# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9453bcc6-584e-5d9d-a2cb-ac64461ddfb9
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que les époux A_/B_ sont les parents de deux filles âgées respectivement de cinq ans et de trois ans;
Que le couple s'est séparé au début de l'été 2019, l'épouse ayant formé une demande de mesures protectrices de l'union conjugale le 11 octobre 2019;
Que par ordonnance
OTPI/85/2021
du 26 janvier 2021, le Tribunal, statuant sur mesures provisionnelles, d'accord entre les parties, a réservé à B_ un droit de visite sur les mineures C_ et D_ devant s'exercer, sauf accord contraire entre les parties, selon les modalités suivantes: un week-end sur deux du vendredi 16h00 au dimanche 20h00 (repas pris), un jour par semaine du jeudi 16h00 au vendredi 8h00 retour à l'école et un déjeuner par semaine le lundi et a donné acte aux parties de ce qu'elles devaient se partager par moitié les vacances de février et de Pâques 2021;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), telles les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF
134 III 667
consid. 1.1);
Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Que les mêmes principes s'appliquent, en matière d'effet suspensif, s'agissant de l'exercice du droit aux relations personnelles, que ceux qui régissent la garde; que selon la jurisprudence, lorsque la décision de mesures provisionnelles statue sur la garde ou modifie celle-ci de sorte que l'enfant devrait être séparé du parent qui prenait régulièrement soin de lui au moment de l'ouverture de la procédure ayant donné lieu à la décision attaquée, le bien de l'enfant commande alors, dans la règle, de maintenir les choses en l'état et de laisser celui-ci auprès de la personne qui lui sert actuellement de référence (arrêt du Tribunal fédéral
5A_792/2018
du 6 février 2019 consid. 3.2.2);
Qu'en l'espèce, les parties s'opposent sur l'étendue du droit de visite de B_;
Qu'actuellement, ce dernier exerce son droit de visite conformément aux modalités fixées d'accord entre les parties et entérinées par l'ordonnance du 26 janvier 2021;
Que les enfants, encore très jeunes, se sont dès lors adaptées à un rythme qu'il y a lieu de maintenir durant la procédure devant la Cour, afin d'assurer leur stabilité;
Qu'il serait en effet néfaste pour leur intérêt d'élargir le droit de visite si cet élargissement ne devait pas être confirmé dans l'arrêt au fond;
Que la requête formée par A_ sera dès lors admise;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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