Decision ID: dae2efec-02fe-4b9e-8bc5-ccc8f37141a7
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête PE06.026116-JBN
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de La Côte contre
Z._
pour abus de confiance et escroquerie, d'office et sur plainte de
[...]
,
vu l'ordonnance du 16 février 2009, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé Z._ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte comme accusé des infractions précitées,
vu l'enquête
n° PE06.029069-DJA
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre Z._ pour violation d'une obligation d'entretien, sur plainte du
[...]
,
vu l'ordonnance du 4 mai 2009, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé Z._ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne comme accusé de l'infraction précitée
vu le prononcé du 18 juin 2009, par lequel le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a décliné sa compétence et transmis le dossier PE06.029069-DJA au Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte, en vue de sa jonction avec le dossier PE06.026116-JBN,
vu le recours exercé en temps utile par Z._ contre cette décision,
vu la lettre du 25 juin 2009, par laquelle le greffe du Tribunal d'arrondissement de La Côte a informé Z._ que les causes feraient l'objet d'un seul jugement,
vu le jugement du 9 juillet 2009, par lequel le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte a notamment condamné par défaut Z._ pour abus de confiance et violation d'une obligation d'entretien à une peine privative de liberté de six mois ainsi qu'au paiement des frais de la cause,
vu les pièces du dossier;
attendu
que le recours contre la décision de jonction de causes conserve un objet, bien que Z._ ai été condamné par défaut le 9 juillet 2009 pour l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés,
qu'en effet, le délai de recours et de relief n'est pas encore échu, respectivement n'a pas encore commencé à courir, de sorte que le jugement du 9 juillet 2009 n'est pas exécutoire;
attendu que l'art. 26 al. 1 CPP permet au président des tribunaux d'un ressort judiciaire de joindre ou de disjoindre des affaires pendantes devant des tribunaux de son ressort,
qu'en vertu de l'art. 26 al. 2 CPP, le président statue en se fondant sur le degré de connexité des affaires en cause,
qu'une jonction ou une disjonction peut néanmoins se justifier également pour des motifs d'opportunité, telles la promptitude de l'action pénale ou l'économie de la procédure, pourvu qu'il n'en résulte aucun préjudice sensible pour les parties (JT 1988 III 86; TAcc., A., 21 janvier 2008/30),
que la règle de la connexité subjective prescrit de poursuivre et de juger ensemble même des infractions distinctes, sans aucun lien de rattachement les unes aux autres, pour autant qu'elles aient été commises par le même prévenu (Piquerez, Procédure pénale suisse, Traité théorique et pratique, Zurich 2000, p. 246, n. 1094; TAcc., D., 18 septembre 2007),
qu'en l'espèce, le recourant est mis en cause dans les deux affaires concernées par la décision litigieuse,
que bien que celles-ci n'aient d'autre rapport entre elles que l'identité du prévenu, le principe de la connexité subjective commande une jonction de causes,
qu'en outre, le jugement de l'ensemble des faits reprochés au prévenu se justifie au regard des règles relatives à la fixation de la peine en cas de concours d'infractions (art. 49 CP),
que la décision attaquée n'occasionne d'ailleurs aucun préjudice aux parties,
que compte tenu de la nature des infractions en cause, il n'y a pas d'inconvénient à ce que l'un des plaignants puisse avoir connaissance de faits qui ne le concernent pas,
qu'enfin, c'est à tort que le recourant invoque l'incompétence des autorités judiciaires vaudoises,
que les infractions dont le recourant est accusé ayant été commises à Nyon et à Lausanne, le for de l'action pénale se trouve dans le canton de Vaud,
que la décision attaquée ne viole donc pas les règles de for du droit fédéral (art. 340 CP);
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et le prononcé du 18 juin 2009 confirmé,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: