# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** dcc3a0b9-a54d-593d-95c3-5e46d49554cf
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait la décision du service des prestations complémentaires du 5 août 2014 rejetant l'opposition interjetée par Mme A_ (l'assurée) à l'encontre de la décision de restitution du service des prestations complémentaires (SPC) du 20 juin 2014;
Vu le recours de l'assurée du 31 août 2014 auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice intitulé : Recours contre décision DEAS-SPC du 5 août 2014 "Demande de remise de l'obligation de rembourser", par lequel l'assurée explique qu'elle était de bonne foi et que vu sa situation financière, elle présentait une demande de remise de l'obligation de rembourser;
Vu la réponse du SPC du 26 septembre 2014 concluant au rejet du recours;
Vu la réplique de l'assurée du 24 octobre 2014 réitérant sa bonne foi.

## Considerations

Attendu en droit que, conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le
1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que selon l'art. 24 al. 1 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
), les prestations indûment touchées doivent être restituées. La restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle le mettrait dans une situation difficile;
Que selon l'art. 15 du Règlement relatif aux prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 juin 1999 (RPCC – AVS/AI), la restitution entière ou partielle des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi, ne peut être exigée si l'intéressé se trouve dans une situation difficile. La demande de remise doit être présentée par écrit. Elle doit être motivée, accompagnée des pièces utiles et déposée au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision en restitution. La remise fait l'objet d'une décision;
Qu'en l'espèce, la recourante a clairement indiqué qu'elle requérait la remise de l'obligation de rembourser;
Qu'en conséquence, il convient de déclarer le recours irrecevable et de le transmettre à l'intimé, comme objet de sa compétence.