# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bc3f2a4d-26a3-5733-8de6-5dc864d0dfd1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, le courrier valant demande expédié le 21 janvier 2015 par A_ au Tribunal de première instance;
Attendu que celui-ci a, par ordonnance du 27 janvier 2015, imparti un délai à A_ pour rectifier les vices de forme de sa demande, qui ne contenait ni le nom ni l'adresse de la partie citée;
Que l'ordonnance précise qu'à défaut, la demande serait déclarée irrecevable;
Que A_ ne s'est pas manifesté dans le délai imparti;
Que par jugement
JCTPI/342/2015
rendu le 29 mai 2015 et notifié le 5 juin 2015, le Tribunal a déclaré la demande irrecevable et a condamné A_ au paiement d'un émolument forfaitaire de décision de 200 fr.;
Que par courrier expédié le 29 juin 2015 au Tribunal, qui l'a transmis d'office à la Cour de justice, A_ demande que la décision mettant les frais à sa charge soit annulée;
Qu'il indique qu'il n'a pas donné suite à l'ordonnance du Tribunal du 27 janvier 2015 parce que ses recherches tendant à connaître le nom et l'adresse de sa partie adverse étaient restées vaines; il était parti de l'idée que sans nouvelles de sa part, la demande serait automatiquement annulée;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre la condamnation au paiement des frais judiciaires (art. 110 CPC);
Qu'en l'espèce, le recours, écrit et motivé, a été formé dans le délai légal de 30 jours
(art. 321 al. 1 CPC), de sorte qu'il est recevable;
Que le juge doit statuer d'office sur les frais judiciaires (art. 105 al. 1 CPC);
Qu'aux termes de l'art. 106 CPC, les frais de procédure sont mis à la charge de la partie succombante (al. 1);
Que dans la mesure où la demande a, en l'espèce, été déclarée irrecevable, il y a lieu de retenir que le recourant a succombé dans ses conclusions;
Qu'ainsi, sa condamnation aux frais judiciaires de première instance est conforme au droit;
Que si le recourant avait voulu éviter de devoir supporter les frais judiciaires occasionnés par sa demande, il lui aurait appartenu de la retirer à l'issue du délai qui lui avait été imparti pour la rectifier;
Que, par ailleurs, la quotité des frais judiciaires – non contestée en tant que telle – a été fixée au montant minimal prévu à l'art. 17 RTFMC et ne prête ainsi pas le flanc à la critique;
Qu'infondé, son recours doit être rejeté;
Que la Cour peut statuer sans échange d'écritures sur les recours manifestement mal fondés (art. 322 al. 1 CPC);
Que tel est le cas en l'espèce;
Qu'aucun acte d'instruction n'ayant été effectué, il ne sera pas prélevé de frais judiciaires de seconde instance (art. 7 al. 2 LaCC), de sorte que l'avance de 100 fr. versée par le recourant lui sera restituée.
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