# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 95e2b43f-c431-5931-953e-fb8308933937
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que, par décision du 30 septembre 2008, l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (OCAI) a nié le droit de Madame C_ à des prestations de l’assurance-invalidité;
Que, par écriture du 27 octobre 2008, l’intéressée a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal de céans;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 19 novembre 2008, a conclu au rejet du recours;
Que la recourante a répliqué par écriture du 8 janvier 2009 en concluant préalablement à son audition, à la mise sur pied d’une expertise judiciaire pluridisciplinaire, et, au fond, à l’octroi d’une demi-rente d’invalidité à compter du 1
er
octobre 2005 et à des mesures professionnelles, avec suite de frais et dépens;
Que l’intimé, par courrier du 4 février 2009, a émis l’opinion qu’une expertise pluridisciplinaire était effectivement nécessaire;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable;
Que le litige porte sur le droit de la recourante à des prestations de l’assurance-invalidité;
Qu'il convient dès lors de déterminer au préalable quelles sont les atteintes à sa santé et leur incidence sur sa capacité de travail;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t. 1, p. 438);
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier, elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid.4; LOCHER loc. cit.);
Que de son côté, le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136);
Qu’en matière d’assurance-invalidité, la première solution est en principe préférée (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002);
Qu'en l'espèce, il apparaît manifeste que des investigations médicales complémentaires sont nécessaires;
Qu'une expertise pluridisciplinaire a d'ailleurs été requise par la recourante;
Que l’intimé a admis qu’une telle expertise s’imposait;
Que la cause n'étant, de l'avis du Tribunal de céans comme des parties, pas suffisamment instruite pour permettre de se déterminer en connaissance de cause, il convient de donner suite à la proposition de l'intimé et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire, puis nouvelle décision, étant précisé que l’expertise pluridisciplinaire qui sera mise sur pied devra être confiée à des médecins indépendants;
Que celui qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire;
Que tel est le cas en l’espèce dès lors que l’intimé a admis que l’instruction du dossier nécessitait d’être complétée.