# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7e400ac5-09d7-5926-817a-a1d8414af3f3
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par écriture du 26 novembre 2019, ASSURA BASIS SA (ci-après : la recourante) a saisi la Cour de céans d'un recours pour déni de justice à l'encontre de A_ SE (ci-après : l'intimée) en alléguant :
- que Monsieur B_, assuré auprès d'elle pour l'assurance obligatoire des soins, victime d'un accident le 20 juin 2017, avait été opéré le 21 novembre 2017 ;
- que son assureur-accidents, soit l'intimée, avait refusé de prendre en charge cette intervention et ses suites ;
- qu'elle lui avait réclamé une décision formelle le 9 août 2018, puis le 5 février 2019 et, enfin, le 22 mai 2019, l'avertissant qu'à défaut, elle saisirait la justice ;
Qu'invitée à se déterminer, l'intimée, dans sa réponse du 6 janvier 2020, a indiqué ne pas être restée inactive et avoir mis sur pied une expertise médicale dans l'intervalle, de concert avec l'autre assureur-accidents impliqué, soit ALLIANZ SUISSE SOCIETE D'ASSURANCES SA, ajoutant que cette dernière, suite à ladite expertise, avait accepté la prise en charge du cas en date du 13 novembre 2019 ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA -
RS 832.20
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que l'art. 56 al. 2 LPGA prévoit qu'un recours peut également être formé lorsque l'assureur, malgré la demande de l'intéressé, ne rend pas de décision ou de décision sur opposition ;
Qu'en l'occurrence, un troisième assureur a accepté de prendre en charge le sinistre ;
Qu'en conséquence, force est de constater que le recours pour déni de justice est devenu sans objet ;
Qu'il convient donc de rayer la cause du rôle.