# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8c81e33d-089d-4857-b094-857c9cb34dad
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. B._, née en 1974, et A._, né en 1973, se sont mariés en 2002 à C._. Ils sont les parents de D._, née en 2003 et E._, née en 2007.
Par décision du 12 avril 2013 (dossier 10 2012 3796), le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : le Président) a prononcé le divorce des parties. S’agissant des enfants, il a homologué les conclusions communes des parties prévoyant le maintien de l’autorité parentale conjointe, l’attribution de la garde des enfants à la mère, la réglementation du droit de visite en faveur du père, la contribution d’entretien en faveur de chacune des filles arrêtée à CHF 2'200.-, étant précisé que cette pension ne serait pas diminuée si les revenus de la mère devaient augmenter, ainsi que la contribution en faveur de B._ fixée à CHF 2'600.- jusqu’à ce que l’enfant E._ ait atteint l’âge de 10 ans, ramenée à CHF 2'000.- jusqu’à ce que cette dernière ait atteint l’âge de 16 ans. Il était également prévu que cette pension ne serait pas diminuée si les revenus réalisés par B._ devaient augmenter.
En 2014, A._ s’est remarié avec F._. Ils ont eu deux enfants, G._, née en 2014 et H._, née en 2017.
Par convention sous seing privé en 2016, B._ a renoncé définitivement, avec effet au 1er juin 2016, à la pension mensuelle de CHF 2’600.- due en sa faveur par A._, lequel continuera à verser les mêmes pensions alimentaires que jusqu’alors pour ses deux enfants.
B. Le 2 août 2018, A._ a déposé une demande de modification du jugement de divorce doublée d’une requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles auprès du Président, visant notamment au transfert de la garde et de l’autorité parentale au père, ainsi qu’à la suspension du droit de visite de la mère. Au fond, il a conclu en substance à l’attribution de l’autorité parentale exclusive et de la garde en sa faveur, à un droit de visite de la mère et au versement par celle-ci de contributions d’entretien de CHF 500.- par enfant, allocations en sus. En substance, il a exposé qu’une enquête pénale avait été introduite en raison de soupçons d‘abus d’ordre sexuel dont auraient été victimes ses filles par l’ami de leur mère. La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée par décision du 3 août 2018.
Les parties ont comparu à l’audience du 21 août 2018 et les deux filles, entendues par le Président le 22 août 2018, ont exprimé leur volonté de vivre provisoirement chez leur père. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 22 août 2018 (dossier 10 2018 2205), le Président a attribué provisoirement la garde des enfants au père, lequel pourvoira exclusivement à leur entretien, avec un large droit de visite de la mère d’entente avec les enfants. Il a également instauré une curatelle de représentation des enfants, confiant le mandat à Me I._.
Les filles bénéficient également d’un curateur de représentation pour la procédure pénale, nommé par la Justice de paix de la Sarine, en la personne de J._ du Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après : SEJ).
C. Le 19 septembre 2018, D._ et E._ ont subrepticement quitté le domicile paternel, pour retourner vivre chez leur mère. A._ a fait intervenir la police au domicile maternel et une dispute a éclaté entre le père et ses filles. La curatrice de représentation des enfants a exposé les événements à l’autorité, par écrit du 20 septembre 2018.
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Le 21 septembre 2018, A._ a exposé sa version des faits sur le départ soudain de ses filles de son domicile; il a confirmé qu’il leur avait dit qu’elles n’étaient plus ses filles au vu du manque de respect dont elles avaient fait preuve, leur adressant le message suivant : « Ma porte est définitivement fermée et vous vous débrouillerez avec votre mère adorée qui saura saisir l’occasion de produire ce message. Je renonce à l’autorité parentale et refuse tout droit de visite. Vous ne méritez ni bisous, ni que je vous souhaite bonne chance : je m’en fiche ». Il a conclu à ce que les mesures provisionnelles du 22 août 2018 soient modifiées en ce sens que la garde soit attribuée à la mère et que « tout droit de visite soit supprimé, à tout le moins jusqu’à ce que ses filles daignent (lui) demander pardon pour l’affront qu’elles (lui) ont fait ».
Le 3 octobre 2018, J._, intervenant au SEJ, a produit une publication postée sur facebook par l’actuelle épouse de A._ : « après le stress, la fatigue et ce manque de respect de deux pétasses mal élevées par une poufiasse ! on a bien mérité un week de repos en amoureux ».
Le 4 octobre 2018, B._, agissant pour les enfants, a porté plainte contre A._ pour voies de fait, injures et violation du devoir d’assistance ou d’éducation.
D. Le 17 octobre 2018, A._ a déposé son mémoire circonstancié au fond. Il a conclu à l’admission de sa demande de modification, s’en remettant à justice par rapport à l’attribution de l’autorité parentale, à la garde et au droit de visite. Dans l’hypothèse d’une garde à la mère, il versera des contributions d’entretien de CHF 800.- par enfant dès octobre 2018 jusqu’à l’achèvement d’une formation appropriée au sens de l’art. 277 al. 2 CC, allocations en sus et, à l’inverse, si la garde revient au père, la mère versera des contributions d’entretien de CHF 500.- par enfant, allocations en sus.
Lors de l’audience du 14 décembre 2018, les parties se sont accordées sur la garde, l’exercice du droit de visite, la mise en place d’une expertise familiale confiée à un pédopsychiatre ainsi que d’une curatelle éducative et de surveillance du droit de visite.
Le 7 novembre 2018, A._ a porté plainte contre B._ et la mère de celle-ci pour enlèvement de mineurs.
Le 3 décembre 2018, les filles ont été entendues par leur curateur J._. A cette occasion, elles lui ont relaté des comportements à caractère sexuel de leur père à leur égard. Une procédure pénale a été ouverte contre A._ pour actes d’ordre sexuel avec des enfants.
E. Par ordonnance du 7 février 2019 (dossier 10 2018 2695), le Président a modifié la décision de mesures provisionnelles du 22 août 2018. Il a confié la garde et l’entretien des enfants à leur mère depuis leur retour chez elle le 19 septembre 2018; le droit de visite du père a été réservé, s’exerçant d’entente entre le père et les filles; une expertise familiale, confiée au Dr K._, a été ordonnée pour évaluer les compétences éducatives parentales, déterminer les modalités d’exercice du droit de visite et les besoins éducatifs de chaque enfant; un mandat de curatelle éducative et de surveillance du droit de visite a été instauré en faveur des enfants, la Justice de paix désignant le curateur; la curatelle de représentation des enfants confiée à Me I._ a été maintenue; depuis le 19 septembre 2018, le père a été astreint à verser des contributions d’entretien de CHF 2'200.- par enfant, allocations en sus et sous déduction de ce qui avait déjà été payé.
Le 18 février 2019, la Procureure a informé le Président que A._ et B._ faisaient l’objet de procédures pénales ouvertes notamment pour enlèvement d’enfant et violation du devoir d’assistance et d’éducation.
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Le 19 février 2019, A._ a déposé plainte pénale contre ses deux filles pour dénonciation calomnieuse et diffamation.
Par ordonnance pénale du 30 avril 2019, A._ a été reconnu coupable de voies de fait, injure, violation du devoir d’assistance ou d’éducation (faits concernant D._ et E._).
Par ordonnance du 7 mai 2019, le Ministère public a prononcé le classement de la procédure ouverte contre le père suite aux accusations d’actes d’ordre sexuel. Le recours interjeté contre cette décision a été rejeté par la Chambre pénale du Tribunal cantonal le 22 novembre 2019.
F. Le 15 juillet 2019, le Dr K._ a déposé son rapport d’expertise familiale, concluant à la suspension du droit de visite paternel et au placement des adolescentes.
Le SEJ a transmis le 16 juillet 2019 son rapport d’enquête sociale établi selon mandat du 22 mars 2019 de la Justice de paix. Il concluait au placement des enfants.
Le 16 juillet 2019, la mandataire des enfants a demandé à titre superprovisionnel le retrait immédiat du droit de garde à la mère et le placement des enfants à L._ pour une durée maximale de trois mois. Le Président y a fait droit par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 16 juillet 2019. La garde a ainsi été retirée immédiatement à la mère, les adolescentes ont été placées à L._ dès le 18 juillet 2019 pour trois mois et le droit de visite du père a été suspendu, celui de la mère étant réservé.
Le 19 juillet 2019, l’actuelle épouse du père a déposé plainte pénale contre les filles de celui-ci pour dénonciation calomnieuse et diffamation, leur reprochant de l’avoir décrite de façon dénigrante à l’expert psychiatre.
Par décision du 22 juillet 2019, la Justice de paix a procédé à la nomination du curateur de surveillance des relations personnelles selon ordonnance de mesures provisionnelles du 7 février 2019, en la personne de M._, intervenant au SEJ.
Suite à l’audience du 27 août 2019, par ordonnance de mesures provisionnelles du 28 août 2019 (dossier 10 2019 2033), le Président a notamment confirmé le retrait immédiat du droit de garde de la mère et le placement des enfants au foyer. Il a rejeté la requête de la curatrice de représentation tendant à la limitation de l’autorité parentale du père.
Le 2 octobre 2019, L._ a transmis son rapport d’évaluation établi le 30 septembre 2019, concluant à un retour des adolescentes au domicile maternel comme étant la solution la moins préjudiciable pour elles.
Le 3 octobre 2019, le SEJ a déposé le complément d’enquête sociale concernant les enfants des parties, comportant notamment l’entretien au SEJ avec les grands-parents paternels. Il a préconisé de placer les enfants le temps des diverses procédures et de maintenir la curatelle de surveillance des relations personnelles pour la relation filles et grands-parents paternels.
Suite à l’audience du 9 octobre 2019, par ordonnance du 15 octobre 2019 (dossier 10 2019 2033), le Président a prononcé les mesures provisionnelles suivantes : le placement des enfants a pris fin à l’issue des trois mois; la garde des enfants est attribuée provisoirement à leur mère exclusivement; un soutien éducatif au domicile (AEMO) est confié à L._ pour la relation mère-filles; le droit de visite du père reste provisoirement suspendu; le curateur de surveillance des relations personnelles informera le Président civil au plus tard le 15 janvier 2020 de la possibilité d’une reprise progressive du droit de visite paternel.
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Le 26 novembre 2019, A._ a dénoncé pénalement l’intervenant du SEJ J._ pour faux témoignage, violation du devoir d’assistance ou d’éducation et atteintes à l’honneur, la curatrice de représentation des enfants Me I._ pour violation du devoir d’assistance ou d’éducation ainsi que l’expert psychiatre Dr K._ pour faux dans les titres.
A._ a rencontré ses filles dans les locaux du SEJ les 19 novembre 2019 et le 3 décembre 2019. Le 20 décembre 2019, D._ s’est adressée spontanément au Président.
Par courrier du 23 décembre 2019, le mandataire de A._ a indiqué qu’une demande de révocation formelle des mandats confiés à Me I._ et à J._ était actuellement en cours d’instruction auprès de la Justice de paix.
Le 24 janvier 2020, le SEJ a transmis au Président copie de la dénonciation déposée auprès du Président de la Commission du barreau et Directeur de la Direction de la sécurité et de la justice (DSJ) le jour même à l’encontre de A._.
G. Le 31 mars 2020, A._ a actualisé ses conclusions au fond. Il a requis que l’autorité parentale sur les enfants demeure conjointe, que leur garde et leur entretien soient confiés à leur mère à l’exception des deux mois passés chez lui et des deux mois de placement durant lesquels leur entretien a été partagé par moitié entre les parents, que le soutien éducatif au domicile (AEMO) soit maintenu, que le droit de visite du père, réservé, s’exerce d’entente entre lui et ses filles, qu’il contribue à leur entretien à hauteur de CHF 1'000.- par enfant, les CHF 255.- restants demeurant à la charge de leur mère, ceci jusqu’à leur majorité, aucune pension n’étant en outre due pour les deux mois passés chez lui et leur mère lui versera une pension de CHF 627.50 pour les deux mois de leur placement. Il a enfin conclu à l’imputation des frais de la procédure à la mère.
Le 20 mai 2020, B._ a déposé sa réponse, concluant au rejet de la demande, frais à la charge du demandeur.
Le 14 mai 2020, la curatrice de représentation a déposé sa réponse. Elle a conclu au rejet de l’autorité parentale conjointe, à l’admission de la garde à la mère avec soutien éducatif à domicile, à un droit de visite du père d’entente avec les adolescentes et avec accord exprès des thérapeutes, à la levée de la curatelle de surveillance des relations personnelles, à des contributions d’entretien dues par le père à dire de justice jusqu’à une formation appropriée au sens de l’art. 277 al. 2 CC et à une répartition des frais de première instance à dire de justice.
Le 19 mai 2020, A._ a requis l’audition de M._, curateur de surveillance des relations personnelles. Le 3 juillet 2020, ce dernier a transmis, à l’invitation du Président, un bref compte rendu ainsi que le rapport d’activité pour l’année 2019 établi par le SEJ.
Les parties, assistées de leur mandataire respectif, ainsi que la curatrice de représentation, ont été entendues à l’audience du 6 juillet 2020. Lors de cette séance, le Tribunal a décidé de renoncer à l’audition du curateur de surveillance des relations personnelles M._.
H. Le 15 juillet 2020, le Président a informé les parties que le Tribunal civil avait rendu son jugement ce jour et qu’il leur sera notifié une fois celui-ci rédigé.
Durant la rédaction du jugement, A._ et son actuelle épouse se sont adressés à l’expert psychiatre, remettant en question son expertise; celui-ci a transmis copie de leurs échanges les 16 juillet 2020 et 11 août 2020. A._, par l’intermédiaire de son mandataire, a requis la réouverture de la procédure probatoire le 27 août 2020. Le 28 août 2020, le Dr K._ a
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transmis copie des courriers de A._. Le 31 août 2020, le Président a informé les parties de l’impossibilité de rouvrir la procédure probatoire.
Par décision du 15 juillet 2020 notifiée les 25 et 28 septembre 2020 aux parties, le Tribunal civil a rejeté la demande de modification. Il a confié l’autorité parentale exclusive sur les enfants et leur garde à la mère. Il a suspendu le soutien éducatif au domicile (AEMO), lequel pourra reprendre à la demande de la mère ou d’une des enfants. Il a prononcé un droit de visite du père qui ne s’exercera que d’entente entre père et filles, et avec l’accord préalable donné par les thérapeutes qui les suivent. Il a maintenu la curatelle de surveillance des relations personnelles et a rejeté tout autre chef de conclusions. Enfin, il a mis tous les frais à la charge du père, les frais judiciaires ayant été arrêtés à CHF 43'846.15 (frais d’expertise : CHF 9'540.-; honoraires et débours de la curatrice de représentation : CHF 31'906.15; émolument de justice : CHF 2'400.-), et les dépens de la mère à CHF 28'715.50.
I. Le 26 octobre 2020, A._ (ci-après : l’appelant), par le biais de son mandataire, a interjeté appel de la décision du 15 juillet 2020, contestant l’attribution exclusive de l’autorité parentale, l’absence de limitation temporelle aux contributions d’entretien dues à ses filles, la suppression de la mesure éducative entre mère et filles ainsi que la fixation des frais de première instance et leur attribution. Il a pris les conclusions suivantes sous suite de frais et dépens : sa demande de modification est partiellement admise, l’autorité parentale sur les enfants D._ et E._ demeure conjointe, le soutien éducatif au domicile (AEMO) est maintenu pour les relations entre mère et filles, le père versera des contributions d’entretien de CHF 2'200.- par enfant, allocations en sus, jusqu’à leur majorité et les frais de première instance (judiciaires et dépens) sont mis à la charge de la mère à titre principal et subsidiairement chaque partie assume ses propres dépens, les frais judiciaires sont supportés par moitié entre les parties et « les frais judiciaires dus à l’Etat sont revus au sens des considérants principalement s’agissant des honoraires et débours de la curatrice de représentation ». A titre subsidiaire, il a conclu au renvoi de la cause à l’autorité précédente.
Le 4 décembre 2020, l’appelant a versé l’avance de frais requise de CHF 2'000.-.
Le 25 janvier 2021, B._ (ci-après : l’intimée), par le biais de son mandataire, a déposé sa réponse à l’appel, concluant à son rejet sous suite de frais et dépens.
Le 4 février 2021, l’appelant a produit un procès-verbal d’audition du 20 novembre 2020 devant le Procureur général ainsi que l’ordonnance de classement du 17 décembre 2020 rendue en sa faveur.
Le 22 février 2021, l’actuelle épouse de l’appelant s’est adressée par écrit au Président de la Cour de céans, qui, après avoir transmis ce courrier aux parties, l’a classé sans suite.
Le 2 mars 2021, l’appelant a produit deux ordonnances de classement rendues par le Tribunal pénal des mineurs en faveur de ses filles suite à sa plainte et à celle de son actuelle épouse, celle-ci ayant retiré sa plainte par écrit du 2 décembre 2020.
Le 1er septembre 2021, l’appelant a modifié ses conclusions en ce sens que la contribution d’entretien de CHF 2'200.- pour E._ sera due jusqu’à l’achèvement d’une formation appropriée au sens de l’art. 277 al. 2 CC, tandis que celle en faveur de D._ ne sera due que jusqu’à sa majorité, soit jusqu’en 2021. Il a allégué que, depuis le 28 août 2021, une reprise de contact avait eu lieu avec E._ selon le souhait de cette dernière et que D._ ne semblait poursuivre aucune formation.
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Le 27 septembre 2021, le mandataire de l’intimée a informé qu’il ne la représentait plus, en raison d’un risque de conflit d’intérêts lié aux procédures pénales actuellement en cours qu’il a initiées contre l’actuelle épouse de l’appelant. L’intimée s’est déterminée par écrit du 25 septembre 2021 sur les conclusions modifiées de l’appelant.
Le 5 octobre 2021, D._, désormais majeure, a transmis une autorisation de procéder en faveur de sa mère.
Par écrit du 12 octobre 2021, l’appelant a demandé si la Cour de céans entendait tenir une audience et il a notamment exposé qu’il revoit sa fille cadette régulièrement. Le Président de la Cour de céans lui a répondu par la négative le 18 octobre 2021.
Le 21 octobre 2021, B._ a produit la liste de frais de son ancien mandataire. Me Sébastien Dorthe a produit sa liste de frais le 8 novembre 2021 ainsi qu’un courrier des grands-parents paternels de E._ qui exposent en substance qu’ils ont revu leur petite-fille avec sa mère après un an, qui s’est plainte d’avoir été privée de voir sa famille paternelle durant trois ans en raison des problèmes de sa sœur aînée.
J. Le 25 novembre 2021, A._ a transmis des déterminations, exprimant pour l’essentiel des doléances envers le SEJ, et a produit un courrier signé en commun avec B._ du 24 novembre 2021 ainsi qu’une convention d’aliments entre lui et sa fille aînée majeure. Dans leur courrier commun du 24 novembre 2021 adressé à la Cour de céans, A._ et B._ blâment « l’amateurisme » dans la gestion de leur affaire familiale; ils exposent que leur fille cadette E._ se développe très harmonieusement et déclarent qu’il « n’existe plus aucun contentieux » à son sujet; ils allèguent dès lors que l’autorité parentale sur elle doit être maintenue en commun et que le droit de visite s’exerce déjà d’entente entre les parties et leur fille, sans devoir encore en prévoir des modalités spécifiques. Ils expriment également leurs doléances à l’égard des intervenants sociaux et de l’expert psychiatre, s’estimant victimes d’un système. Ils soutiennent enfin qu’en raison des interventions intempestives et destructrices de l’Etat dans leurs relations familiales, il ne leur appartient pas de supporter les frais de procédure et que ceux-ci doivent être laissés à la charge de l’Etat, y compris leurs frais d’avocat.
K. Invitée à se déterminer sur l’appel et sur les derniers courriers précités, la curatrice de représentation, Me I._, a indiqué le 13 décembre 2021 qu’elle renonçait à le faire et qu’elle prenait acte au vu des derniers courriers des parties que les relations familiales semblaient avoir connu une évolution réjouissante.

## Considerations

en droit
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