Decision ID: 768ed886-ca4c-4275-99c1-2f206a56fc94
Year: 2018
Language: fr
Court: VS_BZG
Chamber: VS_BZG_005
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
II. Faits
A. L'immeuble «P _ », à B_, est constitué de plusieurs
appartements en PPE. L'agence D _ SA, à B_, administre ce
bâtiment. Les époux W _ et X _ sont copropriétaires par moitié
d'un appartement de 3 1/2 pièces, situé au rez supérieur de cet immeuble (PPE n°
parcelle de base n° xxx). Les époux Z_ et Y_ sont copropriétaires
de l’appartement, situé juste au-dessus de celui des époux W _ et X
_.
S’agissant des faits du 1 er juin 2016, des faits relatifs au litige, ainsi que des suites
données, les parties présentent des versions différentes.
B. Selon W _ et X _, le 1 er juin 2016, vers 13 h 00, ils ont perçu des
vibrations provenant de l'appartement de Y _ et Z _. Selon eux,
Z_ procédait à des travaux de rénovation dans son appartement. Selon eux,
ils ont immédiatement remarqués la présence de fissures aux murs de leur
appartement (côté séjour, chambre et salle de bain). Selon eux, X _ s’est
alors rendue chez Z _, pour lui faire part des dégâts constatés chez elle, lui
demander de stopper les travaux et de venir constater les dégâts. Selon eux, Z
_ s’est alors déplacé chez X _ et aurait constaté la présence de
fissures aux plafonds de l'appartement. Selon eux, il aurait proposé aux époux W
_ et X _ un arrangement financier de 300 fr. et Z _ aurait
refusé un constat, malgré l'insistance des époux W _ et X _. Selon
eux, Z _ serait rentré chez lui pour poursuivre les travaux de rénovation. Le
1 er juin 2016 également, W _, X _ et F_ ont écrit une
lettre recommandée à Z_, pour le tenir responsable des défauts occasionnés
à leur appartement et lui demander d'assumer tous les coûts. Le 1er juin 2016, Z
_ n'était pas couvert en assurance responsabilité civile. Selon les époux W
_ et X _, Z _ a contracté E_ le lendemain, à
savoir le 2 juin 2016; E_ a refusé de prendre en charge le sinistre. Selon eux,
D _ SA a refusé d'assister les époux W _ et X _. Selon
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eux, en juin 2016, ils ont demandé à l'entreprise de peinture L _ de constater
les fissures et d'attester que celles-ci découlaient des travaux de rénovation du 1 er
juin
2016. Selon eux, l'appréciation de L _ établit que les plafonds du séjour et de
la chambre avaient été récemment repeints et qu'ils ne présentaient alors aucune
fissure. Selon eux, en juillet 2016, ils ont demandé à l'entreprise de gypserie-peinture
O _ Sàrl d'estimer les coûts des travaux de réfection. Selon eux, cette
entreprise a chiffré les coûts de réparation à 2'073 fr. 60. Le rapport a été transmis tant
à Z _ qu’à l'agence immobilière D_ SA. Selon eux, à ce montant
doivent encore être ajoutés 72 fr. pour l'envoi des recommandés, 300 fr. de frais divers
(copies, déplacements, temps consacré à la rédaction de courriers, etc.) et 100 fr. pour
l'établissement du devis de O _ Sàrl, à savoir un total de 2'645 fr. 60. En
septembre 2016, W _ et X _ ont requis de Q _ SA une
expertise pour constater que les défauts constatés étaient en lien de causalité avec les
travaux de Z _ du 1 er
juin 2016. Selon eux, le 28 septembre 2016, K
_ de Q _ SA s'est rendu sur place pour évaluer les dégâts. Selon
eux, le rapport du 6 octobre 2016, constate la présence de fissures, provoquées par
les vibrations émanant des travaux de démolition, de nouvelles fissures pouvant
apparaître en cas de nouvelles vibrations sans études et précautions adéquates. Selon
eux, le traitement des fissures doit se faire par pontage et protection, consistant à
recouvrir en surface les fissures d'un treillis synthétique, afin de rétablir l'étanchéité à
l'air ou à l'eau, avant la mise en couvre du revêtement de finition. Selon eux, le coût de
ce rapport, assumé par la famille W _ et X _, est de 1'030 fr. 80.
Selon eux, à ce montant s’ajoutent 300 fr. pour frais divers des époux W _ et
X _. Selon eux, les époux W _ et X _ ont fait ré-estimer
les travaux de réparation par O _ Sàrl, afin de prendre en compte les
conclusions du rapport de Q _ SA. Selon eux, par devis du 17 octobre 2016,
O _ Sàrl a estimé la pose d'un treillis, recommandée par l'expertise Q
_, à 600 francs. Selon eux, à la suite de ce second rapport, les époux W
_ et X _ ont encore subi des frais de l'ordre de 300 francs. Les
époux W _ et X _ ont adressé des factures à Z _
(17.8.2016, 5.10.2016, 6.10.2016). X _ a requis de l’OPF de B_
une poursuite à l'encontre de Z _, réclamant le paiement de 2'545 fr. 60,
avec intérêt à 5% l'an dès le 18 septembre 2016 (devis O _ Sàrl : 2'073 fr.
60 ; recommandés : 72 fr. ; frais divers : 300 fr. ; établissement du devis O _
Sàrl : 100 fr.) (poursuite n° C _). Le commandement de payer, notifié à Z
_ le 5 octobre 2016, a été frappé d'opposition totale. Une seconde poursuite
à l'encontre de Z _ a été requise de l’OPF pour 1'330 fr. 80, avec intérêts à
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5% l'an dès le 5 octobre 2016, et pour 900 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 6.10.2016
(pose d'un treillis : 600 fr. ; frais divers : 300 fr. ; devis Q _ : 1'030 fr. 80 ; frais
divers : 300 fr.) (poursuite n° A_). Le commandement de payer, notifié à Z
_ le 9 novembre 2016, a été frappé d'opposition. Selon les époux W
_ et X _, le total de la réparation du dommage s’élève à 4'776 fr. 40
(devis O _ Sàrl : 2'073 fr. 60 ; recommandés : 72 fr. ; frais divers : 300 fr. ;
établissement du devis O _ Sàrl : 100 fr. ; pose d'un treillis : 600 fr. ; frais
divers : 300 fr. ; devis Q _ : 1'030 fr. 80 ; frais divers : 300 fr.). Les époux W
_ et X _ réclament encore les frais d'avocat avant procès, par
3'009 fr., ainsi que les frais du juge de commune, par 400 fr. (150 fr. + 250 fr.).
De surcroît, selon W _ et X _, Z_ parque un volumineux
4x4 sur sa place de parc attenante à celle des époux W _ et X _.
Selon eux, ce faisant, il bloque aux époux W _ et X _ l'accès à leur
place de parc. Selon eux, dans ces circonstances, et en raison d'un petit muret, il est
impossible aux époux W _ et X _ d'utiliser leur place de parc.
Selon eux, Z_ pourrait y parquer sa plus petite voiture, une xxx, de sorte que
les époux W _ et X _ pourraient aisément parquer leur voiture sur
leur place de parc. Selon eux, en parquant son gros véhicule 4x4, Z_ marche
sur la place de parc des époux W _ et X _ lorsqu'il souhaite s'en
extraire, une fois parqué. Selon eux, la pose des cartons en bordure de leur place a
pour but de démontrer qu'il est impossible à Z_ de parquer son 4x4 sur sa
place de parc sans empiéter momentanément sur leur propre place. Selon eux, W
_ souffre de cette situation ; elle a consulté un médecin.
Ni les parties W _ et X _, ni leur témoin F_ , n’ont
confirmé ces faits en séance, comme parties (art. 191 et 192 CPC ; art. 306 CP) ou
comme témoin (art. 171 CPC, art. 307 CP). Afin de justifier leur absence, ils ont
déposé les certificats médicaux du Dr R _, médecine interne générale FMH, et
du Dr I _, médecine interne et gastroentérologie FMH.
C. Les époux Y _ et Z _ contestent les faits présentés par les
époux W _ et X _ et leurs prétentions. Selon les époux Y
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_ et Z _, en mai 2016, avec l’accord de la société administratrice,
ils ont informé les voisins des travaux de rénovation du 1 er juin au 31 juillet 2016, en
affichant une information écrite aux entrées xxx et xxx. Selon eux, il s'agissait de
travaux habituels de rénovation (Z _, R. 25). Selon eux, c'est immédiatement
après l'utilisation d'une perceuse-frappeuse Bosch pour modifier deux boîtiers
électriques à la cuisine et au salon que Z_ a été invité à se déplacer dans
l'appartement des époux W _ et X _. Selon eux, à cette occasion,
Z _ a exclusivement constaté une fissure préexistante d'une dizaine de
centimètres au plafond du salon. Selon eux, F_ a immédiatement soumis à
Z_ pour signature un document rédigé et préparé à l'avance. Selon eux, le
représentant de l'administratrice est venu sur les lieux, a fait des photographies, avant
de confirmer aux époux Y _ et Z _ qu'ils pouvaient poursuivre les
travaux. Selon eux, un contrat d'assurance RC n'est pas obligatoire. Selon eux, en mai
2016, avant le début des travaux, ils avaient pris contact avec leur assureur pour
contracter une assurance RC ; le rendez-vous était agendé le 2 juin 2016. Selon eux,
l'expert mandaté par les époux W _ et X _ n'a pas pris contact
avec les époux Y _ et Z _ et n'a pas visité leur appartement. Selon
eux, cette expert n'a pas entendu les époux Y _ et Z _, n'avait pas
connaissance des travaux réalisés, ni de leur importance, ni des moyens utilisés. Selon
eux, cet expert n'évoque pas dans son rapport les travaux, effectués par S _
SA, en fin 2015 dans un garage situé sous l'appartement des époux W _ et X
_. Selon eux, l'immeuble «P _ », construit il y a plusieurs
décennies, présente de nombreuses fissures extérieures et intérieures, aussi bien
dans les parties communes que dans les unités d'étages. Selon eux, Z_ et
son épouse sont les concierges de l'immeuble depuis 1999 et entretiennent
d'excellentes relations avec tous les autres résidants de l'immeuble. Selon eux, les
jumelles du couple Y _ et Z _, âgées de 4 ans, craignent de croiser
la famille W _ et X _ et n'osent plus se déplacer seules dans les
parties communes de l'immeuble, ayant été apeurées à plusieurs reprises par des
altercations verbales entre les parties. Selon eux, le 27 septembre 2016, des agents de
police se sont déplacés sur place et ont «calmé» la famille W _ et X
_. Selon eux, par de multiples courriers répétitifs, les époux W _ et
X _ ont véritablement harcelé Z_ pour obtenir le payement de
toutes sortes de prétentions injustifiées. Selon eux, à plusieurs reprises, F_
a interpellé Z_ pour qu'il verse à la famille W _ et X _ de
l'argent pour couvrir le dommage invoqué. Selon eux, la société administratrice de
l'immeuble a dû récemment intervenir auprès de la famille W _ et X
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_ pour qu'elle cesse d'importuner les défendeurs en déposant dans le garage
commun des cartons de manière aussi inutile que provocatrice.
D. Sur la base des actes de la cause, le tribunal retient qu’en mai 2016, les époux Y
_ et Z _ ont avisé la régie - qui a accepté - ainsi que les voisins,
des travaux de rénovation ordinaire dans leur appartement (pce 23 ; J _, R. 8
ss ; Z _, R. 28 ss). Les époux Y _ et Z _ officient comme
concierge à la satisfaction des occupants de l’immeuble (J _, R. 17) depuis
1998 ou 1999 (Z _, R. 42, 43).
Le 1 er
juin 2016, en fin de matinée ou en début d’après midi (J _, R. 1, 13),
F_ a dit au représentant de la régie qu’il regardait la télévision dans
l’appartement de ses parents (J _ ; R. 13) et qu’il avait perçu des vibrations
provenant de l'appartement des époux Y _ et Z _. En l’absence de
son épouse (Y_, R. 24), Z_ procédait alors aux travaux de
rénovation annoncés dans son appartement, notamment à l’aide d’une perceuse-
frappeuse xxx (Z _, R. 32). Il démontait un boîtier électrique collé contre du
ciment (J _, R. 14 ; Z _, R. 32). A 13 h 05, W _ a sonné à
la porte de Z _, pour l’aviser de fissures au plafond de son appartement ; Z
_ s’est rendu chez W _ et Y _ (Z _, R. 32, 33).
Z _ a constaté une microfissure de 5 centimètres sur la vieille peinture (Z
_, R. 35). Intervenu sur place, au début de l’après-midi, le représentant de la
régie a constaté quelques fissures au plafond de l’appartement, à savoir des
microfissures, qu’il a photographiées (J _, R. 14 ; photos de la régie, p. 160).
Aucun autre copropriétaire ne s’est plaint (J _, R. 5).
Le 1 er juin 2016 également, W _, X _ et F_ ont écrit une
lettre recommandée à Z_, pour le tenir responsable des défauts occasionnés
à leur appartement et lui demander d'assumer tous les coûts.
Par la suite, les époux W _ et X _ ont demandé à L _ de
constater des fissures au plafond (L _, R. 68). L _, qui avait
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travaillé dans l’appartement il y a plus de 10 ans, a confirmé qu’alors, il n’y avait pas de
fissure (L _, R. 70). A la demande de W _, il a fait un constat des
fissures (rapport du 28 juin 2016, pce 6 ; L _, R. 71). Questionné sur ce
point, L _ n’a pas pu confirmer que lesdites fissures n’existaient pas avant le
1 er juin 2016 (L _, R. 69 et 72). L _ n’a ainsi pas pu attester que
ces fissures / microfissures découlaient des travaux de rénovation du 1 er juin 2016.
Comme il était intervenu, il y a plus de 10 ans (R. 70), L _ n’a pas pu non
plus attester que les plafonds du séjour et de la chambre avaient été récemment
repeints et qu'ils ne présentaient alors aucune fissure.
Par la suite, en juillet 2016, les époux W _ et X _ ont demandé à O
_ Sàrl d'estimer les coûts des travaux de réfection. Un devis du 28 juillet
2016 de 2'073 fr. 60, puis un autre devis du 17 octobre 2016 de 2'721 fr. 60 ont été
établis. O _ a confirmé ses signatures (O _ , R. 76). Le témoin O
_ ne se souvenait ni du devis, ni d’être venu sur place, ni de l’endroit, ni
savoir de quel bâtiment il s’agissait, ni même savoir si c’était à B_ (O
_, R. 73 ss ; « Le devis est bien à moi oui. Mais moi je les fais faire aussi les
devis par la fiduciaire, moi je fais un brouillon », R. 84 ; « Je ne me souviens même pas
avoir fait ce travail. Pourquoi on m’appelle ici si on n’a pas fait ce travail ? », R. 82). O
_ Sàrl faisait aussi des devis pour une autre chambre (pces 7 et 9). O
_ n’a ainsi pas pu attester que ces fissures / microfissures découlaient des
travaux de rénovation du 1 er juin 2016.
Par la suite, en septembre 2016, le fils F_ a requis de K _ de Q
_ SA un constat de fissures (K _, R. 56 ; pce 10). Le 28 septembre
2016, K _ de Q _ SA s'est rendu sur place (pce 10, p. 4/9 ; K
_, R. 49). Il a notamment constaté les microfissures litigieuses (p. 4/9 ; K
_, R. 50). Dans son constat, K _ de Q _ SA indiquait que
les fissures ont été provoquées par les vibrations émanant des travaux de démolition
de l’appartement du 1 er étage superposé (p. 5/9). K _ de Q _ SA
indiquait également que « de nombreux témoins étaient effectivement surpris de la
forte nuisance sonore et vibratoire que ces travaux engendraient » (p. 5/9). En réalité,
F_ a indiqué à K _ les travaux du 1 er
juin 2016 (R. 58).
Contrairement à la déclaration de L _ - intervenu, il y a plus de 10 ans (R. 70)
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- K _ avait l’impression que l’appartement venait d’être repeint. Z _
avait remarqué de la vieille peinture (Z _, R. 35). A cet égard, aucune facture
ou attestation de ces éventuels récents travaux de peinture n’a été déposé en cause.
Même si K _ estime fort possible des fissures provoquées par des travaux de
démolition (K _, R. 63), K _ n’a pas constaté les travaux litigieux (K
_, R. 59). K _ n’a pas entendu les époux Y _ et Z
_ (K _, R. 60) et ne s’est jamais présenté à eux (Z _, R.
41). Il n’a pas rencontré les autres voisins. K _ n’a pas pu décrire les moyens
utilisés dans l’appartement des époux Y _ et Z _ (K _, R.
65). K _ n’avait pas connaissance des travaux de S _ SA en 2015
(K _, R. 61). A part F_ , et de ses parents, K _ n’a pas
indiqué le nom des « nombreux témoins » dont il fait état dans son constat (p. 5/9 ; K
_, R. 66). Les propos de K _ n’ont pas été corroborés par une
expertise judiciaire (au sens des art. 183 ss CPC), car les demandeurs ont
expressément renoncé à l’expertise (écriture du 27 juin 2017). K _ n’a ainsi
pas pu attester de lui-même que les fissures / microfissures litigieuses découlaient des
travaux de rénovation du 1 er juin 2016.
III. Droit
1. Les demandeurs invoquent l’art. 679 CC. A la suite de l’intervention de Z
_ le 1 er
juin 2016, les demandeurs disent avoir constaté des fissures dans
leur appartement, dues, selon eux, à un excès du droit de propriété par Z _.
Selon eux, le coût des travaux de réparation constituent un dommage. Selon eux, le
rapport de Q _ SA constate l'existence d'un lien de causalité entre les
travaux et les fissures. Selon eux, un peintre a attesté que ces fissures n'existaient pas
lorsque les plafonds ont été repeints. Sur cette base, ils réclament 4'776 fr. 40 et des
frais de défense avant procès, par 3'009 fr., ainsi que les avances devant le juge de
commune, par 400 fr. (CR CO I - WERRO, n. 12 ad art. 42 CO; n. 5 ad art. 46 CO).
Implicitement, afin d’obtenir la réparation du dommage allégué, les demandeurs
invoque l’action en réparation du dommage («sans préjudice de tous dommages-
intérêts») de l'art. 679 al. 1 CC.
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2. Selon l’art. 679 al. 1 CC (responsabilité du propriétaire ; en cas d'excès du droit de
propriété), celui qui est atteint ou menacé d'un dommage parce qu'un propriétaire
excède son droit, peut actionner ce propriétaire pour qu'il remette les choses en l'état
ou prenne des mesures en vue d'écarter le danger, sans préjudice de tous dommages-
intérêts. Selon l’art. 679a al. 1 CC (responsabilité du propriétaire ; en cas d'exploitation
licite d'un fonds), lorsque, par l'exploitation licite de son fonds, notamment par des
travaux de construction, un propriétaire cause temporairement à un voisin des
nuisances inévitables et excessives entraînant un dommage, le voisin ne peut exiger
du propriétaire du fonds que le versement de dommages-intérêts. L'art. 679 al. 1 CC
accorde au voisin deux types d'actions : pour défendre son droit lui-même, le voisin
dispose d'une action en cessation de l'atteinte («remette les choses en l'état ou prenne
des mesures en vue d'écarter le danger») et d'une action en prévention de l'atteinte
(non prévue par le texte de l'art. 679 al. 1 CC, mais admise par la jurisprudence); une
action en constatation de droit est également ouverte (CR CC II - BOVET, n. 2 ad art.
679 CC). Pour obtenir la réparation du dommage qu'il aurait subi, le voisin dispose
d'une action en réparation du dommage («sans préjudice de tous dommages-
intérêts»); l'art. 679 al. 1 CC introduit ainsi une responsabilité du propriétaire
d'immeuble pour les dommages causés à ses voisins à la suite d'une violation des art.
684 ss. Il s'agit d'une responsabilité objective (ou causale), qui existe indépendamment
d'une faute du propriétaire (STEINAUER, Les droits réels II, n. 1894 ; CR CC II - BOVET,
n. 44 ad art. 679 CC). Les art. 679 s. CC constituent une lex specialis par rapport à
l'art. 641 al. 2 CC pour le cas où l'atteinte provient du fait qu'un voisin excède son droit
de propriété parce qu'il ne respecte pas les art. 684 ss CC (STEINAUER, op. cit., n.
1896).
S’agissant des actions des art. 679 s. CC, la qualité pour agir appartient au «voisin»,
c'est-à-dire à la personne qui est propriétaire de l'immeuble voisin, peu importe qu'elle
en soit possesseur immédiat ou non, ou qui a la maîtrise effective de l'immeuble voisin
(STEINAUER, op. cit., n. 1902 ; PRADERVAND-KERNEN, Propriété par étages et droit de
voisinage, PPE 2017, p. 146, n. 31 ; CR CC II - BOVET, n. 23 ss ad art. 679 CC ; dans
les relations internes à la PPE : CR CC II - BOVET, n. 25 ad art. 679 CC). Chacun des
copropriétaires atteint par un trouble peut intenter l’action négatoire même si les autres
copropriétaires d’étages consentent au trouble (VOUILLOZ, Les attributions respectives
des organes de la PPE, in La propriété par étages, Genève/Bâle/Munich 2013, p. 45
ss, 49). S’agissant d’une atteinte relevant de personnes privées, la qualité pour
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défendre est reconnue non seulement au propriétaire, mais aussi au titulaire d'un droit
réel limité qui a l'usage du fonds ou au titulaire d'un droit personnel permettant d'utiliser
le fonds. Le demandeur doit agir contre le propriétaire actuel du fonds. L'action en
dommages-intérêts ne peut être intentée que contre le propriétaire qui a causé le
dommage en excédant son droit (même si entretemps, il a aliéné le fonds) (STEINAUER,
op. cit., n. 1905 ; dans les relations internes à la PPE : PRADERVAND-KERNEN, PPE
2017, p. 151, n. 45 ; CR CC II - BOVET, n. 32 ad art. 679 CC).
S’agissant des conditions matérielles, l'admission de toutes les actions ouvertes selon
l'art. 679 al. 1 CC est subordonnée à la réalisation des trois conditions suivantes : - un
excès dans l'utilisation du fonds, c'est-à-dire un dépassement des limites assignées à
la propriété foncière par le droit de voisinage ; - une atteinte (actuelle ou menaçante)
aux droits du voisin ; - un rapport de causalité entre l'excès et l'atteinte. L'admission
des actions ouvertes par l'art. 679 al. 1 CC est donc indépendante de la faute du
défendeur (STEINAUER, op. cit., n. 1908 s.). Il n'y a excès au sens de l'art. 679 CC que
si un comportement humain en connexité avec l'utilisation et/ou l'exploitation du fonds
viole les dispositions du droit de voisinage restreignant le droit de propriété. Le
comportement humain peut consister en un acte positif ou en une omission. Le
comportement humain doit être en connexité avec l'exercice du pouvoir de fait sur le
fonds, c'est-à-dire avec l'exploitation ou toute autre utilisation de ce fonds (CR CC II -
BOVET, n. 8, 10 ad art. 679 CC). Le rapport avec le fonds ne doit pas être purement
fortuit (STEINAUER, op. cit., n. 1910 ss). L'excès doit provenir de l'utilisation d'un fonds
et se produire sur un autre fonds. Par ailleurs, si un propriétaire d'étage excède son
droit au détriment d'un autre propriétaire d'étage, le litige doit aussi être tranché selon
l'art. 679 CC (CR CC II - BOVET, n. 14 ad art. 679 CC ; CR CC II - AMOOS PIGUET, n. 23
ad art. 712a CC). Enfin et surtout, l'excès doit consister dans la violation des règles dit
droit de voisinage. Les actions régies par l'art. 679 CC constituent la sanction générale
des règles de voisinage et plus particulièrement, en pratique, celle de l'art. 684 CC. Si
le voisin a donné son accord au comportement dommageable, la violation des règles
de voisinage n'est pas illicite (STEINAUER, op. cit, n. 1912 ss). L'excès commis par le
défendeur doit causer une atteinte aux droits du voisin. L'art. 679 CC n'envisage que le
cas d'un «dommage»; mais le voisin est aussi protégé contre des atteintes qui ne
constituent pas un dommage au sens strict de ce terme (par exemple, contre des bruits
excessifs). Il n'est pas nécessaire que le fonds lui-même soit affecté dans son intégrité;
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il suffit que les effets de l'excès se fassent sentir sur les personnes qui séjournent sur
le fonds ou sur les choses mobilières qui s'y trouvent (STEINAUER, op. cit., n. 1918).
S’agissant du rapport de causalité entre l'excès et l'atteinte, les règles ordinaires sur la
causalité, naturelle et adéquate, s’appliquent. C'est le demandeur qui a le fardeau de la
preuve (STEINAUER, op. cit., n. 1919 ; CR CC II - BOVET, n. 21 ad art. 679 CC).
Chacune des actions (action en cessation de l'atteinte ; action en prévention de
l'atteinte ; action en constatation de droit ; action en réparation du dommage) est
soumise à des conditions particulières. S’agissant de l’action en réparation du
dommage, cette action tend à obtenir la réparation des dommages causés au
demandeur par les immissions excessives. Elle permet en particulier de faire
supprimer les conséquences de ces immissions sur le fonds du demandeur; à cet
égard, d'autres modes de réparation que les prestations pécuniaires peuvent être
ordonnées par le tribunal, par exemple le déblaiement de terre ou le nettoyage et la
remise en état d'un fonds endommagé par une inondation. L'admission de l'action est
subordonnée à la condition particulière que le demandeur fasse la preuve du
dommage (et de la relation de causalité adéquate entre l'atteinte et le dommage) (CR
CC II - BOVET, n. 21 ad art. 679 CC). En revanche, la preuve d'une faute du défendeur
n'est pas requise; l'art. 679 CC ne se contente donc pas de réserver l'application des
art. 41 ss CO, mais crée une responsabilité objective (STEINAUER, op. cit., n. 1928 s. ;
CC II - BOVET, n. 22 ad art. 679 CC).
L'action en réparation du dommage se prescrit conformément à l'art. 60 CO (ATF 127
III 257 ; STEINAUER, op. cit., n. 1930 ; PRADERVAND-KERNEN, PPE 2017, p. 150, n. 43).
Le délai de prescription ne commence à courir que lorsque le comportement
dommageable (sur le fonds à l'origine de l'immission) a pris fin. Dès lors, aussi
longtemps que, par exemple, durent des émissions de fumées polluantes, il est
possible de demander la réparation de l'ensemble des dommages qu'elles ont causés
dans le passé. En revanche, si le dommage provient d'un fait excessif unique (p. ex.
travaux d'excavation ayant provoqué un glissement de terrain), le délai de prescription
commence à courir dès que cet excès a pris fin (STEINAUER, op. cit., n. 1931 ; CC II -
BOVET, n. 44 ad art. 679 CC). Le for de l'action est au domicile ou au siège de la
personne ayant subi le dommage ou du défendeur, ou encore au lieu de l'origine de
l'atteinte ou à celui où le résultat s'est produit (art. 36 CPC) (CR CC II - BOVET, n. 47 ad
- 20 -
art. 679 CC). Pour le cas où l'action en réparation du dommage est ouverte en même
temps qu'une action à raison de l'atteinte, l'art. 15 al. 2 CPC prévoit en outre un for de
connexité; le demandeur qui ouvre à son domicile une action en réparation du
dommage peut ainsi y faire valoir une prétention à raison de l'atteinte. Le for de l'art. 36
CPC ne s'applique pas en matière internationale. Comme il n'est pas expressément
déclaré impératif, une prorogation de for est possible (art. 9 et 17 CPC ; art. 129 et 138
LDIP ; art. 5 ch. 3 CL) (STEINAUER, op. cit., n. 1930b). S’agissant d’une exploitation
licite du fonds, en principe, l'exploitation d'un fonds n'est licite que si elle ne provoque
pas d'immissions excessives au sens de l'art. 684 CC. Il peut toutefois arriver,
notamment lors de travaux de construction, qu'une immission en elle-même excessive,
soit licite parce qu'elle est temporaire et inévitable (en ce sens que son interdiction
serait hors de proportion avec l'avantage qu'en retirerait le voisin).
Le nouvel art. 679a CC, entré en vigueur le 1er janvier 2012, prévoit alors que, comme
l'immission doit être considérée comme licite, une action à raison du trouble est exclue
(CR CC II - BOVET, n. 51 ad art. 679 CC). Toutefois, comme l'immission est tout de
même excessive, le voisin peut exiger le versement de dommages-intérêts.
L'admission de l'action est subordonnée aux mêmes conditions qu'en cas d'immissions
excessives illicites. Le demandeur doit d'abord établir que l'exploitation du fonds du
défendeur provoque(ra) l'immission excessive au sens de l'art. 684 CC, le défendeur
ayant le fardeau de la preuve que cette immission est (sera) temporaire et inévitable.
Le demandeur doit ensuite prouver qu'il subit un dommage en relation de causalité
adéquate avec l'immission. La preuve d'une faute du défendeur n'est pas requise
(STEINAUER, op. cit., n. 1905e, n. 1931 s. ; PRADERVAND-KERNEN, PPE 2017, p. 150, n.
44).
3.1. En l’espèce, les époux W _ et X _, copropriétaires de
l’appartement, constitué en PPE et sis au dessous de l’appartement, également
constitué en PPE, des époux Y _ et Z _, ont la qualité de voisins et
disposent ainsi que la qualité pour agir au sens de l’art. 679 s. CC. Egalement voisins,
les époux Y _ et Z _ disposent de la qualité pour défendre. Les
époux W _ et X _ agissent ainsi contre les propriétaires actuels de
la PPE voisine. S’agissant d’une action en dommages-intérêts, elle est également
intentée contre le propriétaire à qui on reproche d’avoir causé un dommage en
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excédant son droit, à savoir Z_. Dans la mesure où Y _ n’était pas
là lors des faits litigieux (Y_, R. 24), elle ne peut avoir causé le dommage.
Partant, s’agissant d’une action en dommages-intérêts, l’action est infondée à son
encontre (cf. STEINAUER, op. cit., n. 1905).
3.2. En l’espèce, à la suite de l’utilisation par Z _ de sa perceuse-frappeuse
le 1 er juin 2016, il s’agit de déterminer s’il y a eu excès par celui-ci dans l'utilisation de
sa PPE (dépassement des limites assignées à la PPE par le droit de voisinage), s’il y a
eu atteinte aux droits du voisin et s’il existe un rapport de causalité entre l'excès et
l'atteinte (art. 679 al. 1 CC). Les époux Y _ et Z _ avaient avisé la
régie - qui avait accepté - des travaux de rénovation ordinaire dans leur appartement
(art. 679a CC). Le 1 er juin 2016, Z_ démontait un boîtier électrique collé
contre du ciment. Cette action constituait un comportement humain en connexité avec
l'exploitation de sa PPE. En tant que telle cette activité ne violait pas les dispositions du
droit de voisinage restreignant le droit de propriété (cf. art. 679a CC).
Il s’agit d’examiner si le propriétaire d’étage Z_ a excédé son droit au
détriment des époux W _ et X _, autres propriétaires d'étage. Le
1 er juin 2016, Z _ a constaté une microfissure de 5 centimètres. Le
représentant de la régie a également constaté quelques microfissures au plafond de
l’appartement. Par la suite, le 28 juin 2016, L _ a aussi constaté les fissures
au plafond ; L _ a confirmé qu’il y a plus de 10 ans il n’y avait pas de fissure,
sans pourvoir confirmer que les fissures litigieuses n’existaient pas avant le 1 er juin
2016 (R. 69 et 72) ; L _ n’a ainsi pas pu attester que ces fissures découlaient
des travaux de rénovation du 1 er juin 2016. Par la suite, en juillet 2016, puis en octobre
2016, O _ a signé un devis sans pouvoir confirmer être venu sur place, ni de
l’endroit, ni savoir de quel bâtiment il s’agissait, ni même savoir si c’était à B_
(73 ss). Par la suite, en septembre 2016, à la requête de F_ , K _ a
constaté les microfissures litigieuses. Sur la base des seules déclarations des époux W
_ et X _ et de leur fils, K _ a indiqué que les fissures
avaient été provoquées par les vibrations des travaux de l’appartement. K _
n’a pas interpellé les époux Y _ et Z _, ni ne s’est rendu dans leur
appartement. Le rapport de K _ ne peut pas être retenu ; il est en
contradiction avec la déclaration du plâtrier-peintre L _, qui avait effectué les
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travaux il y a plus de 10 ans, et avec celles de Z _, qui avait remarqué de la
vieille peinture. De plus, aucune facture ou attestation de ces éventuels récents
travaux de peinture n’a été déposé en cause. Même si K _ estime fort
possible des fissures provoquées par des travaux de démolition, K _ n’a pas
constaté les travaux litigieux ; il n’a pas entendu les époux Y _ et Z
_ et ne s’est jamais présenté à eux. K _ n’a pas pu décrire de lui-
même les moyens utilisés dans l’appartement des époux Y _ et Z
_ ; il n’avait pas non plus connaissance des travaux de S _ SA en
2015. A part F_, et ses parents, K _ n’a pas indiqué le nom des
« nombreux témoins » dont il fait état dans son constat ; les propos de K _
n’ont pas été corroborés par une expertise judiciaire (au sens des art. 183 ss CPC), car
les demandeurs ont expressément renoncé à l’expertise judiciaire. K _ n’a
ainsi pas pu attester de lui-même que les fissures / microfissures litigieuses
découlaient des travaux de rénovation du 1 er juin 2016.
Dans ces conditions, les demandeurs - qui ont le fardeau de la preuve (STEINAUER, op.
cit., n. 1919 ; CR CC II - BOVET, n. 21 ad art. 679 CC) - n’ont pas établi un excès de Z
_, au sens de l'art. 679 CC. Les demandeurs n’ont pas non plus établi que le
comportement de Z _ était en connexité avec l'utilisation de sa PPE. Les
demandeurs n’ont pas non plus établi que Z _ avait violé les dispositions du
droit de voisinage. Les demandeurs n’ont pas non plus établi que l’action de Z
_ dans sa PPE avait causé - de manière naturelle et adéquate - les fissures
litigieuses, à savoir l’éventuelle atteinte au plafond de l’appartement des époux W
_ et X _.
Partant, les conditions des art. 679 et 679a CC ne sont pas réalisées. L’action doit dès
lors être rejetée.
3.3. Les défendeurs ont conclu au retrait par les demandeurs des poursuites (« Dans
les dix jours dès l'entrée en force du jugement, les demandeurs retireront à leurs frais
les poursuites Nos A_ et C_ auprès de l'Office des poursuites de
B_ »).
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Le rejet de l’action en reconnaissance de dette (art. 79 LP) rend sans objet la poursuite
(SchKG I - PETER, n. 19 ss ad art. 8a LP). Sur présentation du jugement - entré en
force - constatant l’inexistence de la créance, les défendeurs libérés pourront ainsi
requérir de l’office la radiation des poursuites litigieuse. Partant, telle que formulée,
ladite conclusion est superflue. Elle est dès lors sans objet.
4.1 Les frais sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 106 al. 1 CPC).
S’agissant des frais de la procédure de conciliation, ils suivent le sort de la cause
lorsque la demande est déposée (art. 207 al. 3 CPC). Comme les défendeurs
obtiennent gain de cause, les frais et dépens, y compris les frais de l’autorité de
conciliation, sont mis à la charge des demandeurs. Les frais comprennent les frais
judiciaires et les dépens. Ils sont fixés conformément à la LTar.
4.2 L’émolument est fixé en fonction de la valeur litigieuse, de l’ampleur et de la
difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, ainsi que de leur situation
financière (art. 13 LTar). La valeur litigieuse déterminante pour le calcul de l'émolument
de justice est celle qui résulte des conclusions prises par les parties au débat final
(RVJ 1971 p. 39, 1968 p. 35 ; RVJ 1986 p. 309). Selon l’art. 16 al. 1 LTar, l’émolument
de justice pour les contestations civiles de nature pécuniaire, soumises à la procédure
ordinaire ou simplifiée, et tranchées en première ou unique instance, est fixé, pour une
valeur litigieuse de 8'001 à 20’000 fr. entre 900 fr. et 3’600 francs.
Le degré de difficulté de la cause doit être qualifié d’ordinaire. Aussi, conformément
aux principes de la couverture des frais et de l'équivalence des prestations (art. 13 al. 2
LTar), tous les frais de justice [tribunal de district (2’200 fr.) et juge de commune (250
fr. + 150 fr.)] sont arrêtés à 2’600 fr. et comprennent 1’919 fr. d'émolument de justice
de 1ère instance, 400 fr. pour les frais de la procédure de conciliation devant le juge de
commune, ainsi que 281 fr. de débours au sens des articles 5 ss LTar (à savoir 206 fr.
d'indemnités aux témoins et 75 fr. pour les services d'un huissier).
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Les frais sont couverts par les avances des demandeurs (2’400 fr. = 1'800 fr. + 200 fr.
+ 150 fr. + 250 fr.) et des défendeurs (200 fr.). Les demandeurs verseront,
solidairement entre eux, 200 fr. aux défendeurs, en remboursement de leur part
d’avances.
4.3 Les dépens, arrêtés globalement, comprennent les débours nécessaires, le
défraiement d’un représentant professionnel et, lorsque la partie n’a pas de
représentant professionnel, une indemnité équitable pour les démarches effectuées,
dans le cas où cela se justifie (art. 95 al. 3 CPC). Selon l’art. 32 al. 1 LTar, les
honoraires des avocats dans les contestations civiles de nature pécuniaire d’une valeur
litigieuse de 2’001 fr. à 10'000 fr. sont fixés entre 1’500 fr. et 2’500 fr. Les honoraires
sont arrêtés entre le minimum et le maximum prévu par le tarif, d’après la nature et
l’importance de la cause, ses difficultés, l’ampleur du travail, le temps utilement
consacré par le conseil juridique et la situation financière de la partie (art. 27 al. 1
LTar). Ils sont en règle générale proportionnels à la valeur litigieuse (art. 27 al. 2 LTar).
En l’espèce, les défendeurs sont assistés d’un avocat professionnel. La cause a
nécessité des moyens de preuve simples (dépôt de documents, audition de témoins et
de deux parties). Eu égard au temps utilement passé, il y a lieu de lui allouer des
dépens à ce titre, au sens de la LTar, ainsi que ses débours. Eu égard aux actes de la
cause et à la valeur litigieuse notamment, les dépens (honoraires, TVA et débours
compris) s’élèvent à 2'500 francs.
Partant, X _ et W _ verseront, solidairement entre eux, 2'500 fr., à
titre de dépens.
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Considerations: