# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 70f2dad6-f565-575e-85b0-ddaa83ca5f26
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Le 10 août 2015, Madame A_ (ci-après : l’assurée) a signé une proposition d’assurance avec HELSANA ASSURANCES SA (ci-après : l’assurance) pour une assurance obligatoire des soins, assortie d’assurances complémentaires.![endif]>![if>
Cette proposition mentionnait une prime de CHF 418.80 pour l’assurance de base.
2. Par courrier du 10 septembre 2015, l’assurance a fait parvenir à sa nouvelle assurée des polices provisoires, dont il ressortait que la prime définitive de l’assurance de base s’élèverait à CHF 467.-.![endif]>![if>
3. Par courrier du 14 septembre 2015, l’assurée a indiqué avoir constaté « passablement d’erreurs » dans les polices qui lui avaient été adressées. Elle a déploré que les primes proposées soient finalement plus élevées que ce qui lui avait été annoncé et a fait valoir qu’elle avait souligné qu’elle ne voulait pas être privée du libre choix du médecin. En conséquence, elle demandait à l’assurance « d’annuler au plus vite [sa] souscription (...) pour l’assurance obligatoire des soins (LAMal) ainsi que pour l’assurance complémentaire LCA ».![endif]>![if>
4. Le 17 septembre 2015, l’assurance a accusé réception de cette « demande de retrait de proposition » en faisant valoir que, dans la mesure où elle avait déjà confirmé la proposition d’assurance par écrit, le contrat était « valable et contraignant ».![endif]>![if>
5. Le 23 septembre 2015, l’assurée a saisi le « Tribunal des assurances sociales » (recte : la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice) d’une « plainte contre HELSANA pour abus de faiblesse, atteinte à la vie privée, contrainte, manipulation et surtout violence économique » (sic).![endif]>![if>
En substance, l’assurée fait valoir qu’un vendeur d’HELSANA s’est présenté à sa porte et lui a « fait peur ». Elle affirme qu’il aurait fait pression sur elle en insistant tellement qu’elle aurait en définitive accepté « de signer tout et n’importe quoi ».
En résumé, l’assurée insiste pour que ses assurances soient annulées.
6. Invitée à se déterminer, l’assurance, dans sa réponse du 9 octobre 2015, a conclu à l’irrecevabilité du « recours », puisqu’aucune décision n’a été rendue de sa part.![endif]>![if>
L’intimée se défend de tout déni de justice.
Au final, elle constate que la prime indiquée dans la proposition signée par l’assurée diffère de la prime finale (CHF 467.- contre CHF 418.80 annoncés) et annonce qu’elle reconnaît à ses clients le droit de renoncer à l’affiliation lorsque la prime définitive diffère de plus de 5% de celle annoncée initialement.
En conséquence, elle suggère que le « recours » soit considéré comme une demande de renonciation à laquelle elle annonce d’ores et déjà qu’elle donnera suite.
7. Le 14 octobre 2015, l’assurance a adressé à l’assurée un courrier donnant formellement suite à sa demande de renonciation. ![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal -
RS 832.10
).![endif]>![if>
La compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2. L’art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu’avant d’être soumises au tribunal, les décisions d’un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues. ![endif]>![if>
3. En l’occurrence, force est de constater que l’assurance n’a pas encore statué sur la demande de renonciation que lui a adressée l’assurée le 14 septembre 2015. Il en découle que l’assurée n’a pas encore épuisé les voies de droit qui s’offraient à elle auprès de l'assureur.![endif]>![if>
Or, il ressort de la jurisprudence que le juge ne peut être saisi valablement d’un recours avant que n’ait été rendue la décision que l'assuré entend contester (ATFA non publié du 4 juillet 2000 en la cause H 4/00, considérant 1 b ; Revue à l’intention des caisses de compensation [RCC] 1988 p. 487 consid. 3 b). En ce sens, le « recours » interjeté par l’assurée ne saurait être considéré comme recevable.