# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 10d0c57b-927d-4e2a-b9db-e361be162b6d
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_013
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait :
A.
Par jugement du 4 septembre 2020, le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Lausanne a notamment constaté que B._ s’était rendu coupable de brigandage, de violation de domicile, de conduite d’un véhicule malgré une incapacité de conduire et de contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants (I), l’a condamné à une peine privative de liberté de 2,5 ans, dont 15 mois à titre ferme, sous déduction de 372 jours de détention avant jugement et de 77 jours à titre de réparation du tort moral pour détention dans des conditions illicites à la Prison du Bois-Mermet, et 15 mois avec sursis pendant 5 ans, ainsi qu’à une amende de 300 fr. convertible en 3 jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif (II), a ordonné le maintien de B._ en détention pour des motifs de sûreté (III), a renoncé à ordonner l’expulsion de B._ du territoire suisse (IV), a mis une partie des frais de justice, par 21'758 fr. 10, à la charge de B._ et a dit que ces frais comprenaient l'indemnité allouée à son défenseur d'office, par 14'248 fr. 70, cette indemnité ne devant être remboursée à l'Etat par le condamné que lorsque sa situation financière le permettrait (XVIII).
B._ était détenu pour des motifs de sûreté à la Prison du Bois-Mermet dans le cadre de la procédure au terme de laquelle ce jugement a été rendu. Compte tenu de la condamnation à 15 mois de peine privative de liberté prononcée à titre ferme, le solde étant assorti du sursis, la fin de sa peine devait intervenir dimanche 13 septembre 2020.
B.
Le 7 septembre 2020, le Ministère public a déposé une annonce d’appel contre ce jugement.
Le 10 septembre 2020, B._ a adressé à la Cour d’appel pénale une demande de libération de sa détention pour des motifs de sûreté.
Par prononcé du 11 septembre 2020, la Présidente de la Cour d’appel pénale a ordonné la libération de B._ pour le 13 septembre 2020.
C.
Par acte du 10 septembre 2020, B._ avait également recouru contre le chiffre III du dispositif du jugement du 4 septembre 2020 ordonnant sa détention pour des motifs de sûreté, en concluant, avec suite de frais et dépens, principalement à son annulation et à sa libération immédiate, subsidiairement à son annulation et au prononcé de mesures de substitution et, plus subsidiairement, au renvoi de la cause au Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Lausanne pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures.

## Considerations

En droit :
1.
1.1
Les décisions de placement ou de maintien en détention pour des motifs de sûreté rendues par les tribunaux de première instance en application de l’art. 231 al. 1 CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0) peuvent faire l’objet d’un recours au sens de l’art. 393 al. 1 CPP (TF 1B_165/2017 du 19 mai 2017 consid. 2.1 et les références citées ; CREP 22 novembre 2019/942), qui est de la compétence, dans le canton de Vaud, de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 20 CPP; art. 13 LVCPP [Loi vaudoise d’introduction du Code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009; BLV 312.01];
art. 80 al. 1 let. a LOJV [Loi vaudoise d’organisation judiciaire du 12 décembre 1979; BLV 173.01]).
1.2
Interjeté en temps utile (art. 396 al. 1 CPP) par le prévenu détenu, qui a en principe qualité pour recourir, auprès de l’autorité compétente et dans les formes prescrites (art. 385 al. 1 CPP), le recours de B._ est recevable en la forme.
1.3
La libération de la détention provisoire du recourant ayant été ordonnée pour le 13 septembre 2020 par la direction de la procédure de la Cour d’appel pénale, celui-ci a ainsi obtenu ce qu’il demandait dans son recours du
10 septembre 2020 et il n’a plus aucun intérêt à recourir (art. 382 al. 1 CPP). Il convient dès lors de constater que le recours est devenu sans objet et de rayer la cause du rôle (cf. CREP 20 janvier 2020/43 consid. 4 et les références citées).
2.
Compte tenu de ce qui précède, les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; BLV 312.03.1]), et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), fixés au montant arrondi de 593 fr., qui comprennent des honoraires, par 540 fr. (correspondant à 3 heures d’activité au tarif horaire d’avocat de 180 fr.), des débours forfaitaires à concurrence de 2 % (art. 3bis al. 1 RAJ [Règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010; BLV 211.02.3], applicable par renvoi de l’art. 26b TFIP), par 10 fr. 80, et la TVA au taux de 7,7 %, par 42 fr. 40, seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP).