# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8244a3e1-b5e4-5611-a891-d038f14c8c2e
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1961, mariée, mère de quatre enfants adultes, sans formation, a travaillé en tant que femme de ménage à temps partiel de 1999 - année de son arrivée en Suisse - à 2013.
Le 16 juillet 2015, elle a déposé́ une demande de prestations AI auprès de l’Office de l’́ du canton de Fribourg (ci-après : OAI) en raison de problèmes rhumatologiques, en invoquant des « maladies diverses ».
Dans le cadre de l’instruction de cette demande, l’OAI a notamment mis en œuvre une expertise bidisciplinaire (rhumatologie et psychiatrie) ainsi qu’une enquête ménagère. Le rapport final d’expertise, daté du 26 janvier 2017, a conclu à l’existence d’une capacité de travail entière dans une activité adaptée depuis 2013, tandis que le rapport d’enquête ménagère, daté du 21 avril 2017, a conclu à un degré d’empêchement de 34,88% par rapport aux travaux ménagers et, après une réduction de 30% au titre d’obligation de réduire le dommage et une pondération à 50%, a évalué le taux d’invalidité de l’assurée à 2,44%.
Se fondant sur ces conclusions, l’OAI a refusé l’octroi de prestations AI à l’assurée par décision du 15 janvier 2018. Évaluant son degré d’invalidité selon la méthode mixte, il a retenu un taux d’invalidité de 0% dans une activité lucrative adaptée exercée à 50% et de 2,44% dans l’activité ménagère exercée à 50%, aboutissant ainsi à un degré d’invalidité global de 2,44%.
L’assurée n’a pas contesté cette décision, qui est dès lors entrée en force.
B. Par rapport du 10 août 2018, la rhumatologue traitante de l’assurée a fait savoir à l’OAI qu’elle désapprouvait sa décision de refus de prestations du 15 janvier 2018. Invoquant différents diagnostics (notamment un syndrome douloureux généralisé, un syndrome /radiculaire sur atteinte dégénérative et une cervicobrachialgie droite chronique), elle a expliqué que l’assurée n’était plus capable de faire son ménage seule et que sa situation s’était considérablement aggravée depuis 2015, de sorte qu’elle présentait aujourd’hui une incapacité de travail minimale de 80% pour tout type d’activité.
Le 23 août 2018, l’assurée a formulé une nouvelle demande de prestations AI dans laquelle elle n’a pas explicité l’atteinte à la santé dont elle se prévalait. Elle a néanmoins indiqué qu’elle était suivie par sa rhumatologue depuis le 30 septembre 2014 pour un syndrome douloureux généralisé.
Après avoir recueilli l’avis de son service médical régional (ci-après : SMR), l’OAI a refusé d’entrer en matière sur cette nouvelle demande par décision du 21 novembre 2018. Il a en particulier constaté que l’assurée n’avait pas rendu plausible une modification de sa situation avec effet sur son droit aux prestations depuis la décision de refus du 15 janvier 2018, le rapport du 10 août 2018 de sa rhumatologue traitante attestant de faits déjà connus lors de cette précédente décision.
C. Contre la décision du 21 novembre 2018, A._ interjette recours en date du 8 janvier 2019. Elle conclut implicitement à l’annulation de la décision attaquée ainsi qu’à la mise en place d’une expertise médicale, en invoquant l’état actuel de sa santé et les avis respectifs de ses rhumatologue et médecin traitants. Adressé initialement à l’OAI, ce recours a été transmis le 14 mars 2019 au Tribunal cantonal comme objet de sa compétence.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 12
Dans ses observations du 5 avril 2019, l’autorité intimée conclut au rejet du recours en se référant essentiellement à la motivation de la décision querellée, à l’avis de son SMR du 10 octobre 2018 et au rapport d’expertise bidisciplinaire du 26 janvier 2017.

## Considerations