# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 165590a4-4bab-554b-b8e1-460084d365f8
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Le 22 juin 2016, A._ a déposé devant la Cour de céans un recours pour déni de justice et retard injustifié contre la Justice de paix de l’arrondissement de la Veveyse. En substance, il reprochait à cette autorité de ne lui avoir toujours pas notifié la motivation de sa décision du 8 octobre 2015 par laquelle elle avait notamment refusé d’instaurer une autorité parentale conjointe sur ses deux enfants B._ (2007) et C._ (2008), réglé son droit de visite, confié certaines tâches à la curatrice et ordonné une expertise psychiatrique.
Par arrêt du 20 juillet 2016, la Cour de céans a rejeté la requête mais a enjoint la Justice de paix à traiter ce dossier prioritairement. Elle a mis les frais judiciaires à la charge de l’Etat, a accordé l’assistance judiciaire à A._ et a alloué à sa mandataire une indemnité de CHF 432.-.
B. Statuant sur recours d’A._, le Tribunal fédéral, dans son arrêt du 13 février 2017 (5A_670/2016), a constaté que la cause n’avait plus d’objet, la décision motivée ayant été notifiée aux parties le 18 octobre 2016. Il a renoncé à percevoir des frais judiciaires et a alloué au recourant des dépens à charge de l’Etat de Fribourg par CHF 1'000.-. Il a enfin renvoyé la cause à la Cour de céans pour nouvelle décision sur les frais et dépens de la procédure cantonale, dès lors que la cause ayant été déclarée sans objet, il ne pouvait lui-même modifier leur répartition.

## Considerations

en droit
1. a) Après avoir rendu son arrêt le 20 juillet 2016, la Cour est à nouveau saisie de la cause ensuite du renvoi qui lui a été fait par le Tribunal fédéral par son arrêt du 13 février 2017. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral relative à l'art. 66 al. 1 aOJ, l'autorité cantonale à laquelle une affaire est renvoyée doit respecter le principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi: elle est tenue de fonder sa nouvelle décision sur les considérants de droit de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral. Elle est ainsi liée par ce qui a déjà été tranché définitivement par le Tribunal fédéral, ainsi que par les constatations de fait qui n'ont pas été critiquées devant lui; des faits nouveaux ne peuvent être pris en considération que sur les points qui ont fait l'objet du renvoi, lesquels ne peuvent être ni étendus, ni fixés sur une base juridique nouvelle (arrêt TF 5A_561/2011 du 19 mars 2012 consid. 4.1 non publié in ATF 138 III 289). Cette disposition n'a pas été reprise dans la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF), le Message précisant que cela va toutefois de soi, puisque ce principe résulte du rôle du Tribunal fédéral, qui est l'autorité judiciaire suprême de la Confédération (CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2009, art. 107 n. 26).
b) En l’espèce, le recours pour déni de justice étant devenu sans objet, il convient de trancher la question des frais en fonction du sort qui eût été réservé au recours si celui-ci n'était pas devenu sans objet (arrêt TF 5A_885/2014 du 19 mars 2015 consid. 2.4). Sur ce point, il ressort sans ambiguïté de l’arrêt fédéral que contrairement à ce qu’avait estimé la Cour, le principe de célérité avait bien été violé par la Justice de paix. Il sied au demeurant de relever que celle-ci ne s’est manifestement pas conformée aux instructions de la Cour, qui lui avait demandé en juillet 2016 de traiter ce dossier prioritairement. Il s’ensuit que les frais doivent être mis à la charge du canton en vertu de l’art. 106 al. 1 CPC (ATF 139 III 471 consid. 3.3).
Tribunal cantonal TC Page 3 de 3
c) Les frais de justice avaient été fixés le 20 juillet 2016 à CHF 200.- et laissés à la charge de l’Etat. Cela doit perdurer. En ce qui concerne les dépens, ils sont fixés de manière globale, compte tenu de la nature, de la difficulté et de l’ampleur de la procédure et du travail nécessaire de l’avocat ainsi que de l’intérêt et de la situation économiques des parties, mais pour un montant maximal de CHF 3'000.-, hors circonstances spéciales non présentes en l'espèce (art. 63 al. 1 et 2 et 64 al. 1 let. c RJ). In casu, il est équitable de les arrêter à CHF 700.-, débours compris mais TVA par CHF 56.- en sus. Cette indemnité remplace celle fixée à CHF 432.- le 20 juillet 2016 et qui rémunérait l’activité de l’avocate d’office.
2. Il ne sera pas perçu de frais judiciaires ni alloué de dépens pour la présente décision.