# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4fb6e4d6-bb8e-5d5f-8284-ac417628fc7f
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 13 juin 2019, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après : OAI) a reconnu à Monsieur A_ (ci-après : l'assuré) le droit à une rente entière d'invalidité de juillet 2017 à novembre 2018 ; que l'OAI a en effet considéré que l'état de santé de l'intéressé s'était amélioré à partir de septembre 2018, date à compter de laquelle il avait recouvré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée ;
Que par écriture du 12 juillet 2019, l'assuré a interjeté recours contre cette décision ;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 5 août 2019, constatant que l'état de santé de l'assuré s'était aggravé début 2019 et restait instable, a proposé que le dossier lui soit renvoyé pour instruction complémentaire ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable ;
Que le litige porte sur la question de savoir si l'assuré peut se voir accorder une rente d'invalidité au-delà de novembre 2018 ;
Que l'autorité administrative doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t. 1, p. 438) ;
Qu'ainsi l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu'en particulier, elle doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid.4; LOCHER loc. cit.) ;
Que la cause n'étant, de l'avis de l'intimé lui-même, pas suffisamment instruite pour permettre de se déterminer en connaissance de cause, il convient de donner suite à la proposition de l'intimé et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire puis nouvelle décision.