# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1786d635-3cb9-488a-80d5-f8140d0fd54b
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Faits:
A. Les autorités judiciaires françaises ont adressé à la Suisse une demande
d’entraide datée du 11 juin 2021 dans le cadre d’une enquête ouverte contre
A. pour « abandon de famille, faux: altération frauduleuse de la vérité dans
un écrit, usage de faux en écriture, organisation frauduleuse d’insolvabilité
par débiteur pour échapper à une condamnation de nature patrimoniale »
(dossier du Ministère public du canton de Genève [ci-après: MP-GE], p. 1).
B. Le MP-GE, en charge du traitement de la demande d’entraide française, est
entré en matière par décision du 16 août 2021 (act. 1.4). Dans le cadre de
l’exécution des mesures requises, il a ordonné à la banque B., le 16 août
2021, pour toute relation dont est ou aurait été titulaire, ayant droit ou fondé
de procuration A., la saisie probatoire de la documentation bancaire et la
remise en copie des relevés de compte et du dossier titres, de l’ouverture de
la relation à ce jour ainsi que d’un état des avoirs au jour de la saisie
documentaire (dossier du MP-GE, p. 42).
C. Par décision de clôture du 1er février 2022, le MP-GE a ordonné la
transmission à l’autorité requérante des documents relatifs à la relation n° 1
et au compte de carte de crédit n° 2 ouverts auprès de la banque B. (dossier
du MP-GE, p. 116 s.).
D. Le 7 février 2022, A. a interjeté recours contre ce dernier prononcé,
concluant, en substance, à ce que seules les données en lien avec la plainte
de C., épouse de A. dont il est séparé, soient transmises, et non la totalité
de la documentation bancaire le concernant (act. 1, p. 1).
E. Invités à répondre, le MP-GE conclut le 28 février 2022 au rejet du recours
(act. 9) et l’Office fédéral de la justice se rallie, le 7 mars 2022, à la décision
entreprise (act. 10).
F. A. a adressé à la Cour de céans des écrits spontanés les 4 et 16 mars, 4 et
29 avril, 24 mai et 13 juillet 2022 (act. 11, 13, 15, 17,19, 21).
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris,
si nécessaire, dans les considérants en droit.
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## Considerations

La Cour considère en droit:
1. L'entraide judiciaire entre la République française et la Confédération suisse
est prioritairement régie par la Convention européenne d'entraide judiciaire
en matière pénale du 20 avril 1959 (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur
pour la Suisse le 20 mars 1967 et pour la France le 21 août 1967, ainsi que
par l'Accord entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la
République française en vue de compléter la CEEJ (Accord bilatéral;
RS 0.351.934.92), conclu le 28 octobre 1996 et en vigueur depuis le
1er mai 2000. Peut également s'appliquer, en l'occurrence, la Convention du
Conseil de l'Europe du 8 novembre 1990 relative au blanchiment, au
dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (CBI;
RS 0.311.53), en vigueur pour la Suisse dès le 11 septembre 1993 et pour
la France dès le 1er février 1997. S'appliquent aussi à l'entraide pénale entre
ces deux Etats, les art. 48 ss de la Convention d'application de l'Accord de
Schengen du 14 juin 1985 (CAAS; n° CELEX 42000A0922[02]; Journal
officiel de l'Union européenne L 239 du 22 septembre 2000, p. 19-62; v. arrêt
du Tribunal pénal fédéral RR.2008.98 du 18 décembre 2008 consid. 1.3)
ainsi que les dispositions pertinentes de l'Accord de coopération entre la
Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses
Etats membres, d'autre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité
illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers conclu le 26 octobre 2004
(Accord anti-fraude; RS 0.351.926.81; v. Message du Conseil fédéral du
1er octobre 2004 relatif à l'approbation des accords bilatéraux entre la Suisse
et l'Union européenne, y compris les actes législatifs relatifs à la
transposition des accords [« accords bilatéraux II »] in FF 2004 5593, 5807-
5827), appliquée provisoirement par la Suisse et la France dès le 8 avril
2009.
1.1 Les dispositions des traités précités l'emportent sur le droit interne régissant
la matière, soit la loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale
(EIMP; RS 351.1) et son ordonnance d'exécution (OEIMP; RS 351.11). Le
droit interne reste toutefois applicable aux questions non réglées,
explicitement ou implicitement, par les dispositions conventionnelles (art. 1
al. 1 EIMP) ou lorsqu'il permet l'octroi de l'entraide à des conditions plus
favorables (ATF 142 IV 250 consid. 3; 140 IV 123 consid. 2; 137 IV 33
consid. 2.2.2; 136 IV 82 consid. 3.1; arrêt du Tribunal pénal fédéral
RR.2010.9 du 15 avril 2010 consid. 1.3), ce qui est valable aussi dans le
rapport entre les normes internationales (v. art. 48 ch. 2 CAAS, art. 39 ch. 2
CBI et art. 25 al. 2 de l'Accord anti-fraude). L'application de la norme la plus
favorable doit avoir lieu dans le respect des droits fondamentaux
(ATF 135 IV 212 consid 2.3; 123 II 595 consid. 7c).
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1.2 En vertu de l'art. 37 al. 2 let. a ch. 1 de la loi fédérale sur l'organisation des
autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71) mis en relation
avec les art. 25 al. 1 et 80e al. 1 EIMP, la Cour de céans est compétente
pour connaître des recours dirigés contre les décisions de clôture de la
procédure d'entraide et, conjointement, contre les décisions incidentes
rendues par les autorités cantonales ou fédérales d'exécution.
1.3 Interjeté dans le délai légal de 30 jours (art. 80k EIMP) par une personne
disposant de la qualité pour recourir (art. 80h let. b EIMP), le recours est
recevable. Il y a dès lors lieu d’entrer en matière.
2. Le recourant fait valoir que si certaines données doivent être transmises,
seules celles qui sont en lien avec la plainte pénale de C. doivent l’être. Il
considère dès lors que la totalité de la documentation bancaire ne doit pas
être remise à l’Etat requérant (act. 1, p. 1 et 4). Selon le recourant, les
courriers de la banque des 14 septembre et 27 décembre 2021 en réponse
à la saisie peuvent être transmis ainsi que la documentation liée au compte
de carte de crédit n° 2 (act. 1, p. 1). Il consent également à la remise de la
documentation relative au compte n° 1 en lien avec la plainte pénale
susmentionnée, « à savoir: [l]e solde du compte et de dépôt, pour le compte
personnel n°3 la totalité des transactions liées aux pensions de secours et
alimentaires – compte de [C.] la plaignante ainsi que le compte de la caisse
d’allocations familiales françaises », la « totalité des transactions sur le
compte de la banque D. (banque concernée par le crédit immobilier du bien
conjugal [...], France) », la totalité des transactions liées aux biens
immobiliers français et suisses (dont la fortune immobilière de [CHF]
39'089.35 [...], à savoir l’association des notaires du canton de VD et Crédit
Logement » et pour « le compte épargne personnel n°4 [l]a totalité des
transactions » (act. 1, p. 2 ss).
Tel que formulé, le grief du recourant revient à invoquer une violation du
principe de la proportionnalité.
2.1 De manière générale, selon la jurisprudence relative au principe de la
proportionnalité, lequel découle de l'art. 63 al. 1 EIMP, la question de savoir
si les renseignements demandés sont nécessaires ou simplement utiles à la
procédure pénale est en principe laissé à l'appréciation des autorités de
poursuite de l'Etat requérant (ATF 136 IV 82 consid. 4.1; arrêt du Tribunal
fédéral 1C_582/2015 du 10 novembre 2015 consid. 1.4). Le principe de la
proportionnalité interdit à l'autorité suisse d'aller au-delà des requêtes qui lui
sont adressées et d'accorder à l'Etat requérant plus qu'il n'a demandé. Cela
n'empêche pas d'interpréter la demande selon le sens que l'on peut
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raisonnablement lui donner; l'autorité d'exécution devant faire preuve
d'activisme, comme si elle était elle-même en charge de la poursuite. Le cas
échéant, une interprétation large est admissible s'il est établi que toutes les
conditions à l'octroi de l'entraide sont remplies. Ce mode de procéder permet
ainsi d'éviter d'éventuelles demandes complémentaires (ATF 136 IV 82
consid. 4.1; 121 II 241 consid. 3a; arrêt du Tribunal pénal fédéral
RR.2009.286-287 du 10 février 2010 consid. 4.1). Sur cette base, peuvent
aussi être transmis des renseignements et des documents qui ne sont pas
mentionnés dans la demande (TPF 2009 161 consid. 5.2; arrêts du Tribunal
pénal fédéral RR.2018.32-37 du 23 août 2018 consid. 4.1; RR.2010.39 du
28 avril 2010 consid. 5.1).
2.2 L'examen de l'autorité d'entraide est régi par le principe de l'« utilité
potentielle » qui joue un rôle crucial dans l'application du principe de la
proportionnalité en matière d'entraide pénale internationale (ATF 122 II 367
consid. 2c et les références citées). Sous l'angle de l'utilité potentielle, il doit
être possible pour l'autorité d'investiguer en amont et en aval du complexe
de faits décrit dans la demande et de remettre des documents antérieurs ou
postérieurs à l'époque des faits indiqués (arrêt du Tribunal fédéral
1A.212/2001 précité consid. 9.2.2; arrêt du Tribunal pénal fédéral
RR.2017.53-54 du 2 octobre 2017 consid. 8.2 in fine). Les autorités suisses
sont tenues, au sens de la procédure d'entraide, d'assister les autorités
étrangères dans la recherche de la vérité en exécutant toute mesure
présentant un rapport suffisant avec l'enquête pénale à l'étranger, étant
rappelé que l'entraide vise non seulement à recueillir des preuves à charge,
mais également à décharge (ATF 118 lb 547 consid. 3a; arrêt du Tribunal
fédéral 1A.88/2006 du 22 juin 2006 consid. 5.3; arrêts du Tribunal pénal
fédéral RR.2013.231 du 23 octobre 2013 consid. 4.1 et références citées;
RR.2008.287 du 9 avril 2009 consid. 2.2.4 et la jurisprudence citée). C'est
donc le propre de l'entraide de favoriser la découverte de faits, d'informations
et de moyens de preuve, y compris ceux dont l'autorité de poursuite
étrangère ne soupçonne pas l'existence. Il ne s'agit pas seulement d'aider
l'Etat requérant à prouver des faits déjà révélés par l'enquête qu'il conduit,
mais aussi d'en dévoiler d'autres, s'ils existent. Il en découle, pour l'autorité
d'exécution, un devoir d'exhaustivité qui justifie de communiquer tous les
éléments qu'elle a réunis, qui sont propres à servir l'enquête étrangère ou
qui peuvent permettre d'éclairer les rouages du mécanisme délictueux
poursuivi dans l'Etat requérant (arrêt du Tribunal pénal fédéral
RR.2019.172+173 du 28 janvier 2020 consid. 3.1 et références citées;
ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en matière pénale,
5e éd. 2019, n° 723, p. 798 ss).
2.3 Lorsqu'il s'agit de demandes relatives à des informations bancaires, il
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convient en principe de transmettre tous les documents qui peuvent faire
référence au soupçon exposé dans la demande d'entraide. Il doit toutefois
exister un lien de connexité suffisant entre l'état de fait faisant l'objet de
l'enquête pénale menée par les autorités de l'Etat requérant et les
documents visés par la remise (ATF 129 II 461 consid. 5.3; arrêts du Tribunal
fédéral 1A.189/2006 du 7 février 2007 consid. 3.1; 1A.72/2006 du
13 juillet 2006 consid. 3.1).
2.4 En l’occurrence, l’autorité requérante enquête sur des faits qui, transposés
en droit suisse, correspondent prima facie aux infractions de violation d’une
obligation d’entretien (art. 217 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP). Il
ressort de la commission rogatoire française qu’en 2004, C. et A. se
mariaient et devenaient parents de deux enfants. En 2016, ils se séparaient
et une ordonnance de non-conciliation, le 8 octobre 2020, ordonnait que
A. devait le versement, au titre de pension alimentaire, pour chacune de ses
filles, de € 800.-- par mois ainsi que le versement d’une pension alimentaire,
pour chacune de secours, à C., d’un montant mensuel de € 1'200.--. A. ne
payait pas lesdites pensions et devait la somme de € 3'888.99 à C.
A. ne payant pas le crédit immobilier depuis octobre 2020, C. recevait deux
mises en demeure afin de régler la somme totale de € 10'687.22. L’autorité
requérante soupçonne en outre que A. se déclarait au chômage afin de ne
pas payer les pensions alimentaires et le crédit immobilier. Cela alors qu’il
serait toujours employé comme ingénieur télécom auprès de la société E. en
Suisse, où il gagnerait environ € 10'000.-- par mois et qu’il percevrait la
totalité des loyers de leurs trois appartements. Selon la demande d’entraide,
A. aurait un capital immobilier en Suisse dont le montant s’élèverait à
CHF 39'089.35. Enfin, A. aurait imité la signature de C. pour demander un
report d’échéance de crédit immobilier le 10 juin 2020 (dossier du MP-GE,
p. 3 s.).
À cet égard, les autorités françaises ont expressément requis la transmission
des informations relatives aux comptes bancaires que A. pourrait détenir en
Suisse (et notamment à la banque B.) aux fins d’investiguer sur les
infractions dénoncées (dossier du MP-GE, p. 4).
2.5 En l’espèce, seule une partie de la documentation bancaire visée par la
décision attaquée est litigieuse. Dans ses observations à l’autorité
d’exécution ainsi que dans ses divers écrits adressés à la Cour de céans, le
recourant a présenté des arguments, documentés, afin de démontrer que
« [l]es attaques incessantes de [C.] n’ont pour seul but que de [lui] nuire [et
qu’il souhaite que ses] données personnelles restent protégées et que cette
action infondée cesse immédiatement » (dossier du MP-GE, p. 71).
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2.5.1 En matière d'entraide judiciaire, la participation du détenteur au tri des pièces
implique, pour ce dernier, d'aider l'autorité d'exécution, notamment pour
éviter que celle-ci n'ordonne des mesures disproportionnées, partant
inconstitutionnelles. Il s'agit là d'un véritable devoir, conçu comme un
corollaire de la règle de la bonne foi régissant les rapports mutuels entre
l'Etat et les particuliers (art. 5 al. 3 Cst.). Ce devoir de collaboration découle
du fait que le détenteur des documents en connaît mieux le contenu que
l'autorité; il facilite et simplifie la tâche de celle-ci et concourt ainsi au respect
du principe de la célérité de la procédure ancré à l'art. 17a al. 1 EIMP. Le
droit d'être entendu se dédouble ainsi en un devoir de coopération, dont
l'inobservation est punie par le fait que le détenteur ne peut plus soulever
devant l'autorité de recours les arguments qu'il aurait négligé de soumettre
à l'autorité d'exécution (ATF 126 II 258 consid. 9b). La personne touchée par
la saisie de documents lui appartenant est dès lors tenue, sous peine de
forclusion, d'indiquer à l'autorité quels documents ne devraient pas, selon
elle, être transmis et pour quels motifs. À partir du moment où le détenteur
sait quels documents l'autorité d'exécution veut transmettre, il lui appartient
d'éclairer l'autorité en lui adressant spontanément, de manière précise et
détaillée, tous les arguments commandant, selon lui, de ne pas transmettre
telle ou telle pièce. Il ne lui suffit pas cependant d’affirmer péremptoirement
qu’une pièce est sans rapport avec l’affaire; une telle assertion doit être
étayée avec soin. Le détenteur ne peut se cantonner dans une position
passive ou, par exemple, se borner à prétendre que le tri serait impossible à
faire, en raison du caractère prétendument lacunaire de la demande
(ATF 127 II 151 consid. 4c/aa; 126 II 258 précité consid. 9b/aa; arrêt du
Tribunal fédéral 1A.216/2001 du 21 mars 2002 consid. 3.1 et 3.2;
v. également arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2013.127 du 26 juin 2013
consid. 2.2.1; ZIMMERMANN, op. cit., n° 724, p. 801 s.).
2.5.2 En l’occurrence, le recourant se contente de réitérer son « [...] souhait que
[ses] données personnelles ne soient pas transmises ou que seules les
transactions bancaires liées aux accusations le soient » sans expliquer en
détail quelles pièces ne devraient pas être transmises aux autorités
françaises et pour quels motifs (act. 1, p. 4; 15).
2.5.3 Il appert en revanche qu'il existe un lien suffisant entre les comptes en
banque du recourant et les faits poursuivis par l'Etat requérant et que dès
lors les documents y relatifs sont propres à faire avancer l'enquête étrangère.
Il ne faut en outre pas perdre de vue que l'entraide vise non seulement à
recueillir des preuves à charge, mais également à décharge (supra
consid. 2.2; ATF 118 Ib 547 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 1A.88/2006
du 22 juin 2006 consid. 5.3; arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2007.29 du
30 mai 2007 consid. 4.2).
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2.5.4 Il sied enfin de relever que les arguments avancés par le recourant
(v. notamment act. 15; 21) s'apparentent à une argumentation à décharge,
irrecevable dans le cadre de la procédure d'entraide (v. arrêt du Tribunal
fédéral 1C_562/2011 du 22 décembre 2011 consid. 1.5 in fine).
2.6 Le grief tiré d'une prétendue violation du principe de la proportionnalité,
respectivement de celui de l’utilité potentielle, se révèle ainsi mal fondé et se
doit, par conséquent, d'être rejeté.
3. Au vu des considérations qui précèdent, le recours est rejeté.
4. Les frais de procédure, comprenant l'émolument d'arrêté, les émoluments
de chancellerie et les débours, sont mis à la charge des parties qui
succombent (art. 63 al. 1 de la loi fédérale sur la procédure administrative
[PA; RS 172.021], applicable par renvoi de l'art. 39 al. 2 let. b LOAP). Le
montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la difficulté
de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur situation financière
et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP, art. 8 al. 3 du règlement du
Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la
procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162 et art. 63 al. 5 PA). Le
recourant supporte ainsi les frais du présent arrêt, fixés à CHF 3'000.-- et
entièrement couverts par l'avance de frais effectuée.
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