# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 44d3d1f1-9bbf-5021-a95e-5a8483400dd7
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 7 juin 2018, l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI), a mis Madame A_ (ci-après : l’assurée), née en 1973, au bénéfice d'un trois-quarts de rente basé sur un degré d’invalidité de 64% à compter du 1
er
avril 2017 ;
Que l'assurée, représentée par le Syndicat UNIA, a interjeté recours le 6 juillet 2018 contre ladite décision auprès de la Cour de céans ;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 8 août 2018, constatant, sur la base de l’avis du service médical régional AI du 25 juillet 2018, qu’il était nécessaire « d’examiner plus avant les conséquences et l’ampleur de la détérioration de l’état de santé de la recourante à partir du mois de mars 2018 », a conclu à ce que le dossier lui soit renvoyé pour instruction complémentaire ;
Que l’intimé a tenu à souligner que les poussées de la maladie attestées récemment ne lui avaient pas été annoncées avant la notification de la décision litigieuse et a demandé à ce qu’il en soit tenu compte lors de la fixation du montant des frais de procédure.

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu'en vertu de l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis ;
Qu'en l'occurrence l'intimé a proposé le renvoi du dossier - partant, l'admission partielle du recours - sans rendre de décision formelle ;
Qu'il convient dès lors de rendre un arrêt en ce sens ;
Que la recourante obtient partiellement gain de cause dès lors que l'intimé a admis que l'instruction de son dossier nécessitait d'être complétée, si bien qu’elle a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire.