# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** fffe1368-12ea-4649-887e-a24ed2c5febe
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
a.
A_ (ci-après : l’employeur, la société ou la défenderesse), anciennement B_, est une société anonyme, inscrite au registre du commerce (ci-après : RC) de Genève, ayant pour but social, toute transaction, notamment le commerce, la fourniture, le transport, le stockage et la distribution de matières premières ainsi que tous conseils et services y relatifs. Madame C_(ci-après : l’administratrice) est inscrite comme administratrice, avec signature individuelle, depuis le 15 mars 2019. ![endif]>![if>
b.
Bâloise-Fondation collective pour la prévoyance professionnelle obligatoire (ci-après : la fondation ou la demanderesse) est inscrite au RC du canton de Bâle-Ville en qualité de fondation de prévoyance professionnelle.
c.
Par contrat numéro 2_ (ci-après : le contrat d’affiliation) daté, respectivement du 6 juin 2019 pour la signature de l’employeur et du 4 juin 2019, pour la signature des organes de la fondation, l’employeur s’est affilié à la fondation, à la date d’entrée en vigueur du 4 mars 2019, pour la couverture des prestations de prévoyance de l’ensemble du personnel de la société. Le contrat d’affiliation se réfère, à son chiffre 3, à une série d’annexes constituant les bases juridiques contraignantes des rapports entre les parties, notamment - mais pas exclusivement - le règlement de prévoyance, le règlement de caisse, le règlement d’organisation, le règlement électoral, le règlement de placement, le règlement de liquidation partielle, le règlement des coûts ainsi que les conditions d’utilisation du service en ligne en vigueur « Business Life Direct » (ci-après : BLD), soit une plate-forme informatique mise à disposition par la demanderesse et permettant, entre autres, d’annoncer les entrées et sorties des assurés dans le cas de l’assurance de la prévoyance professionnelle. La convention BLD a été signée par la défenderesse, en date du 5 juin 2019.
d.
Par l’intermédiaire de la société de conseil D_, la défenderesse a annoncé, le 6 juin 2019, quatre employés à la demanderesse. En date du 3 juillet 2019, la demanderesse a confirmé que les quatre employés de la défenderesse étaient assurés auprès d’elle, depuis le 4 mars 2019.
e.
En date du 22 août 2019, la défenderesse a annoncé via BLD la sortie de l’un de ses employés, Monsieur E_, au 31 juillet 2019. La demanderesse a alors établi, le 23 août 2019, la facture correspondant à la sortie de l’employé, pour un montant total de CHF 18'654.20.
f.
Faute de paiement, la demanderesse a renouvelé sa demande en paiement, en date du 16 septembre 2019, en envoyant un avis d’arriérés de primes et en demandant à la défenderesse qu’elle verse un montant minimum de CHF 10’925.70 jusqu’au 30 septembre 2019.
g.
En date du 10 octobre 2019, la demanderesse a envoyé, à nouveau, une facture pour le montant de CHF 18’654.20 auquel était venu s’ajouter un montant de CHF 3.90, concernant la perception de la prestation de libre passage de Mme C_. Le montant total dont le paiement était réclamé par la demanderesse à la défenderesse était de CHF 18’658.10. Suite à une première sommation de payer datée du 22 octobre 2019, le montant minimum réclamé, soit CHF 13'535.60, a été payé par la défenderesse à la demanderesse, en date du 8 novembre 2019.
h.
En l’absence de paiement du solde, la demanderesse lui a fait parvenir en date du 23 décembre 2019, une sommation de payer le montant minimum de CHF 3'415.- jusqu’au 13 janvier 2020, en lui rappelant qu’en cas de nouvelle sommation, elle était autorisée, selon le règlement des coûts, à lui facturer, à titre de frais, un montant de CHF 100.-. Non réclamée par la défenderesse, cette sommation de payer a été retournée à la demanderesse, en janvier 2020.
i.
En l’absence de paiement, la demanderesse a envoyé une deuxième sommation, le 4 février 2020, réclamant le paiement d’un montant de CHF 5'726.30 comprenant des frais de sommation à hauteur de CHF 100.- et des intérêts à hauteur de CHF 25.10. En cas de non-paiement au 18 février 2020, la défenderesse était informée que le contrat d’affiliation serait résilié au 29 février 2020. La défenderesse s’est exécutée par paiement du montant de CHF 5'726.30, en date du 21 février 2020.
j.
Une nouvelle demande de paiement a été envoyée par la demanderesse à la défenderesse, le 16 avril 2020, réclamant le paiement d’un montant minimum de CHF 6'067.50 jusqu’au 30 avril 2020. Faute de paiement, la demanderesse a envoyé à la défenderesse, le 26 mai 2020, une sommation de paiement du montant minimum de CHF 8'015.05 jusqu’au 10 juin 2020.
k.
Suite au silence de la défenderesse, la demanderesse a effectué le retrait de couverture au 31 août 2020 et a établi une nouvelle facture, en date du 24 juillet 2020, pour un montant total de CHF 15'805.-.
l.
Le 27 juillet 2020, la demanderesse a envoyé une deuxième sommation à la défenderesse, réclamant le paiement de CHF 16’223.75, soit le montant préalablement réclamé, plus CHF 100.- de frais de sommation et CHF 318.75 pour les intérêts. Elle a également informé les membres du comité de caisse que les cotisations réglementaires impayées représentaient un arriéré de plus de trois mois et facturé un montant supplémentaire de CHF 200.- correspondant au règlement des coûts.
m.
En l’absence de réaction de la défenderesse, la demanderesse l’a relancée, par courrier du 10 août 2020, en ajoutant que son compte était débité de CHF 50.- pour le second envoi de la sommation en application du règlement des coûts.
n.
Faute de réponse de la défenderesse, la demanderesse lui a annoncé, par courrier du 9 septembre 2020, le retrait de la couverture d’assurance au 31 août 2020 et a réclamé, une dernière fois, le paiement du montant de CHF 16’497.50, dont CHF 342.50 d’intérêts.
o.
Par courrier du 5 octobre 2020, la demanderesse a informé la Fondation institution supplétive LPP de la résiliation du contrat d’affiliation au 31 août 2020.
B. a.
Faute de paiement, la demanderesse a requis une poursuite à l’encontre de la défenderesse, pour un montant de CHF 16’997.50 avec intérêts à 5 % dès le 24 septembre 2020, ledit montant incluant les frais contractuels de réquisition de poursuite, par CHF 500.-.
b.
En date du 16 mars 2021, un commandement de payer dans la poursuite n° 1_ a été notifié à la défenderesse, qui a fait opposition totale. L’office des poursuites a facturé un montant de CHF 138.55 à la demanderesse pour frais de commandement de payer et de tentative de notification supplémentaire.
c.
En date du 30 juin 2021, le fonds de garantie LPP a crédité le compte de la défenderesse, dans les livres de la demanderesse, d’un montant de CHF 805.80 à titre de subsides pour structure d’âge défavorable.
C.
a.
Par mémoire d’action en paiement et en reconnaissance de dette, posté le 20 janvier 2022, la fondation a demandé à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre de céans) de condamner la défenderesse à lui payer un montant de CHF 16’191.90, avec intérêts à 5 % l’an, dès le 24 septembre 2020, ainsi qu’un montant de CHF 138.55 à titre de frais du commandement de payer, et de prononcer la mainlevée définitive de l’opposition formée au commandement de payer dans la poursuite n° 1_, le tout sous suite de frais et dépens.
b.
Par courrier du 21 janvier 2022, la chambre de céans a informé la défenderesse de la demande en paiement déposée et l’a invitée à répondre jusqu’au 18 février 2022.
c.
Faute de réaction, la défenderesse a été interpellée une nouvelle fois, par courrier du 2 mars 2022 de la chambre de céans, lui fixant un ultime délai de réponse au 14 mars 2022.
d.

## Considerations