# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4280d2b4-1238-52c4-ab58-19e51b73c43b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 11 décembre 2008, le Service des prestations complémentaires (SPC) a fixé le montant des prestations complémentaires cantonales qui seraient versées à Madame M_ sur la base d’un calcul prenant en compte une somme de 6'606 fr. à titre de produit de biens immobiliers;
Que par courrier du 23 décembre 2008, l’intéressée a formé opposition en alléguant que le produit de son bien immobilier s’élevait à 700 euros par année seulement;
Que par décision sur opposition du 2 février 2009, le SPC a confirmé sa décision du 11 décembre 2008;
Que par écriture du 16 mars 2009, la bénéficiaire a interjeté recours auprès du Tribunal de céans;
Qu’invité à se déterminer, le SPC, dans sa réponse du 31 mars 2009, a conclu au rejet du recours;
Qu’entre-temps, en date du 19 mars 2009, le SPC a toutefois rendu une nouvelle décision aux termes de laquelle il a recalculé le droit aux prestations complémentaires de la bénéficiaire à compter du 1er janvier 2009 en se basant toujours sur le même montant à titre de produit d’un bien immobilier mais en modifiant par ailleurs les montants retenus au titre des dépenses reconnues;
Que la bénéficiaire a également formé opposition contre cette décision en date du 31 mars 2009, en produisant copie de sa déclaration d’impôt 2008;
Qu’en date du 15 mai 2009, le SPC a rendu une décision sur opposition aux termes de laquelle il a accepté de reprendre ses calculs sur la base de la déclaration d’impôt produite et de ne retenir que le montant de 1'050 fr. à titre de produit de bien immobiliers, avec effet rétroactif au 1er janvier 2008;
Que le SPC en a informé le Tribunal de céans par courrier du 18 mai 2009;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que la loi genevoise du 22 novembre 1941 sur l’organisation judiciaire (LOJ; E 2 O5) a été modifiée et a institué, dès le 1er août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales (TCAS), lequel, conformément à l'art. 56 V LOJ, connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 19 mars 1965 (LPC; art. 56 V al. 1 let. a ch. 3 LOJ) et à l’art. 43 de la loi cantonale du 25 octobre 1968 sur les prestations cantonales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité (LPCC; art. 56 V al. 2 let. a LOJ);
Que la compétence du Tribunal de céans pour juger du cas d’espèce est donc établie ;
Qu’en matière de prestations complémentaires fédérales, les décisions sur opposition sont sujettes à recours dans un délai de 30 jours (art. 56 al. 1 et 60 al. 1er LPGA ; cf. également art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité [LPFC]) auprès du tribunal des assurances du canton de domicile de l’assuré (art. 58 al. 1 LPGA);
Que, s’agissant des prestations complémentaires cantonales, l’art. 43 de la loi du 25 octobre 1968 sur les prestations cantonales complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité (LPCC) ouvre les mêmes voies de droit;
Qu’en l’espèce, le recours a été déposé dans les forme et délai imposés par la loi, de sorte qu’il est recevable;
Que selon l’art. 53 al. 3 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), l’assureur peut reconsidérer une décision sur opposition contre laquelle un recours est formé jusqu’à l’envoi de son préavis;
Que l’intimé n’a pas usé de cette possibilité en l’espèce, mais a, par le biais d’une autre décision sur opposition, tout de même fait droit aux conclusions de la recourante;
Qu’il convient cependant, pour la bonne forme, d’admettre le recours et d’annuler les décisions des 11 décembre 2008 et 2 février 2009, désormais obsolètes.