# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** caf6e445-6739-58ea-9920-6f1408bd8358
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par jugement du 7 août 2018, le Tribunal de première instance a notamment dissous par le divorce le mariage contracté le _ 2003 par les époux A_, née [A_] le _ 1968, et B_, né le _ 1966 (ch. 1 du dispositif), attribué à A_ la garde sur les enfants C_ et D_(ch. 4), réservé à B_ un droit de visite sur ces derniers, lequel s'exercera, à défaut d'entente entre les parties, un week-end sur deux, du vendredi soir au lundi matin, le mercredi soir, nuit comprise, ainsi que la moitié des vacances scolaires (ch. 5), condamné B_ à verser en mains de A_, à titre de contribution à l'entretien des enfants C_ et D_, par mois, d'avance et par enfant, allocations familiales non comprises un montant de 2'500 fr. jusqu'à l'âge de 16 ans et 2'100 fr. jusqu'à l'âge de 18 ans, voire au-delà en cas d'études ou de formation sérieuses et régulières (ch. 6), dit que lesdites contributions d'entretien seront indexées à l'indice genevois des prix à la consommation le 1
er
janvier de chaque année, la première fois le 1
er
janvier 2019 mais qu'au cas où les revenus de B_ ne devaient pas suivre intégralement l'évolution de l'indice retenu, cette adaptation n'interviendrait que proportionnellement à l'augmentation effective de ses revenus (ch. 7), condamné B_ à verser à A_, à titre de contribution d'entretien post-divorce, par mois et d'avance, un montant de 2'500 fr. jusqu'au 31 mai 2019 et 1'000 fr. du 1
er
juin 2019 au 31 mai 2020 (ch. 12), dit que la requête de
provisio ad litem
de A_ était devenue sans objet (ch. 13) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 17);
Que par acte expédié au greffe de la cour le 14 septembre 2018, A_ a formé appel contre ce jugement; qu'elle a conclu, au fond, principalement, à l'annulation des ch. 5, 6, 7, 12 et 17 de son dispositif et pris diverses conclusions sur ces points;
Que A_ a également conclu, sur mesures provisionnelles, à la condamnation de B_ à lui verser la somme de 5'000 fr. à titre de
provisio ad litem
pour la procédure de première instance; qu'elle a exposé à cet égard qu'il était manifeste que les conditions pour l'octroi d'un
provisio ad litem
étaient réalisées;
Que B_ a conclu au rejet des mesures provisionnelles requises;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, qu'une
provisio ad litem
est due à l'époux qui ne dispose pas lui-même des moyens suffisants pour assumer les frais du procès en divorce;
Que celui qui requiert des mesures provisionnelles doit rendre vraisemblable qu'une prétention dont il est titulaire est l'objet d'une atteinte - ou risque de l'être - et qu'il s'expose de ce fait à un préjudice difficilement réparable (art. 261 al. 1 CPC);
Qu'en l'espèce, l'appelante a requis, à titre de mesures provisionnelles, le versement d'une
provisio ad litem
pour la procédure de première instance;
Que le prononcé de mesures provisionnelles nécessite une certaine urgence; que l'appelante n'explique toutefois pas en quoi il serait urgent qu'elle obtienne une
provisio ad litem
pour une procédure qui est désormais achevée;
Qu'elle n'a par ailleurs pas formé appel contre le ch. 13 du dispositif du jugement attaqué qui dit que sa requête de
provisio ad litem
est devenue sans objet, ce qui paraît conforme au droit et, en particulier, à la jurisprudence du Tribunal fédéral citée par le Tribunal; qu'elle n'a donc vraisemblablement pas de prétention à cet égard et ne peut dès lors obtenir le prononcé de mesures provisonnelles sur ce point;
Que la requête sera dès lors rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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