# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bd8c3482-3a0a-5954-b936-4563c03fa908
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/5488/2018
du 12 avril 2018, reçu par les parties les 17 et 18 avril 2018, le Tribunal de première instance a dissous par le divorce le mariage contracté le _ 2013 à _ par B_, née _ le _ 1992 à C_ (Brésil), de nationalité brésilienne et _, et A_, né le _ 1989 à Genève, originaire de _ (VD) (ch. 1 du dispositif), dit que l'autorité parentale sur D_, né le _ 2013 à Genève demeurait conjointe (ch. 2), attribué à B_ la garde sur D_ (ch. 3), réservé en faveur de A_ un droit de visite lequel s'exercerait en fonction de son horaire professionnel, soit à raison de deux jours consécutifs tous les quatre jours, ainsi que la moitié des vacances scolaires (ch. 4), refusé à B_ l'autorisation de quitter la Suisse pour s'installer au Brésil avec D_ (ch. 5), condamné A_ à verser en mains de B_, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, au titre de contribution à l'entretien de D_, le montant de 650 fr. jusqu'à 10 ans, puis 850 fr. jusqu'à sa majorité voire au-delà, mais au plus tard jusqu'à l'âge de 25 ans, en cas d'études régulières et suivies (ch. 6), condamné A_ à verser en mains de B_, par mois et d'avance, au titre de contribution de prise en charge, le montant de 3'000 fr. jusqu'en octobre 2021, 1'500 fr. de novembre 2021 à octobre 2023 et 1'000 fr. de novembre 2023 à octobre 2029 (ch. 7), dit que l'entretien convenable de D_, allocations familiales déduites, était de 4'110 fr. jusqu'en octobre 2021, 2'110 fr. de novembre 2021 à octobre 2023, 1'810 fr. de novembre 2023 à octobre 2029, puis 786 fr. dès novembre 2029 (ch. 8), dit que les contributions seraient adaptées le 1
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janvier de chaque année, la première fois en janvier 2019, à l'indice genevois des prix à la consommation, l'indice de référence étant celui du jour du jugement, dans la mesure toutefois où le revenu de A_ suivrait l'évolution de cet indice
(ch. 9), dit que le bonus éducatif était attribué à B_ (ch. 10), condamné A_ à prendre en charge la moitié des frais extraordinaires de D_, tels que les frais d'orthodontie et les frais de lunettes (ch. 11), ordonné à tout débiteur et/ou employeur de A_, notamment à E_, de verser mensuellement à B_ sur le compte [auprès de] F_ 1_, toute somme supérieure à 3'018 fr. par mois, par prélèvement sur le salaire, ainsi que tout autre revenu de A_, notamment toute commission, tout 13
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salaire et/ou toute autre gratification, à concurrence de la contribution courante due pour l'entretien de son fils D_, de 3'650 fr. jusqu'en octobre 2021 (650 fr. + 3'000 fr.), 2'150 fr. de novembre 2021 à octobre 2023 (650 fr. + 1'500 fr.), 1'850 fr. de novembre 2023 à octobre 2029 (850 fr. + 1'000 fr.) puis 850 fr. dès novembre 2029 (ch. 12), ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés par les époux durant le mariage, ordonné en conséquence à la caisse de prévoyance de A_, soit G_, de prélever la somme de 14'617 fr.10 du compte de libre passage de A_ et de la transférer sur le compte de libre passage ouvert par B_ (ch. 13), donné acte aux époux de ce qu'ils avaient liquidé à l'amiable leur régime matrimonial et de ce qu'ils n'avaient plus aucune prétention à faire valoir l'un envers l'autre de ce chef (ch. 14), statué sur les frais (ch. 14 à 16) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 17).
B.
Par acteexpédié le 16 mai 2018 à la Cour de justice, A_ a formé appel contre les chiffres 7, 8 et 12 du dispositif du jugement précité (contribution de prise en charge, entretien convenable de l'enfant et avis aux débiteurs), dont il a requis l'annulation.
Par acte expédié à la Cour le 17 mai 2018, B_ a formé appel contre les chiffres 2, 4 à 8 et 12 du dispositif du jugement du 12 avril 2018 (autorité parentale conjointe, droit de visite, refus de l'autorisation de modifier le lieu de résidence de l'enfant, contribution à l'entretien de l'enfant, contribution de prise en charge, entretien convenable de l'enfant, avis aux débiteurs), dont elle a requis l'annulation.
C.
a.
Le 19 juillet 2018, les parties ont déposé à la Cour des conclusions d'accord réglant les effets accessoires de leur divorce demeurant litigieux. Elles ont demandé à la Cour de ratifier leur convention.
b.
Lors de l'audience du 20 septembre 2018, la Cour a procédé à l'interrogatoire des parties. Celles-ci ont déclaré avoir conclu la convention du 19 juillet 2018 après mûre réflexion et de leur plein gré. Elles en avaient compris toutes les dispositions, lesquelles étaient, pour elles, claires et complètes. Le contenu desdites dispositions leur avait été expliqué par leur conseil respectif.
B_ et A_ ont déclaré que la mère, avec l'accord du père, allait s'installer à C_ (Brésil) avec D_ pour une durée maximum de 5 ans à compter de novembre 2018. Ledit accord était donné pour une durée maximum de 5 ans à compter du départ de la mère et de l'enfant. B_, qui était sans activité lucrative en Suisse, comptait commencer des études universitaires dans cette ville en janvier 2019. La formation allait durer entre 4 et 5 ans et son diplôme serait reconnu en Suisse. Les parties estimaient le budget de la mère et de l'enfant au Brésil à 2'000 fr. par mois environ, comprenant les coûts directs et la contribution de prise en charge. Le père et les trois grands-parents encore en vie de B_ habitaient à C_, alors que la mère de celle-ci vivait à Genève. B_ allait s'installer dans un premier temps chez ses grands-parents maternels, ensuite elle chercherait un logement.
Les parties ont exposé, au sujet du chiffre 11 de leur convention, que dès le 1
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jour du mois du retour de B_ et D_ en Suisse, A_ verserait à B_ une contribution de 2'500 fr., allocations familiales non comprises, à l'entretien de leur fils, pour une durée maximum d'une année, si la mère n'a pas trouvé un emploi adéquat. Par la suite, il lui versera 960 fr., allocations familiales non comprises. Il lui versera ce même montant si elle devait trouver un emploi adéquat avant l'échéance d'une année.
Les parties ont enfin convenu de modifier le chiffre 8 et de compléter le chiffre 10 de leur convention.
D.
Les faits pertinents suivants résultent du dossier et des déclarations des parties.
a.
Par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du 26 mai 2015, le Tribunal de première instance a notamment autorisé les époux à vivre séparés, attribué à B_ la garde de D_ et la jouissance exclusive du domicile conjugal de même que les droits et obligations y relatifs, réservé à A_ un droit de visite sur l'enfant devant s'exercer d'entente entre les parties en fonction du planning de A_, mais au minimum deux jours par quinzaine, condamné A_ à verser en mains de B_, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, un montant de 520 fr. à titre de contribution à l'entretien de D_ à compter du 10 octobre 2014 et condamné A_ à verser en mains de B_, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, un montant de 2'700 fr. à titre de contribution à son entretien à compter du 10 octobre 2014, sous déduction du loyer mensuel en 1'922 fr. payé régulièrement depuis le 1
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octobre.
Actuellement,A_ verse à B_ les montants fixés par le juge des mesures protectrices, à savoir au total 3'220 fr. par mois, allocations familiales non comprises.
b.
Dans son rapport d'évaluation sociale du 31 août 2017, le Service de protection des mineurs (ci-après : SPMi) préconise le maintien de l'autorité parentale conjointe, l'attribution de la garde sur l'enfant à B_, le déménagement de B_ et de l'enfant au Brésil et un droit de visite en faveur de A_ durant la totalité des vacances scolaires, selon les disponibilités de A_, ainsi que des contacts réguliers, à savoir deux à trois fois par semaine entre D_ et son père via Skype ou tout autre moyen de communication.
Le SPMi relève, s'agissant de l'autorité parentale, que les deux parents s'investissent auprès de leur enfant, bien que la mère s'en occupe de manière prépondérante depuis la naissance. La communication parentale reste fonctionnelle bien que réduite au strict minimum. Concernant le déménagement de B_ au Brésil, le SPMi relève que selon les propos de cette dernière, le déménagement n'est pas motivé par une volonté de rompre le lien entre D_ et son père mais est fondé sur des circonstances objectives. En effet, la mère souhaite retourner de manière provisoire au Brésil afin de retrouver une situation sociale professionnelle et économique stable, dont elle ne bénéficie pas à Genève. De surcroît, elle pourrait être soutenue dans la prise en charge de D_ par ses proches, à savoir ses grands-parents qui l'ont élevée, et son père. B_ a vécu quinze ans au Brésil et y retourne chaque année, de sorte que les conditions d'accueil au Brésil ne lui sont pas inconnues. En outre, compte tenu du jeune âge de l'enfant, on peut s'attendre à ce qu'il s'adapte facilement à ce nouveau lieu de vie, d'autant plus qu'il maîtrise parfaitement le portugais. Il serait en outre inscrit dans une école bilingue portugais-anglais qui dispense également des cours de français.
c.
B_ a exercé diverses activités comme baby-sitter et serveuse. Elle n'a actuellement aucune activité lucrative.
Ses charges personnelles en Suisse sont de 3'524 fr. (montant de base OP : 1'350 fr.; part au loyer : 1'448 fr. (80% de 1'810 fr.); assurance-maladie : 623 fr.; assurance RC : 33 fr.; TPG : 70 fr.).
Les parties estiment les coûts directs de D_ lors de son retour en Suisse, soit lorsqu'il aura 10 ans, à 960 fr., comprenant la base mensuelle OP de 600 fr., sa part de loyer, soit 362 fr. (20% de 1'810 fr.), la prime d'assurance-maladie de 100 fr., 50 fr. de frais d'activités extrascolaires, 50 fr. de frais médicaux et 100 fr. de frais de parascolaire et de restaurant scolaire.
A_ travaille à plein temps comme _ et réalise à ce titre un revenu mensuel net de 6'726 fr. en moyenne, 13
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salaire compris.
Ses charges s'élèvent à 3'018 fr. 30 (loyer : 718 fr.; assurance-maladie : 475 fr. 85; leasing : 564 fr. 45; impôts : 410 fr. ; montant de base OP : 850 fr., dans la mesure où il ne vit pas seul).

## Considerations

EN DROIT
1.
Les parties ont déposé des conclusions d'accord qui mettront fin au litige sur les points faisant l'objet des appels, pour autant que la Cour les ratifie.
1.1
La transaction judiciaire est un acte consensuel, destiné à mettre fin à un litige moyennant des concessions réciproques; elle a à la fois le caractère d'un acte juridique et le caractère d'un acte de procédure (arrêt du Tribunal fédéral
4C_21/2002
du 4 avril 2002 consid. 2; HOHL, Procédure civile, tome I, 2
ème
éd. 2016, p. 397 n. 2386), et elle relève de l'autonomie de la volonté et de la maxime de disposition des parties. Le juge doit, en général, seulement prendre connaissance de la transaction passée entre les parties, sans avoir à vérifier si les termes de la transaction sont équitables (arrêt précité du Tribunal fédéral).
La convention sur les effets accessoires du divorce est une transaction judiciaire spéciale (HOHL, op. cit., p. 403 n. 2426).
Cette transaction judiciaire particulière est réglée par l'art. 279 CPC, qui instaure une limitation du pouvoir de disposition des parties, puisqu'elles prévoit un contrôle judiciaire de leur convention, y compris de son contenu matériel.
Avant de ratifier la convention, le juge doit s'assurer que les époux l'ont conclue après mûre réflexion et de leur plein gré, qu'elle est claire et complète et qu'elle n'est pas manifestement inéquitable (art. 279 al. 1 CPC).
1.2
En l'espèce, la convention des parties n'est pas inéquitable et a pour avantage de mettre un terme au litige.
Il n'y a pas lieu de douter que les parties, représentées par avocat, ont conclu cet accord après mûre réflexion et de leur plein gré. Elles l'ont d'ailleurs confirmé devant la Cour lors de l'audience du 20 septembre 2018. En outre, compte tenu des déclarations concordantes des parties et du rapport du SPMi du 31 août 2017, les dispositions de la convention concernant D_ apparaissent conformes à l'intérêt de l'enfant.
Aucune raison ne s'oppose donc à la ratification par la Cour de la convention du 17 juillet 2018, laquelle sera cependant modifiée aux chiffres 8 et 10 conformément à l'accord intervenu entre celles-ci lors de l'audience.
2.
Les frais judiciaires des appels, arrêtés à 2'500 fr. au total (art. 30 et 35 RTFMC), seront mis à la charge de chacune des parties par moitié, selon leur accord. Ils seront compensés avec l'avance de 1'250 fr. effectuée par B_, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC). La part incombant à A_, au bénéfice de l'assistance judiciaire, sera provisoirement supportée par l'Etat de Genève (art. 122 et 123 CPC).
Chaque partie supportera ses propres dépens d'appel, conformément à l'accord intervenu.
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