# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e662cd54-454c-50b8-b900-970c2608b6b4
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu, en fait, que A_, B_ et C_ concluent, préalablement, à ce que le caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise soit suspendu et à ce que le délai qui leur était imparti au 30 juin 2014 pour le dépôt de leur réponse soit annulé;
Qu'ils font valoir que si l'effet suspensif à leur recours n'était pas être accordé, ils devraient préparer et déposer des réponses écrites sur le fond de l'action, alors qu'ils soutiennent que cette dernière est irrecevable et qu'il y a lieu de limiter la procédure à certaines questions;
Que par décision du 11 juin 2014, la Cour a accordé, à titre superprovisionnel, l'effet suspensif jusqu'à droit jugé sur effet suspensif;
Qu'invités à se déterminer, E_ et D_ ont indiqué ne pas s'opposer à l'octroi de l'effet suspensif;
Que F_, G_ et H_ s'en sont rapportées à justice sur cette question;

## Considerations

Considérant, en droit, que le recours est recevable contre des décisions et ordonnances d'instruction de première instance, dans les cas prévus par la loi (art. 319 let. b ch. 1 CPC) ou lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 2 CPC);
Qu'en l'espèce, la décision querellée est une ordonnance d'instruction précisant la manière dont la procédure doit être conduite;
Qu'ainsi, la voie du recours est ouverte, si l'ordonnance est susceptible de causer un préjudice difficilement réparable à la recourante;
Qu'à teneur de l'art. 325 CPC, applicable au cas d'espèce compte tenu de la nature de la décision entreprise, le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise (al. 1), l'autorité de recours (soit la Cour de céans) pouvant toutefois suspendre le caractère exécutoire en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés (al. 2);
Qu'à cet égard, l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation (Brunner, in Kurzkommentar zur ZPO, Oberhammer et al. [éd.], 2
ème
éd., 2013, n. 4 ad art. 325 CPC, Freiburghaus/Afheldt, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, Sutter-Somm et al. [éd.], 2
ème
éd., 2013, n. 6 ad art. 325 CPC, Jeandin, CPC, Code de procédure civile commenté, Bohnet et al. [éd.], 2011, n. 6
ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'il prendra également en considération les chances de succès du recours (ATF
115 Ib 157
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
4A_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Que le Président soussigné a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site internet de la Cour de justice;
Qu'en l'espèce, l'action en constatation formée par les intimées, qui comporte 75 pages, présente une certaine ampleur et une certaine complexité;
Que le Tribunal avait fixé aux recourants un premier délai pour y répondre au 30 juin 2014, désormais échu;
Que si l'octroi de l'effet suspensif au recours qui tend à limiter la procédure à certaines questions particulières était refusé, il ne peut être exclu que le Tribunal fixe un nouveau délai aux recourants pour répondre à la demande, ce qui pourrait avoir pour effet de vider le recours de sa substance si ce nouveau délai venait à échéance avant que la Cour ne statue sur ledit recours;
Que les autres parties à la procédure, notamment les demanderesses, ne se sont pas opposées à la suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise;
Qu'elles ne soutiennent pas que l'octroi de l'effet suspensif prétériterait leur situation;
Que, partant, la requête tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché à l'ordonnance querellée sera admise;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104
al. 3 CPC);
Que la présente décision, de nature incidente, est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral, dans les limites de l'art. 93 LTF (ATF
137 III 475
consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral
4D_26/2011
consid. 2 et 3), et que la décision relative à une requête d'effet suspensif étant une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF, seule peut être invoquée la violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF; ATF
137 III 475
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
2C_8/2011
du 3 mars 2011 consid. 3.1).
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