# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 091b1222-7dbe-5a30-947d-da8f80ce1d3a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après : l’assurée), née en 1968, a travaillé à plein temps, soit 40 heures par semaine, en qualité de «
forwarder
» (personne s’occupant de l’exécution des contrats et du suivi des bateaux) en matière de fret international au sein de B_ SA (ci-après : l’employeur), dès le 3 janvier 1996. A ce titre, elle a perçu en 1997 un salaire annuel de CHF 76'050.-, soit un revenu mensuel de CHF 5'850.- payé 13 fois l’an. Elle était assurée pour les accidents professionnels et non-professionnels auprès d’AXA ASSURANCES SA (ci-après : AXA).![endif]>![if>
2. Le 18 octobre 1997, l’assurée a été victime d’un accident de la circulation sur une autoroute française, alors qu’elle était passagère avant d’un véhicule conduit par Monsieur C_, assuré en responsabilité civile auprès d’une assurance, devenue AXA depuis lors. Se plaignant de douleurs cervico-thoraciques, l’assurée a été évacuée sur l’hôpital de NANTUA, où elle a bénéficié des premiers soins, puis a été rapatriée, par hélicoptère, à l’hôpital cantonal de Genève (ci-après : les HUG), où elle a été hospitalisée durant 24 heures.![endif]>![if>
3. L’assurée a bénéficié de plusieurs arrêts de travail, complets ou partiel dès le 18 octobre 1997. Le sinistre a été pris en charge par AXA, en sa qualité d’assureur-accidents, notamment par le versement d’une indemnité journalière du 21 octobre 1997 au 31 octobre 2000.![endif]>![if>
4. Dans un rapport du 30 octobre 1997, le Dr D_, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur aux HUG, a indiqué que l’examen clinique avait révélé un status neurologique dans les normes et que le scanner cervical avait confirmé l’absence de lésion osseuse. Le diagnostic de cervicalgie post-traumatique avait été posé. Un traitement simple d’anti-inflammatoire et le port d’une collerette avaient été préconisés. Sa capacité de travail était nulle depuis le 18 octobre 1997, pour une durée indéterminée.![endif]>![if>
5. Dans un rapport du 17 décembre 1997, le Dr E_, spécialiste FMH en médecine interne générale, a diagnostiqué un traumatisme cranio-cérébral avec probable perte de connaissance, une plaie au cuir chevelu et des contusions multiples cervicales et thoraciques. L’évolution de l’état de santé était lente, l’assurée présentant une persistance des douleurs thoraciques, des troubles du sommeil et des limitations fonctionnelles cervicales. Sa capacité de travail était de 50% depuis le 20 novembre 1997 et totale dès le 2 décembre 1997.![endif]>![if>
6. Compte tenu de la persistance de symptômes douloureux référés dans les quatre membres avec une restriction fonctionnelle cervicale, un bilan complémentaire radiologique a été effectué par le médecin traitant de l’accidentée, le Dr F_, spécialiste FMH en neurochirurgie. Ce dernier a mis en évidence une fracture D2 par éclatement avec menace médullaire sérieuse et phénomène de Lhermitte sur une fracture, qui avait échappé au diagnostic en octobre 1997.![endif]>![if>
7. Du 16 janvier au 7 février 1998, l’assurée a séjourné à la Clinique Générale-Beaulieu afin de subir une intervention chirurgicale conduite par le Dr F_. Celle-ci a consisté en une laminectomie D2 élargie, bilatérale, une stabilisation par système Apofix D1-D3, une réparation ligamentaire C6-C7, C7-D1 et une greffe autologue postérieure, ce qui a eu pour effet, selon l’assurée, d’atténuer très nettement les symptômes aux niveaux de ses membres.![endif]>![if>
Toutefois, par la suite, elle s’est à nouveau plainte de douleurs interscapulaires et d’une dysphonie persistante.
8. Le 3 avril 1998, l’assurée a subi une nouvelle intervention chirurgicale pratiquée par le Dr F_, assisté du Dr G_, spécialiste en chirurgie cardio-vasculaire. Une stabilisation de la deuxième vertèbre dorsale, par voie postérieure et antérieure, a été pratiquée, par ouverture du corps de la vertèbre, greffe autologue et ostéosynthèse entre la première et la troisième vertèbre dorsale par plaque antérieure.![endif]>![if>
9. Dans un rapport du 18 septembre 1998, le Dr F_ a prescrit une reprise de travail à 50% dès le 3 août 1998, à 80% dès le 5 octobre 1998 et à 100% à partir d’une date à déterminer, l’évolution de l’état de santé étant partiellement favorable, malgré la persistance des douleurs dorsales.![endif]>![if>
10. Le 8 décembre 1998, le Dr H_, médecin-conseil d’AXA, a retenu que le cas de l’assurée était très grave. La reprise du travail après deux opérations lourdes sur la région cervico-dorsale indiquait la haute motivation de l’assurée. Toutefois, il doutait de la nécessité du recours à une aide-ménagère, demandée par l’assurée, et de l’intérêt du port d’une minerve. Il a préconisé une analyse ergonomique de son poste de travail et recommandé une instruction de gestes et postures en se basant sur les informations fournies par la SUVA. Tout en relevant les méfaits posturaux liés au travail statique de saisies d’informations sur écran
d’ordinateur, il n’a pas évoqué le besoin de procéder à un changement d’orientation professionnelle. Une incapacité de travail de 20% dès le 5 octobre 1998 paraissait justifiée.![endif]>![if>
11. Le 30 mars 1999, le Dr F_ a attesté d’une capacité de travail à nouveau réduite à 50% dès le lendemain.![endif]>![if>
12. Dans un deux rapports datés respectivement du 23 avril et du 31 mai 1999, le Dr F_ a relevé la présence de douleurs dorsales chroniques assez intenses en lien avec l’accident et justifiant une incapacité de travail définitive de 50% dès le 31 mars 1999.![endif]>![if>
13. Le 22 juin 1999, l’assurée a déposé une demande de prestations auprès de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité (ci-après : l'OAI), invoquant les conséquences de son accident.![endif]>![if>
14. Dans un rapport du 13 juillet 1999, le Dr F_ a diagnostiqué une fracture D2, une fracture bilamaire de C7, une rupture interépineuse C6-C7 et C7-D1, un status après laminectomie D1-D3 avec une ostéosynthèse postérieure, une greffe et une suture ligamentaire par voie antérieure, une corporectomie D2, une greffe et une ostéosynthèse D1-D3. L’état de santé de l’assurée était stable. Aucune atteinte neurologique n’était à signaler. L’assurée présentait des douleurs cervico-dorsales chroniques et permanentes qui nécessitaient la prise régulière d’antalgiques majeurs et de la physiothérapie. Ceci justifiait une capacité de travail définitive de 50% dès le 31 mars 1999. Aucun traitement médical n’était susceptible d’améliorer la capacité de travail. Des mesures professionnelles n’étaient pas indiquées. Une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles devait permettre à l’assurée d’alterner les positions assises et debout, de ne pas maintenir chacune de ces positions plus de 4 heures, d’éviter de marcher plus de 1'000 mètres, de se mettre à genou, d’incliner le buste, de s’accroupir, de lever, porter ou déplacer fréquemment des charges (fatigabilité excessive du bras droit), de se baisser, d’effectuer des mouvements répétitifs du dos, de travailler avec des horaires irréguliers ou de nuit, de travailler en hauteur ou avec risque de chute, de se déplacer sur sol irrégulier ou en pente et de travailler dans un environnement froid. Dans ce type d’activité, aucune diminution de rendement ne devait être prise en compte.![endif]>![if>
15. Dans un rapport du 2 février 2000. le Dr I_, spécialiste FMH en médecine interne générale et médecin-conseil de l’OAI, a considéré que l’on pouvait admettre une incapacité de travail de 50%, étant précisé qu’une certaine adaptation ou qu’une évolution favorable de l’état de santé pouvait encore se produire. Par conséquent, il convenait de revoir la situation dans 18 mois.![endif]>![if>
16. Dans un projet de décision du 20 mars 2000, l’OAI a constaté que l’assurée avait été en incapacité de travailler à compter du 20 octobre 1997. A l’issue du délai de carence d’une année, son incapacité de travail était de 20%, soit un taux insuffisant pour lui ouvrir un droit à une rente. Dès le 31 mars 1999, l’incapacité de travail était de 50%, ouvrant droit à une demi-rente d’invalidité.![endif]>![if>
17. Le 4 avril 2000, l’assurée a informé l’OAI qu’elle ne s’opposait pas à ce projet.![endif]>![if>
18. Sur requête d’AXA du 29 juin 2000, le Dr J_, spécialiste FMH en chirurgie et en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et
privat docent
à la faculté de médecine de Genève, a examiné l’assurée le 22 août 2000 et rendu un rapport circonstancié le 1
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septembre 2000.![endif]>![if>
Le Dr J_ a résumé le dossier, exposé l’anamnèse et les plaintes de l’assurée et procédé à l’examen du dossier radiographique. Il a diagnostiqué une plaie du cuir chevelu, une très importante fracture du corps vertébral de la 2
ème
vertèbre dorsale avec effondrement du mur antérieur de près de la moitié de sa hauteur et atteinte importante du mur postérieur avec légère compression médullaire, un status après double fixation antérieure et postérieure de stabilisation de la 2
ème
vertèbre dorsale par ostéosynthèse et une fracture-tassement nette mais peu importante de la partie antérieure du plateau supérieur de D4.
L’assurée travaillait le matin et se reposait l’après-midi. Elle se fatiguait très vite et avait beaucoup de peine à rester de longs moments à
travailler sur un écran d’ordinateur ; elle se déclarait incapable de faire son travail plus de 4 heures. Lors de la deuxième intervention chirurgicale, un des nerfs laryngés avait été légèrement contusionné, modifiant sa voix. Elle était toujours incapable de crier et de chanter, de donner de la voix lorsqu’elle était dans «une société nombreuse».
Le port de charges supérieures à 1 ou 2 kilogrammes dans chaque main était impossible car elle sentait tout de suite des contractures et des douleurs dans la région de ses épaules et de sa nuque. Elle avait de la peine à faire son ménage, en particulier lorsqu’il s’agissait de se pencher en avant, par exemple pour passer l
’
aspirateur, repasser ou faire son lit. La conduite d’une automobile était rendue difficile car elle avait très vite des contractures dans ses épaules avec des douleurs à la nuque et les secousses de la voiture la fatiguaient. Elle avait dû arrêter tous les sports qu’elle aimait, en particulier, le ski nautique. Elle avait essayé de faire du yoga pour se détendre mais avait dû arrêter car elle finissait par avoir des contractures musculaires dans sa nuque.
L’examen clinique physique de l’assurée avait révélé une musculature paravertébrale cervicale bilatérale légèrement contracturée, des trapèzes nettement contracturés et sensibles à la palpation et une palpation de l’émergence du nerf d’Arnold, à droite, ressentie désagréablement. La mobilité de la colonne cervicale de l’assurée était décrite comme suit : les inclinaisons latérales et les rotations droites et gauches étaient limitées ; lors de la deuxième intervention chirurgicale, une stabilisation de la deuxième dorsale par blocage vertébral avait été pratiquée, laquelle avait évolué favorablement ; les troubles neurologiques avaient disparu mais il restait une angulation qui ne s’était pas modifiée depuis l’opération. On pouvait dès lors considérer que les différentes greffes osseuses étaient bien incorporées et que la région cervico-dorsale était correctement stabilisée. Il n’en restait pas moins qu’un tel bouleversement d’une région charnière entre les colonnes cervicale et dorsale troublait la statique de la colonne cervicale et, en partie, dorsale. C’était la raison pour laquelle on constatait, sur les dernières radiographies de profil, une hyperlordose cervicale qui expliquait, en partie du moins, les douleurs et les contractures vertébrales ressenties. Le Dr J_ a apporté ensuite une explication clinique aux différentes douleurs ressenties par l’assurée, puis, lui a tiré «un très grand coup de chapeau» pour son optimisme et sa volonté de guérir et de reprendre son travail. Après un si important traumatisme, il lui paraissait «assez exceptionnel» qu’elle puisse reprendre le travail à 50%, environ 4 mois après la deuxième opération. Une telle attitude démontrait un grand intérêt pour son travail et une réelle volonté de garder sa place de travail. Un reclassement dans une autre profession était exclu. Enfin, le Dr J_, évoquant une hypothétique grossesse de l’assurée, a indiqué que les difficultés rencontrées actuellement risquaient de rendre difficile, sinon impossible, le soin à des enfants en bas âge car cela impliquait qu’il faille se baisser, les soulever, les porter, toutes considérations qui lui paraissaient pour l’instant extrêmement compromises.
Les troubles actuels de l’assurée étaient, de façon certaine, en causalité avec l’accident subi. Sa capacité de travail résiduelle de 50% devait être considérée comme définitive.
19. Par décision du 16 août 2000, l’OAI a octroyé à l’assurée une demi-rente d’invalidité d’un montant de CHF 657.- par mois, basée sur un degré d’invalidité de 50%, à compter du 1
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mars 1999. Le 24 octobre 2000, la demi-rente d’invalidité a été augmentée à CHF 836.-.![endif]>![if>
20. Par décision du 11 octobre 2000, AXA a octroyé à l’assurée une rente d'invalidité basée sur un degré d'invalidité de 50% à compter du 1
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novembre 2000 et alloué une indemnité pour atteinte à l’intégrité de CHF 34'020.-, correspondant à un taux de 35%.![endif]>![if>
21. Dès le 31 janvier 2002, le Dr F_ a admis une incapacité de travail totale de l’assurée, avec reprise de travail à 20% dès le 1
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novembre 2002, en raison d’une aggravation des douleurs cervico-dorsales.![endif]>![if>
22. Le 9 avril 2002, l’OAI a entamé une procédure de révision de la rente d’invalidité versée à l’assurée.![endif]>![if>
23. Le 16 avril 2002, l’assurée a indiqué à l’OAI que son état s’était aggravé. Ses cervico-dorsalgies aiguës étaient en augmentation. Elle était en incapacité totale de travailler depuis le 31 janvier 2002 pour une durée indéterminée. Elle ne pouvait pas porter de poids, présentait une fatigabilité importante et avait besoin de repos et de physiothérapie pour soulager ses cervico-dorsalgies chroniques.![endif]>![if>
24. Le 6 mai 2002, l’employeur a indiqué que l’assurée travaillait à 50% depuis le 1
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septembre 2000. Son salaire était de CHF 3'571.70 par mois. A compter du 31 janvier 2002, elle avait totalement interrompu son activité professionnelle.![endif]>![if>
25. Dans un rapport du 7 mai 2002, le Dr F_ a indiqué que l’état de santé de la recourante s’était aggravé. Elle présentait une persistance de cervico-dorsalgies post traumatiques, avec une aggravation des douleurs depuis janvier 2002. Sa capacité de travail était nulle dans toute activité.![endif]>![if>
26. A la demande de l’OAI le 17 octobre 2002, le Dr K_, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a réalisé une expertise en décembre 2002. Dans son rapport du 23 janvier 2003, il a diagnostiqué une ancienne fracture complexe de D2 avec compression médullaire et lésions ligamentaires C6-C7 et C7-D1, une ancienne fracture de D4, une ancienne fracture bilamaire de C7, une ancienne corporectomie D2 avec greffe, une ancienne décompression postérieure avec instrumentation par Apofix et un syndrome douloureux chronique cervico-dorsal.![endif]>![if>
Il a notamment indiqué que l’assurée avait été victime d'un traumatisme sévère au niveau cervico-dorsal. Le traitement de la fracture avait fait l’objet de deux interventions chirurgicales importantes. L'accès antérieur à la vertèbre D2 était très difficile. Il avait été réalisé avec l’assistance d’un chirurgien cardio-vasculaire. Ces interventions avaient permis de corriger la compression médullaire qui n'existait plus à l’heure actuelle. Toutefois, des modifications morphologiques dans la colonne dorsale haute avaient persisté. Ces modifications morphologiques entraînaient un syndrome douloureux chronique, qui était lié au maintien des postures nécessaires à l'utilisation d'un ordinateur. Une incapacité de travail définitive de 50% avait été déterminée par le Dr J_ dans son expertise du 1
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septembre 2000. Au début 2002, une aggravation de la symptomatologie douloureuse avait motivé un arrêt de travail complet. La situation s'était ensuite partiellement améliorée, de sorte que l’assurée présentait actuellement une capacité de 20%.
En ce qui concerne le pronostic, il s’agissait d’une situation chronicisée avec une symptomatologie douloureuse cervico-dorsale chronique d’intensité variable suivant les charges physiques. Une amélioration de cette situation n’était pas envisageable. L’évolution était difficile mais, en raison du jeune âge de l’assurée, une réévaluation de la situation devait être faite régulièrement.
L’anomalie de la structure vertébrale dorsale haute entraînait l’impossibilité de supporter des charges, des mouvements répétitifs de la ceinture cervico-scapulaire, des mouvements répétitifs de la colonne cervicale et gênait considérablement le maintien de postures fixes destinées à observer un ordinateur, par exemple. L’activité habituelle de l’assurée provoquait une aggravation de la symptomatologie douloureuse, ce qui limitait le temps d’utilisation d’un système informatique.
Dans son activité habituelle, l’assurée présentait une capacité de travail de 20%, avec un rendement difficilement déterminable. Dans une activité adaptée (pas de postures fixées de la colonne cervicale, pas de mouvements répétitifs de la colonne cervicale et des possibilités de pauses fréquentes), une capacité de travail de 50% pouvait être retenue. Une évaluation par le service de réadaptation de l’OAI était préconisée.
27. Dans un rapport du 10 mars 2003, la Dresse L_, médecin praticien du Service Médical Régional de l’OAI (ci-après : le SMR) a validé les conclusions du Dr K_. Elle a posé les diagnostics de status post-fracture complexe de D2, de D4 et de C7 avec syndrome douloureux chronique cervico-dorsal. Le 18 octobre 1997 marquait le début de l’incapacité durable de travailler. La capacité de travail dans l’activité habituelle était de 20% et de 20 à 50% dans une activité adaptée. Le cas devait être révisé dans 2 ans.![endif]>![if>
28. Le 25 mars 2003, l’employeur a indiqué que l’assurée travaillait à 20% depuis le 1
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novembre 2002, soit 8 heures par semaine. Son salaire était de CHF 3'571.70 par mois.![endif]>![if>
29. Dans un courrier du 14 avril 2003 à l’attention du conseil de l’assurée, le Dr F_ a certifié que l’assurée se plaignait de fatigabilité, de douleurs cervico-dorsales chroniques et de météo-sensibilité. L’état actuel était satisfaisant, ce en raison de la diminution du temps de travail et de la poursuite régulière d’une physiothérapie. Il était stabilisé mais les douleurs chroniques pouvaient s’intensifier avec l’âge. S’agissant des raisons de la diminution de la capacité de travail depuis l’expertise du Dr J_, l’état de santé et la volonté de l’assurée avaient permis de croire qu’elle pourrait supporter un rythme de travail à 50%. Il s’était avéré qu’une fatigabilité toujours plus importante l’envahissait et que de sérieuses cervico-dorsalgies l’empêchaient d’avoir une vie normale sans prise d’antidouleurs puissants. Une aggravation évidente de l’état de l’assurée l’avait contrainte à changer de rythme (arrêt de travail de 9 mois) afin qu’elle prenne moins de médicaments, avec une reprise du travail à 20%.![endif]>![if>
30. Dans un rapport du 15 avril 2003, la Dresse L_ du SMR a proposé que l’assurée soit vue par le service de réadaptation de l’OAI, pour une évaluation pratique de la capacité résiduelle de travail. Compte tenu des informations fournies par l’employeur, il apparaissait que l’assurée avait repris le travail à 20% le 1
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novembre 2002. On pouvait donc considérer que sa capacité résiduelle de travail était de 20% à compter de cette date.![endif]>![if>
31. Par décision du 23 janvier 2004, l'OAI a octroyé une rente entière AI à l’assurée, calculée sur un degré d'invalidité de 100% dès le 1
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avril 2002, puis de 80% dès le 1
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février 2003.![endif]>![if>
32. Par décision du 13 mai 2004, AXA a accordé à l’assurée une rente d’invalidité LAA basée sur un degré d’invalidité de 80%, à compter du 1
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novembre 2003. Précédemment, l’assurée avait perçu une indemnité journalière du 31 janvier 2002 au 31 octobre 2003.![endif]>![if>
33. Le 3 mars 2005, le Dr F_ a certifié que les douleurs cervico-dorsalgiques séquellaires à l’accident de 1997 étaient stables et toujours présentes et nécessitaient toujours une prise en charge physiothérapique régulière, ainsi qu’une prise d’anti-inflammatoires et d
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antidouleurs de manière régulière. La capacité de travail de l’assurée demeurait dès lors définitivement de 20%.![endif]>![if>
34. Le 11 août 2005, l’OAI a informé l’assurée que son droit à la rente était en cours de révision.![endif]>![if>
35. Le 1
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septembre 2005, l’assurée a expliqué à l’OAI que son état de santé n’avait pas changé.![endif]>![if>
36. Le 12 septembre 2005, l’employeur a indiqué que l’assurée travaillait à 20% et que son salaire annuel se montait à CHF 18'417.10.![endif]>![if>
37. Dans un rapport du 3 octobre 2005, le Dr F_ a considéré que l’état de santé de l’assurée était stationnaire depuis le 1
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novembre 2002. Sa capacité de travail dans son activité habituelle était de 20% à compter de cette date.![endif]>![if>
38. Le 4 avril 2006, sur requête d’AXA, le Dr M_, spécialiste FMH en médecine physique et réhabilitation et spécialiste de la colonne vertébrale à la Clinique du dos à Lausanne, a rendu une expertise actualisée de l’état de santé de l’assurée.![endif]>![if>
Après avoir exposé l’anamnèse (personnelle, actuelle et socioprofessionnelle) et les plaintes de cette dernière et ses propres constations objectives, le Dr M_ a diagnostiqué des cervico-brachialgies bilatérales dans un contexte de séquelles de Whiplash stade IV (Quebec TASK Force), un status après fracture de type Burst de T2 avec perte du mur antérieur de 50% et empreinte médullaire avec lésion ligamentaire du complexe C6-T1 et fracture basi-épineuse de C7, un status après fracture-tassement de T4, un status après deux interventions en différé (laminectomie décompressive élargie bilatérale associée à une stabilisation postérieure T1-T3, à une réparation ligamentaire C6-T1 et greffe osseuse, un status après décompression canalaire en différé par cervico-sternotomie gauche procédant à une corporectomie T2, à une greffe autologue aux dépens de la crête iliaque droite et ostéosynthèse antérieure T1-T3), des troubles statiques et posturaux dans un contexte d’hypermobilité articulaire et de défaut de stabilisation du plan musculaire profond, et une dysphonie sur lésion post-opératoire d’un nerf laryngé.
Après avoir examiné l’assurée à trois reprises, le Dr M_ a relevé qu’elle jouissait, avant son accident, d’une très bonne santé générale. Elle se décrivait comme très sportive et avait accédé, à une date non précisée mais avant son accident, au quatrième rang du classement suisse de slalom en ski nautique. Elle était, en outre, connue depuis son plus jeune âge pour sa très grande souplesse naturelle. Elle s’était vue obligée, au vu de ses douleurs, d’abandonner toute pratique sportive. Malgré le temps écoulé depuis l’accident, il subsistait un handicap fonctionnel et douloureux, dont les conséquences étaient directement en rapport avec le traumatisme lui-même. Au sujet de l’incapacité de travail, la situation actuelle devait être considérée comme gérable et vouloir exiger une rentabilité supérieure serait totalement déraisonnable et illusoire. Le Dr M_ ne voyait pas l’intérêt d’envisager un reclassement professionnel car celui-ci ne modifierait pas la capacité de travail. Sur le plan vertébral, les contraintes qui devaient être respectées étaient les suivantes : une activité offrant une alternance de posture ; les activités en zone haute étaient déconseillées de même que les porte-à-faux, ou encore la position dans laquelle l’activité principale imposait un travail où les bras seraient maintenus au-delà des 50° en abduction et en antéflexion ; les ports de charge ne devaient pas excéder les 3 kilogrammes. Le handicap fonctionnel était suffisamment manifeste pour limiter l’assurée dans la réalisation des tâches ménagères habituelles. Les activités sportives antérieures n’étaient plus du tout compatibles avec son état ; en particulier, tous les sports d’impact conduisant à une composante de vibration ou à des positions statiques longtemps maintenues, dont notamment le ski nautique, étaient actuellement «non réalistes».
39. Dans un avis du 27 juin 2006, la Dresse L_ du SMR a repris les conclusions du Dr M_ et ajouté que, quoiqu’il en soit, les lésions séquellaires étaient constituées depuis de nombreuses années et, en l’état actuel de la médecine, non susceptible d’amélioration. Une révision précoce n’était donc pas nécessaire sur le plan médical.![endif]>![if>
40. Le 12 juillet 2006, le Dr M_ a précisé son expertise au sujet des lésions dégénératives des segments adjacents et du remaniement présent au niveau musculaire. Les méfaits qui avaient découlé de l’accident ou des suites des interventions chirurgicales s’étaient déjà produits et n’allaient pas s’aggraver au fil du temps pour autant que le sujet intervienne activement. Raisonnablement, on devait s’attendre à une participation active de l’assurée dans la pratique d’une telle démarche. Dans la littérature, il avait été largement prouvé que les mesures passives étaient connues pour ne pas influencer la trophicité musculaire, raison pour laquelle seule la pratique d’exercices quotidiens permettrait d’agir sur le plan musculaire profond. En effet, malgré l’altération qui s’était produite, il était chaudement recommandé de participer à la stabilisation dynamique vertébrale, pour limiter l’agression inhérente à la sédentarité ou à l’inactivité, problématique qui viendrait encore se surajouter aux méfaits du traumatisme.![endif]>![if>
41. Le 10 août 2006, l’OAI a maintenu le droit à la rente de l’assurée basé sur un degré d’invalidité de 80%.![endif]>![if>
42. Le 13 août 2007, AXA a mandaté une entreprise de surveillance, soit pour elle Monsieur N_, afin d’observer l’assurée. Le but de la mission était de déterminer si elle pratiquait un sport, était à même de porter des charges, avait une activité professionnelle ou présentait un handicap physique invalidant.![endif]>![if>
M. N_ a mené ses observations les 21 août, 13 et 29 septembre et 13 octobre 2007. Il a filmé l’assurée lors des journées précitées de septembre et matérialisé ses observations sur un DVD (ci-après : le DVD). Le 13 septembre 2007 de 16h35 à 19h20, on y voyait l’assurée monter sur un bateau de ski nautique et le piloter, ranger du matériel sur le bateau ou le bâcher. Le 29 septembre 2007 de 08h00 à 18h02, il a constaté que la recourante fonctionnait en qualité de juge lors du championnat genevois de ski nautique et de wakeboard et qu’elle avait pris place dans le bateau qui tirait les participants. Selon M. N_, elle n’avait pas été restreinte ou gênée dans l’accomplissement de ses mouvements durant les périodes de surveillance.
43. Par demande déposée par devant le Tribunal cantonal vaudois le 17 octobre 2007, l’assurée a assigné AXA, en sa qualité d’assureur responsabilité civile du conducteur du véhicule, ainsi que celui-ci, conjointement et solidairement, en paiement de la somme totale de plus de CHF 3’500'000.- pour perte de gain, tort moral, dommage ménager, frais de cures thermales, pour l’achat d’un véhicule adapté et le remboursement des honoraires d’avocat.![endif]>![if>
44. Dans un rapport du 19 octobre 2007, le Dr Y_, spécialiste FMH en médecine générale et responsable du service médical de Suisse romande d’AXA, a indiqué avoir examiné le dossier de l’assurée et visionné le DVD. Il a relevé ce qui suit : « [...] on voit Mme A_ être parfaitement à l’aise sur le bateau de ski nautique, évoluer sans limitation apparente sur le plan instable que réalise une telle embarcation (...). Les manœuvres qu’elle effectue pour parquer le bateau sont effectuées avec une parfaite aisance (...). Lorsqu’elle gesticule, toujours sur le bateau, les bras en abduction en effectuant des rotations rapides de la nuque à droite et à gauche, Mme A_ le réalise sans aucune gêne ni limitation (...). Elle met de l’ordre sur son bateau en effectuant des mouvements de flexion antérieure du tronc, élévation du tronc, abductions – adductions des bras (pliage de la corde de traction) sans aucune gêne ni précaution (...). [...] lorsqu’elle s’assied dans le bateau (...), elle le fait sans aucune précaution, aucun amortissement du mouvement et sans douleur apparente. Mme A_ compense parfaitement le roulis ou le tangage du bateau. Elle ne craint pas d’être sur ce bateau, quand bien même elle est tournée vers l’arrière et ne peut anticiper les réactions du bateau qui évolue - par essence - à grande vitesse, ce qui sur ce plan d’eau est source d’importants soubresauts et oblige fréquemment le bateau à «taper». Alors même que le bateau évolue à grande vitesse (...), elle se lève d’un bond, effectue une rotation du tronc de 90 degrés vers la gauche avant de se rasseoir, avec une totale aisance. Les mouvements des bras pour enrouler la corde sont parfaitement coordonnés, effectués de manière harmonieuse et à grande vitesse (...). Elle évolue pendant plus de 2 heures d’affilée durant cette matinée sans aucun problème. À aucun moment elle ne semble ressentir une quelconque douleur. [...] On la voit faire des mouvements circulaires de ses deux bras en abduction, avec une aisance totale (...); elle applaudit avec force, elle lève les bras en élévation complète, agitant les poignets, puis applaudit de nouveau et croise les bras en élévation à 90° (...) ; elle sautille sur place, effectuant des demi-tours complets en génuflexion partielle sur elle-même, tout en joignant, bras ballants, ses mains alternativement sur son ventre puis derrière son dos, mouvements mimant probablement une figure de ski nautique (...) ; elle est capable d’effectuer sans gêne des rotations du tronc (...) ; elle déplace aisément des objets en porte-à-faux (...), les bras en extension; ses mouvements pour remettre ses cheveux en place ou réajuster son sac sur l’épaule sont harmonieux et sans particularité (...) ; la marche est elle aussi totalement aisée, rapide et normale (...) ; Mme A_ se retourne même en marchant sans aucune difficulté ni appréhension ; elle hausse les épaules sans gêne, et gesticule sans limitation ni douleurs apparentes (...) ; à plusieurs reprises, on la voit monter sur un muret d’une hauteur de 40 cm (...) en descendre (...) sans évidence d’une quelconque limitation. Au contraire, elle en saute même (...) ; elle effectue, toujours en mimant des figures de ski nautique, des mouvements de rotation de 180° du corps, la tête restant dans la même direction, avec une totale aisance (...) ; elle éternue, avec mouvements de flexion démonstrative du tronc et réflexions de la nuque sans aucune douleur apparente (...) ; la séquence de gestuelle de 20 secondes (...) est éloquente et ne donne pas l’impression d’un trouble phonique. D’autres scènes auraient pu être détaillées, mais je tiens à attirer l’attention encore sur deux séquences : 1) un «
slap me five
» (...), 2) une longue flexion antérieure maximum du tronc avec le bras et tête en extension (... soit environ 34 secondes !), donc Mme A_ se redresse sans aucune gêne ».![endif]>![if>
Le Dr O_ a conclu qu’à aucun moment des séquences vidéo, il avait eu l’impression que la recourante présentait une limitation de ses mouvements ou qu’elle présentait des douleurs. Il n’avait observé à aucun moment des signes de fatigue. Au contraire, l’assurée était très souvent souriante et gaie, n’économisant jamais ses mouvements. Les images étaient donc particulièrement éloquentes et en nette contradiction avec bon nombre de limitations annoncées par l’assurée ou préconisées par les experts, ces derniers se basant principalement sur les plaintes subjectives annoncées par la précitée pour les édicter.
45. Par décision du 13 février 2008, AXA a informé l’assurée qu’elle cessait toute prestation, en espèce ou en nature, à partir du 1
er
janvier 2008. Elle avait constaté que ses activités, en particulier dans le domaine du ski nautique, étaient en contradiction avec les handicaps mentionnés dans le rapport médical du Dr M_ du 4 avril 2006. Une éventuelle opposition n’aurait pas d’effet suspensif.![endif]>![if>
46. a) En date du 21 février 2008, se constituant partie civile, AXA a déposé auprès de la cheffe de la police une dénonciation pénale à l’encontre de l’assurée pour escroquerie et délit manqué d’escroquerie.![endif]>![if>
Elle a expliqué que le rapport du Dr M_ était en totale contradiction avec l’activité pratiquée par l’assurée, notamment dans le domaine du ski nautique suisse. Il ressortait de ses recherches sur internet que l’assurée était présidente de l’association genevoise de ski nautique et wakeboard, de la commission «Z_», de la commission «AA_», de la commission «AB_» de la Fédération suisse de ski nautique et wakeboard, membre du conseil technique ski classique de cette même fédération, membre invité au comité de la section ski du club nautique de AC_, représentante de la section ski nautique au sein du club P_, responsable de la section compétition ski classique, capitaine de l’équipe féminine suisse de ski nautique et membre du jury lors de compétitions internationales de ski nautique. En 2003, l’assurée avait passé l’examen professionnel d’entraîneur de sport de performance avec brevet fédéral pour le ski nautique et wakeboard. Par ailleurs, le visionnement du film établi par le détective privé permettait de constater que l’assurée était en mesure de rester debout toute une journée, d’assumer toutes les tâches afférentes à la pratique du nautisme (manœuvres, rangement de cordes, bâchage, etc.), pouvait compenser le roulis ou le tangage d’un bateau, ne craignait pas d’être à bord d’un bateau qui évoluait parfois à grande vitesse, en étant tournée vers l’arrière. En outre, sur ces images, on voyait l’assurée faire de multiples mouvements ou rotations sans aucune gêne, marcher normalement en se retournant, sauter sur un muret, éternuer sans douleur, etc. Ces activités infirmaient les limitations énoncées par l’assurée, voire préconisées par les experts qui s’étaient fondés sur les plaintes subjectives de celle-ci pour établir leurs rapports. Cette dernière percevait une rente entière d’invalidité, était au bénéfice d’une autorisation pour se parquer sur les places réservées aux handicapés et bénéficiait, depuis 1997, de rentes versées par AXA, d’un montant qui totalisait, au jour du dépôt de la plainte, plus d’un million de francs. Selon AXA, ces faits étaient constitutifs d’escroquerie et de délit manqué d’escroquerie.
b) Le 31 mars 2008, l’assurée, se constituant partie civile, a déposé auprès du Procureur général une plainte pénale à l’encontre d’AXA pour dénonciation calomnieuse, diffamation et contrainte. En substance, AXA avait saisi les autorités pénales de manière abusive et en remettant en cause la véracité des atteintes à sa santé dans le but de l’intimider et de la contraindre à réduire ses prétentions en responsabilité civile.
c) Le 15 mai 2008, l’assurée a été inculpée d’escroquerie en relation avec les faits sus-relatés, en substance pour avoir astucieusement induit en erreur et maintenu dans cette erreur AXA et, par extension l’OAI, sur son incapacité de travailler.
d) Par ordonnance du 5 janvier 2009, le Procureur général a classé – faute de prévention et en opportunité – la procédure pénale ouverte suite au dépôt de la plainte de l’assurée le 31 mars 2008.
e) Par ordonnance de soit-communiqué du 9 juin 2009, la Juge d’instruction en charge saisie de la procédure pénale a refusé d’auditionner Monsieur C_, d’écarter les déclarations du Dr M_ et d’ordonner une nouvelle expertise et communiqué la procédure pénale au Procureur général, compte tenu de l’achèvement de l’instruction préparatoire.
f) Par ordonnance du 23 septembre 2009 (
OCA/209/2009
), la Chambre d’accusation a rejeté le recours d’AXA contre le soit-communiqué du Juge d’instruction du 9 juin 2009.
g) Par ordonnance du 16 novembre 2009, devenue définitive, le Procureur général a classé la procédure pénale ouverte suite au dépôt de la plainte d’AXA, estimant que l’instruction n’avait pas établi, ni même rendu vraisemblable, la moindre intention dolosive de l’assurée.
h) La procédure pénale a permis de recueillir les éléments suivants :
aa) Dans une attestation datée du 25 février 2008, le président de la fédération internationale de ski nautique a certifié que cette dernière était consciente de l’état de santé de l’assurée et comprenait aisément son besoin de pouvoir disposer de repos fréquents durant une compétition. Il lui semblait que l’expérience de cette dernière comptait plus pour eux que les nombreux désavantages liés à son handicap. Bien entendu, elle ne pratiquait aucune activité physique pendant la compétition. Enfin, leur groupe de juges comptait des paraplégiques et le fait d’être assis, posture la plus pratiquée par les juges, ne posait en soi aucun problème au bon déroulement de leur activité.

## Considerations