# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6ba35b0f-7bae-5f7a-bc17-34b07464c282
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Rental and Lease

## Facts

EN FAIT
A.
a.
Du 1
er
février 2012 au 31 mars 2013,
A_, sous-bailleur, a sous-loué à B_, sous-locataire, un studio situé au 2
ème
étage de l'immeuble sis 1_ à Genève, moyennant un sous-loyer de 1'300 fr. par mois, charges comprises.
Le 1
er
mars 2012, B_ a remis en espèces à A_ 3'900 fr. à titre de garantie de loyer. Le sous-bailleur n'a pas déposé la garantie sur un compte bancaire au nom du sous-locataire.
b.
Le 1
er
avril 2013, A_ a restitué 1'900 fr. de la garantie de loyer à B_. A cette occasion, le sous-locataire a signé une quittance rédigée par le sous-bailleur en langue espagnole.
c.
En date du 9 avril 2013, A_ a retiré de son compte privé C_
1'000 fr. au Postomat de l'office de poste de Plainpalais, puis 950 fr. au guichet de ce même office. Il n'a pas effectué de retraits de ce compte le 1
er
mai 2013.
d.
En date du 30 avril 2013, D_, épouse de A_, a retiré au guichet de l'office de poste du Mont-Blanc 880 fr. de son compte privé C_ sur les
889 fr. 20 reçus le même jour de la Caisse cantonale genevoise de compensation AVS/AI/APG.
e.
Par requête dirigée contre A_, déposée le 12 novembre 2013 devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, déclarée non conciliée le 10 février 2014 et portée devant le Tribunal des baux et loyers le 18 février 2014, B_ a conclu au paiement de 2'000 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le
1
er
avril 2013 à titre de restitution du solde de la garantie de loyer.
Il a produit notamment copie de la quittance du 1
er
avril 2013.
f.
A_ a conclu au rejet de la demande avec suite de frais et dépens et à ce que le sous-locataire soit condamné à une amende pour plaideur téméraire.
Il a allégué avoir restitué l'intégralité de la garantie de loyer à B_ par deux versements, le premier de 1'900 fr. le 1
er
avril 2013 et le second de 2'000 fr. le
1
er
mai 2013.
Il a produit notamment une quittance de 2'000 fr., rédigée par lui-même en langue espagnole, portant la date du 1
er
mai 2013, ainsi que deux signatures, dont la sienne.
g.
Lors de l'audience du Tribunal du 22 mai 2014, A_ a déclaré que les deux remboursements de 1'900 fr. et 2'000 fr. avaient été effectués à son domicile, en présence de son épouse. Les 2'000 fr. provenaient à concurrence de 1'100 fr. d'un retrait effectué le 1
er
mai 2013 de son compte C_ et de 900 fr. de son épouse, qui venait de recevoir une allocation de maternité sur son propre compte C_.
B_ a contesté avoir signé la quittance datée du 1
er
mai 2013 et reçu la somme de 2'000 fr. qui y est mentionnée.
Le sous-bailleur a déposé les originaux des quittances des 1
er
avril et 1
er
mai 2013, ainsi que de onze quittances relatives au paiement du loyer.
h.
Le 26 juin 2014, le Tribunal a ordonné une expertise de la signature au nom du sous-locataire figurant sur la quittance datée du 1
er
mai 2013, les parties étant invitées à verser chacune 2'000 fr. à titre d'avance de frais avant le 29 août 2014.
Aucune des parties n'ayant procédé au versement de l'avance de frais, l'expertise n'a pas été effectuée.
i.
Lors de l'audience du Tribunal du 20 novembre 2014, A_ a déclaré avoir remis à B_ la somme de 2'000 fr. en billets de 100 fr. et 200 fr. Il disposait personnellement de 1'100 fr. qui lui restaient de son salaire perçu le 7 avril 2013 et son épouse lui avait prêté 900 fr. Il a expliqué s'être rendu à la poste du Pont-d'Arve avec son épouse, qui avait retiré 838 fr. en billets de 100 fr. à l'automate. Il s'est souvenu que c'était le 30 avril 2013.
Il a par la suite précisé que son épouse avait retiré un peu moins de 900 fr., puis lui avait dit qu'elle arrondissait la somme à 900 fr. Il a réitéré ses propos selon lesquels il avait payé les 2'000 fr. à B_ en coupures de 100 fr. et 200 fr. Il ne se souvenait pas très bien et ne pouvait expliquer comment le "un peu moins de 900 fr." s'étaient "transformés en billets de 100 fr. ou 200 fr." A_ a enfin indiqué avoir toujours eu les 1'100 fr. en espèces sur lui, dans sa poche, du 9 avril au 1
er
mai 2013.
Entendue comme témoin, l'épouse de A_ a déclaré avoir retiré 900 fr. le
1
er
avril 2013 à l'automate de la poste du Pont-d'Arve et avoir immédiatement remis cette somme à son mari, qui l'accompagnait. Le soir même, celui-ci avait remis l'argent à B_ en coupures de 100 fr. et 200 fr. Selon elle, son mari avait payé 2'900 fr. à B_, soit 1'000 fr. la première fois et 1'900 fr. la seconde fois. Elle a ensuite déclaré que lorsque son époux avait remis au sous-locataire les 2'000 fr., celui-ci avait signé le reçu daté du 1
er
mai 2013 versé à la procédure. Elle a enfin précisé que, le même jour, elle avait retiré l'argent, l'avait remis à son mari et celui-ci l'avait ensuite donné à B_.
j.
Dans leurs plaidoiries écrites, les parties ont persisté dans leurs conclusions et la cause a été gardée à juger.
B.
Par jugement du 16 avril 2015, reçu par les parties le 21 avril 2015, le Tribunal des baux et loyers (ci-après : le Tribunal) a condamné A_ à payer à B_ la somme de 2'000 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 1
er
avril 2013 (ch. 1 du dispositif), débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 2) et dit que la procédure était gratuite (ch. 3).
Le Tribunal a considéré que le sous-bailleur n'avait pas prouvé la restitution de la somme de 2'000 fr. au sous-locataire.
C. a.
Par acte déposé le 20 mai 2015 au greffe de la Cour de justice, le sous-bailleur forme "appel" contre ce jugement, dont il sollicite l'annulation. Il conclut, avec suite de frais et dépens, principalement, au déboutement du sous-locataire de toutes ses conclusions et, subsidiairement, au renvoi de la cause au Tribunal "pour expertise graphologique aux frais de l'intimé quant à l'avance".
b.
Le sous-locataire requiert, avec suite de frais et dépens, le déboutement du sous-bailleur de toutes ses conclusions et la confirmation du jugement entrepris. Il conclut à ce que les frais soient à charge du sous-bailleur en cas de renvoi de la cause au Tribunal pour expertise graphologique.
c.
Aux termes de leurs réplique et duplique, les parties ont persisté dans leurs conclusions.
d.
Elles ont été avisées le 11 août 2015 par le greffe de la Cour de ce que la cause était gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
1.
1.1
L'appel est recevable contre les décisions finales de première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales, l'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de 10'000 fr. au moins (art. 308
al. 2 CPC). Le recours est recevable contre les décisions finales de première instance qui ne peuvent pas faire l'objet d'un appel (art. 319 let. a CPC).
La valeur litigieuse étant en l'espèce de 2'000 fr., seule la voie du recours est ouverte.
1.2