# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 46c2fe96-9633-4c8a-be6d-1fb5426f1b6f
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

principe attaquable par la voie du recours prévue par le CPP, puis par le
recours en matière de droit pénal auprès du Tribunal fédéral (consid. 2).
S'agissant d'une décision par laquelle les tribunaux genevois avaient dénié à
une personne la qualité de partie plaignante lors des débats, dans un arrêt
publié aux ATF 138 IV 193, le Tribunal fédéral a considéré que le recours
selon l'art. 393 al. 1 let. b CPP était recevable. Les effets qu'une telle
décision pouvait avoir n'étaient plus susceptibles d'être réparés par la suite
puisque la partie écartée ne pouvait plus la contester dans la mesure où le
procès se terminait pour elle. Faute de pouvoir participer à la suite des
débats, la partie exclue ne pouvait former un appel contre le jugement au
fond dès lors qu'elle n'était plus partie à la procédure et qu'elle n'avait donc
pas qualité pour agir (consid. 4.4).
En ce qui concerne les décisions prises avant les débats, la même règle
s'applique. Le recours ne saurait par principe être exclu comme le propose
un courant de la doctrine (voir JENT, Basler Kommentar StPO, n° 4 ad
art. 65; STEPHENSON/THIRIET, ibidem, n° 13 ad art. 393; MOREILLON, Le
recours selon le nouveau CPP dans les affaires soumises à la juridiction
fédérale, JdT 2010 IV 79, n° 30). GUIDON s'est montré soucieux de bien
délimiter les cas dans lesquels le recours devait être admis, soit lorsque la
décision attaquée est susceptible de causer un préjudice irréparable (Zur
Anfechtbarkeit verfahrensleitender Entscheide erstinstanzlicher Gerichte,
Forumpoenale 1/2012, p. 26 ss, notamment p. 28; voir aussi GARRÉ, Il
reclamo contro le decisioni incidentali del Tribunale di primo grado,
Bolletino a cura dell'Ordine degli avvocati del cantone Ticino, 44/2012,
p. 13 ss; GUIDON, Die Beschwerde gemäss Schweizerischer
Strafprozessordnung, Saint-Gall 2011, n° 185 p. 82 s.; ég. décision du
Tribunal pénal fédéral BB.2012.46 du 26 septembre 2012, consid. 1.4). A
titre d'exemple et en référence à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, GUIDON cite le
refus de l'assistance judiciaire dans une cause pénale et le refus de désigner
un avocat d'office au prévenu (ibidem, p. 29, également mentionné à l'ATF
133 IV 335 consid. 4). En revanche, comme l'explique cet auteur, une
décision incidente susceptible d'avoir pour effet l'allongement de la
procédure ne cause en principe pas de préjudice irréparable (ibidem, p. 29).
Quand bien même la démonstration du préjudice irréparable lui incombe
(cf. ATF 134 III 426 consid. 1.2), la recourante omet de démontrer son
existence. Au surplus, l'acte attaqué est une ordonnance de la direction de la
procédure du tribunal de première instance qui, pour plusieurs motifs, ne
paraît causer aucun préjudice irréparable à la recourante. Premièrement, rien
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ne l'empêche de réitérer sa requête devant la Cour des affaires pénales lors
des débats (art. 65 al. 2 CPP). Deuxièmement, la recourante pourrait cas
échéant se plaindre de la restriction imposée lors du recours contre la
décision finale (soit s'agissant de la procédure pénale fédérale, directement
auprès du Tribunal fédéral). Dans ce cas, si la décision de la Cour pénale
devait être annulée par l'autorité de recours et que l'accès illimité au dossier
devait lui être accordé, son préjudice serait à l'évidence réparé. Ainsi,
compte tenu de la proximité des débats, il est judicieux d'éviter la
multiplication des recours, en réservant celui selon l'art. 393 CPP aux cas
dans lesquels il ne serait pas opportun, en vue de la clarification d'une
question d'une certaine importance, d'attendre le recours principal
(cf. GARRÉ, op. cit., p. 13 ss). Tel n'est pas le cas en l'espèce. De plus, en
cas d'admission d'un éventuel recours sur le point litigieux, la recourante se
trouverait dans la même situation que si l'accès complet au dossier lui avait
été d'emblée accordé par la Cour pénale pour l'exercice de ses droits de
partie et en particulier pour chiffrer son éventuel dommage. Dans ces
circonstances, on conçoit mal en quoi le préjudice subi par la recourante
serait irréparable de sorte que la voie du recours selon les art. 393 ss CPP
n'est pas ouverte.
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6. Extrait de la décision de la Cour des plaintes dans la cause A. contre
Ministère public de la Confédération et B. Ltd du 10 avril 2013
(BB.2012.148)
Méthodes d'administration des preuves interdites.
Art. 140 ss CPP
Une preuve recueillie par un particulier de manière illicite qui n'est pas
absolument interdite au sens de l'art. 140 CPP est utilisable pour autant que
l'autorité eût pu elle-même la recueillir licitement et que la pesée des intérêts en
présence permette de conclure que l'intérêt public à la découverte de la vérité
prime l'intérêt privé invoqué (consid. 2).
Verbotene Beweiserhebungsmethoden.
Art. 140 ff. StPO
Ein Beweis, welcher durch eine Privatperson in rechtswidriger, jedoch nicht in
absolut verbotener Weise im Sinne des Art. 140 StPO erhoben wurde, kann

## Considerations