# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7e467351-fa80-5498-8857-0a6fc4a3a059
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision du 16 janvier 2018 du Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) déclarant irrecevable l’opposition interjetée par Madame A_ (ci-après : la recourante) le 1
er
août 2017 à l’encontre d’une décision du 26 mai 2017 ;
Vu le recours, en langue anglaise, déposé le 6 février 2018 par la recourante à l’encontre de la décision sur opposition du 16 janvier 2018, auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice ;
Vu le courrier de la chambre de céans du 20 février 2018 invitant la recourante a déposer une traduction de son recours, dans un délai de dix jours, sous peine d’irrecevabilité ;
Vu le courrier de la recourante du 24 février 2018, reçu par le SPC le 28 février 2018 et transmis le 16 mars 2018 à la chambre de céans selon lequel « Je honneur de vous pardonner moi pour écrire en anglais à vous. S’il vous plait accepter que je peux sortir. Merci pour s’entendre. Salutations » ;
Vu le courrier de la chambre de céans du 20 mars 2018 accordant à la recourante un délai au 4 avril 2018 pour motiver son recours, sous peine d’irrecevabilité de celui-ci ;
Vu la traduction du recours, effectuée le 28 mars 2018 par une traductrice du canton de Genève selon laquelle la recourante avait été contrainte de venir à Genève en 1993 s’occuper de A_, qui l’avait employée dans sa galerie à Los Angeles depuis 1983, qui était tombé malade et qui était décédé en 1996, qu’elle avait ensuite été harcelée par des débiteurs suite aux manquements de A_, que les prétentions du SPC étaient erronées car elle était confrontée au stress de manque de ressources pour couvrir les infractions commises par A_ et qu’elle n’avait pas reçu d’argent à l’issue de cette catastrophe ;
Vu la réception de cette pièce par le SPC le 4 avril 2018, transmise à la chambre de céans le 13 avril 2018 ;

## Considerations

Attendu en droit
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). Qu’elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l’art. 89 B al. 1 à 3 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), la demande ou le recours est adressé en deux exemplaires à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice soit par une lettre, soit par un mémoire signé, comportant : a) les nom, prénoms, domicile ou résidence des parties ou, s'il s'agit d'une personne morale, toute autre désignation précise ; b) un exposé succinct des faits ou des motifs invoqués ; c) des conclusions (al. 1). Que le cas échéant, la décision attaquée et les pièces invoquées sont jointes (al. 2). Que si la lettre ou le mémoire n'est pas conforme à ces règles, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice impartit un délai convenable à son auteur pour le compléter en indiquant qu'en cas d'inobservation la demande ou le recours est écarté (al. 3) ;
Qu’en l’espèce, le recours, en langue française, du 24 février 2018 ne contenant aucune motivation, un délai a été fixé à la recourante au 4 avril 2018 pour y remédier, sous peine d’irrecevabilité du recours ;
Que celle-ci a communiqué le 4 avril 2018, une traduction de son recours ;
Que, dans ces conditions, le recours doit être déclaré recevable ;
Que, sur le fond, la recourante ne conteste pas le fait que son opposition, formée le 1
er
août 2017 à l’encontre de la décision du SPC du 26 mai 2017, expédiée le 30 mai 2017, est tardive ;
Qu’en conséquence, la décision litigieuse, déclarant l’opposition de la recourante irrecevable, ne peut qu’être confirmée ;
Que, pour le surplus, la procédure est gratuite.