# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** fdbbda36-f30a-4a01-9b16-94389a34b598
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit :
1.
Donnant suite le 2 octobre 2019 à la requête de B._, le Juge suppléant I du district de Sierre a ordonné un séquestre à concurrence de 50'000 fr., avec intérêts à 5% sur 25'000 fr. dès le 27 août 2019 et sur 25'000 fr. dès le 12 septembre 2019, au préjudice de A._.
Par jugement du 19 novembre 2019, ce magistrat a rejeté l'opposition formée par le débiteur séquestré. Statuant le 27 mai 2020, l'Autorité de recours en matière de poursuite et faillite (Juge unique) du Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré irrecevable le recours déposé par l'intéressé.
2.
Par écriture expédiée le 2 juillet 2020, le débiteur séquestré exerce un recours au Tribunal fédéral contre la décision de la cour cantonale.
Des observations n'ont pas été requises.
3.
L'écriture du recourant est traitée en tant que recours en matière civile au sens de l'art. 72 al. 2 let. a LTF. Il est superflu de vérifier les autres conditions de recevabilité, le procédé étant voué à l'échec.
4.
4.1. En l'espèce, le juge précédent a d'abord constaté que le recourant n'avait pas formulé de conclusions en annulation ou en réforme de la décision attaquée, mais indiqué uniquement s'opposer au séquestre, à la vente de gré à gré de ses biens et à la " taxation " (i.e. estimation) de ceux-ci par l'Office des poursuites; la décision entreprise n'ayant pour objet que le séquestre, il n'est cependant pas possible de contester ce dernier point à l'appui du recours. En tant qu'il concerne l'ordonnance de séquestre comme telle, le recours s'avère également irrecevable; en effet, il ne contient pas la moindre motivation à l'encontre des motifs du premier juge, et le recourant ne fournit aucune indication étayant son allégation d'après laquelle une " société tierce " serait aussi propriétaire des biens séquestrés.
4.2. L'arrêt sur opposition au séquestre (art. 278 al. 3 LP) porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF, en sorte que la partie recourante peut se plaindre uniquement d'une violation de ses droits constitutionnels (ATF 135 III 232 consid. 1.2). Or, en l'occurrence, le mémoire du recourant - qui ne comporte en outre aucune conclusion (art. 42 al. 1 LTF) - est dépourvu de tout grief d'ordre constitutionnel, motivé conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 142 III 364 consid. 2.4 avec les arrêts cités); l'intéressé perd de vue que l'acte de recours doit être motivé d'emblée dans le délai (péremptoire) de recours, et non pas à l'issue de sa " convocation " par le Tribunal fédéral.
5.
En conclusion, le présent recours doit être déclaré irrecevable par voie de procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. b LTF), avec suite de frais à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF).

## Considerations