Decision ID: a201271c-669e-40cd-b4ea-5ce240421dbe
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que par ordonnance
OTPI/417/2022
du 23 juin 2022, le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal), statuant sur mesures provisionnelles, a notamment maintenu l'attribution de la garde sur le mineur A_ né le _ 2021 à sa mère B_ (ch. 1), réservé à C_, avec effet immédiat un droit de visite à raison d'une fois par semaine, l'après-midi, au Point Rencontre, avec modalité "passages" (ch. 2), transmis l'ordonnance au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant pour information et instruction de la curatrice au sens des considérants, au Point Rencontre pour organisation de la prestation "passages" et à D_ ([centre de consultations familiales] E_) ainsi qu'à la curatrice F_ (curatrice de l'enfant SPMi) (ch. 4 à 6);
Vu l'appel formé le 5 juillet 2022 par A_ représenté par sa mère B_ contre cette ordonnance, concluant à l'annulation des chiffres 2 et 4 à 6 de celle-ci, cela fait à ce que le droit de visite du père sur l'enfant ait lieu à raison d'une fois par semaine l'après-midi au Point rencontre avec modalité "accueil", avec transmission selon les modalités déjà retenues par le Tribunal, seul le terme "accueil" remplaçant le terme "passages", subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal;
Vu la requête d'octroi de l'effet suspensif que comporte l'appel;
Que sur ce point l'appelant a exposé que la décision était précipitée, une mise en place d'un droit de visite se justifiant de manière progressive et surveillé et ne devant pas faire l'impasse sur l'étape intermédiaire de la modalité "accueil", entre "un pour un" et "passages", en particulier compte tenu de l'expertise familiale ordonnée et attendue pour la fin 2022, des propositions émises initialement par le SPMi dans son rapport du 29 mars 2022 avec les précisions de F_ dudit service, et de l'occasion dont bénéficiait le père de le voir une fois par semaine dans le cadre de E_;
Qu'il a évoqué un droit de visite fixé le 6 juillet suivant ainsi que des mesures d'exécution ordonnées en faveur du père par ordonnance du Tribunal du 30 juin 2022;
Que C_ a conclu au rejet de la requête, sous suite de frais et dépens;
Qu'il a fait valoir qu'un rapport du SEASP du 4 janvier 2022 avait préconisé un droit de visite sous forme de quatre visites "1 pour 1" et quatre visites "accueil" et un droit de visite "passages" l'après-midi, que B_ n'avait pas présenté l'enfant aux visites fixées le 29 juin et le 25 juillet 2022 se référant pour le surplus aux déclarations de F_, que B_ refusait ainsi l'évolution progressive du droit de visite contrairement au bien de l'enfant;
Qu'il a allégué qu'il avait pu passer le 6 juillet 2022 un après-midi avec son fils en mode "passages";
Que le Tribunal a retenu que les recommandations du SEASP n'avaient pas été suivies pour des motifs tenant à l'anxiété de la mère et non à d'éventuelles problématiques du père, ce qui ne tenait pas suffisamment compte de l'intérêt de l'enfant;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT,
que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC;
Que le jugement querellé portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas d'effet suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC);
Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable;
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'en l'espèce, le Tribunal a fixé en faveur du père un droit de visite très limité, devant s'exercer au sein du Point Rencontre, selon des modalités certes un peu moins rigoureuses que précédemment, mais sans aucune précipitation;
Que rien n'indique que le droit de visite exercé le 6 juillet 2022 aurait eu des conséquences préjudiciables pour l'enfant;
Qu'en tout état, un droit de visite aussi limité et surveillé est de nature à rassurer, l'enfant n'étant exposé à aucun danger concret dans le cadre du Point Rencontre;
Qu'à cet égard, l'expertise en cours est dépourvue de pertinence;
Qu'il ne se justifie par conséquent pas de prononcer l'effet suspensif;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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