# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2a0152e2-549f-5e77-a578-e39a8831b626
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 26 janvier 2006, la 12
ème
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame G_ , née le 1954, et Monsieur G_, né le 1952, mariés en date du 7 octobre 1977.
Selon le chiffre 2 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 28 mars 2006 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 4 avril 2006 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 7 octobre 1977 et le 28 mars 2006. Une audience de comparution personnelle des parties a par ailleurs eu lieu le 3 avril 2007.
Selon le courrier de la Fondation de libre passage de la Banque cantonale de Genève du 5 septembre 2006, la prestation acquise pendant le mariage par Monsieur G_ est de 327'900 fr. 80 et de 17'978 fr. 75 auprès de la Winterthur Columna selon son courrier du 11 mai 2006 fr., soit un montant total de 345'879 fr. 65.
Selon le courrier de la Fondation institution supplétive LPP de Zürich du 5 octobre 2006 , celle de Madame G_ est de 4'191 fr. 25; son avoir est également de 22'627 fr. 30 auprès de la Patrimonia, selon son courrier du 16 octobre 2006, et de 1'329 fr. 45 auprès de la Banque cantonale de Zürich selon le courrier du 18 janvier 2007. Ainsi, le montant total constitué pendant le mariage par Madame G_ se monte à 28'148 fr.
Ces documents ont été transmis aux parties au cours de l'instruction. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 27 avril 2007, un arrêt serait rendu sur cette base.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 7 octobre 1977, d’autre part le 28 mars 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par Monsieur G_ est de 345'879 fr. 65 fr. tandis que celle acquise par Madame G_ est de 28'148 fr., les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 172'939 fr.85 ( 345'879 fr.65 : 2) et celle-ci doit à celui-là le montant de 14'074 fr. ( 28'148 fr. : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à à la demanderesse le montant de 158'865 fr.85.
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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