# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8a4b2a88-80d5-5fcd-b389-07c1910fd0af
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 14 mai 2020, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après : OAI) a rejeté la demande de moyens auxiliaires déposée par Madame A_ (ci-après : l'assurée) ;
Que le 8 juin 2020, l'assurée a adressé à la Cour de céans un courrier rédigé dans les termes suivants : « Une situation, depuis 2016, sans relogement adapté ni substitut de déplacements. Très cordialements. » (sic) ;
Qu'en date du 15 juin 2020, la Cour de céans a invité l'assurée à bien vouloir exposer brièvement les raisons pour lesquelles elle s'était adressée à elle en attirant son attention qu'à défaut d'une motivation claire dans le délai imparti, son recours serait déclaré irrecevable ;
Que ce courrier à l'intéressée lui a été distribué le 17 juin 2020 ;
Que l'intéressée ne s'est pas manifestée depuis lors ;

## Considerations

CONSIDERANT EN DROIT
Que selon l'art. 61 let. b LPGA, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des faits et des motifs invoqués, ainsi que des conclusions, étant précisé que s'il n'est pas conforme à ces règles, le tribunal impartit au recourant un délai convenable pour combler les lacunes en l'avertissant qu'en cas d'inobservation, son recours sera écarté ;
Que l'art. 89B de la loi cantonale genevoise sur la procédure administrative (LPA) pose les mêmes exigences ;
Que celles-ci ont pour but de fixer le juge sur la nature et l'objet du litige ;
Qu'en l'espèce, malgré le délai qui lui a été accordé, l'assurée n'a pas donné suite à la demande de la Cour de céans de motiver son recours ;
Que selon une jurisprudence rendue à propos de l'article 52 de la loi fédérale de procédure administrative, même si le législateur n'a pas voulu poser des exigences élevées en matière de recevabilité des recours, le justiciable doit néanmoins apporter un minimum de soins dans la rédaction de ses écritures (RDAF
1999 II 174
) ;
Que pour satisfaire à l'obligation de motiver, le justiciable doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit, de telle sorte que l'on comprenne clairement, à la lecture de son exposé, quels sont ses griefs ;
Que force est de constater qu'en l'occurrence, la recourante n'indique pas en quoi la décision rendue à son encontre serait contestable ;
Qu'il convient donc de déclarer le recours irrecevable pour insuffisance de motifs.