# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 89a69ffb-d823-53dd-9c5a-04a3a862d1ad
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_009
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

, 2e éd. Zurich 2013, n. 6 ad art. 429). Encore faut-il que l'assistance d'un avocat ait été nécessaire, compte tenu de la complexité de l'affaire en fait ou en droit, et que le volume de travail de l'avocat était ainsi justifié (Message, ibid.). Une partie de la doctrine prône qu'aussitôt qu'une procédure touchant à un crime, à un délit ou à une contravention n'est pas classée suite à l'audition du prévenu, celui-ci a droit à l'assistance d'un avocat (M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER [éds],
Strafprozessordnung - Jugendstrafprozessordnung
, Basler Kommentar StPO/JStPO, 2e éd., Bâle 2014, n. 14 et 14a
ad
art. 429) ;

## Considerations

Que dans le cadre de l'examen du caractère raisonnable du recours à un avocat, le Tribunal fédéral estime qu'il doit être tenu compte, outre de la gravité de l'infraction et de la complexité de l'affaire en fait ou en droit, de la durée de la procédure et de son impact sur la vie personnelle et professionnelle du prévenu. Par rapport à un délit ou à un crime, ce n'est qu'exceptionnellement que l'assistance d'un avocat peut être considérée comme ne constituant pas un exercice raisonnable des droits de la défense. Cela pourrait par exemple être le cas lorsque la procédure fait immédiatement l'objet d'un classement après une première audition (ATF
138 IV 197
consid. 2.3.5 p. 203 s. ; arrêt du Tribunal fédéral
6B_387/2013
du 8 juillet 2013 consid. 2.1 non publié aux ATF
139 IV 241
). Dans une affaire d'atteinte à l'honneur qui avait donné lieu à deux audiences d'instruction et à une tentative de conciliation, avant d'être classée, le Tribunal fédéral a jugé que les conditions d'application de l'art. 429 al. 1 let. a CPP n'étaient pas réunies (arrêt du Tribunal fédéral
6B_458/2014
du 25 septembre 2014 consid. 2.4). Il est parvenu à la solution inverse lorsque l'avocat avait été constitué pour faire opposition à une ordonnance pénale de 60 jours-amende avec sursis, soit une peine qui n'était "pas négligeable" (arrêt du Tribunal fédéral
6B_156/2014
du 30 juin 2014 consid. 2.3 ;
ACPR/545/2014
du 20 novembre 2014) ;
Qu'en l'espèce, s'agissant d'une contravention dans la présente procédure, la question de la nécessité de la constitution d'un avocat pour la défense de A_ en première instance peut demeurer ouverte, la CPAR ne pouvant en effet plus revenir sur l'indemnisation concédée à ce titre par le premier juge ;
Qu'en revanche elle refusera toute indemnité à M
e
B_ dans la procédure d'appel, ni la gravité de l'infraction, ni la complexité de la cause en fait ou en droit, pas plus que la durée prévisible de la procédure en appel et son impact sur la vie privée et professionnelle du prévenu ne commandant l'intervention d'un avocat ;
Que les courriers adressés à la CPAR par M
e
B_ les 14 février et 4 mars 2019 ne répondraient au surplus pas à la condition du critère d'une défense raisonnable dans le cas d'espèce, la procédure écrite en appel découlant clairement de l'art. 406 al. 1 let.c CPP, étant relevé que le prévenu a participé activement aux débats de première instance (art. 361 CPP) et l'étendue du réexamen de la cause par la CPAR en matière contraventionnelle étant limité (art. 398 al. 4 CPP) ;
Que l'art. 428 al. 1 CPP dispose que la partie qui retire son appel est considérée avoir succombé ;
Que les frais seront laissés à la charge de l'Etat vu la qualité de l'appelant.
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