# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6dfa121f-61ed-520d-ab49-dddd7fbefa41
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. B._, née en 1984, et A._, né en 1975, se sont mariés en 2009, à E._. Deux enfants sont issus de leur union, C._, né en 2010, et D._, née en 2012.
B. En date du 30 septembre 2013, B._ a déposé une requête de mesures protectrices de l’union conjugale doublée d’une requête de mesures provisionnelles à l’encontre de son époux, alléguant que la vie familiale était devenue insupportable, son mari se montrant dénigrant et humiliant à son égard et ayant menacé de se suicider.
Le 8 octobre 2013, les parties ont comparu à l’audience du Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après: le Président) lors de laquelle A._ a reconnu avoir dit qu’il avait des envies de meurtre, de viol et de suicide. Il a également admis avoir saisi son épouse par le cou, avoir dit à son fils « ta gueule » et lui avoir répondu qu’il allait se suicider.
Par ordonnance du 16 octobre 2013, le Président a autorisé les parties à vivre séparées, a confié la garde des deux enfants à leur mère et a accordé au père un droit de visite sur ses enfants devant uniquement s’exercer en présence de la mère en raison des problèmes psychiques dont il souffre, chaque semaine du mercredi soir au jeudi soir, ainsi qu’un week-end sur deux. A._ a en outre été astreint à contribuer à l’entretien de ses enfants par le versement d’une pension alimentaire de CHF 2'500.- par mois.
Le 5 novembre 2013, les Drs F._ et G._, respectivement médecin-adjoint et médecin-assistante auprès de H._, ont fait parvenir au Président leur rapport du 31 octobre 2013 relatif à leur patient A._, dans lequel ils indiquent qu’il souffre de troubles de l’adaptation anxio-dépressifs réactionnels et de troubles de la personnalité, mais que son état psychique est stable et qu’il est apte à exercer son droit de visite sans autres mesures de protection.
Le 21 novembre 2013, la Dresse I._, psychiatre et psychothérapeute, a fait parvenir son rapport médical concernant B._, duquel il ressort qu’elle ne présente aucun symptôme psychiatrique majeur.
Par jugement de mesures protectrices de l’union conjugale du 6 janvier 2014, le Président a confirmé l’attribution de la garde des enfants à B._ et fixé l’exercice du droit aux relations personnelles de A._ de la manière suivante:
« 2. A._ exercera seul son droit de visite sur ses enfants selon les modalités suivantes:
2.1 Dès l’entrée en force du présent jugement et jusqu’au 31 mars 2014, un lundi tous les 15 jours ainsi qu’un jour par week-end sur deux (samedi ou dimanche à fixer entre parties), de 8h. à 19h.
2.2 Dès le 1er avril 2014 et pour autant que cette réglementation n’ait pas été modifiée, un week-end sur deux, du vendredi à 18h30 au dimanche à 18h30, une semaine sur deux le lundi de 8h. au mardi à 8h., une semaine à Noël, une semaine à Pâques, les fêtes de Noël et de Pâques étant passées alternativement chez l’un et l’autre des parents, deux semaines durant les vacances d’été.
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2.3 Une curatelle au sens de l’art. 308 al. 2 CC est instaurée en faveur des enfants et est confiée à un collaborateur du SEJ. La Justice de paix du Cercle de la Veveyse est chargée de la nomination du curateur et de l’exécution de cette mesure. »
A._ a également été astreint à contribuer à l’entretien de ses enfants par le versement d’une pension alimentaire mensuelle de CHF 700.- par enfant, allocations familiales en sus.
C. En date du 5 février 2015, le Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après: le SEJ) a transmis à la Justice de paix de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après: la Justice de paix) son rapport annuel 2014 relatif à la situation des enfants C._ et D._, duquel il ressort en particulier que A._ pourrait s’être montré violent et grossier à l’égard de ses enfants lors de l’exercice de son droit de visite (lancer les enfants fort sur le carrelage, doigts dans les yeux, gifles et poings sur la tête tel un marteau, enfants régulièrement secoués), et que C._ est depuis lors agité. Le SEJ a donc préconisé le maintien du mandat de curatelle et un réexamen des modalités d’exercice du droit de visite par la Justice de paix dans le sens d’une diminution des temps de visite (par exemple sans nuitée) ou d’un éventuel exercice du droit de visite au Point Rencontre (proposition de la mère), qui pourraient être assortis d’autres mesures.
D. Par décision de mesures provisionnelles urgentes du 9 février 2015, la Juge de paix de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après: la Juge de paix) a suspendu avec effet immédiat le droit de visite de A._ et cité les parties à comparaître devant la Justice de paix.
A la demande de la Juge de paix, les Drs J._ et G._, respectivement  de clinique adjoint et médecin-assistante à H._, lui ont transmis, le 25 février 2015, leur rapport concernant l’état de santé actuel de A._, indiquant, en substance, qu’il est en rémission, que ses troubles ont diminué et qu’il ne représente pas un danger pour ses enfants. La Dresse I._ n’a, quant à elle, pas donné suite à la demande de rapport de la Juge de paix.
Le 5 mars 2015, les parties ainsi que K._, intervenante en protection de l’enfant auprès du SEJ et alors curatrice des enfants C._ et D._, ont comparu à la séance de la Justice de paix, lors de laquelle A._ a catégoriquement contesté l’ensemble des allégations ressortant du rapport annuel du SEJ. K._ a pour sa part indiqué que, selon elle et L._, psychologue auprès de M._ qui a entendu l’enfant, il était peu probable que C._ ait inventé les gestes de violence qu’il a décrits et les aurait vraiment vécus. K._ a ainsi conclu à ce que la reprise de l’exercice du droit de visite de A._ soit dans un premier temps limitée au Point Rencontre.
E. Par décision du même jour, la Justice de paix a accordé à A._ un droit de visite surveillé sur ses enfants, à raison de deux fois par mois, au Point Rencontre, à Fribourg, étant précisé que les trois premières visites ne pourront excéder une durée d’une heure et demie et se dérouleront dans l’enceinte du Point Rencontre; dès la quatrième visite, la durée de celles-ci pourra s’étendre à deux heures et demie, voire trois heures en cas de sortie. La Justice de paix a en outre prié K._ de lui adresser un rapport sur le déroulement du droit de visite d’ici à la fin juin 2015. Elle l’a également chargée de coordonner les visites au Point Rencontre et de l’informer en tout temps d’éventuels faits nouveaux qui justifieraient un élargissement du droit de visite et un réexamen de la situation. Par ailleurs, la Justice de paix a retiré l’effet suspensif à cette décision.
Par courrier du 11 mars 2015, les Drs J._ et G._ ont précisé leur rapport du 25 février 2015 en indiquant que leur patient ne prenait actuellement plus de traitement médicamenteux.
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F. Par arrêt du 2 juillet 2015, la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte du Tribunal cantonal (ci-après: la Cour) a admis partiellement le recours que A._ avait déposé le 10 avril 2015 contre la décision de la Justice de paix du 5 mars 2015 et a renvoyé la cause à la Justice de paix pour nouvelle décision après instruction complémentaire visant à déterminer si A._ représentait effectivement un danger pour ses enfants.
Par courrier du 10 juillet 2015, la Justice de paix a informé A._ que, durant l’instruction de la cause, il aurait un droit de visite sur ses deux enfants, pour une durée de trois mois, d’un  sur deux le samedi et le dimanche de 8h30 à 18h30.
Par décision du 20 octobre 2015, la Justice de paix a ordonné une expertise psychiatrique ambulatoire en faveur de A._.
Le 19 février 2016, les Drs N._ et O._, respectivement médecin-adjoint et médecin-assistante auprès de P._, ont déposé leur rapport d’évaluation psychiatrique sur A._ duquel il ressort que l’état psychique de l’expertisé est stable, qu’il n’y a pas de symptôme dépressif ou de risque suicidaire et qu’il est recommandé la poursuite de son suivi psychiatrique à H._, qui est un soutien considérable en plus de son entourage direct, familial, professionnel et social.
Le 30 mars 2017, la Dresse Q._, médecin-adjointe auprès de R._ de P._, a déposé son rapport concernant les des enfants C._ et D._. En ledit rapport, le médecin notamment propose du point de vue pédopsychiatrique la poursuite des visites de C._ et de D._ chez leur père le week-end toutes les deux semaines, dont un week-end par mois avec nuit pour les enfants chez leurs grands-parents paternels pendant une durée de 6 mois (le père pouvant décider concernant la possibilité de rester avec ses enfants pendant ces 6 mois chez ses parents ou passer ces nuits chez lui), après une durée de 6 mois et sous la condition d’une bonne évolution pour les enfants et les parents – évaluée par la curatrice – un changement des visites est à prévoir de manière à ce que les enfants passent les nuits chez leur père comme au début de la séparation. Il est arrêté que la condition pour un tel programme serait que le père continue son suivi chez un psychiatre expérimenté dans un cabinet privé et voit son psychiatre privé les jours avant la visite des enfants et qu’il donne à son  le droit de s’informer sur son état psychique, soit chez son futur psychiatre privé ou chez la Dresse S._ en cas d’absence du psychiatre privé.
Dans son rapport du 10 mai 2017, le SEJ a, entre autres, proposé, au vu de l’amélioration observée depuis l’automne 2016 et de la volonté des enfants de dormir chez leur père et sous réserve des conclusions de l’expertise auxquelles il n’a pas eu accès, que le droit de visite ait lieu un week-end sur deux, du samedi au dimanche en fin d’après-midi, avec les nuits du samedi soir chez le père. Il a également proposé que, au vu de la santé psychique du père qui lui paraissait fragile, il conviendrait que ce dernier poursuive son suivi thérapeutique à raison de deux fois par mois et que ce suivi ait lieu les semaines où il accueillerait les enfants durant le week-end. Le SEJ a encore relevé que, compte tenu de l’évolution de la situation, la curatrice pourra informer en tout temps l’Autorité et proposer d’autres mesures, notamment par le biais de son rapport annuel.
G. Par décision du 9 juin 2017, la Justice de paix a pris acte de l’accord intervenu le même jour entre les parties dont la teneur est la suivante :
« 1. Le droit de visite du père est réservé; à défaut d’entente, il se déroulera comme suit :
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1.1 Un week-end sur deux, dont un week-end par mois avec nuit du samedi au dimanche chez les grands-parents paternels, l’autre week-end chez le père sans nuit, et ce jusqu’au mois de septembre 2017.
Les enfants iront chez leur père du samedi matin à 8h30 au dimanche à 18h30. Lorsque les enfants ne dorment pas chez leur père, ils rentrent chez leur mère le samedi soir à 18h30 et reviennent chez leur père le dimanche matin à 8h30.
1.2 Dès le 1er octobre 2017, et sous la condition d’une bonne évolution attestée par la curatrice, le droit de visite se passera un week-end sur deux chez le père, soit du samedi matin à 8h30 au dimanche à 18h30.
1.3 Dès que le droit de visite usuel pendant les week-ends sera instauré, soit en principe à partir des vacances de Noël 2017, le père bénéficiera d’une semaine à Noël, une semaine à Pâques, les fêtes de Noël et de Pâques étant passées alternativement chez l’un et l’autre des parents, et deux semaines durant les vacances d’été.
2. A._ s’engage à poursuivre son suivi thérapeutique auprès de P._, de manière régulière, soit au minimum une fois par mois.
La Justice de paix sera informée en cas d’interruption du suivi ou en cas de diminution de cette fréquence.
3. La curatelle de surveillance des relations personnelles est maintenue et élargie à une curatelle éducative.
4. Le suivi pédopsychiatrique pour C._ et D._ se poursuit auprès du cabinet de la Dresse T._.»
H. Par décision du 3 mai 2018, la Justice de paix a approuvé le rapport annuel 2017 du SEJ, en enjoignant formellement A._ à ne pas recourir à des violences physiques et/ou psychiques, quelles qu’elles soient, envers ses enfants, C._ et D._.
I. En date du 18 septembre 2018, le SEJ a transmis à la Justice de paix un rapport nécessité par différents faits dont il a eu connaissance, soit notamment un acte de violence de A._ à l’égard de son fils C._ survenu lors du week-end du 8 au 9 septembre 2018, le comportement colérique, voire agressif de A._ lors du réseau organisé le 18 septembre 2018 suite à l’évènement du week-end du 8 au 9 septembre 2018, la menace de A._ de ne plus donner à son fils C._ son psychotrope lors du droit de visite dès lors que, selon lui, C._ prend trop de poids, ce que conteste la Dresse T._, et l’arrêt par A._ de son suivi thérapeutique après 5,5 ans. Le SEJ a notamment résumé ainsi les faits survenus le week-end du 8 au 9 septembre 2018 : « Toutefois, en date du 11 septembre 2018, B._ nous a relaté un événement ayant eu lieu la veille, lors du retour à domicile des enfants après un weekend chez leur père. Selon B._, le père aurait dit à C._, devant elle : « tu ne dis pas à maman que je t’ai fait du mal ? ». C._ ne pouvant s’exprimer, A._ aurait expliqué que les enfants étaient désobéissants lors d’une balade au Swiss vapeur parc et qu’il aurait mis ses mains autour du cou de C._, sans le serrer. Le soir, B._ a demandé à C._ de mimer le geste de son père. Selon B._, C._ aurait mis les mains autour de son cou et aurait effectué une pression, sans étranglement. Contacté le lendemain où nous avons appris ces faits, A._ est resté très évasif. Il a soutenu ne pas se souvenir des faits et est resté très vague, tout en soulevant que « on s’en fout » et se disant bienveillant. Il a relevé que C._ ment afin d’obtenir des avantages et que ce dernier l’avait menacé de raconter les faits à sa mère et sa thérapeute. A._ nous a indiqué avoir questionné C._ au téléphone sur ce qui s’était réellement passé, et que C._ n’avait pas pu
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être clair. Nous avons immédiatement interdit au père de questionner son fils.» (rapport du SEJ du 18 septembre 2018, p.1). Au terme de son rapport, le SEJ propose de suspendre le droit de visite de A._ avec effet immédiat, d’entendre les parents afin de réévaluer le droit de visite, d’ordonner à A._ de poursuivre son suivi thérapeutique, idéalement avec un changement de thérapeute, comme le lien père-enfants a pu se recréer, de limiter la suspension et de prévoir son rétablissement dès que A._ aura repris un suivi thérapeutique régulier et que sa thérapeute attestera de ses capacité à exercer son droit de visite, d’ordonner une Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO) au domicile de A._ et de limiter l’autorité parentale de A._ en ce qui concerne les soins médicaux.
J. Par décision de mesures provisionnelles urgentes du 20 septembre 2018, la Juge de paix a suspendu provisoirement avec effet immédiat le droit de visite de A._ sur ses enfants C._ et D._, a cité les parties à comparaître devant la Justice de paix et a prié la Dresse T._ de déposer un bref rapport sur la situation des enfants ainsi qu’à U._, infirmière à P._, de déposer un bref rapport concernant l’état psychique de A._ et les circonstances dans lesquelles il a décidé de mettre fin à son suivi.
Dans son rapport déposé le 1er octobre 2018, la Dresse T._ a notamment noté que les dires de l’enfant C._ sur les évènements paraissent hautement crédibles et estimé que A._ avait encore besoin d’être suivi en raison de ses propres débordements émotionnels avec impulsivité et d’être coaché en tant que père dans le milieu naturel pour réajuster le modèle éducatif qu’il propose à ses enfants. Les parties se sont déterminées sur ledit rapport respectivement les 18 octobre 2018 et 5 novembre 2018.
Le 8 novembre 2018, les parties ainsi que V._, intervenante en protection de l’enfant auprès du SEJ et curatrice des des enfants C._ et D._, ont comparu à la séance de la Justice de paix, lors de laquelle A._ a contesté le rapport du SEJ, la décision de mesures provisionnelles ainsi que le rapport de la Dresse T._. Il a également précisé qu’il n’envisageait pas de remettre en place un suivi thérapeutique. V._ a pour sa part proposé qu’il y ait des visites médiatisées et que parallèlement une AEMO soit mise en place au domicile de A._. Elle a également recommandé que A._ ait une thérapie chez un psychiatre privé et que ce psychiatre atteste de sa stabilité en vue du rétablissement d’un droit de visite. B._ s’est déclarée d’accord avec les propositions de la curatrice.
Le 15 novembre 2018, U._ ainsi que les Dresses W._ et X._ ont déposé des renseignements sur le suivi de A._ à H._, duquel il ressort que, alors qu’il souhaitait mettre fin à son suivi en janvier 2018, A._ a accepté de le maintenir sur une période de 6 mois avec une réévaluation, que le prénommé s’est alors présenté mensuellement jusqu’au 17 septembre 2018, date du dernier rendez-vous, qu’il n’y a pas de signes évocateurs de troubles formels ou du cours de la pensée, d’hallucinations ou d’autres troubles psychotiques florides, ou de symptomatologie dépressive, et que, d’un point de vue général, il n’y a pas de signes en faveur de troubles de l’attention, de la concentration ou de la mémoire.
K. Par décision du 16 novembre 2018, la Justice de paix a levé la suspension du droit de visite de A._ sur ses enfants D._ et C._, a instauré un droit de visite médiatisé au SEJ, dans l’attente qu’une place se libère au Point Rencontre, a envisagé un élargissement du droit de visite (usuel ou autre), conditionné à la reprise, pour A._, d’un suivi thérapeutique régulier, dont le résultat devra être attesté auprès de l’Autorité, a chargé V._ de superviser le droit de visite au SEJ, puis au Point Rencontre, et d’informer la Justice de paix de l’évolution de la situation en proposant, le cas échéant, une solution adéquate concernant la poursuite du droit
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de visite (droit de visite usuel ou autre), a chargé V._ de mettre en place une mesure AEMO au domicile de A._ et de veiller à son suivi, a formellement enjoint A._ à ne pas s’opposer au traitement médical de C._, tel que prévu par la Dresse T._ et à suivre scrupuleusement la médication prescrite à l’avenir, et a arrêté que les contacts téléphoniques entre A._ et ses enfants devaient être favorisés, sur haut-parleur et en présence de B._.
L. Par mémoire du 14 janvier 2019, A._ a interjeté recours contre cette décision concluant à sa modification en ce sens que la suspension de son droit de visite sur ses enfants D._ et C._, ordonnée par décision superprovisionnelle de la Justice de paix du 20 septembre 2018, soit levée, que son droit de visite sur ses enfants D._ et C._ s’exerce d’entente entre les parties et à défaut un week-end sur deux du vendredi 18h00 au dimanche 18h00, une semaine à Noël, une semaine à Pâques, les fêtes de Noël et de Pâques étant passées alternativement chez l’un et l’autre des parents, deux semaines durant les vacances d’été, que tous les autres chiffres du dispositif de la décision soient supprimés et que les frais et dépens de la procédure de recours soient mis à la charge de B._.
Par acte séparé du même jour, A._ a sollicité le bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure de recours ainsi que la désignation de Me Laurent Bosson en qualité de défenseur d’office.
M. Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix a fait savoir qu’elle confirmait sa décision du 16 novembre 2018. Elle a toutefois tenu à relever que la décision querellée se base sur un ensemble de faits nouveaux concordants relatifs à des événements récents en lien avec le père et qu’il y a lieu de constater que la relation des enfants avec leur père les perturbe et que leur développement est de ce fait compromis.
N. Par acte du 28 février 2019, B._ a déposé sa réponse au recours interjeté par son époux, concluant à son rejet, frais de la procédure de recours à la charge de A._. Elle a également requis le bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure de recours et la désignation de Me Fabien Morand en qualité de défenseur d’office.
O. La curatrice a informé la Cour par différents courriers subséquents que le recourant continuait à demander aux enfants de les voir, à les attendre à l’arrêt de bus et que, ce faisant, il les plaçait dans une position inconfortable qui ne va pas dans l’intérêt de leur bien-être.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
1.2. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 ss CC.
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