# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 956db755-4ed4-559a-8e60-de42589e6921
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, que par jugement
JTPI/13066/2017
du 10 octobre 2017, le Tribunal, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a autorisé les époux A_/B_ à vivre séparés et a notamment attribué à la mère la garde du mineur C_, un droit de visite étant réservé au père, donné acte à ce dernier de son engagement de verser la somme de 900 fr. par mois, allocations familiales non comprises, à titre de contribution à l'entretien de son fils, et 1'500 fr. par mois, dès le 1
er
novembre 2017, à titre de contribution à l'entretien de son épouse;
Qu'à l'époque, cette dernière bénéficiait d'indemnités journalières versées par l'assurance invalidité, à hauteur de 2'000 fr. nets par mois environ, et effectuait par ailleurs une formation de secrétaire médicale;
Que le montant des contributions d'entretien fixées par le Tribunal, tant pour l'enfant que pour l'épouse, résultait d'un accord entre les parties;
Que le 17 avril 2018, B_ a saisi le Tribunal d'une demande visant à obtenir la suppression de la contribution à l'entretien de son fils C_, ce dernier vivant désormais chez lui; que B_ considérait également que la contribution qu'il versait à son épouse était trop élevée, voire non nécessaire;
Que lors de l'audience du 31 octobre 2019, A_ a expliqué, s'agissant de sa situation financière, avoir signé un nouveau contrat de travail pour la période du 28 octobre 2019 au 31 janvier 2020, pour un revenu de 4'400 fr. bruts par mois;
Que lors de l'audience du 26 novembre 2020, elle a indiqué poursuivre son activité auprès du Dr E_, son taux d'activité ayant toutefois été réduit de 80% à 20% en raison du fait qu'elle remplaçait précédemment une personne en congé maternité, qui était revenue depuis lors; qu'elle effectuait des recherches d'emploi et avait sollicité des indemnités chômage;
Que dans le jugement attaqué, le Tribunal a retenu que A_ percevait un salaire mensuel net de 1'011 fr., complété par des indemnités de l'assurance chômage de 2'410 fr. 35, de sorte que ses revenus s'élevaient au total à 3'421 fr. 35, pour des charges de 2'796 fr. 50;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), telles les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF
134 III 667
consid. 1.1);
Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables
(ATF
138 III 378
consid. 6.3 et les références citées;
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_514/2012
du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2);
Qu'en l'espèce, l'appelante n'a pas contesté les chiffres retenus par le Tribunal s'agissant de sa situation financière;
Qu'il en résulte par conséquent que ses revenus lui permettent de couvrir ses charges incompressibles;
Que dès lors la suppression de la contribution d'entretien que lui versait son époux ne lui cause pas un préjudice difficilement réparable;
Que le bien-fondé de cette suppression sera examiné dans le cadre de l'arrêt au fond;
Que la requête de restitution de l'effet suspensif sera par conséquent rejetée sur ce point;
Que l'appelante n'a pas motivé sa requête pour le surplus, de sorte qu'elle sera rejetée dans son intégralité;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
* * * * *