Decision ID: 1e3585d9-7c39-4511-b790-ad59fb9f186d
Year: 2019
Language: fr
Court: VS_TC
Chamber: VS_TC_001
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
II. Statuant en faits
3. Les faits que le premier jugement a retenus pour fonder la condamnation pénale de
Y_ ne sont pas disputés devant le Tribunal de céans. Tels qu’ils ressortent
dudit jugement et du dossier de la cause, ils sont les suivants :
3.1.1 Le 28 décembre 2014, « dans un contexte de conflit de voisinage récurrent »,
Y_ a pénétré sur la propriété de X_ et jeté de la neige sur sa place
de parc. Il s’est ensuite présenté au domicile de celle-ci, l’a traitée de « pétasse » et l’a
menacée en lui disant qu’il allait « lui régler son compte ». Compte tenu de l’attitude
agressive de son voisin et du « contexte tendu » à ce moment-là, l’intéressée a éprouvé
de « la crainte » (cf. consid. 2.1, 4.2, 5.2 et 9.3 du jugement attaqué).
3.1.2 Entendue le 2 janvier 2015 par la police à la suite de ces événements, la
plaignante a affirmé avoir eu l’impression que Y_ avait été « à deux doigts »
de la frapper, ce qui lui avait fait peur. En outre, compte tenu de la tournure prise par les
événements, elle craignait des « représailles » de sa part, « [q]ue ce soit directement
contre [son] intégrité physique ou contre [ses] biens » (cf. dos. p. 12 [R6]).
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3.2.1 Lors d’une nouvelle altercation survenue le 2 février 2015, Y_ a traité
X_ de « remède contre l’amour » et de « dinosaure à quatre pattes ». Il a en
outre jeté « deux ou trois pelletées de neige dans l’habitacle de la voiture » où elle s’était
réfugiée, puis, alors qu’elle en était ressortie, lui a donné un « coup de pelle » sur la tête.
Il l’a ensuite empoignée à la gorge et l’a frappée à plusieurs reprises, avec le poing, au
niveau du visage. En réaction à ces actes, et dans le but de protéger son intégrité
physique qui était menacée, la plaignante a attrapé son voisin au collet, a déchiré son
pull et l’a griffé sur la joue droite, agissant ainsi, selon l’appréciation du premier juge,
sans excéder les limites de la légitime défense. Y_ l’a ensuite poussée de
l’autre côté de la route, puis l’a tirée sur sa propriété, avant de la projeter contre un tas
de neige. Alors qu’elle criait, il l’a encore serrée au cou et repoussée vers la sortie, tout
en lui donnant des coups de genoux ou de pieds dans les côtes. Finalement, il s’est
emparé de son téléphone portable et l’a détruit (cf. consid. 2.2, 2.3.3, 6.2, 6.3, 7.2 et 8.4
du jugement mis en cause).
3.2.2 Entendue le lendemain par la police, X_ a notamment déclaré que,
« depuis sa dernière plainte » - déposée à la suite des événements survenus le 28
décembre 2014 (cf. consid. 3.1.1 ci-dessus) - elle gardait « toujours [son] natel avec
[elle] au cas où la situation devait dégénérer ». Elle avait du reste pris des photos lors
des événements de la veille (cf. dos. p. 17 [R6]).
3.2.3 Le Dr Z_, spécialiste en médecine interne à A_, a reçu
X_ en urgence, tôt dans la matinée du 3 février 2015. Celle-ci lui a alors
expliqué avoir été « agressée par son voisin » le jour précédent « en début de soirée »
et être « très choquée par l’altercation ». Elle s’est également plainte « de douleurs
cervicales, paratrachéales gauches, [...] au niveau de l’omoplate à gauche, [et de] l’aile
iliaque droite [ainsi que] de contusions diffuses au niveau du thorax ». Au cours de son
« examen clinique », ce médecin a en outre constaté la présence de « traces d’éraflures
au niveau du visage à droite, prenant la zone sous-orbitaire [et] l’aile du nez » ; il a aussi
relevé, au «niveau cervical », une « discrète voussure paratrachéale gauche avec une
sensibilité importante à ce niveau à la palpation de ce point ainsi qu’une trace rougie de
type strangulation » et « postérieurement » des « douleurs au niveau de l’omoplate à
gauche et [des] douleurs, avec éraflures, au niveau de l’aile iliaque droite » (cf. dos. p.
33).
3.2.4 Interrogée une nouvelle fois par la police le 7 février 2015, X_ a
affirmé toujours souffrir de « douleurs au dos et au cou suite à l’étranglement » survenu
le 2 février précédent. Elle a également signalé l’apparition d’un « hématome au niveau
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de [son] avant-bras gauche », consécutif à « l’altercation » dudit 2 février et qui, selon
elle, « n’était pas encore visible lors de la visite chez [son] médecin ». Elle a par ailleurs
souhaité que « la LAVI » prenne contact avec elle « par courrier » (cf. dos. p. 29-30 [R2,
5]).
3.2.5 Auditionnée par le Premier Procureur le 27 avril 2015 et répondant à la question
de son avocat tendant à savoir s’il était « exact que cette affaire [la] perturb[ait]
énormément », elle a déclaré que, « [s]ans exagération », tel était bien le cas et que
« [c]ela » lui pesait « énormément ». Elle était en outre « inquiète » à chaque fois qu’elle
rentrait chez elle et « pens[ait] aussi que Y_ pass[ait] son temps à [la] surveiller
et à [la] narguer », ce qui était « très, très désagréable ». Elle éprouvait de plus un
« sentiment de crainte » et se sentait « menacée ». Elle a au surplus expliqué que le
« soir de l’agression » du 2 février 2015, elle avait « sincèrement pensé » qu’elle allait
« termin[er] à l’hôpital » (cf. dos. p. 90 [R9-11]).
3.2.6 Aux débats de première instance, elle a affirmé avoir « ressenti très durement
les conséquences de l’altercation » du 2 février 2015 et avoir « eu de la peine à déglutir
pendant plusieurs semaines ». Elle avait en outre « mis beaucoup de temps à pouvoir
retourner dans [son] jardin », car elle avait « l’impression » que Y_ l’épiait. Elle
était de surcroît « un peu soulagée en sachant que d’autres voisins [étaient] prêts à
intervenir si [elle] devai[t] rencontrer de nouvelles difficultés » avec celui-ci à l’avenir (cf.
dos. p. 174 [R4]).
3.2.7 Devant le Tribunal de céans, elle a encore précisé que, lors des événements
du 2 février 2015, elle avait « vraiment pensé » que Y_ allait la tuer et que,
seuls ses « hurlements » l’avaient conduit à la lâcher. Elle avait ensuite été « très
perturbée » et avait même « pensé perdre pied ». Elle s’était « sentie atteinte dans [sa]
personnalité de manière très difficile à oublier ». Durant la première semaine après les
faits, elle avait eu des « pensées obsessionnelles en rapport avec ceux-ci » et n’avait
pas réussi à se concentrer à son travail. Elle avait également envisagé la prise de
« médicaments pour [être soutenue] psychologiquement » et songé à déménager. Elle
s’était aussi posée la question de savoir si elle pouvait « avoir fait quelque chose » pour
provoquer « l’agression » dont elle avait été victime et avait dû « faire un travail sur [elle-
même] à ce sujet ». Elle avait ensuite « mis plusieurs mois à oser sortir dans [son]
jardin » et, toujours actuellement, lorsqu’elle rentrait chez elle, elle fermait la porte de
son logement à clé. Elle a également confirmé avoir une « entente » avec ses voisins
qu’elle pouvait appeler si Y_ « devait [l’]agresser à nouveau » ; elle craignait
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en effet « bien évidemment » une « récidive ». Elle pensait finalement avoir subi un
« traumatisme » à vie.

Considerations:
III. Considérant en droit
4.1 Y_ n’a pas remis en cause le jugement entrepris qui, d’une part, l’a
reconnu coupable, pour les faits décrits ci-dessus (cf. consid. 3.1.1 et 3.2.1), d’injure (art.
177 al. 1 CP), de menaces (art. 180 al. 1 CP), de lésions corporelles simples (art. 123
ch. 1 CP) ainsi que de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), et, d’autre part, l’a
condamné à une peine pécuniaire, avec sursis, de même qu’à une amende (cf. lettre I
ci-dessus).
4.2 Pour fixer cette peine, le premier juge a estimé que la faute du prévenu était grave
et que la violence dont il avait fait preuve à l’encontre de la plaignante était
« inacceptable ». Les lésions qu’il lui avait causées étaient d’ailleurs de nature à
démontrer cette violence qui « aurait pu avoir des conséquences graves ». Il ne semblait
toutefois pas avoir compris la gravité de son comportement, ce qui était « inquiétant »
(cf. consid. 9.3 du jugement entrepris).
5.1.1 Ce même juge a, en revanche, rejeté les prétentions en réparation du tort moral
formulées par X_ à hauteur de 5000 fr., intérêt compensatoire en sus.
5.1.2 Se référant à cet égard à la description, établie par un médecin (cf. consid.
3.2.3 ci-dessus), des lésions que celle-ci avait subies, ledit juge a en effet retenu qu’il
n’y était pas fait état de « complication ou de douleurs particulières » et qu’en outre
l’intéressée n’avait pas « subi d’incapacité de travail, ni d’opération ». Elle ne semblait
pas non plus avoir « été atteinte de manière importante dans sa santé psychique »,
même si elle avait « évidemment été touchée » et s’était « sentie en insécurité ». Ainsi,
selon ce magistrat, les « conditions d’une réparation morale [n’étaient] pas réalisées,
l’existence de souffrances d’une gravité particulière n’ayant pas été établie » (cf. consid.
12.3.2 du jugement entrepris).
5.2 L’appelante conteste cette appréciation en relevant qu’elle avait « ressenti très
durement les conséquences de l’altercation », dont elle considérait que le dossier ne
reflétait pas la « violence », et avait « mis beaucoup de temps à pouvoir sortir de sa
propriété ». A ses « blessures physiques » s’étaient « ajoutées des souffrances morales
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d’une intensité et d’une durée considérables », si bien qu’il était « évident que toute
personne normale vivant une situation identique [aurait] souff[ert] dans sa chair et [aurait
été] blessée dans son âme pendant de longues semaines ». Dans ces conditions,
« [n]ier l’existence de souffrances morales importantes au vu de la gravité des faits »
était, à son avis, « indéfendable ». Au demeurant, contrairement à ce que pensait le
premier juge, une « opération, un arrêt de travail ou des complications [n’étaient] pas
nécessaires pour l’allocation d’un tort moral ».
5.3.1 Selon l’article 49 al. 1 CO, celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité
a droit à une somme d’argent à titre de réparation morale, pour autant que la gravité de
l’atteinte le justifie et que l’auteur ne lui ait pas donné satisfaction autrement. Cette
disposition protège notamment la liberté, l’intégrité sexuelle, l’honneur et la sphère
personnelle (cf. KESSLER, Commentaire bâlois, 6ème éd., 2015, n. 13 ad art. 49 CO ;
WERRO, Commentaire romand, 2ème éd., 2012, n. 3 ad art. 49 CO ; GURZELER, Beitrag
zur Bemessung der Genugtuung, 2005, p. 150-151).
5.3.2 Aux termes de l'article 47 CO, qui constitue un cas d’application de l’article 49
CO, le juge peut, en tenant compte de circonstances particulières, allouer à la victime
de lésions corporelles une indemnité équitable à titre de réparation morale. Parmi les
circonstances qui peuvent, selon les cas, justifier l'application de cette disposition,
figurent une longue période de souffrance ou d'incapacité de travail, de même que des
préjudices psychiques importants, tel un état post-traumatique avec changement
durable de la personnalité (cf. arrêt 6B_768/2018 du 13 février 2019 consid. 3.1.2 et les
références citées).
5.3.3 Pour apprécier l’ampleur de la souffrance morale, le juge doit se fonder sur la
réaction d’un homme moyen dans un cas similaire (cf. ATF 128 IV 53 consid. 7a et les
références citées). En outre, si la loi exige certes que la gravité de l’atteinte exige
réparation, elle ne fixe toutefois expressément ni le seuil de gravité, ni le montant minimal
de l’indemnisation. Elle réserve ainsi au magistrat la possibilité d’ordonner la réparation
d’atteintes qui, sans être objectivement d’une gravité particulière, n’en appellent pas
moins des indemnités minimes, voire symboliques. Il en va notamment ainsi en cas de
lésions corporelles légères, voire de voies de fait, si elles sont particulièrement
humiliantes pour la victime (cf. arrêt 6B_517/2008 du 27 août 2008 consid. 6.2.2 et les
références citées ; GUYAZ, Le seuil de gravité dans le cadre de l’art. 47 CO, REAS 2015
p. 200 ss, p. 203 ; PELET, Le prix de la douleur, in Le tort moral en question, 2013, p.
141 ss, p. 151-152).
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5.3.4 L'ampleur de la réparation morale dépend avant tout de la gravité des
souffrances physiques ou psychiques consécutives à l'atteinte subie par la victime et de
la possibilité d'adoucir sensiblement, par le versement d'une somme d'argent, la douleur
morale qui en résulte. Sa détermination relève du pouvoir d'appréciation du juge. En
raison de sa nature, l'indemnité pour tort moral, destinée à réparer un dommage ne
pouvant que difficilement être réduit à une simple somme d'argent, échappe à toute
fixation selon des critères mathématiques, de sorte que son évaluation en chiffres ne
saurait excéder certaines limites. Elle doit toutefois être équitable. Le juge en
proportionnera donc le montant à la gravité de l'atteinte subie et il évitera que la somme
accordée n'apparaisse dérisoire à la victime. En outre, une comparaison avec d'autres
affaires ne doit intervenir qu'avec circonspection, puisque le tort moral ressenti dépend
de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce. Cela étant, une comparaison n'est
néanmoins pas dépourvue d'intérêt et peut se révéler, suivant les circonstances, un
élément utile d'orientation. En particulier, en cas d'atteintes aux droits de la personnalité
(cf. art. 49 CO) et dans la mesure où des études comparatives fouillées sur l'octroi
d'indemnités satisfactoires font défaut, il y a lieu de prendre en compte les décisions qui
se rapportent au tort moral lors de décès ou de lésions corporelles au sens de l'article
47 CO (cf. ATF 138 III 337 consid. 6.3.3 et 129 IV 37 consid. 7.2 ainsi que les références
citées).
5.4.1 En l’espèce, la plaignante justifie le tort moral dont elle réclame réparation en
invoquant, non pas tant les douleurs qu’elle a subies du fait des blessures physiques -
heureusement sans gravité (cf. consid. 3.2.3 ci-dessus) - qui lui ont été infligées par
l’appelé, mais bien plutôt, et surtout, sa souffrance morale résultant du déchaînement de
violence - établi en cause (cf. consid. 4.2 ci-dessus) - dont celui-ci a fait preuve à son
encontre le 2 février 2015. Elle invoque à cet égard (cf. consid. 3.2.5-3.2.7 et 5.2 ci-
dessus), de manière qui emporte la conviction du juge soussigné, la peur qu’elle a
ressentie de « finir à l’hôpital », voire d’être tuée ledit 2 février, puis, dans les jours qui
ont suivi, son incapacité à se concentrer sur son lieu de travail et le sentiment de « perdre
pied » d’un point de vue psychique, de même que le souci, toujours actuel, que son
voisin ne récidive - ce qui, au demeurant, l’a incitée à obtenir le soutien de voisins
disposés à répondre à ses éventuels futurs appels à l’aide, de même qu’à
systématiquement verrouiller la porte de son logement dès qu’elle y est rentrée - et son
impossibilité à se rendre pendant plusieurs mois dans son jardin.
5.4.2 A l’aune d’un homme moyen placé dans des circonstances similaires, il faut
admettre que les souffrances morales de la plaignante telles que décrites ci-dessus
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revêtent incontestablement une importance certaine, contrairement à ce qu’a considéré
le premier juge. Elles découlent de l’atteinte, loin d’être anodine, à sa sphère personnelle
provoquée par le climat de terreur et d’insécurité généré par l’agressivité et la violence
de son voisin, climat qui perdure d’ailleurs puisque l’intéressée craint toujours qu’il ne
s’en prenne à nouveau à elle.
5.4.3 Dans un tel contexte, c’est dès lors à juste titre que l’appelante réclame une
indemnité à titre de réparation du tort moral fondée sur la disposition générale de l’article
49 al. 1 CO (cf. dans ce sens GURZELER, op. cit., p. 153-156 ainsi que 214-217).
5.4.4 S’agissant de son montant, au vu, d’une part, des montants alloués dans des
cas où la victime a éprouvé un sentiment de frayeur, voire une peur de mourir (cf.
HÜTTE/DUCKSCH/GROSS/GUERRERO, Le tort moral, 3ème éd., 2005, sections VIII/1-VIII/18
[2001-2002], nos 7a, 10, 14, 20, 21, 21a, 24, 31a et 41, sections VIII/3-VIII/26 [2003-
2005], nos 6, 10, 11, 28, 34, 43, 49 et 55) et, d’autre part, des circonstances du cas
particulier, il semble équitable d’astreindre l’appelé à verser à sa victime une somme de
2500 fr., avec intérêt compensatoire à 5 % l’an dès le 2 février 2015 (cf. sur cette
question, WERRO, La responsabilité civile, 3ème éd., 2017, no 1051), ce qui conduit à
l’admission partielle du présent recours.
6.1 Le sort des frais de la procédure d'appel est réglé par l'article 428 al. 1 CPP, qui
prévoit leur prise en charge par les parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de
cause ou ont succombé. Il convient de se fonder, à cet égard, sur leurs conclusions
respectives (cf. DOMEISEN, Commentaire bâlois, 2ème éd., 2014, n. 5 ss ad art. 428 CPP).
Compte tenu du degré de difficulté ordinaire de la présente affaire, des principes de la
couverture des frais et de l'équivalence des prestations, l'émolument judiciaire - en
principe compris entre 380 fr. et 6000 fr. (art. 22 let. f LTar) - est fixé à 800 francs.
Vu l'admission partielle de l’appel de la partie plaignante, ce montant doit être mis pour
moitié à sa charge (400 fr.) et pour moitié à celle de Y_ (400 fr.).
6.2 Le sort des dépens de la procédure d'appel est réglé par l'article 436 al. 1 CPP
(cf. DOMEISEN, n. 3 ad art. 428 CPP). En vertu de cette disposition, les prétentions en
indemnités dans la procédure de recours sont régies par les articles 429 à 434 CPP, ce
qui implique, d'une manière générale, que les indemnités sont allouées ou mises à la
charge des parties dans la mesure où celles-ci ont eu gain de cause ou ont succombé
(cf. WEHRENBERG/FRANK, Commentaire bâlois, 2ème éd., 2014, n. 4 ad art. 436 CPP ;
MIZEL/RÉTORNAZ, Commentaire romand, 2011, n. 1 ad art. 436 CPP).
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En l'espèce, compte tenu de l’issue de la présente procédure, chaque partie doit
supporter ses propres frais d’intervention devant le Tribunal de céans.