# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5714d28e-8f25-5562-9826-fef877e851ed
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents hors mariage de C._, née en 2008. Cette dernière vit avec sa mère qui détient seule l’autorité parentale.
Depuis 2009, les parents sont en désaccord concernant l’exercice du droit de visite de B._ sur sa fille et la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) est intervenue à plusieurs reprises afin d’instaurer un droit de visite en faveur du père, notamment en instituant une curatelle des relations personnelles. Cette mesure n’a toutefois pas permis de régler l’organisation du droit de visite du père et ce dernier a renoncé à exercer son droit de visite de sorte que la curatelle instaurée en faveur de C._ a été levée par décision de la Justice de paix du 4 novembre 2010 (DO I 246 ss).
B. Par courriel du 4 décembre 2014, A._ a fait part à la Justice de paix des difficultés qu’elle rencontrait avec le père de sa fille. En substance elle a indiqué qu’elle avait repris contact avec lui et qu’ils avaient décidé de se voir de temps en temps, pour le bien de C._. Néanmoins, en raison des tensions et des disputes liées au mode de vie marginal de B._ (vie en collocation, fêtes, alcool, manque d’hygiène), A._ a mis un terme à ces rencontres, ce que le père n’accepte pas, raison pour laquelle elle requiert que la Justice de paix règle le droit de visite de B._ sur sa fille (DO II 1-2).
Le 13 janvier 2015, les parties ont comparu à la séance de la Justice de paix. A cette occasion, A._ a déclaré qu’elle et sa fille avaient revu l’intimé à plusieurs reprises, que les rencontres s’étaient bien passées mais que par la suite elles avaient pris trop d’ampleur. Elle a indiqué qu’elle souhaitait que l’intimé ait un endroit pour voir sa fille, tel que son domicile, mais qu’elle refusait qu’elle y passe la nuit. Elle a précisé qu’elle désirait que le droit de visite du père se mette en place progressivement et selon un planning déterminé et a requis la mise en place d’une mesure de curatelle de surveillance des relations personnelles. B._ a quant à lui relevé que les rencontres avec sa fille avaient été progressivement plus nombreuses. Il a indiqué qu’il ne voulait pas voir sa fille de temps en temps mais qu’il souhaitait faire partie de sa vie et l’élever. Il a en outre mentionné qu’il désirait que son droit de visite soit fixé selon un planning établi, qu’il acceptait qu’il soit progressif mais qu’à terme, il aimerait pouvoir exercer l’autorité parentale sur sa fille et éventuellement partager sa garde avec sa mère (DO II 13 ss).
C. Par décision du même jour, la Justice de paix a fixé le droit de visite de B._ sur sa fille à raison d’un mercredi sur deux, de 14 heures à 18 heures. Elle a également instauré une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l’art. 308 al. 2 CC en faveur de C._ ayant pour objet de veiller au bon déroulement du droit de visite, à l’organisation de ses modalités pratiques, de veiller à son exercice régulier et de favoriser la communication entre les parents. De plus, la Justice de paix a invité la curatrice à lui soumettre un rapport sur la situation dans un délai de trois mois, en indiquant en particulier quelles sont les conditions d’accueil au domicile du père et soumettra, cas échéant, une proposition concernant un éventuel élargissement du droit de visite du père (DO II 16 ss).
D. En date du 12 février 2015, A._ a interjeté recours contre cette décision contestant la fixation des modalités du droit de visite de B._ en ce sens qu’elle requiert qu’il soit exercé au Point Rencontre.
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Invitée à se déterminer sur le recours, la Juge de paix s’est référée à sa décision du 13 janvier 2015.
L’intimé ne s’est quant à lui pas déterminé dans le délai qui lui a été imparti pour le faire.

## Considerations

en droit
1. a) Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 du Code civil [CC], 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).