# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4f6a226f-0348-5c34-ad73-c1bb6bc62b3d
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_007
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

attendu
qu'entré en Suisse le 2 mars 2000, A._, ressortissant iranien, né en 1978, a déposé une demande d'asile qui a été rejetée le 30 octobre 2001. Il a épousé une ressortissante suisse, le 21 décembre 2001, et a obtenu pour ce motif une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, puis, le 27 décembre 2006, une autorisation d'établissement;
que, toxicomane, l'intéressé, séparé de son épouse depuis avril 2007, a été condamné, le 14 septembre 2007, par le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine à une peine privative de liberté de quinze mois, dont six fermes, pour délit et crime contre la LStup;
que, le 10 mars 2008, le Service de la population et des migrants (SPoMi) a rendu à son encontre une décision de révocation de l'autorisation d'établissement et de renvoi de Suisse. Il a été refoulé à destination de l'Iran, le 18 juillet 2008;
que, le 6 janvier 2010, son divorce a été prononcé;
qu'ayant fait la connaissance de A._ en 2005 et ayant entretenu une relation avec ce dernier avant qu'il soit renvoyé dans son pays d'origine, B._, ressortissante suisse née en 1975, également toxicomane, s'est rendue en Iran et l'a épousé le 21 août 2010. Pour des raisons administratives, elle est restée bloquée un an et demi dans ce pays avant de pouvoir revenir en Suisse. Le 10 mai 2012, A._ a déposé une demande de regroupement familial auprès de la représentation suisse de Téhéran afin de la rejoindre. Faute d'obtenir les documents requis, le SPoMi a classé cette requête le 8 novembre 2012;
qu'entré illégalement en Suisse le 1er août 2015, A._ a déposé une nouvelle demande d'asile le 24 septembre 2015. Par décision du 7 janvier 2016, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a refusé d'entrer en matière sur sa requête et a prononcé son renvoi vers l'Etat Dublin responsable, soit la Hongrie. Suite à un premier arrêt du Tribunal administratif fédéral (TAF) du 22 janvier 2016, qui lui renvoyait l'affaire pour instruction complémentaire, le SEM a repris la même décision le 12 avril 2017. Par un nouvel arrêt du 24 juillet 2017, le TAF a ordonné au SEM de se prononcer sur la demande d'asile selon la procédure nationale;
que, dans l'intervalle, A._ a déposé, le 14 novembre 2018, une demande de regroupement familial auprès du SPoMi;
que, par décision du 30 novembre 2018, le SEM a rejeté la demande d'asile et a nié la qualité de réfugié à l'intéressé. Considérant que celui-ci est l'époux d'une ressortissante suisse, il a transmis le dossier au SPoMi pour prise de décision en matière d'octroi d'une autorisation de séjour ou de prononcé du renvoi;
que, dans le cadre de l'instruction de la demande de regroupement familial, le SPoMi a constaté que B._ faisait l'objet, au 7 janvier 2019, d'actes de défaut de biens pour un montant de CHF 49'828.-, qu'elle n'avait pas d'activité lucrative et était entièrement assistée, sa dette sociale s'élevant à CHF 45'691.- auprès du Service social de C._ (état au 31 décembre 2018 et l'aide se poursuivant), à CHF 70'250.- auprès du Service social de la commune de D._ (état au 18 mars 2019), à CHF 34'171.- auprès du Service social de E._ (état au 18 mars 2019) et à CHF 2'854.- auprès de la commune de F._ (état au 25 mars 2019).
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L'intéressée avait par ailleurs été condamnée, le 30 juin 2011, à une peine privative de liberté de 6 mois pour contravention à la LStup et, le 19 décembre 2014, à une peine privative de liberté de 30 mois, dont 18 mois avec sursis pour, notamment, crime contre la LStup, avec mise en danger de la santé de nombreuses personnes. Compte tenu de sa toxicomanie, elle avait également été soumise à une mesure thérapeutique ambulatoire au sens de l'art. 63 CP. Incarcérée le 7 septembre 2015, elle a obtenu une libération conditionnelle le 6 janvier 2016;
que le SPoMi a retenu que, pour sa part, A._ avait, au 8 avril 2019, des actes de défaut de biens pour CHF 19'107.- et, qu'au 11 avril 2019, il avait été aidé à raison de CHF 1'738.- par le Service social de E._;
que, le 10 septembre 2018, dans le cadre d'une nouvelle procédure pénale, B._ a été arrêtée et placée en détention provisoire puis en exécution anticipée de peine jusqu'au 6 mars 2019; elle a ensuite commencé une exécution anticipée de mesure au Radeau, avant d'être à nouveau emprisonnée depuis le 2 juin 2019 (détention provisoire et exécution anticipée de peine). Le 5 décembre 2019, se fondant sur un acte d'accusation du 3 octobre 2019, le Tribunal d'arrondissement de la Sarine a condamné l'intéressée, selon la procédure simplifiée, à une peine privative de liberté de 36 mois, dont 30 mois avec sursis pendant 5 ans, et 6 mois sans sursis sous déduction de la détention provisoire et de la peine exécutée de manière anticipée pour crime et contravention à la LStup. Elle a par ailleurs été soumise à un traitement psychothérapeutique ambulatoire (art. 63 al. 2 CP), sans suspension de la sanction, et à une assistance de probation. Le sursis octroyé le 19 décembre 2014 a en outre été révoqué;
que l'acte d'accusation a été communiqué au SPoMi le 3 octobre 2019;
qu'informé de l'intention du SPoMi de rejeter sa demande de regroupement familial et d'ordonner son renvoi, A._ a déposé ses observations le 29 octobre 2019. Il a indiqué que son épouse sortira de prison dans le courant du mois d'avril 2020, voire avant en cas de libération conditionnelle, et que les conjoints feront ménage commun. Rappelant que le sursis qui a été accordé à son épouse est subordonné à la recherche active d'un emploi, il a estimé qu'on ne pouvait pas admettre que cette dernière n'aura pas les moyens de subvenir aux besoins du couple. D'ailleurs, lui-même a toujours été autonome financièrement et il cherche à le redevenir par le biais de la procédure d'autorisation de séjour. Il a produit une promesse d'engagement à G._ ainsi que son certificat AVS dont il ressort bon nombre de missions en qualité d'employé temporaire. Il a fait valoir qu'il n'y avait aucune raison de croire qu'il ne puisse pas retrouver un poste auprès des nombreuses agences de placement temporaire à Fribourg;

## Considerations