# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 91622328-e188-540a-948c-04fef56164eb
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu, EN FAIT, la demande de révision interjetée par le Ministère public (MP) en date du 7 septembre 2020 dans les procédures no P/1_/2020, P/8327/2020 et P/2_/2020 dirigées contre A_, supposément né le _ 2003 ;
Attendu que le MP expose que, postérieurement aux condamnations prononcées par le Tribunal des mineurs dans les susdites procédures en date des 18 avril, 14 mai et 2 juin 2020, A_ a été identifié par la Cellule des requérants d'asile, sur la base d'un message d'Interpol Rabat, comme étant en réalité B_, né le _ 2001, de sorte qu'il était majeur à la date de la commission des infractions pour lesquelles il a été jugé selon la procédure et le droit applicables aux mineurs ;
Que, non savoir attendu le dernier jour du délai imparti alors même qu'il souligne qu'il est détenu dans une quatrième affaire, le défendeur acquiesce à la demande ;
Que son défendeur d'office dépose un état de frais couvrant les trois procédures facturant une heure et demi d'activité.

## Considerations

Considérant, EN DROIT, que la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR) est l'autorité compétente en matière de révision (art. 21 al. 1 let. b CPP
cum
art. 130 al. 1 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire [LOJ]) ;
Que la demande de révision a été formée par devant l'autorité compétente et selon la forme prévue par la loi ;
Que, l'art. 410 al. 1 let. a CPP permet à toute personne lésée par un jugement entré en force d'en demander la révision s'il existe des faits ou des moyens de preuve qui étaient inconnus de l'autorité inférieure et qui sont de nature à motiver l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère du condamné ;
Qu'aux termes de l'art. 413 al. 2 CPP, si la juridiction d'appel constate que les motifs de révision sont fondés, elle annule partiellement ou entièrement la décision attaquée ; elle renvoie la cause pour nouveau traitement et nouveau jugement à l'autorité qu'elle désigne (let. a) ou elle rend elle-même une nouvelle décision si l'état du dossier le permet (let. b) ;
Qu'il est établi que l'intimé était en réalité majeur lorsqu'il a commis les faits jugés selon les règles applicables aux mineurs en date des 18 avril, 14 mai et 2 juin 2020, alors qu'il avait prétendu être né le _ 2003, ce qu'il ne conteste au demeurant pas ;
Que le MP et la juridiction des mineurs ignoraient cette circonstance ;
Qu'il s'avère ainsi que ladite juridiction n'était pas compétente ;
Qu'il convient partant d'admettre la demande de révision, annuler les trois décisions et renvoyer la cause au Tribunal de mineurs pour dessaisissement en faveur du Ministère public ;
Que les frais de la procédure, comprenant un émolument de CHF 500.- (art. 428 al. 1 CPP et art. 14 al. 1 let e du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]), seront mis à la charge du défendeur qui succombe ;
Que le temps facturé par le défenseur d'office pour les trois procédures paraît répondre aux exigences régissant l'assistance judiciaire en matière pénale ;
Que ledit avocat sera partant rémunéré par CHF 129.25 ([CHF 300.- + le forfait couvrant les activités diverses au taux de 20% + la TVA au taux de 7.7%]/3) par procédure.
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