# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 52e06bdf-6306-568f-af9b-d42809580535
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Le 14 mars 1985, B._, en qualité d'amodiateur, et A._, en qualité de , ont conclu un contrat d'engagement et de travail, aux termes duquel les alpages de C._ et de D._ étaient confiés à ce dernier. Le même jour, les parties ont conclu un autre contrat d'engagement et de travail portant sur les alpages de E._, F._, G._, H._ et I._. Les deux contrats ont été conclus pour une durée d'une année, reconductibles tacitement aux mêmes conditions pour une durée d'une année (cf. bordereau du demandeur du 21.08. 2013, pièces 2-3). Le 9 novembre 1989, les parties ont conclu un nouveau contrat d'engagement et de travail pour garde-génisses portant sur les alpages de E._, y compris C._, F._, G._, H._, I._ et D._ et leurs chalets. Le contrat a été conclu pour une durée de cinq ans, reconductible tacitement aux mêmes conditions pour une durée d'un an (cf. bordereau du demandeur du 21.08 2013, pièce 4).
Le 30 mai 2001, B._, en qualité d'amodiateur, et A._, en qualité de teneur, ont conclu un contrat de bail à ferme pour l'affermage d'alpage portant sur l'alpage de C._. Le bail a été conclu pour une durée initiale de six ans dès le 1er juin 2001, renouvelable aux mêmes conditions pour une nouvelle période de six ans. Le contrat prévoyait en outre ce qui suit: « Toutefois, il peut être résilié de façon anticipée au cas où le teneur d'alpage n'est plus l'armailli de B._ - résiliation du contrat d'engagement et de travail du 9 novembre 1989 – ». Les parties ont également spécifié dans le contrat de bail que « le contrat d'engagement et de travail du 9 novembre 1989 [était] modifié en ce sens que l'alpage de C._ ne [faisait] plus partie du contrat précité » (cf. bordereau du demandeur du 21.08. 2013, pièce 5).
Le 28 septembre 2001, l'Autorité foncière cantonale (ci-après: AFC), en application de l’art. 7 al. 3 de la loi sur le bail à ferme agricole (LBFA; RS 221.213.2), « a approuvé la clause permettant la résiliation anticipée au cas où le teneur d'alpage n'est plus l'armailli de B._ correspondant à une durée réduite du bail » prévue par le contrat de bail du 30 mai 2001 (cf. bordereau du défendeur du 28.02.2014, pièce 2).
B. Depuis plusieurs années, les rapports entre les parties s'étaient détériorés. Le 3 juillet 2012, A._ a fait l'objet d'un avertissement écrit, annulé par le Conseil d’Etat le 9 décembre 2013. Le 6 mai 2013, B._ ont suspendu provisoirement A._ de son activité, avec effet immédiat, pour une durée de 12 mois. Le 8 mai 2013, le défendeur a prononcé le licenciement ordinaire de A._, décision qu'il a par la suite lui-même annulée (cf. arrêt TC FR 601 2014 177 du 11 janvier 2016 consid. en fait). Par décision du 24 juillet 2013, le défendeur a renvoyé A._ avec effet immédiat au sens des art. 44 et 45 de la loi du 17 octobre 2001 sur le personnel de l’Etat (LPers; RSF 122.70.1) et a constaté que le bail à loyer pour le chalet de F._ prenait fin en raison de sa subordination au contrat de travail. Par courrier du même jour, B._ ont rappelé au demandeur que le bail à ferme de C._ comportait une clause qui en réduisait la durée pour le cas où il n’était plus leur armailli et, qu'en vertu de cette clause, le bail de cet alpage avait pris automatiquement fin en même temps que les rapports de travail. Ils ont en outre précisé que pour le cas où la clause n’entraînait pas une fin automatique du contrat de bail, ils notifiaient au demandeur, à titre subsidiaire, la résiliation du bail à ferme pour justes motifs conformément à l'art. 17 LBFA pour le prochain terme de résiliation, à savoir pour le A._ 2014 (cf. bordereau du demandeur du 21.08. 2013, pièces 6-7).
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C. Le 21 août 2013, A._ a saisi le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après: le Président) d’une requête de conciliation dans le cadre du litige relatif au bail à ferme agricole qui l’oppose à B._ (DO 1 ss). Ces derniers ne se sont toutefois pas présentés à l’audience de conciliation qui s’est tenue le 1er octobre 2013, de sorte que le Président a constaté l’échec de la tentative de conciliation et délivré au demandeur une autorisation de procéder (DO 16 ss).
D. Par mémoire du 23 décembre 2013, A._ a ouvert action à l’encontre de B._ concluant principalement à la nullité de la résiliation du contrat de bail et à ce qu’il soit constaté que le bail a été renouvelé pour une nouvelle période de 6 ans le 1er juin 2013, subsidiairement à la prolongation du bail à ferme pour une durée de 6 ans à partir du 1er juin 2013, plus subsidiairement à la prolongation du bail pour une durée de 6 ans à partir du 30 avril 2014, et très subsidiairement, dans le cas où une résiliation anticipée devait être admise, au versement par le défendeur d’une équitable indemnité de CHF 20'000.-, intérêts en sus, en faveur de A._ pour les améliorations apportées à la chose affermée, ainsi qu’au versement d’un montant de CHF 72'000.-, plus intérêts, pour le dommage causé par la résiliation anticipée, frais à la charge du défendeur (DO 21 ss).
Par mémoire 28 février 2014, B._ ont conclu au rejet de l’action, frais à la charge de A._, et ont déposé une demande reconventionnelle d’expulsion à l’encontre du demandeur (DO 32 ss).
Par acte du 15 avril 2014, le demandeur a conclu au rejet de la demande reconventionnelle, frais à la charge du défendeur (DO 52 ss).
Le 19 décembre 2014, la Chancellerie d'Etat a transmis au Président les décisions du Conseil d'Etat du 11 novembre 2014 rejetant le recours déposé par A._ contre la décision de suspension provisoire d'activité et rejetant le recours déposé contre la décision de renvoi pour justes motifs (DO 158 ss). Par courrier du 5 janvier 2015, le Juge délégué de la Ie Cour administrative du Tribunal cantonal a informé le Président que A._ avait interjeté recours contre la décision du Conseil d'Etat relative au renvoi pour justes motifs et précisé que le recours était dépourvu d'effet suspensif (DO 173; arrêt TC FR 601 2014 177 du 11 janvier 2016).
E. Par décision du 25 mars 2015, le Président a rejeté l’action en constatation de la nullité du congé, subsidiairement en prolongation de bail à ferme agricole et, plus subsidiairement, en réparation du dommage et remboursement de A._ et lui a donné ordre d’évacuer l’alpage et le chalet de C._, sans délai, ce dès que cette décision sera définitive et exécutoire, sous menace de la sanction prévue à l’art. 292 CP. De plus, il a autorisé B._ à recourir à la force publique pour le cas où A._ n’obtempérerait pas et mis les frais de la procédure à la charge du demandeur.
F. Par acte du 11 mai 2015, A._ a interjeté appel contre cette décision et conclu à son annulation ainsi que, principalement à sa modification dans le sens de l’admission de son action en constatation de la nullité, respectivement en annulation de la résiliation du bail à ferme agricole et à la constatation du renouvellement du bail à ferme agricole, pour une période de 6 ans, soit du 1er juin 2013 au 31 mai 2019, subsidiairement au renvoi de la cause au Président pour complément d’instruction et nouvelle décision sur la requête de prolongation de bail, plus subsidiairement à la modification de la décision querellée dans le sens d’une prolongation du bail à ferme agricole pour une durée de 6 ans à partir du 1er juin 2015, encore plus subsidiairement au
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## Considerations