# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** cb302595-a501-5fea-9e80-cb7514deda62
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par courrier daté du 4 mai 2017 mais envoyé le 5 mai 2017 au Ministère public, A._ a déposé une plainte pénale contre le personnel de l’agence de B._ de la banque C._ ainsi que contre la direction générale de cette banque.
En substance, il a exposé détenir un safe auprès de la succursale de B._, lequel contenait un certain nombre de vrenelis d’or de CHF 20.- (un rouleau d’environ 15 à 18 centimètres) pour une valeur totale actuelle qu’il estimait à CHF 30'000.-. Lors de sa dernière visite au safe en question, le 17 mars 2017, le rouleau de vrenelis d’or avait disparu. Suite à une rencontre avec des membres de la direction, respectivement de la succursale le 3 mai 2017, il n’a pas été convaincu par les explications données concernant la sécurité des safes et de la procédure d’ouverture. A cette occasion, une nouvelle ouverture du safe a été proposée à A._, en présence des représentants de la banque, qui a permis de découvrir que le rouleau emballant les vrenelis d’or était bien présent dans le safe, dissimulé derrière des boîtes de montres, mais qu’il ne contenait plus qu’un seul vreneli. A._ a ajouté que lors de son avant-dernière visite du safe, vers la fin 2014, les vrenelis d’or étaient bien présents et se sont même renversés sur le sol, l’enveloppe les contenant alors s’étant ouverte. Enfin, il a indiqué ne pas s’être fait dérobé de document d’identité ou toute autre pièce de légitimation, de sorte que seul un employé de la banque était capable du forfait, cette dernière portant quant à elle une lourde responsabilité dans l’installation de ces safes qui n’en sont pas.
B. Suite aux auditions par la police de A._ le 15 mai 2017 et de D._, directeur régional de la banque C._ en charge de la succursale de B._, le 24 mai 2017, ainsi qu’à la visite de la salle des safes de la succursale par la police, visite documentée photographiquement, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière le 12 juillet 2017, estimant que des soupçons suffisants faisaient défaut, ce qui ne permettait manifestement pas l’ouverture d’une action pénale.
C. Par pli du 14 juillet 2017, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance de non-entrée en matière du 12 juillet 2017.
Invité à se déterminer sur le recours, le Ministère public a déposé ses observations le 3 août 2017, concluant au rejet du recours, avec suite de frais. Au surplus, il a indiqué se référer intégralement à la teneur de son ordonnance ainsi qu’aux éléments du dossier et a renoncé à déposer de plus amples observations.

## Considerations

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
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b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. L’ordonnance querellée a pu être notifiée au recourant au plus tôt le 13 juillet 2017, si bien que le mémoire de recours, posté le 14 juillet 2017, a été adressé à l’autorité en temps utile.
c) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la plainte pénale. Le recourant est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).