# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c9931899-6482-56ff-a3c9-3170cd806fb5
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_006
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
que par jugement du 12 décembre 2019, le Juge de police de l’arrondissement de la Gruyère ( : le Juge de police) a reconnu A._ coupable de tentative de contrainte sexuelle et l’a condamné à une peine privative de liberté de 3 mois, sans sursis (peine complémentaire au jugement du 04.04.2019) ; il a également ordonné un traitement ambulatoire à l’encontre de A._ sous la forme d’un suivi en addictologie auprès du Centre Cantonal d’Addictologie (CCA), les conclusions civiles des hoirs de feu B._, soit C._, D._, E._ et F._, pour le tort moral subi par feu B._, ont été partiellement admises pour le montant de CHF 800.-, et les autres conclusions civiles ont été rejetées ; l’équitable indemnité du défenseur d’office du prévenu a été fixée et les frais de la procédure ont été mis à la charge du prévenu ;
qu’en date du 16 décembre 2019, A._ a annoncé l’appel contre ce jugement ;
que suite à la notification du jugement entièrement rédigé, intervenue le 3 février 2020, A._ a déposé, le 24 février 2020, une déclaration d’appel contre ce jugement qu’il ne conteste que sur la question du sursis qui lui a été refusé ; il conclut à ce que le jugement soit réformé en ce sens qu’il soit condamné à une peine privative de liberté de trois mois avec sursis complet (peine complémentaire au jugement du 4 avril 2019), frais judiciaires et dépens de la procédure d’appel à la charge de l’Etat ;
que par courrier du 13 mars 2020, le Ministère public a indiqué qu’il ne présentait pas de demande de non-entrée en matière ni ne déclarait appel joint ; sur le fond, il a conclu au rejet de l’appel ;
que les hoirs de feu B._ ne se sont quant à eux pas déterminés ;
qu’en date du 21 avril 2020, le Président de la Cour a informé les parties que les enfants de la victime n’avaient pas formé appel joint de sorte qu’ils ne sont donc plus parties à la procédure d’appel ; il a également indiqué aux parties qu’il serait fait application de la procédure écrite, à moins qu’une partie ne s’y oppose formellement dans le délai imparti ;
que le 11 mai 2020, le prévenu a consenti à l’application de la procédure écrite ; le Ministère public ne s’y est pas opposé dans le délai imparti ;
qu’en date du 20 juillet 2020, A._ a déposé son mémoire d’appel motivé ;
que par courrier du 23 juillet 2020, la Juge de police reprenant le dossier du Juge de police ayant terminé son activité a renoncé à se déterminer sur l’appel et s’est référée au contenu du jugement attaqué ;
que le 10 août 2020, le Ministère public a conclu au rejet de l’appel, avec suite de frais, et s’est intégralement référé à la teneur du jugement attaqué ;
que l’appel remplit les conditions de recevabilité ;
que l’appelant conteste l’absence d’octroi du sursis à l’exécution de sa peine et allègue, en substance, que le prononcé d’une peine privative de liberté ferme ne constitue pas une mesure apte à prévenir la commission de nouvelles infractions et qu’un pronostic favorable peut être posé en ce qui concerne son comportement futur ;
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que, selon la jurisprudence, sursis et mesures sont incompatibles ; la mesure, y compris le traitement ambulatoire de l'art. 63 CP, doit être de nature à écarter un risque de récidive et, partant, suppose qu'un tel risque existe ; le prononcé d'une mesure implique donc nécessairement un pronostic négatif ; à l'inverse, l'octroi du sursis suppose que le juge n'a pas posé un pronostic défavorable et, partant, qu'il a estimé qu'il n'y avait pas de risque de récidive (ATF 135 IV 180 consid. 2.3; 134 IV 1 consid. 3.1; TF arrêts 6B_94/2015 du 24 septembre 2015 consid. 1.1; 6B_71/2012 du 21 juin 2012 consid. 6) ;
que la Cour constate partant que l’octroi du sursis à l’exécution de la peine prononcée à l’encontre du prévenu est exclu en l’espèce en raison du prononcé de la mesure ambulatoire, laquelle n’a pas été attaquée et est entrée en force;
qu’en outre, l’art. 63 al. 2 CP, qui dispose que si la peine n’est pas compatible avec le traitement, le juge peut suspendre, au profit d’un traitement ambulatoire, l’exécution d’une peine privative de liberté ferme prononcée en même temps que le traitement, ne trouve pas application en l’espèce dès lors que l’expert a indiqué que le traitement ambulatoire pouvait déjà avoir lieu en exécution de peine (DO 4'353, ch. 4.5), ce qui signifie qu’ils sont compatibles et peuvent être effectués en même temps :
qu’il est toutefois rappelé à l’appelant qu’il peut, sous réserve du respect des autres conditions légales, demander à exécuter sa peine privative de liberté de trois mois sous la forme de la  (art. 77b CP) ou d’un travail d’intérêt général (art. 79a CP), ou encore d’avoir recours à une surveillance électronique au titre de l’exécution de la peine privative de liberté (art. 79b CP) ;
qu’il s’ensuit le rejet de l’appel ;
que selon l'art. 426 al. 1 CPP, le prévenu condamné supporte les frais de procédure de première instance ; quant aux frais d'appel, ils sont à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé (art. 428 al. 1 CPP) ;
que vu le sort de l’appel, les frais judiciaires de la procédure d’appel doivent être mis à la charge de l’appelant ; ils sont fixés à CHF 880.-, soit un émolument de CHF 800.- ainsi que les débours forfaitaires par CHF 80.- (art. 422 ss CPP et 33 à 35 et 43 RJ), hors frais afférents à la défense d’office ;
que les débours comprennent notamment les frais imputables à la défense d'office et à l’assistance judiciaire (art. 422 al. 2 let. a CPP), qui sont dans un premier temps supportés par l'Etat puis remboursés par le bénéficiaire si sa situation financière le permet (art. 135 al. 1 et 4 et art. 426 al. 4 CPP) ; le tribunal qui statue au fond fixe l'indemnité à la fin de la procédure, conformément au tarif du canton du for du procès (art. 135 al. 1 et 2 CPP) ;
que Me Jilian Fauguel a été désignée défenseur d’office de A._ par ordonnance du Ministère public du 24 juillet 2018 ; cette désignation vaut également pour la procédure d'appel ; sur la base de la liste de frais qu’elle a produite, la Cour fait globalement droit aux honoraires demandés par Me Fauguel ; par conséquent, l’indemnité du défenseur d’office, pour la procédure d’appel, est fixée à CHF 1'874.95, TVA par CHF 134.05 comprise ; le détail du calcul est joint en annexe ;
qu’en application de l’art. 135 al. 4 CPP, A._ sera tenu de rembourser ce montant à l’Etat de Fribourg dès que sa situation financière le permettra ;
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que l’appelant, qui a succombé et qui a bénéficié d'un avocat d'office rémunéré par l'Etat, n'a pas droit à une indemnité pour ses frais de défense au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP (ATF 138 IV 205, consid. 1) ;
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## Considerations