Decision ID: fa9287a2-7ba5-570f-94e4-a146456bb6fd
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Considérant qu'aux termes de l'art. 148 al. 1 CPC, le tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère, la requête devant être présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (art. 148 al. 2 CPC);
Que la maladie subite est considérée comme un empêchement non fautif (Tappy, in Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy, 2011, n° 14 ad art. 148);
Que l'art. 148 al. 1 CPC s'applique à tous les délais (TAPPY, op. cit., n° 9 ad art. 148 CPC), donc également, comme en l'espèce, au délai de recours;
Considérant qu'en l'espèce, A_ a expédié sa demande de restitution le 10 juin 2013, soit dans le délai de dix jours à compter de la fin de son incapacité de travail (art. 148 al. 2 CPC) et dans le délai de six mois depuis l'entrée en force du jugement du 9 novembre 2012 notifié le 3 décembre 2012 (art. 148 al. 3 CPC), de sorte que la demande est recevable;
Qu'au fond, tant le pli contenant la convocation à l'audience de mainlevée devant le Tribunal que celui contenant le jugement entrepris ont été délivrés avant l'incapacité de travail alléguée, laquelle aurait débuté, à teneur des pièces produites, le 7 décembre 2012;
Qu'il n'est ni allégué ni rendu vraisemblable que A_ aurait été victime, avant cette date, d'une maladie "
subite
";
Qu'il n'est pas non plus rendu vraisemblable qu'il aurait été empêché de mettre en place, avant son hospitalisation et nonobstant sa dépression, une organisation permettant de recevoir ses courriers et assurer un suivi de ses affaires, le certificat médical produit ne l'attestant pas;
Qu'au demeurant, les plis recommandés contenant la convocation à l'audience de mainlevée puis le jugement ont été dûment délivrés à A_ ou à une personne autorisée, ce qui tend à démontrer qu'une telle organisation avait bel et bien été mise en place;
Que les conditions pour une restitution, au sens de l'art. 148 al. 1 CPC ne sont donc pas réunies;
Que la requête de restitution sera par conséquent rejetée;
Considérant que les frais judiciaires s'élèvent à 500 fr.;
Qu'ils seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), et entièrement compensés par l'avance de frais de 1'500 fr., laquelle reste, à due concurrence, acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC);
Que le surplus de 1'000 fr. sera restitué au recourant;
Qu'il ne sera pas alloué de dépens à l'intimée, cette dernière s'étant bornée à solliciter le report du délai pour répondre à la requête de restitution et ne s'étant ensuite pas exprimée (art. 95 al. 3 CPC).
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Considerations: