# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 59116e94-2272-5b98-8504-e29edea95ed4
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. A._ a été interpellé par la police le 15 septembre 2020 et placé en détention provisoire pour une durée de deux mois, soit jusqu’au 14 novembre 2020, par ordonnance prononcée le 17 septembre 2020 par le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc). Il fait l’objet d’une instruction pénale ouverte pour infractions (crime) à la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup ; RS 812.121). Il lui est reproché d’avoir vendu environ 11 grammes de crystal méth depuis novembre 2019. Des pilules d’ecstasy ont été séquestrées lors de la perquisition de son domicile le 15 septembre 2020. Le prévenu avait déjà été dénoncé en 2019 et auditionné par la police et le Ministère public en octobre 2019.
B. Le 19 octobre 2020, le prévenu a présenté une demande de mise en liberté, subsidiairement assortie de mesures de substitution. Le 20 octobre 2020, le Ministère public a conclu à son rejet, invoquant les risques de collusion et de réitération. Le prévenu a répliqué le 26 octobre 2020. A l’issue de l’audience du 30 octobre 2020, le Tmc a rejeté la demande de libération, confirmant la détention provisoire du prévenu jusqu’au 14 novembre 2020.
Le 6 novembre 2020, le prévenu a interjeté recours contre l’ordonnance du 30 octobre 2020 rejetant sa demande de mise en liberté.
Le 9 novembre 2020, le Tmc a conclu au rejet du recours, se référant pour le surplus à la décision attaquée.
Le 10 novembre 2020, le Ministère public a aussi conclu au rejet du recours. Il a précisé qu’il avait déposé une demande de prolongation de la détention le 9 novembre 2020 auprès du Tmc pour une durée de deux mois supplémentaires.
Invité à se déterminer, le recourant a, par courrier du 12 novembre 2020, indiqué qu’il maintenait son recours.
Par courrier du 17 novembre 2020, le Juge délégué a informé le recourant que la Chambre pénale entendait attendre l’issue de la procédure de prolongation avant de statuer dès lors qu’une décision était sur le point d’être prise. Dans l’hypothèse où cette décision serait également contestée, les deux procédures seraient jointes.
Par ordonnance du 20 novembre 2020, le Tmc a prolongé la détention provisoire pour une durée de deux mois, soit jusqu’au 14 janvier 2021, en raison des risques de collusion et de réitération.
Le 26 novembre 2020, A._ a recouru contre cette ordonnance, concluant en substance à sa libération immédiate, subsidiairement au prononcé de mesures de contrainte, respectivement à une durée d’un mois de la prolongation.
C. Par courriers séparés transmis le 1er décembre 2020, tant le Ministère public que le Tmc ont conclu au rejet du recours et à la confirmation de la décision contestée.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. Aux termes de l’art. 30 CPP, si des raisons objectives le justifient, le ministère public et les tribunaux peuvent ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales.
En l’espèce, les deux recours déposés par A._ ont trait à un même complexe de faits et posent des questions connexes. Il y a donc lieu de joindre les causes et de les traiter dans un seul arrêt.