# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 567a6598-e388-5c29-8778-8baf19348366
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. C._, né en 2012, est le fils de B._ et de A._, lesquels sont divorcés depuis 2013. Dans le jugement de divorce, l’autorité parentale a été attribuée conjointement aux deux parents, la garde étant confiée à la mère et un droit de visite octroyé au père.
B._ vit désormais en concubinage avec le père de son deuxième enfant, né en avril 2017, et A._ s’est remarié en 2016.
Les 21 décembre 2016, B._ a requis de la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix) l’institution d’une mesure de curatelle en faveur de son fils au motif que A._ n’exerçait pas son droit de visite durant les vacances. Le 11 janvier 2017, elle a complété sa requête, alléguant en substance que A._ exerçait son droit de visite régulièrement durant les week-ends et que cela se passait bien, mais qu’il ne respectait pas en revanche la répartition des vacances prévue dans le jugement de divorce. A._ n’aurait en outre pas répondu à la proposition de B._ d’inscrire leur fils à un cours d’éveil musical.
Le 20 janvier 2017, les parties ont comparu à la séance de la Justice de paix. A._ s’est déterminé sur les allégations de B._ et les parents se sont accordés sur une réglementation du droit de visite, soit un week-end sur deux du vendredi soir à 19h30 au dimanche soir à 18h30, ainsi que durant trois semaines de vacances, soit une semaine à Pâques et deux semaines entre le 15 juillet et le 15 août.
Le 22 février 2017, B._ a contacté par téléphone le greffe de la Justice de paix. Elle a réitéré sa demande de curatelle en faveur de son fils, indiquant que la situation avec son ex-époux n’avait pas évolué, qu’il n’existait aucune communication entre eux, et que A._ lui faisait des reproches, en particulier de ne pas lui transmettre des informations concernant leur fils alors qu’il ne le faisait pas non plus. Il refuserait également de payer la moitié des frais de renouvellement du passeport de leur fils et de lui transmettre ses coordonnées bancaires pour qu’elle puisse effectuer un virement en sa faveur. Cela étant, elle a relevé que le droit de visite se passait bien et que C._ irait chez son père durant les vacances de Pâques.
Par courrier du 27 février 2017, la Juge de paix a proposé aux parties d’instaurer momentanément une curatelle de surveillance des relations personnelles en faveur de leur fils compte tenu des changements actuels dans la vie des deux parents (naissance du deuxième enfant pour B._, mariage et début d’une activité professionnelle indépendante pour A._) et de l’instabilité que ces changements occasionnaient pour C._. Elle a demandé aux parties de lui indiquer, d’ici au 22 mars 2017, si elles soutenaient cette proposition. Par courrier du 22 mars 2017, B._ a fait savoir à la Juge de paix qu’elle y adhérait. Le même jour, A._ s’y est opposé, relevant que ce type de curatelle avait pour but de faciliter les contacts entre le père et l’enfant et de garantir l’exercice du droit de visite, mesure inutile en l’espèce étant donné que le droit de visite a toujours pu s’exercer dans de bonnes conditions.
B. Par décision du 24 mars 2017, la Justice de paix a instauré en faveur de C._ une curatelle de surveillance des relations personnelles et donné pour tâches à la curatrice d’accompagner les parents dans la mise en place d’un droit de visite conforme aux intérêts de l’enfant et de les soutenir afin qu’ils puissent mettre en place une communication parentale adéquate, dans l’intérêt de leur fils. Cette décision est motivée par les évidentes difficultés de communication entre les parents, leurs divergences, et les importants changements en cours dans leurs vies respectives.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 10
C. Par mémoire du 9 juin 2017, A._ a interjeté recours contre cette décision, concluant à son annulation, frais à la charge de B._. Il allègue en substance que les parents ne rencontrent aucune difficulté dans la mise en place et l’exercice du droit de visite et que leurs divergences sur des sujets bénins, qui ne concernent pas le droit de visite, ne justifient pas l’instauration d’une telle curatelle.
Invitée à se déterminer sur le recours, la Justice de paix a indiqué qu’il n’appelle aucune remarque de sa part et s’est référée au dossier de la cause.
Le 26 juin 2017, B._ a conclu au rejet du recours sans se déterminer davantage. En outre, elle a requis l’octroi de l’assistance judiciaire et la désignation de Me Isabelle Brunner en qualité de défenseur d’office, requête qui a été admise par arrêt du Vice-Président de la Cour du 5 juillet 2017.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection, soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA). La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5ème éd., 2014, n. 589 p. 399).