# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4457d0e8-be1b-50cc-8518-1635dfb8ac74
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/8653/2018
du 1
er
juin 2018, reçu le 7 juin 2018 par A_, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure sommaire, a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée par le précité au commandement de payer, poursuite no 1_ (chiffre 1 du dispositif), arrêté les frais judiciaires à 400 fr., compensés avec l'avance de frais effectuée par l'ETAT DE GENEVE et mis à la charge de A_, condamné ainsi à verser ledit montant à l'ETAT DE GENEVE (ch. 2 et 3).
B. a.
Par acte expédié le 14 juin 2018 à la Cour de justice, A_ recourt contre le jugement précité, dont il requiert l'annulation. Il conclut, principalement, avec suite de frais judiciaires et dépens, à ce que la Cour dise qu'il n'existe pas de titre de mainlevée définitive au sens de l'art. 80 LP à l'opposition qu'il a formée au commandement de payer, poursuite no 1_, pour la période du 1
er
août 2016 au 23 mars 2017 et, subsidiairement, à ce que la Cour dise qu'il s'est acquitté durant la période en poursuite d'une somme totale de 17'300 fr.
Il produit des pièces nouvelles, à savoir des documents destinés à établir sa situation professionnelle et son revenu (pièces 37 à 39).
b.
Dans sa réponse du 6 juillet 2018, l'ETAT DE GENEVE, soit pour lui le Service cantonal d'avance et de recouvrement des pensions alimentaires (ci-après : le SCARPA), conclut au rejet du recours.
c.
Par arrêt du 6 juillet 2018, la Cour a admis la requête de A_ tendant à suspendre l'effet exécutoire attaché au jugement attaqué et dit qu'il serait statué sur les frais liés à la décision dans l'arrêt rendu sur le fond.
d.
Les parties ont été informées le 21 août 2018 de ce que la cause était gardée à juger, A_ n'ayant pas fait usage de son droit de répliquer.
C.
Les faits pertinents suivant résultent du dossier de première instance :
a.
Les époux B_ et A_ sont les parents de C_, né le _ 2004. Ils sont séparés depuis août 2013. L'enfant est resté au domicile conjugal avec la mère.
b.
Par acte déposé au Tribunal le 19 octobre 2015, A_ a formé une demande unilatérale en divorce. La procédure a été enregistrée sous le no C/2_/2015.
c.
Le 21 octobre 2015, B_ a formé devant le Tribunal une requête de mesures protectrices de l'union conjugale assortie d'une requête de mesures superprovisionnelles. Cette procédure a été enregistrée sous le no C/3_/2015.
d.
Par ordonnance du 21 octobre 2015 rendue dans la procédure C/3_/2015, le Tribunal, statuant sur mesures superprovisionnelles, a condamné A_ à verser à B_, par mois et d'avance, la somme de 4'100 fr. à titre de contribution à l'entretien de sa famille et a dit que l'ordonnance déploierait ses effets jusqu'à l'exécution de la nouvelle décision qui serait rendue après l'audition des parties.
e.
Le 27 octobre 2015, A_ a écrit au Tribunal, dans le cadre de la procédure C/3_/2015, qu'il s'opposait au "montant exorbitant" de la contribution d'entretien à laquelle il avait été condamné sur mesures superprovisionnelles. Il souhaitait pouvoir se déterminer sur ce point.
f.
Par convocation du 23 novembre 2015, la 2
ème
Chambre du Tribunal a cité les parties à comparaître à une audience fixée au 15 janvier 2016 dans le cadre de la procédure de divorce C/2_/2015.
g.
Lors de l'audience du 15 janvier 2016, laquelle à teneur du procès-verbal concernait tant la procédure de divorce C/2_/2015 que la procédure de mesures protectrices C/3_/2015, B_ a déclaré qu'elle avait déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale et qu'elle souhaitait que lesdites mesures "soient considérées comme des mesures provisionnelles dans le cadre du divorce".
A_ ne s'est pas déterminé sur ce point.
h.
Par décision du 15 janvier 2016, le Tribunal a ordonné la jonction des causes C/2_/2015 et C/3_/2015 sous le no C/2_/2015 (cf. let. C.f de la partie EN FAIT de l'
ACJC/1405/2017
du 31 octobre 2017 dont il est question ci-dessous sous let. C.z ).
i.
Par convention du 14 juillet 2016, B_ a chargé le SCARPA d'entreprendre toutes démarches nécessaires à l'encaissement de la pension alimentaire dont elle était créancière à partir du 1
er
août 2016. Le mandataire était autorisé à engager des poursuites. La mandante cédait à l'ETAT DE GENEVE, soit pour lui le SCARPA, dès le 1
er
août 2016, la totalité de sa créance future avec tous les droits qui lui étaient rattachés pour la durée du mandat.
j.
Par courrier du même jour, le SCARPA a informé A_ de ce que B_ l'avait mandaté aux fins du recouvrement de la pension alimentaire dont il était débiteur. Celui-ci était invité à se présenter au SCARPA.
k.
Par lettre du 27 juillet 2016, A_ a informé le SCARPA de ce qu'à son avis, l'ordonnance sur mesures superprovisionnelles du 21 octobre 2015 était caduque. Il soutenait que la requête de mesures protectrices de l'union conjugale déposée par B_ était devenue sans objet au motif qu'il avait lui-même déposé auparavant une requête unilatérale de divorce, raison pour laquelle la cause avait finalement été inscrite sous le no C/2_/2015.
l.
Par décision du 8 août 2016, le SCARPA a informé B_ de ce qu'il n'allait pas intervenir en sa faveur, dans la mesure où il ne lui était "plus possible de dire" que l'ordonnance sur mesures superprovisionnelles du 21 octobre 2015 constituait "un titre encore valable" pouvant fonder l'intervention du service.
m.

## Considerations