# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d3108601-c936-4471-89a1-cafa6aeddea3
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
A._, né en ********, est titulaire d'un permis de conduire depuis 1992. Le fichier des mesures administratives ne contient aucune inscription à son sujet.
B.
Dans un jugement du 12 décembre 2006, le Tribunal de Police de Lausanne a retenu ce qui suit :
A Lausanne, le 25 novembre 2005, vers 7h25, A._, venant de l'Avenue des Bergières, est descendu l'Avenue du 24 janvier au volant de son Opel Astra en direction de l'Avenue du Maupas. Il circulait à une vitesse proche de l'allure du pas, car sa voiture glissait sur la chaussée couverte de neige. Son automobile n'était pas équipée de pneus neige. Peu avant le bas de l'Avenue du 24 Janvier, sa voiture a glissé sur la gauche et est allée heurter deux voitures correctement parquées en bordure gauche descendante de cette rue, à savoir la SAAB de B._ et la VW Golf de C._. Il ne portait pas la ceinture de sécurité.
(...) Le Tribunal retient qu'il avait neigé durant la nuit et qu'il avait encore neigé entre 6h et 8h et que la température était de -1 à 0° selon Météosuisse. L'appelant, qui connaît Lausanne et qui a l'habitude d'y circuler, ne peut pas ignorer que seules les avenues principales sont dégagées très tôt le matin, les petites rues ne l'étant que plus tard, n'étant pas prioritaires. Il connaissait l'Avenue du 24 Janvier et sa forte déclivité de 14% puisqu'il avait l'habitude de se rendre chez son amie domiciliée à l'Avenue du Maupas. Même si l'Avenue du 24 Janvier n'était plus barrée, parce que la signalisation avait été déplacée par des usagers, il ne peut prétendre avoir ignoré qu'elle était dangereuse vu la situation de neige et certainement impraticable avec des pneus d'été. Au vu de ces circonstances, il aurait dû s'abstenir d'emprunter cette rue, pouvant facilement se rendre à l'Avenue du Maupas en effectuant un léger détour par l'Avenue Collonges. En s'engageant avec une voiture dont l'équipement n'était pas adéquat, il a enfreint l'article 29 LCR.
Il est admis que A._ s'est arrêté au bord de la route, devant une sortie de cour, lorsqu'il a constaté le dérapage de véhicules circulant devant lui. Une agente lui a dit de circuler. Il est patent qu'il ne pouvait pas parquer son véhicule à cet endroit, mais qu'il s'est retrouvé dans une situation de devoir poursuivre sa route uniquement suite à sa décision de s'engager sur cette voie hasardeuse. La perte de maîtrise doit lui être imputée à faute, une circonstance atténuante pouvant être retenue suite à l'ordre émanant de l'agente de police qui lui interdisait de rester arrêté en dehors d'une place de parc.
Au vu des infractions des articles 29 et 31 al. 1 LCR et au vu de la circonstance atténuante retenue, le Tribunal admettra partiellement l'appel de A._, estimant devoir prononcer une amende inférieure à celle du Préfet. A._ s'est de plus rendu coupable du non port de la ceinture de sécurité au sens de l'article 3a al. 1 OCR. (...)

## Considerations