# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7c69ed34-3d10-57b1-a8a1-896e8756afb7
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Par décision du 8 juin 2017, la direction générale des systèmes d’information a informé terreActive AG (ci-après : terreActive) que, dans le cadre de l’appel d’offres « 153245 – projet Aladin (agrégation des logs Appliquée à la Détection des Incidents) », son offre n’avait pas été retenue. Le marché avait été attribué à la société Hacknowledge pour la somme totale de CHF 399'900.-, hors taxes.![endif]>![if>
Il était précisé que cette décision pouvait faire l’objet d’un recours à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) dans les dix jours dès sa réception.
2) Par courrier recommandé daté du 19 juin 2017, mis à la poste le 21 juin 2017 à 16h26 et reçu par la chambre administrative le 22 juin 2017, terreActive a formé recours contre la décision d’attribution précitée.![endif]>![if>
Le premier paragraphe de cet acte indiquait « nous avons reçu la décision d’adjudication le 9 juin 2017. Nous avons 10 jours ouvrables jusqu’au 23 juin 2017 pour répondre ».
3) Le recours a été transmis, pour information, à l’autorité adjudicatrice.![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1) Le marché public litigieux est soumis aux accords internationaux, soit en particulier aux dispositions de l’Accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 1994 (AIMP -
L 6 05
), de la loi autorisant le Conseil d’État à adhérer à l’Accord intercantonal sur les marchés publics du 12 juin 1997 (LAIMP -
L 6 05.0
) et du règlement sur la passation des marchés publics du 17 décembre 2007 (RMP -
L 6 05.01
).![endif]>![if>
2) a. Selon l’art. 17 ch. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), les délais commencent à courir le lendemain de leur communication ou de l’événement qui les déclenche.![endif]>![if>
b. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même. Celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (
ATA/606/2014
du 29 juillet 2014 consid. 3a ;
ATA/105/2014
du 18 février 2014 consid. 3a ;
ATA/347/2012
du 5 juin 2012 consid. 4a ;
ATA/284/2012
du 8 mai 2012 consid. 4 ;
ATA/50/2009
du 27 janvier 2009 consid. 2 et les références citées).
c. S’agissant d’un acte soumis à réception, telle une décision ou une communication de procédure, la notification est réputée faite au moment où l’envoi entre dans la sphère de pouvoir de son destinataire (Pierre MOOR, Droit administratif, vol. 2, 3
ème
éd., 2011, pp. 302-303 n. 2.2.8.3). Un envoi est réputé notifié à la date à laquelle son destinataire le reçoit effectivement.
d. Selon l'art. 16 al. 3 LPA, la restitution pour inobservation d’un délai imparti par l’autorité peut être accordée si le requérant ou son mandataire a été empêché sans sa faute d’agir dans le délai fixé. La demande motivée doit être présentée dans les dix jours à compter de celui où l’empêchement a cessé. Comme cela ressort expressément du texte légal, cette disposition ne s'applique toutefois qu'aux délais fixés par l'autorité, et non aux délais légaux comme dans la présente espèce.
3) En l’espèce, la décision querellée est une décision d’adjudication, qui a été reçue par la recourante le 9 juin 2016.![endif]>![if>
En conséquence, le premier jour du délai était le samedi 10 juin 2017 et le dernier jour était le mardi 20 juin 2017.
Le recours, mis à la poste le 21 juin 2017, est en conséquence tardif.
4) Les cas de force majeure sont réservés, conformément à l’art. 16 al. 1 2
ème
phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (
ATA/105/2014
précité consid. 5 ;
ATA/54/2014
du 4 février 2014 consid. 3c ;
ATA/105/2012
du 21 février 2012 consid. 6b et les références citées). ![endif]>![if>
La recourante ne se prévaut pas d’un tel cas. L’éventualité selon laquelle elle aurait par erreur considéré que le délai de dix jours ne contenait que les jours ouvrables, ne permet pas de restituer le délai.
5) Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable sans instruction complémentaire (art. 72 LPA). Un émolument de CHF 1'000.- sera mis à la charge de la recourante (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
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