# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 711ccef0-9fd1-5e66-b90d-dcd9e96cee03
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que Monsieur K_ a été mis au bénéfice d'un délai-cadre d'indemnisation courant du 1
er
octobre 2004 au 30 septembre 2006 ;
Que par décision du 14 mars 2005, le service des mesures cantonales (ci-après : section PCM) a indiqué que des indemnités à 100% ne lui seraient versées que jusqu'au 14 mars 2005 compte tenu du fait qu'il avait retrouvé une pleine capacité de travail
dès le 15 mars 2006 ;
Que le 14 avril 2005, l'assuré a formé réclamation contre cette décision ;
Que par décision sur opposition du 24 mars 2006, le groupe réclamations de l'office cantonal de l'emploi (OCE) a confirmé la décision du 14 mars 2005 ;
Que par courrier du 11 mai 2006, l'assuré a interjeté recours contre cette décision en demandant que lui soient octroyées des prestations cantonales de chômage en cas d'incapacité de travail à 100% du 15 mars 2005 au 25 octobre 2005 et à 50% du 26 octobre 2005 au 30 septembre 2006 avec suite de frais et dépens ;
Qu'invité à se prononcer, l'intimé, dans sa réponse du 8 juin 2006, a proposé - après réexamen du dossier et notamment de l'avis du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) du 10 novembre 2005 admettant une incapacité de travail de l'intéressé de 50% depuis le mois de mars 2004 - que des prestations cantonales de chômage en cas d'incapacité de travail à 50% soient octroyées dès le 15 mars 2005 et jusqu'à l'épuisement du droit aux 270 indemnités journalières PCM, à savoir jusqu'au 24 novembre 2005 au plus tard ;
Que par courrier du 21 juin 2006, l'assuré a demandé que lui soient également octroyées des prestations cantonales de chômage en cas d'incapacité de travail de 100% entre le 15 mars 2005 et le 25 octobre 2005 puis à 50% à compter de cette date ;
Qu'il a cependant admis que les prestations demandées ne pourraient être octroyées que jusqu'au 24 novembre 2005 au plus tard ;
Que par courrier du 6 juillet 2006, l'intimé a maintenu que l'incapacité de travail devait être fixée à 50% depuis mars 2004 ;
Que le 24 octobre 2006, le recourant a accepté la proposition de décision formulée par l'intimé le 8 juin 2006 ;

## Considerations

Considérant en droit
que la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1er août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ);
Que, s
uite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs;
Que, conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 8 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 LPGA relatives à la loi fédérale sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité du 25 juin 1982 (LACI);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Qu'au vu du dossier et de l'avis du SMR, l'intimé, par courrier du 8 juin 2006, a proposé d'octroyer à l'assuré des
prestations cantonales de chômage en cas d'incapacité de travail à 50% dès le 15 mars 2005 et jusqu'à l'épuisement du droit aux 270 indemnités journalières PCM, à savoir jusqu'au 24 novembre 2005 ;
Que le recourant a adhéré à cette proposition;
Qu'il convient dès lors de rendre un jugement en ce sens;
Que force est dès lors de constater que le litige devient sans objet ;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire ;
Que conformément à la jurisprudence constante du Tribunal fédéral des assurances, le recourant a droit à des dépens, même lorsque la procédure est sans objet, pour autant que les chances de succès du procès le justifient (ATF
110 V 57
consid. 2a ; RCC 1989 p. 318 consid. 2b);
Que tel est le cas en l’espèce dès lors que le recourant obtient partiellement gain de cause.