# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 900abf57-861a-4e99-96a4-2781e47df9d7
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_006
**Year:** 2009
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait :
A.
Par prononcé du 23 juin 2009, le Juge d'application des peines a converti l'amende impayée de 180 fr. infligée le 27 juillet 2007 par la Préfecture de Nyon en deux jours de peine privative de liberté de substitution (I) et a dit que T._ supporterait les frais de la cause par 150 fr. (II).
B.
Les faits nécessaires à l'examen de la présente cause sont les suivants :
1.
Le 27 juillet 2007, le Préfet de Nyon a condamné T._ à une amende de 180 fr., a fixé, à défaut de paiement de l'amende, une peine privative de liberté de substitution de deux jours et a mis les frais par 50 fr. à sa charge.
L'amende n'a pas été payée et l'exécution forcée qui s'en est suivie s'est terminée le 5 février 2008 par l'établissement d'un acte de défaut de biens.
2.
Après une sommation restée sans effet, la Préfecture de Nyon a transmis le dossier de la cause au Juge d'application des peines en date du 10 mars 2008.
Par courrier du 2 juin 2009, le Juge d'application des peines a fixé un délai de dix jours à T._ pour justifier que sa situation matérielle s'était notablement détériorée sans faute de sa part depuis sa condamnation à l'amende.
T._ n'a pas réagi dans le délai imparti.
C.
En temps utile, T._ a recouru contre
le prononcé du 23 juin 2009
.
Il
a conclu à
l'annulation des frais de la cause
.

## Considerations

En droit :
1.
Aux termes des art. 106 al. 5 CP (Code pénal du 21 décembre 1937; RS 311.0) et 27 al. 1 LEP (loi sur l'exécution des condamnations pénales du 4 juillet 2006; RSV 340.01), le Juge d'application des peines est compétent pour statuer sur la peine privative de liberté de substitution lorsque l'amende ou la peine pécuniaire est restée impayée et qu'elle est inexécutable par la voie de la poursuite pour dettes.
2.
En ce qui concerne le Juge d'application des peines, l'art. 24 bis TFJP (Tarif des frais judiciaires pénaux du 7 octobre 2003; RSV 312.03.1) prévoit que l'émolument est établi sur la base du nombre de pages des procès-verbaux des opérations, des décisions et des auditions (al. 1). Par page ou fraction de page, il est de 75 fr. (al. 2).
En l'espèce, le prononcé attaqué s'étend sur deux pages. Fixés à 150 fr., les frais ont été calculés conformément à l'art. 24 bis TFJP précité. Par ailleurs, aucun élément ne justifie que ce montant soit réduit.
3.
Par un moyen peu clair, le recourant semble contester l'amende de
180 fr., au motif que le prononcé préfectoral ne lui aurait pas été notifié.
La question de la validité de l'amende ne saurait être examiné dans le cadre de la présente procédure. Quant à l'absence de notification du prononcé de l'amende, un recours basé sur ce moyen est manifestement tardif. Ce prononcé est en effet exécutoire et a entraîné une procédure de poursuite pour dettes à l'encontre du recourant, qui s'est terminée par un acte de défaut de biens. Il appartenait à ce dernier à tout le moins d'invoquer un tel motif dans le cadre de la poursuite.
Au surplus, la conversion de l'amende en deux jours de peine privative de liberté, non contestée, est bien fondée. Le recourant n'invoque pas de dégradation de sa situation financière depuis le 27 juillet 2007 et le montant de l'amende n'est pas recouvrable par voie de poursuite vu l'acte de défaut de biens. L'art. 36 CP n'a donc pas été violé.
4.
En définitive, le recours doit être rejeté et le prononcé confirmé.
Conformément aux art. 485v CPP (Code de procédure pénale du 12 septembre 1967; RSV 312.01) et 23 al. 3 TFJP, les frais de deuxième instance seront mis à la charge du recourant débouté.