# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 31d6f456-c30a-4e3b-9dd1-5f5092b04126
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Le relevé bancaire litigieux est certes établi au nom de la recourante, ce qui laisse à penser que le compte n° 1 est bien ouvert à son nom. Plusieurs éléments semblent toutefois relier ce document au complexe de faits faisant l’objet de l’enquête française. Tout d’abord, O., président de la fiduciaire A. SA avec signature individuelle, est également gérant avec signature individuelle de la société N. SARL, société expressément visée par la requête d’entraide. Le relevé bancaire litigieux fait ensuite état d’un important retrait d’espèces (USD 41'286,15 équivalant à CHF 56'107,90) opéré en 2003. L’opération en question est intervenue durant la période visée par l’enquête française. Dès lors que les infractions commises à l’étranger consistent, entre autres, à payer des fonctionnaires en vue d’obtenir des informations ou des documents de procédure, un important retrait d’argent liquide présente potentiellement un lien avec les infractions poursuivies en France. La Cour s’explique par ailleurs mal, vu la nature du relevé bancaire litigieux, la raison pour laquelle ce document était dissimulé dans un coffre. Elle s’explique encore moins la raison pour laquelle ce document était glissé à l’intérieur d’une enveloppe portant la mention manuscrite «secret défense». Or, l’enquête française concerne précisément des infractions de corruption ayant pour but la collecte d’informations
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relevant notamment de la défense nationale française (la procédure française est conduite, entre autres, du chef de «violation du secret de la Défense Nationale», infraction qui ne tombe pas dans la définition restrictive du délit militaire au sens des art. 3 al. 1 EIMP et 1 ch. 2 CEEJ, de sorte qu’il n’existe pas non plus sous cet angle d’obstacle à l’entraide; v. ROBERT ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en matière pénale, 3e éd., Berne 2009, n° 630; MOREILLON [Edit.], Entraide internationale en matière pénale, Bâle 2004, Introduction générale, n° ; ATF 112 Ib 576 consid. 10). Vu l’ensemble de ces éléments, il existe en l’espèce des liens concrets entre les pièces enregistrées sous cotes 2001 et 2002 et l’enquête française. Ces liens particuliers justifient la transmission des pièces concernées à l’autorité requérante, en application du principe selon lequel il s’impose d’accorder l’entraide la plus large possible (art. 1 ch. 1 CEEJ). En effet, il se justifie en l’espèce de donner connaissance à l’autorité requérante des pièces litigieuses, afin que celle-ci ait la possibilité, si elle le juge utile, d’enquêter sur les motifs du retrait opéré le 15 juillet 2003 à hauteur d’USD 41'286,15. A cet égard, la recourante n’a fourni aucune explication. Elle n’en a pas donné davantage sur la raison du dépôt du relevé bancaire litigieux à l’intérieur d’un coffre. Quant à l’explication de la recourante sur le caractère «humoristique» de la mention «secret défense», elle parait bien peu crédible à la Cour. Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le grief tiré de la violation du principe de la proportionnalité est également infondé.
TPF 2009 165
37. Extrait de l’arrêt de la Ire Cour des plaintes dans la cause A. contre Ministère public de la Confédération du 12 octobre 2009 (BH.2009.15)
Refus de mise en liberté.
Art. 260ter, 305bis CP, art. 19 ch. 2 LStup, art. 46, 52 al. 2 PPF
Prévenu arrêté pour blanchiment d’argent (art. 305bis CP), trafic aggravé de stupéfiants (art. 19 ch. 2 LStup), appartenance à une organisation criminelle (art. 260ter CP), et faux dans les titres (art. 251 CP). Après six semaines de détention préventive, le Ministère public de la Confédération rend une ordonnance de disjonction, abandonnant de ce fait la plupart des motifs, de même que le complexe de faits sur lesquels ces derniers reposaient, ayant

## Considerations