# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2da9623c-5fa8-4af1-8bcc-442015eedbd9
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
A._ et B._ sont propriétaires de la parcelle no 2508 du cadastre de la Ville de Lausanne, sise au ********. Cette parcelle d'une surface de 754m
2
abrite un bâtiment d’habitation n°ECA 12072, de 65m
2
, le reste étant en nature de jardin.
Cet immeuble se situe à proximité du Petit-Flon (DP 4), lequel s'écoule sur la parcelle no 2500, qui est la propriété de la Ville de Lausanne et borde la parcelle no 2508 au Nord de celle-ci.
Le 2 mai 2015, la parcelle no 2500 a subi un glissement de terrain qui a eu pour effet d'affaisser une partie de la parcelle no 2508 et d'entraîner une portion de la surface de terrain de ladite parcelle dans le vallon du Petit-Flon.
Le 16 juin 2015, à la demande de la Direction générale de l'environnement (ci-après: DGE), Unité de Dangers naturels, le bureau C._, Géologues-Conseils, à ********, a établi une note géologique. Il en ressort que la particularité de la parcelle no 2508 est d'être marquée par une légère dépression, en partie remblayée lors de la construction du bâtiment en 1948. La dépression se termine dans le vallon du Petit-Flon par un petit cirque d'érosion, dans lequel le glissement s'est produit. Un mur en béton – d'une longueur de 3.2 m et d'une hauteur de 1.8 m, – situé quelques mètres à l'aval de la limite de parcelle, soutenait le terrain à cet endroit. Selon les dires de certains habitants du quartier, il aurait été construit il y a une trentaine d'années, à la suite d'un précédent glissement de terrain. Il a été emporté par le glissement du 2 mai 2015. Celui-ci avait été causé par les fortes intempéries du début du mois de mai 2015 (cause déclenchante). L'événement a en outre été favorisé par des causes aggravantes, à savoir des pertes survenues dans le réseau d'eaux usées-eaux claires, la mauvaise qualité des terrains, ainsi que la conception du mur en béton, qui ne soutenait pas les terrains du cirque dans toute sa largeur. Après avoir mis en place des témoins et effectué un suivi durant trois semaines, les auteurs du rapport ont conclu que "la maison n'était pas menacée à court et moyen terme". Toutefois, ils préconisaient d'agir sans attendre, "afin d'éviter une régression de la niche d'arrachement vers l'amont et afin de remettre en état la bordure de la parcelle". Ils proposaient de mettre en place des caissons en bois ou en métal ou de réaliser un mur fondé sur la roche à l'aide de micropieux. Dans les deux cas, l'ouvrage devrait couvrir toute la largeur du cirque et être dimensionné par un ingénieur spécialisé.
Dans un courrier du 5 octobre 2015, A._ et B._, agissant par l'intermédiaire de leur avocat, ont relevé qu'il était impératif que "la Ville de Lausanne procède sans délai aux travaux de remise en état de la pente et du mur de soutien afin d'éviter d'aggraver la situation". Ils ont demandé aux services de la Ville de Lausanne de prendre position.
Une séance sur place a eu lieu le 21 octobre 2015.
Un contrôle provisoire des constructions effectué le 27 octobre 2015 n'a fait état d'aucune fissure sur la maison de A._ et B._.
Selon un rapport interne établi par le Garde forestier de conservation de la Ville de Lausanne le 20 novembre 2015, le mur en béton évoqué plus haut a été édifié par les propriétaires de la parcelle de l'époque et non par la Ville de Lausanne. En outre, il ne s'agissait pas d'un mur de soutènement, mais d'un ouvrage probablement destiné à délimiter la parcelle.
Par courrier de son assureur en responsabilité civile du 7 décembre 2015, la Ville de Lausanne a informé A._ et B._ qu'elle contestait toute responsabilité civile en lien avec le glissement de terrain, que ce soit en raison de l'existence du mur ou de l'écoulement des eaux.
B.
Le 8 mars 2016, la Municipalité de la Ville de Lausanne (ci-après: la Municipalité) a adressé à A._ et B._ un courrier ayant la teneur suivante:
"[...]
Nous comprenons votre inquiétude au sujet de ce glissement et vous confirmons que nous mettons tout en oeuvre pour garantir la stabilité du terrain en aval de votre propriété.
Nous allons de suite faire effectuer ces travaux par une entreprise spécialisée et reconnue dans le domaine de la stabilisation végétale, technique particulièrement adaptée à ce genre de glissement de surface sur la molasse.
Ces travaux auraient d'ailleurs pu être effectués plus rapidement mais les différends entre les parties concernées et l'interprétation des causes de ce glissement ont retardé la décision de stabilisation proposée par notre service durant l'été 2015.
S'agissant du mur, ce dernier se trouve trop éloigné du lit du ruisseau et ne présente, de notre point de vue, aucun risque d'embâcles sur le Petit Flon. Toujours est-il qu'afin d'éviter tous dangers pour d'éventuels usagers, nous sommes disposés, dans le cadre des travaux précités, à nous charger de déplacer le mur en lieu sûr, étant précisé qu'il s'agit là d'un geste
à bien plaire et sans aucune reconnaissance d'obligation de la Commune
, dès l'instant où, comme nous avons déjà eu l'occasion de vous le rappeler, ce mur n'étant pas propriété de la Commune, il vous appartiendrait de prendre en charge tous les frais en relation avec cet ouvrage.
[...]"
Ces travaux ont consisté à poser une natte en coco et à végétaliser le versant (graines + boutures de saule).
Le 29 mars 2016, le bureau C._ a établi une nouvelle note géologique. Ses auteurs ont conclu que les "travaux de confortation végétale réalisés" permettront certainement d'améliorer la situation, mais seront insuffisants. La construction d'un ouvrage (mur ou caissons, voire gabions) couvrant toute la largeur de la niche d'arrachement, tel que proposé dans la note de juin 2015, était selon eux à privilégier. Il convenait en outre d'évacuer l'eau de la venue d'eau permanente, provenant de pertes des conduites EU-EC.
Par courriers du 25 avril 2016, A._ et B._ ont informé la Municipalité et la DGE de ce que les fortes précipitations des 15, 16 et 17 avril dernier avaient provoqué un nouveau glissement en dépit de la natte et des nouvelles plantations.
Après un échange de correspondance, A._ et B._ ont adressé à la Ville de Lausanne un courrier du 19 juillet 2016 lui demandant de prendre position. Ils ont joint un "avis géologique et géotechnique" du bureau D._, Géologues Ingénieurs Associés, à ********, mandaté par leurs soins. Il ressort de ce document, daté du 8 juillet 2016, que "la maison d'habitation est construite suffisamment à l'arrière du glissement et vraisemblablement fondée sur la moraine" et que "tout danger pour la sécurité de ce bâtiment peut être écarté". Toutefois, afin d'éviter "la régression du glissement et une perte de terrain plus importante au Nord de la parcelle 2508", les auteurs du rapport préconisaient la construction d'un mur de soutènement avec des fondations sur semelle ou, si le toit de la molasse est situé à relativement faible profondeur, sur micropieux.
Dans un courrier du 12 septembre 2016 adressé au mandataire de A._ et B._, la DGE a rappelé les circonstances dans lesquelles un de ses collaborateurs était intervenu après le glissement de terrain du 2 mai 2015, en ajoutant que l'assainissement dudit glissement n'était pas du ressort du canton. Elle a constaté que les deux expertises (de C._ et de D._) parvenaient aux mêmes conclusions, en relevant notamment que l'"objet villa" n'était pas menacé et qu'il n'y avait pas d'urgence, la famille A._ et B._ pouvant continuer à vivre normalement dans sa villa sans que son intégrité physique soit menacée. Elle a conclu dans les termes suivants:
"Nous ne pouvons que suggérer aux protagonistes qu'ils organisent une nouvelle séance pour faire le point et s'accorder sur une éventuelle suite des travaux, pour autant que toutes les informations soient réunies. En effet, lors de la séance sur place du 21 octobre 2015, certains éléments étaient manquants et nécessitaient des investigations supplémentaires (commanditaire et propriétaire du mur détruit, raisons de son exécution, servitude au registre foncier).
Si ces informations ne peuvent pas être obtenues, il y a de fortes chances que les travaux doivent être entrepris par le bénéficiaire de la mesure, donc la Famille A._ et B._. En effet, les murs de soutènement sont considérés comme des mesures de protection individuelle à l'objet qui doivent être réalisées par le propriétaire dudit objet (en l'occurrence la villa).
[...]."
C.
Après un nouvel échange de correspondance, le Service des parcs et domaines de la Direction du logement, de l'environnement et de l'architecture de la Ville de Lausanne a adressé le 26 septembre 2016 au mandataire de A._ et B._ un courrier ayant la teneur suivante:
"[...]
Nous prenons bonne note des conclusions émises par D._ dans son rapport du 8 juillet 2016, à savoir que le glissement de terrain qui a eu lieu en bordure nord de la parcelle 2508 n'implique pas de risque pour la stabilité de la maison.
De notre côté, nous avons mandaté le bureau De Cérenville qui confirme que les mesures déjà entreprises par notre Service sont suffisantes pour stabiliser le terrain et qu'elles tendent à améliorer la sécurité générale du talus de l'ordre de 10 % par rapport à l'état préexistant. Vous trouverez ci-joint un exemplaire dudit rapport.
Les articles 37 et 40 de la LVLFO auxquels vous faites référence n'imposent aucunes mesures particulières pour la Commune de Lausanne, puisqu'il n'existe pas de dangers naturels imminents pour la population et au territoire bâti.
En outre, il sied de rappeler que la cause prépondérante du glissement de terrain dont vos clients ont été victimes est due aux fortes intempéries du mois de mai 2015, fait dont les conséquences ne relèvent pas de la responsabilité de la Commune de Lausanne.
Par ailleurs, d'autres causes aggravantes probables sont décrites dans le rapport De Cérenville, à savoir :
- Fuites dans le réseau EC-EU
- Mauvaise qualité des terrains constitués essentiellement de remblais en matériaux argileux
- Présence d'un mur en béton en tête de talus (absence de tuyaux de drainage).
Bien que l'origine des fuites sur les réseaux EC-EU n'ait pu être décelée, notre Service de l'Eau procédera, au cours du premier semestre 2017, à la mise en conformité du collecteur public du secteur de Bois-Gentil. Il sera remplacé par un collecteur séparatif ; vous recevrez prochainement un courrier informatif à ce sujet.
En ce qui concerne le mur et comme l'indique le rapport De Cérenville, il soutenait probablement une masse de matériaux mis en remblais et semble avoir été fondé sur la masse de remblais. Comme déjà évoqué à plusieurs reprises, la Commune de Lausanne n'est ni à l'origine de la construction de ce mur, ni propriétaire de celui-ci. Il appartient dès lors à vos mandants de prendre en charge les frais en relation avec l'édification d'un tel ouvrage.
[...]".
Le bureau E._, à ********, avait été mandaté par la Ville de Lausanne, afin de réaliser une expertise géologique, dans le but de déterminer si les mesures prises étaient suffisantes pour assurer la stabilité du talus. Dans son rapport daté du 2 septembre 2016, il est parvenu à la conclusion que "la stabilisation végétale mise en place devrait permettre de maintenir le talus dans sa géométrie actuelle à moyen terme à condition que la venue d'eau soit reprise jusqu'au cours d'eau, voire assainie (suppression des fuites du réseau EC-EU) et que le talus soit régulièrement entretenu afin de limiter la croissance de végétation trop haute pouvant conduire à une déstabilisation du versant (coupe des arbres trop haut en laissant les souches, taille périodique des saules plantés). [...] La stabilité à long terme du versant ne pourrait être garantie qu'en diminuant la pente du talus (perte de terrain pour les propriétaires) ou en mettant en place un ouvrage de soutènement tel que préconisé par le bureau C._ (maintien de la plateforme actuelle, voire restitution de la plateforme avant glissement). Ces travaux, conséquents, représenteraient une plus-value pour la valeur des parcelles riveraines par rapport à l'état avant sinistre".
D.
A l'encontre de cet acte, qu'ils ont qualifié de décision, B._ et A._ ont recouru à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal. Ils ont conclu, sous suite de frais et dépens, à ce que la décision entreprise soit "annulée respectivement réformée en ce sens qu'il est fait obligation à la Municipalité de Lausanne de prendre les mesures techniques nécessaires (réalisation d'un mur de soutènement) sur sa parcelle No 2500 permettant d'éviter des glissements de terrain et le ravinement, notamment au droit de la parcelle No 118, propriété des recourants et de reconstituer la surface affaissée sur la parcelle No 118". Les recourants ont fait valoir que le refus de l'autorité intimée de mettre en œuvre des mesures de protection tendant à lutter contre les glissements de terrain survenus dans le vallon du Petit-Flon sur la parcelle no 2500 dont elle est propriétaire était constitutif d'un déni de justice, "dans la mesure où la Municipalité de Lausanne a l'obligation de prendre toutes mesures utiles et appropriées dans le cadre de la protection contre les catastrophes naturelles, notamment lorsque l'on se trouve dans un secteur répertorié sur la liste des dangers naturels et pour lequel la nécessité d'une forêt protectrice de nature à lutter contre les glissements de terrain a été identifiée". De l'avis des recourants, la Ville de Lausanne est tenue de "remédier au dommage subi en prenant toutes mesures utiles telles qu'elles ont été décrites dans les rapports des experts", que ce soit en "sa qualité de propriétaire du mur" ou "d'autorité compétente en matière de lutte contre les catastrophes naturelles" (recours, p. 9).
Par courrier du 22 novembre 2016, les recourants ont fait savoir qu'à la suite de fortes précipitations dans la nuit du 18 au 19 novembre 2016, un nouveau glissement de terrain s'était produit le 19 novembre 2016, dans la zone du glissement de mai 2015. Ils ont en outre requis la production du "deuxième rapport Norbert" établi en 2016, vraisemblablement à la demande de la DGE.
Dans sa réponse du 29 novembre 2016, la Municipalité a conclu à ce que le recours soit déclaré irrecevable. Elle a relevé qu'à la suite de l'annonce d'un nouveau glissement de terrain, un collaborateur de la Ville de Lausanne s'était rendu sur les lieux. Selon celui-ci, il n'était certes pas impossible que des tassements mineurs aient pu avoir lieu durant les dernières semaines, mais cela ne suffisait pas pour affirmer qu'un "nouveau glissement de terrain" s'était produit dans la zone de glissement initial de mai 2015. La Municipalité a en outre joint le rapport complémentaire établi par C._ le 29 mars 2016.
Dans sa réponse du 29 novembre 2016, la DGE n'a pas pris de conclusions formelles. Elle a toutefois considéré que les recourants ne peuvent "demander à la commune de prendre des mesures de protection sur la base de la législation forestière". Elle a relevé que la parcelle no 2508 n'est pas en zone de dangers naturels, car l'instabilité n'est pas liée à l'érosion du cours d'eau, mais à la mauvaise qualité du terrain, constitué par des remblais.
Les recourants ont répliqué le 23 décembre 2016, en maintenant leurs conclusions.
Dans un courrier du 28 février 2017, les recourants ont requis la tenue d'une inspection locale lors de laquelle seraient auditionnés les collaborateurs du bureau C._ qui se sont occupés du dossier.
Le 13 juillet 2017, les parties ont été informées de ce que, pour des motifs d'organisation interne, l'instruction de la cause était reprise par un nouveau juge instructeur.
Dans un courrier du 16 août 2017, les recourants ont fait état de ce que, "en été 2017, les fortes pluies d'été ont contribué à augmenter le ravinement de la pente".
Le 19 septembre 2017, les recourants ont réitéré leur requête tendant à la tenue d'une inspection locale.
E.
La Cour a statué par voie de circulation.

## Considerations

Considérant en droit:
1.
a) Le Tribunal cantonal examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont adressés. Il examine d'office notamment s'il est compétent pour traiter la cause qui lui est soumise (art. 6 al. 1 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative [LPA-VD; RSV 173.36]).
b) aa) Aux termes de l'art. 92 al. 1 LPA-VD, le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions et décisions sur recours rendues par les autorités administratives, lorsque la loi ne prévoit aucune autre autorité pour en connaître. Cette disposition consacre la compétence générale et subsidiaire du Tribunal cantonal en matière de recours de droit administratif.
Définie à l'art. 3 al. 1 LPA-VD, la décision est une mesure prise par une autorité dans un cas d'espèce, en application du droit public, et ayant pour objet de créer, de modifier ou d'annuler des droits et obligations (let. a), de constater l'existence, l'inexistence ou l'étendue de droits et obligations (let. b), ou de rejeter ou de déclarer irrecevables des demandes tendant à créer, modifier, annuler ou constater des droits et obligations (let. c). La décision est un acte de souveraineté individuel, qui s'adresse à un particulier, et qui règle de manière obligatoire et contraignante, à titre formateur ou constatatoire, un rapport juridique concret relevant du droit administratif (ATF 141 II 233 consid. 3.1 p. 235; 135 II 38 consid.
4.3 p. 45 et les réf. cit.; 121 II 473 consid.
2a p. 372).
A défaut de compétence décisionnelle, lorsqu'une autorité se détermine ou prend position, respectivement rejette ou invoque des prétentions à faire valoir par la voie de l'action, sa déclaration n'est pas une décision (cf. arrêt GE.2008.0205 du 4 juin 2009 et la jurisprudence citée in Bovay/Blanchard/Grisel Rapin, Procédure administrative vaudoise, LPA-VD annotée, 2012, no 4.2 ad art. 3 LPA-VD; voir aussi en droit fédéral l'art. 5 al. 3 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative [PA; RS 172.021]).
Lorsqu'elle rend une décision, l'administration n'agit pas en vertu d'un droit qui lui appartient, mais en vertu d'une compétence qui lui est attribuée par la loi (ATF 137 I 58 consid. 4.3.3 p. 66). Cette distinction est à la base de celle entre le contentieux administratif objectif et subjectif, le premier relevant du juge administratif et le second, des tribunaux civils (cf. Jacques Dubey/Jean-Baptiste Zufferey, Droit administratif général, 2014, n°209, p. 75). Consacrée par l’art. 1er al. 3 de l’ancienne loi cantonale sur la juridiction et la procédure administrative (LJPA), en vigueur jusqu’au 31 décembre 2008, cette distinction n’a pas été fondamentalement remise en cause avec l’adoption de la LPA-VD (cf. Exposé des motifs et projet de loi sur la procédure administrative n° 81, mai 2008, pp. 11, 13 et 14).
Si c'est à juste titre que l'autorité intimée n'a pas rendu de décision – à défaut de compétence pour ce faire –, le Tribunal de céans déclare le recours irrecevable faute d'objet (cf. Thibault Blanchard, Le partage du contentieux administratif entre le juge civil et le juge administratif, 2005, p. 185).
bb) En l'occurrence, l'autorité intimée estime que l'acte attaqué ne constitue pas une décision, de sorte que le recours est irrecevable.
Formellement, le courrier du 26 septembre 2016 ne contient pas toutes les indications qu'une décision doit contenir en vertu de l'art. 42 LPA-VD. Il ne s'agit donc pas d'une décision au sens formel. Il convient toutefois de déterminer si ce courrier constitue matériellement une décision, auquel cas il peut faire l'objet d'un recours au Tribunal de céans. Cette question dépend du point de savoir si l'autorité intimée est habilitée à se prononcer de manière unilatérale, dans l'exercice de la puissance publique, sur les rapports de droit litigieux.
Est litigieuse l'obligation de la Ville de Lausanne de faire réaliser à ses frais un mur de soutènement. Selon les recourants, cette obligation découle des art. 37 et 40 de la loi forestière du 8 mai 2012 (LVLFO; RSV 921.01). Dans l'acte du 26 septembre 2016, l'autorité intimée a nié toute obligation, à la charge de la Ville de Lausanne, fondée sur ces dispositions.
Sur la base de l'art. 40 LVLFO (reproduit ci-dessous), norme attributive de compétences et de responsabilités, la Ville de Lausanne est habilitée à rendre des décisions relatives aux mesures de protection à prendre en vertu de cette disposition. C'est ce qu'elle a fait dans l'acte du 26 septembre 2016, en constatant l'inexistence d'une obligation à sa charge de prendre des mesures particulières en vertu des art. 37 et 40 LVLFO. Dans cette mesure, l'acte en question constitue une décision (matérielle) sujette à recours (cf. arrêt AC.1999.0088 du 7 août 2002 consid. 5 s'agissant de l'obligation de prendre des mesures de protection sur la base de l'art. 19 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts [Loi sur les forêts; RS 921.0]). Le fait – allégué par l'autorité intimée dans sa réponse – que l'art. 40 LVLFO ne serait pas applicable en l'espèce n'y change rien, car il s'agit là d'une question de fond et non de recevabilité.
Au vu de ce qui précède, le recours est recevable dans la mesure où il porte sur le refus de l'autorité intimée de prendre des mesures de protection sur la base des art. 37 et 40 LVLFO. Il est en revanche irrecevable, dans la mesure où il concerne les prétentions en responsabilité que les recourants ont soulevées à l'endroit de la Ville de Lausanne en sa qualité de propriétaire de la parcelle no 2500, voisine de la leur, prétentions que l'autorité intimée a contestées dans l'acte du 26 septembre 2016.
c) La décision attaquée émane du Service des parcs et domaines de la Direction du logement, de l'environnement et de l'architecture de la Ville de Lausanne.
La question se pose de savoir si cette décision ne pouvait pas faire l'objet d'un recours à la Direction précitée ou à la Municipalité, ce qui exclurait la compétence de la Cour de céans (cf. art. 92 al. 1 LPA-VD).
A cet égard, les Prescriptions municipales concernant la procédure relative aux recours à la Municipalité, du 9 décembre 1980, prévoient ce qui suit aux art. 1 et suivant:
"Article premier — Les présentes prescriptions règlent la procédure applicable aux recours à la Municipalité dirigés contre les décisions administratives d'organes communaux, soit:
a) d'une direction;
b) d'un service au bénéfice d'une délégation de compétence pour autant que la décision ne prévoie pas la possibilité de saisir la direction dont celui-ci dépend.
Art. 2. — Le recours à la Municipalité est ouvert contre les décisions administratives des organes mentionnés à l'article premier (ci-dessous désignés les organes communaux) à moins que la loi ou un règlement n'en dispose autrement (art. 18, al. 1 RGP)."
En l'occurrence, si la décision attaquée émane du Service des parcs et domaines de la Direction du logement, de l'environnement et de l'architecture de la Ville de Lausanne, c'est la Municipalité qui a répondu au recours. Dans ces conditions, à supposer que la voie du recours à la Municipalité (ou à la Direction) ait été ouverte, il ne se justifie pas de transmettre la cause à cette autorité (ou à la Direction, qui lui est subordonnée) pour qu'elle statue. Par économie de procédure, il convient plutôt d'entrer en matière sur le recours, dans la mesure indiquée ci-dessus, les autres conditions de recevabilité (not. délai de recours [cf. art. 95 LPA-VD] et forme du recours [cf. art. 79 LPA-VD]) étant remplies.
2.
a) A titre de mesure d'instruction, les recourants requièrent la tenue d'une inspection locale.
La procédure est en principe écrite (art. 27 al. 1 LPA-VD). Toutefois, lorsque les besoins de l'instruction l'exigent, le tribunal peut tenir une audience (art. 27 al. 2 LPA-VD) et procéder à une inspection locale (art. 29 al. 1 let. b LPA-VD).
En l’espèce, le recours, dans la mesure où il est recevable, soulève avant tout des questions de droit. En outre, les éléments figurant au dossier permettent au Tribunal de se faire une idée complète et précise des faits pertinents et de la configuration des lieux. Dès lors, par appréciation anticipée des preuves, le Tribunal s’estime en mesure de statuer en connaissance de cause, sans qu'il soit besoin de procéder à une vision locale, mesure que le droit des parties d’être entendues n'impose d'ailleurs pas (cf. arrêts AC.2014.0416 du 23 février 2016; AC.2012.0186 du 30 juillet 2013; AC.2010.0284 du 11 juillet 2012).
b) Dans leur mémoire de réplique, les recourants ont requis "que la Municipalité de Lausanne soit invitée à produire son dossier complet relatif aux mesures en matière de protection contre les dangers naturels". Ils font valoir que les communes "ont eu l'obligation d'établir un dossier, respectivement un rapport, relatif aux dangers naturels concernant leur territoire. Ces documents comprennent des plans qui répertorient les secteurs concernés".
Les recourants se réfèrent vraisemblablement à la transcription des données relatives aux dangers naturels dans l'aménagement du territoire, qui fait l'objet de directives adoptées par le Conseil d'Etat le 18 juin 2014 (directives intitulées "Prévention des dangers naturels/Transcription des données relatives aux dangers naturels (DDN) dans l'aménagement du territoire (en zone à bâtir)" et disponibles à l'adresse <http://www.vd.ch/themes/territoire/dangers-naturels/documentation/> [consulté le 12 septembre 2017]). Quoi qu'il en soit, les informations relatives aux dangers naturels pertinentes en l'espèce sont librement disponibles sur Internet, sur le site du guichet cartographique cantonal (à l'adresse <www.geo.vd.ch>). A l'appui de leur recours (pièce jointe no 18 du bordereau du 27 octobre 2016), les recourants ont d'ailleurs produit un extrait de la carte des dangers naturels, telle qu'elle peut être consultée sur le site Internet précité. On ne voit pas ce que les documents communaux évoqués par les recourants apporteraient de plus et ces derniers ne donnent aucune explication à cet égard. Dans ces conditions, la réquisition doit être rejetée.
3.
Le litige porte sur la question de savoir si la Ville de Lausanne est tenue, en vertu des art. 37 et 40 LVLFO, de faire réaliser à ses frais un mur de soutènement.
a) aa) La loi fédérale sur les forêts a pour but, outre de protéger les forêts (art. 1 al. 1), de "contribuer à protéger la population et les biens d'une valeur notable contre les avalanches, les glissements de terrain, l'érosion et les chutes de pierres (catastrophes naturelles)" (art. 1 al. 2).
Unique disposition du Chapitre III, intitulé "Protection contre les catastrophes naturelles", de la loi fédérale sur les forêts, l'art. 19 dispose ce qui suit, dans sa nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2017:
"Là où la protection de la population ou des biens d'une valeur notable l'exige, les cantons doivent assurer la sécurité des zones d'avalanches, de glissements de terrain, d'érosion et de chutes de pierres et veiller à l'endiguement forestier des torrents. Des méthodes aussi respectueuses que possible de la nature doivent être utilisées."
Auparavant, sa teneur était la suivante:
"Là où la protection de la population ou des biens d’une valeur notable l’exige, les cantons doivent assurer la sécurité des zones de rupture d’avalanches ainsi que des zones de glissement de terrains, d’érosion et de chutes de pierres et veiller à l’endiguement forestier des torrents. Des méthodes aussi respectueuses que possible de la nature doivent être utilisées."
Les dispositions d'exécution sont contenues dans le Chapitre 3, intitulé "Protection contre les catastrophes naturelles", de l'ordonnance fédérale du 30 novembre 1992 sur les forêts (OFo; RS 921.01), soit aux art. 15 à 17 OFo.
L'art. 15 OFo traite des documents de base à établir par les cantons. L'art. 16 OFo réglemente les services d'alerte que les cantons doivent mettre sur pied.
Sous le titre "Sécurité des territoires dangereux (art. 19)", l'art. 17 OFo a la teneur suivante:
"
1
La sécurité des territoires dangereux comprend:
a. des mesures sylvicoles;
b. des constructions pour empêcher les dégâts d’avalanches et exceptionnellement l’aménagement d’installations pour le déclenchement préventif d’avalanches;
c. des mesures concomitantes dans le lit des torrents, liées à la conservation des forêts (endiguement forestier);
d. des travaux contre les glissements de terrain et le ravinement, les drainages nécessaires et la protection contre l’érosion;
e. des travaux de défense et ouvrages de réception contre les chutes de pierres et de rochers, ainsi qu’à titre exceptionnel le minage préventif de matériaux risquant de tomber;
f. le transfert, dans des endroits sûrs, de constructions e d’installations menacées.
2
Les travaux doivent être combinés, dans la mesure du possible, avec des mesures d’ingénierie biologiques et sylvicoles.
3
Les cantons veillent à une planification intégrale; celle-ci tiendra compte en particulier des intérêts de la gestion forestière, de la protection de la nature et du paysage, de la construction hydraulique, de l’agriculture et de l’aménagement du territoire."
Selon l'art. 50 al. 1 LFo, les cantons exécutent la présente loi sous réserve de l’art. 49. Ils édictent les dispositions nécessaires.
bb) La loi cantonale sur les forêts a pour but d'appliquer la législation fédérale sur les forêts (art. 1 al. 1). Elle vise à protéger les forêts (art. 1 al. 1) et à "protéger la population et les biens d'une valeur notable contre les avalanches, les glissements de terrain, l'érosion et les chutes de pierres (dangers naturels)" (art. 1 al. 2).
Faisant partie du Chapitre III "Protection contre les dangers naturels (LFo, art. 19)" de la LVLFO, les art. 37 ss ont la teneur suivante:
"Art. 37 Principes
1
L'Etat veille à ce que les mesures appropriées soient prises sur le plan technique ainsi qu'en matière d'aménagement du territoire, d'organisation, de sylviculture et de propriété foncière aux endroits où il y a des risques liés aux dangers naturels.
2
Il favorise les mesures de prévention pour diminuer les risques de dommages et cherche en priorité à rétablir les dynamiques naturelles propices en favorisant les moyens naturels par rapport aux ouvrages construits.
Art. 38 Documents de base
1
Les documents de base doivent permettre d'identifier, de localiser et de quantifier les types de dangers naturels, les événements et les risques afférents ; ils servent également à répertorier les ouvrages de protection et les forêts de protection.
2
Les documents de base comprennent principalement :
a. le cadastre des événements ;
b. le cadastre des ouvrages de protection ;
c. les cartes indicatives des dangers ;
d. les cartes de dangers naturels ;
e. les analyses de risques ;
f. les cartes des forêts protectrices.
3
L'Etat précise dans des directives la mise en œuvre, la publication et la mise à jour des documents de base.
Art. 39 Compétences cantonales
[...]
Art. 40 Compétences communales
1
Les communes sont compétentes pour se prémunir contre les dangers naturels qui menacent le territoire bâti et mettent la population en danger.
2
Elles veillent à ce que :
a. l'apparition des dangers soit détectée à temps et leur évolution surveillée ;
b. les dispositions organisationnelles, sylvicoles et techniques, ainsi que les autres mesures de protection soient prises à temps ;
c. les ouvrages de protection soient entretenus.
3
Les cartes de dangers naturels et les analyses de risques sont établies par les communes et les autorités concernées selon les méthodes reconnues en la matière. Lorsqu'il s'agit de la protection d'ouvrages particuliers, les cartes de dangers naturels peuvent être établies par l'autorité directement concernée.
4
Les communes menacées par des dangers naturels organisent un service d'alerte efficace pour prévenir la population en cas de catastrophe naturelle imminente. Elles ordonnent des mesures préventives telles que l'évacuation et le bouclage de la région menacée, ou exceptionnellement le déclenchement artificiel d'avalanches ou le dynamitage de parois rocheuses instables."
Les dispositions d'exécution sont contenues dans le Chapitre III, intitulé "Protection contre les catastrophes naturelles (LVLFo, art. 37 à 41)", du règlement d'application de la loi forestière du 8 mai 2012, du 18 décembre 2013 (RLVLFo; RSV 921.01.1). Les art. 36 ss du RLVLFo ont la teneur suivante:
"Art. 36 Dangers naturels
1
Les dangers naturels au sens de la loi forestière sont les avalanches, les mouvements de terrain (notamment érosion, coulées de boue, chutes de pierres et de glace, éboulements rocheux) ainsi que les importants dégâts aux forêts liés à des événements météorologiques exceptionnels, mettant en danger la population ou les biens d'une valeur notable.
Art. 37 Mesures de prévention
1
Les mesures de prévention s'appuient sur les documents de base et les concepts de mesures. Elles comprennent :
a. les mesures d'aménagement du territoire ;
b. les mesures sylvicoles ;
c. les mesures techniques ;
d. les mesures organisationnelles.
Art. 38 Mesures d'aménagement du territoire
[...]
Art. 39 Mesures sylvicoles
[...]
Art. 40 Mesures techniques
1
Les mesures techniques comprennent notamment :
a. les constructions pour empêcher les dégâts d'avalanches et l'aménagement d'installations pour le déclenchement préventif d'avalanches ;
b. l'aménagement des ravines et les mesures concomitantes, liées à la conservation des forêts de protection, à prendre dans le lit des torrents (endiguement forestier) ;
c. les travaux contre les glissements de terrain superficiels et le ravinement, les drainages nécessaires et la protection contre l'érosion ;
d. les travaux de défense et les ouvrages de réception contre les chutes de pierres, de rochers et les éboulements, ainsi que le déclenchement préventif de matériaux instables ;
e. les mesures de protection individuelles pour autant qu'elles fassent partie d'un concept de protection global contre les dangers naturels ;
f. le transfert dans des endroits sûrs de constructions et d'installations menacées ;
g. l'aménagement et l'exploitation de systèmes de mesures et d'alarme ;
h. les infrastructures nécessaires à l'entretien des forêts et des ouvrages de protection.
2
Les travaux doivent être combinés, dans la mesure du possible, avec des mesures d'ingénierie biologique et sylvicole.
Art. 41 Mesures organisationnelles
[...]".
En ce qui concerne les mesures de protection servant à réduire les risques dans les secteurs de dangers naturels, les directives du 18 juin 2014 précitées prévoient que les mesures d'ampleur collective doivent être réalisées par les communes, alors que les mesures individuelles sont à la charge des propriétaires concernés (p. 3, 18).
cc) Ainsi, les législations fédérale et cantonale sur les forêts imposent de prendre des mesures de prévention contre les catastrophes naturelles, afin de protéger la population ou des "biens d'une valeur notable" (art. 1 LFo, art. 36 RLVLFo). Selon l'art. 40 al. 1 LVLFO, les mesures doivent servir à se prémunir contre les dangers naturels qui menacent le territoire bâti et mettent la population en danger.
b) En l'occurrence, selon les informations ressortant du guichet cartographique cantonal (thème "Dangers naturels"), le vallon du Petit-Flon abrite une forêt à fonction protectrice contre les glissements, comme le relèvent les recourants. La parcelle no 2508 fait toutefois partie de la zone à bâtir sans danger reconnu. En outre, il n'est pas contesté que l'instabilité du terrain au Nord de la parcelle no 2508, où s'est produit le glissement de terrain de mai 2015, ne présente pas de danger pour les recourants et leur famille. De plus, le bâtiment d'habitation n'est pas menacé selon les différents rapports d'experts figurant au dossier. Or, l'art. 19 LFo n'oblige les cantons à prendre des mesures que là où la protection de la population ou des biens d'une valeur notable l'exige (cf. TF 2C_461/2011 du 9 novembre 2011 consid. 5.3), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Il en allait différemment dans l'affaire AC.1999.0088 précitée, où le Tribunal administratif – auquel a succédé la Cour de céans – a considéré, en référence à une étude préliminaire établie par l'inspecteur des forêts du 3e arrondissement, que l'art. 19 LFo paraissait a priori applicable (consid. 5). Dans cette affaire, les conditions de stabilité du massif rocheux sur lequel était fondée la maison de l'intéressée n'étaient pas assurées; on ne pouvait en effet exclure une rupture brusque du massif de fondation sous la maison, à courte ou moyenne échéance (partie "Faits", let. B).
Par ailleurs, le mur de soutènement que les recourants voudraient voir réaliser constitue une mesure de protection individuelle, qu'il leur appartient de prendre en charge en tant que propriétaires. Il ne s'agit pas, en particulier, d'une mesure de protection individuelle au sens de l'art. 40 al. 1 let. e RLVLFo, dès lors qu'il ne ressort pas du dossier que la Ville de Lausanne aurait développé, pour la zone concernée, un concept de protection global contre les dangers naturels.
Dans ces conditions, l'art. 19 LFo et les dispositions cantonales d'exécution – notamment l'art. 40 LVLFO – n'imposent pas à la Ville de Lausanne de faire réaliser à ses frais l'ouvrage (mur de soutènement) dont la construction est préconisée dans les rapports figurant au dossier. La décision entreprise n'est ainsi pas contraire au droit et doit être confirmée.
4.
Vu ce qui précède, le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable.
Les recourants, qui succombent, supporteront les frais, solidairement entre eux (cf. art. 49 al. 1, 51 al. 2 LPA-VD). Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens.