# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3e9fce11-441f-5a08-bdad-2388d6667f95
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Suite à une plainte pénale déposée le 7 mars 2016 par B._, le Ministère public du canton de Fribourg a ouvert une procédure pénale à l’encontre de A._ pour concurrence déloyale. En substance, B._ considère que A._ tente d’opérer un transfert d’image et de réputation en sa faveur et qu’il existe ainsi un risque de confusion entre son entreprise et celle de A._. Dans le cadre de cette procédure, il est notamment reproché au prévenu d’utiliser un véhicule pouvant être confondu avec le véhicule professionnel du plaignant dans le but d’induire le public en erreur et d’exploiter ainsi la réputation et le portefeuille de clients qu’il s’est constitué au fil des ans. Le 3 mai 2016, le Ministère public a émis un mandat de séquestre, ce dernier portant sur le permis de circulation et les plaques du véhicule C._, immatriculé: ddd. Cette mesure est assortie de l’obligation, pour l’Office de la circulation et de la navigation, de s’assurer du blocage de toute immatriculation future dudit véhicule.
B. Par mémoire de sa mandataire du 19 mai 2016, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance de séquestre précitée, concluant, sous suite de frais et dépens, à l'admission du recours et à ce que le séquestre du permis et des plaques du véhicule en question soit levé. Dans son recours, A._ soutient notamment que le Ministère public a constaté les faits de manière inexacte en retenant, principalement sur la base des auditions des parties (DO 3'000 ss), l’existence d’une possible activité déloyale de sa part à l’égard de l’entreprise de B._ et qu’aucune mesure d’enquête n’a été prise pour confirmer les accusations émises par ce dernier. Le recourant allègue également une mauvaise application de l’art. 263 CPP, relatif au séquestre, et prétend qu’aucun élément du dossier ne permet de jeter le soupçon sur une possible activité de concurrence déloyale qu’il pourrait pratiquer notamment à l’aide du véhicule séquestré. Au surplus, il affirme que le séquestre est une mesure disproportionnée en l’espèce qui, l’empêchant d’exercer son activité de ramassage d’huile et de déchets, lui cause un préjudice financier.
Dans sa détermination du 1er juin 2016, le Ministère public conclut au rejet du recours. Il y signale en sus que le séquestre du permis et des plaques du véhicule du recourant est justifié et allègue que, contrairement aux affirmations du recourant, l’admissibilité du séquestre fondé sur l’art. 263 al. 1 let. d CPP dépend de la seule probabilité que ce véhicule serve à la commission d’une infraction. Or, en l’espèce, le Ministère public estime que sur la base de l’audition des parties (DO 3'000 ss) une concurrence déloyale peut effectivement exister.

## Considerations

en droit