# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 79b69c9d-7607-439a-a04d-4d54e4d432d2
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Vu:
- la procédure pénale menée, depuis l’été 2009, par le Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) contre C., D. et consorts,
- la décision du MPC du 15 avril 2011 par laquelle cette autorité a séquestré le compte bancaire n° 1 auprès de la banque E. dont la titulaire est la société A. LTD (act. 3.1),
- le recours interjeté par A. LTD à l’encontre d'une décision identifiée du MPC (act. 1), intitulé « Rekurs gegen die ungerechtfertigte Blockierung unseres Kontos bei der Bank E., in Z., welche uns (erst heute) von der Bank gemäss Beilage mitgeteilt wurde - angeblich besteht seit Monaten ein  der Bundesanwaltschaft Lausanne, welche sich gemäss beiliegendem Schreiben vom 6.11, 2.10 und 22.9.2012 geweigert hat, uns Einsicht in deren Verfügungen zu gewähren »,
- les conclusions dudit recours visant, en substance, à la levée du séquestre,
- la demande de récusation formée dans le même recours contre « les trois  compétents pour ce complexe »,
- la prise de position du MPC du 23 novembre 2012 (act. 3), limitée par la Cour de céans à l'existence, à la date et à la notification d'une éventuelle décision correspondante (act. 2),
- les pièces jointes par le MPC, à savoir la décision de séquestre du 15 avril 2011 (act. 3.1), une procuration de A. LTD à Me F. datée du 10 mai 2011 et une lettre de Me F. au MPC datée du 27 mai 2011 (act. 3.2),
- la transmission à A. LTD de la prise de position et des pièces reçues du MPC pour information (act. 5),
- la détermination spontanée de la recourante du 5 décembre 2012 (act. 6),
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## Considerations

Et considérant:
que la demande de récusation formée par la recourante désigne les trois juges compétents pour le complexe;
que les nombreuses affaires qui font partie dudit complexe ne sont pas traitées systématiquement par les mêmes juges;
que ledit complexe ne permet pas d'identifier la cause et les motifs sur lesquels la recourante fonde sa demande;
que par conséquent la demande de récusation est irrecevable (BOOG, in Basler Kommentar StPO, Bâle 2011, n° 2 ad art. 56 CPP, jurisprudence et doctriné );
que la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et en pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (ATF 122 IV 188 consid. 1 et arrêts cités);
que les décisions du MPC peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et art. 37 al. 1 LOAP en lien avec l’art. 19 al. 1 du Règlement sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral [ROTPF; RS 173.713.161]);
qu’à teneur de l’art. 390 al. 2 CPP, l’autorité de recours peut surseoir à procéder à un échange d’écritures lorsque le recours est manifestement irrecevable;
que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être  et formé par écrit dans un délai de dix jours (art. 396 al. 1 CPP);
que le délai court dès la notification de la décision (art. 384 let. b CPP) ou à , dès que la personne concernée en a eu connaissance (art. 384 let. b CPP);
que la seule ordonnance rendue par le MPC relative au compte séquestré date du 15 avril 2011;
que le MPC indique avoir notifié ladite ordonnance à la recourante (act. 3);
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qu'il ressort des pièces produites par le MPC que le 10 mai 2011, A. LTD  Me F. « aux fins de requérir la levée du séquestre du compte bancaire n° 1 auprès de la banque E. » (act. 3.2);
que le 27 mai 2011, Me F. écrivait au MPC et se référait au contenu de ladite , requérant pour A. LTD la levée du séquestre à hauteur de CHF 1'344'428.63 (act. 3.2);
qu'il apparaît ainsi qu'au plus tard le 10 mai 2011, A. LTD, par son représentant C., avait connaissance dudit séquestre;
que même en considérant par hypothèse que A. LTD avait eu connaissance de l'ordonnance ce jour même, le délai de recours aurait commencé à courir le 10 mai 2011 et pris fin le 20 mai 2011;
que son recours du 14 novembre 2012 (act. 1) est donc singulièrement tardif;
que par conséquent, il se justifie de déclarer celui-ci irrecevable, ce sans  d’écritures préalable;
que, vu le sort de la cause, il incombe à la recourante de supporter les frais de la procédure (art. 428 al. 1 CPP);
que ceux-ci prendront en l’espèce la forme d’un émolument qui, en application des art. 5 et 8 du Règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RS 173.713.162), sera fixé à CHF 700.--.
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