# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 20babfdc-4e83-42dd-9e51-2091f45aaa19
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

Vu:
- la communication par la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral
(ci-après: Cour des affaires pénales) du dispositif de son jugement SK.2011.24
les 10 octobre et 29 novembre 2013,
- que les considérants dudit jugement n'ont pas encore été notifiés,
- la requête du 12 février 2014 formée par A. à la Cour des affaires pénales par la-
quelle il demandait que l'intégralité du jugement SK.2011.24 (dispositif et consi-
dérants) soit traduite en langue tchèque et que la traduction des considérants lui
soit notifiée en même temps que les considérants en français (act. 1.2),
- la décision présidentielle incidente du 25 février 2014 par laquelle le président de
la composition de la Cour des affaires pénales a refusé ladite requête (act. 1.3),
- la requête afin d'effet superprovisoire du 5 mars 2014 formée par A. auprès de la
Cour de céans, visant à interdire à la Cour des affaires pénales de notifier les
considérants de l'affaire SK.2011.24 jusqu'à décision définitive sur le recours
dont A. a annoncé le dépôt (dossier BP.2014.8, act. 1),
- le recours du 7 mars 2014 formé par A. contre ladite décision auprès de la Cour
de céans (act. 1), concluant:
"1. Es sei der vorliegenden Beschwerde die aufschiebende Wirkung zu erteilen und die
Strafkammer des Bundesstrafgerichts anzuweisen, mit der Mitteilung des Urteils in
der Sache SK.2011.24 bis zum Vorliegen eines rechtskräftigen Entscheides über die
vorliegende Beschwerde zuzuwarten.
2. Es sei der Zwischenentscheid der Strafkammer des Bundesstrafgerichts vom
25. Februar 2014 (SK.2011.24) aufzuheben;
3. Es sei das gesamte Urteil des Bundesstrafgerichts in der Sache SK.2011.24, d. h .
Dispositiv und Begründung, vom Bundesstrafgericht ins Tschechische übersetzen zu
lassen;
4. Es seien die französische Originalfassung des Urteils sowie dessen Übersetzung ins
Tschechiche den Parteien gleichzeitig zu eröffnen."
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## Considerations

Et considérant:
qu'aux termes des art. 393 al. 1 let. b CPP ainsi que 37 al. 1 de la loi fédérale du
19 mars 2010 sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération
(LOAP; RS 173.71) en lien avec l’art. 19 al. 1 du règlement du 31 août 2010 sur
l’organisation du Tribunal pénal fédéral (ROTPF; RS 173.713.161), la voie du re-
cours est ouverte contre [...] les ordonnances, les décisions et les actes de pro-
cédure de la Cour des affaires pénales statuant en tant que tribunal de première
instance (art. 393 al. 1 let. b CPP en rapport avec les art. 35 al. 1 et 37 al. 1
LOAP);
que le recours est recevable à la condition que le recourant dispose d’un intérêt
juridiquement protégé et actuel à l’annulation ou à la modification de la décision
entreprise (CALAME, Commentaire romand CPP, Bâle 2011, n° 1 ad art. 382;
LIEBER, Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], [Donats-
ch/Hansjakob/Lieber, éd.], Zurich/Bâle/Genève 2010, n o 7 ad art. 382; SCHMID,
Handbuch des schweizerischen Strafprozessrechts, 2 e éd., Zurich 2013, n° 1458;
GUIDON, Die Beschwerde gemäss Schweizerischer Strafprozessordnung, thèse
Zurich/Saint Gall 2011, n° 232 ss et n° 244);
que les décisions qui concernent la conduite de la procédure sont exclues de tout
recours, sauf si elles exposent le recourant à un préjudice immédiat et irréparable
(arrêt du Tribunal fédéral 1B_199/2013 du 12 novembre 2013, consid. 2 et
1B_569/2011 du 23 décembre 2011, consid. 2);
que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit par ail-
leurs être motivé et adressé par écrit, dans un délai de dix jours, à l’autorité de
céans (art. 396 al. 1 CPP);
que le recours a été déposé en temps utile;
que la Cour de céans examine les recours en libre cognition (CALAME, op. cit.,
n o 1 ad art. 391), n'étant liée ni par les motifs ni par les conclusions des parties
(CALAME, ibidem; ZIEGLER, Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessord-
nung [ci-après: Basler Kommentar StPO], Bâle 2011, n° 1 ad art. 391 CPP);
que par son recours, A. entend obtenir de la Cour des affaires pénales la traduc-
tion en langue tchèque du dispositif ainsi que de l'intégralité des considérants du
jugement SK.2011.24;
que le dispositif a été communiqué aux parties en français – langue de la procé-
dure – en date des 10 octobre et 29 novembre 2013, en présence du défenseur
de A. (act. 1.3);
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que dès ladite communication – qui n'était pas assortie d'une traduction et n'en
laissait point espérer (act. 1.4) –, il incombait à A. de contester cette absence de
traduction et ce dans le délai ordinaire des recours selon l'art. 393 ss CPP, d'au-
tant que ledit dispositif indiquait expressément cette voie de recours;
que le recourant a attendu le 12 février 2014, soit quatre, respectivement deux
mois et demi, après la communication du dispositif pour en demander la traduc-
tion à la Cour des affaires pénales, sans justifier de son inaction;
que de jurisprudence constante (ATF 138 I 97 consid 4.1.5 et jurisprudence citée;
décision du Tribunal pénal fédéral BB.2013.78 du 16 juillet 2013, consid. 2.5), la
partie qui tarde à agir en temps utile, sans motif pertinent, est forclose. Ceci vaut
particulièrement en matière de traduction (ATF 118 Ia 462 consid. 2b);
que par conséquent, en tout état de cause, A. n'est plus légitimé à obtenir la tra-
duction du dispositif;
que relativement aux considérants, il y a d'abord lieu de s'interroger quant à l'ac-
tualité du préjudice invoqué par le recourant, l'objet à traduire n'existant pas en-
core et la lésion invoquée par le recourant ne s'étant donc pas encore produite;
que vu ce qui suit, cette question peut demeurer ouverte;
que ni la loi (art. 68 al. 1 et 2 CPP) ni la doctrine ni la jurisprudence ne donnent
droit, en principe, à la traduction des considérants (URWYLER, Basler Kommentar
StPO, n° 8 ad art. 68; arrêt de la CourEDH dans la cause Kamasinski contre Au-
triche du 19 décembre 1989, Série A, vol. 168, par. 84, 85; arrêt du Tribunal fé-
déral 6B_108/2010 du 22 février 2011, consid. 5.5.2), le Tribunal fédéral disant
qu'en ce qui concerne en particulier la traduction des jugements, [...] c'est à l'in-
téressé qu'il appartient en principe de faire traduire dans sa langue maternelle ou
dans une langue qu'il connaît les écrits qui lui sont destinés (arrêt du Tribunal fé-
déral 6B_833/2009 du 17 novembre 2009, consid. 3.1);
qu'au surplus, la Haute Cour établit que les garanties minimales de procédure re-
latives à la traduction doivent être examinées selon le cas concret (arrêt du Tri-
bunal fédéral 6B_108/2010 du 22 février 2011, consid. 5.4.2; ATF 121 I 196
consid. 5a);
qu'en l'occurrence, A. est représenté par un avocat qui maîtrise aussi bien le
français – langue de la procédure – que la langue tchèque – celle de son client
(cf. http://www.wengervieli.ch/Anwaelte/Michael-Mraz.aspx);
que depuis l'ouverture de la procédure jusqu'à présent, A. n'a jamais soulevé la
question de la traduction de pièces, d'actes de procédure ou de décisions le
concernant, quand bien même il a fait largement usage de son droit de recours;
http://www.wengervieli.ch/Anwaelte/Michael-Mraz.aspx
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que comme établi précédemment, il n'a même pas soulevé en temps utile la
question de la traduction du dispositif du jugement SK.2011.24;
que par conséquent, il y a lieu d'admettre que le refus de la Cour des affaires pé-
nales de procéder à la traduction des considérants ne lèse en aucun cas les
droits procéduraux du recourant;
que le recours, mal fondé, est rejeté dans la mesure de sa recevabilité;
que la requête de mesures superprovisoires devient ainsi sans objet;
que sur ce vu, il a été renoncé à procéder à un échange d'écritures (art. 390 al. 2
CPP a contrario);
que vu le sort de la cause, il incombe au recourant de supporter les frais de celle-
ci (art. 428 al. 1 CPP), lesquels prendront en l'espèce la forme d'un émolument
qui, en application des art. 5 et 8 al. 1 du règlement du Tribunal pénal fédéral du
31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure
pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sera fixé à CHF 2'000.--.
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