# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 21ddd000-a79a-480c-b417-c048064e0c16
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_030
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
Association inscrite au registre du commerce le 15 février 2001, Ensemble Hospitalier de la Côte (EHC) a pour but l’exploitation commune des hôpitaux de Morges, d'Aubonne et de la Côte, le maintien de leur caractère hospitalier, ainsi que l'exploitation des établissements médico-sociaux, et, le cas échéant, d'autres hôpitaux ou établissements médico-sociaux.
Société anonyme inscrite au registre du commerce le 25 mai 1999, Groupement Hospitalier de l'Ouest Lémanique SA (GHOL) a pour but de répondre aux besoins de santé de la population, entre autres accueillir, soigner, soulager les patients, participer à la formation des professionnels de la santé et collaborer aux développements de nouveaux projets; exploitation et gestion de tout établissement hospitalier, dont notamment les hôpitaux de Rolle et de Nyon, ainsi que de tout établissement parahospitalier, de soins ou de séjours, l'accomplissement de toute activité médicale, paramédicale et toute activité qui s'y rapportent.
Selon ses statuts du 5 novembre 2014, la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV) est une association au sens des articles 60 et suivants du Code civil. Ses membres sont des personnes morales ayant pour buts principaux l'exploitation d'un établissement hospitalier, reconnu d'intérêt public au sens de la législation sanitaire vaudoise, situé dans le canton de Vaud ou l'exploitation d'un établissement hospitalier intercantonal, reconnu d'intérêt public au sens des lois, conventions et concordats intercantonaux ou l'exploitation d'un établissement ou organisme de soins, affilié à un réseau de soins reconnu au sens de la législation sanitaire vaudoise. Se définissant comme l'instrument collectif de ses membres, la FHV a notamment pour buts d'assister et de soutenir les établissements membres dans la réalisation de leur mission, leur développement et leur adaptation aux besoins de la population et des patients; de promouvoir les intérêts et la spécificité des établissements privés reconnus d’intérêt public et intercantonaux autonomes de droit public; d’être l'interlocuteur privilégié et reconnu des pouvoirs publics et des partenaires de la santé.
EHC et GHOL sont membres de la FHV. Ils affirment conclure avec leurs employés des contrats de droit privé, en particulier des contrats de mandat avec leurs médecins agréés indépendants. Le 22 janvier 2014, la Société Vaudoise de Médecine (SVM) et la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV) ont signé la Convention collective de travail des médecins chefs de la FHV dont la clause 20 intitulée "Fourchette de revenus" plafonne à 500'000 fr. brut, avant déduction de la part employé des cotisations sociales, la rémunération globale d'un médecin chef pour une activité à 100%, le montant du plafonnement étant adapté au
pro rata
du taux d’activité.
L'Arrêté édictant la liste vaudoise 2012 des établissements hospitaliers admis à pratiquer à la charge de l'assurance obligatoire de soins (LAMal) du 29 juin 2011 (AListeLAMal; RSV 832.11.1) inclut dans cette liste le EHC et le GHOL, comme relevant de la catégorie des hôpitaux et cliniques privés vaudois reconnus d'intérêt public, assumant les missions médicales générales et le mandat type de centre de traitement et réadaptation (CTR).
B.
En 2016, des discussions ont eu lieu entre le Département de la santé et de l'action sociale et notamment l'EHC, ainsi que le GHOL, au sujet de l'organisation médicale et de la rémunération des médecins cadres. Les propositions du Département n'ont pas suscité l'adhésion des hôpitaux précités, ni celle de la FHV. Le 8 septembre 2016, le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) a mis en consultation un avant-projet de règlement sur la rémunération des médecins-cadres des hôpitaux reconnus d'intérêt public. Cette consultation a suscité de vives réactions de rejet dans le corps médical. La députée Christine Chevalley et 25 cosignataires ont déposé au Grand Conseil une interpellation intitulée: "
Médecins-chefs en ébullition, pourquoi une telle colère?
". Par réponse adoptée le 12 octobre 2016, le Conseil d'Etat a décrit les principaux éléments du projet, indiqué notamment que le règlement avait pour objectif d'harmoniser les conditions de travail et l'égalité de traitement dans les établissements hospitaliers reconnus d'intérêt public, précisé que le système actuel s'était révélé problématique à l'occasion de crises dans un bloc opératoire en raison de manque de rigueur dans l'organisation des plannings et lors de conflits entre médecins chefs non arbitrés ou trop tardivement rendant nécessaire le renforcement du leadership médical, affirmé que le projet ne lésait pas l'autonomie des médecins et qu'il était conforme aux droits fédéral et cantonal, dit encore que les astreintes liées aux activités de garde seraient mieux rémunérées pour valoriser les médecins qui donnent leur temps la nuit et le weekend.
Les questions soulevées par l'interpellation ont encore été débattues lors de la séance du Grand Conseil du 1
er
novembre 2016. A cette occasion, le chef du DSAS a notamment relevé que la CCT des médecins chefs était interprétée comme autorisant un plein temps à raison de quatre jours par semaine, ce qui permettait à certains médecins d'atteindre le plafond salarial brut de 500'000 fr. tout en consacrant le jour de la semaine disponible à une activité en cabinet organisée par l'hôpital et dont les charges étaient supportées par l'hôpital, des directeurs d'hôpitaux lui ayant signalé les cas de certains médecins dépassant le plafond précité en cumulant revenus salariaux fixes, revenus d'un cabinet dans l'hôpital et revenus de l'activité privée ambulatoire; a indiqué que le nombre des médecins dépassant le plafond n'était pas connu, pas plus que l'ampleur des dépassements; a expliqué qu'il s'agissait de régler l'articulation entre cabinet et statut salarial pour éviter que le plafond soit contourné et courir ainsi le risque d'une surenchère au lieu d'une égalité des conditions de concurrence entre hôpitaux; a évoqué les propos d'un directeur d'hôpital ne sachant pas quand ses 100 médecins cadres étaient présents dans l'hôpital en question, ce qui fonderait la nécessité d'un planning; s'est référé au cas, devenu notoire, d'un conflit opposant deux médecins dans un hôpital régional débouchant sur le refus de l'un d’opérer les patients de l'autre, le directeur général tardant à intervenir, ainsi qu'au cas d'un service de maternité, manquant d'un pédiatre; a signalé les doléances du personnel d'un service organisé autour d'un bloc opératoire fatigué des heures supplémentaires, des plannings non tenus et de ne pas savoir quand s'achèvera la journée de travail, ce qui s'était produit dans l'année dans deux grands hôpitaux régionaux.
La détermination de l'interpellatrice visant à ce que le Conseil d'Etat engage une concertation avec tous les acteurs touchés par le projet de règlement pour qu'une démarche participative favorise une solution consensuelle a été adoptée par le Grand Conseil à la majorité.
C.
Le 21 décembre 2016, le Conseil d'Etat a adopté le Règlement sur l'organisation médicale des hôpitaux reconnus d'intérêt public et sur la rémunération de leurs médecins cadres (ROHMC).
Ce texte, qui a été publié dans la Feuille des avis officiels du 10 janvier 2017,
a la teneur suivante:
"
RÈGLEMENT sur l'organisation médicale des hôpitaux reconnus d'intérêt public et sur la rémunération de leurs médecins cadres (RSV. 810.06.1)
du 21 décembre 2016
LE CONSEIL D'ÉTAT DU CANTON DE VAUD
vu la loi sur la planification et le financement des établissements sanitaires d'intérêt public, en particulier son article 4b
vu la loi sur la santé publique, en particulier ses articles 147 et suivants
vu la Convention intercantonale sur l'Hôpital Riviera-Chablais Vaud-Valais
vu la Convention intercantonale sur l'Hôpital intercantonal de la Broye Vaud-Fribourg
vu la loi sur les Hospices cantonaux, en particulier ses articles 3b et suivants
vu la Convention collective de travail des médecins chefs de la Fédération des hôpitaux vaudois du 22 janvier 2014
vu le préavis du Département de la santé et de l'action sociale (ci-après: le département)
arrête
Art. 1 Objet et but
1
Le présent règlement a pour objet de:
a. définir les principes d'organisation médicale des hôpitaux reconnus d'intérêt public ;
b. fixer des principes et un plafond harmonisés de rémunération de leurs médecins cadres, ainsi que les modalités qui en découlent.
2
Il a pour but de garantir la sécurité, la qualité et la continuité des prestations fournies par les hôpitaux d'intérêt public inscrits sur la liste LAMal, ainsi que des conditions de concurrence équitables entre ces hôpitaux.
Art. 2 Champ d'application
a) Hôpitaux
1
Le présent règlement s'applique à tous les hôpitaux reconnus d'intérêt public, y compris au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), ainsi que, sous réserve de l'approbation du Conseil d'Etat du canton du Valais, respectivement du canton de Fribourg, à l'Hôpital Riviera-Chablais Vaud-Valais et à l'Hôpital intercantonal de la Broye Vaud-Fribourg.
2
Le règlement s'applique également aux hôpitaux dont l'activité n'est pas intégralement ou essentiellement reconnue d'intérêt public. Sur demande motivée, les articles 3 et suivants du règlement sur les conditions de travail applicables au personnel exerçant dans les établissements sanitaires reconnus d'intérêt public et des organisations de soins à domicile admises à pratiquer à charge de l'assurance obligatoire des soins (RCTrLAMal) s'appliquent par analogie.
Art. 3 b) Médecins cadres
1
Sont considérés comme "médecins cadres" au sens du présent règlement les médecins qui pratiquent sous leur propre responsabilité médicale et, à ce titre, décident de l'hospitalisation d'un patient ou en délèguent la décision, à savoir notamment les médecins suivants:
a. médecins chefs responsables de service;
b. médecins chefs;
c. médecins adjoints.
2
Les médecins agréés sont également considérés comme des "médecins cadres" au sens du présent règlement dans la mesure prévue par l'article 15.
3
Ne sont pas considérés comme "médecins cadres" au sens du présent règlement:
a. les médecins assistants;
b. les médecins chefs de clinique et chefs de clinique adjoints;
c. les médecins hospitaliers;
d. les médecins stagiaires.
4
Le responsable médical de l'établissement, dans sa fonction de directeur médical et en tant que membre de la direction générale, n'est pas concerné par le présent règlement.
Art. 4 Organisation médicale des hôpitaux
1
Chaque service employant trois médecins chefs ou plus est placé sous la responsabilité d'un médecin, au sens de l'article 11bis de la Convention collective de travail des médecins chefs de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV) du 22 janvier 2014 et du cahier des charges qui lui est annexé. En accord avec la direction de l'hôpital, cette responsabilité peut être partagée dans les services composés de moins de trois médecins chefs. Dans ce cas, la répartition des responsabilités doit être consignée dans un document accessible en tout temps par la direction de l'hôpital.
Art. 5 Type d’engagement
1
Le médecin cadre est un employé de l'hôpital engagé par un contrat de travail de droit privé, hormis au CHUV, où ce contrat relève du droit public. Les hôpitaux peuvent toutefois s'attacher les services de médecins agréés exerçant à titre indépendant par un contrat de mandat, dans la mesure prévue par l'article 15.
2
Un médecin chef responsable de service ou médecin chef ne peut pas être engagé à un taux d'activité inférieur à 50%.
3
Le médecin cadre engagé à temps partiel a la possibilité d'exercer son activité dans un autre cadre. Les modalités doivent être négociées préalablement avec l'hôpital en regard des principes de non-concurrence et conformément à la loi sur le travail.
Art. 6 Temps de travail et présence dans l'hôpital
1
Le taux d'activité d'un médecin cadre engagé à 100% correspond à 10 demi-journées par semaine, hors les heures de piquet. Il est réduit proportionnellement en cas d'exercice d'autres activités.
2
Le temps de travail du médecin cadre comprend le temps dévolu aux patients hospitalisés, aux activités chirurgicales ambulatoires, aux activités ambulatoires en policlinique ou aux urgences de l’hôpital, aux activités en cabinet conformément à l'article 7, alinéa 1, aux tâches d'enseignement et de recherche, à la formation continue nécessaire au maintien du titre de spécialiste et aux autres activités institutionnelles, en particulier à la gestion du service.
3
La direction générale de l'hôpital établit un système de planning mensuel dans lequel sont consignés pour chaque médecin cadre, en regard de son taux d'activité, ses présences et absences journalières ainsi que ses services de piquet. Les plannings sont gérés par les médecins responsables des services pour les besoins du service et sont accessibles à la direction générale de l'hôpital.
Art. 7 Activité en cabinet
1
L'activité en cabinet réalisée par le médecin cadre dans les murs de l'hôpital est exercée à titre dépendant et fait partie du temps de travail.
2
A titre exceptionnel, l'activité en cabinet réalisée par le médecin cadre dans les murs de l'hôpital peut être exercée à titre indépendant. Les relations entre le médecin cadre concerné et l'hôpital font, pour cette activité en cabinet, l'objet d'un contrat écrit et les prestations fournies par l'hôpital doivent être facturées par ce dernier au prix du marché.
3
L'activité en cabinet réalisée par le médecin cadre hors des murs de l'hôpital ne fait en principe pas partie des relations de travail entre le médecin et l'hôpital, sauf accord contraire. Dans ce cas, cette activité est considérée comme réalisée dans les murs de l'hôpital au sens de l'alinéa 2.
4
L'hôpital s'assure que l'activité en cabinet exercée à titre indépendant ne génère pas de conflit d'intérêt préjudiciable à l'activité hospitalière.
Art. 8 Mode de rémunération
1
La rémunération du médecin cadre se compose:
a. d'une part fixe (salaire de base);
b. d'une part variable (au sens notamment des articles 11, 12 et 13 du présent règlement);
c. des indemnités de piquet et de toute autre indemnité relative à la bonne marche de l'hôpital décidée par la direction.
2
L'hôpital favorise la création d'un ou de pools d'honoraires. Cas échéant, la direction générale fixe les modalités d'alimentation et d'utilisation de ce pool après consultation des médecins cadres concernés.
3
Dans tous les cas, le revenu total du médecin cadre est plafonné, proportionnellement à son taux d'activité, à un montant annuel brut de CHF 550'000.- pour un taux d'activité à 100%.
Art. 9 Salaire de base
1
Le salaire de base est calculé selon la fonction et le taux d'activité du médecin cadre, déduction faite de son activité en cabinet à titre dépendant au sens de l'article 7, alinéa 1.
2
Le salaire de base d'un médecin chef s'élève au minimum à CHF 186'000.-.
3
L'activité du médecin agréé est rémunérée conformément à l'article 15.
Art. 10 Indemnités de piquet
1
Le médecin cadre a droit à une indemnité par jour pour chaque piquet de 24 heures effectué personnellement.
2
L'indemnité se monte à CHF 500.- par jour de piquet. Pour des piquets de spécialités médicales assurés par des médecins agréés, une forfaitisation peut être convenue.
3
L'intervention dans le cadre d'un service de piquet réalisée durant les horaires entre 20h et 6h ou durant les jours fériés donne droit à une rémunération supplémentaire ou une compensation en temps en lien avec la prestation fournie.
Art. 11 Revenu de l'activité en cabinet
1
Les prestations ambulatoires en cabinet réalisées dans le cadre d'une activité dépendante pour l'hôpital au sens de l'article 7, alinéa 1 et effectuées personnellement par le médecin cadre donnent droit à une rétrocession équivalant au maximum à 100% de la part médicale du Tarmed sur les honoraires facturés, moins une déduction pour les charges sociales et le contentieux.
2
Toutes les prestations réalisées par le médecin dans le cadre de son activité dépendante sont facturées par l’hôpital.
Art. 12 Revenu de l'activité stationnaire privée et semi-privée
1
Le médecin cadre touche une rétrocession équivalant à une part du chiffre d'affaire facturé pour les actes qu'il a effectués personnellement sur les patients hospitalisés privés et semi-privés. Cette part est fixée par la direction générale de l'hôpital après consultation des médecins concernés.
2
Tous les honoraires médicaux provenant d'une activité sur des patients hospitalisés sont facturés par l'hôpital.
Art. 13 Revenu des activités accessoires en faveur de tiers
1
Les activités accessoires liées à l'activité professionnelle d'un médecin cadre sont exercées avec l'accord préalable de la direction générale de l'hôpital.
2
Les activités accessoires sont facturées par l'hôpital et sont prises en compte dans le calcul du revenu total du médecin soumis à plafonnement.
Art. 14 Heures supplémentaires et congés compensatoires
1
Les heures supplémentaires et congés compensatoires sont réglés en application de l'article 26 de la Convention collective de travail des médecins chefs de la FHV du 22 janvier 2014.
Art. 15 Médecin agréé
1
Le médecin agréé ne peut exercer une activité dépassant un équivalent de quatre demi-journées par semaine au sein de l'hôpital.
2
Le médecin agréé engagé à titre indépendant exerce son activité dans le respect des règles relevant de l'Assurance vieillesse et survivants.
3
Sous réserve de l'article 10, alinéa 2, le médecin agréé est payé à l'acte ou à l'heure, selon les règles fixées par la direction générale. Ces règles précisent notamment les informations à fournir par le médecin agréé sur le volume de son activité et sur les montants financiers correspondants.
4
Une rémunération complémentaire peut être octroyée lorsque le médecin agréé est appelé à intervenir en urgence.
5
La totalité des revenus du médecin agréé tirés de l'hôpital ne peuvent dépasser le plafond de revenu défini à l'article 8, alinéa 3, pro rata temporis.
Art. 16 Dérogations
1
Les hôpitaux d’intérêt public peuvent demander des dérogations à l'application de l'article 5, alinéa 2 et de l'article 15, ainsi que d'une manière générale pour les médecins cadres qui, au moment de l'entrée en vigueur du présent règlement, cesseront leur activité dans les deux ans pour atteinte de l’âge AVS. La demande doit être motivée et adressée au département, qui statue.
Art. 17 Disposition transitoire
1
Les hôpitaux peuvent octroyer une indemnité de piquet à hauteur de CHF 400.- par jour durant l’année 2018.
Art. 18 Exécution et entrée en vigueur
1
Le département est chargé de l'exécution du présent règlement qui entre en vigueur le 1er janvier 2018. Le règlement est complété dans cet intervalle par un accord-cadre avec la profession, issu du partenariat entre le département et la Société vaudoise de médecine (SVM) et destiné à favoriser la relève et l'attractivité de la profession de médecin cadre dans le secteur hospitalier d'intérêt public.
Donné, sous le sceau du Conseil d'Etat, à Lausanne, le 21 décembre 2016.

## Considerations