# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c77384fa-564a-5015-9db1-39f2ce2dc907
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après : l'assurée ou la recourante), née le _ 1981, ressortissante bulgare, titulaire d'un permis B-CE, célibataire, a présenté une première demande d'indemnité auprès de la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après : la CCGC ou l'intimée) en date du 1
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août 2016. Un délai-cadre d'indemnisation lui a été ouvert dès cette date, jusqu'au 31 juillet 2018.![endif]>![if>
2. Le 1
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août 2018, elle s'est réinscrite pour un nouveau délai-cadre d'indemnisation. Dans le cadre de l'examen de son dossier pour déterminer son droit au chômage, elle a justifié avoir travaillé durant son délai-cadre de cotisation, - du 1
er
août 2016 au 31 juillet 2018 -, du 1
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juillet au 31 décembre 2017, soit pour un total de six mois de cotisations, au CHUV à Lausanne. Elle n'a invoqué aucun motif de libération pendant ce délai-cadre. ![endif]>![if>
3. Par décision du 2 août 2018, la CCGC a indiqué à l'assurée qu'elle ne pouvait donner suite à sa (nouvelle) demande d'indemnité, faute de remplir les conditions exigées par la loi (art. 13 et 14 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité du 25 juin 1982 [loi sur l’assurance-chômage, LACI -
RS 837.0
] ) : dans le nouveau délai-cadre de cotisation, elle ne pouvait pas justifier d'une période de cotisation minimale de 12 mois et ne pouvait pas en être libérée.![endif]>![if>
4. Par courrier du 10 août 2018, l'assurée a formé opposition contre cette décision. Elle concluait implicitement à ce que son droit aux prestations lui soit reconnu, pour les motifs suivants : son ancien conseiller en personnel ne l'avait pas informée du risque qu'elle courait à l'époque en acceptant ce poste de six mois. L'aurait-elle su qu'elle n'aurait pas accepté ce contrat de médecin-assistant, d'autant qu'elle avait accepté de travailler à 52 km de Genève et dans une spécialité différente (médecine nucléaire) de celle pour laquelle elle est en formation (radiologie) ; médecin en cours de formation de spécialiste (non achevée), elle ne pouvait trouver d'emploi en dehors des centres de formation de spécialistes en radiologie (au nombre de sept en Suisse romande) ; elle était donc dans l'attente d'une libération d'un poste ; la perte d'indemnisation la mettait dans une situation particulièrement difficile sur le plan matériel et économique, notamment par rapport à son logement.![endif]>![if>
5. Par décision sur opposition du 21 septembre 2018, la CCGC a rejeté l'opposition. Rappelant les dispositions applicables et les conditions requises pour pouvoir prétendre à l'octroi d'indemnités de chômage, soit une durée de 12 mois au moins d'une activité soumise à cotisation pendant le délai-cadre de cotisation, respectivement les conditions auxquelles une personne pourrait être libérée de l'obligation de cotiser, la CCGC a constaté que l'assurée n'apportait aucun élément nouveau à prendre en considération pour permettre de revoir la décision querellée.![endif]>![if>
6. Par courrier du 16 octobre 2018, l'assurée a saisi la chambre des assurances sociales de la Cour de justice d'un recours contre la décision susmentionnée. Elle a pris les conclusions suivantes :![endif]>![if>
- paiement de « l'argent que la caisse a déduit pour des amendes non justifiées et pour des déductions en raison du fait qu'elle voulait diminuer son taux d'activité (son conseiller à l’office régional de placement [ci-après : ORP] de l'époque lui avait dit qu'elle ne pouvait pas être payée à 100 % si elle cherchait du travail à 80 % ; or si elle avait travaillé à 100 % quand elle a perdu son travail, elle avait droit à une pleine indemnisation de sorte que la caisse lui avait « volé de l'argent ») ; l'ORP ne l'avait pas informée concernant ses droits jusqu'au mois de juillet 2018, de sorte que la caisse n'avait pas voulu la soutenir pendant un deuxième délai-cadre, au moment où elle ne pouvait plus rien faire, alors qu'elle est sans travail, sans revenu, et en train de perdre le studio dans lequel elle vit ;
- l'octroi d'un deuxième délai-cadre (d'indemnisation) ;
- elle demandait également à la chambre de céans de vérifier si elle n'avait pas été payée de toutes ses indemnités pendant le temps où elle travaillait au CHUV : être enregistrée comme personne sans activité et travailler en même temps est très dangereux ; elle se demandait si cela n'avait pas contribué à l'épuisement qu'elle avait vécu (elle continuait en effet à recevoir les formulaires de la caisse de chômage, pendant les trois premiers mois de son emploi au CHUV). Si tel était le cas, elle souhaitait que l'argent lui soit rendu pour pouvoir « récupérer de l'épuisement professionnel qu'elle avait vécu ».
Elle a fait valoir divers griefs remontant au début de son premier délai-cadre d'indemnisation, sur la manière dont ses droits avaient été calculés et évoqué les difficultés et raisons pour lesquelles elle n'avait pas pu trouver d'engagement supérieur à six mois, évoquant en outre ses recherches de solutions de logement, griefs sur lesquels il sera revenu dans la mesure utile, dans les considérants qui suivront.
7. L'intimée a répondu au recours par courrier du 14 novembre 2018. Elle a conclu à son rejet. La recourante n'apportait aucun élément nouveau qui permettrait à la caisse de revoir sa position. Elle relevait, à toutes fins utiles, bien que la décision entreprise ne traite pas les autres griefs formulés par l'intéressée, que lors de son inscription au 1
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août 2016, elle avait indiqué rechercher un emploi à un taux d'activité de 80 %. C'est surtout l'aptitude au placement qui avait déterminé le montant du gain effectif servant de base de calcul à son indemnité journalière, conformément aux dispositions légales applicables. Elle avait effectivement dû subir un délai d'attente de 20 jours, avant d'être indemnisée au mois d'août 2016, du fait que le gain assuré calculé durant la période de référence dépassait CHF 125'000.- (art. 23 al.1 LACI et 37 OACI). S'agissant enfin de la sanction de neuf jours infligée le 23 janvier 2018 par l'ORP, l'intimée ne saurait se déterminer, car la décision n'était pas de sa compétence, la CCGC ne faisant que retenir les indemnités, suite au prononcé de la sanction.![endif]>![if>
8. Par courrier du 15 novembre 2018, la chambre de céans a transmis à la recourante la copie de la réponse de l'intimée à son recours, et du bordereau de pièces que cette dernière a produites ; elle lui a réservé la possibilité de venir consulter le dossier au greffe, et de lui faire parvenir sa réplique d'ici au 7 décembre 2018.![endif]>![if>
9. La recourante ne s'étant pas manifestée, la chambre de céans a indiqué aux parties, par courrier du 2 janvier 2019, que la cause était gardée à juger.![endif]>![if>
10. Le 1
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## Considerations