# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8a316f4c-16b6-533f-ab65-88cf4735567b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Rental and Lease

## Facts

EN FAIT
, le contrat de bail conclu par les parties, portant sur la location d'une chambre meublée n° 1_ située au 3
ème
étage de l'immeuble sis 2_, à Genève;
Attendu que le loyer, charges comprises, a été fixé en dernier lieu à 750 fr. par mois;
Qu'à la suite d'une vaine mise en demeure de régler la somme de 1'650 fr., à titre d'arriéré de loyer pour les mois de mai à juillet 2021, la bailleresse a, par avis officiel du 26 août 2021, résilié le contrat de bail pour le 30 septembre 2021;
Que les locaux n'ont pas été restitués par la locataire;
Que, par requête du 16 novembre 2021 au Tribunal des baux et loyers, la bailleresse a requis l'évacuation de la locataire, assorties de mesures d'exécution directes du jugement d'évacuation, par la procédure de protection de cas clair; qu'elle a également conclu au paiement de la somme de 3'900 fr. avec intérêts à 5% dès le 1
er
septembre 2021;
Qu'à l'audience du 14 décembre 2021 devant le Tribunal, la bailleresse a persisté dans ses conclusions, réduisant, décompte actualisé à l'appui, le montant de ses conclusions en paiement à 2'400 fr.;
Que la locataire n'était ni présente ni représentée;
Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience;
Que, par jugement motivé
JTBL/1089/2021
rendu le 14 décembre 2021, reçu par la locataire le 12 janvier 2022, le Tribunal a condamné la précitée à évacuer de sa personne et de ses biens et de toute autre personne faisant ménage commun avec elle la chambre meuble en cause (ch. 1 du dispositif), a autorisé la bailleresse à requérir l'évacuation par la force publique de la locataire dès l'entrée en force du jugement (ch. 2), a condamné la locataire à verser à la bailleresse la somme de 2'400 fr. avec intérêts moratoires à 5% l'an dès le 1
er
novembre 2021 (ch. 3), a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 4) et a dit que la procédure était gratuite (ch. 5);
Que par jugement
JTBL/86/2022
du 8 février 2022, le Tribunal a déclaré irrecevable la requête de A_ du 24 janvier 2022 tendant à ce qu'une nouvelle audience soit convoquée;
Vu le recours déposé le 21 février 2022 par A_ à la Cour de justice contre ce jugement;
Qu'elle a conclu à ce qu'il soit sursis à l'exécution de l'évacuation jusqu'au 31 mai 2022;
Que A_ a préalablement requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal des baux et loyers;
Qu'invitée à se déterminer, la bailleresse a conclu, par écritures du 28 février 2022, au rejet de la requête d'effet suspensif;
Que les parties ont été avisées par plis du greffe du 1
er
mars 2022 de ce que la cause était gardée à juger sur effet suspensif;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Considérant que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par la recourante, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il ne se justifie pas de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du jugement entrepris;
Que, le recours est,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès; Qu'en effet, la recourante n'ayant pas comparu en première instance, ses conclusions sont nouvelles et semblent, a priori, être irrecevables (art. 326 al. 1 CPC);
Qu'en conséquence, la requête de la recourante sera rejetée.
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