# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 24b9c0f4-aabc-4837-be23-ddb82dc79383
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

La Cour des plaintes, vu:
- les divers courriers (plaintes pénales, recours, demandes de récusation)
dirigés contre plusieurs magistrats de différents cantons, notamment
Valais et Fribourg, adressés par A. au Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) « pour objet de sa compétence » et dont il
ressort qu’il dénonce une corruption à tous les niveaux de l’Etat et fait
grief aux membres des différentes autorités cantonales et fédérales d’être
auteurs de nombreuses infractions, notamment abus d’autorité et
blanchiment d’argent et requiert de ce fait leur destitution ainsi que la mise
en suspens ou le classement de toute procédure en cours ouverte à son
encontre ainsi que la création d’une commission spéciale (act. 1.1),
- l'ordonnance de non-entrée en matière rendue par le MPC le 8 septembre
2022 (act. 1.1),
- le recours du 23 septembre 2022, remis à la poste le jour-même, formé
par A. (ci-après: le recourant) contre cette ordonnance auprès de la Cour
des plaintes du Tribunal pénal fédéral (act. 1),

## Considerations

et considérant que:
la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et avec pleine
cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (TPF 2021 97
consid. 1.1; MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La pratique judiciaire du Tribunal
pénal fédéral en 2011, in JdT 2012 IV 5, p. 52, no 199 et références citées;
KELLER, Zürcher Kommentar, 3e éd. 2020, no 39 ad art. 393 CPP; Message
relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005,
FF 2006 1057, 1296 in fine);
les décisions de non-entrée en matière du MPC peuvent faire l’objet d’un
recours devant la Cour de céans (art. 322 al. 2 du Code de procédure pénale
du 5 octobre 2007 [CPP; RS 312.0], applicable par renvoi de l’art. 310 al. 2
CPP; art. 393 al. 1 let. a CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale sur
l’organisation des autorités pénales de la Confédération [LOAP; RS 173.71]);
à teneur de l’art. 396 al. 1 CPP, le recours contre les décisions notifiées par
écrit ou oralement doit être motivé et formé par écrit à l’autorité de recours,
dans un délai, in casu respecté, de dix jours;
il ressort de l’ordonnance de non-entrée en matière querellée que le MPC
estime que les conditions d’ouverture de la procédure pénale ne sont
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manifestement pas remplies, faute de soupçons suffisants (act. 1.1);
déclarant agir contre cette ordonnance, le recourant réitère ses accusations
de blanchiment, dont il déclare être la victime après avoir été escroqué de
son patrimoine, sans cependant spécifier ce dont il s’agit exactement;
dans son recours, il s’en prend par ailleurs indistinctement à plusieurs
personnes qui ne sont pas mentionnées dans la décision entreprise, tel
l’auteur de cette dernière, mais également le procureur général de la
Confédération, B. ou encore un conseiller national;
ce faisant, il ne fait valoir aucun argument susceptible de remettre en cause
la motivation de l’ordonnance entreprise, que ce soit sur la compétence du
MPC ou sur le fond; il s’ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable,
sans procéder à un échange d’écriture (art. 390 al. 2 CPP a contrario);
vu le sort de la cause, il incombe au recourant de supporter les frais de la
présente procédure de recours (v. art. 428 al. 1 CPP); ceux-ci se limitent en
l’espèce à un émolument qui sera fixé au minimum légal de CHF 200.-- (v.
art. 73 al. 2 LOAP, art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les
frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale
[RFPPF; RS 173.713.162]).
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