# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c66dc5e7-2b6e-42ff-9e11-00e0b83542b8
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance du 10 décembre 2015, le Juge de paix du district d’Aigle, statuant sur une requête d’expulsion en cas clair de S._, a ordonné à C.Z._ et B.Z._ de libérer pour le lundi 11 janvier 2016, à midi, les locaux occupés sis rue de la Chapelle 23 à Aigle (I), dit qu’à défaut de libération volontaire, l’huissier de paix est chargé de procéder à l’exécution forcée sur requête de S._ (II), ordonné aux agents de la force publique de concourir à l’exécution forcée s’ils ont sont requis (III), mis les frais judiciaires par 350 fr. à la charge de C.Z._ et B.Z._ et condamné ces derniers à verser 1'200 fr. de dépens à S._ (IV, V et VI) et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (VII).
Par acte daté du 31 décembre 2015 et remis à la poste le 5 janvier 2016, C.Z._ a formé appel contre l’ordonnance précitée, en concluant, sous suite de frais et dépens, principalement à ce que la contestation de loyer soit admise, à ce que l’ordonnance du 10 décembre 2015 soit annulée et à ce qu’il soit sursis à l’évacuation, et subsidiairement à ce que le bail soit prolongé pour une période de 12 mois. C.Z._ a requis l’assistance judiciaire.
2.
Lorsque la décision entreprise a été rendue en procédure sommaire, comme c’est le cas dans la procédure du cas clair (art. 248 let. b CPC [Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 ; RS 272]), le délai d’appel est de dix jours (art. 314 al. 1 CPC) et n’est pas suspendu par les féries, ce à quoi les parties doivent être rendues attentives (art. 145 al. 2 let. b et al. 3 CPC).
En l’espèce, l’ordonnance du 10 décembre 2015 mentionne sous l’indication des voies de droit que le délai d’appel de dix jours n’est pas suspendu par les féries. L’appelant a retiré l’ordonnance le lundi 14 décembre 2015. Le délai d’appel de dix jours est ainsi arrivé à échéance le jeudi 24 décembre 2015 ; l’appel, daté du 31 décembre 2015 et remis à la poste le 5 janvier 2016, est par conséquent tardif.
3.
Il convient donc de déclarer l’appel irrecevable selon le mode procédural de l’art 312 al. 1 CPC.
Dès lors que la cause de l’appelant apparaissait d’emblée dépourvue de toute chance de succès, sa requête d’assistance judiciaire doit être rejetée (art. 117 let. b CPC).
L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]).

## Considerations