# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7b58dc98-69f0-529e-aa90-939088bdf374
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par requête de rectification au sens de l'art. 334 CPC expédiée le 25 août 2020 à la Cour, l'ETAT DE GENEVE, SOIT POUR LUI LA PERCEPTION DE L'AFC, REPRÉSENTÉE PAR SON SERVICE DU CONTENTIEUX (ci-après : l'ETAT DE GENEVE), a conclu, d'une part, à ce que l'adresse du créancier soit modifiée (26 rue du Stand, case postale 3937, 1211 Genève 3, en lieu et place de rue du Plan 30, 2002 Neuchâtel) et, d'autre part, à ce que le séquestre soit ordonné à concurrence des montants retenus mais avec la mention qu'ils sont dus au titre d'intérêts à une certaine date, lorsque tel est le cas, comme cela figurait dans les conclusions du recours;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, l'art. 334 al. 1 CPC qui dispose que si le dispositif de la décision est peu clair, contradictoire ou incomplet, ou s'il ne correspond pas à la motivation, le Tribunal procède, sur requête, ou d'office, à l'interprétation ou à la rectification de la décision;
Que l'interprétation et la rectification ne tendent pas à modifier le jugement rendu (Jeandin, CR-CPC, 2019, n. 20 avant art. 308 ss CPC). Qu'ainsi la rectification entre en considération lorsqu'une erreur patente est manifestement due à une inadvertance telle un lapsus calami : la condamnation est libellée en dollars alors qu'il n'a jamais été question que d'euros; le montant de la condamnation comporte un zéro de trop ou de pas assez, alors que le tribunal, à la lecture de la motivation, n'avait manifestement aucune intention de statuer ultra petita ou de diviser la condamnation par dix (Jeandin, op. cit., n. 11 ad art. 334 CPC);
Qu'en l'espèce, l'adresse erronée de la créancière dans le dispositif de l'arrêt résulte d'une erreur manifeste de la Cour et sera rectifiée comme sollicité;
Qu'en revanche, l'ajout dans le dispositif de la mention que certains des montants à concurrence desquels le séquestre est ordonné sont dus à titre d'intérêts à une certaine date n'est pas possible au titre de rectification;
Qu'en effet, il ne s'agit pas d'une inadvertance de la Cour, étant relevé que la cause pour laquelle un montant est dû ne figure pas dans l'ordonnance de séquestre à côté du montant retenu; que cet ajout est en tout état sans aucune portée pour l'exécution du séquestre et résulte du corps de l'arrêt;
Qu'ainsi la requête sera rejetée sur ce second point;
Qu'il ne sera pas perçu de frais judiciaires pour la présente décision (art. 7 al. 2 RTFMC).
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