# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 543a93b1-55eb-5d3b-b08e-03fa2438e5a0
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_007
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. Le 3 septembre 2010 et le 28 octobre 2011, la Commune de A._ a mis à l'enquête publique la révision générale de son plan d'aménagement local (PAL), en adaptant notamment les planifications des anciennes Communes de B._, C._ et D._, qui avaient été approuvées respectivement le 10 mai 1994, le 10 mars 1992 et le 27 avril 2000. Elle a actualisé également son aménagement en fonction des dispositions de la nouvelle loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC; RSF 710.1, entrée en vigueur le 1er janvier 2010) et du règlement d'exécution de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (RELATeC; RSF 710.11).
B. 24 oppositions ont été déposées contre le projet de PAL lors de la première mise à l'enquête publique et 25 lors de la seconde. Ces oppositions ont été traitées par la commune et 10 recours ont finalement été formés auprès de la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions (ci-après, la Direction) contre les décisions communales sur opposition.
Le 23 juillet 2013, la Direction a statué sur les recours et quelques procédures contre ses décisions sont actuellement pendantes auprès du Tribunal cantonal.
C. Parallèlement, le 23 juillet 2013 également, la Direction a approuvé la révision générale du PAL, avec certaines réserves, notamment en refusant trois extensions prévues des zones résidentielles et d'activités figurant au plan directeur communal (PDCom).
Le premier refus d'approbation, situé dans le secteur de E._, concerne l'agrandissement planifié de la zone résidentielle à l'Ouest de ce village, hormis sur l'espace entre les deux quartiers existants sur deux profondeurs. Se fondant sur le préavis négatif du Service des constructions et de l'aménagement (SeCA), la Direction a justifié sa position en soulignant l'étalement urbain provoqué par le projet et la nécessité de combler les dents creuses d'urbanisation. De plus, l'extension se situait sur des surfaces d'assolement de catégorie A.
En second lieu, la Direction a refusé d'approuver l'agrandissement de la zone résidentielle au PDCom dans le secteur de B._, sur les art. 28, 749, 871, 685, 20 (partiel) et 118A RF en relevant qu'il n'apparaissait pas judicieux de pousser l'urbanisation du coté Nord-Ouest de ce secteur, car cela participerait à un étalement de la zone à bâtir.
Enfin, la Direction n'a pas approuvé l'extension prévue de la zone d'activité (ZACT) dans le secteur de F._ en raison des conflits que pourrait générer la ZACT à proximité de la zone résidentielle. En ce cas également, l'autorité a suivi le préavis négatif du SeCA.
Dans le cadre de l'examen du dimensionnement de la zone à bâtir, la Direction a décidé en outre ce qui suit:
Dans sa lettre du 26 juin 2012 accompagnant l'envoi du dossier d'examen final du PAL, la commune de A._ évoque la possibilité de se référer à l'art. 47 LATeC. Elle souhaite ainsi pouvoir bénéficier d'un retour des terrains concernés par un déclassement à leur affectation initiale en cas d'une décision judiciaire d'indemnisation pour expropriation matérielle. Le SeCA, dans son préavis, relève que l'art. 47 LATeC n'est pas applicable lorsqu'un retour des terrains à leur affectation initiale entraînerait un surdimensionnement de la zone à bâtir, ce qui serait le cas en l'espèce. Pour que cette disposition puisse être appliquée, il aurait fallu que la commune puisse compenser le retour des terrains déclassés à leur affectation initiale par d'autres terrains nouvellement mis en zone et ayant fait l'objet d'une zone réservée reportée au PAZ. Or, le SeCA a constaté que les nouvelles mises en zones prévues sont minimes et visent à permettre la légalisation d'aménagements antérieurs existants. Ainsi, la commune de A._ ne dispose pas de
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terrains susceptibles de compenser un éventuel retour des terrains déclassés à leur affectation initiale. Pour ces raisons, la DAEC suit le préavis du SeCA et informe la commune que l'art. 47 LATeC ne pourra pas être invoqué ultérieurement par la commune en cas de décision judiciaire d'indemnisation pour expropriation matérielle.
D. Agissant le 19 septembre 2013, la Commune de A._ a contesté devant le Tribunal cantonal la décision de la Direction du 23 juillet 2014 en tant qu'elle refuse son approbation aux trois extensions susmentionnées de la zone résidentielle et d'activité et en tant qu'elle exclut la mise en œuvre ultérieure de l'art. 47 LATeC par la commune. La recourante conclut, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de la partie contestée de la décision attaquée ou, subsidiairement, au renvoi de l'affaire à l'autorité intimée pour nouvelle décision dans le sens des considérants.

## Considerations