# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** aa98352e-a9c6-5f29-b622-8a374bf0703a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/13508/2017
rendu le 19 octobre 2017, le Tribunal de première instance a, statuant sur demande en révision, déclaré irrecevable la demande en révision déposée le 30 janvier 2017 par A_ contre le jugement
JTPI/8187/2015
rendu le 7 juillet 2015 par le Tribunal de première instance (chiffre 1 du dispositif), arrêté les frais judiciaires à 800 fr., compensés avec l'avance versée par A_, celle-ci étant laissée à sa charge et ordonnant la restitution du solde de l'avance à concurrence de 200 fr. à ce dernier (ch. 2), condamné A_ à payer à B_ un montant de 500 fr. à titre de dépens (ch. 3) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4).
Le Tribunal a, en substance, considéré que pour autant que le délai de 90 jours suite à la connaissance des faits fondant la demande en révision ait été respecté, aucun motif de révision n'existait et ne justifiait de rouvrir l'instance antérieure.
B.
Par acte intitulé "appel" déposé le 21 novembre 2017 au greffe de la Cour de justice, A_ conclut à l'annulation du jugement en question et, cela fait, à l'annulation du jugement
JTPI/8187/2015
du Tribunal, à ce qu'il soit dit que son mariage contracté le _ 2007 à _ [GE] avec B_ n'est pas dissous par le divorce, sous suite de frais et dépens. Subsidiairement, il conclut à l'annulation du jugement attaqué et au renvoi de la cause au Tribunal pour nouvelle décision. Il fait grief au Tribunal d'avoir violé l'art. 328 CPC ainsi que son droit d'être entendu protégé par l'art. 29 al. 2 Cst., s'estimant victime d'une machination de son ancienne épouse quant à la procédure de divorce ayant abouti au prononcé de celui-ci, sans participation de sa part.
Par acte intitulé "réponse à l'appel" déposé au greffe de la Cour de justice le 29 janvier 2018, B_ conclut au rejet du recours et à la confirmation du jugement du Tribunal, son ancien époux n'apportant aucun fait nouveau ni aucune preuve nouvelle, ses griefs devant être rejetés, tous les actes de la procédure de divorce lui ayant été notifiés dans les formes et à son adresse à Genève, telle qu'elle ressortait de l'OCP.
Par détermination reçue par le greffe de la Cour le 19 février 2018, A_ a persisté dans sa position.
C.
Ressortent pour le surplus de la procédure les faits pertinents suivants :
B_, née _ le _ 1964 à _ au Maroc, de nationalité suisse et A_, né le _ 1952 à _ au Maroc, de nationalité marocaine, se sont mariés le _ 2007 à _ [GE]. Aucun enfant n'est issu de cette union. L'adresse des époux était au _ à _.
A_ a vécu, dès peu après le mariage, la plupart du temps au Maroc, ne revenant à Genève qu'environ deux mois par année.
Le 18 septembre 2014, B_ a déposé une demande unilatérale en divorce contre son époux. Celui-ci, alors en séjour au Maroc, a été informé par courrier du conseil de l'épouse du 25 septembre 2014 adressé à son lieu de séjour au Maroc, de l'ouverture d'une procédure à Genève. Son attention était attirée sur le fait que les convocations et les actes de la procédure lui seraient adressés à son adresse à Genève, de sorte qu'il était invité à prendre des dispositions pour avoir connaissance de la procédure. Il conteste avoir reçu ce courrier.
Les parties ont été convoquées par le Tribunal en audience de conciliation pour le 1
er
décembre 2014. L'époux n'était pas présent à cette audience, sa convocation ayant été retournée avec la mention "non réclamé".
Suite à l'introduction de la demande, un délai, initialement fixé au 5 janvier 2015 puis prolongé au 19 mars 2015, a été imparti à A_ pour répondre, ce qu'il n'a pas fait.
Le Tribunal a ensuite cité les parties à une audience fixée pour le 18 mai 2015, puis à une audience de plaidoiries finales pour le 8 juin 2015. Les deux convocations ont été retournées au Tribunal avec la mention "non réclamé". A_ ne s'est pas présenté aux audiences.
Le 17 juillet 2015, le Tribunal a rendu un jugement par lequel il a prononcé le divorce des parties, notamment. Ce jugement a été notifié à A_ par pli recommandé, retourné au Tribunal avec mention "non réclamé".
A_ a déposé le 30 janvier 2017 auprès du Tribunal une demande en révision du jugement en question, au motif qu'il n'avait jamais eu connaissance de la demande en divorce à l'époque de la procédure et n'avait appris la teneur du jugement qu'en novembre 2016 au moment du renouvellement de son permis de séjour.
L'avis d'échéance du permis et demande de renouvellement lui avait été adressé par l'Office cantonal de la population et des migrations à son adresse _ à _ [GE].

## Considerations

EN DROIT
1. 1.1
Selon l'art. 332 CPC, la décision sur la demande en révision peut faire l'objet d'un recours.