Decision ID: 38849242-2b3c-4ad5-9e03-2b3d7db589b1
Year: 2011
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law
Law Sub-area: 
Label: dismissal

Facts:
B. Le 7 septembre 2011, après un échange de vues avec le Ministère public
vaudois, le Ministère public du canton du Valais a décidé de reprendre la procédure pénale susmentionnée et d’en informer les parties (dossier du canton du Valais, pièce 12).
C. Le 16 septembre 2011, A. a recouru contre ladite décision auprès de la
Cour de céans (act. 1).
Le 26 septembre 2011, les Ministères publics vaudois et valaisan ont été invités à prendre position. Ils ont répondu les 27 septembre (act. 5) et 5  2011 (act. 6).
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris, si nécessaire, dans les considérants en droit.
La Ire Cour des plaintes considère:
1. 1.1 Aux termes de l’art. 41 al. 2 CPP, les parties peuvent attaquer dans les dix
jours, et conformément à l’art. 40 CPP, devant l’autorité compétente, l’attribution du for décidée par les ministères publics concernés. L’autorité compétente pour connaître de tels recours est, lorsque se pose la question de la compétence intercantonale, la Ire Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 40 al. 2 CPP en lien avec les art. 37 LOAP et 19 al. 1 du  du 31 août 2010 sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral [ROTPF; RS 173.713.161]).
1.2 A. a qualité de partie plaignante dans la plainte à l’origine de la présente
procédure (art. 104 al. 1 lit. b CPP). Aux termes de l’art. 40 al. 2 CPP, il a
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donc qualité pour former recours contre la décision de for du 7 septembre 2011. Son recours, déposé en temps utile, apparaît comme recevable à la forme.
1.3 Un courant doctrinal considère que la procédure devant le Tribunal pénal
fédéral devrait suivre mutatis mutandis les dispositions relatives aux  (SCHMID, Handbuch des schweizerischen Strafprozessrechts, Zurich/Saint-Gall 2009, note n° 222 p. 183; SCHMID, Praxiskommentar, Zurich/Saint-Gall 2009, ad art. 40 CPP n° 5; GALLIANI/MARCELLINI, Codice svizzero di procedura penale [CPP] – Commentario, Zurich/Saint-Gall 2010, n° 7 ad art. 40 CPP); aussi, conformément à l’art. 390, al. 2 CPP, la Cour de céans a invité les ministères publics vaudois et valaisan à se .
2. 2.1 A teneur de l’art. 31 al. 1 CPP, l’autorité du lieu où l’acte a été commis est
compétente pour la poursuite et le jugement de l’infraction; cette disposition est une règle de principe dont les exceptions sont réglées aux art. 33 à 37 CPP (BERTOSSA, Commentaire romand, n° 3 ad art. 31 CPP). Ces  concernent des cas dans lesquels des infractions ont été commises à l’étranger ou lorsqu’il y a incertitude sur le lieu de commission (art. 32 CPP), en cas d’implication de plusieurs personnes (art. 33 CPP), lorsque plusieurs infractions ont été commises dans des lieux différents (art. 34 CPP) ou par des médias (art. 35 CPP), en matière de poursuites pour dettes et faillite (art. 36 CPP) ou encore en cas de confiscation  d’une procédure pénale (art. 37 CPP) ou de circonstances  (art. 38 CPP).
2.2 Il ressort du dossier, premièrement, que tous les éléments relatifs à
l’administration de la masse en faillite de B. SA ont été entrepris sur  valaisan (dénonciation pénale de la masse en faillite de B. SA du 19 octobre 2000; rapport de la sûreté vaudoise du 18 juin 2001; jugement du Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Z. (VD) du 4 septembre 2008); si l’infraction selon l’art. 158 CP était constituée, elle le serait dans ce canton.
2.3 Deuxièmement, l’infraction de dénonciation calomnieuse est de nature for-
melle (CORBOZ, Les infractions en droit suisse, Vol. 2, Berne, 2002, no 7 ad art. 303 CP); or la dénonciation pénale du 19 octobre 2000 , que A. qualifie de calomnieuse à son égard, a été rédigée à X. (VS);
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elle a du reste été adressée au Tribunal d’instruction du Valais central à X. (VS)
2.4 Troisièmement, le rapport d’expertise du 29 janvier 2008 qualifié de faux
selon l’art. 307 CP par A. a été rédigé à Y. (VS) par F. et adressé au  de X. (VS) sur mandat d’icelui.
2.5 Il ne ressort pas du dossier, au contraire de ce qu’allègue A., que sa plainte
pénale à l’origine de la présente procédure constitue une « suite d’une  instruite par les autorités vaudoises »; même si sa plainte n’est pas sans lien avec la procédure menée dans le canton de Vaud suite à la faillite de B. SA et close entre-temps, son objet et la qualité procédurale de ses protagonistes sont différents.
2.6 Les règles sur le for du CP et du CPP ne connaissent pas, sous réserve
des principes et exceptions susmentionnés (consid. 2.1), d’attraction de compétence in personam ou in rem, qui justifierait qu’un canton doive  nolens volens toutes les procédures dont les faits ou les personnes sont de près ou de loin en relation avec une procédure qu’il mène ou qu’il a menée; il ne se justifie donc pas de déroger aux règles de base en matière de for.
2.7 Au vu de ce qui précède, toutes les infractions dénoncées ont été commi-
ses en Valais; le for valaisan est donc donné et le recours doit être rejeté.
3. Vu le sort de la cause, il incombe au recourant de supporter les frais de celle-ci (art. 428 al. 1 CPP), lesquels prendront en l’espèce la forme d’un émolument qui, en application des art. 5 et 8 du Règlement du Tribunal  fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et  de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sera fixé à Fr. 1'500.--; ledit émolument est réputé couvert par l’avance de frais  par le recourant.
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Considerations: