# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 93febe69-ab15-5a11-bc98-3215afc98c92
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur A_, né le _ 1987, est de nationalité kosovare.![endif]>![if>
2. Le 11 juin 2012, il a épousé au Kosovo Madame B_, née le _ 1985 et de nationalité suisse.![endif]>![if>
3. Le 4 juillet 2012, M. A_ a rempli le formulaire du secrétariat d'État aux migrations (ci-après : SEM) en vue d'obtenir une autorisation de séjour pour regroupement familial.![endif]>![if>
4. Le 12 novembre 2012, l'office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) a écrit à Mme B_ pour obtenir divers renseignements, notamment sur la manière dont elle avait fait connaissance de son mari et des rapports préalables de ce dernier avec la Suisse.![endif]>![if>
5. Mme B_ a répondu à l'OCPM par courrier non daté, mais reçu le 30 novembre 2012. Elle avait connu son mari lors d'une soirée organisée par des amis alors qu'elle était en vacances au Kosovo. Ils avaient ensuite gardé des contacts très réguliers. Elle se portait garante pour les frais de séjour de son époux et produisait une fiche de salaire. Son mari n'avait pas d'enfant.![endif]>![if>
6. Le 7 janvier 2013, Mme B_ s'est enquise auprès de l'OCPM de l'avancement du traitement de la demande de titre de séjour de son mari.![endif]>![if>
7. Le 16 janvier 2013, l'OCPM a indiqué à Mme B_ qu'il avait établi une autorisation d'entrée en faveur de son mari, en expliquant les démarches à effectuer.![endif]>![if>
8. L'OCPM a délivré une autorisation de séjour (permis B) à M. A_ en date du 26 janvier 2013, autorisation valable jusqu'au 25 janvier 2014.![endif]>![if>
9. Le 10 avril 2013, Mme B_ a écrit à l'OCPM. Son mari était venu vivre avec elle dès le 26 janvier 2013. Tout s'était bien passé jusqu'au mois suivant, où ils avaient commencé à se disputer. Le 5 avril 2013, il avait voulu la forcer à entretenir une relation sexuelle, l'avait brutalisée, et n'était parti qu'à l'arrivée du frère de Mme B_. Le lendemain, elle lui avait expliqué ne plus vouloir vivre avec lui ; il avait dit qu'il partirait en Allemagne, et elle ne l'avait plus revu depuis. Elle engageait une procédure de divorce et ne voulait plus être responsable de son mari.![endif]>![if>
10. Le 8 août 2013, M. A_ a été embauché par le restaurant C_ à D_, en qualité de garçon d'office.![endif]>![if>
11. Le 4 novembre 2013, M. A_ a déposé à l'OCPM un formulaire de changement d'adresse dans le canton.![endif]>![if>
12. Le 21 novembre 2013, M. A_ a sollicité la prolongation de son autorisation de séjour.![endif]>![if>
13. Le 18 décembre 2013, l'OCPM a écrit à M. A_, en lui annonçant avoir l'intention de révoquer son autorisation de séjour. En effet, il ne vivait plus avec son épouse, alors que le regroupement familial était la seule raison de son séjour en Suisse. Un délai de trente jours lui était imparti pour se déterminer.![endif]>![if>
14. M. A_ n'a pas donné suite à cette dernière invite.![endif]>![if>
15. Le 15 avril 2014, le restaurant C_ a informé l'OCPM que M. A_ y travaillait toujours, « dans l'attente de son renouvellement de permis ».![endif]>![if>
16. Le 18 juillet 2014, par le biais d'un avocat, M. A_ a indiqué à l'OCPM que la requête en divorce concernant les époux A_ avait été retirée, et que la situation entre eux semblait s'améliorer.![endif]>![if>
17. Par décision du 22 juillet 2014, l'OCPM a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de M. A_. Il s'était séparé de son épouse le 6 avril 2013 et ne faisait plus ménage commun avec elle depuis le 8 août 2013 ; l'union avait donc duré moins de trois ans. M. A_ avait vécu l'essentiel de sa vie au Kosovo, et ne pouvait se prévaloir d'une intégration socioprofessionnelle particulièrement marquée.![endif]>![if>
Un délai au 22 octobre 2014 lui était imparti pour quitter la Suisse.
18. Le 15 septembre 2014, M. A_ a interjeté recours auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision précitée, concluant à son annulation et à ce que l'OCPM renouvelle son autorisation de séjour aussi longtemps que Mme B_ ne déposerait pas de nouvelle requête unilatérale de divorce et/ou de mesures protectrices de l'union conjugale.![endif]>![if>
Tout portait à croire que la vie commune des époux reprendrait. Il convenait de les auditionner pour le confirmer.
19. Par jugement du 2 juin 2015, le TAPI a rejeté le recours.![endif]>![if>
M. A_ vivait séparé de son épouse depuis le 6 avril 2013. Depuis le dépôt de son recours, il n'avait apporté aucun élément permettant d'admettre la reprise de la vie commune. L'union conjugale avait ainsi duré moins de trois ans.
M. A_ ne pouvait par ailleurs pas se prévaloir de raisons personnelles majeures, son intégration professionnelle en Suisse ne revêtant aucun caractère exceptionnel.
20. Par acte posté le 30 juin 2015, M. A_ a interjeté recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre le jugement précité, concluant à son annulation, ainsi qu'à la prolongation de son autorisation de séjour, « sous suite de frais et dépens ».![endif]>![if>
Préalablement, il demandait à être auditionné, ainsi que son épouse et l'un des frères de celle-ci.
Trois éléments avaient retardé la vie commune et contribué à la suspension de celle-ci, à savoir sa volonté d'entrer légalement en Suisse au bénéfice d'un titre de séjour en vue du regroupement familial, la délivrance tardive d'un visa d'entrée et de l'intervention dans la vie du couple des frères de Mme B_.
C'était en fait son épouse qui refusait la vie commune et commettait un abus de droit, ce que ni l'OCPM ni le TAPI n'avaient examiné.
21. Le 1
er
juillet 2015, l'avocat qui représentait M. A_ a cessé d'occuper.![endif]>![if>
22. Le 21 juillet 2015, l'OCPM a conclu au rejet du recours.![endif]>![if>
La situation de M. A_ n'avait pas subi d'évolution notable depuis la séparation des époux le 6 avril 2013, si ce n'était que la demande en divorce avait été retirée ; les époux n'en vivaient pas moins toujours séparés. Aucun élément ne venait étayer l'allégation selon laquelle les beaux-frères de M. A_ empêchaient les époux de reprendre la vie commune.
Il n'existait pas de raisons personnelles majeures à la poursuite du séjour en Suisse, l'intéressé n'ayant pas fait montre d'une intégration socioprofessionnelle exceptionnelle et ayant vécu la majeure partie de son existence au Kosovo.
23. Le 5 août 2015, le juge délégué a fixé aux parties un délai au 4 septembre 2015 pour formuler toutes requêtes ou observations complémentaires, après quoi la cause serait gardée à juger.![endif]>![if>
24. Le 24 août 2015, l'OCPM a indiqué ne pas avoir de requête ni d'observations à formuler.![endif]>![if>
25. M. A_ ne s'est pas manifesté.![endif]>![if>
26. Le 26 mai 2015, la chambre administrative a suspendu la procédure en raison du retrait de l'avocat défendant les intérêts de M. A_, tout en impartissant à ce dernier un délai au 10 juin 2016 pour indiquer à la chambre administrative s'il entendait mandater un autre conseil ou comparaître en personne.![endif]>![if>
27. M. A_ n'a pas donné suite à cette invite.![endif]>![if>
28. Le 12 septembre 2016, l'OCPM a sollicité la reprise de l'instruction.![endif]>![if>
29. Celle-ci a été ordonnée le 14 septembre 2016 par le juge délégué.![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. Le litige porte sur la conformité au droit de la décision de l’OCPM refusant le renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant et lui fixant un délai au 22 octobre 2014 pour quitter la Suisse.![endif]>![if>
3. a. Le recourant demande son audition, ainsi que celle de son épouse et de l'un de ses beaux-frères.![endif]>![if>
b. La procédure administrative est en principe écrite, toutefois si le règlement et la nature de l’affaire le requièrent, l’autorité peut procéder oralement (art. 18 LPA).
c. Selon la jurisprudence fondée sur l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. -
RS 101
), le droit d’être entendu comprend pour l’intéressé celui d’offrir des preuves pertinentes, de prendre connaissance du dossier, d’obtenir qu’il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l’administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s’exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF
132 II 485
consid. 3.2 ;
127 I 54
consid. 2b ;
127 III 576
consid. 2c). Le droit de faire administrer des preuves n’empêche cependant pas le juge de renoncer à l’administration de certaines preuves offertes et de procéder à une appréciation anticipée de ces dernières, en particulier s’il acquiert la certitude que celles-ci ne l’amèneront pas à modifier son opinion ou si le fait à établir résulte déjà des constatations ressortant du dossier (ATF
134 I 140
consid. 5.3 ;
131 I 153
consid. 3 ;
ATA/123/2016
du 9 février 2016 consid. 4b).
Le droit d'être entendu n’implique pas une audition personnelle de l’intéressé, celui-ci devant simplement disposer d’une occasion de se déterminer sur les éléments propres à influer sur l’issue de la cause (art. 41 LPA ; ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148 ; arrêt du Tribunal fédéral
2D_5/2012
du 19 avril 2012 consid. 2.3 et les arrêts cités ;
ATA/48/2016
du 19 janvier 2016 consid. 3b ;
ATA/24/2014
du 14 janvier 2014 ;
ATA/305/2013
du 14 mai 2013).
4. a. En l'espèce, M. A_ a pu s'exprimer à divers stades de la procédure, choisissant néanmoins de ne pas donner suite à l'invite de formuler des observations consécutives à la réponse de l'OCPM. Il n'explique par ailleurs nullement en quoi son audition serait nécessaire à l'élucidation des faits.![endif]>![if>
b. Quant à l'audition de son épouse et de l'un des frères de celle-ci, le recourant n'explicite pas davantage en quoi elle serait pertinente pour la résolution du litige, dès lors qu'il ne conteste finalement pas que la vie commune n'a pas été reprise depuis le 6 avril 2013.
c. Par conséquent, les requêtes d'administration de preuves du recourant seront rejetées.
5. La loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr -
RS 142.20
) et ses ordonnances d'exécution, en particulier l’ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA -
RS 142.201
), règlent l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers dont le statut juridique n’est pas réglé par d’autres dispositions du droit fédéral ou par des traités internationaux conclus par la Suisse (art. 1 et 2 LEtr), ce qui est le cas du Kosovo.![endif]>![if>
6. a. Le conjoint d’un ressortissant suisse a droit à l’octroi d’une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité à condition de vivre en ménage commun avec lui (art. 42 al. 1 LEtr). La disposition précitée requiert non seulement le mariage des époux, mais aussi leur ménage commun (ATF 136 II 113 consid. 3.2).![endif]>![if>
b. Après la dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu de l’art. 42 LEtr subsiste si l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est réussie (art. 50 al. 1 let. a LEtr). L’union conjugale suppose le mariage en tant que condition formelle ainsi que la vie commune des époux, sous réserve des exceptions de l’art. 49 LEtr (arrêts du Tribunal fédéral
2C_594/2010
du 24 novembre 2010 consid. 3.1 ;
2C_416/2009
du 8 septembre 2009 consid. 2.1.2 ;
ATA/403/2015
du 28 avril 2015 ;
ATA/674/2014
du 26 août 2014). Les notions d’union conjugale et de mariage ne sont pas identiques. L’union conjugale au sens de l’art. 50 al. 1 let. a LEtr suppose l’existence d’une communauté conjugale effectivement vécue, soit une vie commune (arrêt du Tribunal fédéral
2C_416/2009
précité consid. 2.1.2 ;
ATA/403/2015
précité ;
ATA/674/2014
précité ;
ATA/444/2014
du 17 juin 2014 ;
ATA/563/2013
du 28 août 2013 ; Directives et circulaires du SEM, domaine des étrangers, état au 1
er
septembre 2015, ch. 6.2.1).
La limite légale de trois ans présente un caractère absolu et s’applique même s’il ne reste que quelques jours pour atteindre la durée de trente-six mois exigée par l’art. 50 al. 1 let. a LEtr (ATF
137 II 345
consid. 3.1.3 p. 347 ; arrêts du Tribunal fédéral
2C_735/2010
du 1
er
février 2011 consid. 4.1 et
2C_711/2009
du 30 avril 2010 consid. 2.3.1 ;
ATA/463/2013
du 30 juillet 2013). Il n’est pas nécessaire d’examiner la condition de la réussite de l’intégration lorsque l’union conjugale a duré moins de trois ans, les deux conditions étant cumulatives (arrêts du Tribunal fédéral
2C_352/2014
du 18 mars 2015 consid. 4 ;
2C_220/2014
du 4 juillet 2014 consid. 2.2 ;
2C_429/2013
du 12 juillet 2013 consid. 4.3 ;
2C_789/2010
du 31 janvier 2011 consid. 4.1 ;
2C_594/2010
précité consid. 3.1 ;
2C_488/2010
du 2 novembre 2010 consid. 3.2 ;
ATA/403/2015
précité ;
ATA/444/2014
précité).
7. En l’espèce, bien qu'il ait annoncé à certains moments pendant la présente procédure une (future) reprise de la vie commune, force est de constater que ladite reprise n'a jamais eu lieu. Dans son acte de recours, le recourant reconnaît en fin de compte vivre séparé de son épouse suisse, sans invoquer une quelconque exception fondée sur l’art. 49 LEtr. Il ne pouvait dès lors plus tirer argument de l'existence formelle de son mariage pour en tirer des conséquences favorables au renouvellement de son autorisation de séjour.![endif]>![if>
La vie commune a ainsi duré du 26 janvier 2013 au 6 avril 2013, soit nettement moins que les trois ans requis par la loi. Au surplus, et comme l'a retenu le Tribunal fédéral dans un cas semblable (arrêt du Tribunal fédéral
2C_621/2015
du 11 décembre 2015 consid. 5.2.2), les raisons de la désunion ou le fait que la séparation soit intervenue à l’initiative de l'épouse ne sont pas déterminants. Le TAPI n’a donc pas violé celle-ci et pouvait en outre se dispenser d’examiner tant le comportement de Mme B_ que la condition cumulative de l’intégration réussie de l’intéressé.
Le grief du recourant sera ainsi écarté.
8. a. Le droit au renouvellement de l'autorisation de séjour existe également si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (art. 50 al. 1 let. b LEtr). Des raisons personnelles majeures sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (art. 50 al. 2 LEtr). Cette disposition a pour vocation d’éviter les cas de rigueur ou d’extrême gravité (ATF
137 II 1
consid. 3.1 p. 3 ss ; arrêts du Tribunal fédéral
2C_500/2014
du 18 juillet 2014 consid. 7.1 ;
2C_165/2014
du 18 juillet 2014 consid. 3.1 ;
2C_220/2014
précité consid. 2.3 ;
2C_1035/2012
du 21 décembre 2012 consid. 4 ;
ATA/589/2014
du 9 juin 2015 consid. 9a confirmé par arrêt du Tribunal fédéral
2C_621/2015
précité).![endif]>![if>
L’art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr vise à régler les situations qui échappent aux dispositions de l’art. 50 al. 1 let. a LEtr, soit parce que le séjour en Suisse durant le mariage n’a pas duré trois ans ou parce que l’intégration n’est pas suffisamment accomplie ou encore parce que ces deux aspects font défaut mais que – eu égard à l’ensemble des circonstances – l’étranger se trouve dans un cas de rigueur après la dissolution de la famille (ATF
138 II 393
consid. 3.1 ;
137 II 345
consid. 3.2.1 ;
137 II 1
consid. 4.1). À cet égard, c’est la situation personnelle de l’intéressé qui est décisive et non l’intérêt public que revêt une politique migratoire restrictive. Il s’agit par conséquent uniquement de décider du contenu de la notion juridique indéterminée « raisons personnelles majeures » et de l’appliquer au cas d’espèce, en gardant à l’esprit que l’art. 50 al. 1 let. b LEtr confère un droit à la poursuite du séjour en Suisse, contrairement à l’art. 30 al. 1 let. b LEtr (ATF
138 II 393
consid. 3.1 ;
137 II 345
consid. 3.2.1 ;
137 II 1
consid. 3 ; arrêt du Tribunal fédéral
2C_220/2014
précité consid. 2.3).
b. D’après le message du Conseil fédéral du 8 mars 2002 concernant la LEtr, l’art. 50 al. 1 let. b LEtr exige que des motifs personnels graves imposent la poursuite du séjour en Suisse. Il en va ainsi lorsque le conjoint demeurant en Suisse est décédé ou lorsque la réinsertion familiale et sociale dans le pays d’origine s’avérerait particulièrement difficile en raison de l’échec du mariage (FF
2002 II 3469
p. 3510 ss). L’admission d’un cas de rigueur personnelle survenant après la dissolution de la communauté conjugale suppose donc que, sur la base des circonstances d’espèce, les conséquences pour la vie privée et familiale de la personne étrangère liées à ses conditions de vie après la perte du droit de séjour découlant de la communauté conjugale soient d’une intensité considérable (ATF
137 I 1
précité consid. 4.1 p. 7 ss ;
137 II 345
consid. 3.2.1 à 3.2.3 p. 348 ss ;
ATA/589/2014
précité consid. 9b).
c. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l'énumération de ces cas n'est pas exhaustive et laisse aux autorités une certaine liberté d'appréciation fondée sur des motifs humanitaires (ATF
136 II 1
consid. 5.3). Un cas de rigueur survenant après la rupture de la communauté conjugale doit toutefois s'apprécier au vu de l'ensemble des circonstances particulières et présenter une intensité significative quant aux conséquences qu'un renvoi pourrait engendrer sur la vie privée et familiale de l'étranger (arrêts du Tribunal fédéral
2C_275/2013
du 1
er
août 2013 consid 3.1 et
2C_781/2010
du 16 février 2011 consid. 2.2).
Lors de l'examen des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, les critères énumérés à l'art. 31 al. 1 OASA peuvent entrer en ligne de compte, même si, considérés individuellement, ils ne sauraient fonder un cas individuel d'une extrême gravité (ATF
137 II 345
consid. 3.2.3 ; arrêt du Tribunal fédéral
2C_822/2013
du 25 janvier 2014 consid. 5.2 ;
ATA/589/2014
précité consid. 9c).
À teneur de l’art. 31 al. 1 OASA, une autorisation de séjour peut être octroyée dans les cas individuels d’extrême gravité ; lors de l’appréciation, il convient de tenir compte notamment : a) de l’intégration du requérant ; b) du respect de l’ordre juridique suisse par le requérant ; c) de la situation familiale, particulièrement de la période de scolarisation et de la durée de la scolarité des enfants ; d) de la situation financière ainsi que de la volonté de prendre part à la vie économique et d’acquérir une formation ; e) de la durée de la présence en Suisse ; f) de l’état de santé ; g) des possibilités de réintégration dans l’État de provenance.
9. En l'espèce, le recourant ne se prévaut pas de l'existence de raisons personnelles majeures.![endif]>![if>
De telles raisons ne sont effectivement pas données en ce qui le concerne : en effet, si celui-ci a trouvé un travail de garçon d'office, n'a pas été condamné pénalement et ne fait pas l'objet de poursuites, il n'en demeure pas moins qu'il est jeune et en bonne santé, qu'il a passé l'essentiel de sa vie au Kosovo, que l'activité professionnelle qu'il déploie ne consacre pas une intégration socioprofessionnelle exceptionnelle au sens de la jurisprudence, et qu'il ne démontre pas non plus être spécialement intégré au sein de la communauté genevoise.
10. a. Selon l’art. 64 al. 1 let. c LEtr, les autorités compétentes rendent une décision de renvoi ordinaire à l’encontre d’un étranger auquel l’autorisation de séjour est refusée ou dont l’autorisation n’est pas prolongée. ![endif]>![if>
Le renvoi d’un étranger ne peut être ordonné que si l’exécution de celui-ci est possible, licite ou peut être raisonnablement exigée (art. 83 al. 1 LEtr). Il n’est pas possible lorsque l’intéressé ne peut quitter la Suisse pour son État d’origine, son État de provenance ou un État tiers, ni être renvoyé dans un de ces États (art. 83 al. 2 LEtr). Il n’est pas licite lorsqu’il serait contraire aux engagements internationaux de la Suisse (art. 83 al. 3 LEtr). Il n’est pas raisonnablement exigible s’il met concrètement en danger l’étranger, par exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité médicale (art. 83 al. 4 LEtr).
b. En l'espèce, compte tenu des considérants qui précèdent, l'exécution du renvoi du recourant dans son pays d’origine est, en l’état du dossier et à défaut d’éléments probants quant à des difficultés plus concrètes, possible, licite et exigible au regard de l’art. 83 LEtr. Il n’est en conséquence pas nécessaire d’examiner si l’intéressé remplit les conditions d’une admission provisoire au sens dudit article.
11. Dès lors, l’OCPM n’a pas abusé de son pouvoir d’appréciation en refusant de renouveler l’autorisation de séjour du recourant. La décision de l'OCPM n'est au surplus nullement disproportionnée. C'est ainsi à juste titre que le TAPI l'a confirmée.![endif]>![if>
Le recours sera rejeté.
12. Vu l'issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 87 al. 1 LPA), et aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
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