# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1eae5b61-4852-5d4b-a9c0-d449f2a9b30e
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par jugement du 7 décembre 2021, le Tribunal de première instance a débouté A_ des fins de sa requête de modification de jugement de divorce (ch. 1 du dispositif), mis à sa charge les frais judiciaires, arrêtés à 1'200 fr. (ch. 2) et dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 3);
Que par courrier adressé au Tribunal le 26 janvier 2022, transmis par ce dernier à la Cour de justice le 31 janvier 2022, A_ a exposé qu'il n'avait pas pu se présenter à la dernière audience et donc défendre sa position; qu'il avait dès lors décidé de faire appel du jugement du 7 décembre 2021; qu'il a remercié le Tribunal d'en prendre bonne note et de lui donner la possibilité de s'exprimer car il avait des faits nouveaux d'importance à exposer;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la chambre civile de la cour civile de la Cour de justice est compétente pour statuer sur les appels formés contre les jugements du Tribunal (art. 120 al. 1 LOJ); que le courrier du 26 janvier 2022 transmis à la Cour sera qualifié d'appel au vu de la déclaration de A_ en ce sens;
Que selon l'art. 311 al. 1 CPC, il incombe à l'appelant de motiver son appel, c'est-à-dire de démontrer le caractère erroné de la motivation attaquée; que pour satisfaire à cette exigence, il ne lui suffit pas de renvoyer à une écriture antérieure, ni de se livrer à des critiques toutes générales de la décision attaquée; que sa motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance d'appel puisse la comprendre aisément, ce qui suppose une désignation précise des passages de la décision que l'appelant attaque et des pièces du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF
138 III 374
consid. 4.3.1 p. 375); que la motivation de l'appel constitue une condition de recevabilité, qui doit être examinée d'office; que lorsque l'appel est insuffisamment motivé, l'autorité n'entre pas en matière (arrêts du Tribunal fédéral
5A_247/2013
du 15 octobre 2013 consid. 3.1;
4A_651/2012
du 7 février 2013 consid. 4.2);
Que le recours formé "pour sauvegarder" un délai ne permet pas de prolonger le délai légal, qui n'est pas prolongeable selon l'art. 144 al. 1 CPC (arrêt du Tribunal fédéral
5A_979/2014
du 12 février 2015 consid. 2.4);
Que l'art. 132 CPC permet d'obtenir un délai supplémentaire uniquement pour rectifier des vices de forme, et non pas pour remédier à l'insuffisance des moyens au fond, même si le mémoire émane d'une personne sans formation juridique (ATF
137 III 617
consid. 6.4; arrêt du Tribunal fédéral
5A_736/2017
du 30 mars 2017 consid. 4.3);
Qu'en l'espèce, l'appelant indique dans son courrier du 26 janvier 2022 former appel contre le jugement du 7 décembre 2021; qu'il ne fournit toutefois aucune motivation à l'appui dudit appel, se limitant à indiquer qu'il avait de nouveaux éléments de fait à apporter;
Qu'il ne pouvait toutefois uniquement annoncer son intention de former appel dans le délai qui venait à échéance le 28 janvier 2022 et un délai supplémentaire ne saurait lui être imparti pour compléter son acte; qu'il n'expose pas quels faits il aurait souhaité alléguer; qu'il lui appartenait pour le surplus de solliciter du premier juge la restitution de l'audience s'il estimait n'avoir pas pu y assister sans sa faute, mais qu'il n'expose pas davantage sur ce point pour quel motif il n'avait pas pu se présenter devant le Tribunal;
Que faute d'une motivation conforme aux exigences en la matière, l'appel sera déclaré irrecevable d'entrée de cause;
Que vu l'issue du litige, il sera renoncé à percevoir des frais judiciaires (art. 7 al. 2 RTFMC).
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