# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3ea1b3a4-a8cb-5ff2-95f2-6ddc71e1e5ea
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, le jugement
JTPI/5552/2021
du 29 avril 2021 par lequel le Tribunal de première instance (ci-après: le Tribunal), statuant au fond, a notamment ordonné le maintien de l'autorité parentale conjointe d'A_ et de B_ sur l'enfant C_, née le _ 2011 (chiffre 1 du dispositif), attribué la garde de la mineure à son père (ch. 2), réservé à la mère un droit de visite dont les modalités ont été fixées (ch. 3), ordonné le maintien de la curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite (ch. 4 et 5), levé l'interdiction faite à la mère de quitter le territoire suisse avec l'enfant (ch. 6 et 7), statué sur l'entretien de l'enfant (ch. 8, 9 et 10), ainsi que sur les frais et dépens (ch. 11 à 13);
Vu l'appel formé le 27 mai 2021 par A_, représentée par son conseil, contre ce jugement;
Vu l'appel formé le 28 mai 2021 par A_ en personne contre le même jugement;
Vu les conclusions prises sur mesures provisionnelles par A_ dans son appel du 28 mai 2021, tendant notamment à ce que la garde exclusive de la mineure lui soit attribuée;
Vu la requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles formée par A_ le 21 juin 2021, laquelle a donné lieu à un arrêt
ACJC/818/2021
du 23 juin 2021 rejetant la requête de mesures superprovisionnelles vu l'absence d'urgence et de faits nouveaux et réservant la suite de la procédure sur mesures provisionnelles;
Vu la nouvelle requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles formée par A_ le 2 juillet 2021, concluant à l'attribution à elle-même de la garde de sa fille, ou au prononcé d'une garde alternée et à ce qu'il soit fait interdiction à B_ de confier l'enfant pour la nuit à sa grand-mère paternelle "
avant d'expliquer devant le Tribunal pourquoi il l'a accusé (sic) d'abus et maltraitance sur C_ avant la séparation et pourquoi il avait coupé les ponts. Egalement pourquoi il a violé l'ordonnance qui préconisait qu'il n'allait pas présenter C_ à ses parents et il l'a fait en début d'expertise le 22 avril 2018
";
Que A_ a également conclu à l'invalidation de "
l'expertise psychiatrique sans psychiatre et co-signée par une Doctoresse qui ne s'est pas récusée malgré qu'était attaquée par le père avocat, devant le Grand Conseil, pendant l'expertise
", ainsi qu'à l'invalidation de "
l'évaluation de SEASP, vu la preuve écrite du mensonge de Mme E_
";
Que lesdites conclusions sont identiques à celles prises par A_ dans la requête du 21 juin 2021;
Que la motivation de la requête, confuse et peu intelligible, porte notamment sur le fait que B_ aurait laissé la mineure seule alors qu'il assistait à l'accouchement de sa nouvelle compagne, la requérante ayant toutefois précisé qu'il avait demandé à sa propre mère de venir garder C_;
Qu'elle a également soutenu que l'enfant serait isolée et sans activité estivale prévue;
Que le père serait incapable de s'en occuper et qu'il n'avait pas respecté la Pâques grecque, allégations figurant déjà dans la précédente requête du 21 juin 2021;
Que pour le surplus, la requérante a repris des arguments dont elle s'est déjà plusieurs fois prévalue devant le Tribunal;
Attendu que A_ et B_, parents non mariés de l'enfant C_, née le _ 2011, s'opposent dans le cadre de diverses procédures judiciaires initiées en 2016, portant notamment sur l'attribution de la garde de l'enfant et la contribution à son entretien;
Que par ordonnance du Tribunal du 12 décembre 2018, laquelle faisait suite aux conclusions d'une expertise familiale, la garde de l'enfant C_ a été attribuée au père;
Que depuis lors, la mineure vit auprès de lui;
Que l'attribution de la garde de l'enfant au père a été confirmée sur mesures provisionnelles, par ordonnance du 12 avril 2019 du Tribunal;
Que depuis lors, A_ a déposé devant le Tribunal de nombreuses requêtes de mesures superprovisionnelles et provisionnelles, tendant, notamment, à ce que la garde de sa fille lui soit restituée ou à ce qu'une garde alternée soit instaurée et à ce qu'il soit fait interdiction au père de confier l'enfant à ses grands-parents paternels (18 juin 2019, 26 août 2019, 6 janvier 2020, 9 janvier 2020, 14 avril 2020, 2 juillet 2020, 21 août 2020);
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, qu'une partie peut, à certaines conditions, solliciter le prononcé de mesures provisionnelles (art. 261 al. 1 CPC);
Qu'en cas d'urgence particulière, le tribunal peut ordonner des mesures provisionnelles immédiatement, sans entendre la partie adverse (art. 265 al. 1 CPC);
Qu'en l'espèce, aucune urgence ne commande le prononcé de mesures superprovisionnelles;
Que l'enfant vit en effet avec son père depuis deux ans et demi;
Que bien que la requérante ait toujours soutenu que la mineure était en danger auprès de lui, aucun élément objectif n'est venu corroborer ses dires;
Que sa requête de mesures superprovisionnelles du 2 juillet 2021 sera dès lors rejetée;
Que la Cour relève par ailleurs le fait que, requête après requête, A_ se contente de répéter les allégations déjà formulées devant le Tribunal et devant la Cour dans ses précédentes requêtes de mesures superprovisionnelles et de prendre des conclusions identiques à celles rejetées précédemment;
Qu'elle sera par conséquent rendue attentive au contenu de l'art. 128 al. 3 CPC, selon lequel "
la partie qui use de mauvaise foi ou de procédés téméraires est punie d'une amende disciplinaire de 2000 francs au plus; l'amende est de 5000 francs au plus en cas de récidive
";
Que la requête de mesures provisionnelles formée le 2 juillet 2021 sera traitée en parallèle à celles formées les 28 mai et 21 juin 2021, une fois les avances de frais sollicitées payées, ou l'extension de l'assistance judiciaire accordée.
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