# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b329be9d-57b8-52a9-971e-4b7aebf0e44b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

EN FAIT
A.
Le 29 septembre 2006, A_ (ci-après : le locataire), d'une part, et B_, C_, D_ (ci-après : les bailleurs), d'autre part, ont conclu un contrat de bail à loyer portant sur la location d'un appartement de cinq pièces situé au 3
ème
étage de l'immeuble sis _ à Genève.
Le montant du loyer a été fixé, en dernier lieu, à 4'200 fr. par mois, charges comprises.
Le contrat, conclu pour une durée initiale de deux ans, était renouvelable tacitement.
B.
Par avis comminatoire du 11 novembre 2011, les bailleurs ont mis en demeure le locataire de leur régler dans les trente jours le montant de 29'400 fr. à titre d'arriéré de loyer et de charges pour la période du 1
er
mai 2011 au 30 novembre 2011. Ils l'ont informé de leur intention, à défaut de paiement intégral de la somme réclamée dans le délai imparti, de résilier le bail conformément à l'art. 257d CO.
Considérant que la somme réclamée n'avait pas été intégralement réglée dans le délai imparti, les bailleurs ont, par avis officiel du 23 décembre 2011, résilié le bail pour le 21 janvier 2012.
Statuant à la suite de la contestation du congé par le locataire, le Tribunal des baux et loyers a déclaré celui-ci efficace par jugement
JTBL/134/2013
du 8 février 2013, exécutoire dès le 22 avril 2013.
C.
Par requête déposée au Tribunal des baux et loyers le 3 mai 2013, les bailleurs ont requis l'évacuation immédiate du locataire de l'appartement sis _ et l'exécution immédiate du jugement.
Lors de l'audience de débats du 4 septembre 2013, les bailleurs ont précisé que le montant dû par le locataire s'élevait à 91'479 fr à ce jour et qu'aucun versement n'avait été effectué depuis le 3 juillet 2012.
Le locataire a pour sa part expliqué, notamment, qu'il ne disposait plus de permis de séjour en Suisse, qu'il travaillait à l'étranger comme indépendant et gagnait environ 5'000 fr. par mois.
D.
Par jugement du 9 septembre 2013, communiqué aux parties le lendemain, le Tribunal des baux et loyers a condamné A_ à évacuer immédiatement l'appartement qu'il occupait, sis _ (ch. 1 du dispositif), autorisé les bailleurs à requérir l'évacuation par la force publique de A_ dès l'entrée en force du jugement (ch. 2), débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3) et dit que la procédure était gratuite (ch. 4).
E.
Par acte déposé au greffe de la Cour le 25 septembre 2013, le locataire a formé "appel" contre ce jugement. Il a conclu à ce que son évacuation de l'appartement soit ordonnée au 31 décembre 2013 et à ce que les bailleurs soient autorisés à requérir son évacuation par la force dès le 1
er
janvier 2014. Il a invoqué le fait que le Tribunal n'avait pas fait application du principe constitutionnel de la proportionnalité.
Aux termes de leur réponse à l'appel, les bailleurs s'en sont rapporté à l'appréciation de la Cour quant au respect du délai d'appel et ont conclu au déboutement du locataire de toutes ses conclusions et à la confirmation du jugement entrepris. Ils ont précisé que l'arriéré de loyer s'élevait désormais à 96'758 fr., en l'absence de tout paiement intervenu depuis le 3 juillet 2012.
Les parties ont été informées de la mise en délibération de la cause par avis de la Cour du 10 octobre 2013.

## Considerations

EN DROIT
1.
Le jugement entrepris a prononcé l'évacuation immédiate du locataire et a ordonné l'exécution de cette décision.
La voie de l'appel est ouverte contre les décisions d'évacuation (art. 308 CPC), mais pas contre celles du Tribunal de l'exécution (art. 309 let. a CPC), contre lesquelles le recours est ouvert (art. 319 let. a CPC), dans la mesure où il s'agit d'une décision finale.
En l'espèce, le locataire ne conteste pas son évacuation, en tant que telle, mais réclame uniquement un délai pour l'exécution de celle-ci. Le principe même de l'évacuation n'est pas remis en question, mais le moment où celle-ci doit intervenir. Dans la mesure où c'est dès lors l'exécution de l'évacuation qui est litigieuse en l'espèce, seule la voie du recours est ouverte. Le fait que le recourant déclare former un appel n'est pas déterminant, en tant que tel, pour la recevabilité de ses conclusions.
2. 2.1
Le délai de recours est de dix jours (art. 321 al. 2 CPC), le Tribunal ayant rendu sa décision en procédure sommaire (art. 339 al. 2 CPC).
Le jugement, reçu par le recourant le 18 septembre 2013, a été déposé au greffe de la Cour le 25 septembre suivant, soit dans le délai prévu.
2.2