# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 90724fd6-04da-595c-b4f2-73f28d217519
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** Criminal Procedure

## Facts

considérant en fait
A. Le 11 juin 2019, A._ a déposé plainte pénale contre B._ en raison d’un prêt de $ 100'000.- accordé mais non remboursé. Il a fait valoir des conclusions civiles à hauteur de ce montant, ainsi que pour un tort moral de CHF 5'000.-. Le Ministère public a chargé la police cantonale de procéder à l’audition de A._ en précisant que cette démarche ne valait pas ouverture d’une instruction.
A._ a été entendu le 4 juillet 2019 comme personne appelée à donner des renseignements. Il a notamment déclaré avoir prêté à B._ une somme de $ 100'000.-, somme que le précité n’a jamais remboursée malgré plusieurs sollicitations, des intérêts n’ayant été payés qu’à une seule reprise en 1991.
Le 5 juillet 2019, la Police cantonale a entendu B._ en qualité de prévenu. Il a indiqué que A._ avait investi au début des années 1990 $ 100'000.- dans sa société C._ SA, qui a fait faillite quelques mois plus tard. Quelques dizaines de milliers de francs ont pu être remboursés à A._, mais non l’entier de son investissement. Le 16 mai 2019, ce dernier est venu à son domicile pour lui réclamer le remboursement du prétendu prêt.
B. Le 30 août 2019, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière. Il a jugé que le litige qui oppose les parties est de nature purement civile. Par ailleurs, l’action pénale est atteinte par la prescription de 15 ans.
C. A._ recourt le 4 septembre 2019. Il indique notamment n’avoir pas la trace d’un moindre remboursement partiel du capital ; il reproche à B._ d’avoir abusé de sa détresse, et relève qu’il ne pensait pas qu’il y avait de prescription pour une dette.
Le Ministère public a renoncé à se déterminer le 17 septembre 2019.

## Considerations

en droit
1.
1.1. En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP) et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Ce délai a été à l’évidence respecté, le recours ayant été déposé moins de dix jours après le prononcé de la décision contestée.
1.3.