# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 42a20afa-b6d7-4454-ab2e-04a51b1e6796
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

l’avocat dans le CPP et le CPC: entre divergence et harmonie, Revue de
l’avocat 2017, p. 87 ss, 89), dès le moment où ils exercent une activité
typique.
4.4.3
4.4.3.1 Comme son nom l’indique, la LLCA contient des règles spéciales
réglant la libre circulation des avocats (art. 1 LLCA), son champ
d’application étant restreint puisque circonscrit aux titulaires d’un brevet
d’avocat qui pratiquent, dans le cadre d’un monopole, la représentation en
justice en Suisse (art. 2 al. 1 LLCA; BOHNET/OTHENIN-
GIRARD/SCHWEIZER, Commentaire romand, 2010, n. 1 ad art. 2 LLCA;
DREYER, Commentaire romand, 2010, n. 19 ad art. 21 LLCA; v. CHAPPUIS,
Commentaire romand, 2017, n. 17 ad art. 321 CP; Message du 30 janvier
2002 relatif à la modification de la loi fédérale sur la libre circulation des
avocats, FF 2002 2477, 2480). S’agissant de l’activité de conseil juridique,
elle n’est pas réglementée par la LLCA qui ne s’applique donc pas aux
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avocats qui exercent une activité de consultation juridique (v. DREYER, op.
cit., n. 20 ad art. 21 LLCA; NATER, in: Fellmann/Zindel [édit.], Kommentar
zum Anwaltsgesetz, 2005, n. 6 et 7 ad art. 2 LLCA). Quant à la pratique de
la représentation en justice, elle n’est toutefois pas conditionnée à
l’inscription à un registre cantonal puisque la loi réserve aux cantons la
possibilité pour des avocats non inscrits au registre cantonal de représenter
des parties auprès de leurs propres autorités cantonales (art. 3 al. 2 LLCA;
CHAPPUIS, La profession d’avocat, Tome I, 2e éd. 2016, p. 18;
BOHNET/OTHENIN-GIRARD/SCHWEIZER, op. cit., n. 25 ad art. 2 LLCA;
NATER, op. cit., n. 3 et 10 ad art. 2 LLCA; GURTNER, La réglementation des
sociétés d’avocats en Suisse: entre protectionnisme et libéralisme, 2016,
p. 230). Partant, la LLCA ne réglemente pas de manière exhaustive la
profession d’avocat, certains étant soumis à la LLCA et d’autres pas.
4.4.3.2 L’art. 2 al. 2 et 3 LLCA réglemente les modalités d’application de la
loi s’agissant de certaines catégories d’avocats. La première concerne les
avocats ressortissants des États membres de l’Union européenne (UE) ou de
l’Association européenne de libre-échange (AELE) habilités à exercer dans
leur État de provenance sous l’une des dénominations figurant en annexe à
la LLCA et qui pratiquent la représentation en justice en Suisse sous la
forme de prestations de services ou de manière permanente (v. art. 21 ss).
La seconde a trait aux ressortissants suisses habilités à exercer la profession
d’avocat dans un État membre de l’UE ou de l’AELE sous un titre figurant
en annexe à la LLCA.
S’agissant plus précisément des avocats ressortissants de l’UE ou de
l’AELE, plusieurs hypothèses sont prévues. Premièrement, ils peuvent
pratiquer en Suisse, sous leur titre d’origine, la représentation en justice à
titre permanent. Pour ce faire, ils doivent s’inscrire au tableau public des
avocats des États membres de l’UE ou de l’AELE (art. 27 ss LLCA).
Deuxièmement, ils peuvent requérir leur inscription au registre cantonal des
avocats après avoir réussi une épreuve d’aptitude ou, sous certaines
conditions, après avoir été inscrits pendant trois ans au moins au tableau des
avocats pratiquant sous leur titre d’origine (art. 30 al. 1 LLCA).
Troisièmement, ils peuvent pratiquer la représentation en justice en Suisse,
sous leur titre d’origine, de façon occasionnelle (art. 21 ss LLCA).
4.4.4 L’art. 46 al. 3 DPA est clair puisqu’il interdit le séquestre des objets et
des documents concernant des contacts entre une personne et son avocat dès
le moment où celui-ci est autorisé à pratiquer la représentation en justice sur
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le territoire helvétique – d’après la LLCA – et n’a pas le statut de prévenu
dans la même affaire (v. supra consid. 4.4.2). Partant, le secret
professionnel de l’avocat ne saurait empêcher la saisie et la perquisition, en
Suisse, de documents échangés entre un avocat étranger et son client suisse,
dès le moment où l’avocat ressortissant d’un pays membre de l’UE ou de
l’AELE n’exerce pas, sur territoire helvétique, la représentation en justice
sous une des formes prévues par la LLCA.
In casu, l’opposant ne peut être suivi lorsqu’il considère que le document
inventorié sous 059 et contenant un courriel avec une pièce jointe laquelle
représente un courrier d’un avocat luxembourgeois en lien avec un litige
KYC (concernant un compte de H. SPF) est couvert par le secret de
l’avocat. Aucune précision – ne serait-ce que sommaire – afin de rendre
vraisemblable que ce document est couvert par le secret invoqué n’a été
présentée par l’opposant, conformément à son devoir de motiver et de
collaborer (v. supra consid. 4.4.1.3). Dès lors, en l’absence d’un quelconque
élément permettant de retenir que l’avocat signataire du document
susmentionné est un ressortissant d’un État membre de l’UE ou de l’AELE,
ou que le document a été établi lors de la pratique – en Suisse – de la
représentation en justice au sens de la LLCA ou encore qu’il a trait à
l’activité typique d’avocat, ledit document ne peut pas être considéré
comme étant couvert par le secret de l’avocat. Cela scelle le sort de ce grief.
Partant, le document précité et son annexe seront transmis, dès l’entrée en
force de la présente décision, à l’AFC. Idem s’agissant des autres
documents contenus dans le dossier référencé 059 qui n’ont fait l’objet
d’aucun grief de la part de l’opposant.
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10. Auszug aus dem Beschluss der Beschwerdekammer in Sachen A. gegen
Bundesanwaltschaft, Fédération Internationale de Football Association
(FIFA) vom 14. Januar 2021 (BB.2020.92, BB.2020.93)
Folgen der Verletzung von Ausstandsvorschriften; Aufhebung von
Amtshandlungen
Art. 60 Abs. 1 StPO

## Considerations