# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a9ee2dba-425f-51bd-967c-cb0d8f7ea1c6
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
que par jugement du Tribunal des Prud'hommes du 27 juin 2018, confirmé par arrêt de la Cour du 22 mai 2019, A_ SA a été condamnée à verser à B_ la somme brute de 13'731 fr. 85, avec intérêts moratoires au taux de 5% l'an dès le 1
er
novembre 2016, la partie qui en a la charge étant invitée à opérer les déductions sociales et légales usuelles;
Que le 12 juillet 2019, un commandement de payer, poursuite n° 1_, portant sur la somme de 13'731 fr. 85 avec intérêts à 5% dès le 1
er
novembre 2016, a été notifié à A_ SA, à la requête de B_, le titre de créance étant l'arrêt de la Cour du 22 mai 2019 précité;
Qu'opposition totale y a été formée;
Que le 25 septembre 2019, B_ a saisi le Tribunal d'une requête de mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, poursuite n° 1_, à hauteur de 13'731 fr. 85 avec intérêts à 5% dès le 1
er
novembre 2016, sous suite de frais et dépens;
Que par arrêt
4A_319/2019
du 17 mars 2020, le Tribunal fédéral a réformé l'arrêt de la Cour susmentionné et condamné A_ SA à payer à B_ 6'812 fr. 55, montant soumis aux déductions sociales, avec intérêts au taux de 5% par an dès le 1
er
novembre 2017, et statué sur les frais;
Que lors de l'audience devant le Tribunal du 13 mai 2020, B_ a réduit ses conclusions, conformément à l'arrêt du Tribunal fédéral;
Que A_ SA a reconnu le montant réclamé sous déduction des cotisations sociales qu'elle s'est engagée à verser;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, qu'en matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte (art. 309 let. b ch. 3 et 319 lit. a CPC);
Que la procédure sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC);
Qu'en l'espèce, le recours, écrit et motivé (art. 130, 131, 321 al. 1 CPC), adressé à la Cour de justice dans un délai de dix jours dès la notification de la décision entreprise (art. 142 al. 1 et 3, 251 let. a, 321 al. 2 CPC), est recevable;
Qu'aux termes de l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition;
Que le juge de la mainlevée se fonde en principe sur le dispositif du jugement dont il n'a pas à revoir le bien-fondé (ATTF
142 III 78
);
Qu'en l'espèce, seul est remis en cause le
dies a quo
des intérêts dus; que les parties s'accordent à dire qu'il s'agit du 1
er
novembre 2017 et non du 1
er
novembre 2016, comme retenu par le Tribunal;
Qu'il sera fait droit aux conclusions de la recourante, non contestées par l'intimé;
Que la quotité et la répartition des frais de première instance, arrêtées conformément à la loi, seront confirmées (art. 318 al. 3 CPC);
Que les frais judiciaires qui ne sont pas imputables aux parties ni aux tiers peuvent être mis à la charge du canton si l'équité l'exige (art. 107 al. 2 CPC);
Que l'application de cette disposition se justifie lorsque les frais judiciaires sont dus à une erreur manifeste du tribunal, qui n'est en rien imputable à l'une des parties (Rüegg, Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2013, n. 11 ad art. 107 CPC);
Que les frais judiciaires du recours seront laissés à la charge de l'Etat de Genève, vu l'issue du litige (art. 107 al. 2 CPC);
Qu'il ne peut être mis de dépens à la charge du canton (ATF
140 III 385
consid. 4.1);
Qu'il ne sera pas alloué de dépens à l'intimé, qui a répondu au recours par une simple lettre de son conseil et qui n'a pas conclu à ce que la recourante soit condamnée à lui en verser.
* * * * *