# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9db815ab-994a-5567-95af-44dd3cda3128
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que
Assura-Basis SA (ci-après : la demanderesse) a saisi le 15 mars 2019 le Tribunal de céans d'une requête en conciliation à l'encontre de Monsieur A_ (ci-après : le défendeur) en tant qu'administrateur du Centre B_ (Genève) B_ SA, du Centre C_ SA et de la Clinique D_ (ci-après : les sociétés) ;
Que cette cause est enregistrée sous le numéro A/1075/2019 ;
Que la tentative de conciliation des parties en date du 22 mai 2019 a échoué ;
Qu'Assura-Basis SA a adressé le 1
er
juillet 2019 au Tribunal de céans une demande en paiement à l'encontre des sociétés précitées dont le défendeur est administrateur, en reprenant les conclusions formulées à l'encontre du défendeur ;
Que cette cause a été enregistrée sous le numéro A/2556/2019 ;
Qu'au vu de cette nouvelle demande, le Tribunal de céans a invité la demanderesse à lui indiquer si elle maintenait la demande dirigée contre le défendeur ;
Que, par écriture du 12 juillet 2019, la demanderesse a informé le Tribunal de céans que son intention n'avait pas été de déposer une nouvelle demande mais de modifier la demande faisant l'objet de la présente procédure ;
Qu'elle ne maintenait toutefois pas sa demande dirigée contre le défendeur en sa qualité d'administrateur des sociétés en cause ;
Que le Tribunal de céans a dès lors demandé au défendeur s'il consentait à la substitution des parties requises par la demanderesse ;
Que, par écriture du 18 juillet 2019, celui-ci s'y est opposé ;

## Considerations

Attendu en droit
qu'en matière de procédure civile, il a été jugé que la désignation nominale de toutes les parties à la procédure est une condition essentielle pour l'examen de leur capacité d'être partie et d'ester en justice, ainsi que de leur légitimation (cf. ATF
131 I 57
consid.. 2.2 p. 62 s.); qu'une rectification de la désignation des parties est toutefois admissible si tout risque de confusion peut être exclu (ATF
136 III 545
c. 3.4.1;
131 I 57
c. 2.2;
120 III 11
c. 1b;
114 II 335
c. 3a; arrêt du Tribunal fédéral
4A_116/2015
consid. 3.5.1) ; qu'il convient cependant de distinguer la rectification des parties de la substitution de celles-ci, laquelle n'est admissible qu'aux conditions de l'art. 83 al. 4 du code de procédure civile du 19 décembre 2008 (CPC -
RS 272
), lequel prescrit qu'en l'absence de l'aliénation de l'objet du litige, la substitution de partie est subordonnée au consentement de la partie adverse; que cela est également prescrit en droit fédéral par l'art. 17 al.1 de la loi fédérale de procédure civile fédérale du 4 décembre 1947 (PCF;
RS 273
; applicable à la procédure de recours en matière de droit public devant le Tribunal fédéral conformément à l'art. 71 de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 - LTF -
RS 173.110
), selon lequel une personne peut se substituer à l'une des parties avec le consentement des autres parties, sous réserve des cas visés à l'art. 17 al. 3 PCF où le changement intervient de plein droit ;
Qu'il y a lieu d'appliquer ces dispositions légales et la jurisprudence s'y rapportant par analogie à la procédure administrative cantonale ;
Qu'en l'occurrence, concernant la question des parties à la procédure, il appert que la requête en conciliation de la demanderesse est formellement dirigée contre le défendeur, dès lors que la partie défenderesse est désignée par « le défendeur » ;
Que les sociétés précitées ne sont mentionnées que dans la mesure où le défendeur en est l'administrateur ;
Que, dans ces conditions, il ne peut être considéré que la demande est également dirigée contre ces sociétés ;
Que dans la mesure où le défendeur a la capacité d'être partie et d'ester en justice, une rectification des parties ne peut être admise ;
Quant à une substitution de partie, le défendeur n'y a pas consenti ;
Que la demande implicite de substitution de partie formulée par la demanderesse doit par conséquent être rejetée ;
Que cela étant, la présente demande demeure dirigée contre le seul défendeur ;
Que la demanderesse ayant expressément communiqué au Tribunal de céans qu'elle n'entendait pas maintenir la demande à son encontre, il convient de considérer qu'elle l'a retirée ;
Qu'il sied d'en prendre note et de rayer la cause du rôle ;
Qu'un éventuel appel en cause du défendeur dans la procédure A/2556/2019 est toutefois réservé ;
Que le défendeur étant assisté d'un avocat, il y a lieu de condamner la demanderesse à lui verser une indemnité à titre de dépens de CHF 100.- ;
Que la procédure devant le Tribunal arbitral n'étant pas gratuite (cf. art. 46 LaLAMal), les frais du Tribunal, de CHF 200.-, et l'émolument de justice, fixé à CHF 100.-, seront mis à la charge de la demanderesse ;