# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6fd82052-1c2e-50dc-b2db-9f9d8444bdd3
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par écrit daté du 1er septembre 2021 et remis à la poste le 2 septembre 2021, A._ a déposé plainte pénale contre B._ et C._ pour « Violation du art 29, 12, Constitution fédéral violé, Crime contre l’humanité art. 101 CP, 1- sont imprescriptibles, b. les crimes contre l’humanité, art. 264 Cp, lettre c. Art. 97 LEI-pour tirer toutes les conclusions de l’infraction doit être appliquée le droit. Violation –art.29 al. 1 Cst (déni de justice formel). Art. 4 (CEDH) [sic] ». Elle a alors indiqué que l’infraction avait été commise en 2018 à la Crèche D._, à E._. A l’appui de sa plainte, elle a allégué ce qui suit : « J’ai été contrainte au travail forcé et exploité par le travail organisé par le service social de la commune de E._ avec la organisation de la B._, responsable de mon dossier en assistance social forcé, en raison des actes de la responsabilité de la administration du Etat de Fribourg, violant la constitution fédéral suisse, et les droits fondamentales inscrits à la cour des droits de l’homme. Forcé a travail pendant deux mois et trois semaines das cette crèche référencer sans contrat de travail, sans aucun salaire, aucune couverture social, ou autre moyen de rétribution, atteinte direct à mes droits, comme violation des droits administratives dans le cantons de Fribourg. J’ai subi un accident de travail en sortent de cette crèche en cause les raisons climatiques ce jour, une glissade et fractures occasionnés. Preuves de toute une documentation recueilli, et que sont annexes à la plainte pénal. Toute la discrimination mené par le service social de E._, doit être poursuivi sur toute la ligne vu au que précède ses actes de violation aux droits, établis. Toutes mes voies de recours sont ouvertes à d’autres instances judiciaires a partir de cette date [sic] ». Elle a encore indiqué faire valoir des conclusions civiles de CHF 650'000.- pour dommages et intérêts et/ou CHF 250'000.- de tort moral.
B. Par courrier daté du 28 janvier 2022 remis à la poste le 3 février 2022, A._ a interjeté recours pour « retard injustifié, déni de justice, violation de la constitution fédéral suisse, crime contre la humanité, esclavage, dommages et tort moral [sic] ». Dans ledit courrier, la recourante évoque les nombreuses plaintes déposées par son mari, dont notamment une dénonciation à la Commission du bureau contre les membres de l’étude d’avocats ayant défendu celui-ci.
Invitée par le Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal à préciser ses intentions, A._ a, par courrier du 3 février 2022, confirmé que son écrit du 28 janvier 2022 était bien un recours pour déni de justice. Par le même courrier, elle a requis d’être mise au bénéfice de l’assistance judiciaire.
C. Invité à se déterminer, le Ministère public s’est exécuté par courrier du 10 février 2022. Il a indiqué que la plainte de la recourante s’inscrit dans un contexte de nombreuses plaintes pénales déposées par son mari et qu’il importe dès lors d’analyser s’il s’agit de faits nouveaux ou de faits déjà allégués dans une précédente plainte. Il a ajouté que, à réception de la plainte, il en a pris connaissance et estimé qu’aucun acte de procédure immédiat n’était demandé ni indiqué. Il a encore précisé qu’un projet de décision lui a été remis récemment, qu’il doit encore le corriger et qu’il procèdera à son envoi une fois le dossier revenu et l’arrêt sur le recours rendu. Il a conclu au rejet du recours, arguant qu’un délai de 5 mois entre le dépôt d’une plainte et la reddition d’une décision n’était pas encore constitutif de déni de justice.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 20 al. 1 let. b et 393 al. 2 let. a du code de procédure pénale (CPP ; RS 312.0), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi sur la justice (LJ ; RSF 130.1), la voie du recours pour déni de justice et retard injustifié à la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après: la Chambre) est ouverte.
1.2. Le recours pour déni de justice et retard injustifié n’est soumis à aucun délai aux termes de l’art. 396 al. 2 CPP.
1.3. En tant que partie à la procédure, A._ a qualité pour recourir.