# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 10381a28-7c69-5c90-8e34-0a8e56ffcc51
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2011
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Monsieur P_ est au bénéfice de prestations selon la loi sur les prestations cantonales accordées aux chômeurs en fin de droit - LRMCAS - depuis le 1
er
juin 2009.
Lors d'un entretien de bilan le 7 mai 2010, l'assistant social en charge de son dossier lui a demandé la production de ses relevés bancaires. L'assuré a communiqué ces documents le 31 mai 2010. Il a précisé que les diverses sommes créditées sur les comptes, soit 1'000 fr. le 7 septembre 2009, 2'100 fr. le 23 décembre 2010, 1'120 fr. le 13 janvier 2010 et 1'000 fr. le 6 février 2010, provenaient soit de l'emploi qu'il avait déclaré au Service du revenu minimum cantonal d'aide sociale (ci-après le service du RMCAS), soit d'une aide financière de ses parents, qu'il devait rembourser.
Par décision du 17 juin 2010, le service du RMCAS a réclamé à l'assuré le remboursement de la somme de 5'167 fr. 50, représentant les prestations versées à tort de septembre 2009 à février 2010, compte tenu des entrées d'argent enregistrées sur ses comptes bancaires.
L'assuré a formé opposition le 24 juin 2010. Il allègue que la décision du service du RMCAS le mettrait dans une situation financière difficile. Il demande la remise de l'obligation de rembourser la somme de 5'167 fr. 50.
Par décision sur opposition du 3 février 2011, le Président du Conseil d'administration de l'Hospice général, constatant que les montants de 2'100 fr. et de 1'120 fr. avaient été versés à l'assuré par son père les 23 décembre 2009 et 13 janvier 2010, a considéré qu'ils l'avaient été en vertu de l'art. 328 du Code civil et ne faisaient dès lors pas partie de son revenu déterminant. Il a dès lors réduit le montant à rembourser à 2'000 fr. Il a par ailleurs d'ores et déjà rejeté la demande de remise, au motif que la condition de bonne foi fait défaut.
L'assuré a interjeté recours le 4 mars 2011 contre ladite décision sur opposition. Il fait valoir que les montants de 2'100 fr., de 1'120 fr. et de 1'752 fr. 60 lui ont également été versés par son père. Il considère que "le conseil d'administration pouvait donc soupçonner, vu ce qui précède, que bien que le nom de P_ ne figure pas sur les relevés bancaires pour les montants des 7 septembre 2009 et 8 février 2010, il était possible que la personne précitée fût également la personne qui m'avait versé par deux fois la somme de 1'000 fr. Du moins le Conseil d'administration se devait d'informer par écrit le recourant et lui demander des explications supplémentaires..." Il communique au Tribunal de céans pour preuve copie d'une lettre manuscrite de celui-ci datée du 17 juin 2010 attestant "qu'il est bien le créancier des montants de 1'000 fr. reçus en date du 7 septembre 2009, de 2'100 fr. reçus en date du 23 décembre 2009, de 1'120 fr. reçus en date du 13 janvier 2010, de 1'000 fr. reçus en date du 8 février 2010 sur mes comptes bancaires auprès de la BCG et du Crédit Suisse, feront l'objet d'un remboursement d'une partie ou du tout auprès du précité dont je suis le débiteur. En effet, je vous envoie les quittances postales des dettes rachetées par Monsieur P_ et qui attestent que quoi qu'il en soit les montants précités ne sont pas des revenus, mais des rachats de créances." Il conclut dès lors qu'il est de bonne foi, les montants susmentionnés n'étant pas des revenus et ne pouvant faire l'objet d'un remboursement. Il demande à ce qu'il soit constaté qu'il a droit à la remise totale de la somme de 5'167 fr. 50.

## Considerations