Decision ID: 1e54ee53-34f9-41b7-97a6-ad7ae9845e64
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE08.024794-PVA
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
B._
pour diffamation, sur plainte de
A.J._
et
D._
,
vu le prononcé du 13 juillet 2009, par lequel le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a refusé de désigner un défenseur d'office à B._,
vu le recours exercé en temps utile par B._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que B._ demande qu'un défenseur d'office lui soit désigné dans la présente cause;
attendu qu'aux termes de l'art. 29 al. 3 de la Constitution fédérale, le prévenu a droit à l'assistance d'un défenseur dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert,
que la jurisprudence admet en effet que le prévenu a droit à un défenseur d'office lorsque son cas présente en fait et en droit des difficultés telles qu'on ne peut raisonnablement exiger de lui qu'il les surmonte seul (ATF 128 I 225 c. 2.5.2, JT 2006 IV 47),
qu'il faut tenir compte des circonstances concrètes de l'affaire, de la complexité des questions de fait et de droit, des particularités que présentent les règles de procédure applicables, des connaissances juridiques du requérant ou de son représentant, du fait que la partie adverse est assistée d'un avocat, et de la portée qu'a pour le requérant la décision à prendre, avec une certaine réserve lorsque sont en cause principalement ses intérêts financiers (ATF 123 I 145 c. 2b/cc),
que la désignation d'un défenseur d'office dans la procédure pénale est en tout cas nécessaire lorsqu'au regard de la gravité de la cause, le prévenu doit s'attendre à une peine dont la durée exclut l'octroi du sursis ou à une grave mesure privative de liberté (JT 2000 III 50 et 52; ATF 123 I 145 c. 2b/cc; 122 I 49, c. 2c/bb; ATF 120 Ia 43, JT 1996 IV 53, c. 2a, et les références citées),
qu'en droit vaudois, l'art. 104 CPP prévoit qu'un inculpé doit être pourvu d'un défenseur d'office dans toutes les causes où le Ministère public intervient ou si la détention préventive dure depuis plus de trente jours (al. 1
er
),
qu'hormis ces cas, il peut être pourvu d'un défenseur d'office, même contre son gré, quand les besoins de sa défense l'exigent, notamment pour des motifs tenant à sa personne ou en raison des difficultés particulières de la cause (al. 2);
attendu, en l'espèce, qu'une plainte pénale a été déposée contre la recourante pour diffamation (cf. P. 4),
qu'il lui est reproché d'avoir déclaré à des tiers que le fils mineur des plaignants aurait commis des attouchements d'ordre sexuel sur sa fille, également mineure (ibid.),
que les faits de la cause ne présentent aucune difficulté particulière tant en fait qu'en droit,
que la recourante paraît apte à défendre seule ses intérêts, notamment à faire administrer les preuves libératoires de l'art. 173 ch. 2 CP et ceci sans l'aide d'un avocat,
qu'il ressort en outre du dossier que la recourante paraît bénéficier de l'appui d'un assistant social du Centre social régional de Lausanne (cf. P. 5/1),
qu'au vu de ces éléments, c'est à bon droit que le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a refusé de désigner un défenseur d'office à la recourante;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et le prononcé confirmé,
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge de la recourante en vertu de l'art. 307 CPP.

Considerations: