# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** fe4b335c-460b-5b15-b614-530ef7457c1c
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2001
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Depuis 1995, la Société équestre de Chancy (ci-après : la SEC) loue à M. Georges-André Veuthey la parcelle n° 1147, feuille 30 du cadastre de la commune de Laconnex, située en zone agricole et entièrement en surface d'assolement, où elle organise chaque année des épreuves hippiques.
2. Par arrêt du 7 novembre 2000, le Tribunal administratif a confirmé une décision du département de l'aménagement, de l'équipement et du logement (ci-après : le département) refusant l'autorisation d'édifier des aménagements extérieurs et un plan d'eau sur la parcelle précitée.
Parallèlement, le département avait ordonné la démolition des ouvrages déjà réalisés et la remise en état du terrain. Cette décision, qui n'a pas été contestée, est devenue définitive et exécutoire.
3. Par décision notifiée le 8 décembre 2000 à M. Alain Chèvre, architecte de la SEC, le département a ordonné à cette dernière de démolir et de démonter diverses installations mises en place depuis la première décision, en particulier un pont enjambant le plan d'eau, divers édifices en bois, des troncs servant d'obstacles et délimitant le cheminement du parcours d'attelage, une caravane, un conteneur métallique, deux roulottes, une automobile, deux tracteurs, une remorque chargée de tuyaux, un fourgon, ainsi qu'une dizaine de bacs en béton. La présence de ces éléments avait été relevée lors d'un contrôle réalisé le 10 novembre 2000 par un inspecteur de la police des constructions.
4. M. Chèvre ayant indiqué qu'il n'était plus mandaté dans le cadre de cette affaire, le département a procédé à une nouvelle notification, le 8 janvier 2001, à l'adresse de M. Gilles Grandjean, président de la SEC.
5. Par acte du 10 janvier 2001, la SEC saisi le Tribunal administratif d'un recours en exposant qu'elle organisait de nombreux entraînements et qu'un concours national d'attelage aurait lieu au mois de juillet 2001. Elle a insisté sur le fait que mis à part l'obstacle aquatique, aucun des objets visés dans la décision n'était attaché au sol de manière durable. Or, selon la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 22 juin l979 (LAT - RS 700), seuls des ouvrages irréversiblement affectés à une activité contraire à l'affectation de la parcelle pouvaient être interdits, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
6. Le 26 février 2001, le département s'est opposé au recours. La décision litigieuse faisait suite à l'arrêt rendu par le Tribunal administratif le 8 décembre 2000, arrêt qui n'avait pas fait l'objet d'un recours. Les éléments alors tranchés ne pouvaient plus être remis en question. Seuls les nouveaux éléments, non visés par la première procédure, pouvaient être discutés. Or, ces derniers étaient manifestement contraires à l'affectation de la zone, si bien qu'aucune mesure autre que la démolition ou le démontage des installations n'était apte à assurer le respect de la loi.
7. Le Tribunal administratif a procédé à un transport sur place le 18 juin 2001.

## Considerations