# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 09f3927a-7ad2-45ee-9a92-afc9dcbdec75
**Court:** CH_BSTG
**Chamber:** CH_BSTG_001
**Year:** 2006
**Language:** fr
**Jurisdiction:** CH / Federation
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** 

## Facts

1.2 Le délai pour le dépôt de la plainte est de cinq jours à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de l’opération (art. 217 PPF). En l’espèce, le plaignant a reçu la décision querellée au plus tôt le 3 juillet 2006. Datée du même jour et émanant d’une partie (art. 214 al. 2 PPF), la plainte est recevable en tant qu’elle concerne le refus d’étendre l’instruction à C. et de décerner contre lui un mandat d’arrêt international. S’agissant des modalités qui ont présidé à l’audition de C. et des circonstances dans lesquelles cette audition s’est faite, l’intérêt actuel nécessaire à l’exercice du droit de plainte fait en principe défaut puisque les opérations contestées ont eu lieu. Les questions que soulève le plaignant sont toutefois suffisamment  pour justifier un intérêt public à leur examen dans la mesure où une situation semblable pourrait se présenter à nouveau à l’avenir (TPF BK_B 016/04 du 27 mai 2004 consid. 2.2 et arrêts cités). La plainte est dès lors, de ce point de vue également, recevable. (...)
5.2 Le MPC s’insurge contre le fait qu’un questionnaire ait été adressé à C. par l’intermédiaire de son avocat, et de n’avoir été avisé de la date de l’audition que trop tardivement pour pouvoir y participer ou s’y faire . Le JIF précise qu’il n’est pas tenu de permettre au MPC d’assister à l’administration des preuves et s’étonne du peu de flexibilité de ce dernier. En l’occurrence, le MPC avait assorti sa requête d’ouverture d’une  préparatoire du 20 avril 2006 d’une demande d’être autorisé à  aux auditions ainsi qu’à l’administration des preuves et de convenir des
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dates des mesures d’instruction d’entente avec son greffe. Ainsi que la Cour des plaintes a déjà eu l’occasion de le préciser dans le cadre d’une autre affaire, le terme «peut» n’investit pas le JIF d’un pouvoir quasi arbitraire de décider s’il autorisera les parties à assister à l’administration des preuves, mais lui permet de restreindre leur présence dans des circonstances qui laissent présager que celles-ci pourraient entraver la bonne marche de l’instruction (TPF BK_B 016/04 du 27 mai 2004 consid. 3.5). De telles conditions ne sont ici pas alléguées et ne fondent donc pas les circonstances qui ont conduit à l’absence du MPC lors des auditions de C. En l’espèce, le JIF savait dès le 23 mai 2006, date de réception d’une lettre de l’avocat mandaté par C., que ce dernier était disposé à être entendu à brève échéance moyennant délivrance d’un sauf-conduit et depuis le 21 juin 2006 que cette audition pourrait avoir lieu les 28 et 29 juin 2006. Vu l’importance de cette opération, il aurait dû aviser aussitôt le MPC de cette éventualité pour lui permettre de prendre ses dispositions, respectivement de faire connaître ses disponibilités pour les semaines à venir ou de solliciter un changement de date, voire même de s’opposer aux conditions prévues par le JIF pour  les déclarations de C. Le procédé consistant à poser des questions par écrit à un tiers qui pourrait être impliqué dans la commission des , et alors que celui-ci avait d’emblée fait part de la possibilité d’être entendu en personne, paraît par ailleurs contestable à plus d’un titre: cette opération s’est faite à l’insu du MPC qui n’y a donc pas été associé; elle a donné à C. la possibilité de mettre tranquillement au point ses déclarations; ce dernier n’a pas été informé de son statut et, en particulier, de son droit de refuser de répondre aux questions du JIF. Des règles élémentaires de  ont ainsi été violées (PIQUEREZ, Procédure pénale suisse, Zürich 2000, n. 2058 p. 432; SCHMID, Strafprozessrecht, 4ème éd., Zürich, Bâle, Genève 2004, n. 659 p. 225; HAUSER/SCHWERI/HARTMANN, Schweizerisches , 6ème éd., Bâle 2005, n. 2 p. 304). Le MPC est une partie  qui a en règle générale le droit de prendre connaissance du dossier et de participer aux actes d’instruction, au contraire de l’inculpé qui peut se voir opposer un refus lié au risque de collusion (PIQUEREZ, op. cit., p. 235 no 1030). Vu les conditions dans lesquelles a eu lieu l’audition de C., on ne peut exclure qu’elle ne puisse être répétée si, par exemple, un sauf conduit ne lui est plus délivré. Il était donc d’autant plus indispensable de s’assurer de la présence du MPC (ATF 96 I 437, 441 consid. 3 b; PIQUEREZ, op. cit., n. 1984 p. 419 et n. 2922 p. 640; HAUSER/SCHWERI/HARTMANN, op. cit., p. 395 no 19ss; BENEDICT, Le sort des preuves illégales dans le procès , Lausanne 1994, p. 87ss). Même si le JIF n’est nullement tenu de fixer systématiquement les dates des auditions en fonction des disponibilités des
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parties (TPF BK_B 016/04 du 27 mai 2004 consid. 3.5), il reste que, en n’informant le MPC qu’au tout dernier moment des dates retenues et en l’empêchant ainsi, sans motif avoué, de prendre part à cet acte d’enquête particulièrement important, le JIF a de fait bafoué les droits de l’accusation. Vu les circonstances, il est par ailleurs mal venu de reprocher un manque de flexibilité au MPC. Une telle attitude ne saurait être cautionnée et la plainte s’avère ainsi fondée sur ce point.
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78. Estratto della Sentenza della Corte dei reclami penali nella causa  federale delle contribuzioni contro A. e B. del 14 settembre 2006 (BE.2005.4)
Perquisizione di carte; segreto professionale; procedura di levata dei sigilli.
Art. 50 cpv. 3 DPA, art. 321 CP
Nozione e limiti del segreto professionale dell’avvocato; riassunto della  vigente (consid. 2).
Svolgimento in due fasi della procedura di levata dei sigilli: Cernita preventiva della documentazione utile e in seguito distinzione pratica tra quella coperta e quella non coperta da segreto professionale (consid. 3).
Durchsuchung von Papieren; Berufsgeheimnis; Entsiegelungsverfahren.
Art. 50 Abs. 3 VStrR, Art. 321 StGB
Begriff und Grenzen des Berufsgeheimnisses des Rechtsanwalts;  der geltenden Rechtsprechung (E. 2).
Zweistufige Durchführung des Entsiegelungsverfahrens: Vorgängige  der für das Verfahren bedeutsamen Dokumente und anschliessende  Trennung der durch das Berufsgeheimnis geschützten und der nicht geschützten Unterlagen (E. 3).

## Considerations