# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 93aa917e-bc5d-5529-abb5-dccf56240113
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que X_ SA, société active dans le domaine de l’informatique, a été affiliée dès 1996 en qualité d’employeur auprès de la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION AVS/AI (ci-après : la caisse AVS) ; que B_ (ci-après : l’administrateur) est inscrit au Registre du commerce depuis l’origine de la société en qualité d’administrateur unique, avec signature individuelle et la FIDUCIAIRE B_ (ci-après : la fiduciaire) comme organe de révision ; que B_ (ci-après : le recourant) est l’un des fondateurs et actionnaires de la société ;
Que la procédure de faillite de la société, suspendue faute d’actifs le 19 avril 2006, a été clôturée par jugement du 5 décembre 2006 ;
Que par décision du 10 mars 2008 notifiée au recourant, la caisse a réclamé le payement d’un montant de 78'887 francs 35 représentant le dommage subi en raison du non-paiement des cotisations AVS/AI/APG/AC dues par la société pour les années 2001 à 2004, frais et intérêts moratoires compris ; que le décompte annexé faisait état de retards dans le paiement des cotisations sociales depuis 2001 en dépit d’une augmentation de la masse salariale ;
Que dans son opposition du 7 avril 2008, le recourant a contesté toute responsabilité au motif qu’il n’avait pas son mot à dire dans la société et ne faisait qu’appliquer les décisions prises par l’administrateur ;
Que la caisse a confirmé sa position par décision du 4 février 2009 ;
Que par décision et décision sur opposition des 10 mars 2008 et 4 février 2009, le SERVICE CANTONAL D'ALLOCATIONS FAMILIALES (SCAF) a également réclamé au recourant le paiement de la somme de 9'945 fr. 80, représentant les contributions allocations familiales dues par la société de 2001 à 2004 et restées impayées ;
Qu'en date du 4 mars 2009, le recourant a contesté les décisions sur oppositions rendues respectivement par la caisse AVS et le SCAF, concluant à l’annulation de la décision de la caisse ; qu'il a rappelé qu'il n'était pas administrateur de la société ; que lors de sa prise de contact avec la caisse en 2006, il avait agi en qualité de représentant de l’administrateur ; qu'il invoquait par ailleurs la prescription de la prétention au regard du délai prévu à l’article 82 al. 1 RAVS ;
Que le recours AVS a été enregistré sous le numéro de cause A/759/2009 ; que le recours AF l'a été sous le numéro de cause A/772/2009 ;
Que par arrêt incident du 21 avril 2009, le Tribunal de céans a suspendu la cause AF A/772/2009 en application de l'art. 14 de la loi genevoise sur la procédure administrative (LPA) jusqu'à droit connu dans la procédure AVS A/759/2009 ;
Que le recourant a été entendu le 26 mai 2009 ;
Que par ordonnance du 2 juin 2009, le Tribunal de céans a appelé en cause Monsieur B_ ;
Que par arrêt du 17 novembre 2009, le Tribunal de céans a rejeté le recours interjeté en matière AVS, considérant que l'intéressé avait engagé sa responsabilité au sens de l'art. 52 de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS) en tant qu'organe de fait de la société ;
Que par arrêt du 24 août 2010, le Tribunal fédéral a confirmé le jugement du Tribunal de céans ;
Que par courrier du 15 septembre 2010, le Tribunal de céans a repris l'instance dans la cause A/772/2009 ;

## Considerations

Considérant en droit
que le Tribunal cantonal des assurances sociales statue en instance unique conformément à l'art. 22 de la loi fédérale sur les allocations familiales du 24 mars 2006 (LAFam ;
RS 836.2
) en matière d'allocations familiales fédérales et conformément à l'art. 56 V al. 2 let. e LOJ en matière d'allocations familiales cantonales (LOJ) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que le recours a été interjeté en temps utile (art. 38A LAF) ;
Qu’aux termes de l’art. 27 LAF, le revenu sur la base duquel le montant des contributions AF est calculé est le même que celui soumis à cotisation conformément à l’art. 5 LAVS ;
Que selon l’art. 30 al. 3 LAF, l’employeur qui intentionnellement ou par négligence grave n’observe pas les prescriptions et cause ainsi un dommage à la Caisse d’allocations familiales est tenu de le réparer ;
Que l’art. 52 LAVS s’applique par analogie ;
Qu’il y a lieu de rappeler que par arrêt du 17 novembre 2009, confirmé par le Tribunal fédéral le 24 août 2010, le recourant a été tenu pour responsable du dommage subi par la caisse AVS ;
Qu’il convient dès lors de juger de même s’agissant du dommage subi par le SCAF durant la même période ;
Que le recours doit dès lors être rejeté ;