# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** dec5ca8d-aee7-5209-b502-ad79c074ffc1
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Le 17 mai 2021, A._ a déposé plainte pénale contre le Juge de police de l’arrondissement de la Sarine Benoît Chassot, l’agent de la police communale C._ B._ et le Procureur Laurent Moschini. Il reproche à l’agent de police d’avoir établi un faux rapport de dénonciation le 4 février 2019 et d’avoir photographié son véhicule automobile sans son accord, au Procureur de l’avoir condamné par ordonnance pénale le 4 mars 2019 suite audit rapport et au Juge de police de l’avoir condamné par jugement du 5 juin 2019 consécutivement au même rapport de dénonciation et d’avoir ainsi commis des fautes très graves à son encontre (DO 1 ss).
B. Le 20 mai 2021, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière. Il a retenu que l’agent de la police communale était autorisé à prendre des photographies pour démontrer que le pare-brise était insuffisamment dégivré et que la partie plaignante ne relève aucun soupçon que le rapport de dénonciation serait faux. S’agissant du Procureur, il a arrêté que le fait qu’il ne partage le point de vue du plaignant n’est pas une infraction et qu’il s’est fondé pour rendre sa décision sur un rapport de dénonciation et des photographies; l’ordonnance pénale alors rendue ayant été mise à néant suite à l’opposition formulée. Pour le Juge de police, il a été admis qu’il s’est fondé sur le dossier mis à sa disposition et qu’il n’a pas condamné une deuxième fois le plaignant dès lors que sa condamnation remplace celle du Ministère public (DO 23 s.).
C. Par acte du 28 mai 2021, A._ a, entre autres, interjeté recours contre l’ordonnance de non-entrée en matière sus-indiquée.
Sur demande, le Ministère public a remis son dossier le 1er juin 2021. Les intimés n’ont pas été appelés à se déterminer.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les parties peuvent attaquer les ordonnances, les décisions et les actes de procédure du ministère public (art. 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0]) devant l'autorité de recours (art. 20 al. 1 let. b CPP), qui est, dans le canton de Fribourg, la Chambre pénale (art. 85 al. 1 de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ; RSF 130.1]).
1.2. Le recours fait l'objet d'une procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP).
1.3. Le délai de recours est de dix jours et commence à courir le lendemain du jour de la notification de la décision attaquée (art. 396 et 90 al. 1 CPP). In casu, le recours déposé le 28 mai 2021 contre l'ordonnance du Ministère public du 20 mai 2021 respecte ce délai.