# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c318e417-c5ee-5643-9a90-de16e8cfd9bf
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait la décision du 6 novembre 2015 de la caisse de compensation pour allocations familiales de l’industrie horlogère alfa, agence 3 (ci-après : la caisse ou l’intimée) refusant d’accorder une allocation de formation professionnelle à Madame A_ (ci-après : l’assurée ou la recourante) en faveur de la fille de celle-ci, B_, depuis le 1
er
octobre 2015 ;
Vu l’opposition de l’assurée du 17 novembre 2015 ;
Vu les décisions de la caisse des 16 novembre 2015 et 14 décembre 2015 confirmant le refus du 6 novembre 2015 ;
Vu le recours de l’assurée du 14 décembre 2015 déposé auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice à l’encontre des décisions de la caisse des 6 et 16 novembre 2015 ;
Vu la décision sur opposition de la caisse du 14 janvier 2016 selon laquelle la caisse avait finalement considéré l’écriture de l’assurée du 17 novembre 2015 comme une opposition à la décision du 6 novembre 2015 et rejetant celle-ci ; était mentionnée la voie de droit auprès de la chambre de céans.

## Considerations

Attendu en droit
que la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les allocations familiales, du 24 mars 2006 (LAFam -
RS 836.2
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. e de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, sur les contestations prévues à l'art. 38A de la loi cantonale sur les allocations familiales du 1er mars 1996 (LAF -
J 5 10
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l’art. 38A al. 1 LAFam, les décisions sur opposition, et celles contre lesquelles la voie de l’opposition n’est pas ouverte, peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la chambre de céans ;
Qu’en l’espèce, la recourante a interjeté recours à l’encontre de décisions de l’intimée pouvant faire l’objet d’une opposition ;
Qu’on ne saurait reprocher à la recourante son acte, l’intimée ayant tardé à prendre en compte l’opposition du 17 novembre 2015 ;
Que cependant, le présent recours est prématuré, la décision sur opposition ayant été rendue le 14 janvier 2016 et est susceptible d’être attaquée par-devant la chambre de céans dans un délai de trente jours à compter de sa notification ;
Qu’en conséquence, le présent recours ne peut qu’être déclaré irrecevable.