# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 155d4b4e-02b9-5be6-8a4f-ea141e98dac7
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Par convention du 13 octobre 1999, A._, né en 1955, s’est engagé à contribuer à l’entretien de sa fille, B._, née en 1999, par le versement d’une contribution d’entretien de CHF 750.- jusqu’à la majorité ou la fin d’une formation terminée dans les délais ordinaires.
Le 22 février 2018, les parties ont comparu devant le Président du Tribunal d’arrondissement de la Sarine (ci-après: le Président) à une audience de conciliation durant laquelle elles ont passé la transaction suivante:
« A._ s’engage à verser à sa fille B._ dès le 1er mars 2018 une pension mensuelle de CHF 600.-, dont CHF 439.- de rente LPP. Dans la mesure où une rente AVS pour enfant serait octroyée, cette rente AVS cumulée à la rente LPP serait due à l’enfant à titre de pension mais au minimum CHF 600.-. Cette pension ne sera pas revue si et tant est que B._ réalise un revenu accessoire. Cette pension n’est pas liée à des contacts entre les parties. Cette pension est due jusqu’à la fin d’une formation selon les conditions de l’art. 277 al. 2 CC mais au plus tard jusqu’aux 25 ans révolus de B._. B._ s’engage à fournir à son père les attestations d’études ainsi que ses notes à fin juin et à fin décembre. A._ s’engage à demander les rentes AVS et LPP pour sa fille B._. Il paiera l’arriéré de pension de janvier et février 2018 avec la pension du mois de mars 2018. Les pensions sont versées sous le compte de B._. ».
Par décision du 8 mars 2018, le Président a modifié le chiffre 5 de la convention d’entretien du 13 octobre 1999 en y ajoutant la transaction passée entre les parties le 22 février 2018.
B. Par mémoire du 21 décembre 2020, B._ a déposé une requête d’exécution de la décision du 8 mars 2018, concluant à ce que son père soit condamné à respecter ses obligations tirées de ladite décision, soit l’obligation à demander les rentes AVS et LPP pour sa fille et de verser les montants à la hauteur de ces deux rentes à sa fille rétroactivement depuis le 1er mars 2020.
Par mémoire du 22 janvier 2021, A._ a déposé une réponse concluant au rejet total des conclusions prises par B._ dans sa requête d’exécution du 21 décembre 2020.
Par courrier du 17 mars 2021, B._ a rectifié sa demande d’exécution. Elle conclut désormais à ce que son père soit condamné à respecter ses obligations tirées de ladite décision, soit l’obligation à demander les rentes AVS et LPP pour sa fille et/ou de verser les montants équivalents à la hauteur de ces deux rentes à sa fille rétroactivement depuis le 1er mars 2020.
Le 18 mars 2021, les parties ont été entendues lors d’une audience devant le Président.
Par décision du 12 mai 2021, rectifiée par décision du 31 mai 2021, le Président a admis la requête de B._ et condamné A._ à respecter ses obligations tirées de la décision du 8 mars 2018, soit l’obligation à demander les rentes AVS et LPP pour sa fille B._ et/ou de verser les montants équivalents à la hauteur de ces deux rentes à sa fille rétroactivement depuis le 1er mars 2020.
C. Par mémoire du 10 juin 2021, A._ a interjeté recours auprès de la Ie Cour d’appel civil du Tribunal cantonal de Fribourg (ci-après: la Cour), concluant à ce que la décision du 12 mai 2021 soit annulée et modifiée en ce sens que la requête d’exécution déposée le 21 décembre 2020 par B._ soit rejetée, frais et dépens à sa charge. Il a également demandé que l’effet
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7
suspensif soit accordé au présent recours, de sorte que la décision du 12 mai 2021, rectifiée par décision du 31 mai 2021, ne soit pas exécutoire.
Le 2 juillet 2021, B._ a déposé sa réponse en concluant à ce que le recours soit rejeté et que la décision du 12 mai 2021 soit entièrement confirmée. Le même jour, B._ a sollicité le versement d’une provisio ad litem de CHF 2'000.-. Subsidiairement, elle a requis l’assistance judiciaire totale dans le cadre de la procédure de recours.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions du tribunal d’exécution sont susceptibles de recours (art. 309 let. a et 319 let. a CPC), dans un délai de 10 jours (art. 321 al. 2 et 339 al. 2 CPC). En l'espèce, la décision du 12 mai 2021 a été notifiée au recourant le 31 mai 2021 alors que la décision de rectification du 31 mai 2021 l’a été le 2 juin 2021, de sorte que le recours, remis à la poste le 10 juin 2021, a été déposé dans le délai.