# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a8befcff-2c6b-5eb1-9e80-6feabed26f06
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
QueMonsieur B_ (ci-après le recourant) est atteint d'un syndrome dépressif et d'affection aux vertèbres cervicales et aux genoux ;
Qu'en 1999 il a déposé une demande de prestations auprès de l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE INVALIDITE (ci-après OCAI), rejetée le 30 juin 2001 ;
Qu'il a déposé une nouvelle demande de prestations le 2 septembre 2003 ;
Que par décision du 16 novembre 2005, confirmée par décision sur opposition du 8 décembre 2005, l'OCAI l'a rejetée ;
Que dans son recours du 23 janvier 2006, le recourant conclut préalablement à ce qu'une expertise médicale multidisciplinaire soit ordonnée, principalement à l'annulation des décisions litigieuses et, ceci fait, à ce qu'un droit à une rente d'invalidité et à des mesures de reclassement lui soit reconnu, avec suite de dépens ;
Que dans sa réponse du 22 février 2006, l'OCAI conclut au rejet du recours ;
Que par écritures complémentaires du 7 avril 2006, le recourant reprend ses conclusions et se réfère plus particulièrement à l'avis du Dr A_, neurochirurgien, du 28 juillet 2005, qui fait état d'une aggravation de l'état de santé du recourant depuis le 6 juillet 2005, ce que reconnaît par ailleurs le SERVICE MÉDICAL RÉGIONAL AI (ci-après SMR), dans son avis du 17 février 2006, et préconise qu'une expertise du recourant soit effectuée ;
Que par pli du 20 avril 2006, le Tribunal de céans a demandé à l'OCAI d'examiner, au vu des rapports susmentionnés, l'opportunité d'annuler les décisions litigieuses et de procéder à une expertise du recourant, lui fixant pour sa détermination un délai au 15 mai 2006 ;
Que la partie du 10 mai 2006, l'OCAI a informé le Tribunal qu'après nouvel examen de l'affaire en collaboration avec le SMR, il admettait qu'un complément d'instruction médicale s'imposait, vu les informations communiquées par le neurochirurgien, et qu'en conséquence les décisions litigieuses pouvaient être annulées et la cause renvoyée à l'office pour reprise d'instruction avant nouvelle décision ;
Que ce courrier a été communiqué au recourant en date du 10 mai 2006, la cause étant gardée à juger ;

## Considerations

CONSIDÉRANT EN DROIT
Que le Tribunal de céans est compétent en la matière (art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l’organisation judiciaire -LOJ-) ;
Que la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), du 1er janvier 2003, est applicable au cas d'espèce ;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable (art. 56 à 60 LPGA) ;
Que selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d’après l’état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF
121 V 366
consid. 1b et les arrêts cités);
Qu'aux termes des art. 43 et 44 LPGA, l'assureur doit prendre d'office les mesures d'instruction nécessaires à l'établissement des faits, par exemple par le biais d'une expertise ;
Qu'en l'espèce une expertise médicale s'imposait, ce qu'a reconnu l'OCAI ;
Que l'office a fait droit, dans son courrier du 8 mai 2006, aux conclusions du recourant, qui demandait avant toute chose que l'aggravation de son état de santé, antérieure à la décision de l'office, soit prise en compte et investiguée ;
Qu'il convient par conséquent d'annuler les décisions litigieuses et de renvoyer le dossier à l'office pour instruction complémentaire sous la forme d'une expertise médicale ;
Que le recourant, qui obtient gain de cause, a droit à des dépens qui seront fixés en l'espèce à 750 fr.
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