# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2495c501-97ae-5142-a4d3-6a44e6074d1c
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1970, est l’épouse de B._ et a un fils majeur, issu d’une précédente relation. Son mari est au bénéfice d’une curatelle de représentation et de gestion au sens des art. 394 et 395 CC, que par courriel du 6 avril 2017 à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix) sa curatrice, C._, responsable de service de D._, a proposé de transformer en curatelle de portée générale, en particulier afin de parvenir à gérer le fait que B._ est la victime d’escrocs auxquels il accepte de verser d’importants montants en échange de promesses de dédommagements.
Dans le même courriel, C._ a également avisé la Justice de paix du fait que A._ souhaite qu’une aide lui soit apportée par D._. En effet, des difficultés administratives et financières ont péjoré sa santé psychique et elle est suivie par un psychiatre pour des troubles d’anxiété. C._ a encore précisé que A._ ainsi que son fils vivent à nouveau avec B._ depuis le 1er mars 2017. Depuis, devant le refus du Service social de subvenir aux besoins de A._ et de son fils, la curatrice s’occupe du paiement de ses factures. Cette dernière a ainsi requis l’institution d’une curatelle de représentation et de gestion en faveur de A._.
Le 26 mai 2017, le Juge de paix a entendu A._ et son mari. A cette occasion, A._ a déclaré que lors de sa dernière discussion avec la curatrice de son mari, il avait été décidé qu’il n’était plus nécessaire d’instaurer une curatelle pour elle. Elle avait en effet retrouvé un emploi et grâce à son salaire de CHF 2'000.-, elle avait l’intention de rembourser ses dettes, qui seraient nombreuses selon ses dires. Elle a également indiqué qu’elle était tombée en dépression il y a une année, qu’elle s’en remettait petit à petit et était suivie par la Doctoresse E._. Elle a expliqué qu’elle avait essayé de se tourner vers le Service social qui avait refusé d’entrer en matière et qu’elle et son mari avaient un rendez-vous prévu avec la curatrice de ce dernier dans les prochaines semaines. Le Juge de paix lui a proposé de discuter de l’institution d’une curatelle en sa faveur avec la curatrice et a indiqué qu’il demanderait un rapport à celle-ci après ce .
L’extrait du registre des poursuites daté du même jour et transmis par l’Office des poursuites de la Sarine à la Justice de paix montre que A._ ne fait l’objet d’aucune poursuite.
Sollicitée par la Justice de paix par courrier du 26 mai 2017, la Doctoresse E._ a répondu le 2 juin 2017 qu’elle suivait A._ depuis le 25 janvier 2005. Elle a exposé que sa patiente était en bonne santé physique mais qu’elle était fragile sur le plan psychique et peinait à gérer la vie quotidienne, notamment en raison des problèmes financiers rencontrés par son mari et des difficultés relationnelles survenues dans son couple. La Doctoresse E._ a estimé que A._ était en mesure de gérer elle-même ses affaires mais qu’actuellement la fragilité de son état psychique l’empêchait de mener à bien ses affaires administratives. Selon elle, A._ dispose de la capacité de discernement.
B. Par décision du 7 juin 2017, la Justice de paix a institué en faveur de A._ une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine au sens des art. 394 et 395 CC avec pour objet de la représenter dans le cadre de ses affaires administratives et financières, de gérer avec toute la diligence requise ses revenus et sa fortune et de veiller à son bien-être social et médical. C._ lui a été désignée comme curatrice avec charge de requérir l’adaptation de la mesure
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en cas de modification des circonstances, respectivement de déposer un rapport annuel d’activité en bonne et due forme arrêté au 31 décembre.
Par courriel du 22 juin 2017, C._ a informé la Justice de paix de son dernier entretien avec A._ et son mari qui a eu lieu le 19 juin 2017. Il en ressort que A._ est inquiète que son mari soit à nouveau victime d’arnaques et qu’elle est toujours opposée à l’instauration d’une curatelle en sa faveur.
C. Le 28 août 2017, A._ a interjeté recours contre la décision du 7 juin 2017, concluant à l’annulation de celle-ci.
Le 29 août 2017, transmettant à l’autorité de céans le recours qui lui avait été adressé, le Juge de paix a indiqué n’avoir aucune remarque à formuler et qu’il se référait, pour le surplus, au dossier.

## Considerations

en droit
1.
1.1 Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA; RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 20 du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC; RSF 131.11]) est compétente pour statuer.
1.2 En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).