# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 201e9932-5156-40b9-9660-7e7be4e8b5e2
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

lorsque celle-ci est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui,
dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la
sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et
à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la
morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui (art. 8 par. 2
CEDH).
La CourEDH a souligné, à plusieurs reprises, la contribution substantielle
que les fichiers d’ADN ont apportée à l’application de la loi et à la lutte
contre la criminalité (v. arrêt Van der Velden contre Pays-Bas, précité; arrêt
S. et Marper contre Royaume-Uni, précité, n. 105 et renvoi à la
Recommandation No. R [92] 1 du Comité des Ministres du Conseil de
l’Europe adopté le 10 février 1992 [texte disponible in:
https://www.coe.int/fr/web/data-protection/legal-instruments]) tout en
relevant l’importance fondamentale que revêt la protection des données à
caractère personnel. Il incombe au droit interne de prévoir des garanties
appropriées pour empêcher toute utilisation de données à caractère
personnel qui serait incompatible avec les garanties de l’art. 8 CEDH. La
nécessité de telles garanties est d’autant plus grande en ce qui concerne la
protection des données à caractère personnel faisant l’objet d’un traitement
automatisé, notamment lorsque ces données sont utilisées à des fins de
police. Le droit interne devrait ainsi garantir, notamment, que ces données
sont pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles
elles sont stockées. Elles devraient également être conservées sous une
forme permettant l’identification des personnes concernées pendant une
durée n’excédant pas celle qui est nécessaire à la réalisation de la finalité
pour laquelle ces données sont stockées. Le droit interne doit également
offrir des garanties suffisantes pour que les données personnelles
conservées soient efficacement protégées contre les abus et les
détournements. Ces considérations sont particulièrement valables en ce qui
concerne la protection de catégories particulières de données plus sensibles
et plus particulièrement des informations relatives à l’ADN, qui contient le
patrimoine génétique de la personne, d’une grande importance tant pour la
personne concernée que pour sa famille (v. arrêt S. et Marper contre
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Royaume-Uni, précité, n. 102, 103 et références citées; arrêt Peruzzo et
Martens contre Allemagne, précité, n. 42).
S’agissant de la Recommandation No. R [92] 1 du Comité des Ministres du
Conseil de l’Europe adopté le 10 février 1992 [...], elle précise, entre
autres: que les techniques d’analyse ADN peuvent présenter de l’intérêt
pour la justice pénale, notamment lorsqu’il s’agit d’établir l’innocence ou la
culpabilité d’un individu; que ces techniques doivent respecter –
notamment – le principe de proportionnalité; et, que le recours à de tels
procédés doit être autorisé dans tous les cas appropriés, quel que soit le
degré de gravité de l’infraction.
2.2.1.4 La CourEDH a statué, à plusieurs reprises, en matière d’ADN et de
stockage d’informations à caractère privé. Elle a par exemple conclu à une
violation de l’art. 8 CEDH s’agissant: de la conservation indéfinie du profil
ADN, des empreintes digitales et de la photographie d’une personne
condamnée pour une infraction mineure (v. arrêt de la CourEDH Gaughran
contre Royaume-Uni du 13 février 2020, n. 45245/15, n. 63 à 70, 87 ss); de
la conservation de profils ADN de condamnés sans différence de durée
selon la gravité de l’infraction et sans accès à une procédure d’effacement
(arrêt Aycaguer contre France, précité, n. 34, 38, 44, 45) ou encore de la
conservation des empreintes digitales, échantillons biologiques et profils
ADN de personnes soupçonnées d’avoir commis des infractions mais non
condamnées (v. arrêt S. et Marper contre Royaume-Uni, précité, n. 105 ss,
spéc. 107, 119 et 125). A contrario, elle a constaté la non-violation de l’art.
8 CEDH s’agissant de l’établissement et conservation de, entre autres, les
empreintes palmaires et une description d’un récidiviste (v. arrêt P.N. contre
Allemagne, précité, n. 59, 60, 85 ss). Elle a en outre retenu, dans une affaire
concernant le prélèvement buccal pratiqué sur l’épouse de l’auteur présumé
d’un meurtre, que ledit prélèvement – nécessaire pour l’enquête – n’était
pas disproportionné puisqu’il ne cause, en général, ni lésion corporelle ni
souffrance physique ou mentale et qu’il s’agit d’un acte d’importance
mineure qui doit toutefois être considéré comme une ingérence dans le droit
à la vie privée (v. arrêt de la CourEDH Caruana contre Malta du 15 mai
2018, n. 41079/16, n. 26, 41).
2.2.2 En droit helvétique, les mesures de contrainte font l’objet du titre 5 du
CPP (art. 196 à 298 CPP). Elles sont définies par l’art. 196 CPP comme des
actes de procédure des autorités pénales qui portent atteinte aux droits
fondamentaux des personnes intéressées et dont la mise en œuvre sert,
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d’une part, à mettre les preuves en sûreté et à assurer la présence des
personnes nécessaires durant la procédure (let. a et b) et, d’autre part, à
garantir l’exécution des décisions finales (let. c). Leur mise en œuvre vise
ainsi à assurer, au cours de la procédure, la présence des preuves et des
personnes nécessaires au bon déroulement de l’enquête et du jugement et à
garantir l’exécution des décisions finales (arrêt du Tribunal fédéral
1B_547/2018 du 15 janvier 2019 consid. 1.1; Message du 21 décembre
2005 relatif à l’unification du droit de la procédure pénale [ci-après:
Message CPP], FF 2006 1057, 1196; JEANNERET/KUHN, Précis de
procédure pénale, 2e éd. 2018, n. 14002; ZIEGER, Forensische DNA-
Analyse: So viel wie nötig, so wenig wie möglich?, Jusletter du 12 octobre
2020, n. 5).
2.2.2.1 Parmi les diverses mesures de contrainte prévues par le CPP figurent
le prélèvement d’échantillons afin d’établir un profil d’ADN (art. 255 à 258
CPP) et la saisie de données signalétiques (art. 260 à 262 CPP). S’agissant
de la première mesure, puisque des règles particulières sont prévues par le
CPP, les dispositions de la loi fédérale du 20 juin 2003 sur l’utilisation de
profils d’ADN dans les procédures pénales et sur l’identification de
personnes inconnues ou disparues (loi sur les profils d’ADN; RS 363) ne
sont pas applicables en ce qui concerne les conditions de prélèvement des
échantillons d’ADN et leur analyse (art. 3 à 7 de la loi sur les profils
d’ADN). En vertu du renvoi de l’art. 259 CPP, la loi précitée s’applique
toutefois en ce qui a trait, notamment, à l’organisation de l’analyse de
l’ADN (ATF 144 IV 127 consid. 2.1 et références citées; Message CPP, FF
2006 1057, 1223; ROHMER/VUILLE, Commentaire romand, 2e éd. 2019, n. 2
ad art. 259 CPP; SCHMID/JOSITSCH, Praxiskommentar, 3e éd. 2018, n. 4 ad
Vor Art. 255–259 CPP). Quant à la seconde mesure, elle vise à constater les
particularités physiques d’une personne et à prélever des empreintes de
certaines parties de son corps (art. 260 al. 1 CPP). Cela concerne, par
exemple la taille, le poids, les empreintes digitales ou palmaires, les
empreintes des oreilles, des pieds ou encore des dents d’un individu.
L’ADN constitue certes une donnée signalétique, mais comme relevé ci-
haut, il fait l’objet d’une réglementation spécifique (Message CPP, FF 2006
1057, 1225; JEANNERET/KUHN, op. cit., n. 14057 et références citées).
2.2.2.2 En matière d’identification de personnes, les mesures de
reconnaissance et de conservation des données, dont le prélèvement et
l’analyse de l’ADN par FMJ, peuvent porter atteinte au droit à la liberté
personnelle (art. 10 al. 2 Cst.), à la sphère privée, respectivement au droit à
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l’autodétermination en matière de données personnelles (art. 13 al. 1 et 2
Cst.; art. 8 CEDH). Il s’agit, de jurisprudence constante, d’une restriction
légère des droits fondamentaux (ATF 145 IV 263 consid. 3.4 et références
citées; 144 IV 127 consid. 2.1; 128 II 259 consid. 3.3; arrêt du Tribunal
fédéral 1B_242/2020 du 2 septembre 2020 consid. 3.2; HANSJAKOB/GRAF,
Zürcher Kommentar, 3e éd. 2020, n. 9 ad art. 255 CPP). Conformément à
l’art. 36 Cst., toute restriction d’un droit fondamental doit être fondée sur
une base légale – les atteintes graves devant être prévues par une loi – (al.
1), justifiée par un intérêt public ou par la protection d’un droit fondamental
d’autrui (al. 2) et proportionnelle au but visé (al. 3). L’art. 255 CPP
n’autorise pas les prélèvements d’échantillons d’ADN et leur analyse
routinière, les conditions nécessaires à l’imposition d’une telle mesure étant
concrétisées à l’art. 197 al. 1 CPP (ATF 145 IV 263 consid. 3.4; v. infra
consid. 2.3.2).
2.2.3 Il ressort de ce qui précède que l’approche retenue par la CourEDH en
matière de collecte et d’analyse d’échantillons ADN ne diffère pas
substantiellement de celle qui prévaut en Suisse. Certes la jurisprudence
helvétique considère que le prélèvement afin d’établir un profil ADN ainsi
que les mesures d’identification (art. 260 CPP) constituent des atteintes
légères aux droits fondamentaux alors que la CourEDH retient que
l’établissement d’un profil ADN empiète davantage sur les droits de la
personne concernée que la prise d’empreintes digitales, mais cela ne suffit
toutefois pas à retenir, comme le fait le recourant, que s’agissant d’une
infraction «bagatelle», un examen rigoureux de la proportionnalité de la
mesure tendant aux prélèvement et analyse de son ADN aboutirait, sous
l’angle de la CEDH, à constater qu’il s’agit d’une ingérence
disproportionnée dans sa sphère privée. Non seulement le système juridique
helvétique et la jurisprudence circonscrivent la question de l’analyse de
l’ADN à l’élucidation de certaines infractions (crimes ou délits), mais l’art.
197 al. 1 CPP fixe un cadre légal et des conditions à respecter (v. infra
consid. 2.3.2 ss), tout prélèvement systématique étant proscrit. Enfin,
comme souligné ci-dessus, le cas soumis à la cognition de l’autorité de
céans ne constitue pas un cas «bagatelle» mais une infraction d’une certaine
gravité.
Partant, la jurisprudence de la CourEDH mentionnée par le recourant ne lui
est d’aucun secours puisque, dans ces affaires, la juridiction précitée a
retenu que deux États avaient outrepassé leur marge d’appréciation – et
donc porté atteinte au droit au respect de la vie privée –, d’une part, en
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n’offrant pas, dans le régime de conservation des profils d’ADN, une
protection suffisante de l’intéressé sous l’angle de la durée de conservation
des données et de la possibilité de requérir leur effacement (arrêt Aycaguer
contre France, précité, n. 45, 46) et, d’autre part, compte tenu du caractère
général et indifférencié du pouvoir de conservation des empreintes digitales,
échantillons biologiques et profils ADN de personnes soupçonnées d’avoir
commis des infractions mais non condamnées (arrêt S. et Marper contre
Royaume-Uni, précité, n. 125). In casu, ce n’est pas le régime de
conservation des données qui est contesté – le recourant ne faisant d’ailleurs
pas de grief à ce sujet –, mais la proportionnalité de la mesure de
prélèvement d’ADN et de saisie des données signalétiques. Cela scelle le
sort du grief sur ce point.
2.3 Le recourant allègue enfin, en substance, que les mesures ordonnées par
le MPC sont disproportionnées et que les soupçons à son encontre sont
insuffisants.
2.3.1 À teneur de l’art. 255 al. 1 let. a CPP, un échantillon ADN peut être
prélevé sur le prévenu afin d’élucider un crime ou un délit. Aucun numerus
clausus n’est prévu par la loi. Le Département fédéral de justice et police
(DFJP) soulignait que la possibilité de procéder à de telles analyses semblait
«incontestable» lorsqu’il s’agissait d’élucider une infraction (DFJP, Rapport
explicatif relatif à l’avant-projet d’un code de procédure pénale suisse,
Office fédéral de la justice, 2001, p. 180). Quant au Conseil fédéral, il a
considéré que, dans les procédures pénales, le recours à l’analyse de l’ADN
se justifie non seulement pour les délits particulièrement graves contre la
vie et l’intégrité corporelle, mais également pour les délits contre le
patrimoine – notamment les vols par effraction ou les vols à l’arraché – au
cours desquels les auteurs laissent des traces, soit en se livrant à des actes de
violence sur des objets, soit par inattention (Message du 8 novembre 2000
relatif à la loi fédérale sur l’utilisation de profils d’ADN dans le cadre d’une
procédure pénale et sur l’identification de personnes inconnues ou
disparues, FF 2001 19, 22 et 29). D’après les statistiques de l’Office fédéral
de la police (FEDPOL), les principales infractions donnant lieu à
l’établissement de profils ADN sont le vol par effraction (association de vol
et de violation de domicile au sens de l’art. 186 CP, éventuellement lié à des
dommages à la propriété selon l’art. 144 CP), le vol (art. 139 CP), les délits
liés aux stupéfiants, les dommages à la propriété ayant causé un dommage
considérable (art. 144 al. 3 CP) ou le brigandage (art. 140 CP). Cela
n’exclut toutefois pas la possibilité de requérir l’établissement d’un tel
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profil s’agissant d’autres infractions comme la violation de domicile (art.
186 CP) ou encore l’escroquerie (art. 146 CP
[v. https://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/sicherheit/personenidentifi
kation/revision-dna-gesetz/identifikationen.html]).
De la lettre du texte légal, il pourrait être déduit que le prélèvement d’un
échantillon d’ADN ne peut avoir lieu que lorsqu’il s’agit d’élucider des
infractions déjà commises et connues des autorités de poursuite pénale dont
le prévenu est soupçonné. Toutefois, une telle interprétation restrictive ne
correspond pas au sens et au but de la disposition susmentionnée. Outre
l’élucidation de l’infraction objet de la procédure, la jurisprudence constante
du Tribunal fédéral et la doctrine considèrent qu’il ressort de l’art. 259 CPP
en relation avec l’art. 1 al. 2 let. a de la loi sur les profils d’ADN que
l’établissement d’un tel profil est également envisageable lorsqu’il s’agit
d’identifier les auteurs d’infractions dont les autorités de poursuite pénale
n’ont pas encore eu connaissance, que ce soit des infractions passées ou
futures. Le profil ADN permet ainsi non seulement d’accroître l’efficacité
des poursuites pénales en permettant d’identifier les suspects, mais
également de lever les soupçons qui pèsent sur d’autres personnes. Il peut
également avoir des effets préventifs et contribuer à la protection des tiers
(ATF 145 IV 263 consid. 3.3 [avec de nombreuses références
jurisprudentielles et doctrinales]; arrêts du Tribunal fédéral 1B_242/2020
précité consid. 3.1; 1B_250/2016 du 20 septembre 2016 consid. 2.1 et
références citées; ZIEGER, op. cit., n. 15; plus nuancé: ROHMER/VUILLE, op.
cit., n. 16c ad art. 255 CPP).
Selon la jurisprudence, l’établissement d’un profil d’ADN qui ne sert pas à
l’élucidation de l’infraction faisant l’objet de l’instruction en cours n’est
conforme au principe de proportionnalité que s’il existe des indices sérieux
et concrets que le prévenu pourrait être impliqué dans d’autres infractions,
même futures. Il doit toutefois s’agir d’infractions d’une certaine gravité
(ATF 145 IV 263 consid. 3.4; arrêts du Tribunal fédéral 1B_336/2019 du
3 décembre 2019 consid. 3.2; 1B_250/2016 précité consid. 2.2;
1B_685/2011 du 23 février 2012 consid. 3.3 [chacun avec des références];
ROHMER/ VUILLE, op. cit., n. 16 ad art. 255 CPP). Divers autres critères
peuvent également entrer en ligne de compte lors de l’appréciation globale
des circonstances, parmi ceux-ci, les antécédents ou l’âge de la personne en
cause. Le fait que le prévenu n’ait pas d’antécédents n’exclut toutefois pas
l’établissement d’un profil d’ADN (ATF 145 IV 263 consid. 3.4; arrêts du
Tribunal fédéral 1B_13/2019 du 12 mars 2019 consid. 2.2 et référence citée;
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1B_336/2019 précité consid. 3.2). Quant à l’âge de celui-ci, il peut s’avérer
pertinent puisque l’établissement d’un tel profil est susceptible d’avoir un
impact négatif sur le développement et l’intégration sociale d’une personne
encore jeune (arrêts du Tribunal fédéral 1B_111/2015 et 1B_123/2015 du
20 août 2015 consid. 3.5). Il incombe dès lors à l’autorité, compte tenu des
spécificités propres à chaque cas, de pondérer objectivement les divers
critères d’évaluation en présence (SCHMID/JOSITSCH, op. cit., n. 7 ad art.
197 CPP).
L’ensemble des considérations qui précèdent sont également valables en
matière de saisie de données signalétiques d’après l’art. 260 al. 1 CPP, à la
différence près que cette dernière peut être ordonnée afin d’élucider
n’importe quelle infraction y compris des contraventions (arrêts du Tribunal
fédéral 1B_336/2019 précité consid. 3.3; 1B_284/2018 du 13 décembre
2018 consid. 2.3; 1B_244/2017 du 7 août 2017 consid. 2.1;
JEANNERET/KUHN, op. cit., n. 14061 et références citées).
2.3.2 Lors de l’imposition d’une ou de plusieurs mesures de contrainte, les
conditions cumulatives énumérées à l’art. 197 al. 1 CPP doivent être
respectées (JEANNERET/KUHN, op. cit., n. 14006; PIQUEREZ/MACALUSO,
Procédure pénale suisse, 3e éd. 2011, n. 1153; SCHMID/JOSITSCH, op. cit., n.
1 ad art. 197 CPP; ZIEGER, op. cit., n. 5). Elles ne peuvent donc être
ordonnées que si elles sont prévues par la loi (let. a), si des soupçons
suffisants laissent présumer une infraction (let. b), si les buts poursuivis ne
peuvent pas être atteints par des mesures moins sévères (let. c); et, si elles
apparaissent justifiées au regard de la gravité de l’infraction (let. d).
En l’espèce, les mesures de contrainte querellées sont expressément
réglementées par le CPP. Elles ne soulèvent ainsi aucune question en lien
avec le fait que toute ingérence dans le droit au respect de la vie privée doit
être prévue par une loi. Quant aux autres conditions, l’autorité de céans
relève ce qui suit:
2.3.2.1 Pour ordonner une mesure de contrainte, des soupçons suffisants
laissant présumer une infraction doivent exister. L’intensité du soupçon doit
être proportionnée à la gravité de l’atteinte entrainée par la mesure
appliquée (Message CPP, FF 2006 1057, 1197), les indices laissant
présumer qu’une infraction a été commise devant être sérieux et concrets (v.
ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1; PERRIER DEPEURSINGE, Code de procédure
pénale suisse [CPP] annoté, 2e éd. 2020, p. 314; VIREDAZ/JOHNER,
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Commentaire romand, op. cit., n. 5 ad art. 197 CPP). Plus la mesure est
invasive, plus les soupçons doivent être importants (MOREILLON/PAREIN-
REYMOND, Petit commentaire, 2e éd. 2016, n. 6 ad art. 197 CPP;
SCHMID/JOSITSCH, op. cit., n. 4 ad art. 197 CPP). Les exigences quant à
l’existence du soupçon suffisant – intensité du soupçon – sont moins
élevées lorsqu’il s’agit de mesures de contrainte qui n’entrainent pas de
privation de liberté (arrêt du Tribunal fédéral 1B_636/2011 du 9 janvier
2012 consid. 2.2.3; v. Message CPP, FF 2006 1057, 1197). Des soupçons
ou une présomption sont suffisants sans qu’il soit nécessaire qu’ils
confinent à une certitude quant à la culpabilité du prévenu puisque cette
décision incombe au juge appelé à statuer sur le fond de la procédure
(MOREILLON/PAREIN-REYMOND, op. cit., n. 7 ad art. 197 CPP). L’autorité
appelée à évaluer les mesures de contrainte ne doit donc pas procéder,
contrairement au juge du fond, à une pesée minutieuse des circonstances à
charge ou à décharge ou à une évaluation complète des différents moyens
de preuve disponibles. Il lui incombe uniquement d’examiner si, sur la base
des actes d’instruction disponibles, l’autorité pouvait admettre l’existence
d’indices suffisants et concrets de la commission d’une infraction (arrêts du
Tribunal fédéral 1B_322/2013 du 20 décembre 2013 consid. 3.1;
1B_487/2012 du 18 février 2013 consid. 3.5). Plus la procédure ira de
l’avant, plus l’appréciation du soupçon s’avérera toutefois stricte
(VIREDAZ/JOHNER, op. cit., n. 5 ad art. 197 CPP).
2.3.2.2 Pour être conforme au principe de la proportionnalité garanti
constitutionnellement (art. 36 Cst.), la restriction d’un droit fondamental
doit être apte à atteindre le but visé (règle de l’aptitude), lequel ne peut pas
être obtenu par une mesure moins incisive (règle de la nécessité). Il faut, en
outre, un rapport raisonnable entre les effets de la mesure sur la situation de
la personne visée et le résultat escompté du point de vue de l’intérêt public
(règle de la proportionnalité au sens étroit [ATF 137 I 167 consid. 3.6; 124 I
107 consid. 4c/aa et références citées; VIREDAZ/JOHNER, op. cit., n. 7 ad art.
197 CPP; PERRIER DEPEURSINGE, op. cit., p. 314, 315; JEANNERET/KUHN,
op. cit., n. 14008]). En procédure pénale, ces trois règles sont reprises à
l’art. 197 al. 1 let. c et d CPP. Pour que les critères de l’aptitude et de la
proportionnalité au sens étroit soient respectés, la mesure de contrainte
envisagée doit donc être appropriée et apte à atteindre le but visé. Le but
recherché doit ainsi justifier la restriction imposée. En d’autres termes, il
faut que le but recherché soit assez important et que pour qu’il puisse être
atteint efficacement il soit justifié d’imposer la restriction d’un droit
fondamental (VIREDAZ/JOHNER, op. cit., n. 8 ad art. 197 CPP). Une relation
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raisonnable entre la fin et les moyens est dès lors nécessaire (ATF 133 I 77
consid. 4.1). La gravité des infractions poursuivies doit, dans ce contexte,
être prise en compte lors de l’examen global de la proportionnalité des
mesures ordonnées (ATF 141 IV 77 consid. 5.2), l’autorité devant se
montrer d’autant plus vigilante lorsqu’il s’agit d’infractions formellement
de moindre gravité (arrêt du Tribunal fédéral 1B_294/2014 du 19 mars 2015
consid. 4.4). Quant au critère de la nécessité, il concrétise le principe
d’après lequel lorsque plusieurs moyens sont susceptibles d’atteindre le but
recherché, le choix doit se porter sur celui qui porte l’atteinte la moins grave
aux intérêts privés – subsidiarité des mesures de contrainte (ATF 124 I 107
consid. 4c/aa; VIREDAZ/JOHNER, op. cit., n. 9 ad art. 197 CPP;
MOREILLON/PAREIN-REYMOND, op. cit., n. 9 ad art. 197 CPP). Dès le
moment où il est possible d’atteindre le but recherché par une restriction
moins grave des droits fondamentaux, la mesure s’avère disproportionnée.
S’agissant plus particulièrement d’un profil ADN, il devrait être établi
lorsque le crime ou le délit en cause ne peuvent pas être élucidés sans cette
preuve supplémentaire.
2.3.2.3 In casu, la Cour des plaintes constate, d’une part, qu’il ressort de la
motivation de l’ordonnance querellée, que A. est fortement soupçonné
d’avoir intentionnellement participé, avec des comparses, aux jets de
peinture ayant endommagé, dans la nuit du 6 au 7 mai 2019, la façade de
l’immeuble C. C’est dans ce cadre que le MPC a ordonné le prélèvement
par FMJ d’un échantillon pour établir son profil d’ADN et la saisie de ses
données signalétiques. Le but expressément mentionné par l’autorité
d’enquête est ainsi de «clarifier les faits juridiquement pertinents pouvant
[lui] être reprochés». Les mesures en question ne cherchent dès lors pas à
identifier le prénommé comme auteur d’autres infractions – passées ou
futures et dont les autorités pénales n’ont pas encore eu connaissance –
puisque leur objectif est de clarifier l’infraction actuellement sous enquête
et dont il est prévenu (et protégé par la présomption d’innocence [art. 32 al.
1 Cst., art. 10 al. 1 CPP et art. 6 par. 2 CEDH]).
D’autre part, certes un certain laps de temps s’est écoulé depuis l’ouverture
de l’instruction, mais cela ne suffit pas à retenir, comme le fait le recourant,
que celle-ci «n’a pas bougé». Entre la transmission du dossier au MPC
(23 mai 2019), la confirmation de reprise de la procédure de ce dernier
(20 juin 2019) et l’ordonnance querellée (11 décembre 2019), l’autorité
précitée n’est pas restée inactive. Outre la réception et l’examen d’un
rapport d’analyse ADN du 24 juin 2019, les échanges avec le Département
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fédéral des affaires étrangères en lien avec la question du statut de D. en
tant que plaignant et l’analyse de l’avis de droit y relatif, divers échanges
d’écritures avec le conseil du recourant ainsi que deux prononcés (un
concernant la question de l’accès au dossier et l’autre en lien avec
l’assistance judiciaire) ont eu lieu. Par la suite, parallèlement à l’ordonnance
querellée, le MPC a mandaté la PJF pour qu’elle procède à, entre autres,
l’audition du recourant. Cette audition n’a toutefois pas pu avoir lieu, pour
des circonstances indépendantes de la volonté de l’autorité d’enquête.
Partant, c’est à juste titre que le MPC considère que l’enquête n’en est qu’à
ses débuts. Si, par impossible, l’objectif du recourant était de se plaindre du
fait que les mesures coercitives contestées ont été ordonnées tardivement, ce
grief ne serait de toute façon pas fondé. Il ne découle pas des art. 255 al. 1 et
260 CPP que les prélèvements ADN et l’enregistrement de données
signalétiques doivent être ordonnés et effectués à proximité immédiate de
l’ouverture de l’enquête dans le cadre de laquelle ils sont effectués (arrêt du
Tribunal fédéral 1B_336/2019 précité consid. 4.3). C’est à l’autorité
d’instruction que revient le choix de la stratégie qu’elle entend adopter afin
de mener l’enquête dont elle a la charge.
Quant à l’absence de soupçons suffisants et à la violation du principe de
proportionnalité dont se prévaut le recourant, il ne peut pas être suivi pour
les motifs qui suivent:
a) La jurisprudence cantonale à laquelle le recourant fait référence à l’appui
de ses déterminations ne lui est d’aucun secours. Le cas soumis à la
cognition de la Cour de céans diffère de celui où les autorités genevoises
ont retenu que le prélèvement d’ADN était disproportionné, car il n’était ni
utile à l’élucidation des actes reprochés (notamment des troubles à l’ordre
public, des insultes à des policiers et le dommage causé à la montre d’un de
ceux-ci lors des fouilles) ni justifié afin d’identifier d’autres infractions
passées ou futures. De plus, d’autres mesures moins sévères étaient à même
d’atteindre le but visé, à savoir lever ou confirmer les soupçons pesant sur la
personne concernée (arrêt de la Chambre pénale de recours de la Cour de
justice de la République et canton de Genève [ci-après: ACPR] 502/2020 du
21 juillet 2020 consid. 3.3). Idem s’agissant du cas d’un prévenu
d’escroquerie où les autorités cantonales ont considéré qu’il s’agissait d’une
infraction de gravité relative (le dommage envisageable étant de Fr.
15’000.–) où le prélèvement en question, qui ne se limitait pas d’après la
police à élucider uniquement l’infraction d’origine mais aussi d’anciennes
ou futures infractions, était disproportionné compte tenu du fait que rien ne
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permettait de supposer que le justiciable était impliqué dans d’autres
infractions. En outre, il s’avérait difficilement concevable, au vu du dossier
à disposition des autorités, que l’infraction d’escroquerie puisse être
élucidée par le biais d’un tel prélèvement (ACPR 78/2011 du 20 avril 2011
let. C. et consid. 2.2). In casu, l’affaire soumise à la cognition de la Cour de
céans n’est pas comparable, d’une part, parce que le prélèvement d’ADN –
et la saisie de ses données signalétiques – a pour seul objectif d’élucider les
faits actuellement sous enquête et, d’autre part, parce que comme souligné
ci-dessous (infra let. b), le MPC fait état de soupçons suffisants permettant
de considérer que les mesures en question seront à même de confirmer – ou
au contraire d’infirmer – les soupçons qui pèsent sur le prévenu.
b) Les éléments de preuve servant à étayer un premier soupçon ne doivent
pas répondre aux mêmes exigences que ceux qui sont nécessaires à la
conduite ou à la poursuite d’une procédure pénale. Même si de vagues
soupçons suffisent au début d’une enquête, ces derniers doivent se préciser
au fur et à mesure de l’avancement de l’instruction. En l’espèce, il ressort
du dossier à disposition de la Cour de céans que le MPC fonde ses soupçons
sur des images de vidéosurveillance qui ont permis d’établir que, peu avant
les faits, cinq individus ont quitté l’immeuble sis rue Y. à Genève, bâtiment
que certains d’entre eux ont rejoint après le méfait accompli. Les images
obtenues par la police ont ainsi permis d’établir un lien avec un immeuble
déterminé et donc avec des personnes potentiellement impliquées dans les
dommages à la propriété sous enquête. Lors des perquisitions qui
s’ensuivirent, deux paires de gants – avec des taches de peinture jaune –
semblables à ceux utilisés par les auteurs des jets de peinture investigués ont
été retrouvées et saisies dans l’un des appartements. L’analyse effectuée par
le CURMIL a permis de déterminer que les profils d’ADN retrouvés dans
ceux-ci correspondaient à ceux de deux brosses à dents également saisies
lors des perquisitions. C’est dans ce contexte, et compte tenu du fait que les
profils d’ADN prélevés ne figurent pas dans le CODIS, que le MPC a
ordonné les mesures de contrainte querellées. Sur ce point, le recourant ne
peut rien tirer du fait que le MPC a ordonné des mesures contre certaines
personnes et non pas contre d’autres, l’autorité de poursuite pénale étant
libre de choisir la stratégie qu’elle entend adopter afin de mener son
enquête. Le recourant semble d’ailleurs ne pas tenir compte, dans son
argumentation, de ce que les images à disposition de la police ont permis de
circonscrire un immeuble en lien avec des personnes potentiellement
impliquées dans les faits investigués et que c’est sur cette base que des
mesures de contrainte à l’encontre de certains des individus qui logent dans
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ledit immeuble ont été ordonnées. Il ne peut dès lors être reproché aux
autorités de procéder à un examen, par hasard ou à une quelconque forme
de fichage de certains individus. Lorsqu’une personne est impliquée dans
une enquête pénale uniquement parce qu’elle habite dans un immeuble
déterminé, il n’existe contre cette personne tout d’abord qu’un seul indice, à
savoir le fait qu’elle habite dans ledit immeuble. Si ce seul fait n’a pas
valeur de preuve et qu’une condamnation pénale ne peut en aucun cas se
fonder uniquement sur ce seul constat, ce faible indice suffit toutefois pour
permettre d’autres actes d’enquête, notamment le prélèvement de son ADN
et de ses données signalétiques. Dans l’hypothèse contraire, les autorités de
poursuite pénale devraient d’emblée renoncer aux images de
vidéosurveillance dès le moment où elles ne lui permettent pas d’identifier
avec certitude les personnes susceptibles d’avoir participé à la commission
d’une infraction. En outre, l’autorité d’enquête ne dispose pas uniquement
d’images de vidéosurveillance, mais également d’autres indices, notamment
des gants avec des traces de peinture jaune et qui ressemblent à ceux portés
par les individus impliqués dans les faits sous enquête. Dans ces
circonstances, l’autorité de céans considère que les éléments à disposition
du MPC sont suffisants pour justifier un premier soupçon permettant
d’ordonner les mesures de contrainte en question. De plus, il convient de
souligner que l’utilisation des mesures ici contestées dans une procédure
pénale concrète peut également avoir une fonction disculpatoire pour la
personne concernée et cela dans la mesure où le soupçon existant peut être
exclu de cette manière.
c) Bien que le prélèvement ADN et la saisie de données signalétiques
constituent, comme relevé ci-dessus, une légère atteinte aux droits
fondamentaux (supra consid. 2.2.2.2), l’évaluation de la gravité de
l’empiètement sur ces droits doit se faire sur la base de critères objectifs. La
manière dont les mesures sont perçues par la personne concernée n’est pas
pertinente (ATF 128 II 259 consid. 3.3). En l’espèce, nonobstant le fait que
le recourant n’a pas d’antécédents judiciaires – ce qui ne suffit toutefois pas
à exclure d’emblée la possibilité d’ordonner les mesures litigieuses – et
qu’il a actuellement 26 ans, la Cour de céans considère que, compte tenu
des éléments à disposition de l’autorité de poursuite pénale (images de
vidéosurveillance, gants avec des traces de peinture jaune), les mesures
ordonnées sont indispensables à l’enquête et conformes au principe de
proportionnalité. Leur mise en œuvre s’avère ainsi nécessaire à atteindre le
but visé, à savoir, la poursuite des investigations et la recherche de la vérité
matérielle en lien avec une infraction déterminée, in casu, des dommages à
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la propriété. Les mesures ordonnées sont nécessaires puisqu’aucune autre
mesure, moins incisive, ne semble apte à permettre l’identification des
personnes impliquées dans les dommages causés et dont les images de
vidéosurveillance permettent d’établir qu’elles ont des liens avec
l’immeuble sis à la rue Y. à Genève.
d) Au vu de l’ensemble des considérations qui précèdent, la mesure de
saisie de données signalétiques – envisageable même en cas de
contraventions – s’avère proportionnée. Quant au prélèvement ADN, qui
permettra d’établir s’il y a – ou non – des liens entre le recourant et,
notamment, les gants saisis, il est également proportionné. Dans l’hypothèse
d’un résultat négatif, il permettra de disculper le recourant. A contrario, si le
résultat permet d’établir des liens entre ce dernier et les autres éléments à
disposition du MPC, il incombera à l’autorité de poursuite pénale de
procéder aux autres actes d’enquête qu’elle jugera pertinents (par exemple,
analyse et comparaison des traces de peinture des gants avec les
prélèvements effectués dans la façade de l’immeuble endommagé). Dès
lors, l’autorité de céans estime que, même s’il n’est guère possible de retenir
qu’il s’agit d’un cas aggravé ou privilégié de dommages à la propriété
(compte tenu du montant des dommages qui s’élève à Fr. 5’785.65), cela ne
suffit pas à retenir qu’il s’agit d’un cas «bagatelle» où l’imposition d’une
mesure visant à prélever un échantillon d’ADN pourrait s’avérer
disproportionnée. Au regard du montant du dommage, de l’âge du recourant
et du fait qu’il n’a pas de casier judiciaire, seule une atteinte légère à ses
droits fondamentaux est proportionnée et il incombera donc au MPC de
prendre les précautions nécessaires afin d’éviter, lors de l’exécution de la
saisie des données signalétiques et du prélèvement d’un échantillon d’ADN
– et par la suite –, toute atteinte au droit à la vie privée du recourant.
2.4 Il s’ensuit que, mal fondé, le recours doit être rejeté et l’ordonnance du
MPC confirmée.
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15. Estratto della sentenza della Corte dei reclami penali nella causa A.
contro Ministero pubblico della Confederazione del 26 febbraio 2021
(RR.2020.305)

## Considerations