# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2fca4d1b-cdc7-52d4-a56e-3eadec873c70
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par décision du 22 décembre 2008, le service de la consommation et des affaires vétérinaires (ci-après : le service) a prononcé le séquestre définitif des quatre chiens détenus par Madame B_, séquestrés à titre provisoire le 2 décembre 2008, à savoir une chienne Bichon de Bologne, blanche, son chiot mâle âgé d’environ trois mois, un chiot Bichon croisé mâle, blanc, âgé d’environ trois mois et un chien Yorkshire mâle âgé d’environ sept ans, tous non-identifiés chez « Animal Identify Service S.A. » banque de données nationale des animaux de compagnie marqués (ANIS) et fait interdiction à la précitée de détenir ainsi que de faire le commerce de tout animal pendant dix ans ; au terme de cette période, la détention d’un animal ou le commerce d’animaux par Mme B_ sera soumise à l’autorisation préalable du service. Enfin, Mme B_ a été condamnée à supporter les frais d’intervention du service ascendant à CHF 300.-.
Dite décision, déclarée exécutoire nonobstant recours, a été remise en mains propres à Mme B_ le 23 décembre 2008.
2. Mme B_ a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre la décision précitée par acte posté le 23 janvier 2009, complété de manière spontanée par un acte non daté, mais parvenu au Tribunal administratif le 11 février 2009.
Elle conclut à l’annulation du séquestre définitif de ses animaux ainsi qu’à celle de l’interdiction de posséder un animal.
3. Dans sa réponse du 13 mars 2009, le service s’est opposé au recours.
4. La cause a été gardée à juger sans autre acte d’instruction.

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est à cet égard recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
).
En revanche, il ne l’a pas été dans le délai de trente jours prévu par l’article 60 alinéa 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), puisqu’il est établi par pièce que la recourante s’est vu remettre en mains propres le 23 décembre 2008 la décision querellée et qu’elle n’a recouru que le 23 janvier 2009 soit au-delà du délai de trente jours fixé par l’article 27 du règlement d’application de la loi fédérale sur la protection des animaux du 14 juillet 1982 (RALFPA -
M 3 50.02
) lequel venait à échéance le 22 janvier 2009, à minuit.
2. Les délais de recours et de réclamation fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 première phrase LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même (SJ 1989 p. 418). Ainsi, celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (SJ
2000 I 22
et références citées).
Les cas de force majeure restent réservés (art. 16 al. 1 deuxième phrase LPA). A cet égard, il y a lieu de préciser que tombent sous cette notion les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (
ATA/52/2009
du 27 janvier 2009 et les références citées).
3. Dans le cas d’espèce, la recourante n’invoque aucun cas de force majeure qui l’aurait empêchée d’agir en temps utile. Il faut donc admettre que le recours est tardif et, partant, irrecevable.
Vu l’issue du litige, un émolument réduit de CHF 250.- sera mis à la charge de la recourante (art. 87 LPA).
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