# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 101a393f-bce5-4ce9-95f5-034e3e421bda
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants
A.
Par décision du 26 septembre 2005/2 février 2006, le Conseil général de la Commune de Penthéréaz a accepté un nouveau plan général d'affectation (PGA) et le règlement y relatif. Par décision du 20 mars 2006, le Département des institutions et des relations extérieures (DIRE) a approuvé préalablement ces objets.
B.
Agissant le 18 avril 2006, Guy Richard Mercier a déféré au Tribunal administratif (aujourd'hui la Cour de droit public et administratif du Tribunal cantonal; CDAP) les deux décisions précitées. Il a conclu principalement à ce que celles-ci soient réformées en ce sens que la totalité de la parcelle 22 demeure colloquée en zone agricole (au lieu d'être partiellement classée en zone extension village), le PGA étant modifié en conséquence, à ce que sa parcelle 251 soit colloquée en zone maraîchère, toute construction étant subordonnée à l'adoption d'un plan partiel d'affectation, et à ce qu'une zone spéciale d'activités hors sol soit insérée dans le PGA. Subsidiairement, il a proposé l'annulation des prononcés querellés.
Le Service de l'aménagement du territoire (aujourd'hui le Service du développement territorial; SDT) s'est déterminé le 18 mai 2006.
La municipalité et le propriétaire de la parcelle 22, Willy Mayor, ont proposé le rejet du recours les 9 juin et 1er septembre 2006 respectivement.
Par arrêt du 27 février 2007 (AC.2006.0074), le Tribunal administratif a déclaré le recours irrecevable en tant qu'il portait sur l'affectation de la parcelle 22 en zone extension village et sur la création d'une zone spéciale d'activités hors sol, faute de qualité pour agir. Le tribunal a rejeté le recours pour le surplus.
Statuant le 14 août 2007 (1C_57/2007), le Tribunal fédéral a admis le recours formé par Guy Richard Mercier contre ce prononcé, annulé le jugement attaqué et renvoyé la cause au Tribunal administratif pour qu'il statue sur les arguments de fond développés par le recourant contre l'affectation de la parcelle 22 en zone extension village.
C.
La juge instructeur a repris la cause sous la référence AC.2007.0237. Willy Mayor s'est exprimé le 9 octobre 2007 par l'intermédiaire de son mandataire nouvellement constitué, concluant au rejet du recours.
Par arrêt du 9 janvier 2008 (AC.2007.0237), la CDAP a considéré que l'accroissement de la zone à bâtir tel que prévu par le PGA était largement disproportionné, de sorte que les décisions attaquées devaient être annulées et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle procède à une nouvelle mesure de planification à cet égard. On extrait de ce jugement son dernier considérant (4) et son dispositif:
"Au vu des considérants qui précèdent, le recours doit être admis, les
décisions
des autorités intimées annulées et la cause renvoyée à la commune de Penthéréaz pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
Le recourant n'obtient toutefois que partiellement gain de cause, dès lors que ses conclusions tendant au classement de sa parcelle 251 en zone maraîchère, ainsi qu'à la mise en place
d'une
zone spéciale d'activités hors sol à l'extérieur du village, n'ont pas été admises. Dans ces conditions, l'émolument judiciaire doit être partagé à part égale entre le recourant et Willy Mayor. Pour les mêmes motifs, seule une indemnité réduite pour les dépens sera allouée à la charge de Willy Mayor en faveur du recourant et de la municipalité qui ont procédé chacun à l'aide d'un avocat. Le recourant sera chargé à son tour d'une indemnité particulièrement réduite en faveur de Willy Mayor qui s'est adjoint les services d'un avocat en fin de procédure seulement. Pour facilité, les dépens dus réciproquement par le recourant et Willy Mayor sont partiellement compensés.

## Considerations