# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2b3ca6bb-4bad-5c86-ab7d-6cbd3b4f5127
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Monsieur S_, né le _ 1988, est ressortissant indien.
2) L'intéressé est arrivé en Suisse le 23 octobre 2006 pour étudier durant quatre ans auprès de la Business & Management University (ci-après : BMU) afin d'obtenir un "Bachelor of Business Administration". M. S_ a été mis au bénéfice d'un permis de séjour pour études par l'office cantonal de la population (ci-après : OCP), renouvelé jusqu'au 30 mars 2008.
3) En avril 2008, M. S_ a sollicité auprès de l'OCP le renouvellement de son autorisation de séjour pour études afin d'entamer une nouvelle formation d'une durée de trois années pour l'obtention du diplôme "IT-Engineer in E-Business", organisée par VM Institut Supérieur, à Genève.
Ses études auprès de la BMU étant terminées, il souhaitait compléter sa formation supérieure auprès du VM Institut Supérieur, afin de trouver un emploi convenable dans son pays d'origine.
4) Le 30 mai 2008, suite à une demande de l'OCP, M. S_ a expliqué n'avoir obtenu aucun résultat ou diplôme auprès de la BMU. L'intéressé a, en outre, produit des extraits de comptes bancaires révélant un solde de CHF 4'451,30 au 16 mai 2008 et de CHF 5'693,30 au 10 mars 2009.
5) Interpellée par l'OCP, la BMU a confirmé que M. S_ n'était plus inscrit auprès d'elle depuis le mois d'avril 2008.
L'intéressé n'avait accumulé aucun crédit sur les cent-quatre-vingt requis durant l'année scolaire d'avril 2007 à mars 2008, du fait qu'il n'avait pas assisté régulièrement aux enseignements.
6) Le 25 septembre 2008, l'OCP a refusé de renouveler l'autorisation de séjour pour études de M. S_ et a imparti à ce dernier un délai au 25 novembre 2008 pour quitter le territoire suisse.
Le but du séjour de l'intéressé n'avait pas été atteint, faute de résultats probants. Celui-ci devait donc être considéré comme terminé. La nécessité de rester en Suisse pour accomplir des études supplémentaires auprès du VM Institut Supérieur n'était pas suffisamment démontrée. Les moyens financiers de l'intéressé, en revanche, étaient suffisants.
7) M. S_ a recouru contre cette décision, le 10 octobre 2008, auprès de la commission cantonale de recours de la police des étrangers devenue depuis le 1er janvier 2009 la commission cantonale de recours en matière administrative (ci-après : CCRA).
La décision de l'OCP était fondée sur le fait qu'il n'était pas étudiant régulier auprès de la BMU et qu'il n'avait pas obtenu de diplôme. Les études étant difficiles, il s'était alors réorienté vers le VM Institut Supérieur. Au terme de sa formation, il pourrait alors rentrer dans son pays et gagner sa vie correctement.
8) Par courrier du 2 décembre 2008, l'OCP a persisté dans ses conclusions.
9) La CCRA a rejeté le recours de M. S_ par décision du 23 février 2009.
Le large pouvoir d'appréciation de l'OCP lui permettait de refuser un renouvellement d'autorisation quand bien même les conditions d'octroi d'un tel renouvellement seraient remplies. L'autorité n'avait pas excédé ou abusé de son pouvoir d'appréciation.
10) M. S_ a interjeté recours contre ladite décision auprès du Tribunal administratif le 24 mars 2009. La CCRA avait retenu à tort que le but des études n'était pas atteint, et la poursuite de celles-ci était indispensable. Il disposait des moyens financiers nécessaires, car il recevait de l'argent de sa famille, et son oncle attestait pouvoir l'aider de ce point de vue.
Il produisait un document attestant qu'il était étudiant régulier auprès du VM Institut Supérieur. Il s'était acquitté de la taxe scolaire.
11) Le 16 avril 2009, la CCRA a informé le Tribunal administratif qu'elle n'avait pas d'observations à formuler et transmis son dossier.
12) L'OCP a adressé ses observations le 12 mai 2009. La déclaration d'engagement financier de Monsieur T_, oncle de l'intéressé, ne pouvait être reconnue au sens de l'art. 23 al. 1 let. a de l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA -
RS 142.201
).
13) Le 29 juin 2009, M. S_ a informé le tribunal de céans de la réussite de ses examens de première année auprès du VM Institut Supérieur, sans produire aucun justificatif à cet effet.
14) Le Tribunal administratif a imparti un délai à M. S_ pour produire son procès-verbal d'examens. Cette demande est restée sans suite dans le délai, bien que ce dernier ait été prolongé au 4 septembre 2009 par courrier recommandé.
15) Les parties ont été informées que la cause était gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
1) Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 56A de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2) La demande de renouvellement litigieuse ayant été déposée après le 1
er
janvier 2008, la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr -
RS 142.20
) et ses ordonnances d'exécution, en particulier l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA -
RS 142.201
), remplaçant la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers du 26 mars 1931 et les divers règlements et ordonnances y relatifs, sont applicables.
3) Selon l'art. 27 al. 1 LEtr, un étranger peut être admis en vue d'une formation ou d'un perfectionnement aux conditions suivantes :
a. la direction de l'établissement confirme qu'il peut suivre la formation ou le perfectionnement envisagés ;
b. il dispose d'un logement approprié ;
c. il dispose des moyens financiers nécessaires ;
d. il paraît assuré qu'il quittera la Suisse.
Quant à l'art. 96 LEtr, il réserve le large pouvoir d'appréciation des autorités compétentes qui doivent tenir compte des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger ainsi que de son degré d'intégration. Toutefois, le tribunal de céans, pas plus que la CCRA, ne peut revoir l'opportunité d'une décision, l'art. 61 al. 2 LPA le leur interdisant.
4) M. S_ a quitté la BMU après 18 mois sans avoir ni suivi assidument les cours, ni obtenu de crédits.
Selon les déclarations du conseil du recourant, la nouvelle formation a été entreprise avec succès. Cependant, aucune pièce probante n'a été produite pour corroborer ce fait et ce, bien qu'un délai suffisamment long ait été accordé par le tribunal de céans pour la production d'un tel document.
Ainsi, rien ne justifie de s'écarter de la décision prise par la CCRA.
5) Au vu de ce qui précède, le recours sera rejeté.
6) Un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant. Il ne lui sera pas alloué d'indemnité de procédure (art. 87 LPA).