# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 84ee7498-9e5c-5056-92fa-cc8d1db74885
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu, EN FAIT, le jugement
JTPI/5501/2020
rendu le 24 avril 2020 par le Tribunal de première instance (ci-après: le Tribunal) dans la cause C/25027/2019, communiqué pour notification aux parties par plis recommandés du 20 mai 2020 et reçu le 29 mai 2020 par A_ à son domicile situé à E_ (France);
Vu le "recours" formé le 28 août 2020 par A_ auprès de la Cour de justice contre le jugement du 24 avril 2020;
Que celui-ci sollicite le réexamen de sa situation, au motif qu'il a été empêché de comparaître à l'audience du Tribunal et de présenter des pièces justificatives en raison de la pandémie provoquée par le COVID-19;
Qu'il a également allégué avoir été confiné loin de son domicile et hospitalisé, car atteint par le virus;
Qu'il n'a produit aucune pièce justificative à l'appui de ses allégations;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que le délai pour former appel à l'encontre du jugement rendu le 24 avril 2020 était de trente jours suivant sa notification (art. 311 al. 1 CPC);
Qu'à teneur de l'art. 143 al. 1 CPC, les actes doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai soit au tribunal soit à l'attention de ce dernier, à la poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse;
Que si le dernier jour est un samedi, un dimanche ou un jour férié reconnu par le droit fédéral ou le droit cantonal du siège du tribunal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (art. 142 al. 3 CPC);
Qu'en l'espèce, l'appelant ayant reçu le jugement litigieux le 29 mai 2020, l'appel devait être formé au plus tard le lundi 29 juin 2020;
Que par conséquent, l'appel formé le 28 août 2020 est tardif et irrecevable, ce que la Cour peut constater d'entrée de cause et sans débats (art. 312 al. 1
in fine
CPC);
Que le Tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère (art. 148 al. 1 CPC);
Que la requête est présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (art. 148 al. 2 CPC);
Qu'en l'espèce, l'appelant n'a pas formellement conclu à une restitution du délai pour former appel;
Qu'en tout état, une telle requête aurait dû être rejetée;
Qu'en effet, l'appelant n'a produit aucun document utile, tel un certificat médical, qui aurait attesté du fait qu'il n'était, pour des raisons indépendantes de sa volonté, pas en mesure de former appel dans le délai de trente jours dès la notification du jugement litigieux;
Que vu l'issue du litige, il ne sera pas perçu de frais judiciaires (art. 7 al. 2 RTFMC).
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