# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 01a52657-3e1e-5d71-a119-c93b61ba3767
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2007
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par décision du 11 décembre 2006, notifiée le 3 janvier 2007 et réceptionnée le 4 du même mois, la commission cantonale de recours en matière d’impôts a admis partiellement le recours déposé le 2 juin 2004 par D_ S.A. (ci-après : la contribuable) contre une décision du 14 mai 2004 de l’administration fiscale cantonale (ci-après : AFC).
2. La contribuable a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre la décision précitée par acte daté du 8 février 2007, en précisant : « le présent recours n’intervient que ce jour eu égard au fait qu’il a été impossible pour notre service fiscal de prendre connaissance de la décision attaquée avant le 11 janvier 2007, nonobstant le fait que cette décision a été envoyée en date du 3 janvier 2007 ».
Elle conclut à l’annulation de la décision querellée.
3. Dans sa réponse du 1
er
mars 2007, l’AFC a conclu à l’irrecevabilité du recours pour cause de tardiveté.
La décision querellée avait été réceptionnée par la contribuable le 4 janvier 2007, le justificatif y relatif étant produit.

## Considerations

EN DROIT
1. Interjeté devant la juridiction compétente, le recours est recevable de ce point de vue (art. 56A de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. En application de l’article 63 alinéa 1
er
lettre a LPA, le délai de recours est de 30 jours s’agissant d’une décision finale (
ATA/581/2006
du 7 novembre 2006 et les références citées). L’article 53 alinéa 1 de la loi de procédure fiscale du 4 octobre 2001 (LPFisc -
D 3 17
) fixe le même délai.
3. a. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 1ère phrase LPA ; art. 21 al. 1 LPFisc), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même (SJ 1989 p. 418). Ainsi, celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (
ATA/450/2006
du 31 août 2006 et les références citées).
b. Les cas de force majeure restent réservés (art. 16 al. 1 2ème phrase LPA). A cet égard, il y a lieu de préciser que tombent sous cette notion les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d'activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de l’extérieur de façon irrésistible (SJ
2000 I 22
et les références citées).
En l’espèce, en expédiant son recours le 8 février 2007, la recourante a agi au-delà du délai de 30 jours qui venait à échéance le lundi 5 février 2007 en application de l’article 17 alinéa 3 LPA.
La recourante ne se prévaut d’aucun cas de force majeure et elle ne motive en aucune manière les raisons pour lesquelles l’un de ses services n’a pu prendre connaissance de la décision attaquée que le 11 janvier 2007. En tout état, entre le 11 janvier et le 5 février 2007, ledit service avait matériellement le temps de déposer un recours. Il s’ensuit que son recours sera déclaré irrecevable.
4. Un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de la recourante (art. 87 LPA).
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