Decision ID: 8e304b19-811c-5167-bcb0-a847d76f9689
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_009
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
EN FAIT
:
Vu l'ordonnance pénale
OPMP/7555/2017
du Ministère public du 25 juillet 2017, prononcée dans la procédure P/14663/2017, reconnaissant A_ coupable de conduite sans permis de conduire (art. 95 al. 1 let. a de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 [LCR -
RS 741.01
]) et le condamnant à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, à CHF 140.- l'unité, sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement, assortie du sursis, délai d'épreuve de trois ans, ainsi qu'à une amende de CHF 840.- (peine privative de liberté de substitution de six jours), outre aux frais de la procédure arrêtés à CHF 260.- ;
Attendu qu'à teneur de cette ordonnance pénale, A_, domicilié _, avait, le 28 juin 2017, à la route de _, conduit le motocycle immatriculé _ alors qu'il n'était pas titulaire du permis de conduire requis, à savoir le permis de catégorie A1 ;
Que A_ n'a pas formé opposition à ladite ordonnance pénale, laquelle est entrée en force ;
Qu'en date du 21 décembre 2017, A_ a requis du Ministère public l'annulation de l'ordonnance pénale précitée, au motif qu'il était titulaire du permis de catégorie A1 depuis le 26 janvier 1998, comme attesté par la production de la copie de son permis français délivré le 16 novembre 2017 ;
Que le Ministère public a transmis cette demande de révision à la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR) le 15 janvier 2018, relevant que A_ était bel et bien, le 28 juin 2017, titulaire du permis pour conduire le motocycle en question, ce que cette autorité ignorait au moment du prononcé de son ordonnance pénale ;
Qu'en conséquence, il laissait à la CPAR le soin de donner "
la suite qui convient
" ;
Que la procédure en révision a été retenue à juger sans plus ample instruction, dès lors qu'elle est en faveur de la personne condamnée, à l'initiative de la demande, laquelle n'a pas été interpellée dans la mesure où le Ministère public abonde dans son sens ;
Considérant que la CPAR, en sa qualité de juridiction d’appel, est l’autorité compétente pour traiter la demande de révision d’une ordonnance pénale entrée en force (art. 21 al. 1 let. b et 410 ss du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 [CPP ;
RS 312.0
]
cum
art. 130 al. 1 let. a de la Loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 [LOJ ;
E 2 05
]) ;
Qu'en l’espèce, la demande de révision de A_ est recevable ;
Qu'à teneur de l’art. 410 al. 1 let. a CPP, la révision est possible s’il existe des faits ou moyens de preuves qui étaient inconnus de l’autorité inférieure et qui sont de nature à motiver notamment l’acquittement de la personne condamnée ;
Qu'au regard des indications contenues dans la demande de révision, celle-ci doit être accueillie ;
Qu'à teneur de l’art. 413 al. 2 CPP, si la juridiction d’appel constate que les motifs de révision sont fondés, elle annule partiellement ou entièrement la décision attaquée et rend elle-même une nouvelle décision si l’état du dossier le permet (let. b) ;
Que, vu l’admission de la demande, l’ordonnance pénale du Ministère public du 25 juillet 2017 sera annulée et l'inscription correspondante radiée du casier judiciaire de A_ ;
Que la CPAR a déjà eu l'occasion de rappeler que le Ministère public, en application par analogie des dispositions sur la révision respectivement de la rectification, est habilité à corriger lui-même les erreurs qui frappent les ordonnances qu'il a rendues, surtout lorsqu'il agit en faveur de la personne condamnée et qu'aucun intérêt de tiers n'est en jeu, comme en l'espèce ;
Que les frais de la procédure de révision seront laissés à la charge de l’Etat vu l'issue de la procédure (art. 428 CPP).
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Considerations: