# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3551c31a-1a77-5c3c-a4eb-3f2197ad70c1
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. B._, C._, D._ et E._, nés respectivement en 2008, 2010, 2012 et 2014 sont les enfants de A._ et F._.
B. Par courrier reçu le 10 octobre 2016, G._, responsable d’établissement de H._, a signalé à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix) la situation de B._ et C._. En substance, elle a indiqué que dans le courant de l’année scolaire 2015/2016, les enseignantes des enfants lui avaient fait part de problèmes liés à des retards en début de matinée se produisant plusieurs fois par semaine et à de fréquents oublis des affaires scolaires. Malgré plusieurs discussions avec les parents, la situation n’a pas évolué. Lors d’une rencontre avec la mère des enfants, cette dernière a indiqué à G._ qu’elle vivait une période difficile: son mari ne vit plus avec eux et passe de temps en temps à la maison de sorte qu’elle assume seule l’éducation de ses quatre garçons. Elle a toutefois refusé les aides proposées. Dès le début de l’année scolaire 2016/2017, les nouvelles enseignantes de B._ et C._ ont fait part à la mère de leur mécontentement quant aux fréquents retards et oublis de leurs affaires, ainsi qu’aux comportements peu scolaires de ces derniers qui perturbent le bon déroulement de l’enseignement, font des bruits, n’écoutent pas, ne montrent pas de motivation à faire le travail demandé, ne rendent pas leurs devoirs, ne respectent pas le matériel de l’école, n’obéissent pas et se montrent agressifs envers leurs camarades. G._ a également relevé qu’elle avait remarqué que les enfants se promenaient autour de l’école à des heures tardives. Enfin, elle a indiqué qu’une rencontre avec la mère avait été organisée le 4 octobre 2016 et que cette dernière avait reconnu être dépassée, ne pas arriver à mettre ses enfants au lit et à se faire respecter et ne pas savoir comment s’organiser. Elle a accepté qu’un signalement soit fait (DO 1, 2).
Le 9 novembre 2016, les enfants B._ et C._ ont été entendus par la Juge de paix (DO 15 à 18).
En date du 14 novembre 2016, A._ a comparu à la séance de la Justice de paix. Bien que valablement cité à comparaitre, F._ ne s’est quant à lui pas présenté. En substance, A._ a déclaré qu’elle était séparée de son mari depuis le mois de mars 2016 et que ce dernier ne vivait plus au domicile conjugal mais qu’il passait de temps en temps. Il ne voit pas régulièrement ses enfants, qui sont un peu perturbés par cette séparation et qui aimeraient voir leur père plus souvent. Elle a déclaré que le père ne travaillait pas et qu’elle livrait pour sa part des publicités à domicile à un taux d’activité de 15%. Elle est également soutenue par le service social. Elle a mentionné que sa mère connaît ses difficultés et garde parfois les enfants. Elle a déclaré que ses deux fils aînés ne lui obéissent pas toujours, qu’elle n’a pas l’autorité nécessaire et qu’elle a un peu tendance à céder. Elle a ajouté que ses enfants « traînent les pieds » pour aller à l’école et que son fils B._ se fait taper par les plus grands. Elle a expliqué que ses enfants sont parfois en retard à l’école car elle n’entend pas toujours le réveil en raison de ses problèmes d’audition. Elle a contesté que ses enfants soient dehors tard le soir. Selon la mère, « il y a des moments où cela va bien et d’autres où cela va moins bien ». Elle a indiqué avoir conscience des difficultés et des problèmes rencontrés par ses enfants et avoir contacté l’Education familiale. Elle a déjà eu un entretien afin de l’aider à fixer des règles. Au terme de la séance, elle a accepté de recevoir un soutien (DO 19 à 21).
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C. Par décision du 14 novembre 2016, la Justice de paix a institué une curatelle éducative, au sens de l’art. 308 al. 1 CC, en faveur des enfants B._, C._, D._ et E._. Elle a confié ce mandat à I._, intervenante auprès du Service de l’enfance et de la jeunesse, et lui a donné pour tâches d’assister les parents de ses conseils et de son appui dans la prise en charge de leurs enfants (soin, éducation, etc.), de suivre l’évolution des enfants et de mettre en place et surveiller le suivi de l’action éducative en milieu ouvert (AEMO).
D. Par courrier adressé à la Justice de paix le 18 février 2017, puis transmis à la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (ci-après: la Cour), A._ a interjeté recours contre cette décision concluant implicitement à son annulation, soutenant que l’assistance qu’elle reçoit de l’Education familiale est en l’état suffisante.
E. Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix a renoncé à déposer des observations.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection, soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA). La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5ème éd., 2014, n. 589 p. 399).