# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 155cc5ab-8bad-4720-81a0-8cd61e0b4c5f
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu:
- le jugement du 24 avril 2014 de la Cour d’appel de Z. condamnant A. à une
peine de deux ans d’emprisonnement pour des faits d’extorsion de fonds en
récidive au sens du code pénal français (act. 2.1 et 5.1),
- la note diplomatique de l’Ambassade de France du 25 août 2015, adressée
à l’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) et demandant formellement
l’extradition de A. aux fins de l’exécution de la peine à laquelle il a été
condamné (act. 2.1),
- le courrier du 31 août 2015, par lequel l’OFJ a transmis la demande française
au Ministère public du canton de Genève (ci-après: MP-GE), en vue de
l’audition de l’intéressé, ce dernier étant détenu dans le canton de Genève
dans le cadre d’une procédure pénale suisse (act. 5.2),
- l’audition de A. le 7 septembre 2015 concernant la demande formelle
d’extradition française, dans le cadre de laquelle il s’est opposé à son
extradition simplifiée à la France (act. 5.4),
- le mandat d’arrêt en vue d’extradition émis par l’OFJ à l’encontre de A. (act.
5.5),
- la décision d’extradition de l’OFJ du 30 septembre 2015 (act. 5.7), notifiée à
A. le 6 octobre 2015 en présence de son représentant légal, accordant
l’extradition de l’intéressé aux autorités françaises (act. 5.9, p. 2 et 5.10),
- le pli du 23 mai 2016 à l’attention du Tribunal pénal fédéral, par lequel A.
conteste son extradition à la France (act. 1),

## Considerations

et considérant :
- que les procédures d'extradition entre la Confédération suisse et la
République française sont prioritairement régies par la Convention
européenne d'extradition du 13 décembre 1957 (CEExtr; RS 0.353.1) et par
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l'Accord du 10 février 2003 entre le Conseil fédéral suisse et le
Gouvernement de la République française relatif à la procédure simplifiée
d'extradition et complétant la CEExtr (RS 0.353.934.92). Les art. 59 à 66 de
la Convention d'application de l'Accord Schengen du 14 juin 1985 (CAAS;
n° CELEX 42000A0922(02); Journal officiel de l'Union européenne L 239 du
22 septembre 2000, p. 19 à 62, publication de la Chancellerie fédérale,
"Entraide et extradition") s'appliquent également à l'extradition entre la
Suisse et la France (v. arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2008.296 du
17 décembre 2008, consid. 1.3);
- que les dispositions pertinentes du CAAS n'affectent pas l'application des
dispositions plus larges des accords en vigueur entre la France et la Suisse
(art. 59 par. 2 CAAS);
- que pour le surplus, la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière
pénale (EIMP; RS 351.1 ) et son ordonnance d'exécution (OEIMP;
RS 351.11) règlent les questions qui ne sont pas régies, explicitement ou
implicitement, par les traités (ATF 130 II 337 consid. 1; 128 II 355 consid. 1
et la jurisprudence citée);
- que le droit interne s'applique en outre lorsqu'il est plus favorable à l'octroi
de l'extradition que les traités (ATF 137 IV 33 consid. 2.2.2; 136 IV 82
consid. 3.1; 129 II 462 consid. 1.1; 122 II 140 consid. 2);
- que l'application de la norme la plus favorable (principe dit "de faveur") doit
avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux (ATF 135 IV 212
consid. 2.3);
- que la décision par laquelle l'OFJ accorde l'extradition (art. 55 al. 1 EIMP)
peut faire l'objet d'un recours devant la Cour des plaintes du Tribunal pénal
fédéral (art. 55 al. 3 et 25 al. 1 EIMP);
- que le délai de recours contre la décision d'extradition est de 30 jours dès la
communication écrite de celle-ci (art. 50 al. 1 de la loi fédérale sur la
procédure administrative [PA; RS 172.021], applicable par renvoi de l'art. 39
al. 2 let. b de la loi fédérale sur l'organisation des autorités pénales de la
Confédération [LOAP; RS 173.71]);
- qu'en l'espèce, il ressort du dossier que la décision querellée a été notifiée
le 6 octobre 2015;
- que le présent recours, interjeté le 23 mai 2016, est dès lors manifestement
tardif;
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- que par conséquent le recours est irrecevable;
- qu’en règle générale, les frais de procédure comprenant l'émolument d'arrêt,
les émoluments de chancellerie et les débours sont mis à la charge de la
partie qui succombe (art. 63 al. 1 PA, applicable par renvoi de l'art. 39 al. 2
let. b LOAP);
- que toutefois, compte tenu des circonstances, il y a lieu de renoncer à
percevoir des frais judiciaires.
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