# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 01c2d801-e0f7-4b73-97ab-23962593b778
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 25 juillet 2019, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois a notamment dit que dès et y compris le 1
er
mars 2019, A.I._ contribuerait à l’entretien d’B.I._ par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, d’un montant de 2’785 francs.
Par acte du 5 août 2019, A.I._ a interjeté appel contre cette ordonnance, en concluant, avec suite de frais et dépens, principalement à sa réforme en ce sens qu’il doive contribuer à l’entretien de son épouse par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, d’un montant de 1'000 fr. et, subsidiairement, à son annulation et au renvoi de la cause au premier juge pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
Par réponse du 12 septembre 2019, B.I._ a conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet de l’appel. L’intimée a demandé l’assistance judiciaire.
Une audience d'appel s’est tenue le 15 octobre 2019, à laquelle les parties ont comparu, assistées de leurs conseils respectifs. L’intimée a produit un bordereau de pièces. L’appelant a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure d’appel. Il a été fait droit séance tenante à cette requête, Me Philippe Chaulmontet étant désigné avocat d’office de A.I._ avec effet au 26 juillet 2019. De même, l’assistance judiciaire a été accordée à l’intimée et Me Sébastien Friant a été désigné dès la même date avocat d’office d’B.I._.
Pour le surplus, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance tenante par le juge délégué pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l’union conjugale, dont la teneur est la suivante:
«
I.
L’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 25 juillet 2019 est modifiée au chiffre III de son dispositif en ce sens que A.I._ contribuera à l’entretien d’B.I._ par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, des montants suivants :
-
2'000 fr. (deux mille francs) du 1
er
mars au 31 octobre 2019, sous déduction des montants d’ores et déjà versés ;
-
1'000 fr. (mille francs) du 1
er
novembre 2019 au 31 janvier 2020, en lieu et place de 2'000 fr. (deux mille francs), à la condition que A.I._ puisse démontrer qu’il a concrètement déployé tous les efforts raisonnables que l’on pouvait attendre de lui pendant la période du 1
er
novembre 2019 au 31 janvier 2020 pour remettre sur pied son activité indépendante ;
-
2'000 fr. (deux mille francs) dès le 1
er
février 2020.
L’ordonnance est confirmée pour le surplus.
II.
A.I._ s’engage à transmettre spontanément à son épouse toutes les démarches qu’il fera afin de remettre sur pied l’exercice de son activité indépendante en tant que peintre, qu’il exploite sous la raison sociale [...], notamment copies des factures qui seront établies, devis, factures de commande de matériel et copies des avis de débit et de crédit qui seront effectués sur le compte CCP 18-24639-0 auprès de PostFinance SA, Mingerstrasse 20, 3030 Berne, et sur le compte BCV CH78 0076 7000 K 5455.95.80.
III.
B.I._ autorise A.I._ à retirer le montant de 12'000
fr. sur le compte n° 17201612 auprès de PostFinance SA, Mingerstrasse 20, 3030 Berne, montant à valoir sur l’arriéré qui pourrait être dû au jour de la signature de la convention. Ce montant sera versé sur le compte UBS ouvert au nom d’B.I._ n° CH32 0025 5255 5019 5340 T.
IV.
Parties conviennent de lever le blocage ordonné par l’ordonnance rendue le 3 septembre 2019 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois portant sur le compte ouvert auprès de la BCV n° CH78 0076 7000 K 5455.95.80.
V.
Chaque partie garde ses frais de justice et renonce à l’allocation de dépens pour la procédure de deuxième instance.
VI.
Parties requièrent ratification de la présente convention pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l’union conjugale. »
2.
Selon l'art. 241 CPC, la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle.
3.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les parties sont convenues au chiffre V de leur transaction que chacune garde ses frais de justice de deuxième instance et renonce à l’allocation de dépens.
Les frais judiciaires de deuxième instance de l’appelant, réduits d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; BLV 270.11.5), seront ainsi arrêtés à 400 fr. (art. 65 al. 2 TFJC) et laissés provisoirement à la charge de l’Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC).
4.
Me Philippe Chaulmontet, conseil d’office de l'appelant, a droit à une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure d’appel. Il a produit, le 23 octobre 2019, une liste des opérations selon laquelle il a consacré 17.26 heures à la procédure d’appel. Ce temps peut être admis au vu du listing produit, de même que l’indemnité de vacation, par 120 fr. (art. 3bis al. 3 RAJ [Règlement sur l'assistance judiciaire en matière civile ; BLV 211.02.3]), et les débours, lesquels s’élèvent toutefois à 2% du défraiement hors taxe en deuxième instance judiciaire (art. 3bis al. 1 RAJ), et non à 5% comme requis par l’avocat. Celui-ci n’a au demeurant pas démontré qu’il aurait effectivement payé les frais de photocopies décomptés dans son listing à des tiers (Cour de céans ou autre représentant professionnel) en vue du procès en cours. Les coûts facturés par le conseil à cet égard le sont vraisemblablement en lien avec l’usage de l’appareil à photocopier (ou de l’imprimante) de l’étude, soit des coûts de fonctionnement de l’appareil manifestement inclus dans les frais généraux de l’étude et déjà couverts par le tarif horaire (TF 5A_4/2018 du 17 avril 2018 consid. 3.2.2.4 ; Juge délégué CACI 8 mars 2016/154). Il n’y a donc pas de raison de s’écarter du montant forfaitaire précité pour arrêter les débours dus. En définitive, l'indemnité d'office due à Me Chaulmontet, calculée au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a RAJ), doit être arrêtée à 3'106 fr. 80 pour ses honoraires, plus 239 fr. 20 de TVA au taux de 7.7% et un montant de 129 fr. 25, TVA comprise, pour ses frais de vacation et un montant de 66 fr. 95, TVA comprise, pour ses débours, soit une indemnité totale arrondie à 3’542 francs.
Me Sébastien Friant, conseil d’office de l’intimée, a également droit à une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure d’appel. Il a produit le 16 octobre 2019 une liste des opérations selon laquelle il a consacré 6 heures 56 minutes à la procédure d’appel, temps qui peut être admis. Il s’ensuit que son indemnité d’office doit être arrêtée à 1’248 fr. pour ses honoraires, plus 96 fr. de TVA au taux de 7.7%, un montant de 129 fr. 25, TVA comprise, pour ses frais de vacation et un montant de 26 fr. 90, TVA comprise, pour ses débours, soit une indemnité totale arrondie à 1'500 francs.
Les bénéficiaires de l'assistance judiciaire sont, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenus au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.
5.
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé (art. 109 al. 1 CPC).

## Considerations