# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 483ca952-0783-5aa6-8bcd-9a5f1a7b0854
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par jugement du _ 2017, le Tribunal de première instance a déclaré C_ SA en état de faillite dès le jour même à 14:15 heures et l'a condamnée aux frais judicaires, arrêtés à 150 fr.;
Que par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 6 novembre 2017, A_ SA, en liquidation (anciennement C_ SA) a formé recours contre ce jugement, concluant, principalement, avec suite de frais, à ce que soient déclarés nuls, respectivement annulés, la commination de faillite dans la poursuite n° _, la convocation à l'audience de faillite et l'audience de faillite du 19 octobre 2017 et le jugement du 19 octobre 2017; qu'elle a allégué à cet égard que la commination de faillite avait été envoyée à une adresse erronée et avait été notifiée à une personne qui n'était ni représentante ni employée de la société; qu'elle a par ailleurs produit avec son recours la quittance de l'Office des poursuites attestant de ce qu'elle s'était acquittée le 3 novembre 2018 de la dette faisant l'objet de la poursuite litigieuse ainsi que 150 fr. à titre de frais de justice;
Que par arrêt du 8 mars 2018, la Cour a ordonné la suspension de la procédure jusqu'à droit jugé sur la plainte déposée le 6 novembre 2017 par A_ SA, en liquidation, devant la Chambre de surveillance des Offices de poursuites et faillites contre la commination de faillite notifiée le 2 juin 2017 dans la poursuite n° _;
Que par courrier du 20 juin 2018, A_ SA, en liquidation, a indiqué à la Cour que par arrêt du 24 mai 2018, définitif et exécutoire, la Chambre de surveillance des Offices de poursuites et faillites avait constaté la nullité de la commination de faillite dans la poursuite n° _ et que la cause pouvait être reprise; qu'elle persistait dans ses conclusions tendant à la nullité du jugement de faillite et sollicitait le remboursement des frais de poursuite, de justice et d'encaissement dont elle s'était acquittée, soit 503 fr. 60;
Que B_ ne s'est pas déterminée sur ce courrier dans le délai qui lui a été imparti;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que selon l'art. 159 LP, dès réception de la réquisition de continuer la poursuite, l'office des poursuites adresse sans retard la commination de faillite au débiteur sujet à la poursuite par voie de faillite;
Que l'art. 166 al. 1 LP dispose qu'à l'expiration du délai de vingt jours de la notification de la commination, le créancier peut requérir du juge la déclaration de faillite; qu'il joint à sa demande le commandement de payer et l'acte de commination;
Qu'en l'espèce, la Chambre de surveillance des Offices de poursuites et faillites ayant statué sur la plainte déposée le 6 novembre 2017 par A_ SA, en liquidation par arrêt définitif et exécutoire du 24 mai 2018, la procédure peut être reprise;
Que ledit arrêt a constaté la nullité de la commination de faillite;
Que le prononcé de la faillite suppose une commination de faillite préalable;
Que celle-ci faisant défaut dans le cas d'espèce, le jugement dont est recours doit être annulé et l'intimée déboutée de ses conclusions tendant au prononcé de la faillite de la recourante;
Qu'au vu de l'issue du litige et des circonstances du cas d'espèce - à savoir, d'une part, que la recourante a payé la dette qui faisait l'objet de la poursuite seulement après le jugement de faillite et que, d'autre part, l'intimée a maintenu sa requête malgré ledit paiement et l'annulation de la commination de faillite -, les frais judiciaires, arrêtés à 150 fr. pour la procédure de première instance et 220 fr. pour la procédure de recours, seront répartis par moitié entre chaque partie (art. 107 al. 2 let. f CPC); que l'intimée sera dès lors condamnée à verser la somme de 185 fr. à la recourante, qui s'est acquittée des frais du Tribunal en soldant la poursuite;
Que chaque partie supportera ses propres dépens, étant relevé que la recourante ne saurait prétendre au remboursement des frais de la poursuite dont elle s'est acquittée pour solder sa dette, les frais de la poursuite étant à la charge du débiteur (art. 68
al. 1 LP).
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