# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 09726277-e896-5c84-97b5-52118ccb2a98
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1985, et B._, né en 1982, sont les parents de C._, né en 2008.
Les parents vivent séparés depuis le 14 décembre 2013. Ils sont divorcés selon jugement rendu le 7 décembre 2016 par le Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: le Tribunal civil). La garde de l’enfant a été attribuée à la mère et l’autorité parentale est restée conjointe.
Depuis la décision de mesures protectrices de l’union conjugale rendue le 6 février 2014 par le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: le Président du Tribunal) - confirmée par le jugement de divorce du 7 décembre 2016 -, le père bénéficie d’un droit de visite surveillé qui devait initialement s’exercer à raison d’une fois tous les quinze jours au Point Rencontre Fribourg avec des sorties de deux heures à l’extérieur, une possibilité ultérieure d’élargissement du droit de visite ayant été réservée en fonction de l’évolution de la situation.
L’enfant C._ est au bénéfice d’une mesure de curatelle de surveillance des relations personnelles (art. 308 al. 2 CC) instaurée par la décision du 6 février 2014 du Président du Tribunal.
Par décision du 4 octobre 2018, la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix) a rappelé aux parents que le droit de visite de B._ sur l’enfant C._ devait s’exercer conformément aux modalités fixées par le Tribunal civil dans son jugement de divorce du 7 décembre 2016. Elle a également prévu que les trois prochaines visites se dérouleraient au Point Rencontre Fribourg, avec des sorties de deux heures à l’extérieur, et qu’à l’issue de ces trois visites, la curatrice de surveillance des relations personnelles (ci-après: la curatrice) organiserait des visites hors du Point Rencontre Fribourg qui auraient lieu à raison d’une demi-journée tous les quinze jours.
Par décision du 25 mars 2019, la Justice de paix a maintenu l’exercice du droit de visite hors le Point Rencontre Fribourg à raison d’une demi-journée tous les quinze jours. Elle a en outre, d’une part, ordonné à B._ de respecter certaines règles quant au droit de visite et, d’autre part, invité la curatrice à produire pour la fin septembre 2019 un rapport de situation intermédiaire comprenant notamment sa position quant à un éventuel élargissement du droit de visite.
Par courrier du 5 novembre 2019, la curatrice a transmis à la Justice de paix son rapport intermédiaire. Après y avoir indiqué que C._ avait formulé le souhait de ne plus se rendre en droit de visite chez son père et ne plus se sentir en danger avec lui, elle a proposé que le droit de visite de B._ sur son fils soit modifié à raison d’un samedi de 10h00 à 20h00, cinq fois par année.
B. Après avoir entendu A._, B._ et la curatrice lors de la séance du 20 avril 2020, la Justice de paix a demandé à celle-ci de lui transmettre une proposition concrète de droit de visite, comprenant les modalités précises (dates et heures) prévues à partir du mois de mai 2020, afin que C._ puisse se projeter.
Par courrier du 24 avril 2020, la curatrice a proposé à la Justice de paix que le droit de visite de B._ sur son fils soit maintenu, mais que la fréquence soit modifiée à raison d’un samedi tous les deux mois, de 10h00 à 20h00, que C._ puisse participer aux décisions prises dans son plus proche intérêt, ce faisant de déplacer une date de rencontre à sa guise et de
Tribunal cantonal TC Page 3 de 10
formuler une liste d’envies d’activités à réaliser avec son père, afin de redonner à l’enfant une certaine autonomie relationnelle avec son père, ainsi qu’une médiation soit instaurée entre père et fils.
Après que le Juge de paix eut entendu confidentiellement C._ le 5 mai 2020, la Justice de paix a, par décision du 11 mai 2020, arrêté notamment que le droit de visite de B._ sur l’enfant C._ continue à s’exercer hors du Point Rencontre Fribourg à raison d’une journée tous les deux mois, soit des samedis arrêtés à des dates précises de 10h00 à 20h00, que l’enfant puisse, moyennant un préavis de deux semaines, déplacer une rencontre prévue, à un jour et un horaire qui lui conviendra, avec l’accord de la curatrice et de son père, que la curatrice prenne contact après chaque rencontre, avec l’enfant, B._ et éventuellement A._, afin d’obtenir un retour et si nécessaire de réfléchir avec eux à des ajustements, que la curatrice effectue une évaluation de la situation à la fin de l’année 2020 et que B._ et C._ entreprennent une médiation familiale, confiée à l’Office familial, à Fribourg.
C. Par acte du 16 juin 2020, A._ a interjeté recours contre la décision de la Justice de paix du 11 mai 2020. Elle a conclu principalement à ce que dite décision soit annulée, en ce sens qu’aucun droit de visite sur l’enfant C._ ne soit accordé à B._ et qu’aucune médiation familiale entre les précités ne soit ordonnée, et subsidiairement à ce que la cause soit renvoyée à la Justice de paix pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle a en outre requis le bénéfice de l’assistance judiciaire et la désignation de Me Philippe Corpataux en qualité de défenseur d’office, une équitable indemnité à titre de dépens lui étant allouée.
D. Par courrier du 22 juin 2020, la Justice de paix a indiqué qu’elle n’a pas d’observations à formuler sur le recours et a remis son dossier.
E. Par mémoire du 24 juillet 2020, B._ a répondu au recours en concluant à son rejet, frais judiciaires et dépens à la charge de A._. Il a également requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire et la désignation de Me Telmo Vicente en qualité de défenseur d’office.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (ci-après: la Cour; art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
1.2. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 ss CC.