# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6c3ce0a3-9b83-49b2-bd40-45b96bb61f35
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants :
A. Par arrêt du 30 septembre 2002, le Tribunal administratif a confirmé la décision du SPOP du 13 mars 2002 refusant à X._ la délivrance d'une autorisation de séjour par regroupement familial ensuite de la séparation de celle-ci avec un compatriote établi dans notre pays. A cette occasion, un délai au 1er novembre 2002 lui a été imparti pour quitter le canton de Vaud.
B. Par lettre du 27 novembre 2002, X._ a sollicité la délivrance d'un permis humanitaire, fondé sur l'art. 13 lit. f de l'ordonnance limitant le nombre des étrangers du 6 octobre 1986 (OLE) en raison d'un état dépressif. Une lettre du 21 novembre 2002 du Dr Michel Hosner à Yverdon a été produite à l'appui de cette demande. Le 16 décembre 2002, la recourante a joint à sa procédure une lettre d'Appartenances du 12 décembre 2002.
C. Le 18 décembre 2002, le SPOP a rendu la décision suivante :
"(...)
En effet, la requête qui nous a été présentée se fonde sur un certificat médical faisant état d'un accident automobile intervenu en juin 2002 et d'un traitement médical débuté en mai 2001.
Le Tribunal administratif ayant rendu son arrêt en septembre 2002, cet argument aurait donc parfaitement pu et dû être invoqué durant la précédente procédure.
S'ajoute à cela que le certificat médical ne démontre nullement que le traitement ne pourrait se poursuivre à l'étranger.
S'agissant maintenant de la requête fondée en application de l'art. 13 let f OLE, il sied de noter que l'intéressée a obtenu précédemment une autorisation de séjour par regroupement familial en raison de son mariage avec une personne titulaire d'une autorisation de séjour. A défaut d'avoir quitté notre pays, elle se trouve encore aujourd'hui sous le régime des exceptions aux mesures de limitation aux nombres maximums.
Dès lors, elle ne saurait prétendre à une autorisation de séjour fondée sur une exception aux mesures de limitation au sens de l'art. 13 let. f OLE dans la mesure où elle se trouve déjà sous un régime d'exceptions.
Partant, sous cet angle aussi sa requête du 3 avril 2002 doit être considérée comme irrecevable.
Il en résulte que Mme Y._ ne peut plus bénéficier d'une exception aux mesures de limitation. Elle devrait donc quitter la Suisse et présenter une nouvelle demande depuis l'étranger. En effet, il ne lui est pas possible de solliciter immédiatement une nouvelle autorisation contingentée car les nombres maximums ne sont pas valables pour les personnes qui ont reçu une autorisation de séjour selon les art. 3 al. 1 let. c ou 38 OLE (cf. art. 12 al. 2 OLE), comme cela a été le cas en l'espèce pour l'intéressée.
Par surabondance, on relèvera que la recourante était sous le coup d'un délai de départ au 1er novembre 2002 alors que sa demande de réexamen ne nous est parvenue que le 25 novembre 2002.
Il résulte de ce qui précède que dite requête est tardive et que Mme Y._ a commis de graves infractions à la LSEE en demeurant dans notre pays nonobstant le délai qui lui avait été imparti.

## Considerations