# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7cd8fd84-5458-58ee-b320-7ec23db7eb40
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Fin mars 2003, le Tribunal tutélaire du canton de Genève a cherché à pourvoir en urgence un poste de commis-greffier auxiliaire 1, son greffe se trouvant provisoirement surchargé du fait de l’absence de plusieurs collaborateurs en congé maladie et accident.
2. Ce poste a été proposé pour une durée de six mois à Mme B_, qui était connue du Pouvoir judiciaire pour avoir postulé précédemment à un poste de greffier, mais dont la candidature n’avait pas été retenue à cette occasion.
3. Mme B_ ayant accepté d’effectuer le remplacement proposé, elle a été engagée en qualité de commise-greffière auxiliaire au greffe de cette juridiction, du 15 avril au 31 octobre 2003, les besoins du tribunal devant être réévalués au terme de cette période.
4. Son traitement initial a été colloqué en classe 8, soit à CHF 5'482,45 par mois. Sur ses 13 ans d’expérience professionnelle, une expérience utile au poste de huit ans et neuf mois a été retenue, de sorte que ses annuités ont été fixées à 8.
5. Mme B_ ayant apporté toute satisfaction au tribunal pendant ces six mois et la surcharge de travail persistant au sein du greffe, son contrat a été renouvelé pour une période maximale de six mois, dès le 1
er
novembre 2003.
6. Sur proposition de sa hiérarchie, la responsable des ressources humaines a déposé une demande de stabilisation en sa faveur, avec effet au 1
er
janvier 2004, le poste qu’elle occupait faisant partie des 15,5 régularisations de postes intégrées au budget 2004.
7. En janvier 2004, une lettre d’engagement en qualité de commise-greffière 1 auprès du Tribunal tutélaire sous statut d’employée à compter du 1
er
janvier 2004 a été adressée à Mme B_.
8. Dans un courrier daté du 4 janvier 2004, Mme B_ a déclaré renoncer à cet engagement.
Elle avait beaucoup de plaisir à assumer sa tâche, mais elle se trouvait oppressée par l’attitude du magistrat pour lequel elle travaillait. Suite à un entretien qu’elle avait eu avec lui en décembre 2003, la situation s’était améliorée. Elle souhaitait cependant « que l’amélioration constatée demeure, avant de prendre une décision de (s)’engager par un nouveau contrat ».
Auparavant, elle souhaitait également être déchargée de la signature des ordonnances qui lui étaient dictées « dans la mesure où elle ne participait pas aux décisions qui (étaient) prises par le magistrat et que sa tâche se limitait à les dactylographier ».
Enfin, elle espérait qu’un nouveau contrat lui serait proposé au 1
er
mai 2004.
9. En février 2004, Mme B_ a eu un entretien avec sa supérieure hiérarchique, qui l’a informée que le poste qui lui avait été proposé serait repourvu si elle ne signait pas la lettre d’engagement.
10. Mme B_ n’ayant pas signé ladite lettre, le poste a été repourvu à l’interne. Il a été confié à Mme F_, qui avait été engagée au sein du Tribunal tutélaire à la même date que Mme B_, en qualité de commise-greffière 1.
11. A partir de ce moment, les relations entre les parties se sont gravement péjorées, Mme B_ s’étant sentie injustement « mise sur la touche ».

## Considerations