# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d0725b88-8606-5cf4-afcf-68bb34c050c9
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2004
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Par jugement du 7 juin 2002, communiqué aux parties le 28 juin 2002 et reçu le 1
er
juillet 2002, le Tribunal de première instance a prononcé la dissolution par le divorce du mariage contracté le 19 février 1993 par Madame C_, citoyenne des Etats-Unis d’Amérique, et Monsieur C_ de nationalité belge.
Le prononcé du divorce n’ayant pas été contesté, ce jugement est devenu définitif le 3 septembre 2002.
Toutefois, Madame C_ a interjeté appel contre ce jugement, en contestant notamment les modalités du partage des prestations de sortie LPP. Statuant dans le cadre de cet appel, la Cour de justice a ordonné, par son arrêt du 22 mai 2003, le partage par moitié des prestations de sortie acquises par Monsieur C_ pendant la durée du mariage, soit entre le 19 février 1993 et le 3 septembre 2002.
Les investigations auxquelles a procédé le Tribunal de céans ont permis d’établir que la prestation de libre-passage de Monsieur C_ s’élevait à la date du 31 août 2002 à 513'773 fr. 95. La moitié de cette somme représente 256'887 fr., en chiffres arrondis.
Selon la communication du 8 octobre 2003 du conseil de Monsieur C_, l’avoir de prévoyance de ce dernier a été transféré sur un compte de libre passage à la Banque MIGROS à Zurich.
Les conseils des parties se sont déclarés d’accord avec les chiffres précités.

## Considerations

EN DROIT
Selon l’art. 25 A de la Loi fédérale sur le libre-passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), le juge compétent au sens de l’art. 73. al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP) soit à Genève dès le 1
er
août 2003 le Tribunal cantonal des assurances sociales, doit exécuter d’office le partage des avoirs LPP sur la base de la clé de répartition fixée par le juge du divorce, en cas de désaccord des conjoints sur la prestation de sortie à partager.
L’art. 22 al. 2 LFLP précise que, pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie augmentée des avoirs de libre-passage existant éventuellement au moment du divorce et la prestation de sortie augmentée des avoirs de libre-passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage. Pour ce calcul, il y a lieu d’ajouter à la prestation de sortie et à l’avoir de libre-passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts au moment du divorce (Arrêt du Tribunal administratif D. du 11 décembre 2001).
En l’espèce, la Cour de justice a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises par Monsieur C_ entre le 19 février 1993 et le 3 septembre 2002. Pendant ce laps de temps, il a accumulé une prestation de libre-passage au 31 août 2002 de 513'773,95 fr., tel que cela ressort de la communication de la caisse de retraite Sarasin & Cie SA.
La moitié de cette somme représentant 256'887 fr., il convient de transférer celle-ci sur le compte de libre-passage ouvert par Madame C_ auprès de la Banque cantonale de Genève.
Depuis le jour déterminant pour le partage jusqu’au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l’art. 12 de l’ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
Dans la mesure où Monsieur C_ est sorti de sa caisse de pension précédente et que sa prestation de sortie a été versée sur un compte bloqué de libre passage, seul l’intérêt légal est dû sur le montant à transférer, dès le 3 septembre 2002, date de l’entrée en force du prononcé du divorce.
Vu la nature du litige, aucun émolument ne sera perçu.