# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5481ab31-ecd8-5a4a-ad4a-311c6107a8c8
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

- le grief tiré de la violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) en lien avec le tarif horaire de CHF 65.- précédemment appliqué, s'il n'est pas sans objet au vu de la modification de l'art. 16 RAJ précitée et de l'écriture du 21 mars 2019 du recourant, ne peut qu'être rejeté, dans la mesure où une éventuelle violation de ce droit a dans tous les cas pu être réparée devant la Chambre de céans, disposant d'une pleine cognition en fait et en droit (cf. art. 393 al. 2 CPP; arrêt du Tribunal fédéral
1B_509/2018
du 6 mars 2019 consid. 2.1 et les références citées);
- le recourant se plaint en outre de ce que le temps retenu pour l'audience du 8 juillet 2015 ne prenne en compte ni l'écart entre l'heure de convocation et l'heure de début, ni la vacation au Ministère public;
- selon l'art. 16 al. 2 RAJ, seules les heures nécessaires sont retenues au titre de l'indemnité due au défenseur d'office. Elles sont appréciées en fonction notamment de la nature, de l'importance, et des difficultés de la cause, de la valeur litigieuse, de la qualité du travail fourni et du résultat obtenu;
- le temps d'attente entre l'heure de la convocation et le début de l'audience est indemnisé par l'assistance juridique (
ACPR/605/2017
du 6 septembre 2017 consid. 4.1);
- le temps de déplacement de l'avocat est considéré comme nécessaire à la défense d'office au sens de l'art. 135 CPP (décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2015.33 du 28 juillet 2015 consid. 4.3 et les références), ce que le règlement genevois ne prévoit pas, de sorte qu'il a fallu combler cette lacune. La Chambre de céans a, tout comme la Chambre pénale d'appel et de révision, opté pour une indemnisation forfaitaire de la vacation aller/retour au et du Palais de justice ou au et du bâtiment du Ministère public, et l'a arrêtée à CHF 100.- pour les chefs d'étude, CHF 75.- pour les collaborateurs et CHF 55.- pour les avocats-stagiaires (
ACPR/178/2019
du 6 mars 2019;
AARP/61/2019
du 20 février 2019 consid. 14.2.3);
- en l'espèce, le premier juge n'a pas tenu compte du temps d'attente entre l'heure de la convocation (14h15) et celle du début (14h25) de l'audience du 8 juillet 2015, soit 0h10, qui doit être rajouté à la durée effective de celle-ci, soit 0h25, portant le total à 0h35 pour l'avocat-stagiaire;
- la vacation au Ministère public pour cette audience sera arrêtée forfaitairement à CHF 55.-, conformément à la jurisprudence précitée;
- il convient également d'augmenter le forfait de CHF 20.- appliqué par le premier juge pour l'audience de jugement de sorte qu'au total, l'indemnité due pour les deux vacations se monte à CHF 110.-;
- le recourant ne contestant par ailleurs pas l'appréciation du TP quant au temps d'activité nécessaire, le total dû est de CHF 2'061.70, correspondant à 1h35 d'activité du chef d'étude au tarif horaire de CHF 200.- (CHF 316.65 arrondi) et 10h45 d'activité de l'avocat-stagiaire au tarif horaire de CHF 110.- (CHF 1'182.50), au forfait courriers/téléphones de 20% (CHF 299.85 arrondi), au forfait pour les vacations (CHF 110.-) et à la TVA à 8% (CHF 152.70 arrondi);
- l'indemnisation intervenue en première instance doit ainsi être complétée à hauteur de CHF 745.20;
- enfin, dans son écriture du 21 mars 2019, le recourant conclut, pour la première fois, que l'indemnité allouée soit porteuse d'intérêts à 5% dès le 8 avril 2016, au motif qu'il aurait dû être indemnisé "
à tout le moins à ce tarif dès le moment de la taxation de son activité en première instance
". À cet égard, indépendamment du fait que, de jurisprudence constante, la motivation d'un recours doit être entièrement contenue dans l'acte de recours lui-même et ne saurait dès lors être complétée ou corrigée ultérieurement (arrêt du Tribunal fédéral
1B_183/2012
du 20 novembre 2012 consid. 2), cette conclusion doit de toute manière être rejetée. En effet, dans la mesure où l'indemnisation du défenseur d'office ne vise pas à réparer un dommage subi, l'on ne saurait considérer une telle indemnité comme porteuse d'intérêts compensatoires (ATF
143 IV 495
consid. 2.2.4 et arrêt du Tribunal fédéral
6B_1008/2017
du 5 avril 2018 consid. 2.3; cf. aussi
AARP/388/2018
du 5 décembre 2018 consid. 2.4);
- l'admission partielle du recours ne donnera pas lieu à la perception de frais (art. 428 al. 1 CPP);
- le Tribunal fédéral a déjà jugé que le défenseur d'office a droit à des dépens lorsqu'il conteste avec succès une décision d'indemnisation, sans pour autant rattacher cette affirmation à une disposition du code, en particulier aux exigences de l'art. 433 al. 2 CPP (ATF
125 II 518
consid. 5; arrêt du Tribunal fédéral
6B_439/2012
du 2 octobre 2012 consid. 2);
- en l'espèce, il se justifie, compte tenu de l'admission partielle des conclusions du recourant, de lui allouer, à titre de juste indemnité, un montant de CHF 600.- TTC, pour son recours.
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## Considerations