# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 50235b82-a6c4-465f-8c74-5264834a44c8
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par acte du 6 novembre 2017, G._ a fait appel de l’ordonnance rendue le 19 octobre 2017 par la Juge de paix du district de Nyon. Elle a également requis le bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure d’appel.
L’intimée L._ n’a pas été invitée à se déterminer.
Par courrier du 17 novembre 2017, l’appelante a demandé que la procédure soit suspendue, un accord entre les parties étant sur le point d’être trouvé.
Le 13 décembre suivant, l’appelante a produit une convention signée par les parties les 4 et 7 décembre 2017 et a requis sa ratification pour valoir arrêt sur appel.
2.
Selon l'art. 241 al. 2 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force. Il convient d’en prendre acte et de rayer la cause du rôle (art. 241 al. 3 CPC), ce qui relève de la compétence du Juge délégué de la Cour de céans (art. 43 al. 1 let. a CDPJ [Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 ; RSV 211.02]).
3.
La requête d'assistance judiciaire formée par l’appelante G._ dans le cadre de son appel peut être admise, les conditions fixées par l'art. 117 CPC étant réalisées. Le bénéfice de l'assistance judiciaire lui sera ainsi octroyé avec effet au 6 novembre 2017, Me Laura Emonet étant désignée comme conseil d'office. L’appelante sera par ailleurs astreinte à verser une franchise mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1
er
janvier 2018 en mains du Service juridique et législatif du Canton de Vaud en application de l'art. 123 CPC (art. 5 RAJ [règlement du 7 décembre 2010 sur l'assistance judiciaire en matière civile ; RSV 211.02.3]).
4.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance, réduits d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RS 270.11.5), seront arrêtés à 774 fr. 65 (1'162 fr. x 2/3) pour G._, compte tenu du chiffre IX de la convention, et laissés provisoirement à la charge de l'Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC). Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance.
5.
Le conseil de l'appelante a indiqué dans sa liste d'opérations avoir consacré 9 heures et 21 minutes au dossier. Il y a toutefois lieu de déduire les opérations consacrées à la prise de connaissance des courriers adressés par l’autorité d’appel ou la partie adverse qui n’impliquent qu’une lecture cursive et brève (6 x 6 min). Il en va de même pour les avis de transmission ou « mémos » (3 x 6 min), ceux-ci ne pouvant être pris en compte à titre d’activité déployée par l’avocat, s’agissant de pur travail de secrétariat (CACI 18 janvier 2017/29). Il s'ensuit qu'au tarif horaire de 180 fr., l'indemnité de Me Emonet doit être fixée à 1'521 fr. ([9h21 – 0h54] x 180 fr.), montant auquel s'ajoutent les débours par 30 fr. et la TVA sur le tout par 124 fr. 10, soit 1'675 fr. 10 au total.
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

## Considerations