# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 99fc2e2b-3aed-4b05-bb2e-aa37e83f1465
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 29 mars 2018, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois (ci-après : le président) a rappelé le chiffre I de la convention passée entre les parties lors de l’audience du 14 décembre 2017, ratifiée par le président pour valoir ordonnance partielle de mesures protectrices de l’union conjugale, aux termes duquel les parties ont convenu de vivre séparées pour une durée indéterminée, étant précisé qu’elles ont suspendu la vie commune le 16 septembre 2016 (I), a astreint A.M._ à contribuer à l’entretien de B.M._ par le versement d’une pension mensuelle de 1'260 fr., payable d’avance le premier de chaque mois pour la période du 1
er
décembre 2017 au 31 octobre 2018 (II), a rendu l’ordonnance sans frais (III), a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (IV) et a déclaré l’ordonnance immédiatement exécutoire (V).
Par acte du 12 avril 2018, A.M._ a interjeté appel contre cette ordonnance.
Le 8 mai 2018, A.M._ a requis l’octroi de l’assistance judiciaire.
Le 24 mai 2018, B.M._ a déposé une réponse.
Par ordonnance du 11 mai 2018, la Juge déléguée de la Cour de céans a accordé à A.M._ le bénéfice de l’assistance judiciaire avec effet au 8 mai 2018 dans la procédure d’appel.
A l’audience du 28 juin 2018, B.M._ a sollicité l’assistance judiciaire avec effet rétroactif au dépôt de la réponse sur appel.
Lors de la même audience, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance tenante par la Juge déléguée de la Cour de céans pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l’union conjugale. Parties ont convenu que l’appelant supporterait les frais de la procédure d’appel et ont renoncé à des dépens pour le surplus. La juge déléguée a fixé les frais judiciaires à 400 fr., a rayé la cause du rôle et a dit que l’arrêt était exécutoire.
Par courriers datés du 29 juin 2018, les conseils de A.M._ et de B.M._ ont chacun déposé leur liste d’opérations.
2.
2.1
En vertu de l’art. 117 CPC, une personne a droit à l’assistance judiciaire lorsqu’elle ne dispose pas de ressources suffisantes (let. a) et que sa cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de succès (let. b). L’art. 118 al. 1 let. c CPC précise que la commission d’office d’un conseil juridique par le tribunal suppose que la défense des droits du requérant l’exige, en particulier lorsque la partie adverse est assistée d’un avocat. Il faut tenir compte à la fois d’éléments objectifs, tenant en particulier à la nature de la cause et au type de procédure appliquée, et d’éléments subjectifs fondés sur l’aptitude concrète de la partie concernée à procéder seule (Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 12 ad art. 118 CPC). La commission d’un conseil d’office est en outre soumise à une troisième condition, soit la nécessité de son intervention. Ces conditions coïncident avec celles découlant du droit à l’assistance judiciaire, tel que garanti par l’art. 29 al. 3 Cst.
2.2
Compte tenu de sa situation financière, B.M._ réalise les conditions fixées par l’art. 117 CPC, de sorte que l’assistance judiciaire peut lui être octroyée avec effet au 24 mai 2018, date du dépôt de la réponse, Me Christian Dénériaz étant désigné comme son conseil d’office. B.M._ sera par ailleurs astreinte à verser une franchise mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1
er
août 2018 en mains du Service juridique et législatif du Canton de Vaud en application de l’art. 123 CPC (art. 5 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010, RSV 211.02.3]).
2.3
Me Véronique Fontana, conseil d’office de A.M._, a droit à une rémunération pour ses opérations et débours (art. 122 al. 1 let. a CPC). Elle a indiqué avoir consacré à la procédure de deuxième instance 9 heures et 33 minutes au total, ce qui peut être admis. L’indemnité d’office à Me Véronique Fontana doit ainsi être arrêtée à 1'679 fr. 40 pour ses honoraires (art. 2 al. 1 let. a RAJ), 9 fr. pour ses débours et 120 fr. pour son indemnité de déplacement, plus TVA à 7,7% sur le tout, soit 139 fr. 20, pour une indemnité totale de 1'947 fr. 60, arrondie à 1'948 francs.
2.4
Me Christian Dénériaz, conseil d’office de B.M._ a indiqué avoir consacré à la procédure de deuxième instance 5 heures et 30 minutes au total, ce qui peut être admis. L’indemnité d’office à Me Christian Dénériaz doit ainsi être arrêtée à 954 fr. pour ses honoraires (art. 2 al. 1 let. a RAJ), 6 fr. pour ses débours et 120 fr. pour son indemnité de déplacement, plus TVA à 7,7% sur le tout, soit 83 fr. 20, pour une indemnité totale de 1'163 fr. 20, arrondie à 1'163 francs.
2.5
Les bénéficiaires de l'assistance judiciaire sont, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenus au remboursement, le cas échéant, des frais judiciaires et de l'indemnité à leur conseil d’office mise à la charge de l’Etat.
3.
Les frais judiciaires de deuxième instance, d’ores et déjà arrêtés à 400 fr., seront provisoirement laissés à la charge de l’Etat pour l’appelant A.M._ (art. 109 al. 1 CPC), celui-ci restant tenu de les rembourser aux conditions de l’art. 123 CPC.

## Considerations