# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b178f444-f6a0-525a-908a-02744be58fbc
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par courrier expédié le 23 octobre 2018, A_ a annoncé appeler du jugement du Tribunal de police, dont les motifs lui ont été notifiés le 16 octobre 2018, par lequel il a été acquitté de l'infraction routière commise le 11 mars 2016 par le conducteur du véhicule [de la marque] C_ immatriculé en France 1_, mais reconnu coupable de violations simples des règles de la circulation routière (art. 90 al. 1 de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 [LCR -
RS 741.01
]) pour des infractions commises entre les 5 et 26 février 2017.
Il a été condamné à une amende de CHF 2'500.- (peine privative de liberté de substitution : 25 jours) et aux frais de la procédure s'élevant à CHF 1'308.-.
b.
Au terme de sa déclaration d'appel du 16 octobre 2018, il conclut à son acquittement.
c.
Selon les ordonnances pénales (ci-après également : OP) du Service des contraventions (ci-après : SDC) n° 2_, 3_, 4_, 5_, 6_, 7_, 8_, 9_, 10_, 11_, 12_, 13_, 14_, 15_, 16_, 17_, 18_, 19_, 20_ et 21_, il est reproché à A_, d'avoir commis à Genève, entre le 5 et le 26 février 2017,
19 dépassements de la vitesse maximale autorisée, allant de 1 à 21 km/h, ainsi qu'un non-respect d'un signal lumineux, alors qu'il était au volant du véhicule [de la marque] D_ immatriculé 22_ (ci-après : le véhicule D_), détenu par son précédent employeur, la société E_.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :
a.
A teneur des avis au détenteur, amendes d'ordre et photos radar joints aux ordonnances pénales susmentionnées, les 5, 11, 12, 13, 14, 16, 17, 18 et 26 février 2017, le conducteur du véhicule D_ immatriculé 22_ avait contrevenu aux règles de la circulation routière à 20 reprises, dans les circonstances qui suivent :
- le 5 février 2017, à 05h43, à la route de _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 16 km/h ;
- le 11 février 2017, à 06h48 et 06h51 à la route _ et à 07h10 à la route
de _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 6, 7 et 1 km/h, tandis qu'un signal lumineux n'avait pas été respecté à 13h09 à la hauteur de la route _ ;
- le 12 février 2017, à 05h53 à _ et à 06h53 à la route de _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 18 et 5 km/h ;
- le 13 février 2017, à 06h22 à la route de la _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 1 km/h ;
- le 14 février 2017, à 21h01 à la route de la _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 9 km/h ;
- le 16 février 2017, à 20h53 au quai _ et à 21h22 à l'avenue _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 6 km/h ;
- le 17 février 2017, à 17h15 à la route de _ et à 17h18 à la route de _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 3 et 1 km/h ;
- le 18 février 2017, à 06h56, 07h41 et 09h12 à la route de la _, à 06h58 et 07h37 à la route de _, ainsi qu'à 08h01 à la route de _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 6, 8, 13 (à trois reprises) et 21 km/h ;
- le 26 février 2017, à 09h04 à la route de la _, la vitesse autorisée avait été dépassée de 16 km/h.
b.
A la suite de l'envoi des amendes d'ordre liées aux susdites 20 ordonnances pénales par courrier des 23 février (OP n° 2_), 13 (OP n° 3_, 4_, 7_ et 8_), 14 (OP n° 5_, 6_, 9_, 10_, 11_, 12_, 13_, 14_, 15_, 16_, 17_, 18_, 20_), 16 (OP n° 19_) et 21 mars 2017 (OP n° 21_), E_ a fait savoir, par lettre recommandée du 27 mars 2017, que le conducteur du véhicule D_ qui avait commis les infractions reprochées était A_.
c.a.
Par courrier du 2 avril 2017 au SDC, A_ a expliqué qu'il avait cessé d'être employé par E_ à compter du 24 mars 2017. Il s'étonnait du nombre important d'amendes qui avaient été verbalisées en lien avec le véhicule D_ appartenant à son ex-employeur sur une période aussi courte et souhaitait savoir s'il était possible d'échelonner le paiement étant donné qu'il était désormais sans emploi.
c.b.
En mai, juin et juillet 2017, il a contacté à plusieurs reprises le SDC au sujet de l'échelonnement du paiement de ses amendes. Il a précisé être en litige avec E_, les parties étant convoquées par devant l'inspection du travail et les prud'hommes. Il était en attente d'éléments de cette dernière entité qui justifierait sa "
non présence a l effet des amendes avant le 31 juillet
" (courriel du 19 juillet 2017 à 09:34 de A_ au SDC). Il souhaitait également connaître les conséquences de la procédure qui l'opposait à son ex-employeur sur le traitement des amendes. En particulier, il avait, le 12 juin 2017, retourné au SDC tous les avis d'infractions au motif qu'il avait quitté E_. Il avait fait de même avec les ordonnances pénales le 30 septembre suivant, au motif qu'il "
n'était plus dans l'entreprise E_
", s'opposant donc à toutes celles qui lui avaient été notifiées.
d.
Les 9, 26 octobre 2017 et 22 février 2018, E_ a confirmé au SDC que A_ était bien le conducteur du véhicule de l'entreprise lors de toutes les infractions reprochées et qu'il avait quitté celle-ci le 15 avril 2017, produisant à cet effet sa lettre de démission datée du 15 mars 2017. Afin de prouver ses assertions, la société avait transmis par courriel un tableau Excel reprenant le planning de cet ex-employé entre le 11 et le 19 février 2017. Celui-ci mentionnait notamment les heures de début et de fin de missions effectuées au bénéfice de différents clients réguliers, le véhicule utilisé, soit un "
D_ 22_
" et le chauffeur concerné, soit "
A_
" (sic!).
e.

## Considerations