# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** bed23d1d-af46-52e1-957e-e209e4be70fd
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur C _, ressortissant suisse né en 1960, est licencié en sciences économiques de l’école des hautes études commerciales de Lausanne ; il est également titulaire d’un diplôme de technicien supérieur de gestion de l’université de Tunis.
2. a. Le 16 décembre 2003, étant au chômage, l’intéressé a signé un contrat d’employé temporaire avec le service des mesures cantonales de l’office cantonal de l’emploi (ci-après : l’OCE), aux termes duquel il était engagé en qualité de commis administratif au département des finances pour une durée de douze mois et un jour, soit du 5 janvier 2004 au 6 janvier 2005.
b. Le 18 mai 2004, Madame Negretti, responsable des ressources humaines au département des finances a informé l’OCE qu’un contrôle de la durée des pauses de l’intéressé avait mis en évidence des tricheries dans les pointages. Sur cinq jours, il avait indûment bénéficié de deux heures et quarante-huit minutes de crédit. L’intéressé manquait de motivation. Le travail de classement qui lui avait été confié était insatisfaisant et comportait trop d’erreurs ayant des incidences majeures pour le service. Reçu le jour même par sa hiérarchie, les constatations précitées lui avaient été communiquées. Il avait en outre été informé que la collaboration ne serait pas poursuivie, en raison du fait qu’il avait délibérément trompé sa hiérarchie en falsifiant ses temps de pause, ce qui constituait une faute grave. Il avait quitté le service à midi.
c. Le 19 mai 2004, l'OCE a licencié M. C _ pour juste motif, avec effet immédiat. Ce licenciement entraînait notamment la perte de l'octroi d'un solde d'emploi temporaire et l'impossibilité de pouvoir bénéficier de l'aide financière du revenu minimum cantonal d'aide sociale (ci-après : RMCAS).
d. Le 26 mai 2004, M. C _ a contesté le licenciement : son travail impliquait des déplacements dans tout le bâtiment. Dès lors, il ne se rendait pas à une place de travail précise après avoir timbré. Il n’y avait pas d’éléments tangibles permettant de le licencier. Enfin, il a insisté sur le fait qu’il était sans revenu et qu’il avait à sa charge deux enfants et son épouse, qui était malade.
e. Le 16 juin 2004, l'OCE a annulé le licenciement pour juste motif fondé sur une tricherie dans le contrôle horaire. Un nouveau licenciement a été notifié à M. C _ pour le 31 juillet suivant, lequel retenait que l’intéressé manquait de motivation. Son travail était insatisfaisant, comportant trop d'erreurs ayant des incidences majeures pour le service dans lequel il oeuvrait.
3. M. C _ a sollicité des prestations d’assistance auprès de l’Hospice général (ci-après : l’hospice) à partir du 1
er
septembre 2004.
4. Par décision du 15 octobre 2004, l’hospice a informé l’intéressé qu’il lui accorderait de telles prestations, mais qu’elles seraient réduites dès le 1
er
septembre 2004 à hauteur des conditions minimales d’existence, au motif qu’il avait été licencié d’un emploi temporaire cantonal, ce qui impliquait qu’il ne pourrait bénéficier de l’ouverture d’un nouveau délai-cadre ni percevoir le RMCAS. Dès le 1
er
septembre 2004, il avait droit à CHF 2'709,95 par mois pour son entretien, celui de son épouse et de ses enfants, montant auquel il fallait ajouter une aide complémentaire mensuelle de CHF 396.-.
5. Le 25 octobre 2004, M. C _ a élevé réclamation en exposant qu’il avait été licencié abusivement, qu’il vivait séparé de sa famille et qu’il était hébergé par un proche auquel il devait verser une participation au loyer et aux charges. Après avoir payé le loyer, les frais de transport et de recherches d’emploi, il disposait encore de CHF 300.- par mois pour vivre.

## Considerations