# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5894cc8b-d11a-42c1-bf5c-4bbeb29c2b45
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par jugement du 28 novembre 2016, dont les motifs ont été communiqués aux parties le 12 décembre 2016, le Président du Tribunal des baux a ordonné à l’intimé B._ d’immédiatement quitter et rendre libre de tout occupant et tout objet lui appartenant l’appartement de quatre pièces et demie situé au 1
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étage de l’immeuble sis au chemin [...], à [...] (I), a dit qu’à défaut pour l’intimé de quitter volontairement les locaux mentionnés sous chiffre I ci-dessus dans un délai de vingt jours dès décision exécutoire, l’huissier du Tribunal des baux était chargé de procéder à l’exécution forcée de la décision sur requête de W._, avec au besoin l’ouverture forcée des locaux (II), a ordonné aux agents de la force publique de concourir à l’exécution forcée de la décision, s’ils en étaient requis par l’huissier du Tribunal des baux (III), a rendu le jugement sans frais judiciaires ni dépens (IV) et a déclaré irrecevables toutes autres ou plus amples conclusions (V).
2.
Le jugement motivé a été notifié à B._ le 20 décembre 2016.
Par courrier du 29 décembre 2016, adressé au Tribunal des baux et transmis à la Cour d’appel civile comme objet de sa compétence, B._ a requis une prolongation du délai pour déposer un appel contre ce jugement.
Le 30 décembre 2016, le Président de la Cour de céans a informé B._ que le délai d’appel de dix jours était un délai légal qui ne pouvait pas être prolongé.
3.
Par acte daté du 10 janvier 2017, B._ a déposé un « recours » contre le jugement précité.
4.
Lorsque la décision entreprise a été rendue en procédure sommaire, comme c’est le cas dans la procédure du cas clair (art. 248 let. b CPC [Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 ; RS 272]), le délai d’appel est de dix jours (art. 314 al. 1 CPC) et n’est pas suspendu par les féries, ce à quoi les parties doivent être rendues attentives (art. 145 al. 2 let. b et al. 3 CPC).
En l’espèce, le jugement entrepris mentionne sous l’indication des voies de droit que le délai d’appel de dix jours n’est pas suspendu par les féries. L’appelant a indiqué avoir retiré le jugement litigieux le mardi 20 décembre 2016. Le délai d’appel de dix jours est ainsi arrivé à échéance le 30 décembre 2016 ; l’appel, daté du 10 janvier 2017 est par conséquent tardif.
5.
Il convient donc de déclarer l’appel irrecevable selon le mode procédural de l’art. 312 al. 1 CPC.
L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]).

## Considerations