# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 439c6b6d-6c78-544b-9fd8-ff61143208f1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que le 18 juin 2004, Monsieur W_ a déposé auprès de l’OFFICE CANTONAL DE L’ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après OAI) une demande de prestations tendant à l’octroi d’une rente ;
Que, mandaté par l'OAI, le Docteur A_, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a établi un rapport d'expertise le 10 juillet 2007 ;
Que par décision du 14 mai 2008, l'OAI a rejeté la demande de l'assuré ;
Que celui-ci a interjeté recours le 28 mai 2008 contre ladite décision ;
Que dans sa réponse du 24 juin 2008, l'OAI a proposé le rejet du recours, considérant que l'expertise du Dr A_ avait pleine valeur probante ;
Que l'assuré a conclu, principalement, à l'octroi d'une rente entière dès le mois de juin 2004, subsidiairement, au renvoi du dossier à l'OAI pour nouvelle décision au sens des considérants et, plus subsidiairement encore, à la mise en œuvre d'une expertise médicale ;
Que le Tribunal de céans a ordonné une audience d'enquêtes le 3 mars 2009, au cours de laquelle ont été entendus le Dr A_ et la Doctoresse B_ du Service de psychiatrie pour adultes des Hôpitaux universitaires de Genève ;
Que le 18 mars 2009, l'OAI, se fondant sur l'avis du Service médical régional (SMR) du 18 mars 2009, a considéré que l'assuré présentait une incapacité entière de travail de juin 2003 à mars 2005, date à laquelle sa capacité de travail était de 80% ; qu'il a ainsi conclu à l'admission partielle du recours, en ce sens qu'une rente entière devait être octroyée à l'assuré du 1
er
juin 2004 au 30 juin 2005 ;
Que l'assuré a persisté dans ses conclusions ;
Que le 31 juillet 2009, le Tribunal de céans a ordonné une expertise psychiatrique et commis à ces fins le Dr C_ ;
Que celui-ci a rendu son rapport le 4 janvier 2010 ; qu'en substance, il a estimé que l'assuré n'était plus capable d'exercer une activité lucrative depuis juin 2004, même dans une activité adaptée ; que le pronostic quant à l'exigibilité d'une reprise du travail était négatif et enfin que des mesures de réadaptation n'étaient pas envisageables ;
Qu'invité à se déterminer, l'OAI a informé le Tribunal de céans, le 8 février 2010, que selon le médecin du SMR, il convenait de retenir les conclusions du Dr C_, son expertise étant convaincante ;
Que l'assuré, le même jour, a constaté que l'expertise corroborait en tous points les précédents avis médicaux, à l'exception du rapport du Dr A_ ; qu'il a pris acte qu'il était pleinement reconnu comme étant durablement incapable d'exercer une activité professionnelle depuis juin 2004 ;

## Considerations

Considérant en droit
que conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que le recours a été déposé dans les délai et forme légaux, de sorte qu’il est recevable (art. 56 à 61 LPGA) ;
Qu'il y a en l'espèce lieu de considérer que l'expertise judiciaire réalisée par le Dr C_ a pleine valeur probante ;
Que le Tribunal de céans fait dès lors siennes les conclusions de son rapport, à savoir que l'assuré présente une incapacité entière de travailler depuis juin 2004, quelle que soit l'activité envisagée ;
Qu'aux termes de l'art. 28 LAI, l’assuré a droit à une rente entière s’il est invalide à 70 % au moins, à un trois-quarts de rente s'il est invalide à 60 % au moins, à une demi-rente s’il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s’il est invalide à 40 % au moins,
de sorte qu'en l'espèce, il a droit à une rente entière d'invalidité à compter du 1er juin 2005 ;