# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a0bdbbd7-1425-5cd6-833b-2c3314107af9
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1964, domiciliée à B._, veuve et mère de trois enfants adultes, avait bénéficié d'une rente entière d'invalidité d'octobre 1989 à mars 2008 pour des lombalgies chroniques. Par décision du 4 janvier 2008, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève lui a supprimé le droit à dite rente, sur la base d'une expertise bidisciplinaire (rhumatologique et psychiatrique), laquelle avait conclu à l'existence d'une pleine capacité de travail dans son activité habituelle (pâtisserie ou horlogerie), ainsi que dans une activité adaptée.
Entre 2010 et 2015, elle a tenté à plusieurs reprises d'obtenir à nouveau des prestations de l'assurance-invalidité, notamment en rapport avec des atteintes aux genoux, sans succès toutefois.
B. En février et mars 2016, l'assurée a subi une opération des tunnels carpiens. En avril 2016, une consultation auprès d'un chirurgien orthopédique a mis en lumière des lombo-sciatalgies sur troubles dégénératifs de la colonne lombaire avec arthrose facettaire, hypertrophie facettaire engendrant une sténose foraminale ainsi qu'une petite hernie discale. Lors d'une hospitalisation en avril 2017, destinée à faire un bilan des myalgies et polyarthralgies inflammatoires, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde séronégative a été avancé.
C'est dans ce contexte que l'assurée a déposé une cinquième demande de prestations, le 24 avril 2017. L'OAI a alors diligenté, sur recommandation du médecin du Service médical régional Berne/Fribourg/Soleure (ci-après: SMR), une expertise rhumatologique rendue le 21 février 2018. Il en est ressorti que l'assurée souffrait de plusieurs conditions morbides, dont une polyarthrite rhumatoïde séronégative entraînant une douleur inflammatoire au niveau des mains, au point qu'il en résultait l'impossibilité de les utiliser. L'expert a attesté une incapacité de travail totale et proposé une réévaluation de la situation une année plus tard, compte tenu du traitement d'épreuve mis en place.
Dans sa prise de position du 18 avril 2018, le médecin SMR s'est rallié à l'opinion de l'expert, en soulignant que l'état de santé de l'assurée n'était pas stabilisé, étant donné que le traitement n'avait pas encore déployé les effets attendus. Il a confirmé une incapacité de travail dans toute activité.
Par décision du 24 août 2018, l'OAI a néanmoins refusé l'octroi d'une rente, en application de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité, retenant un taux d'invalidité de 32.63%.
Le recours déposé par l'assurée à l'encontre de cette décision a été admis par le Tribunal de céans (608 2018 243) le 9 avril 2019. Ce dernier a en substance retenu que l'OAI avait à tort appliqué la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité et qu'il convenait d'appliquer la méthode ordinaire. Il a par ailleurs relevé que l'OAI n'avait pas procédé à une réévaluation de la polyarthrite rhumatoïde, respectivement des effets du traitement y relatif, alors que cela avait été préconisé tant par l'expert en rhumatologie que par le médecin SMR. C'est la raison pour laquelle la cause a été renvoyée à cette autorité, à charge pour elle de réévaluer la situation sous l'angle rhumatologique, mais également d'investiguer l'ensemble des atteintes diagnostiquées, relevant d'autres spécialités médicales.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 9
C. Donnant suite à ce mandat, l'OAI a mis en place une expertise comprenant les volets suivants: médecine interne générale, chirurgie orthopédique, rhumatologie, psychiatrie et neuropsychologie. Dans leurs conclusions communes du 15 avril 2020, les experts de C._ ont notamment retenu que la capacité de travail de la recourante dans sa précédente activité était nulle, ou à tout le moins fortement réduite. Dans une activité adaptée, la capacité de travail a été évaluée à 60% à condition de se dérouler dans un contexte d'économie protégée, avant tout pour des motifs neuropsychologiques.
Après avoir pris l’avis du médecin SMR, l'OAI a considéré que l'expertise n’était pas suffisamment probante et qu’une autre expertise devait être mise en œuvre sur le plan psychiatrique, avec volet neuropsychologique. Le recourante ayant manifesté son opposition à cet égard, une décision incidente a été rendue le 7 juillet 2020, confirmant sur le principe la tenue d’une nouvelle expertise.
D. Par recours de droit administratif déposé par son mandataire le 27 juillet 2020 auprès du Tribunal cantonal, la recourante conteste cette décision incidente. Elle conclut, avec suite de frais et dépens, à son annulation et à ce qu’ordre soit donné à l'OAI de rendre une décision sur la base de l’expertise de C._ du 15 avril 2020.
A l'appui de son recours, elle soutient en substance que la mise en œuvre d'une nouvelle expertise psychiatrique et neuropsychologique est superflue, dès lors qu'une expertise ayant pleine valeur probante a déjà été rendue en avril 2020.
Le 13 août 2020, elle s'est acquittée d'une avance de frais de CHF 400.-.
Dans ses observations du 26 août 2020, l'autorité intimée conclut au rejet du recours et au maintien de la décision incidente.
Il sera fait état des arguments développés par les parties à l'appui de leurs conclusions dans les considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

## Considerations

en droit
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