# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ea4710e2-79a5-5837-96ef-24afee544a48
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2008
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par arrêt du 20 mai 2008, notifié le 22 du même mois, le Tribunal administratif a déclaré irrecevable le recours interjeté le 9 février 2008 par Monsieur P_ contre la décision du 8 janvier 2008 du service des automobiles et de la navigation (ci-après : SAN) lui interdisant de faire usage du permis de conduire étranger sur le territoire suisse pour une durée de trois mois. Le Tribunal administratif a mis à la charge de M. P_ un émolument de CHF 500.-.
2. Par courrier daté du 9 septembre 2008 adressé au service financier de la république et canton de Genève (ci-après : le service financier), M. P_ a contesté une facture n°128 du 12 août 2008 d'un montant de CHF 500.-. Il ne savait pas si cette facture correspondait à la somme de CHF 500.- qu'il avait déjà payée ou s'il s'agissait d'une somme supplémentaire relative à la procédure. Dans cette dernière hypothèse, il demandait d'en être dispensé, ayant retiré son recours devant le Tribunal administratif.
Ledit courrier, réceptionné le 16 septembre par le service financier a été transmis le 18 septembre 2008 au Tribunal administratif.
3. Le 29 septembre 2008, le courrier précité a été transmis au SAN pour information.

## Considerations

EN DROIT
1. La juridiction administrative qui rend la décision statue sur les frais de procédure et émolument (art. 87 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
Ces frais peuvent faire l'objet d'une réclamation dans le délai de trente jours dès la notification de la décision (art. 87 al. 4 LPA).
2. a. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 1ère phrase LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même (SJ 1989 p. 418). Ainsi, celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (SJ
2000 I 22
et les références citées).
b. Les cas de force majeure restent réservés (art. 16 al. 1 2ème phrase LPA). A cet égard, il y a lieu de préciser que tombent sous cette notion les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d'activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de l’extérieur de façon irrésistible (SJ précitée).
3. En l'espèce, agissant le 13 septembre 2008 seulement contre une décision notifiée le 22 mai précédent, le réclamant est forclos (
ATA/141/2007
du 20 mars 2007). Il ne se prévaut d'ailleurs d'aucun cas de force majeure de sorte que sa réclamation sera déclarée irrecevable.
Conformément à sa pratique, le Tribunal administratif ne percevra aucun émolument pour la présente cause.
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