Decision ID: f8ea547e-37e6-5b2b-9b15-13c7d2c6a6e7
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/7605/2018
rendue le 21 décembre 2018, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a ordonné la levée du placement de D_, né le _ 2013, au foyer E_ à compter du 23 décembre 2018 (ch. 1 du dispositif), ordonné le placement du mineur en famille d'accueil, dans le canton du Jura, à compter du même jour et confirmé son intégration scolaire dans le canton du Jura dès le 7 janvier 2019 (ch. 2 et 3), rejeté la demande de A_ de pouvoir emmener D_ chez des amis les 24 et 25 décembre 2018 ;
Que cette ordonnance a été prononcée immédiatement exécutoire, nonobstant recours (ch. 5);
Vu le recours interjeté par A_ contre ladite ordonnance le 21 janvier 2019, sollicitant préalablement la restitution de l'effet suspensif au recours;
Que par courrier du 25 janvier 2019, le Service de protection des mineurs s'est opposé à la restitution de l'effet suspensif;
Que selon lui, le placement en famille d'accueil du mineur, qui était préalablement placé en foyer de longue date, était en effet dans son intérêt, celui-ci s'y trouvant depuis le 23 décembre 2018 ayant trouvé de nouveaux repères dans le cadre familial et dans sa scolarité.
Considérant

Considerations:
EN DROIT
que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide autrement;
Que si, de manière générale en matière de garde, la situation prévalant au moment de la décision querellée doit être maintenue, en matière de mesures de protection, la règle de base est celle de l'intérêt de l'enfant (ATF
138 III 565
;
DAS/172/2017
);
Que la nécessité de la mise en œuvre immédiate de la décision doit ainsi correspondre à l'intérêt de l'enfant;
Qu'en l'espèce, le mineur est placé en famille d'accueil depuis le 23 décembre 2018 alors qu'il était placé en foyer de longue date.
Que le placement en tant que tel conforme à son intérêt n'est pas contesté;
Que le mineur a été préalablement préparé à ce changement de lieu de vie et que son intégration s'est réalisée favorablement et progressivement;
Qu'en l'état, il se justifie de maintenir cet état de fait, celui-ci ayant acquis de nouveaux repères dans les cadres familiaux et scolaire;
Que par conséquent, la mise en œuvre immédiate de la décision attaquée correspond à l'intérêt de l'enfant;
Que les relations personnelles avec la recourante ont lieu;
Qu'au vu de ce qui précède, la requête de restitution de l'effet suspensif sera par conséquent rejetée;
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