# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e50aec0f-428d-5d86-9bc3-48fd485bae08
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
a.
A_ a annoncé appeler du jugement du 20 novembre 2019, dont les motifs lui ont été notifiés le 15 janvier 2020, par lequel le Tribunal de police (TP) l'a reconnu coupable d'infraction à l'ordonnance sur les règles de la circulation routière (art. 41 al. 1bis de l'ordonnance sur les règles de la circulation routière [OCR ;
RS 741.11
]) et l'a condamné à une amende de CHF 120.- ainsi qu'aux frais de la procédure à hauteur de CHF 800.- au total, comprenant un émolument de jugement complémentaire de CHF 600.-.
b.
Par acte du 4 février 2020, A_ conclut en substance à son acquittement, avec suite de frais, renonçant à solliciter des dépens.
c.
Selon l'ordonnance du Service des contraventions (SDC) du 31 octobre 2018, il lui est reproché d'avoir stationné son véhicule immatriculé GE 1_ le 9 juillet 2018 à l'avenue 2_ à Genève, jusqu'à 60 minutes sur le trottoir, sans que des signaux ou des marques l'y autorisent expressément et sans qu'il reste un passage d'au moins 1.5 m pour les piétons.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :
a.
Aux date et lieu précités, A_ a garé son véhicule sur une bande en béton séparée de la chaussée par une démarcation claire et pouvant être emprunté par des piétons, bien que limitée au moment des faits par des palissades installées dans le cadre du chantier [du quartier] 3_. Aucun panneau n'autorisait à cet endroit le stationnement de véhicules et, en s'y garant, A_ a pratiquement occupé l'entière largeur de la bande de béton, y laissant aux piétons un espace inférieur à 1.5 mètre.
b.
Dans son opposition à l'ordonnance du SDC, A_ a notamment indiqué ne pas avoir exactement compris ce qui lui était reproché et avoir effectué le stationnement litigieux aux fins de se rendre à un rendez-vous de médecin.
c.
Dans un courrier adressé au TP le 5 octobre 2019, A_ a joint un certain nombre de photographies parmi lesquelles l'on distingue clairement que la surface où il indique avoir parqué son véhicule, située en face des immeubles [nos.] _ et _ de l'avenue 2_, est distincte de la chaussée par une bordure spécifique en pierre et que celle-ci, qui s'étend sur une longueur de plusieurs dizaines de mètres, est, tout du long et de façon plus ou moins marquée, surélevée de plusieurs centimètres par rapport à la chaussée (photographies 8 à 10). A un endroit de cette surface, à une distance éloignée des immeubles précités (photographies 9, 10 et 13), une construction de chantier en barre l'entier de la largeur, sur quelques mètres, et un panneau marquant alors une interdiction de circuler aux piétons y figure.
d.
En première instance, l'agent verbalisateur a été entendu comme témoin et a notamment confirmé que le trottoir en cause, existant déjà avant les travaux du [quartier] 3_, était emprunté par des piétons et que des voitures qui s'y garaient étaient régulièrement verbalisées. L'endroit exact de l'infraction n'était pas mentionné dans la contravention car il ne correspondait pas à un numéro précis de l'avenue en cause.
Avant la clôture des débats, les parties ont déclaré ne pas souhaiter l'administration de nouvelles preuves.
C. a.

## Considerations