# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8e5c1c24-047c-57cb-b332-f8ed1a456345
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A la fin du mois de novembre 2019, C._, du garage D._ à E._, a vendu le véhicule de marque Renault Scenic à B._, directeur de la société F._ Sàrl.
Le 6 décembre 2019, B._ a vendu le véhicule précité à A._ pour un montant total de CHF 3'800.-.
Selon A._, un problème technique est apparu sur le véhicule le 20 janvier 2020. Le lendemain, il s’est rendu au garage G._ à H._ qui a diagnostiqué que l’embrayage était défectueux et que le montant pour les réparations s’élèverait à CHF 4'158.-.
Le 23 janvier 2020, A._ a écrit un courrier à l’attention de la société F._ Sàrl lui indiquant les problèmes liés au véhicule.
N’ayant pas eu de réponse de la société précitée, A._ a déposé en date du 27 janvier 2020 une plainte pénale auprès du poste de police à I._ pour abus de confiance et escroquerie à l’encontre du directeur de F._ Sàrl, B._.
Suite au dépôt de la plainte pénale, A._ a pris contact avec la dernière détentrice du véhicule, J._, qui lui a expliqué que le véhicule avait un défaut d’embrayage et que c’était pour cela qu’elle l’avait vendu au garage D._ à E._. Elle ne souhaitait ainsi pas faire les réparations car cela lui aurait coûté environ CHF 3'500.-.
Auditionné par la police le 27 janvier 2020, A._ a indiqué que le garage D._ aurait revendu le véhicule à la société F._ Sàrl pour un montant de CHF 700.- pour l’export. Par ailleurs, le garage D._ aurait confirmé à A._ qu’il y avait un défaut d’embrayage sur le véhicule. Il reproche ainsi à B._ de lui avoir vendu ce véhicule en sachant qu’il comportait un défaut important.
Le 28 janvier 2020, B._ a été auditionné par la police. Ce dernier a confirmé avoir vendu le véhicule à A._ le 6 décembre 2019, sans garantie, car le prix avait été réduit de CHF 1'000.- par accord entre les parties. Le véhicule a ainsi été acheté CHF 3'800.- au lieu de CHF 4'800.-. B._ a, par ailleurs, indiqué avoir acheté le véhicule au garage D._ pour un montant de CHF 3’000.-. Il a affirmé n’avoir pas reçu de quittance, mais s’est prévalu de conversations « WhatsApp » faisant état du prix convenu et a indiqué pouvoir en apporter les preuves en cas de nécessité. Il a en outre affirmé qu’il n’était pas au courant des défauts que présentait ce véhicule.
Le 29 janvier 2020, C._ a été auditionné par la police. Il a expliqué avoir vendu le véhicule à la fin du mois de novembre 2019 pour un montant de CHF 600.- à F._ Sàrl et a indiqué avoir une quittance dans sa comptabilité pour cette vente. Il a ajouté qu’il était au courant du problème lié à l’embrayage du véhicule et a exposé que le dernier service de l’embrayage du véhicule avait eu lieu au début du mois de novembre et qu’il était en état de fonctionner lorsqu’il l’a vendu à B._. Il a par ailleurs admis n’avoir pas parlé de ce problème d’embrayage lors de ladite vente.
B. Le 6 février 2020, un rapport de dénonciation de la police a été transmis au Ministère public.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7
Le 20 février 2020, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière.
C. Par acte du 25 février 2020, A._ a déposé un recours à l’encontre de la décision du Ministère public du 20 février 2020.
Par acte judiciaire du 27 février 2020, la Vice-Présidente de la Chambre pénale a octroyé un délai de vingt jours au recourant pour effectuer au greffe un dépôt de CHF 500.- à titre de fourniture de sûretés. Par courrier du 6 mars 2020, le recourant a requis l’assistance judicaire. Par recommandé du 9 mars 2020, le Président de la Chambre pénale (ci-après : le Président) a révoqué le délai imparti pour verser les sûretés à hauteur de CHF 500.- jusqu’à droit connu sur la demande d’assistance judiciaire.
D. Par acte judiciaire du 9 mars 2020 adressé au Ministère public, le Président lui a transmis le recours du 25 février 2020 et les pièces produites. Le Président lui a également octroyé un délai de dix jours pour déposer ses observations et pour lui transmettre le dossier physique de la cause.
Par courrier du 11 mars 2020, le Ministère public a transmis au Président le dossier de la cause. Il a par ailleurs expliqué renoncer à formuler des observations et a renvoyé intégralement à son ordonnance de non-entrée en matière du 20 février 2020.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Selon les art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse (CPP; RS 310.0) et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours doit être adressé par écrit dans le délai de dix jours à l’autorité de recours. En l’espèce, l’ordonnance de non-entrée en matière ayant été rendue le 20 février 2020 et le recours ayant été déposé le 25 février 2020, il y a lieu d’admettre que ce dernier a été remis en temps utile.
1.3. Toute partie qui a intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). La notion de partie visée à l’art. 382 al. 1 CPP doit être comprise au sens des art. 104 et 105 al. 1 CPP (arrêt TF 6B_753/2012 du 25 février 2013 consid. 3.3.1). La partie plaignante a notamment la qualité de partie (art. 104 al. 1 let. b CPP). En l’espèce, le recourant, partie plaignante, a indubitablement un intérêt juridiquement protégé à l’annulation de l’ordonnance de non-entrée en matière.