# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4ccd3e78-7c05-467a-88b1-5ec5be7e9684
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par requête du 22 février 2022, A_ a sollicité de la Cour qu'elle autorise le déménagement de C_, enfant des parties encore mineur, afin qu'il puisse s'installer avec elle à E_ (France);
Qu'elle a exposé que B_ ayant cessé de payer le loyer de l'ancien domicile conjugal, le bail de celui-ci avait été résilié par la bailleresse, ce dont attestent les pièces produites, notamment un jugement d'évacuation prononcé par le Tribunal des baux et loyers le 20 janvier 2022;
Que l'état des lieux de sortie était prévu pour le 28 février 2022;
Que grâce à un ami, elle était parvenue à trouver en location, pour un prix abordable, un appartement situé à E_ (France), à 550 mètres de la frontière suisse et à cinq minutes en voiture de l'école du mineur C_;
Que compte tenu du conflit qui l'opposait à B_, elle n'était pas parvenue à obtenir son accord au déplacement du lieu de résidence de leur fils, raison pour laquelle elle s'adressait à la Cour;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la Cour est saisie de deux appels dirigés contre un jugement rendu le 2 février 2021 par le Tribunal;
Que dans le cadre d'une procédure de divorce, le tribunal ordonne les mesures provisionnelles nécessaires (art. 276 al. 1 CPC);
Que des mesures provisionnelles peuvent présenter une urgence justifiant que le juge statue sur mesures superprovisionnelles (Tappy, CR CPC, 2
ème
éd., ad art. 276 n. 16);
Qu'en l'espèce, les pièces produites attestent du fait que le contrat de bail à loyer de l'appartement occupé par la requérante a été résilié pour défaut de paiement et que son évacuation a été ordonnée, ce qui contraint celle-ci à rechercher un autre logement;
Que la pénurie de logements à loyers modérés dans le canton de Genève est notoire;
Que la requérante a rendu suffisamment vraisemblable, à ce stade, avoir trouvé un logement sur territoire français;
Qu'un parent exerçant conjointement l'autorité parentale ne peut modifier le lieu de résidence de l'enfant qu'avec l'accord de l'autre parent ou sur décision du juge notamment lorsque le nouveau lieu de résidence se trouve à l'étranger (art. 301a al. 2 let. a CC);
Que tant la mère que le père du mineur C_ détenant l'autorité parentale, l'accord de B_ est nécessaire pour autoriser le transfert du lieu de résidence de C_ sur territoire français;
Qu'il ressort des explications de la requérante que cet accord n'a pu être obtenu;
Que l'évacuation de l'appartement occupé par la requérante est prévue pour la fin du mois de février 2022;
Qu'actuellement, la requérante vit à F_[GE], qui n'est situé qu'à quelques kilomètres de E_;
Que le fait de s'installer, avec C_, à E_ n'aura,
prima facie
, aucune incidence négative sur le quotidien de l'enfant, qui pourra
a
priori
continuer à fréquenter la même école;
Que le père étant également domicilié à F_, soit à proximité de E_, les relations personnelles père/fils ne seront pas rendues plus compliquées;
Que la Cour autorisera par conséquent la requérante, sur mesures superprovisionnelles, à transférer le lieu de résidence du mineur C_ à E_ (France);
Que par ordonnance séparée, un délai de dix jours sera imparti à B_ pour qu'il se prononce sur la requête;
Qu'il sera statué ultérieurement sur les frais relatifs à la présente décision.
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