# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** a8df5a02-1682-45f1-95cb-6c3cb0ad3b87
**Court:** VD_TC
**Chamber:** VD_TC_002
**Year:** 2017
**Language:** fr
**Jurisdiction:** VD / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

En fait et en droit :
1.
Par acte du 14 septembre 2017, A.S._ a fait appel de l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale rendue le 4 septembre 2017.
Par ordonnance du 19 septembre 2017, le Juge délégué de la Cour de céans a rejeté la requête d’effet suspensif déposée par l’appelant.
Le 6 novembre 2017, l’intimée a déposé une réponse.
Par prononcé du 7 novembre 2017, le Juge délégué de la Cour de céans a accordé à B.S._ le bénéfice de l'assistance judiciaire avec effet au 31 octobre 2017 dans la procédure d'appel. Il l’a en revanche refusée à A.S._ par prononcé du 21 septembre 2017.
Lors de l'audience d'appel du 13 décembre 2017, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal, réglant tous les points litigieux. Cet accord paraît conforme aux intérêts des parties et à leur enfant. Il peut donc être ratifié par le juge délégué.
2.
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle.
3.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance comprenant l’émolument de décision pour un appel par 600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]), l’assignation d’un témoin par 134 fr. 80, ainsi que celui relatif à l’ordonnance d’effet suspensif par 200 fr. (art. 60 TFJC), réduits d'un tiers selon l'art. 67 al. 2 TFJC, seront arrêtés à 623 fr. 20 (934 fr. 80 x 2/3) et mis à la charge des parties par moitié, soit 311 fr. 60 chacune, étant précisé que la part de l’intimée sera provisoirement laissées à la charge de l'Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC), celle-ci bénéficiant de l’assistance judiciaire. Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé conventionnellement.
4.
Le conseil d’office de l'intimée, Me Matthieu Genillod, a produit sa liste des opérations le 15 décembre 2017. Il allègue avoir consacré 13 heures 51 minutes pour la procédure d’appel et se prévaut de 11 fr. 30 de débours et 120 fr. de vacation. Vu la nature du litige et les difficultés de la cause, il y a lieu d’admettre ce qui précède. Il s'ensuit qu'au tarif horaire de 180 fr., l'indemnité de Me Genillod doit être fixée à 2’493 fr., montant auquel s'ajoutent le forfait de vacation par 120 fr., les débours par 11 fr. 30 et la TVA sur le tout par 8 % par 209 fr. 95, soit 2'834 fr. 25 au total.
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

## Considerations