# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 56a2c69f-3f9b-418b-aebf-7dbca4068bb8
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par ordonnance du 12 juillet 2018, le Tribunal des mesures de contrainte a ordonné la détention provisoire de B._ pour une durée de deux mois, soit au plus tard jusqu’au 10 septembre 2018.
2.
Par acte du 26 juillet 2018, B._ a recouru auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal contre cette ordonnance, en concluant principalement à sa libération immédiate, subsidiairement à ce qu'il soit mis au bénéfice de mesures de substitution, plus subsidiairement encore au renvoi de son dossier au Tribunal des mesures de contrainte pour nouvelle décision dans le sens des considérants (P. 27/1).
Par ordre du 3 août 2018, le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne a ordonné la relaxation immédiate de B._ (P. 31).
Par pli du 6 août 2018 adressé au recourant, la Cour de céans a indiqué que sans opposition motivée par retour de courrier A, elle considérerait le recours comme devenu sans objet et fixerait l'indemnité de son défenseur d'office
(P. 32).
Répondant le 7 juillet 2018, Me Xavier Oulevey a confirmé que son mandant ne s'opposait pas à ce que son recours soit considéré comme vidé de son objet. En annexe à cette réponse, il a présenté une liste de frais (P. 35 et P. 35/1).
3.
Le recourant ne bénéficiant plus d'un intérêt actuel juridiquement protégé pour recourir (art. 382 al. 1 CPP), il a lieu de prendre acte de ce que son recours est devenu sans objet, de rayer la cause du rôle et de statuer sur les frais et les indemnités.
Compte tenu de ce que le recours est devenu sans objet ensuite de l'ordre de relaxation donné par le Ministère public le 3 août 2018, il se justifie de laisser à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP) les frais de la procédure de recours, constitués de l'émolument d'arrêt et des frais imputables à la défense d'office
(art. 421 et 422 al. 2 let. a CPP). A cet égard, Me Xavier Oulevey a requis, pour la période du 24 juillet au 7 août 2018, une indemnité de 744 fr. 20, soit 4.9 heures (4 heures et 54 minutes) à 110 fr. pour le travail de son avocat-stagiaire, de 0.8h (48 minutes) à 180 fr. pour son propre travail, ainsi que 8 fr. de débours et la TVA à 7.7% sur les honoraires et les débours, à hauteur de 53 fr. 20. Cette prétention est raisonnable, compte tenu du travail généré par la présente procédure ayant consisté notamment à rédiger un mémoire de recours circonstancié. Il convient donc d'allouer à ce mandataire, à la charge de l'Etat, une indemnité d'office de 744 fr. 20.

## Considerations