# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 61ebb732-9018-5861-8ada-3c6d18298744
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu, en fait, que :
1. Madame A_, née B_ en avril 1986, est ressortissante du Brésil. Le 29 janvier 2010, à Tirana (Albanie), elle a épousé Monsieur A_, ressortissant albanais.![endif]>![if>
De cette union est née, le _2013, C_. Cette dernière possède un passeport brésilien, et des démarches visant à obtenir un passeport albanais sont en cours. Les époux se sont séparés en 2015 et une procédure de divorce est pendante.
2. Par décision du 17 juillet 2015, l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) a refusé de donner une suite favorable à la demande de permis de séjour de Mme A_ et a prononcé son renvoi, avec délai au 30 septembre 2015 pour quitter la Suisse. Cette décision, confirmée par les instances de recours cantonales, est définitive.![endif]>![if>
3. Le 13 septembre 2017, Mme A_ a sollicité la révision de la décision de l’OCPM précitée, demande que cet office a rejeté le 17 octobre 2017.![endif]>![if>
4. Mme A_ a, le 16 novembre 2017, saisi le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) d’un recours contre le refus de reconsidération de l’OCPM.![endif]>![if>
5. Par courrier du 20 février 2018, l’OCPM a informé l’intéressée que, compte tenu de des problèmes médicaux de C_ et du suivi médical d’une durée de huit mois à une année nécessaire après une intervention chirurgicale, un nouveau délai au 31 octobre 2018 leur était imparti pour quitter la Suisse.![endif]>![if>
6. Le TAPI, par jugement du 13 avril 2018, a confirmé le refus de reconsidération de l’OCPM du 17 octobre 2017.![endif]>![if>
7. Par acte déposé le 12 mai 2018 au greffe de la chancellerie de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), Mme A_, agissant en personne, a interjeté recours contre le jugement du TAPI 13 avril 2018, concluant à son annulation et a ce qu’elle puisse rester en Suisse, sa situation – et surtout celle de sa fille – état d’extrême gravité.![endif]>![if>
8. Le 15 juin 2018, l’OCPM a conclu, au fond, au rejet du recours.![endif]>![if>
9. Lors de l’audience de comparution personnelle des parties du 1
er
octobre 2018, la recourante a détaillé sa situation et celle de sa fille, notamment sur le plan médical. Au terme de l’audience, la chambre administrative a, d’office, ouvert une instruction sur mesures provisionnelles.![endif]>![if>
10. Le 2 octobre 2018, l’OCPM a indiqué que, au vu du suivi médical global de C_, il n’était pas opposé au prononcé de telles mesures.![endif]>![if>
Cette détermination a été communiquée, pour information, à la recourante.

## Considerations

Considérant, en droit, que :
1. A teneur de l’art. 21 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), l’autorité peut d’office, ou sur requête, ordonner les mesures provisionnelles, lesquelles sont légitimes si elles s’avèrent nécessaires au maintien de l’état de fait ou à la sauvegarde des intérêts compromis.![endif]>![if>
Les décisions sur effet suspensif et mesures provisionnelles sont prises par le président, respectivement par le vice-président, ou en cas d’empêchement de ceux-ci, par un juge (art. 21 al. 2 LPA; art. 9 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative du 26 septembre 2017).
2. En l’espèce, la situation médicale globale de C_ impose que la recourante puisse continuer à résider en Suisse, avec sa fille, jusqu’à droit jugé au fond sur son recours.![endif]>![if>