# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d1e265a9-aad4-5bd6-ad4f-86b40b5e6c58
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1) Le 8 juillet 2020, le secrétariat à la pédagogie spécialisée (ci-après : SPS) a communiqué aux parents d'A_ (ci-après : les parents), né le _ 2014, une décision d'octroi d'écolage externe en pédagogie spécialisée.
L'écolage externe en pédagogie spécialisée d'A_ serait pris en charge par l'État de Genève du 24 août 2020 au 30 juin 2022.
2) Par acte posté le 8 août 2020, les parents ont écrit à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), le SPS étant aussi mentionné comme destinataire du courrier.
Ils souhaitaient brièvement expliquer leur situation, indiquant par ailleurs que leur enfant n'avait pas de raison d'être pris en charge de manière particulière, car il était « normal » et comme tous les autres enfants.
Ils pensaient que l'école des Grottes avait négligé leur enfant, et qu'il ne devait plus y retourner, écrivant notamment : « si nous pouvons obtenir un rendez-vous avec votre bureau, nous pouvons certainement vous expliquer certaines difficultés que nous avons rencontrées ». Ils travaillaient tous deux à l'aéroport avec des horaires différents et changeant constamment, et des contrats limités. Leur enfant était leur priorité, mais s'ils faisaient en sorte que l'un d'eux ne travaille plus pour s'en occuper, ils allaient au-devant de problèmes économiques, et ils ne savaient pas quelle solution pouvait leur être proposée. Ils avaient ainsi « pensé écrire cette lettre pour expliquer la situation et trouver une solution à [leurs] inquiétudes ».
3) Le 10 août 2020, le juge délégué s'est adressé aux recourants par pli recommandé.
Ils n'avaient pas joint à leur courrier la décision attaquée. De plus, ils disaient vouloir « expliquer la situation » et « prendre rendez-vous ». Or, la chambre administrative était un tribunal qui jugeait uniquement les recours déposés contre les décisions prises par l'administration. Elle pouvait les convoquer à une audience si elle l'estimait utile, mais il ne s'agissait pas d'un rendez-vous.
Dès lors, un délai au 21 août 2020 leur était imparti pour fournir la décision attaquée, préciser s'ils entendaient bien faire recours contre cette décision et, si oui, dire ce qu'ils demandaient pour leur enfant, c'est-à-dire leurs conclusions. À défaut, leur recours pourrait être déclaré irrecevable.
4) Le 19 août 2020, les recourants ont déposé la décision attaquée au guichet de la chambre administrative, sans autres commentaires ni observations.

## Considerations