# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5f6a8108-9258-5f09-a14e-3f102265da01
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Le 8 février 2016, Madame A_, avocate inscrite au barreau genevois, a été nommée d’office à la défense des intérêts de Madame B_.![endif]>![if>
2. Le 17 janvier 2017, Mme A_ a sollicité du Tribunal correctionnel, dans le cadre du dossier précité, de pouvoir consulter l’intégralité des décisions et ordonnances d'instruction rendues par le Tribunal pénal durant les dix dernières années.![endif]>![if>
3. Le 2 mars 2017, le secrétariat général du Pouvoir judiciaire a refusé la requête de Mme A_, précisant que celle-ci ne portait pas sur les décisions du Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : TMC) et du Tribunal d'application des peines et des mesures (ci-après : TAPEM).![endif]>![if>
4. Le 13 mars 2017, Mme A_ a formé une demande de médiation auprès du préposé cantonal à la protection des données et à la transparence (ci-après : le préposé cantonal).![endif]>![if>
5. Le 21 août 2017, le préposé cantonal a recommandé au Tribunal pénal d’autoriser la consultation, dans ses locaux, par Mme A_ de l’intégralité des décisions et ordonnances rendues par le Tribunal ces dix dernières années. ![endif]>![if>
6. Par décision du 4 septembre 2017, le Tribunal pénal a refusé à
Mme A_ l’accès à l'intégralité des décisions prises par celui-ci depuis 2007 en vertu de l'art. 80 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP -
RS 312.0
), précisant que la requête ne portait pas sur les décisions du TMC et du TAPEM.![endif]>![if>
7. Par acte mis à la poste le 30 octobre 2017, Mme A_ a interjeté recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision précitée.![endif]>![if>
8. Le Tribunal pénal a conclu au rejet du recours.![endif]>![if>
9. Dans sa réplique du 25 janvier 2018, Mme A_ a sollicité la tenue d'une audience publique de plaidoiries.![endif]>![if>
10. Le 9 février 2018, à la demande du juge délégué, elle a précisé que sa plaidoirie durerait approximativement quarante-cinq minutes. S’agissant de la salle, elle devait être apte à pouvoir accueillir un public relativement important compte tenu des enjeux de la procédure pour l’ensemble de la profession et du justiciable. ![endif]>![if>
11. L’audience de plaidoiries, en présence de cinq magistrats et d’une greffière de la chambre administrative, s’est tenue le 25 avril 2018. Elle a duré de 14h15 à 14h45, chacune des deux parties ayant plaidé et le conseil de la recourante ayant répliqué.![endif]>![if>
Au vu du public annoncé, l’audience n’a pas pu être tenue dans les locaux de la Cour de droit public.
12. Par arrêt du 5 juin 2018 (
ATA/550/2018
), la chambre administrative a rejeté le recours interjeté le 30 octobre 2017 par Mme A_.![endif]>![if>
Un émolument de CHF 2'000.- était mis à sa charge. Il n’était pas alloué d’indemnité de procédure.
13. Le 16 août 2018, Mme A_ a interjeté recours contre l’arrêt précité devant le Tribunal fédéral.![endif]>![if>
14. Le 20 août 2018, Mme A_ a formé une réclamation contre l’émolument, concluant à ce qu’il soit ramené à CHF 500.-.![endif]>![if>
Par ordonnance du 2 novembre 2017, la chambre administrative avait sollicité une avance de frais de CHF 500.- à teneur de laquelle il s’agissait des frais de procédure et des émoluments présumables. La chambre administrative n’avait pas statué sur restitution de l’effet suspensif sur mesures provisionnelles. Elle avait procédé à un échange d’écritures ordinaire et tenu une brève audience de plaidoiries. Elle avait pourtant mis à la charge de la recourante un émolument qualifié de CHF 2'000.-, lequel quadruplait celui pourtant estimé en début de procédure, en ne motivant nullement sa décision et fixant pour la première fois de son histoire un émolument de plus de CHF 1’000.- en matière de loi sur l’information du public et l’accès aux documents du 5 octobre 2001
(LIPAD -
A 2 08
). Dans ces circonstances, l’émolument apparaissait manifestement disproportionné et incompréhensible sauf à y voir une volonté de sanctionner la recourante et le fait qu’elle ait demandé la tenue d’une audience publique de plaidoiries.

## Considerations