# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** d6b4a1bf-4ebd-5577-abd6-1cdbaeb1c907
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Par courriers reçus au Ministère public les 15 février 2019 et 18 mars 2019, A._ a déposé plainte pénale contre B._, juge cantonal, C._, assistante sociale auprès de la commission sociale de E._, et D._, présidente de dite commission, pour mise en danger de l’intégrité physique et psychique de ses enfants F._ et G._, de subsidiairement leur mère, H._, et de lui-même. Le plaignant a opposé aux prénommées d’avoir rendu des décisions qui réduisent les prestations qui lui sont versées par le Service de l’aide sociale de E._, en abusant de leur pouvoir, en ignorant sa situation personnelle et financière, en s’acharnant contre lui et en l’accusant faussement, mais en pleine connaissance de la fausseté de leurs allégations. Il a fait grief à B._ d’avoir ignoré de la même manière sa situation et d’avoir confirmé, par sa complaisance complice, les décisions rendues.
B. Le 4 février 2020, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière. Il a retenu qu’aucune violation d’une norme pénale par les personnes visées par les plaintes pénales, voire d’autres personnes, ne pouvait être mise en évidence au vu des faits allégués par le plaignant. Il a mis les frais de la procédure à la charge de A._.
C. Par acte daté du 15 février 2020, mais remis à la poste le 16 février 2020, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance de non-entrée en matière du 4 février 2020. Par courrier du 16 mars 2020, il a requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire.
D. Invité à se déterminer, le Ministère public a, par courrier du 14 mai 2020, conclu au rejet du recours, avec suite de frais. Il a remis son dossier.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Les parties peuvent attaquer les décisions et les actes de procédure rendus par le Ministère public (art. 393 al. 1 let. a CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007, RS 312.0]) dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 322 al. 2 CPP en relation avec l’art. 310 al. 2 CPP, art. 396 al. 1 CPP; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP), qui, dans le canton de Fribourg, est la Chambre pénale du Tribunal cantonal (art. 85 al. 1 LJ [loi sur la justice du 31 mai 2010, RSF 130.1]).
1.2. Le recours fait l'objet d'une procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP).
1.3. Bien que le recourant ne l’ait pas formellement demandé, il y a lieu de souligner que les membres de la Chambre pénale n’ont pas à se récuser in casu quand bien même la procédure vise également B._, juge cantonal. En effet, de simples rapports collégiaux, en l’absence d’indice de partialité, sont insuffisants pour justifier une récusation (PC CPP, 2e éd. 2016, art. 56 n. 28 et la jurisprudence citée). Par ailleurs, à eux seuls, les liens ou affinités existants entre un juge ou d’autres personnes exerçant la même profession, actives dans la même institution publique, ne suffisent pas à justifier la suspicion de partialité dès lors que la personne élue ou nommée à une fonction judiciaire est censée être capable de prendre le recul nécessaire par
Tribunal cantonal TC Page 3 de 4
rapports à de tels liens ou affinités, et de se prononcer objectivement sur le litige qui divise les parties (PC CPP, art. 56 n. 27 et la jurisprudence citée).