# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2cb56004-718e-54fb-bd12-7ef57eb157eb
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
, le contrat de bail conclu par les parties;
Attendu que par jugement
JTBL/286/2020
du 30 avril 2020, le Tribunal des baux et loyers a déclaré efficace le congé notifié le 26 avril 2018 à A_ pour le 31 mai 2018, fondé sur l'art. 257f CO;
Que la Cour, saisie d'un appel de la locataire, a, par arrêt du 22 mars 2021, confirmé le jugement susmentionné (
ACJC/345/2021
);
Que cet arrêt est définitif et exécutoire;
Que les locaux n'ont pas été restitués par la locataire;
Que, par requête du 27 mai 2021 au Tribunal des baux et loyers, le bailleur a requis l'évacuation de la locataire, assorties de mesures d'exécution directes du jugement d'évacuation, par la procédure de protection de cas clair;
Qu'à l'audience du 24 juin 2021 devant le Tribunal, le bailleur a persisté dans ses conclusions;
Que la locataire a sollicité l'octroi d'un sursis humanitaire d'une année, motif pris de sa santé fragile; qu'elle a produit un certificat médical datant du 2 octobre 2019;
Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience;
Que, par jugement
JTBL/582/2021
rendu le 24 juin 2021, le Tribunal a condamné la locataire à évacuer de sa personne et de ses biens et de toute autre personne faisant ménage commun avec elle l'appartement de 3 pièces situé au 1
er
étage de l'immeuble sis _, à Genève (ch. 1 du dispositif), a autorisé le bailleur à requérir l'évacuation par la force publique de la locataire dès le 30
ème
jour après l'entrée en force du jugement (ch. 2), a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3) et a dit que la procédure était gratuite (ch. 4);
Vu le recours déposé le 12 juillet 2021 par A_ contre ce jugement;
Qu'elle n'a pas pris de conclusions;
Que le bailleur a répondu au recours le 19 juillet 2021;
Que par courrier du 21 juillet 2021, A_ a préalablement requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal des baux et loyers;
Qu'invité à se déterminer, le bailleur a conclu, par écritures du 22 juillet 2021, au rejet de la requête d'effet suspensif;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Considérant que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par la recourante, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il ne se justifie pas de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du dispositif du jugement entrepris;
Qu'en effet, le recours est,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès;
Que le contrat de bail a été résilié, pour violation du devoir de diligence, pour le 31 mai 2019, soit depuis plus de deux ans;
Que la recourante n'a en effet ni allégué ni rendu vraisemblable avoir effectué des recherches en vue de se reloger;
Qu'en conséquence, la requête de la recourante sera rejetée.
* * * * *