# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2c13edbe-cc75-4136-874b-78984b6673cb
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par acte du 25 octobre 2019, A.U._ (ci-après : appelant) a fait appel contre l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue le 17 octobre 2019 par la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois.
Par ordonnance du 31 octobre 2019, le Juge délégué a admis la requête d'effet suspensif qui était contenue dans l'acte d'appel.
Le 14 novembre 2019, B.U._ (ci-après : l'intimée) a déposé une réponse.
Par ordonnance du 1
er
novembre 2019, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé à l'appelant le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 28 octobre 2019 dans la procédure d'appel.
Lors de l'audience d'appel du 22 novembre 2019, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance tenante par le Juge délégué pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l'union conjugale, dont la teneur est la suivante:
" I. Parties conviennent de réformer les chiffres I et II de l’ordonnance rendue par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois en ce sens qu’il est renoncé en l’état à l’avis aux débiteurs.
II. Parties conviennent cependant que B.U._, pourra, en cas de retard de plus de cinq jours dans le paiement de l’une des contributions d’entretien due en faveur de [...] obtenir l’avis aux débiteurs portant sur la contribution d’entretien de 4'200 fr. (quatre mille deux cents francs), allocations familiales comprises, sur simple requête motivée, adressée au président du Tribunal civil, un délai de détermination de cinq jours étant cependant réservé en faveur de A.U._.
III. Chaque partie assume ses frais judiciaires de deuxième instance et renonce à l’allocation de dépens.
IV. Parties requièrent la ratification de la présente transaction pour valoir arrêt sur appel."
2.
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle.
3.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance, réduits d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, BLV 270.11.5), seront arrêtés à 400 fr. (art. 63 al. 1 et 65 al. 2 TFJC) et mis à la charge des parties à raison de 200 fr. pour l'appelant et 200 fr. pour l'intimée – conformément à la convention qui précède. Les frais mis à la charge de l'appelant seront provisoirement laissés à la charge de l'Etat, compte tenu de l'assistance judiciaire (art. 122 al. 1 let. b CPC).
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé dans la convention.
4.
Vu la nature du litige et les difficultés de la cause, il y a lieu d'admettre la liste d'opérations produite par Me Philippe Currat, conseil de l'appelant. Comme demandé, son indemnité doit être fixée à 1'890 fr. 15. Cet indemnité sera en l'état assumée par l'Etat (art. 122 al. 1 let. a CPC).
Le bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenu au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office laissés provisoirement à la charge de l'Etat.

## Considerations