# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 983e5c0d-5e65-56d0-b1bf-13591c124d6f
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

en fait
, l'arrêt de la Cour de justice du 12 mars 2019 (
ACJC/401/2019
), statuant sur les appels interjetés le 1
er
février 2018 par A_ et B_ SA contre le jugement
JTPI/1687/2017
rendu par le Tribunal de première instance le 18 décembre 2017 dans la cause C/10462/2015-8 et réformant ledit jugement;
Attendu que dans la partie en fait (let. C.aa) de l'arrêt précité, la Cour a précisé que la note d'honoraires du conseil de C_ du 5 octobre 2017 faisait état d'un "
rendez-vous avec M. D_
" le 3 février 2017, soit peu de temps avant que le Tribunal procède à l'audition de D_ en qualité de témoin;
Que la Cour a ensuite retenu, au considérant 3.1.2 du même arrêt, que "
le fait que D_
ait rencontré l'avocat de A_
[n'était]
pas déterminant
" compte tenu des circonstances;
Que par courrier adressée à la Cour le 4 avril 2019, le conseil de A_ a sollicité la rectification de "
l'erreur de plume
" figurant au considérant 3.1.2 de l'arrêt, en modifiant la phrase susmentionnée comme suit : "
le fait que
D_ ait rencontré l'avocat de C_ n'est pas déterminant
";
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, qu'aux termes de l'art. 334 al. 1 CPC, si le dispositif de la décision est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qu'il ne correspond pas à la motivation, le tribunal procède, sur requête ou d'office, à l'interprétation ou à la rectification de la décision;
Que l'interprétation et la rectification ne tendent pas à modifier la décision rendue, mais à la clarifier (Jeandin, CR CPC, 2
ème
éd., 2019, n. 20 ad Intro art. 308-314 CPC);
Qu'ainsi, l'interprétation entre en considération si le dispositif est contradictoire, incomplet ou peu clair (p. ex. le tribunal condamne à des intérêts dont on ignore le taux ou la date à partir de laquelle ils sont dus) (Jeandin, op. cit., n. 5, 7 et 8
ad art. 334 CPC), tandis que la rectification du dispositif se justifie lorsqu'une erreur patente est manifestement due à une inadvertance telle qu'un
lapsus calami
(par ex. la condamnation est libellée en dollars alors qu'il n'a jamais été question que d'euros) (Jeandin, op. cit., n. 11 ad art. 334 CPC);
Qu'en l'espèce, la requérante observe avec raison que l'arrêt querellé comporte une imprécision à son considérant 3.1.2, puisqu'il mentionne "
l'avocat de A_
", alors qu'il est en réalité fait référence à la note de frais du conseil de C_ du 5 octobre 2017;
Que, cela étant, ledit arrêt ne souffre d'aucune contradiction entre son dispositif et ses considérants;
Qu'il n'apparaît pas non plus que son dispositif soit peu clair ou lacunaire ou encore que sa motivation ne soit pas compréhensible;
Que la requérante ne le soutient du reste pas;
Qu'en conséquence, les conditions de l'art. 334 al. 1 CPC ne sont manifestement pas réunies;
Que la requête sera dès lors déclarée infondée d'entrée de cause, sans instruction préalable (art. 334 al. 2 et 330 CPC par analogie; SCHWEIZER, CR CPC, 2
ème
éd. 2019, n. 15 ad art. 334 CPC);
Qu'il ne sera pas perçu de frais judiciaires sur rectification.
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