# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** be3a6059-a5d9-55c2-a07d-e4944d059cd4
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2004
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. En date du 10 juin 2002, l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après OCAI) a rendu une décision octroyant à Monsieur N_ une rente mensuelle de Fr. 1'813.- avec effet au 1
er
juillet 2002, précisant qu’une décision relative au rétroactif dû pour la période d’août 1999 à juin 2002 serait prise à réception des décomptes des services sociaux et assurances sociales intervenus durant ladite période.
2. Le 5 juillet 2002, l’assuré a déposé un recours contre la décision susmentionnée, alléguant notamment qu’il avait été contraint de signer une reconnaissance de dette en faveur de l’Hospice général alors qu’il avait droit aux prestations de celui-ci depuis 1995 ; il n’a pas contesté le montant de ladite reconnaissance de dette, mais la compensation du versement dû par l’AI à titre rétroactif avec les avances consenties par l’Hospice général.
3. Dans une nouvelle décision du 9 juillet 2002, l’OCAI a rendu une décision par laquelle l’assuré a été mis au bénéfice d’un versement rétroactif d’un montant total de Fr. 62'307.-.
Ladite décision mentionnait un droit de compensation de l’Hospice général à hauteur de Fr. 61'286.65 correspondant aux avances faites par cette institution.
4. Par courrier du 11 juillet 2002, l’assuré a indiqué qu’il réitérait ses griefs contre cette deuxième décision.
5. Dans son préavis du 7 octobre 2002, l’OCAI a exposé que, suite à la réception d’un complément de compte individuel courant juillet, il avait rendu deux décisions rectificatives, l’une relative au montant de la rente mensuelle et l’autre concernant le montant du versement rétroactif.
En effet, par décision du 23 août 2002, l’OCAI a admis un versement rétroactif de Fr. 65'096.- compensé à raison de Fr. 61'286.65 en faveur de l’Hospice général.
L’OCAI a souligné que l’assuré ayant signé tant l’ordre de payement que le décompte ultérieur, c’était à juste titre que la compensation avait été effectuée. Il a conclu au rejet du recours.
6. Par lettre du 31 octobre 2002, le recourant a maintenu sa position.

## Considerations

EN DROIT
Il convient au préalable de préciser que la loi genevoise sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LOJ) a été modifiée et qu’un Tribunal cantonal des assurances sociales a été institué dès le 1
er
août 2003, statuant en instance unique, notamment sur les contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (cf. art. 1, let. r et 56V, al. 1, let. a, ch. 1 LOJ). Conformément à l’art. 3, al. 3 de la loi du 14 novembre 2002 modifiant la LOJ, entrée en vigueur le 1er août 2003, la présente cause, introduite le 5 octobre 2001, et pendante devant la Commission cantonale de recours en matière d’assurance-vieillesse et survivants, a été transmise d’office au Tribunal cantonal des assurances sociales.
A teneur de l'art. 71 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA), l'autorité peut, d'office ou sur requête, ordonner l'appel en cause de tiers dont la situation juridique est susceptible d'être affectée par l'issue de procédure. Dans ce cas, la décision leur devient opposable.
En l'espèce, la situation juridique de l’Hospice général, institution genevoise d’action sociale, pourrait être affectée par l'issue de la présente procédure si le Tribunal de céans arrivait à la conclusion que la compensation faite par l’OCAI en faveur de l’institution précitée n’était pas valable .
Il se justifie par conséquent d'appeler en cause l’Hospice général.