# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a6c74beb-a292-561a-b1ae-44d5698e15a6
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Par décision du 12 janvier 2017, le service des achats du département des finances, rattaché depuis lors au département des infrastructures (ci-après : le département) a écarté l’offre soumise par l’association Réalise (ci-après : Réalise) suite à l’appel d’offres « Entretien des Espaces Verts » dans le cadre d’un marché public en procédure ouverte, soumis aux accords internationaux, et à l’accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 1994 (AIMP -
L 6 05
).![endif]>![if>
Après vérification du dossier, l’attestation requise selon l’annexe P2+ du dossier d’appel d’offres était incomplète. Il s’agissait de l’attestation certifiant, pour le personnel appelé à travailler sur le territoire genevois, soit que le soumissionnaire était lié par la convention collective de travail applicable à Genève dans la branche pour laquelle il soumissionnait, soit que ledit soumissionnaire avait signé auprès de l’office cantonal de l’inspection et des relations du travail (ci-après : OCIRT) un engagement à respecter les usages en vigueur à Genève dans ladite branche.
2) Le 20 janvier 2017, Réalise a recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision précitée. Elle contestait n’avoir pas fourni l’attestation demandée. Elle était une entreprise « multiactivités ». De ce fait, l’engagement à respecter les usages en vigueur à Genève était couvert par l’attestation fournie. Elle concluait à l’annulation de la décision querellée et à l’enregistrement de son offre. ![endif]>![if>
3) Le 23 février 2017, le département, soit pour lui l’office des bâtiments, a conclu au rejet du recours. Réalise avait transmis une attestation selon laquelle elle s’était engagée à respecter, pour le personnel appelé à travailler sur le territoire genevois, les conditions minimales de travail et de prestations sociales en usage à Genève dans son secteur d’activité, sans toutefois préciser quel était ce secteur d’activité. Les soumissionnaires concurrents l’avaient, quant à eux, mentionné. Le département avait demandé à Réalise des précisions sur sa branche d’activité. La soumissionnaire avait répondu qu’elle était active dans plusieurs secteurs pour lesquels l’OCIRT lui avait demandé son engagement, mais elle n’avait pas démontré qu’elle était signataire de la convention collective ad hoc ou qu’elle s’était engagée à respecter les usages en vigueur dans le secteur d’activité concerné par l’appel d’offres. Le marché avait été adjugé le 3 février 2017. ![endif]>![if>
4) Le 27 février 2017, la détermination du département a été transmise à Réalise, avec un délai au 17 mars 2017 pour indiquer si elle persistait dans son recours, vu l’adjudication intervenue et, dans l’affirmative, exercer son droit à la réplique. ![endif]>![if>
5) Réalise n’a donné aucune suite au courrier précité. ![endif]>![if>
6) Le 6 février 2018, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. ![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1) Le marché public litigieux est principalement soumis à l’Accord GATT/OMC du 15 avril 1994 sur les marchés publics (AMP -
RS 0.632.231.422
), à l’accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur certains aspects relatifs aux marchés publics (
RS 0.172.052.68
), à l’AIMP, à la loi autorisant le Conseil d’État à adhérer à l’accord intercantonal sur les marchés publics du 12 juin 1997 (L-AIMP -
L 6 05.0
), au RMP ainsi qu’à la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
La décision d’exclusion du marché public peut faire l'objet d'un recours auprès de l'autorité juridictionnelle cantonale (art. 15 al. 1 et al. 1bis let. d AIMP et 55 let. c RMP), soit à Genève la chambre administrative de la Cour de justice (art. 3 L-AIMP ; 56 al. 1 RMP ; art 132 al. 1 et 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05