# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** fe4196ac-0f65-44b9-a583-d146303d53a8
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants
A. Christine et Kurt Gysi, Erika Huguenin, Danielle Maillart-Perrinjaquet, Margrit et Bruno Spiegl (ci-après les consorts Gysi), Peter et Rosemarie Christ, Peter et Urs Rüegger, Beat Meinen, Jean-Louis et Dagmar Grandjean, Jolanda Sartori, Ghita Schaap, Hans Merz, Herbert et Rena Carnes, Ted et Ester Schaap (ci-après les consorts Christ), Ulrich Buchschacher, Andreas et Vania Kohli, Claudia Bolla, André Lauper, Othmar Vogt, et Ester Lemann (ci-après les consorts Buchschacher) sont tous propriétaires de parcelles sises le long de la rive sud-ouest du lac de Morat, sur le territoire des Communes de Vallamand et de Bellerive. Les habitations construites sur ces parcelles constituent leur résidence principale ou secondaire.
B. A l'initiative de l'Association de la région d'Avenches et des Communes de Vallamand, Bellerive et Mur, le Département des infrastructures (DINF) a mis à l'enquête publique un projet de plan d'affectation cantonal selon la procédure de l'art. 13 al. 4 de la loi sur les routes (LR), en vue de la création d'un sentier pédestre long de 3,4 kilomètres sur le territoire des communes précitées, le long des rives du lac. Ce plan prévoit de faire passer un sentier large de 1,5 mètres sur les parcelles des consorts Gysi, Christ et Buchschacher, plus particulièrement entre leurs résidences et la rive du lac.
L'enquête publique s'est déroulée du 7 janvier au 11 février 2000. Elle a suscité l'opposition des propriétaires énumérés ci-dessus. Par décision du 1er mai 2001, le DINF a rejeté ces oppositions et a approuvé le plan d'affectation cantonal, moyennant quelques modifications ne concernant pas toutefois la situation des opposants.
C. Les consorts Gysi, Christ et Buchschacher ont recouru au Département des institutions et des relations extérieures (DIRE) contre cette décision. Ils concluaient en substance à ce que la décision du DINF soit annulée ou réformée en tant qu'elle prévoyait un tracé du cheminement à travers leurs propriétés. A l'appui de leurs conclusions les recourants faisaient valoir la violation de leur droit d'être entendus. Ils soutenaient en outre que le projet était dépourvu de base légale, qu'il ne répondait à aucun intérêt public, que divers autres intérêts publics s' y opposaient, en particulier la protection de biotopes et celle du paysage. Ils invoquaient également la violation de certaines dispositions réglementaires communales, ainsi que la violation du principe de coordination résultant de l'art. 25a LAT, l'expropriation étant renvoyée, à tort selon eux, à une procédure ultérieure. Il faisaient enfin valoir que le tracé prévu violait le principe de proportionnalité et qu'une juste pesée des intérêts en présence aurait dû conduire l'autorité intimée à choisir une variante passant en amont de leurs propriétés. Le DIRE les a déboutés par décision du 16 mai 2003.
D. Les recourants se sont pourvus contre cette décision au Tribunal administratif. Ils concluaient à son annulation et, à titre subsidiaire, à ce que le plan litigieux soit modifié dans le sens que le tracé du sentier pédestre riverain ne passe plus sur leurs parcelles mais en amont de celles-ci. A l'appui de leurs conclusions, ils reprenaient pour l'essentiel les moyens développés devant le DIRE.
E. Le 25 novembre 2004 (AC.2003.0109), le Tribunal administratif a rendu un arrêt dont le dispositif est le suivant:

## Considerations