# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e4db96ee-081b-4ce1-bc3c-b1bc2e58494a
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_004
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
Statuant en qualité d'instance unique au sens de l'art. 5 al. 1 let. a et d CPC, le Juge délégué de la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud, saisi d'une requête de mesures provisionnelles déposée le 10 décembre 2020 par la société de droit français A._ à l'encontre de l'intimée B._, société ayant son siège dans le canton de Vaud, a rendu, le 26 février 2021, une ordonnance de mesures provisionnelles dans la cause opposant ces parties. Il a notamment interdit à l'intimée d'utiliser et/ou d'exploiter diverses marques et enseignes déterminées, sous quelque forme que ce soit, en particulier de commercialiser les marchandises d'une certaine marque ou toute autre marchandise sous plusieurs enseignes, dès le 1er juillet 2021 (chiffre I), le tout sous la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 du Code pénal (chiffre II). Le Juge délégué a en outre fixé à la requérante un délai de trente jours dès la notification de l'ordonnance pour déposer une demande au fond, sous peine de caducité des mesures provisionnelles (chiffre III). Sous chiffres 4 et 5 du dispositif de ladite ordonnance, il a mis les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., à la charge de chaque partie pour moitié (chiffre 4) et dit que les dépens étaient compensés (chiffre 5).
2.
Le 31 mars 2021, A._ (ci-après: la recourante) a formé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre cette ordonnance. Les conclusions qu'elle y prend visent exclusivement les chiffres 4 et 5 du dispositif de la décision attaquée.
La partie adverse et l'autorité précédente n'ont pas été invitées à déposer une réponse.
3.
Le recours en matière civile est ouvert sans égard à la valeur litigieuse contre les décisions rendues par une autorité ayant statué en qualité d'instance cantonale unique (art. 74 al. 2 let. b LTF). En l'occurrence, il est dirigé contre une décision de mesures provisionnelles. Selon la jurisprudence, les décisions en matière de mesures provisionnelles sont incidentes, au sens de l'art. 93 al. 1 LTF, lorsque, comme en l'espèce, l'effet des mesures en cause est limité à la durée du procès en cours ou à la durée d'une procédure que la partie requérante doit introduire dans le délai qui lui est imparti, sous peine de caducité des mesures ordonnées (art. 263 CPC; ATF 137 III 324 consid. 1.1; 134 I 83 consid. 3.1).
Dans son mémoire, la recourante s'en prend exclusivement au prononcé accessoire sur les frais et dépens contenu dans cette décision incidente.

## Considerations

Or, la jurisprudence considère qu'un tel prononcé n'est pas de nature à causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, car il sera toujours possible de le contester dans un recours dirigé contre la décision finale, conformément à l'art. 93 al. 3 LTF (arrêts 4A_41/2018 du 19 février 2018 consid. 3; 4A_301/2017 du 30 juin 2017 consid. 2; 4A_24/2017 du 22 mai 2017 consid. 2.2; 4D_ 31/2013 du 11 juillet 2013 consid. 3.2 qui se réfère aux ATF 135 III 329 consid. 1 et 138 III 94 consid. 2).
Par conséquent, sur le vu de cette jurisprudence, la recourante n'est pas recevable à entreprendre immédiatement les chefs du dispositif de la décision attaquée relatifs à la répartition et au montant des frais judiciaires et des dépens de la procédure de mesures provisionnelles, ainsi qu'elle le fait.
Dans ces conditions, le présent recours apparaît manifestement irrecevable. Il y a lieu, dès lors, de constater la chose selon la procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. a LTF).
4.
La recourante supportera l'émolument judiciaire (art. 66 al. 1 LTF). Elle n'aura pas à verser de dépens à l'intimée dès lors que celle-ci n'a pas été invitée à déposer une réponse.