Decision ID: ce1c53be-15a5-4504-9b4b-d01478147984
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE08.024606-NKS
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois contre
B._
pour voies de fait et injure, sur plainte de
S._
,
vu l'ordonnance du 24 février 2009, par laquelle le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu, frais à l'Etat,
vu le recours exercé en temps utile par S._ contre cette décision,
vu les déterminations de B._,
vu les pièces du dossier;
attendu,
liminairement, que le Tribunal d'accusation statue sur la base du dossier tel qu'il était constitué au moment où la décision litigieuse a été prise (JT 1999 III 61),
qu'il convient dès lors d'écarter les pièces produites par l'intimée à l'appui de ses déterminations, dans la mesure où elles ne figurent pas déjà au dossier de la cause;
attendu que S._ conteste l'ordonnance de non-lieu rendue par le magistrat instructeur et demande que B._ soit condamnée pour voies de fait et injure;
attendu que S._ a déposé plainte pénale contre B._, lui reprochant d'être descendue de voiture pour l'insulter et la brutaliser, alors qu'elle cheminait à Montreux le 24 octobre 2008 vers 15 h 40 (P. 5),
que l'intimée conteste les faits, affirmant qu'elle était à son travail à ce moment-là (PV aud. 1; P. 9),
que le témoin [...] qui aurait assisté à la scène, confirme que l'intimée aurait proféré des injures à l'adresse de la recourante (PV aud. 2),
que cette déposition pourrait justifier la mise en accusation de l'intimée en vertu du principe
in dubio pro duriore
,
que sa valeur probante prête toutefois à discussion,
que le témoin est en effet une amie proche de la recourante,
qu'en outre, il ne paraît pas s'exprimer en français, puisqu'il a été entendu par le canal d'un interprète (PV aud. 2),
qu'il faut se demander, dans ces conditions, comment le témoin peut confirmer des propos dont il est supposé ne pas comprendre le sens,
que l'heure à laquelle l'intimée à quitté son travail le 24 octobre 2008 (cf. P. 9) démontrerait qu'elle ne pouvait pas se trouver sur les lieux de l'altercation vers 15 h 40,
que sa présence à l'endroit en question à l'heure dite ne peut cependant pas être absolument exclue,
qu'au surplus, les autres éléments du dossier ne permettent pas de privilégier l'une ou l'autre version des faits,
que l'intimée doit ainsi être mise au bénéfice de ses déclarations, conformément à l'adage in dubio pro reo, selon lequel le doute doit profiter à l'accusé,
qu'enfin, aucune mesure d'instruction supplémentaire n'est propre à contribuer davantage à la manifestation de la vérité,
que c'est donc à bon droit que le juge d'instruction a mis un terme à l'enquête par un non-lieu;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge de la recourante (art. 307 CPP).

Considerations: