Decision ID: 557dc25b-4557-4fb5-a162-fa90275a47b0
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE08.020220-JAN
instruite par le Juge d'instruction du canton de Vaud contre
L._
,
G._
et
R._SA
notamment pour escroquerie et infraction à la loi sur la protection des données, d'office et sur plainte du
Groupe D._
,
vu le prononcé du 20 février 2009, par lequel le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a refusé de désigner un conseil d'office au Groupe D._,
vu le recours exercé en temps utile par le Groupe D._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que le Groupe D._ demande qu'un conseil d'office lui soit désigné en sa qualité de plaignant,
que le plaignant est de plein droit partie civile (art. 94 CPP),
qu'aux termes de l'article 11 de la loi vaudoise sur l'assistance judiciaire en matière civile (LAJ), un avocat d'office peut exceptionnellement être désigné à celui qui se constitue partie civile dans un procès pénal,
que l'assistance n'est accordée que lorsque le prévenu est lui-même pourvu d'un défenseur (art. 11 al. 1
er
2
ème
phrase LAJ; TAcc., B., 27 juillet 2007/388),
qu'il résulte toutefois de l'article 1
er
LAJ que l'assistance judiciaire n'est accordée qu'aux personnes physiques (ATF 131 II 306 c. 5.2; 126 V 42 c. 4; 119 Ia 337 c. 4b; J. Krieger, Quelques considérations relatives à l'assistance judiciaire en matière civile, in L'avocat moderne, p. 80),
que cette jurisprudence a été confirmée récemment (ATF 4A_517/2007 du 14 janvier 2008),
qu'indépendamment du point de savoir si le Groupe D._ peut prétendre à la qualité de plaignant (cf., dans la même affaire, arrêt du Tribunal d'accusation du 14 avril 2009 statuant sur le recours formé par L._ contre l'ordonnance du 19 février 2009), force est de constater qu'il n'est pas une personne physique et que, partant, il n'a pas droit à l'assistance judiciaire,
qu'au surplus, l'indigence du recourant n'est pas établie,
que rien n'indique en effet, que le Groupe D._, compte tenu de son mode de financement (P. 32/1), ne pourrait pas assumer des frais d'avocat en mobilisant ses ressources à moyen terme, notamment en collectant des fonds et en sollicitant des dons auprès de ses militants et sympathisants,
qu'enfin, au vu de ce qui précède, le recourant ne saurait bénéficier de l'assistance judiciaire pour la présente procédure de recours;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et le prononcé du 20 février 2009 confirmé,
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: