# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 921286ea-87ab-5f0c-afed-30b5e7fc2f51
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par ordonnance
ORTPI/213/2019
du 27 février 2019, reçue par les parties le
4 mars 2019, le Tribunal de première instance a ordonné la suspension de la procédure de conciliation pendante entre, d'une part, FONDATION I_ et, d'autre part, A_, H_, B_, C_, D_, E_, G_ et F_ (ci-après: les recourants) pour une durée d'un an, soit jusqu'au 27 février 2020.
B. a.
Le 13 mars 2019, les recourants ont formé recours contre cette ordonnance, concluant à ce que la Cour l'annule et délivre l'autorisation de procéder à FONDATION I_ avec suite de frais et dépens.
b.
Le 8 avril 2019, FONDATION I_ a conclu à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet, avec suite de frais et dépens.
Elle a produit des pièces nouvelles.
c.
Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions.
d.
Elles ont été informées le 7 mai 2019 de ce que la cause était gardée à juger.
C.
Les faits pertinents suivants résultent du dossier.
a.
Le 7 décembre 2018, FONDATION I_ a déposé par-devant le Tribunal de première instance une requête en conciliation dirigée contre les recourants, concluant à ce que ceux-ci soient condamnés à lui verser solidairement 726'348'144 fr., intérêts en sus, et à ce que la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer n° 1_ notifié le 6 janvier 2018 soit prononcée.
FONDATION I_ allègue que les recourants sont héritiers de Me K_, décédé à Genève le _ 2015, et anciennement membre de son conseil de fondation. Elle fait valoir que le de cujus a aliéné sans droit une partie des actifs lui appartenant, à savoir quatre biens immobiliers situés à L_ [Allemagne], M_ [Royaume-Uni], N_ [Espagne] et O_ [France]. La responsabilité du de cujus pour le dommage subi par la fondation de ce fait était engagée. Le montant du dommage n'était à ce jour pas connu puisque des procédures en recouvrement des actifs aliénés étaient en cours. Il était d'ores et déjà certain que lesdites procédures seraient longues et coûteuses.
b.
Une audience de conciliation a été convoquée pour le 27 février 2019.
c.
Le 18 janvier 2019, le conseil des recourants a fait savoir au Tribunal qu'aucune conciliation n'était possible. Il a requis que celui-ci dispense ses clients domiciliés à Genève de comparaître et délivre l'autorisation de procéder.
d.
Lors de l'audience du 27 février 2019, FONDATION I_, représentée par son avocate, a sollicité la suspension de la procédure pour permettre aux procédures de recouvrement des actifs aliénés d'avancer.
Les recourants n'étaient ni présents, ni représentés.

## Considerations

EN DROIT
1.
1.1
La décision ordonnant la suspension de la cause est une mesure d'instruction qui peut, conformément à l'art. 126 al. 2 CPC, faire l'objet du recours de l'art. 319 let. b ch. 1 CPC.