# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8c464421-d89b-43e3-b1ae-097cf241418f
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A. X._ a bénéficié des prestations de l'aide sociale pour elle et son enfant à compter du mois d'avril 2001. Par décision du 8 février 2002, le Centre social régional de Lausanne (ci-après: le CSR) a réduit le montant de ses prestations à la seule aide octroyée pour l'enfant dans la mesure où la requérante avait entrepris, dès novembre 2001, une formation d'aide-soignante. L'intéressée a recouru devant le Tribunal administratif contre cette décision le 7 mars 2002, faisant en substance valoir que l'aide ainsi réduite ajoutée à ses revenus (soit une rente de veuve et une modeste bourse d'étude) ne suffisaient pas à lui assurer le minimum vital, compte tenu notamment de ses frais de formation.
B. L'autorité intimée a conclu au rejet du recours par acte du 9 avril 2002. La procédure a été suspendue le 29 avril suivant, jusqu'à droit connu sur l'issue d'une autre procédure ayant soulevé la même question de principe de savoir si l'aide sociale pouvait être octroyée à un étudiant lorsque sa bourse d'étude, arrêtée par une décision entrée en force, s'avérait ensuite insuffisante. Copie du jugement de principe répondant à cette question par la négative (dans la cause PS 2002/0032) a été adressée aux parties le 12 mars 2003; invitée à faire savoir au tribunal si elle était disposée à retirer son pourvoi, qui paraissait ainsi voué à l'échec, la recourante a renoncé à se déterminer.

## Considerations

Considérant en droit:
Selon la jurisprudence du Tribunal administratif, dont les parties ont connaissance (arrêts PS 2002/0082 du 5 mars 2003 et PS 2002/0032 du 7 mai 2003), celui qui effectue des études ne peut pas prétendre à des prestations de l'aide sociale. Dès lors en effet que la personne qui entreprend des études, telle la recourante, est en mesure d'exercer une activité lucrative afin d'assurer son entretien, on considère qu'il lui incombe de mettre en valeur cette capacité de gain avant d'avoir recours à l'aide sociale, celle-ci n'étant destinée qu'à mettre fin à des situations d'indigence et non pas à concrétiser un droit à la formation.
Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que l'autorité intimée a renoncé à allouer des prestations en faveur de la recourante pour n'octroyer à celle-ci que la part proportionnelle d'aide sociale revenant à son fils.