# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ef7dab04-8d06-4903-bafc-2d6b93e5a5a1
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
Par dix décisions séparées du 8 novembre 2019, la Juge de paix du district de Lavaux-Oron (ci-après : juge de paix) a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée par B._ (ci après : le poursuivi) dans chacune des dix poursuites nos a'aaa'aaa, b'bbb'bbb, c'ccc'ccc, d'ddd'ddd, e'eee'eee, f'fff'fff, g'ggg'ggg, h'hhh'hhh, i'iii'iii et j'jjj'jjj de l'Office des poursuites du district de Lavaux-Oron, notifiées au poursuivi à l'instance de l'État de Vaud, Administration cantonale des impôts, respectivement pour des montants de 17'747 fr. 70, 23'546 fr. 70, 2'695 fr. 85, 12'556 fr. 05, 22'359 fr. 80, 26'030 fr. 15, 19'145 fr. 75, 26'102 fr. 20, 22'322 fr. 10 et 26'482 fr. 45.
Par écritures du 31 janvier 2020, le poursuivi a requis de la juge de paix qu'elle " prenne note " qu'un accord avait été signé le 14 janvier 2016 entre, d'une part, son épouse et lui-même, et, d'autre part, l'Administration cantonale des impôts, mais que cette convention leur avait été " soutirée " par dol, tromperie et crainte fondée.
Le 6 février 2020, le poursuivi a déposé un recours contre chacun des dix prononcés de mainlevée définitive rendus le 8 novembre 2019 par la juge de paix.
Par dix arrêts séparés du 8 avril 2020, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après : la Cour des poursuites et faillites) a déclaré irrecevables chacun des dix recours du poursuivi, considérant que les écritures du 31 janvier 2020, s'il s'agissait d'un recours, étaient affectées de vices irréparables en raison d'un défaut de motivation et d'une absence de conclusions, et que les recours formés le 6 février 2020 étaient tardifs.
2.
Par actes du 29 avril 2020 adressés au Tribunal cantonal, B._ a, simultanément, requis du Tribunal cantonal une restitution du délai de recours au sens de l'art. 148 CPC et exercé un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt rendu le 8 avril 2020.
Par compléments du 12 mai 2020, le poursuivi a complété ses dix recours par la production d'une pièce supplémentaire.
Par dix arrêts séparés du 18 juin 2020, la Cour des poursuites et faillites a rejeté, dans la mesure de leur recevabilité, les requêtes de restitution de délai du poursuivi.
3.
La Cour des poursuites et faillites a ensuite transmis les dix causes au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence, afin de traiter les recours à l'encontre des arrêts rendus le 8 avril 2020.
Dans ses dix écritures de recours identiques du 29 avril 2020, le recourant fait valoir que la juge de paix aurait omis de tenir compte des déclarations tenues en audience par le représentant de l'Administration cantonale des impôts et déplore que son courrier du 31 janvier 2020 à cet effet n'ait pas été pris en considération, en faisant primer la forme sur le fond. Il conclut à l'annulation des arrêts entrepris et à ce que l'Administration cantonale des impôts entre en matière sur un accord transactionnel comprenant ses propositions de règlement.
En l'espèce, les dix recours (enregistrés sous nos 5D_139/2020 à 5D_148/2020) sont dirigés contre dix arrêts certes formellement distincts et notifiés séparément, mais qui concernent le même complexe de faits, opposent les mêmes parties, soulèvent les mêmes questions juridiques, résolues par la même motivation. Au surplus, B._ recourt contre chacun d'eux avec la même argumentation et les mêmes conclusions. Il y a donc lieu de joindre les dix causes, vu leur évidente connexité, pour des motifs d'économie de procédure, et de statuer à leur sujet dans un seul arrêt (art. 24 PCF applicable par analogie vu le renvoi de l'art. 71 LTF; ATF 131 V 59 consid. 1).
Eu égard à la valeur litigieuse en cause dans chacune des dix causes (art. 74 al. 1 let. b LTF), les présents recours sont traités comme des recours constitutionnel subsidiaires (art. 113 ss LTF).
Il apparaît que le recourant conteste le bien-fondé des créances en poursuite, faisant valoir sa propre version de la cause au fond, sans discuter la motivation d'irrecevabilité retenue par l'autorité précédente dans les arrêts déférés. Ce faisant, il ne soulève aucun grief, a fortiori constitutionnel, et dirigé contre les décisions attaquées. Dès lors que le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait violé la Constitution ou l'un de ses droits fondamentaux, ses dix recours ne satisfont pas aux exigences de motivation posées par les art. 106 al. 2 et 116 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF.
4.
En définitive, les dix recours doivent être déclarés irrecevables par une seule décision, selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF.
Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr. pour les dix causes, sont mis à la charge du recourant qui succombe (art. 66 al. 1 LTF).

## Considerations