Decision ID: 9379efcd-e96d-5b4e-9909-7d00de82ac5a
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que par arrêt
DAS/23/2019
du 24 janvier 2019, la Chambre civile de la Cour de justice a déclaré irrecevable, subsidiairement rejeté, la requête en retour des enfants A_, né le _ 2008 et B_, né le _ 2015, formée par C_ le 19 septembre 2018, arrêté les frais de la procédure à 10'000 fr., comprenant les frais de la curatrice D_ en 9'000 fr., les a mis à la charge de C_ et a condamné celui-ci à verser ladite somme à la curatrice et 1'000 fr. à l'Etat de Genève;
Que par arrêt
5A_131/2019
du 18 avril 2019, le Tribunal fédéral, sur recours de C_, a annulé l'arrêt du 24 janvier 2019 et a renvoyé la cause à la Cour de justice pour nouvelle décision;
Que par arrêt
DAS/170/2019
rendu le 27 août 2019, la Cour de justice a déclaré recevable la requête en retour des enfants A_ et B_ formée en date du 19 septembre 2018 par C_, ordonné le retour immédiat en France des deux enfants, dit que leur retour serait organisé avec le concours de la curatrice D_ et, si nécessaire, du Service de protection des mineurs, arrêté les frais de la procédure à 10'200 fr., comprenant les frais et honoraires de la curatrice des enfants en 7'200 fr., les a mis à la charge de E_, invité les Services financiers du Pouvoir judiciaire à verser à D_ la somme de 7'200 fr., condamné E_ à payer la somme de 10'200 fr. à l'Etat de Genève, soit pour lui les Services financiers du Pouvoir judiciaire, dit qu'il n'était pas alloué de dépens et débouté les parties de toutes autres conclusions;
Que par courrier du 3 février 2020, D_ a informé la Cour de ce qu'elle était intervenue afin de permettre le retour des enfants en France;
Qu'elle a adressé à la Cour sa note de frais et honoraires du 31 janvier 2020, en 8'839 fr. 50 TVA comprise, pour l'activité déployée à compter du 29 juillet 2019 jusqu'au début du mois d'octobre 2019;
Que par arrêt
DAS/29/2020
du 24 février 2020, la Cour a arrêté les honoraires complémentaires de D_ pour l'activité déployée en faveur des deux mineurs du 29 juillet 2019 jusqu'au début du mois d'octobre 2019 à 8'839 fr. 50 TVA comprise, les a mis à la charge de E_, a invité les Services financiers du Pouvoir judiciaire à verser cette somme complémentaire à D_ et a condamné E_ à payer 8'839 fr. 50 à l'Etat de Genève;
Que par nouveau courrier du 9 juin 2020 adressé à la Cour, D_ a exposé avoir reçu les honoraires fixés dans les arrêts
DAS/170/2019
et
DAS/29/2020
des 27 août 2019 et 24 février 2020, mais pas ceux fixés dans l'arrêt
DAS/23/2019
du 24 février 2019 (
recte
: 24 janvier 2019);
Que bien que l'arrêt du 24 janvier 2019 ait été annulé par le Tribunal fédéral, elle était partie du principe que les parties n'ayant pas contesté ses honoraires, ceux-ci étaient entrés en force et qu'ils étaient par conséquent dus;
Que quoiqu'il en soit, l'activité qu'elle avait déployée jusqu'à l'arrêt
DAS/23/2019
du 24 janvier 2019 aurait dû être prise en considération dans l'arrêt
DAS/170/2019
du 27 août 2019, ce qui n'avait pas été fait;
Que D_ a par conséquent sollicité la "correction de la décision de la Cour dans ce sens";
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que si le dispositif d'une décision est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qu'il ne correspond pas à la motivation, le tribunal procède, sur requête ou d'office, à l'interprétation ou à la rectification de la décision (art. 334 al. 1 CPC);
Qu'il y a lieu à rectification lorsqu'une erreur patente est manifestement due à une inadvertance telle qu'un
lapsus calami:
la condamnation est libellée en dollars alors qu'il n'a jamais été question que d'euros; le montant de la condamnation comporte un zéro de trop ou de pas assez, alors que le tribunal, à la lecture de la motivation, n'avait manifestement aucune intention de statuer
ultra petita
ou de diviser la condamnation par dix (Schweizer, CR CPC, 2019, ad art. 334 n. 11);
Que tant l'interprétation que la rectification peuvent intervenir d'office; que lorsque cet appendice procédural est demandé par une partie, celle-ci est tenue d'indiquer en quoi les conditions en sont réunies, de mentionner les passages du jugement remis en question et de préciser l'adaptation qu'elle réclame (Schweizer, op. cit. ad art. 334 n. 12);
Qu'en l'espèce, le courrier de D_ du 9 juin 2020 sera interprété comme une requête de rectification au sens de l'art. 334 CPC, à défaut de toute base légale mentionnée dans ledit courrier, la notion de "correction" n'étant, en tant que telle, pas prévue par le Code de procédure civile;
Que dans son arrêt
DAS/170/2019
du 27 août 2019, la Cour a statué, s'agissant des honoraires de la curatrice des enfants, sur la base de la note de frais et honoraires qu'elle avait elle-même produite et qui a été entérinée;
Que la curatrice ne pouvait ignorer que le précédent arrêt de la Cour ayant été intégralement annulé par le Tribunal fédéral, la partie du dispositif concernant ses honoraires n'était pas entrée en force;
Qu'il lui appartenait par conséquent de présenter à la Cour, au terme de la procédure, une note de frais et honoraires complète;
Que dès lors, l'arrêt du 27 août 2019 ne comporte aucune erreur patente due à une inadvertance de la Cour, celle-ci ayant alloué à la curatrice le montant qu'elle réclamait, conformément à la note d'honoraires produite;
Qu'au vu de ce qui précède, la requête en rectification sera rejetée;
Qu'il sera renoncé à la perception d'un émolument;
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