# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 56676a43-5dd1-5629-bf02-8d79b1c51880
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Madame A_ est associée-gérante de B_ Sàrl, société active dans l’exploitation de cafés-restaurants et dont le siège se trouve au_, rue C_ à Genève.![endif]>![if>
2) Le 12 mars 2012, elle a été autorisée à exploiter le restaurant à l’enseigne « D_ », situé _, rue C_ à Genève. En 2015, elle avait une douzaine d’employés.![endif]>![if>
3) Par ordonnance pénale du Ministère public du 29 janvier 2016, Mme A_ a été condamnée à une peine pécuniaire de cent jours-amende à CHF 80.- avec sursis pendant trois ans pour avoir, jusqu’en septembre 2015, employé une serveuse et un aide de cuisine dépourvus d’autorisation de travail et/ou de séjour sur une période de respectivement trente et trente-huit mois.![endif]>![if>
4) Les deux employés susmentionnés ont été rémunérés conformément au salaire prescrit par la convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés et les cotisations sociales régulièrement prélevées et versées aux assurances sociales obligatoires. L’impôt à la source a été retenu sur le salaire de l’employé travaillant à plein temps et versé à l’administration fiscale cantonale. Il n’a pas été prélevé sur le salaire de l’autre employé, dont les horaires étaient irréguliers.![endif]>![if>
5) À la suite du contrôle de l’office cantonal de l’inspection et des relations du travail en septembre 2015, qui a dénoncé la situation irrégulière des deux employés au Ministère public, Mme A_ a licencié ces derniers, leur remettant à chacun un « bonus » de respectivement CHF 10'000.- et CHF 7'000.-.![endif]>![if>
6) Par décision du 31 janvier 2017, le service du commerce, devenu entretemps le service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir (ci-après : PCTN), a rejeté la requête formée par Mme A_ de renouveler son autorisation d’exploiter le restaurant susmentionné, au motif qu’elle ne remplissait pas les conditions d’honorabilité permettant de retenir qu’elle offrait les garanties d’une exploitation conforme aux prescriptions applicables en matière de police des étrangers, de sécurité sociale et de droit du travail. La décision était exécutoire nonobstant recours.![endif]>![if>
7) Dans son recours, déposé le 15 février 2017 au greffe de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), Mme A_ a conclu à l’annulation de la décision précitée et au renvoi du dossier au PCTN pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle a exposé qu’elle avait engagé les deux employés après que ses recherches de personnel étaient restées vaines et alors que ceux-ci se trouvaient dans une situation financière précaire. Bien que consciente qu’elle ne pouvait engager des employés dépourvus des autorisations adéquates, elle ignorait qu’elle commettait ainsi une infraction pénale. Elle avait pris conscience de la gravité des faits et de la nécessité de veiller à ce que toutes les personnes engagées soient au bénéfice d’une autorisation de séjour et/ou de travail.![endif]>![if>

## Considerations