# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d18fe1a4-beba-441f-b0c7-a71e82e1b348
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_010
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits:
Faits:
A. Le 10 juin 2004, Y._ a requis de l'Office des poursuites de Nyon-Rolle la continuation de diverses poursuites à l'encontre de A._ et B.X._, codébiteurs solidaires. Sur plaintes de ces derniers, le Président du Tribunal d'arrondissement de la Côte a rendu deux prononcés le 16 septembre 2004, en sa qualité d'autorité cantonale inférieure de surveillance.
A.a Le premier prononcé confirmait une saisie provisoire de 1'550 fr. par mois sur le salaire de A.X._, dès et y compris août 2004. Les débiteurs ont recouru le 14 octobre 2004 contre cette décision en concluant à ce que:
"- les instructions nécessaires soient communiquées à l'office pour que celui-ci exécute les rectifications demandées
- l'office reçoive des instructions pour effectuer le remboursement à la plaignante des versements effectués en trop, soit deux fois 1'178 fr."
A.b Le second prononcé annulait une décision de l'office du 11 août 2004 invitant B.X._ à produire un extrait des trois derniers mois de son compte bancaire à l'UBS. Les débiteurs ont également recouru le 14 octobre 2004 contre cette décision en prenant les conclusions suivantes:
-:-
"- que Me Rytz soit averti et interdit d'abuser de l'office pour l'exécution d'actes illégaux et injustifiés
- (...) ordonner la production d'un acte de retrait, d'explications, voire d'excuses tendant à rétablir les relations bancaires de B.X._ auprès de l'UBS et d'exiger le paiement d'un montant symbolique en guise de réparation morale (art. 5 al. 4 LP)".
- (...) ordonner la production d'un acte de retrait, d'explications, voire d'excuses tendant à rétablir les relations bancaires de B.X._ auprès de l'UBS et d'exiger le paiement d'un montant symbolique en guise de réparation morale (art. 5 al. 4 LP)".
B. Par arrêt du 11 février 2005, notifié le 24 du même mois aux débiteurs, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois a rejeté les deux recours dans la mesure où ils étaient recevables, maintenu les prononcés entrepris et condamné les débiteurs, solidairement entre eux, à 300 fr. de frais en application de l'art. 20a al. 1 LP.
Dans l'examen du premier recours (let. A.a ci-dessus), la Cour cantonale a notamment retenu que, contrairement à ce que soutenaient les débiteurs, la saisie provisoire pouvait s'exécuter tout comme une saisie définitive et que, s'agissant de la détermination du minimum vital, le calcul effectué par l'office était conforme aux directives de la Conférence des préposés aux poursuites et faillites du 24 novembre 2000, les débiteurs n'ayant pas apporté d'éléments probants pour le contester et s'étant contentés de présenter leurs propres chiffres.
Dans le cadre du second recours (let. A.b), la Cour cantonale a considéré que les conclusions des débiteurs étaient d'emblée irrecevables dans la mesure où elles étaient totalement différentes de celles de leur plainte; au surplus, la première conclusion visait non pas une mesure de l'office, mais le comportement d'un tiers et les autres tendaient à la réparation d'un prétendu dommage, pour laquelle la voie de la plainte n'était pas ouverte.
Dans le cadre du second recours (let. A.b), la Cour cantonale a considéré que les conclusions des débiteurs étaient d'emblée irrecevables dans la mesure où elles étaient totalement différentes de celles de leur plainte; au surplus, la première conclusion visait non pas une mesure de l'office, mais le comportement d'un tiers et les autres tendaient à la réparation d'un prétendu dommage, pour laquelle la voie de la plainte n'était pas ouverte.

## Considerations