Decision ID: 78de6ac0-4bd1-5eae-8710-2de8829899c3
Year: 2020
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_006
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
considérant en fait et en droit
que par jugement du 27 août 2019, le Juge de police de l'arrondissement de la Sarine (ci-après: le Juge de police) a considéré, à titre préliminaire, que lors des faits survenus en mai 2017, A._ était majeur; il a rejeté la réquisition tendant à la transmission de la cause aux autorités pour mineurs (DO/ 13188 – 13190);
que le Juge de police a acquitté A._ des chefs de prévention de menaces et d'agression, l'a reconnu coupable de lésions corporelles simples, de tentative de lésions corporelles graves et de contravention à la LTV, l'a condamné à une peine privative de liberté de 12 mois, avec sursis pendant 2 ans ainsi qu'au paiement d'une amende de CHF 100.- et a ordonné son expulsion de Suisse pour une durée de 5 ans;
que le Juge de police s'est également prononcé sur les conclusions civiles, les indemnités et les frais de procédure;
qu'après avoir valablement annoncé l'appel, A._ a, par l'entremise de Me Elias Moussa, déposé le 24 mars 2020 une déclaration d'appel contre le jugement du 27 août 2019, lequel lui avait été notifié le 5 mars 2020;
qu'à l'appui de son appel, A._ a principalement conclu à l'annulation du jugement du 27 août 2019 en ce qui le concerne, à la disjonction de la cause d'avec le coprévenu et au renvoi aux autorités pour mineurs comme objet de leur compétence; il a versé au dossier une copie de sa carte d'identité afghane (date de naissance: 6 août 1999);
qu'à titre subsidiaire, A._ a conclu à son acquittement du chef de prévention de tentative de lésions corporelles graves, au prononcé d'une peine privative de liberté de 8 mois avec sursis pendant 2 ans et au paiement d'une amende de CHF 100.-, à l'annulation de l'expulsion, au rejet des conclusions civiles et à une réduction des frais de procédure mis à sa charge;
que le 21 juillet 2020, A._ a produit une copie de son nouveau livret F, d'où il ressortait que le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) avait reconnu son passeport D._ et corrigé sa date de naissance officielle (anciennement: 1er janvier 1997; nouvellement: 6 août 1999);
que le 22 juillet 2020, la direction de la procédure a abordé le SEM et le Service de la population et des migrants (SPoMi) afin que ceux-ci confirment que la date de naissance de A._ reconnue par leurs services était désormais le 6 août 1999 et exposent les raisons qui avaient motivé ce changement;
que le 28 juillet 2020, le SPoMi a fait savoir que la compétence de modifier des données personnelles dans le système d'information centrale sur la migration (SYMIC) incombait exclusivement au SEM et que celui-ci avait approuvé en date du 13 juillet 2020 la rectification de la date de naissance de A._;
que le 29 juillet 2020, le SEM a confirmé que la date de naissance enregistrée, respectivement reconnue, de A._ dans le système SYMIC était bien le 6 août 1999;
que le SEM a indiqué avoir retenu cette date suite à la présentation par A._ du passeport national délivré à son nom par E._ à F._, dont une copie a été annexée;
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que par courrier du 8 septembre 2020, la direction de la procédure a exposé aux parties qu'au vu de ces éléments nouveaux, elle envisageait d'admettre la conclusion principale formulée dans la déclaration d'appel de A._ du 24 mars 2020 et les a invitées à se déterminer dans le cadre d'une procédure écrite;
que le 17 septembre 2020, le Ministère public a répondu qu'il concluait également à l'admission de la conclusion principale de l'appel;
que le 25 septembre 2020, B._, représenté par Me Daniel Känel, a pris acte de la nouvelle date de naissance et s'en est remis à justice, tout en mentionnant qu'il serait justifié de soumettre la nouvelle date de naissance aux auteurs de l'analyse osseuse d'août 2015, lesquels avaient considéré le prévenu comme majeur;
que le 25 septembre 2020, A._ a acquiescé à la proposition de la direction de la procédure et a conclu à ce que les frais de première instance soient mis à charge de l'Etat à partir du 26 août 2019, date à laquelle il avait pour la première fois formellement relevé l'incompétence du Juge de police;
qu'en l'espèce, les éléments apportés par A._ dans le cadre de la procédure d'appel ont permis d'établir que sa nouvelle date de naissance était le 6 août 1999, et non le 1er janvier 1997;
que la Cour n'a pas de raison de remettre en cause cette nouvelle date de naissance, laquelle a pu être déterminée par la production d'un passeport officiel D._, sur la base duquel le SEM a corrigé les données personnelles du prévenu dans le système SYMIC;
que la Cour est également d'avis qu'il n'est pas utile de soumettre la nouvelle date de naissance aux auteurs de l'analyse osseuse effectuée en août 2015, à l'arrivée en Suisse de A._, puisque ce type d'analyse n'a de sens que si la date de naissance n'a pas pu être déterminée au moyen de documents officiels, en particulier d'une pièce d'identité;
qu'en outre, le SEM, qui avait requis la mise en œuvre de l'analyse osseuse, a lui-même reconnu le 6 août 1999 comme date de naissance officielle;
que par conséquent, il faut retenir que lors des faits survenus en mai 2017, objets de la présente procédure pénale, A._ était âgé de 17 ans et était donc encore mineur (cf. art. 1 al. 1 let. a et 3 al. 1 DPMin);
qu'il s'ensuit que l'appel est admis et le jugement du Juge de police du 27 août 2019 annulé en ce qui concerne A._;
que l'acte d'accusation du 30 novembre 2018, pour la partie qui concerne A._, doit être transmis au Tribunal des mineurs comme objet de sa compétence (art. art. 7 al. 1 PPMin, art. 81 LJ);
que les frais d'appel, par CHF 1'100.- (émolument: CHF 1'000.-, débours: CHF 100.-) sont laissés à la charge de l'Etat;
qu'il appartiendra au Tribunal des mineurs de statuer sur les frais d'instruction et de première instance;
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qu'il est fait droit à la liste de frais de Me Moussa, de sorte que son indemnité de défenseur d'office de A._ pour la procédure d'appel est arrêtée à CHF 1'913.10, TVA par CHF 136.80 incluse;
qu'il est également donné suite à la liste de frais de Me Känel, son indemnité de défenseur d'office de B._ pour la procédure d'appel étant arrêtée à CHF 688.70, TVA par CHF 49.25 comprise;

Considerations: