# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 7a52f599-ed97-5d09-aa6d-b3faa9d2cec7
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_002
**Year:** 2013
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Que la question de la recevabilité formelle et matérielle du recours (qui invoque en fait une cause de révision et qui ne contient aucune autre conclusion que celle de la constatation de la recevabilité de la requête en exéquatur) peut en l'état demeurer indécise;
Que le recourant sollicite à titre préalable que la Cour "prononce l'effet suspensif au recours " (
recte
suspende le caractère exécutoire de la décision attaquée, art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que le recourant fait en substance valoir qu'il est opposée à B_ dans une procédure de divorce pendante à Genève (cause no C/1_), que cette procédure a été suspendue jusqu'à droit jugé sur la requête d'exequatur du jugement de divorce qu'il a obtenu à l'étranger, que sa partie adverse a d'ores et déjà sollicité la reprise de cette procédure par courrier du 22 février 2013 et que la suspension des effets du jugement dont est recours s'impose dès lors par économie de procédure;
Qu'invitée à présenter ses observations sur la conclusion préalable tendant à la suspension du caractère exécutoire, l'intimé a conclu à son rejet dans des observations communiquées au recourant le 22 mars 2013;
Qu'à ce jour, le recourant n'a pas usé de son droit de réplique;
Considérant qu'à teneur de l'art. 325 CPC, applicable au cas d'espèce compte tenu de la nature de la décision entreprise, le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise, l'autorité de recours (soit la Cour de céans) pouvant suspendre le caractère exécutoire en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés;
Considérant que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site internet de la Cour;
Considérant que, sur le fond, la cognition de la Cour est limitée à la constatation manifestement inexacte des faits et à la violation du droit (art. 320 CPC);
Considérant que le jugement querellé - qui statue sur la recevabilité formelle d'une requête tendant à la reconnaissance en Suisse d'un jugement étranger - n'a pas de force jugée matérielle et qu'il demeure loisible au recourant de redéposer en tout temps devant l'instance inférieure une nouvelle requête, accompagnée cette fois-ci de toutes les pièces nécessaires;
Que l'effet exécutoire attaché au jugement querellé n'est pas susceptible d'occasionner au recourant un dommage difficilement réparable, puisque, si la cause du divorce est reprise, elle pourrait être à nouveau suspendue en cas d'admission du recours ou si une nouvelle requête en reconnaissance du jugement étranger et déposée devant le Tribunal de première instance;
Que la suspension de l'effet exécutoire requise sera dès lors refusée.
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## Considerations