# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 59cb5c15-a27c-5389-a73d-0f64c998ba0e
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 28 septembre 2006, la 5ème chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame V_, née W_ en1970, et Monsieur V_, né en 1960, mariés en date du 31 janvier 1991.
2. Sur appel la Cour de Justice a confirmé le principe du divorce, et son caractère d’ores et déjà exécutoire, et ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance durant le mariage, soit du 31 janvier 1991 au 12 février 2007, contrairement à ce qu’avait prévu le Juge du divorce.
3. Le jugement de divorce est devenu définitif, dans son principe, le 12 février 2007 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 7 mars 2008 pour exécution du partage.
4. Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 31 janvier 1991 et le 12 février 2007.
5. S’agissant du demandeur, l’instruction a permis d’établir qu’il n’a pas cotisé à la prévoyance professionnelle pour la plupart de ses activités, en raison du montant de son salaire.
Selon le courrier de la Fondation Institution Supplétive LPP du 22 janvier 2009, la prestation acquise pendant le mariage par Monsieur V_ est de 2’611 fr. Selon le courrier de Allianz Suisse du 4 décembre 2008, celle de Mme V_ est de 32’897 fr. 25, et comprend différentes prestations de libre-passage transférées par les précédentes institutions.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 5 février 2009. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 16 février 2009, un arrêt serait rendu sur cette base.
6. En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 31 janvier 1991, d’autre part le 12 février 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 2’611 fr. tandis que celle acquise par la demanderesse est de 32’897 fr. 25, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 1’305 fr. 55 (2’611 fr. : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 16’448 fr. 60 (32'897 fr. 25 : 2), de sorte que c’est Mme V_ qui doit à M. V_ le montant de 15’143 fr. 05.
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 OPP 2 ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF
129 V 255
consid. 3).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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