Decision ID: 4addfb84-7a38-4006-b965-f835250c9b38
Year: 2013
Language: fr
Court: VS_BZG
Chamber: VS_BZG_005
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
II. Statuant en faits
A. J_ a acquis la parcelle n° xxx1, au lieu dit C_, à D_, à
I_, par acte authentique du 13 mars 1965. Ledit acte prévoit en son point
n° 11 que « les bois se trouvant sur la parcelle restent propriété de la bourgeoisie ».
A la suite du décès de J_, X_ a hérité de la nue-propriété de la
parcelle n° xxx1, l’usufruitière étant Y_ (p. 11). Lors de la prise de
possession de la parcelle n° xxx1 par Y_, l’architecte K_ a opéré
un constat de l’état du chalet, en présence de toutes les parties (p. 39 et 40).
X_ a également hérité la propriété de la parcelle n° xxx3 et un droit de
superficie sur les parcelles n os
xxx4 et xxx2, propriétés de la bourgeoisie de
I_. Le droit de superficie n’est pas immatriculé au registre foncier en tant que
droit distinct et permanent.
B. Sur les parcelles n os
xxx1 et xxx2 se trouvaient respectivement trois et quatre
arbres. Un dernier arbre était à cheval entre les deux parcelles. Y_ a fait
abattre tous ces arbres par le garde forestier de la commune I_. Des thuyas,
longeant la limite Sud de la parcelle n° xxx2, ont également été abattus, à une date
indéterminée, mais ne sont pas litigieux.
Tous ces arbres et thuyas ont été coupés par le garde forestier, F_ (p. 99).
Le garde forestier est l’autorité compétente en matière d’abattage d’arbres sur la
commune de I_. Les frais d’abattage sont pris en charge par les particuliers
(r. 8, p. 99). Le conseiller L_ a confirmé que F_ est responsable de
la police des forêts (r. 6, p. 156). Selon L_, si le propriétaire privé accepte de
prendre en charge les frais, F_ peut marteler, puis couper les arbres (r. 6,
p. 156).
Pour X_, la coupe des arbres a dénaturé la propriété et lui aurait fait perdre
beaucoup de valeur (r. 57 - 58, p. 140).
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B. Y_ a fait abattre ces arbres dans un soucis d’entretien du chalet, car il
était très humide (r. 83 et 93, p. 143 et 144). Il n’y avait plus aucune visibilité et les
arbres touchaient les fils (électriques) (r. 83 et 86, p. 143). F_ a confirmé
l’humidité du chalet (r. 8, p. 98). Dès lors, le dégagement du chalet permettait de
l’assécher un peu (r. 8, p. 98). F_ a confirmé que les arbres ont été coupés
dans un soucis d’entretien du chalet et d’ensoleillement (r. 29 et 33, p. 135 et 136).
E_ a confirmé que la coupe des arbres était nécessaire à la sauvegarde du
chalet, car le chalet était très humide et l’ombre des arbres aggravait la situation. En
outre, les arbres proches du chalet représentaient un danger pour le toit et les fils
électriques (r. 7, p. 102, r. 10, p. 132).
Par communication de fin d’enquête du 6 février 2013, dans le dossier P1 12 338, le
procureur a informé les parties qu’il entendait rendre une décision de mise en
accusation devant le tribunal pour dommages à la propriété à l’encontre de
Y_, en raison de l’abattage de ces arbres.
C. S’agissant de l’extérieur de la propriété, à l’exception des arbres, X_ a
sommé à plusieurs reprises Y_ de l’entretenir (p. 43, 44, 48, 49 et 51).
Y_ dit avoir entretenu le chalet de son mieux, parfaitement bien (r. 84 et 92,
p. 143 et 144). G_ a confirmé que Y_ entretenait parfaitement bien
le chalet (r. 43, p. 138). Il s’est d’ailleurs occupé lui-même des vidanges de fin d’année
et lui a donné des conseils (r. 43, p. 138).
D. S’agissant des photographies prises en 2009, en 2010, en 2011, en juin et à fin
juillet 2012 (p. 113), le tribunal de céans retient que la parcelle n° xxx1 a gardé un
caractère décent. La parcelle n’a pas été laissée à l’abandon. Au contraire, à voir le
tuyau d’arrosage, la table et les chaises à l’extérieur, le chalet apparaît utilisé, tout
comme ses alentours. De surcroît, à la vue des photographies prises en juin 2012, puis
à fin juillet 2012, le tribunal constate que les parcelles ont été entretenues entre ces
deux périodes. Quant au chalet, rien ne laisse apparaître qu’il serait mal entretenu. Il
conserve un caractère habitable au vu des traces d’utilisation décelées sur les
photographies, telles que le tuyau d’arrosage, ainsi que les chaises et la table à
l’extérieur.
Plus récemment, l’inspection des lieux a démontré l’entretien correct des parcelles.
Quant au chalet, l’intérieur n’a pas été visité, dès lors, la preuve de son mauvais
entretien n’a pas été apportée.
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Considerations:
III. Considérant en droit
1. Le tribunal examinera si Y_ a respecté son obligation de conserver la
chose (art. 764 CC). A défaut, le tribunal examinera si les conditions du retrait de la
possession sont remplies (art. 762 CC).
De l’opinion de la demanderesse, Y_ n’aurait pas été habilitée à faire abattre
les arbres et n’aurait pas entretenu la parcelle de manière conforme à son obligation
d’usufruitière. Selon Y_, il était nécessaire d’abattre les arbres par soucis
d’entretien, en raison d’un risque de chute sur le chalet et pour des mesures de
sécurité relatives aux fils électriques.
1.1. Selon l’art. 764 CC, l’usufruitier est tenu de conserver la substance de la chose et
de faire lui-même les réparations et réfections ordinaires d’entretien. Si des travaux
plus importants ou d’autres mesures sont indispensables à la conservation de la
chose, l’usufruitier est tenu d’en aviser le propriétaire et de les souffrir. Il peut y
pourvoir lui-même, aux frais du propriétaire, si ce dernier ne fait pas le nécessaire.
L’usufruitier est tenu de conserver la substance de la chose, ce qui implique pour lui le
devoir d’entretenir cette chose (à ses frais), c’est-à-dire de la maintenir en état.
Toutefois, l’usufruitier n’a que le devoir de pourvoir à l’entretien ordinaire de la chose. Il
ne répond pas de la dépréciation causée par l’usage normal de la chose, pas plus que
de sa destruction par cas fortuit. L’usufruitier n’est donc pas tenu de sauvegarder de
façon absolue la substance de la chose (STEINAUER, Les droits réels III, 2012, n. 2443).
Quant aux travaux plus importants, comme les grosses réparations ou les autres
mesures indispensables à la conservation de la chose, l’usufruitier n’a pas le devoir de
les entreprendre. Mais il est tenu d’aviser le propriétaire de la nécessité ou de
l’opportunité de faire ces travaux et, le cas échéant, d’en souffrir l’exécution
(STEINAUER, Les droits réels III, 2012, n. 2445).
Selon l’art. 779 al. 1 CC, dont le titre marginal est « droit de superficie », le propriétaire
peut établir en faveur d’un tiers une servitude lui conférant le droit d’avoir ou de faire
des constructions, soit sur le fonds grevé, soit au-dessous.
Le droit de superficie est un moyen de dissocier la propriété du sol et la propriété des
constructions qui s’y trouvent, permettant en cela de tenir en échec le principe de
l’accession dans le domaine des constructions. Le droit de superficie est un droit réel
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limité en vertu duquel une personne a le droit d’avoir ou d’édifier sur le fonds grevé une
construction dont elle est propriétaire (STEINAUER, Les droits réels II, 2012, n. 1627). Le
droit de superficie peut prendre la forme d’une servitude foncière ou d’une servitude
personnelle. Le code civil ne régit en détail que le droit de superficie constitué en
servitude personnelle (art. 779 ss CC) ; le droit de superficie constitué sous forme de
servitude foncière est soumis aux règles générales des art. 730 ss CC. Un droit de
superficie créé comme servitude personnelle peut être immatriculé comme immeuble
au registre foncier s’il a le caractère d’un droit distinct et permanent (STEINAUER, Les
droits réels II, 2012, n. 1628).
Les plantes appartiennent au propriétaire du fonds dans lequel elles se trouvent (art.
667 al. 2 CC). L’ancien art. 678 CC et le nouvel art. 678 CC apportent des précisions
(STEINAUER, Les droits réels II, 2012, n. 1672). Selon l’ancien article 678 al. 2 CC, la
constitution d’un droit de superficie sur des plantes ou des forêts n’est pas (plus)
autorisée. Il est ainsi exclu que des plantes puissent avoir un propriétaire différent du
propriétaire du sol. Cette règle ne s’applique pas aux plantes mobiles (plantes en pots,
plantes de pépinières; art. 678, al. 1). Les contrats de bail à ferme agricole pour les
cultures pérennes (comme les vignes ou les cultures fruitières) sont souvent conclus
pour de longues durées. La plantation est fréquemment mise en place par le fermier, à
ses frais, ce qui est pris en compte dans le calcul du fermage (art. 9 de l’ordonnance
sur les fermages). Selon la disposition précitée du CC, le fermier ne sera jamais
propriétaire d’une culture fruitière ou de vignes. Cette lacune doit être comblée en
permettant la constitution d’un droit de superficie sur des plantes isolées ou des
plantations (mais non sur des forêts) (Message politique agricole, p. 4625). Le nouvel
art. 678 al. 2 CC comble cette lacune qui n’est toutefois pas applicable aux forêts. En
effet, le terme « plantation » a un sens plus restreint à l’art. 678 al. 2 CC que dans la
note marginale de la disposition : il ne vise que les plantes disposées de manière
organisée en vue d’une exploitation future. Il faut en outre que la plantation ait un
caractère durable (à l’exclusion, par exemple, d’un champ de céréales, d’une
plantation de légumes ou de fleurs) et qu’il ne s’agisse pas d’une forêt au sens de la
législation fédérale (STEINAUER, Les droits réels II, 2012, n. 1673d).
1.2. En l’espèce, Y_ a fait abattre huit arbres sur les parcelles n os
xxx1 et
xxx2. Elle est usufruitière de la parcelle n° xxx1, propriété de dame X_.
X_ est bénéficiaire d’un droit de superficie sur la parcelle n° xxx2, propriété
de la bourgeoisie de I_.
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Le point n° 11 de l’acte de vente du 13 mars 1965 prévoit que les bois se trouvant sur
la parcelle n° xxx1 restent propriété de la bourgeoisie. Y_ devait de bonne foi
se fier à cette clause et, par conséquent, considérer que les arbres, sis sur cette
parcelle, étaient propriété de la bourgeoisie de I_. Partant, X_
n’avait aucun droit de disposition sur ceux-ci. La question de l’éventuelle validité de la
clause n° 11, au regard du principe du numerus clausus des droits réels, demeure
réservée.
Pour le surplus, au regard du devoir d’entretien de l’usufruitier, Y_ aurait pu,
semble-t-il, pour atteindre les mêmes objectifs de visibilité, d’ensoleillement, de
sécurité s’agissant de fils électriques touchés par les branches, procéder à un
ébranchage. Le résultat recherché aurait éventuellement pu donc être atteint en
procédant par une mesure moins importante, sur des arbres propriété de la
bourgeoisie de I_, et non de X_.
Elle semble ainsi avoir éventuellement outrepassé ses devoirs et obligations relatifs à
l’entretien de l’objet de l’usufruit sur la parcelle n° xxx1, en abattant des arbres
forestiers propriété de la bourgeoisie de I_. Partant, Y_ ne semble
pas avoir conservé la substance de la chose, au sens de l’art. 764 CC, et des arbres
propriété de la seule bourgeoisie. Or, la propriétaire des arbres, la bourgeoisie de
I_, n’a pas fait valoir de prétention à ce sujet.
S’agissant de l’abattage des arbres sur la parcelle n° xxx2, dans la mesure où il n’y a
pas d’usufruit en faveur de Y_ sur ces parcelles, elle n’a de toute façon pas
pu excéder ses devoirs et obligations relatifs à l’entretien de l’objet de l’usufruit.
De surcroît, s’agissant de la parcelle n° xxx2, le droit de superficie ne porte pas sur les
plantations selon l’ancien art. 678 al. 2 CC. Selon le nouvel art. 678 al. 2 CC, seules
les plantations répondant à la définition d’une culture durable - une forêt ne rentre pas
dans cette définition - peuvent faire l’objet d’un droit de superficie. Ainsi, les arbres
forestiers litigieux, tant au regard de l’ancien, que du nouveau droit, ne peuvent pas
faire l’objet d’un droit de superficie. Ils sont donc la propriété de la bourgeoisie de
I_. Il revenait dès lors à cette bourgeoisie de I_ de décider
d’abattre ces arbres. Comme le relève la bourgeoisie de I_, par son
conseiller L_, tant que les frais ne sont pas mis à la charge de la commune,
l’abattage d’arbres est autorisé.
Partant, on ne peut pas reprocher à Y_ d’avoir fait abattre des arbres
forestiers sur le parcelle n° xxx2, propriété de la bourgeoisie de I_. De
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surcroît, comme cette collectivité publique n’a pas déposé plainte à l’encontre de
Y_, un éventuel dommage à la propriété ne peut pas non plus être retenu.
1.3. S’agissant de l’entretien de la parcelle n° xxx1, hors l’abattage des arbres, au vu
des photographies soumises, le chalet, au fil des ans, a gardé un caractère décent et
habitable. Il n’a pas été laissé à l’abandon. Au contraire, à voir sur les photographies le
tuyau d’arrosage, la table et les chaises à l’extérieur, dame Y_ a fait un
usage correct du chalet et de ses alentours. De surcroît, entre juin 2012 et fin juillet
2012, les parcelles ont été entretenues. Plus récemment, l’inspection des lieux a
confirmé l’entretien respectable du chalet et de la parcelle n° xxx1. Au surplus, la partie
demanderesse n’a pas démontré que l’intérieur du chalet ait été mal entretenu.
S’agissant de l’entretien de la parcelle n° xxx1 et du chalet, la preuve du défaut de
conservation de la parcelle n° xxx1 n’a ainsi pas été rapportée. Dès lors, Y_
a respecté ses obligations d’usufruitière au sens de l’art. 764 CC.
2. Comme les bois sur les parcelles n os
xxx1 et xxx2 ne sont pas la propriété de
X_, il n’y a eu aucune violation de l’art. 764 CC. Partant, il ne serait pas
nécessaire d’examiner si la requête de curatelle au sens de l’art. 762 CC s’impose.
Cependant, le tribunal examine quand même si une curatelle au sens de l’art. 762 CC
est envisageable.
2.1. Selon l’art. 762 CC, si l’usufruitier ne fournit pas des sûretés dans un délai
suffisant, qui lui sera fixé à cet effet, ou si, malgré l’opposition du propriétaire, il
continue à faire un usage illicite de la chose, le juge lui retire jusqu’à nouvel ordre la
possession des biens pour les remettre à un curateur. En d’autres termes, si
l’usufruitier fait un usage illicite de la chose, le nu-propriétaire peut demander au juge
de retirer à l’usufruitier la possession de cette chose et de la remettre à un curateur
(art. 762 CC). Le nu-propriétaire n’est pas obligé de requérir préalablement la
fourniture de sûretés au sens de l’art. 760 CC, pas plus que l’usufruitier ne peut, sans
le consentement du nu-propriétaire, éviter le retrait de la possession en offrant de telles
sûretés (STEINAUER, Les droits réels III, 2012, n. 2454 ss).
2.2. En l’espèce, Y_ a fait couper des arbres, sur la parcelle n° xxx1.
Comme l’a constaté le tribunal lors de l’inspection des lieux, il n’y a plus d’arbres au
Sud-Ouest du chalet à abattre sur cette parcelle, dont elle est usufruitière. En
l’absence d’arbre, cette éventualité est devenue impossible. Dite parcelle est bien
entretenue. Partant, la curatelle d’usufruit n’a plus d’intérêt. De surcroît, il n’a pas été
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établi que la parcelle courait, à l’heure actuelle, un risque supplémentaire d’être
dénaturée par d’éventuels agissements de Y_.
Partant, il y a lieu de rejeter la demande de mise sous curatelle de l’usufruit, au sens
de l’art. 762 CC.
3. Les frais sont mis à la charge de la partie qui succombe. Comme X_ a
entièrement succombé et comme Y_ obtient gain de cause, X_ doit
supporter les frais.
Les frais comprennent les frais judiciaires et les dépens. Ils sont fixés conformément à
la LTar. Eu égard à la procédure sommaire, l’émolument de justice est fixé entre 90 fr.
et 4000 fr. (art. 18 LTar). Compte tenu de l’ampleur et de la difficulté de la cause, les
frais sont arrêtés à 1200 fr. débours compris (art. 13 al. 1 LTar ; huissier : 50 fr. ;
témoins : 189 fr. ; inspection des lieux : 19 fr. 60 ; émolument : 941 fr. 40)
En définitive, il convient de mettre les frais à raison de 1200 fr. à la charge de
X_. Ce montant est prélevé sur les avances effectuées par les parties
(demanderesse : 1000 fr. ; défenderesse : 200 fr.). La demanderesse versera 200 fr. à
la défenderesse, en remboursement de ses avances.
4.1. Les dépens, arrêtés globalement, comprennent les débours nécessaires, le
défraiement d’un représentant professionnel et, lorsque la partie n’a pas de
représentant professionnel, une indemnité équitable pour les démarches effectuées,
dans le cas où cela se justifie (art. 95 al. 3 CPC).
Selon l’art. 34 al. 1 LTar, dans les autres contestations et affaires civiles, les honoraires
sont fixés de 1100 fr. à 11'000 fr.
Les dépens sont arrêtés entre le minimum et le maximum prévu par le tarif, d’après la
nature et l’importance de la cause, ses difficultés, l’ampleur du travail, le temps
utilement consacré par le conseil juridique et la situation financière de la partie (art. 27
al. 1 LTar). Ils sont en règle générale proportionnels à la valeur litigieuse (art. 27 al. 2
LTar). En cas de jugement par défaut, cet honoraire peut être réduit en conséquence
(art. 29 al. 3 LTar). S'agissant du calcul des honoraires, il est également tenu compte
de l'avancement du procès au moment où la valeur est réduite. Conformément à la
pratique des tribunaux, en raisonnant sur la base des critères posés par l'art. 21 al. 1
aDTFJ par analogie, un tiers de l'honoraire est dû après l'échange d'écriture, la moitié
au débat préliminaire ou immédiatement après, les trois quarts au cours de
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l'administration des preuves, mais au plus tard quinze jours avant le débat final, et la
totalité après ce délai (cf. RVJ 1986 p. 309 ; ATC C1 08 86 du 10.11.2009, consid. 11 ;
ATC C2 07 25 du 26.06.2007, p. 3).
4.2. En l’espèce, eu égard à la procédure et à la difficulté de la cause, les dépens, par
4000 fr. apparaissent appropriés, TVA et débours compris (cf. art. 27 ss, 34 LTar). Il
convient de les mettre en totalité à la charge de X_ qui versera ainsi 4000 fr.
à Y_, à titre de dépens.