# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c3c3e13d-7eaa-55a2-b102-843787935ec5
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. En date du 9 août 2011, un dossier de candidature relatif à une demande de location d’un appartement de 3.5 pièces a été déposé au nom de B._, auprès de la régie C._ SA, représentante de la société A._ SA, propriétaire de l’appartement. Ce dossier contenait une lettre de motivation manuscrite, un formulaire de demande de location, une déclaration de l’Office des poursuites de la Sarine du 9 août 2011, un acte d’origine du 11 juin 2011, un certificat d’établissement du 12 juillet 2011, ainsi que des décomptes de salaire des mois de mai, juin et juillet 2011. Tous les documents produits étaient établis au nom de l’intimée (cf. bordereau de la demanderesse, pièces 3a à 3f).
Le 12 août 2011, C._ SA a envoyé à l’adresse de l’intimée deux contrats de bail à son nom, l’un portant sur l’appartement 3.5 pièces, l’autre portant sur une place de parc extérieure (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 6). Les deux contrats de bail, munis d’une signature manuscrite, ont été retournés à la demanderesse.
En date du 17 août 2011, un formulaire comportant des coordonnées bancaires relatives à la défenderesse ainsi qu’une demande de commande de plaquettes au nom de la défenderesse ont été adressés à la demanderesse. Elle a également reçu un certificat de cautionnement relatif aux contrats de bail et une procuration en faveur de D._ l’autorisant à établir l’état des lieux d’entrée et à recevoir les clés de l’appartement (cf. bordereau de la demanderesse, pièces 3g, 3h, 4, 5).
B. Par courrier du 4 octobre 2011, la demanderesse a informé B._ qu’elle avait constaté que son nom ne figurait pas sur la boite aux lettres de l’appartement qu’elle louait et qu’elle soupçonnait que d’autres personnes l’occupent, à savoir D._ et E._, de sorte qu’elle lui a octroyé un délai pour clarifier cette situation (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 7).
Par courrier du 14 octobre 2011, la demanderesse a mis B._ en demeure au sens de l’art. 257d CO au motif que le loyer du mois d’octobre n’avait pas été payé et lui a imparti un délai de 30 jours pour régler ce montant, sous peine de résiliation extraordinaire des contrats de bail (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 8).
Par courrier recommandé du 18 octobre 2011, la demanderesse a résilié les contrats de bail à loyer relatif à l’appartement et à la place de parc extérieure pour le 30 novembre 2011 (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 9).
Par courrier du 23 novembre 2011, Me Philippe Gobet, agissant pour le compte de B._, a informé la demanderesse que la signature figurant sur le contrat ainsi que les attestations de salaire produites à l’appui de la demande de location était des faux, de sorte que sa cliente n’était pas liée par les contrats (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 10).
Par lettre du 28 novembre 2011, la demanderesse a indiqué au mandataire de la défenderesse qu’elle considérait qu’un contrat de bail liait effectivement les parties et qu’elle persistait à en demander la résiliation (cf. bordereau de la demanderesse, pièce 11).
Tribunal cantonal TC Page 3 de 16
Par décision du 16 avril 2012 (cause 10 2012 510), le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine a rejeté la requête de mainlevée provisoire de l’opposition formée par B._ au commandement de payer n° fff notifié à l’instance de la demanderesse, au motif que «la falsification de la signature de l'opposante sur ledit contrat de bail a été rendue vraisemblable et que la requérante [soit la demanderesse] n'a pas apporté, par pièces, la preuve d'une éventuelle représentation de l'opposante» (cf. bordereau de la défenderesse, pièce 7).

## Considerations