# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2ae666d5-586e-5e03-b43d-707c54673a58
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_003
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Employment Contract

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement
TRPH/532/2009
du 4 août 2009 dans la cause C/12404/2008-1, notifié le lendemain, le Tribunal des prud'hommes a condamné E_ SA à payer à T_ la somme de fr. 3'705.50 brut, avec intérêts à 5% l'an dès le 1
er
avril 2008, à titre d'heures supplémentaires, déboutant T_ de toutes ses autres conclusions.
Après avoir exposé les dispositions applicables dans le cas d'espèce (soit : l'art. 356 ss CO; l'art. 9 de l'Ordonnance fédérale limitant le nombre des étrangers [OLE]; l'art. 7 lit.a de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Communauté Européenne et ses Etats membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, sur la libre circulation des personnes [Accord sur la libre circulation des personnes]; l'art. 9 al. 1 de l'Annexe 1 de l'Accord sur la libre circulation des personnes; les art. 2 al. 2 et 22 de la loi fédérale sur les étrangers [LEtr]; l'art. 22 de l'Ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative [OASA]), les premiers juges ont considéré que l'intimée, bien qu'étant membre de l'Union industrielle genevoise (UIG), n'était pas signataire de la Convention collective de travail UIG - UNIA et ne s'était pas engagée auprès de l'Office cantonal des relations du travail (OCIRT) à respecter les usages de la mécatronique. Comme, de son côté, T_, de nationalité portugaise ne bénéficiait pas de la protection instaurée par l'art. 9 OLE, puis de l'art. 22 OASA, et ne pouvait pas être mis au bénéfice des usages précités, la CCT de la mécatronique n'était pas applicable dans le cas d'espèce, de sorte que l'intéressé ne pouvait se voir accorder les salaires prévus par ladite convention et, partant, devait être débouté de ses conclusions sur ce point, à savoir le paiement de la somme de fr. 17'016.95 à titre de différence entre le salaire perçu et celui prévu par la CCT UIG- UNIA.
S'agissant du paiement des heures supplémentaires réclamées par T_, le Tribunal a retenu que, pour la période du 1
er
mars 2005 au 31 avril 2006, durant laquelle son horaire hebdomadaire était de 40 heures, l'intéressé avait accompli 421,55 heures supplémentaires pour lesquelles il avait déjà perçu un montant brut de fr. 5'053.45 au lieu de fr. 11'106.27, de sorte que, durant cette période-là, son ex-employeur lui devait la somme de fr. 6'062.80 brut. Pour la période du 1
er
mai 2006 au 30 avril 2008, durant laquelle son horaire était de 43 heures par semaine, l'intéressé avait effectué 233,40 heures supplémentaires, pour lesquelles il avait perçu à ce titre fr. 4'169.80 au lieu de fr. 5'940.-, de sorte que E_ SA devait encore lui verser à cet égard fr. 1'770.20. T_ aurait donc dû se voir verser une somme totale de fr. 7'833.- brut à titre d'heures supplémentaires, montant duquel il convenait toutefois de déduire les vacances qu'il avait prises en trop, soit fr. 4'127.50, de sorte que, en définitive, son ex-employeur devait lui verser la somme de fr. 3'705.50 à titre d'heures supplémentaires.
B
. a) Par acte déposé au greffe de la Juridiction des prud'hommes le 4 septembre 2009, T_ appelle de ce jugement.

## Considerations

Le mémoire d'appel, émanant par le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (ci-après SIT), comporte un préambule d'une dizaine de lignes, une partie "EN FAIT", une partie "EN DROIT", ainsi que des conclusions.
Dans le préambule, l'appelant indique former appel contre le jugement du 4 août 2009 "
au motif que le Tribunal des prud'hommes n'a pas respecté les dispositions de l'article de la Letr et 22 de OASA
".
La partie "EN FAIT" consiste en un "copier-coller" intégral de la partie "EN FAIT" du jugement entrepris.
La partie "EN DROIT" de l'appel reprend les principes juridiques exposés par le Tribunal en ce qui concerne sa compétence à raison de la matière et du lieu et reproduit, mot pour mot, les 3
ème
et 6
ème
paragraphes du jugement déféré (concernant, respectivement, la teneur des art. 356 et suivants CO et l'art. 9 al. 1 de l'annexe I de l'Accord sur la libre circulation des personnes).
Les seuls passages non reproduits de la décision querellée sont les suivants (sic):
"
Selon la jurisprudence et la doctrine, l'obligation - de droit public - de l'employeur de solliciter et d'obtenir l'autorisation de travail pour le travailleur étranger constitue en droit du travail, un acte préparatoire de l'employeur,; ATF C/2004 du 24 3 2004. 2004=JAR2005 156 cons.3,2,1 ; ATF 114II279 cons CJ 1960 p 303.
Vu les facilités des bilatérales CH-UE-AELE- pour l'engagement de travailleurs ressortissants de l'Union européenne, les permis B sont depuis 2003 sévèrement contingentés (cf. Appendice 1à l'art 14 OLE( Klaus, " Auslandishe staatsangehorige als arbeitnehmende2 in Uebersax/Much/Geiser. Ed Auslanderrecht, Bâle 2002, N 14,52 p 603)
Les articles 11al3 et 18 let b de la Loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 et l'article 22 OASA sont applicables.
Selon l'article 9 al1 de l'annexe 1 de l'accord sue la libre circulation des personnes, un travailleur salarié ressortissant d'une partie contractante ne peut, sur le territoire de l'autre partie contractante, être en raison de sa nationalité traité différemment des travailleurs nationaux salariés en ce qui concerne les condition d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération, de licenciement et de réintégration professionnelle ou de réemploi s'il est tombé au chômage.
Dans la cause C/14324/2005-1 E_ SA (page 7) reconnaître être membre de l'UIG,et considérait la CCT UIG applicable aux relations de travail (son nom apparaît dans la liste des membres UIG ).
Lemania
ENERGY n'a pas fait appel de cette décision.
Le rappel de salaire 17'016.95 est fondé.
"