# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8be1a99b-f357-5b59-9d38-53aba05b33ca
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Qu'aux termes de l'art. 148 al. 1 CPC, le Tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère,
Que la requête doit être présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (art. 148 al. 2 CPC),
Que la maladie subite est considérée comme un empêchement non fautif (TAPPY, in Code de procédure civile commenté, Bâle 2011, n. 14 ad art. 149),
Que la décision du Tribunal relative à l'admission ou au rejet de la requête de restitution n'est en principe pas sujette à recours (art. 149 in fine CPC; TAPPY, op. cit., n. 12 ad art. 149; GOZZI, in Basler Kommentar ZPO, n. 11 ad art. 149; HOFFMANN-NOWOTNY, Kurzkommentar ZPO, n. 5 ad art. 149),
Que, cependant, demeure réservée une contestation indirecte de la décision de restitution par la voie de l'appel ou du recours contre la décision définitive ou provisoire dans la procédure concernée (GOZZI, op. cit., n. 11 ad art. 149; HOFFMANN-NOWOTNY, op.cit., n. 5 ad art. 149),
Que le tribunal fixe un délai pour la rectification des vices de forme réparables (art. 132 CPC),
Qu'en outre l'interdiction du formalisme excessif commande à l'autorité d'éviter de sanctionner par l'irrecevabilité les vices de procédure aisément reconnaissables qui auraient pu être redressés à temps, lorsqu'elle pouvait s'en rendre compte assez tôt et les signaler utilement au plaideur (ATF
125 I 166
; ATF
124 II 265
consid. 4a p. 270; ATF
120 V 413
consid. 5a p. 417/418 et la jurisprudence citée),
Considérant qu'en l'espèce, la recourante a agi dans les deux jours suivant son défaut à l'audience de comparution que le Tribunal avait fixée le 27 juin 2011 et a requis la restitution de l'audience conformément à l'art. 148 CPC,
Qu'en outre cette demande de restitution devait de bonne foi être interprétée comme une requête concernant chacune des procédures de mainlevée relatives aux poursuites auxquelles il était fait référence,
Qu'il y a lieu de considérer que l'absence d'indication du numéro de la présente procédure sur la demande de restitution constituait un vice de forme réparable,
Que, partant, sauf à commettre un formalisme excessif, le Tribunal aurai dû interpeller la recourante afin qu'elle rectifie son acte, ce d'autant plus que la recourante n'était à l'époque pas assistée d'un mandataire professionnel,
Que la recourante aurait ainsi pu déposer, dans le délai prévu par la loi, une demande pour chacune des procédures concernées avec l'indication de leur numéro de procédure,
Que, par ailleurs, compte tenu de la maladie subite de la recourante le jour même de l'audience, la requête en restitution aurait dû être admise par le Tribunal,
Qu'au vu de ce qui précède, la recourante n'a pas pu se prononcer sur la requête de mainlevée de l'intimé,
Que, dans le cadre d'un recours, la Cour ne dispose pas du même pouvoir de cognition que le Tribunal et ne peut, par conséquent, réparer cette informalité (ATF
124 II 132
,
126 V 130
),
Qu'en conséquence il y a lieu d'annuler le jugement querellé et de renvoyer la présente cause devant le premier juge afin que le Tribunal convoque une nouvelle audience et que la recourante puisse être entendue (art. 327 al. 3 let. a CPC; cf. HALDY, in Code de procédure civile commenté, n. 19ss ad art. 53).
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## Considerations