# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2d58a9f7-fbbe-5f80-a38e-411b84430ca0
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Né le _, Monsieur T_ (ci-après : M. T_ ou le recourant) est un ressortissant du Bénin. Il a présenté le 12 février 2005 une demande d’asile auprès du centre d’enregistrement de Vallorbe, qui a été rejetée par décision de l’Office fédéral d’immigration (ci-après : ODM) en date du 4 mars 2005. Le 14 du même mois, la commission suisse de recours en matière d’asile (ci-après : la CRA) a rejeté le recours de M. T_, l’intéressé n’ayant pas rendu vraisemblable le moindre indice de persécution dans son pays d’origine.
2. Le canton de Genève ayant été désigné responsable de l’exécution de la décision de renvoi par l’ODM, M. T_ s’est fait identifier comme personne frappée d’une décision de non-entrée ou « NEM » n° 74 auprès des autorités cantonales compétentes. Il a alors été hébergé par l’Hospice général (ci-après : l’HG ou l’Hospice) au centre des Tattes, avant d’être transféré à l’ancien camp militaire de la Voie-des-Traz.
3. Le 24 juin 2005, M. T_ s’est adressé à l’HG. Il avait appris que le système d’aide fournie aux personnes frappées d’une décision de non-entrée en matière, avait été déclaré illégal par le Tribunal administratif du canton de Vaud. Le « problème » étant le même dans celui de Genève, il entendait recevoir une aide qui ne soit pas plus défavorable que celle octroyée à d’autres personnes.
4. Le 11 juillet 2005, l’HG a répondu à M. T_. L’Hospice agissait en exécution d’un arrêté pris le 28 juillet 2004 par le Conseil d’Etat du canton de Genève, relatif à l’aide d’urgence pour les
personnes dont la demande d’asile avait fait l’objet d’une décision de non-entrée en matière passée en force. Il ne lui appartenait pas de s’en écarter.
5. Le 10 août 2005, M. T_ a réclamé contre la décision du 11 juillet 2005 auprès du président du conseil d’administration de l’HG. Il mettait en doute la légalité du système qui lui était appliqué, fondé sur un simple arrêté du Conseil d’Etat. En outre, le système ainsi instauré violait le principe de
l’
égalité de traitement. Si l’HG n’était pas compétent pour résoudre le problème, il était prié d’indiquer clairement quelle autorité l’était.

## Considerations