# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 099867c1-2d3d-48cb-beb1-183ec36e5dd1
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_005
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
Par arrêt du 15 janvier 2018, le Président de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a admis, pour la période du 20 mars 2017 au 5 décembre 2017, la requête de suspension du caractère exécutoire formée par A.A._ le 18 décembre 2017 dans le cadre de son appel, tendant à la suspension du caractère exécutoire du chiffre 4 du dispositif de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendu le 5 décembre 2017 par le Tribunal de première instance condamnant B.A._ à verser à son épouse A.A._ une contribution d'entretien mensuelle réduite en sa faveur.
2.
Par acte du 6 février 2018, A.A._ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral, prenant huit chefs de conclusions, dont l'annulation de la décision attaquée et la confirmation du maintien de la précédente ordonnance de mesures provisoires.
3.
Le présent recours est dirigé contre une décision suspendant partiellement le caractère exécutoire d'un chiffre du dispositif d'une ordonnance de mesures provisoires, savoir, contre une décision incidente, qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation ( cf. art. 92 LTF), et qui tombe ainsi sous le coup de l'art. 93 LTF. Une telle décision peut faire l'objet d'un recours uniquement si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale et permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF).
Les conditions cumulatives posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont manifestement pas remplies, de sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée.
Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable que s'il cause un inconvénient de nature juridique (ATF 139 V 42 consid. 3.1; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1). Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un tel dommage (ATF 134 III 426 consid. 1.2), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3). En l'occurrence, la recourante - qui semble avoir méconnu la nature de la décision dont est recours - ne discute pas de la recevabilité de son recours à l'encontre d'une décision de nature incidente, même de manière implicite. Or, l'on ne voit pas, de manière manifeste, à quel dommage irréparable la recourante est exposée par le refus d'accorder l'effet suspensif aux arriérés d'aliments, et non pour l'entretien courant.
Dans ces circonstances, le recours fondé sur l'art. 93 al. 1 LTF doit d'emblée être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.
4.
Les frais judiciaires, arrêtés à 700 fr., sont mis à la charge de la recourante qui succombe (art. 66 al. 1 LTF).

## Considerations