Decision ID: e4c90c03-3383-4916-94eb-1a63a1573919
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE09.011421-VIY
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
A.F._
pour lésions corporelles simples qualifiées, injure, contrainte et violation grave, subsidiairement simple, des règles de la circulation, et contre
B.F._
pour lésions corporelles simples, injure et contrainte, d'office et sur plaintes de
C._
et de
M._
,
vu l'enquête
n° [...]
instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre A.F._ pour détournement de valeurs patrimoniales mises sous main de justice,
vu l'ordonnance du 22 février 2010, par laquelle le magistrat instructeur a ordonné la jonction de ces deux causes,
vu le recours exercé en temps utile par A.F._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que l'art. 25 al. 1 CPP permet au juge d'instruction de joindre ou de disjoindre des enquêtes qu'il instruit,
qu'il statue en se fondant sur le degré de connexité des affaires en cause (art. 25 al. 2 CPP),
qu'une jonction ou une disjonction peut cependant se justifier également pour des motifs d'opportunité tels que la promptitude à l'action pénale ou l'économie de la procédure, pourvu qu'il n'en résulte aucun préjudice sensible pour les parties (JT 1988 III 86; TACC, 16 juillet 2002/459),
que la règle de la connexité subjective prescrit de poursuivre et de juger ensemble, même des infractions distinctes, sans aucun lien de rattachement les unes aux autres, pour autant qu'elles aient été commises par le même prévenu (Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, 2
ème
éd., Zurich 2006, pp. 277-278, n. 438; TACC, 27 décembre 1005/903),
qu'en l'espèce, les deux enquêtes sont dirigées contre le recourant, de sorte qu'il existe entre elles une connexité par identité d'auteur,
que la jonction des causes se justifie donc pour ce motif déjà,
qu'il est en outre dans l'intérêt du recourant d'être jugé pour l'ensemble des infractions qu'il a commises en application de l'art. 49 al. 1
er
CP;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: