# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0bd7d109-1481-49c0-b75e-afb9886bb376
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_003
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Substantive Criminal

## Facts

En fait :
A.
Par jugement du 2 juillet 2018, le Tribunal criminel de l'arrondissement de Lausanne a, notamment, libéré Z._ des chefs d'accusation de voies de fait qualifiées, de menaces qualifiées et de viol, a constaté qu'il s'était rendu coupable de lésions corporelles simples, de lésions corporelles simples qualifiées, de mise en danger de la vie d'autrui, d'injure et de contrainte, l'a condamné à une peine privative de liberté de 32 mois, sous déduction de deux jours de détention subis avant jugement, et dit que cette peine était partiellement complémentaire à celle prononcée le 24 mai 2015 par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois et entièrement complémentaire à celle prononcée le 18 mai 2018 par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne, l'a condamné à une peine pécuniaire de dix jours‐amende à 80 fr. le jour et dit que cette peine était entièrement complémentaire à celles prononcées le 4 octobre 2016 par le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois, le 28 juillet 2017 par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois et le 20 mars 2018 par le Ministère public de l'arrondissement de La Côte, a révoqué le sursis partiel accordé le 24 mars 2015 par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois et a ordonné l'exécution du solde de dix mois de peine privative de liberté.
Par jugement du 28 novembre 2018, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a très partiellement admis l'appel de Z._ en ce sens qu'il a été libéré de l'infraction d'injure, que la peine pécuniaire afférente a été annulée et les frais mis à sa charge légèrement réduits. Elle a confirmé le jugement entrepris pour le surplus.
B.
Par arrêt du 17 mai 2019 (TF 6B_144/2019), la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral, statuant sur le recours de Z._, a partiellement admis le recours du prénommé, annulé le jugement attaqué s’agissant de la fixation de la peine et renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision sur ce point. Elle a rejeté le recours pour le surplus.
Par courrier recommandé du 3 juin 2019, les parties ont été informées que la Cour d’appel saisie du renvoi de l’affaire par le Tribunal fédéral serait présidée par [...], [...] et [...] fonctionnant comme juges.
C.
Le 14 novembre 2019, la Cour d’appel pénale a repris séance en audience publique à la suite de l’arrêt rendu le 17 mai 2019 par le Tribunal fédéral, dans le cadre de l’appel interjeté par Z._ à l’encontre du jugement rendu le 2 juillet 2018 par le Tribunal criminel de l’arrondissement de Lausanne.
Le procès-verbal de l’audience d’appel relate ce qui suit :
" Composition : M. [...], président
MM. [...] et [...], juges
Greffière : Mme [...]
Se présentent :
- l'appelant Z._, prévenu, assisté de Me J.J., défenseur d’office à Genève,
- pour le Ministère public, [...], Procureure de l'arrondissement de Lausanne.
Le prévenu a déjà été identifié.
Le président rappelle la composition de la cour.
Il n'y a pas de réquisition d'entrée de cause, ni de question préjudicielle.
Me J. renonce à l’audition du témoin amené, en l’absence de celui-ci et produit un bordereau de pièces.
L'appelant Z._ est entendu. Il déclare ce qui suit :
« Je confirme les déclarations faites durant l’enquête et devant le Tribunal d’arrondissement de Lausanne.
Interpellé par la Cour, je précise que j’ai fini d’exécuter mes précédentes condamnations à la date du 6 août dernier, que j’ai été placé en détention pour des motifs de sûretés jusqu’au 30 août 2019, date partir de laquelle je suis en exécution anticipée de peine à la [...]. Je suis occupé à la bibliothèque de la prison 1⁄2 journée par semaine. J’ai des visites en prison. Mon ex-femme est venue me trouver. Un ami vient me voir également. J’ai eu une fois la visite de mon fils. Alors que j’étais en détention préventive et que je venais de l’établissement du [...], j’ai été placé dans une cellule comportant un lit superposé. Dans la nuit, je suis tombé de ce lit et je me suis fait mal à la hanche. Mon conseil a produit une pièce à ce sujet (P. 15 du bordereau de ce jour). Une année après les démarches que j’avais entamée pour voir mon fils en détention, j’ai enfin pu avoir sa visite. Le directeur de la fondation vaudoise de probation devait toutefois y assister. Il m’avait indiqué que cette visite se déroulerait dans les semaines suivantes alors qu’en définitive je n’ai pu voir mon fils que bien plus tard, bien après que le directeur de la fondation vaudoise de probation m’ait dit que je pourrais le voir. La première fois que j’ai pu voir mon fils en prison, M. [...], directeur de la probation, me l’a amené en présence de sa mère. Nous étions les trois dans une salle. La mère n’était pas avec nous. M. [...] voulait vérifier si j’avais bien un lien fort avec mon fils que je n’avais pas vu depuis une année. Un gardien s’est adressé à moi en me disant « d’arrêter de traîner la patte ». Il m’a indiqué que si je continuais à traîner la patte, on allait me retirer mon occupation, car je serais considéré comme inapte à pouvoir avoir un emploi dans la prison.
Z._ :
Me J. indique au Président, qui lui demande de poser des questions pertinentes, soit en relation avec l’art. 49 CP, concernant le jugement de la cause : « C’est terminé. Je ne vous permets pas de vous adresser à moi comme à un chien ».
Le Président rappelle à l’ordre Me J. et l’avertit que si elle ne change pas de ton, elle sera privée de parole durant l’instruction.
Me J. produit la liste de ses opérations.
Sans autre réquisition, le président prononce la clôture de la procédure probatoire.
Il est passé aux plaidoiries.
La parole est donnée à Me J.J. qui plaide en premier pour Z._. Le Président interrompt la plaidoirie de Me J. en lui faisant observer que l’état de fait de la cause est définitivement arrêté par le Tribunal fédéral et qu’il est inutile de revenir sur les faits de la cause. Il la rappelle à l’ordre concernant aussi les termes grossiers utilisés dans sa plaidoirie et l’invite à plaider comme le précise l’arrêt du Tribunal fédéral la fixation de la peine, en particulier sous l’angle de l’art. 49 CP. Elle sera rappelée à l’ordre à défaut de respecter ces instructions et, le cas échéant, privée de parole. Le Président indique à l’avocate que l’exercice de la justice n’est pas une farce et qu’il est impératif qu’elle défende son client.
Me J. poursuit sa plaidoirie. Après qu’elle a indiqué qu’elle n’entendait pas procéder à l’analyse des groupes d’infractions comme le demande le Tribunal fédéral, le Président lui rappelle qu’il y a des enjeux importants pour son client s’agissant de la fixation de la peine, en l’état de 42 mois, susceptibles d’être réduits par l’analyse du quantum des groupes d’infractions à examiner dans le cadre de cette affaire. Le Président précise que l’on pourrait suspendre l’audience afin que l’avocate structure sa plaidoirie s’agissant des groupes d’infractions.
L’audience est suspendue à 15h31.
L’audience est reprise à 15h48.
Le Président interpelle Me J. concernant la suite de sa plaidoirie. Elle confirme qu’elle n’entend pas plaider l’art. 49 CP en relation avec les considérants de l’arrêt du Tribunal fédéral.
La Cour informe le prévenu qu’elle considère que sa défense n’est plus assurée efficacement et que, comme il lui appartient de le vérifier d’office, elle prend la décision de relever Me J. de son mandat d’office et de désigner un nouveau défenseur au prévenu.
Me J. demande la récusation de la Cour.
Interpellé par la Cour, le prévenu précise qu’il ne veut pas changer de défenseur.
La Cour précise qu’elle entend poursuivre la procédure malgré la demande de récusation de Me J..
L’audience est levée à 16h01.
Les parties se retirent.

## Considerations