# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0ee74901-72c6-4e69-90a8-e424b93232c1
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits :
A. Historique de l’affaire
A.1 En date du 1er février 2008, le Ministère public de la Confédération (ci-après :
le MPC) a ouvert une enquête de police judiciaire référencée SV.08.0007-LL à
l’encontre de B. et C. (MPC 06-01-0014 ss) pour blanchiment d’argent qualifié
(art. 305bis ch. 2 CP), trafic aggravé de stupéfiants (art. 19 ch. 2 LStup) et appar-
tenance à une organisation criminelle (art. 260ter CP).
A.2 La poursuite pénale a été étendue à A. par ordonnance d’extension du 21 juil-
let 2009 (MPC 01-00-0001).
A.3 Les 10 et 21 août 2009, la procédure dirigée contre A. a été étendue pour faux
dans les titres (art. 251 CP) et faux dans les certificats (art. 252 CP en relation
avec l’art. 255 CP ; voir MPC 01-00-0003).
A.4 Le 22 mai 2015, le MPC a transmis son acte d’accusation à la Cour des affaires
pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après : la Cour des affaires pé-
nales ; SK.2015.22 : 38.100.001-026).
B. Procédure devant la Cour des affaires pénales (SK.2015.22)
B.1 Par jugement du 20 novembre 2017, envoyé motivé aux parties le 7 juin 2018,
la Cour des affaires pénales a acquitté A. du chef d’escroquerie (art. 146 CP)
mais l’a condamné, par défaut, pour abus de confiance aggravé (art. 138 ch. 1
et 2 CP) ainsi que pour faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP) à une peine priva-
tive de liberté avec sursis de 24 mois, sous déduction de 4 jours de détention
déjà subis, le délai d’épreuve étant fixé à 3 ans. Elle l’a également condamné au
paiement d’une créance compensatrice (art. 71 al. 1 CP) à hauteur d’un montant
équivalant à USD 3,5 millions, soit CHF 3'877'760.- (au cours du 15 mai 2009) et
a maintenu à cette fin les séquestres portant sur cinq immeubles sis à Z. ou Y.
Les frais de la procédure ont été mis à sa charge à hauteur des trois quarts du
montant total de CHF 46'451,50, soit à hauteur de CHF 34'838,60. Il était égale-
ment précisé que A. était tenu de rembourser à la Confédération les indemnités
versées par celle-ci à Mes GAPANY et DISCH et à ces derniers la différence
entre leurs indemnités en tant que défenseurs d’offices et les honoraires qu’ils
auraient perçus comme défenseur privés (art. 134 al. 4 CPP) (SK.2015.22 :
38.970.001-005).
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B.2 Par requête du 15 juin 2018, Me DISCH a formé, pour le compte de son client,
une demande de nouveau jugement (art. 368 CPP), invoquant notamment à son
appui que A. avait dû subir d’importants examens médicaux relatifs à son traite-
ment de chimiothérapie (SK.2015.22 : 38.521.301-303) Par décision du
22 juin 2018, la Cour des affaires pénales a rejeté la demande de nouveau juge-
ment (SK.2015.22 : 38.950.087-100). Cette décision a ensuite été confirmée par
la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral par décision du 9 août 2018 réfé-
rencée BB.2018.132/BP.2018.59.
C. Recours au Tribunal fédéral
En date du 9 juillet 2018, A. a interjeté recours au Tribunal fédéral contre le juge-
ment SK.2015.22 et contre la décision de la Cour des plaintes BB.2018.132,
étant précisé que la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral n’existait alors pas
encore. Par arrêt 6B_717/2018 du 10 septembre 2018, le Tribunal fédéral a en-
tièrement rejeté le recours contre le jugement SK.2015.22 et a déclaré le recours
contre la décision BB.2018.132 irrecevable.
D. Procédure de révision devant la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral
(CR.2021.21)
D.1 En date du 4 octobre 2021, Me DISCH, agissant au nom de son client, a formé,
en français, une demande de révision relative au jugement SK.2015.22 rendu
par la Cour des affaires pénales en date du 20 novembre 2017, et ce sur la base
de l’art. 410 al. 1 let. a CPP (CR.2021.21 : 1.100.001-038). Le moyen de preuve
nouveau invoqué consistait en un nouveau certificat médical établi le 18 juin 2021
par un spécialiste de chirurgie viscérale, le Dr D. (CR.2021.21 : 1.100.001-338).
D.2 Le 7 octobre 2021, le président de la Cour d’appel a fait part de sa récusation,
aussi bien en tant que président de Cour que de juge pénal fédéral, à la vice-
présidente de la Cour d’appel (CR.2021.21 : 1.100.339).
D.3 Le 13 octobre 2021, A. a demandé le changement de la langue de la procédure
CR.2021.21, la procédure devant, à son sens, se tenir en allemand et non en
français (CR.2021.21 : 3.102.001-002).
D.4 Par courrier daté du 20 octobre 2021 adressé à la présidente du Tribunal pénal
fédéral, reçu le 26 octobre 2021 par la Cour d’appel, E. a transmis une copie d’un
courrier daté du 20 avril 2021 s’agissant de F. AG i.L (CR.2021.21 : 4.101.001-
003). Ce courrier a été transmis par la Cour de céans au MPC, à la Cour des
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affaires pénales et à Me DISCH en date du 28 octobre 2021
(CR.2021.21 : 3.100.001).
D.5 Par décision CR.2021.21 du 7 décembre 2021, la Cour d’appel est parvenue à
la conclusion que le certificat médical produit par le requérant ne remplissait pas
les conditions énoncées à l’art. 410 al. 1 let. a CPP. Ce document ne permettait
pas de convaincre la Cour que A. était, en 2017, dans l’incapacité d’assister aux
débats SK.2015.22. Pour cette raison, la demande de révision de A. a été rejetée
et un émolument de CHF 2'000 a été mis à sa charge (CR.2021.21 : 11.100.001-
013). Par ailleurs, dite décision a été rendue par la Cour d’appel en français. En
effet, la Cour a considéré qu’il ne se justifiait pas de changer la langue de la
procédure au stade de la révision (voir en particulier à cet égard CR.2021.21
consid. 1 : 11.100.008).
D.6 Le 12 décembre 2021, A. a déposé un recours au Tribunal fédéral contre la dé-
cision CR.2021.21 susmentionnée (CR.2021.21 : 11.200.001).
E. Présente procédure devant la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral
(CR.2022.1)
E.1 En date du 3 février 2022, A. a déposé une nouvelle demande de révision à l’en-
contre du jugement de la Cour des affaires pénales SK.2015.22 du 20 novembre
2017 (CAR 1.100.001-008). Il y faisait état des éléments suivants :
« Dementsprechend stelle ich folgende Anträge:
 Ihr Präsident sollte nicht in den Ausstand treten, da dieser aufgrund sei-
nes Spezialauftrages von BA G. vor rund 7 Jahren zur Findung einer Ei-
nigung mit mir über Spezialkenntnisse der gegen mich geführten Ven-
detta der BA verfügt;
 Es sei mir unentgeltliche Rechtspflege zu gewähren;
 Die im Urteilsdispositiv der Strafkammer enthaltene Ersatzforderung von
Fr. 3'877'760 sei aufzuheben;
 Eventualiter sei die Sache an die Strafkammer zur Neubeurteilung der
Ersatzforderung zurückzuweisen;
 Sämtliche Kosten gehen zulasten der Eidgenossenschaft. »
A l’appui de ses prétentions, A. a également joint à sa demande le courrier de E.
daté du 20 avril 2021 s’agissant de F. AG i.L, qui avait d’ores et déjà été transmis
à la Cour de céans dans le cadre de la procédure CR.2021.21
(CR.2021.21 : 4.101.001-003).
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E.2 Le 8 février 2022, le président de la Cour d’appel a fait part de sa récusation,
aussi bien en tant que président de Cour que de juge pénal fédéral, à la vice-
présidente de la Cour d’appel (CAR 1.200.001). Il en avait fait de même s’agis-
sant de la procédure CR.2021.21 (voir à cet égard supra D.2).
E.3 Le 15 février 2022, les parties ont été invitées à se prononcer sur la demande de
révision de A. (CAR 2.100.001-002). En date du 17 février 2022, la Cour des
affaires pénales a simplement relevé que A. avait déjà déposé une demande de
révision en date du 15 novembre 2021 et qu’à cette date, le document produit,
soit le courrier de E., était déjà disponible (CAR 2.201.001). Le MPC a quant à
lui indiqué, en date du 15 mars 2022 et après avoir demandé et obtenu une pro-
longation de délai pour ce faire, considérer la demande de révision irrecevable
(CAR 2.101.001-002 ; CAR 2.101.003). Par courrier daté du 2 avril 2022 mais
envoyé à la Cour de céans le 4 avril 2022, A. s’est quant à lui prononcé sur les
déterminations de la Cour des affaires pénales et du MPC (CAR 2.102.003-004).
La Cour considère en droit :
1. Récusation
1.1 A titre préliminaire, la Cour constate que A. conteste la récusation du président
de la Cour d’appel, eu égard à sa demande de révision (CAR 1.100.002, supra
E.1).
1.2 A teneur de l’art. 56 let. b CPP, toute personne exerçant une fonction au sein
d’une autorité pénale est tenue de se récuser lorsqu’elle a agi à un autre titre
dans la même cause, notamment comme membre d’une autorité. Elle doit alors
en faire l’annonce d’office et en temps utile (art. 57 CPP).
1.3 En l’espèce, le président de la Cour d’appel a fait part de sa récusation au sens
de l’art. 56 let. b CPP, aussi bien en tant que président de cour que de juge pénal
fédéral, à la vice-présidente de la Cour d’appel, et ce dès l’entrée de la révision
CR.2022.1 à la Cour d’appel (CAR 1.200.001 ; supra E.2). Ce faisant, le précité
a respecté les dispositions légales pertinentes applicables et il n’appartient en
aucun cas à A. d’en faire grief.
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2. Recevabilité
2.1 Depuis le 1er janvier 2019, la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral est compé-
tente pour statuer sur les appels et les demandes de révision au sein des autori-
tés pénales de la Confédération en vertu de l’art. 38a LOAP. Toute personne
lésée par un jugement entré en force peut en demander la révision
(art. 410 CPP).
2.2 Le jugement attaqué ayant été rendu par la Cour des affaires pénales en appli-
cation de l’art. 35 al. 1 LOAP, la Cour d’appel est compétente en ce qui concerne
sa révision. Par ailleurs, le requérant, prévenu condamné, est en l’espèce légi-
timé pour agir en révision.
2.3 La demande de révision est recevable, de sorte qu’il est entré en matière.
3. Révision
3.1 A teneur de l’art. 410 al. 1 let. a CPP, toute personne lésée par un jugement entré
en force peut en demander la révision s’il existe des faits ou des moyens de
preuves qui étaient inconnus de l’autorité inférieure et qui sont de nature à moti-
ver l’acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère ou plus sé-
vère du condamné ou encore la condamnation de la personne acquittée. Se-
lon une jurisprudence constante, « un fait ou un moyen de preuve est inconnu,
ou nouveau, lorsque le juge n’en a pas eu connaissance au moment où il s’est
prononcé, c’est-à-dire lorsqu’il ne lui a pas été soumis sous quelque forme que
ce soit » (ATF 137 IV 59 consid. 5.1.2). L’ignorance du fait ou de la preuve par le
juge doit être réelle et ne pas être confondue avec l’appréciation des faits et des
preuves (ATF 96 I 279 consid. 3). Le fait ou le moyen de preuve est sérieux
lorsqu’il est propre à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fonde la
condamnation et que l’état de fait ainsi modifié rend possible un jugement sensi-
blement plus favorable à l’intéressé (JACQUEMOUD-ROSSARI, Commentaire ro-
mand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 410 CPP et les références citées).
3.2 La révision est un moyen de droit instauré dans l’intérêt de la justice et la re-
cherche de la vérité matérielle. Elle a pour fonction de ne pas laisser subsister
un jugement entré en force de chose jugée qui constitue en réalité une erreur
judiciaire résultant d’une erreur de fait. Elle ne saurait être utilisée pour remettre
en question l’appréciation des preuves au dossier opérée par l’autorité, pour cor-
riger une erreur de droit, pour faire valoir une approche juridique différente ou un
revirement de jurisprudence, ou encore pour réparer des vices de procédure
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(JACQUEMOUD-ROSSARI, op. cit., n. 4 ad art. 410 CPP et les références citées).
Une révision ne doit pas non plus servir à remettre sans cesse en cause une
décision entrée en force, à détourner les dispositions légales sur les délais ou
celles sur la restitution de ceux-ci, ou encore à introduire des faits non présentés
dans la première procédure en raison d’une négligence procédurale (JACQUE-
MOUD-ROSSARI, op.cit., n. 28 ad art. 410 CPP et les références citées).
3.3 En l’espèce, A. demande que le jugement SK.2015.22 soit modifié, de sorte que
la créance compensatrice prononcée à son encontre soit annulée (CAR
1.100.002, supra E.1). Il s’agit donc ici d’examiner les griefs soulevés par A.
s’agissant du prononcé d’une créance compensatrice à son encontre et d’exami-
ner si le courrier du 20 avril 2021 relatif à la société F. AG i.L et produit par le
requérant à l’appui de sa demande de révision du jugement SK.2015.22 remplit,
à cet égard, les conditions énoncées à l’art. 410 al. 1 let. a CPP.
3.3.1 Par jugement SK.2015.22, la Cour des affaires pénales a prononcé une créance
compensatrice de CHF 3'877'760 à l’encontre de A. (supra B.1, jugement
SK.2015.22 consid. 4.1).
3.3.2 Pour s’y opposer, A. soutient ne plus avoir, à ce jour, aucune fortune ou aucun
revenu à sa disposition : « Am 10.1.22 fand ein (sic) Pfändung statt und das Be-
treibungsamt hat endlich amtlich festgestellt, dass ich aufgrund meiner Krebser-
krankung im Jahre 2017 weder über Einkommen noch über pfändbares Vermö-
gen besitze » (CAR 1.100.002). Le document signé par E. et daté du 20 avril
2021 serait un moyen de preuve nouveau, à l’appui de ses dires : « Ich verweise
erneut auf den Ihnen seit dem 20.4.2021 vorliegende neuen als Beweismittel
Entlastungsbeweis : Bestätigung der F. AG i. L, unterzeichnet durch den von der
FINMA ernannten Liquidator. (...) Dies ist neu, da diese – Bestätigung der F. AG
i.L vom 20.4.21 – in der Hauptverhandlung vom Bundestrafgericht 2017 nicht
berücksichtigt wurde» (CAR 1.100.004). De plus, la Cour des affaires pénales
aurait, selon lui, constaté les faits de manière incorrecte en sa défaveur :
« Die Vorinstanz hätte den Sachverhalt vom Amtes wegen korrekt feststellen sol-
len. Dies bedeutet grundsätzlich, dass sie alle zumutbaren und rechtlich zulässi-
gen Möglichkeiten der Sachaufklärung auszuschöpfen hat. Die Behörde hat im
Rahmen des Zumutbaren den entscheiderheblichen Umständen nachzugehen;
hierzu gehören auch für die Beteiligten günstige Faktoren » (CAR 1.100.003). Il
nie également le bien-fondé du prononcé d’une créance compensatrice à son
encontre de manière générale : « Im vorliegenden Fall habe ich weder Vermö-
genswerte durch die Straftag (sic) erlangt noch gibt es schon keine geschädigte
Partei und die Ersatzforderung ist zu annullieren » (CAR 1.100.005). Enfin, il
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évoque aussi la violation de son droit d’être entendu dans le cadre de la procé-
dure SK.2015.22 (CAR 1.100.002, 004 et 005).
3.3.3 Dans un premier temps, la Cour de céans constate que A. invoque plusieurs
moyens qui, s’ils peuvent être soulevés dans le cadre d’un appel ou d’un recours,
n’ont pas leur place dans le cadre d’une révision (constatation incorrecte des faits
de la part de la Cour des affaires pénales et violation du droit d’être entendu dans
le cadre de la procédure SK.2015.22). Il convient dès lors de les rejeter. Dans un
second temps, la Cour de céans relève que la question du paiement de créance
compensatrice relève de l’exécution du jugement SK.2015.22. Pour ce qu’il en
est du bien-fondé de son prononcé, le moyen de preuve invoqué par A., soit le
courrier du 20 avril 2021 relatif à la société F. AG i.L, a été produit dans le cadre
de la procédure CR.2021.21 (voir supra D.4) en date du 20 octobre 2021. Il n’a
alors cependant pas été invoqué à l’appui de la précédente demande de révision,
alors qu’il était déjà à disposition de A. et de son conseil, au plus tôt depuis le
20 avril 2021 et au plus tard à compter de la notification de l’envoi du 28 oc-
tobre 2021 (voir supra D.4). L’absence de discussion à son égard et son évoca-
tion aujourd’hui à l’appui de ses prétentions sont, partant, abusives car tardives.
En tout état de cause, le document produit ne permet aucunement de remettre
en question la créance compensatrice prononcée à l’encontre de A.
3.4 En conclusion, le document produit ne constitue pas un motif de révision au sens
de l’art. 410 al. 1 let. a CPP. En l’absence de tout autre motif de révision valable,
la demande de révision doit être rejetée.
4. Demande de nouveau jugement (art. 368 CPP)
4.1 La Cour de céans constate également que A. sollicite, à titre subsidiaire, que la
cause soit renvoyée à la Cour des affaires pénales pour nouveau jugement
(CAR 1.100.002).
4.2 A teneur de l’art. 368 al. 1 CPP, si le jugement rendu par défaut peut être notifié
personnellement au condamné, celui-ci doit être informé sur son droit de deman-
der un nouveau jugement au tribunal dans les dix jours, par écrit ou oralement.
4.3 En l’espèce, une demande de nouveau jugement a été déposée par A. contre le
jugement SK.2015.22 rendu par défaut en date du 15 juin 2018. Cette demande
a été rejetée par décision de la Cour des affaires pénales du 22 juin 2018 et ce
rejet a ensuite été confirmé par la Cour des plaintes en date du 9 août 2018 (voir
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supra B.2). Puis, en date du 9 juillet 2018, A. a interjeté recours au Tribunal fé-
déral contre le jugement SK.2015.22 et contre la décision de la Cour des plaintes
BB.2018.132. Par arrêt 6B_717/2018 du 10 septembre 2018, le Tribunal fédéral
a entièrement rejeté le recours contre le jugement SK.2015.22 et a déclaré le
recours contre la décision BB.2018.132 irrecevable (voir supra C). La Cour relève
ainsi que A. a d’ores et déjà utilisé les voies de recours ordinaires à sa disposition
contre le jugement querellé.
4.4 Au vu de l’issue de la présente demande de révision (voir supra 3) et des consi-
dérations susmentionnées, il n’existe aucun motif qui permettrait à la Cour de
céans de renvoyer le jugement SK.2015.22 à la Cour des affaires pénales pour
nouvel examen.
5. Frais et indemnité / assistance judiciaire gratuite
5.1 A teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis à
la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou suc-
combé. Si le prévenu est acquitté totalement ou en partie, il a droit à une indem-
nité pour les dépenses occasionnées par l’exercice raisonnable de ses droits de
procédure (art. 429 al. 1 let. a CPP). Par ailleurs, toute personne qui ne dispose
pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue
de toute chance de succès, à l’assistance judiciaire gratuite (art. 29 al. 3 Cst.).
5.2 Compte tenu du sort de la demande de révision, aucune indemnité ne peut être
allouée au requérant. Les frais de procédure doivent être mis à sa charge.
De plus, la cause étant dépourvue de toute chance de succès, la demande d’as-
sistance judiciaire gratuite doit être rejetée.
5.3 Les frais de justice pour la présente cause sont ici fixés à CHF 2'000 (art. 73 al. 3
let. c LOAP en lien avec l’art. 7bis du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les
frais, émoluments, dépens et indemnité de la procédure pénale fédérale du
31 août 2010, RFPPF ; RS 173.713.162).
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## Considerations