# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** cacb8ee0-f8ad-5e22-9096-df4fe1c36ef2
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, né en 1975, et B._, née en 1979, sont les parents divorcés de C._ né en 2001. Par jugement de divorce du 12 juin 2007, A._ a été astreint à payer pour son fils une pension mensuelle de CHF 850.-allocations en sus.
B. Une première procédure de modification du jugement de divorce a été introduite par A._ le 6 mars 2009. Dans le cadre des mesures provisionnelles, les parties ont convenu, le 3 juin 2009, que la pension alimentaire due en faveur de leur fils n’était en l’état pas indexable les revenus de A._ étant inférieurs à ce qu’il réalisait au moment du divorce. Par décision du 19 janvier 2010, le Président du tribunal de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : le Président) a pris acte que la procédure était devenue sans objet et a rayé la cause du rôle.
C. A une date indéterminée, B._ s’est mariée avec D._ et le couple a eu deux enfants : E._ en 2009 et F._, née en 2011.
Le 24 août 2012, A._ s’est marié avec G._. Deux enfants sont issus de cette union : H._ né en 2013 et I._ en 2015.
D. Le 14 août 2013, A._ a déposé une demande en modification du jugement de divorce du 12 juin 2007 tendant à la réduction à CHF 400.- par mois de la pension alimentaire en faveur de son fils C._.
Le 10 septembre 2013, B._ a déposé sa réponse, concluant au rejet de celle-ci, sous suite de frais, et à l’octroi de dépens. En substance, elle critique la méthode de calcul adoptée dans le jugement de première instance.
E. Les deux parties plaident au bénéfice de l’assistance judiciaire (décisions des 14 août 2013 et 10 septembre 2013).
Les parties, assistées de leur avocat respectif, ont comparu à la séance du 11 septembre 2014.
F. Par jugement du 15 mai 2015, le Tribunal de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : le Tribunal) a rejeté la demande en modification du jugement de divorce du 12 juin 2007.
G. Le 17 juin 2015, A._ a interjeté recours contre le jugement précité, en prenant les conclusions suivantes :
«1. Le recours est admis.
2. Partant les contributions d’entretien versées par A._ en faveur de son fils C._ sont réduites de 400 fr. dès le 14 août 2013, allocations familiales étant payables en plus. Ces pensions sont payables d’avance le 1er de chaque mois. Elles portent intérêt à 5 % l’an en cas de retard.
Les frais et dépens de première instance sont mis à charge de B._.
3. Les frais de justice et dépens de la procédure de recours sont mis à la charge de B._.
4. La procédure probatoire est rouverte. »
Tribunal cantonal TC Page 3 de 19
Sa requête d’assistance judiciaire du même jour a été admise par ordonnance présidentielle du 13 juillet 2015.
H. Le 28 août 2015, B._ a déposé sa réponse. Elle a conclu au rejet du recours, frais et dépens à la charge du recourant.
Sa requête d’assistance judiciaire du même jour a été admise par ordonnance présidentielle du 10 septembre 2015.
I. Le 7 décembre 2015, A._ a produit les contrats d’accueil à la crèche de ses enfants H._ et I._ signés fin octobre 2015.
Par courrier du 9 décembre 2015, B._ a soutenu que la production des pièces était tardive et exposé qu’au vu des trois jours de crèche, l’actuelle épouse du recourant n’avait pas réduit son taux d’activité.
Le 21 janvier 2016, A._ a transmis l’avenant au contrat de son épouse et complété son recours en ce sens : le ch. 18 est modifié dans le sens que G._ ne travaille plus qu’à 40% dès le 1er janvier 2016 et le ch. 19 dans le sens que la part d’entretien de A._ pour I._ et H._ (par rapport à son épouse G._) doit être augmentée à 83% dès le 1er janvier 2016.
Le 25 janvier 2016, B._ s’est déterminée sur le courrier précité, indiquant en substance que la réduction du taux d’activité l’a été à la demande de l’épouse de l’appelant et que les frais de garde doivent dès lors en être réduits d’autant.
J. Par courrier du 1er février 2016, A._ a transmis copie de la facture de janvier 2016 pour les frais de garde de ses deux enfants et du décompte de salaire de sa femme du même mois, ainsi que leur avis de taxation 2014.

## Considerations

en droit
1. a) L'appel est recevable notamment contre les décisions finales de première instance, pour autant que, dans les causes patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 du code de procédure civile suisse [CPC ; RS 272]). Cette valeur est clairement atteinte en l’espèce compte tenu des contributions d’entretien litigieuses (CHF 450.- par mois, respectivement CHF 5'400.- par an). L’appel est dès lors ouvert ; le fait que A._ ait intitulé « recours » son acte du 17 juin 2015 relève manifestement d’une erreur de plume. Il invoque du reste les dispositions légales applicables à l’appel.
La valeur litigieuse devant le Tribunal fédéral est supérieure aux CHF 30'000.- exigés pour un recours en matière civile dans une cause patrimoniale (art. 51 al. 1 let. a et 4, 72 et 74 al. 1 let. b de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF RS 173.10]).