# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ba518aad-3cba-430b-ba8c-ad53df990d13
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_002
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
Par arrêt du 2 avril 2015, le Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré irrecevable le recours que B.X._ et A.X._ ont déposé contre la décision rendue le 10 novembre 2014 par le Conseil d'Etat du canton du Valais déclarant irrecevable pour défaut d'avance de frais le recours que ces derniers avaient interjeté contre la décision du Service de la population et des migrants révoquant leur autorisation d'établissement. Les intéressés n'avaient pas exposé en quoi l'irrecevabilité était contraire au droit de procédure cantonal.
2.
Par courrier du 27 avril 2015, B.X._ et A.X._ adressent au Tribunal fédéral un recours contre l'arrêt du 2 avril 2015. Ils exposent les circonstances qui ont eu une influence sur leur vie professionnelle et leur situation financière ainsi que sur les efforts récents qu'ils ont consentis récemment et demandent au moins implicitement l'annulation de la révocation de leurs autorisations d'établissement.
3.
Le recours en matière de droit public, sauf dans les cas cités expressément par l'art. 95 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), ne peut pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. En revanche, il est toujours possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à un droit fondamental (ATF 135 III 513 consid. 4.3 p. 521 s.; 133 III 462 consid. 2.3 p. 466). Il appartient toutefois à la partie recourante d'invoquer de tels griefs et de les motiver d'une manière suffisante (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254). S'agissant de l'application arbitraire du droit cantonal, celle-ci doit donc préciser en quoi l'acte attaqué serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; 128 I 295 consid. 7a p. 312).
En l'espèce, l'irrecevabilité pour défaut de motivation et pour dépôt tardif de l'avance de frais relève du droit cantonal de procédure. Il appartenait donc aux recourants d'exposer en quoi l'instance précédente aurait, le cas échéant, appliqué de manière arbitraire le droit cantonal, ce qu'ils n'ont pas fait, en violation des exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF.
4.
Le recours est ainsi manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. b LTF) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. Succombant, les recourants doivent supporter les frais de la procédure fédérale solidairement entre eux (art. 66 al. 1 et 5 LTF). Il n'est pas alloué de dépens (art. 68 al. 1 et 4 LTF).

## Considerations