# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e9e06722-73bf-5fae-9fee-37a9d0a51f11
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que
par arrêt du 24 avril 2018 (
ATAS/354/2018
), la chambre de céans a déclaré recevable le recours interjeté par Madame A_ (ci-après l’assurée) le 1
er
mars 2017 contre la décision sur opposition de HELSANA ASSURANCES SA (ci-après l’assureur) du 25 janvier 2017 relative à la décision de mainlevée d’opposition du 14 avril 2014 dans la poursuite n° 1_ ; qu’elle a déclaré irrecevable la conclusion de l’assurée tendant à la prise en charge par l’assureur des frais médicaux encourus en 2010 ; qu’elle a admis partiellement le recours et réformé la décision sur opposition de l’assureur du 25 janvier 2017 dans le sens que la mainlevée de l’opposition au commandement de payer poursuite n° 1_ est prononcée à hauteur de CHF 3'655.80 avec intérêts à 5% dès le 9 septembre 2010, plus CHF 100.- de frais administratifs ;
Que l’assurée a déposé le 3 juin 2018 un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral contre ledit arrêt ;
Que par arrêt du 4 septembre 2018 (
9C_416/2018
), le Tribunal fédéral a rejeté le recours ;
Que le 2 octobre 2018, l’assurée a déposé auprès de la chambre de céans une demande visant à la révision de l’arrêt du 24 avril 2018, alléguant qu’elle avait été domiciliée à Sidi Jedidi en Tunisie du début 2010 au printemps 2012 et qu’elle n’était donc pas soumise à la LAMal pendant cette période, de sorte que l’assureur
ne pouvait pas prétendre l’avoir réaffiliée en date du 24 juin 2010, rétroactivement au 1
er
janvier 2010 ; qu’elle a indiqué qu’elle produirait pour preuve une attestation établie par la mairie de Sidi Jedidi ;
Que le 22 octobre 2018, l’assurée a transmis l’attestation annoncée ;
Qu’invité à se déterminer, l’assureur a conclu, le 24 octobre 2018, à l’irrecevabilité de ladite demande en révision ;
Que la cause a été gardée à juger ;

## Considerations

Attendu en droit que
conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal -
RS 832.10
) ;
Qu’en l’espèce, l’assurée a demandé la révision de l’arrêt rendu par la chambre de céans le 24 avril 2018 ;
Qu’une décision juridictionnelle passée en force ne peut être modifiée que dans un procès en révision du jugement (art. 61 let. i LPGA) ;
Qu’à teneur de l'art. 89I al. 2 et 3 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), l'art. 61 let i LPGA est applicable pour les causes visées à l'art. 134 al. 1 LOJ et l'art. 80 LPA pour les causes visées à l'art. 134 al. 3 LOJ ; que cependant, la LPGA renvoyant au droit cantonal s'agissant de la procédure devant le tribunal cantonal des assurances, il convient d'appliquer l'art 80 LPA dans toutes les hypothèses ;
Qu’aux termes de l’art. 80 LPA, il y a lieu à révision lorsque, dans une affaire réglée par une décision définitive, il apparaît :
a) qu'un crime ou un délit, établi par une procédure pénale ou d'une autre manière, a influencé la décision;
b) que des faits ou des moyens de preuve nouveaux et importants existent, que le recourant ne pouvait connaître ou invoquer dans la procédure précédente;
c) que, par inadvertance, la décision ne tient pas compte de faits invoqués et établis par pièce;
d) que la juridiction n'a pas statué sur certaines conclusions des parties de manière à commettre un déni de justice formel;
e) que la juridiction qui a statué n'était pas composée comme la loi l'ordonne ou que les dispositions sur la récusation ont été violées ; (cf. également art. 53 al. 1 LPGA)
Qu’aux termes de l’art. 53 al. 1 LPGA, « les décisions et les décisions sur opposition formellement passées en force sont soumises à révision si l'assuré ou l'assureur découvre subséquemment des faits nouveaux importants ou trouve des nouveaux moyens de preuve qui ne pouvaient être produits auparavant » ;
Que lorsque le tribunal estime que le motif de révision est établi, il doit annuler totalement ou partiellement l'arrêt rendu et statuer à nouveau au fond (cf. BOVAY, Procédure administrative, éd. Staempfli, p. 441) ;
Qu’en l’espèce, l’arrêt de la chambre de céans dont il est demandé la révision a fait l’objet d’un arrêt du Tribunal fédéral du 4 septembre 2018 ;
Que la chambre de céans ne saurait dès lors entrer en matière ;
Que la demande en révision doit en effet être transmise à l’instance qui a prononcé ledit jugement, soit en l’occurrence le Tribunal fédéral ;