# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 11165a53-463e-4624-bdf7-e69ba8c206b5
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Vu:
- la procédure pénale ouverte le 10 avril 2014 par le Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) à l'encontre de B. et inconnus du chef de
blanchiment d'argent aggravé (art. 305bis ch. 2 CP; act. 1.2, p. 3),
- l'ordonnance rendue le 2 décembre 2014 par le MPC par laquelle cette
autorité requérait de la banque C. à Genève la transmission de
renseignements concernant les relations bancaires en lien avec A., le dépôt
de la documentation bancaire y relative ainsi que le blocage des valeurs
patrimoniales déposées sur lesdites relations (act. 1.2),
- le courriel du mandataire de A. du 4 décembre 2014 à la banque C. dont il
ressort que cette banque a informé son client de la mesure ordonnée par le
MPC (act. 1.20),
- le recours formé le 17 décembre 2014 par A. contre ce prononcé et par lequel
il conclut, en substance, à l'annulation de l'ordonnance entreprise (act. 1),
- la réponse au recours du MPC du 20 janvier 2015 (act. 6),
- le courrier de la banque C. du 20 janvier 2015 informant le MPC que A. est
ayant droit économique de la relation n° 1 ouverte dans ses livres le
14 décembre 2012 et que la société D. Limited en est la titulaire (act. 6.1),
- la réplique de A. du 6 février 2015 (act. 9),

## Considerations

et considérant:
- que les décisions du ministère public peuvent faire l'objet d'un recours devant
la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 de la loi fédérale sur
l'organisation des autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71);
- que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être
motivé et adressé par écrit dans un délai de dix jours (art. 396 al. 1 CPP);
- qu'en l'occurrence, le mandataire du recourant dit avoir requis l'ordonnance
querellée le 3 décembre 2014 mais l'avoir reçue seulement le 8 décembre
2014 (act. 1 p. 8);
- que la question du respect du délai de recours peut rester ouverte vu ce qui
suit;
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- qu'en règle générale, lorsqu'un recours est manifestement irrecevable,
aucun échange d'écritures n'a lieu (art. 390 al. 2 CPP);
- qu'en l'espèce, le MPC a été requis de se prononcer, car la qualité pour
recourir du recourant ne ressortait clairement ni du mémoire de recours ni
des annexes;
- qu'au vu de la lettre de la banque C. du 20 janvier 2015 susmentionnée, cette
qualité n'est manifestement pas donnée;
- qu'en effet, selon l'art. 382 al. 1 CPP, seule a qualité pour recourir la partie
qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une
décision;
- que la qualité d'ayant droit économique ne fonde pas un intérêt juridiquement
protégé (arrêt du Tribunal fédéral 1B_94/2012 du 2 avril 2012, consid. 2,
publié dans SJ 2012 I 352, et cité par SCHMID, Schweizerische
Strafprozessordnung, Praxiskommentar, Zurich/St.-Gall 2013, 2e éd., n° 2 ad
art. 382 CPP; VIKTOR LIEBER, Kommentar zur Schweizerischen
Strafprozessordnung, Donatsch/Hansjakob/Lieber [édit.], 2014, 2e éd.,
n° 13b ad art. 382 CPP);
- que c'est en vain que le recourant invoque "l'application du principe de la
transparence" (act. 9);
- qu'en effet, si l'on suivait le recourant, on violerait la règle jurisprudentielle
claire selon laquelle l'ayant droit économique d'un compte bancaire n'a pas
d'intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 382 al. 1 CPP, ce qui,
indirectement, reviendrait à lui conférer le statut de partie selon l'art. 105 al. 1
let. f CPP;
- que le recourant n'est qu'indirectement touché (cf. arrêt du Tribunal fédéral
6S.365/2005 du 8 février 2006, consid. 4.2.2; décision du Tribunal pénal
fédéral BB.2012.54 du 8 mai 2012) et que partant, il n'a pas la qualité pour
recourir;
- que le recours doit être ainsi déclaré irrecevable;
- que vu le sort de la cause, les frais de la cause sont mis à la charge du
recourant à raison de CHF 2000.-- (art. 428 al. 1 CPP et art. 5 et 8 du
règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais,
émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale).
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