# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 77ab2d2c-93ab-5ffc-81e0-cfc7e0470c8f
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité (OAI) du 22 mars 2011 de supprimer la rente d'invalidité allouée jusqu'alors à Monsieur M_ (ci-après : l’assuré);
Vu le recours interjeté par l'assuré le 21 avril 2011;
Vu la réponse de l'intimé du 20 mai 2011;
Vu la réplique de l'assuré du 24 juin 2011;
Vu la duplique de l'intimé du 24 août 2011;
Vu les audiences d'enquêtes des 6 octobre et 10 novembre 2011;
Vu l'écriture après enquêtes de l'intimé du 24 janvier 2012 concluant à ce que soit mise sur pied une expertise neurologique ayant pour objet d'investiguer le déficit sensitivomoteur relevé par le Dr B_ lors de sa consultation du 3 octobre 2011 et les signes de dénervation sévère et chronique évoqués par ce même médecin dans son rapport du 6 décembre 2011;
Vu l'écriture de l'assuré du 17 février 2012 indiquant qu'il ne s'opposait pas à l'expertise sollicitée et requérant que soit également réalisé un examen électromyographique;
Vu la détermination des parties quant aux questions à poser à l'expert;
Vu l’ordonnance d’expertise de la Cour de céans du 12 juin 2012 mandatant le Dr MYERS ;
Vu le refus de ce dernier de procéder à l’expertise ;
Vu la proposition de la Cour de céans aux parties de confier le mandat au Dr A_ et leur absence d’opposition ;

## Considerations

Attendu en droit
que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations à résoudre est de savoir si les limitations fonctionnelles ont changé sur le plan neurologique par rapport à ce qui avait été retenu en juillet 2010 et s'il y a une influence sur la capacité de travail raisonnablement exigible de l'assuré dans une activité adaptée;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF
137 V 210
consid. 4.4.2) ;
Qu’il convient en l'espèce d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée au Dr A_;
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