Decision ID: 151b8d43-ce07-48b4-9368-93b222ad2301
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE10.020763-DBT
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
I._
, pour lésions corporelles simples, voies de fait, dommages à la propriété, injure, menaces, désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, contravention à la LStup (Loi fédérale sur les stupéfiants, RS 812.121) et contravention à la LTV (Loi fédérale sur le transport de voyageurs, RS 745.1), d'office et sur diverses plaintes,
vu l'ordonnance du 15 septembre 2010, par laquelle le magistrat instructeur a ordonné le séquestre d'un morceau de haschisch de 19,7 g retrouvé en possession d'I._,
vu le recours exercé par I._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le séquestre, en main d'I._, d'un morceau de haschisch de 19,7 g,
qu'I._ conteste cette décision et demande la restitution de cette substance;
attendu qu'aux termes de l'art. 223 al. 1 CPP, le juge a le droit de séquestrer tout ce qui peut avoir servi ou avoir été destiné à commettre une infraction, tout ce qui paraît en avoir été le produit, ainsi que tout ce qui peut concourir à la manifestation de la vérité,
que le séquestre a notamment pour but d'assurer la conservation des moyens de preuve ou de garantir l'exécution d'une éventuelle confiscation fondée sur les art. 69 ou 70 CP (Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, Zurich 2006, n. 911, pp. 589-590 et nn. 930ss, pp. 601-602),
que des objets ou des valeurs patrimoniales doivent dès lors être saisis s'il existe des indices suffisants qu'ils ont servi à commettre une infraction ou qu'ils en constituent le produit ou le résultat (JT 1997 III 30; Piquerez, op. cit., n. 912, p. 590);
attendu en l'espèce, qu'I._ a été trouvé en possession d'un morceau de haschisch,
qu'il invoque que sa maladie nécessiterait la prise de cette substance,
que son médecin lui aurait conseillé de suivre "sa propre médication",
que cette argumentation ne résiste pas à l'examen,
qu'en effet, le haschisch est une drogue au sens de l'art. 1 LStup,
qu'à ce titre, sa détention – de même que sa consommation – est illicite au sens des art. 69 CP et 223 CPP (ATF 125 IV 185 c. 2),
que l'ordonnance de séquestre est par conséquent bien fondée;
attendu que par courrier du 23 septembre 2010, le recourant a également demandé à pouvoir bénéficier d'un défenseur d'office,
qu'un tel conseil lui a été désigné en la personne de Me Gillard,
que la requête est dès lors devenue sans objet;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant en vertu de l'article 307 CPP.

Considerations: