# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9ec073b6-c8ff-52ac-9b87-22eaea90f1c9
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents de C._, née en 2011. Ils ont vécu en concubinage mais n’ont jamais été mariés.
Par ordonnance urgente du 7 octobre 2011, la Juge de paix du cercle de la Sarine a provisoirement retiré le droit de garde de la mère sur sa fille (art. 310 CC) – en raison du déni de grossesse de la mère qui a accouché seule dans sa salle de bain –, jusqu’à la mise en place des modalités du retour à domicile de l’enfant. Par la même occasion, dite magistrate a institué une curatelle éducative, au sens de l’art. 308 al. 1 CC, en faveur de l’enfant (DO 300 2011 448/29 ss). Seule cette dernière mesure a été confirmée par la Justice de paix du cercle de la Sarine le 8 novembre 2011 (DO 300 2011 448/74 ss), avant d’être levée par la suite par décision du 16 avril 2013 (DO 300 2011 448/94 ss).
B. Par décision du 6 décembre 2011 (DO 300 2011 455/15 ss), la Justice de paix du cercle de la Sarine a approuvé la convention, passée entre les parents le 28 novembre 2011, qui lui a été soumise le même jour en séance. Dite convention prévoyait notamment qu’en cas de dissolution du ménage commun, l’autorité parentale serait conjointe, la garde de l’enfant serait confiée à la mère et le père bénéficierait d’un droit de visite usuel, à savoir un week-end sur deux du samedi au dimanche.
C. Par acte du 17 janvier 2014, remis à la Poste le 20 janvier 2014, faisant suite à la dissolution du ménage qu’il formait avec sa concubine, A._ a requis de la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) que l’autorité parentale et le droit de garde sur sa fille lui soient attribués exclusivement.
La Justice de paix a consacré sa séance du 25 février 2014 à l’audition des parties. Suite à cette audience, dite autorité a entrepris diverses mesures d’instruction ; elle a notamment sollicité l’établissement d’un rapport d’enquête sociale de la part du Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après : SEJ) afin d’évaluer l’adéquation de la prise en charge de C._ par sa mère, ainsi que les capacités éducatives des deux parents. Ce service a donné suite à ce mandat par le biais d’un rapport circonstancié daté du 11 juin 2014. Dans les conclusions de son rapport, le SEJ préconisait en substance la mise en place d’une garde alternée et l’attribution de l’autorité parentale conjointe (DO 300 2014 36/54 s). En outre, il recommandait qu’une curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles, au sens de l’art. 308 al. 1 et 2 CC, soit instituée en faveur de l’enfant.
Par décision du 16 septembre 2014, faisant suite à la séance du même jour, la Justice de paix a maintenu le statu quo s’agissant de la garde de l’enfant – qui reste confiée à la mère – et de l’autorité parentale, qui reste conjointe. En outre, elle a décidé d’instituer une curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles, au sens de l’art. 308 al. 1 et 2 CC, en faveur de l’enfant, le curateur ayant essentiellement pour mission de s’assurer du bon déroulement de l’exercice du droit de visite du père. En revanche, dite autorité a décidé d’élargir le droit de visite de celui-ci qui s’exercera dorénavant à une fréquence d’un week-end sur deux du vendredi à 11 heures au dimanche soir à 18 heures, ainsi qu’à l’occasion de six semaines de vacances par an. Pour le surplus, les parents ont été invités à réfléchir à l’opportunité d’entreprendre une médiation afin de rétablir le dialogue entre eux.
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D. Par mémoire de son conseil du 5 novembre 2014, A._ a interjeté un recours à l’encontre de cette décision, tendant à l’élargissement du droit de visite tel que décidé par la Justice de paix. Il conclut, principalement et en substance, à la réformation de la décision attaquée en ce sens qu’il soit autorisé à exercer son droit de visite tous les jeudis de 11 heures au vendredi soir à 19h30, en sus de ce qui a été décidé par la Justice de paix le 16 septembre 2014, le tout sous suite de frais à la charge de l’Etat. Subsidiairement, il conclut à l’annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause à l’autorité intimée pour nouvelle décision au sens des considérants. Pour le surplus, il conclut à ce qu’il soit mis au bénéfice de l’assistance judicaire et à ce que Me Anne-Sophie Brady, avocate, lui soit désignée en qualité de défenseur d’office.
Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix a, par courrier du 10 novembre 2014, confirmé la teneur de sa décision du 16 septembre 2014, tout en apportant quelques éléments supplémentaires.
Invitée à se déterminer sur le sort qu’il convient de réserver au recours de son ex-concubin, B._ a déposé sa réponse, par le truchement de son avocate, Me Véronique Aeby, le 12 décembre 2014. Elle conclut au rejet du recours, sous suite de frais. S’agissant de la requête d’assistance judiciaire déposée par son ex-concubin, elle s’en remet à justice. Préalablement, par acte du 27 novembre 2014, elle avait également sollicité l’assistance judiciaire totale et la désignation de Me Véronique Aeby en qualité de défenseur d’office.

## Considerations

en droit
1. a) Les décisions de l’autorité de protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 du Code civil [CC], 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
b) Le recours a été déposé dans le délai légal de trente jours (art. 450b al. 1 CC), dès lors qu’aucune pièce au dossier ne permet de contredire le recourant qui allègue que la décision attaquée lui a été notifiée le 15 octobre 2014.
c) La qualité pour recourir de A._, directement touché par la décision querellée, est donnée (art. 450 al. 2 CC).