# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 74391a42-e52e-4786-8110-93e3c7c25c99
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 9 août 2022, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte (ci-après : la présidente) a rejeté la requête de mesures provisionnelles déposée par Z._ le 22 mars 2022 (I), a renvoyé la décision sur les frais des mesures provisionnelles à la décision finale (II) et a renvoyé la fixation de l’indemnité d’office du conseil de Z._ à une décision ultérieure (III).
2.
2.1
Par acte du 25 août 2022, Z._ (ci-après : l’appelant) a fait appel contre l’ordonnance précitée et a requis l’assistance judiciaire.
2.2
Par ordonnance du 7 septembre 2022, le Juge unique de la Cour d’appel de céans (ci-après : le juge unique) a accordé à l’appelant le bénéfice de l’assistance judiciaire dans la procédure d’appel, avec effet au 25 août 2022, et a désigné Me Micaela Vaerini en qualité de conseil d’office.
2.3
Le 23 septembre 2022, D._ (ci-après : l’intimée) a déposé une réponse.
2.4
Lors de l’audience d’appel du 7 novembre 2022, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal, dont la teneur est la suivante :
«
I.
D._ s’engage à tout mettre en œuvre pour que la thérapie de coparentalité auprès de [...] reprenne afin de permettre le rétablissement des relations personnelles entre M._ et son père dans les meilleurs délais. En particulier, D._ s’engage à encourager sa fille et à le soutenir pour faire en sorte que M._ se présente aux entretiens qui seront fixés par la thérapeute.
II.
Dans un souci d’apaisement, Z._ renonce provisoirement aux entretiens téléphoniques avec M._, qu’il remplacera par l’envoi de courriers/cartes personnalisés pour sa fille, écrite par lui-même et/ou par d’autres membres de sa famille, D._ s’engageant à lui confirmer que l’enfant les a bien reçus en mains propres.
III.
Les parties déclarent qu’elles vont solliciter leurs avocates afin que celles-ci prennent contact dans un délai d’une semaine plus tard avec [...] pour permettre la reprise de la thérapie.
IV.
Moyennant ce qui précède, Z._ déclare retirer sa déclaration d’appel, prenant acte que les frais, arrêtés à 200 fr., seront répartis par moitié entre les parties, chacune d’elles renonçant au surplus à l’allocation de dépens.
»
3.
Il convient tout d’abord de prendre acte du retrait de l’appel et de rayer la cause du rôle (art. 241 al. 3 CPC).
4.
4.1
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d’office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
4.2
En l’espèce, les frais judiciaires de deuxième instance relatifs à l’émolument de décision, arrêtés à 200 fr., soit 600 fr., réduits de deux tiers selon l'art. 67 al. 1 TFJC (art. 65 al. 2 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5]), seront mis à la charge de chaque partie par moitié, conformément à la convention passée lors de l’audience d’appel du 7 novembre 2022. En outre, l’appelant supportera les frais d’interprète (art. 106 al. 1 CPC), par 204 fr. 25 (art. 91 TFJC).
Toutefois, dès lors que l’appelant bénéficie de l’assistance judiciaire pour la procédure d’appel, les frais judiciaires mis à sa charge seront provisoirement laissés à la charge de l’Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC).
Il n’y a pas lieu à l’allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé.
5.
5.1
Le conseil juridique commis d’office a droit au remboursement de ses débours et à un défraiement équitable (art. 122 al. 1 let. a CPC), qui est fixé en considération de la cause, de ses difficultés, de l’ampleur du travail et du temps consacré au litige (art. 2 al. 1 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.03]).
5.2
En sa qualité de conseil d’office, Me Micaela Vaerini a droit à une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure d’appel (art. 122 al. 1 let. a CPC). Elle a produit une liste des opérations faisant état de 10 heures et 12 minutes de travail consacrées à la deuxième instance. Ce décompte ne prête pas le flanc à la critique, de sorte que l’indemnité d’office de Me Micaela Vaerini sera fixée à 1'836 fr. (10.2 h x 180), plus 36 fr. 70 pour ses débours, équivalant à 2 % du défraiement hors taxe (art. 3bis al. 1 RAJ) – et non à 5 % comme le requiert le conseil d’office –, plus 120 fr. à titre de forfait pour vacation (art. 3bis al. 3 RAJ), TVA par 7,7% en sus sur le tout (153 fr. 45), soit à 2'146 fr. au total en chiffres arrondis.
5.3
Le bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenu au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité à son conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

## Considerations