Decision ID: 1c366680-9739-4691-a725-30c4e4511619
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE09.008311-JGA
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement du Nord vaudois contre
A.B._
pour violation d'une obligation d'entretien, sur plainte de
B.B._
,
vu l'ordonnance du 7 janvier 2010, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé A.B._ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois comme accusé de l'infraction précitée d'une part et prononcé un non-lieu pour le surplus de la prévention d'autre part,
vu le recours exercé en temps utile par A.B._ contre cette décision,
vu le mémoire de B.B._,
vu les pièces du dossier;
attendu
que A.B._ conteste l'ordonnance de renvoi rendue par le magistrat instructeur et demande principalement à être mis au bénéfice d'un non-lieu,
qu'il se plaint que l'ordonnance est rédigée de manière peu claire, sinon ambiguë;
attendu que le juge d'instruction a distingué l'obligation d'entretien portant sur la pension alimentaire fixée par arrêt sur appel d'un prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale - pour laquelle la plainte était tardive parce que le recourant avait recommencé à payer - d'avec celle relative à la rétrocession des allocations familiales - pour laquelle il a considéré que la plainte n'était pas tardive faute de rétrocession,
que selon la jurisprudence, si le débiteur omet fautivement de verser les contributions d'entretien pendant un certain laps de temps sans interruption, le délai de plainte ne commence à courir qu'à compter de la dernière omission fautive
(ATF 126 I 132 c. 2a, JT 2001 IV 55; ATF 121 IV 272 c. 2a, JT 1997 IV 66), soit notamment lorsque le débiteur reprend l'exécution de ses obligations,
qu'en l'espèce, cette circonstance ne s'est réalisée que pour la pension alimentaire et non pas pour les allocations familiales,
qu'il s'ensuit que le juge d'instruction a appliqué correctement, quoique implicitement, la jurisprudence qui vient d'être exposée en considérant que la plainte était tardive s'agissant desdites pensions;
attendu, pour le surplus, que l'enquête a révélé des indices de culpabilité justifiant que le recourant soit renvoyé devant l'autorité de jugement désignée, sous les charges retenues par l'ordonnance attaquée,
que cette appréciation n'a pas à être motivée (art. 306 al. 3 CPP),
que le recourant pourra présenter sa version des faits et faire valoir ses moyens de défense devant le tribunal de police;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
qu'il n'est pas alloué de dépens à la partie qui obtient gain de cause devant le Tribunal d'accusation (JT 1962 III 64),
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: