# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ad17bf5d-97f0-4815-bfd2-1a011e0aef18
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance d’expulsion du 18 mai 2017 rendue en application de la procédure sommaire en protection des cas clairs et notifiée le 26 mai 2017, le Juge de paix des districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud (ci-après : le juge de paix) a notamment ordonné à J._ et D._ de quitter et rendre libres pour le jeudi 15 juin 2017, à midi, les locaux occupés dans l’immeuble sis à [...], à [...] (appartement de 4,5 pièces de 81 m
2
au 1
er
étage et cave).
Selon le premier juge, les locataires n’avaient pas payé dans le délai comminatoire de l’art. 257d CO le montant de 4'714 fr. 10, soit l’arriéré de loyer de 4'530 fr. correspondant aux loyers dus pour les mois de septembre à novembre 2016 et la somme de 184 fr. 10 correspondant au solde de chauffage du 26 février 2016. Partant, la résiliation du contrat de bail avec effet au 31 janvier 2017 était valable.
Au pied de cette ordonnance, la voie de droit pour contester cette décision était expressément mentionnée, en particulier le délai de dix jours, dès la notification de la décision, pendant lequel un mémoire écrit et motivé devait être déposé au greffe du Tribunal cantonal. Il était précisé que ce délai n’était pas suspendu par les féries.
2.
Par courrier du 9 juin 2017, J._ a demandé au juge de paix quelles étaient les raisons de l’absence de suite donnée à son recours envoyé le 26 mai 2017.
Le 12 juin 2017, le juge de paix a transmis le courrier précité au juge de céans en précisant qu’aucun autre courrier de J._ n’était parvenu à son office.
3.
Par avis du 14 juin 2017, adressé sous pli recommandé à J._ et distribué par la Poste le 15 juin 2017 à [...], le Juge délégué de la Cour d’appel civile (ci-après : le juge délégué) a informé l’appelant que son courrier du 9 juin 2017 apparaissait tardif en tant qu’il devait constituer un appel, la décision attaquée ayant été notifiée le 26 mai 2017. Toutefois, son courrier mentionnait un recours apparemment envoyé le 26 mai 2017, lequel ne figurait pas au dossier, le juge de paix ayant indiqué n’avoir pas reçu d’autre courrier que celui du 9 juin 2017. Partant, le juge délégué lui a imparti un délai de cinq jours dès réception de l’avis pour donner des explications utiles sur l’apparente tardiveté de son appel, ainsi que pour faire preuve du contenu et de l’envoi en temps utile de l’écriture du 26 mai 2017.
4.
En l’espèce, bien qu’interpellé conformément à l’art. 56 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), J._ ne s’est pas déterminé dans le délai imparti à cet effet. Partant, l’appel contenu implicitement dans son courrier du 9 juin 2017 contre l’ordonnance d’expulsion du 18 mai 2017 doit être considéré comme tardif, cette ordonnance ayant été notifiée le 26 mai 2017 et le délai de dix jours de l’art. 314 al. 1 CPC pour la contester étant échu le 5 juin 2017 (art. 142 al. 1 et 143 al. 1 CPC).
5.
Au vu de ce qui précède, l’appel doit être déclaré irrecevable selon le mode procédural de l’art. 312 al. 1 CPC.
L’arrêt peut être rendu sans frais (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]).

## Considerations