# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 27962460-539a-401e-a708-97dc3e9ed793
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait :
A.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012, communiquée aux parties le 8 octobre 2012, la Juge déléguée de la Chambre patrimoniale cantonale a confirmé le chiffre I de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011, libellé comme suit : "
ordonne l'annotation (provisoire) immédiate au Registre foncier, office du Jura-Nord vaudois, d'une restriction du droit d'aliéner sur l'immeuble n° [...] sis au droit de la Commune de [...], propriété de l'intimée B._, ce jusqu'à l'échéance d'une durée de six mois à compter de l'arrêt définitif et exécutoire de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal à intervenir dans le dossier KC11.017236-111970 SYE
" (I); pris acte de la renonciation du requérant X._ à faire confirmer le chiffre II de l'ordonnance précitée du 13 décembre 2011, et dit qu'il est dès lors caduc (II); confirmé le chiffre III de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2012, ainsi libellé :"
interdit à l'intimée, sous la menace de la peine d'amende prévue à l'article 292 du Code pénal en cas d'insoumission à une décision de l'autorité, de disposer du produit de la vente de son immeuble n° [...], sis au droit de la Commune de [...], à concurrence de Fr. 125'000.-
" (III); imparti au requérant un délai échéant trois mois après l'entrée en force de la présente ordonnance pour déposer la demande, sous peine de caducité des mesures ordonnées (IV); dit que les frais judiciaires de la procédure provisionnelle, arrêtés à 1'950 fr. sont mis à la charge de l'intimée (V); dit que l'intimée remboursera au requérant les avances effectuées par 1'950 fr. (VI); dit que l'intimée doit verser au requérant la somme de 4'000 fr. à titre de dépens (VII); dit que la présente ordonnance annule et remplace, pour le surplus, l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011 (VIII) et déclaré la présente ordonnance immédiatement exécutoire nonobstant appel (IX).

## Considerations

En droit, examinant si les conditions de l’art. 960 al. 1 ch. 1 CC (Code civil suisse du 10 décembre 1907; RS 210) étaient remplies, le premier juge a estimé que la prétention personnelle du requérant était étroitement liée à l’immeuble en question, puisqu’il demandait le remboursement de fonds propres investis dans celui-ci. De plus, la promesse de vente n’était pas caduque : malgré le fait que le requérant avait, depuis 2005, manifesté à plusieurs reprises l’intention d’être remboursé (par lettre, commandement de payer, requête de mainlevée provisoire), on ne pouvait exclure qu’il souhaitait finalement se porter acquéreur de l’immeuble litigieux, au vu des difficultés rencontrées pour se faire rembourser et la volonté actuelle de l’intimée de vendre. Dès lors, sa prétention personnelle pourrait entraîner, si elle était reconnue, des effets au Registre foncier. Le premier juge a ajouté qu'il se justifiait de préciser que le chiffre III de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011 limitait à 125'000 fr. l'interdiction faite à l'intimée de disposer du produit de la vente de l'immeuble, puisque c'est ce montant, au maximum, qui serait dû au requérant, et qu'il serait disproportionné d'interdire à l'intimée de disposer de l'entier du produit de la vente.
S'agissant de l'interdiction de disposer du produit de la vente de l'immeuble, le premier juge a retenu que, dans la convention sur les effets du divorce du 20 mars 2001 (cf. ci-après let. C. chiffre 1), les parties avaient prévu trois cas de figure quant à la propriété de l'immeuble en question, en particulier :
- pour rester propriétaire, l'intimée devait remplir deux conditions cumulatives, savoir libérer le requérant de toute obligation à l'égard du créancier hypothécaire et lui verser la somme de 125'000 fr. (dans ce cas la promesse de vente [de l'intimée à l'appelant] devenait caduque [chiffre 4]),
- le requérant pouvait exercer les droits issus de la promesse de vente (chiffre 5), si l'intimée renonçait expressément à rester propriétaire ou si elle n'exerçait pas, au 30 juin 2002, les droits prévus au chiffre 4,
- le requérant pouvait déclarer qu'il n'achèterait pas l'immeuble (chiffre 6), position qu'il serait présumé adopter s'il ne se déterminait pas dans les soixante jours dès une sommation de l'intimée.
Le premier juge a considéré que la promesse de vente établie dans la convention sur les effets du divorce du 20 mars 2001 n’était pas caduque, l’intimée n’ayant rempli qu’une des deux conditions cumulatives du chiffre 4. Il a constaté de plus que l'intimée n'avait pas renoncé expressément à rester propriétaire – quoique, actuellement, elle cherchait à vendre l'immeuble –, mais qu'elle n'avait pas exercé les droits du chiffre 4 comme prévu et qu'enfin l'intimée n'avait jamais adressé de sommation au requérant, de sorte qu'il n'était pas présumé avoir renoncé à acquérir celui-ci.
De l’avis du premier juge, si l’intimée parvenait à vendre l’immeuble dont elle était seule propriétaire, le requérant courait le risque qu’elle dépense le montant qu’elle percevrait de la vente. Ainsi, la prétention dont le requérant était titulaire risquait-elle de subir une atteinte. De plus, au vu des revenus actuels de l’intimée et de son époux, il était vraisemblable que, si le montant de la vente était dépensé, le couple n'aurait pas les moyens de rembourser au requérant la somme de 125'000 fr. qui pourrait lui être due. Dès lors, il se justifiait de considérer que l’atteinte à la prétention dont le requérant était titulaire serait difficilement réparable et que celui-ci était en droit de requérir des mesures provisionnelles pour protéger dite prétention.
B.
Par acte du 18 octobre 2012, accompagné d'un bordereau de trois pièces, dont l'ordonnance attaquée et l'enveloppe l'ayant contenue, X._ a interjeté appel auprès de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal contre l'ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012, en prenant, avec suite de frais et dépens, les conclusions suivantes :
"I.- L'appel est admis.
Principalement
:
II.- L’ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012 est réformée à son chiffre III, en ce sens que le chiffre III de l’ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011 est confirmé, selon le libellé suivant :
"Interdiction est faite à B._, sous la menace de la peine d’amende prévue à l’article 292 CP en cas d’insoumission à une décision de l’autorité, de disposer du produit de la vente de son immeuble [...], sis au droit de la Commune de [...].
Subsidiairement
:
III.- L’ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012 est réformée à son chiffre III, en ce sens que le chiffre III de l’ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011 est confirmé, selon le libellé suivant :
Interdiction est faite à B._, sous la menace de la peine d’amende prévue à l’article 292 CP en cas d’insoumission à une décision de l’autorité, de disposer du produit de la vente de son immeuble n° [...], sis au droit de la Commune de [...], à concurrence de fr. 125'000 plus intérêts à 5% l’an dès le 17 septembre 2005.
IV.- L'ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012 est maintenue pour le surplus.
V.- L'effet suspensif est accordé à l'appel s'agissant du chiffre III de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 7 mai 2012."
Par décision du 26 octobre 2012, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile a rejeté la requête d’effet suspensif contenue dans l'appel au motif que l'examen prima facie des motifs invoqués à l'appui de la requête ne faisait pas apparaître, à ce stade, un préjudice difficilement réparable au sens de l'art. 315 al. 5 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272), singulièrement au vu du chiffre I de l'ordonnance entreprise prévoyant la restriction du droit d'aliéner jusqu'à l'échéance d'une durée de six mois à compter de l'arrêt définitif et exécutoire de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal.
Dans sa réponse du 27 novembre 2012, l'intimée a conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet des conclusions de l'appel.
C.
La juge déléguée retient les faits suivants, sur la base de l'ordonnance complétée par les pièces du dossier :
1.
X._ et B._, se sont mariés le [...] 1994. Durant leur mariage, ils ont vécu dans un immeuble sis sur la parcelle n° [...] de la Commune de [...], dont l'épouse était l'unique propriétaire ensuite d'une donation du 2 juin 1993, alors que la dette hypothécaire, d'un montant de 400'000 fr., contractée auprès de la Caisse de pensions de l'employeur de X._, était au seul nom de ce dernier.
Par jugement du 19 octobre 2001, définitif et exécutoire dès le 2 novembre 2001, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a prononcé le divorce des époux X._-B._ et ratifié, pour en faire partie intégrante, la convention sur les effets accessoires du 20 mars 2001 dont les chiffres 1 à 6 avaient la teneur suivante :
" 1.- B._ se reconnaît débitrice de X._ de la somme de 125'000 francs pour les investissements que ce dernier a effectués dans le logement familial dont elle est propriétaire à [...]. Cette somme est payable, valeur échue dès les échéances indiquées ci-dessous.
2.- B._ occupera ce logement familial à [...], dont elle est propriétaire, dès le 1
er
janvier 2001. X._ continuera à régler les charges de propriétaire et en particulier les sommes dues au créancier hypothécaire Caisse de pensions des [...], auprès de laquelle il est seul engagé. B._ en supportera les charges de locataire et versera à X._ un loyer de 700 francs par mois, payable à la fin de chaque mois, la première fois le 31 janvier 2001.
3.- B._ promet de vendre à X._, le bien-fonds où se trouve le logement de famille, soit la parcelle n° [...] de la Commune de [...] au Registre foncier de [...], pour le montant du crédit hypothécaire à la date de la reprise et par compensation avec la créance de 125'000 francs prévue ci-dessus. Les modalités de cette promesse résultent des dispositions ci-dessous.
4.- Jusqu'au 30 juin 2002 au plus tard, B._ aura la possibilité de rester propriétaire de l'immeuble en versant à X._ la somme de 125'000 francs prévue ci-dessus et en le libérant de toute obligation à l'égard du créancier hypothécaire Caisse de pensions des [...]. Cela rendra caduque la promesse de vente convenue ci-dessus.
5.- Si B._ renonce expressément à rester propriétaire ou si elle n'exerce pas dans le délai du 30 juin 2002 les droits prévus au chiffre précédent, X._ pourra dès le 30 juin 2002 au plus tard, ou à la date antérieure à laquelle B._ renoncerait à rester propriétaire, exercer les droits issus de la promesse de vente et acquérir l'immeuble en restant débiteur du crédit hypothécaire, à la décharge de B._, et en abandonnant le montant de 125'000 francs dont il a été reconnu créancier ci-dessus. Les frais du transfert seront supportés comme en matière de vente ordinaire.
6.- X._ aura également la possibilité de déclarer qu'il n'achètera pas, position qu'il sera présumé adopter, s'il ne se détermine pas dans un délai de soixante jours à la suite d'une sommation dans ce sens qui lui parviendrait de son épouse. Dans ce cas la créance de 125'000 francs deviendra exigible et B._ sera tenue de régler toutes les charges afférentes à l'immeuble, ainsi que de libérer X._ de ses obligations à l'égard de la Caisse de pensions des [...]."
3.
Le 15 septembre 2005, X._ a écrit à B._ ce qui suit :
..."A l'occasion de notre divorce, nous avions convenu que tu resterais propriétaire de la maison familiale sous réserve de l'alinéa 5 de notre convention de divorce qui stipule que j'ai la possibilité d'acquérir l'immeuble si tu ne désires plus être propriétaire. Mon but n'est pas de te mettre des bâtons dans les roues mais il faut que l'on règle dans un proche avenir, le problème des fonds propres que j'ai engagés dans cet immeuble, à savoir, la somme de 110'000.-.
Je reste à ta disposition pour en discuter rapidement et j'attends tes propositions (...)."
4.
Le 29 décembre 2006, B._ s'est remariée avec [...].
5.
Il résulte d'un avis de crédit du 4 septembre 2007 que la somme de 370'562 fr. 50 a été versée sur le compte d'épargne [...] au nom de X._, le donneur d'ordre étant "Monsieur [...] et/ou Madame B._", le motif du paiement étant "reprise des engagements".
6.
Le 3 novembre 2010, le conseil de X._ a écrit au conseil de B._ notamment ce qui suit :
"(...) Le chiffre II/1.- du jugement de divorce du 19 octobre 2001 stipule une reconnaissance de dette de fr. 125'000.-. A la lecture de la convention sur effets accessoires, il m'apparaît que c'est le chiffre 6.- qui doit trouver application. Mon client n'a pas exercé ses droits issus de la promesse de vente. Partant, il est présumé avoir renoncé à se porter acquéreur du bien, volonté qui est confirmée par son courrier du 15 septembre 2005 (...). En application du chiffre 6.- de la convention précitée, la créance de 125'000 .- est devenue exigible le 15 septembre 2005, au plus tôt.
La présente vaut mise en demeure de payer, dans un délai de trente jours, le montant de fr. 125'000.- (...), plus intérêts moratoires de 5% l'an à compter du 15 septembre 2005 (...)."
Par lettre de son conseil du 29 novembre 2010, B._ a répondu que le courrier de X._ du 15 septembre 2005 ne constituait en aucune manière un éventuel exercice du droit conféré à teneur du chiffre 6 de la convention sur les effets du divorce, que cet article devait être lu avec les chiffres 4 et 5 de la convention, qui montraient que le mécanisme mis en place devait trouver application au plus tard le 30 juin 2002, jusqu'à et y compris l'éventuelle renonciation d'achat de X._, et que ce dernier n'avait entrepris aucune mesure visant à exécuter la convention, ce qui démontrait à satisfaction qu'il avait renoncé à sa créance.
7.
Par commandement de payer notifié le 5 janvier 2011 dans le cadre de la poursuite n
o
[...] de l'Office des poursuites du district du Jura - Nord vaudois, X._ a requis de B._
le paiement de la somme de 125'000 fr. plus intérêt à 5 % l’an dès le 15 septembre 2005, plus 200 fr. de frais de commandement de payer et 500 fr. de frais d'encaissement, indiquant comme cause de l'obligation : "Reconnaissance de dette selon jugement de divorce du 19 octobre 2001."
B._ a formé opposition totale.
8.
Par prononcé du 26 juillet 2011, motivé le 19 octobre 2011, le Juge de paix du district du Jura - Nord vaudois
a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition à concurrence de 125'000 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 15 septembre 2005 (I), arrêté à 660 fr. les frais judiciaires, compensés avec l'avance de frais de la partie poursuivante (II), mis les frais à la charge de la partie poursuivie (III), dit que celle-ci devait rembourser à la partie poursuivante l'avance de frais de 660 fr. et lui verser en outre 1’000 fr. à titre de défraiement de son représentant professionnel (IV).
Par acte du 26 octobre 2011, B._ a recouru contre ce prononcé, en concluant au maintien de l'opposition, et a requis l'effet suspensif. Par décision du 27 octobre 2011, le
Président de la Cour des poursuites et faillites a admis la requête d'effet suspensif.
Le 6 décembre 2011, X._ a constaté que B._ avait posté une annonce sur le site Internet "Anibis.ch" afin de vendre son immeuble.
Par acte de son conseil du 7 décembre 2011, X._
a conclu au rejet du recours. Il a aussi pris des conclusions (III et IV) tendant au prononcé de « mesures conservatoires urgentes », qui ont été rejetées par lettre du Président de la Cour des poursuites et faillites du 9 décembre 2011.
9.
Par requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles du 12 décembre 2011, X._ a pris, avec suite de frais et dépens, les conclusions suivantes :
"I. Ordre est donné au Conservateur du registre foncier du district du Jura-Nord vaudois d'annoter immédiatement une restriction du droit d'aliéner sur l'immeuble n° [...] sis au droit de la Commune de [...], propriété de Mme B._, jusqu'à l'échéance d'une durée de six mois à compter de l'arrêt définitif et exécutoire de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal à intervenir dans le dossier KC11.017236-111970-SYE.
II. Interdiction est faite à B._, sous la menace de la peine d'amende de l'article 292 du Code pénal, de procéder ou de faire procéder à tout acte tendant à l'aliénation de son immeuble n° [...], sis au droit de la Commune de [...], par la vente ou par tout acte conduisant juridiquement à un transfert de propriété ou à une réduction de celle-ci.
III. Interdiction est faite à B._, sous la menace de la peine d'amende de l'article 292 du Code pénal, de disposer du produit de la vente de son immeuble n° [...], sis au droit de la Commune de [...]."
Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 13 décembre 2011, la Juge déléguée de la Chambre patrimoniale cantonale a fait droit aux conclusions de la requête du 12 décembre 2011.
Lors de l'audience de mesures provisionnelles du 19 janvier 2012, le requérant a confirmé ses conclusions, à l'exclusion de la conclusion II qu'il a retirée. L'intimée a pour sa part conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet des conclusions de la requête de mesures provisionnelles. Elle a précisé qu'en réalité, si elle devait de l'argent à X._, elle n'était pas redevable d'un montant de 125'000 fr. dès lors qu'elle avait des prétentions à faire valoir à l'encontre du requérant, notamment un prêt de 20'000 fr. consenti par son mari, un autre prêt accordé par sa belle-mère et un montant qu'elle n'a pas chiffré, qui lui serait dû par le requérant en raison d'erreurs qu'il aurait commises lorsqu'il faisait la comptabilité de l'épicerie qu'elle exploite.
Lors de cette même audience, les parties ont convenu de retarder la notification de l'ordonnance afin de poursuivre leurs pourparlers transactionnels. Les 2 et 3 avril 2012, leurs conseils ont prié la juge déléguée de la Chambre patrimoniale cantonale de notifier sa décision.
10.
Par arrêt du 5 avril 2012, la Cour des poursuites et faillites a prononcé :
"
I.
Le recours est très partiellement admis.
II.
Le prononcé est réformé en ce sens que l'opposition formée par B._ au commandement de payer n° [...] de l'Office des poursuites du district du Jura - Nord vaudois, notifié à la réquisition de X._, est définitivement levée à concurrence de 125'000 fr. (cent vingt-cinq mille francs), plus intérêt à 5 % l'an dès le 17 septembre 2005.
L'opposition est maintenue pour le surplus. Le prononcé est confirmé pour le surplus.
III.
Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 900 fr. (neuf cents francs), sont mis à la charge de la recourante.
IV.
La recourante B._ doit verser à l'intimé X._ la somme de 1'200 fr. (mille deux cents francs) à titre de dépens de deuxième instance.
V.