# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 997f8ecd-5813-59bc-9e2e-e0e5678eccab
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Le 24 avril 2017, Monsieur A_ (ci-après : l'assuré, l'intéressé ou le recourant), célibataire, né en 1985 et domicilié à Genève, a signé le formulaire officiel de demande de prestations complémentaires à l'AVS/AI (ci-après : PC), indiquant notamment que sa mère partageait son logement et ne mentionnant aucun montant sous « ressources » (notamment « rente AVS ou AI », « rente de la prévoyance professionnelle - 2
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pilier [LPP], « indemnités journalières » « de l'assurance maladie et accident », de « l'assurance invalidité [AI] », « de l'assurance chômage » et de « l'assurance perte de gain ») si ce n'étaient les « indemnités » versées par l'Hospice général (ci-après : l'hospice).
Cette demande a été adressée par Madame B_, assistante sociale (ci-après : l'assistante sociale), auprès du centre d'action sociale compétent (ci-après : CAS) de l'hospice, au service des prestations complémentaires
(ci-après : SPC, le service ou l'intimé), qui l'a reçue le 19 mai 2017.
Y étaient annexés plusieurs documents reçus le même jour par le service, dont une lettre du 24 avril 2017 adressée par l'assistance sociale à celui-ci et mentionnant entre autres l'octroi d'une aide régulière à l'intéressé par l'hospice depuis le 1
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mars 2016 ainsi qu'une décision d'octroi de prestations d'aide financière dès le mois de mars 2017 rendue le 15 mai 2017 par l'hospice, le contrat de bail conclu en 1992 entre la Ville de Genève (bailleur) et sa mère et une attestation du 29 avril 2016 de ladite ville portant sur la location de l'appartement et le montant du loyer, un extrait du compte Postfinance de l'assuré pour la période du 22 mars 2016 au 10 janvier 2017 (dont il ressortait un solde nul au 21 mars 2016, de CHF 2'992.80 au 31 décembre 2016, avec un intérêt de 10 centimes, et de -CHF 7.20 au 10 janvier 2017), de même qu'un projet d'acceptation de rente de
l'assurance-invalidité (ci-après : AI) du 4 avril 2017 faisant suite à une demande de rente déposée le 2 mai 2016 et reconnaissant à l'intéressé le droit à une rente entière basée sur un degré d'invalidité de 100 % dès le 1
er
novembre 2016.
2. Par « demande de pièces » du 30 juin 2017 (adressée en courrier A), le service a demandé à l'assuré, à son adresse privée à Genève et avec copie au CAS, de lui transmettre la déclaration des biens immobiliers et la déclaration des avoirs bancaires et postaux (ou « déclarations biens mobiliers ») jointes et remplies, « la copie de la fiche de salaire de septembre 2012 (ou décompte de chômage, indemnités journalières, autre revenu en septembre 2012) », la copie de la décision de rente de l'AI mentionnant la répartition du montant rétroactif, la copie de la décision de rente de prévoyance professionnelle (2
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pilier) ou les comptes de libre passage au 31 décembre 2016, ainsi que la copie du relevé du compte Postfinance susindiqué, mentionnant le capital et les intérêts au 31 décembre 2015.
Dans le cas où il n'avait pas de justificatifs à fournir, l'intéressé était invité à l'indiquer par écrit, en précisant le motif, et, s'il rencontrait des difficultés pour réunir les documents demandés, il avait la possibilité de solliciter l'aide des assistants sociaux du CAS.
3. Par « « 1
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rappel » du 2 août 2017 (en courrier A), le SPC, indiquant ne pas encore avoir reçu toutes les pièces nécessaires au traitement du dossier, a invité l'assuré à faire le nécessaire d'ici au 29 août 2017, copie étant envoyée au CAS.
4. Par « 2
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rappel » du 30 août 2017 adressé (en courrier A) à l'intéressé avec copie au CAS, le service, n'ayant pas reçu l'intégralité des renseignements réclamés, l'a invité à lui transmettre les documents selon la liste annexée - qui énumérait les mêmes pièces que la liste envoyée le 30 juin 2017 -, au plus tard le 13 septembre 2017. Il était précisé : « Si vous recevez ce 2
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rappel suite au dépôt d'une demande de prestations » (en gras et souligné), « la non remise des justificatifs demandés dans le délai imparti entraînera la suspension du traitement de la demande de prestations et le début du droit aux prestations ne pourra prendre effet qu'à partir du mois au cours duquel notre service sera en possession de tous les documents utiles » (en gras). À la fin de ce rappel figuraient les mêmes informations que dans la « demande de pièces » du 30 juin 2017 concernant ce qu'il convenait de faire en cas d'absence de justificatifs ou de difficultés à réunir les documents demandés.
5. Par lettre manuscrite du 11 septembre 2017, reçue le lendemain par le SPC, la mère de l'assuré a, pour le compte de ce dernier - dont elle partageait l'adresse et le logement -, écrit qu'il y avait un problème avec le courrier de celui-ci et qu'elle n'avait pu lui remettre que la dernière lettre du service, auquel elle a demandé de renvoyer à son fils ses précédents courriers et de lui accorder un nouveau délai afin qu'il puisse rassembler tous les documents demandés avec l'aide de son assistante sociale.
6. Par décision de PC du 21 septembre 2017 adressée en courrier B à l'intéressé avec copie au CAS, le SPC a constaté qu'à l'échéance du délai d'instruction de trois mois prévu par les directives fédérales qui régissaient l'octroi des PC, il n'avait pas transmis la totalité des justificatifs réclamés, utiles au calcul du montant de ses prestations, et a par conséquent suspendu l'examen de sa demande.
Au verso était mentionnée la possibilité de former opposition contre cette décision dans les trente jours à compter de sa notification.
7. Par lettre du 22 septembre 2017, reçue le 26 septembre suivant, l'assuré a répondu au courrier du 30 août 2017 du service, dont il n'avait malheureusement pas reçu le premier rappel.
Il n'avait pas reçu la déclaration des biens immobiliers, ce document n'étant pas joint au rappel, mais il n'avait pas en sa possession de tels biens. Il sollicitait l'envoi de la déclaration des avoirs bancaires et postaux, qu'il n'avait pas non plus reçue. Il n'avait pas perçu de salaire, d'indemnités journalières ou d'autres revenus en septembre 2012. Il enverrait sous peu au service la décision de l'AI mentionnant la répartition du montant rétroactif. Il n'avait pas perçu de 2
ème
pilier. Il n'avait pas de compte postal en 2015.
8. Par pli du 2 octobre 2017, reçu le 5 octobre suivant, Madame C_, psychologue-psychothérapeute FSP (ci-après : la psychologue) au Centre médical de Grand-Lancy (ci-après : le centre médical), a sollicité du SPC de pouvoir recevoir une copie des courriers qu'il adresserait à l'assuré, conformément à une procuration à cette fin signée par celui-ci.
9. Par courrier B du 21 novembre 2017 adressé à l'assuré, avec copie à la psychologue, le SPC l'a informé que les documents qu'il lui avait fait parvenir avec sa dernière lettre ne correspondaient pas à la totalité des pièces réclamées, dont la liste était jointe à sa décision du « 05.10.2017 » (sic), de sorte que le service n'était pas en mesure de reprendre l'examen de son dossier.
Il était ajouté que l'intéressé avait la possibilité d'adresser au service les documents manquants, mais son envoi ne pourrait pas entraîner d'effet rétroactif ; le droit aux prestations serait examiné à partir du mois de réception de la totalité des documents.
10. Par écrit du 5 avril 2018, l'assuré s'est excusé du retard significatif survenu dans la communication des renseignements nécessaires, dû à des raisons de santé, une mauvaise coordination avec le centre médical et des vols dans les boîtes aux lettres, qui étaient situées hors de l'immeuble.
Il ne possédait pas de document de l'AI mentionnant la répartition du montant rétroactif. Le relevé de compte au 31 décembre 2016 parviendrait bientôt au SPC. Il requérait l'envoi de la déclaration des biens immobiliers, étant précisé qu'il n'en possédait aucun, ainsi que l'envoi de la déclaration des avoirs bancaires et postaux. Les seuls documents dont il disposait étaient ceux relatifs au compte de Postfinance susmentionné, mais pour lequel il n'existait pas de relevé pour le capital et les intérêts au 31 décembre 2015, ce compte ayant été ouvert en mars 2016. Il n'existait pas de fiche de salaire, de décompte chômage, d'indemnités journalières ou d'autres revenus en septembre 2012.
Étaient annexés à ce courrier le projet d'acceptation de rente de l'AI du 4 avril 2017, ainsi qu'une attestation du 9 janvier 2018 de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (ci-après : la caisse), compétente pour le versement de cette rente AI, indiquant les « prestations imposables » y afférentes pour 2017, soit un montant de rente AI de CHF 14'100.-.
11. Par pli du 18 avril 2018, l'intéressé a transmis au service un relevé du compte Postfinance au 31 décembre 2017.
12. Par lettre manuscrite du 27 mai 2018, la mère de l'assuré a, comme conseillé par le service de l'assurance maladie (ci-après : SAM), informé le SPC que les primes d'assurance-maladie et accident de l'intéressé étaient impayées depuis novembre 2017 et a demandé au service ce qu'il en était et quelles démarches elle devait
peut-être effectuer.
13. Le 27 juin 2018, l'assuré a signé une nouvelle demande de PC, accompagnée de pièces, demande que le SPC a déposée à la réception de ce dernier le 29 juin 2018, indiquant pour seule ressources une « rente AVS ou AI » de CHF 1'145.- par mois.
14. A notamment suivi une « demande de pièces » envoyée (en courrier A) le 6 juillet 2018 par le SPC, avec copie à la psychologue, et portant sur la déclaration des avoirs bancaires et postaux et la déclaration des biens immobiliers à retourner remplies et signées, ainsi que la copie du bail à loyer et ses avenants plus le « bordereau de loyer et le BVR » afférents à août 2018, enfin le « nombre de personnes partageant le logement ».
Ensuite, le SPC a reçu, le 16 juillet 2018, les déclarations de biens immobiliers et biens mobiliers complétées et signées le 13 juillet 2018 par l'intéressé, et dont il ressort l'absence de biens immobiliers ou mobiliers si ce n'est le compte Postfinance susmentionné, puis, le 23 juillet 2018, une lettre de l'assuré du 17 juillet 2018, révoquant notamment, avec effet immédiat, la procuration en faveur du centre médical, avec lequel il avait eu bien des déceptions et déboires à cause de ses nombreuses immixtions dans ses affaires et autres diffusions de ses données médicales pourtant protégées.
Par « 1
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rappel » du 6 août 2018 (en courrier A), avec copie à la psychologue, le SPC a requis de l'assuré les justificatifs pour deux documents restant à produire, à savoir ceux liés au bail à loyer, ce à quoi l'intéressé a répondu par courriers (avec la mention « urgent ») des 13 et 25 août 2018 produisant le contrat de bail conclu en 1992 entre le bailleur et sa mère, et confirmant la révocation de la procuration en faveur du centre médical et faisant valoir le caractère critique de sa situation par rapport au SAM et à son assurance-maladie.
Il est relevé que le service a, le 29 juin 2018, reçu un extrait du registre des rentes établi par la Confédération suisse, Centrale de compensation (TeleZas3), indiquant que l'assuré avait droit (prestation en cours) depuis novembre 2016 à une rente d'invalidité de CHF 1'175.- par mois (correspondant à CHF 14'100.- par an), le « mois du rapport » (sous « file d'attente ») ayant été août 2017, de même qu'un extrait de l'application Web@AI mentionnant notamment le 14 mai 2018 comme « date de décision ».
15. Par décision de PC du 30 août 2018, le SPC a accepté la demande de l'assuré dès le 1
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juin 2018, pour les PC fédérales (ci-après : PCF) et les PC cantonales
(ci-après : PCC), le plan de calcul retenant pour seul revenu la « rente de l'AVS/AI » de CHF 14'100.-, auquel s'ajoutait, pour les PCC uniquement, un « report de prestations » de CHF 10'666.-.
16. Par « requête de considération de la première demande » formulée le 15 septembre 2018, l'assuré a fait état de ce que beaucoup de subsides de l'assurance-maladie n'allaient pas lui être accordés - pour la période précédant juin 2018 -, à cause du retard, provoqué notamment par la confusion venant des immixtions du centre médical dans ses affaires administratives. Il s'est plaint de ce que sa demande de PC n'avait été acceptée qu'à partir de sa seconde demande, alors que le SPC avait en principe reçu les documents nécessaires dans le cadre de la première demande. Malheureusement, il n'avait reçu aucune communication de la part du service à ce sujet ; c'était par un concours de circonstances qu'il avait eu l'information qu'une nouvelle demande était nécessaire. Il n'avait toujours pas compris la raison pour laquelle le SPC avait considéré sa première demande comme suspendue ou même annulée et demandait ce qui s'était passé. Surtout, quoi qu'il en était, vu tous les montants qu'il devait rembourser, il sollicitait l'octroi des PC dès sa première demande, « pour les raisons évoquées plus haut ».
17. Par écrit du 3 octobre 2018, l'assuré a fait savoir au SPC qu'il formait un « recours formel » contre la date de mise en oeuvre des PC.
En effet, les documents nécessaires à la validation de la première demande étaient parvenus au service bien avant le dépôt de la seconde. Aucune communication concernant l'apparente insuffisance de sa première demande n'était parvenue à l'intéressé. C'était par un concours de circonstances malheureux qu'un retard très conséquent avait été accumulé. Ces circonstances avaient d'une part trait à la confusion et à la désinformation causées par le centre médical alors même que ce dernier bénéficiait d'une procuration délivrée par ses soins à la demande des responsables dudit centre, ce qui paraissait avec du recul insolite, voire aberrant ; elles consistaient d'autre part en le fait qu'une assistante sociale qui avait compris qu'une anomalie était survenue ne l'avait prévenu d'aucune manière à ce propos, malgré l'urgence et la gravité de la situation. Enfin, il devait payer lui-même des sommes très considérables exigées par son assurance-maladie, notamment par le biais d'une poursuite, dont il ne savait pas comment sortir.
18. Par pli du 15 octobre 2018, le SPC a pris acte de cette opposition contre sa décision du 30 août 2018 et a indiqué procéder à un nouvel examen de son dossier.
19. Par décision sur opposition rendue le 19 décembre 2019, le SPC a déclaré l'opposition du 3 octobre 2018 recevable puis l'a rejetée.
En effet, selon la loi, le droit à une PC annuelle prenait naissance le premier jour du mois au cours duquel la demande était déposée, pour autant que toutes les conditions légales soient remplies. En l'espèce, à la suite de la première demande déposée le 19 mai 2017, l'assuré n'avait pas satisfait aux demandes de pièces dans le délai fixé par le deuxième rappel, correspondant au délai de trois mois d'instruction prévu par les directives fédérales régissant l'octroi des PC, de sorte que le SPC avait suspendu l'examen de la demande par décision du 21 septembre 2017, qui avait été confirmée le 21 novembre 2017 et n'avait pas fait l'objet d'une opposition et était à présent en force. L'intéressé n'avait produit les documents nécessaires à l'instruction de sa première demande que le 5 avril 2018, soit près d'un an plus tard. Après quoi il avait déposé une nouvelle demande le 29 juin 2018. Ce n'était qu'à la suite du rappel du 6 août 2018 que le service avait obtenu l'ensemble des pièces requises et avait été en mesure de rendre la décision du 30 août 2018 ici contestée. C'était donc à juste titre que cette décision rétroagissait au 1
er
juin 2018.
20. Par acte daté du 20 janvier 2020, expédié le 25 janvier à l'adresse du SPC et reçu le 28 janvier 2020 par ce dernier, l'assuré a formé recours contre la décision sur opposition du 19 décembre 2019.
D'après lui, cette décision sur opposition ne tenait pas compte d'une question fondamentale laissée en suspens et déterminant pourtant tout le reste : la cause des retards dans la présentation des documents demandés par le service.
Ainsi, il y avait eu un « échec des tentatives de communication directe », en raison de la situation de la boîte aux lettres sur la voie publique ainsi que de vols de courriers et colis. Aucun courrier non recommandé n'avait été reçu.
Il y avait en outre eu un « échec des communications indirectes, retards dans la démarche, sabotage de la transmission des documents idoines », par la faute de « tierces personnes mêlées à cette affaire », à savoir la psychologue et son mari qui tenaient le centre médical et qui n'avaient pas assuré la transmission au SPC des documents « mentionnés dans le formulaire de demande » qu'il leur avait remis, ainsi que l'assistante sociale. Ces personnes, même si elles n'avaient « pas joué de rôle directement retardant », avaient « semé la pagaille, la désinformation et la confusion ».
Enfin, une affaire juridique menée par un juge - du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : TPAE) -, déclenchée par l'assistante sociale sous l'influence du couple tenant le centre médical, l'avait épuisé par l'encombrement de son esprit durant toute l'année 2018. Cela avait eu pour conséquence des retards dans sa seconde demande, « par saturation de démarches administratives ».
21. Par lettre du 3 février 2020, le SPC a demandé à l'intéressé si cet acte - intitulé « recours » - devait être considéré comme un recours contre sa décision sur opposition du 19 décembre 2019, avec la précision que sans réponse de sa part, cet acte serait transmis à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice
(ci-après : la chambre des assurances sociales ou la chambre de céans), « pour objet de compétence ».
22. Par pli du 10 mars 2020, le service a remis ledit acte à la chambre des assurances sociales, « pour objet de compétence ».
23. À la suite d'une invitation de la chambre de céans, le SPC a, le 8 avril 2020, présenté sa réponse, concluant au rejet du recours et au maintien de la décision sur opposition attaquée, et accompagnée des pièces du dossier.
Selon le service, notamment, les éventuels faute ou retard d'un mandataire étaient imputables à la partie elle-même.
24. Par écrit du 15 avril 2020 signé par une greffière, la chambre des assurances sociales a accordé au recourant un délai pour venir consulter les pièces du dossier et, le cas échéant, faire part de ses remarques et joindre toute pièce utile.

## Considerations