# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ea9162d3-7eb7-5731-ab29-4864f29c441a
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait la décision de la caisse cantonale genevoise de compensation (CCGC) du
23 août 2014 fixant le montant de CHF 494.- au titre de taxe de formation professionnelle pour A_;
Vu le recours de A_ interjeté le 7 octobre 2014 auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice à l'encontre de la décision précitée, lequel fait référence à un courrier du 3 septembre 2014 envoyé à la chambre de céans et resté sans réponse;
Vu le courrier de la recourante du 15 octobre 2014 précisant, à la demande de la chambre de céans, que le recours du 3 septembre 2014 avait été posté dans la boîte aux lettres, boulevard Carl-Vogt 1 en courrier A le 3 septembre 2014 en fin de journée par M. B_ et qu'aucun autre élément de preuve ne pouvait être fourni;
Vu la réponse de l'intimée du 19 novembre 2014 concluant à l'irrecevabilité du recours pour tardiveté;
Vu le courrier du 20 novembre 2014 de la chambre de céans invitant l'intimée à lui faire parvenir un dossier complet;
Vu le courrier de l'intimée du 27 novembre 2014, lequel transmet la décision de cotisation pour 2014, du 23 août 2014, dernière pièce constituant, selon l’intimée, le dossier de la taxe de formation professionnelle.

## Considerations

Attendu en droit
que dès le 1
er
janvier 2011, la compétence de juger les contestations prévues à l'art. 66 al. 1 de la loi cantonale sur la formation professionnelle, du 15 juin 2007 (LFP; C 2 5) revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice (art. 143 al. 6 de la LOJ du 9 octobre 2009);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que selon l'art. 60 al. 1 de la loi sur la formation professionnelle du 15 juin 2007 (LFP -
C 2 05
) sous le nom de « Fondation en faveur de la formation professionnelle et continue » (ci-après : la fondation), il est créé une fondation de droit public destinée à participer financièrement aux actions en faveur de la formation professionnelle et de la formation continue des travailleurs et des travailleuses;
Que dotée de la personnalité juridique, la fondation est placée sous le contrôle du Conseil d'Etat;
Que selon l’art. 61 al. 1 LFP, les ressources de la fondation sont constituées par une cotisation à la charge des employeurs et des employeuses définis à l’article 62 (let. a) et des subventions annuelles de fonctionnement allouées par l'Etat.(13) (let. b);
Que selon l’art. 63 al. 1 LFP, la cotisation est fixée chaque année par le Conseil d’Etat en francs par salarié et salariée;
Que selon l’art. 65 let. b LFP, les caisses d’allocations familiales, fonctionnant en tant qu’organes chargés de la perception en vertu de l’article 64 de la loi, sont compétentes pour prendre les décisions relatives à la cotisation;
Que selon l’art. 66 al. 1 et 2 LFP, les décisions prises en application de l’article 65, lettres a, b et d, peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice ; que le délai de recours est de 30 jours à compter de la notification de la décision;
Que selon la jurisprudence, le fardeau de la preuve de la notification d'un acte et de sa date incombe en principe à l'autorité qui entend en tirer une conséquence juridique. Qu'en ce qui concerne plus particulièrement la notification d'une décision ou d'une communication de l'administration, elle doit au moins être établie au degré de la vraisemblance prépondérante requis en matière d'assurance sociale (ATF
121 V 5
consid. 3b p. 6). Que l'autorité supporte donc les conséquences de l'absence de preuve (ou de vraisemblance prépondérante) en ce sens que si la notification ou sa date sont contestées et qu'il existe effectivement un doute à ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi (ATF
129 I 8
consid. 2.2 p. 10,
124 V 400
consid. 2a p. 402 et les références);
Qu'en l'espèce, la recourante a déposé le 7 octobre 2014 un recours à l’encontre de la décision de l’intimée du 23 août 2014 en indiquant qu’un premier recours avait été posté le 3 septembre 2014 à l’encontre de la décision précitée;
Qu’en conséquence, la recourante a été, au plus tard le 3 septembre 2014, en possession de la décision litigieuse, de sorte que le délai pour recourir à son encontre était échu au plus tard le 3 octobre 2014;
Que le recours du 7 octobre 2014 est donc tardif;
Que le dossier de l’intimée ne contient pas de trace du recours du 3 septembre 2014, pas plus que le dossier de la chambre de céans;
Que la recourante a indiqué ne pas avoir de preuve de l’envoi de ce courrier;
Qu’il ne peut donc en être tenu compte;
Que, partant, le recours ne peut qu’être déclaré irrecevable.