# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** db417730-a791-59ba-b717-ff15891f06c8
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2004
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. La société D. S_ SA, ayant pour but l’importation et la commercialisation de vins en gros et au détail, a été constituée à Genève en 1983. Elle a été affiliée auprès de la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION (ci-après CCGC) depuis cette date. Monsieur S_ en était l’administrateur unique depuis sa création.
2. Depuis 1997, la société a rencontré d’importantes difficultés de paiement à telle enseigne qu’elle n’a plus versé dans les délais les cotisations AVS-AI et n’a plus fourni les attestations de salaires annuels en temps utile. Menacé du dépôt d’une plainte pénale, l’administrateur a prié la CCGC de lui accorder un plan de paiement et s’est acquitté de la part pénale des cotisations 1998.
3. Le Tribunal de première instance a prononcé la faillite de la société le 23 février 1999. De l’état de collocation publié le 3 novembre 1999, est résulté un dividende prévisible de 13,01%. Ce dividende a été versé à la Caisse par l’Office des faillites de sorte que la créance de celle-ci est passée de 12'188 fr. 35 à 8'156 fr. 30, déduction faite également de la part pénale 1998.
4. Par décision du 29 septembre 2000, la Caisse a réclamé à l’ancien administrateur le paiement du montant de 9'741 fr. 50, à titre de réparation du dommage causé par le non-paiement des cotisations AVS-AI, y compris les frais et les intérêts moratoires, dues pour les années 1997, 1998 et 1999 par la société. Du décompte annexé à la décision, il ressort que pour l’année 1997, restait dû 4'804 fr. 65 compte tenu des versements effectués de 8'255 fr. 80 et pour l’année 1998, 4'714 fr. 70, les versements ayant été de 3'243 fr. 75.
5. L’intéressé a formé opposition le 17 octobre 2000. Il considère qu’il n’a commis aucune négligence grave, et déclare que sa situation financière ne lui permet pas d’envisager le versement du montant réclamé.
6. La Caisse a déposé le 16 novembre 2000 une requête auprès de la Commission cantonale de recours AVS-AI visant à obtenir la levée de l’opposition.
7. Invité à se déterminer, l’ancien administrateur rappelle qu’il a réglé dans sa totalité la part pénale et précise qu’il n’a pas pu payer le solde en raison des difficultés financières rencontrées par la société. Celle-ci manquait en effet de liquidités et une grande partie de sa clientèle était composée de restaurateurs qui tombaient eux-mêmes en faillite. Il allègue par ailleurs avoir personnellement réinjecté dans la société en 1997 des fonds propres à hauteur de 250'000 fr., par la constitution d’une hypothèque légale sur un bien immobilier familial. Il ajoute enfin qu’il s’est contenté de prélever un salaire mensuel net de 2'000 fr. par mois, alors qu’il travaillait pour la société à plein temps.

## Considerations