# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 01586f1e-1249-5a35-b129-9e7934b53c30
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/20032/2018
du 19 décembre 2018, notifié à A_ le 21 décembre 2018, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure ordinaire, a admis l'exception de prescription invoquée par la REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE (chiffre 1 du dispositif), débouté en conséquence A_ de toutes ses conclusions (ch. 2), arrêté les frais judiciaires à 10'000 fr., laissés provisoirement à la charge de l'Etat sous réserve d'une décision de remboursement de l'assistance judiciaire au sens de l'article 123 CPC (ch. 3), condamné A_ à verser à la REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE la somme de 20'000 fr. à titre de dépens (ch. 4) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 5).
B. a.
Par acte déposé le 31 janvier 2019 au greffe de la Cour de justice, A_ appelle de ce jugement, dont il sollicite l'annulation. A titre principal, il conclut au rejet de l'exception de prescription invoquée par la REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE (ci-après: l'ETAT DE GENEVE) et au renvoi de la cause au premier juge pour instruction et nouvelle décision, avec suite de frais et dépens. A titre subsidiaire, il conclut à la condamnation de l'ETAT DE GENEVE à lui verser un montant de 3'500'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1
er
novembre 2016 à titre de dommages-intérêts, ainsi qu'un montant de 50'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1
er
novembre 2016 à titre de réparation du tort moral, et à ce qu'il lui soit donné acte de ce qu'il se réserve le droit d'amplifier ses conclusions après expertise.
b.
L'ETAT DE GENEVE conclut à la confirmation du jugement entrepris et au déboutement de A_ de toutes ses conclusions.
c.
A_ a répliqué, persistant dans ses conclusions.
d.
L'ETAT DE GENEVE a renoncé à dupliquer.
e.
Les parties ont été informées par avis du 28 mai 2019 de ce que la cause était gardée à juger.
C.
Les éléments pertinents suivants résultent du dossier soumis à la Cour :
a.
A_, né le _ 1959, est médecin de formation.
b.
De mai 2004 à avril 2016, il a fait l'objet d'une procédure pénale P/4_/2004.
c.
Par jugement du 7 juin 2010, le Tribunal de police l'a reconnu coupable d'escroquerie, de tentative d'escroquerie, de faux dans les titres et de lésions corporelles simples.
d.
Par arrêt du 30 septembre 2011, la Chambre pénale de la Cour de justice a annulé le jugement du 7 juin 2010 et renvoyé la cause au Tribunal pénal pour complément d'expertise et nouvelle décision dans le sens des considérants.
e.
Par courrier adressé au Tribunal de police le 25 mars 2014, A_ a expliqué ce qui suit :
"
Seul je peux juste faire valoir qu'avant mon arrestation le 21 février 2006, et comme le dossier de la cause le démontre (cfr les analyses des comptes où étaient versés mes honoraires), mon gain mensuel était d'environ 10'000 francs, pour une activité à temps partiel, et que si je ne travaillais pas en ce moment-là à temps plein c'était juste parce que je suivais des cours en vue d'un Master en _ à l'Université de F_. (...). J'ai été aussi privé de l'obtention de ce diplôme, car le juge d'instruction avait refusé que j'aille défendre mon mémoire qui avait déjà été rédigé (cf. documents à ce sujet dans le dossier de la cause). C'est un autre dommage que j'ai subi, le blocage, toujours en cours, de mes revenus financiers (trois J_ [comptes] bloqués), m'ayant aussi empêché de payer tant mes deux loyers professionnels (Genève et F_) que mes deux loyers privés (le mien et celui de ma fille), ce qui a abouti à mes expulsions de ces quatre biens locatifs. Ma fille a dû interrompre ses études, et a fait une décompensation psychique grave, avec hospitalisation. Moi-même, radié du registre des médecins en mai 2006, sur demande du juge d'instruction à Mme C_, directrice de la Commission de surveillance des professions médicales, laquelle a répercuté la demande auprès de Dr D_, médecin cantonal adjointe chargée des pratiques, ce qui a abouti à un arrêt du Conseil d'état. (...) M. le juge d'instruction E_ a fait écrire un article diffamatoire contre moi dans la 'Tribunal de Genève'. Je peux ainsi aligner les dommages matériels, réputationnels, professionnels, physiques et moraux, personnels et familiaux, par wagons entiers. Mon avocat doit mettre cela en bonne rédaction juridique.
"
f.

## Considerations