# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d1c4d9df-5318-5721-bef3-54120262560e
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement non motiv
JTBL/897/2020
du 1
er
dcembre 2020, le Tribunal des baux et loyers a condamn A_  verser  C_ la somme de 1'002 fr. 70, avec intrts  5% l'an ds le 11 juillet 2018,  titre de frais de nettoyage et de remise en tat de la chose loue (ch. 1 du dispositif), condamn A_  verser  C_ la somme de 2'100 fr., avec intrts  5% l'an ds le 11 juillet 2018,  titre de frais de rparations et de remise en tat de la chose loue (ch. 2), a condamn A_  verser  C_ la somme de 236 fr. 95, avec intrts  5% l'an ds le 1
er
aot 2018 (ch. 3), a condamn A_  verser  C_ la somme de 47 fr. 60, avec intrts  5% l'an ds le 28 janvier 2018 (ch. 4), a condamn A_  verser  C_ la somme de 3'780 fr., avec intrts  5% l'an ds le 28 janvier 2018 (ch. 5), a cart l'opposition forme au commandement de payer, poursuite n
o
1_, notifi le 16 juillet 2019 (ch. 6), a dit que la poursuite en ralisation de gage immobilier n
o
1_ irait sa voie  due concurrence (ch. 7), a ordonn la libration de la garantie de loyer compte 593.28410 ouvert auprs de [la banque] D_, IBAN 2_ d'un montant de 5'670 fr. en faveur de C_ (ch. 8), a dbout les parties de toutes autres conclusions (ch. 9) et a dit que la procdure tait gratuite (ch. 10).
A_ a demand la motivation du jugement le 15 dcembre 2020. Le mme jour, elle a galement fait appel du jugement du 1
er
dcembre 2020 auprs de la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice.
Le Tribunal a rendu un jugement motiv le 17 dcembre 2020, notifi  A_ le 22 dcembre 2020. Le 18 dcembre 2020, par arrt
ACJC/1838/2020
, la Cour a dclar l'appel du 15 dcembre 2020 irrecevable, faute de viser un jugement motiv et de remplir les exigences lgales de motivation.
Les premiers juges ont retenu que A_ tait responsable des dfauts constats lors de l'tat des lieux de l'appartement qu'elle louait et qu'elle devait assumer les frais de remise en tat et de nettoyage de l'appartement, de remplacement du badge d'entre de l'immeuble, ainsi que la perte locative dcoulant des dfauts et de leur rparation.
B. a.
Le 30 dcembre 2020, A_ a form recours auprs du Tribunal fdral qui l'a transmis, le 5 janvier 2021,  la Cour, comme objet de sa comptence. Le 12 janvier 2021 par acte dpos au greffe de la Cour de justice, A_ a complt son recours contre le jugement motiv du Tribunal du 17 dcembre 2020, sans toutefois prendre de conclusions formelles.
b.
Dans sa rponse du 21 janvier 2021, C_ a conclu  la confirmation du jugement entrepris.
c.
A_ a persist par courrier de rplique du 29 janvier 2021, expdi le 1
er
fvrier 2021 et reu par la Cour le 2 fvrier 2021.
d.
Les parties ont t avises le 10 fvrier 2021 par le greffe de la Cour de ce que la cause tait garde  juger.
C.
Les faits pertinents suivants rsultent de la procdure :
a.
Les parties ont conclu un contrat de bail portant sur un appartement de 2 pices situ au 2
me
tage de l'immeuble sis chemin 3_ [no.] _  E_ [GE]. Le bail courait du 15 dcembre 2015 au 14 dcembre 2016 et a t prolong par les parties au 15 septembre 2017. Le bail tait accompagn d'un tat des lieux d'entre, sign par les parties le 15 dcembre 2015.
Les parties ont constitu une garantie bancaire d'un montant de 5'670 fr.
b.
Par procs-verbal d'accord du 9 janvier 2018, une unique prolongation de bail a t accorde  la locataire jusqu'au 30 juin 2018. Les parties sont convenues de conserver le montant du loyer en cours  la signature de l'accord, de 1'890 fr. (1'750 fr. et 140 fr. de charges), jusqu' la restitution effective de l'appartement.
c.
Le 7 juin 2018, C_ a fait part  A_ de son souhait de fixer la date de l'tat des lieux de sortie.
d.
Inquite d'une future vacuation, A_ s'est adresse  F_, Conseiller d'Etat, en recherche de soutien. Le 28 juin 2018, elle a demand l'organisation d'un tat des lieux de sortie le 1
er
juillet 2018.
e.
Diffrents dfauts ont t relevs dans le procs-verbal d'tat des lieux de sortie du 1
er
juillet 2018, sign par A_, ainsi que dans l'avis des dfauts de C_ du 2 juillet 2018. Il ressort notamment de l'avis que plusieurs plafonds prsentent des trous et impacts, que la rambarde extrieure est endommage, que le support de store est cass, que la paroi de douche est endommage et qu'un jeu de cls et un badge manquent. Ces dfauts sont, selon l'tat des lieux,  la charge de la locataire.
f.
L'appartement a t offert  la location  tout le moins ds le 9 juillet 2018 et a t propos au public sur le site G_.CH jusqu'au 7 novembre 2018.
g.
Le 10 juillet 2018, H_ SARL a adress  ÇMr. C_È une facture pour masticage, ponages et peintures en vue de boucher des Çtrous avec balais ou autreÈ, pour un montant de 2'100 fr.
h.
Le 11 juillet 2018, I_ SA a adress  Ç C_ [patronyme] J_ [patronyme] È une facture pour Çnettoyage fin de bail studio au 2
me
tage, chemin 3_ [no.] _, selon votre demande, Intervention le 10 juillet 2018È, pour un total de 1'002 fr.70.
i.
Les 9 et 30 juillet 2018, K_ SA a adress  C_ deux factures relatives  deux nouveaux badges pour l'appartement Ç4_/_ [no. d'alle de l'adresse 3_] È, pour un total de 236 fr. 95.
j.
C_ a fait notifier, le 16 juillet 2019,  A_ un commandement de payer portant sur les montants de 3'102 fr. 70 de frais de remise en tat et de nettoyage de l'appartement, 236 fr. 95 pour le remplacement du badge d'entre de l'immeuble, 3'780 fr. de perte locative en juillet et aot 2018 et 47 fr. 60 de mentions au Tribunal, avec intrts.
k.
Le mme jour, A_ a fait opposition totale au commandement de payer.
l.
Par requte du 17 avril 2020, non concilie suite  l'audience de la Commission de conciliation en matire de baux et loyers du 26 aot 2020 et porte par-devant le Tribunal le 25 septembre 2020, C_ a rclam paiement de la somme de 7'167 fr. 25 avec intrts, ainsi que le prononc de la mainleve de l'opposition forme au commandement de payer, de mme que la libration de la garantie bancaire.
C_ a expos au surplus avoir rgulirement entretenu l'appartement en cause. Elle a soutenu ne pas avoir pu relouer l'appartement aux mois de juillet et aot 2018, en raison des travaux de rparation rendus ncessaires par son tat.
m.
Par rponses crites des 28 octobre et 2 novembre 2020, A_ s'est oppose  la demande. Elle a notamment contest les allgations relatives au dfaut de nettoyage de l'appartement  son dpart et aux dgts constats. Il tait vident qu'elle partirait au 30 juin 2018 et aucune perte locative ne pouvait rsulter d'une quelconque incertitude quant  son dpart. Elle a expliqu avoir gar le badge de la porte d'entre lors de son dmnagement.
n.
Lors de l'audience du Tribunal du 1
er
dcembre 2020, les parties ont persist dans leurs conclusions. C_ a dpos des dterminations crites.
A_ a dclar avoir t force  signer l'tat des lieux de sortie, sans porter ses lunettes. Elle a contest avoir commis des dprdations sur les plafonds de la salle de bain, de la cuisine et du sjour. Elle a affirm que l'appartement se trouvait dans le mme tat que lorsqu'elle y avait emmnag. A_ a expliqu qu'il n'y avait pas de problmatique de badge, qu'il s'agissait de cls et qu'elle les avait en effet gares, puis rendues autour de mai 2019. A_ a affirm avoir engag une aide pour le nettoyage de l'appartement, qui tait trs propre  son dpart. Elle a rsili son assurance responsabilit civile, qui n'a pas pris les dfauts en charge. A_ a dclar ne plus avoir de logement, ni tre aide par l'Hospice gnral.
C_ a prcis que seule la salle de bain avait d faire l'objet d'un nettoyage, mais ajout que la rambarde, les stores, la cuisine et les fentres taient sales.
Le Tribunal a gard la cause  juger  l'issue de l'audience.

## Considerations

EN DROIT
1. 1.1
L'appel est recevable contre les dcisions finales et les dcisions incidentes de premire instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier tat des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC).
Le recours est recevable contre les dcisions finales de premire instance qui ne peuvent faire l'objet d'un appel (art. 319 let. a CPC).
Selon la jurisprudence constante du Tribunal fdral, les contestations portant sur l'usage d'une chose loue sont de nature pcuniaire (arrt du Tribunal fdral
4A_388/2016
du 15 mars 2017 consid. 1).
En l'espce, la somme rclame par l'intime s'lve au total  7'167 fr. 25, de sorte que la valeur litigieuse est infrieure  10'000 fr.
C'est donc la voie du recours qui est ouverte contre la dcision du Tribunal.
1.2
Le recours, crit et motiv, doit tre dpos auprs de l'instance de recours dans un dlai de 30 jours  compter de la notification de la dcision motive ou de la notification postrieure de la motivation (art. 321 al. 1 et 239 CPC).
En l'espce, l'acte du 30 dcembre 2020 contestant le jugement rendu le 17 dcembre 2020 a t interjet dans le dlai prescrit. Par consquent, le recours sera dclar recevable sous cet angle.
1.3
Le recours a par ailleurs t adress au Tribunal fdral. Aux termes de la loi, la Chambre des baux et loyers connat des appels et des recours dirigs contre les jugements du Tribunal des baux et loyers (art. 122 let. a LOJ).
Aux termes de l'art. 30 de la Loi sur le Tribunal fdral (LTF,
RS 173.110
), si le Tribunal fdral est d'avis qu'il est incomptent, il rend une dcision d'irrecevabilit (al. 1). Si la comptence d'une autre autorit a t dtermine  l'issue d'un change de vues ou si la comptence d'une autre autorit fdrale apparat vraisemblable, le Tribunal fdral transmet l'affaire  cette autorit (al. 2).
Le 5 janvier 2021, aprs interprtation des critures de la recourante, le Tribunal fdral les a transmises  la Cour, dans la mesure o il en a conclu que la cause relevait de la comptence de cette dernire.
S'agissant, ainsi que cela a t prcis, d'une partie plaidant en personne, il convient de faire preuve d'une certaine souplesse dans l'examen de ce critre de recevabilit. A ceci s'ajoute que la concomitance de dates du jugement motiv du Tribunal et de l'arrt d'irrecevabilit de la Cour, rendu le lendemain, tait propre  crer une certaine confusion, pour une partie non reprsente par un conseil juridique, quant  la juridiction comptente pour connatre du recours dont il est question. Partant, il convient d'en admettre la recevabilit sous cet angle.
1.4
Le recours doit contenir des conclusions. Celles-ci doivent tre interprtes selon les rgles de la bonne foi. Il suffit  cet gard que le sens dans lequel la modification de la dcision attaque est demande rsulte clairement de la motivation du recours, le cas chant mise en relation avec la dcision attaque (ATF
137 III 617
consid. 4.2; arrt du Tribunal fdral
4A_112/2018
du 20 juin 2018 consid. 2.1).
A teneur de l'art. 311 al. 1 CPC, respectivement de l'art. 321 al. 1 CPC dont la teneur est identique, l'appel, respectivement le recours, doit tre motiv.
Selon la jurisprudence, il incombe au recourant de motiver son appel, respectivement son recours, c'est--dire de dmontrer le caractre erron de la motivation attaque. Pour satisfaire  cette exigence, il ne lui suffit cependant pas de renvoyer aux moyens soulevs en premire instance, ni de se livrer  des critiques toutes gnrales de la dcision attaque. Sa motivation doit tre suffisamment explicite pour que l'instance d'appel puisse la comprendre aisment, ce qui suppose une dsignation prcise des passages de la dcision que le recourant attaque et des pices du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF
138 III 374
consid. 4.3.1).
Un acte ne contenant aucune motivation par laquelle il est possible de discerner en quoi la juridiction infrieure a err et qui s'apparente  une simple protestation ne peut tre considr comme valant appel ou recours (Chaix, Introduction au recours de la nouvelle procdure civile fdrale, in SJ
2009 II 257
, n. 13). En tout tat de cause, l'instance suprieure doit pouvoir comprendre ce qui est reproch au premier juge sans avoir  rechercher les griefs par elle-mme, ce qui exige une certaine prcision quant  l'nonc et  la discussion des griefs (Jeandin in : bohnet/haldy/jeandin/schweizer/tappy, Code de procdure civile comment 2019, ad art. 311, ¤ 3; Chaix, op. cit., n. 14).
L'absence de motivation conduit  l'irrecevabilit de l'acte d'appel, respectivement de recours (Reetz/Theiler in : Sutter-Somm/Hasenbhler/Leuenberger, Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, ZPO 2016, ad art. 311, ¤ 12 et 38).
Enfin, le recours doit tre accompagn de la dcision querelle si celle-ci est en mains du recourant (art. 321 al. 3 CPC), ce qui est le cas en l'espce.
En l'occurrence, la recourante a dpos, pour l'essentiel, les mmes critures tout au long de la procdure. L'acte du 30 dcembre 2020 en particulier a le mme contenu que ceux des 28 octobre et 2 novembre 2020 par lesquels les reproches formuls par l'intime  la recourante aprs la rsiliation du bail sont contests. Les actes des 30 dcembre 2020 et 12 janvier 2020 ne contiennent pas de conclusions permettant  la Cour de dterminer de quelle manire la dcision du Tribunal devait tre modifie et comment elle devrait statuer  nouveau, le cas chant.
Le recours ne contient, par ailleurs, pas de critiques diriges  l'encontre du raisonnement du Tribunal et expliquant en quoi celui-ci aurait jug de la cause de manire errone. Il n'est pas possible pour la Cour de dterminer quels passages du jugement sont critiqus par la recourante et pour quelle(s) raison(s) le Tribunal aurait eu tort. Le contenu du recours, identique aux critures dposes en premire instance, renforce le constat selon lequel la dcision des premiers juges n'est pas spcifiquement critique. La recourante se contente de contester les allgations et demandes de l'intime, de sorte qu'il s'agit davantage d'une simple protestation que d'un acte suffisamment motiv au regard des exigences lgales.
Ainsi, le recours, mme interprt avec indulgence dans la mesure o il est rdig par un justiciable agissant en personne, ne respecte pas les exigences de forme rappeles ci-avant, ds lors qu'il ne comporte aucune conclusion ni aucune motivation. Le recours est ainsi irrecevable.
2.
Mme si le recours avait t recevable, il n'aurait pas t fond.
2.1
Le Tribunal a considr que la recourante devait s'acquitter des frais de remise en tat et de nettoyage de l'appartement, ainsi que des frais de rparation et de remise en tat de la chose.
A la fin du bail, le locataire doit restituer la chose dans l'tat qui rsulte d'un usage conforme au contrat (art. 267 CO).
La restitution se fait en principe par la remise de la chose elle-mme ou des moyens qui la font passer dans la puissance du bailleur. Au terme du contrat, le locataire doit tout d'abord assumer les travaux de nettoyage et les petites rparations qui lui incombent durant le bail conformment  l'art. 259 CO, mme si elles sont rendues ncessaires par un usage normal de la chose loue (p. ex. le rebouchage des trous percs dans les parois pour y accrocher des tableaux; cf. Lachat/Grobet-Thorens/Rubli/Stastny, Le bail  loyer, 2
me
d., 2019, Lausanne, p. 1041, ¤ 5.2). Selon les circonstances, le locataire doit ensuite rgler les frais de remise en tat des locaux  la suite d'une rnovation ou d'une modification qu'il a opre sans l'accord du bailleur. Il incombe enfin au locataire de prendre en charge les dgts qui excdent l'usure normale de la chose (art. 267 al. 1 CO
a contrario
; arrt du Tribunal fdral
4C_261/2006
du 1
er
novembre 2006 consid. 3.1 publi in SJ 2007 I p. 365 et les rfrences). Le locataire doit donc supporter les frais de rparation de l'installation qui est affecte d'un dfaut d  l'usage anormal de la chose loue.
Conformment  l'art. 8 CC, il appartient au bailleur d'apporter la preuve du dfaut excdant l'usure normale, du dommage en rsultant et de son tendue (arrt du Tribunal fdral
4C_261/2006
prcit,
ibidem
).
Le bailleur doit galement tablir que l'avis des dfauts a t donn et  temps, sous peine d'tre dchu de ses droits (art. 267a al. 1 CO; art. 8 CC; Lachat/
Grobet-Thorens/Rubli/Stastny, op. cit., p. 1038, ¤ 4.1 et p. 1040, ¤ 4.5).
Lorsque le procs-verbal d'tat des lieux de sortie est sign par les deux parties, il a une fonction de preuve : il indique l'tat des locaux, tel que constat contradictoirement. Si les annotations mentionnes dans ce document ne correspondent pas  la ralit, le locataire n'a aucune obligation de le signer. Il peut le faire en mentionnant ses rserves. Dans ce cas, le procs-verbal ne vaut pas moyen de preuve pour les points contests (
ACJC/1355/2020
du 28 septembre 2020 consid. 7.1.2).
En l'espce, l'tat des lieux de sortie mentionne que les dfauts relevs,  savoir notamment les trous et impacts aux plafonds, la rparation de la rambarde extrieure, du support de store cass ou encore de la paroi de douche endommage sont  la charge de la locataire. De plus, l'tat des lieux est sign par les parties. A cet gard, les explications fournies par la locataire quant  des pressions subies pour signer ledit document ne ressortent pas de la procdure. Il conviendra ainsi de retenir que l'tat des lieux de sortie fait foi et constate l'existence de dfauts  l'chance du bail qui n'existaient pas lors de l'entre de la recourante dans les locaux selon l'tat des lieux d'entre, galement sign par les parties. Au surplus, les trous au plafond ne sauraient rsulter d'un usage normal de la chose.
Les factures prsentes par l'intime dcrivent des travaux de rebouchage de trous et de nettoyage en fin de bail. Ces interventions, directement lies  l'occupation des locaux par la recourante, apparaissaient strictement ncessaires  une remise en tat de l'appartement en vue de son usage  l'chance du bail. Ils doivent ainsi tre mises  la charge de la recourante.
Partant, c'est  bon droit que le Tribunal a condamn la recourante  rembourser  l'intime les montants correspondant aux factures des travaux de remise en tat et de nettoyage de l'appartement.
2.2
Le Tribunal a condamn la recourante  remplacer le badge gar.
La restitution de la chose  la fin du bail prvue par l'art. 267 CO implique, lorsque le bail porte sur des locaux, que le locataire remette tous les jeux de cls servant  y accder, y compris les ventuels doubles qu'il a fait faire (arrt du Tribunal fdral
4A_388/2013
du 7 janvier 2014 consid. 2.1 et les rfrences).
En l'espce, la recourante n'a pas remis le badge de la porte d'entre  l'chance du contrat de bail, ayant, ainsi qu'elle l'a expliqu, gar ledit badge, qu'elle a ultrieurement retrouv. Le remplacement et la reprogrammation des badges de la porte d'entre taient de surcrot ncessaires  la fin du contrat afin que l'accs  l'appartement soit possible en vue de sa remise en location, de sorte que les dmarches entames par l'intime n'apparaissent pas superflues. Les frais engags dcoulent ainsi de la violation, par la recourante, de son obligation de pleine restitution des locaux, de sorte qu'elle doit en supporter le cot.
2.3
Le jugement entrepris a admis la demande de l'intime en remboursement des frais de mention au Tribunal.
Comme l'a retenu le Tribunal, les frais de la procdure d'expulsion peuvent tre mis  la charge du locataire expuls (
ACJC/1022/2019
du 8 juillet 2019 consid. 4.3).
Les frais de mention sollicits par l'intime auprs du Tribunal ont t engendrs par le comportement de la recourante qui n'a pas collabor  l'chance du contrat. C'est en raison du doute engendr par le comportement de la recourante que les mentions ont t ncessaires  la sauvegarde potentielle des droits de l'intime. Ces frais doivent ds lors tre mis  la charge de la recourante.
2.4
Enfin, le Tribunal a considr que l'intime avait souffert d'une perte locative quivalant  deux mois de loyer.
Comme dj expos,  la fin du bail, le locataire doit restituer la chose dans l'tat qui rsulte d'un usage conforme au contrat (art. 267 CO).
Lorsque le crancier ne peut obtenir l'excution de l'obligation ou ne peut l'obtenir qu'imparfaitement, le dbiteur est tenu de rparer le dommage en rsultant,  moins qu'il ne prouve qu'aucune faute ne lui est imputable (art. 97 al. 1 CO).
Le dommage auquel peut prtendre le bailleur comprend notamment le loyer chu depuis le dpart du locataire et jusqu' la relocation de l'appartement ou, si l'appartement n'tait pas relou, jusqu' la premire chance contractuelle. Il incombe au bailleur de faire diligence pour relouer l'appartement et ainsi limiter au maximum son prjudice (art. 99 al. 3 et 44 CO).
En l'espce, il ressort de la procdure que l'appartement tait endommag et sale et a ncessit l'intervention de plusieurs professionnels afin de pouvoir tre remis en tat. Par ailleurs, le comportement de la locataire a entran un flou quant  la libration effective des locaux  compter du 1
er
juillet 2018.
Il ne pouvait tre raisonnablement exig de l'intime qu'elle ait entam des dmarches de remise en location de l'appartement avant le mois de juillet, en raison de l'incapacit dans laquelle elle tait de prvoir si les locaux seraient disponibles ou non  la location, compte tenu du comportement de la locataire. Par ailleurs, les travaux de remise en tat et de nettoyage ont empch toute relocation pendant le mois de juillet 2018. L'intime a dmontr que l'annonce en vue de la mise en location de l'appartement a t faite rapidement. L'appartement n'a pas t lou pendant plusieurs mois.
Il apparat ds lors que c'est bien le comportement de la recourante qui a empch la remise de l'appartement sur le march,  temps, pour viter tout dommage  l'intime. Les dprdations ont galement rduit les chances d'une relocation rapide. La recourante n'ayant pas rendu l'appartement lou de manire conforme au contrat, elle doit supporter le dommage caus  l'intime, ainsi que le Tribunal l'y a condamne.
2.5
Compte tenu de ce qui prcde, c'est par voie de consquence  bon droit que le Tribunal a cart l'opposition faite au commandement de payer notifi  la recourante et ordonn la libration de la garantie bancaire en faveur de l'intime.
Ainsi, quand bien mme il aurait t recevable, le recours, entirement mal fond, aurait t rejet.
3.
A teneur de l'art. 22 al. 1 LaCC, il n'est pas prlev de frais dans les causes soumises  la juridiction des baux et loyers (ATF
139 III 182
consid. 2.6).
* * * * *