# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4ccabd5b-de33-5faf-bb41-08b20484fdcf
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait que Madame T_ était au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité depuis le 1
er
septembre 1999 ;
Que par décision du 29 août 2007, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après OAI) l'a informée que sa demi-rente était supprimée ; que l'assurée ayant contesté ladite décision auprès du Tribunal de céans, une cause a été enregistrée sous le numéro A/2058/2009 ;
Que par décision du 13 mai 2009, confirmée sur opposition le 21 juillet 2009, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après SPC) a recalculé le droit de l'assurée aux prestations complémentaires ; qu'il a ce faisant tenu compte d'un gain potentiel ;
Que l'assurée, représentée par le Centre social protestant, a interjeté recours le 14 septembre 2009 contre la décision sur opposition ; qu'elle conteste le fait qu'un gain hypothétique soit retenu, au vu de son état de santé ; qu'elle explique avoir du reste sollicité de l'OAI le remplacement de sa demi-rente par une rente entière ; qu'un recours est pendant ;
Que dans sa réponse du 13 octobre 2009, le SPC, considérant qu'il était lié par l'appréciation de l'assurance-invalidité, d'une part, et que rien n'empêchait l'assurée d'utiliser sa capacité résiduelle théorique, d'autre part , a conclu au rejet du recours ;
Que par arrêt incident du 27 octobre 2009, le Tribunal de céans a suspendu la présente cause jusqu'à droit jugé dans la procédure A/2058/2009 ;
Que par arrêt du 15 décembre 2009 (
ATAS/1651/2009
), le Tribunal de céans a admis le recours interjeté par l'assurée contre la décision de l'OAI, en ce sens que celle-ci avait droit à une rente entière d'invalidité dès le 1
er
septembre 2003 ;
Que l'instance de la présente cause a été reprise par courrier du 17 février 2010 ;
Qu'invité à se déterminer, le SPC dit consentir à l'admission du recours de l'assurée ; qu'il conclut toutefois à ce qu'il ne soit pas alloué de dépens, "dans la mesure où au moment de la reddition de sa décision sur opposition, le SPC est d'avis qu'il a agi de manière conforme au droit" ;

## Considerations

Considérant en droit que la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 (LOJ ; RS
E 2 05
) a été modifiée et a institué, dès le 1
er
août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales statuant conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 3 LOJ en instance unique, sur les contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
) qui sont relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu'interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 56 ss LPGA) ;
Que le Tribunal de céans a rendu un arrêt le 15 décembre 2009 dans la cause A/2058/2009, reconnaissant le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité à compter du 1
er
septembre 2003 ; que cet arrêt est entré en force ;
Qu'aucun gain potentiel ne saurait dès lors être retenu depuis le 1
er
septembre 2003 dans le calcul des prestations complémentaires dues à l'assurée ;
Que le recours est ainsi admis et la cause au surplus renvoyée au SPC pour révision le cas échéant des décisions fixant le montant des prestations complémentaires dues à l'assurée depuis septembre 2003 et prenant en considération un gain potentiel ;
Que le SPC a "consenti à l'admission du recours", en concluant à ce qu'il ne soit pas alloué de dépens ;
Que lorsqu'une partie obtient gain de cause, elle peut prétendre à l'octroi de dépens (art. 61 let. g LPGA en corrélation avec l'art. 89 H al. 3 LPA) ;
Que le SPC justifie sa conclusion en rappelant qu'il a agi conformément au droit ; que le Tribunal de céans s'étonne d'autant plus d'une telle réflexion qu'en prenant connaissance du recours le 14 septembre 2009, au plus tard, il savait qu'une procédure était pendante opposant l'assurée à l'OAI, ce qui ne l'a pas empêché de soutenir dans son préavis du 13 octobre 2009 qu'il était lié par l'appréciation de l'assurance-invalidité ;