# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ea112fc1-a105-5a38-9d73-aa3f64ed3cfc
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 16 novembre 2006, la 9
ème
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame S_, et Monsieur S_ , lesquels s'étaient mariés en date du 5 janvier 1991.
Au chiffre 7 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 16 janvier 2007 sur le principe du divorce et du partage des avoirs de prévoyance, un appel ayant été interjeté auprès de la Cour de justice pour le reste, a été transmis d'office au Tribunal de céans le 14 août 2007 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur(s) institution(s) de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP acquis par les intéressés durant le mariage, soit entre le 5 janvier 1991 et le 16 janvier 2007.
S'agissant du demandeur, il est apparu, après consultation du rassemblement de ses comptes individuels qu'il a travaillé pour divers employeurs depuis son mariage et, depuis 2002, pour X_ mais sans jamais réaliser un revenu suffisant pour cotiser au 2
ème
pilier.
Quant à la demanderesse, il s'est avéré, après consultation du rassemblement de ses comptes individuels :
- qu'elle n'a réalisé un revenu suffisant pour cotiser au 2
ème
pilier qu'à compter de 1998, lorsqu'elle a travaillé pour l'HÔTEL Y_; que l'avoir de prévoyance qu'elle a accumulé jusqu'en 2003 auprès du FONDS DE PRÉVOYANCE DE L'HÔTEL Y_ a été transmis à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE AGENCE RÉGIONALE POUR LA SUISSE ROMANDE qui l'a ensuite elle même transmis à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE de Zürich; que l'avoir de la demanderesse s'élevait, au moment du divorce, à 108 fr.
- qu'elle s'est retrouvée au chômage à compter de 2003.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 13 février 2008. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations de leur part, un arrêt serait rendu sur cette base.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 5 janvier 1991 , d’autre part le 16 janvier 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par la demanderesse s'élève à 108 fr. tandis que le demandeur n'a jamais cotisé au 2ème pilier. C'est donc la demanderesse qui doit à son ex-époux le montant de 54 fr. Vu la modicité de ce montant, la prestation pourra être versée en espèces au demandeur qui - au demeurant - ne possède pas de compte de libre passage (art. 5 al. 1 let. c LFLP).
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).