# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b5a94f0f-2c51-41de-a39b-9c93126da3d4
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
a) C._, A._ et B._ forment ensemble la communauté héréditaire qui détient en propriété commune la parcelle 6472 du cadastre de la Commune de Lausanne, située au chemin du Levant 15. Ce bien-fonds, d'une superficie de 3'372 m2, comporte un bâtiment d'habitation principal (ECA n° 7981) et une construction secondaire (ECA n° 7980) desservis par une servitude de passage traversant les parcelles voisines 6470 et 6471 pour déboucher sur le chemin du Levant.
b) C._, A._ et B._ ont déposé le 16 avril 2013 une demande de permis de construire un bâtiment de cinq logements comportant un parking souterrain de huit places sur la partie inférieure de la parcelle 6472, actuellement libre de toute construction. Le projet étudié s'implante dans la pente avec une conception de construction en terrasses et une toiture végétalisée.
c) Le dossier de la demande de permis de construire a été mis à l'enquête publique du 14 juin au 15 juillet 2013. L'enquête a soulevé l'opposition de plusieurs propriétaires voisins, à savoir J._, propriétaire de la parcelle 6470, G._, propriétaire de la parcelle 6438, Q._ et P._, propriétaires de la parcelle 6473, D._ et E._, propriétaires de la parcelle 6471, R._, propriétaire de la parcelle 6474.
d) Le 21 novembre 2013, la Direction des travaux de la Ville de Lausanne (ci-après: la Direction des travaux) a informé l'architecte mandaté par l’hoirie que les conditions d'accès n'étaient pas suffisantes. En date du 26 mars 2015, l'hoirie A._ a demandé à la municipalité de transmettre le dossier au Département du territoire et de l'environnement afin qu'il statue sur le principe d'une correction de limites des parcelles 6472, 6473 et 6474 en application des dispositions de la législation cantonale sur les améliorations foncières.
e) En date du 29 juin 2015, la Direction des travaux a refusé la demande au motif que la parcelle 6472 disposait d'un accès à l'amont pouvant être étendu sur l'ensemble de la parcelle 6472.
f) Par arrêt du 17 octobre 2016 (AF.2015.0004), à l'état de fait duquel on se réfère pour le surplus, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a admis le recours formé par l'hoirie A._ contre la décision de la Municipalité de Lausanne du 29 juin 2015 refusant d'engager la procédure formelle de rectification de limites et transmis le dossier au département afin qu'il statue sur le principe de la correction de limites en application de l'art. 93a al. 2 LAF.
B.
Par décision du 3 juillet 2017, le Département du territoire et de l'environnement (ci-après: DTE ou le département) a admis la requête tendant à une procédure de correction de limites et a délimité le cercle des parcelles intégrées à la réflexion aux parcelles 6472, 6473 et 6474.
Par actes du 4 septembre 2017, Q._ et P._, d'une part (cause AF.2017.0002), ainsi que R._, d'autre part (cause AF.2017.0003), ont formé recours auprès de la CDAP contre la décision précitée. Dans ses avis du 6 septembre 2017, le magistrat instructeur a constaté que les recours avaient effet suspensif. Les deux recours ont par la suite été joints sous la référence AF.2017.0002.
En substance, les recourants au fond contestent principalement le principe de la correction de limites visant à permettre l'accès à la parcelle 6472 et subsidiairement le cercle des parcelles touchées par la procédure, lequel devrait à leurs sens être notablement élargi. Ils font également grief au département d'avoir violé leur droit d'être entendu.
C.
Dans leurs observations du 6 octobre 2017 sur les recours précités, A._, B._ et C._ ont adressé au magistrat instructeur une demande de levée de l'effet suspensif. Ils ont complété leur requête par des observations du 25 octobre 2017.
Par décision du 30 octobre 2017, le magistrat instructeur du recours au fond a rejeté la requête de levée de l'effet suspensif et dit que les frais de la décision suivraient ceux de la cause au fond.
D.
Par acte du 10 novembre 2017, A._, B._ et C._ (ci-après: les recourants) ont recouru auprès de la CDAP contre la décision du juge instructeur au fond. Ils concluent préalablement à l'annulation de cette décision et principalement à ce que l'effet suspensif automatique lié au dépôt des deux recours soit levé.
Le juge instructeur au fond, le Service du développement territorial (ci-après: SDT), agissant pour le compte du Département du territoire et de l'environnement, la Direction des travaux de la Ville de Lausanne ainsi que K._, L._, et la communauté des propriétaires d'étages M._, s'en sont remis à justice.
Q._ et P._, R._ ainsi que J._, agissant par leur conseil respectif, ont conclu au rejet du recours avec suite de frais et dépens.
E.
Il n'a pas été ordonné de mesure d'instruction. La Cour, composée de trois juges (art. 33 al. 1 let. a du règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007 [ROTC; RSV 173.31.1], a statué par voie de circulation.

## Considerations

Considérant en droit:
1.
Selon l'art. 94 al. 2, 2ème phrase, de la loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36), les décisions sur mesures provisionnelles du juge instructeur de la Cour de droit administratif et public, ainsi que celles relatives à l'effet suspensif, peuvent faire l'objet d'un recours au tribunal dans les 10 jours dès leur notification.
Le présent recours a été formé en temps utile et il est recevable à la forme. Il y a donc lieu d'entrer en matière.
2.
a) Conformément à l'art. 80 al. 1 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36), applicable au recours de droit administratif par renvoi de l'art. 99 LPA-VD, le recours a effet suspensif. L'art. 80 al. 2 LPA-VD prévoit cependant que l'autorité administrative ou de recours peuvent, d'office ou sur requête, lever l'effet suspensif, si un intérêt public prépondérant le commande.
Selon la jurisprudence du tribunal de céans (arrêts RE.2014.0001 du 2 mars 2014; RE.2013.0008 du 14 août 2013; RE.2012.0015 du 13 décembre 2012; RE.2011.0017 du 22 février 2012; RE.2010.0007 du 31 décembre 2010), le juge doit déterminer dans le cadre d'une pesée générale des intérêts à prendre en considération si l'effet suspensif peut être accordé, retiré ou restitué au recours. De manière générale, il convient d’accorder ou de maintenir l’effet suspensif, à moins que l'intérêt public ou un intérêt privé prépondérant ne commande l'exécution immédiate et que les intérêts des parties ne s'en trouvent pas irrémédiablement compromis. Le juge doit veiller aussi bien à ce que l’exécution immédiate de l’acte attaqué ne rende pas illusoire l’usage de la voie de droit, qu’à éviter que la suspension de ses effets empêche l’acte attaqué d’atteindre son but. En fin de compte, il s'agit d’examiner si les raisons qui plaident pour l’exécution immédiate de l’acte attaqué l’emportent sur celles qui peuvent être invoquées en faveur du statu quo. C'est avant tout en fonction de la vraisemblance et de l’importance du préjudice que les mesures provisionnelles sont destinées à éviter, ainsi que de la conformité de ces mesures au principe de la proportionnalité, que doit dépendre le sort de l’effet suspensif. L’issue probable du recours au fond peut aussi être prise en compte, mais seulement si la solution s’impose à première vue de manière évidente, sur la base d’un état de fait clairement établi.
Selon la jurisprudence, la Cour qui statue sur le recours contre une décision incidente en matière d'effet suspensif (dit aussi: recours incident) ne peut substituer sa propre appréciation à celle du magistrat instructeur; elle doit seulement vérifier si ce dernier – dans la pesée des intérêts qu'il a effectuée en statuant sur l'effet suspensif ou les mesures provisionnelles – a omis de tenir compte d'intérêts importants ou s'il n'en a pas tenu compte de manière suffisante ou encore s'il les a appréciés de façon erronée (cf. arrêts RE.2017.0011 du 18 octobre 2017; RE.2017.0010 du 30 août 2017; RE.2013.0004 du 13 mai 2013 ; RE.2012.0015 du 13 décembre 2012; RE.2011.0017 du 22 février 2012; RE.2010.0007 du 31 décembre 2010).
3.
En l'espèce, la décision attaquée dans le cadre de la procédure au fond porte sur le principe d'une correction de limites
fondée sur l'art. 93a de la loi du 29 novembre 1961 sur les améliorations foncières (LAF; RSV 913.11) ainsi que sur le cercle des parcelles concernées par cette procédure.
a) Selon l'art. 15a de la loi fédérale du 22 juin 1979 sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700 introduit par la modification du 15 juin 2012, entrée en vigueur le 1
er
mai 2014), les cantons prennent en collaboration avec les communes les mesures nécessaires pour que les zones à bâtir soient utilisées conformément à leur affectation, notamment en ordonnant des mesures d'amélioration foncières telles que le remembrement de terrains. L'art. 10 al. 1 de la loi fédérale du 4 octobre 1974 encourageant la construction et l'accession à la propriété de logements (LCAP; RS 843) prévoit que, si l'implantation rationnelle de bâtiments sur un bien-fonds ou un groupe de parcelles est rendue difficile ou impossible par un tracé défavorable des limites, les propriétaires intéressés peuvent exiger que les propriétaires des fonds adjacents concourent à l'amélioration de ces limites.
Le droit cantonal vaudois prévoit une procédure simplifiée de correction de limites mettant en œuvre ces dispositions du droit fédéral. Selon l'art. 93a LAF, il appartient à la municipalité d'inviter les propriétaires et les titulaires de droits réels touchés à procéder à une correction de limites et des servitudes dans un but d'intérêt public prépondérant en vue d'assurer notamment une utilisation rationnelle du sol en relation avec la densité de la zone constructible ou la mise en œuvre des pôles de développement économiques ou de logement cantonaux inscrits au plan directeur cantonal, et sur la base des études préliminaires éventuelles (al. 1). A défaut d'entente, le département statue sur le principe de la correction de limites et le cercle de propriétaires touchés. Sa décision est motivée et notifiée à la municipalité et aux propriétaires concernés (al. 2). Une fois que la décision du département approuvant le principe de la correction de limites et déterminant le cercle des propriétaires touchés, au sens de l'alinéa précèdent, est devenue définitive et exécutoire, celui-ci charge une commission de classification et un ingénieur géomètre breveté d'établir un plan de correction de limites et des servitudes ainsi qu'un règlement financier qui sont soumis aux propriétaires. En cas de désaccord, la commission de classification est tenue d'examiner les autres variantes des propriétaires et des autres titulaires de droits réels (al. 3).
C'est la municipalité qui prend l'initiative des opérations, en tentant de trouver un accord entre les propriétaires, puis, à défaut, en adressant une requête au département pour qu'il engage la procédure (arrêt AF.2011.0003 du 12 octobre 2012 consid. 1). La décision du département fondée sur l'art. 93a al. 2 LAF est susceptible de recours devant la CDAP (AF.2015.0004 du 17 octobre 2016 consid. 1b).
b) Les recourants font en substance valoir que la levée de l'effet suspensif n'aurait en l'espèce aucune conséquence directe pour les autres intervenants dès lors qu'un permis de construire n'a pas encore été délivré. Ils font également grief à l'autorité intimée d'avoir apprécié de manière erronée la balance des intérêts en jeu en constatant l'absence de protection de biens de police et avoir ainsi excédé son pouvoir d'appréciation. Selon eux, l'intérêt public en cause serait en l'espèce celui tendant à ce que la procédure de correction de limites soit mise en œuvre de manière aussi efficace et rapide que possible sans être entravée par des recours. Ils estiment que les autres parties retardent sans juste motif le déroulement de la procédure au fond. Ils font également valoir leur intérêt privé, notamment financier, à ce que la procédure soit accélérée en mettant immédiatement en œuvre une commission de classification. Enfin, ils considèrent que l'intérêt des autres propriétaires touchés par la décision du département ne s'en trouverait pas irrémédiablement compromis dès lors qu'ils pourraient faire valoir leurs droits dans le cadre de la procédure devant une commission de classification. Tels seraient également le cas des intérêts des tiers.
c) S'agissant de la balances des intérêts à opérer en l'espèce, on observera d'abord que, contrairement à ce que soutiennent les recourants, il n'y a pas un intérêt public prépondérant à ce que la procédure de correction de limites soit mise en œuvre immédiatement. Au contraire, le fait que le principe même d'engager une telle procédure puisse faire l'objet d'un recours devant la CDAP avant la mise en œuvre de la commission de classification résulte d'une volonté du législateur. A cet égard, il convient de rappeler que cette possibilité de recourir contre la décision préalable du département avait d'abord été instaurée par voie prétorienne. En effet, l'ancien texte légal prévoyait simplement que la municipalité transmettait le dossier au département en charge des améliorations foncières qui désignait une commission de classification (art. 93a al. 2 aLAF). Toutefois, l'ex-Tribunal administratif avait considéré qu'il s'imposait de permettre un contrôle de la nécessité de créer une commission de classification déjà au stade où le département statuait, notamment pour éviter que l'existence même de la commission puisse être remise en cause une fois l'ensemble de ses travaux effectués (AF.2003.0003 du 6 mai 2004). Par la suite, le législateur a concrétisé cette jurisprudence dans le texte de la loi et a adapté en conséquence la teneur de l'art. 93a al. 2 LAF en précisant que le département notifiait sa décision de désigner une commission de classification aux propriétaires concernés afin qu'ils puissent cas échéant la contester (Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la politique cantonale du logement et exposé des motifs et projets de lois modifiant la loi sur le logement et la loi sur les améliorations foncières, BGC 7 mars 2006, p. 8573 ss, spéc. 8690 – 8694; voir également AF.2015.0004 du 17 octobre 2016 consid. 1b).
Il résulte de ce qui précède que la levée de l'effet suspensif au recours priverait la procédure au fond d'une grande partie de sa raison d'être, puisqu'une commission de classification devrait être mise en œuvre sans que l'on sache si elle est justifiée dans son principe et sans que le cercle des propriétaires concernés soit définitivement déterminé. Dans la balance des intérêts à opérer, une exception à l'effet suspensif légal ne doit dès lors être admise que restrictivement pour éviter que des travaux d'une commission de classification puissent être ultérieurement remis en cause ou que ceux-ci débutent en prenant en compte un cercle des propriétaires concernés qui s'avère en définitive erroné, ce qui retarderait l'ensemble de la correction de limites. Cette procédure permet de garantir au mieux l'intérêt public à permettre l'accès à la partie inférieure de la parcelle 6472, propriété des recourants, ce qui correspond également au final à l'intérêt privé de ces derniers (arrêt AF.2015.0004 précité, consid. 3c in fine). Elle permet également de préserver l'intérêt des propriétaires concernés à ne pas être engagés dans une procédure de correction de limites qui s'avèrerait en définitive injustifiée, respectivement une procédure de correction qui n'engloberait pas d'emblée l'ensemble des parcelles susceptibles d'être concernées. De même, il ne serait pas souhaitable que, en cas d'exécution anticipée de la décision attaquée, la procédure de correction débute sans que le cercle des parcelles concernées ne soit définitivement délimité. A cet égard, on relèvera que les recourants au fond soutiennent notamment que le cercle des parcelles concernées doit être sensiblement plus large que celui délimité par la décision du département au motif que de nombreuses autres variantes d'accès que celle envisagée permettent d'accéder à la partie inférieure de la parcelle 6472 par les parcelles 6473 et 6474. Peu importe donc que – comme le font valoir les recourants – ces propriétaires pourraient également faire valoir leurs droits dans le cadre de la procédure devant la commission de classification et que les coûts de cette procédure seraient à la charge des recourants.
En outre, l'intérêt des propriétaires concernés à ne pas être engagés dans une procédure de correction de limites pouvant les contraindre à céder une part de leur propriété doit être distingué de leur intérêt à s'opposer au projet de construction des recourants. Cet intérêt existe donc bien que les recourants n'aient pas encore obtenu de permis de construire.
Certes, la présente affaire a ceci de particulier que la CDAP s'est déjà prononcée sur la transmission du dossier au département, la municipalité ayant dans un premier temps refusé de donner suite à la demande des recourants de débuter les opérations (arrêt AF.2015.0004 précité). La CDAP ne s'est toutefois pas prononcé dans cet arrêt sur le principe de la constitution d'une commission de classification ni sur le cercle des propriétaires concernés. Elle doit le faire dans le cadre du recours actuellement pendant contre la décision du département du 3 juillet 2017. Pour les motifs exposés ci-dessus, il n'y a donc pas d'intérêt public à ce que cette décision soit exécutée immédiatement.
Pour le surplus, les autres motifs invoqués par les recourants ne sauraient justifier que l'on s'écarte du principe de l'effet suspensif légal. En particulier, il n'y a pas lieu de lever l'effet suspensif au motif que la procédure au fond se prolongerait inutilement, notamment à cause des demandes de prolongation de délais des autres parties – ou de leurs conseils – à cette procédure. Dans les limites prévues par la LPA-VD, il appartient au juge instructeur – et non aux parties – d'instruire le dossier au fond. Quant aux prolongations de délai, elles sont réglementées par l'art. 21 LPA-VD, qui permet également au juge instructeur de refuser des prolongations de délai qui ne reposeraient pas sur des motifs suffisants. L'attitude des parties en procédure ne saurait donc justifier la levée de l'effet suspensif.
Enfin, l'intérêt financier des recourants ne saurait justifier non plus que l'on s'écarte du principe de l'effet suspensif légal. Au demeurant, comme rappelé ci-dessus, on ne peut totalement exclure qu'il soit plus expédient de délimiter d'emblée de manière correcte le cercle des parcelles concernées plutôt que de constituer une commission de conciliation et de mandater un bureau de géomètre immédiatement, et de devoir cas échéant recommencer les travaux en y incluant de nouvelles parcelles.
d) C'est donc à juste titre que le juge instructeur a rejeté la demande de levée de l'effet suspensif présentée par les recourants.
4.
Il résulte de ce qui précède que le recours doit être rejeté et la décision incidente du juge instructeur au fond confirmée.
Les recourants, qui succombent, supporteront les frais de la présente procédure (art. 49 LPA-VD). Dès lors que les intimés et recourants au fond ont conclu au rejet du recours incident et ont procédé par l'intermédiaire d'un mandataire professionnel, ils ont droit à une indemnité à titre de dépens, laquelle sera mise à la charge des recourants (art. 51 et 55 LPA-VD).