# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 872bf0c9-e633-59da-905e-6f1927e337f9
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur B_, domicilié à Genève, est titulaire d’un permis de conduire.
2. Selon le dossier produit par le service des automobiles et de la navigation (ci-après : SAN), ce conducteur n’a aucun antécédent en matière de circulation routière.
3. Le 12 mars 2005, l’intéressé a circulé au volant d’un véhicule automobile sur l’autoroute Lausanne-Simplon, en direction de Genève, à une vitesse de 163 km/h - marge de sécurité déduite - sur un tronçon où la vitesse autorisée était de 120 km/h. Ainsi, le dépassement de la vitesse maximale autorisée a été de 43 km/h.
4. Le 18 octobre 2005, le SAN a invité M. B_ à présenter ses observations. Ce courrier est demeuré sans réponse.
5. Par décision du 9 novembre 2005, le SAN a retiré le permis de conduire toutes catégories et sous-catégories de M. B_ pour une durée de 3 mois, en application de l’article 16c de la loi fédérale sur la circulation routière du 12 décembre 1958 (
RS 741.01
- LCR). Il était autorisé à conduire des véhicules des catégories spéciales F, G et M et ceux pour lesquels un permis de conduire n’était pas nécessaire.
6. Par courrier du 30 novembre 2005 mis à la poste le 2 décembre suivant, M. B_ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif. Il ne contestait pas les faits à l’origine du retrait de permis. Il était conscient d’avoir commis une erreur. Toutefois, la majeure partie de ses activités professionnelles étaient « en extérieur » et il devait se déplacer quotidiennement chez les clients de son employeur. Il concluait donc à l’octroi d’un sursis ou à une réduction de la durée du retrait.
7. L’intéressé ne s’est pas présenté à l’audience de comparution personnelle des parties appointée le 20 janvier 2006 par le tribunal de céans. Le SAN a persisté dans sa décision.
A l’issue de l’audience, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. Chacun doit respecter les signaux et les marques et, en particulier, les signaux fixant une vitesse maximale (art. 27 al. 1 LCR; 16 et 22 de l’ordonnance sur la signalisation routière du 5 septembre 1979 – OSR -
RS 741.21
, ATF
108 IV 62
).
3. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière d'excès de vitesse sur autoroute, soit sur route à chaussées séparées, un dépassement de la vitesse maximale autorisée de l5 à 30 km/h constitue un cas de peu de gravité qui justifie, en règle générale, un simple avertissement au sens de l'article 16a alinéa 3 LCR (ATF
123 II 106
, JdT
1997 I 725
, consid. 2b, pp. 728-730 et réf. cit.).
En cas de dépassement de vitesse compris entre 31 à 34 km/h, l'autorité prononce en principe un retrait du permis de conduire fondé sur l'article 16b LCR
En revanche, un dépassement de 35 km/h et plus entraîne en principe - sauf motif exceptionnel pouvant justifier l'excès de vitesse ou exclure la faute de l'automobiliste - un retrait obligatoire du permis de conduire sans égard aux circonstances concrètes, vu la gravité de la mise en danger qu'il provoque (art. 16c alinéa 2 LCR).
Ce dernier principe reste applicable que les conditions de circulation soient favorables ou non et que les antécédents du conducteur fautif soient bons ou mauvais. Il s’agit, en effet, en la matière, d’assurer la sécurité du droit et de favoriser autant que possible l’égalité de traitement entre justiciables (ATF
119 Ib 156
; SJ 1993 p. 535; ATF
118 IV 190
;
108 Ib 67
;
104 Ib 51
).
En l’espèce, le dépassement de la vitesse autorisée, au demeurant non contesté, a été de 43 km/h, après déduction de la marge de sécurité. Il s’agit d’un cas grave, saisi par l’article 16c alinéa 1 lettre a LCR, qui implique un retrait obligatoire du permis de conduire.
4. Selon l’article 16c alinéa 2 lettre a LCR, la durée minimale du retrait de permis après commission d’une infraction grave, est de trois mois. La décision du SAN s’en tenant à ce minimum, elle ne peut qu’être confirmée, aucune réduction ne pouvant intervenir et l’institution du sursis étant inconnue en matière de mesure administrative.
5. Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté. Un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant (art. 87 LPA).
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