# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 831ca7ba-9cc0-5f35-afd1-aea4c7ba35f4
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. Par décision du 26 juin 2006, la Justice de paix du IVème cercle de la Sarine, à Fribourg, a institué une curatelle volontaire au sens de l’art. 394 aCC en faveur de A._ estimant que ce dernier était dans l’incapacité de gérer convenablement ses affaires administratives et financières en raison d’un trouble de la personnalité dû à une consommation excessive d’alcool (DO 97 ss).
Sur requête de la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix), B._, ancien Chef du Service des curatelles d’adultes et curateur de A._, a transmis, en date du 30 octobre 2014, le formulaire relatif à la situation personnelle et matérielle de A._ en vue de la transformation de sa curatelle volontaire selon l’ancien droit de protection de l’adulte en mesure de protection selon le nouveau droit, dans lequel il conclut à l’institution d’une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine au sens des art. 394 et 395 CC (DO 114 ss).
Par courrier du 20 novembre 2014, A._ a requis la levée de sa curatelle volontaire alléguant en substance être en mesure de gérer seul ses affaires (DO 125).
En date du 26 novembre 2014, B._ et C._, assistante sociale auprès du Service des curatelles d’adultes, ont livré à la Justice de paix leur rapport du 24 novembre 2014 relatif à la transformation de la mesure de curatelle de A._ selon le nouveau droit duquel il ressort que la curatelle est toujours nécessaire et doit être convertie en curatelle de représentation avec gestion du patrimoine (DO 127 ss).
Le 29 décembre 2014, A._ et C._ ont comparu devant la Justice de paix. A cette occasion, le recourant a réitéré sa demande de levée de curatelle et a été interrogé sur sa situation personnelle et financière actuelle (DO 5 ss). C._ a quant à elle indiqué que bien qu’elle ne s’opposait pas à la levée de la mesure, elle trouvait cela précipité pour l’instant dès lors que l’exercice d’autogestion n’avait pas encore été fait (DO 139 ss).
B. Par décision du 29 décembre 2014, la Justice de paix a rejeté la demande de levée de la mesure de protection formulée par A._. Elle a levé la curatelle volontaire instaurée sous l’ancien droit en faveur de A._ et a institué une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine, au sens de l’art. 394 CC en lien avec l’art. 395 CC en faveur de ce dernier, avec pour objet de le représenter dans le cadre de ses affaires financières et administratives, notamment dans la recherche d’un lieu de vie approprié, de gérer avec diligence sa fortune et ses revenus, de veiller à l’adéquation de son lieu de vie, ainsi que d’amener A._ à s’autogérer financièrement et s’autonomiser administrativement dans un délai de quatre mois. Elle n’a cependant pas limité l’exercice de ses droits civils. En outre, B._ a été relevé de ses fonctions de curateur de A._ au profit de C._ qui a été désignée curatrice du recourant (DO 144 ss).
C. En date du 16 mars 2015, la Juge de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Juge de paix) a fait parvenir à la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (ci-après : la Cour) le courriel adressé par A._ le 14 mars à la Justice de paix auquel était joint un courrier dans lequel il conteste la décision du 29 décembre 2014 et conclu implicitement à son annulation. La Juge de paix a précisé que ce recours n’appelait aucune remarque de sa part.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 8
Le 18 mars 2015, la Juge de paix a transmis à la Cour la « version papier » du recours que A._ a adressée le 16 mars 2015 à la Justice de paix.
Par courrier du 19 mars 2015, A._ a complété son recours. Le 20 mars 2015, il a adressé à la Cour un exemplaire signé de son acte de recours.
Par mail adressé le 26 mars 2015 à la Justice de paix, la curatrice a informé que le recourant avait lors d'un entretien le même jour accepté de débuter l'exercice d'autogestion sur une durée de quatre mois, en débutant notamment par les paiements du loyer et de la location du garde-meuble.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.