordonnance pénale du 14 mai 2019, le Ministère public a condamné C._ pour dommages à la propriété et violation de domicile commis les 27 août 2017 et 2 novembre 2017 à une peine pécuniaire de 10 jours-amende, avec sursis pendant 2 ans, le jour-amende étant fixé à CHF 30.-. Par ordonnance du même jour, le Ministère public a condamné H._ pour violation de domicile commise le 2 novembre 2017 à une peine pécuniaire de 5 jours-amende, avec sursis pendant 2 ans, le jour-amende étant fixé à CHF 30.-.
Le 27 mai 2019, C._ a formé opposition contre l’ordonnance pénale le concernant. Le dossier a été transmis au Juge de police de Sarine (ci-après: le Juge de police) comme objet de sa compétence.
Par ordonnance du 22 janvier 2020, le Juge de police a suspendu la procédure pénale et a renvoyé le dossier au Ministère public, avec direction de la procédure, pour complément d’instruction dès lors qu’il a constaté qu’aucune plainte pénale formelle relative à l’épisode du 2 novembre 2017 pour dommages à la propriété et violation de domicile ne figurait au dossier judiciaire. Le Juge de police a requis une confrontation entre le(s) gendarme(s) présent(s) au guichet de la police le 2 novembre 2017 et les frères A._ et B._ qui s’y étaient rendus.
B. Par ordonnance pénale du 20 juillet 2020, le Ministère public a condamné C._ pour dommages à la propriété et violation de domicile commis le 27 août 2017 à une peine pécuniaire de 5 jours-amende, avec sursis pendant 2 ans, le jour-amende étant fixé à CHF 30.-.
Le même jour, le Ministère public a, par ordonnance de classement, classé la procédure pénale ouverte contre C._ pour dommages à la propriété et violation de domicile (faits du 2 novembre 2017).
C. Par acte du 31 juillet 2020, A._ et B._ ont recouru contre l’ordonnance de classement du 20 juillet 2020. Ils concluent principalement à l’annulation de l’ordonnance attaquée, au prononcé de la mise en accusation de C._ du chef de violation de domicile et dommages à la propriété, à la condamnation de ce dernier à tous les frais et dépens de la procédure de première instance et de recours et au rejet de toute autre ou contraire conclusion de
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celui-ci, et subsidiairement à l’annulation de l’ordonnance attaquée, au renvoi de la cause au Ministère public en lui donnant instruction de rendre une nouvelle ordonnance pénale condamnant C._ du chef de violation de domicile et dommages à la propriété, à la condamnation de ce dernier à tous les frais et dépens de la procédure de première instance et de recours et au rejet de toute autre ou contraire conclusion de celui-ci.
Invité à se déterminer, le Ministère public a déposé des observations complémentaires, tout en se référant aux éléments développés dans l’ordonnance attaquée et en concluant au rejet du recours. Il a remis une copie du dossier judiciaire, le dossier original étant en mains du Juge police qui doit connaître de l’opposition de C._ s’agissant des faits retenus dans l’ordonnance pénale du 20 juillet 2020.
Le 29 septembre 2020, les recourants ont déposé une réplique spontanée.
Invité à se déterminer, C._ a déposé ses observations le 26 octobre 2020. Tout en relevant à titre préliminaire qu’il conteste avoir commis une quelconque infraction à l’égard de A._ et B._, C._ fait siennes les observations du Ministère public du 4 septembre 2020.

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 20 al. 1 let. b et 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse (CPP; RS 312.0) ainsi que de l'art. 85 al. 1 de la loi sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après: la Chambre) est ouverte contre une ordonnance de classement.
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de 10 jours, à l'autorité de recours. L'ordonnance querellée, datée du 20 juillet 2020, a été notifiée au plus tôt le lendemain, de sorte que le recours, déposé le 31 juillet 2020, l'a été en temps utile.
1.3. Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). Ont la qualité de partie le prévenu, la partie plaignante et le ministère public lors des débats ou dans la procédure de recours (art. 104 al. 1 CPP). En l'espèce, les parties plaignantes recourantes ont intérêt à ce que la décision prononçant le classement de la procédure soit annulée ou modifiée.