# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 935c1006-7ace-4009-83c3-4e604bda1331
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que Madame A_ (ci-après : l’assurée ou la recourante) a déposé une demande de prestations complémentaires le 28 mars 2022 ;
Que par décision sur opposition du 30 juin 2022, le service des prestations complémentaires (ci-après : le SPC ou l’intimé) a tenu compte d’une fortune hypothétique de CHF 139'603.10 pour refuser à l’assurée le droit auxdites prestations ;
Que par écriture de son mandataire du 31 août 2022, l’assurée a recouru contre cette décision devant la chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : chambre de céans), contestant le montant de la fortune hypothétique et concluant à l’annulation de la décision querellée, avec suite de dépens ;
Que par décision sur opposition du 27 septembre 2022, le SPC a annulé la décision attaquée et remplacé celle-ci, conformément à l’art. 53 al. 3 LPGA, par une décision dans laquelle la fortune hypothétique n’a pas été prise en compte, de sorte que l’assurée s’est vue reconnaître sur le principe un droit à des prestations complémentaires, sa fortune n’excédant pas le plafond de CHF 100'000.- ;
Que par courrier du 27 septembre 2022, le SPC a avisé la chambre de céans du prononcé de cette nouvelle décision et a conclu à ce que le recours soit reconnu sans objet ;
Que par courrier du 11 octobre 2022, l’assurée, sous la plume de son conseil, a maintenu son recours faute d’avoir reçu une nouvelle décision sur son droit à des prestations et a fait valoir son droit à des dépens de CHF 1'950.- ;
Qu’interpellé par la chambre de céans, le SPC a indiqué, le 26 octobre 2022, que le calcul des prestations auxquelles l’assurée pouvait prétendre nécessitait la reprise de l’instruction ; que le recours par lequel l’assurée n’avait contesté que la prise en compte de la fortune hypothétique était dès lors sans objet, dans la mesure où celui-ci ne pouvait pas porter sur un calcul qui n’avait pas été réalisé à ce stade ;
Que par courrier du 8 novembre 2022, l’assurée, sous la plume de son conseil, a admis que son recours n’avait plus d’objet, à l’instar de sa conclusion en renvoi de la cause à l’intimé tout en persistant à exiger des dépens qu’elle chiffrait à CHF 2'250.- désormais ;

## Considerations

Considérant en droit que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
) ; qu’elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté dans les forme et délai prévus par la loi (art. 38 et 56 ss LPGA), le recours est recevable ;
Que par nouvelle décision du 27 septembre 2022, le SPC a annulé et remplacé la décision querellée, donnant droit sur le principe aux prétentions de la recourante ;
Qu’en application de l’art. 53 al. 3 LPGA, jusqu’à l'envoi de son préavis à l’autorité de recours, l’intimé peut reconsidérer sa décision ;
Que dans sa réponse du 27 septembre 2022, le SPC a conclu à ce que la cause soit déclarée sans objet ;
Qu’à teneur des pièces du dossier, cette solution est conforme au droit ;
Que la recourante, par l’intermédiaire de son mandataire, a acquiescé ;
Qu’il y a lieu de constater que l’assurée a ainsi obtenu satisfaction ;
Que le recours est, dès lors, devenu sans objet ;
Qu’il convient de rayer la cause du rôle ;
Que lorsque le recours est déclaré sans objet, la recourante peut prétendre à des dépens, pour autant que les chances de succès telles qu'elles se présentaient avant que le recours ne devienne sans objet le justifient (arrêt du Tribunal fédéral 9C 372/2011 du 12 avril 2012) ;
Que la recourante, qui réside dans un EMS, a dû saisir la chambre de céans, avec l’aide de sa curatrice, d’un mémoire de recours pour obtenir une décision sur la prise en compte de sa fortune dite hypothétique ; qu’il se justifie de lui allouer des dépens, lesquels seront arrêtés à CHF 1'950.- tel que requis le 11 octobre 2022, l’écriture supplémentaire n’ayant pas à être indemnisée, le recours ayant perdu son objet dès le prononcé de la décision du 27 septembre 2022 ;
Que pour le surplus, la procédure est gratuite.