Decision ID: 8a6227e4-b209-4863-80d9-2b8d6cc83340
Year: 2018
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_002
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
En fait et en droit :
1.
Par acte du 2 juillet 2018, A.G._, appelante, a fait appel de l’ordonnance précitée et requis l’octroi de l’effet suspensif à son appel.
Par ordonnance du 4 juillet 2018, le Juge délégué de céans a rejeté la requête d’effet suspensif.
Le 13 juillet 2018, B.G._, intimé, a déposé une réponse.
Le 13 juillet 2018, A.G._ a requis le bénéfice de l’assistance judiciaire dans la procédure d’appel.
Lors de l'audience d'appel du 17 juillet 2018, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance tenante par le juge délégué pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l'union conjugale, dont la teneur est la suivante:
« I. Le chiffre II du dispositif de l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 21 juin 2018 est modifié en ce sens que le droit de visite de A.G._, sur sa fille C.G._, née le [...] 2009, s’exercera désormais de la manière suivante :
- la première fois, durant la semaine du 23 au 27 juillet 2018, durant un après-midi, à choisir entre les parties, en présence de la grand-mère paternelle et d’un professionnel auprès des Boréales ou du SUPEA ;
- par la suite, un mercredi sur deux, dès le 8 août 2018 y compris, de 14h00 à 18h00, en présence de la grand-mère paternelle de l’enfant, étant précisé que A.G._ se rendra au domicile de la grand-mère paternelle au début de chaque visite et l’y ramènera à la fin de chaque visite.
II. Les parties se laissent la possibilité de faire appel à la grand-mère maternelle pour ces visites, à la place de la grand-mère paternelle. Elles consulteront les Boréales et le SUPEA à cet effet.
III. La situation pourra être revue en fonction du déroulement des visites prévues en juillet et août 2018, sous le contrôle des Boréales et du SUPEA.
IV. Pour le surplus, l’ordonnance du 21 juin 2018 est maintenue.
V. Les frais judiciaires de deuxième instance seront répartis par moitié entre les parties, qui renoncent à l’allocation de dépens de deuxième
instance. »
2.
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle.
3.
La requête d’assistance judiciaire formée par A.G._ peut être admise, les conditions prévues par l’art. 117 CPC étant réalisées. Le bénéfice de l’assistance judiciaire sera ainsi octroyé à l’appelante dès et y compris le 28 juin 2018, Me Johanna Trümpy étant désignée comme son conseil d’office.
A.G._ sera par ailleurs astreinte à verser une franchise mensuelle de 50 fr. dès et y compris le 1
er
août 2018 en mains du Service juridique et législatif du Canton de Vaud en application de l’art. 123 CPC (art. 5 RAJ [règlement du 7 décembre 2010 sur l’assistance judiciaire en matière civile ; RSV 211.02.3]).
4.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC), selon le tarif des frais cantonal (art. 96 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance, comprenant les frais relatifs à la procédure d’effet suspensif, ainsi que ceux relatifs à la procédure de mesures protectrices de l’union conjugale, réduits d’un tiers conformément à
l'art. 67 al. 2 TFJC (tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5), seront arrêtés à 600 fr. (art. 65 al. 2 TFJC) et provisoirement laissés à la charge de l'Etat (art. 122 al. 1 let. b CPC) par 300 fr. pour l’appelante et mis à la charge de l’intimé par 300 francs. Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, conformément à la convention.
5.
Le conseil de l'appelante a indiqué dans sa liste d'opérations avoir consacré 7,9 heures au dossier. Vu la nature du litige et les difficultés de la cause, il y a lieu d’admettre ce décompte. Il s'ensuit qu'au tarif horaire de 180 fr., l'indemnité de Me Johanna Trümpy doit être fixée à 1’422 fr., montant auquel s'ajoutent le forfait de vacation par 120 fr., les débours par 3 fr. et la TVA sur le tout par 118 fr. 90, soit 1'663 fr. 90 au total.
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité au conseil d'office mis à la charge de l'Etat.

Considerations: