# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 4a4eb992-e17b-54d4-bd72-ac23651f24a1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
Madame G_, Suissesse, divorcée et mère de deux enfants, J_ et H_, a bénéficié des prestations du Service du revenu minimum cantonal d’aide sociale pour chômeurs en fin de droit (ci-après SRMCAS) dès le 1
er
janvier 1995.
Par décision du 19 janvier 2000, le SRMCAS a supprimé le versement des prestations dès le 31 janvier 2000 au motif que l’intéressée avait refusé d’accepter une activité compensatoire d’utilité sociale ou environnementale.
Le 27 janvier 2000, l’intéressée a déposé contre cette décision une réclamation auprès du Président du Conseil d’administration de l’Hospice général en expliquant qu’elle n’avait pas refusé l’activité compensatoire, mais un cours de formation qui devait être dispensé à Neuchâtel sur une journée. Elle a invoqué plusieurs motifs d’ordre personnel à l’appui de sa réclamation.
Par décision du 3 mars 2000 notifiée le 17 avril 2000, le Président du Conseil d’administration de l’Hospice général a rejeté la réclamation de l’intéressée et confirmé la décision du SRMCAS du 27 janvier 2000.
L’intéressée n’a pas interjeté recours contre cette décision.
Le 17 août 2000, le SRMCAS lui a demandé la restitution d’un montant de CHF 4'563,75.- à titre de prestations versées en trop pour les mois de février et mars 2000.
Le 29 août 2000, l’intéressée s’est opposée à la restitution et a demandé la remise du montant réclamé en alléguant sa situation financière difficile.
Par décision du 25 octobre 2000, notifiée le 12 avril 2001, le Président du Conseil d’administration de l’Hospice général a rejeté la demande de remise en relevant que la situation financière de l’intéressée n’était pas incompatible avec le remboursement des montants reçus indûment. Elle réalisait en effet un revenu mensuel moyen d’environ CHF 3'700.-, auquel s’ajoutait un montant de CHF 700 à 1'000.-, versé à titre de pension alimentaire par son ex-époux. Son loyer s’élevait à CHF 739.- par mois et sa cotisation d’assurance-maladie était de CHF 290.-, compte tenu d’une subvention de CHF 60.-. Sa bonne foi a cependant été reconnue.
Le 11 mai 2001, l’intéressée a interjeté recours contre cette décision. Elle a expliqué que son loyer avait augmenté, celui-ci étant établi par rapport au revenu, et que son ex-époux ne lui versait plus rien depuis bientôt une année.
Par préavis du 18 juin 2001, le Président du Conseil d’administration de l’Hospice général a proposé le rejet du recours en expliquant avoir tenu compte de la situation financière de la recourante, qui lui avait fait parvenir des bulletins de salaire ainsi que des copies de télégrammes attestant du versement de la pension alimentaire.
Dans sa réplique du 3 juillet 2001, la recourante a allégué que, renseignements pris auprès de l’Hospice général, il lui avait été expliqué qu’elle percevrait les prestations RMCAS jusqu’à droit connu sur la décision. Elle a expliqué ne pas comprendre pourquoi de l’argent lui avait été versé sur son compte si elle n’y avait pas droit. Elle a encore précisé n’avoir reçu en l’an 2000 que cinq versements de son ex-mari, pour un total de CHF 4'447.-.
Le 8 août 2001, la recourante a produit les télégrammes attestant des versements reçus à titre de pension alimentaire, un courrier de sa gérance indiquant que son loyer ascendait à CHF 609.- par mois, ainsi qu’un courrier de l’Office cantonal du logement lui expliquant qu’il avait été augmenté, suite à sa prise d’emploi, dès le 1
er
mai 2000, de CHF 111,35 par mois du 1
er
mai au 31 juillet 2000, puis de CHF 246,35 du 1
er
août 2000 au 31 mars 2001.
Dans sa duplique du 9 août 2000, le Président du Conseil d’administration de l’Hospice général a persisté à demander la restitution des montants indûment perçus tout en confirmant sa décision.

## Considerations