# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** 05800c38-8180-5fb1-9e86-461480afd614
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2014
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
, la demande datée du 4 avril 2014 et reçue au Tribunal de première instance le 9 avril 2014, dans laquelle A_ exprime son "opposition totale concernant la poursuite mentionnée en marge" et demande que le commandement de paye 1_, portant sur la somme de 8'973 fr. 20, soit rejeté, que sa demande "soit acheminée à la bonne adresse", qu'il soit mis au bénéfice de l'assistance juridique, exposant au surplus que la procédure sommaire n'est pas applicable au cas d'espèce;
Attendu que par ordonnance du Tribunal du 15 avril 2014, un délai au 30 avril 2014 a été imparti au demandeur pour compléter sa requête, celle-ci ne comportant pas la désignation de sa partie adverse ni de conclusions claires;
Qu'il ressort du courrier du 25 avril 2014 de A_ que sa partie adverse est B_ et qu'il sollicite derechef le bénéfice de l'assistance juridique et la nomination d'un avocat pouvant "formuler les demandes d'indemnités pour une juste réparation";
Que, par décision du 13 mai 2014, le Vice-Président du Tribunal a refusé le bénéfice de l'assistance juridique à A_;
Que cette décision a été confirmée par arrêt de la Cour de justice du 1
er
juillet 2014;
Que, saisi le 27 mai 2014 d'une nouvelle demande d'assistance juridique, le Vice-Président du Tribunal a, à nouveau, refusé la requête le 3 juin 2014, A_ étant à même d'assumer les frais de la procédure;
Que le recours formé par A_ au Tribunal fédéral contre la décision du 3 juin 2014 refusant l'assistance juridique a été déclaré irrecevable le 22 juillet 2014;
Que le Tribunal a imparti à A_ un délai au 23 juin 2014 pour s'acquitter de l'avance de frais de 100 fr. en vue de la tentative de conciliation;
Que, par ordonnance du 10 juillet 2014, le Tribunal a imparti à A_ un ultime délai au 1
er
septembre 2014 pour s'acquitter de l'avance de frais, attirant son attention sur le fait qu'à défaut de paiement de celle-ci, sa demande serait déclarée irrecevable;
Que, par courrier du 28 août 2014, A_ a, notamment, exposé qu'il était victime "de confusion de dossiers qui [avaient] engendré des accusations des plus graves", qu'il estimait illogique de devoir verser une somme alors que c'était à lui qu'un montant était dû et qu'il ne devait donc pas s'acquitter d'une avance de frais;
Que, par jugement du 24 septembre 2014, notifié le 2 octobre 2014, le Tribunal a déclaré la demande de A_ irrecevable pour défaut de paiement de l'avance de frais;
Que, par acte expédié le 27 octobre 2014 à la Cour de justice, A_, dans une argumentation confuse, se plaint de cette décision qu'il estime arbitraire et requiert à nouveau le bénéfice de l'assistance juridique;
Que, par courrier du 29 octobre 2014, la Chambre de céans lui a indiqué que la question de l'octroi de l'assistance juridique ayant déjà fait l'objet de décisions de refus entrées en force, la Cour ne pouvait pas revenir sur celles-ci et qu'une avance de frais pouvait ainsi être exigée de sa part;
Que dans un courrier du 28 novembre 2014, A_ expose qu'il n'y a pas lieu à taxation de son recours et qu'il n'entendait pas payer l'avance de frais, dès lors qu'étant victime de l'Etat, il était évident qu'il n'avait rien à régler, que la "menace de frais supplémentaires" constituait une "sorte de concussion, de pression qui est contraire à l'esprit de justice" et que B_ ne pouvait revenir sur un montant dont il s'était déjà acquitté;
Que A_ s'est néanmoins acquitté, dans le délai imparti, de l'avance de frais du recours de 100 fr.;
Considérant,

## Considerations

EN DROIT
, que la décision attaquée est susceptible d'un recours (art. 319 let. a CPC);
Que le recours doit être motivé, sous peine d'irrecevabilité (art. 321 al. 1 CPC);
Qu'en l'espèce, le recourant n'explique pas en quoi la décision d'irrecevabilité qu'il conteste serait contraire au droit, se bornant à la qualifier d'arbitraire et à exposer que l'intimé n'est pas fondé à lui réclamer le montant déduit en poursuite;
Qu'il ne s'en prend, en particulier, pas à la motivation du jugement, de sorte que son recours est irrecevable (art. 321 al. 1 CPC);
Que, par ailleurs, quand bien même le recours serait recevable, il est mal fondé;
Qu'en effet, le texte légal prévoit clairement qu'en cas de non-paiement de l'avance de frais, la demande est irrecevable (art. 59 al. 2 let. f CPC);
Que le Tribunal a dûment informé le recourant de cette conséquence et lui a octroyé une prolongation de délai pour le paiement de l'avance de frais, après le rejet définitif par le Tribunal fédéral de sa requête d'assistance juridique, prolongation au terme de laquelle le recourant ne s'est cependant pas acquitté de l'avance;
Que la Cour peut statuer immédiatement et sans autres débats sur les recours manifestement irrecevables (art. 322 al. 1 CPC);
Que tel est le cas en l'espèce;
Que la Cour n'ayant pas procédé à des actes d'instruction, il sera renoncé à la perception de frais judiciaires de recours (art. 7 al. 2 RTFMC).
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