# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0c2371d2-aab0-5ef7-acb7-14db16c07acd
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
, que, par jugement
JTBL/580/2021
du 24 juin 2021, le Tribunal des baux et loyers a notamment condamné A_ à évacuer immédiatement de sa personne et de ses biens ainsi que de toute autre personne faisant ménage commun avec lui l'appartement de cinq pièces n° 33 situé aux 2
ème
/3
ème
étages de l'immeuble sis 30A, chemin 1_ à D_ [GE], la cave n° _ y dépendante; l'emplacement de parc n° _ situé au rez inférieur de l'immeuble sis 30, chemin 1_ à D_ et le dépôt n° _ situé au sous-sol de l'immeuble sis 30, chemin 1_ à D_ (ch. 2 du dispositif), autorisé B_ SA à requérir son évacuation par la force publique dès le 30
ème
jour après l'entrée en force du jugement (ch. 3) et a condamné A_ à verser à B_ SA 18'854 fr. intérêts en sus (ch. 4);
Que, le 9 juillet 2021, A_ a formé un appel, subsidiairement un recours, contre ce jugement, concluant son annulation et à ce qu'il soit sursis à son évacuation à titre humanitaire jusqu'au 31 mars 2022;
Qu'il a requis la restitution de l'effet suspensif au recours, faisant valoir qu'il n'a pas de solution de relogement et exerce une garde partagée sur son fils mineur;
Que, le 15 juillet 2021, la B_ SA a conclu au rejet de la demande d'effet suspensif, faisant valoir que le recours était dilatoire et dénué de chance de succès et qu'aucune indemnité n'était versée pour l'occupation du logement;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la suspension du caractère exécutoire de la décision entreprise, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour;
Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par le recourant, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il se justifie de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 3 du jugement entrepris, d'une part, afin de ne pas vider le recours de son objet, et, d'autre part, afin de ne pas porter indûment atteinte aux intérêts du recourant et de son fils;
Que, par ailleurs, le recours n'est pas,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès;
Qu'il convient également de tenir compte de la courte durée présumable de la présente procédure, jugée selon la procédure sommaire (art. 257 al. 1 CPC);
Qu'en conséquence, la requête du recourant sera admise.
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