# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9667e569-8b5a-54e5-bb87-3439fc547644
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Le 29 mai 2013, les parties ont signé un contrat de bail à ferme agricole de 9 ans pour un fermage annuel de CHF 18'000.-. Le bail en question a commencé à courir le 1er juin 2013 et portait sur l’entreprise agricole de B._, sise à C._, laquelle est composée d’une surface d’environ 12 hectares SAU et d’un estivage (D._) de 17.8 pâquiers normaux, formant une exploitation de production laitière. Il a été convenu contractuellement que le fermage annuel était payable en deux acomptes semestriels de CHF 9'000.-, payables d’avance le 1er juillet et le 1er décembre de chaque année.
Depuis 2014, A._ n’ayant pas l’usage des appartements sis sur l’entreprise agricole, les parties ont convenu d’un fermage annuel de CHF 16'000.-, payable d’avance le 1er juillet et le 1er décembre, sous la forme de deux acomptes semestriels de CHF 8'000.-.
En sus du fermage, A._ était contractuellement tenu de s’acquitter des frais accessoires d’eau, frais dont il ne s’est jamais acquitté.
B. Par courrier recommandé du 7 mars 2019, B._ a mis A._ en demeure de payer la somme de CHF 5'189.25 à titre d’arriérés de frais accessoires d’eau, tout en l’avertissant qu’à défaut de paiement dans un délai échéant le 30 septembre 2019, le contrat de bail à ferme agricole liant les parties serait résilié pour cette même date.
Cette mise en demeure et le rappel du 19 juillet 2019 qui s’en est suivi sont toutefois restés sans effet, si bien que B._ a résilié le contrat de bail à ferme précité, avec effet au 30 septembre 2019, par courrier recommandé du 22 octobre 2019. Par la même occasion, il a imparti un délai à A._ au 30 novembre 2019 pour quitter les lieux.
Par courrier recommandé daté du 29 novembre 2019 adressé au conseil de B._, A._ a fait savoir à celui-ci qu’il considérait cette résiliation comme étant nulle et non avenue, tout en soulignant qu’il s’était toujours acquitté des fermages et qu’il contestait partiellement les frais accessoires d’eau.
C. Le 10 mars 2020, B._ a déposé une requête de conciliation à l’encontre de A._ auprès de la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Présidente). Le requérant a pris des conclusions, principales et subsidiaires, tendant notamment à obtenir le paiement des arriérés de frais accessoires d’eau litigieux, l’expulsion du défendeur de la chose affermée, ainsi qu’une indemnité pour occupation illicite, le tout avec suite de frais. A._ ne s’est toutefois pas présenté à l’audience de conciliation du 7 mai 2020, si bien qu’une autorisation de procéder a été délivrée au requérant.
Par mémoire de son conseil du 4 juin 2020 – soit dans les 3 mois qui ont suivi l’échec de la conciliation –, B._ a saisi la Présidente d’une « action en restitution de l’usage de la chose affermée – expulsion – action en paiement », reprenant les conclusions, tant principales que subsidiaires, prises à l’appui de sa requête de conciliation du 10 mars 2020.
Le défendeur a déposé une réponse le 22 juillet 2020, soit dans le bref délai supplémentaire qui lui a été imparti au 27 juillet 2020. A cette occasion, il a contesté l’intégralité des faits allégués par le demandeur. En outre, il a également fait savoir à la Présidente qu’il avait pris contact avec son avocat et qu’une réponse conforme aux exigences de l’art. 244 CPC lui parviendrait
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prochainement. Toutefois, aucun complément à la réponse du 22 juillet 2020 n’a été déposé par un mandataire professionnel dans le délai supplémentaire expirant le 27 juillet 2020.
Les parties ont été citées à comparaître à l’audience du 27 août 2020 lors de laquelle elles ont été entendues. Préliminairement, la Présidente a donné lecture aux parties d’un courriel reçu quelques minutes plus tôt du mandataire du défendeur sollicitant un report de l’audience, au motif qu’il était dans l’impossibilité de participer à celle-ci dans la mesure où il a été mandaté le jour même. Le demandeur a conclu au rejet de la requête. Statuant sur le siège, la Présidente a rejeté la requête de renvoi des débats en l’absence de motifs suffisants au sens de l’art. 135 CPC.

## Considerations