# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 50f341e1-67d1-5be7-867a-e9fa450b0b0b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu en fait
que M. B_ (ci-après : l'assuré) bénéficie depuis le 1
er
septembre 1998 d'une rente entière d'invalidité, basée sur un degré d'invalidité de 100 %;
Que sa demande ayant été considérée comme tardive ladite rente a été allouée à partir du 1
er
septembre 1998 seulement, malgré l'incapacité de travail présente depuis le 8 mars 1996;
Que par communication du 26 septembre 2005, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité (ci-après : l'OCAI) a informé l'assuré qu'il continuerait à bénéficier d'une rente d'invalidité entière;
Que le 17 octobre 2005, l'assuré a écrit la "Commission cantonale de recours en matière d'assurance-invalidité" en contestant la communication du 26 septembre 2005 et en requérant des prestations de l'assurance-invalidité qui conviennent avec son dernier salaire assuré, avec effet rétroactif dès mars 1996;
Que ce courrier a été enregistré au Tribunal cantonal des assurances sociales et transmis à l'OCAI le 25 octobre 2005, comme objet de sa compétence;
Que par décision de l'OCAI du 9 novembre 2005, la rente de l'assuré a été maintenue, avec indication de la voie de l'opposition;
Que cette décision est entrée en force;
Que par courrier du 30 octobre 2006, l'assuré s'est référé à son "recours contre une décision de l'OCAI du 17 octobre 2005" et demandé la correction de la rente AI à 100 %, avec effet rétroactif dès mars 1996, sa capacité de travail étant nulle dès cette date;
Que dans sa réponse du 6 décembre 2006, l'OCAI conclut à l'irrecevabilité du recours en relevant que la décision du 8 novembre 2005 n'a pas été frappée d'opposition;

## Considerations

Attendu en droit
que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 2 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la loi sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que selon l'art. 52 LPGA les décisions peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues, à l’exception des décisions d’ordonnancement de la procédure (al. 1);
Que les décisions sur opposition doivent être rendues dans un délai approprié;
Qu'elles sont motivées et indiquent les voies de recours (al. 2);
Que selon l'art. 56 al. 1 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours;
Qu'en l'espèce, la décision du 9 novembre 2006 de l'OCAI n'a pas fait l'objet d'opposition;
Qu'au surplus, le recours déposé le 30 octobre 2006 ne saurait être considéré comme une opposition valable dès lors qu'il est manifestement tardif;
Que le recourant ne conteste d'ailleurs pas le maintien de sa rente à 100 % tel que décidé le 9 novembre 2005 par l'OCAI mais requiert en réalité que celle-ci lui soit allouée avec un effet rétroactif depuis mars 1996, date de son incapacité de travail;
Qu'il demande ainsi la reconsidération de la décision initiale constatant que sa demande était tardive et lui octroyant une rente dès le 1
er
septembre 1998;
Que selon l'art. 53 al. 2 LPGA, l’assureur peut revenir sur les décisions ou les décisions sur opposition formellement passées en force lorsqu’elles sont manifestement erronées et que leur rectification revêt une importance notable;
Que selon la jurisprudence, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer les décisions qui remplissent les conditions fixées;
Qu'elle en a simplement la faculté et ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre;
Qu'en conséquence, les décisions refusant d'entrer en matière sur une demande de reconsidération ne peuvent, en principe, être portées devant l'autorité judiciaire (ATF
119 V 479
consid. 1b/cc,
117 V 12
consid. 2a et les références; ATFA du 31 janvier 2006; I 8/05);
Qu'en l'espèce, le Tribunal de céans ne peut que constater que le recourant requiert la reconsidération de la décision initiale de rente mais ne saurait contraindre l'administration d'entrer en matière sur celle-ci, pour les raisons exposées ci-dessus;
Qu'en conséquence, le recours sera déclaré irrecevable;