# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e6354dba-f277-48d5-bf73-991397e823cf
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_031
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu les faits suivants:
A.
A._ et B._ (ci-après: les constructeurs) sont copropriétaires de la parcelle 130 de la Commune d'Aigle, supportant un bâtiment d'habitation ECA 807.
Le 25 novembre 2019, les constructeurs ont déposé une demande de permis de construire tendant à la rénovation énergétique de la toiture du bâtiment précité ECA 807 et à l'agrandissement des six lucarnes existantes.
Le projet a été soumis à l'enquête publique du 18 décembre 2019 au 16 janvier 2020 (CAMAC 190072). Il a suscité deux oppositions, dont celle de C._ (ci-après: l'opposante), propriétaire de la parcelle voisine 129.
De nouveaux plans d'architecte ont été dressés le 15 avril 2020. Il en résultait, par rapport aux plans mis à l'enquête, une réduction des dimensions des lucarnes.
Par décision du 19 mai 2020, la Municipalité d'Aigle (ci-après: la municipalité) a refusé le permis de construire requis, au motif que les travaux envisagés augmenteraient le volume du bâtiment existant, déjà non réglementaire du point de vue de la distance aux limites, et aggraveraient par conséquent l'atteinte à la réglementation.
B.
Les constructeurs ont déféré cette décision à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après: la CDAP), en concluant principalement à la délivrance du permis de construire, subsidiairement au renvoi de la cause à la municipalité pour nouvelle décision.
Statuant par arrêt du 12 juillet 2021, la CDAP a rejeté le recours et confirmé la décision attaquée (AC.2020.0159). Sont reproduits ci-après les consid. 5b/bb et 6 de l'arrêt, de même que son dispositif:
"[5b]
bb) Il résulte des plans que les lucarnes projetées seraient notablement plus grandes que celles des lucarnes existantes. En effet, leur largeur totale ne serait plus d'environ 450 cm (150 cm x 3), mais de 745 cm (290 cm + 165 cm + 290 cm). Certes, leur hauteur serait quelque peu réduite, mais elles passeraient de la forme de chien debout (toiture à deux pans, où seul le faîte atteint la hauteur maximale) à celle de chien couché (toiture plate, où l'entier de la toiture atteint la hauteur maximale).
Ainsi, les nouvelles lucarnes augmenteraient à elles seules le volume extérieur de la toiture, respectivement le gabarit de l'immeuble (sans compter que les vitrages connaîtraient une extension similaire). Il s'agit dès lors d'une extension hors des volumes existants, en particulier dans les espaces réglementaires. Dans ces conditions, force est de considérer que l'agrandissement des lucarnes entraînerait une aggravation de l’atteinte à la réglementation en vigueur, prohibée par l’art. 80 al. 2 LATC (voir dans le même sens CDAP AC.2019.0118 du 10 novembre 2020 consid. 3c/bb; AC.2017.0222 du 19 avril 2018 consid. 2d; AC.2014.0207 du 13 mai 2015 consid. 6b et les références citées). Peu importe dans ces circonstances l'extension du volume habitable, dont les plans indiquent qu'elle serait, pour l'ensemble des lucarnes, de 8 m3 (hauteur supérieure à 2,40 m), alors que les recourants soutiennent dans leur recours qu'il s'agirait de 13,5 m3 (cf. p. 7 du recours; 168,60 m3 - 155,10 m3).
Le recours doit par conséquent être admis et le permis de construire annulé.
c
) [...]
6. En définitive, le recours doit être admis et la décision attaquée annulée.
Succombant, les recourants doivent assumer un émolument judiciaire, ainsi qu'une indemnité de dépens en faveur de l'autorité intimée et de l'opposante (art. 49 al. 1 et 55 al. 2 LPA-VD).

## Considerations