# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c03642bd-a2b1-58b6-a1a8-7f53140dc8ab
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait et en droit
1.
Par ordonnance du 22 juin 2018, le Ministère public a prononcé, frais à la charge de l'Etat, un classement de l'instruction pénale ouverte consécutivement aux plaintes pénales déposées les 3 juillet 2017 et 8 septembre 2017 par A._, en son nom et au nom de ses enfants, pour injures. La première plainte a été déposée contre les six premiers nommés des intimés; A._ a indiqué à la police que, dans le cadre de problèmes de voisinage existant dans l'immeuble où elle demeure, les personnes en question auraient plusieurs fois injurié ses enfants. La seconde plainte a été dirigée contre les deux derniers nommés des intimés, à nouveau pour des faits d'injures à son encontre et à celui de sa fille.
Le même 22 juin 2018, le Ministère public a prononcé, consécutivement à deux plaintes pénales déposées l'une le 31 août 2017 par B._ et C._, l'autre le 12 février 2018 par E._, une ordonnance pénale reconnaissant A._ coupable de voies de fait, d'injures, de menaces et de dénonciation calomnieuse, et la condamnant à une peine pécuniaire de 50 jours-amende d'un montant de CHF 50.00 et à une amende de CHF 400.- ainsi qu'au paiement des frais.
2.
Par lettre datée du 27 juin 2018 et adressée le 2 juillet 2018 au Procureur en charge de la cause, qui l'a transmise le 5 juillet 2018 à la Chambre pénale, avec le dossier de la cause, comme possible objet de sa compétence, A._ a réitéré ses allégations et doléances vis-à-vis de ses voisins, de la régie et du Président du Tribunal des baux, suppliant le Procureur de la croire et lui disant qu'elle aimerait bien qu'il revoie le dossier.
Invitée par acte du 13 juillet 2018 à préciser si sa lettre datée du 27 juin 2018 doit être considérée comme un recours contre l'ordonnance de classement, elle a exposé par lettre du 16 juillet 2018, remise à la poste le 18, qu'elle veut effectivement faire opposition à l'ordonnance de classement, son but n'étant pas de ne pas payer l'amende et les frais. Elle y a ajouté diverses considérations sur le fait que les gendarmes ne l'ont pas prise au sérieux et sur divers aspects de la vie dans l'immeuble.
Priée de verser une avance de sûretés, la recourante a indiqué par lettre du 30 juillet 2018, remise à la poste le 3 août, qu'elle demande l'assistance judiciaire, tout en renouvelant et complétant par ailleurs ses doléances à l'encontre des voisins.
3.
La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP). Vu le sort du recours, il n'est pas nécessaire de demander aux intimés de se déterminer.
4.
Le délai de recours est de dix jours (art. 396 al. 1 CPP).
Ce délai a été respecté vu que la décision a été notifiée le 25 juin 2018. En revanche les multiples griefs ajoutés à l'objet premier des lettres des 16 et 30 juillet 2018 sont hors délai et conséquemment irrecevables.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 5
5.

## Considerations