# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7d6a5103-e6f1-52be-a10a-cd327873110a
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._, divorcés, sont les parents de C._, né en 2008, et de D._, née en 2010.
Le jugement de divorce du 15 février 2016 prévoit en particulier que l’autorité parentale sur les enfants est conjointe, que la garde des enfants est confiée à la mère et que le père bénéficiera d’un très large droit de visite sur ses enfants, à convenir d’entente entre les parties. À défaut d’entente, le droit de visite se déroulera selon les modalités suivantes, à charge pour le père de venir chercher et ramener les enfants : un week-end sur deux du vendredi soir à 17h00 au dimanche soir à 17h00, tous les mercredis de 17h30 à 19h00 aussi longtemps que C._ a les entraînements de football, tous les mardis, le père viendra chercher les enfants à la maison à 07h05-10 et les amènera au bus scolaire, dès que les enfants, en particulier D._, seront plus âgés, les parents discuteront d’une éventuelle nuit supplémentaire toutes les deux semaines, et cinq semaines par année durant les vacances scolaires, à charge pour le père d’informer la mère au moins deux mois à l’avance.
B. Par courrier daté du 5 octobre 2019 mais reçu le 9 octobre 2019, A._ a requis auprès de la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) que soit mise en œuvre la nuit supplémentaire toutes les deux semaines prévue dans le jugement de divorce lorsque les enfants seront plus âgés. Il a également mis en évidence les difficultés liées à son droit de visite du mercredi soir qui est en lien avec les entraînements de foot de son fils.
Le 17 octobre 2019, B._ a indiqué qu’elle s’opposait à la nuit supplémentaire requise. Elle a proposé que le père partage de temps en temps le repas de midi avec ses enfants.
Les parties ont comparu à l’audience de la Justice de paix en date du 13 novembre 2019 lors de laquelle elles ont maintenu leurs positions.
Le 21 novembre 2019, A._ a précisé ses conclusions. Il a conclu, sous suite de frais et dépens, à ce que son droit de visite soit modifié en ce sens qu’il bénéficie d’un très large droit de visite sur ses enfants, à convenir d’entente entre les parties ; à défaut d’entente, à ce que le droit de visite se déroule selon les modalités suivantes, à charge pour le père de venir chercher et ramener les enfants : alternativement, une semaine sur deux le week-end du vendredi soir 17h00 au dimanche soir 17h00 et une semaine sur deux le lundi soir à 17h00 au mardi matin au début de l’école, à défaut 8h00, et le mercredi de 17h30 à 19h00 ; cinq semaines par année durant les vacances scolaires, à charge pour le père d’informer la mère au moins deux mois à l’avance.
Les enfants C._ et D._ ont été entendus par la Juge de paix en date du 27 novembre 2019.
Lors de l’entretien téléphonique du 11 décembre 2019, le mandataire de A._ a précisé que le droit de visite de son client du lundi et du mercredi était volontairement alternatif, dès lors que A._ ne souhaitait pas priver B._ de tous ses lundis et mercredis avec les enfants. Ainsi, il a précisé que A._ souhaitait voir ses enfants un week-end sur deux et la nuit du lundi et la soirée du mercredi, de 17h30 à 19h00, sans la condition de l’entraînement de football, une fois sur deux, soit lorsqu’il ne les avait pas le week-end.
Par courrier du 2 mars 2020, B._ a conclu au rejet de la requête de A._ et à la confirmation du droit de visite tel que fixé dans le jugement de divorce du 15 février 2016.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7
C. Par décision du 23 mars 2020, la Justice de paix a admis la requête de A._ et a ordonné l’application du jugement de divorce du 15 février 2016 et son adaptation aux circonstances, soit que dès ce jour le droit de visite de A._ sur ses enfants soit fixé comme suit : « A._ bénéficiera d’un très large droit de visite sur ses enfants, à convenir d’entente entre les parties. À défaut d’entente, le droit de visite se déroulera selon les modalités suivantes, à charge pour le père de venir chercher et ramener les enfants : un week-end sur deux du vendredi soir à 17h00 au dimanche soir à 17h00 ; du lundi soir à 17h00 au mardi matin au début de l’école, à défaut 8h00, une semaine sur deux, en alternance avec le week-end de garde ; le mercredi soir de 17h30 à 19h00, une semaine sur deux, en alternance avec le week-end de garde ; cinq semaines par année durant les vacances scolaires, à charge pour le père d’informer la mère au moins deux mois à l’avance ».
D. Par mémoire du 7 mai 2020, A._ a interjeté recours contre cette décision, concluant principalement à sa réformation en ce sens que des dépens d’un montant de CHF 2'645.35 lui soient alloués, et subsidiairement au renvoi de la cause à la Justice de paix pour nouvelle décision dans le sens des considérants, frais et dépens à la charge de l’Etat.
E. B._ a déposé sa réponse le 8 juin 2020. Elle a conclu principalement au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée, frais et dépens à la charge du recourant, et subsidiairement à l’admission partielle du recours et au renvoi de la cause à la Justice de paix pour qu’elle complète sa décision dans le sens des considérants, frais et dépens à la charge de l’Etat. En outre, elle a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire totale et la désignation de son avocat en qualité de défenseur d’office pour la procédure de recours.

## Considerations

en droit
1.