# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f34b2435-bed2-547f-8c16-be4c532b56b2
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_007
**Year:** 2018
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

attendu
que A._, ressortissante portugaise née en 1987, est entrée en Suisse le 21 décembre 2007 avec son époux et a obtenu une autorisation de séjour fondée sur l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681) exercer une activité économique. Après avoir annoncé son départ définitif de Suisse, elle est retournée au Portugal le 6 novembre 2009 où elle a divorcé le 28 janvier 2010;
qu'elle est revenue en Suisse le 14 mars 2010 et a obtenu une nouvelle autorisation de séjour UE/AELE pour exercer une activité économique, valable jusqu'au 13 mars 2015;
que son retour a été marqué par des problèmes de santé. Elle a été hospitalisée du 16 juillet au 4 août 2010 suite à une décompensation psychique. Il a été diagnostiqué des troubles psychotiques qui entrainaient des hallucinations auditives, des crises d'angoisse et d'insomnie. Elle a été hospitalisée à nouveau du 4 au 21 décembre 2010, du 28 septembre au 11 novembre 2011 et en décembre 2012;
que, malgré l'atteinte à sa santé, l'intéressée est restée active sur le plan professionnel jusqu'en juillet 2012. Elle a travaillé de mars à juillet 2010, d'octobre 2010 à février 2011, d'avril à août 2011, en décembre 2011, en mars 2012 et de mai à juillet 2012. La plupart de ces emplois était à 80-100%. Au total, elle a comptabilisé 15 mois de travail sur 28 mois et, pour les mois sans travail, elle a perçu des indemnités de l'assurance chômage;
que, dès son licenciement en juillet 2012, elle a été mise par son médecin en arrêt maladie à 100%, de sorte qu'elle a perçu des indemnités de l'assurance perte de gain (cas de maladie) d'août à juillet 2014;
que, dans le cadre des mesures de détection précoce, A._ s'est annoncée auprès de l'assurance-invalidité (AI), le 3 mars 2012, dans le but d'obtenir une réorientation professionnelle, avec notamment la validation de son diplôme portugais d'animatrice sociale;
que, de 2014 à 2015, elle a bénéficié de mesures de réinsertion et de réorientation professionnelle financées par l'AI. Une curatelle d'accompagnement a été instituée afin de l'aider dans cette démarche. Après des débuts prometteurs, son état de santé s'est cependant détérioré en novembre 2015. Dans un rapport final du 18 février 2016, le centre d'intégration socioprofessionnelle a constaté l'échec des mesures en accord avec le médecin-psychiatre, qui de son côté a proposé à l'AI de statuer sur l'octroi d'une rente. Parallèlement, la curatelle d'accompagnement a été transformée en curatelle de représentation et de gestion;
que, depuis novembre 2011, A._ a été soutenue partiellement par le service d'aide sociale. Sa dette s'élevait à CHF 13'620.- au 25 novembre 2015. Elle bénéficie d'une aide complète depuis mars 2016, de sorte que sa dette à fin novembre 2016 était de CHF 32'861.-;
que l'intéressée a requis, le 3 mars 2015, la prolongation de son autorisation de séjour. A cette occasion, elle a indiqué se trouver dans l'incapacité d'exercer une activité et qu'elle suivait une mesure de réorientation professionnelle, son objectif étant de trouver un travail le plus rapidement possible;
Tribunal cantonal TC Page 3 de 8
que, le 4 mai 2015, le Service de la population et des migrants (SPoMi) a prolongé l'autorisation de séjour jusqu'au 13 mars 2016;
que, le 25 janvier 2016, A._ a requis le renouvellement de son titre de séjour en indiquant notamment comme but du séjour "autre activité lucrative" et "rentière";
que, le 27 octobre 2016, l'autorité a informé la requérante de son intention de ne pas renouveler l'autorisation de séjour et de prononcer son renvoi de Suisse après avoir constaté qu'elle n'exerçait plus d'activité professionnelle, qu'elle était dépendante de l'aide sociale et en attente d'une décision de l'Office AI;
que, le 3 novembre 2016, l'intéressée a indiqué qu'elle était entrée en Suisse en 2010, que sa famille y habite et que, si elle était venue pour travailler, elle se trouvait actuellement malade et en traitement, une demande AI étant encours. Elle a expliqué que "tous ses liens se trouvaient en Suisse, habitation, médecin, famille, etc.". Dans ces conditions, elle a déclaré s'opposer à l'intention du SPoMi de ne pas renouveler son autorisation de séjour et de prononcer son renvoi. Elle a indiqué vouloir continuer à mener son existence dans notre pays;

## Considerations