# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 82b79c7b-7cd6-5f8f-81cb-f4d61624c0d3
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le mardi 22 janvier 2019, à 7h25, lors d’une surveillance du trafic à Domdidier, l’attention d’agents de la gendarmerie (ci-après: les agents) s’est portée sur le conducteur d’une voiture de tourisme qui a été identifié comme étant A._. Questionné, celui-ci avoua avoir consommé un joint de marijuana au cours de la soirée précédente.
Après en avoir avisé le Ministère public, les agents se sont rendus à l’HIB, site de Payerne, où une prise de sang et une prise d’urine ont été effectuées sur A._, qui y avait consenti en signant la formule de confirmation du mandat de prélèvement et d’analyses.
Avec l’autorisation écrite de A._, les agents se sont ensuite rendus à son domicile afin de procéder à une perquisition.
B. Le 23 janvier 2019, le Ministère public a rendu une décision de mandat d’examen de la personne sur le compte de A._ afin d’apprécier son aptitude à conduire. Le mandat ordonné portait sur des examens de sang et d’urine.
C. Par courrier du 28 janvier 2019 adressé uniquement au Ministère public nonobstant l’indication des destinataires, A._ a contesté la décision de mandat d’examen du 23 janvier 2019. Ledit courrier a été transmis à la Chambre pénale par le Ministère public le 11 février 2019 qui a constaté que celui-ci ne contenait ni conclusion, ni motif et qu’il semblait simplement être une prise de position de A._.
D. Par courrier du 12 février 2019, le Président de la Chambre pénale a imparti à A._ un délai au 22 février 2019 pour indiquer si sa missive du 28 janvier 2019 devait être considérée comme un recours contre le mandat d’examen médical du 23 janvier 2019, en lui précisant qu’à défaut de réponse la procédure de recours serait engagée.
E. Invité à déposer ses observations, le Ministère public a, par courrier du 28 février 2019, remis le dossier et indiqué que, comme relevé en sa missive du 11 février 2019, la lettre de A._ du 28 janvier 2019 ne s’en prend pas à une décision, ne contient ni conclusion, ni motif et semble être une simple prise de position. Il a souligné que, en tous les cas, s’il fallait considérer ladite lettre comme un recours, celui-ci était alors irrecevable.
F. Le recourant a déposé une détermination spontanée le 5 mars 2019, apportant des compléments à son recours du 28 janvier 2019.
G. Invité à se déterminer, le Ministère public a, le 12 mars 2019, déposé des observations complémentaires à la détermination spontanée du recourant du 5 mars 2019.

## Considerations

en droit
1.
1.1. La voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre les décisions et les actes de procédure de la police, du ministère public et des autorités pénales compétentes en matière de contraventions (art. 393 al. 1 let. a CPP et 85 al. 1 LJ).
1.2. Selon l’art. 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Déposé le 28 janvier 2019 contre une décision du Ministère public du
Tribunal cantonal TC Page 3 de 4
23 janvier 2019, le recours respecte ce délai. Le fait que le pourvoi ait été adressé au Ministère public et non pas à la Chambre pénale n’emporte aucun préjudice au recourant (BSK , 2e éd. 2014, art. 396 n. 15).
1.3. Ayant un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification de la décision attaquée, A._ a indéniablement qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP).
1.4. Le recours fait l’objet d’une procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP).
2.