# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 261eeda4-3228-4f7c-a398-6e361aca309b
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu:
- le dossier de la cause SV.21.1089-AEC et en particulier,
- l’ordonnance pénale du 31 août 2021 par laquelle le Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) a reconnu A. coupable de mise en circulation de
fausse monnaie (art. 242 CP en lien avec l’art. 250 CP) et la condamnant à une
peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 40.- le jour, soit un total de
CHF 1'200.- (pièces 03-00-00-0001 à 0003);
- la notification de dite ordonnance à A. le 2 septembre 2021 (pièce 03-00-00-0004);
- l’écriture datée du 12 septembre 2021 par laquelle A. forme opposition à dite
ordonnance et demande, en substance, de pouvoir exercer son droit d’être
entendue (pièce 03-00-00-0007) ainsi que son enveloppe de transmission, dont le
timbre et le sceau postal indiquent tous deux son dépôt, respectivement son
expédition au 14 septembre 2021 (pièces 03-00-00-0005 à 0006);
- le courrier de transmission de l’ordonnance pénale du 17 septembre 2021 par
lequel le MPC conclut à l’irrecevabilité de l’opposition de A. (dossier TPF 2.100.001
à 002);
- l’invitation faite par la Cour de céans, le 22 septembre 2021, à A. de faire valoir
ses éventuelles observations d’ici au 1er octobre 2021 (dossier TPF 2.400.001 à
002);
- la détermination datée du 30 septembre 2021 de A. par laquelle celle-ci reconnaît
l’envoi tardif de son opposition (dossier TPF 2.520.001);
- la renonciation du MPC à se déterminer sur le contenu de l’écriture de A. (dossier
TPF 2.510.001);
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Considérant en droit que:
- le tribunal de première instance statue sur la validité de l’ordonnance pénale et de
l’opposition (art. 356 al. 2 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 6B_756/2014 du
16 décembre 2014, consid. 2);
- les cours des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral statuent en première
instance sur les affaires pénales relevant de la juridiction fédérale, sauf si le MPC
en a délégué le jugement aux autorités cantonales (art. 33 et art. 35 al. 1 de la Loi
fédérale sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération, ci-après:
LOAP);
- le prévenu peut former opposition contre l’ordonnance pénale, par écrit et dans les
dix jours, devant le ministère public (art. 354 al. 1 lit. a CPP), sans que cette
opposition n’ait à être motivée (art. 354 al. 2 CPP);
- le délai décadaire de l’art. 354 al. 1 CPP constitue un délai légal dont la
computation se calcule conformément à l’art. 90 CPP (SCHWARZENEGGER,
Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung StPO, art. 196-457, 3e éd.,
n.2 ad art. 354 CPP), ce délai ne pouvant être prolongé, l’application stricte des
règles sur les délais se justifiant dans l’intérêt d’un bon fonctionnement de la justice
et de la sécurité du droit (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1170/2013 du
8 septembre 2014, consid. 4);
- les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou
l’évènement qui les déclenche (art. 90 al. 1 CPP), si le dernier jour est un samedi,
un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, le délai expire le
premier jour ouvrable qui suit (art. 90 al. 2 CPP, première phrase), le droit cantonal
déterminant à cet égard étant celui du canton où la partie ou son mandataire a son
domicile ou son siège (art. 90 al. 2 CPP, deuxième phrase);
- l’art. 1 al. 1 de la loi genevoise sur les jours fériés (RS-GE J 1 45) énumère
exhaustivement les jours désignés en tant que tels dans le canton de Genève;
- le délai est réputé observé si l’acte de procédure est accompli auprès de l’autorité
compétente au plus tard le dernier jour du délai (art. 91 al. 1 CPP), les écrits
doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à l’autorité pénale, à la Poste
suisse, à une représentation consulaire ou diplomatique suisse ou, s’agissant de
personnes détenues, à la direction de l’établissement carcéral (art. 91 al. 2 CPP);
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- une partie peut toutefois demander la restitution du délai si elle a été empêchée
de l’observer et qu’elle est de ce fait exposée à un préjudice important et
irréparable (art. 94 al. 1 CPP, première partie); elle doit alors rendre vraisemblable
que le défaut n’est imputable à aucune faute de sa part (art. 94 al. 1 CPP,
deuxième partie); la demande de restitution doit, dans pareil cas, être dûment
motivée et adressée par écrit dans les 30 jours à compter de celui où
l’empêchement a cessé, à l’autorité auprès de laquelle l’acte de procédure aurait
dû être accompli (art. 94 al. 2 CPP);
- enfin, dans les causes portées devant la Cour des affaires pénales, les
émoluments judiciaires varient entre 200 et 50’000 francs devant le juge unique
(art. 73 al. 3 lit. b LOAP cum art. 7 du Règlement du Tribunal pénal fédéral sur les
frais, émolument, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale);
Considérant en fait que:
- en l’espèce, le dernier jour du délai décadaire à disposition de A. pour former
valablement opposition à l’ordonnance pénale du 31 août 2021 échoyait, au vu de
sa notification le 2 septembre 2021, le lundi 13 septembre 2021, ce jour n’étant
pas déclaré férié par le droit genevois, canton dans lequel est domiciliée A.;
- partant l’opposition, déposée dans un bureau de poste le mardi 14 septembre est
manifestement tardive;
- bien que défaillante, A. n’a ni sollicité au MPC la restitution du délai dans les
formes et délais prévus à l’art. 94 CPP, ni fait valoir un motif justifiant une telle
restitution, et qu’au surplus, absolument rien au dossier ne laisse penser que les
conditions d’une restitution seraient, le cas échéant, satisfaites;
- par conséquent, l’opposition tardive de A. à l’ordonnance pénale du 31 août 2021
est irrecevable.
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## Considerations