# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f340271e-a7fd-5c39-b385-cdaa1848fa02
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_005
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Criminal
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Les 14 août 2014 et 16 octobre 2014, A._, avec l’aide de son curateur institué depuis peu, a déposé plainte et dénonciation pénales à l’encontre de B._, administrateur de la société C._ SA, de cette dernière société, de D._ et de E._. En substance, il leur reproche d’avoir profité de sa situation physique et financière pour s’approprier ses biens et le forcer à quitter son logement.
Il explique que, suite au décès de sa mère, il a rencontré des problèmes financiers dans la gestion de sa société, qui s’est retrouvée en faillite. S’en sont suivis des problèmes d’alcool. En 2009, il a trouvé de l’aide sur le plan administratif et matériel auprès de B._, président de la fondation F._. B._ lui aurait proposé un arrangement en ce sens qu’il devait transmettre à la fondation l’immeuble sis à G._ hérité de sa mère en échange de pouvoir y demeurer jusqu’à sa mort. Sur instigation de B._, il a créé, fin 2009, une nouvelle société H._ SA dans laquelle l’immeuble à G._ a été constitué en apport. Le plaignant avance que B._ aurait alors fait changer la raison sociale de l’entreprise à C._ SA et que, sur son instigation, il aurait dû lui vendre l’ensemble des actions de sa société pour CHF 250'000.- par contrat du 28 avril 2010, le paiement devant intervenir par compensation de créances; or, tout en gérant ses affaires, B._ aurait multiplié les créances à son encontre afin de solder au plus vite le paiement des actions. Le plaignant prétend que, dans son esprit, il effectuait une forme de don à une personne qui agissait au nom et pour le compte d’une fondation à but idéal en échange de l’octroi d’un droit d’habitation de type viager. Au final et contrairement à ce qu’il souhaitait, l’immeuble a été acquis par B._, administrateur unique de la société C._ SA, et lui-même est devenu simple locataire; par la suite, B._ avait entrepris des démarches pour le déloger en s’adjoignant l’aide de D._ et E._. Le plaignant prétend qu’il était sous l’effet de l’alcool lorsqu’il a signé les différents documents dont il n’était pas en mesure de saisir intellectuellement le contenu et que parfois B._ lui aurait même fait signer des documents vierges. Il explique aussi que le 1er mars 2010, avant même la convention de cession d’actions, B._ lui avait fait signer un contrat de bail, document que B._ avait signé au nom de la société alors même qu’il n’était pas encore détenteur des actions. Il prétend aussi que B._ se serait tourné vers l’assistance sociale pour percevoir les loyers alors que le loyer était censé couvert pour de nombreuses années puisque constituant précisément la contrepartie de la vente des actions.
B. Par ordonnance du 3 novembre 2014, le Ministère public a ouvert une instruction pénale contre B._ pour escroquerie, contre D._ pour complicité d’escroquerie et contre E._ pour complicité d’escroquerie et appropriation illégitime.
C. Par ordonnance du 19 novembre 2014, le Ministère public a désigné un conseil juridique gratuit à A._ en la personne de Me Jean-Philippe Troya.
D. Par ordonnance du 18 août 2016, le Ministère public a classé la procédure ouverte contre B._. Les faits reprochés à D._ et E._ font l’objet d’ordonnances de classement séparées.
E. Le 29 août 2016, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance précitée.
F. Invité à se déterminer, le Ministère public a, par courrier du 12 septembre 2016, conclu au rejet du recours sous suite de frais.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 11
G. Egalement invité à se déterminer, B._ a déposé ses observations le 10 novembre 2016, concluant au rejet du recours, frais à la charge du recourant.
H. Par ordonnance du 3 mars 2017, le Juge délégué a prononcé la révocation du mandat de Me Troya en raison de la cessation de ses activités d’avocat au barreau et a désigné au recourant un nouveau conseil juridique gratuit en la personne de Me Alexandre Dafflon.

## Considerations

en droit