# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2bc760e8-5fc1-4d30-87c4-fc6c29f1f53d
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait :
1. a)
Par jugement du 23 mars 2015, dont les motifs ont été reçus le 8 octobre 2015 par les parties, le Tribunal des baux a dit que le loyer mensuel net initial dû par le demandeur M._ aux défendeurs V._, B.N._, A.N._, C.N._, L._ et O._ pour l’appartement de deux pièces et demie qu’il loue au premier étage de l’immeuble sis [...], à Pully, est fixé à 917 fr. dès le 15 décembre 2009 (I), que le loyer mensuel net dû par le demandeur pour l’appartement mentionné sous chiffre I ci-dessus est fixé à 849 fr. dès le 1
er
juillet 2012, sur la base d’un taux d’intérêt hypothécaire de 2,5 %, d’un indice suisse des prix à la consommation de 103.4 points et de charges d’exploitation arrêtées au 31 décembre 2011 (II), que les défendeurs, solidairement entre eux, doivent payer au demandeur la somme de 20’303 fr. 60 à titre de parts de loyer perçues en trop pour la période du 15 décembre 2009 au 31 mars 2015 (III), que ce jugement est rendu sans frais judiciaires ni dépens (IV) et que toutes autres ou plus amples conclusions sont rejetées (V).
b)
Par acte du 9 novembre 2015, les défendeurs ont interjeté appel contre ce jugement, en prenant, avec suite de frais et dépens, les conclusions suivantes :
« I. Le présent appel est admis.
II. Principalement, le jugement du tribunal des baux du 23 mars 2015 / 7 octobre 2015 est réformé aux chiffres I et Il de son dispositif en ce sens que :
a. Le loyer mensuel initial net dû par le demandeur M._ aux appelants V._, B.N._, A.N._, C.N._, L._, O._ pour l’appartement de 2.5 pièces qu’il loue au 1
er
étage de l’immeuble sis à [...] à Pully est fixé à CHF 1'250.00 dès le 15 décembre 2009.
b. Le loyer mensuel net dû par le demandeur M._ aux appelants C.N._, B.N._, A.N._, O._, V._, L._ pour l’appartement de 2.5 pièces qu’ii loue au 1
er
étage de l’immeubie sis à [...] à Pully est fixé à CHF 1'177.00 dès le 1
er
août 2012.
III. Subsidiairement, le jugement du tribunal des baux du 23 mars 2015 / 7 octobre 2015 est réformé aux chiffres I et Il de son dispositif en ce sens que :
a. Le loyer mensuel initial net dû par le demandeur M._ pour l’appartement mentionné sous chiffre II ci-dessus est fixé à CHF 1'200.00 dès le 15 décembre 2009 ;
b. Le loyer mensuel net dû par le demandeur M._ pour l’appartement mentionné sous chiffre II ci-dessus est fixé à CHF 1'130.00 dès le 15 décembre 2009 sur la base des paramètres suivants :
- Taux de l’intérêt hypothécaire 2.5%
- lPC 103.4
- Charges d’exploitation arrêtées au 31 décembre 2011.
IV. Plus subsidiairement, le jugement du tribunal des baux du 23 mars 2015 / 7 octobre 2015 est réformé aux chiffres I et Il de son dispositif en ce sens que :
Le loyer mensuel initial net dû par le demandeur M._ pour l’appartement mentionné sous chiffre ll ci-dessus est fixé à CHF 1’103.00 dès le 15 décembre 2009.
V. Le jugement du tribunal des baux du 23 mars 2015 / 7 octobre 2015 est réformé au chiffre Ill en ce sens que :
a. Principalement aucun montant n’est dû par les appelants au demandeur à titre de parts de loyer perçues en trop pour la période du 15 décembre 2009 au 31 mars 2015.
b. Subsidiairement, les appelants solidairement entre eux doivent payer au demandeur la somme de CHF 3‘177.40.
VI. Subsidiairement, le jugement du tribunal des baux du 23 mars 2015 / 7 octobre 2015 est annulé. »
Les appelants se sont acquittés de l’avance de frais de 1’787 fr. requise.
Par courrier du greffe de la Cour d’appel civile du 16 décembre 2015, un délai non prolongeable de 30 jours dès réception dudit courrier a été imparti à l’intimé pour déposer une réponse.
c)
Le conseil de l’intimé a, par lettre du 26 janvier 2016, informé la Cour d’appel civile qu’un accord avait été convenu entre les parties sur l’objet du litige et a requis la suspension de la cause au motif que la transaction ne pourrait vraisemblablement pas être signée avant le 1
er
février 2016, dernier jour du délai de réponse.
Un délai au 3 février 2016 a été imparti aux appelants pour se déterminer sur cette requête.
d)
Par courrier du 1
er
février 2016, le conseil des appelants a remis à la Cour d’appel civile la convention signée le même jour par les parties.
2.
Selon l'art. 241 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272), la transaction a les effets d'une décision entrée en force. Si le CPC ne règle pas spécifiquement la question de la transaction en deuxième instance, rien ne s'oppose à ce qu'un accord soit trouvé par les parties à ce stade de la procédure. Les règles portant sur les effets de la transaction s'appliquent dès lors
mutatis mutandis
à la procédure d'appel (Tappy, Les voies de droit du nouveau Code de procédure civile,
in
JdT 2010 III 115, pp. 140 ss).
Il convient dès lors de prendre acte de la convention signée le 1
er
février 2016 par les parties, ce qui relève de la compétence du juge délégué de la cour de céans (art. 43 al. 1 let. a CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 ; RSV 211.02]), et de rayer la cause du rôle (art. 241 al. 3 CPC).
3.
Les parties qui transigent en justice supportent les frais – qui comprennent les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l’occurrence, la convention prévoit, à son chiffre IX, que les éventuels frais d’appel dans le cadre du dossier XA14.006779-151853-TPO seront intégralement supportés par les appelants.
Les frais judiciaires de deuxième instance, qui auraient été arrêtés à 1’787 fr. en cas de jugement (art. 62 al. 1 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010; RSV 270.11.5]), doivent être réduits d’un tiers dès lors que les parties ont transigé sur l'objet de l'appel alors que le dossier avait déjà circulé auprès des membres de la cour (art. 67 al. 2 TFJC). Ainsi arrêtés à 1’191 fr., ils seront mis à la charge des appelants, solidairement entre eux, qui ont effectué une avance de frais de 1'787 fr., et compensés avec cette avance (art. 111 al. 1, 1ère phrase CPC), le solde de 596 fr. étant restitué aux appelants.
Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens de deuxième instance.

## Considerations