# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2ce9fd8d-c523-53d0-b643-dc914c573b13
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision de la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après : la caisse ou l’intimée) du 27 mars 2017 refusant d’indemniser Madame A_ (ci-après : la recourante) pour le mois de novembre 2016 ;
Vu l’opposition formée par la recourante le 17 juin 2017 à l’encontre de cette décision ;
Vu la décision de la caisse du 26 juillet 2017 déclarant l’opposition de la recourante irrecevable pour tardiveté ;
Vu le recours du 13 septembre 2017 déposé par la recourante auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice à l’encontre de la décision sur opposition de la caisse du 26 juillet 2017, complété le 7 novembre 2017, mentionnant que des informations contradictoires et incorrectes de la caisse étaient la cause du retard de son opposition ;
Vu la réponse de la caisse du 5 janvier 2018 concluant au rejet du recours ;
Vu l’absence d’observations de la recourante dans le délai qui lui a été imparti ;

## Considerations

Attendu en droit
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI -
RS 837.0
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 et 38 al. 4 let. b LPGA) ;
Que selon l’art. 52 al. 1 LPGA, les décisions peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues, à l'exception des décisions d'ordonnancement de la procédure ;
Que selon l’art. 40 al. 1 LPGA, le délai légal ne peut pas être prolongé ;
Que selon l’art. 41 LPGA, si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d'agir dans le délai fixé, celui-ci est restitué pour autant que, dans les trente jours à compter de celui où l'empêchement a cessé, le requérant ou son mandataire ait déposé une demande motivée de restitution et ait accompli l'acte omis ;
Qu’en l’espèce, la recourante admet que son opposition à l’encontre de la décision de l’intimée du 27 mars 2017 est tardive ;
Que l’explication de la recourante selon laquelle le retard était dû aux informations contradictoires et incorrectes de l’intimée ne saurait constituer un empêchement non fautif au sens de l’art. 41 LPGA, en particulier parce que la décision du 27 mars 2017 comprend l’indication claire du délai d’opposition, d’une part, et la recourante ne prétend pas avoir reçu des informations contraires concernant ce délai de la part de la caisse, d’autre part ;
Qu’en conséquence, le recours ne peut qu’être rejeté ;
Que pour le surplus, la procédure est gratuite.