Decision ID: aaed11b7-639f-5b12-ac04-39836919dd77
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que A_ fait l'objet de douze poursuites requises à son encontre par B_ SA (anciennement C_ SA; ci-après : B_), pour des participations aux coûts et des primes d'assurance-maladie LAMal impayées; que ces poursuites participent à la série n° 1_;
Qu'en 2017 et 2018, A_ a formé plusieurs plaintes auprès de la Chambre de surveillance, concluant à la nullité et/ou à l'annulation de l'une ou l'autre de ces poursuites au motif (notamment) de leur péremption; que ces plaintes ont toutes été rejetées, respectivement déclarées irrecevables (
DCSO/338/2017
,
DCSO/273/2018
,
DCSO/274/2018
,
DSCO/394/2018
,
DCSO/557/2018
; cf. ég.
DCSO/212/2017
; arrêts du Tribunal fédéral
5A_450/2018
et
5A_452/2018
du 4 septembre 2018);
Que le 5 décembre 2018, l'Office cantonal des poursuites (ci-après : l'Office) a établi le procès-verbal de saisie, série n° 1_, dont il ressort que la part de copropriété de A_ portant sur l'immeuble n° 2_ de la commune de D_ (Genève) a été saisie le 15 octobre 2018;
Qu'en date du 4 janvier 2019, A_ a formé une plainte (A/3_/2019) contre ce procès-verbal de saisie, qui lui a été notifié le 14 décembre 2018; que cette plainte a été retirée le 1
er
février 2019, de sorte que la cause a été rayée du rôle;
Qu'en novembre et décembre 2018, B_ a requis deux nouvelles poursuites à l'encontre de A_, lesquelles forment la série n° 4_;
Que le procès-verbal de saisie, série n° 4_, a été notifié à A_ le 25 juillet 2019; qu'il en ressort que la part de copropriété du précité sur l'immeuble
n° 2_ a également été saisie au profit de cette série;
Que la plainte formée par A_ contre ce procès-verbal de saisie a été rejetée par décision de la Chambre de surveillance du 17 octobre 2019 (
DCSO/454/2019
);
Que par avis des 19 et 20 septembre 2019, l'Office a informé A_ de ce que la créancière avait requis la réalisation de l'immeuble saisi dans le cadre des poursuites formant les séries n
os
1_ et 4_;
Que les plaintes formées par A_ contre ces avis ont été rejetées par décisions de la Chambre de céans du 17 octobre 2019 (
DCSO/454/2019
,
DCSO/455/2019
);
Que par courrier du 14 octobre 2019 faisant référence aux séries n
os
1_ et 4_, l'Office a informé A_ de son intention de mandater un architecte pour expertiser sa part de copropriété en vue de sa réalisation;
Que par acte adressé à la Chambre de surveillance le 25 octobre 2019, A_ a formé une plainte contre le courrier susvisé, concluant à ce que la décision de l'Office de mandater un expert immobilier soit suspendue, respectivement annulée; qu'il a exposé que les décisions
DCSO/454/2019
et
DCSO/455/2019
allaient faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral et qu'il avait déjà requis "
l'octroi d'un report de la vente de 12 mois
", de sorte qu'il était prématuré de procéder à une expertise de sa part de copropriété;
Que des observations n'ont pas été requises.
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que la voie de la plainte à l'autorité de surveillance est ouverte pour contester les mesures de l'office des poursuites ou des faillites qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Que la plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP); que la motivation peut être sommaire mais doit permettre à l'autorité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ERARD, in CR LP, 2005, n. 32 et 33 ad art. 17 LP);
Qu'une plainte manifestement mal fondée ou irrecevable peut être écartée sans instruction préalable par une décision sommairement motivée (art. 72 LPA);
Qu'en l'espèce, les plaintes formées par le débiteur contre les procès-verbaux de saisie, séries n
os
1_ et 4_, ont été soit retirées soit rejetées, de sorte que c'est à bon droit que l'Office a donné suite aux réquisitions de vente formées par la créancière;
Que le plaignant - qui se borne à évoquer son intention de recourir au Tribunal fédéral contre les décisions
DCSO/454/2019
et
DCSO/455/2019
- ne soulève aucun motif susceptible de faire obstacle à la saisie, respectivement à la réalisation forcée de sa part de copropriété;
Qu'au surplus, le fait que le plaignant ait formé une requête de sursis à la réalisation au sens de l'art. 123 LP - ce qui n'est du reste pas démontré - ne relève pas en l'état de la compétence de la Chambre de céans, l'Office devant dans un premier temps se déterminer avant que sa décision sur ce point ne puisse, le cas échéant, faire l'objet d'une plainte;
Qu'il résulte de ce qui précède que la plainte formée par A_ le
25 octobre 2019 est manifestement mal fondée, si tant est qu'elle soit recevable, ce qui sera constaté sans instruction préalable (art. 72 LPA);
Que dans ses décisions
DCSO/273/2018
,
DCSO/274/2018
,
DCSO/454/2019
et
DCSO/455/2019
, la Chambre de surveillance a dûment averti le plaignant de ce qu'il s'exposait à être condamné à l'amende ou à un émolument, en application de l'art. 20
al. 2 ch. 5 LP, s'il s'obstinait à déposer des plaintes dont il ne pouvait ignorer qu'elles étaient vouées à l'échec;
Qu'en dépit de ces avertissements réitérés, le plaignant a, une nouvelle fois, formé une plainte à l'évidence mal fondée;
Qu'un tel comportement procédural viole les règles de la bonne foi;
Qu'il se justifie donc de mettre à charge du plaignant un émolument de 200 fr.
* * * * *