# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 168f6541-9e89-5804-998b-743643e55d0f
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par jugement du 3 mai 2021, le Tribunal de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a réservé à A_ un droit de visite devant s'exercer de manière progressive, soit au Point Rencontre selon la prestation "Accueil" pendant deux mois à raison d'une heure trente par quinzaine, puis, si la situation le permet, selon la prestation "Passages" du Point Rencontre, à raison d'une demi-journée à quinzaine (ch. 4) et condamné A_ à payer en mains de B_ à titre de contribution à l'entretien de C_, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, 500 fr. dès le 1er août 2021 (ch. 6), 300 fr. à titre de contribution à l'entretien de D_ (ch. 7) et 200 fr. à titre de contribution à l'entretien de E_ (ch. 8);
Que par acte expédié à la Cour de justice le 20 mai 2021, A_ a formé appel contre ce jugement; qu'il a notamment conclu à l'annulation des ch. 4, 6 7 et 8 de son dispositif et, cela fait, à ce qu'un droit de visite qui devrait s'exercer à raison d'une demi-journée par semaine, du samedi de 14h à 18h. pour une durée de deux mois, puis d'un week-end sur deux du samedi matin à 9h. au dimanche soir à 18h., ainsi que durant la moitié des vacances scolaires lui soit accordé et à ce qu'il soit dit qu'il n'est pas en mesure de verser de contribution d'entretien en faveur des enfants;
Qu'il a également conclu à l'octroi de l'effet suspensif à son appel sur les chiffres précités du dispositif du jugement attaqué;
Que B_ ne s'est pas déterminée sur cette dernière conclusion dans le délai qui lui avait été imparti, n'ayant pas réclamé le courrier recommandé qui lui avait été adressé à cet égard;
Que le 15 juin 2021, B_ a formé une requête en restitution du délai pour se déterminer sur la requête d'effet suspensif; qu'elle a expliqué que les envois postaux destinés à son avocate étaient déposés dans la case postale de cette dernière; que l'invitation à répondre sur la requête d'effet suspensif avait toutefois été déposée dans la boîte aux lettres de son Etude et qu'elle l'avait découverte le matin même; qu'elle sollicitait dès lors la restitution du délai pour répondre à la demande d'effet suspensif dans la mesure où son absence de réponse ne lui était pas imputable;
Que la Cour a rejeté la requête d'effet suspensif formée par A_;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, qu'aux termes de l'art. 148 CPC, le tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère (al. 1). La requête est présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (al. 2). Si une décision a été communiquée, la restitution ne peut être requise que dans les six mois qui suivent l'entrée en force de la décision (al. 3);
Que le défaut doit découler d'une absence de faute ou d'une faute légère; que la faute légère vise tout comportement ou manquement qui, sans être acceptable ou excusable, n'est pas particulièrement répréhensible, tandis que la faute grave suppose la violation de règles de prudence vraiment élémentaires qui s'imposent impérieusement à toute personne raisonnable (arrêts du Tribunal fédéral
4A_52/2019
du 20 mars 2019 consid. 3.1;
5A_927/2015
du 22 décembre 2015 consid. 5.1 et les références);
Que, compris comme l'un des aspects de la notion générale de procès équitable au sens de l'art. 29 Cst., le droit d'être entendu garantit au justiciable le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, d'avoir accès au dossier, de prendre connaissance de toute argumentation présentée au tribunal et de se déterminer à son propos, dans la mesure où il l'estime nécessaire, que celle-ci contienne ou non de nouveaux éléments de fait ou de droit, et qu'elle soit ou non concrètement susceptible d'influer sur le jugement à rendre (ATF
142 III 48
consid. 4.1.1 et les références);
Qu'en l'espèce, la requérante a sollicité la restitution du délai pour répondre à la requête d'effet suspensif afin de pouvoir se déterminer à cet égard;
Que cette requête ayant été rejetée, la décision n'a pas été prise au détriment de la requérante; qu'il était ainsi possible de se passer de ses déterminations sans que son droit d'être entendue ne soit violé;
Que la requérante n'a dès lors plus d'intérêt à solliciter la restitution du délai et sa requête est devenue sans objet;
Qu'au vu de l'issue du litige et des circonstances particulières du cas d'espèce, il ne sera pas prélevé de frais judiciaires, ni alloué de dépens.
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