# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a880e88d-8d05-5ca2-bbc2-69133a70fb12
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2005
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par décision du 25 janvier 2005, notifiée le lendemain, le service des automobiles et de la navigation (ci-après : le SAN) a retiré, pour une durée d’un mois, le permis de conduire, toutes catégories et sous-catégories, à Madame P_, avocate, domiciliée à Genève.
2. Par acte du 28 février 2005, mis à la poste le même jour, l’intéressée a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif, concluant à son annulation.
La décision avait été remise à son Etude le 26 janvier 2005. Elle ne l’avait toutefois découverte que le 27 février 2005, en revenant d’une semaine de convalescence consécutive à un accident sans gravité. Avant son départ, elle avait pris connaissance des jugements et convocations judiciaires mais la lettre du SAN était demeurée avec l’ensemble du courrier ouvert à son retour de convalescence.
Elle avait besoin de son véhicule pour conduire son époux aux contrôles médicaux et traitements auxquels il était soumis en raison d’une fracture du col du fémur et d’un déplacement du bassin survenus le 10 janvier 2005.
3. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.

## Considerations

EN DROIT
1. Le délai de recours est de 30 jours dès réception de la décision attaquée (art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. Il est établi que la recourante a reçu cette décision le 26 janvier 2005. Le délai de recours venait à échéance ainsi le vendredi 25 février 2005, jour ouvrable ordinaire. Remis à la poste le 28 février 2005, l’acte de recours est donc tardif.
3. La recourante indique n’avoir pris connaissance de la décision querellée que le 27 février 2005, au retour d’une semaine de convalescence.
a. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d'être prolongés (art. 16 al. 1 1ère phrase LPA), restitués ou suspendus, si ce n'est par le législateur lui-même (SJ 1989 p. 418). Ainsi, celui qui n'agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (SJ
2000 I 22
et références citées).
b. Les cas de force majeure restent réservés (art. 16 al. 1 2ème phrase LPA). A cet égard, il y a lieu de préciser que tombent sous cette notion les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d'activité de l'intéressé et qui s'imposent à lui de l'extérieur de façon irrésistible (SJ précitée).
En l’espèce, il ressort du dossier que la recourante a pris connaissance d’une partie de son courrier avant son départ en séjour de convalescence, la décision querellée demeurant dans l’autre partie qu’elle n’a ouverte qu’à son retour. Force est de constater qu’elle était ainsi parfaitement en mesure d’en connaître le contenu et de recourir en temps utile. Ainsi ne se trouve-t-on manifestement pas dans un cas de force majeure.
4. Le recours sera ainsi déclaré irrecevable (art. 72 LPA).
5. Un émolument de CHF 300.- sera mis à la charge de la recourante (art. 87 LPA).
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