# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a7eb41e6-3c98-554e-aac7-ee3a6ccc7778
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. B._, née en 1972, et A._, né en 1975, sont les parents des jumeaux C._ et D._, nés en 2015. Les parents ne sont pas mariés et le père a reconnu ses enfants le 12 août 2015.
B._ et A._ se sont séparés avant la naissance des enfants, ceux-ci vivant depuis lors avec leur mère. N’ayant pas réussi à s’entendre sur les aspects concernant leurs jumeaux, les père et mère ont tour à tour saisi la Justice de paix de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après la Justice de paix) en novembre, respectivement décembre 2015.
Par décision de mesures superprovisionnelles du 17 décembre 2015, le Juge de paix suppléant a fixé un droit de visite accompagné pour les fêtes de fin d’année.
Les parents ont été entendus par la Justice de paix le 28 janvier 2016. A cette occasion, l’infirmière en psychiatrie de la mère a également été auditionnée.
B. Par décision du 28 janvier 2016, notifiée aux parties début avril 2016, la Justice de paix a notamment attribué conjointement l’autorité parentale, pris acte que le lieu de résidence des enfants est au domicile de la mère, la garde lui étant dès lors confiée, fixé un droit de visite surveillé pour le père, institué une curatelle de surveillance des relations personnelles, désigné un curateur, recommandé aux parents d’entreprendre une médiation familiale, ordonné une expertise psychiatrique ambulatoire en faveur du père, cette expertise visant à établir s’il représente un danger pour les enfants dans l’exercice du droit de visite, ordonné qu’il se soumette au préalable à une courte évaluation psychiatrique dans le but de déterminer s’il existe un diagnostic psychiatrique et son fonctionnement de personnalité et mis les frais d’expertise à la charge des parties à raison de la moitié chacune.
C. Le 2 mai 2016, A._ a recouru contre la décision du 28 janvier 2016 dans la mesure où elle ordonne une expertise et une évaluation psychiatriques (ch. XI à XV de la décision). Pour le surplus, la décision n’a pas été attaquée.
Invitée à se déterminer, la Justice de paix a confirmé sa décision le 9 mai 2016. Quant à B._, elle a déposé sa réponse le 15 juin 2016, concluant, sous suite de frais, au rejet du recours.

## Considerations

en droit
1. a) Les décisions de l’autorité de protection de l’enfant, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 du Code civil [CC], 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC ; RSF 131.11]).
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b) Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC). La procédure devant l’instance de recours est ainsi régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5e éd., 2014, n. 589 p. 399).