# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** b8696b18-636b-5546-a8e2-8d7a6fbf3476
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_004
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** Civil
**Law Sub-area:** $law_sub_area

## Facts

considérant en fait
A. Par décision du 26 mars 2001, la Justice de paix du 3ème cercle de la Glâne a institué une curatelle volontaire en faveur de A._ (art. 394 aCC), à la demande de cette dernière, en raison des difficultés qu’elle rencontrait dans la gestion de ses affaires administratives.
B. Par courrier daté du 7 juillet 2014, A._ a saisi la Justice de paix de l’arrondissement de la Glâne (ci-après : la Justice de paix) et a requis la levée de sa mesure de protection.
Le 4 août 2014, elle et sa curatrice B._ ont comparu devant la Justice de paix. Durant cette séance, la recourante a exprimé le souhait de gérer seule ses affaires administratives et financières, estimant pouvoir compter sur le soutien de sa belle-sœur. Elle a précisé s’être rendue compte que certaines personnes avaient profité de sa gentillesse mais que cela ne se reproduirait plus. La curatrice a quant à elle déclaré que sa pupille disposait d’environ 50'000 francs d’actifs et qu’elle payait les factures qu’elle lui confiait. Elle a toutefois estimé qu’elle a besoin d’une aide administrative et que la levée de la curatelle engendrerait une charge trop importante pour elle.
Par décision du 4 août 2014, la Justice de paix a, en particulier, prononcé la levée de la curatelle volontaire instaurée sous l’ancien droit en faveur de la recourante et a institué une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine, au sens de l’art. 394 CC en lien avec l’art. 395 CC, ayant pour objet sa représentation dans le cadre du règlement de ses affaires administratives, en particulier dans ses rapports avec les autorités, les services administratifs, les établissements bancaires, la poste, les assurances sociales, et d’autres institutions et personnes privées, ainsi que la gestion diligente de sa fortune et de ses revenus (dispositif ch. I et II). Elle n’a cependant pas limité l’exercice de ses droits civils.
C. Par mémoire du 20 octobre 2014, A._ a interjeté recours à l’encontre de cette décision. Elle a conclu, principalement, à la réformation du chiffre I de son dispositif en ce sens que la curatelle volontaire instituée le 26 mars 2001 est levée, et à la suppression de ses chiffres II à V. A titre subsidiaire, elle a conclu au renvoi de la cause à l’instance inférieure pour nouvelle décision dans le sens des considérants, le tout sous suite de frais. Elle a également demandé à être mise au bénéfice de l’assistance judiciaire pour la procédure de recours et à ce que Me Bruno Charrière lui soit désigné en qualité de défenseur d’office.
Par courrier du 28 octobre 2014, la Justice de paix a renoncé à se déterminer sur le recours, se référant au contenu de sa décision.
D. Par arrêt du 4 novembre 2014, le Président de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte a admis la requête d’assistance judiciaire déposée par le recourante et lui a désigné Me Bruno Charrière en qualité de défenseur d’office (cause 106 2014 156).
Tribunal cantonal TC Page 3 de 8

## Considerations

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA, RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) Toutes les décisions finales de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 et 314 al. 1 CC), de même que toutes les décisions relatives aux mesures provisionnelles (art. 445 al. 3 CC). Dans de tels cas, la cognition de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 450a CC). Les maximes inquisitoires et d'office, principes de la procédure de première instance, sont applicables devant l'instance judiciaire également (Message, p. 6715 s.; MEIER/LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de l'adulte, Genève, Zurich, Bâle 2011, n° 127; COPMA, Droit de la protection de l'adulte, Guide pratique, Zurich, St-Gall 2012, n° 12.34).