# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 695f14c9-e3d4-56e2-a58f-3b5513d94c44
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par décision du 2 juillet 2009, le département des constructions et des technologies de l’information (ci-après : DCTI) a adressé un pli recommandé à l’agence immobilière Alain Bordier & Cie S.A., représentante de la SI Semailles-Résidence B, propriétaire de l’immeuble sis à cette adresse. Le DCTI a constaté que les travaux entrepris dans cet immeuble étaient assujettis à la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (mesures de soutien en faveur des locataires et de l'emploi du 25 janvier 1996 - LDTR -
L 5 20
), raison pour laquelle la propriétaire devait déposer dans les trente jours, une requête en autorisation de construire. De plus, une amende de CHF 1’000.- lui était infligée en application de l’art. 137 de la loi sur les constructions et les installations diverses du 14 avril 1988 (LCI -
L 5 05
).
Cette décision pouvait faire l’objet d’un recours dans les trente jours également auprès de la commission cantonale de recours en matière administrative (ci-après : CCRA).
2. Par acte posté à une date illisible mais réceptionné par le tribunal de céans le 5 août 2009, la propriétaire a recouru auprès du Tribunal administratif contre l’amende précitée, tout en concluant préalablement à la suspension de la procédure, dans l’attente de l’issue de la procédure pendante devant la CCRA, qu’elle avait également saisie, contre l’obligation qui lui était faite de déposer une autorisation de construire.
3. Le 15 octobre 2009, le DCTI a répondu au recours en relevant que les voies de droit préalables n’avaient pas été épuisées et le Tribunal administratif devrait vraisemblablement se dessaisir au profit de la CCRA.
4. Ce courrier a été transmis à la recourante pour information et la cause gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
1. Le recours au Tribunal administratif n’est pas recevable contre les décisions pour lesquelles le droit fédéral ou une autre loi cantonale prévoit une autre voie de recours (art. 56B al.1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 -LOJ -
E 2 05
;
ATA/481/2009
du 29 septembre 2009).
2. Depuis le 1
er
janvier 2009, la LOJ a été modifiée en ce sens que la CCRA a remplacé la commission cantonale de recours en matière de constructions et l’autorité de première instance doit être saisie de toute décision prise par le DCTI avant un éventuel recours auprès de l’autorité de seconde instance (art. 146 al. 1 LCI).
Il en est de même dorénavant pour les décisions prononçant des amendes administratives, l’art. 150 LCI qui donnait la compétence au seul Tribunal administratif pour statuer à leur sujet ayant été abrogé (
ATA/481/2009
précité).
3. En conséquence, et sans autre instruction, le recours sera déclaré irrecevable et transmis pour raison de compétence à la CCRA, par ailleurs déjà saisie d’une partie du litige (art. 64 al. 2 et 72 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
4. Vu l’issue de la procédure, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de la recourante, la voie de recours ayant été correctement mentionnée dans la décision attaquée. Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 LPA).
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