# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9465a75b-baa6-5cb0-aa6c-0c383e0bf720
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Suite à l’altercation survenue le 7 septembre 2019 entre A._ et B._ dans l’atelier de ce dernier, A._ dépose plainte pénale, le 12 septembre 2019, contre B._ pour lésions corporelles simples, dommages à la propriété, menaces et contrainte. De son côté, le 18 septembre 2019, B._ dépose plainte pénale contre A._ pour utilisation abusive d’une installation de télécommunication, violation de domicile et contrainte.
B. Le 14 octobre 2019, A._ a été auditionnée par la police sur les faits reprochés par B._. A cette occasion, elle a déposé plainte pénale contre ce dernier pour viol. Elle a déclaré que le 28 juin 2019, elle a entretenu, à son domicile, un rapport sexuel consenti avec B._, lors duquel elle a eu mal. Elle a indiqué lui avoir demandé, à plusieurs reprises, « d’y aller doucement », ce qu’il n’a pas fait.
Entendu sur ces faits, B._ a indiqué que cette relation sexuelle était consentie et qu’à aucun moment, A._ ne lui avait demandé d’arrêter.
C. Le 4 février 2020, le Ministère public a prononcé une ordonnance de non-entrée en matière consécutive à la plainte déposée par A._ le 14 octobre 2019. Il a constaté que les motifs constitutifs de l’infraction de viol n’étaient manifestement pas remplis.
S’agissant des plaintes déposées par B._ à l’encontre de A._, le Ministère public a, le 4 février 2020, rendu deux ordonnances séparées. Il a d’abord prononcé une première ordonnance de non-entrée en matière, concernant l’infraction de contrainte, aux motifs que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas remplis. Il a ensuite reconnu A._ coupable d’utilisation abusive d’une installation de télécommunication et de violation de domicile. A._ a été condamnée à une peine pécuniaire de 15 jours-amende (le montant du  a été fixé à CHF 30.-) avec sursis pendant 2 ans et à une amende de CHF 300.-.
Toujours le 4 février 2020, le Ministère public a, par ordonnance pénale, reconnu B._ coupable de lésions corporelles simples, de dommages à la propriété, de menaces et contraintes à l’encontre de A._. B._ a été condamné à une peine pécuniaire de 100  (le montant du jour-amende a été fixé à CHF 80.-) sans sursis.
D. Le 14 février 2020, A._ interjette un recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière. Dans son courrier, elle confirme avoir consenti au rapport sexuel (mais pas à ce que ce dernier soit douloureux) et également de ne pas avoir demandé à B._ d’arrêter. Elle finit par indiquer que « ce n’est peut-être pas un viol au sens pénal en Suisse ». Elle conclut à ce que les charges retenues contre elle relatives à l’utilisation abusive d’une installation de télécommunication, violation de domicile et contrainte soient abandonnées dans la mesure où il n’est pas possible de retenir un viol.
Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu au rejet du recours le 2 mars 2020.
B._ n’a pas été invité à se déterminer.
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## Considerations

en droit
1.
1.1. Aux termes des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0) et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de  en matière.