# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a281e81f-0707-5168-a09d-7300338cd4ac
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_001
**Year:** 2019
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

attendu
que le 10 mai 2019, A._ a déposé auprès du Tribunal d’arrondissement de la Glâne, respectivement de son Président (ci-après: le Président) une requête d’exécution de la décision rendue par la Justice de paix de l’arrondissement de la Glâne le 11 juillet 2016;
que par décision du 28 juin 2019, le Président a suspendu la procédure d’exécution jusqu’à droit connu sur la procédure initiée par B._ par-devant les autorités valaisannes en vue notamment de modifier l’exercice du droit de visite de A._ sur ses deux enfants;
que A._ a recouru contre cette décision le 11 juillet 2019 en concluant à l’annulation de celle-ci;
que par courrier du 3 septembre 2019, l’occasion a été donnée aux parties de se déterminer sur la compétence matérielle du Président;
que A._ est d’avis que les art. 58 ss de la loi cantonale du 31 mai 2010 sur la justice (LJ; RSF 130.1) énumèrent de façon exhaustive les attributions données à la justice de paix, sans toutefois mentionner la compétence de statuer sur les requêtes en exécution, de sorte que le tribunal d’arrondissement est bien compétent (cf. détermination du 16 septembre 2019);
que B._ renonce expressément à soulever le moyen tiré de l’incompétence de l’autorité qui a statué, par souci d’économie de frais et de procédure, et qu’elle maintient ainsi sa conclusion initiale tendant au rejet du recours (cf. détermination du 13 septembre 2019);
que la compétence matérielle étant une condition de recevabilité, elle s’examine d’office (art. 59 al. 2 let. b et 60 CPC);
que si un tribunal incompétent à raison de la matière prononce une décision, celle-ci souffre, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, d’un vice important qui, selon les circonstances, peut avoir pour conséquence la nullité de la décision; que l’instance cantonale supérieure doit dès lors examiner d’office la compétence matérielle de l’instance précédente, même sans grief du  ou de l’intimé à cet égard; que la compétence matérielle est soustraite à la libre disposition des parties, à moins que la loi ne prévoie une possibilité de choix; que si tel n’est pas le cas, elle ne peut faire l’objet d’une acceptation tacite (arrêt TF 4A_100/2016 du 13 juillet 2016 consid. 2.1.1, non publié in ATF 142 III 515, et consid. 2.2.1);
qu’en vertu de l’art. 450g al. 1 CC (en relation avec l’art. 314 al. 1 CC), l’autorité de protection de [l’enfant] exécute les décisions sur demande ou d’office;
que selon l’art. 58 LJ, la justice de paix est l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte au sens du code civil suisse; que le ou la juge de paix exerce [...] en outre les compétences qui lui sont attribuées par la législation spéciale, notamment dans le domaine de la protection de l’enfant [...];
que l’art. 4 al. 1 de la loi cantonale du 15 juin 2012 concernant la protection de l’enfant et de l’adulte (LPEA; RSF 212.5.1) prévoit que le président ou la présidente de l'autorité de protection a compétence pour [...] exécuter les décisions (art. 450g CC) [...];
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qu’au vu de ce qui précède, force est de constater que le Président n’était matériellement pas compétent pour rendre la décision attaquée, dès lors que la loi attribue cette compétence  et de façon facilement décelable au ou à la juge de paix qui a rendu la décision dont l’exécution est requise;
que les parties n’ont pas la faculté de placer cette tâche dans une autre compétence, notamment celle du Président, même lorsque ceci serait, à ce stade de la procédure, souhaitable du point de vue de l’économie de frais et/ou de procédure;
que partant, le recours doit être partiellement admis et la décision rendue modifiée en ce sens qu’il n’est pas entré en matière sur la requête d’exécution déposée par le recourant, faute de  matérielle du Président;
qu’étant donné que les parties maintiennent leurs conclusions initiales, en se prononçant en faveur de la compétence du Président, respectivement en renonçant à soulever le moyen tiré de l’incompétence de ce dernier, il convient de mettre les frais judiciaires de la procédure de recours, fixés forfaitairement à CHF 400.-, à la charge des parties à raison de la moitié chacune (art. 106 al. 1 CPC);
que les frais judiciaires sont prélevés sur l’avance de CHF 800.- prestée par le recourant, à qui CHF 400.- sont restitués et à qui l’intimée doit CHF 200.-;
qu’en outre, chaque partie supporte ses propres dépens de la procédure de recours;
qu’au vu de l’issue de la présente procédure, les frais de première instance sont mis à la charge de l’appelant (art. 318 al. 3 CPC par analogie);
que les frais judiciaires de première instance sont fixés forfaitairement à CHF 400.- et prélevés sur l’avance de CHF 800.- prestée par le recourant, à qui CHF 400.- sont restitués;
que les dépens de B._ sont fixés globalement (art. 64 al. 1 du règlement cantonal sur la justice du 30 novembre 2010 [RJ; RSF 130.11]), soit en tenant compte notamment de la nature, de la difficulté et de l'ampleur de la procédure et du travail nécessaire de l'avocat ou de l'avocate ainsi que de l'intérêt et de la situation économiques des parties (art. 63 al. 2 RJ), à CHF 800.-, TVA (7.7%) par CHF 61.60 en sus;
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## Considerations