# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 02f34d44-1a76-57dd-9062-80c2a822905c
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, né en 1963, domicilié à B._, marié et père de trois enfants mineurs, charpentier de formation, a, le 11 octobre 2011, requis l'octroi de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: OAI), en raison de discopathies aux lombaires médicalement attestées. Il travaillait auparavant dans son entreprise, A._ Sàrl.
L'assuré a, dans un premier temps, été mis en incapacité de travail à 75% de septembre à novembre 2011, puis à 50%. Dans une expertise du 20 décembre 2012, le Dr C._, spécialiste FMH en neurologie, conclut à la présence de "lombalgies épisodiques sur troubles statiques et dégénératifs", actuellement peu symptomatiques. Il estime que l'assuré est capable de reprendre son activité professionnelle à 100%, en évitant les travaux en porte-à-faux et les charges supérieures à 25 kg.
En janvier 2013, l'assuré a repris son travail à 100% dans son entreprise. Dans son rapport du 9 avril 2013, le Dr D._, spécialiste FMH en anesthésiologie, du Service Médical Régional (ci-après: SMR), estime que l'incapacité de travail de l'assuré a débuté en septembre 2011 et s'est terminée en novembre 2012.
Par projet de décision du 25 septembre 2013, l'OAI a reconnu le droit de son assuré à une  du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2012. Aucune objection n'a été déposée contre ce projet de décision.
Par décision du 19 novembre 2013, l'OAI a octroyé une demi-rente d'invalidité du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2012. Contrairement au projet de décision, le dispositif a confirmé le droit à une demi-rente dès le 1er janvier 2013.
B. Le 2 septembre 2014, après avoir constaté cette erreur, l'OAI a requis la restitution d'un montant de CHF 44'205.-, à savoir la rente d'invalidité versée du 1er janvier 2013 au 30 septembre 2014. Selon lui, ces montants avaient été versés indûment à l'assuré.
C. Contre cette décision, par acte du 12 septembre 2014, l'assuré interjette recours devant le Tribunal cantonal concluant à l'annulation de la décision de restitution et, subsidiairement, à la renonciation au remboursement. A l'appui de ses conclusions, il se plaint du fait qu'une demi-rente lui avait été octroyée par décision du 19 novembre 2013 et qu'une annulation de celle-ci ne pouvait être faite que par le biais d'une nouvelle décision. Aux dires de l'assuré, il s'est fondé sur cette décision en toute bonne foi dès lors qu'elle confirmait son handicap dans son travail quotidien. Il allègue également divers griefs de nature formelle.
L'avance de frais de CHF 400.- requise a été versée le 30 septembre 2014.
Dans ses observations du 10 novembre 2014, l'OAI conclut au rejet du recours. Il considère que le prononcé et la décision du 19 novembre 2013 sont clairs et octroient une demi-rente du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2012. Selon lui, la caisse de compensation a commis une erreur manifeste en continuant de verser des prestations au-delà du 31 décembre 2012, ce qui rend légitime la restitution du montant indûment touché.
Dans ses contre-observations du 12 septembre (recte: décembre) 2014, l'assuré relève encore que la rente temporaire n'a été accordée que dans le projet de décision du 25 septembre 2013. Pour sa part, la décision du 19 novembre 2013 indiquait uniquement qu'une rente ordinaire
Tribunal cantonal TC Page 3 de 9
mensuelle était octroyée du 1er septembre 2012 au 31 décembre 2012 et dès le 1er janvier 2013. Il précise en outre être atteint dans sa santé et ne pas avoir encore recouvré une capacité entière de travail et de ne pas encore être en mesure d'obtenir un revenu semblable à celui qu'il percevait avant l'atteinte à sa santé.
Dans ses ultimes remarques du 30 janvier 2015, l'OAI a campé sur sa position.
Invitée à se déterminer à son tour, en sa qualité de fonds LPP à qui la décision attaquée a été notifiée, la caisse de pensions E._ n'a pas donné suite au courrier d'appel en cause.
Il sera fait état des arguments, développés par les parties à l'appui de leurs conclusions, dans les considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.

## Considerations

en droit
1. a) D'après l'art. 25 al. 1 1ère phrase de la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA; RS 830.1), les prestations indûment touchées doivent être en principe restituées. L'assuré concerné peut toutefois demander la remise de l'obligation de restituer, lorsque la restitution des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi, mettrait l'intéressé dans une situation difficile (art. 25 al. 1 2e phrase LPGA). Dans la mesure où une telle demande ne peut être traitée que si la décision de restitution est entrée en force, la remise et son étendue font l'objet d'une procédure distincte (cf. art. 4 al. 2de l'ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales, RS 830.11; OPGA; arrêt TF C 264/05 du 25 janvier 2006, consid. 2.1). La demande doit être écrite, motivée et accompagnée des pièces nécessaires et être déposée auprès de l'autorité cantonale compétente au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision de restitution (art. 4 al. 4 OPGA).