# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 34fe523b-0a70-544b-a206-e2d145791220
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. B._ fait l’objet de plusieurs plaintes pénales, notamment pour escroquerie, abus de confiance et faux dans les titres.
Le 19 mai 2017, D._ Sàrl en constitution et E._ ont déposé contre lui une plainte pénale pour escroquerie (cf. DO 294'000 ss). Ils lui reprochent de s’être approprié sans droit les brevets suivants:
- Brevet fff, déposé le 6 juin 2016 et ayant pour titre « G._ »;
- Brevet hhh, déposé le 4 juillet 2016 et ayant pour titre « G._ »;
- Brevet iii, déposé le 13 juillet 2016 et ayant pour titre « G._ »;
- Brevet jjj, déposé le 21 juillet 2016 et ayant pour titre « K._ »;
- Brevet lll, déposé le 16 septembre 2016 et ayant pour titre « G._ »;
- Brevet mmm, déposé le 5 octobre 2016 et ayant pour titre « N._ ».
A l’appui de leur plainte, ils ont allégué que, par contrat du 1er février 2017, O._ SA avait vendu à D._ Sàrl en constitution les brevets précités. Dans la mesure où D._ Sàrl n’était pas encore constituée, la modification de la titularité des brevets au registre des brevets de C._ est restée en suspens. Informé du fait que O._ SA n’était plus détentrice des brevets, B._, administrateur sans signature de cette société, a obtenu de P._, administrateur avec droit de signature individuelle, une procuration pour entreprendre « toutes opérations pour O._ SA ». Muni de cette procuration, B._ a requis de C._ le transfert de la propriété des brevets en sa faveur ainsi qu’en celle de A._.
B. Par ordonnance du 22 mai 2017, le Ministère public a prononcé le séquestre en vue de la restitution au lésé (art. 263 al. 1 let. c CPP) des brevets susmentionnés, lesquels ont été laissés en mains de C._. Ordre a également été donné à C._ d’annuler la modification du registre requise par B._. De plus, les objets séquestrés ont été soumis à une interdiction totale de disposer (blocage du registre les concernant). Cette ordonnance a été prononcée sous la menace des peines prévues à l’art. 292 CP.
C. Par mémoire du 6 juin 2017, B._ a interjeté recours contre cette ordonnance. Il a conclu à son annulation et à la levée du séquestre avec effet immédiat. Il a en outre conclu à ce qu’ordre soit donné à C._ de procéder immédiatement à la levée du séquestre et de rétablir la modification du registre qu’il avait requise le 5 mai 2017. Subsidiairement, il a demandé le versement, par les plaignants, d’ici au 30 juin 2017, d’un montant de CHF 1’000'000.- à titre de sûretés. A défaut de versement dans ce délai, il a requis l’annulation de l’ordonnance de séquestre et la levée du séquestre avec effet immédiat.
D. Le 3 juillet 2017, le Ministère public s’est déterminé sur le recours et a conclu à son rejet, sous suite de frais.
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## Considerations

en droit
1. a) Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. a CPP, le recours est recevable contre les décisions et actes de procédure du Ministère public. Une ordonnance de séquestre rendue par le Ministère public (art. 263 CPP) est ainsi susceptible de recours selon les art. 393 ss CPP (BSK /GOLDSCHMID, 2011, art. 263 n. 66). Ce recours s’exerce auprès de l’autorité de recours (art. 20 al. 1 let. b CPP), soit la Chambre pénale (art. 85 al. 1 de la loi sur la justice; RSF 130.1).