# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** eeba357d-d6a8-5da8-8729-c4a57d7626ba
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Monsieur B_, né le 1951, par décision du 24 mars 2006, au motif qu'il ne présente aucune maladie invalidante, tant sur le plan somatique que psychique ;
Que l’assuré a formé opposition en date du 20 avril 2006;
Que par courrier du 18 mai 2006 adressé à l'OCAI, le Dr A_, spécialiste FMH de médecine interne, médecin traitant, a contesté les conclusions de l'expertise psychiatrique effectuée par le Dr B1_;
Qu'il estime pour sa part que le recourant souffre d'une psychose paranoïde accompagnée d'un probable syndrome de stress post-traumatique;
Que par décision sur opposition du 11 juillet 2006, l’OCAI a rejeté l’opposition ;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 17 août 2006, en contestant les conclusions de l'expert psychiatre;
Qu'il proposait de soumettre au Tribunal de céans un rapport émanant d'un psychiatre dans un délai de trois mois;
Qu'il a conclu à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce qu'il soit examiné par un expert neutre;
Que dans sa réponse du 8 septembre 2006, l’OCAI a persisté dans ses conclusions ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle des parties qui s’est tenue en date du 18 avril 2007, le recourant a informé le Tribunal qu'il avait demandé à l'OCAI de pouvoir changer d'expert psychiatre, car il était irakien, ce que ce l'OCAI n'a pas accepté;
Qu'après avoir entendu le recourant et son épouse, le Tribunal de céans a décidé d'ordonner une expertise;
Que le Tribunal de céans a communiqué aux parties par courrier du14 mai 2007, les noms des experts ainsi que les questions qu’il avait l’intention de leur poser, tout en leur impartissant un délai au 24 mai 2007 pour compléter celles-ci ainsi que pour faire valoir, le cas échéant, leurs motifs de récusation ;
Que les parties n'ont pas fait valoir de motif de récusation à l'encontre des experts;
Que l'OCAI a proposé au Tribunal de céans à ce que les experts indiquent clairement en quoi leurs conclusions divergeraient de celles de l'expertise psychiatrique du 23 décembre 2005;

## Considerations

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que les recours, déposés dans les formes et délai prévus par la loi sont recevables à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en l'espèce, le Tribunal de céans, au vu des pièces du dossier, et après avoir entendu le recourant et son épouse, a décidé d’ordonner une expertise psychiatrique et somatique du recourant, afin de clarifier la situation médicale;
Que s'agissant de la question proposée par l'intimé, le Tribunal de céans n'y donnera pas suite, dans la mesure où la mission d'expertise est suffisamment détaillée et qu'il appartient avant tout au juge des assurances sociales de se prononcer sur la valeur probante d'une expertise ou d'un rapport médical.
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