Decision ID: c2204fe9-5b29-4eb4-b515-ac86120ffeac
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE09.007923-BDR
instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
V._
pour infractions à la Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup),
vu l'ordonnance du 20 mai 2009, par laquelle le magistrat instructeur a ordonné le séquestre d'un sachet minigrip contenant 0,9 gramme brut de cannabis,
vu le recours exercé en temps utile par V._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
qu'aux termes de l'art. 223 al. 1 CPP, le juge a le droit de séquestrer tout ce qui peut avoir servi ou avoir été destiné à commettre une infraction, tout ce qui paraît en avoir été le produit, ainsi que tout ce qui peut concourir à la manifestation de la vérité,
que le séquestre a non seulement pour but d'assurer la conservation des moyens de preuve, mais également de garantir l'exécution d'une éventuelle confiscation fondée sur les art. 69 ou 70 CP (Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, Zurich 2006, n. 911, pp. 589-590 et n. 930ss, pp. 601-602),
que des objets ou des valeurs patrimoniales doivent dès lors être saisis s'il existe des indices suffisants qu'ils ont servi à commettre une infraction ou qu'ils en constituent le produit ou le résultat (JdT 1997 III 30; Piquerez, op. cit., n. 912, p. 590),
que le législateur n'a pas voulu astreindre le juge d'instruction à faire des recherches approfondies et à examiner des questions juridiques délicates de sorte que, pour des motifs d'opportunité, il a prévu que l'on s'en tienne à l'appréciation des faits matériels et apparents
(Bovay / Dupuis / Monnier / Moreillon / Piguet, Procédure pénale vaudoise, 3
ème
éd., Bâle 2008, n. 2 ad art. 261 CPP, p. 279),
qu'ainsi, il est indifférent de savoir qui est propriétaire de l'objet séquestré (ibidem),
que lorsque le détenteur de l'objet séquestré paraît en avoir usurpé la possession ou ne pas en être le possesseur direct de bonne foi, le juge d'instruction maintient en force le séquestre pour permettre à l'ayant droit de faire valoir ses droits (ibidem),
qu'en l'espèce, le recourant conteste le séquestre d'un sachet minigrip contenant 0,9 gramme brut de cannabis, pour le motif que ledit sachet appartiendrait à un tiers,
que le cannabis, considéré comme un stupéfiant prohibé au sens de l'art. 1 LStup, est un produit illicite,
qu'il s'agit, de ce fait, d'un objet interdit au sens de l'art. 69 CP qui doit être confisqué d'office par le juge d'instruction (Piquerez, op. cit., n. 932, p. 602; ATF 130 IV 143 c.3.3.1, JdT 2006 IV 75),
que, partant, peu importe la propriété ou la possession du produit illicite précité,
que la mise sous main de justice est dès lors justifiée au regard de l'art. 223 al. 1 CPP;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: