# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b067c1a8-5d48-5b7c-8dd8-61dc591741c5
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en faitquepar décision du 12 octobre 2001, l`Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après OAI ou l’intimé) a octroyé à Madame A_ (ci-après l’assurée ou la recourante), née le 18 juin 1962, une demi-rente d’invalidité fondée sur une incapacité de travail de 50 %, ce à compter du 3 août 1997 ;
Qu’en mars 2006, l’OAI a initié une procédure de révision et confié deux expertises aux Drs B_, spécialiste FMH en rhumatologie et en médecine interne générale, et C_, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie ;
Que dans son rapport du 9 mars 2009, le Dr B_ a retenu, entre autres diagnostics, ceux - sans répercussions sur la capacité de travail - de cervicalgies chroniques à la suite d’une entorse cervicale en 1996, de lombalgies sur troubles de la posture et obésité, de gonalgies sur gonarthrose débutante, de status après cure d’un syndrome de tunnel carpien bilatéral, et conclu à une pleine capacité de travail dans toute activité ;
Que le Dr C_, dans son rapport du 26 août 2009, a diagnostiqué - sans répercussion actuelle sur la capacité de travail - un épisode dépressif léger sans syndrome somatique et précisé que le syndrome de stress post-traumatique s’était amendé ;
Que par décision du 20 novembre 2009, l’OAI a supprimé le droit de l’assurée à une rente d’invalidité, avec effet au premier jour du deuxième mois suivant la notification de la décision ;
Que par arrêt du 13 avril 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de Justice, qui a repris dès le 1
er
janvier 2011 la cause pendante par devant le Tribunal cantonal des assurances sociales, a admis le recours interjeté par l’assurée et annulé la décision litigieuse, considérant que l’expertise du Dr B_ - incomplète, voire contradictoire - ne pouvait se voir reconnaître pleine valeur probante, une amélioration de l’état de santé de la recourante depuis 2001 n’étant pas établie sur le plan somatique, de sorte qu’il n’y avait pas de motif de révision ni de reconsidération ;
Que par arrêt du 12 décembre 2011, le Tribunal fédéral a jugé que dans la mesure où la rente d’invalidité initiale avait été allouée sur la base d’une conjonction de facteurs psychiques et somatiques, le point de savoir si l’état de santé de l’assurée a évolué favorablement ne peut résulter que d’un dialogue interdisciplinaire ;
Que le Tribunal fédéral a admis le recours et renvoyé le dossier à la Cour de céans afin qu’elle mette en œuvre une expertise pluridisciplinaire ;
Qu’en date du 15 février 2012, la Cour de céans a informé les parties qu’elle entendait mettre en œuvre l’expertise pluridisciplinaire et mandater à cet effet les Drs D_, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie, E_, spécialiste FMH en neurologie et Patrick F_, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, et leur a communiqué le projet de mission ;
Qu’un délai a été fixé aux parties pour faire valoir d’éventuels motifs de récusation ainsi que pour communiquer les questions complémentaires qu’elles souhaitaient voir poser aux experts ;
Que dans le délai imparti, les parties ont informé la Cour de céans qu’elles n’avaient aucun motif de récusation à faire valoir à l’encontre des experts proposés ;
Que pour le surplus, la Cour de céans a accepté de compléter les questions posées par l’intimé, dans la mesure de leur pertinence ;

## Considerations