# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d6245747-f391-5f30-9c15-09279fb4b6b3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, le jugement
JTPI/16849/2006
rendu le 23 novembre 2006 par le Tribunal de première instance dans la cause C/15484/2004-1, déboutant A_ de toutes ses conclusions et le condamnant à des dépens de 4'000 fr.;
Vu l'appel formé le 11 janvier 2007 par A_ contre ce jugement aux termes duquel il conclut à ce que B_ SA soit condamnée à lui restituer le tableau peint à l'huile sur toile intitulé "C_";
Attendu que A_ avait acquis ce tableau le 9 octobre 1989 auprès de la galerie d'art "D_ SA" au prix de ESP 1'000'000;
Vu la réponse à l'appel déposée le 22 février 2007 par B_ SA;
Vu le courrier du 6 mars 2007 dans lequel le conseil de l'appelant, Me E_, a informé la Cour du décès de A_, précisant avoir reçu, avant le décès, instruction de plaider l'affaire;
Attendu que le 21 mars 2007 Me E_ a produit un certificat de décès;
Vu l'arrêt de la Cour de céans du 23 mars 2007 suspendant la procédure à la suite du décès;
Vu le courrier de Me E_ du 14 avril 2011 informant la Cour de ce que la succession de A_ était régie par le droit espagnol, selon lequel pour devenir héritier il convenait d'accepter la succession;
Attendu que, dans ce courrier, le conseil du défunt a précisé qu'il ne disposait d'aucun élément lui permettant de dire si les enfants de l'appelant, respectivement sa veuve, auraient ou non accepté la succession, le cas échéant, sous quelles modalités;
Que, dans ce même courrier, le conseil du défunt a informé la Cour de ce que le mandat avait été résilié et que l'élection de domicile en son étude était devenue caduque;
Que, le 20 avril 2011, le conseil de B_ SA a informé la Cour qu'elle n'avait plus aucun intérêt à la procédure;
Que, le 25 mai 2011, la Cour a demandé à Me E_ de lui communiquer la copie de son acte de signification de la révocation du mandat en application de l'art. 76 al. 3 aLPC;
Que le courrier de la Cour est resté sans réponse;
Vu l'ordonnance
ACJC/448/2018
de la Cour du 3 avril 2018 ordonnant la reprise de la procédure et impartissant un délai de 30 jours à Me E_ pour renseigner la Cour sur le point de savoir si la succession a été acceptée et, le cas échéant, produire tout document utile attestant de l'acceptation ou non de la succession de A_, ainsi que l'identité et l'adresse de chacun des hoirs composant l'hoirie du défunt;
Attendu que, dans ladite ordonnance, la Cour a informé Me E_ qu'à défaut d'une réponse dans le délai imparti, la Cour considérerait que l'appelant n'avait plus d'intérêt à l'action et que la cause serait rayée du rôle;
Que, par courrier du 15 mai 2018, Me E_ a produit une lettre datée du 4 mars 2011 et adressée par ce dernier au conseil espagnol de l'appelant, informant l'hoirie de feu A_ de la résiliation de son mandat à la suite du non-paiement de ses honoraires et de leur absence de réaction;
Que Me E_ a sollicité une prolongation du délai fixé par la Cour pour produire les informations requises jusqu'au 30 juin 2018;
Que dite prolongation de délai a été octroyée par la Cour le 18 mai 2018;
Que, par courrier du 13 juillet 2018, Me E_ a informé la Cour que les démarches entreprises pour produire les informations requises dans l'ordonnance du 3 avril 2018 étaient restées vaines et que, par conséquent, le délai imparti par la Cour était arrivé à échéance sans avoir été utilisé.
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la présente procédure est régie par l'ancien droit (art. 404 al. 1 CPC);
Que l'élection de domicile en l'étude de Me E_ est toujours valable (cf. ordonnance
ACJC/448/2018
du 3 avril 2018);
Qu'il s'ensuit que l'appelant sera atteint en l'étude de Me E_ pour les besoins de la procédure d'appel;
Que dans la mesure où, le 14 avril 2011, le conseil du défunt a informé la Cour de ce qu'il ne disposait d'aucun élément lui permettant de dire si les enfants de l'appelant, respectivement sa veuve, auraient ou non accepté la succession et précisant que le mandat avait été résilié;
Que, par courrier du 13 juillet 2018, Me E_ a indiqué qu'il n'avait pas pu donner suite à l'ordonnance du 3 avril 2018 dans le délai imparti à cet effet, toutes les démarches entreprises pour renseigner la Cour sur le point de savoir si la succession de l'appelant avait ou non été acceptée étant restées vaines;
Que, dans ces circonstances, il y a lieu de retenir que l'appel formé par le défunt est devenu sans objet, la cause pouvant être rayée du rôle (cf. art. 242 CPC);
Que les frais judiciaires, fixés à 800 fr., seront mis à la charge de l'appelant et compensés avec l'avance versée par ce dernier (art. 176 al. 1 aLPC);
Qu'il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens.
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