# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0fe78ead-3235-526a-892b-ae88e9465aff
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision sur opposition du 6 juin 2016 du Service des prestations complémentaires (ci-après : l’intimé) ;
Vu le recours de Madame A_ (ci-après : la recourante), représentée par ASSUAS, du 7 juillet 2016 interjeté à l'encontre de cette décision ;
Vu la réponse du 14 octobre 2016 de l’intimé concluant au rejet du recours ;
Vu l’audience du 18 janvier 2017 ;
Vu les observations de l’intimé du 7 février 2017 ;
Vu les observations de la recourante du 2 mars 2017 ;
Vu la demande de renseignements adressée par la chambre de céans à la recourante le 31 juillet 2017 ;
Vu la réponse de la recourante du 4 août 2017 ;
Vu la demande de renseignements adressée par la chambre de céans à la recourante le 10 août 2017 ;
Vu le décès de la recourante le 16 août 2017 ;
Vu l’ordonnance de suspension de la cause du 18 septembre 2017 ;
Vu le courrier du Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant du 19 décembre 2017, selon lequel la succession de la recourante avait été répudiée et le jugement de faillite prononcé le 9 novembre 2017 ;
Vu le courrier de l’Office des faillites du 31 janvier 2018, selon lequel la succession de la recourante étant partie à la présente procédure A/2335/2016, la suspension devait être prononcée en application de l’art. 207 de la loi fédérale sur la poursuite pour dette et la faillite du 11 avril 1889 (LP -
RS 281.1
) ;
Vu le courrier de l’intimé du 19 février 2018, indiquant qu’il avait produit sa créance en restitution auprès de l’Office des faillites et qu’il ne s’opposait pas à la suspension de la procédure requise par la masse en faillite ;
Vu l’ordonnance du 26 février 2018 de la chambre de céans ordonnant la reprise de l’instruction de la cause et sa suspension à nouveau en application de l’art. 207 LP ;
Vu le courrier de l’intimé du 22 mars 2019 selon lequel l’administration de la faillite ayant renoncé à poursuivre la procédure, il convenait d’en prendre acte ;
Vu le courrier de l’Office des faillites du 25 mars 2019 selon lequel l’état de collocation avait été déposé le 15 mai 2018, la créance de l’intimé admise provisoirement et l’administration de la faillite de la succession de la recourante avait décidé de renoncer à poursuivre le procès (sans qu’aucun créancier ne se soit manifesté à l’encontre de cette décision de renoncement), de sorte que la cause pouvait être rayée du rôle.

## Considerations

Attendu en droit
que selon l’art. 207 al. 1 et 2 LP, sauf dans les cas d'urgence, les procès civils auxquels le failli est partie et qui influent sur l'état de la masse en faillite sont suspendus. Qu’ils ne peuvent être continués, en cas de liquidation ordinaire, qu'après les dix jours qui suivent la seconde assemblée des créanciers et, en cas de liquidation sommaire, qu'après les vingt jours qui suivent le dépôt de l'état de collocation (al. 1). Que les procédures administratives peuvent être suspendues aux mêmes conditions que les procès civils (al. 2) ;
Que vu la décision de l’administration de la faillite de la succession de la recourante de renoncer à poursuivre la présente procédure, il convient d’ordonner la reprise de la procédure, de déclarer le recours sans objet et de rayer la cause du rôle ;
Que, pour le surplus, la procédure est gratuite.