# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 713a6e66-dbf9-53d5-a4e6-71213d6f0f82
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 23 septembre 2013, le Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) a interrompu dès le 31 août 2013 le versement des prestations complémentaires familiales à Madame A_ (ci-après : la bénéficiaire), laquelle avait mis un terme à son activité lucrative ;
Que par décision du 24 septembre 2013, le SPC a calculé les prestations d’aide sociale allouées à l’intéressée dès le 1
er
septembre 2013 ;
Qu’après avoir recueilli les informations nécessaires s’agissant notamment des indemnités de chômage et gains intermédiaires de sa bénéficiaire depuis septembre 2013, le SPC a rendu en date du 8 juin 2014 une « décision de prestations complémentaires familiales, d’aide sociale et de subsides d’assurance-maladie » revenant sur la situation à compter du 1
er
septembre 2013 ;
Que le SPC a constaté que les prestations d’aide sociale allouées depuis le 1
er
septembre 2013 - soit CHF 14'160.- - l’avaient été à tort mais qu’en revanche, l’intéressée devait se voir reconnaître pour la même période le droit à des prestations complémentaires familiales à hauteur de CHF 6'153.- ;
Qu’en conséquence, au terme de sa décision, le SPC a réclamé à sa bénéficiaire le remboursement de CHF 8'007.- (différence entre CHF 14'160.- et CHF 6'153.-) à titre de prestations d’aide sociale versées à tort ;
Que le 13 janvier 2014, la bénéficiaire s’est opposée à cette décision ;
Que par décision sur opposition du 2 avril 2014, le SPC a confirmé sa demande en restitution de CHF 8'007.- ;
Que cette décision désignait la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice comme compétente pour recevoir un éventuel recours ;
Que par écriture du 19 mai 2014, l’assurée a donc saisi la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice d’un recours contre la décision du 2 avril 2014 ;
Qu’en substance, la recourante allègue avoir remis à l’intimé tous les documents nécessaires au calcul de ses droits dès qu’elle est entrée en leur possession ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 10 juin 2014, a fait remarquer que seule demeurait litigieuse la demande en restitution des CHF 8'007.- représentant la différence entre les prestations d’aide sociale versées à tort et les prestations complémentaires familiales dues pour la même période ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires du 25 octobre 1968 (LPCC; RS/GE
J 4 25
) concernant les prestations complémentaires familiales au sens de l’art. 36A LPCC en vigueur dès le 1er novembre 2012 ;
Qu’en revanche, les contestations relatives aux décisions prises en application de la loi sur l’insertion et l’aide sociale individuelle (LIASI; RS/GE
J 4 04
) ne relèvent pas des compétences attribuées à l'art. 134 LOJ à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice ;
Qu’en l’occurrence, le montant dont la restitution est réclamée est constitué de prestations d’aide sociale ;
Que c’est donc à tort que l’intimé a désigné la Chambre des assurances sociales de la Cour de céans comme compétente ;
Qu'en application de l'art. 132 al. 1 LOJ, c’est en effet la Chambre administrative de ladite Cour qui l’est pour connaître de la présente espèce ;
Qu'il y a ainsi lieu, d'office, de transmettre la cause à la Chambre administrative (art. 11 al. 3 LPA (RS/GE
E 5 10
).