# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4b60d05f-167b-5f1b-b385-af7758d612fc
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
Par acte déposé au greffe de la Chambre de céans le 29 juillet 2013, A_ recourt
contre l'ordonnance
rendue par le Ministère public, le 17 juillet 2013, notifiée le lendemain selon la recourante, dans la cause P/14591/2012, par laquelle cette autorité a révoqué l'assistance judiciaire dont elle bénéficiait jusque-là.
La recourante conclut à l'annulation de l'ordonnance querellée, au rétablissement et à la confirmation des termes de l'ordonnance d'octroi de l'assistance judiciaire du 21 juin 2013, sous suite de frais.
B.
Les faits pertinents pour l'issue du litige sont les suivants :
a.
A_, née le _ 2002, vit avec sa mère et le mari de cette dernière, C_.
b.
Le 17 octobre 2012, le Service de protection des mineurs (ci-après SPMI) a dénoncé au Ministère public des actes de maltraitance qu'aurait subis la jeune A_ et commis par son beau-père.
La présente procédure pénale a ainsi été ouverte contre ce dernier.
c.
Vu l'existence d'un conflit d'intérêts entre la jeune fille et sa mère, le Ministère public a requis la désignation d'un curateur à la première, auprès du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : TPAE).
Le TPAE a donné, par ordonnance du 15 avril 2013 fondée sur l'art. 306 al. 2 CC, suite à cette demande et a désigné M
e
B_, l'autorisant "
à se constituer partie plaignante pour le compte de sa pupille, à plaider, y compris, le cas échéant, par-devant l'instance d'indemnisation LAVI, ainsi qu'à délier tout médecin ou thérapeute de la mineure de son secret médical
".
d.
Par courrier du 7 juin 2013, la curatrice a requis du Ministère public l'octroi de l'assistance judiciaire "
afin de couvrir les frais de [son] intervention dans le cadre de la procédure
", produisant un certificat de l'Hospice général établi au nom de la mère de sa pupille. Selon ce document, elle percevait CHF 2'481.25 par mois de cette institution, à quoi s'ajoutait CHF 1'914.75 de ressources propres.
e.
Par ordonnance du 21 juin 2013, le Ministère public a octroyé l'assistance judiciaire à A_ étant donné que la défense de ses intérêts exigeait "
la désignation d'un curateur gratuit
" et que les autres conditions posées par le CPP étaient réalisées.
En annexe à l'ordonnance figurait un rapport du greffe de l'assistance juridique attestant que la mère de A_ ne pouvait pas assumer, par ses propres moyens, les frais de justice de sa fille, ainsi que les honoraires d'un avocat.
C.
a.
À teneur de l'ordonnance querellée, le Ministère public a considéré que M
e
B_ agissait en qualité de curatrice et percevait donc déjà une rémunération en vertu du Règlement fixant la rémunération des curateurs (RRC ;
E 1 05.15
). Une pupille munie d'une curatrice exerçant la profession d'avocat "
à titre privé
" n'avait ainsi pas besoin d'avoir en plus une avocate nommée d'office.
b.
Par courrier du 23 juillet 2013, M
e

## Considerations