# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 1a9ae2aa-c390-5cdd-8bbb-423358d74b1b
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le 22 novembre 2019, à 12h15, l’attention de la police s’est portée sur un véhicule de marque Ford C-Max, immatriculé à B._, stationné à C._, à Fribourg. Lors des contrôles d’usage, la conductrice a été identifiée comme étant A._, domiciliée à D._. Présentant des signes de consommation de stupéfiants (yeux vitreux, teint blême), la prénommée s’est soumise à un test préliminaire sur les stupéfiants qui se révéla positif au THC et à la benzodiazépine. Acheminée à l’HFR, site de Fribourg, A._ s’est, après avis du Procureur de permanence, soumise à une prise de sang et une récolte d’urine à 12h50 et 13h12. Un rapport médical a été établi. Lors de son audition, A._ nia toute consommation de stupéfiants en précisant consommer uniquement du CBD sous forme de tisane depuis son arrivée en Suisse.
B. Le 25 novembre 2019, le Ministère public a rendu une ordonnance de mandat d’examen de la personne, confirmant le mandat oral du 22 novembre 2019, à 12h45. Ledit mandat avait pour but d’apprécier l’aptitude de la prévenue à conduire et pour objet les examens du sang et de l’urine. Dite ordonnance, qui a été notifiée, sous pli recommandé, à l’adresse à D._ de A._, a été reçue en retour au Greffe du Ministère public le 13 janvier 2020. Elle a de nouveau été notifiée, sous pli recommandé, à l’adresse à D._ le 13 janvier 2020 et a été reçue en retour le 2 mars 2020. Le même jour, l’ordonnance a alors été adressée, sous pli prioritaire, à une adresse en Suisse ressortant du rapport de police.
C. Par acte daté du 9 mars 2020, mais remis à la Poste le 10 mars 2020, A._ a interjeté recours contre le mandat d’examen de la personne du 25 novembre 2019.
Le 16 mars 2020, le Ministère public a transmis à la Chambre pénale du Tribunal cantonal (: la Chambre pénale) le recours qui lui avait été adressé ainsi que son dossier.
Invité à se déterminer, le Ministère public a, par courrier du 7 mai 2020, conclu au rejet du recours, sans contester sa recevabilité.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les parties peuvent attaquer les décisions et les actes de procédure rendus par le ministère public (art. 393 al. 1 let. a CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007, RS 312.0]) dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 322 al. 2 CPP en relation avec l’art. 310 al. 2 CPP, art. 396 al. 1 CPP; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP), qui, dans le canton de Fribourg, est la Chambre pénale (art. 85 al. 1 LJ [loi sur la justice du 31 mai 2010, RSF 130.1]).
1.2. Selon l’art. 382 al. 1 CPP, toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a la qualité pour recourir contre celle-ci. Cet intérêt doit en principe être actuel et pratique. De cette manière, les tribunaux sont assurés de trancher uniquement des questions concrètes et non de prendre des décisions à caractère théorique (ATF 144 IV 81 consid. 2.3.1 et les réf. citées). Dans des circonstances particulières, le Tribunal fédéral
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examine le recours au fond malgré la perte de l'intérêt actuel du recourant. Au regard du principe de l'unité de la procédure, tel est le cas lorsque le recourant se prévaut, en le motivant suffisamment, d'un « grief défendable » fondé sur la CEDH (ATF 137 I 296 consid. 4.3.2 et 4.3.4).