Decision ID: a074a2a2-d4a2-4f08-b56a-f6cd0526c734
Year: 2017
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_009
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
En fait :
1.
Par décision du 12 juillet 2016, le Juge de paix du district de Lausanne a accordé à K._ le bénéfice de l’assistance judiciaire dans le cadre de la procédure de mainlevée l’opposant à U._ Sàrl et a désigné l’agent d’affaires breveté B.D._ en qualité de conseil d’office.
Le même jour, B.D._ a déposé auprès du juge de paix une liste de ses opérations indiquant des honoraires pour 362 fr. 50 et des débours, par 46 francs.
Par prononcé du même jour, ce magistrat a rejeté la requête de mainlevée d’U._ Sàrl et alloué à K._ la somme de 400 fr. à titre de dépens pour le défraiement de son représentant professionnel.
2.
Par courrier du 22 novembre 2016, le juge de paix a invité B.D._ à entamer des démarches de recouvrement des dépens auprès d’U._ Sàrl et à le renseigner sur leur issue dans un délai de trois mois, en démontrant le cas échéant par pièces qu’une poursuite s’était révélée infructueuse. Ce délai a été prolongé sur requête de B.D._ au 29 mai 2017 au 31 août 2017, puis au 30 novembre 2017, une procédure de recouvrement étant en cours.
Par courrier du 19 octobre 2017, l’agent d’affaires breveté A.D._ a informé le juge de paix qu’il avait pu encaisser les dépens en cause et obtenu 100 fr. de dépens supplémentaires dans le cadre de la procédure judiciaire de recouvrement engagée contre U._ Sàrl et a relevé que ces montants ne couvraient pas celui de ses honoraires et débours en ce qui concerne les opérations effectuées dans le dossier depuis le mois de juillet 2016. Il a sollicité du juge la possibilité de produire une note d’honoraires et de débours finale.
Le 26 octobre 2017, le juge de paix a invité A.D._ à lui adresser, dans un délai échéant le 9 novembre 2017, sa liste des opérations afin qu’il soit statué sur la taxation finale de l’assistance judiciaire.
Le 1
er
novembre 2017, A.D._ a adressé une liste de ses opérations pour la période courant du mois d’août 2016 au mois d’octobre 2017, faisant état de 800 fr. d’honoraires et de 103 fr. 15 de débours.
3.
Par décision du 17 novembre 2017, notifiée à A.D._ le 20 novembre 2017, le Juge de paix du district de Lausanne l’a avisé qu’aucun montant complémentaire ne lui serait alloué, pour le motif que les dépens, par 400 francs, couvraient les opérations effectuées devant lui et que l’assistance judiciaire n’avait pas pour vocation de couvrir les frais de recouvrement des dépens.
4.
Par acte du 22 novembre 2017, A.D._ a recouru contre cette décision en concluant, avec suite de frais, à sa réforme en ce sens que son indemnité de conseil d’office est fixée à 653 fr. 35.

Considerations:
En droit :
I.
L'art. 110 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272) ouvre la voie du recours séparé de l’art. 319 let. b ch. 1 CPC contre les décisions fixant l’indemnité du conseil d’office, cette indemnité étant considérée comme des frais au sens de l’art. 95 CPC (CREC 4 juillet 2016/257 ; CREC 16 janvier 2015/375 ; CREC 15 avril 2014/140 ; Tappy, CPC commenté, Bâle, 2011, n. 21 ad art. 122 CPC).
Interjeté dans le délai de dix jours de l’art. 321 al. 2 CPC et motivé conformément à l’art. 321 al. 1 CPC, le recours est recevable.
II.
Le recourant soutient que les frais engagés pour le recouvrement des dépens doivent être indemnisés dans le cadre de l’assistance judiciaire.
Selon l’art. 122 al. 2 CPC, lorsque la partie au bénéfice de l’assistance judiciaire obtient gain de cause, le conseil juridique commis d’office est rémunéré équitablement si les dépens ne peuvent être obtenus de la partie adverse ou qu’ils ne le seront vraisemblablement pas. Le canton est subrogé à concurrence du montant versé à compter du jour du paiement.
En l’espèce les opérations complémentaires pour lesquelles le recourant entend être indemnisé sont postérieures au prononcé du 12 juillet 2016 et concernent le recouvrement des dépens. Ces opérations n’ont pas à être indemnisées dans le cadre de l’assistance judiciaire. Elles répondent en effet à l’intérêt du mandataire d’office – qui doit établir que les dépens ne peuvent être obtenus de la partie adverse ou qu’ils ne le seront vraisemblablement pas pour prétendre au versement de l’indemnité de conseil d’office – et non à celui du bénéficiaire de l’assistance judicaire. Or l’assistance judiciaire ne peut couvrir que les opérations nécessaires à la défense du bénéficiaire et non les intérêts propres du conseil d’office.
III.
En conclusion, le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté et la décision confirmée.
Vu le rejet du recours, les frais judicaires de deuxième instance, arrêtés à 135 fr., doivent être mis à la charge du recourant (art. 106 al. 1 CPC).