# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7456bfd4-9ec1-54a3-9092-92699bdde8e2
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Family

## Facts

considérant en fait
A. C._ et D._, nés respectivement en 2002 et en 2004, sont les enfants de A._ et de B._ lesquels sont divorcés et vivent séparément. Par jugement du 21 janvier 2013, le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine a attribué l’autorité parentale conjointe aux parents et la garde à la mère, le père disposant d’un large droit de visite.
Par courriel du 4 novembre 2015, A._ a informé la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) que le compagnon de B._ avait insulté son fils, lequel aurait été choqué, et qu’il avait déposé une plainte pénale à son encontre pour ces faits. Il a relevé qu’il craignait pour ses enfants qui continueraient à côtoyer le compagnon de leur mère et a requis que leur garde lui soit attribuée (DO 1 ss).
En date du 25 novembre 2015, les parents ont comparu devant la Juge de paix. Lors de cette séance, B._ a en particulier indiqué que ses enfants n’avaient jamais été menacés par son compagnon et qu’ils n’étaient pas en danger à son domicile. A._ a quant à lui relevé que son fils allait mal depuis l’altercation avec l’ami de sa mère et qu’il dormait depuis lors plusieurs fois par semaine à son domicile. Au terme de la séance, les parents ont accepté d’élaborer un calendrier des visites et se sont engagés à réfléchir à la possibilité d’entreprendre une médiation (DO 11 ss).
Le 21 février 2016, B._ a informé la Justice de paix que la médiation entreprise avec son ex-époux n’avait pas abouti et qu’aucun accord n’avait pu être trouvé quant au droit de visite du père de sorte qu’elle a requis qu’il soit exercé selon les modalités prévues par le jugement de divorce (DO 148).
Par courriers des 27 février et 7 mars 2016, B._ a indiqué à la Justice de paix que la situation avec son fils s’était fortement péjorée depuis le mois de décembre. Elle a précisé qu’il vivait chez son père depuis trois mois et qu’il n’était quasiment pas venu à son domicile. Selon elle, A._ influencerait ses enfants et les monterait contre elle (DO 160 ss, 172 ss).
En date du 9 mars 2016, A._ a informé la Justice de paix que son fils vivait principalement chez lui, la relation avec sa mère s’étant péjorée davantage. Il a également relevé que sa fille souffrirait de cette situation et s’isolerait de plus en plus dans sa chambre. Une altercation aurait également eu lieu entre D._ et sa mère au cours de laquelle cette dernière l’aurait giflée (DO 178 ss).
Le même jour, la Juge de paix a entendu C._ et D._ dans le cadre d’un entretien confidentiel.
B._ et A._ ont comparu à la séance de la Justice de paix du 11 mars 2016. A cette occasion, A._ a indiqué que son fils vivait chez lui toute la semaine, excepté le lundi où il dormait au domicile de sa mère chez qui il n’avait toutefois plus envie de se rendre depuis l’altercation avec son compagnon. Selon A._, la rupture suite à cet évènement est profonde et B._ ferait abstraction des problèmes existants. A._ a en outre accepté qu’une médiation entre ses enfants et leur mère soit entreprise. B._ a quant à elle déclaré que le père ne respectait pas le droit de visite et qu’il tenterait d’éloigner les enfants d’elle.
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Elle a également accepté qu’une médiation soit tentée. Les parents se sont en outre dits d’accord avec la suspension de la procédure jusqu’au terme de la médiation (DO 185 ss).
B. Par décision du 11 mars 2016, la Justice de paix a exhorté B._ à entreprendre une médiation familiale avec ses enfants ayant pour but de reconstruire une communication adéquate entre eux, de leur permettre d’aborder des sujets qui les préoccupent et de renouer des liens familiaux sains. En outre, les frais liés à la médiation seront pris en charge solidairement par les deux parents.
C. Par courrier du 17 mai 2016, A._ a interjeté recours contre cette décision, contestant, en substance, la mise à sa charge, solidairement avec la mère, des frais liés à la médiation. Il a en outre requis que la garde de ses enfants lui soit attribuée, que B._ soit informée des conséquences d’un faux témoignage en justice et qu’il lui soit rappelé ses obligations de parent.
Par mémoire du 20 juin 2016, B._ a conclu au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée, frais à la charge du recourant.
Par courrier du 29 juin 2016, A._ s’est déterminé sur la réponse de l’intimée.

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.