# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** aa9b0590-208b-4464-9239-942b24d97cda
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Le 9 décembre 2016, J._ a déposé une requête de mesures protectrices de l’union conjugale auprès du Tribunal civil de l’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois.
Une citation à comparaître à l’audience du 13 janvier 2017 a été envoyée aux parties par courrier recommandé le 22 décembre 2016. Le pli a été notifié à l’intimé L._ le 23 décembre 2016.
Lors de l’audience de mesures protectrices de l’union conjugale du 13 janvier 2017, L._ ne s’est pas présenté, ni personnellement en son nom.
Par ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 23 février 2017, le Vice-président du Tribunal civil de l’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois a notamment autorisé les époux L._ et J._ a vivre séparés (I), a confié la garde des enfants [...] et [...] à leur mère (II), a fixé le droit de visite du père (III) et astreint celui-ci à contribuer à l’entretien de ses enfants et de son épouse (IV à VI).
Le pli contenant cette décision, envoyé en courrier recommandé le 24 février 2017 et annoncé pour retrait à L._ le 27 février 2017, n’a pas été réclamé. Il a été notifié à l’intéressé par la gendarmerie le 22 mars 2017.
Par acte du 22 mars 2017, mis à la poste le 24 mars suivant, L._ a interjeté appel contre cette ordonnance.
2.
2.1
L’ordonnance attaquée ayant été rendue en procédure sommaire, le délai d’appel est de dix jours à compter de la notification de la décision motivée (art. 314 al. 1 CPC).
Les citations, les ordonnances et les décisions sont notifiées par envoi recommandé ou d’une autre manière contre accusé de réception (art. 138
al. 1 CPC). L’acte est réputé notifié, en cas d’envoi recommandé, lorsque celui-ci n’a pas été retiré, à l’expiration d’un délai de sept jours à compter de l’échec de la remise, si le destinataire devait s’attendre à recevoir la notification (art. 138 al. 3 CPC).
2.2
En l’espèce, L._ devait s’attendre à recevoir l’ordonnance en cause dès lors qu’il avait été cité à comparaître à l’audience de mesures protectrices de l’union conjugale du 13 janvier 2017. La décision attaquée a été annoncée pour retrait le 27 février 2017. Le délai d’appel a ainsi commencé à courir le 7 mars 2017 – soit dès le lendemain de l’échéance du délai de garde de sept jours – et il est arrivé à échéance le 16 mars 2017. Remis à un bureau de poste le 24 mars 2017, l’appel est ainsi tardif.
Si l’on considère que la remise en main propre du 22 mars 2017 constitue une deuxième notification, celle-ci serait sans effets juridiques puisqu’elle est intervenue après l’échéance du délai d’appel (TF 5D_77/2013 du 7 juin 2013 consid. 2.2, RSPC 2013, p. 477 ; CACI 1
er
juillet 2014/367).
3.
Au vu de ce qui précède, l'appel doit être déclaré irrecevable, selon le mode procédural de l’art. 312 al. 1 CPC.
Le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 10 TFJC [Tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]).

## Considerations