# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c6427f7d-f70c-51e8-b771-398f33c94df1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
que par courrier du 9 février 2022, A_ SARL a sollicité la suspension de la procédure, subsidiairement la prolongation du délai pour répliquer au 30 juin 2022, au motif que le conseil en charge du dossier avait été victime d'un infarctus le 2 février 2022;
Que par courrier du 10 février 2022, C_ s'est opposée à la suspension de la cause et à la prolongation du délai au 30 juin 2022, mais a consenti à dite prolongation jusqu'au 15 mars 2022;
Que par ordonnance du 15 février 2022, le Tribunal a accordé une ultime prolongation de délai à A_ SARL au 25 mars 2022 pour répliquer, délai non prolongeable;
Que par acte expédié le 28 février 2022, A_ SARL forme recours contre cette ordonnance, sollicitant son annulation, le renvoi de la cause au Tribunal et, subsidiairement, la suspension de la cause ou la fixation d'un délai au 30 juin 2022 pour répliquer;
Que la partie recourante a sollicité à titre préalable la suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise; qu'elle fait valoir qu'à défaut, elle subira un dommage difficilement réparable, car sera privée du droit de répliquer;
Que par courrier du 7 mars 2022, la partie intimée s'est opposée à la requête;
Que les parties ont été informées par courrier du 8 mars 2022 du greffe de la Cour de ce que la cause était gardée à juger sur effet suspensif;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que le recours est ouvert contre les autres décisions et ordonnances d'instruction de première instance (art. 319 let. b CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Qu'en l'espèce, il se justifie de suspendre le caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise afin de ne pas vider le recours de son objet; que l'intérêt de la partie intimée à voir la procédure se poursuivre immédiatement ne paraît pas l'emporter sur celui de la partie appelante à voir sa requête de suspension du caractère exécutoire admise; que le dossier ne présente en effet aucune urgence particulière; qu'en tout état la procédure est susceptible de durer, compte tenu notamment des nombreuses pièces produites, utiles à la solution du litige;
Que, par ailleurs, le recours n'est pas,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès;
Qu'en conséquence, la requête de la recourante sera admise.
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