# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a307941a-bb23-5501-8fa5-1fbb4dc6d0b7
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
, que la locataire occupe un appartement de 3 pièces au 1
er
étage de l'immeuble sis _ à Genève depuis 2006, en sous-location;
Que son contrat de sous-bail a été résilié le 20 novembre 2017 pour le 28 février 2018 pour besoin propre;
Que le congé n'a pas été contesté;
Que dans le cadre de la procédure d'évacuation initiée par le bailleur, celui-ci a requis l'évacuation de la sous-locataire et l'exécution de la décision;
Qu'une audience a eu lieu le 28 mai 2018;
Que par jugement
JTBL/677/2018
, le Tribunal a prononcé l'évacuation de la sous-locataire et l'exécution de l'évacuation dès le 1
er
octobre 2018;
Que par acte du 10 août 2018, la sous-locataire déclare faire "appel" de cette décision;
Que l'intimé conclut à l'irrecevabilité du recours subsidiairement au rejet de celui-ci, respectivement de l'appel s'il devait être qualifié comme tel;
Qu'il sollicite par la même occasion l'évacuation anticipée du jugement attaqué
exposant se trouver dans une situation précaire le contraignant à reprendre possession
de son bien, notamment pour des raisons de santé et du fait qu'il est obligé de loger provisoirement chez un tiers;
Qu'il relève par ailleurs que les chances de succès du recours sont faibles;
Que la recourante a conclu au rejet de la demande d'exécution anticipée, exposant sa propre situation personnelle qui ne lui permettait pas de retrouver facilement un autre logement;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les décisions du tribunal en matière d'exécution (art. 309 let. a CPC; art. 319 let. a CPC);
Que cependant les jugements prononçant l'évacuation sont des décisions finales susceptibles d'appel pour le tout s'ils prononcent en outre l'exécution de la mesure ordonnée;
Que l'appel a effet suspensif de par la loi (art. 315 al. 1 CPC);
Que l'appel doit être écrit et motivé (art. 311 al. 1 CPC);
Qu'à ce stade et vu le type de procédure, l'appel est recevable;
Que l'exécution anticipée est requise par l'intimé;
Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation comme en matière de restitution ou d'octroi de l'effet suspensif;
Que selon les principes généraux en matière d'effet suspensif et d'exécution anticipée, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'en l'espèce, il ressort de la procédure que les deux parties sont atteintes dans leur santé, leurs situations personnelles étant plus ou moins précaires;
Que cela étant et même si les chances de succès de l'appel apparaissent limitées, il n'apparaît pas indispensable qu'il soit renoncé au principe de l'effet suspensif automatique à l'appel, l'intimé étant logé alors que l'appelante étant sans solution en l'état;
Que tel est d'autant plus le cas qu'il sera statué sur le fond du recours dans des délais très brefs, l'instruction sur le fond étant close (art. 339 al. 2 CPC).
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