# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c4947bfb-9b0b-5861-acf2-f4d0288a4097
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ a été arrêtée le 13 décembre 2017 avec son ami B._. Elle est soupçonnée d’être impliquée avec celui-ci dans un trafic de crystal meth dans les cantons de Vaud, Neuchâtel et Berne.
Le 14 décembre 2017, le Ministère public a déposé auprès du Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) une demande de détention provisoire à l’encontre de la prévenue pour une durée de trois mois, invoquant un risque de collusion.
Le 15 décembre 2017, le Tmc a procédé à l’audition de A._, à l'issue de laquelle il a partiellement admis la demande du Ministère public et a placé la prévenue en détention provisoire pour une durée d’un mois, c’est-à-dire jusqu’au 12 janvier 2018.
B. Par acte du 20 décembre 2017, le Ministère public a déposé un recours contre cette décision, concluant à ce que la détention provisoire soit ordonnée pour une durée de trois mois, c’est-à-dire jusqu’au 12 mars 2018.
Etant donné l’issue du recours, la prévenue et le Tmc n’ont pas été invités à se déterminer.

## Considerations

en droit
1. Selon l’art. 222 CPP, le détenu peut attaquer devant l'autorité de recours les décisions ordonnant une mise en détention provisoire ou une mise en détention pour des motifs de sûreté ou encore la prolongation ou le terme de cette détention. Nonobstant la formulation de cette disposition, qui ne prévoit apparemment pas le recours du Ministère public, le Tribunal fédéral a admis que celui-ci est habilité à recourir contre une décision du Tmc ordonnant la mise en liberté du prévenu ou mettant en place des mesures de substitution au sens de l'art. 237 CPP (ATF 137 IV87; 137 IV 22 ).
2. En l’espèce, le recours du Ministère public porte toutefois sur la durée de la détention provisoire.
Selon la jurisprudence, le Ministère public n’est pas habilité à contester par le biais d’un recours à la Chambre pénale la durée de la détention provisoire prononcée s’il l’estime trop courte, puisqu'il pourra requérir la prolongation de la détention et, cas échéant, recourir contre le refus de celle-ci (arrêt TF 1B_210/2013 du 14 juin 2013 ; également arrêt TC FR 502 2015 119 du 10 juin 2015 consid. 2). La Chambre de céans a certes admis une exception à cette règle lorsque la durée de la détention ordonnée par le Tmc est si courte qu’un renvoi à la procédure de prolongation n’aurait pas de sens (arrêt 502 2014 116 du 10 juin 2014, où la détention ordonnée était d’une durée inférieure à une semaine). Tel n’est toutefois pas le cas en l’espèce.
Il s’ensuit que le recours du 20 décembre 2017 doit être déclaré irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’inviter la prévenue et le Tmc à se déterminer, frais à la charge de l'Etat.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 3