# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a6ea04d1-2cb0-5645-b476-12a67150c370
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Vu en fait
la demande déposée le 22 avril 2021 par Monsieur A_ (ci-après : le demandeur) à l’encontre de la compagnie d’assurances SWICA assurance-maladie SA (ci-après : la défenderesse) par-devant la chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre des assurances sociales), concluant à la condamnation de la défenderesse à verser au demandeur le montant de CHF 28'953.60, avec intérêts à 5%, dès la date moyenne ;
Vu la réponse de la défenderesse du 21 mai 2021, demandant la suspension de l’instance, jusqu’à reddition d’une expertise médicale demandée par l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI) dans le cadre de l’instruction d’une demande de prestations invalidité déposée par le demandeur et concluant, principalement, au rejet de la demande, sous suite de frais et dépens ;
Vu la réplique du demandeur du 15 juin 2021, par laquelle ce dernier s’oppose à la suspension de l’instance au motif que le processus de finalisation de l’expertise médicale mandatée par l’OAI et de prise de position de l’OAI pouvait être « relativement long » ;
Vu la duplique de la défenderesse déclarant qu’une demande de suspension de la procédure est admise par la jurisprudence du Tribunal fédéral (arrêt du Tribunal fédéral
4A_409/2015
) et se justifie dans le cas d’espèce ;

## Considerations

Attendu en droit que conformément à l'art. 7 du Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 (CPC -
RS 272
) et à l'art. 134 al. 1 let. c de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales connaît en instance unique des contestations relatives aux assurances complémentaires à l’assurance-maladie sociale prévue par la LAMal, relevant de la loi fédérale sur le contrat d'assurance, du 2 avril 1908 (loi sur le contrat d’assurance, LCA -
RS 221.229.1
) ;
Que selon l’art. 126 al. 1 CPC, le tribunal peut ordonner la suspension de la procédure si des motifs d'opportunité le commandent. La procédure peut notamment être suspendue lorsque la décision dépend du sort d'un autre procès ;
Que la défenderesse sollicite une suspension jusqu’à reddition du rapport d’expertise demandé par l’OAI ;
Que le demandeur s’y oppose, alléguant du retard que cela ferait prendre à la présente procédure ;
Que le Tribunal fédéral a déjà admis la suspension d’une cause relevant de la LCA dans l’attente de la reddition d’une expertise en cours devant l’OAI, que dans son arrêt du 2 décembre 2015 (
4A_409/2015
), sous considérant 6.2., le Tribunal fédéral a estimé qu’il était conforme au principe d’économie de procédure de suspendre l’instance dans l’attente d’une expertise demandée par l’OAI ;
Que procéder de la sorte se fondait sur « des raisons objectives qui font apparaître comme opportun et admissible de suspendre la procédure jusqu'à la réception de l'expertise relevant du droit de l'assurance-invalidité, dans la mesure où, du point de vue de la situation au moment de la décision de suspension, cela ne conduit pas, selon toute vraisemblance, à retarder indûment la procédure dans son ensemble, ce qui n'est pas démontré en l'espèce » (traduction libre) ;
Qu’en l’occurrence, il apparaît opportun de prononcer cette suspension, dès lors que, contrairement à ce que semble craindre le demandeur, il n’apparaît pas nécessaire d’attendre la décision finale de l’OAI mais uniquement d’attendre que le rapport d’expertise soit rendu ;
Que par ailleurs, ladite expertise est utile à la résolution de la présente cause et peut dispenser la chambre de céans de mandater un expert, ce qui est conforme au principe d’économie de la procédure ;
Que selon les dernières informations fournies par le demandeur, ce dernier a déjà été examiné par le médecin-expert mandaté par l’OAI et que selon l’expérience générale dans ce type d’affaire, le rapport d’expertise devrait pouvoir être rendu, dans un délai de 3 à 4 mois ;
Qu’il résulte de ce qui précède que le principe de célérité de la procédure n’apparaît pas lésé par une telle suspension ;
Qu’au vu des allégations des parties, il se justifie de prononcer la suspension de la présente cause jusqu’à réception du rapport d’expertise demandé par l’OAI.