# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 973d291f-0220-5110-823a-a01d05c93e8f
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. B._, née C._ en 1974, ressortissante française, et A._, né en 1968, ressortissant italien, se sont mariés en 1999. Un enfant est issu de cette union : D._, né en 2005.
B. Par décision du 31 juillet 2015, la décision de mesures protectrices de l'union conjugale rendue le 6 septembre 2013, laquelle homologuait la convention des époux et prévoyait en particulier le versement par l'époux, à l'épouse pour l'entretien de la famille, d'une pension mensuelle de CHF 5'000.-, allocations familiales en sus, a été modifiée en ce sens que, dès le 31 octobre 2014, le montant dû à titre d'entretien a été réduit à CHF 4'167.-, allocations familiales en sus.
C. Par mémoire du 2 novembre 2015, le mari a déposé une demande unilatérale de divorce à laquelle son épouse a répondu par mémoire du 11 décembre 2015. Le 14 janvier 2016, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine (ci-après le Président) a constaté que les parties étaient d'accord sur le principe du divorce. Les époux ont conclu une convention partielle sur les effets accessoires du divorce, fixant notamment la contribution d'entretien mensuelle en faveur de l'enfant à CHF 950.- jusqu'à l'âge de 12 ans révolus, puis à CHF 1'050.- jusqu'à sa majorité ou jusqu'à la fin d'une formation adéquate, allocations familiales payables en sus.
D. Par mémoire du 16 août 2016, l'avocat de A._ a déposé une demande circonstanciée sur les effets du divorce et a requis que la contribution prévue dans la convention du 14 janvier 2016 en faveur de l'enfant soit applicable à titre de mesures provisionnelles, la pension mensuelle de l'épouse étant par ailleurs fixée à CHF 500.-.
Par mémoire du 30 août 2016, B._ s'est opposée à la requête de mesures provisionnelles et, par mémoire du 21 octobre 2016, a déposé sa réponse à la demande circonstanciée sur les effets du divorce.
Dans sa décision du 4 juillet 2017, le Président a astreint le mari à verser, à titre de contribution d'entretien à son fils, un montant de CHF 950.- par mois jusqu'à sa majorité ou au-delà, jusqu'à l'achèvement d'une formation adéquate selon l'art. 277 al. 2 du code civil suisse du 10 décembre 1907 (CC; RS 210) et à son épouse un montant de CHF 1'300.- par mois pour la période du 1er octobre 2016 au 30 juin 2017 et un montant de CHF 2'340.- dès le 1er juillet 2017. En outre, une curatelle de surveillance a été instaurée en faveur de l'enfant.
Cette décision a fait l'objet d'un appel qui a été partiellement admis le 9 janvier 2018. Dans son arrêt, la Cour a repris le dispositif de la décision du 4 juillet 2017 et a modifié la contribution en faveur de l'épouse en ce sens que du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017, celle-ci se monte à CHF 1'100.- par mois, puis, du 1er octobre 2017 au 31 décembre 2017, à CHF 1'250.- par mois puis à CHF 700.- par mois à partir du 1er janvier 2018.
E. Par décision du 30 mai 2018, le Tribunal civil de la Sarine a prononcé la dissolution du mariage par le divorce, a homologué en partie la convention partielle sur les effets accessoires du divorce passée le 14 janvier 2016 en ce qui concerne l'autorité parentale conjointe, le droit de visite du père et le partage des prestations de libre passage et a confié la garde de l'enfant à la mère. Il a astreint le mari à verser une contribution d'entretien mensuelle à son fils à hauteur de CHF 2'300.- jusqu'au 31 août 2021 et de CHF 900.- dès le 1er septembre 2021 et jusqu'à sa majorité et au-delà, jusqu'à l'achèvement d'une formation appropriée aux conditions de l'art. 277 al. 2 CC, allocations familiales comprises, les frais extraordinaires devant être répartis entre les époux
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au prorata de leur salaire respectif sous réserve d'un accord préalable entre eux. Il a fixé la contribution d'entretien mensuelle due par le mari en faveur de B._ à CHF 400.- jusqu'au 31 août 2021. A titre de liquidation du régime matrimonial, il a astreint le mari au versement d'un montant de CHF 6'000.- à son ex-épouse à titre d'arriérés de contributions d'entretien et d'arriérés d'allocations familiales et, pour le surplus, a liquidé le régime matrimonial de telle sorte que chaque partie demeure propriétaire des biens en sa possession et débitrice des dettes contractées en son nom.
F. A._ a interjeté appel contre cette décision par mémoire de son conseil en date du 19 juillet 2018. Il conclut à ce que l'entretien convenable de D._ soit fixé à CHF 1'100.- et à ce qu'il contribue à cet entretien par le versement d'une contribution d'entretien de CHF 790.- jusqu'à sa majorité et au-delà, jusqu'à l'achèvement d'une formation appropriée aux conditions de l'art. 277 al. 2 CC, les allocations familiales étant dues en sus et à ce que le régime matrimonial de la participation aux acquêts soit liquidé en ce sens que chaque partie demeure propriétaire des biens en sa possession et débitrice des dettes contractées en son nom. Parallèlement, A._ a requis le bénéfice de l'assistance judiciaire totale et la désignation de Me Christian Delaloye en qualité de défenseur d'office.
Par mémoire du 3 septembre 2018, B._ a déposé une réponse à l'appel et un appel joint dans lequel elle conclut au rejet de l'appel principal dans la mesure de sa recevabilité et à l'admission de l'appel joint en ce sens que l'entretien convenable de D._ soit fixé à CHF 2'300.- jusqu'au 31 août 2021 et implicitement à CHF 900.- dès le 1er septembre 2021, à ce que A._ contribue à l'entretien de son fils par le versement d'une contribution d'entretien de CHF 2'300.- jusqu'au 31 août 2021 et de CHF 900.- dès le 1er septembre 2021, allocations familiales en sus, à ce que A._ lui verse un montant de CHF 6'000.- portant intérêts à 5% dès le 1er mai 2015 à titre d'arriérés de contribution d'entretien et d'arriérés d'allocations familiales et enfin à ce qu'il contribue à son propre entretien par le versement d'une contribution mensuelle de CHF 700.- dès le 1er janvier 2018 et jusqu'au 31 août 2021. Parallèlement, B._ a requis le bénéfice de l'assistance judiciaire totale et la désignation de Me Olivier Couchepin en qualité de défenseur d'office.
Le 8 octobre 2018, l'appelant a répondu à l'appel joint, concluant à son rejet dans la mesure de sa recevabilité et confirmant ses propres conclusions.
G. Les parties ont été mises au bénéfice de l'assistance judiciaire totale par arrêts des 30 juillet et 5 septembre 2018 du Juge délégué de la Cour de céans.
H. Les conseils des parties ont produit leur liste de frais respectives par courriers du 7 novembre 2018. Celles-ci n'ont fait l'objet d'aucune observation.
I. Par courrier du 12 février 2019, le mandataire de B._ a informé la Cour que A._ travaillait à 100% depuis le mois de mai 2018. Il a requis la production par l'appelant de ses certificats de salaire 2018 ainsi que de ses fiches de salaire 2019, avec son contrat de travail à un taux de 100%. Il a précisé que B._ faisait pour sa part l'objet d'une incapacité de travail à 100% depuis le 26 juillet 2018 et jusqu'au 1er avril 2019 produisant un certificat médical à l'appui de ses allégations.
Par courrier du 14 février 2019, le Juge délégué de la Cour de céans a accusé réception du courrier du mandataire de l'appelante jointe du 12 février 2019 mentionnant que, contrairement à ce qui avait été rapporté par cette dernière, l'appelant avait bien produit en justice un contrat de travail daté du 30 avril 2018 pour un taux d'activité de 100%.
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Par courrier du 18 février 2019, A._, par l'intermédiaire de son conseil, a relevé la tardiveté du fait nouveau invoqué par l'intimée et appelante jointe quant à son incapacité de travail datant du 26 juillet 2018. Il a souligné qu'il conviendrait de tenir compte, s'agissant de la valeur probante de la pièce nouvellement produite, qu'une période de plus de 6 mois s'était écoulée entre le début de l'incapacité de travail alléguée et le certificat médical du 11 février 2019.
Par courrier du 25 février 2019, le mandataire de B._ a remis à la Cour la totalité des certificats médicaux que lui a adressés sa mandante le 20 février 2019, précisant que l'envoi tardif était dû à sa dépression pour laquelle elle était toujours sous antidépresseurs.

## Considerations

en droit
1.
1.1. L'appel est recevable notamment contre les décisions finales de première instance, pour autant que, dans les causes patrimoniales, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions soit supérieure à CHF 10'000.- (art. 308 al. 1 lit. a et 2 CPC). L'appelant, au dernier état de ses conclusions en première instance, a conclu au versement d'une contribution d'entretien mensuelle de CHF 525.- en faveur de son fils jusqu'à sa majorité et au-delà, jusqu'à l'achèvement d'une formation appropriée aux conditions de l'art. 277 al. 2 CC et à ce qu'il ne doive aucune pension à son ex-épouse. L'appelante jointe, quant à elle, a conclu à ce que l'appelant verse une contribution d'entretien mensuelle en faveur de son fils de CHF 1'050.- et en sa faveur de CHF 5'000.- dès le 1er janvier 2018 et jusqu'au 31 août 2021.
La valeur litigieuse de CHF 10'000.- est par conséquent manifestement atteinte, de sorte que la voie de l'appel est ouverte contre la décision attaquée. De même, la valeur litigieuse de CHF 30'000.- est atteinte pour un recours en matière civile par-devant le Tribunal fédéral (art. 51 al. 1 et 4 LTF).