# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 88347525-ad07-4fe9-9fe7-14206bd07322
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par arrêt du 14 février 2019, la Juge déléguée de la Cour d’appel civile (ci-après : la juge déléguée) a, en particulier, partiellement admis l’appel d’A.C._ (I) a réformé l’ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 30 octobre 2018 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois en ce sens qu’A.C._ doive contribuer à l’entretien de sa fille G._ par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois en mains de B.C._, de la somme de 1'818 fr. 35, allocations familiales non comprises et dues en sus, dès et y compris le 1
er
juillet 2018 (II.VI).
2.
2.1
Par acte du 21 mars 2019, A.C._ a exercé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre l’arrêt précité. Il s’est en particulier plaint d’arbitraire en tant que le dispositif dudit arrêt le condamnait à payer la somme de 1'818 fr. 35 pour l’entretien de G._, alors qu’il ressortait du consid. 8.3.4 que la pension due pour cette enfant était arrêtée à 988 fr., allocations familiales en sus.
2.2
Par arrêt du 18 juillet 2019, la II
e
Cour de droit civil du Tribunal fédéral a notamment constaté que le dispositif de l’arrêt du 14 février 2019 ne reproduisait pas le montant de la pension due à G._ figurant au consid. 8.3.4 et lui substituait par erreur celui assurant l’entretien convenable de cette enfant. Les juges fédéraux ont estimé qu’une telle contradiction donnait lieu à interprétation ou à rectification de la décision par le tribunal ayant statué et ont exposé qu’il incombait à A.C._ de requérir de la juge déléguée qu’elle procède à la rectification souhaitée, de sorte qu’ils ont déclaré le moyen irrecevable.
2.3
Le 12 novembre 2019, B.C._ a requis la rectification de l’arrêt du 14 février 2019 en ce sens que le montant de la pension due à G._ soit fixé à 988 fr. dans le dispositif.
3.
3.1
Aux termes de l’art. 334 al. 1 CPC, si le dispositif de la décision est peu clair, contradictoire ou incomplet ou s’il ne correspond pas à la motivation, le tribunal procède, sur requête ou d’office, à l’interprétation ou à la rectification de la décision.
Le tribunal notifie la requête de rectification à la partie adverse pour qu'elle se détermine, sauf si la demande est manifestement irrecevable ou infondée. En cas de lapsus, d'erreurs d'écriture ou de calcul, le tribunal peut toutefois renoncer à demander aux parties de se déterminer (art. 334 al. 2 CPC ; Schweizer,
in
Code de procédure civile commenté, Bâle 2011, n. 17 ad art. 334 CPC).
La loi ne prévoit pas de délai dans lequel doit être interjetée une demande d’interprétation (ATF 139 III 379 consid. 2.1). De même, la rectification peut intervenir en tout temps ; le seul critère de recevabilité est l’intérêt que la partie requérante peut avoir à la rectification qu’elle sollicite et éventuellement la bonne foi en procédure (Colombini, Code de procédure civile, Condensé de la jurisprudence fédérale et vaudoise, Lausanne 2018, n. 2.1 ad art. 334 CPC).
3.2
En l’espèce, dans la motivation de l’arrêt du 14 février 2019, il a été retenu, calculs à l’appui, que le montant de l’entretien convenable de l’enfant G._ s’élevait à 1'818 fr. 35 (Juge déléguée CACI 14 février 2019/75 consid. 8.3.1) tandis que le montant de la contribution d’entretien due par A.C._ pour sa fille s’élevait à 988 fr. (Juge déléguée CACI 14 février 2019/75 consid. 8.3.4). Toutefois, au chiffre II.VI du dispositif dudit arrêt, le montant de la pension due par A.C._ à sa fille G._ a été fixé à 1'818 fr. 35, ce qui correspond en réalité au montant de l’entretien convenable de l’enfant.
Il s’agit là d’une erreur d’écriture manifeste, de sorte qu’il n’y a pas lieu d’inviter la partie adverse à se déterminer.
4.
En conséquence, l’arrêt du 14 février 2019 doit être rectifié au chiffre II.VI de son dispositif en ce sens que le montant de la pension due par A.C._ à sa fille G._ s’élève à 988 fr. et non pas à 1'818 fr. 35.
Conformément à l’art. 107 al. 2 CPC, le présent prononcé rectificatif sera rendu sans frais.

## Considerations