# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 563ff4b8-4d13-5232-982e-50d899d20ec8
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, la procédure C/26584/2014 opposant A_ et B_;
Vu le jugement de divorce
JTPI/2421/2016
prononcé le 18 février 2016 aux termes duquel le Tribunal de première instance a notamment (ch. 3 du dispositif) instauré une garde partagée sur la mineure C_, née le _ 2000 et âgée de 16 ans, s'exerçant, sauf accord contraire des parties, hors périodes de vacances scolaires, chez la mère, chaque semaine, du lundi matin au mardi jusqu'à la sortie de l'école, le mercredi matin au jeudi après l'école ainsi qu'un week-end sur deux (du vendredi après l'école jusqu'au lundi matin) et chez le père, chaque semaine, à raison du mardi et du jeudi dès la sortie de l'école jusqu'au lendemain matin ainsi qu'un week-end sur deux (du vendredi après l'école jusqu'au lundi matin), les vacances scolaires étant réparties par moitié entre chacun des parents;
Que le Tribunal a également (ch. 5) dit que chaque partie assumerait les frais liés à l'éducation de C_ durant la période pendant laquelle cette dernière serait sous sa garde;
Attendu que par acte du 8 avril 2016, A_ a formé appel de ce jugement
JTPI/2421/2016
, concluant préalablement à l'audition de la mineure C_ et principalement, à l'annulation des ch. 3 et 5 du dispositif précités;
Qu'à l'appui de son appel, A_ sollicite l'attribution à elle-même de la garde exclusive de C_ ainsi que la réserve d'un large droit de visite sur cette dernière en faveur de B_, sauf accord des parties, à raison du mardi après l'école et du jeudi après l'école jusqu'au lendemain matin, d'un week-end sur deux du vendredi après l'école au dimanche soir et de la moitié des vacances scolaires;
Que A_ conclut en outre à la condamnation de B_ à lui verser, rétroactivement au jour du prononcé du divorce et pour le futur, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 1'300 fr. jusqu'aux 16 ans de C_ et de 1'500 fr. jusqu'à la majorité de celle-ci, voire au-delà en cas d'études sérieuses et régulières;
Qu'elle conclut également à la condamnation de B_ à lui verser, rétroactivement au jour du prononcé du divorce et pour le futur, par mois et d'avance, la somme de 1'000 fr au titre d'une contribution d'entretien post-divorce, les contributions susmentionnées devant être indexées à l'indice genevois des prix à la consommation et réadaptées le 1
er
janvier de chaque année, pour la première fois le 1
er
janvier 2016, l'indice de référence étant celui du 1
er
janvier 2015;
Que A_ requiert en outre de B_ la production de pièces complémentaires relatives à la situation financière de ce dernier;
Vu la réponse du 13 mai 2016, à l'appui de laquelle B_ conclut au rejet de cet appel, en précisant que sa situation financière est restée inchangée au regard de celle retenue par le premier juge;
Vu la réplique du 6 juin 2016 et la duplique du 30 juin 2016, par lesquelles les parties persistent dans leurs conclusions respectives;
Vu l'audition par la Cour de la mineure C_, en audience du 19 octobre 2016;
Attendu qu'il ressort du procès-verbal de cette audition que cette adolescente souhaite le maintien de sa situation actuelle auprès de ses deux parents;
Qu'il semble par ailleurs que B_ a un nouvel emploi depuis peu;
Vu l'entrée en vigueur avec effet immédiat dès le 1
er
janvier 2017 des nouvelles dispositions du Code civil (nCC) régissant l'entretien de l'enfant ainsi que l'indemnité de prise en charge du parent gardien, dispositions légales qui vont dès lors s'appliquer aux procédures du droit de la famille en cours à cette date;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 al. 1
let. a CPC, le litige portant sur la garde de l'enfant ainsi que le montant des contributions à l'entretien de l'enfant et de l'ex-épouse;
Que la présente procédure est soumise aux maximes inquisitoire (art. 227 al. 3 et 296 al. 1 CPC) et d'office, compte tenu de la présence d'un enfant (art. 296 al. 3 CPC);
Que l'instance d'appel peut administrer des preuves (art. 316 al. 3 CPC);
Qu'en l'espèce, les parties doivent se déterminer sur la teneur des déclarations de leur fille en audience du 19 octobre 2016 devant la Cour;
Que la cause n'est en outre pas en état d'être jugée, s'agissant de la question des contributions d'entretien;
Qu'en effet, il apparaît que des faits nouveaux sont survenus depuis le prononcé du jugement querellé, dans la mesure où l'intimé aurait trouvé un nouvel emploi;
Qu'il se justifie par conséquent de réactualiser la situation financière de ce dernier, qui devra produire les pièces utiles à déterminer l'évolution éventuelle de ses revenus et de ses charges depuis le prononcé de ce premier jugement;
Considérant par ailleurs les art. 276 al. 1 et 2, 276a al. 2, 285 et 286a al. 1 ainsi que le Titre final, art. 13cbis nCC;
Que ces nouvelles dispositions seront applicable à la présente cause, en tant qu'elle n'est pas en état d'être jugée avant le 1
er
janvier 2017;
Que les parties sont dès lors invitées à fournir à la Cour, justificatifs à l'appui, tous les renseignements d'ordre financier pertinents pour trancher également les questions soulevées par les nouvelles dispositions légales sus-énoncées, et notamment celle de l'indemnité de prise en charge de l'enfant par les parents et les tiers, prévue par l'art. 285 al. 2 nCC;
Que la suite de l'instruction de la présente cause est réservée au dépôt de l'ensemble des déterminations et pièces susmentionnées;
Fixe à cet effet un délai unique au 15 janvier 2017 à chacune des parties;
Que la suite de l'instruction de la présente cause est réservée au dépôt des observations et pièces susmentionnées requises des parties;
Considérant qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les frais et dépens, s'agissant d'une décision de type préparatoire.
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