# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ac03c07a-9ca9-557f-889d-ac931bcce466
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que la société D_, ayant pour but l'édition et la publication de journaux et périodiques, a été inscrite au registre du commerce de Genève le 31 juillet 2001 ; qu'elle a été affiliée en qualité d'employeur auprès de la Caisse interprofessionnelle AVS de la fédération des entreprises romandes (ci-après : la caisse) dès le début de son activité ;
Que Monsieur C_ en a été l'associé-gérant avec signature individuelle dès sa création ; que Monsieur B_, également associé-gérant avec signature individuelle dès novembre 2007, a été remplacé le 29 novembre 2013, par Monsieur A_, lui-même titulaire de la raison individuelle Fiduciaire E_ et administrateur-président de Fiduciaire E_;
Que la faillite de la société a été prononcée le 9 septembre 2015 ; que la caisse a produit sa créance dans la faillite le 17 novembre 2015 ;
Que par décision du 5 février 2016, la caisse a réclamé à Messieurs A_, B_, et C_, respectivement le paiement de CHF 23'228.55, de CHF 18'159.90 et de CHF 23'228.55, représentant les cotisations paritaires AVS-AI-APG-AC-AMat et les contributions AF dues par la société et restées impayées pour les périodes bouclement d'acomptes 2012, janvier à décembre 2013, bouclement d'acomptes 2013 et janvier et février 2014, ainsi que les frais administratifs, les taxes de sommation et les intérêts moratoires ;
Que MM. C_ et A_ ont formé opposition respectivement les 20 février et 4 mars 2016 ;
Que la liquidation de la faillite de la société a été clôturée par défaut d'actifs le 1
er
juin 2016 ;
Que par décisions du 27 décembre 2017, la caisse a rejeté les oppositions ;
Que M. A_, représenté par Me E_, a interjeté recours le 29 janvier 2018 contre la décision à lui notifiée ;
Que le 27 juillet 2018, la chambre de céans a ordonné l'appel en cause de MM. C_ et B_ ;
Que le 12 mars 2019, Me F_, mandataire de M. A_ a informé la chambre de céans que M. B_ était décédé « il y a une dizaine de jours » ;
Que par ordonnance du 24 juin 2019, la chambre de céans a suspendu l'instruction de la présente procédure en application de l'art. 78 let. b LPA, jusqu'à ce que la situation des successibles soit fixée ;
Que par écriture du même jour, la chambre de céans a interrogé la Justice de Paix de Genève afin de connaître les noms et coordonnées de ses héritiers ;
Que le 27 juin 2019, la Justice de paix a communiqué les noms et coordonnées des héritiers légaux de M. B_, tout en précisant que ceux-ci avaient répudié la succession ; que la succession avait été liquidée par voie de faillite, selon un jugement rendu par le Tribunal de première instance du 13 mai 2019 (
JTPI/7002/19
);
Que le 28 août 2019, l'office des faillites a informé la chambre de céans qu'une requête de liquidation sommaire avait déjà été déposée auprès du Tribunal civil et rappelé qu'il y avait lieu d'attendre jusqu'au vingtième jour suivant le dépôt de l'état de collocation ;
Que le 7 novembre 2019, il a fait savoir que l'état de collocation était entré en force depuis le 3 novembre 2019 et qu'aucun créancier n'avait contesté la créance de la caisse ou sollicité son intervention, par substitution, dans la présente procédure ; qu'il a dès lors indiqué que la masse en faillite renonçait à reprendre celle-ci ;
Attendu en fait
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS -
RS 831.10
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que lorsqu'une partie décède pendant le déroulement de l'instance, les héritiers prennent de plein droit la place du défunt au procès (art. 560 CC; arrêt du Tribunal fédéral
4A_215/2009
du 6 août 2009 consid. 3.1), étant précisé que jusqu'à la déclaration d'acceptation ou l'échéance du délai de répudiation, l'acquisition de la succession est subordonnée à une condition résolutoire (arrêt du Tribunal fédéral 9C 946/2012 du 10 juillet 2013) ; que la qualité d'héritier n'est établie définitivement qu'après l'acceptation expresse de la succession ou l'écoulement du délai de répudiation lorsqu'il n'a pas été fait usage de celui-ci ; qu'aussi, pour cette raison, l'art. 6 al. 2 de la procédure civile fédérale du 4 décembre 1947 (
RS 273
- PCF), applicable par le renvoi de l'art. 71 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (
RS 173.110
- LTF), prévoit la suspension du procès de plein droit en cas de décès d'une partie ;
Que la législation cantonale contient une norme similaire (art. 78 let. b de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA], en relation avec l'art. 89A LPA) ; que la reprise du procès est ordonnée dès que la succession ne peut plus être répudiée ou que la liquidation officielle a été instituée ; que la reprise anticipée de procès urgents par le représentant de la succession est réservée (art. 6 al. 3 PCF ; arrêt du Tribunal fédéral 9C 301/2016 du 25 janvier 2017) ;
Qu'en l'espèce, l'instruction de la cause a été suspendue par ordonnance du 24 juin 2019 en raison du décès de M. B_ le 27 février 2019 ;
Que la Justice de paix a informé la chambre de céans le 27 juin 2019 que les héritiers de M. B_ avaient répudié la succession et qu'un jugement de faillite avait été prononcé le 13 mai 2019 ;
Que le 7 novembre 2019, l'office des faillites a indiqué qu'il ne souhaitait pas intervenir dans la présente procédure ;
Qu'en conséquence, l'instruction de la procédure sera reprise, l'appel en cause sera déclaré sans objet et la cause rayée du rôle s'agissant de feu M. B_.

## Considerations