# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 5b6f73a3-974a-53da-ae92-ef5c6b6d265b
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait et en droit
1.
Par ordonnance pénale du 28 mars 2019, le Ministère public a condamné A._ à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, sans sursis, le jour-amende étant fixé à CHF 30.-, et à une amende de CHF 500.-, pour délit et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup). En cas de non-paiement de l’amende ou si celle-ci est inexécutable par la voie de la poursuite pour dettes, elle fera place à 10 jours de peine privative de liberté. Les frais judiciaires par CHF 1'598.- ont été mis à la charge de la recourante.
Celle-ci a formé opposition à cette ordonnance pénale le 5 avril 2019. Le dossier a été transmis au Juge de police de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : le Juge de police) qui, par citation du 18 juillet 2019 notifiée le 22 juillet 2019, a cité A._ à son audience du 20 août 2019 à 8.30 heures.
Personne ne s’étant présenté à cette audience, le Juge de police, par décision du 20 août 2019, a pris acte que l’opposition était réputée retirée, l’ordonnance pénale entrant ainsi en force. Il a mis les frais judiciaires à la charge de la recourante. Cette décision, comme les actes de procédure précédents, a été notifiée à l’adresse fournie par A._, soit la Fondation Le Tremplin, à Fribourg. Elle a été réceptionnée le 28 août 2019.
2.
A._ recourt par acte daté du 27 septembre 2019, remis à la poste le 30 septembre 2019. Elle indique que l’assistant social qui s’occupe de ses affaires a omis de lui transmettre avant le 24 septembre 2019 la décision du 20 août 2019. Elle relève par ailleurs qu’elle avait cru que l’audience avait lieu un mercredi – le 20 août 2019 était un mardi – et qu’elle a constaté son erreur le 21 août 2019. Elle pensait qu’elle pourrait faire recours contre le verdict prononcé en son absence.
3.
3.1. Aux termes de l’art. 356 al. 2 du Code de procédure pénale (CPP), le tribunal de première instance (in casu le Juge de police, cf. art. 75 al. 2 let. a de la loi sur la justice [LJ]) statue sur la validité de l’ordonnance pénale et de l’opposition, sa décision pouvant faire l’objet d’un recours auprès de la Chambre pénale (art. 393 al. 1 let. a CPP et 64 let. c LJ).

## Considerations