# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1f27eba9-50fd-5179-a0e9-f146aff8098a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Rental and Lease

## Facts

en fait
, que par jugement
JTBL/705/2018
du 2 août 2018, le Tribunal des baux et loyers a condamné A_ à évacuer immédiatement de sa personne et de ses biens ainsi que toute autre personne faisant ménage commun avec elle l'appartement de 4 pièces n° 1_ situé au 5
ème
étage de l'immeuble sis _ à Genève, ainsi que ses éventuelles dépendances (ch. 1 du dispositif) et a autorisé à requérir l'évacuation par la force publique de la locataire dès l'entrée en force du jugement;
Que, par jugement
JTBL/708/2018
du 2 août 2018, expédié pour notification aux parties le 8 août suivant, le Tribunal, statuant sur requête de B_, a rectifié le jugement
JTBL/705/2018
, en ce sens que D_ SA serait remplacée par B_;
Vu le recours formé le 20 août 2018 par la locataire contre le jugement
JTBL/708/2018
, sollicitant l'annulation de la décision déférée et l'octroi d'un sursis à l'exécution de l'évacuation;
Vu la requête tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement querellé dont le recours est assorti, la locataire faisant en substance valoir subir un préjudice difficilement réparable, dès lors que son évacuation pourrait être exécutée immédiatement;
Qu'invitée à se déterminer, la bailleresse a, par écritures du 27 août 2018, conclu à l'irrecevabilité du recours, et, subsidiairement, au rejet de la requête d'effet suspensif;
Que la locataire a par écriture de réplique du 5 septembre 2018 persisté dans ses conclusions;
Considérant,

## Considerations

en droit
, que la voie du recours est ouverte contre la décision de rectification (art. 334 al. 3 CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise, l'autorité de recours (soit la Cour de céans) pouvant suspendre le caractère exécutoire en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés (art. 325 CPC);
Considérant que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site internet de la Cour;
Que, saisie d'une demande de suspension de l'effet exécutoire, l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4. 1);
Que l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation (Jeandin, Code de procédure civile commenté, Bâle, 2011, n. 6 ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'elle prendra également en considération les chances de succès du recours (ATF
115 Ib 157
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
4A_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Considérant qu'en l'espèce, l'existence d'un préjudice difficilement réparable est
prima facie
douteuse;
Qu'en effet, la recourante ne fait valoir aucun préjudice difficilement réparable en lien avec le jugement rectificatif; que ses seuls griefs ont trait aux mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal dans le jugement
JTBL/705/2018
;
Qu'en conséquence, la requête de suspension de l'effet exécutoire attaché à la décision attaquée sera rejetée.
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