# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 55b97ef5-9343-5d0a-950d-c370b63ecdb3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par jugement JTCR/1_ rendu le _ 2012 dans la procédure P/2_, le Tribunal criminel a :
- reconnu M_ coupable d'assassinat (art. 112 du Code pénal du 21 décembre 1937 [CP ;
RS 311.0
]) et l'a condamné à une peine privative de liberté de 16 ans, sous déduction de la détention préventive subie avant jugement ;
- acquitté N_, A_ et O_ du chef d'instigation à faux dans les titres (art. 24 al. 1 et 251 CP), mais les a reconnus coupables d'instigation à assassinat (art. 24 al. 1 et 112 CP) et les a condamnés à une peine privative de liberté de 16 ans, respectivement de 11 ans s'agissant des deux derniers nommés, toujours sous déduction de la détention préventive subie avant jugement.
Les quatre prévenus ont en outre été condamnés, conjointement et solidairement, à payer diverses sommes d'argent à P_, Q_ et aux hoirs de feu R_, parties plaignantes, à titre d'indemnisation de leur tort moral, de leur préjudice matériel et de leurs honoraires d'avocat, diverses mesures de confiscation et/ou de restitution étant encore ordonnées.
b.a
Toutes les parties ont appelé en temps utile de ce jugement.
b.b
Par arrêt AARP/3_ du _ 2013, la Chambre pénale d'appel et de révision (ci-après : la CPAR), statuant dans une composition formée par C_, présidente, D_ et E_, juges titulaires, F_, G_, H_ et S_, juges assesseurs, et I_, greffière-juriste, a uniquement admis l'appel formé par O_ en ce qui concerne la peine privative de liberté prononcée à son encontre, ramenant celle-ci à 10 ans, rejetant les appels formés par les autres parties (sauf en ce qui concerne la confiscation d'une pièce s'agissant de celui formé M_). Les quatre prévenus ont, par ailleurs, été condamnés, conjointement et solidairement, à payer les honoraires d'avocat des parties plaignantes afférents à la procédure d'appel et les frais de ladite procédure.
c.a
Les quatre prévenus ont interjeté en temps utile un recours au Tribunal fédéral contre cette décision.
c.b
Par arrêts du _ 2014, le Tribunal fédéral a rejeté les recours formés par N_ et M_, mais a admis partiellement ceux de A_ et O_, renvoyant ainsi la cause à la CPAR pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
S'agissant plus spécifiquement de celui formé par A_, enregistré sous 4_/2013, le Tribunal fédéral a annulé partiellement l'arrêt AARP/3_ du _ 2013 et renvoyé la cause à l'autorité cantonale, afin qu'elle statue sur la question de la qualification de la participation de la recourante à l'assassinat de T_, l'intéressée devant être reconnue coupable de complicité d'assassinat, sans circonstance atténuante, et fixe à nouveau la peine.
d.a
Par courrier de la CPAR du 17 novembre 2014, signé "p.o de la Présidente C_", notifié le 19 novembre 2014, les parties concernées se sont vues impartir un délai "pour présenter d'éventuelles réquisitions de preuve, [cela dans la] perspective [des] nouveaux débats d'appel [à] appointer sur les questions encore à trancher [...] suite aux arrêts du Tribunal fédéral du _ 2014".
d.b
Par courrier du 24 novembre 2014, adressé à la magistrate susnommée, A_, par le biais de son conseil, Me B_, a sollicité la prolongation du délai au 15 décembre 2014, puis, par lettre datée du jour en question, a requis l'audition de trois témoins. Par courrier du 23 décembre 2014, A_ a encore fait savoir à la CPAR qu'elle s'en rapportait à justice sur la demande que le conseil de O_ avait fait parvenir à la "Présidente C_" et qui lui avait été communiquée entre-temps.
d.c
Par pli recommandé du 30 décembre 2014, le conseil de A_ s'est adressé à la CPAR en ces termes : "Les parties ne connaissent pas encore les juges de la Chambre qui seront amenés à siéger, suite à l'arrêt du Tribunal fédéral du _ 2014. Cela étant, ma cliente sollicite que la composition ne soit pas la même que celle qui a déjà statué dans cette cause, (...) ; en tant que de besoin, elle marque son opposition".
d.d
Par courrier du 8 janvier 2015, toujours signé "p.o de la Présidente C_", reçu par A_ le lendemain, la CPAR, après avoir indiqué que "la cause ayant été attribuée aux trois magistrats titulaires ayant rendu l'arrêt du _ 2013", lui demandait si le courrier précité valait demande de récusation à leur encontre et, le cas échéant, si celle-ci visait aussi "les juges assesseurs qui pourraient être appelés à siéger derechef dans cette affaire".
Par lettre du 15 janvier 2015, A_ lui a fait savoir que, "sauf contre-indication de sa part", elle répondrait audit courrier d'ici au 21 janvier 2015. La magistrate susnommée lui a répondu, par courrier du lendemain, qu'il ne lui appartenait pas de "donner des indications ou des contre-indications sur le délai dans lequel une éventuelle demande de récusation doit être présentée".
B.
a.

## Considerations