# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** dcf621f4-30a1-51d7-90cf-3478f3dce5af
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que par décision du 3 juillet 2012, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après SPC) a fixé à 9'456 fr. le montant des prestations complémentaires fédérales et à 15'965 fr. celui des prestations complémentaires cantonales, dues à Madame S_ à compter du 1
er
août 2012, et lui a accordé des subsides de l'assurance-maladie ainsi qu'à son époux, Monsieur S_, et à leur enfant ; qu'un gain potentiel pour l'époux, à hauteur de 28'836 fr., a été pris en considération ;
Que par décision du 17 décembre 2012, le SPC a rejeté l'opposition formée par l'intéressée ; qu'il rappelle que dans une précédente décision, il avait accepté de supprimer provisoirement la prise en compte du gain potentiel jusqu'au 31 mars 2012, date à laquelle une reprise du travail était annoncée ; que depuis lors seuls des certificats médicaux non motivés indiquant une incapacité de travail à 100% pour une durée indéterminée lui avaient été transmis ; que selon une attestation établie par le Docteur A_ le 21 août 2012, le traitement était bien toléré et la date de reprise possible était confirmée pour le mois de mars 2012 ;
Que l'intéressée, représentée par PRO INFIRMIS, a interjeté recours le 28 janvier 2013 contre ladite décision sur opposition ; qu'elle conclut à ce que le calcul des prestations complémentaires qui lui sont dues soit effectué sans qu'un gain potentiel pour son époux soit pris en considération ; qu'elle a produit le 11 février 2013 un certificat "plus détaillé" du Dr A_ du 31 janvier 2013, ainsi que la copie d'une communication qu'a adressée l'OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENEVE (OAI) à son époux le 5 novembre 2012, l'informant qu'il allait être soumis à un examen médical approfondi de type pluridisciplinaire : rhumatologie, psychiatrie et neurologie ;
Que dans sa réponse du 27 février 2013, le SPC relève plus particulièrement que ce certificat ne permet pas de répondre à des questions précises comme celles que pose l'OAI ; qu'il conclut dès lors au rejet du recours ;

## Considerations

Considérant en droit
que
conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC ;
RS 831.30
) ; qu'elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 7 15
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que le recours, interjeté en temps utile, est recevable à la forme (art. 43 LPCC) ;
Qu'aux termes de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA ; RS
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d’une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu’à droit connu sur ces questions ;
Qu'il convient dès lors de suspendre la présente cause jusqu'à ce que le rapport relatif à l'examen pluridisciplinaire ordonné par l'OAI soit rendu ;