# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** eca456c8-d9b5-5f36-b87d-419b3ad44a20
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. L’association "U_" de siège à Confignon est une association à but non lucratif régie par les articles 60 et suivants du Code civil suisse du 10 décembre l907 (CCS -
RS 210
). Son but est de contribuer à la gestion et à l’exploitation d’un cirque d’enfants. L’association a pour président M. B_. Elle encadre le groupe "tournée" de l’école de cirque de jeunes de Confignon et elle donne des spectacles sous un chapiteau. Celui-ci comporte des gradins et permet d’abriter 450 spectateurs. Cette installation est démontable. Le chapiteau lui-même comporte deux mâts et son diamètre est de 26 mètres.
2. Le 1
er
janvier 2003 est entrée en vigueur la loi fédérale sur le commerce itinérant du 23 mars 2001 (LFCI -
RS 943.1
) dont l’article 2 alinéa 1 lettre c soumet à autorisation toute personne qui exerce une activité foraine ou exploite un cirque.
3. Par décision du 2 novembre 2006, l’office cantonal de l’inspection du commerce (ci-après : l’office) a décidé, en application des dispositions rappelées ci-dessus, que l’association "U_" était soumise à ces dispositions et devait en conséquence requérir l’autorisation d’exploiter un cirque.
4. Par acte posté le 25 novembre 2006, l’association, sous la plume de son président, a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif en concluant à son annulation.
Elle n’avait pas de but lucratif. De plus, le chapiteau ne changeait pas fréquemment de lieu, n’étant déplacé que 3,5 fois par année en moyenne. Le chapiteau avait été acheté en 1996 et avait été livré sans les calculs statiques aujourd’hui exigés pour une homologation. Elle entretenait convenablement ledit chapiteau et les câbles et tireforts retenant les piliers ainsi que la coupole avaient été dédoublés. Ils étaient régulièrement changés. De plus, le service de la sécurité civile du canton avait inspecté les installations et l’association avait exécuté les travaux de mise en conformité aux lois actuelles. Des tests avaient été effectués tant pour le chapiteau que pour les gradins. La recourante accordait une grande importance à la sécurité et ne demandait pas à être exemptée d’un contrôle technique mais souhaitait que celui-ci soit en rapport avec ses installations et activités de même qu’avec le danger qu’elles représentaient, danger qu’elle considérait comme très limité.
5. A réception du recours, le juge délégué a prié le président de l’association de lui adresser les statuts de celle-ci ainsi qu’un procès-verbal d’une séance de comité au cours de laquelle la décision de recourir aurait été prise.
Le 19 décembre 2006, le tribunal a reçu copie d’un procès-verbal d’une séance du comité du 9 novembre 2006, un message électronique du président aux membres du comité intitulé "tournée et tipi" ainsi qu’une convocation du comité. Le projet de recours avait été soumis par messagerie électronique à l’ensemble du comité qui l’avait adopté. De plus, il résultait de ces documents que la tournée projetée en 2007 était prévue en trois étapes soit à Yverdon, Villars-sur-Glâne et peut-être Morges ou Rolle.
6. Le 1
er
février 2007, l’autorité intimée a conclu au rejet du recours.
Le 28 avril 2005, le président de l’association avait sollicité l’autorisation d’exploiter une installation de cirque que l’office avait autorisée le 13 juillet 2005 jusqu’au 31 décembre 2005.
Le 9 avril 2006, le président avait déposé une nouvelle demande tout en alléguant que l’association ne devait pas être assujettie à la LFCI.
Le 12 avril 2006, l’office avait répondu que la demande serait traitée dès qu’il serait en possession de l’attestation de sécurité relative à l’installation. Il a encore requis divers documents tendant à démontrer que l’activité de l’association n’était pas lucrative. Ces documents ont été remis à l’intimé le 4 juillet 2006.
Néanmoins, celui-ci a considéré que l’association était soumise à la LFCI. Dans l’intérêt de la sécurité des personnes, il avait pris la décision précitée.
7. Le 2 mars 2007, les parties ont été entendues en audience de comparution personnelle.

## Considerations