# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7b9d82eb-ea8e-4aaa-a1ee-5eeb1af37893
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants
A.
Ressortissant tunisien né le 31 mars 1979, A.X._ est entré en Suisse le 15 octobre 2005 en vue d'un séjour temporaire pour études auprès de la Haute Ecole d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), afin d'obtenir un diplôme d'ingénieur HES en génie électrique. Les études devaient durer trois ans, auxquels s'ajouteraient douze semaines de travail de diplôme (terme prévu: janvier 2009).
L'intéressé a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour valable jusqu'au 14 octobre 2006, renouvelée par la suite.
B.
Le 26 mai 2008, la HEIG-VD a signalé au Service de la population (SPOP) que l'étudiant A.X._ avait été renvoyé le jour même de l'école pour "
absences répétées et injustifiées
". Le 16 octobre 2008, le SPOP a écrit à A.X._ qu'il envisageait de révoquer son autorisation de séjour et l'a invité à se déterminer. Le 27 octobre 2008, le prénommé a demandé la prolongation de son permis de séjour pour études en joignant une attestation annuelle de la HEIG-VD datée du 10 septembre 2008 selon laquelle il était étudiant régulier dans la filière géomatique. Le 3 novembre 2008, le SPOP a interpellé la HEIG-VD qui lui a répondu que A.X._, après avoir redoublé la première année en génie électrique, avait été réadmis en première année dans la filière géomatique dont il redoublait la première année, à titre exceptionnel, pour lui donner une dernière chance. Le 25 novembre 2008, le SPOP a demandé à cet étudiant de démontrer ses moyens financiers durant les six derniers mois, d'exposer, preuves à l'appui, ses activités entre mai 2008 et sa réimmatriculation, ainsi que d'indiquer ses intentions pour la suite de ses études. Le 13 décembre 2008, A.X._ a expliqué qu'il avait manqué les cours en raison de son état de santé dont l'école n'avait initialement pas tenu compte et il a fourni trois certificats médicaux justifiant ses absences aux mois de janvier et mars 2008. Il a joint une lettre de prise en charge financière d'un tiers, à 2.********.
Le 30 janvier 2009, le SPOP a accepté de prolonger l'autorisation de séjour pour études de A.X._ en le rendant attentif au fait que le renouvellement de ses conditions de séjour ne s'effectuerait qu'au vu des résultats obtenus, et qu'en cas de nouvel échec ou de changement d'orientation, il s'exposait au refus de toute prolongation de son permis. A.X._ s'est vu délivrer une autorisation de séjour valable jusqu'au 31 octobre 2009.
C.
Le 6 février 2009, la HEIG-VD a informé le SPOP que A.X._ avait été derechef renvoyé le jour même de l'école pour absences répétées non justifiées. Le 23 mars 2009, le SPOP a dès lors interpellé l'intéressé et l'a invité à se déterminer. Par deux courriers simultanés du 13 avril 2009, A.X._ a exposé qu'il n'arrivait pas à suivre les cours de la HEIG-VD, qu'il n'avait pas l'habitude de vivre loin de sa famille et qu'il souhaitait rentrer en Tunisie avec au moins une petite formation informatique par égards pour ses parents qui avaient dépensé beaucoup d'argent pour lui. Il a précisé qu'il effectuait un stage de formation en informatique dans une entreprise d'informatique et qu'il ne pourrait, en raison des vacances, envoyer l'attestation de stage que le 21 avril 2009. Le SPOP n'a pas reçu ce document.
D.
Par décision du 16 juin 2009, notifiée le 27 juillet suivant, le SPOP a révoqué l'autorisation de séjour temporaire pour études de A.X._ et lui a imparti un délai au 15 juillet 2009 pour quitter la Suisse. Cette décision se réfère notamment à l'avertissement signifié le 30 janvier 2009 à l'intéressé et reproche de surcroît à celui-ci d'effectuer un stage sans avoir obtenu l'autorisation de travail nécessaire.
E.
Par acte du 26 août 2009, A.X._ a saisi la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal d'un recours dirigé contre la décision du SPOP précitée, concluant implicitement à son annulation. A l'appui, il répétait qu'il était important pour lui de regagner son pays d'origine avec une attestation de stage réussi en Suisse.
F.
A réception du dossier du SPOP, le tribunal, s'estimant suffisamment renseigné, a statué selon la procédure de jugement immédiat prévue par l'art. 82 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36).

## Considerations

Considérant en droit
1.
a) Selon l'art. 27 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20), un étranger peut être admis en vue d'une formation ou d'un perfectionnement si la direction de l'établissement confirme qu'il peut suivre la formation ou le perfectionnement envisagés (let. a), s'il dispose d'un logement approprié (let. b), s'il dispose des moyens financiers nécessaires (let. c) et s'il paraît assuré qu'il quittera la Suisse (let. d).
L'art. 62 let. d LEtr prévoit que l'autorité compétente peut révoquer une autorisation si l'étranger ne respecte pas les conditions dont la décision est assortie.
b) En l'espèce, le recourant ne remplit plus les conditions de délivrance de son permis de séjour pour études, valable jusqu'au 31 octobre 2009. En effet, il a interrompu ses études auprès de la HEIG-VD, au mépris de l'avertissement dont il avait fait l'objet le 30 janvier 2009, sachant qu'une telle circonstance aurait les conséquences, à savoir son renvoi de Suisse, qu'il combat aujourd'hui. En quatre ans de séjour en Suisse, le recourant, âgé de 30 ans actuellement, n'a obtenu aucun résultat: il a suivi sans succès la première année de génie électrique (2005-2006) qu'il a redoublée (2006-2007), puis il a changé d'orientation (géomatique en 2007-2008), sans davantage de succès en dépit d'une réadmission exceptionnelle en première année pour l'année 2008-2009. Il n'est plus inscrit dans une quelconque école et il a admis lui-même qu'il n'arrivait pas à s'intégrer dans le système éducatif suisse. Il ne peut plus prétendre au maintien de son titre de séjour délivré à des fins d'études et c'est à bon droit que le SPOP a révoqué son autorisation de séjour en application de l'art. 62 let. d LEtr.
Actuellement, le recourant suivrait un stage en informatique; à supposer qu'une telle activité soit avérée, elle est considérée comme une activité salariée, selon l'art. 1a al. 2 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201). Elle suppose donc l'octroi d'une autorisation, par la délivrance d'une unité du contingent (art. 20 LEtr et art. 19 et 20 OASA). Or, le recourant, qui ne possède pas de droit à l'exercice d'une activité lucrative, n'est pas au bénéfice de l'autorisation requise (art. 40 al. 2 LEtr) et pourrait selon les circonstances tomber sous le coup de la disposition pénale prévue par l'art. 115 al. 1 let. c LEtr, réprimant l'exercice d'une activité lucrative sans autorisation. Quoi qu'il en soit, au vu du paragraphe qui précède, il n'y a plus lieu de lui permettre de reprendre des études.
Conforme au droit fédéral, la décision attaquée doit être confirmée.
2.
Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours, manifestement mal fondé, aux frais du recourant, en application de l'art. 49 LPA-VD. Vu l'issue du pourvoi, le SPOP est chargé de fixer un nouveau délai de départ au recourant et de veiller à l'exécution de sa décision.