# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 589c3432-4cd5-5e39-b575-785e4d8f1e60
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. a) Le 29 octobre 2014, le Service B._ a déposé une dénonciation pénale à l’encontre de A._, curateur auprès dudit service, pour abus de confiance, gestion déloyale et faux dans les titres. A l’appui de sa dénonciation, il a allégué que ce dernier se serait approprié sans droit, entre 2012 et 2014, des sommes d’argent destinées à des personnes concernées (anciennement dénommées pupilles) dont il avait la charge, le cas échéant en établissant des quittances en blanc relatives aux prélèvements y relatifs et/ou en les falsifiant, notamment en imitant la signature de la personne concernée. Le Ministère public a décidé l'ouverture d'une instruction pénale par ordonnance du 3 novembre 2014.
Les 30 décembre 2014 et 13 janvier 2015, deux personnes concernées ont déposé plainte pénale à l’encontre de A._ pour abus de confiance.
b) A l'issue d'une procédure entamée le 17 octobre 2014 par signification d'une suspension immédiate, avec restitution des clés et du badge, dans le cadre d'une procédure de licenciement pour justes motifs, le Conseil communal de C._ a mis fin par décision du 16 juillet 2015 aux rapports de service de A._.
c) Après diverses investigations, le Ministère public a annoncé un classement de la procédure pénale et a invité les parties à formuler d’éventuelles réquisitions de preuves et/ou requêtes d’indemnités par avis du 8 avril 2016. Le 28 avril 2016, A._ a requis le versement d’une indemnité de CHF 15'925.15 pour ses frais de défense et de CHF 20'000.- à titre de réparation du tort moral. Le 30 mai 2016, C._ a déclaré ne pas s’opposer au classement de la procédure.
B. Par ordonnance du 30 juin 2016, le Ministère public a classé la procédure pénale ouverte à l’encontre de A._. Il a constaté que les soupçons qui avaient entraîné le dépôt d’une dénonciation pénale et l’ouverture d’une procédure pénale n’ont pas pu être confirmés et qu’il n’a ainsi pas pu être établi que le prévenu s’était approprié sans droit des sommes d’argent destinées à des personnes concernées en falsifiant des documents à cet effet. Par ailleurs, le Ministère public a accordé à A._ une indemnité réduite en la fixant, ex aequo et bono, à CHF 5'000.- pour ses frais de défense et à CHF 1'000.- à titre de réparation du tort moral. A cet effet, il a retenu que ce dernier a violé certaines règles comptables du Service et, devant se rendre compte que son comportement risquait de provoquer l’ouverture d’une enquête, a agi fautivement. Pour les mêmes motifs et en application de l’art. 426 al. 2 CPP, il a mis à sa charge une partie des frais de procédure, soit CHF 500.-.
C. Par acte remis à la poste le 11 juillet 2016, A._ a recouru contre cette ordonnance, concluant à ce qu’une indemnité de CHF 15'925.15 lui soit allouée pour ses frais de défense ainsi qu’un montant de CHF 20'000.- à titre de réparation du tort moral. Il a également requis une indemnité pour la procédure de recours.
Dans sa détermination du 3 août 2016, le Ministère public a renvoyé aux considérants de l’ordonnance attaquée, a renoncé à déposer des observations et a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.
Par courrier du 29 novembre 2016, A._ a communiqué un fait nouveau, soit le prononcé de l’arrêt de la Ie Cour administrative du 14 novembre 2016, qu’il a produit. Cet arrêt confirme la décision du Préfet de la Sarine du 3 mai 2016 qui avait annulé celle du licenciement de A._.
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## Considerations

en droit
1. a) En application de l’art. 322 al. 2 CPP, ainsi que des art. 64 lit. c et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de classement.
b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours.
En l’espèce, la date de notification ne ressort pas du dossier. Cependant, l’ordonnance querellée a été notifiée au plus tôt le 1er juillet 2016, de sorte que le recours déposé le lundi 11 juillet 2016 à un office de poste suisse respecte manifestement le délai légal de dix jours.
c) Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification de la décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). Ont la qualité de partie le prévenu, la partie plaignante et le ministère public lors des débats ou dans la procédure de recours (art. 104 al. 1 CPP).
En l’espèce, le recourant a un intérêt à recourir contre l’ordonnance querellée dès lors que les indemnités qu’il a réclamées selon l’art. 429 CPP ont été sensiblement réduites.