# Swiss Legal Decision

**Decision ID:** c0d17951-fde9-59c7-97a1-eeeb8c6bdd5b
**Court:** GE_CJ
**Chamber:** GE_CJ_001
**Year:** 2012
**Language:** fr
**Jurisdiction:** GE / Région lémanique
**Law Area:** $law_area
**Law Sub-area:** nan

## Facts

EN FAIT
A.
Par jugement du 9 février 2012, expédié pour notification aux parties le 14 février 2012, le Tribunal de première instance a, statuant sur mesures provisionnelles, attribué la garde l'enfant Z _, né le _ 2007, à X _ (ch.1 du dispositif), dit que Y _ aurait son fils auprès de lui durant la moitié des vacances de Pâques, la moitié des vacances d'été et l'entier des vacances d'octobre, ainsi que chaque année à Noël, étant précisé que Y _ fixerait ses vacances, moyennant préavis donné deux mois à l'avance (ch. 2), dit que Y _ jouirait d'un libre et large droit de visite sur son fils Z _, fixé d'entente avec X _, et à défaut d'entente, il pourrait avoir Z _ auprès de lui durant deux week-ends consécutifs, du jeudi soir à la sortie de l'école au lundi matin, à charge pour lui d'aller chercher l'enfant à l'école et de l'y ramener, alternativement tous les quinze jours (ch. 3), dit qu'aucune contribution à l'entretien de la famille n'était due par Y _ (ch. 4), donné acte à X _ de son engagement d'autoriser les contacts téléphoniques trois fois par semaine entre Z _ et son père et de fournir un numéro au moyen duquel cet échange pourrait avoir lieu (ch. 5), dit qu'il serait statué sur le sort des frais dans la décision au fond (ch. 6) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 7).
Statuant préparatoirement sur le fond de la demande en divorce, le Tribunal de première instance a ordonné l'établissement d'un rapport d'évaluation du Service de protection des mineurs (ci-après : SPMi) (ch. 8) et réservé la suite de la procédure à réception dudit rapport (ch. 9).
B. a.
Par acte déposé le 27 février 2012 au greffe de la Cour de justice, X _ appelle de ce jugement dont elle sollicite l'annulation. Elle conclut à ce que la Cour constate qu'il n'y a pas lieu d'ordonner des mesures provisionnelles avant réception du rapport du SPMi et confirme les ch. 8 et 9 du jugement entrepris pour le surplus, avec suite de frais et dépens; subsidiairement, elle conclut à ce que la Cour ordonne à Y _ de produire les documents utiles à l'établissement de sa situation financière (fiches de salaire 2010 et 2011, documents établissant d'autres revenus réguliers ou occasionnels, détail des créances éventuelles contre ses employeurs, relevé complet de ses comptes bancaires auprès de la banque W _ depuis le 1
er
janvier 2007 et les relevés depuis le 1er janvier 2010 des autres comptes dont il est titulaire) et annule les ch. 3 et 4 du jugement querellé et à ce que la Cour réserve à Y _ un droit de visite sur Z _, sauf accord contraire entre les parties, d'un week-end sur deux du vendredi après l'école au dimanche 18h00 au lieu de résidence de l'enfant ou en France voisine, à ce que Y _ soit condamné à lui verser à titre de contribution à l'entretien de la famille, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'étude en sus, dès le 3 octobre 2010, la somme de 1'000 fr., sous déduction de la somme de 200 EUR payée mensuellement, avec suite de frais et dépens.
A l'appui de son appel, X _ reproche au premier juge d'avoir prononcé des mesures provisionnelles sans attendre la reddition du rapport du SPMi. Elle explique que d'importants différends existent entre les parties tant sur l'attribution de la garde que sur l'étendue du droit de visite. Elle fait grief au Tribunal d'avoir retenu que le droit de visite tel qu'exercé par Y _ se serait toujours bien déroulé depuis le 14 février 2011, alors même que le premier juge avait relevé l'important conflit entre les parents dans l'ordonnance prononcée le 19 décembre 2011.
X _ fait également valoir que le droit de visite tel que fixé ne tient pas compte de l'intérêt de l'enfant et soutient que les trajets nécessaires à l'exercice du droit de visite fatiguent excessivement Z _. Elle explique que le droit de visite doit être fixé du vendredi après l'école au dimanche soir, deux week-ends consécutifs.
Concernant la pension, elle reproche en premier lieu au Tribunal de première instance d'avoir dit dans le dispositif de son jugement que Y _ ne devait verser aucune contribution à l'entretien de la famille, tout en retenant dans les considérants qu'il devait continuer à s'acquitter de 200 EUR par mois. En second lieu, elle indique que les revenus de Y _ sont supérieurs à ceux retenus dans la décision, puisqu'il exerce une activité de professeur suppléant et qu'il donne des conférences tant nationales qu'internationales. En troisième lieu, X _ reproche au premier juge d'avoir intégré, dans les charges de Y _, la contribution d'entretien versée par ce dernier et de ne pas avoir pris en considération, dans ses propres charges, des frais médicaux non couverts de 300 fr. par mois. Enfin, elle indique que les charges liés à l'exercice du droit de visite ne devaient pas être comptabilisées dans le budget de son époux et devaient également être limités.
Elle a versé à la procédure des pièces nouvelles.
b.
Le 29 mars 2012, X _ a modifié ses conclusions subsidiaires, sollicitant en sus que la Cour instaure une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite au sens de l'art. 308 al. 2 CC.
Elle a produit des échanges de correspondance entre son conseil et celui de son époux du mois de mars 2012.
c.
Dans sa réponse du 2 avril 2012, Y _ conclut au rejet de l'appel et à la confirmation du jugement entrepris.
Il fait valoir que la décision rendue le 19 décembre 2011 sur mesures superprovisionnelles l'a été sans audition des parties et qu'une telle décision n'a pas vocation à durer, compte tenu de sa nature, de sorte que le Tribunal de première instance a, à juste titre, prononcé des mesures provisionnelles après avoir entendu les parties. S'agissant du droit de visite, il indique que X _ n'a jamais contesté ses qualités parentales et sa prise en charge de l'enfant. Y _ soutient qu'il convient de maintenir le droit de visite qu'il exerce depuis février 2011, lequel est conforme à l'intérêt de l'enfant, puisqu'il tient compte de la distance qui le sépare de Z _ et de la nécessité d'entretenir des relations stables et suivies entre père et fils.
d.
Les parties ont été informées le 3 avril 2012 de la mise en délibération de la cause.
C.
Les faits pertinents suivants résultent de la procédure :
a.
X _, née _ le _ 1977 à _, de nationalité _, et Y _, né le _ 1968 à _, de nationalité _, ont contracté mariage le _ 2006 à _.
b.
De leur union est issu l'enfant Z _, né le _ 2007 à _.
c.
Les époux vivent séparés depuis fin juin 2009.
d.
X _, alors domiciliée dans le canton de Vaud, a déposé le 14 mai 2009 par devant le Tribunal d'arrondissement de La Côte, une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, puis, le 22 juin 2009, une demande de divorce.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 30 juillet 2009 - les conclusions sur mesures protectrices de l'union conjugale ayant été transformées en conclusions sur mesures provisionnelles - le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte a notamment autorisé les époux à vivre séparés pour une durée indéterminée, confié la garde de l'enfant Z _ à sa mère et dit que Y _ bénéficierait d'un libre et large droit de visite à exercer d'entente avec cette dernière et, à défaut d'entente, un week-end sur deux et durant la moitié des vacances scolaires et des jours fériés.
Cette décision a été confirmée sur appel le 17 février 2010.
e.
Le 21 mai 2009, Y _, pour sa part, a ouvert action en séparation personnelle devant le Tribunal de A _ en Italie.
Par ordonnance du 11 janvier 2010, le Tribunal civil de A _ a autorisé les époux à vivre séparés, a confié la garde de l'enfant aux deux époux, son domicile étant chez sa mère, fixé un droit de visite à raison d'une semaine sur deux, du samedi à 10h00 au dimanche à 20h00, au lieu de résidence de l'enfant, ainsi que pour un mois entier en été et du 18 au 29 décembre, ainsi que du 30 décembre au 10 janvier en alternance avec la mère, Y _ étant autorisé à emmener son fils avec lui en Italie, et condamné Y _ à verser à son épouse la somme 200 EUR par mois pour l'entretien de son fils.
Le 16 juillet 2010, la Cour d'appel de A _ a rendu une décision selon laquelle Y _ avait le droit d'avoir son fils auprès de lui, une semaine sur deux, du vendredi à 10h00 au dimanche soir à 20h00.
f.
Le 22 juin 2009, X _ a déposé une demande unilatérale en divorce dans le canton de Vaud.
Sur requête de Y _, le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte a, le 14 février 2011, rendu une nouvelle ordonnance de mesures provisionnelles dont le dispositif est libellé notamment comme suit :
I.
RATIFIE
la convention partielle signée en audience le 11 janvier 2011 par Y _ et X _, dont la teneur est la suivante :
«I. Parties conviennent que Y _ aura son fils auprès de lui durant la moitié des vacances de Pâques, la moitié des vacances d'été et l'entier des vacances d'octobre, ainsi que chaque année à Noël. M. Y_ fixera ses vacances, moyennant préavis donné deux mois à l'avance»
;
II.
MODIFIE
comme suit le chiffre III du dispositif de l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 30 juillet 2009 par le Président du Tribunal civil d'arrondissement de La Côte :
«III. Dit que Y _ jouira d'un libre et large droit de visite sur son fils Z _, fixé d'entente avec X _; à défaut d'entente, il pourra avoir Z _ auprès de lui, durant deux week-ends consécutifs, du jeudi soir à la sortie de la crèche au lundi matin, à charge pour lui d'aller chercher l'enfant à la garderie et de l'y ramener, alternativement tous les quinze jours»
;
III.
CONFIRME
pour le surplus l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 30 juillet 2009 par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte.
g.
Y _ a déposé le 2 septembre 2011 une nouvelle requête en mesures provisionnelles et superprovisionnelles dans le canton de Vaud tendant en substance à ce qu'il soit donné ordre à X _, sous menace de l'art. 292 CP, de présenter l'enfant pour l'exercice des prochains droits de visite, de lui fournir toutes les informations utiles sur l'école fréquentée par son fils, de présenter l'enfant pour l'exercice du droit de visite des vacances d'octobre et d'autoriser les contacts téléphoniques quotidiens entre l'enfant et lui.
h.
Par courrier du 19 septembre 2011, X _ a retiré sa demande unilatérale en divorce déposée dans le canton de Vaud, au motif qu'elle avait été intentée avant l'écoulement du délai de séparation de deux ans. La cause a été rayée du rôle par jugement du 15 novembre 2011.
i.
Après avoir rejeté la requête de mesures superprovisionnelles formée le 2 septembre 2011, le Président du Tribunal civil d'arrondissement de La Côte, a, le 9 décembre 2011, sur mesures protectrices de l'union conjugale, ordonné à X _, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, d'autoriser les contacts téléphoniques trois fois par semaine entre Z _ et son père et de fournir un numéro au moyen duquel cet échange pourrait avoir lieu, et rejeté toutes autres conclusions.
j.
Le 3 octobre 2011, X _ a déposé au greffe du Tribunal de première instance de Genève une demande en divorce, avec demande de mesures provisionnelles, à l'encontre de Y _.
Sur mesures provisionnelles, elle a conclu à ce que la garde sur l'enfant Z _ lui soit confiée, moyennant l'octroi à Y _ d'un droit de visite s'exerçant, sauf accord contraire entre les parties, un week-end sur deux du vendredi après l'école au dimanche à 18h00 au lieu de résidence de l'enfant ou en France voisine ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, et à ce que Y _ soit condamné à lui verser, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, au titre de contribution à l'entretien de la famille, une somme de 1'700 fr. dès le dépôt de la demande.
Sur le fond, elle a conclu notamment à l'attribution en sa faveur de l'autorité parentale et de la garde sur Z _, moyennant un droit de visite en faveur du père s'exerçant, sauf accord contraire entre les parties, un week-end sur deux du vendredi après l'école au dimanche à 18h00 au lieu de résidence de l'enfant ou en France voisine ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, et à ce que Y _ soit condamné à lui verser, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, au titre de contribution à l'entretien de la famille, dès le dépôt de la demande, une somme de 1'700 fr. jusqu'à l'âge de 10 ans révolus puis de 1'900 fr. jusqu'à 18 ans révolus, voire jusqu'à 25 ans au plus en cas d'études ou de formation sérieuses et régulières, avec indexation.
k.
Par courrier du 15 décembre 2011 adressé au Tribunal de première instance, Y _, vu la fin de l'instance vaudoise, a sollicité des mesures superprovisionnelles afin que ses relations personnelles avec son fils continuent d'être réglementées. Il a ainsi conclu à la confirmation des décisions vaudoises des 14 février et 9 décembre 2011.
l.
Par ordonnance du 19 décembre 2011, le Tribunal, statuant sur mesures superprovisionnelles, a attribué la garde de Z _ à X _, dit que Y _ aurait son fils auprès de lui durant la moitié des vacances de Pâques, la moitié des vacances d'été et l'entier des vacances d'octobre, ainsi que chaque année à Noël, étant précisé que Y _ fixerait ses vacances, moyennant préavis donné deux mois à l'avance, dit que Y _ jouirait d'un libre et large droit de visite sur son fils Z _, fixé d'entente avec X _, et à défaut d'entente, il pourrait avoir Z _ auprès de lui durant deux week-ends consécutifs, du vendredi soir à la sortie de l'école au lundi matin, à charge pour lui d'aller chercher l'enfant à l'école et de l'y ramener, alternativement tous les quinze jours, ordonné à X _, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, d'autoriser les contacts téléphoniques trois fois par semaine entre Z _ et son père et de fournir un numéro au moyen duquel cet échange pourra avoir lieu, rejeté la requête de Y _ pour le surplus, réservé le sort des frais et réservé la suite de la procédure.
Il a notamment été constaté que Z _ ne fréquentait plus la crèche jusqu'au jeudi soir mais était scolarisé aux Eaux-Vives depuis la rentrée de septembre 2011, de sorte qu'il allait à l'école le vendredi.
m.
A l'audience de mesures provisionnelles du 2 février 2012, X _ a persisté dans sa requête.
Y _ a indiqué s'être organisé professionnellement pour pouvoir rester deux semaines d'affilée, chaque mois, à B _, où il avait acheté un appartement. Il pouvait en effet travailler en partie depuis ce domicile. Idéalement, il souhaitait pouvoir exercer une garde alternée sur son fils durant ces deux semaines, tout en acceptant que cela se mette en place progressivement. Cas échéant, il revendiquait une garde exclusive.
Sur mesures provisionnelles, il sollicitait un droit de visite élargi, se plaignant de ne voir son fils que du vendredi soir au lundi matin lorsqu'il était à B _.
X _ a déclaré s'opposer à un élargissement du droit de visite, au motif que les trajets entre B _ et l'école de Z _, aux Eaux-Vives, étaient trop longs et fatiguaient l'enfant, ce que Y _ a contesté. A cet égard, il a indiqué que le trajet entre son domicile d'B _ et l'école de l'enfant était de 35 minutes environ, en transports publics.
X _ a enfin expliqué être disposée à laisser Y _ parler à son fils au téléphone trois fois par semaine, comme c'était déjà le cas, Y _ indiquant pour sa part qu'il n'avait plus pu contacter son fils par téléphone depuis février 2011, raison pour laquelle il avait dû solliciter, à l'époque dans le canton de Vaud, des mesures provisionnelles sur cette question.
Les conseils des parties ont plaidé oralement à l'issue de l'audience.
Le conseil de X _ a conclu à ce qu'il soit statué sur mesures provisionnelles seulement à réception du rapport d'évaluation du Service de protection des mineurs (SPMi). Cas échéant, elle s'opposait à un élargissement du droit de visite en faveur de Y _, arguant qu'il n'y avait aucun fait nouveau depuis l'ordonnance superprovisionnelle du 19 décembre 2011 et que le cité n'avait pas démontré par pièces la durée effective de ses trajets jusqu'à et depuis l'école. Pour le surplus, elle persistait dans sa requête.
Le conseil de Y _ a, pour sa part, conclu à un élargissement du droit de visite conformément à l'ordonnance de mesures provisionnelles vaudoise du 14 février 2011, ajoutant que l'ordonnance de mesures superprovisionnelles de décembre 2011 avait été rendue sans audition préalable des parties et que la durée des trajets jusqu'à et depuis l'école étaient un fait notoire ne nécessitant pas d'être prouvé. Il a conclu en outre à ce qu'aucune contribution d'entretien ne soit mise à la charge de son mandant, dès lors que celui-ci versait déjà 200 EUR par mois en conformité de la décision italienne du 11 janvier 2010.
La cause a été gardée à juger sur mesures provisionnelles à l'issue de l'audience.
n.
La situation financière et personnelle des parties, retenue par le premier juge, était la suivante :
- X _ travaillait comme juriste à plein temps, depuis le 1er avril 2011, pour la société D _à _ (VD). Elle a indiqué travailler en moyenne 3 jours par semaine à Eysins, le reste de la semaine, dont le mercredi, depuis chez elle. Ses horaires de travail lui permettaient d'amener son fils à l'école et d'aller le rechercher, souvent avant 18h00.
- Elle ne percevait pas de treizième salaire mais un bonus non garanti, qu'elle n'avait jusqu'ici pas perçu. Son salaire mensuel net s'élevait à 9'420 fr. 40.
- Elle vivait avec un compagnon. Ses charges, ainsi que celles de Z _, de 5'312 fr. 80 par mois, comprenaient la moitié du loyer, soit 1'500 fr., les frais de SIG de 45 fr., l'assurance ménage et RC de 17 fr., la prime d'assurance maladie obligatoire de 278 fr. 25, les frais de repas de midi à l'extérieur de 200 fr., les frais de transport de 170 fr., les impôts ICC et IFD estimés à 1'042 fr., la prime d'assurance maladie obligatoire de Z _ de 73 fr. 55, les frais de repas scolaires de Z _ de 94 fr., le parascolaire de 150 fr., les activités extrascolaires de Z _ de 493 fr., l'entretien de base OP de 850 fr. et l'entretien de base OP de Z _ de 400 fr.
- Les primes d'assurances complémentaires n'ont pas été prises en compte, ni les primes du 3ème pilier et autres primes d'assurance vie, n'étant pas indispensables, de même que les frais médicaux non remboursés, non justifiés par pièces.
- Y _ travaillait comme maître de conférence à l'Université de A _. Son activité consistait à donner des cours et à faire de la recherche. Son salaire mensuel net, treizième mois compris, était de 2'178 EUR, impôts à la source déjà déduits. Il lui arrivait de faire une suppléance par an, qui lui rapportait 1'700 EUR.
- Le 13 décembre 2010, il avait acheté un appartement à B _ pour le prix de 100'000 EUR, financé à hauteur de 25'000 EUR par ses parents et le solde grâce à un prêt hypothécaire, afin de se rapprocher de son fils. A A _ il vivait depuis 2010 chez ses parents.
- Au titre des charges ont été retenues 2'200 EUR, soit 2'662 fr., au cours de 1.21, comprenant le loyer de 746,84 EUR, les frais de transport de 261,76 EUR, la contribution en faveur de Z _ de 200 EUR et l'entretien de base OP de 991,49 EUR (1'200 fr. au cours de 1.21).
- Le prêt bancaire contracté pour régler ses honoraires d'avocat n'a pas été pris en compte.
o.
La Cour retient pour le surplus ce qui suit :
- En 2011, 474 fr. 15 n'ont pas été remboursés par l'assurance maladie à X _. La franchise annuelle était de 1'000 fr.
- Les allocations familiales s'élèvent à 300 fr. par mois à Genève.

## Considerations