# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bcaf6d1a-eb18-4298-85c6-d9eb00753cfa
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par courrier du 5 avril 2016, les appelants A._, W._ et Z._ ont déclaré retirer leur appel déposé le 24 mars 2016 contre l’ordonnance de mesures p
rovisionnelles du 15 mars 2016 rendue par le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne et confirmant l’ordonnance de mesures superprovisionnelles du 3 mars 2016, par laquelle ordre avait été donné aux appelants et à tous les occupants des parcelles n
os
[...] et [...] de la X._, sises rue [...], [...], propriété de l’intimée, d’évacuer ces parcelles et de les rendre libres de toutes personnes et objets d’ici au 8 mars 2016 à 12 heures, sous la menace de la peine d’amende prévue par l’art. 292 du Code pénal suisse en cas d’insoumission à une décision de l’autorité.
Il convient d’en prendre acte et de rayer la cause du rôle (art. 241 al. 3 CPC [Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272]), ce qui relève de la compétence du juge délégué de la Cour de céans (art. 43 al. 1 let. a CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010, RSV 211.02]).
2.
La restitution de l’effet suspensif, requise par les appelants dans le cadre de leur appel, a été refusée par décision du 29 mars 2016 de la Juge de céans, après que l’intimée ait pu se déterminer à ce sujet.
En vertu de l’art. 315 al. 4 let. b CPC, l’ordonnance querellée est dès lors demeurée exécutoire pendant la procédure d’appel au sens de l’art. 336 al. 1 let. a CPC (Jeandin, CPC commenté, 2011, n. 12 art. 315 CPC et n. 5 ad art. 336 CPC). L’évacuation ordonnée dans l’ordonnance entreprise a du reste fait l’objet d’une exécution forcée le 30 mars 2016.
3.
Le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 11 TFJC [tarif du 28 septembre 2010 des frais judiciaires civils ; RSV 270.11.5]).
Les appelants, solidairement entre eux, verseront à l’intimée – qui s’est déterminée sur la requête de restitution de l’effet suspensif après avoir été invitée à le faire par la Juge de céans et qui a obtenu gain de cause à cet égard – des dépens de deuxième instance arrêtés à 300 fr. (art. 106 al. 1 CPC; art. 3 al. 2 et 3 TDC [tarif des dépens en matière civile, RSV 270.11.6]).

## Considerations