# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6da12624-030c-4cf2-932f-13a6319c2672
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

La Cour, vu:
- la commission rogatoire internationale du 7 octobre 2008 émanant de la Cour d’appel de Paris,
- l’ordonnance du 17 mars 2009 par laquelle le Juge d’instruction du canton
de Genève a ordonné, en exécution de ladite commission rogatoire, qu’il soit procédé à une perquisition dans les locaux occupés par A., «aux fins de saisir tous objets, documents ou valeurs pouvant servir à la  de la vérité» dans le cadre de l’enquête française (act. 1.1),
- le recours formé contre cette ordonnance le 3 avril 2009 par Me Jean-Noël
SANCHEZ, avocat à Paris, au nom et pour le compte de A. (act. 1),
- la désignation, le 16 avril 2009, par Me Jean-Noël SANCHEZ, de l’adresse
suisse de son client comme domicile de notification (act. 3 et 5).

## Considerations

considérant:
qu’en vertu de l’art. 28 al. 1 let. e ch. 1 de la Loi sur le Tribunal pénal  (LTPF; RS 173.71), mis en relation avec les art. 80e de la Loi sur l’entraide pénale internationale (EIMP; RS.351.1) et 9 al. 3 du Règlement du Tribunal pénal fédéral du 20 juin 2006 (RS 173.710), la IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral est l’autorité de recours ordinaire contre les décisions rendues en matière d’entraide par les autorités fédérales et cantonales d’exécution;
que la décision par laquelle l’autorité d’exécution en matière d’entraide or-
donne la perquisition et la saisie d’objets, de documents ou valeurs est de nature incidente, car elle ne met pas un terme à la procédure d’entraide (arrêt du Tribunal fédéral 1A.245/2002 du 24 février 2003, consid. 1);
qu’aux termes de l’art. 80e al. 2 EIMP, les décisions incidentes antérieures
à la décision de clôture peuvent faire l’objet d’un recours séparé si elles causent un préjudice immédiat et irréparable en raison de la saisie d’objets ou de valeurs (let. a) ou de la présence de personnes qui participent à la procédure à l’étranger (let. b);
qu’il incombe au recourant d'indiquer, dans l'acte de recours, en quoi consiste le dommage et de démontrer que celui-ci ne serait pas réparé par un prononcé annulant, le cas échéant, la décision de clôture à rendre ulté-
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rieurement (ATF 130 II 329 consid. 2; 128 II 353 consid. 3; arrêt du Tribunal fédéral 1A.89/2004 du 10 juin 2004, consid. 3);
qu’en l’espèce, le recourant n’allègue d’aucune manière que la saisie  le mettrait en proie à un préjudice immédiat et irréparable, de sorte que le recours est manifestement irrecevable;
que, le recours étant d’emblée irrecevable, la Cour de céans a renoncé à procéder à un échange d’écritures (art. 57 al. 1 de la Loi fédérale sur la procédure administrative [PA; RS 172.021] a contrario, applicable par  de l’art. 30 let. b LTPF);
que les frais de procédure doivent être mis à la charge du recourant qui succombe (art. 63 al. 1 PA);
que l’émolument judiciaire, calculé conformément à l’art. 3 du Règlement du 11 février 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pénal fédéral (RS 173.711.32; TPF RR.2007.26 du 9 juillet 2007, consid. 9.1), est fixé en l’espèce à Fr. 1'000.--, couvert par l’avance de frais déjà versée.
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