# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a7abac84-af75-5f3c-92c6-0e9a0510aff0
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
Par acte déposé au greffe de la Chambre de céans le 3 février 2017, A_ recourt contre l'ordonnance du 25 janvier 2017, notifiée par pli simple, par laquelle le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte pénale du même jour.
Le recourant conclut à l'annulation de l'ordonnance querellée.
b.
Le recourant a versé les sûretés en CHF 500.- qui lui étaient réclamées par la Direction de la procédure.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
A_ a déposé plainte pénale le 25 janvier 2016 (
recte
: 2017) contre B_.
À l'appui, il a exposé en substance avoir adressé à la régie, entre 2015 et 2016, trois courriers de doléances car un locataire de l'immeuble causait des nuisances sonores. N'ayant reçu aucune réponse, il s'était personnellement rendu à la régie le 12 décembre 2016 afin qu'elle intervienne, ce qu'elle avait fait le 15 décembre 2016 au moyen d'un courrier envoyé au locataire lui rappelant les obligations découlant du bail. Cependant, les nuisances sonores n'avaient cessé de s'aggraver. En outre, le locataire en question était parfaitement au courant de la mauvaise insonorisation des appartements et semblait tout faire pour l'incommoder et lui rendre la vie impossible. La régie était donc "
responsable de cette situation intolérable, du fait de son absence de réaction dans ce dossier
".
C.
Dans son ordonnance querellée,
le Ministère public considère que les doléances de A_ ne revêtaient pas de caractère pénal. Les faits dénoncés ne remplissaient pas les éléments constitutifs d'une infraction et étaient manifestement du ressort de la justice civile.
D.
a.
À l'appui de son recours,
A_ reprend, pour l'essentiel, les faits et les arguments articulés dans sa plainte. Il avait demandé à la régie, en date des 21 et 24 janvier 2017, une copie du courrier qu'elle avait adressé au locataire le 15 décembre 2016. Cette dernière n'avait toutefois jamais répondu. Le locataire en question "
bénéfici[ait] d'une impunité incompréhensible auprès de la régie, vu que celle-ci sembl[ait] prendre cette affaire, qui dur[ait] depuis 2003, très à la légère
".
b.
À réception des sûretés, la cause a été gardée à juger, sans échange d'écritures ni débats.

## Considerations

EN DROIT
:
1.
Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner de la partie plaignante qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP).![endif]>![if>
2.
La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures ni débats les recours manifestement mal fondés (art. 390 al. 2 et 5
a contrario
CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent.![endif]>![if>
3.
3.1.
À teneur de l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le Ministère public rend immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. Il s'agit, en particulier, des cas où la preuve d'une infraction, soit la réalisation de ses éléments constitutifs, n'est manifestement pas apportée par les pièces dont dispose le ministère public, et où aucun acte d'enquête ne paraît pouvoir apporter des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée (R. PFISTER-LIECHTI (éd.),
La procédure pénale fédérale, Fondation pour la formation continue des juges suisses,
Berne 2010, p. 62). Une non-entrée en matière s'impose lorsque le litige est de nature purement civile (ATF
137 IV 285
consid. 2.3 p. 287).![endif]>![if>
3.2.
Le règlement concernant la tranquillité publique (RTP ;
F 3 10.03
), dont les contrevenants sont passibles de l'amende selon son art. 12, prescrit que tout excès de bruit de nature à troubler la tranquillité publique est interdit (art. 1 al. 1). De nuit, chacun doit s’abstenir de provoquer des bruits pouvant troubler le repos des habitants (art. 1 al. 2). Sont notamment interdits, de jour comme de nuit, l’usage abusif d’instruments de musique ou d’appareils servant à la reproduction des sons (notamment appareils de radiophonie, gramophones, diffuseurs, haut-parleurs) (art. 2 let. a).
3.3.
Dans le cas d'espèce, le recourant critique, dans son recours, l'absence de réaction de la régie concernant son litige avec un voisin. Cependant, il n'apparaît pas que cette dernière aurait commis une quelconque infraction en ayant eu une "
absence de réaction dans [un] dossier
". Le recourant n'explique d'ailleurs pas en quoi les agissements de la régie seraient constitutifs d'une infraction pénale.
Tout au plus, le comportement reproché au locataire, à supposer qu'il soit avéré, pourrait constituer une violation du RTP. Cependant, le recourant fonde ses accusations uniquement contre la régie et ne porte pas formellement plainte contre le locataire en question.
Au surplus, les éventuels manquements de la régie ne sont pas du ressort des autorités pénales – dont le rôle se limite à la poursuite et au jugement des infractions prévues par le droit fédéral (art. 1 al. 1 CPP) – mais des autorités civiles. Ainsi, il est loisible au recourant de s'adresser à ces dernières.
Par conséquent, c'est à juste titre que le Ministère public a refusé d'entrer en matière en application de l'art. 310 al. 1 let. a CPP.
4.
Justifiée,
l'ordonnance querellée sera donc confirmée.![endif]>![if>
5.
Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, arrêtés au total à CHF 500.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ;
E 4 10.03
).![endif]>![if>
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