# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bb4fa36d-5235-5161-86ca-39b820c17bfd
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Monsieur B_, né le _ 1969, ressortissant de Zambie, est marié à Madame A_, née le _ 1982, également ressortissante de Zambie. ![endif]>![if>
2) Le _ 2004, Mme A_ a donné naissance à l’enfant C_.![endif]>![if>
3) M. B_ est arrivé à Genève le 24 juillet 2008. Engagé par l’organisation non gouvernementale (ci-après : ONG) E_, il a été mis au bénéfice d’une carte de légitimation temporaire, de type « H », délivrée aux personnes dites sans privilèges et immunités, ainsi qu’aux collaborateurs n’ayant pas le statut de fonctionnaire international.![endif]>![if>
Dans les années qui ont suivi, le contrat de travail de M. B_ auprès d’E_ a été régulièrement prolongé de même que sa carte de légitimation renouvelée.
4) Le 24 septembre 2008, Mme A_ et l’enfant C_ sont arrivés à Genève, au bénéfice d’un visa pour rendre visite à M. B_.![endif]>![if>
5) Le 26 janvier 2009, Mme A_ a déposé, auprès de l’office cantonal de la population, devenu depuis l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM), une demande d’autorisation de séjour pour formation. Elle s’est inscrite à l’académie de langues et de commerce à Genève. Selon son plan d’études, elle entendait obtenir un diplôme d’études en langue française en juin 2010, puis un diplôme d’assistante de direction en juin 2011.![endif]>![if>
6) Le 4 juillet 2009, l’OCPM a délivré à Mme A_ l’autorisation de séjour sollicitée, valable jusqu’au 30 juin 2011.![endif]>![if>
7) Le 13 octobre 2009, son fils C_ a obtenu une autorisation de séjour au titre de regroupement familial avec sa mère, valable également jusqu’au 30 juin 2011, son droit de séjour étant lié à celui octroyé à sa mère. ![endif]>![if>
8) Le 17 novembre 2010, Mme A_ a obtenu son diplôme d’études en langue française.![endif]>![if>
9) Par lettre du 8 juin 2011, Mme A_ a requis de l’OCPM la délivrance d’une autorisation de séjour sans prise d’activité lucrative, pour elle et son fils, afin qu’ils puissent continuer à séjourner en Suisse avec M. B_, pendant toute la durée de son engagement à Genève.![endif]>![if>
A son courrier, Mme A_ a annexé une attestation, établie le 3 juin 2011 par l’E_, certifiant que M. B_ verrait son engagement auprès de cette ONG prolongé jusqu’au mois de décembre 2012.
10) Le 30 juin 2011, Mme A_ a obtenu son diplôme d’assistante de direction. ![endif]>![if>
11) Le _ 2011, elle a donné naissance à son second enfant, D_.![endif]>![if>
12) Le 28 octobre 2011, E_ a certifié que le contrat de M. B_ serait, à nouveau, prolongé jusqu’au 31 décembre 2013.![endif]>![if>
13) Le 21 décembre 2011, la mission permanente de la Suisse auprès de l’office des nations unies et des autres organisations internationales à Genève (ci-après : la mission suisse) a informé l’OCPM, qui l’avait interpellée à ce propos, qu’au regard des directives en vigueur, les membres de la famille d’une personne engagée par une organisation internationale en qualité de « non-fonctionnaire », titulaire d’une carte de légitimation de type « H », ne pouvaient pas être admis en Suisse au titre du regroupement familial. ![endif]>![if>
14) Par décision du 11 juillet 2012, reçue le 12 juillet 2012, l’OCPM a refusé d’accorder à Mme A_ et à ses deux enfants l’autorisation de séjour demandée, a prononcé leur renvoi et leur a imparti un délai au 15 août 2012 pour quitter la Suisse.![endif]>![if>
Les intéressés ne pouvaient pas bénéficier du regroupement familial, car M. B_ était au bénéfice d’une carte de légitimation de type « H », octroyant uniquement un statut temporaire. De plus, Mme A_ avait bénéficié d’une autorisation de séjour pour études, ayant obtenu les diplômes souhaités, le but de son séjour en Suisse devait être considéré comme atteint.
15) Par courriel du 24 août 2012, M. B_ a informé l’OCPM que sa femme s’était vu proposer par E_ un stage d’une durée de six mois, renouvelable. ![endif]>![if>
16) Par courrier daté du 6 septembre 2012 adressé à l’OCPM, rédigé en anglais, M. B_ a sollicité une prolongation des autorisations de séjour de sa femme et de ses enfants.![endif]>![if>
E_ avait proposé à Mme A_ un stage de six mois, du 21 août 2012 au 19 février 2013. Or, l’autorisation de séjour de cette dernière étant échue, E_ ne pouvait pas requérir une carte de légitimation en sa faveur.
17) Interpellée par l’OCPM, la mission suisse a informé ce dernier le
25 septembre 2012 qu’aucune demande de carte de légitimation en faveur de Mme A_ n’avait été déposée. Elle lui a précisé que selon les règles en vigueur, les personnes faisant l’objet d’une procédure en suspens en matière de résidence – comme en l’espèce – ne pouvaient pas bénéficier d’une telle carte du DFAE.![endif]>![if>
18) Le 25 septembre 2012, l’OCPM a transmis, sans lettre d’accompagnement, le courrier de M. B_ au Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI). Au regard du tampon de réception figurant dans le dossier transmis par l’OCP, le TAPI a reçu ledit courrier le 26 septembre 2012. ![endif]>![if>
19) Par courrier du 27 septembre 2012, sous le numéro de cause A/2919/2012, le TAPI sous la signature d’un greffier a écrit à M. B_ un courrier dont la teneur était la suivante :![endif]>![if>
« Nous accusons réception de votre courrier daté du 6 septembre 2012, que l’OCPM nous a transmis en date du 26 septembre 2012.
Vous voudrez bien nous indiquer si, par ce biais vous entendiez effectivement recourir, au nom de votre épouse Mme A_ et de vos enfants C_ et D_ contre la décision de l’OCPM du
11 juillet 2012 leur refusant une autorisation de séjour ou si vous sollicitiez, en réalité, que l’OCPM reconsidère sa décision du 11 juillet 2012, compte tenu du fait nouveau (contrat de stage signé entre votre épouse et E_) survenus depuis le prononcé de celle-ci ».
Après lui avoir rappelé que la langue officielle était le français et que l’acte de recours ainsi que les pièces qu’il accompagnait devaient leur parvenir dans cette langue, le TAPI poursuivait :
« Dans le cas où vous estimeriez que votre courrier doit être considéré comme un recours, nous vous invitons dès lors à satisfaire à cette exigence et à joindre toutes pièces utiles d’ici au vendredi 5 octobre 2012, sous peine d’irrecevabilité de ce dernier.
Sans nouvelles de votre part dans ce même délai, votre courrier sera classé sans suite ».
20) Le 5 octobre 2012, M. B_ a répondu ceci : ![endif]>![if>
« Nous accusons réception de votre courrier du 27 septembre 2012 qui a retenu toute notre attention.
Concernant la lettre du 6 septembre 2012, nous demandions à l’OCP de reconsidérer leur décision du 11 juillet 2012 en se fondant sur les faits que nous leur avons fournis. Si ceci n’est pas possible légalement nous feront appel à votre bureau.
Nous espérons que nous avons clairement répondu à votre demande et nous restons à votre disposition. »
21) Le 8 octobre 2012, le TAPI a adressé le courrier précité à l’OCPM accompagné de la demande suivante : « (nous) vous saurions gré de bien vouloir nous indiquer dans les meilleurs délais si vous entendez traiter ledit courrier comme une demande de reconsidération de votre décision du 11 juillet 2012 ». ![endif]>![if>
Ce courrier de transmission se référait au numéro de procédure A/2919/2012.
L’OCP n’a pas répondu immédiatement audit courrier.
22) Par décision du 17 octobre 2012 notifiée à M. B_, l’OCPM a refusé d’entrer en matière sur sa demande de reconsidération du 6 septembre 2012 et a confirmé sa décision du 11 juillet 2012, refusant une autorisation de séjour à
Mme A_ et à ses deux enfants.![endif]>![if>
L’offre de stage proposée à M. B_ ne constituait pas un fait important justifiant, au sens de l’art. 48 de la loi sur la procédure administrative du
12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
) une reconsidération de la décision du 11 juillet 2012. Une demande de réexamen ou de reconsidération n’était pas un moyen de droit destiné à remettre les décisions administratives indéfiniment en question ni à éluder les dispositions légales sur les délais de recours.
23) Par courrier du 18 octobre 2012 se référant à la cause A/2919/2012, l’OCPM a écrit au TAPI. Elle lui transmettait la décision précitée « en réponse à son courrier du 8 octobre 2012 ». ![endif]>![if>
24) Par acte déposé le 18 octobre 2012 au greffe du TAPI portant le numéro de référence A/2919/2012, mais daté du 5 octobre 2012, M. B_ s’est adressé au TAPI en langue française. ![endif]>![if>

## Considerations