# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8629a21e-6bf1-5595-8d3a-8616301efbde
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

en fait que
par requête du 31 mars 2008 Monsieur P_ a saisi le Tribunal de céans d'une plainte pour "déni de justice et retard injustifié" à l'encontre de la FONDATION LPP WINTERTHUR COLUMNA (ci-après la fondation);
Qu'il allègue que son ancien employeur, X_ SA, a omis de verser les cotisations LPP perçues sur son 13
ème
salaire pendant toute la durée de son contrat, soit du 1
er
avril 2001 au 30 juin 2004, le 13
ème
salaire de 2'600 fr., et que la fondation tarde à lui faire parvenir le certificat personnel relatif à la période du 1
er
janvier au 30 juin 2004 ;
Qu'il a demandé à la fondation d'agir d'office à l'encontre de son ancien employeur et de procéder à la correction des cotisations;
Qu'il a échangé plusieurs courriels avec la fondation;
Qu'il allègue qu'après cinq mois d'attente, la fondation lui a communiqué qu'elle ne pouvait plus agir contre son ancien employeur, qu'elle refuse de l'informer et de lui dire à qui il doit s'adresser afin de réclamer la correction de ses cotisations;
Que dans sa réponse du 23 avril 2008, la fondation expose que le demandeur est affilié dans le cadre du contrat 1/95392 auprès de la Fondation collective deuxième pilier à Zurich, qu'un décompte de sortie a été arrêté à la date du 30 juin 2004 et que selon décompte établi en date du 30 mai 2005, la prestation de libre passage du demandeur a été versée auprès de RENDITA, CREDIT SUISSE à Zurich;
Que pour le surplus, la défenderesse soutient que les contestations se rapportant au droit d'information de l'assuré ressortent à l'autorité de surveillance, soit en l'occurrence l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS);
Qu'elle conclut à ce que la demande soit écartée pour défaut de qualité de la partie défenderesse et défaut de compétence matérielle du Tribunal;
Que cette écriture a été communiquée au demandeur en date du 13 mai 2008 et un délai imparti au 30 mai 2008, afin qu'il se détermine quant au maintien de sa demande;
Qu'en l'absence de réponse du demandeur dans le délai imparti, la cause a été gardée à juger;

## Considerations

Considérant en droit que
selon l'art. 73 al. 1 LPP, en sa teneur en vigueur depuis le 1
er
janvier 2005, chaque canton désigne un tribunal qui connaît, en dernière instance cantonale, des contestations opposant institutions de prévoyance, employeurs et ayants droits;
Que les décisions des tribunaux cantonaux peuvent être déférées au Tribunal fédéral des assurances par la voie du recours de droit administratif (art. 73 al. 4 LPP);
Qu'à Genève, conformément à l'art. 56V al. 1 let. b de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), la juridiction compétente est le Tribunal cantonal des assurances sociales;
Que les autorités visées par l'art. 73 LPP sont compétentes, ratione materiae, pour trancher les contestations qui portent sur des questions spécifiques de la prévoyance professionnelle, au sens étroit et au sens large, soit principalement des litiges qui portent sur des prestations d'assurance, des prestations de libre passage et des cotisations (ATF
116 V 220
consid.1a et les références);
Qu'une contestation entre un employeur et un ayant droit peut porter, en particulier, sur le versement des cotisations par l'employeur à l'institution de prévoyance (art. 66 al. 2 et 3 LPP);
Qu'en revanche, les voies de droit de l'art. 73 LPP ne sont pas ouvertes lorsque la contestation a un fondement juridique autre que le droit de la prévoyance professionnelle, même si elle devait avoir des effets relevant du droit de ladite prévoyance (ATF
128 V 44
consid. 1b,
127 V 35
consid. 3b et les références).
Que d'après l'art. 61 al. 1 LPP, chaque canton désigne une autorité qui exerce la surveillance sur les institutions de prévoyance ayant leur siège sur son territoire, dont les tâches sont définies à l'art. 62 LPP;
Qu'ainsi elle prend notamment les mesures propres à éliminer les insuffisances constatées et qu'elle connaît des contestations relatives au droit de l'assuré d'être informé conformément aux art. 65
a
et 86
b
al. 2 LPP (cf. art. 62 al. 1 let. d et e);
Qu'en l'occurrence, en tant que l'action du demandeur consiste en réalité en une plainte pour déni de justice et retard injustifié et qu'elle porte plus particulièrement sur le refus de la fondation de le renseigner et du retard à la délivrer un certificat personnel, force est de constater que ces griefs ne sont pas de la compétence du Tribunal de céans, mais de celle de l'autorité de surveillance;