Decision ID: d932631e-de20-4d85-8e5b-0b52a94b93a3
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE09.023600-JGA
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement du Nord vaudois contre
B.J._
pour lésions corporelles simples, subsidiairement voies de fait, injure, menaces et violation de domicile, sur plainte de
A.J._
,
vu l'ordonnance du 19 mars 2010, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé B.J._ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois comme accusée de lésions corporelles simples, subsidiairement voies de fait, injure et violation de domicile, et a prononcé un non-lieu en sa faveur sur le chef de prévention de menaces,
vu le recours exercé en temps utile par A.J._ contre cette décision,
vu la lettre du conseil de B.J._ du 19 avril 2010,
vu les pièces du dossier;
attendu
que, le 4 août 2009, A.J._ a déposé plainte à l'encontre de son ex-épouse, B.J._, pour abus d'une installation de télécommunications (cf. P. 4),
que, par courrier du 17 octobre 2009, il a étendu sa plainte à des épisodes de violence physique et verbale survenus les 8 et 11 octobre 2009 (cf. P. 5),
que le prénommé fait en particulier grief à B.J._ de l'avoir menacé de mort de vive voix lorsqu'elle s'est présentée à son domicile le 11 octobre 2009 (ibidem),
que le magistrat instructeur a estimé que l'infraction de menaces n'était pas réalisée dès lors qu'il ne paraissait pas que A.J._ avait été alarmé ou effrayé par les propos prêtés à l'intimée,
que, partant, il a prononcé un non-lieu sur ce chef de prévention;
attendu que A.J._ conteste la partie libératoire de l'ordonnance entreprise,
que son recours tend à l'annulation du non-lieu et au renvoi en jugement de B.J._ sous les charges retenues mais également comme accusée de menaces;
attendu que l'infraction de menaces, au sens de l'art. 180 CP, consiste à alarmer ou effrayer une personne par une menace grave,
qu'en l'espèce, l'intimée aurait dit au plaignant en hurlant qu'elle allait le tuer,
que ces propos constituent objectivement une menace grave,
que, toutefois, pour que l'infraction soit réalisée, il est nécessaire que, cumulativement, la personne visée soit effrayée ou alarmée,
qu'il ne suffit pas que le destinataire ait conscience d'être menacé, il faut encore que la menace grave l'alarme ou l'effraye effectivement (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, Berne 2002, p. 645; ATF 99 IV 215 c. 1a),
qu'il apparaît que A.J._ était calme lorsqu'il a fait appel à la police le 11 octobre 2009 (cf. P. 9),
qu'à cet égard, il explique que ses diverses activités professionnelles lui ont permis d'apprendre à maîtriser son stress (cf. P. 13),
qu'il évoque enfin une routine depuis plus de six ans dans la manière d'appréhender les agissements de son ex-épouse (ibidem),
qu'au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que le recourant a été effrayé ou alarmé par les propos tenus par l'intimée,
que, par conséquent, le non-lieu prononcé par le magistrat instructeur est bien fondé;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: