# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 0c98b2cc-91d6-5ab3-9b45-7b2c19111ec0
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_014
**Year:** 2010
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

Attendu en fait
que Madame Z_ a saisi le Tribunal de céans par acte du 11 mars 2010 au motif que l’Office cantonal de l’emploi (ci-après OCE) lui a annoncé, par courrier du 16 février 2010, l’annulation de son dossier avec effet rétroactif au 9 janvier 2010 ;
Qu’elle allègue avoir demandé des explications, ainsi que la notification d’une décision, ce à quoi elle s’est heurtée à un refus net de la cheffe de groupe ;
Qu’elle considère néanmoins que le courrier du 16 février 2010 constitue une décision ;
Qu’elle en conteste la validité ainsi que l’effet rétroactif, invoquant l’incompétence de la personne qui l’a prise et l’absence de base légale ;
Qu’elle conclut à la nullité de la décision et à sa réintégration dans la liste des demandeurs d’emplois ;
Qu’invité à se déterminer, l’OCE admet que le courrier du 16 février 2010 constitue bien une décision, nonobstant l’absence de voies de droit ;
Que sur le fond, il relève que l’assurée n’a aucun intérêt juridique à contester ladite annulation, dès lors qu’elle est en incapacité de travail depuis le 9 novembre 2009 ;
Qu’une telle annulation ne la prétérite nullement, attendu que dès qu’elle sera en possession d’un certificat médical de reprise de travail elle pourra se réinscrire ;
Que dans ses observations du 4 mai 2010, l’assurée relève qu’il n’y a pas de base légale à l’annulation de son dossier, que son exclusion au motif de congé de maladie équivaut à un licenciement pour cause de maladie, interdit par la loi ;
Qu’elle conteste au demeurant l’absence de préjudice, dans la mesure où en cas de réinscription il lui semble qu’elle n’aurait alors pas cotisé assez longtemps pour avoir droit à l’indemnité, dès lors qu’elle a cessé de travailler fin mars 2009 ;
Que ces écritures ont été communiquées à l’intimé et la cause gardée à juger ;

## Considerations

Considérant en droit
que conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 8 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 (LOJ ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
) qui sont relatives à la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982 (loi sur l’assurance-chômage, LACI ;
RS 837.0
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l’art. l’art. 49 al. 1 LPGA, l’assureur doit rendre par écrit les décisions qui portent sur des prestations, créances ou injonctions importantes ou avec lesquelles l’intéressé n’est pas d’accord ;
Que si le requérant rend vraisemblable un intérêt digne d’être protégé, l’assureur rend une décision en constatation (art. 49 al. 2 LPGA) ;
Que la décision doit être motivée et indiquer les voies de droit (art. 49 al. 3 LPGA) ;
Qu’en l’espèce, l’intimé admet que son courrier du 16 février 2010 constitue bien une décision ;
Que conformément à l’art. 52 al. 1 LPGA, les décisions peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues ;
Qu’il appartient en conséquence à l’intimé de statuer sur la contestation de l’assurée ;
Que par conséquent le Tribunal de céans n’entrera pas en matière sur le « recours » de l’assurée et transmettra la cause à l’intimé, comme objet de sa compétence ;