# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 022e59af-ab8c-4951-89d6-41492a9a50f1
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_013
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait :
A.
Les 13 et 22 novembre 2013 ainsi que le 31 décembre 2013, W._ a déposé plainte pénale contre inconnu pour accès indu à un système informatique.
Par ordonnance de non-entrée en matière du 11 février 2014, le Procureur général adjoint du Ministère public central, Division entraide, criminalité économique et informatique, a refusé d’entrer en matière sur ces plaintes (I) et a laissé les frais à la charge de l’Etat (II). Le procureur a souligné dans son ordonnance que rien dans les recherches faites par la police n’était venu confirmer l’existence d’intrusions telles que soupçonnées par W._ dans ses plaintes et courriers et, partant, qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir d’instruction dans le cas particulier.
Cette ordonnance a été notifiée à W._ le même jour, par remise en mains propres.
B.
Par acte déposé le 24 février 2014, W._ a recouru contre l’ordonnance précitée, dont il requiert l’annulation.
Par avis du 27 février 2014, la Chambre des recours pénale a imparti au recourant un délai au 19 mars 2014 pour déposer un montant de 440 fr. à titre de sûretés, faute de quoi la Cour n’entrerait pas en matière sur le recours.
Par courrier adressé le 11 mars 2014 à la Cour de céans, W._ a sollicité l’octroi de l’assistance judiciaire, exposant que sa situation financière ne lui permettait pas de procéder à l’avance de frais demandée.

## Considerations

En droit :
1. a)
Une ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0]) rendue par le Ministère public peut faire l'objet d'un recours auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal. Le recours doit être adressé par écrit, dans un délai de dix jours dès la notification de la décision attaquée (cf. art. 384 let. b CPP), à l’autorité de recours (art. 322 al. 2 CPP, par renvoi de l'art. 310 al. 2 CPP et art. 396 al. 1 CPP).
b)
Selon l'art. 90 CPP, les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou l'événement qui les déclenche (al. 1). Si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (al. 2). En vertu de l'art. 91 CPP, le délai est réputé observé si l'acte de procédure est accompli auprès de l'autorité compétente au plus tard le dernier jour du délai (al. 1). Les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai notamment à la Poste suisse (al. 2 CPP).
c)
En l'espèce, il ressort du dossier que l'ordonnance du 11 février 2014 a été notifiée à W._ le même jour, par remise du document en mains propres. Le délai pour recourir est ainsi venu à échéance le vendredi 21 février 2014. Or, mis à la poste le lundi 24 février 2014 seulement, le recours est tardif et, partant, irrecevable.
2.
Au vu de ce qui précède, la requête d’assistance judiciaire gratuite présentée par le recourant doit être rejetée dès lors que son recours apparaissait d’emblée dénué de chances de succès, pour les motifs exposés plus haut (Harari/Aliberti, in Kuhn/Jeanneret (éd.), Commentaire Romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 41 ad art. 132 CPP; Ruckstuhl, in Niggli/Heer/Wiprächtiger (éd.), Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Jugendstrafprozessordnung, Bâle 2011, n. 10 ad art. 132 CPP).
3.
En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable et la requête d’assistance judiciaire rejetée. Les frais de la procédure de recours, constitués de l'émolument d'arrêt (art. 422 al. 1 CPP), par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFJP [Tarif des frais judiciaires pénaux du 28 septembre 2010, RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).