# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 12074514-7ad9-50b2-8690-30ddab9ef9a0
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_010
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._, à C._, ont fait valoir pour la période fiscale 2012 des frais de garde (code 4.380) pour CHF 12'000.-. Ils ont également demandé la déduction pour contribuable aux études ou en apprentissage (code 6.130) pour leur fils majeur D._. Ils ont revendiqué des frais médicaux (code 5.110) pour une somme de CHF 2'024.-. Enfin, ils ont fait valoir des frais d'entretien d'immeuble (code 4.310), en lien avec le ramonage et le contrôle de combustion de leur chaudière, la location d'une pelle pour la remise en état de leur terrain, la pose d'une toile géotextile sur leur place de parc ainsi que des frais relatifs au compteur d'eau.
Par taxation ordinaire du 21 novembre 2013, l'impôt cantonal des époux a été fixé à CHF 3'927.75, sur la base d'un revenu imposable de CHF 62'854.-, et l'impôt fédéral à CHF 640.-, sur la base d'un revenu imposable de CHF 67'226.-. Les frais de garde n'ont pas été retenus, à défaut de justificatifs. La déduction en lien avec les études de leur fils aîné leur a été également refusée, dès lors qu'elle n'est due qu'à ce dernier, sous son propre chapitre fiscal. Les frais médicaux revendiqués, inférieurs aux 5 % de leur revenu net, n'a pas donné lieu à une déduction supplémentaire. Quant aux frais d'entretien d'immeubles, c'est une somme de CHF 7'079.- qui leur a été défalquée sur les CHF 8'082.- revendiqués, certains frais ayant été considérés comme une plus-value ou comme d'autres frais non déductibles.
Le 3 mars 2014, les époux A._ et B._ se sont adressés en courrier recommandé au Service cantonal des contributions pour contester la taxation précitée, en se référant expressément à deux interventions précédentes similaires envoyées sous pli simple le 1er décembre 2013 et le 15 janvier 2014, demeurées sans réponse du fisc.
Dans un premier temps, le Service cantonal des contributions a requis des contribuables divers documents pour finalement déclarer, le 2 juin 2014, leur courrier du 3 mars 2014, considéré comme une réclamation, irrecevable, pour cause de tardiveté.
B. Contre la décision sur réclamation, A._ et B._ interjettent recours de droit administratif le 2 juillet 2014 auprès du Tribunal cantonal. Ils concluent implicitement à la recevabilité de leur réclamation et à la déduction des frais de garde et des frais d'entretien de leur maison, soit en particulier les frais de location de la pelleteuse et de contrôle de combustion et des panneaux solaires. Ils font en particulier valoir qu'ils sont intervenus à deux reprises après réception de l'avis de taxation auprès du fisc qui n'a finalement réagi qu'à leur troisième courrier.
Une avance de frais de CHF 600.- a été payée le 11 août 2014.
Dans ses observations du 10 septembre 2014, le Service cantonal des contributions propose le rejet du recours. Il conteste d'abord avoir reçu les courriers que les contribuables lui auraient adressés en décembre 2013 et en janvier 2014. Constatant ensuite que l'avis de taxation 2012 leur a été notifié le 21 novembre 2013, il considère que la réclamation du 3 mars 2014 a été déposée hors délai et que c'est à juste titre qu'il l'a dès lors déclarée irrecevable, pour cause de tardiveté.
Dans leurs contre-observations du 18 octobre 2014, les recourants insistent sur leurs envois de décembre 2013 et janvier 2014 et se plaignent de l'absence réitérée de réactions de la part du fisc, que ce soit à leurs écrits ou leurs appels téléphoniques. Ils prétendent ainsi que leur réclamation, déposée à peine quelques jours après notification de la taxation, a été déposée dans les délais
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7
légaux. S'exprimant également sur le fond du litige, ils déposent en outre plusieurs documents en lien avec les déductions revendiquées.
Dans ses ultimes remarques du 7 novembre 2014, le fisc maintient sa position, tout en relevant, sur le fond, que les pièces produites ne permettent toujours pas d'établir en particulier les frais de garde.
Le 4 décembre 2015, les recourants se sont plaints de l'absence de réaction du fisc à leurs interventions en lien avec plusieurs périodes fiscales et, s'agissant de la période litigieuse, de mises en poursuite. Ce courrier a été transmis au fisc afin qu'il lui donne la suite utile. Derechef, le 5 février 2016, les intéressés se sont à nouveau adressés à l'Instance de céans, en lien avec plusieurs périodes fiscales subséquentes à celle ici contestée, en particulier la période fiscale 2013.
Il sera fait état des arguments, développés par les parties à l'appui de leurs conclusions, dans les considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

## Considerations

en droit
I. Impôt fédéral direct (604 2014 80)
1. Le recours, déposé le 2 juillet 2014 contre une décision sur réclamation du 2 juin 2014, l’a été dans le délai et les formes prévus aux art. 140 ss de la loi du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11) et l'avance des frais de procédure a été versée en temps utile. Partant, il est recevable, s’agissant de l’impôt fédéral direct, sous réserve de ce qui suit.
Les recourants se sont en effet adressés à deux reprises à l'Instance de céans pour se plaindre du silence du fisc face à leurs interventions, en particulier s'agissant de la période fiscale 2013. Ces écrits, dans la mesure où ils ne concernent pas la période 2012 litigieuse, n'ont pas à être examinés dans le présent jugement et les éventuelles conclusions qu'ils auraient pu prendre à cet égard, irrecevables. Cela étant, s'agissant en particulier de la période fiscale 2013, il sied de souligner, renseignements pris auprès du fisc, qu'une décision sur réclamation a été rendue le 2 octobre 2015, laquelle n'a pas fait l'objet d'un quelconque recours. Suite à leur intervention du 4 décembre 2015, une lettre explicative leur a en outre été adressée le 23 décembre 2015.