# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 785f65ea-80e5-5799-a2db-bca577b5c848
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que le 2 mars 1993, Monsieur P_ (ci-après l’assuré), actif dans les domaines de la maçonnerie et du nettoyage, a déposé une première demande de prestations auprès de l’OFFICE CANTONAL DE L’ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après : l’OAI), qui l’a rejetée par décision du 15 décembre 1993 au motif que le degré d’invalidité ne s’élevait qu’à 25% ;
Que le 12 juin 2001, l’assuré, à en arrêt de travail depuis le 19 décembre 2000, a déposé une nouvelle demande de prestations (visant des mesures de réadaptation), laquelle a été rejetée par décision du 8 mars 2005, confirmée par décision du 26 janvier 2009 entrée en force;
Que dans l’intervalle, le 21 mai 2007, l’assuré a saisi l’OAI d’une troisième demande de prestations, visant l’octroi d’une rente;
Que par décision formelle du 25 février 2010, l’OAI lui a nié tout droit à une rente;
Que par acte du 16 avril 2010, l’assuré a interjeté recours auprès du Tribunal cantonal des assurances sociales (TCAS) - alors compétent;
Que par ordonnance du 1
er
novembre 2011, la Cour de céans - ayant repris la procédure pendante devant le TCAS - a ordonné une expertise pluridisciplinaire (rhumatologique, neurologique et cardiologique), qu’elle a confiée aux Professeurs A_ et B_ et au Dr C_;
Que ces experts ont rendu leurs rapports en dates des 14 mai, 19 et 23 juillet 2012;
Qu’invité à se déterminer, le recourant, par écriture du 23 novembre 2012, a conclu à ce que le volet rhumatologique de l’expertise soit rejeté, ainsi que le consilium entre les experts, et à ce qu’une nouvelle expertise rhumatologique soit ordonnée pour élucider la question de la présence d’une éventuelle maladie rhumatologique inflammatoire et de ses répercussions sur sa capacité de travail;
Que par écriture du 11 décembre 2012, l’intimé a quant à lui persisté dans ses conclusions en relevant que les conclusions de cette nouvelle expertise rejoignaient celles sur la base desquelles il s’était fondé pour rendre la décision litigieuse du 25 février 2010;
Que par écriture du 31 janvier 2013, le recourant a persisté dans ses conclusions;
Que l’intimé, par écriture du 14 janvier 2013, se ralliant à l’avis du Dr D_, rhumatologue auprès de son service médical régional (SMR) a admis qu’un examen rhumatologique complémentaire s’imposait, qui devrait comprendre un bilan sanguin et un bilan radiologique des articulations sacro-iliaques;
Que l’intimé a dès lors suggéré de demander un complément d’expertise au Prof. A_;
Qu’à la demande de la Cour de céans, l’intimé a indiqué en date du 3 septembre 2013 les questions qu’il souhaitait voir poser au Prof. A_ dans le cadre de ce complément d’expertise
Que le 27 septembre 2013, le recourant a indiqué ne pas avoir de question supplémentaire à poser à l’expert ni de remarque particulière à faire valoir;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2);
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier;
Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3);
Que lorsque le tribunal cantonal constate qu’une instruction est nécessaire et ordonne une expertise à la place d’un renvoi de la cause audit assureur, les coûts de l’expertise peuvent être supportés par l’assureur lorsque les résultats de l’instruction en procédure administrative non contentieuse n’ont pas de force probante et qu’un renvoi pourrait être envisagé aux fins d’instruction complémentaire mais qu’il convient d’y renoncer au regard du respect de la loyauté de la procédure (ATF
139 V 225
consid. 4.3 avec référence à l’ATF
137 V 210
consid. 4.4.1 et 4.4.2) ;
Qu’il y a lieu d'ordonner une telle expertise si des doutes, même faibles, subsistent quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées par le service médical interne de l'assurance (ATF
135 V 465
consid. 4.4) ;
Qu’en l’occurrence, tant les parties que la Cour de céans sont d’avis qu’un examen rhumatologique supplémentaire s’impose ;
Qu’il convient dès lors de demander un complément d’expertise au Prof. A_.