# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c452e71a-1f89-55b6-a2da-0b9d825660fe
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, née en 1967, domiciliée à B._, mariée, titulaire de deux masters en psychologie, travaillait en tant que conseillère en évolution professionnelle auprès de la ville de Lausanne.
Elle est en incapacité de travail médicalement attestée depuis le 11 juin 2015.
B. Le 16 février 2016, elle a requis l'octroi de prestations auprès de l'Office de l' du canton de Fribourg (ci-après: OAI) en raison de "troubles mentaux [...] épisode actuel juin 2015". Elle précisera ensuite qu'elle souffre de dépression suite à des actes de mobbing de la part de son supérieur hiérarchique.
Par courrier du 26 juin 2017, l'OAI a informé son assurée qu'elle estimait nécessaire de diligenter une expertise auprès du Dr C._, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Il lui a imparti un délai de 10 jours pour déposer d'éventuels motifs de récusation.
Le 5 juillet 2017, elle s'est opposée au choix de l'expert qu'elle n'estimait ni neutre, ni impartial.
Par décision incidente du 7 mars 2018, l'OAI a maintenu l'expertise auprès du Dr C._, estimant que les motifs invoqués n'étaient pas pertinents.
C. Contre cette décision incidente, l'assurée, représentée par Me Natasa Djurdjevac Heinzer, avocate, interjette recours devant le Tribunal cantonal le 29 mars 2018, concluant, avec suite de frais et dépens, à ce qu'un autre expert soit nommé.
A l'appui de son recours, elle soutient que le Dr C._ et ses méthodes ont fait l'objet de nombreuses critiques de la part de confrères et d'autres personnalités, lesquelles font douter de son impartialité. En outre, elle affirme que ce médecin collabore régulièrement avec son ancien supérieur hiérarchique et son adjointe. Elle estime dès lors qu'il pourrait même y avoir des liens d'amitié entre les deux médecins, alors même qu'il existe un conflit de travail entre elle et son ancien supérieur. Elle considère qu'il s'agit d'un motif de prévention objectif de l'expert.
Elle requiert (605 2018 99), parallèlement, la restitution de l'effet suspensif à son recours.
Le 25 avril 2018, elle s'acquitte de l'avance de frais de CHF 400.- requise.
Dans ses observations du 1er mai 2018, l'OAI propose le rejet du recours.
Il relève que la recourante n'avait pas exercé son droit de récuser l'expert dans le délai imparti de sorte que la décision incidente est vide de substance puisque le délai de récusation était échu depuis longtemps. Il indique, en outre, que l'assurée s'est rendue aux deux entretiens prévus avec le Dr C._.
Il sera fait état des arguments développés par les parties à l'appui de leurs conclusions dans les considérants de droit du présent arrêt, pour autant que cela soit utile à la solution du litige.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 6

## Considerations

en droit
1.