# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 9cebf0f4-8c21-5ab7-ba3b-789ba8488332
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Vu, en fait, le jugement
JTPI/1657/2013
rendu le 29 janvier 2013 et expédié aux parties pour notification le lendemain par le Tribunal de première instance, lequel a, statuant sur demande de révision, débouté A_ de ses conclusions, arrêté les frais judiciaires à 200 fr., mis à charge d'A_ et débouté cette dernière de toutes autres conclusions;
Vu le jugement
JTPI/4962/2012
par lequel le Tribunal de première instance a condamné A_ à payer à B_ 16'247 fr. 60. avec intérêts à 5% dès le 14 juin 2008 et prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer, poursuite n° 1_;
Vu la demande de restitution de délai pour former recours adressé par A_ le 6 mai 2013 au greffe de la Cour de justice;
Qu'elle indique que son état de santé ne lui avait pas permis de faire appel;
Qu'elle a produit un certificat médical du 15 avril 2013, certifiant la présence de deux hernies discales cervicales nécessitant une prise en charge chirurgicale;
Vu la demande d'effet suspensif formée par A_ le 17 juin 2013;
Qu'invitée à se déterminer sur les demandes de restitution de délai et d'octroi de l'effet suspensif, B_ n'a pas fait d'observations;

## Considerations

Considérant, en droit, que la décision sur la demande en révision peut faire l'objet d'un recours au sens des art. 319 ss CPC (art. 332 CPC);
Vu l'art. 148 al. 1 CPC, à teneur duquel le tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère;
Que la requête est présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu;
Que pour une grande partie de la doctrine, l'art. 148 CPC serait applicable aux délais légaux d'appel et de recours (Gasser/Rickli, Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO) : Kurzkommentar, 2010, n. 1 ad art. 311 et no. 1 ad art. 321 CPC; Gozzi, in Basler Kommentar ZPO, n. 6 ad art. 148 CPC; Merz in Brunner/ Gasser/Schwander, Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO) Kommentar, 2011, n. 5 ad art. 148 CPC; Staehelin in Sutter-Somm/ Hasenböhler/ Leuenberger, Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2010, n. 5 ad art. 148 CPC; Tappy, Les décisions par défaut, in Procédure civile suisse : Les grands thèmes pour le praticien, 2010, no 110, p. 442 ; contra Hofmann/Luscher, Le Code de procédure civil, 2009, p. 78);
Vu l'art. 149 CPC, à teneur duquel le tribunal donne à la partie adverse l'occasion de s'exprimer et statue définitivement sur la restitution;
Qu'en l'espèce, la recourante a sollicité, plusieurs mois après le délai de recours, qu'un délai lui soit accordé pour déposer son acte de recours;
Qu'elle indique être atteinte dans sa santé;
Que le certificat médical produit fait certes état de ce qu'elle souffre de deux hernies discales cervicales nécessitant une prise en charge chirurgicale;
Que ce certificat n'indique toutefois pas depuis quelle date ces problèmes de santé sont survenus;
Qu'il ne fait également pas état d'une incapacité de travail ou de déplacement de la recourante;
Que la recourante n'a pas non plus allégué ni rendu vraisemblable la fin de son alléguée impossibilité de former recours;
Qu'elle ne rend également pas vraisemblable avoir agi dans les dix jours suivant la fin de cette impossibilité;
Qu'en conséquence, la demande de restitution sera rejetée;
Considérant qu'aux termes de l'art. 331 al. 1 CPC, le Tribunal (respectivement la Cour) saisi d'une demande de révision peut suspendre le caractère exécutoire de la décision attaquée en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou la fourniture de sûretés;
Que le texte de cette disposition est identique à celui de l'art 325 al. 2 CPC relatif au recours;
Que le juge de la révision doit procéder à une pesée des intérêts opposés, soit, concrètement, confronter le dommage menaçant le demandeur en révision en cas d'exécution immédiate et celui qu'encourrait le créancier en cas de suspension de l'exécution;
Que, dans cette pesée d'intérêts, il faut garder à l'esprit que le législateur a prévu que l'exécutabilité est la règle et la suspension l'exception et que, partant, seuls des motifs particuliers pouvant justifier la suspension (OG ZH RB120045-O/Z01 du 10.10.2012 consid. 2 et OG ZH PE110023-O/Z01 du 4.11.2011 consid. 3, www.gerichte-zh.ch/ entscheide/entscheide-neue-zpo.html; Freiburghaus/Afheldt, in Komm. zur Schw. ZPO, Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger [éd.], 2010, n. 6 et 7 ad art. 325 CPC);
Que les chances de succès de la révision doivent être également prises en considération (OG ZH RB120045-O/Z01 du 10.10.2012 consid. 2; Freiburghaus/Afheldt, op. cit., n. 6 ad art. 325 CPC; Spühler, in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, Spühler/Tenchio/ Infanger [éd.], 2010, n. 2 ad art. 331 CPC);
Qu'ainsi, l'effet suspensif peut être raisonnablement accordé, lorsque l'objet du litige pourrait être modifié au point que la décision finale ne se laisserait même plus exécuter (OG ZH RB120045-O/Z01 du 10.10.2012 consid. 2; Reich, in Schweizerische Zivilprozessordnung, Baker & McKenzie [éd.], 2010, n. 3 ad art. 325 CPC);
Considérant qu'en l'espèce, le jugement entrepris a rejeté la demande de révision formée par la recourante;
Que le jugement dont la révision a été sollicitée a condamné la recourante à verser des sommes d'argent à l'intimée;
Que la recourante n'a pas invoqué à l'appui de sa demande de révision de fait ou moyen de preuve précis découverts postérieurement au prononcé du jugement susmentionné;
Que les chances du recours apparaissent, prima facie, relativement faibles, si tant est que son acte de recours soit recevable;
Que la recourante n'allègue pas devant la Cour de céans de fait s'opposant à l'exécutabilité dudit jugement;
Que la requête d'effet suspensif sera en conséquence rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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