# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 28b27ee3-a987-5a7c-9b12-7dc309b4a20b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que les époux A/B_ vivent séparés depuis le mois d'octobre 2019, l'appelant étant demeuré dans la villa familiale avec la mineure C_;
Que s'agissant de la situation financière des parties, le Tribunal a retenu que l'intimée, sans activité lucrative depuis à tout le moins 2018, est à la recherche d'un emploi à 40%, voire à 60% dans le domaine administratif;
Que l'appelant pour sa part travaille pour les D_ en qualité d'informaticien, pour un salaire mensuel net de 1'015 fr. selon le premier juge, de 9'463 fr. selon l'appelant lui-même;
Que ce dernier conteste par ailleurs ses charges, telles que retenues par le Tribunal à hauteur de 4'000 fr. par mois environ, considérant qu'elles s'élèvent en réalité à plus de 5'200 fr. par mois;
Que selon les déclarations de l'appelant, l'intimée dispose d'économies, pour un montant de l'ordre de 20'000 fr.;
Qu'elle est par ailleurs copropriétaire de la maison familiale;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), telles les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF
134 III 667
consid. 1.1);
Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF
138 III 378
consid. 6.3 et les références citées;
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_514/2012
du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2);
Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral
5A_708/2013
du 14 mai 2014 consid. 1.1);
Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_941/2018
du 23 janvier 2019 consid. 5.3.2);
Qu'en l'espèce, il appert que l'intimée n'exerce aucune activité lucrative et ce depuis plusieurs années;
Que dès lors, elle n'est pas en mesure de couvrir ses propres besoins;
Que certes, l'appelant a contesté les revenus et les charges le concernant, tels que retenus par le Tribunal;
Que les griefs qu'il a soulevés feront l'objet d'un examen au fond;
Que
prima facie
son minimum vital ne semble toutefois pas atteint;
Que par ailleurs et contrairement à ce qu'il soutient, l'appelant devrait être en mesure de récupérer un éventuel trop versé, dans la mesure où son épouse, selon ses propres dires, est non seulement copropriétaire de la maison familiale, mais possède en outre quelques économies;
Qu'au vu de ce qui précède, la requête d'effet suspensif sera rejetée, étant relevé que l'appelant ne l'a motivée qu'en ce qui concerne le chiffre 9 du dispositif du jugement attaqué;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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