# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** f43ada09-e6e4-5233-94f1-2e779ad4893e
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. A._ est née en 1973. Elle est mère de trois enfants, prénommés B._, C._ et D._.
Par décision du 14 août 2019, la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) a institué en faveur de A._ une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine, le curateur désigné, soit E._, Chef de service au Service officiel des curatelles de F._, devant la représenter dans le cadre de ses affaires administratives et financières, gérer avec toute la diligence requise ses revenus et sa fortune, prendre connaissance de sa correspondance, et veiller à son bien-être médical et social.
Cette décision est basée sur des renseignements émanant tant de G._, intervenante auprès du Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après : SEJ) et curatrice de C._ (courriel du 30 novembre 2018), que de H._, assistant social au Service social de F._, qui ont tous deux fait état à la fin 2018 des difficultés rencontrées par A._, en particulier au niveau de la gestion de ses affaires administratives et financières. Lors d’un entretien téléphonique du 8 mai 2019, H._ a notamment exposé que la gestion de A._ était très compliquée et qu’il n’y avait pas d’amélioration, ce qu’il a confirmé lors d’un entretien téléphonique du 12 août 2019. Nonobstant le refus de la mesure manifestée par l’intéressée lors de ses auditions des 14 janvier et 9 juillet 2019, et le certificat médical du 29 mai 2019 du Dr I._, spécialiste FMH en médecine générale, selon lequel l’état de santé psychique et physique de A._ est bon et qu’elle est capable de gérer ses affaires, la Justice de paix a considéré que malgré sa bonne volonté, elle n’est pas encore en mesure, compte tenu de son état de faiblesse, d’assumer elle-même la gestion de son patrimoine et les rapports juridiques avec les tiers. Il s’agit de lui apprendre à se gérer seule, sans prendre le risque en l’état de mettre en danger la situation familiale, d’autant qu’elle a la charge de trois enfants.
B. A._ recourt le 4 novembre 2019, concluant principalement à ce qu’il soit renoncé au prononcé d’une mesure de protection, subsidiairement à ce que la cause soit renvoyée à la Justice de paix pour nouvelle décision. Elle a sollicité l’assistance judiciaire pour la procédure de recours. Elle soutient, en bref, que les premiers Juges se sont écartés du certificat médical du Dr I._, sans établir à satisfaction les motifs permettant de retenir un état de faiblesse. Elle considère que la mesure qui lui est imposée n’est pas nécessaire et est disproportionnée ; si elle a effectivement connu une période difficile consécutive à sa séparation, la situation s’est améliorée et, en cas de problème, une aide ponctuelle du Service social de F._ sera suffisante.
Le 6 novembre 2019, la Justice de paix a renoncé à se déterminer sur le recours.

## Considerations

en droit
1.
1.1. Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal
Tribunal cantonal TC Page 3 de 5
du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
1.2. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).