# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1eb23e18-cfac-456c-960a-4b1cd9413f10
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

La IIe Cour des plaintes, vu:
- la demande d’entraide du Parquet National de Rotterdam du 23 mars
2007 et son complément du 27 juillet 2007;
- la décision de clôture du 30 avril 2008 du Ministère public de la Confé-
dération (ci-après: MPC) par laquelle cette autorité a décidé de remettre à l’Etat requérant la documentation bancaire relative au compte n° 1. ouvert dans les livres de la banque B. à Genève au nom de la société A. (act. 1.2, rubrique 2);
- le recours formé le 5 juin 2008 par la société A. contre cette décision
(act. 1);
- la prolongation au 28 juillet 2008 du délai imparti à l’Office fédéral de la Justice (ci-après: OFJ) pour produire sa réponse, accordée le 10 juillet 2008, sur demande de cette autorité (act. 8);
- la communication du MPC du 15 juillet 2008 selon laquelle le Parquet
National de Rotterdam a retiré la demande d’entraide (act. 9);
- la réponse de l’OFJ du 28 juillet 2008 (act. 10);
- les déterminations des parties sur le sort de la cause et des frais, suite au retrait de la demande d’entraide (act. 16, 17 et 18).

## Considerations

La IIe Cour considère en droit:
qu’elle examine d’office la recevabilité des recours qui lui sont adressés (TPF RR.2007.159 du 18 février 2008, consid. 1.2 prévu pour la );
que la recevabilité du recours est soumise à l’exigence d’un intérêt actuel et pratique à l’annulation de la décision attaquée;
qu’en l’occurrence, dans la mesure où le Parquet National de Rotterdam a retiré sa demande d’entraide, celle-ci devient sans objet, au même titre que la décision de clôture querellée;
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que, suite au retrait de la demande d’entraide, le recours perd également son objet, de sorte que la cause doit être rayée du rôle;
que, selon la jurisprudence rendue sous l’empire de l’OJ, l’art. 72 PCF s’appliquait aux recours de droit administratif par renvoi de l’art. 40 OJ ( du Tribunal fédéral 1A.223/1999 du 28 février 2000, consid. 1c);
que, suite à l’abrogation de l’OJ et en l’absence d’une disposition générale de renvoi analogue à l’art. 40 de cette loi dans la PA ou dans la LTF, il se justifie d’appliquer par analogie l’art. 72 PCF en procédure administrative fédérale (sur la possibilité de combler les lacunes de la procédure  par la voie de la procédure civile fédérale, voir, notamment à la  de l’art. 4 PA, ALFRED KÖLZ / ISABELLE HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., Zurich 1998, N. 220);
qu’à teneur de cette disposition, lorsqu’un procès devient sans objet ou que les parties cessent d’y avoir un intérêt juridique, le tribunal, après avoir  les parties mais sans autres débats, déclare l’affaire terminée et  sur les frais du procès par une décision sommairement motivée, en  compte de l’état de choses existant avant le fait qui a mis fin au litige;
qu’il n’y a donc pas lieu d’examiner en détail quelle eût été normalement l’issue du procès, et qu’il convient de procéder simplement à une  sommaire au vu du dossier, la décision sur les frais n’équivalant pas à un jugement matériel et ne devant, selon les circonstances, pas préjuger d’une question juridique délicate (TPF RR.2007.91 du 4 septembre 2007);
qu’en l’occurrence, rien n’indique prima facie que la demande d’entraide judiciaire aurait dû être refusée et le recours admis;
qu’au contraire, les conditions formelles et matérielles de l’entraide  semblaient réunies;
qu’en particulier, le fait pour la société C. d’avoir accepté des versements dénués de fondement économique (act. 1.2, rubrique 33, p. 3/4)  prima facie aux éléments constitutifs du blanchiment d’argent au sens de l’art. 305bis CP, de sorte que la condition de la double incrimination est remplie, sans qu’il soit nécessaire de vérifier si l’exposé des faits de la  réalise également les éléments constitutifs d’autres infractions  selon le droit suisse (v. TPF RR.2007.180-181 du 8 mai 2008, consid. 3.2.2);
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qu’il n’apparaît pas non plus d’emblée que le principe de proportionnalité ait été violé en l’espèce, dès lors qu’en présence de soupçons de , l’autorité requérante doit pouvoir prendre connaissance de l’ensemble de la gestion des comptes visés afin de vérifier tant l’origine que la destination de l’intégralité des fonds, ce qui justifie la production de l’ensemble de la documentation bancaire, même sur une période  étendue (TPF RR.2008.8 du 23 juillet 2008, consid. 3.2);
qu’au surplus, en sa qualité de personne morale ayant son siège hors de l’Etat requérant, la recourante n’a pas la qualité pour invoquer l'art. 2 EIMP, excluant l'entraide lorsque la procédure étrangère n'est pas conforme aux principes de procédure garantis par la CEDH et le Pacte ONU II (RS 0.103.2; ATF 126 II 258 consid. 2/aa et les références citées);
qu’il est dès lors vraisemblable que le recours aurait été rejeté;
que, la recourante devant ainsi être considérée comme la partie qui , des frais à hauteur de Fr. 400.-- seront mis à sa charge (art. 63 al. 1 PA), sous déduction de l’avance de frais dont elle s’est .
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