# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 73c1263c-dafd-4a7a-83c3-1956d15601d2
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Sur demande de la personne détenue dans le cadre de la procédure Dublin, le Tribunal des mesures de contrainte statue sur la légalité et l’adéquation de la détention administrative conformément à l’art. 80a al. 3 LEtr (Loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005; RS 142.20; art. 16a al. 2 LVLEtr [Loi du 18 décembre 2007 d'application dans le canton de Vaud de la législation fédérale sur les étrangers; RSV 142.11]).
Les décisions prononcées par le Tribunal des mesures de contrainte peuvent faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal cantonal (art. 30 al. 1 LVLEtr), soit de la Chambre des recours pénale (art. 26 al. 1 ROTC [Règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007; RSV 173.31.1]), dans les 10 jours dès la notification de la décision attaquée. L’acte de recours doit être signé et sommairement motivé (art. 30 al. 2 LVLEtr).
2.
Par ordonnance du 13 septembre 2018, le Tribunal des mesures de contrainte a confirmé que l'ordre de détention, notifié le 11 septembre 2018 par le Service de la population à B._, alors détenu dans les locaux de l'Etablissement de Frambois, était conforme aux principes de la légalité et de l'adéquation, la durée de la détention étant réduite à 4 mois (I), et a dit que les frais de la cause étaient laissés à la charge de l'Etat et que l'indemnité due au défenseur d'office serait arrêtée à l'issue de la procédure de renvoi (II).
3.
Par acte du 24 septembre 2018, B._ a recouru contre l’ordonnance du 13 septembre 2018, en concluant à sa réforme en ce sens qu'il soit constaté que les conditions de sa mise en détention administrative n'étaient pas remplies et qu'en conséquence sa mise en liberté immédiate soit ordonnée.
A titre préliminaire, le recourant a sollicité l'octroi de l’effet suspensif à son recours.
4.
Le 5 octobre 2018, le Service de la population a informé la Cour de céans que le recourant était parti sous contrôle le 3 octobre 2018 à destination de Tunis (Tunisie).
En conséquence, le recours est devenu sans objet et la cause doit être rayée du rôle.
5.
Selon l’art. 25 al. 1 LVLEtr, lorsque la personne détenue est indigente, le conseil d’office reçoit une indemnité à la charge de la caisse de l’Etat, les dispositions relatives à la rémunération des défenseurs d’office en matière pénale étant applicables.
L'indemnité allouée au conseil d'office du recourant pour la procédure de recours sera fixée à 720 fr., plus la TVA, par 57 fr. 60, ce qui porte le montant alloué à 777 fr. 60, à la charge de l’Etat.
6.
L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 50 LPA-VD [Loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative; RSV 173.36] applicable par renvoi de l’art. 31 al. 6 LVLEtr).

## Considerations