# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bb195d4e-e9b3-5440-ba61-775454483723
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décisions des 17 février et 6 septembre 2011, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après : le SPC) a repris le calcul du droit aux prestations de Monsieur G_ (ci-après : l’assuré) en tenant compte des biens immobiliers dont l’existence ne lui avait pas été communiquée et a réclamé à l’assuré la restitution des montants de 66'576 fr. et 58'487 fr. 15 correspondant aux prestations versées à tort du 1
er
octobre 2001 au 28 février 2011 ;
Que par décision sur opposition du 15 mars 2012, le SPC est partiellement revenu sur sa décision précédente en ce sens qu’il a rectifié ses calculs conformément à ce que lui avait demandé l’assuré ;
Que le SPC a cependant constaté que cette modification ne changeait rien au fait que l’intéressé restait au-dessus des barèmes lui ouvrant droit aux prestations, raison pour laquelle il a confirmé le montant réclamé en restitution ;
Que, saisie d’un recours de l’assuré, la Cour de justice, dans un arrêt du 30 novembre 2012 (
ATAS/1449/2012
), l’a partiellement admis, a annulé les décisions des 17 février et 6 septembre 2011 ainsi que celle du 15 mars 2012 et a renvoyé la cause au SPC à charge pour ce dernier de calculer le montant des prestations à restituer à compter du mois d’octobre 2010 ;
Que par décision du 17 avril 2013, le SPC a fixé à 63'229 fr. 15 le montant à restituer ;
Que cette décision a été confirmée sur opposition le 19 septembre 2013 ;
Que le 16 octobre 2013, l’assuré a une nouvelle fois interjeté recours auprès de la Cour de céans en concluant à l’annulation des décisions des 17 avril et 19 septembre 2013, avec suite de frais et dépens ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, par écriture du 15 novembre 2013, a expliqué avoir reconsidéré sa position ;
Qu’il a proposé d’admettre le recours en ce sens qu’après annulation de la créance née de la décision du 6 septembre 2011 (58'487 fr. 15), le montant à restituer ne s’élèverait plus qu’à 4'742 fr. ;
Qu’invité à se déterminer, le recourant, par écriture du 21 novembre 2013, a indiqué qu’il n’obtiendrait satisfaction qu’« après que le SPC aura enfin rendu sa nouvelle décision dans le sens qu’il indique dans son courrier » ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC ;
RS 831.30
) ;
Qu’elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 4 25
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision sur opposition contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis;
Qu'en l'occurrence, l'intimé a ainsi proposé l'admission du recours, sans rendre de décision formelle;
Qu'il convient dès lors de rendre un jugement en ce sens;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire.