# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 18e97b02-0ef8-5794-926c-b35b753e1a7c
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que
NEW EDOUARD ACHILLE SA (ci-après la société) a été inscrite au Registre du commerce de Genève le 13 juillet 1994 ;
Que dès le mois de décembre 1995, la société a commencé à accuser des retards dans le paiement des cotisations sociales ;
Que le 5 avril 2000, la Caisse interprofessionnelle d’assurance-vieillesse et survivants de la Fédération romande des syndicats patronaux (devenue depuis lors la Fédération des entreprises romandes ; ci-après la FER-CIAM) a notifié en date du 5 avril 2000 à Monsieur G_, administrateur de la société dès le 29 septembre 1994, une décision en réparation du dommage pour un montant de 28'460 fr. 30 (société) et 18'278 fr. 95 (succursale, dont 882 fr. 40 au titre d’allocations familiales impayées) ;
Que le 5 mai 2000, Monsieur G_ a formé opposition à cette décision ;
Que le 31 mai 2000, la caisse a déposé auprès des Commissions cantonales de recours en matière d’assurance-vieillesse et survivants et d’allocations familiales une requête en mainlevée de cette opposition ;
Que le 1
er
août 2003, les causes traitées par les Commissions cantonales de recours en matière d’assurance-vieillesse et survivants et d’allocations familiales ont été transmises au Tribunal cantonal des assurances sociales ;
Que par jugement du 13 janvier 2005, ledit Tribunal a admis la demande de mainlevée de l’opposition formée par Monsieur G_ en matière d’AVS ;
Que ce jugement est désormais entré en force ;

## Considerations

Considérant en droit
qu’aux termes de l’art. 27 al. 1 de la loi cantonale genevoise sur les allocations familiales du 1
er
mars 1996 (LAF) le revenu soumis à contribution du point de vue des allocations familiales est le même que celui qui sert de base au calcul des cotisations paritaires selon la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (LAVS) ;
Que selon l’art. 30 al. 3 LAF, l’employeur qui, intentionnellement ou par négligence grave, viole des prescriptions et cause ainsi un dommage à la caisse d’allocations familiales, est tenu de le réparer ;
Que cette disposition prévoit par ailleurs l’application par analogie de l’art. 52 LAVS qui règle la responsabilité des employeurs pour les dommages causés aux caisses de compensation ;
Que la responsabilité des organes de la société pour les cotisations paritaires AVS, AI, APG, AC et pour les contributions d’allocations familiales est dès lors réglée de manière identique ;
Qu’en conséquence, il y a lieu de trancher le litige en matière d’allocations familiales de la même manière qu’en matière de cotisations AVS ;
Que le sort de la présente cause est donc lié à celui du litige en matière d’AVS ;