# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** e243a1fe-baf2-4d6b-81a4-a3783eb39fa9
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_011
**Year:** 2022
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
:
A.
Par acte expédié le 13 avril 2022, A_ recourt contre l'ordonnance du 15 février 2022, notifiée le 4 avril 2022, par laquelle le Ministère public a ordonné le séquestre et la perquisition de son téléphone portable.
Le recourant conclut, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de cette décision, à la restitution immédiate de son téléphone portable, à la constatation de la violation du principe de la célérité, à l'allocation d'une indemnité de CHF 350.- pour mesure de contrainte illicite et au renvoi de la cause à l'autorité intimée pour qu'elle statue dans le sens des considérants.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
a.
À la suite d'une plainte pénale déposée par le Service des prestations complémentaires (ci-après: SPC), le 27 août 2021, le Ministère public a ordonné, le 20 septembre 2021, l'ouverture d'une instruction contre A_, pour escroquerie, comportement frauduleux à l'égard des autorités et violation de l'obligation de communiquer.
En substance, il lui reproche d'avoir, à Genève du 1
er
octobre 2016 au 31 décembre 2020, de concert avec son épouse, C_, fait croire au SPC qu'ils résidaient de manière permanente en Suisse, afin de déterminer ce dernier à leur verser indûment des prestations à hauteur de CHF 127'759.85. Il avait, en outre, dans le cadre de ses demandes de renouvellement d'autorisation d'établissement (permis C), et notamment au mois de juin 2021, dissimulé le fait qu'il vivait de manière permanente au Portugal, dans le but d'éviter le retrait de ladite autorisation. Dans ce contexte, une nouvelle autorisation d'établissement lui avait été délivrée le 21 juin 2021, valable jusqu'au 8 décembre 2024.
b.
Le 11 février 2022, A_ a été entendu par la police. Il a catégoriquement contesté les faits reprochés. Son épouse et lui-même avaient vécu en Suisse – et non au Portugal – durant la période incriminée.
c.
À l'issue de cette audition, sur mandat oral du Ministère public, le téléphone portable du prévenu a été saisi et porté à l'inventaire de la procédure, aux fins d'analyse, en vue de confirmer ou d'infirmer sa présence en Suisse durant la période en cause. Informé de cette saisie, le prévenu a précisé que ce téléphone était initialement utilisé par son fils, vivant au Portugal, et qu'il l'utilisait lui-même depuis deux ou trois ans seulement.
d.
Le même jour, A_ a signé, d'une part, un formulaire
"perquisition et séquestre urgents"
comportant l'information suivante :

## Considerations