# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 01021bf7-c238-5dff-9d9f-f18ae8c9adbc
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par acte déposé le 6 juin 2019, A_ (ci-après : la banque A_ ou "la banque") recourt contre l'ordonnance du 24 mai 2019, notifiée par pli simple, par laquelle le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte du 5 novembre 2018.
La recourante conclut, avec suite de frais et dépens, à l'annulation de l'ordonnance querellée et au renvoi de la cause au Ministère public afin qu'il prononce la mise en prévention de B_.
b.
La recourante a versé les sûretés en CHF 1'000.- qui lui étaient réclamées par la Direction de la procédure.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
a.
Le 27 août 2018, la banque A_ a déposé plainte pour violation du secret bancaire contre B_, ancienne employée, pour avoir emporté, à la fin des rapports de travail, divers documents comportant notamment les noms de clients (P/1_/2018).
Par arrêt du 9 mai 2019 (
ACPR/335/2019
), la Chambre de céans a confirmé l'ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Ministère public, car la seule détention des documents litigieux sur sa nouvelle place de travail, sans divulgation à un tiers, ne saurait constituer une "révélation" de secrets au sens de la loi.
b.
Dans l'intervalle, soit par pli du 9 octobre 2018, la banque a informé le Ministère public avoir retrouvé divers courriers électroniques, contenant des données relatives à sa clientèle, que B_ avait envoyés "
à l'externe, à son adresse électronique privée, ainsi qu'à celle de son époux
".
Cette lettre a été traitée comme une nouvelle plainte, sous le numéro de procédure P/21802/2018.
c.
Sur demande du Ministère public,la banque A_ a transmis le 5 novembre 2018 "
quelques exemples
", non répertoriés par un bordereau, des documents en question.
Il s'agit de deux courriels envoyés les 1
er
octobre 2015 et 10 février 2016 par B_ (depuis son adresse électronique à la banque)
à l'adresse électronique
"
2_@_.com
"
; et de deux messages envoyés le 8 juillet 2016 (de la même adresse à la banque) à l'adresse électronique
"
3_@_.com
"
.
L'envoi du 10 février 2016 est explicitement relatif à un garage, dont le nom est caviardé sur l'exemplaire au dossier. B_ paraît s'inquiéter de la "
plausibilisation

## Considerations