# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b1bfc212-a7f5-592d-8534-6cb3495275a3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_004
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Rental and Lease

## Facts

Attendu, EN FAIT, que la locataire occupe un appartement de 3 pièces au 1
er
étage de l'immeuble sis _ à _ (Genève) depuis 2006;
Que son contrat de bail a été résilié le 13 mai 2015 pour le 30 juin 2015 pour défaut de paiement;
Qu'un délai de départ au 30 septembre 2016 a été octroyé par le bailleur à la locataire pour quitter les locaux;
Que dans le cadre de la procédure d'évacuation initiée par le bailleur, celui-ci a accepté un nouveau délai au 31 janvier 2018 pour la restitution des locaux, selon procès-verbal d'évacuation du 31 janvier 2017 de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers;
Que l'exécution de cette décision a été requise le 2 mai 2018, une audience à laquelle la locataire ne s'est pas présentée ayant eu lieu le 7 juin 2018;
Que le jour-même le Tribunal a prononcé l'exécution de l'évacuation, motivée et communiquée le 2 août 2018 (
JTBL/545/2018
);
Qu'il a par ailleurs par décision (
OTBL/689/2018
) du 30 juillet 2018, refusé de reconvoquer une audience comme requis par la locataire;
Que par recours du 10 août 2018, la locataire conteste ces deux décisions, requérant l'effet suspensif pour chacune d'elle;
Que l'intimé conclut au rejet de la requête d'octroi d'effet suspensif à la décision du 30 juillet 2018 et s'en rapporte à justice quant à la requête relative au jugement du 2 août 2018;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les décisions du tribunal en matière d'exécution (art. 309 let. a CPC; art. 319 let. a CPC);
Que, déposé selon la forme requise et dans le délai légal (art. 142 al. 3, 321 al. 1 et 2 CPC), le recours est recevable;
Que le recours contre la décision relative à l'exécution de l'évacuation n'a pas d'effet suspensif, l'instance de recours pouvant toutefois suspendre le caractère exécutoire attaché à celle-ci (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(cf. Jeandin, in Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/Jeandin/ Schweizer, n. 6 ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'en l'espèce, tout d'abord la décision du 30 juillet 2018 est une décision d'instruction qui n'est pas susceptible de faire l'objet d'un effet suspensif, de sorte que la
requête doit être rejetée en ce qui la concerne;
Que d'autre part, s'agissant du jugement du 2 août 2018, force est d'admettre, indépendamment des arguments soulevés par la locataire, qu'au vu de l'état de fait rappelé ci-dessus et notamment de la longue période octroyée d'ores-et-déjà à la recourante pour quitter les lieux, il n'y a pas d'urgence à l'exécution immédiate de la décision invoquée, l'intimé, qui s'en rapporte à justice sur ce point, ne prétendant pas à l'existence d'un dommage difficilement réparable de ce fait;
Qu'enfin, il sera statué sur le fond du recours dans des délais très brefs, l'instruction sur le fond étant en cours (art. 339 al. 2 CPC).
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