# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 929d99fc-adc4-5810-988f-3de2a60af0d9
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Par ordonnance pénale du 16 juillet 2018, A._ a été reconnu coupable de délit contre la loi fédérale sur les étrangers. Il a été condamné à une peine privative de liberté de 90 jours, sans sursis, ainsi qu'au paiement des frais pénaux.
Le 19 juillet 2018, A._ a formé opposition à cette ordonnance pénale et requis la désignation de l'avocate B._ en qualité de défenseure d'office. Le dossier judiciaire a été transmis au Juge de police de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: le Juge de police) le 2 août 2018.
B. Par ordonnance du 10 septembre 2018, le Juge de police a rejeté la requête tendant à la désignation d’un défenseur d’office.
C. Par lettre du 17 septembre 2018, le prévenu a interjeté recours contre cette décision. Le recours n'étant pas motivé, son auteur a été rendu attentif par acte du 18 septembre 2018 à la possibilité de remédier à ce défaut dans le solde du délai de recours. Il y a donné suite par lettre du 20 septembre 2018, sollicitant désormais que sa défense soit confiée à Me Julian Burkhalter. Ce dernier a transmis une procuration par courrier du 1er octobre 2018, requérant en outre une prolongation du délai pour la motivation du recours. Il a été informé le 2 octobre 2018 que le délai légal de recours n'est pas prolongeable et que le prévenu a de lui-même donné suite à l'avis présidentiel par la lettre précitée, dont copie lui a été communiquée.
Le 2 octobre 2018, le Juge de police a proposé le rejet du recours et s'est référé à son ordonnance du 10 septembre 2018 et à sa motivation.
Quant au Ministère public, il a annoncé par acte du 5 octobre 2018 conclure au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité et adhérer aux considérants de l'ordonnance attaquée.
Ces écritures ont elles aussi été communiquées au conseil mandaté.

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application de l’art. 393 al. 1 let. b du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP; RS 312.0), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la Loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance du Juge de police, autorité de première instance, refusant au prévenu la désignation d’un défenseur d’office.
1.2. Selon l’art. 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. L’ordonnance querellée a été notifiée au recourant le 17 septembre 2018, si bien que le mémoire de recours, posté le même jour, ainsi que son complément du 20 septembre 2018, remis à la poste le lendemain, ont été adressés à l’autorité en temps utile.
1.3. L’ordonnance contestée prononce le rejet de la requête de désignation d’un défenseur d’office. Le recourant étant prévenu, il est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. a et 382 al. 1 CPP).
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