# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 3131f24a-a474-5940-bf2e-64a1702bbab8
**Court:** FR_TC
**Chamber:** FR_TC_011
**Year:** 2020
**Language:** fr
**Jurisdiction:** FR / Espace_Mittelland
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

considérant en fait
A. A._, ressortissante B._ née en 1980, domiciliée à C._, mariée et mère de trois enfants nés en 2005, 2009 et 2012, affirme avoir travaillé auprès de la société D._ Sàrl du mois de juin 2012 à novembre 2013, puis au service de E._ SA – dont son époux, F._, a été l'administrateur unique jusqu'au 25 septembre 2013 – du mois de décembre 2013 jusqu'au 8 avril 2014, date à laquelle la faillite de cette seconde société a été prononcée.
Elle s'est alors inscrite au chômage le 10 avril 2014 et a prétendu à des indemnités journalières dès cette date.
La Caisse de chômage UNIA (ci-après: la Caisse) a fixé son délai-cadre de cotisation du 10 avril 2012 au 9 avril 2014 et son délai-cadre d'indemnisation du 10 avril 2014 au 9 avril 2016.
B. Par décision sur opposition du 12 janvier 2015, après lui avoir initialement nié, par décision du 20 mai 2014, le droit à l'indemnité journalière au motif qu'elle n'avait pas pu prouver la perception effective d'un salaire dans le cadre de son activité tant au sein de la société D._ Sàrl que de E._ SA, et que, partant, son gain n'était pas assuré, la Caisse lui a quand même reconnu ce droit à partir du 10 avril 2014.
Par communication du 13 janvier 2015, la Caisse a informé l'assurée avoir fixé à CHF 5'688.- son gain assuré et à 260 le nombre maximum d'indemnités journalières qu'elle serait susceptible de percevoir jusqu'à l'expiration de son délai-cadre d'indemnisation.
C. Par décision sur opposition du 10 mai 2016, faisant suite à la contestation par la recourante d’une décision du 20 juin 2015 par laquelle la Caisse avait mis fin au versement des indemnités journalières au-delà du 20 mai 2015 au motif que le quota de 260 indemnités avait été épuisé, celle-ci a reconsidéré sa précédente décision sur opposition du 12 janvier 2015.
Elle a nié le droit de l'assurée à l'indemnité de chômage à partir du 10 avril 2014 rétroactivement, au motif que la perception d'un salaire, par cette dernière, dans le cadre de ses emplois tant auprès de D._ Sàrl que de E._ SA, n'avait en définitive pas été établie au degré de la vraisemblance prépondérante et que, partant, son gain n'était pas assuré. Avec cette nouvelle décision sur opposition, la Caisse a ainsi confirmé sa décision initiale du 20 mai 2014.
D. Par décision (initiale) séparée du 10 mai 2016 également, la Caisse a exigé de l'assurée la restitution de la somme de CHF 49'905.70 qu'elle lui avait versée sous forme d'indemnités journalières pour la période d'avril 2014 à mai 2015.
E. Par arrêt du 22 août 2018 (cause 605 2016 146), la Ie Cour des assurances sociales a rejeté un recours déposé le 10 juin 2016 contre la décision sur opposition du 10 mai 2016. Constatant à son tour qu’il n’était pas établi – même au degré de la vraisemblance prépondérante – que la recourante avait effectivement perçu les salaires allégués pour la période de juin 2012 à avril 2014, elle a ainsi retenu que la Caisse était fondée à reconsidérer sa précédente décision sur opposition du 12 janvier 2015 et à nier rétroactivement le droit à l’indemnité journalière qu’elle avait auparavant reconnu.
Non contesté, cet arrêt est entré en force.
F. Le 10 juin 2016, parallèlement au recours déposé contre la décision sur opposition du 10 mai 2016, la recourante a également formé opposition contre la décision de restitution du
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même jour, toutefois sans la motiver et en demandant qu’un délai lui soit fixé pour compléter son écriture dans l’hypothèse ou son recours était rejeté.
La procédure d’opposition ayant été suspendue pendant la procédure de recours portant sur le droit aux prestations, la Caisse l’a reprise par courrier du 26 octobre 2018. Elle a imparti à la recourante un délai échéant le 12 novembre 2018 pour motiver son opposition du 10 juin 2016, en l’avertissant qu’à défaut de conclusions et de motivation, elle n’entrerait pas en matière.
Par décision du 20 novembre 2018, constatant que la recourante n’avait pas régularisé son opposition dans le délai imparti, la Caisse a considéré qu’elle était irrecevable et n’est ainsi pas entrée en matière sur celle-ci.
G. Par courrier de rappel du 30 avril 2019, la Caisse a accordé à la recourante un dernier délai de 10 jours pour régler la somme de CHF 49'905.70 due en restitution selon décision du 10 mai 2016.
Par courrier du 17 juin 2019 adressé à la Caisse, la recourante a indiqué à celle-ci que son mandataire aurait dû déposer un « recours » contre la « demande de restitution du 10 mai 2016 ». Invoquant un état de santé dépressif et une incapacité de travail qui se prolongeait, elle a demandé qu’un ultime délai lui soit imparti pour « revoir cette demande de restitution » avec un autre avocat qu’elle entendait mandater.

## Considerations