# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ad6f576c-833d-4b7b-84fb-f645de3964f1
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_004
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

E n f a i t e t e n d r o i t :
La Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents (ci-après: CNA) a notifié à E._ en octobre 2012 une décision sur opposition datée du 10 du même mois. Par courrier adressé le 10 décembre 2012 à la Cour des assurances sociales, E._ a déclaré avoir déposé le 17 octobre 2012 un recours auprès de la CNA, pensant que cette autorité nous le transmettrait directement. A la demande du Tribunal, tant la CNA qu'E._ lui ont transmis copie du courrier adressé par ce dernier à la CNA le 17 octobre 2012, mais daté du 18 octobre 2012. Dans cette correspondance, E._ déclarait : "je refuse totalement votre décision" et "je vais faire recours auprès du tribunal cantonal des assurances". Dans un courrier complémentaire du 14 décembre 2012, E._ a expliqué que cette lettre du 18 octobre 2012 était son recours.
Le Tribunal a informé E._ par pli recommandé du 27 décembre 2012 que le courrier du 18 octobre 2012, que la cour de céans pouvait considérer comme un recours, ne satisfaisait pas aux exigences de l’art. 79 al. LPA-VD (loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative, RSV 173.36) et de l’art. 61 let. b LPGA (Loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales, RS 830.1), selon lesquels un acte de recours doit contenir un exposé succinct des faits ainsi que les motifs invoqués et les conclusions du recours. Il lui a imparti un délai pour combler ces lacunes, en l’avertissant qu’en cas d’inobservation le recours sera écarté comme le prévoit la loi aux art. 61 let. b LPGA et 27 al. 5 LPA-VD.
E._ a reçu la lettre du Tribunal le 28 décembre 2012, mais n’a pas réagi dans le délai imparti. E._ ne s’est, d’ailleurs, plus manifesté face au Tribunal jusqu’à la date de la présente décision.
Insuffisamment motivé et non complété malgré les informations du juge instructeur, le recours d’E._ est donc manifestement irrecevable. La cause est ainsi rayée du rôle, compétence que l’art. 94 al. 1 let. c LPA-VD attribue au magistrat instructeur en tant que juge unique.
Il n’y a pas lieu de percevoir de frais de justice ni d’allouer de dépens (art. 91 LPA-VD et 61 let. a et g LPGA).

## Considerations