Decision ID: 972154a3-7825-507d-a2d4-0ab4d6a4efec
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, le jugement du 24 juillet 2017 du Tribunal de première instance dans la cause C/24943/2016 (
JTPI/9581/2017
) par lequel le Tribunal a notamment condamné, sur mesures protectrices de l'union conjugale, A_ à verser à B_ une somme de 7'000 fr. par mois dès août 2016 au titre de contribution à son entretien, sous imputation d'une somme de 3'667 fr. 80 versée mensuellement dès cette date et condamné A_ à verser à B_ une
provisio ad litem
d'un montant de 10'000 fr.;
Attendu que le Tribunal a retenu que les charges courantes de A_ pouvaient être arrêtées à 5'475 fr. par mois, celles de B_ étant de
5'326 fr. par mois, les revenus de A_ de l'ordre de 15'000 fr. (salaire et bonus compris) permettant de couvrir ces charges, le disponible de l'ordre de 4'380 fr. devant être réparti, de sorte que la contribution d'entretien a été fixée à 7'000 fr. par mois;
Que l'intimée n'ayant pas de ressources propres, l'appelant disposant d'une fortune en numéraire de plusieurs centaines milliers de francs, une
provisio ad litem
d'un montant de 10'000 fr. pouvait être versée par l'appelant à l'intimée;
Vu l'appel déposé le 7 août 2017 au greffe de la Cour de justice par A_ contre ledit jugement et la requête d'octroi d'effet suspensif, l'appelant estimant subir un dommage difficilement réparable du fait du rattrapage de contribution d'entretien en 39'986 fr. 40 qui lui est imposé en plus de la
provisio ad litem
au paiement de laquelle il est condamné à l'égard de l'intimée;
Que l'intimée a conclu, par déterminations reçues au greffe de la Cour le 22 août 2017, au rejet de la demande d'octroi d'effet suspensif en l'absence de tout dommage difficilement réparable;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4
let. b CPC);
Que selon l'art. 315 a. 5 CPC, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable;
Que les mesures protectrices de l'union conjugale sont des mesures provisionnelles;
Que le dommage est constitué pour celui qui requiert les mesures provisionnelles par le fait que sans celles-ci il serait lésé dans sa position juridique de fond et pour celui qui recourt contre le prononcé de telles mesures par les conséquences matérielles qu'elles engendrent;
Que l'ATF
138 III 378
cité par le recourant à l'appui de sa demande d'octroi d'effet suspensif n'est pas pertinent dans la mesure où il vise une mesure d'exécution anticipée provisoire susceptible d'avoir un effet définitif, ce qui n'est pas le cas dans le cas présent;
Qu'en l'espèce, il n'y a pas, en matière de contribution d'entretien et à défaut que le minimum vital du recourant, respectivement ses charges, ne soit pas couvert, de préjudice difficilement réparable du fait du paiement des montants auxquels l'appelant a été condamné, quelle que soit l'issue de son recours;
Que dès lors, il n'y a pas lieu de déroger au principe légal;
Que la question des frais sera tranchée avec le fond (art. 104 al. 3 CPC).
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