# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7ad30634-58e6-45c1-982e-74cebf886098
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_004
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
1.1.
Par décision du 23 janvier 2015, la Commission de conciliation en matière de bail à loyer du canton du Valais a déclaré irrecevables les requêtes que X._ lui avait soumises, les 1er et 18 décembre 2014, afin d'obtenir la condamnation de A._ à lui payer, respectivement, les montants de 990 fr., intérêts en sus, et 1'950 fr.
Le 20 février 2015, X._ a recouru contre cette décision. Invité à verser une avance de frais de 500 fr. dans les 30 jours, il a requis le bénéfice de l'assistance judiciaire par lettre du 27 février 2015, à laquelle étaient jointes des pièces justificatives, et a produit des documents complémentaires à la demande de l'autorité de recours.
Par décision du 24 mars 2015, le Président de la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Président) a rejeté la requête d'assistance judiciaire au motif que le requérant n'avait pas établi qu'il ne disposait pas de ressources suffisantes, au sens de l'art. 117 let. a CPC.
Saisie d'un recours constitutionnel subsidiaire formé par X._, la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral, statuant par arrêt du 26 mai 2015, l'a admis, dans la mesure où il était recevable, et a annulé la décision précitée (cause 4D_30/2015). Elle a jugé, contrairement au magistrat intimé, que la condition d'indigence était réalisée en l'espèce.
1.2. Dans une nouvelle décision rendue le 3 février 2016, le Président a rejeté la requête d'assistance judiciaire, motif pris de ce que la cause du requérant paraissait dépourvue de toute chance de succès (art. 117 let. b CPC).
1.3. Le 1er mars 2016, X._ a déposé un recours constitutionnel subsidiaire, en priant le Tribunal fédéral d'annuler la décision attaquée, de renvoyer la cause au magistrat cantonal pour qu'il statue à nouveau, de débouter son adverse partie de toutes autres ou contraires conclusions et de la condamner aux frais et dépens de la procédure. Le recourant a encore présenté, séparément, une requête d'assistance judiciaire avec pièces à l'appui.
Le Président, qui a produit le dossier de la cause, n'a pas été invité à déposer une réponse.
2.
2.1. Tout mémoire de recours doit contenir des conclusions (art. 42 al. 1 LTF). Au contraire de l'ancien recours de droit public régi par la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ) abrogée (art. 131 al. 1 LTF), lequel était en principe de nature purement cassatoire, le recours constitutionnel subsidiaire est une voie de réforme, à l'instar du recours ordinaire (art. 117 LTF en liaison avec l'art. 107 al. 2 LTF). L'auteur d'un recours constitutionnel ne peut, dès lors, se borner à demander l'annulation de la décision attaquée; il doit également prendre des conclusions sur le fond du litige. Des conclusions tendant à l'annulation de la décision entreprise ou au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouveau jugement sont irrecevables. Il n'est fait exception à cette règle que lorsque le Tribunal fédéral, en cas d'admission du recours, ne serait de toute manière pas en mesure de statuer lui-même sur le fond, en particulier faute d'un état de fait suffisant, et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; arrêt 4D_73/2012 du 11 septembre 2012 consid. 3.1).
2.2. En l'espèce, le recourant conclut à l'annulation de la décision attaquée, puis au renvoi de la cause au magistrat intimé pour qu'il statue derechef. Il ne prend aucune conclusion au fond, c'est-à-dire quant à l'octroi du bénéfice de l'assistance judiciaire. Sur le vu des motifs énoncés dans l'acte de recours, le Tribunal fédéral serait tout à fait en mesure de statuer lui-même sur ce point, s'il venait à admettre le recours, dès lors qu'il a déjà constaté, dans le premier arrêt rendu en ladite affaire, que le magistrat intimé avait violé l'art. 29 al. 3 Cst. en partant d'une notion erronée de l'indigence. Le présent recours est ainsi manifestement irrecevable puisqu'il ne contient que des conclusions cassatoires et en renvoi.
Dans ces conditions, il y a lieu d'appliquer la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 LTF en liaison avec 117 LTF.
3.
Etant donné les circonstances, le Tribunal fédéral renoncera, à titre exceptionnel, à mettre les frais à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF), ce qui rend sans objet la requête d'assistance judiciaire présentée par l'intéressé.

## Considerations