# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** efcedb30-91b7-5b10-af31-46b31a3bc9e3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur C_, domicilié à Genève, s’est inscrit à la session d’examens d’avril 2010 organisée par la commission d’examen des taxis (ci-après : commission d’examen), rattachée au service du commerce (ci-après : Scom), qui dépend du département des affaires régionales, de l’économie et de la santé (ci-après : DARES) en vue de l’obtention de la carte professionnelle de chauffeur de taxi.
2. Par courrier du 17 mai 2010, le Scom l’a avisé qu’il avait réussi les épreuves pour les modules « Anglais » et « Topographie pratique » mais qu’il n’avait pas obtenu la moyenne requise dans les modules « Lois et règlements » et « Topographie théorique ». Il avait la possibilité de se présenter à une session d’examens complémentaires du 14 au 18 juin 2010.
3. Le 21 mai 2010, M. C_ s’est inscrit à ladite session en vue de passer à nouveau les épreuves relatives aux deux modules auxquels il avait échoué.
4. Le 29 juin 2010, le Scom a écrit à M. C_. Ce dernier n’avait pas obtenu la moyenne dans le module « Topographie théorique », selon procès-verbal d’examens annexé. La voie de la réclamation lui était ouverte. Les conditions dans lesquelles il avait la possibilité de se présenter à une nouvelle session lui étaient rappelées, ainsi que les cas dans lesquels une telle inscription était impossible.
Selon le procès-verbal d’examens, il avait obtenu les notes suivantes : 5 à l’épreuve orale « Anglais », 5 à l’épreuve « Topographie pratique », 6 à l’épreuve écrite « Lois et règlements » et 3,5 à l’épreuve orale « Topographie théorique ».
5. Le 13 juillet 2010, M. C_ a écrit au Scom. Se référant à l’art. 40 du règlement d’exécution de la loi sur les taxis et limousines (transport professionnel de personnes au moyen de voitures automobiles) du 4 mai 2005 (RTaxis H 1 2 05), il demandait que la réussite de son examen soit constatée, dès lors qu’il remplissait les conditions, au vu de ses notes.
6. Le 4 août 2010, le président de la commission d’examen a rejeté sa réclamation. M. C_ n’avait pas compris le sens de l’art. 40 RTaxis. Celui-ci ne prévoyait pas qu’une note de 3,5 était forcée à 4, mais que les barèmes allaient de 0 à 6 points avec la possibilité de mettre des demi-points. Dans son cas, il avait commis vingt-huit fautes à l’épreuve de « Topographie théorique », ce qui correspondait, selon le barème établi, à une note de 3,5. Pour obtenir 4, il n’aurait pas dû dépasser vingt-six fautes. A ce courrier était annexé le barème appliqué pour l’examen en question, précisant la note attribuée en fonction du nombre de fautes commises. Une note de 3,5 était accordée si le candidat commettait entre vingt-sept et trente-deux fautes.
7. Par courrier posté le 20 août 2010, M. C_ a interjeté recours auprès du Tribunal administratif contre la décision précitée. Il admettait avoir mal interprété la loi. Il recourait contre la décision du Scom, demandant qu’une solution soit trouvée pour qu’il puisse se lancer dans la profession de chauffeur de taxi. Malgré une moyenne générale de 4.875, il lui manquait un demi-point pour obtenir la moyenne de 4 à l’examen « Topographie théorique ». Il échouait pour deux erreurs de trop et demandait que son cas soit traité avec indulgence.
8. Le 10 septembre 2010, le Scom a transmis le dossier de M. C_ au Tribunal administratif.
9. Le 11 octobre 2010, le Scom a conclu au rejet du recours. Le barème de l’examen « Topographie théorique » pour chauffeur de taxis ou limousines ne permettait pas de dérogations. La note était attribuée en fonction du nombre de fautes et la note de 3,5 était conforme au barème d’évaluation.
Dans le dossier produit par le Scom, figurait une copie des réponses de M. C_ à l’examen « Topographie théorique ». Celui-ci consistait en un questionnaire à choix multiples dans le cadre duquel le candidat devait désigner le parcours le plus adéquat pour se rendre à certaines destinations à partir de certains points. Il avait commis vingt-huit fautes selon le corrigé.
10. Les parties ont été informées le 13 octobre 2010 que la cause était gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT