# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 51ce662d-c47b-4ff0-9bf1-6e8a1c456c1a
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits:
A. Par jugement de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après:
la Cour) du 10 février 2017 (SK.2016.55, TPF pag. 9.970.019 ss), A. et B. ont été
reconnus coupables de fabrication de fausse monnaie (art. 240 al. 1 du code pénal
suisse, du 21 décembre 1937 [CP; RS 311.0]), mise en circulation répétée de
fausse monnaie (art. 242 al. 1 CP), respectivement de tentative de mise en circu-
lation (art. 242 al. 1 CP en relation avec l’art. 22 CP), et consommation de produits
stupéfiants (art. 19a ch. 1 de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances
psychotropes, du 3 octobre 1951 [LStup; RS 812.121]). B. a en outre été reconnu
coupable de séjour illégal en Suisse et exercice d’une activité lucrative sans auto-
risation (art. 115 al. 1 let. b et c de la loi fédérale sur les étrangers, du 16 décembre
2005 [LEtr; RS 142.20]).
Pour ces faits, A. a notamment été condamnée à une peine privative de liberté de
13 mois, assortie d’un sursis de 2 ans, ainsi qu’à une amende de CHF 2'000.--
(chiffre I. 3. et 4. du dispositif). Quant à B., la juge unique l’a notamment condamné
à une peine privative de liberté de 18 mois (sous déduction de la détention avant
jugement), assortie d’un sursis de 4 ans, ainsi qu’à une amende de CHF 2'000.--
(chiffre II. 3. et 4. du dispositif). Les autorités du canton de Vaud ont été désignées
compétentes pour l’exécution du jugement rendu le 10 février 2017 par la présente
Cour (chiffres I. 9. et II. 8 du dispositif).
B. À défaut, d’une part, de requête de motivation écrite de la part de B. et du MPC
dans le délai légal et, d’autre part, de recours déposé par A. devant le Tribunal
fédéral contre le jugement précité, celui-ci a acquis force de chose jugée.
C. Le 5 septembre 2017, une procédure de décision judiciaire ultérieure indépen-
dante a été ouverte par la Cour, aux fins de prononcer une peine privative de liberté
de substitution à l’amende de CHF 2'000.-- prononcée par jugement du 10 février
2017 à l’encontre des deux condamnés (TPF pag. 10.100.001).
D. En date du 5 septembre 2017, la Cour a invité la défense à lui communiquer les
éventuelles modifications intervenues depuis le début de l’année 2017 concernant
les situations personnelles et patrimoniales de A. et B. (TPF pag. 10.261.001).
E. Par courrier du 6 septembre 2017, le conseil de B. a informé la Cour ne pas être
en mesure de communiquer les informations demandées, au motif qu’il n’a plus de
contact avec son mandant depuis sa libération et ne sait, partant, où il se trouve
(TPF pag. 10.262.002).
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F. En date du 15 septembre 2017, A. a, par l’intermédiaire de son conseil, transmis
à la Cour le formulaire de situation personnelle et patrimoniale dûment complété
et signé (TPF pag. 10.261.002 ss).
G. Le 18 septembre 2017, la Cour a informé les parties de la peine privative de liberté
de substitution à l’amende qu’elle envisageait de prononcer, soit 20 jours à
CHF 100.--, les invitant à se déterminer à ce propos et, dans le même temps, à lui
faire parvenir leurs notes de frais et honoraires pour la présente procédure (TPF
pag. 10.300.001).
H. Le MPC, en date du 20 septembre 2017, a déclaré ne pas s’opposer au prononcé
de la peine privative de liberté de substitution proposée (TPF pag. 10.510.001).
I. Le 28 septembre 2017, le conseil de B., Me Achim KOHLI, a produit sa note de
frais et honoraires sans toutefois se déterminer quant à la peine privative de liberté
de substitution à l’amende envisagée par la Cour (TPF pag. 10.722.002 s.).
J. Par courrier du 2 octobre 2017, le conseil de A., Me Loïc PFISTER, a informé la
Cour que sa mandante s’était acquittée, le 27 septembre 2017, de l’amende de
CHF 2'000.-- prononcée par jugement du 10 février 2017 et a remis sa note d’ho-
noraires et de débours (TPF pag. 10.521.001 ss; TPF pag. 10.721.004 s.).
K. Sur requête de la Cour adressée le 3 octobre 2017 (TPF pag. 10.361.001), le Ser-
vice Juridique et Législatif, Secteur Recouvrement, du canton de Vaud a, en date
du 4 octobre 2017, confirmé que A. s’était acquittée de l’amende de CHF 2'000.--
prononcée par jugement de la présente Cour en date du 10 février 2017 (TPF
pag. 10.661.001 s.).

## Considerations

La Cour considère en droit:
1. Compétence matérielle
1.1 En application de l’art. 106 al. 2 CP, le juge prononce dans son jugement, pour le
cas où, de manière fautive, le condamné ne paie pas l’amende, une peine privative
de liberté de substitution d’un jour au moins et de trois mois au plus. En application
de l’art. 363 al. 1 du code de procédure pénale suisse, du 5 octobre 2007 (CPP;
RS 312.0), le tribunal qui a prononcé le jugement de première instance rend égale-
ment les décisions ultérieures qui sont de la compétence d’une autorité judiciaire.
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En font partie les décisions qui ordonnent une peine privative de liberté de substi-
tution (Message du Conseil fédéral du 21 décembre 2005, FF 2006 1057, p. 1282).
1.2 Dans son jugement de première instance du 10 février 2017, la Cour a notamment
condamné A. et B. à une amende de CHF 2'000.-- pour consommation de produits
stupéfiants, sans prononcer de peine privative de liberté de substitution applicable
en cas de non paiement fautif de l’amende. Le prononcé d’une telle peine de
substitution relevant de la compétence du juge de première instance qui a prononcé
l’amende, il appartient à la Cour de fixer ladite peine.
1.3 Après avoir donné aux parties l’occasion de se prononcer sur la décision envisagée
et de soumettre leurs propositions, le tribunal statue sur la base du dossier. Il rend
sa décision par écrit et la motive brièvement (art. 364 al. 4 et 365 CPP). Les parties
ont été invitées à se prononcer en date du 18 septembre 2017. Elle se sont déter-
minées en dates des 20 septembre, 28 septembre et 2 octobre 2017 (cf. supra,
consid. H., I. et J.).
2. A.
Dès lors que A. s’est acquittée en date du 27 septembre 2017 de l’amende de
CHF 2'000.-- prononcée par jugement de la Cour de céans en date du 10 février
2017, la fixation d’une peine privative de liberté de substitution n’est plus perti-
nente.
La présente procédure est par conséquent devenue sans objet et il se justifie de
rayer la cause du rôle sans frais.
3. B.
3.1 À teneur de l’art. 106 al. 2 in fine et al. 3 CP, la peine privative de liberté de subs-
titution d’un jour au moins à trois mois au plus est fixée, en tenant compte, comme
pour l’amende, de la situation de l’auteur, afin que la peine corresponde à la faute
commise. Le législateur a délibérément renoncé à imposer un taux légal de con-
version, laissant au juge la liberté de fixer tant l’amende que la peine privative de
liberté de substitution et supposant qu’un taux de conversion s’imposerait dans la
pratique pour les cas habituels. Certains auteurs ont proposé la fixation d’une clé
de conversion, selon laquelle une amende de CHF 50.-- correspondrait à un jour
de privation de liberté (clé qui ne permet toutefois pas la conversion d’un montant
d’amende supérieur à CHF 4'500.--); d’autres ont considéré préférable un taux de
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conversion de CHF 111.-- par jour (correspondant au ratio entre la valeur maxi-
male de l’amende et le nombre maximum de jours de peine privative de liberté de
substitution), arrondi à CHF 100.-- (DUPUIS ET AL., Petit commentaire du CP, 2e
éd., Bâle 2017, n° 6 ss ad art. 106 et références citées; YVAN JEANNERET, in Com-
mentaire Romand, Code pénal I, Bâle 2009, n° 18 ss ad art. 106 et références
citées). Actuellement, les tribunaux pratiquent la plupart du temps un taux de con-
version de CHF 100.-- pour un jour (Message du Conseil fédéral relatif à la modi-
fication du code pénal et du code pénal militaire du 4 avril 2012; FF 2012 4385,
p. 4404).
3.2 En l’espèce, les actes reprochés ayant conduit à la condamnation du paiement
d’une amende de CHF 2'000.-- sont des infractions à la LStup (consommation),
soit des cas qui peuvent être qualifiés d’habituels. Par conséquent, il se justifie en
l’espèce d’appliquer le taux de conversion usuel d’un jour à CHF 100.--. Par ail-
leurs, une peine privative de liberté de substitution de 20 jours pour sanctionner
ces contraventions est adéquate.
Au vu de ce qui précède et dans la mesure où une amende de CHF 2'000.-- a été
prononcée par jugement exécutoire du 10 février 2017, la peine privative de liberté
de substitution est fixée à 20 jours à CHF 100.--.
3.3 Frais de procédure
Dès lors qu’il appartenait à la Cour de fixer la peine privative de liberté de substi-
tution à l’amende dans le jugement au fond, aucun frais de procédure n’est perçu.
4. Indemnité du défenseur d’office
Selon l’art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d’office est indemnisé conformément au
tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès. Le tribunal
qui statue au fond fixe l’indemnité à la fin de la procédure (art. 135 al. 2 CPP).
4.1 A.
4.2 Les art. 11 ss du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments,
dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale, du 31 août 2010 (RFPPF;
RS 173.713.162) règlent les indemnités allouées à l'avocat d'office. Les frais
d'avocat comprennent les honoraires et les débours nécessaires, tels que les frais
de déplacement, de repas et de nuitée ainsi que les frais de port et de communi-
cations téléphoniques. L’art. 12 al. 1 RFPPF prévoit que les honoraires d'office
sont fixés en fonction du temps effectivement consacré à la cause et nécessaire à
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la défense de la partie représentée. Le tarif horaire est de CHF 200.-- au minimum
et de CHF 300.-- au maximum. À teneur de l’art. 13 RFPPF, seuls les frais effectifs
sont remboursés (al. 1), pour certains, sur la base de critères établis (al. 2). Le
temps de déplacement est rémunéré selon le tarif horaire minimal et l’activité des
stagiaires à hauteur de CHF 100.-- de l’heure au maximum (lignes directrices pour
l'établissement de la note d'honoraires des défenseurs d'office devant la Cour des
affaires pénales du Tribunal pénal fédéral, http://www.bstger.ch/pdf/
Merkblatt_fur_Honorarberechnung_fr.pdf). Si des circonstances particulières le
justifient, un montant forfaitaire peut être accordé en lieu et place du rembourse-
ment des frais effectifs prévus à l’al. 2 (al. 3).
En l’espèce, selon la pratique de la Cour, le tarif horaire de l’avocat est fixé à
CHF 230.-- pour les heures dévolues à la défense de son mandant et à CHF 200.-
pour les heures de déplacement. Quant au tarif horaire de l’avocat-stagiaire, celui-
ci est fixé à CHF 100.-- pour les heures de travail et de déplacement.
4.2.1 Conformément à la note d’honoraires et de débours produite par le défenseur d’of-
fice de A. pour la période du 6 septembre au 2 octobre 2017, celui-ci a consacré
55 minutes de travail à la défense de sa mandante et son avocat-stagiaire,
2 heures et 10 minutes de travail.
4.2.2 Sur la base du taux horaire retenu en l’espèce par la Cour, l’indemnisation du
défenseur d’office de A. est fixée à CHF 467.15, TVA comprise (CHF 427.55 [ho-
noraires; temps consacré à la cause par Me Loïc PFISTER: 55 minutes x
CHF 230.-- = CHF 210.85 et temps consacré à la cause par Me C.: 2 heures
10 minutes x CHF 100.-- = CHF 216.70] + CHF 5.-- [débours] + CHF 34.60 [TVA
8%]).
4.3 B.
4.3.1 Conformément à la note de frais et d’honoraires produite par le défenseur d’office
de B., celui-ci a consacré 1 heure et 20 minutes de travail à la défense de son
mandant qu’il a facturé à un taux horaire de CHF 200.--, ce que la Cour admet.
4.3.2 Partant, l’indemnisation du défenseur d’office de B. est fixée à CHF 294.80, TVA
comprise (CHF 266.65 [honoraires] + CHF 6.30 [frais] + CHF 21.85 [TVA 8%]).
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