# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 22ab41e5-2b45-4cb5-8dd3-255fe5937f58
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

La Cour des plaintes, vu:
- la procédure pénale ouverte par le Ministère public de la Confédération (ci-
après: MPC) le 5 juillet 2012 à l’encontre de six ressortissants ouzbeks, soit
C., E., D., A., F. et B. pour faux dans les titres et blanchiment d’argent (MPC
procédure SV.12.0808),
- l’ordonnance de disjonction du MPC du 6 mars 2019, ordonnant la
disjonction de l’instruction pénale menée à l’encontre de A. de la procédure
SV.12.0808 (MPC procédure SV.12.0808),
- la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la
Cour de céans) récusant le Procureur fédéral G. dans le cadre de la
procédure précitée dirigée contre les six prévenus ouzbeks (SV.12.0808,
décision de la Cour des plaintes BB.2018.195 du 3 avril 2019),
- la requête de B. du 12 avril 2019 adressée au MPC, tendant à l’annulation
de certains actes de procédure, dont l’ordonnance de disjonction rendue par
le MPC le 6 mars 2019 à l’encontre de A. (act. 1.1),
- la décision du MPC du 10 mai 2019, prononçant notamment l’annulation de
l’ordonnance de disjonction du 6 mars 2019 à l’encontre de A. (act. 1.1),
- le recours du 23 mai 2019 de A. concluant, sous la plume de son défenseur
d’office, à l’annulation de la décision précitée en tant qu’elle annule
l’ordonnance de disjonction du 6 mars 2019 à l’encontre de A. ainsi qu’à
l’octroi de l’effet suspensif (act. 1),
- les réponses du 3 juin 2019 de C. et D. s’en rapportant à justice (act. 3 et 4),
- la réponse de B. du 12 juin 2019 concluant au rejet, tant du recours que de
la demande d’effet suspensif (act. 6),
- la réponse du MPC du 21 juin 2019 concluant au rejet du recours ainsi qu’au
rejet de la requête d’effet suspensif (act. 7), et produisant à l’appui de sa
réponse une nouvelle ordonnance de disjonction datée du 21 juin 2019,
ordonnant la disjonction de l’instruction pénale menée à l’encontre de A. de
la procédure SV.12.0808 (act. 7.7),
- le courrier de B. du 24 juin 2019 considérant que, suite à la nouvelle
ordonnance de disjonction du MPC du 21 juin 2019, le recours déposé le
23 mai 2019 par A. devient sans objet (act. 9),
- la réplique du 12 juillet 2019 de A. estimant que la cause garde tout son objet
(act. 11),
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## Considerations

et considérant:
que les décisions du MPC peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour
de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 de la loi sur l’organisation des
autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]);
que le recours, tendant à l’annulation de la décision annulant l’ordonnance
de disjonction du 6 mars 2019 à l’encontre de A., est devenu sans objet
après que le MPC ait rendu une nouvelle ordonnance de disjonction en date
du 21 juin 2019, identique à celle du 6 mars 2019 annulée;
que la réplique de A. à ce sujet n’est pas pertinente;
que dès lors, la cause doit être radiée du rôle;
que la demande d’effet suspensif devient dès lors également sans objet
(BP.2019.48);
qu’il reste à statuer sur les frais de la cause et sur l’octroi de dépens;
qu’à teneur de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont
mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause
ou succombé (1ère phrase);
que toutefois, le législateur n’a pas envisagé expressément la situation dans
laquelle une procédure de recours devient sans objet;
que la Cour de céans a eu l’occasion de poser le principe selon lequel la
partie à l’origine du fait qui a mis fin au litige doit être considérée comme
étant la partie qui succombe (TPF 2011 31; décision du Tribunal pénal
fédéral BB.2018.200 du 15 mai 2019);
qu’en l’espèce c’est la décision du MPC ordonnant la disjonction de la
procédure à l’encontre de A. qui a rendu la cause sans objet;
qu’au vu de ce qui précède, le MPC est par conséquent la partie qui
succombe;
que compte tenu de l’issue du litige, les frais de la présente procédure de
recours seront pris en charge par la caisse de l’Etat (Message relatif à
l’unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006
1057, p. 1312 in initio);
que la partie qui obtient gain de cause a droit à une indemnité pour les
dépenses occasionnées par l’exercice raisonnable de ses droits de
procédure (art. 436 en lien avec l’art. 429 al. 1 let. a CPP; MIZEL/RETORNA,
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Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 2 ad
art. 436 et n° 10 ad art. 434);
que selon l’art. 12 RFPPF, les honoraires sont fixés en fonction du temps
effectivement consacré à la cause et nécessaire à la défense de la partie
représentée;
que le tarif horaire, lequel s’applique également aux mandataires d’office, est
de CHF 200.-- au minimum et de CHF 300.-- au maximum (art. 12 al. 1
RFPPF), étant précisé que le tarif usuellement appliqué par la Cour de céans
est de CHF 230.-- (décision du Tribunal pénal fédéral BB.2012.8 du 2 mars
2012 consid. 4.2);
qu’à l’appui de sa réplique, Me Jordan a indiqué que la présente procédure
avait nécessité 4h30 d’activité d’avocat (act. 11);
que les heures de travail annoncées paraissent justifiée, de sorte qu’il
convient d’octroyer à Me Jordan une indemnité de CHF 1'035.-- (TVA exclue
dès lors que selon l’art. 8 al. 1 LTVA [RS 641.20], les prestations d’un avocat
dont le client est domicilié à l’étranger ne sont pas soumises à la TVA), à la
charge du MPC;
que la demande d’assistance judiciaire formée par A. (BP.2019.49) devient
partant également sans objet;
que dans sa réponse, B. a sollicité que son défenseur d’office Me Mangeat
soit indemnisé à hauteur de CHF 1'213.78, soit 4h54 au tarif horaire de
CHF 230.--, TVA à 7,7% en sus;
qu’il y a ainsi lieu de nommer Me Grégoire Mangeat défenseur d’office de B.
pour la présente procédure de recours et, le nombre d’heures annoncées
paraissant justifiées, lui accorder une indemnité de CHF 1'213,78, TVA 7,7%
incluse, étant donné que lorsque l’avocat est nommé d’office, ses prestations
sont fournies en Suisse et il est indemnisé par l’Etat, de sorte qu’elles sont
partant soumises à la TVA, même si son client est à l’étranger (décision du
Tribunal pénal fédéral BB.2015.35 du 3 août 2015 consid. 6.7).
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