# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 6cb2f721-003e-5b51-ac28-24d89192b2a1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Monsieur A_, né le _ 1969, a travaillé pour les Transports publics genevois (ci-après : TPG) à compter du 16 janvier 2012.![endif]>![if>
2. Il a été licencié le 30 août 2017 pour le terme du 30 novembre 2017. Un certificat de travail lui a été transmis le 12 octobre 2017.![endif]>![if>
3. Le 23 octobre 2017, il a sollicité des rectifications sur ledit certificat, lesquelles ont été refusées par les TPG le 30 octobre 2017.![endif]>![if>
4. Le 13 décembre 2017, il a déposé une demande en conciliation devant le Tribunal des prud’hommes, demande qu’il a retirée la veille de l’audience.![endif]>![if>
5. Le 22 mai 2018, il a sollicité des TPG la modification de son certificat de travail ou une décision sujette à recours.![endif]>![if>
6. Le 5 juin 2018, il a renouvelé sa demande.![endif]>![if>
7. Le 3 juillet 2018, les TPG ont maintenu leur refus et ont accordé dix jours à l’intéressé pour se déterminer.![endif]>![if>
8. Par acte du 17 juillet 2018, M. A_ a interjeté recours devant le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) pour déni de justice formel. Il a conclu à ce qu’il soit donné des instructions précises aux TPG et qu’il leur soit ordonné de modifier le certificat de travail conformément à un projet qui était joint. Les modifications sollicitées portaient, notamment, sur la date de la fin des rapports de service et sur l’ajout de recommander sans hésitation le recourant à tout nouvel employeur intéressé par ses services.![endif]>![if>
9. Par jugement du 20 juillet 2018, le TAPI a déclaré irrecevable le recours formé le 17 juillet 2018 par M. A_ et l’a transmis à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) pour raison de compétence.![endif]>![if>
10. Par réponse du 8 aout 2018, les TPG ont conclu au rejet du recours. Ils avaient été surpris du dépôt du recours, leur courrier du 3 juillet 2018 appelant une détermination.![endif]>![if>
Le 7 août 2018, ils avaient notifié à M. A_ une décision administrative refusant de modifier ledit certificat de travail. La décision était sujette à recours auprès de la chambre administrative.
Le recours était sans objet.
11. Le recourant n’a pas répliqué dans le délai qui lui avait été imparti.![endif]>![if>
12. Le 31 août 2018, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger.![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile, dûment transmis à la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. a. Lorsqu’une autorité mise en demeure refuse sans droit de statuer ou tarde à se prononcer, son silence est assimilé à une décision (art. 4 al. 4 LPA).![endif]>![if>
Une partie peut recourir en tout temps pour déni de justice ou retard non justifié si l’autorité concernée ne donne pas suite rapidement à la mise en demeure prévue à l’art. 4 al. 4 LPA (art. 62 al. 6 LPA).
En cas de recours contre la seule absence de décision, les conclusions ne peuvent tendre qu’à contraindre l’autorité à statuer (
ATA/609/2016
du 12 juillet 2016 consid. 2). En effet, si la juridiction administrative admet le recours pour déni de justice ou retard injustifié, elle renvoie l’affaire à l’autorité inférieure en lui donnant des instructions impératives (art. 69 al. 4 LPA ;
ATA/260/2017
du 3 mars 2017).
b. En l’espèce, le recourant a obtenu une décision formelle sujette à recours le 7 août 2018. Le litige n’ayant plus d’objet, ce qu’il convient de constater, il sera rayé du rôle.
Les conclusions en modification d’un certificat, conformément à un projet joint en annexe d’un recours, pour déni de justice ne sont pas recevables.
3. Vu l’issue de la présente procédure et la saisine de la chambre de céans sans faire suite à la correspondance des TPG du 3 juillet 2018, aucune indemnité ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA). Il ne sera toutefois pas perçu d’émolument (art. 87
al. 1 LPA).![endif]>![if>
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