# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4fa898c3-1377-4c8e-96e8-9e792487b598
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Le juge rapporteur, vu:
- l'ordonnance en matière de conseil juridique du 28 novembre 2013 du
Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) rejetant la requête de
B. à laquelle s'est rallié A. (ci-après: le requérant), tous deux prévenus
dans la procédure SV.11.0300, et qui tend notamment à l'exclusion des
conseils des sociétés C. et D., parties plaignantes dans ladite procédure,
en raison d'un conflit d'intérêts (BB.2013.186, act. 1.9),
- le recours interjeté par le requérant le 9 décembre 2013 contre ladite
ordonnance, qui conclut en substance à l'annulation de la décision
querellée et à la restitution de l'effet suspensif (act. 1),
- les observations du MPC du 19 décembre 2013, selon lesquelles il déclare
ne pas s'opposer au prononcé de l'effet suspensif (act. 3),
- les observations du 20 décembre 2013 de Mes Paul Gully-Hart et Benjamin
Borsodi, conseils des parties plaignantes, selon lesquelles ils concluent au
rejet de la requête d'effet suspensif (act. 4),

## Considerations

et considérant:
- que selon l'art. 387 CPP, les recours n'ont pas d'effet suspensif sauf si la
direction de la procédure de l'autorité de recours en décide autrement (arrêt
du Tribunal fédéral 1B_258/2011 du 24 mai 2011, consid. 2.3);
- que l'effet suspensif vise à maintenir un état qui garantit l'efficacité de la
décision ultérieure, quel que soit son contenu;
- que l’octroi ou le refus de l’effet suspensif dépend de la pesée des intérêts
en présence et doit être fonction de chaque cas d’espèce (ATF 107 Ia 269
consid. 1);
- que l'octroi de l'effet suspensif ne saurait avoir pour conséquence de
compromettre l'efficacité de la décision querellée, pour peu que celle-ci ne
soit pas d'emblée injustifiée (BÖSCH, Die Anklagekammer des
Schweizerischen Bundesgerichts [Aufgaben und Verfahren], thèse,
Zurich 1978, p. 87);
- que selon la jurisprudence et la doctrine, il appartient au requérant de
démontrer qu'il est sur le point de subir un préjudice important et – sinon
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irréparable – à tout le moins difficilement réparable (v. notamment les
ordonnances présidentielles du Tribunal pénal fédéral BP.2010.6 et
BP.2010.18-23 des 10 février et 11 juin 2010; JdT 2008 IV 66, n° 312
p. 161; CORBOZ, Commentaire de la LTF, Berne 2009, n° 28 et 29 ad
art. 103);
- que le MPC indique ne pas s'opposer à l'attribution de l'effet suspensif dans
la mesure où celui-ci ne devrait porter que sur les actes d'instruction
auxquels la partie plaignante aurait le droit de participer (act. 3);
- qu'en outre, le MPC informe que la direction de la procédure avait
suspendu l'exécution desdits actes d'instruction, en particulier les auditions,
jusqu'à sa prise de décision sur l'incident soulevé (act. 3);
- qu' il ressort ainsi des observations du MPC que la demande d'effet
suspensif est sans objet à l'égard des actes d'instruction pour lesquels la
participation des parties plaignantes serait admise;
- que s'agissant des actes d'instruction auxquels les parties plaignantes
n'auraient pas le droit de prendre part, le requérant ne fait pas valoir de
préjudice irréparable, à tout le moins difficilement réparable, qu'il serait sur
le point de subir;
- que la requête du requérant doit dès lors être rejetée pour le surplus;
- que le sort des frais suivra celui de la cause au fond.
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