# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7f8439b3-8802-5910-a854-63321a8870e3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2011
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
la décision de refus mesures médicales en faveur de l'enfant V_ de l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après : l'OAI) du 22 mars 2011 adressée à M. V_;
Vu le recours de SWICA ORGANISATION DE SANTE auprès de la Chambre des assurances sociales le 14 avril 2011 concluant principalement à l'annulation de ladite décision et à la prise en charge des mesures médicales concernant l'enfant V_;
Vu le courrier du 18 avril 2011 de M. et Mme V_ déclarant appuyer le recours de SWICA ASSURANCE-MALADIE SA;
Vu la réponse de l'OAI du 23 mai 2011 selon laquelle il a, le même jour, rendu une décision annulant celle du 22 mars 2011 et octroyant des mesures médicales en faveur de l'enfant V_;
Vu les courriers du 10 juin 2011 de M. et Mme V_, d'une part, et de SWICA ASSURANCE-MALADIE SA, d'autre part, déclarant que la nouvelle décision leur donne satisfaction et concluant à l'octroi de dépens;

## Considerations

Attendu en droit
que selon l'art. 53 al. 3 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) jusqu’à l’envoi de son préavis à l’autorité de recours, l’assureur peut reconsidérer une décision ou une décision sur opposition contre laquelle un recours a été formé;
Que tel est le cas en l'espèce, l'intimé ayant annulé le 23 mai 2011 la décision litigieuse du 22 mars 2011;
Qu'il convient d'en prendre acte et de déclarer le recours sans objet;
Que lorsque le recours est déclaré sans objet, le recourant peut prétendre à des dépens, pour autant que les chances de succès telles qu'elles se présentaient avant que le recours ne devienne sans objet, le justifient (RAMA 2001 p. 76);
Qu'en l'espèce, tant SWICA ASSURANCE-MALADIE SA que M. et Mme V_ ne sont pas représentés par un avocat ou un mandataire professionnellement qualifié, de sorte qu'ils ne peuvent, pour cette raison, obtenir des dépens;
Que par ailleurs, les recourants ne remplissent pas les conditions auxquelles une partie qui agit dans sa propre cause peut exceptionnellement prétendre des dépens pour l'activité personnelle qu'elle a déployée, ainsi que pour sa perte de temps ou de gain (ATF
110 V 82
consid. 7);
Qu'en effet, la condition en est notamment que la sauvegarde de ses intérêts ait nécessité une grande dépense de temps, dépassant la mesure de ce qu'un particulier peut ordinairement et raisonnablement prendre sur lui (ATF du 11 décembre 2001 K 10/2009);
Que de tels frais ne sont en l'espèce pas allégués.