# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4632ecb6-e623-5f4f-91c2-59d2c0019e86
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 2 février 2006, la 3
è
me
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame T_, née B_, le 1962, et Monsieur T_, né le 1964, lesquels s'étaient mariés en date du 31 août 1989.
Au chiffre 8 du dispositif du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.
Le jugement de divorce, devenu définitif le 25 mars 2006, a été transmis d'office au Tribunal cantonal des assurances sociales pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité des parties le nom de leur institution de prévoyance, puis interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP acquis durant le mariage, soit entre le 31 août 1989 et le 25 mars 2006.
Il s'est avéré que le demandeur avait un compte de prévoyance ouvert auprès de la FONDATION DE PREVOYANCE EN FAVEUR DU PERSONNEL DES TRANSPORTS PUBLICS GENEVOIS, lequel s'élevait, au 25 mars 2006, à Fr. 132'275.-.
Quant à la demanderesse, il est apparu :
- que son compte ouvert en 2001 auprès de la FONDATION INSTITUTION SUPPLETIVE LPP, ADMINISTRATION DES COMPTES DE LIBRE PASSAGE à Zurich, s'élevait à Fr. 27'836.55 au moment du divorce ;
- que celui ouvert auprès de la CAISSE DE PENSIONS SWICA c/o RIMAG PENSIONSKASSEN VERWALTUNGS AG avait été transféré à la FONDATION DE LIBRE PASSAGE 2EME PILIER DU CREDIT SUISSE;
- que son compte était crédité, au 25 mars 2005, de Fr. 2'551.70.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 18 mai 2006 et il leur a été indiqué qu'à défaut d'observations dans le délai imparti, un arrêt serait rendu sur cette base.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 du Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 31 août 1989, d’autre part le 25 mars 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de Fr. 132'275.- tandis que celle acquise par la demanderesse est de Fr. 30'388.25 (27'836.55 + 2'551.70), les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de Fr. 66'137.50 (132'275 : 2), alors qu'elle-même lui doit Fr. 15'194.15 (30'388.25 : 2), de sorte que c’est en définitive le demandeur qui doit à la demanderesse le montant de Fr. 50'943.35 (66'137.50 - 15'194.15).
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003)
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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