# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e4936f72-4692-56b6-be2c-3fb440bf63bb
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après : la bénéficiaire) a déposé une demande de prestations complémentaires en date du 6 août 2013.![endif]>![if>
2. Par décision du 7 novembre 2013, le Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) lui a nié le droit à toute prestation à compter du 1
er
décembre 2012. Le SPC a procédé à un calcul tenant compte, notamment, des gains d’activité de l’intéressée ; il était précisé qu’au vu de la résiliation de bail de la bénéficiaire au 15 novembre 2013, aucune dépense de loyer n’était comptabilisée dès le 1
er
décembre 2013.![endif]>![if>
3. Le 25 novembre 2014 la bénéficiaire s’est opposée à cette décision, en contestant le montant retenu par le SPC à titre de revenu.![endif]>![if>
Par décision du 5 mars 2014, le SPC a partiellement admis l’opposition en ce sens qu’il a constaté d’une part, que le bail de la bénéficiaire avait été reconduit et que le loyer devait donc être comptabilisé au-delà du 1
er
décembre 2013, d’autre part, que le montant retenu à titre de revenu devait être corrigé à compter du 1
er
août 2013, date à partir de laquelle il a considéré que l’intéressée avait continué à travailler, mais seulement sur appel. A l’issue de ses nouveaux calculs, le SPC a reconnu devoir à la bénéficiaire un montant rétroactif de CHF 9'416.- et des subsides à compter du 1
er
décembre 2013. Le montant des prestations mensuelles a été fixé à CHF 1'531.- dès le 1
er
avril 2014.
4. Par courrier du 25 mars 2014 adressé au SPC et transmis par celui-ci à la Cour de céans comme objet de sa compétence, la bénéficiaire a contesté cette décision en alléguant avoir cessé toute activité depuis août 2013.![endif]>![if>
5. Invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse, a conclu au rejet du recours. ![endif]>![if>
L’intimé soutient avoir pris contact par téléphone le 17 janvier 2014 avec l’employeur de la recourante, lequel lui aurait confirmé que celle-ci continuait à travailler sur appel.
6. Interpellé par la Cour de céans, l’employeur de la recourante a confirmé, par courrier du 23 avril 2014, que l’intéressée avait cessé de travailler pour lui le 30 juin 2013.![endif]>![if>
7. Par écriture du 5 mai 2014, l’intimé a conclu à l’admission du recours en ce sens qu’il a admis qu’il fallait renoncer à prendre en compte un quelconque gain d’activité dès le 1
er
septembre 2013 et ne tenir compte que des revenus effectivement réalisés entre le 1
er
juillet et le 31 août 2013.![endif]>![if>
8. Invitée à se déterminer, la recourante a répondu qu’elle « attendait un jugement ». ![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC ;
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 4 25
).![endif]>![if>
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2. a) En matière de prestations complémentaires fédérales, les décisions sur opposition sont sujettes à recours dans un délai de 30 jours (art. 56 al. 1 et 60 al. 1er LPGA ; cf. également art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité [LPFC ; RS GE
J 4 20
]) auprès du tribunal des assurances du canton de domicile de l’assuré (art. 58 al. 1 LPGA). Les délais fixés par la loi ne courent pas du 15 juillet au 15 août inclusivement (art. 38 al. 4 LPGA). ![endif]>![if>
b) S’agissant des prestations complémentaire cantonales, l’art. 43 LPCC ouvre les mêmes voies de droit.
c) En l’espèce, le recours a été déposé dans les forme et délai imposés par la loi, de sorte qu’il est recevable.
3. Les dispositions de la LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, s’appliquent aux prestations complémentaires fédérales à moins que la LPC n’y déroge expressément (art. 1 al. 1 LPC). ![endif]>![if>
Il en va de même en matière de prestations complémentaires cantonales (cf. art. 1A al. 1 let. b LPCC).
A ce stade de la procédure, le litige se limite à la question du montant retenu par l’intimé à titre de revenu dans le calcul du droit aux prestations de la recourante. En effet, dans la décision litigieuse, l’intimé a considéré que l’intéressée avait continué à travailler, ce que celle-ci conteste.
4. Selon l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis. ![endif]>![if>
En l'occurrence, l'intimé s’étant déjà exprimé sur le recours a ainsi proposé l'admission partielle de celui-ci, sans rendre de décision formelle.
Interpellée par la Cour de céans, la recourante n’a pas contesté le bien-fondé de la proposition de l’intimé.
Il convient dès lors d’admettre partiellement le recours et de renvoyer la cause à l’intimé pour nouveaux calculs ne tenant compte d’aucun revenu au-delà du 30 juin 2013 autre que celui effectivement réalisé pour FOYER HANDICAP entre le 1
er
juillet et le 31 août 2013.
Enfin, on rappellera que le justiciable qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire.