# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6e1612ee-aeeb-535c-a140-b7179fa85b9c
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur A_, né au Portugal le 29 septembre 1962, a travaillé comme manœuvre jusqu’au 18 septembre 1992, date à laquelle il a cessé toute activité lucrative.
2. Monsieur A_ a déposé le 27 juin 1993 une demande auprès de l’Office cantonal AI (ci-après l’OCAI) visant à obtenir une orientation professionnelle, un reclassement dans une nouvelle profession ou une rente d’invalidité. Il alléguait souffrir de lombalgies chroniques depuis septembre 1992. Son médecin traitant, le Docteur E_, avait posé le diagnostic de lombalgies chroniques sur troubles statiques dégénératifs du rachis, d’une périarthrite de la hanche gauche et d’un syndrome rotulien gauche. Il estimait son patient incapable de travailler à 100% dans sa profession depuis le 4 janvier 1993 (cf. rapport du 16 septembre 1993).
3. Monsieur A_ a été soumis à une mesure d’observation au COPAI du 5 au 30 septembre 1994. Dans un compte-rendu du 16 novembre 1994, le COPAI a estimé qu’il n’était pas envisageable de proposer à l’assuré pourtant encore jeune une possibilité quelconque de réinsertion professionnelle. Il est souligné que l’on ne peut pas raisonnablement exiger de l’assuré qu’il reprenne une activité lucrative dès lors qu’aucune capacité de réadaptation n’a pu être mise en évidence. Le seul potentiel de l’assuré était sa force qu’il ne peut plus exploiter aujourd’hui. Concernant le rendement exploitable fourni par l’assuré durant le stage, il est indiqué que ce dernier n’a pas de continuité dans le maigre effort qu’il peut fournir et que le rendement théorique serait inférieur à 30%, compte tenu du manque d’allant et l’absence de résistance à l’effort.
4. Monsieur A_ a alors été adressé au Centre multidisciplinaire de la douleur qui a procédé à une expertise. Les Docteurs F_ et G_ ont posé un diagnostic de sinistrose et de lombalgies fonctionnelles.
5. Par décision du 29 avril 1997, notifiée le 28 mai, l’OCAI a informé Monsieur A_ que le stage d’observation professionnelle avait démontré que ses difficultés d’apprentissage et d’adaptation sensibilisées par un faible niveau d’intégration linguistique ne permettaient pas d’envisager des mesures d’ordre professionnel ; que par ailleurs son état de santé ne justifiait ni l’octroi d’une rente d’invalidité ni un reclassement professionnel.
6. Représenté par Maître Marianne BOVAY, Monsieur A_ avait interjeté recours contre ladite décision le 27 juin 1997.
Par jugement du 4 juin 1998, la Commission cantonale de recours AVS-AI, compte tenu des conclusions faites à l’issue du stage COPAI et des constatations des Docteurs F_ et G_, a estimé que les mesures de réadaptation avaient été à juste titre refusées au recourant. Elle a considéré qu’au moment où l’OCAI s’était prononcé, il n’existait pas de proportion raisonnable entre le succès prévisible d’une mesure de réadaptation et son coût et avait rappelé que selon le Docteur G_, il était peu probable que l’assuré fasse l’effort nécessaire pour retrouver une capacité de gain ; preuve en était l’échec total du stage d’observation professionnelle.

## Considerations