# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** eb60aee6-8b55-5a48-a61e-fc66abdaba7e
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 10 décembre 2015, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la caisse) a fixé le montant de la rente de vieillesse de Monsieur A_ (ci-après : l’assuré) à CHF 2'350.- et celui de la rente complémentaire pour sa fille à
CHF 940.-, sur la base d’un revenu annuel moyen déterminant de CHF 95'880.- et d’une durée de cotisations de quarante-quatre ans ;
Que le 5 janvier 2016, l’assuré s’est opposé à cette décision en contestant, d’une part, le revenu annuel moyen déterminant retenu, d’autre part, le fait qu’aucune rente complémentaire n’ait été octroyée pour son fils ;
Que le 12 janvier 2016, la caisse a accusé réception de cette opposition en annonçant qu’à l’issue d’un examen attentif du dossier, elle rendrait une décision contre laquelle l’assuré pourrait, cas échéant, faire recours ;
Que par décision du 14 janvier 2016, la caisse a fixé le montant de la rente complémentaire pour A_, fils de l’assuré, à
CHF 940.-, sur la base d’un revenu annuel moyen déterminant de CHF 95'880.- et d’une durée de cotisations de quarante-quatre ans ;
Que par écriture du 15 février 2016 adressée à la Cour de céans, l’assuré a interjeté recours contre cette décision en concluant à ce que le revenu annuel moyen déterminant soit fixé à CHF 98'998.-, pour l’ensemble des trois rentes accordées ;

## Considerations

CONSIDÉRANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, du 20 décembre 1946 (LAVS -
RS 831.10
) ;
Que l’art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu’avant d’être soumises au Tribunal cantonal, les décisions d’un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues ;
Qu’en l’occurrence, force est de constater que l’assuré n’a pas encore épuisé les voies de droit qui s’offraient à lui auprès de l'assureur et qui étaient pourtant expressément mentionnées dans la décision litigieuse ;
Qu’il ressort de la jurisprudence que le juge ne peut être saisi valablement d’un recours avant que n’ait été rendue la décision que l'assuré entend contester (ATFA non publié du 4 juillet 2000 en la cause H 4/00, considérant 1 b ; Revue à l’intention des caisses de compensation [RCC] 1988 p. 487 consid. 3 b) ;
Qu’en l’occurrence, la décision rendue par la caisse le 14 janvier 2016 n’est pas une décision sur opposition - ainsi que semble le croire l’assuré - mais une décision complémentaire concernant la rente due pour son fils ;
Qu’il convient donc de considérer le « recours » comme une opposition contre cette décision complémentaire ;
Que l'art. 11 al. 3 de la loi cantonale du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA ;
E 5 10
) - applicable par renvoi de l'art. 89A LPA - prévoit que l'autorité qui décline sa compétence transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente, à qui il incombera de rendre une décision sur opposition après avoir examiné notamment si l'assuré a agi en temps utile ;
Qu'en conséquence, le "recours" interjeté par l'assuré doit être considéré comme une opposition et être transmis à l'assureur comme objet de sa compétence, à charge pour ce dernier de rendre une décision sur oppositions dans les meilleurs délais, décision contre laquelle l'assuré pourra alors interjeter recours si elle ne lui donne pas satisfaction.