# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3f85b966-5119-5008-8c5f-7fe8054abf0c
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._, qui ont vécu quelques années ensemble, jusqu'à fin juin 2015, sont les parents de l'enfant C._, née en 2015. Depuis la séparation, un lourd conflit les oppose quant à la garde et aux relations personnelles, tant au plan civil qu'au plan pénal.
B. Dans ce cadre, A._ a déposé contre son ex-compagnon une plainte pénale le 24 août 2015 pour divers motifs, puis une autre le 22 octobre 2015 pour tentative d'enlèvement d'enfant.
Statuant le 12 juillet 2016, le Ministère public a prononcé une ordonnance de non-entrée en matière, frais à la charge de l'Etat. Il a retenu que les éléments constitutifs de calomnie (art. 174 CP), induction de la justice en erreur (art. 304 CP), fausse déclaration d'une partie en justice (art. 306 CP), discrimination raciale (art. 261bis CP), actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 CP), propagation d'une maladie de l'homme (art. 231 CP), exposition (art. 127 CP), violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 CP), voies de fait réitérées (art. 126 CP), contrainte (art. 181 CP) et tentative de contrainte (art. 22 al. 1 et 181 CP), pornographie (art. 197 CP), tentative d'enlèvement (art. 22 al. 1 et 183 CP) ne sont manifestement pas remplis.
C. Par acte daté du 25 juillet 2016, remis à la poste le même jour, A._ a interjeté recours contre cette ordonnance. Elle y conclut à l'octroi d'un effet suspensif (ch. 1), à l'octroi d'un accès au dossier intégral (ch. 2), à la rectification immédiate du casier judiciaire (ch. 3), à l'annulation de l'ordonnance de non-entrée en matière (ch. 4), au renvoi de la cause au Ministère public (ch. 5), à l'injonction au Ministère public de prendre acte de nouveaux motifs de plainte et moyens de preuve (ch. 6), à l'octroi du droit de pouvoir interroger elle-même le prévenu (ch. 7), à l'injonction à la juge de paix de ne plus intervenir dans la procédure pénale et de suspendre la procédure menée par la Justice de paix (ch. 8) et à l'octroi de l'assistance judiciaire (ch. 9).
Par acte du 30 septembre 2016, le Ministère public a fait savoir qu'il renvoie à son ordonnance et renonce à se déterminer sur le contenu du recours, relevant toutefois d'une part que plusieurs griefs sont manifestement irrecevables car visant la procédure dirigée contre la recourante  ou la procédure pendante devant l'autorité de protection de l'enfant, et d'autre part que les allégations concernant de nouveaux faits à l'encontre de B._ ont donné lieu à l'ouverture d'un nouveau dossier inscrit au rôle du Ministère public.
Une détermination de l'intimé n'a pas été requise. B._ a cependant spontanément conclu par acte de son conseil du 7 octobre 2016 à ce que le recours soit déclaré irrecevable car tardif.
La recourante a exprimé ses observations sur les écritures précitées par lettre datée du 15 octobre 2016.
L'intimé a adressé à la Chambre, le 17 janvier 2017, copie de certificats médicaux le concernant. Ceux-ci n'étant pas utiles au présent arrêt, point n'est besoin de solliciter et d'attendre une détermination de la recourante sur leur contenu.
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## Considerations

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice [LJ], la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
b) La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).
c) Le délai de recours est de dix jours dès notification (art. 396 al. 1 CPP). L'intimé soutient que ce délai n'a pas été respecté, au motif que le délai n'a pas débuté à la notification à la recourante mais à celle faite à son avocate d'alors.
En l'espèce, le Ministère public note dans sa détermination que la notification a été faite à la fois au conseil d'alors de la plaignante et, par sécurité en raison d'un manque de clarté du mandat, à celle-ci personnellement. L'avocate alors mandatée a reçu l'ordonnance le 13 juillet 2016 tandis que la recourante l'a reçue le 15. L'intimé expose qu'il n'y avait aucun manque de clarté et que le mandat n'a pas été révoqué à ce moment-là.
Selon l'art. 87 al. 3 CPP, si les parties sont pourvues d'un conseil juridique, les communications sont valablement notifiées à celui-ci. Peu importe quel est le jour déterminant, le délai étant respecté même avec la notification à l'avocate. Celle-ci étant intervenue le 13 juillet, le délai a commencé à courir le lendemain (art. 90 al. 1 CPP) et il a donc couru jusqu'au 23 juillet 2016. Cette date étant un samedi, l'expiration du délai a été reportée au lundi 25 (art. 90 al. 2 CPP), soit au jour auquel le recours a été déposé.