# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 2223ab8f-8fb7-44ad-a426-77053fd77e09
**Court:** CH_BGer
**Chamber:** CH_BGer_002
**Year:** 2011
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Considérant en fait et en droit:
1. Par décision du 13 avril 2011, le Service de la population du canton du Valais a placé en détention immédiate X._, ressortissant algérien né en 1987, après l'échec de sa demande d'asile (décision de non-entrée en matière du 25 février 2011) et le prononcé de son renvoi en France.
Par arrêt du 15 avril 2011, le Tribunal cantonal du canton du Valais a confirmé le maintien en détention en vue du renvoi de X._, notamment parce que celui-ci avait affirmé, lors de son audition du même jour, qu'il refusait de se rendre en France, alors qu'auparavant il avait accepté de repartir dans ce pays.
Dans un courrier daté du 26 avril 2011, X._ s'adresse au Tribunal fédéral pour demander implicitement sa libération immédiate. Il fait valoir qu'il a un permis N valable jusqu'au 10 juin 2011 et qu'il "est capable de revenir par ses moyens avant cette date".
2. D'après l'art. 42 al. 1 et 2 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés (al. 1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2).
Le courrier du 26 avril 2011 ne répond manifestement pas aux exigences de motivation prévues par l'art. 42 LTF. En effet, il n'expose pas en quoi l'arrêt rendu le 15 avril 2011 par le Tribunal cantonal violerait le droit en maintenant l'intéressé en détention.
Le recours est ainsi manifestement irrecevable (cf. art. 108 al. 1 let. b LTF) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures.
Au demeurant, il apparaît que, si le Tribunal fédéral avait pu entrer en matière sur le recours, il aurait dû le rejeter. En effet, le refus du recourant de se rendre en France, pays vers lequel son renvoi a été ordonné, est de nature à réaliser les motifs de mise en détention de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et 4 LEtr.
Au vu des circonstances de la cause, il se justifie de ne pas percevoir de frais pour la procédure fédérale (cf. art. 66 al. 1 LTF).

## Considerations