# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0cbde0a8-265e-576f-9a4f-1a9dfa7c6d11
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Monsieur A_, né le _ 1996, a suivi sa scolarité obligatoire et postobligatoire dans le canton de Genève, où il est domicilié.![endif]>![if>
2) Alors qu’il suivait l’enseignement de degré I à l’école de culture générale Henry-Dunant, il s’est inscrit au Centre de formation professionnelle nature et environnement (ci-après : CFPne) de Lullier, où il a été admis dans la filière pépinière pour l’année scolaire 2013-2014, en internat. ![endif]>![if>
3) À l’issue du premier semestre, son bulletin scolaire du 4 février 2014 faisait état de résultats scolaires qualifiés de « globalement bons » mais insuffisants pour une promotion. Il ne lui était pas octroyé de dérogation.![endif]>![if>
4) Le 5 février 2014, M. A_ a demandé à être mis au bénéfice d’une promotion par dérogation. Au niveau des résultats scolaires, il avait obtenu une moyenne générale de 4,3 en théorie et de 4,5 en pratique avec cinq moyennes insuffisantes, dont deux à 3,9. Il aurait suffi d’un dixième supplémentaire dans l’une des deux branches concernées pour qu’il soit promu conformément aux dispositions réglementaires applicables. Son exclusion en cours d’année scolaire l’exposait au risque de se retrouver sans possibilité de formation jusqu’à la prochaine rentrée scolaire. Il avait par ailleurs réfléchi à son attitude en classe et dans les ateliers pratiques, et s’engageait à faire des efforts pour améliorer son assiduité et sa concentration. S’agissant de l’internat, il était conscient de n’avoir pas toujours su adopter l’attitude adéquate envers certains élèves et éducateurs. Il le regrettait. Quant au cannabis, il lui arrivait d’en consommer occasionnellement, mais en aucun cas lorsqu’il se trouvait au CFPne. Il n’avait d’ailleurs pas été inquiété par la police lorsque celle-ci y avait effectué un contrôle en début d’année. Il se plaisait énormément à Lullier où il avait l’impression d’avoir trouvé sa voie professionnelle. Il était persuadé de réussir son année en intensifiant ses efforts.![endif]>![if>
5) Le 7 février 2014, après s’être entretenu avec l’intéressé au sujet de ses réflexions et de sa motivation concernant sa formation, le directeur du CFPne lui a accordé, à titre exceptionnel, une promotion par dérogation, conditionnée à une réussite à la fin de l’année scolaire 2013-2014. Il attendait de M. A_ qu’il respecte ses engagements et qu’il ait une attitude irréprochable. ![endif]>![if>
6) A l’issue du second semestre 2013-2014, M. A_ a obtenu une moyenne générale en théorie de 4,6 et une moyenne générale en pratique de 4,8, sans moyenne insuffisante. Son bulletin scolaire du 24 juin 2014 souligne un très bon semestre et la capacité d’effort de l’intéressé. ![endif]>![if>
7) Le 4 septembre 2014, la direction générale de l’enseignement secondaire II (ci-après : DGES II) a sollicité du secrétariat général du département de l’instruction publique, de la culture et du sport (ci-après : le département ou le DIP) la saisine du conseil de discipline de l’enseignement secondaire I, de l’enseignement postobligatoire et tertiaire non HES (ci-après : le conseil de discipline) à l’encontre d’un apprenti mineur de 3
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année au CFPne et de M. A_, tous deux internes, pour « faits de culture de cannabis au CFPne s’agissant des deux protagonistes » et « faits d’extorsion, de chantage, de menaces et de contrainte commis par M. A_ » envers l’apprenti mineur. ![endif]>![if>
Les éléments en possession de la DGES II étaient les suivants : durant l’été 2014, un apprenti majeur de dernière année, depuis lors diplômé, M. A_ et l’apprenti mineur avaient cultivé du cannabis dans les toilettes du terrain de sport du CFPne. L’apprenti mineur devait s’occuper des plants en l’absence des deux autres intéressés mais, ayant perdu la clé d’accès au local, les plants avaient dépéris. Mis au courant de la situation, M. A_ aurait menacé l’apprenti mineur de s’en prendre physiquement à lui s’il ne lui versait pas une indemnité de CHF 10'000.-. M. A_ aurait précisé qu’étant lui-même mineur, il n’aurait pas peur de tuer. Les parents de l’apprenti mineur avaient dénoncé les faits à la direction du CFPne et allaient déposer plainte à l’encontre de M. A_. Ce dernier avait été entendu par la direction du CFPne le 3 septembre 2015. Il avait reconnu le cofinancement de la culture à hauteur de CHF 1'000.- afin de récolter une production estimée à CHF 2'000.-, ainsi que les menaces et le chantage à l’encontre de l’apprenti mineur, avec une demande d’indemnité de CHF 10'000.-. Lors de l’entretien, M. A_ avait montré des signes de remords tout en impliquant l’apprenti mineur qui aurait aussi financé l’opération et l’apprenti majeur qui serait le coordinateur du projet. Ce dernier n’avait pas pu être entendu car il avait terminé sa formation en juin 2014.
Une suspension provisoire avait été prononcée à l’encontre de M. A_ et les faits avaient été dénoncés au Ministère public, cela le 4 septembre 2014 également.
8) Le 6 septembre 2014, M. A_ a adressé au directeur du CFPne un courrier dans lequel il indiquait s’être rendu compte de la stupidité de son comportement alors qu’une chance lui avait été donnée de poursuivre ses études au CFPne et qu’il avait tout entrepris pour passer son année scolaire. Lui-même et sa famille étaient désespérés. Il avait entrepris sa seconde année avec la volonté de réussir. Pour rien au monde il ne désirait changer de voie. Il avait des faiblesses mais ferait tout ce qui était en son pouvoir pour s’améliorer. Il était prêt à assumer les sanctions de son comportement et suppliait d’être réintégré. Il présentait ses excuses à tous ceux auxquels il avait fait du mal. ![endif]>![if>
9) Le 8 septembre 2014, la secrétaire générale du DIP a saisi le conseil de discipline sur la base des faits dénoncés par la DGES II, considérant qu’ils étaient susceptibles d’être constitutifs d’infractions disciplinaires graves. ![endif]>![if>
10) Le 10 septembre 2014, le conseil de discipline a informé M. A_ de l’ouverture de l’enquête disciplinaire dans le cadre de laquelle il serait entendu en qualité de mis en cause. ![endif]>![if>
Il était convoqué pour audition. La composition du conseil de discipline lui était communiquée. Elle comprenait, outre le président et le vice-président, deux représentants de l’autorité scolaire dont le directeur du service de la scolarité de l’enseignement secondaire II rattaché à la DGES II, un représentant du corps enseignant pour les élèves de l’enseignement secondaire II et tertiaire non HES, ainsi qu’un représentant des parents pour les élèves mineurs de l’enseignement secondaire II et tertiaire non HES. M. A_ était invité à faire connaître tout motif de récusation jusqu’au 16 septembre 2014. Le courrier indiquait en outre qu’il pouvait être assisté par une personne majeure ou par un avocat durant toute la procédure. Enfin, le règlement du conseil de discipline était joint.
11) Le 17 septembre 2014, le président du conseil de discipline, enquêteur rapporteur, a procédé à l’audition successive de M. A_, accompagné de sa mère, de l’apprenti mineur, accompagné de son père et de l’apprenti majeur, tout trois en qualité de mis en cause, et le 19 septembre 2014, à celle du directeur du CFPne en qualité de témoin.![endif]>![if>
Il ressort des déclarations des trois mis en cause les éléments non contestés suivants : l’apprenti majeur et M. A_ avaient eu l’idée de cultiver quinze graines de cannabis rapportées par ce dernier d’un voyage. La culture avait été initialement développée chez l’apprenti majeur puis avait été déplacée entre juin et juillet 2014 dans un local inutilisé du CFPne dont l’apprenti majeur, qui avait terminé sa formation au CFPne et quittait son appartement, détenait la clé du fait qu’il était en quatrième année. Dite clé avait été remise à M. A_. Courant juillet 2014, celui-ci l’avait transmise à l’apprenti mineur afin qu’il arrose des plants, M. A_ ne pouvant le faire car bien qu’interne, il rentrait dormir chez lui à cette période. L’apprenti mineur avait perdu la clé le jour même de sa réception et malgré ses recherches, n’avait pu la retrouver. Il en avait informé M. A_, lequel s’était fâché et lui avait demandé un montant de CHF 10'000.- pour la perte de la récolte.
Pour le surplus, les déclarations divergent sur l’ampleur de la participation respective des trois mis en cause aux phases successives du projet de culture et au montant réclamé à l’apprenti mineur ainsi qu’à la participation de l’apprenti majeur à la demande d’argent à l’apprenti mineur. Quant aux menaces, y compris éventuellement de mort, proférées à l’encontre de l’apprenti mineur, M. A_ les admettait mais avait agi sous le coup de la colère et sans intention de passer à l’acte.
Le directeur du CFPne a résumé la situation scolaire des trois mis en cause et transmis le communiqué qu’il avait diffusé dans l’établissement à la suite de la découverte des faits. Il a également remis un courrier adressé à M. A_ en octobre 2013 « parce qu’il faisait partie d’un groupe qui consommait des stupéfiants » sur le site du CFPne. Celui-ci n’avait toutefois jamais été pris en flagrant délit.
12) Le 22 septembre 2014, le conseil de discipline a transmis à M. A_ les procès-verbaux des auditions des 17 et 19 septembre 2014 et les pièces du dossier en l’invitant à se déterminer et, cas échéant, à solliciter son audition par le conseil de discipline in corpore.![endif]>![if>
13) Le 29 septembre 2014, M. A_, désormais assisté par un avocat, a demandé sa réintégration au sein du CFPne, dès lors que la mesure de suspension provisoire prise le 4 septembre 2014 ne pouvait à rigueur de règlement, avoir une durée supérieure à deux semaines d’affilée.![endif]>![if>
14) Le 3 octobre 2014, le CFPne a autorisé M. A_ à suivre les cours avec interdiction de prendre contact avec l’apprenti mineur. Sa réinscription à l’internat serait examinée à réception de la décision du conseil de discipline. ![endif]>![if>
15) Le 8 octobre 2014, M. A_ a transmis sa détermination au conseil de discipline. Il confirmait sa version des faits, réitérait ses regrets pour tout ce qui s’était passé et persistait dans son intention de fournir les efforts nécessaires à mener à bien son projet professionnel. Il suivait un traitement psychothérapeutique. S’agissant de la sanction à laquelle il était exposé, il relevait que l’apprenti majeur avait échappé à toute sanction et que l’apprenti mineur avait fait l’objet d’une suspension de trois jours, alors qu’il avait déjà fait l’objet d’avertissements pour détention de cannabis dans sa chambre et insultes. Lui-même avait été suspendu provisoirement durant trois semaines et, vu la dénonciation des faits au Ministère public, il devrait affronter une procédure pénale. La sanction du conseil de discipline ne devait pas dépasser la durée de la suspension provisoire, au vu de l’ensemble des circonstances et parce qu’il serait inadéquat, en particulier sur le plan éducatif, qu’il soit contraint de manquer à nouveau les cours alors qu’il venait de les reprendre. Il renonçait à être entendu par le conseil de discipline in corpore.![endif]>![if>
16) Par décision du 15 octobre 2014, déclarée exécutoire nonobstant recours, le conseil de discipline a prononcé l’exclusion de M. A_ du CFPne jusqu’au terme de l’année scolaire 2014-2015, retenant les éléments suivants : ![endif]>![if>
Les affirmations de prise de conscience de la gravité de ses actes et les regrets exprimés par l’intéressé n’étaient pas crédibles eu égard au courrier qu’il avait écrit le 5 février 2014, exprimant déjà des regrets, et à la suite duquel la direction du CFPne lui avait octroyé la chance de l’admettre provisoirement alors qu’il n’avait pas été promu, cela suite à sa promesse de ne pas consommer de la drogue sur le site du CFPne. Il ne pouvait pas, à quelques mois de ses 18 ans, ne pas se rendre compte de la gravité de ses actes consistant à organiser une culture intensive de marijuana en profitant des infrastructures mises à sa disposition par le CFPne. Sachant qu’un plant pouvait produire entre 10 et 70 grammes de cannabis, et que quinze graines avaient été plantées, la récolte aurait été importante. Il était en outre notoire que le taux de THC des plantes issues de graines hollandaises était élevé. La culture de cannabis au sein du CFPne était intolérable, l’élève mettant à profit des connaissances acquises pour cultiver des drogues. Un tel acte était déstabilisant pour l’école et de nature à ternir son image.
Les menaces de mort proférées à l’encontre de l’apprenti mineur étaient d’une extrême gravité. M. A_ n’avait pas contesté les avoir proférées tout en précisant n’avoir pas l’intention de les mettre à exécution. Ces menaces étaient destinées à obtenir de l’apprenti mineur un montant de CHF 20'000.-, ramenés à CHF 10'000.- plus CHF 2'000.- de matériel. Le but visé était de compenser une perte de gain sur la culture et de couvrir le prix du matériel, qui, sur la base des éléments admis par l’intéressé, atteignait au plus CHF 850.- pour sa part.
La gravité des faits et les antécédents de M. A_ en termes de consommation de drogues au CFPne imposaient la sanction d’exclusion sur toute l’année scolaire. Elle était proportionnée et aurait un effet dissuasif sur les autres élèves. Une sanction plus faible banaliserait des faits graves. La bonne marche de l’école et l’exemplarité de la sanction commandaient en outre que la sanction soit immédiatement exécutoire.
17) Par acte du 4 novembre 2014, M. A_ a recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision susmentionnée, notifiée le 21 octobre 2014. Il conclut principalement à ce que cette dernière soit déclarée nulle, subsidiairement à son annulation après que les procès-verbaux des auditions des trois mis en cause du 17 septembre 2014 soient écartés de la procédure, plus subsidiairement, au prononcé d’une sanction disciplinaire ne dépassant pas la durée de la suspension provisoire subie. ![endif]>![if>
Il confirmait en substance sa version des faits, en relevant que la culture des graines de cannabis décidée au printemps 2014 d’un commun accord avec l’apprenti majeur était destinée à leur consommation personnelle et qu’il n’avait jamais été question de vendre leur production, en particulier au sein du CFPne. Le déplacement des plants, au début de l’été 2014, du domicile de l’apprenti majeur au local du CFPne s’était fait à son insu et il n’en avait été informé par ce dernier qu’à mi-juillet 2014. Il n’était pas content mais, mis devant le fait accompli par son aîné de quatre ans, l’avait accepté. Il n’était jamais rentré dans le local. Il était convaincu que, pendant les vacances, l’apprenti mineur se chargerait d’arroser les plants en échange d’une partie de la récolte. Une fois informé de la perte de la clé du local par l’apprenti mineur, M. A_ s’était fâché. Comprenant que les plants étaient perdus, il avait réclamé à ce dernier une somme fixée au hasard à CHF 10'000.-. Il savait que ce montant ne pourrait lui être réglé mais il voulait faire pression sur son camarade pour que celui-ci lui rembourse au moins son investissement et celui de l’apprenti majeur. À son retour de vacances, à fin août 2014, il avait relancé l’apprenti mineur. Il avait repris l’école le 25 août 2014 et avait été suspendu provisoirement le 4 septembre 2014 jusqu’au 4 octobre 2014. Il était ensuite retourné au CFPne jusqu’au 17 octobre 2014, début des vacances scolaires. Il n’avait pas repris les cours le 27 octobre 2014, vu la décision d’exclusion déclaré exécutoire nonobstant recours. La suspension provisoire avait fait l’objet d’une publicité au sein du CFPne, et à son retour, il avait souffert du regard réprobateur de son entourage.
La décision querellée violait le droit à un procès équitable et le droit à être jugé par une autorité judiciaire, indépendante et impartiale. Le conseil de discipline était composé en majorité de fonctionnaires de l’État de Genève et aucun juge ne siégeait dans la composition qui avait statué. En outre, aucun membre représentant les élèves majeurs n’en faisait partie alors que l’intéressé était majeur au moment de la prise de décision. Il avait donc statué dans une composition irrégulière. De plus, l’un des membres siégeant du conseil de discipline - soit le représentant de l’autorité scolaire faisant partie de la DGES II - avait adressé à la secrétaire générale du DIP un courriel au sujet des faits avant et en vue de la saisine de cette autorité. Enfin, lors de son audition, M. A_ n’avait pas été informé du droit du mis en cause de ne pas collaborer, en particulier de ne pas s’auto-incriminer.
La sanction contestée se fondait sur des faits qui n’étaient pas établis et ne tenait pas compte d’éléments à décharge. Le conseil de discipline avait ainsi mésusé de son pouvoir d’appréciation. En outre le principe de la proportionnalité n’avait pas été n’avait pas été respecté.
Préalablement, M. A_ a sollicité sa réintégration immédiate au CFPne et la restitution de l’effet suspensif au recours, au titre de mesures superprovisionnelles et provisionnelles.
Même s’il obtenait gain de cause sur le fond, cela, au regard du temps prévisible de la procédure, ne pouvait pas intervenir avant la fin de l’année scolaire 2014-2015. La sanction aurait alors été purgée, ce qui vidait le droit de recours de M. A_ de sa substance. Avant de retirer l’effet suspensif au recours, le conseil de discipline n’avait fait aucune pesée des intérêts en présence, en particulier l’intérêt de l’élève à continuer sa formation dans un contexte où il ne pouvait, à ce moment de l’année scolaire, intégrer aucune autre école. Il perdrait ainsi son année scolaire, alors que l’exemplarité d’une sanction non définitive ne correspondait à aucun intérêt public. Si l’on devait retenir le but d’exemplarité, il aurait en tout état déjà été atteint par la suspension provisoire, dont la durée de plus de quatre semaines était illégale et qui avait fait l’objet d’une large publicité.
18) Le 5 novembre 2014, le juge délégué a demandé à M. A_ de lui faire savoir ce qu’il en était de la procédure pénale en cours et de lui transmettre les actes de cette dernière. ![endif]>![if>
19) Le 10 novembre 2014, M. A_ a indiqué avoir été entendu par la police le 30 octobre 2014 mais n’être pas en possession de la procédure pénale dont il allait solliciter un tirage. ![endif]>![if>
20) Le 14 novembre 2014, le conseil de discipline s’est déterminé sur la demande de mesures superprovisionnelles et de restitution de l’effet suspensif au recours. Il a conclu au rejet de la demande, car il était indispensable d’adresser un message strict aux élèves du CFPne. M. A_ ne devait pas être en contact avec l’apprenti mineur jusqu’à l’entrée en force de la décision. ![endif]>![if>
21) Le 14 novembre 2014, la DGES II s’est référée à la détermination du conseil de discipline sur mesures superprovisionnelles et effet suspensif ainsi qu’à celle à venir au fond. ![endif]>![if>
Répondant à une interrogation du juge délégué, la DGES II a indiqué que si M. A_ devait être réintégré en cours d’année, le CFPne pourrait mettre en place diverses mesures pour l’aider à se maintenir dans une dynamique professionnelle et scolaire et à rattraper son retard, allant de l’aide à trouver une place de stage en entreprise à la mise en place d’un support pour le suivi en matière de culture générale et de connaissances métier.
22) Le 28 novembre 2014, le conseil de discipline s’est opposé au recours. Il était une autorité administrative et pas un tribunal, de sorte que les dispositions de procédure pénale en matière d’audition des élèves mis en cause ne s’appliquaient pas. Au moment des faits, l’intéressé était mineur de sorte que la présence d’un représentant des élèves majeurs n’était pas requise dans la composition du conseil qui avait statué. Les faits commis par M. A_ étaient inadmissibles et devaient être sévèrement sanctionnés. ![endif]>![if>
23) Le 2 décembre 2014, le président de la chambre administrative a rejeté la demande de mesures superprovisionnelles et de restitution de l’effet suspensif au recours. Faire droit à cette requête anticiperait la solution définitive qui serait rendue au fond. En l’état actuel du dossier, l’intérêt public à empêcher qu’un élève, ayant déjà bénéficié de dérogations, perturbe le bon fonctionnement d’un établissement scolaire en détournant les infrastructures à disposition pour les utiliser à des fins illicites et en se comportant de manière inadéquate avec d’autres élèves, l’emportait sur l’intérêt privé, important, dont l’intéressé pouvait se prévaloir, soit de poursuivre au plus vite sa formation. Une réévaluation serait possible une fois exécutée les mesures d’instruction qui allaient intervenir prochainement. ![endif]>![if>
24) Le 9 janvier 2015, le juge délégué a tenu une audience de comparution personnelle des parties. ![endif]>![if>

## Considerations