Decision ID: 6e27ac5e-4fd2-46b2-bb52-03a32574d743
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE10.007145-CHM
instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
U._
pour faux dans les certificats,
vu l'ordonnance du 22 avril 2010, par laquelle le magistrat instructeur a ordonné le séquestre, en mains de U._, d'un permis de conduire de la République du Yémen à son nom,
vu le recours exercé en temps utile par le prénommé contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que U._ conteste le séquestre de son permis de conduire yéménite, faisant valoir que ce document est authentique;
attendu qu'aux termes de l'art. 223 al. 1 CPP, le juge a le droit de séquestrer tout ce qui peut avoir servi ou avoir été destiné à commettre une infraction, tout ce qui paraît en avoir été le produit, ainsi que tout ce qui peut concourir à la manifestation de la vérité;
attendu, en l'occurrence, que le recourant a demandé l'échange de son permis de conduire yéménite contre un document suisse auprès du Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud le 17 février 2010,
que des doutes sont apparus quant à l'authenticité dudit permis de conduire,
que celui-ci a alors été transmis pour examen au service d'Identité judiciaire,
que l'inspecteur chargé de cette mission a relevé des particularités rencontrées sur des documents contrefaits (cf. P. 5),
qu'il est parvenu à la conclusion que le permis de conduire était un faux entier (ibidem),
qu'en l'état, il n'existe aucun indice contraire,
qu'en particulier, on ne trouve pas au dossier copie de l'attestation d'authentification établie par le consulat du Yémen à Genève que le recourant prétend avoir transmise au Service des automobiles et de la navigation,
qu'au vu de ce qui précède, le séquestre ordonné par le magistrat instructeur est justifié;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: