# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 73a7d97b-4652-5c43-b5fa-da1edcada5a1
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_013
**Year:** 2016
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
1. Par décision du 25 avril 2016, l’office cantonal de l’inspection et des relations du travail (ci-après : OCIRT) a refusé de délivrer à la société A_ Sàrl (ci-après : A_) à Montechiari (Italie), les attestations permettant de soumissionner dans les marchés publics pour la même période. ![endif]>![if>
2. Cette décision, qui comporte la mention des voie et délai de recours, a été communiquée par pli recommandé à sa destinataire. ![endif]>![if>
Selon les suivis d’envoi de la Poste suisse et de l’entreprise postale italienne, le courrier a quitté la Suisse le 26 avril 2016, a fait l’objet d’une tentative de distribution le 29 avril 2016 puis a été distribué le 5 mai 2016.
3. Par acte daté du 9 juin 2016 mais mis à la poste italienne le 10 juin 2016, A_ a adressé à l’OCIRT et à la chambre administrative une demande de reconsidération. Il a été reçu le 21 juin 2016. ![endif]>![if>
4. Le 28 juin 2016, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. ![endif]>![if>

## Considerations

EN DROIT
1. Selon l’art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA –
E 5 10
), le délai de recours est de trente jours s’il s’agit d’une décision finale ou d’une décision en matière de compétence. Le délai court dès le lendemain de la notification de la décision (al. 3 1
ère
phr.). ![endif]>![if>
2. Les délais de réclamation et de recours fixés par la loi sont des dispositions impératives de droit public. Ils ne sont, en principe, pas susceptibles d’être prolongés (art. 16 al. 1 1
ère
phr. LPA), restitués ou suspendus, si ce n’est par le législateur lui-même. Celui qui n’agit pas dans le délai prescrit est forclos et la décision en cause acquiert force obligatoire (SJ
2000 I 22
consid. 2 p. 24 ;
ATA/105/2014
du 18 février 2014 consid. 3a ;
ATA/347/2012
du 5 juin 2012 consid. 4a ;
ATA/284/2012
du 8 mai 2012 consid. 4).![endif]>![if>
Les cas de force majeure sont réservés, conformément à l’art. 16 al. 1 2
ème
phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (SJ
1999 I 119
;
ATA/536/2010
du 5 août 2010).
3. En l’espèce, en tant qu’il est adressé à la chambre administrative et dans la mesure où il devait être considéré comme un recours contre la décision de l’OCIRT du 25 avril 2016, l’acte du 10 juin 2016 est tardif. En effet, dite décision ayant été notifiée le 5 mai 2016, le délai de recours est venu à échéance le lundi 6 juin 2016, par report au premier jour ouvrable suivant le trentième jour tombant le samedi 4 juin 2016 (art. 17 al. 3 LPA). Le recours est ainsi manifestement irrecevable (art. 72 LPA).![endif]>![if>
4. En tant que l’acte porte la mention « demande de reconsidération » et est également adressé à l’OCIRT, il sera transmis à cette autorité pour raison de compétence (art. 11 al. 3, 48 et 64 al. 2 LPA).![endif]>![if>
5. Vu l’issue du litige, il ne sera pas perçu d’émolument ni alloué d’indemnité de procédure (art. 87 al. 1 et 2 LPA).![endif]>![if>
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