# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e6a1385a-2b13-5f3b-a2ad-ac2153a0c2b1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT que par décision du 7 septembre 2005, confirmée sur opposition le 6 décembre 2006, l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après : OCAI) a octroyé à Monsieur A_ une rente entière limitée dans le temps à la période du 1er mars 2002 au 31 mars 2004 ;
Que l'assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 19 janvier 2007 en contestant que sa capacité de travail se soit améliorée au début de l'année 2004 ;
Que dans sa réponse du 14 février 2007, l'OCAI a conclu au rejet du recours ;
Qu'une audience d'enquêtes s'est tenue en date du 28 juin 2007 au cours de laquelle ont été entendus à titre de témoins les Drs
L_
et M_ ;
Que par ordonnance du 21 juillet 2008, le Tribunal cantonal des assurances sociales a mis sur pied une expertise dont il a confié le volet psychiatrique au Docteur N_ et le volet rhumatologique au Docteur O_;
Que le Docteur O_ a rendu son rapport en date du 22 octobre 2008;
Que le Docteur N_ a rendu le sien en date du 8 février 2009;
Qu'après avoir donné aux parties l'occasion de s'exprimer une dernière fois, le Tribunal cantonal des assurances sociales a rendu en date du 29 mai 2009 un arrêt (
ATAS/672/2009
) au terme duquel il a admis le recours et reconnu à l’assuré le droit à une rente entière d'invalidité au-delà du 31 mars 2004;
Que, saisi d'un recours interjeté par l'OAI, le Tribunal fédéral, en date du 2 février 2010, a rendu un arrêt (
9C_603/2009
) au terme duquel, considérant que les expertises réalisées par les Docteurs O_ et N_ ne pouvaient se voir reconnaître pleine valeur probante, il a annulé le jugement du Tribunal cantonal des assurances sociales du 29 mai 2009 et renvoyé la cause à ce dernier pour complément d'instruction sous forme d'une nouvelle expertise pluridisciplinaire, rhumatologique et psychiatrique;
Que le Tribunal de céans a dès lors invité les parties à lui communiquer les questions qu'elles souhaitaient voir poser aux experts ;
Que par courrier du 24 février 2010, l'intimé a suggéré que le mandat soit confié soit au Bureau romand d'expertises médicales (BREM) de Vevey soit au COMAI de la Clinique romande de réadaptation soit au Centre d'expertises médicales de Nyon (CEMed);
Que le recourant, par écriture du 8 mars 2010, a quant à lui suggéré les noms des Docteurs P_ et Q_ pour le volet rhumatologique et celui du Docteur R_ pour le volet psychiatrique;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
qu’il convient de déterminer, préalablement à l’octroi de prestations, si les atteintes à la santé dont souffre l'assuré sont invalidantes ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438);
Qu’ainsi, l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.);
Que de son côté, le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136);
Qu’en l’espèce, la Haute Cour a jugé qu’il s’imposait de mettre sur pied une nouvelle expertise ;
Qu’il convient donc d’ordonner une nouvelle expertise bidisciplinaire, dont le volet psychiatrique sera confié au Dr R_ et le volet rhumatologique au Dr Q_, étant précisé que ces deux médecins devront ensuite se concerter pour rendre des conclusions communes.
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