# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9e88c33d-2e70-59c6-aa9d-b7d9cd51262a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 28 septembre 2006, la 16
è
me
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame K_, née A_ le 1978, et Monsieur K_, né le 1975, lesquels s'étaient mariés en date du 4 avril 1998.
Au chiffre 11 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 31 octobre 2006 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 14 novembre 2006 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur(s) institution(s) de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 4 avril 1998 et le 31 octobre 2006.
S'agissant de la demanderesse - dont il faut relever qu'elle a atteint l'âge de 25 ans le 10 juillet 2003 - il s'est avéré :
- qu'elle a été affiliée, du 1
er
août au 31 décembre 2004, à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP à LAUSANNE qui a transmis son avoir à la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP de Zürich; que la demanderesse y dispose de deux comptes, sur lesquels étaient crédités, au 31 octobre 2006, Fr. 366.40, respectivement Fr. 408.50, ce qui porte son avoir total à Fr. 774.90.
Quant au demandeur - qui a atteint l'âge de 25 ans le 1
er
juillet 2000 - il est apparu :
- que l'avoir qui se trouvait sur son compte auprès de la FONDATION INSTITUTION SUPPLÉTIVE LPP de Zürich (ouvert le 4 décembre 2000) a été transféré en date du 28 janvier 2003 à la CAISSE DE PREVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION DU CANTON DE GENEVE (CIA), qui l'a elle-même transféré, le 27 février 2006, à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DU CRÉDIT SUISSE ; qu'a également été viré sur ce compte, en date du 15 novembre 2005, l'avoir qu'il avait accumulé depuis le mois d'août 2004 auprès de la FONDATION COLLECTIVE LPP DE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES SUR LA VIE ZURICH; que son avoir, au 31 octobre 2006, s'élevait à Fr. 8'193.11.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 12 décembre 2006. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 5 janvier 2007, un arrêt serait rendu sur cette base.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 4 avril 1998, d’autre part le 31 octobre 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de Fr. 8'193.10 tandis que celle acquise par la demanderesse est de Fr. 774.90, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de Fr. 4'096.55 (8'193.10 : 2) alors qu'elle lui doit le montant de Fr. 387.45 (774.90 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur qui doit à son ex-épouse le montant de Fr. 3'709.10 (4'096.55 - 387.45).
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003)
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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