# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9105bb61-5b36-5d61-a604-c99647b53575
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que,par décision du 8 décembre 2011, l'OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENEVE (ci-après l'OAI) a refusé à Madame J_, née en 1957, toutes prestations, au motif qu'elle disposerait d'une pleine capacité de travail, sans diminution de rendement, dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 25 janvier 2012, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu'à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité ;
Que dans sa réponse du 10 avril 2012, l’intimé a conclu au rejet du recours ;
Que l'assurée a produit des rapports circonstanciés des Drs A_, psychiatre, et G_, rhumatologue, qui permettent de douter de la fiabilité du rapport d'expertise des Drs B_ et C_ du 16 septembre 2010 ;
Que la Chambre des assurances sociales a informé les parties le 20 décembre 2012 de son intention d'ordonner un expertise bidisciplinaire judiciaire ;
Que la Chambre des assurances sociales a communiqué le16 janvier 2013 aux parties le nom des experts ainsi que les questions qu'elle avait l'intention de leur poser, en leur impartissant un délai pour faire valoir une éventuelle cause de récusation et se déterminer sur les questions posées ;
Que les parties ont acquiescé aux questions à poser et n'ont fait valoir aucune cause de récusation des experts, la recourante par pli du 24 janvier 2013 et l’intimé par pli du 4 février 2013;
Que la recourante a précisé que suite à la retraite du Dr A_, elle était désormais suivie par le Dr D_, psychiatre;
Que la Dresse E_, rhumatologue, a indiqué qu'elle était disponible pour procéder à une expertise à partir de mi-avril 2013 seulement, ce que la Cour de céans a accepté;

## Considerations

Attendu en droit
quedès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations à résoudre est de savoir si l'assurée dispose d'une capacité de travail entière ou réduite, même dans une activité adaptée, compte tenu des affections somatiques à l'épaule, mais également des autres troubles mentionnés par le Dr G_, ainsi que des éventuelles conséquences additionnelles des troubles psychiques relevés ;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir d'office les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en oeuvre une expertise (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4) ;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF
137 V 210
consid. 4.4.2) ;
Qu’il convient en l'espèce d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée aux Drs E_ et F_;
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