# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 167dde59-d141-5bdb-b203-341cb44ad06f
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par ordonnance séparée du 23 octobre 2015, le Ministère public a arrêté à CHF 5'653.70, TVA comprise, l’indemnité due à A._ en sa qualité de défenseur d’office de B._. Ce dernier avait été reconnu coupable de vols en bande par ordonnance pénale du 20 juin 2015.
B. Le 4 novembre 2015, A._ a recouru contre cette ordonnance et conclut à ce que son indemnité soit arrêtée à CHF 9'690.70, TVA comprise.
C. Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu au rejet du recours. En substance, il soutient que bien qu’importante et avec une dimension internationale, l’affaire ne revêtait aucune complexité en fait et en droit du point de vue du travail exigé pour la défense des prévenus. Il allègue que l’indemnité requise était hors de proportion avec celle que déploierait une personne plaidant à ses propres frais et avance qu’elle était 4.5 fois plus élevée que celle demandée par l’avocate d’office du coprévenu dont la situation juridique et personnelle était comparable. Même après correction, l’indemnité demeurait 2.5 fois plus élevée que celle obtenue par la mandataire du coprévenu. Le Ministère public relève encore que le nombre de copies invoqué par la recourante était vertigineux car elle annexait systématiquement à ses écritures des pièces qui se trouvaient déjà au dossier pénal, voire qui avaient été établies par l’autorité elle-même, au lieu d’y faire simplement référence. Enfin, s’agissant des déplacements, il rappelle que l’art. 77 al. 4 RJ est entré en vigueur postérieurement aux opérations effectuées et précise qu’il a été renoncé au forfait pour la correspondance et communications téléphoniques au vu des honoraires exagérément requis, ces opérations devant au contraire être comprises dans les honoraires retenus.
D. Le 23 décembre 2015, A._ a déposé ses déterminations. Elle fait grief au Ministère public d’avoir comparé l’activité des deux mandataires et relève les différences dans les situations procédurales des deux coprévenus, estimant que les démarches qu’elle avait effectuées lors de la détention provisoire avaient par ailleurs aussi profité à l’autre coprévenu. Enfin, elle rappelle qu’aucune des démarches n’était dénuée de chance de succès et déplore que l’autorité de poursuite ait corrigé la liste d’honoraires présentée.

## Considerations

en droit