# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5adb61df-b867-58e9-9931-95a596aafd43
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par ordonnance du 9 octobre 2017, le Tribunal de première instance a, notamment, dit que l'ensemble des écritures, allégués et pièces des parties et de D_ déposés avant le courrier de retrait du 24 avril 2017, cosigné par Mes Nephtali et Bergmann restait acquis à la procédure (ch. 1 du dispositif), admis différents moyens de preuve de la partie demanderesse (ch. 2) et de la partie défenderesse, notamment l'audition de D_ en qualité de témoin (ch. 3a) et réservé l'admission éventuelle autres moyens de preuve à un stade ultérieur de la procédure (ch. 4);
Que par acte déposé au greffe de la Cour le 20 octobre 2017, A_ et B_ ont formé recours contre cette ordonnance et conclu, principalement à l'annulation des ch. 1 et 3a de son dispositif et, cela fait, à ce qu'il soit dit que l'ensemble des écritures, allégués et pièces de D_ déposés avant le courrier de retrait du 24 avril 2017 ne soient pas acquis à la procédure et à ce que l'expertise judiciaire portera également sur la question du caractère obligatoire ou non du protocole de prescription relatif au Roaccutan (Isotretinoïne-Mepha) et, subsidiairement, au renvoi de la cause au Tribunal;
Qu'ils ont conclu, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif à leur recours, expliquant qu'ils risquaient de subir un préjudice difficilement réparable, comme cela ressortait de leurs explications relatives à l'art. 319 let. b ch. 2 CPC; que l'ordonnance attaquée provoquerait un préjudice difficilement réparable en ce sens que l'instruction de la cause serait inutilement complexifiée et sa durée serait augmentée, ce qui engendrerait des frais judiciaires supplémentaires; qu'il en allait de même du refus de maintenir à la procédure les écritures, allégués et pièces de D_;
Qu'invitée à se déterminer à cet égard, C_ a conclu au rejet de cette requête, relevant que le Tribunal avait suspendu la procédure jusqu'à droit jugé sur le recours;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la voie du recours est ouverte contre l'ordonnance attaquée (art. 319 let. b CPC);
Que selon l'art. 325 CPC, le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise (al. 1), l'instance de recours pouvant toutefois suspendre le caractère exécutoire de cette dernière en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés (al. 2);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Que l'autorité cantonale doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5);
Qu'en l'espèce, les recourants invoquent, à l'appui de leur requête d'effet suspensif, que la procédure serait complexifiée et que sa durée serait allongée, sans toutefois encore rendre vraisemblable que cela leur causerait un préjudice et que celui-ci pourrait être qualifié de difficilement réparable;
Qu'au surplus, le Tribunal a suspendu la procédure jusqu'à droit jugé sur le recours;
Que, partant, au vu de ce qui précède, la requête tendant à suspendre le caractère exécutoire de l'ordonnance attaquée sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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