# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 531c462f-379c-5c8c-8cbd-0ddaa07a7110
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par acte du 29 juillet 2014, A._ a déposé une plainte pénale contre un agent de police dont il ignore l'identité pour dénonciation calomnieuse et atteinte à l'honneur, voire usurpation d'identité. Il s'y plaint du fait que lors d'une intervention de la police au centre culturel turc de la rue C._, un agent a donné son nom en prétextant qu'il avait écrit un e-mail sur le site de la police fribourgeoise.
Par ordonnance du 5 novembre 2014, le Ministère public a refusé d'entrer en matière en application de l'art. 310 al. 1 let. a CPP, exposant que les éléments constitutifs d'une infraction de la part des agents ne sont manifestement pas remplis, que les agents chargés de la perquisition ordonnée à la suite des dénonciations reçues par la Police cantonale ont expressément indiqué que le nom de A._ figurant dans le message placé sur le site pouvait y avoir été mis par n'importe qui, qu'ils y ont rendu attentif le tenancier des lieux, B._, et qu'il en est allé de même le 29 juillet 2014 lorsque le plaignant s'est rendu au poste de police, en compagnie de ce dernier, pour obtenir des explications. Il relève en outre que l'auteur du message n'a pas pu être identifié.
B. Par acte adressé le 24 novembre 2014 au Ministère public, le plaignant a simplement fait savoir qu'il fait recours et demande d'attendre un courrier de son avocat qui expliquera les faits. Ayant vainement attendu un tel courrier, le Ministère public a, le 11 décembre 2014, transmis la lettre-recours à la Chambre comme objet de sa compétence.
Invité par acte du 17 décembre 2014, notifié le 27, à faire connaître dans les 10 jours la motivation du recours, avec avis qu'à défaut celui-ci sera déclaré irrecevable, le recourant a adressé à cette fin le 6 janvier 2015 une lettre manuscrite dans laquelle il indique maintenir son recours, expliquant qu'il est toujours considéré comme un "indic", que sa communauté l'accuse de trahison, qu'il a reçu des menaces à plusieurs reprises et qu'il souhaite être blanchi.

## Considerations

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Le délai de recours est de dix jours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP) et son respect ne paraît pas contestable en l’espèce, la notification de l'ordonnance étant intervenue le 13 novembre 2014, dernier jour du délai de garde, et le recours ayant été adressé le lundi 24 novembre 2014.