# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2c61a185-5bf2-486e-91c2-d7cae00c453b
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Vu:
− l’enquête ouverte par le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) le 24 juin 2005 contre C. pour blanchiment d’argent (act. 1.7),
− l’extension de cette enquête à A. le 30 mai 2007 (act. 1.8) et ultérieurement à D.,
E., F. et G.,
− l’ordonnance rendue le 29 janvier 2008 par le MPC visant au séquestre de fonds et à la production de documents concernant notamment le compte No 1. ouvert au nom de la société B. et les comptes No 2., No 3. et No 4. tous trois ouverts au nom de A.,
− le courrier du 5 février 2008, reçu le 6, par lequel le MPC a informé l’avocat des
plaignants de l’ordonnance précitée,
− la plainte adressée le 11 février à la Cour de céans par A. et la société B. concluant à l’annulation de ladite ordonnance sous suite de frais et dépens,
− les avances de frais acquittées par les plaignants,
− la requête adressée le 20 février 2008 par les plaignants au MPC demandant la
levée des séquestres concernés,
− l’ordonnance rendue le 22 février 2008 par le MPC levant les séquestres sur les comptes susmentionnés,
− l’invitation faite aux parties de se prononcer sur le sort des frais de la cause,
− la détermination des plaignants requérant que les frais soient mis à la charge du
MPC et à ce qu’une indemnité réduite et équitable leur soit allouée,
− les observations du MPC concluant à ce que les frais soient mis à la charge des plaignants,
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## Considerations

Considérant:
qu’il peut être porté plainte devant la Cour de céans contre les opérations ou les omissions du procureur général (art. 105 bis al. 2 PPF et 28 al. 1 let. a LTPF);
que le délai pour le dépôt de la plainte est de cinq jours à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de l'opération (art. 217 PPF);
que l'ordonnance contestée, datée du 29 janvier 2008, a été reçue le 6 février 2008 de sorte que la plainte a été formée en temps utile;
que la recevabilité de la plainte est soumise à l'exigence d'un intérêt actuel et  à l'annulation de la décision attaquée, respectivement à l'examen des griefs soulevés, l'intérêt à la plainte devant encore exister au moment où l'autorité statue, laquelle se prononce sur des questions concrètes et non théoriques; qu'il fait défaut en particulier lorsque l'acte de l'autorité a été exécuté ou est devenu sans objet ( du Tribunal fédéral 1P.340/2000 du 8 août 2000 consid. 2 et arrêt cité);
qu'en l'occurrence, au vu de la décision de levée des séquestre du 22 février 2008, les plaignants ont obtenu ce qu’ils sollicitaient, leurs conclusions à cet égard devant donc être considérées comme étant devenues sans objet;
qu'à teneur de l'art. 72 PCF applicable par analogie (art. 245 al. 1 PPF en lien avec l'art. 71 LTF), lorsqu'un procès devient sans objet ou que les parties cessent d'y avoir un intérêt juridique, la Cour de céans, après avoir entendu les parties mais sans autres débats, déclare l'affaire terminée et statue sur les frais du procès par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui a mis fin au litige;
que, dans ce cadre, il n'y a pas lieu d'examiner en détail quelle eût été normalement l'issue du procès, et il convient de procéder simplement à une appréciation  au vu du dossier, la décision sur les frais n'équivalant pas à un jugement  et ne devant, selon les circonstances, pas préjuger d'une question juridique délicate;
que si l'issue probable de la procédure, dans un cas concret, ne peut être établie sans plus ample examen, il convient d'appliquer par analogie les critères valables en procédure civile, les frais et dépens étant alors supportés en premier lieu par la partie qui a provoqué la procédure devenue sans objet ou chez qui sont intervenues les causes qui ont conduit à ce que cette procédure devienne sans objet (ATF 118 Ia 488 consid. 4a; arrêt du Tribunal fédéral 2A.573/2003 du 30 juillet 2004 consid. 2.7);
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qu’en l’occurrence, la procédure est devenue sans objet en raison de la levée des séquestres par le MPC le 22 février 2008;
que le MPC justifie le séquestre qu’il a prononcé par le fait qu’un transfert de fonds important vers l’étranger avait été ordonné par l’un des prévenus à la suite d’une vente d’actions de la société H. concernée par l’enquête en cours;
que le MPC ne spécifie cependant pas de quel prévenu il s’agit alors que ceux-ci sont aujourd’hui au nombre de six et que rien ne permet de déterminer que le  d’argent vers l’étranger incriminé l’aurait été au débit d’un des comptes de A.;
que plusieurs des comptes concernés étaient affectés aux besoins courants de la famille de A., mais également de la société B., élément que le MPC a reconnu et qui a d’ailleurs entraîné la levée des séquestres (act. 7.1);
que rien ne permet donc de croire que ces comptes auraient pu servir de compte «de passage» permettant des virements à l’étranger en lien avec l’affaire sous ;
que de surcroît certains de ces comptes présentaient un solde négatif;
que, pour obtenir le déblocage des comptes, il a cependant fallu que les plaignants fassent, outre la présente plainte, une demande spécifique de levée de séquestre au MPC le 20 février 2008 alors que dès le 13 février 2008 au plus tard, date de l’audition du prévenu et de la réception des documents bancaires, ces éléments  pu être clarifiés par l’autorité de poursuite;
qu’ainsi, après un examen sommaire du dossier, il apparaît que les séquestres sur les comptes concernés ne se justifiaient pas, de sorte que le MPC apparaît comme étant la partie qui succombe;
qu’il sera donc statué sans frais (art. 66 al. 1 et 4 LTF par renvoi de l’art. 245 al. 1 PPF);
que les avances de frais de Fr. 1'500.-- acquittées par chacun des plaignants leur seront restituées;
qu’en principe, la partie qui succombe est tenue de rembourser à la partie qui a  gain de cause tous les frais nécessaires causés par le litige (art. 68 al. 2 LTF par renvoi de l’art. 245 al. 1 PPF);
que les dépens sont constitués des frais d’avocat lesquels comprennent les  et les débours nécessaires (art. 1 al. 1 et 2 al. 1 du règlement sur les dépens et indemnités alloués devant le Tribunal pénal fédéral);
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que devant la Cour des plaintes lorsque l’avocat ne fait pas parvenir le décompte de ses prestations avec son unique ou sa dernière écriture, le montant des honoraires est fixé selon l’appréciation de la Cour (art. 3 al. 2 du règlement);
qu’en l’espèce, pour la fixation de l’indemnité les plaignants s’en sont remis à la libre appréciation de la Cour (act. 9);
qu’une indemnité de Fr. 1000.-- (TVA comprise) paraît équitable et sera allouée aux plaignants à titre de dépens à la charge du MPC;
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