# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 20a6f0be-a1f3-596e-aa78-f683f5ccccb9
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Monsieur P_ (défendeur en interprétation ci-après le défendeur), né en 1953, exerçait la profession de parqueteur auprès de l'entreprise X_, et était assuré à ce titre pour la perte de gain maladie par le contrat d'assurance collective de l'ALLIANZ (demanderesse en interprétation ci-après la demanderesse).
Le défendeur s'est trouvé en totale incapacité de travail depuis le 17 septembre 2002. Les indemnités journalières lui ont été versées par la demanderesse jusqu'au 30 mai 2003, au motif que selon son médecin-conseil si l'activité actuelle n'est plus possible une totale capacité de travail devait lui être reconnue dans une autre profession.
Par demande du 22 mars 2006, le défendeur a réclamé paiement des indemnités journalières durant 720 jours, sous déduction des indemnités journalières déjà payées et de la rente d'invalidité.
Dans sa réponse du 2 mai 2006, la demanderesse a conclu au déboutement du défendeur. Après avoir rappelé qu'elle n'était pas liée par les décisions de rente de l'assurance invalidité et de la prévoyance professionnelle, elle invoquait, principalement, que « l'ensemble des prestations pour la période du 1er juin 2003 au 17 septembre 2004 est frappé de prescription », ou qu'à défaut « une grande partie des prestations réclamées est tout de même frappée de prescription et que celles qui ne le seraient pas doivent être réduites pour éviter une surindemnisation».
Par ordonnance du 17 mai 2006, le Tribunal de céans a ordonné la production du dossier AI du défendeur ainsi que la comparution personnelle des parties. Le dossier de l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après OCAI) a été mis à la disposition des parties jusqu'au 6 juin 2006. Il en ressort essentiellement qu'une rente entière a été accordée au défendeur dès le 17 septembre 2003, en raison du fait que la capacité de gain et de travail était nulle dans n'importe quelle activité lucrative depuis le mois de septembre 2002. Cette constatation ressortait de l'expertise du Dr A_, spécialiste F. M. H. en chirurgie, qui précisait que la capacité de travail était nulle jusqu'à ce qu'une opération de la hanche soit effectuée et encore durant un an après cela, puis serait partielle à raison de 50 %, enfin possiblement à nouveau de 100 % dans une activité adaptée avec travaux légers.
Lors de l'audience de comparution personnelle des parties du 3 octobre 2006, celles-ci ont procédé à un échange de vues puis ont conclu un accord en ces termes:
« Me LOCCIOLA transmettra à M. ABE le calcul exact des prestations dues ainsi que toutes pièces justificatives. L'ALLIANZ s'engage d'ores et déjà à verser au recourant le 50 % de la somme due dans les 30 jours suivant la réception des documents de Me LOCCIOLA. Les parties s'accordent en outre sur un montant symbolique de dépens en faveur du recourant de 500 fr. qui seront versés en même temps. ».
Sur cette base, un arrêt d'accord a été rendu le 3 octobre 2006 par la Présidente de la deuxième chambre du Tribunal, saisie de l'affaire, dont le dispositif est le suivant :

## Considerations