# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f871888c-2471-406c-addb-98e20bab87c9
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1991, et B._, né en 1985, sont les parents de C._, né en 2017. A._ est mère de deux autres enfants, soit D._, née en 2009, et E._, née en 2013.
Par décision du 9 octobre 2017, la Justice de paix de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après: la Justice de paix) a instauré une curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles au sens de l’art. 308 al. 1 et 2 CC en faveur de l’enfant C._ et a nommé F._, intervenante en protection de l’enfant auprès du Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après: SEJ), en qualité de curatrice. Ledit mandat a été transféré à G._, intervenante en protection de l’enfant auprès du SEJ, par décision du 2 mars 2020.
Par décision du 30 décembre 2020, le Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après: le Tribunal) a prononcé la dissolution par le divorce du mariage célébré en 2015 entre A._ et B._. Il a notamment homologué la convention sur les effets accessoires du divorce qui arrêtait que l’autorité parentale sur l’enfant C._ demeurait conjointe, que la garde s’exercerait de manière alternée, que le domicile légal de l’enfant serait chez sa mère et que les curatelles éducative et de surveillance du droit de visite seraient maintenues.
Par décision du 8 février 2021, consécutive à une décision de mesures provisionnelles urgentes du 21 janvier 2021, la Présidente du Tribunal a modifié le jugement de divorce du 30 décembre 2020 en ce qui concerne les « passages » de l’enfant C._ d’un parent à l’autre ainsi que le mode de communication entre les parents relatif à l’enfant.
B. Après avoir reçu un refus du Service des affaires institutionnelles, des naturalisations et de l’état civil (ci-après: SAINEC) du 4 mai 2021 de procéder à l’adjonction du prénom H._ à son fils C._, B._ a, par courrier du 7 juin 2021, requis de la Justice de paix l’instauration d’une curatelle de représentation au sens de l’art. 308 al. 2 CC afin de déposer une requête en changement du prénom de son fils au vu de l’opposition de la maman et du conflit d’intérêts entre eux.
Par courrier daté du 13 août 2022, mais remis à la poste le 16 août 2022, A._ a fait part à la Justice de paix de ses inquiétudes face aux comportements de B._. Elle a notamment relevé que celui-ci appelait leur fils H._ lorsqu’il en avait la garde, ce qui créait des difficultés pour ce dernier.
C. Après avoir entendu lors d’une séance tenue le 16 septembre 2021, I._, grand-père maternel de C._, J._, l’oncle maternel de C._, B._, A._, G._ ainsi que K._, cheffe de secteur auprès du SEJ, la Justice de paix a, par décision du 4 novembre 2021, instauré en faveur de C._ une curatelle, au sens de l’art. 308 al. 2 CC, à charge pour le curateur de déposer une requête en modification du prénom auprès du SAINEC.
D. Par mémoire du 22 décembre 2021, A._ a interjeté recours contre cette décision. Elle a conclu à ce que la décision soit annulée et que chaque partie supporte ses propres dépens. Elle a également requis d’être mise au bénéfice de l’assistance judiciaire.
Le 28 décembre 2021, la Juge de paix a déposé sa détermination en se référant à la décision attaquée. Elle a toutefois précisé que dite décision ne traite pas de l’intérêt pour l’enfant d’obtenir ou
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non un deuxième prénom, ni ne préjuge de la question puisque cette question est de la compétence du SAINEC. Elle a encore souligné que ce litige nourrit de manière importante le conflit parental et démontre l’intérêt évident de l’enfant à être représenté par un curateur afin que cette question soit tranchée par le SAINEC, dont la décision pourra faire l’objet d’un recours si nécessaire. Elle a conclu ainsi au rejet du recours.
Par mémoire du 2 mars 2022, B._ a répondu au recours en concluant à son rejet, dépens à charge de A._. Il a également requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA; RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection, soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA). La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC; RSF 131 11]; ci-après: la Cour) est compétente pour statuer.
1.2. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC), de sorte que la procédure de recours est régie par les art. 450 à 450e CC.