# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ed454e61-bb3d-46f0-8ef3-defc08290e5b
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2015
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
A.X._ et B.X._ se sont mariés le [...] 1991 à [...]. Deux enfants sont issus de leur union :
- [...], né le [...] 1993, aujourd'hui majeur;
- C.X._, née le [...] 2002.
Par prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale du
12 septembre 2014, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a notamment confié à A.X._ et B.X._ la garde sur l’enfant C.X._, née le 30 juillet 2002 (II) et rappelé la convention signée par les parties à l’audience du 21 mai 2014, ratifiée séance tenante pour valoir prononcé partiel de mesures protectrices de l’union conjugale, libellée comme il suit (III) :
"I. Parties s’accordent pour qu’une garde alternée sur l’enfant C.X._, née le [...] 2002, soit mise en place dans les meilleurs délais et conformément à l’intérêt de C.X._, comme préconisé par l’expertise du 10 avril 2014.
En l’Etat, C.X._ sera chez sa mère la semaine et ira chez son père un week-end sur deux, de même que les mercredis après-midi, étant précisé que ce régime sera progressivement élargi, dans les meilleurs délais, selon les propositions des différents experts (Dr. [...] et/ou [...]).
II. Parties conviennent qu’un mandat de curatelle éducative au sens de l’art. 308 al. 1 CC soit confié au Service de protection de la jeunesse, ce service s’engageant de communiquer au Tribunal le nom de l’assistant social en charge du dossier.
III. et IV. [...]"
La présidente a également invité le Service de protection de la jeunesse (ci-après : SPJ) à prendre contact rapidement avec A.X._ et B.X._ afin d'exercer le mandat de curatelle qui lui a été confié (III), admis très partiellement la conclusion de B.X._ tendant à l’augmentation de la contribution d’entretien et admis celle tendant au versement d’une contribution d’entretien extraordinaire (V), dit que du 1
er
juin 2014 et jusqu’à ce que le système de garde alternée de l’enfant C.X._ soit mis en place, A.X._ versera à B.X._ 200 fr. par mois en sus de la contribution d’entretien de 2'000 fr., allocation pour C.X._ en plus (VI), dit que dès que le système de garde alternée de l’enfant C.X._ sera mis en place, A.X._ versera à B.X._ une contribution d’entretien de 2'000 fr., allocation pour C.X._ en plus (VII), dit que A.X._ assumera entièrement les frais du traitement orthodontique de l’enfant C.X._ (VIII), dit que dès le 1
er
juin 2014, A.X._ conservera l’allocation familiale de 250 fr. qu’il perçoit de son employeur (IX) et réglé le sort des frais et dépens (X et XI).
Par acte du 25 septembre 2014, B.X._ a formé appel contre le prononcé précité et a requis l'octroi de l'assistance judiciaire.
Dans sa réponse du 17 octobre 2014, A.X._ a conclu au rejet de l'appel.
Par déterminations du même jour, le SPJ a estimé que la mise en œuvre d'une garde partagée telle que prévue dans la convention de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 mai 2014 était prématurée.
Le 27 octobre 2014, l'appelante a déposé une procédure complémentaire contenant des novas et des conclusions nouvelles.
Par décision du 31 octobre 2014, la Juge déléguée de la Cour d'appel civil du Tribunal cantonal a accordé à l'appelante le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 25 septembre 2014.
Par déterminations du 13 novembre 2014, l'intimé a conclu à l'irrecevabilité, respectivement au rejet des conclusions nouvelles prises par l'appelante le 27 octobre 2014.
Le 13 janvier 2015, Me Feldmann a informé la Juge déléguée de céans qu'elle n'était plus le conseil de A.X._.
Par courrier du 15 janvier 2015, B.X._ a sollicité, par l'intermédiaire de son conseil, la suspension de la procédure d'appel, les parties étant sur le point de trouver un accord. Elle a indiqué qu'elle n'avait toutefois pas été en mesure d'obtenir la confirmation de l'accord de A.X._ à la suspension de procédure, celui-ci pouvant le cas échéant être interpellé directement.
Le 19 janvier 2015, l'intimé s'est vu impartir un délai au 2 février 2015 pour se déterminer sur la requête de suspension déposée par l'appelante.
En l'absence de détermination de A.X._ dans le délai imparti, la Juge déléguée de céans a suspendu en date du 5 février 2015 la procédure d'appel pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 7 avril 2015.
Le 11 février 2015, l'appelante a produit, par l'intermédiaire de son conseil, un exemplaire original d'une convention de mesures protectrices de l'union conjugale signée par les parties le 8 février 2015 et en a requis la ratification pour valoir arrêt sur appel.
Le 13 février 2015, le conseil d'office de l'appelante a produit sa liste des opérations.
2.
Conformément à l’art. 279 al. 1 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), applicable par analogie dans le cadre d’une procédure de mesures protectrices de l’union conjugale (Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 8 ad art. 279, p. 1111, et nn. 48 et 49 ad art. 273, p. 1077), la convention signée par les parties le 10 octobre 2014 peut être ratifiée, les modalités de celles-ci paraissant équitables, conformes au droit et dans l'intérêt de l'enfant C.X._.
La transaction, qui a les effets d'une décision entrée en force (art. 241 al. 2 CPC), met fin à la procédure d'appel, de sorte qu'il y a lieu de rayer la cause du rôle (art. 241 al. 3 CPC).
3.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d’office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, le chiffre VIII de la convention prévoit que "chaque partie garde ses frais et renonce à des dépens". Par conséquent, les frais judiciaires de deuxième instance, réduits d’un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5), seront arrêtés à 400 fr. (art. 65 al. 2 TFJC) pour l'appelante et laissés à la charge de l'Etat, celle-ci étant au bénéfice de l'assistance judiciaire (art. 122 al. 1 let. b CPC).
Me Virginie Rodigari, conseil d'office de l'appelante, a droit à une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure d'appel (art. 122 al. 1 let. a CPC).
Selon sa liste des opérations, elle a consacré neuf heures et cinquante-quatre minutes à la procédure d’appel, ce qui paraît adéquat au vu de la nature et des difficultés de la cause. Il y a également lieu d'admettre le montant des débours, qu'elle a chiffrés à 88 fr. 20, TVA en sus.
L’indemnité d’office de Me Virginie Rodigari sera ainsi arrêtée à
1'782 fr. s’agissant des honoraires, auxquels s’ajoutent 88 fr. 20 de débours et la TVA, par 149 fr. 60, soit en définitive une indemnité de 2'019 fr. 80.
Dans la mesure de l’art. 123 CPC, la bénéficiaire de l’assistance judiciaire est tenue au remboursement des frais judiciaires et de l’indemnité du conseil d’office mis à la charge de l’Etat.
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé selon chiffre VIII de la convention.

## Considerations