# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 753f0655-30c9-5eff-8eea-f0ca9f90f73a
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Le 11 juillet 2021, A._ a été arrêté car il était soupçonné de s’adonner à un trafic important de marijuana et de haschisch. Le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) l’a placé en détention provisoire le 14 juillet 2021 jusqu’au 9 septembre 2021.
Le 7 septembre 2021, le Ministère public a sollicité la prolongation de cette détention jusqu’au 9 décembre 2021. Le Tmc, après avoir prolongé provisoirement la mesure de contrainte le 8 septembre 2021, a admis cette requête le 20 septembre 2021. Il a toutefois mis les frais judiciaires par CHF 250.- à la charge de l’Etat, tenant compte du fait que la demande de prolongation n’avait pas été déposée dans le délai de quatre jours de l’art. 227 al. 2 CPP.
Le 7 décembre 2021, le Ministère public a sollicité une nouvelle prolongation de la détention provisoire, cette fois-ci pour une durée d’un mois. Le Tmc a prolongé provisoirement la détention le 8 décembre 2021. Le 13 décembre 2021, A._ s’est opposé à la prolongation de sa privation de liberté, étant prêt à se plier à des mesures de substitution; il a requis du Tmc qu’il constate que le Ministère public n’avait à nouveau pas respecté le délai de quatre jours, portant atteinte à sa dignité humaine et au traitement équitable de sa cause.
Par décision du 20 décembre 2021, le Tmc a prolongé la détention provisoire de A._ jusqu’au 9 janvier 2022. A nouveau, le Tmc a mis les frais judiciaires à la charge de l’Etat compte tenu du non-respect du délai de l’art. 227 al. 2 CP, tout en précisant que ce retard s’expliquait en raison du fait que le Ministère public avait procédé à une audition le 6 décembre 2021. Le Tmc a retenu l’existence de soupçons manifestes d’infractions graves à la LStup et de risques de collusion et de réitération.
Le 21 décembre 2021, A._ a déposé une demande de mise en liberté, relevant notamment que le Tmc aurait dû se prononcer sur la demande de prolongation jusqu’au 18 décembre 2021, ce qu’il n’avait pas fait.
B. Le 3 janvier 2022, A._ a déposé un recours contre la décision du 20 décembre 2021. Il a conclu à ce qu’elle soit annulée, sa libération immédiate étant ordonnée. Il a également conclu à ce que l’illicéité de sa détention à compter du 18 décembre 2021 soit constatée, une indemnisation à hauteur de CHF 200.- par jour de privation de liberté lui étant allouée depuis cette date jusqu’à sa privation de liberté.
Le 3 janvier 2022 également, A._ a déposé un recours pour déni de justice, concluant à ce qu’il soit constaté que le Tmc n’avait pas statué sur sa demande de mise en liberté dans le délai de trois jours de l’art. 228 al. 2 CPP. Il a réclamé une indemnité pour tort moral de CHF 5'000.- à charge de l’Etat, et sa mise en liberté immédiate, avec suite de frais.
C. Le 3 janvier 2022, le Ministère public a demandé au Tmc de prononcer la mise en liberté de A._ moyennant la mise en place de mesures de substitution visant à pallier le risque de réitération, le danger d’une collusion n’étant plus invoqué. Par courriel du 4 janvier 2021, A._ a indiqué qu’il acceptait les mesures de substitution proposées. Le Tmc les a dès lors avalisées par décision du même jour et le recourant a été libéré le 5 janvier 2022.
Le Tmc a répondu au recours du 6 janvier 2021 contre sa décision du 20 décembre 2021; il a conclu à son rejet.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 6
Le Ministère public a renoncé à se déterminer le 6 janvier 2022.
Invité à déposer une éventuelle ultime détermination jusqu’au 12 janvier 2022, A._ ne s’est pas manifesté.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Aux termes de l’art. 30 CPP, si des raisons objectives le justifient, le ministère public et les tribunaux peuvent ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales.
En l’espèce, les deux recours déposés par A._ concernent la prolongation de sa détention provisoire, respectivement sa demande de libération. Il se justifie ainsi de joindre les causes 502 2022 3 et 502 2022 4.