# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 54417c36-6e6d-50b5-987f-40b066ab23f5
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2004
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur R._, né le 24 février 1935, a déposé une demande de rente de vieillesse auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après la CCGC) le 22 novembre 1999.
2. Par décision du 3 avril 2000, la CCGC lui a octroyé une rente ordinaire de l'assurance-vieillesse et survivants, à partir du 1er mars 2000, d'un montant de 1'233 fr., basée sur 27 années et 2 mois de cotisations et sur un revenu annuel moyen déterminant de 49'446 fr.
3. Par courrier du 2 mai 2000, l’assuré a interjeté recours contre cette décision, contestant le nombre d'années de cotisations prises en compte. Il a fait valoir que contrairement à ce qu'avait retenu la CCGC, il n'était pas étudiant en 1955, mais avait commencé l'Université en novembre 1956 seulement. L'année 1955 ne pouvait donc être considérée comme une année d'étude. Il n'avait en outre pas été inscrit à l'Université au semestre d'été 1958 et, comme il avait travaillé pendant le 2ème semestre de l'année 1958, il avait été dispensé des cotisations pour cette année-là. Enfin, il avait dû payer l'année 1960, alors qu'il était inscrit à l'Université, au moyen de timbres, contrairement à ce que son compte individuel mentionnait.
4. Dans un préavis du 28 juin 2000, la CCGC a fait valoir que selon le carnet de timbres du recourant, ce dernier avait été étudiant à l'Université dès le semestre d'hiver 1955 et jusqu'en 1962. Pour les années 1957, 1958, 1960, 1961 et 1962, il avait été dispensé de cotiser en tant qu'étudiant car il avait exercé des activités lucratives temporaires, dont certaines avaient été également payées à l'aide de timbres. Il avait ensuite versé des cotisations en tant que salarié jusqu'en septembre 1964. Il était parti au Canada d'octobre 1964 à octobre 1965. Il avait à nouveau payé des cotisations de novembre 1965 à décembre 1967. Il était ensuite reparti à l'étranger de janvier 1968 à novembre 1969 et avait versé des cotisations de janvier à août 1971. Il avait de nouveau travaillé à l'étranger de septembre 1971 à décembre 1972 et avait payé des cotisations de janvier à octobre 1973. De novembre 1973 à février 1986, il avait séjourné en France et en Australie. Le recourant s'était ensuite assuré par l'entremise de la Caisse suisse de compensation (assurance facultative des suisses de l'étranger) en mars 1985 et de janvier à août 1986, puis, de retour en Suisse, il avait payé régulièrement des cotisations de janvier 1986 à février 2000. La rente qui lui avait été octroyée avait été basée sur ces données, soit sur 27 années, aboutissant à une échelle de rente 27 et sur un revenu annuel moyen de 49'446 fr. L’assuré avait recouru contre la décision de rente, exposant qu'il n'était étudiant à l'Université que depuis novembre 1956, qu'il avait été dispensé de payer des cotisations pendant l'année 1958 et contestant la non prise en compte de l'année 1960 comme année de cotisations. En l'occurrence, il semblait que les cotisations du 2ème semestre 1955 avaient été payées à tort, dans la mesure où le recourant n'était pas encore entré dans sa 21ème année (début de l'obligation de cotiser selon l'art. 3 al. 1 de la loi sur l'assurance vieillesse et survivants - LAVS). Ces cotisations n'étaient toutefois pas perdues puisqu'elles avaient pu être utilisées pour combler des lacunes de cotisations. Le carnet de timbres du recourant portait la mention « dispensé » pour le premier semestre 1955 et pour les années 1957, 1958, 1959, 1960, 1961 et 1962, l’assuré exerçant alors vraisemblablement des activités lucratives temporaires. En revanche, aucune cotisation n'avait été payée pour l'année 1960, bien que le recourant ait été dispensé de cotisation étudiant pour cette année. Il n'était pas exclu qu'il ait alors exercé une activité lucrative qui n'avait pas été déclarée à la caisse. Il incombait dès lors à l’assuré d'amener des moyens de preuves concernant l'exercice d'une activité lucrative cette année-là. Cependant, cette lacune de l'année 1960 avait pu être partiellement comblée par les cotisations de jeunesse des six mois de l'année 1955. Ainsi, il apparaissait que la décision de la caisse était parfaitement justifiée, puisque le recourant avait cotisé au total 27 ans, soit 6 mois pour 1955, utilisés pour combler la lacune 1960, puis 10 et 7 mois entre 1956 et 1973, 14 ans et 11 mois depuis 1973, auxquels s'ajoutait une année d'appoint, utilisée pour combler la lacune de cotisations de l'année 1978 (selon l’art. 52d du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants - RAVS); quant aux deux mois payés lors de l'année d'ouverture du droit à la rente (janvier - février 2000), ils avaient été utilisés pour combler les mois de novembre et décembre 1985 (selon l’art. 52c RAVS).
5. Dans des observations complémentaires du 24 août 2000, le recourant a persisté dans les allégués de son recours, alléguant que les timbres étudiant avaient été faussement collés dans l'espace juillet à décembre 1955 et dans l'espace janvier à juin 1956, puisque son immatriculation à l'Université datait du 17 novembre 1956.

## Considerations