# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 511a0167-ce06-44f9-918d-5bf88c79b69e
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par acte du 20 février 2017, N._ a fait appel de l’ordonnance précitée. Le 16 mars 2017, il a déposé au greffe du tribunal de céans 2’400 fr. à titre d’avance de frais pour le dépôt de sa requête d’appel.
Le 3 avril 2017, R._ a déposé une réponse.
2.
Lors de l'audience d'appel, le 26 avril 2017, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et reproduite dans le dispositif du présent arrêt.
3.
3.1
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle. Une transaction ne peut toutefois porter que sur des droits dont les parties peuvent librement disposer (Tappy, CPC commenté, n. 10 ad art. 241 CPC). Dans des causes qui sont soustraites à la libre disposition des parties, une transaction à proprement parler n’est pas possible, d’éventuels accords entre les parties pouvant toutefois prendre la forme d’une convention soumise à une ratification par le tribunal et intégrée au dispositif d’une décision finale (Tappy, op. cit, n. 8 ad art. 241 CPC). Tel est notamment le cas des conventions relatives aux contributions d’entretien d’enfants mineurs, conclues dans une procédure judiciaire, qui nécessitent l’approbation du juge en application de l’art. 287 al. 3 CPC.
Un membre de la Cour d’appel civile statue comme juge unique sur les appels formés contre les décisions sur mesures provisionnelles (art. 84 al. 2 LOJV [loi vaudoise d’organisation judiciaire du 12 décembre 1979 ; RSV 173.02]).
3.2
En l’espèce, les parties ont signé une convention lors de l’audience d’appel qui s’est tenue le 26 avril 2017 devant le juge délégué. Dans la mesure où la convention apparaît conforme aux intérêts des enfants, celui-ci peut la ratifier, pour valoir arrêt sur appel.
4.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance de l’appelant N._, réduits d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5), seront arrêtés à 1'600 fr. (art. 65 al. 4 TFJC) et mis à sa charge, tout comme les frais d’indemnisation de l’interprète, fixés à 278 fr. 20.
Conformément au chiffre V de la convention, il n’y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance.

## Considerations