# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 42479e89-fb96-5494-8466-71e14ad4dd28
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par courrier expédié le 5 décembre 2018, A_ a annoncé appeler du jugement du 28 novembre précédent, dont les motifs lui ont été notifiés le 18 janvier 2019, par lequel le Tribunal correctionnel l'a reconnu coupable de tentative de viol (art. 22 al. 1 et 190 al. 1 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP -
RS 311.0
)), vol (art. 139 ch. 1 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), violations de domicile (art. 186 CP), infraction à l'art. 19a de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes du 3 octobre 1951 (LStup -
RS 812.121
), l'a condamné à une peine privative de liberté de 30 mois, sous déduction de 195 jours de détention subie avant jugement, partiellement complémentaire à celles prononcées les 24 octobre 2012, 26 février, 10 mai, 17 mai et 12 juin 2013, et 26 juin 2015 par le Ministère public (MP) et le 16 septembre 2013 par le Tribunal de police, ainsi qu'à une amende de CHF 300.-, la peine privative de liberté de substitution étant fixée à trois jours. Les premiers juges ont ordonné son expulsion du territoire suisse durant cinq ans et son maintien en détention pour des motifs de sûreté. Les frais de la procédure par CHF 5'802.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.-, ont été mis à sa charge et ses conclusions en indemnisation rejetées. Diverses mesures de séquestre, confiscation, destruction et restitution de drogue et d'objets saisis ont par ailleurs été prononcées.
b.
Aux termes de sa déclaration d'appel du 8 février 2019, A_ conclut principalement à son acquittement, hormis s'agissant de la contravention à l'art. 19a LStup, à ce qu'il soit renoncé à la mesure d'expulsion, à ce que les frais de la procédure soient laissés à la charge de l'Etat et à l'admission de ses conclusions en indemnisation de la détention subie à tort, subsidiairement à une réduction de peine et à l'annulation de la mesure d'expulsion.
c.
Selon l'acte d'accusation du MP du 19 octobre 2018, il est reproché à A_ :
- d'avoir, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mai 2018, pénétré dans les locaux du F_ (F_), chemin _ à G_ (GE), alors qu'il n'avait plus le droit de s'y rendre depuis la fin de son traitement ;
- durant la même nuit, au F_, après que E_, résidente au centre et ex-copine du précité, lui eût ouvert la porte de sa chambre, de l'avoir poussée à l'intérieur, refermant la porte derrière lui, et jetée sur le lit, la saisissant par un bras, de s'être déshabillé, tenant son sexe avec sa main, de s'être couché sur elle et d'avoir tenté de lui enlever son caleçon pour la pénétrer vaginalement avec son pénis, tout en la maintenant de l'autre main, de l'avoir saisie par le poignet pour lui bloquer le bras derrière la tête, alors qu'elle tentait de protéger son sexe avec sa main pour l'empêcher de la pénétrer, d'avoir essayé de l'embrasser et de lui lécher le visage, lui demandant pourquoi elle ne voulait pas faire avec lui ce qu'elle faisait avec les autres, d'avoir continué à essayer de la pénétrer, usant de sa force physique pour briser sa résistance, alors qu'elle lui disait non, stop, d'arrêter, qu'elle ne voulait pas qu'il la pénètre, qu'il lui faisait mal, frottant son sexe contre son caleçon tout en la maintenant avec ses mains, lui causant des hématomes et des rougeurs à hauteur de la main gauche, du tibia et de la face antérieure du genou, puis, après qu'elle lui eût donné un coup de poing ou une claque pour se défendre, de l'avoir saisie par le cou, lui disant "
je vais te défoncer la gueule
" ou "
je vais t'en foutre une
" et de l'avoir menacée, brandissant son poing serré, dans le but de la contraindre à céder et à le laisser la pénétrer, avant de quitter les lieux sans être parvenu à ses fins, après que E_ eût fait semblant d'appeler la police et dit qu'elle comprenait pourquoi sa première femme avait déposé plainte contre lui pour tentative de viol ;
- d'avoir, entre le 18 et le 19 août 2012, pénétré sans droit et par effraction dans le commerce H_, rue _ à Genève, en brisant une fenêtre dudit commerce, et dérobé le contenu de la caisse, soit CHF 150.- ;
- d'avoir, du 31 janvier au 17 mai 2018, régulièrement détenu et consommé de la cocaïne qu'il mélangeait parfois à du bicarbonate pour la fumer sous forme de "
crack
".
B.
Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :
Du cambriolage du commerce H_
a.a.
Le 19 août 2012, I_, représentant le commerce H_, a déposé plainte pénale contre inconnu pour "
vol par effraction
", au moyen d'un formulaire idoine. Il en ressortait qu'entre le 18 août à 19h00 et le 19 août à 14h10, une fenêtre basculante se trouvant sur le haut de la vitrine du commerce avait été forcée, la vitre brisée et une somme de CHF 150.- dérobée dans la caisse. I_ a précisé le nom de son assurance et indiqué ne pas souhaiter se constituer partie plaignante au pénal et au civil, ni participer aux actes de la procédure. Le pied du formulaire indiquait qu'un retrait de la plainte était définitif, une plainte pénale ne pouvant plus être déposée pour les mêmes faits.
a.b.
Selon les rapports de police des 28 et 29 mai 2018, les recherches entreprises dans la banque de données J_ avaient permis d'établir une correspondance entre la trace palmaire (thénar droit) relevée le 19 août 2012 sur un morceau de verre provenant de la vitrine brisée du commerce H_ et les empreintes digitales de A_ saisies le 19 mai 2018. La comparaison entre la trace mise en évidence par un policier sur le lieu de commission du cambriolage et celle figurant dans le système J_ avait été contrôlée par un second policier.

## Considerations