# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** ccc5920e-61ec-506c-aa98-c4c335f11ee8
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2003
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

en fait
qu’en date du 6 mars 2003, le Service cantonal d’allocations familiales (SCAF) a rendu une décision fixant le montant des contributions dues par Monsieur S_, agriculteur, à Fr. 1'584.-- pour l’année 2000 ;
2. Que cette décision précisait :
« Si vous estimez que la présente décision n’est pas fondée, vous avez la possibilité d’y faire opposition dans les 30 jours dès sa notification. Cette opposition peut être formulée soit par écrit auprès de la direction de la caisse, elle sera alors dûment motivée et signée ; soit par oral en vous présentant personnellement au guichet du service concerné. Veuillez lire attentivement l’exposé des moyens de droit figurant dans l’annexe explicative. » ;
3. Que par courrier daté du 22 septembre 2003, l’intéressé, représenté par X_ Sàrl, a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal cantonal des assurances sociales ;
4. Que ce dernier a demandé au SCAF par courrier du 25 septembre 2003 de se déterminer ;
5. Que le SCAF a alors rendu, en date du 14 octobre 2003, une décision rédigée en ces termes :
« Bien que formulée sous forme de recours auprès du Tribunal cantonal des assurances, la présente contestation doit être considérée comme une opposition au sens de l’article 52 LPGA. Interjeté au-delà du délai légal de 30 jours, la présente opposition est irrecevable quant à la forme » ;
***
1. Considérant

## Considerations

en droit
que l’article 52 alinéa 1 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
) indique effectivement que les décisions de la caisse de compensation peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues ;
2. Que la LPGA ne s’applique cependant qu’au droit fédéral des assurances sociales (art. 1 LPGA) ;
3. Que la loi cantonale genevoise sur les allocations familiales (LAF ;
J 5 10
) n’a pas prévu de se conformer à cette procédure et prévoit pour sa part, en son article 38 alinéa 1, que « les décisions des caisses peuvent, dans les trente jours à partir de leur notification, faire l’objet d’un recours devant le Tribunal cantonal des assurances sociales » ;
4. Qu’il est vrai que le montant des contributions en matière d’allocations familiales dépend du revenu soumis à cotisations dans l’assurance vieillesse et survivants (cf. art. 27 LAF) ;
Que cela ne saurait cependant suffire à admettre la création d’une procédure d’opposition sans autre base légale ;
6. Qu’il ressort donc de la compétence du Tribunal de céans de traiter du litige ;
7. Que force est de constater que le recours a été interjeté plus de six mois après la décision contestée ;
8. Que le délai de trente jours fixé par l’article 38 LAF ne peut être prolongé, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas de force majeure (art. 16 al. 1 de la loi sur la procédure administrative ; LPA E 5 10) , ce qui n’est pas allégué en l’espèce ;
9. Qu’il convient dès lors de considérer le recours interjeté par l’assuré comme irrecevable pour cause de tardiveté ;
* * *