# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b6fa0c97-88f1-59bf-abde-d83b36acfd3c
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Par décision du 12 février 2010, confirmée sur opposition le 15 juillet 2010, puis sur recours le 5 septembre 2012 (bbb), la Caisse de compensation du canton de Fribourg (ci-après la Caisse) a réclamé à A._, domicilié à C._, ancien président de l'association D._, dissoute, le montant de 6'786 fr. 50 à titre de dommage que lui a occasionné le non-paiement des cotisations sociales AVS/AI/APG/AC dues par cette association pour l'année 2008 et la période de janvier à mars 2009.
B. Par décision du 26 janvier 2011, la Caisse a réclamé à l'assuré le montant de 45'287 fr. 45 à titre de dommage que lui a occasionné le non-paiement des cotisations sociales AVS/AI/APG/AC dues par l'association pour la période de juin à décembre 2007, l'année 2008 et l'année 2009.
Statuant sur opposition le 13 février 2013, la Caisse a annulé les factures portant sur les cotisations de l'année 2009, l'association n'ayant pas eu de personnel cette année-là, et a réduit le montant réclamé à 16'320 fr. 75.
C. Le 18 mars 2013, l'assuré, représenté par Me Christian Delaloye, interjette recours contre cette décision, concluant sous suite de frais et dépens à l'annulation de la décision attaquée et à la confirmation de la décision du 12 février 2010. A l'appui de ses conclusions, il estime que, par sa décision du 26 janvier 2011, la Caisse a voulu modifier sa décision du 12 février 2010, mais qu'elle ne pouvait plus le faire, les conditions d'une reconsidération, d'une révision ou d'une révocation n'étant pas remplies.
Dans ses observations du 19 avril 2013, la Caisse maintient sa position.
Le 27 mai 2013, le recourant indique n'avoir aucun élément à apporter à la détermination de la Caisse.
Aucun autre échange d'écriture n'a été ordonné entre les parties.
Il sera fait état des arguments, développés par elles à l'appui de leurs conclusions, dans les considérants en droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

## Considerations

en droit
1. Interjeté en temps utile et dans les formes légales auprès de l'autorité judiciaire compétente par un assuré directement touché par la décision attaqué et dûment représenté, le recours est recevable.
2. Le recourant soutient que la Caisse a voulu, par sa décision en réparation du dommage du 26 janvier 2011, modifier sa première décision du 12 février 2010, alors que cela n'est pas possible puisque tant les conditions de la révision que celles de la reconsidération ne sont pas remplies. De plus, elle se serait basée sur les mêmes faits pour rendre lesdites décisions.
a) Aux termes de l'art. 35 al. 1 du Règlement du 31 octobre 1947 sur l'assurance-vieillesse et survivants (RAVS; RS 831.101), les employeurs doivent verser périodiquement des acomptes de
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cotisations pendant l'année. Pour fixer les acomptes, la caisse de compensation se base sur la masse salariale probable. L'art. 36 RAVS ajoute que la caisse de compensation établit le solde entre les acomptes versés et les cotisations effectivement dues, sur la base du décompte de salaire que doivent fournir les employeurs au terme de la période de décompte qui comprend une année civile. Si les indications nécessaires au décompte ne sont pas fournies ou si les cotisations d'employeurs ou de salariés ne sont pas payées, la caisse fixera les cotisations dues dans une taxation d'office (cf. art. 38 RAVS).
b) La question de l'application de l'art. 53 LPGA, relatif à la révision et à la reconsidération, peut rester ouverte, dès lors que les deux décisions de l'autorité intimée, comme nous allons le voir, ne portent pas sur le même objet.
La décision du 12 février 2010 portait sur deux factures, à savoir la facture 2008/0004 concernant la période d'octobre 2008 à décembre 2008, pour un montant forfaitaire de 4'207 fr. 25, ainsi que la facture 2009/0001 concernant le récapitulatif de l'année 2008 pour un montant de 2'579 fr. 25.
Le montant de la décision du 26 janvier 2011, concernant un montant total de 45'287 fr. 45, a été réduit suite à l'opposition du recourant: à l'exception des frais de taxation, de sommation et de poursuite, les factures relatives à l'année 2009 ont été annulées. Ainsi, la décision sur opposition du 13 février 2013 portait sur la facture 2008/0001 relative à la période de janvier 2008 à mars 2008, pour un montant forfaitaire de 4'312 francs, sur la facture 2008/0002 concernant le récapitulatif pour la période de juin à décembre 2007, pour un montant de 5'931 fr. 05, et pour la période d'avril 2008 à juin 2008, pour un montant forfaitaire de 5'045 francs.
Les caisses de compensation sont tenues de par la loi de facturer durant l'année des acomptes, puis d'établir au terme de la période de décompte le solde entre les acomptes versés et les cotisations effectivement dues. Bien que cela ne soit pas d'une limpidité exemplaire, les inscriptions comportant le mot "forfait" figurant sur les divers documents de la Caisse (par exemple dans les décisions de réparation du dommage) doivent être comprises comme étant relatives aux acomptes, tandis que celles comportant le mot "récapitulation" ont trait à l'établissement du solde entre les acomptes versés et les cotisations effectivement dues. Par ailleurs, le montant figurant dans la récapitulation des cotisations pour l'année 2008 (soit 2'579 fr. 25) est trop faible par rapport à la somme des acomptes 2008 (soit 19'495 fr. 30 selon la décision sur opposition du 13 février 2013) pour être autre chose que le solde établi après la période de décompte.
Partant, la Cour constate que les factures 2008/0004 et 2009/0001 traitées par la décision du 12 février 2010 et les factures 2008/0001 et 2008/0002 traitées par la décision du 13 février 2013 ne se recouvrent pas entièrement quant aux périodes concernées et ne portent pas sur le même objet. En effet, certains montants sont relatifs aux acomptes, tandis que d'autres concernent le solde établi en fin de période. De ce fait, par sa deuxième décision, la Caisse n'a pas voulu modifier sa décision du 12 février 2010. C'est ainsi à juste titre qu'elle a rendu une deuxième décision de réparation du dommage le 21 janvier 2011.
c) Le recourant ne conteste pas avoir la qualité d'employeur, ni devoir les frais de taxation, de sommation et de poursuite relatifs à l'année 2009. La Cour ne voit pas, sur la base du dossier, de raison de revoir ces aspects, d'autant plus que la qualité d'employeur de l'assuré a été constatée par arrêt de la Cour de céans du 5 septembre 2012.
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Celui-ci requiert la production du dossier du Juge de police de l'arrondissement de la Sarine. Il n'allègue cependant pas en quoi ce dossier serait utile à la présente procédure. Au demeurant, le tribunal des assurances sociales n'est pas lié par un jugement pénal rendu dans la même affaire (SVR AVS 2005 no 15 48).
3. a) Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée.
b) Selon le principe de la gratuité de la procédure prévalant en la matière, il n'est pas perçu de frais de justice.
c) Le recourant n'ayant pas eu gain de cause, il n'a pas droit à des dépens.