# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 57de2f69-b1ba-48f8-9739-70078ccb276d
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Par courrier du 11 février 2021, A._ a déposé une plainte pénale dirigée contre la "C._" pour "la mise en circulation des données personnelles à double en partie illicite". En substance, il explique qu'une altération de ses données personnelles est survenue le 12 décembre 2020 dans le registre de l'état civil tenu par sa commune d'origine, soit celle de D._, alors qu'il annonçait la perte de ses papiers d'identité auprès de la police E._.
Il allègue en somme une inversion de l'ordre de ses deux prénoms, le registre laissant apparaître l'identité de "F._" au lieu de "A._". Une "mutation" de ses données personnelles aurait ainsi lieu à chaque fois qu'une autorité ou qu'un tiers reprend les données inscrites dans ledit registre. Outre l'inversion de ses deux prénoms, le recourant se plaint d'une altération de son lieu de naissance. De cette façon, l'intimée procéderait "sur possibles instructions d'une autorité supérieure ou de son propre chef, en abusant de son pouvoir, à l'altération illicite répétée, délibérée, consciente et volontaire de [s]es données personnelles informatiquement enregistrées (art. 144bis CP), dans le but de nuire à [s]es intérêts et ceux de [s]a famille". Selon le recourant, un tel comportement serait également constitutif d'un abus d'autorité au sens de l'art. 312 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP; RS 311.0).
B. Par ordonnance du 6 septembre 2021, le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur la plainte précitée. Il a considéré que les éléments au dossier ne permettaient pas de mettre en évidence la commission d'une quelconque infraction pénale.
C. Le 24 septembre 2021, A._ a recouru contre cette ordonnance auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après: la Chambre). Il conclut à l'admission du recours, à titre principal, à ce que l'ordonnance attaquée soit annulée et que le dossier pénal soit renvoyé au Ministère public pour complément d'instruction, à titre subsidiaire, à ce que l'ordonnance attaquée soit annulée et que l'intimée soit reconnue coupable d'infractions aux art. 144bis, 320 et 340 CP, à ce qu'elle soit condamnée à verser au recourant une indemnité pour réparation du tort moral et du dommage patrimonial de CHF 80'000.- "minimum", à l'octroi de l'assistance judiciaire et à ce qu'il ne soit pas perçu de frais de procédure.
D. Par courrier du 4 octobre 2021 (sceau postal), A._ a adressé une version "corrigée" de son recours du 24 septembre 2021 à la Chambre et a produit de nouvelles pièces à l'appui de celui-ci. Le recourant a également transmis sa demande d'assistance judiciaire pour la procédure de recours à cette date.
E. Invité à déposer ses observations, le Ministère public s'est, par courrier du 18 octobre 2021, référé à son ordonnance de non-entrée en matière et a conclu au rejet du recours, avec suite de frais.
Par courrier du 22 octobre 2021 (sceau postal), A._ a répliqué de manière spontanée aux observations déposées par le Ministère public au titre de l'exercice de son droit d'être entendu. Il reprend en somme le même argumentaire présenté dans son recours du 24 septembre 2021.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 8

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du Code procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0) et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
1.2.