# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 54dc4d46-3c8a-544e-b252-665467eadf9f
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur A_ (ci-après : l'assuré ou le recourant) s'est réinscrit à l'office régional de placement (ci-après: ORP) en indiquant chercher une activité d'employé de service à plein temps dès le 1
er
mars 2013. Il a bénéficié d'un troisième délai-cadre d'indemnisation dès cette date.![endif]>![if>
2. Lors d'un entretien de conseil du 29 janvier 2015, la conseillère en personnel a noté que l'assuré lui avait indiqué être en arrêt de travail, et qu'il n'avait pas de certificat médical d'arrêt à ce jour. Elle lui avait donné les coordonnées de la caisse de chômage Unia afin qu'il annonce son accident, précisant que s'il était en arrêt de travail, il devait déposer un certificat médical tant à sa caisse de chômage qu'à l'office cantonal de l'emploi (ci-après: OCE ou l'intimé).![endif]>![if>
Dans les mêmes circonstances, il a reçu en mains propres la convocation au prochain entretien de conseil, fixé au 16 février 2015 à 15h20. Ce document précisait expressément : « En cas d'empêchement, veuillez m'avertir au moins 24 heures à l'avance. Votre présence à cet entretien est obligatoire. Toute absence injustifiée entraînerait une suspension de votre éventuel droit aux indemnités de chômage. ». Il a contresigné une copie de ce document à titre d'accusé de réception.
3. L'assuré ne s'est pas présenté à l'entretien susmentionné, sans aucune excuse.![endif]>![if>
4. Le 19 février 2015, l'ORP a prononcé une suspension d'une durée de 5 jours dans l'exercice du droit à l'indemnité, au motif qu'il ne s'était pas présenté à l'entretien de conseil précité et n'avait fourni aucune excuse valable.![endif]>![if>
5. L'assuré s'est présenté à sa conseillère en personnel le 24 février à 15h00. Cette dernière a noté dans un procès-verbal d'entretien que l'assuré devait aller voir sa caisse de chômage pour lui remettre son arrêt accident ; il était pour l'instant en arrêt jusqu'au 10 mars suite à une chute dans le bus. Ce procès-verbal indique en outre que l'intéressé allait recourir contre la décision de sanction, rappelant que cette dernière avait été prise car l'intéressé n'était pas venu à l'entretien fixé, qu'il n'y avait pas de certificat médical dans le dossier et que l'assuré ne l'avait pas avertie.![endif]>![if>
6. Par courrier du 24 février 2015, non signé, l'assuré a formé opposition à la décision susmentionnée. Il conclut à la reconsidération de son cas et à l'annulation de la décision entreprise. Il n'avait pas été en mesure de se rendre à ce rendez-vous. Il annexait un certificat médical à son courrier. Il a notamment expliqué : « Je ne me suis pas présenté au rendez-vous du 16 février car j'ai eu un accident dans les transports publics. Je suis en possession d'un certificat médical depuis le 21 janvier».![endif]>![if>
Le certificat médical joint à la lettre d'opposition a été établi le 23 février 2015 par le docteur B_, FMH en médecine interne générale, et certifie une capacité de travail nulle dès le 21 janvier 2015, probablement jusqu'au 10 mars 2015, pour accident.
7. L'assuré a été invité à régulariser son acte d'opposition, en le signant, dans le délai imparti; ce qu'il a fait.![endif]>![if>
8. L'OCE a rendu sa décision sur opposition le 13 mars 2015. Il y est notamment remarqué qu'au jour de la décision, l'assuré n'avait pas remis à l'ORP sa déclaration d'accident, et que l'unique certificat y relatif a été remis avec son opposition du 24 février 2015. L'opposition était partiellement admise : la suspension de 5 jours était réduite à 3 jours. Contrairement aux instructions de l'ORP, il n'avait pas avisé cette administration de ce qu'il ne pouvait se présenter au rendez-vous du 16 février en raison de son état de santé et n'avait pas remis à ce service de certificat médical relatif à son incapacité de travail suite à son accident du 21 janvier, dans un délai d'une semaine à compter du début de celle-ci, soit le 28 janvier 2015 au plus tard, ni suite aux instructions reçues le 29 janvier 2015. C'est à juste titre que l'ORP avait prononcé une sanction. Toutefois, dès lors qu'il était en arrêt de travail pour accident, attestée par un certificat médical, une sanction ne serait prononcée que pour inobservation des instructions de l'ORP, soit pour le fait de ne pas avoir avisé cette administration de son impossibilité d'honorer le rendez-vous et pour ne pas avoir remis le certificat médical dans le délai légal.![endif]>![if>
9. La copie de la déclaration de sinistre LAA pour chômeurs, datée du 26 février 2015 a été réceptionnée par le centre de numérisation de l'intimé le 20 mars 2015. Il comporte notamment les indications suivantes :![endif]>![if>
- date du sinistre : le 21. 01. 2015 à 0h00 ;![endif]>![if>
- lieu de l'accident : Châtelaine, bus ;![endif]>![if>
- blessure : contusion au visage.![endif]>![if>
10. Par courrier daté du 23 mars 2015, l'assuré a saisi la chambre des assurances sociales de la Cour de justice d'un recours contre la décision sur opposition du 13 mars 2015. La décision entreprise indique qu'il n'aurait pas respecté le délai légal pour la remise du certificat médical à l'ORP. Cette affirmation n'était pas « réelle » dès lors qu'il avait remis son certificat médical en main propre à sa conseillère en personnel et qu'il avait aussi déposé celui-ci à l'OCE et à la caisse de chômage. Comme il l'avait dit à sa conseillère il était en arrêt accident. Elle n'avait pas pris au sérieux son état de santé. Il n'avait jamais été informé de la procédure qu'il devait suivre afin d'être en règle. Il avait déclaré l'accident aussitôt que possible. Fort heureusement, ses filles l'avaient aidé et il avait ainsi pu faire la déclaration d'accident « en règle ». C'est la caisse de chômage qui avait retardé sa déclaration puisqu'elle n'avait pas fait le nécessaire tout de suite. Depuis l'accident il avait de fréquents maux de tête et des vertiges et c'est la raison pour laquelle il ne s'était pas présenté au rendez-vous du 16 février. Il forme donc « opposition » à la sanction de 3 jours de suspension d'indemnités. Il ne comprenait pas pourquoi il avait fait l'objet d'une suspension alors qu'il avait eu un accident. Il conclut ainsi implicitement à l'annulation de la décision entreprise.![endif]>![if>
11. L'intimé a brièvement répondu au recours : l'assuré n'apporte aucun élément nouveau dans son recours, de sorte que le service juridique persiste intégralement dans les termes de sa décision sur opposition. Il conclut implicitement au rejet du recours.![endif]>![if>
12. La chambre de céans a convoqué les parties à une audience de comparution personnelle qui a eu lieu le 21 décembre 2015.![endif]>![if>

## Considerations