# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 8f021798-97d1-53ab-b1e9-4d10eb4ccc6f
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2021
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. B._, née en 1981, et A._, né en 1976, se sont mariés le 17 avril 2004 à C._. Ils sont les parents de D._, née en 2005, et de E._, née en 2008.
Les parties vivent séparées depuis le 1er juin 2016. La séparation des époux est régie par l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 3 février 2017 (ci-après : MPUC), qui prévoit une garde alternée sur les enfants à raison de trois jours chez le père et quatre chez la mère, et le versement par le père de pensions de CHF 1’200.- par enfant et de CHF 600.- pour l’épouse.
B. Le 9 août 2018, A._ a introduit unilatéralement une action en divorce contre B._ auprès du Tribunal civil de l’arrondissement de la Glâne (ci-après : le Tribunal). Il concluait en particulier à une garde partagée sur les enfants. B._ a déposé sa réponse le 14 septembre 2018, requérant notamment la garde exclusive sur les enfants.
La conciliation a été tentée sans succès lors de l’audience du 18 septembre 2018. Le 7 février 2019, A._ a déposé sa demande motivée. B._ y a répondu le 27 mai 2019. Il a répliqué le 10 juillet 2019 et elle a dupliqué le 29 août 2019.
Les parties ont été entendues à l’audience du 16 octobre 2019, à l’issue de laquelle la procédure probatoire a été close sous réserve de l’audition des enfants et de la production de pièces par les parties.
Les enfants ont été entendues le 7 novembre 2019. Les parties ont produit leurs pièces et, avec leur accord, la procédure probatoire a été close le 13 décembre 2019. Les mandataires des parties ont déposé leurs notes de plaidoirie le 15 janvier 2020.
Par décision du 3 mars 2020, le Tribunal a prononcé le divorce des parties, confiant l’autorité parentale conjointe sur les enfants et leur garde exclusive à la mère, avec un large droit de visite du père (un week-end sur deux ; du mardi soir au jeudi soir la semaine sans week-end ; 35 jours pendant les vacances scolaires).
Il a aussi astreint le père à contribuer à l’entretien de ses enfants par le versement des pensions mensuelles suivantes, allocations familiales en sus : jusqu’au 31 décembre 2020 CHF 1'480.- pour E._ et CHF 1'075.- pour D._ ; dès le 1er janvier 2021 jusqu’au 31 janvier 2024, CHF 1'180.- pour E._ et CHF 1'160.- pour D._ ; dès le 1er février 2024, CHF 1'010.- pour E._ et CHF 1'015.- pour D._. Les frais extraordinaires des enfants non couverts par les assurances sont pris en charge par moitié entre les parents. A._ doit également contribuer à l’entretien de B._ par le versement d’une pension mensuelle de CHF 1'260.- jusqu’au 31 décembre 2020 et de CHF 1'365.- du 1er janvier 2021 au 31 janvier 2024. Dès le 1er février 2024, aucune pension ne sera due. S’agissant de la liquidation du régime matrimonial, le Tribunal a notamment condamné A._ à verser à B._ CHF 5'451.50 correspondant à la moitié de la valeur de rachat de l’assurance-vie conclue par lui auprès de F._, dans un délai de trente jours dès l’entrée en force du jugement de divorce.
C. Le 20 avril 2020, A._ (ci-après : l’appelant) a interjeté appel de cette décision. Il a pris les conclusions suivantes : la garde de D._ est confiée à la mère et celle de E._ de façon alternée entre les parents (quatre jours chez le père et trois chez la mère ; domicile chez le père). En cas de garde alternée sur E._, les contributions d’entretien
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dues par le père aux enfants seront fixées ainsi : jusqu’au 31 décembre 2020, CHF 600.- pour E._ et CHF 620.- pour D._ ; jusqu’au 31 décembre 2024, CHF 400.- pour E._ et CHF 870.- pour D._ ; dès le 1er février 2024, CHF 870.- pour D._. La contribution due à B._ sera fixée à CHF 900.- jusqu’au 31 décembre 2020, à CHF 540.- du 1er janvier 2021 au 31 janvier 2024, au-delà aucune contribution n’étant due.
Subsidiairement, en cas de maintien des modalités de garde selon décision de divorce, les contributions des enfants seront fixées ainsi : jusqu’au 31 janvier 2024, CHF 900.- par enfant et dès le 1er février 2024 CHF 800.- par enfant, allocations familiales en sus. Les contributions d’entretien dues à l’épouse seront fixées à CHF 760.- jusqu’au 31 décembre 2020 et à CHF 435.- du 1er janvier 2021 au 31 janvier 2024, au-delà aucune contribution ne sera due.
Enfin, il a conclu à ce que la valeur de rachat de l’assurance-vie conclue par lui auprès de F._ lui soit attribuée.
Sa requête d’assistance judiciaire du 24 avril 2020 a été admise par décision présidentielle du 29 avril 2020.
D. Le 3 juin 2020, B._ (ci-après : l’intimée) a déposé sa réponse à l’appel ainsi qu’un appel joint. Elle a conclu au rejet de l’appel et, reconventionnellement, à ce qu’un droit d’habitation plus long lui soit octroyé sur le domicile familial, soit jusqu’à la fin de la formation professionnelle des enfants, avec un délai de trois mois pour y renoncer et la mise en vente du bien dès la fin de la formation des enfants. Les contributions en faveur des enfants seront fixées à CHF 1'480.- pour E._ et CHF 1'075.- pour D._ du 3 mars au 31 décembre 2020, puis dès le 1er janvier 2021 jusqu’à leur majorité respectivement au-delà dans le respect de l’art. 277 al. 2 CC à CHF 1'180.- par enfant. La contribution d’entretien en sa faveur sera arrêtée à CHF 3'800.- du 3 mars 2020 au 31 décembre 2020, à CHF 3'900.- du 1er janvier 2021 jusqu’à ce que le débirentier soit libéré d’une des pensions de ses filles, à CHF 4'500.- dès qu’une des deux filles aura terminé sa formation professionnelle et à CHF 5'400.- dès que la deuxième fille aura terminé sa formation.
Sa demande d’assistance judiciaire a été admise par décision présidentielle du 17 juin 2020.
Le 22 juillet 2020, A._ a répondu à l’appel joint, concluant à son rejet. Le 24 juillet 2020, il a produit des pièces.
E. Le 5 octobre 2020, A._ a invoqué des faits nouveaux, à savoir que leur fille aînée habite chez lui suite à une dispute avec sa mère et souhaite y demeurer ; il a requis l’audition de ses filles par le tribunal de céans, respectivement par un expert. Il a également indiqué que l’intimée avait un nouveau compagnon ainsi que des projets de ménage commun. Il expose qu’il pourrait reprendre le domicile familial, avec la garde de ses filles.
Le 24 septembre 2020, B._ a déposé ses déterminations au courrier du 5 octobre 2020, retirant ses conclusions relatives au droit d’habitation sur le domicile familial et contestant en substance l’existence de faits nouveaux et importants concernant l’enfant. Elle admet néanmoins avoir un nouveau compagnon avec lequel elle va emménager prochainement. Elle expose qu’elle n’avait pas forcément la volonté de vivre avec lui à court terme, mais qu’au regard de ses faibles ressources provenant des contributions dues selon la décision de MPUC, elle n’est pas en mesure de faire face à ses charges et habiter avec son ami pourrait les réduire.
A._ s’est déterminé le 27 octobre 2020 ; il a modifié ses conclusions en ce sens que la garde de D._ lui est confiée, à sa charge d’en assumer l’entretien, et que la garde de E._ s’exerce de manière alternée à raison de quatre jours chez lui et trois chez la mère,
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son domicile étant fixé chez lui. Dans ce cas, les contributions d’entretien pour E._ seront arrêtées à CHF 600.- dès le 31 décembre 2020, puis dès le 31 janvier 2024 à CHF 400.-. Il a également pris une nouvelle conclusion tendant à ce que le logement familial lui soit exclusivement attribué (transfert de la part de copropriété de B._ contre soulte).
Le 18 novembre 2020, B._ a déposé ses déterminations, concluant au rejet des conclusions modifiées et à l’irrecevabilité des nouvelles conclusions relatives au domicile familial dès lors que l’appelant n’avait pas contesté ce point du jugement dans son appel et qu’elle-même avait retiré ses conclusions à cet égard le 16 octobre 2020.
Par courrier du 26 novembre 2020, B._ a exposé qu’elle a été licenciée de son emploi débuté le 11 novembre 2020.
D._ et E._ ont été entendues par le Président de la Cour le 11 décembre 2020.
Par courrier du 17 décembre 2020, B._ s’est déterminée sur le compte-rendu de l’audition des enfants et a produit différentes pièces ; elle a complété ses déterminations le 21 décembre 2020.
F. Le 23 décembre 2020, A._ a déposé une requête de mesures provisionnelles. Il a conclu à ce que la garde de D._ lui soit confiée depuis le 1er octobre 2020, à charge pour lui d’en assumer l’entretien, à ce qu’une garde alternée soit instaurée sur E._, dès le 1er janvier 2021, à raison de quatre jours chez lui et trois chez la mère, à ce qu’il soit astreint à verser une pension mensuelle de CHF 500.- pour celle-ci jusqu’à sa majorité, respectivement dans le respect de l’art. 277 al. 2 CC, à ce que le domicile légal des deux filles soit chez lui, à ce que la pension mensuelle pour son ancienne épouse soit fixée à CHF 540.- du 1er janvier 2021 au 31 janvier 2024, et supprimée au-delà, et à ce que l’appartement familial ainsi que le mobilier lui soient attribués, les charges lui étant imputées.
A._ a déposé ses déterminations sur l’audition des enfants le 12 janvier 2021 ainsi que sur les déterminations de la partie adverse des 17 et 21 décembre 2020 ; il a en particulier requis la production intégrale de l’expertise AI.
Le 14 janvier 2021, B._ a déposé sa réponse à la requête de mesures provisionnelles, concluant à son rejet. Elle rappelle qu’il existe une décision de MPUC dont les contributions d’entretien sont basées sur une garde alternée à raison de trois jours chez le père et quatre chez la mère. Elle soutient que la nouvelle conclusion liée au domicile familial est tardive et donc irrecevable, ce point du jugement de divorce n’étant plus contesté en raison du retrait de ses conclusions à cet égard.
Les parties ont adressé à la Cour des courriers les 5 et 8 février 2021 en lien avec la possible vente de l’appartement familial.
Le 16 février 2021, A._ a requis par mesures superprovisionnelles que la garde de E._ lui soit accordée à raison de cinq jours par semaine selon le souhait récemment manifesté par l’enfant à la suite d’une discorde avec sa mère. Le Président de la Cour n’a pas donné suite à cette requête. B._ s’est spontanément déterminée sur cette requête le 18 février 2021 et A._ le 26 février 2021.
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## Considerations

en droit
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