Decision ID: f01a61f4-659c-59b2-ae34-949fd7f49659
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
1. Par courrier du 23 juin 2016, le service cantonal des véhicules (ci-après : SCV) a informé Monsieur A_ qu’il avait commis un excès de vitesse de 34 km/h, le 23 mars 2016 à 13h52 sur l’autoroute Yverdon - Payerne, infraction qui pouvait aboutir à une mesure administrative telle qu’un retrait de permis de conduire. Un délai lui était imparti pour faire part de ses observations.![endif]>![if>
2. Par courriel du 1
er
juillet 2016, l’intéressé a précisé que sa moto était, au moment des faits, temporairement démunie de compteur de vitesse.![endif]>![if>
3. Par décision du 8 juillet 2016, le SCV a retiré le permis de conduire de M. A_ pour une durée de quatre mois pour les faits précités.![endif]>![if>
Par courrier du même jour, le SCV a informé M. A_ que le début du retrait était fixé au 9 septembre 2016.
4. Le 19 septembre 2016, le SCV a dénoncé M. A_ à la commandante de la police, celui-ci n’ayant pas déposé son permis de conduire, malgré une sommation.![endif]>![if>
5. Par acte du 6 octobre 2016, posté le lendemain, M. A_ a interjeté recours auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre la décision du SCV du 8 juillet 2016.![endif]>![if>
6. Par courrier du 11 octobre 2016, en réponse à une interpellation du TAPI, le SCV a confirmé que la décision du 8 juillet 2016, envoyée par courrier A+, avait été notifiée à M. A_ le 9 juillet 2016.![endif]>![if>
7. Par jugement du 12 octobre 2016, le TAPI a déclaré le recours irrecevable, car tardif.![endif]>![if>
8. Par acte du 26 octobre 2016, M. A_ a interjeté recours devant la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre le jugement précité. Il contestait l’excès de vitesse, avait un besoin impératif de son véhicule, étant en recherche d’emploi et était à disposition pour toute question que la Cour aurait à son encontre. Il avait été absent de Genève du 15 juin au 12 octobre 2016, fournissant des services pour les sociétés B_ à Avenches, C_ à La Chaux-de-Fonds et D_ à Kalnach (canton de Berne).![endif]>![if>
Implicitement, il concluait à l’annulation du jugement querellé.
9. Par réponse du 23 novembre 2016, le SCV a indiqué ne pas avoir d’observations à faire valoir.![endif]>![if>
10. Par courrier du 25 novembre 2016, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger.![endif]>![if>

Considerations:
EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. Selon
l’art. 62 al. 1 let. a LPA, le délai de recours est de trente jours s’il s’agit d’une décision finale ou d’une décision en matière de compétence. ![endif]>![if>
Le délai court dès le lendemain de la notification de la décision (art. 62 al. 3 LPA).
L’art. 63
al. 1 let. b LPA dispose que les délais en jours fixés par la loi ou par l’autorité ne courent pas du 15 juillet au 15 août inclusivement.
Un délai fixé par la loi ne peut être prolongé. Les cas de force majeure sont réservés. Le délai imparti par l’autorité peut être prolongé pour des motifs fondés si la partie en fait la demande avant son expiration (art. 16 LPA).
3. S’agissant d’un acte soumis à réception, telle une décision ou une communication de procédure, la notification est réputée faite au moment où l’envoi entre dans la sphère de pouvoir de son destinataire (Pierre MOOR, Droit administratif, vol. 2, 3ème éd., 2011, n. 2.2.8.3). Il suffit que celui-ci puisse en prendre connaissance (ATF
118 II 42
consid. 3b p. 44 ;
115 Ia 12
consid. 3b p. 17 ; arrêts du Tribunal fédéral
2P.259/2006
du 18 avril 2007 consid. 3.1 ;
2A.54/2000
du 23 juin 2000 consid. 2a, et les références citées). Celui qui, pendant une procédure, omet de prendre les dispositions nécessaires pour que les envois postaux lui soient transmis ne peut se prévaloir de son absence lors de la tentative de notification d’une communication officielle à son adresse habituelle s’il devait s’attendre, avec une certaine vraisemblance, à recevoir une telle communication (ATF
137 III 2
p. 208 consid. 3.1.2 ; arrêts du Tribunal fédéral
2C_937/2015
du 20 octobre 2015 consid. 3.2 ;
6B_239/2011
du 22 mars 2012 consid. 3.5 ;
1C_549/2009
du 1
er
mars 2010 consid. 3.2.1, et les références citées).![endif]>![if>
4. En cas de notification par courrier A+, le délai que celle-ci fait partir commence à courir à partir du dépôt dans la boîte aux lettres (arrêts du Tribunal fédéral
2C_570/2011
du 24 janvier 2012 ;
2C_430/2009
du 14 janvier 2010 ;
ATA/202/2016
du 3 mars 2016 consid. 6).![endif]>![if>
5. En l’espèce, la décision du 8 juillet 2016 a été délivrée par pli A+ au recourant le 9 juillet 2016, ce qu’une pièce au dossier confirme. ![endif]>![if>
Eu égard à la suspension des délais, le délai de recours est arrivé à échéance le 9 septembre 2016, conformément à un calcul détaillé par le TAPI auquel il peut être renvoyé.
Expédié au TAPI par pli du 6 octobre 2016, le recours était tardif.
6. Le recourant n’a par ailleurs fait état d’aucun cas de force majeure qui l’aurait empêché d’agir en temps utile au sens de l’art. 16 al. 1 2
ème
phr. LPA. ![endif]>![if>
Les déplacements, professionnels ou liés à des difficultés familiales, allégués par le recourant pour n’avoir pas pu prendre connaissance de son courrier entre le 15 juin et le 12 octobre 2016 sont démentis par sa réponse du 1
er
juillet 2016 au premier courrier du SCV du 23 juin 2016.
Par ailleurs, il appartenait au recourant de prendre les dispositions nécessaires pendant ses différentes absences de Genève, au demeurant non prouvées, pour réceptionner d’éventuels courriers. En effet, le recourant devait s’attendre à recevoir une décision du SCV, celui-ci l’ayant informé, par courrier du 23 juin 2016 qu’il envisageait de prononcer à son encontre une sanction administrative. Le recourant était au courant de la situation au vu de sa réponse du 1
er
juillet 2016.
7. Au vu de ce qui précède, c’est à juste titre que le TAPI a considéré que le recours, tardif, était irrecevable.![endif]>![if>
8. Vu l'issue du litige, un émolument CHF 500.- sera mis à la charge du recourant (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
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