# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e2684f16-23ec-4a70-9086-bd516726c8a5
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2011
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

mises entre 2006 et 2009, dont certaines sont postérieures aux faits pour lesquels la Cour a définitivement jugé A. le 9 septembre 2009, à savoir  de vol et dommages à la propriété (Extrait du casier judiciaire de A. du 5 octobre 2010). Au cours de sa détention actuelle à l'établissement B., il s’est vu infliger trois sanctions disciplinaires, pour possession d’un téléphone , agression verbale et possession de cannabis (Rapport de détention du 9 décembre 2010, TPF 7.251.6 ss). En les murs de l’établissement , il suit une thérapie, laquelle a débuté par plusieurs retards et , mais se déroule désormais normalement (in idem). A noter enfin, à titre indicatif, que le Secteur de la population, Service pour les étrangers de la ville de W., a rendu le 19 novembre 2010, une décision de non , extinction de son autorisation de séjour et renvoi de Suisse après exécution de la peine à l’encontre de A. Ledit Service a estimé, au vu de son passé pénal, que le potentiel criminel de A. était important et que, même après sa sortie de détention, une nouvelle appréciation de sa situation n’était pas envisageable dès lors que celui-ci ne respecte pas l’ordre juridique suisse. Le Service précité entend en outre demander une interdiction d’entrer en Suisse pour A. dès l’entrée en force de sa décision (TPF 7.681.4 ss). Son conseil a recouru contre cette décision en date du 22 décembre 2010 (TPF 7.521.24 ss).
2.7 La Cour constate également que A. a déclaré reconnaître ses délits, jugés par le TPF, et les regretter et il s’acquitte mensuellement de ses frais de  par versements de CHF 20.--. Il entretient de bonnes relations avec les siens; sa famille, son ex-femme, sa fille, ainsi que sa nouvelle compagne viennent régulièrement lui rendre visite. Il travaille sur son lieu de détention, au sein des équipes agricoles. Il n’a pas de formation professionnelle et suit, depuis le 18 octobre 2010, une formation de base à l'établissement B. Les congés dont il a bénéficié se sont bien déroulés (Rapport de détention du 9 décembre 2010, TPF 7.251.6 ss). A. entretient en outre une relation de couple stable avec sa nouvelle compagne, C.; ils espèrent vivre ensemble et se marier dès que A. sera en liberté. Avant d’entrer en détention, durant l’année 2009, A. a été placé, par le truchement d’une agence temporaire, auprès de deux employeurs différents (auprès du premier durant cinq mois et auprès du second durant un mois seulement en raison de la faillite de l’entreprise) en qualité d’ouvrier imprimeur et il donnait satisfaction; il était respectueux, et n’a fait montre ni d’agressivité, ni de violence (Rapport de proximité du 8 novembre 2010, TPF 7.251.2 ss).
2.8 Au vu des éléments qui précèdent, la Cour estime que si certaines  peuvent désormais effectivement être considérées comme favorables à l’égard de A. (v. supra consid. 2.7), elles ne suffisent toutefois pas à
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contrebalancer les trop nombreuses circonstances en sa défaveur (v. supra consid. 2.6) et qualifier ainsi la situation du condamné de particulièrement favorable d’une manière générale.
2.9 En ce qui concerne spécifiquement les infractions pour lesquelles il a été condamné à V. et réprimandé en détention, force est de constater qu’il s’agit de mêmes genres d’infractions que celles pour lesquelles la Cour l’a condamné par jugement du 9 septembre 2009 (brigandage, possession et consommation de substances stupéfiantes), ce qui constitue une  défavorable à l’octroi du sursis, selon la doctrine (KUHN, Le sursis et le sursis partiel selon le nouveau Code pénal, in RPS 121 264 [2003], p. 271). En outre, nombre de ces infractions ont été commises en usant de violence physique ou verbale. Tous ces éléments apparaissent rédhibitoires à la Cour pour l’octroi du sursis, comme du sursis partiel. En effet, la Cour n’entrevoit nullement en quoi le pronostic pourrait devenir particulièrement favorable et permettre l’octroi du sursis partiel du seul fait que le condamné serait privé de liberté pour seulement six mois de plus (v. arrêt du Tribunal fédéral 6B_645/2007 du 2 mai 2008, consid. 11).
2.10 Partant, la Cour ne peut, dans ces conditions, octroyer le sursis, même , à A.
2.11 En application de l’art. 62c al. 3 CP, après examen des différentes mesures des art. 59 à 73 CP, la Cour estime qu’il n’en est aucune qui puisse être  à A. En effet, il n’est aucunement établi ou allégué que ce dernier souffre de troubles mentaux (art. 59 CP) ou d’addictions (toxicodépendances ou autre, art. 60 CP) et l’internement n’est en l’espèce pas envisageable (art. 64 CP). Quant aux «autres mesures» des art. 66 à 73 CP, aucune n’est relevante, au vu des infractions commises et de la situation financière du condamné.
2.12 Dès lors, la peine privative de liberté ferme de 14 mois suspendue par  du 9 septembre 2009 doit être exécutée.
3. Le conseil de A. a demandé à être nommé avocat d’office dans la présente procédure. En application de l’art. 132 al. 1 let. b CPP, la direction de la  nomme un défenseur d’office si le prévenu ne dispose pas des moyens nécessaires et que l’assistance d’un défenseur est justifiée pour sauvegarder ses intérêts.
3.1 Au vu de la situation financière actuelle du condamné (TPF 7.251.8 ss) et de la nature de la procédure, qui requerrait l’assistance d’un défenseur, la direc-
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tion de la procédure nomme Me Reich en qualité de défenseur d’office. La Cour en prend connaissance et arrête le montant de ses honoraires à CHF 3'500.-- (TVA comprise), mis à la charge de la Confédération. La Cour retient à ce titre un total de 12 heures 50 de travail, facturé à CHF 230.--  et CHF 200.-- pour les trajets, estimant que certaines heures facturées ne sont pas justifiées à satisfaction («correspondance diverse», «entretiens téléphoniques, travaux de clôture»). Elle estime également que les feuilles de transmission relèvent de la compétence du secrétariat et non de l’avocat.
4. En application de l’art. 423 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de la Confédération, vu les raisons de la présente procédure.
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## Considerations