# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2cc66c1e-1634-5670-911f-ae64910c8b33
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Selon l'ordonnance pénale du Service des contraventions (ci-après : SDC) n° 1_ du 11 décembre 2017, valant acte d'accusation, A_ a été condamné à une amende de CHF 650.- (hors émolument de CHF 150.-) pour violation de l'obligation de renseigner l'Office cantonal des assurances sociales.
b.
Par jugement du 24 septembre 2019, le Tribunal de police (ci-après : TP) a déclaré A_ coupable d'infraction à l'art. 88 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS), l'a exempté de toute peine et condamné aux frais de la procédure par CHF 1'173.-, y compris un émolument global de jugement de CHF 900.-.
c.
Dans sa déclaration d'appel, A_ a conclu à son acquittement, frais de la procédure laissés à la charge de l'Etat.
d.
La Chambre pénale d'appel et de révision (ci-après : CPAR), aux termes de son arrêt
AARP/66/2020
du 17 février 2020, a rejeté l'appel de A_ et l'a condamné aux frais de la procédure d'appel par CHF 1'815.-, y compris un émolument de CHF 1'500.-.
e.
Par arrêt
6B_376/2020
du 17 septembre 2020, le Tribunal fédéral (ci-après : TF) a admis le recours de A_, lequel concluait, avec suite de frais et dépens, à son acquittement.
En substance, le TF a considéré que B_ SA, qui n'était pas employeur et dont A_ était l'administrateur secrétaire, avec signature individuelle, n'avait pas l'obligation de renseigner au sens de l'art. 88 al. 1 LAVS. L'intéressé ne pouvait donc être condamné sur la base de cette disposition et la CPAR était tenue de le libérer de ce chef de prévention.
Le TF a annulé l'arrêt de la CPAR du 17 février 2020 et lui a renvoyé la cause pour nouvelle décision dans le sens de son considérant 3.3, à savoir :
"
3.3
(...)
Au vu de ce qui précède, on ne voit pas que l'art. 209 al. 2 et 3 RAVS aurait pu fonder, pour B_ SA - donc pour le recourant -, une obligation de renseigner au sens de l'art. 88 al. 1 LAVS. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a évoqué les art. 63 al. 2 LAVS - selon lequel les caisses cantonales de compensation doivent veiller à l'affiliation de toutes les personnes tenues de payer des cotisations - et 64 al. 5 LAVS, selon lequel les employeurs, les personnes ayant une activité lucrative indépendante, les personnes sans activité lucrative et les assurés salariés dont l'employeur n'est pas tenu de payer des cotisations doivent, s'ils ne sont pas déjà affiliés, s'annoncer auprès de la caisse de compensation cantonale. On ne voit pas davantage en quoi l'une ou l'autre de ces dispositions aurait pu fonder, pour B_ SA, une obligation de renseigner au sens de l'art. 88 al. 1 LAVS.
Pour le reste, on ignore quelle disposition aurait pu fonder une obligation de renseigner au sens de cette dernière disposition, étant précisé que l'ordonnance pénale du 11 décembre 2017, tenant lieu d'acte d'accusation, ne contient aucune information à ce sujet.
Partant, B_ SA, qui n'était pas employeur - puisqu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que celle-ci aurait jamais eu d'employé -, n'avait pas d'obligation de renseigner au sens de l'art. 88 al. 1 LAVS. Le recourant ne pouvait donc être condamné sur la base de cette disposition.

## Considerations