Decision ID: 6cd1c0fb-349b-4c9d-8bbc-270a75ff7ed6
Year: 2018
Language: fr
Court: VS_TC
Chamber: VS_TC_001
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
Statuant en faits
3. L’instance d’appel n'est pas liée par les considérations du prononcé entrepris dans
l'examen du cas particulier. Elle a néanmoins la faculté, si elle y souscrit, de se référer
aux considérants du jugement querellé, plutôt que d’en reprendre l’entière motivation.
Dès lors que seule est à trancher la question de la qualité pour agir des requérantes,
il convient de faire ici usage de cette faculté. Pour éviter une paraphrase fastidieuse de
la décision dont appel, l’exposé qui suit se limitera ainsi aux éléments pertinents pour
traiter de ce point, en reproduisant pour partie les considérants de première instance
que le juge fait siens, après en avoir vérifié la conformité avec les données du dossier
et, le cas échéant, les avoir complétés. Il y a partant lieu de retenir en fait ce qui suit :
3.1 Fondée le 19 août 1980 sous l'impulsion de feu F _ et d'autres
entrepreneurs, Z _ SA, de siège social à E _, est une société
anonyme actuellement en liquidation. Son but consistait en la "Réalisation d'affaires
commerciales, mobilières et immobilières par l'acquisition, la vente d'immeubles de
tous genres, l'exploitation, la gérance, la location, le financement, la construction
d'hôtels, de cafés-restaurants, pensions et autres entreprises analogues en Valais".
Depuis le 17 octobre 2001, le capital-actions de Z _ SA est composé de 975
actions au porteur d'une valeur nominale de 1000 fr. chacune, entièrement libérées.
Durant les années précédant sa dissolution, le conseil d'administration était composé
de A _, B _, D _ et C _; feu F _ a été
membre dudit conseil dès sa création et jusqu'au 11 octobre 2011. Par décision du 5
mai 2014, l'assemblée générale des actionnaires a choisi de dissoudre Z _
SA et a désigné A _, C _, B _ et D _ en qualité
de liquidateurs.
3.2 W _, X _ et Y _ ont exposé devant le premier
magistrat que G _ SA - également fondée par feu F _ - détenait
330 actions de Z _ SA jusqu'au 27 février 2015 (cf. dos. I p. 4). Les instantes
d’ajouter que l'hoirie F _ - composée de W _ et X _ -
détenait 50 % du capital-actions de G _ SA et représentait par conséquent la
moitié des 330 actions détenues par celle-ci (cf. dos. I p. 12 s.), ce que X _,
agissant au nom de l’hoirie et de Y _, avait spécifié au conseil
d’administration de Z _ SA dans un courrier du 23 mai 2014, dont l’un des
passages est ainsi libellé : "[...] tenant compte de l’attribution pour demi à l’hoirie F
_ des 330 actions détenues par la Société G _ SA" (cf. dos. I p.
- 10 -
98). Leur adverse partie s’est déterminée en se rapportant à la pièce n. 31, soit la lettre
du 23 mai 2014 (cf. dos. I p. 172).
Se référant au tableau de répartition des biens immobiliers de Z _ SA remis
aux actionnaires à l’issue de l'assemblée générale du 4 septembre 2013, lequel
désigne l’un des actionnaires sous la dénomination "H _ " - ce que les
appelantes interprètent comme étant l’hoirie F _ et Y _ -, les
instantes ont expliqué avoir été intégrées, en tant qu’actionnaires, au projet de
réparation des actifs (cf. dos. I p. 7 et 75 ss). Elles ont ensuite relevé que, par courrier
du 10 octobre 2013, le conseil d’administration de Z _ SA informait que "tous
les actionnaires, excepté Mme X _ agissant au nom de l’hoirie F _
et de Y _, [avaient] accepté le projet de répartition" et précisait que "les
chalets [...] attribués à l’hoirie F _ [étaient] ceux portant les Nos 12, 13, 14 du
plan" (cf. dos. I p. 8 et 81). Elles ont également mis en exergue qu’au bas dudit courrier
figurait la mention : "Liste des actionnaires : Mme X _ pour l’hoirie F
_ et pour Y _ [...]" (cf. dos. I p. 9 et 81). L’intimée s’est, quant à
elle, rapportée aux pièces n. 18, 19 et 21, soit le procès-verbal de l’assemblée
générale du 4 septembre 2013, le tableau du premier projet de répartition et le courrier
du 10 octobre 2013 (cf. dos. I p. 169 s.).
Les requérantes ont en outre fait valoir que 37 actions de Z _ SA, encore
détenues par la I _ SA lors du premier projet de répartition remis le 4
septembre 2013, avaient été acquises par Y _, ce que le conseil
d’administration de Z _ SA, bien qu’il ait encore indiqué I _ SA
dans le second projet de répartition des actifs, n’ignorait pas puisque seule Y
_ figurait dans les actionnaires listés au bas du courrier du 10 octobre 2013
(cf. dos. I p. 8 s. et 81 s.). Dans un écrit du 10 mars 2014, I _ SA a
notamment informé Z _ SA avoir cédé toutes ses actions à " X _"
(cf. dos. I p. 96). Par lettre du 1 er
mai 2014, Z _ SA s’est pourtant adressée à
Y _ pour lui indiquer avoir "pris note qu’[elle avait] acheté les actions de I
_ SA (37 actions) et de J _ (58 actions)" et l’informer du fait qu’une
dette envers Z _ SA existait en lien avec ces actions (cf. dos I p. 11 et 95). X
_, agissant pour le compte de l’hoirie F _ et de Y _, s’est
ensuite référée, dans sa missive du 23 mai 2014 au conseil d’administration de Z
_ SA, aux "95 actions propriété de Y _" (cf. dos. I p. 98). Dans sa
détermination, la société intimée a contesté toute irrégularité, notamment dans la
désignation de I _ SA dans le deuxième tableau de répartition des biens
- 11 -
immobiliers, et s’est rapportée aux pièces n. 28 et 31, soit la lettre du 1 er mai 2014 et
celle du 23 mai 2014 (cf. dos. I p. 170 ss).
Les instantes ont également reproduit, dans leurs allégués de fait, un extrait de la lettre
du 14 août 2014 du conseil d’administration de Z _ SA à X _, ainsi
libellé : "je [A _ ] pars du principe que les actions ont été préalablement
transférées par la société G _ SA à l'hoirie F _ et donc que c'est
vous-même [X _] qui représentez l'hoirie F _ pour 165 actions ainsi
que votre fille Y _ pour 95 actions, qui formulez l'offre à la société" (cf. dos. I
p. 14 et 102). Dans ce même courrier, il était fait état d’une créance que Z _
SA aurait "à l’encontre de J _ et K _ [...] personnes, dont les
actions ont été acquises par [...] Y _ ". Au terme de sa réponse à l’offre de W
_, X _ et Y _ de se voir attribuer trois des biens
immobiliers de Z _ SA en échange, entre autres, du rachat par la société de
leurs 260 actions, l’administrateur s’est encore exprimé en ces termes : "suite à
l’acquisition de vos actions, la société va réduire son capital" (cf. dos. I p. 14 et 103).
Là encore, l’intimée s’est déterminée en se rapportant à la pièce n. 34, soit la lettre du
14 août 2014 (cf. dos. I p. 173).
3.3 Les requérantes ont encore allégué que, le 15 mars 2015, ensuite de l'acquisition
de la moitié du capital-actions de G _ SA - qui appartenait à L _ -,
W _ et X _ sont devenues propriétaires de 165 actions de Z
_ SA, soit la moitié des actions que G _ SA détenait dans cette
société, l'autre moitié ayant été attribuée à L _ . L’extrait du registre du
commerce relatif à G _ SA et la "déclaration" de W _ et X
_ étaient offerts à titre de preuve (cf. dos. I p. 20). Invitée à expliciter cette
allégation, X _ a précisé que, le 27 février 2015, O _ avait repris
l’entier des actions de G _ SA de la part des autres actionnaires, soit P
_ , et qu’à cette occasion, les actions de Z _ SA détenues par G
_ SA avaient été réparties par moitié entre, d’une part, W _ et X
_ et, d’autre part, L _ (cf. dos. II p. 421). La société intimée s'est
déterminée comme suit sur cet allégué de fait : "Rapport soit aux pièces ; pris acte de
la nouvelle répartition des actions qui, faut-il le rappeler, sont des actions au porteur"
(cf. dos. I p. 175).
4. Par des nova admissibles (cf. supra consid. 2.3), les parties ont encore introduit les
faits suivants :
- 12 -
4.1 Ont entre autres été invitées à signer la liste des présences à l’assemblée générale
du 17 mai 2016 de Z _ SA, W _, X _ et Y _,
toutes trois mentionnées sous la rubrique "actionnaire", avec un nombre d’actions
indiqué de 260 au total (cf. dos. II p. 667). Ont notamment été convoquées à
l’assemblée générale du 2 juin 2017, W _ et X _ (cf. dos. II p. 692
ss). Lors d’une séance de conciliation des parties tenue le 14 septembre 2016, le juge
de la commune de E _ a protocolé que W _ et X _, ainsi
que Y _, ont produit des certificats d’actions représentant respectivement
165 et 95 actions de Z _ SA (cf. dos. II p. 674 s.). Cette constatation d’une
autre autorité, dans une autre procédure, ne saurait toutefois avoir ici plus de valeur
probante qu’un simple allégué de fait.
4.2 Le 26 juillet 2016, le conseil juridique de la mère de W _ et X _
informait Z _ SA de l’usufruit de sa mandante sur les actions de G
_ SA appartenant à l’hoirie F _ et faisait état d’une éventuelle
distribution par cette société, à titre de dividende, des actions de Z _ SA
qu’elle détenait, devenues ainsi propriété de sa cliente, invitant son interlocutrice à ne
verser aucun produit de liquidation en lien avec lesdites actions avant que ce point n’ait
été clarifié (cf. dos. II p. 645 s.). Le 23 août 2016, ce même avocat s’adressait au
mandataire des requérantes, en se prévalant de l’usufruit - confirmé par décision de
justice - de sa mandante sur les actions de G _ SA, respectivement de son
droit de propriété sur les actions de Z _ SA, pour requérir la remise de
l’ensemble de ces titres (cf. dos. II p. 669 s.). Cette même revendication était ensuite
soulevée auprès de Z _ SA par le nouveau représentant de Q _ ,
lequel mentionnait au surplus un possible usufruit de sa cliente sur lesdits titres (cf.
dos. II p. 703).

Considerations:
Considérant en droit
5.
5.1 Dans le cadre de la liquidation d’une société anonyme, l’article 741 al. 2 CO
confère à chaque actionnaire, en cas de justes motifs, la faculté de saisir le juge d’une
requête en révocation et, au besoin, en désignation de liquidateurs. Cette disposition
complète celle de l’article 736 al. 4 CO, qui prévoit la dissolution de la société pour de
justes motifs ; toutes deux visent en effet à protéger les intérêts du ou des actionnaires
- notamment minoritaires -, lesquels pourraient se trouver menacés par une gestion,
- 13 -
respectivement une liquidation abusive de la société. Instruite en procédure sommaire
(art. 248 let. a et 250 let. c ch. 3 CPC), la procédure de révocation des liquidateurs
oppose la société anonyme - et non ses liquidateurs (ATF 132 III 564 consid. 3.2) - à
l’actionnaire requérant. La qualité pour agir appartient ainsi à chacun des actionnaires,
indépendamment de l’ampleur de son actionnariat (FORSTMOSER/MEIER-HAYOZ/NOBEL,
Schweizerisches Aktienrecht, 1996, § 56 n. 45).
5.2 En tant que la qualité pour agir constitue une condition de droit matériel de la
prétention invoquée - et non une condition de recevabilité -, son défaut conduit au rejet
de la demande (arrêt 4A_1/2014 du 26 mars 2014 consid. 2.3 et les références citées).
Elle doit exister lors du dépôt de la requête (MEIER-HAYOZ, op. cit., p. 217) et, dans le
cadre de l'application du droit d'office, doit être examinée par le juge à toute étape de la
procédure (ATF 126 III 59 consid. 1a). Toutefois, lorsque le litige est soumis à la
maxime des débats (art. 55 al. 1 CPC), cet examen n’intervient que dans les limites des
faits allégués en temps utile par les parties et prouvés, c'est-à-dire en s’en tenant
au cadre qu’elles ont assigné au procès (arrêt 4A_619/2016 du 15 mars 2017 consid. 3
et les références citées). Si la preuve d’un fait générateur de la qualité pour agir - telle
la titularité d’actions - incombe certes à la partie demanderesse (art. 8 CC), le Tribunal
fédéral précise que, s’agissant toutefois d’un fait implicite, cette partie ne doit l'alléguer
et le prouver que si le fait contraire est allégué par l'autre partie (arrêt 4A_283/2008 du
12 septembre 2008 consid. 6 et les références citées), jurisprudence qu’il a récemment
confirmée (arrêt 4A_404/2016 du 7 décembre 2016 consid. 2.2).
Lorsque la maxime des débats s’applique, la contestation d’un fait implicite - comme
toute contestation de faits - doit intervenir dans la réponse ou la duplique (art. 222 al. 2
2 e phrase CPC) voire, s’il n’y a pas eu de second échange d’écritures ni de débats
d’instruction, au début des débats principaux (art. 229 al. 2 CPC). Le fardeau de la
contestation - principe procédural dont l’examen relève néanmoins du fond (arrêt
5A_213/2017 du 11 décembre 2017 consid. 4.1.1) - impose au défendeur d’indiquer
clairement quels faits allégués il reconnaît et lesquels il conteste. Lorsque le fait avancé
est implicite, à savoir lorsqu’il est contenu, sans aucun doute, dans un autre allégué
expressément invoqué, le défendeur ne se trouve pas pour autant libéré du devoir de
contestation, mais assume, au contraire et en sus, l’obligation d’alléguer le fait contraire
(arrêt 4A_404/2016 du 7 décembre 2016 consid. 2.2). A défaut, le fait implicite est
censé admis (art. 150 al. 1 CPC). La contestation doit être concrète à telle enseigne
que le demandeur sache quels sont les faits qu'il lui incombe de prouver ou, s’agissant
de faits implicites, d’alléguer (arrêt 4A_318/2016 du 3 août 2016 consid. 3.1). Le degré
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de précision exigible dépendra des circonstances concrètes, l’objectif des prescriptions
du CPC étant avant tout de répondre aux besoins de la pratique (arrêt 5A_213/2017 du
11 décembre 2017 consid. 4.1.3.5).
Savoir si, en l’absence de contestation expresse des faits, le défendeur a néanmoins
signifié, de manière tacite, sa volonté de les contester ressortit à l’appréciation du juge.
Il décide, en fonction des circonstances, si un fait ni contesté ni admis explicitement est
considéré comme contesté. Autrement dit, un fait peut être considéré comme admis s’il
n’a pas été formellement contesté et qu’il résulte des circonstances, en particulier de
l’ensemble des allégations des parties et de leur attitude, que le défendeur n’entendait
pas le contester (Message relatif au code de procédure civile suisse, FF 2006 p. 6841,
p. 6921 ad art. 148 al. 2 P-CPC ; HOHL, op. cit., T. I, n. 1275 ss).
5.3 En l’occurrence, force est de constater que l’invocation de la qualité pour agir des
instantes transparaissait, à n’en pas douter, des multiples allégués dans lesquels leur
actionnariat était évoqué (cf. dos. I p. 7 ss : all. n. 27 "[...] un projet de répartition des
actifs de la société intimée a été remis à ses actionnaires, dont notamment l’hoirie de
feu F _ (pour G _ SA) et Y _" ; all. n. 34 "[...] le Conseil
d’administration de la société intimée a indiqué aux actionnaires que le 1 er projet de
répartition n’avait pas été admis par l’hoirie F _ et par Y _" ; all. n.
47 "[...] Y _ indique, dans ce courrier, adhérer à la proposition d’attribuer les
chalets [...] à l’hoirie F _ et à elle-même (par addition de ses actions à ceux
[sic] de l’hoirie)" ; all. n. 50 "[...] la société intimée a adressé un courrier à Y _
en lui indiquant avoir pris note du fait qu’elle avait acquis les actions de I _
SA et de J _ " ; all. n. 57 "[...] il ressort dudit document (en bas de page) :
« Liste des actionnaires : X _ pour l’hoirie F _ et pour Y
_»" ; all. n. 62 "[...] l’hoirie F _ (qui, pour rappel, représentait la
moitié des 330 actions détenues par G _ SA [...])" ; all. n. 91 "[...] W
_ et X _ sont devenues propriétaires des 165 actions de Z
_ SA (soit la moitié des actions que G _ SA détenait dans la
société intimée [...]"). Ce faisant, elles ont bien avancé être titulaires d’actions de Z
_ SA, sans que l’on ne puisse leur reprocher de n’avoir pas exposé ce fait
dans un allégué spécifique et distinct, la loi n’imposant pas que chaque allégué doive
contenir un seul fait (arrêt 5A_213/2017 du 11 décembre 2017 consid. 4.1.3.5). Il
incombait partant à l’intimée, si, comme elle l’affirme dans sa réponse sur appel, elle
estimait que la situation de l’actionnariat au sein de l’hoirie était "nébuleuse" voire "tout
à fait incompréhensible", d’alléguer devant le premier juge déjà le défaut ou, à tout le
- 15 -
moins, l’incertitude du statut d’actionnaires des requérantes. Or, l’on cherche en vain
dans ses écritures de première instance le grief pris d’un défaut de qualité pour agir ou
l’allégation faite à l’appui de la non-titularité des actions par les instantes.
Si la jurisprudence précitée ne consacre assurément pas un renversement du fardeau
de la preuve de la qualité pour agir, elle le subordonne cependant à l’allégation du fait
contraire, dont le défendeur a la charge. L’on ne peut ainsi souscrire aux considérants
du jugement entrepris qui retiennent que W _, X _ et Y _
n’auraient pas régulièrement allégué être actionnaires de Z _ SA et, en tous
les cas, n’auraient pas réussi à l’établir autrement que par leurs déclarations non
corroborées par des preuves documentaires ou testimoniales. Par ce raisonnement -
que l’appelée fait sien -, le premier magistrat a perdu de vue qu’il n’appartenait pas aux
requérantes de prouver leur légitimité à agir - notamment au moyen de certificats
d’actions ou d’un acte de transfert d’actions dont le juge de district a regretté la non-
production -, ni même d’ailleurs de l’alléguer, à moins que celle-ci ne soit mise en
doute. Or, une telle contestation ne peut - même implicitement - pas être déduite de la
façon dont l’intimée s’est déterminée sur les allégués de la demande.
Premièrement, l’on ne peut inférer du seul renvoi aux pièces fournies à l’appui des faits
allégués, la contestation corrélative des faits qui ne se recoupent pas avec le contenu
des titres en question, bien que l’on ne puisse non plus retenir que ceux-ci sont ainsi
reconnus. La détermination "rapport soit aux pièces" ou "rapport soit à la pièce"
apparaît donc, lorsqu’elle a trait à un allégué comportant plusieurs faits, dont une partie
seulement est accréditée par les titres déposés, incomplète ou, à tout le moins,
insuffisamment précise. Or, c’est ainsi que s’est déterminée la partie intimée sur les
allégations qui, entre autres faits, mentionnaient l’actionnariat des requérantes (cf. dos.
I p. 170 ss : ad all. n. 27, 34, 47, 50, 57, 62 et 91), de sorte qu’elle ne s’est pas
expressément prononcée sur cette assertion spécifique. A plus forte raison s’agissant
d’un litige soumis à la maxime des débats pour lesquels les parties doivent en principe
exposer dans leurs écritures les faits qu’elles allèguent (arrêt 5A_213/2017 du 11
décembre 2017 consid. 5), ce renvoi aux pièces ne saurait valoir invocation du fait
contraire, soit celui du défaut d’actionnariat des instantes. Ensuite, alors que celles-ci
alléguaient que W _ et X _ étaient "devenues propriétaires de 165
actions de Z _ SA" (cf. dos. I p. 20 : all. n. 91), l’adverse partie,
sans admettre ni contester cette allégation, prenait acte de la nouvelle répartition des
actions, en rappelant que les actions étaient au porteur (cf. dos. I p. 175 : ad all. 91).
Une fois encore, la détermination n’est pas explicite. L’expression "prendre acte" est
- 16 -
en général utilisée par le destinataire pour signifier qu’il a, à tout le moins, pris
connaissance de l’information donnée. L’emploi de ces termes dans leur acception
usuelle est en l’occurrence corroboré par le rappel du caractère au porteur des titres,
par lequel la société intimée met en exergue que, ne s’agissant pas de titres nominatifs
dont le transfert eut nécessité une reconnaissance de l’acquéreur par la société
- avec pour conséquence son inscription au registre des actions (cf. art. 686 al. 4 CO) -
elle n’apprend qu’alors leur nouvelle répartition. La partie intimée ayant ainsi, sans nul
doute, pu discerner l’invocation par les deux précitées d’un droit de propriété sur 165
de ses actions, l’on s’étonne qu’elle n’ait pas expressément contesté ce fait, pour le
cas où elle l’estimait erroné ou même seulement douteux. Quant au moyen pris du fait
que la partie instante aurait certes allégué avoir acquis la propriété des actions, mais
pas établi la détenir encore au jour du dépôt de la requête, il ne convainc pas
davantage, dès lors que, s’agissant de la preuve d’un fait négatif indéterminé - soit
l’absence de perte de l’actionnariat acquis - relatif, qui plus est, à la qualité pour agir
- laquelle devait être explicitement contestée -, il incombait à l’intimée, si elle entendait
s’en prévaloir devant le premier juge déjà, d’apporter à tout le moins de sérieux indices
d’un fait contraire déterminé, tel une cession d’actions par exemple (ATF 119 II 305
consid. 1b/aa ; PIOTET, Commentaire romand, Code civil I, 2010, n. 53 ad art. 8 CC).
Comme relevé par notre Haute Cour, le devoir pour le défendeur de contester de façon
concrète les faits allégués - ou in casu d’avancer un fait contraire -, pour permettre au
demandeur de discerner quels faits il lui faudra prouver, participe du principe général
de la bonne foi (cf. art. 52 CPC ; ATF 117 II 113 consid. 2). Aussi, l’imprécision
émaillant les déterminations de l’intimée relatives au statut d’actionnaires des instantes
doit elle être également appréciée au regard de l’attitude de ses organes envers ces
dernières. Après avoir intégré l’hoirie F _ ainsi que Y _ au projet de
répartition des actifs de Z _ SA établi en septembre 2013 (cf. dos. I p. 77),
avoir nommément désigné chacune des requérantes comme actionnaires tant avant
qu’après que l’instance ne soit introduite, le 13 novembre 2015, (cf. lettre du conseil
d’administration du 10 octobre 2013 et liste des présences du 17 mai 2016, dos. I et II
p. 81 et p. 667) et s’être même fondée, d’une part, sur l’acquisition des actions par Y
_ pour recouvrer une dette laissée en souffrance par les anciens
actionnaires, J _ et K _, et d’autre part, sur les 260 actions
détenues par les instantes pour faire valoir une compensation entre la valeur de rachat
de ces titres et l’attribution de biens immobiliers sociaux (cf. lettres du conseil
d’administration des 1 er mai et 14 août 2014, dos. I p. 95 et 102), l’intimée ne pouvait
de bonne foi escompter que son adverse partie infère de sa détermination peu explicite
- 17 -
la soudaine mise en doute de son actionnariat. Dans ces circonstances, il apparaît
d’autant plus malvenu, eu égard aux règles de la bonne foi et en particulier
à celle qui proscrit les comportements contradictoires (arrêts 4A_604/2014 du 30 mars
2015 consid. 2.3.2 et 5A_87/2011 du 23 septembre 2011 consid. 3.1.2), de faire grief
aux instantes de n’avoir pas, d’entrée de cause, invoqué leur qualité pour agir ou de ne
pas l’avoir ensuite prouvée, nonobstant l’absence de contrariété.
En conséquence, le premier magistrat ne pouvait, par ce motif, nier la qualité pour agir
des instantes.
6. Il reste à examiner si le défaut de qualité pour agir de deux des requérantes, soit W
_ et X _, doit être retenu céans sur la base du fait nouveau allégué
par l’appelée conformément au droit des nova, à savoir la revendication par leur mère
d’un droit de propriété sur les 165 actions auparavant détenues par G _ SA.
6.1 Suivant la jurisprudence fédérale, le plaideur qui n’a pas contesté en première
instance la qualité pour agir de son adverse partie en est ensuite forclos ; il ne peut en
principe pas réparer son omission en appel, sous réserve d’un fait nouveau ou d’une
preuve nouvelle qui ferait apparaître son manquement excusable (arrêt 4A_404/2016
du 7 décembre 2016 consid. 2.2 et 2.3).
En l’occurrence - comme le relevait l’intimée en première instance -, la qualité pour agir
de son adverse partie repose sur la titularité d’actions au porteur, titres dont le transfert
n’est pas conditionné, au contraire de ce qui prévaut pour les actions nominatives, à la
reconnaissance de l’acquéreur par la société (MEIER-HAYOZ/FORSTMOSER, Droit suisse
des sociétés, 2015, § 16, n. 302 ss). Quant à la liste des détenteurs d’actions au
porteur que le conseil d’administration doit désormais tenir (art. 697l CO ; Message
concernant la mise en œuvre des recommandations du GAFI, FF 2014 p. 585, p. 642),
l’on observera qu’il n’appartient pas à la société anonyme de recenser les titulaires de
ces actions, mais à ceux-ci de s’annoncer, sous peine de se voir empêchés d’exercer
leurs droits sociaux, voire déchus de leurs droits patrimoniaux (art. 697i et 697m CO).
Ce devoir d’annonce incombe non seulement aux nouveaux acquéreurs d’actions au
porteur, mais aussi à ceux qui en détenaient lors de l’entrée en vigueur de la novelle le
1 er juillet 2015 (art. 3 des dispositions transitoires de la modification du 12 décembre
2014).
Si, bien qu’elle puisse ainsi ignorer l’identité des titulaires de ses actions au porteur,
il appartenait néanmoins à la société, qui entendait se prévaloir en première instance
d’un défaut de qualité pour agir, de mettre en doute la possession de ses titres par les
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requérantes - sans pouvoir se contenter de prendre acte de la nouvelle répartition
invoquée -, l’on ne saurait toutefois faire abstraction du fait que les changements
intervenus dans la titularité des 165 actions en question - à savoir leur transfert par G
_ SA à ses propres actionnaires, dont le sociétariat est lui-même divisé en
des rapports de droit d’usufruit et de nue-propriété susceptibles d’influer sur l’identité
de l’acquéreur des titres ainsi remis - constituent des faits qui, s’ils n’avaient pas
échappés à la connaissance de la société intimée, eurent, à n’en pas douter, suscité
une remise en cause par celle-ci de l’actionnariat de W _ et X _.
C’est d’ailleurs en "par[tant] du principe que les actions [avaient] été préalablement
transférées par la société G _ SA à l'hoirie F _", que Z _
SA a reconnu leur qualité d’actionnaires (cf. dos. I p. 102). Faute pour l’intimée d’avoir
auparavant pu disposer de ces informations, le défaut de contestation de l’actionnariat
des précitées apparaît excusable, en sorte qu’il y a lieu d’examiner la qualité pour agir
de celles-ci à la lumière du novum introduit par l’appelée.
6.2 Lorsqu’un usufruit successoral - tel celui prévu par l’article 473 CC en faveur du
conjoint survivant - est constitué sur des actions pour lesquelles la société a émis des
titres, les droits de l’usufruitier, dès lors qu’ils résultent d’un acte à cause de mort,
naissent indépendamment du fait qu’il ait pu ou non obtenir la possession des titres
(BOHNET, Commentaire romand, Code des obligations II, 2 e éd., 2017, n. 3 ad art.
967 CC ; STAUFFER, L’actionnaire sans titre, ses droits, 1977, p. 199 s. et 215).
La constitution d’un usufruit a pour conséquence une division des droits liés à l’action.
L’unique disposition du droit de la société anonyme à traiter spécifiquement de cette
question est l’article 690 al. 2 CC, qui prévoit que l’usufruitier représente l’action à
l’assemblée générale. Introduit - comme l’indique le titre marginal de l’article 690 CC -
pour régler la problématique de la participation à l’assemblée générale en présence de
plusieurs ayants droit, ce droit de représentation de l’usufruitier ne saurait cependant
avoir de plus large portée que celle qui se rapporte à la formation de la volonté sociale
au sein dudit organe (arrêt 4A_516/2016 du 28 août 2017 consid. 8.1 ; KNOBLOCH, Das
System zur Durchsetzung von Aktionärsrechten, 2011, p. 121, note de bas de page
n. 487). Pour ce qui est des autres prérogatives liées aux actions, ce sont donc les
règles générales de l’usufruit qui en déterminent la répartition. Si l’usufruitier possède
un droit de jouissance complet sur l’action (art. 755 al. 1 CC), le nu-propriétaire reste
titulaire du sociétariat et des autres droits y relatifs (STAUFFER, op. cit., p. 200 ; TRIGO
TRINDADE, Commentaire romand, Code des obligations II, n. 29 ad art. 690 CC). En ce
qui concerne les droits patrimoniaux, l’usufruitier perçoit les rendements des actions
(art. 757 CC), tels les dividendes, les intérêts intercalaires et une part proportionnelle
- 19 -
du produit de la liquidation. En revanche, le produit d’un rachat d’actions par exemple,
en tant qu’il s’étend à la substance même des actions, revient au nu-propriétaire,
le capital ainsi remboursé étant ensuite, par subrogation, lui-même soumis à l’usufruit
(art. 774 al. 2 CC ; TRIGO TRINDADE, op. cit., n. 34 ad art. 690 CC ; LÄNZLINGER, Basler
Kommentar, Obligationenrecht II, 5 e éd., 2016, n. 14 ad art. 690 CC). De même, les
apports, agios et versements supplémentaires qui ont été effectués par l’actionnaire et
qui, par la suite, lui sont éventuellement restitués par la société ne constituent pas
des fruits civils auquel l’usufruitier peut prétendre, dès lors qu’ils interviennent en
remboursement d’un montant versé par l’actionnaire (MEIER-HAYOZ/FORSTMOSER, op.
cit., § 16, n. 178g).
En l’occurrence, la partie appelée avance que, Q _ ayant été instituée
usufruitière de l’entier de la succession de son défunt mari, dont font partie les actions
de G _ SA détenues par l’hoirie F _ - composée quant à elle de W
_ et X _ -, c’est à elle que reviendrait la propriété des actions de Z
_ SA que G _ SA aurait distribuées à titre de dividende, en 2014
ou 2015 (cf. dos. II p. 645 s., 669 s. et 703). W _ et X _ ont pour
leur part soutenu être devenues propriétaires des 165 actions de Z _ SA en
liq. à la suite d’une répartition de ces titres par G _ SA, le 15 mars 2015,
entre l’actionnaire sortant, L _ , et l’unique actionnaire restant, l’hoirie F
_ (cf. dos. I et II p. 20 et 421).
Si les co-requérantes ne précisent pas à quel titre cette répartition d’actions a eu lieu,
le versement de dividende allégué par la partie appelée repose quant à lui sur la seule
revendication d’un tiers. Or, alors que le premier courrier du conseil de Q _
mentionne uniquement l’éventualité d’une décision de distribution de dividende prise
par l’assemblée générale de G _ SA, son second courrier affirme ensuite,
sans fournir plus d’indication, que cette distribution a bien eu lieu ; enfin, la dernière
lettre du mandataire de la précitée semble même faire état d’un droit d’usufruit reporté
sur les actions de Z _ SA. A défaut d’autres éléments ou indices corroborant
ces dires, le fait nouvellement introduit par l’intimée, s’il soulève bien un doute quant à
la qualité pour agir de W _ et X _, ne permet encore pas de la nier.
En effet, la remise par une société d’une partie de ses actifs à ses actionnaires peut
procéder de divers motifs, autres que la distribution d’un bénéfice, et intervenir par
exemple en remboursement d’agios ou de versements supplémentaires, ou pour
éteindre une dette de la société envers ses actionnaires. De la cause de ce transfert
d’actifs dépendent les points de savoir d’une part, qui de l’usufruitière ou des nues-
- 20 -
propriétaires des actions de la société G _ SA a acquis la propriété des
actions de Z _ SA et d’autre part, si ces titres sont, le cas échéant, eux-
mêmes soumis à un droit d’usufruit par subrogation légale. Or, force est de constater
que ce fait, déterminant pour le sort de la cause, n’a pas été instruit.
6.3 Lorsque l’autorité d’appel prend en considération des nova admissibles selon
l’article 317 CPC, elle peut décider soit de compléter elle-même l’état de fait et rendre
une nouvelle décision (art. 318 al. 1 let. b CPC), soit, si elle estime qu’un élément
essentiel de la demande n’a pas été jugé ou que l’état de fait doit être complété sur
des points essentiels, renvoyer l’affaire au premier juge, afin qu’il statue à nouveau,
en tenant compte en particulier de ces nova (art. 318 al. 1 lit. c CPC ; ATF 143 III 42
consid. 5.4).
Dans le présent cas, le juge de district a rejeté la requête en révocation des liquidateurs
dont il était saisi, sanctionnant, à tort, le défaut d’allégation et l’absence de preuve par
les co-requérantes de leur qualité pour agir. Premièrement, la qualité d’actionnaires de
W _ et X _, non régulièrement contestée en première instance,
a été remise en cause céans par le biais d’un novum admissible, au sujet duquel une
administration de preuves s’impose. Or, il n'appartient en principe pas à l'instance
d’appel de diligenter celle-ci et d’établir les faits en lieu et place du premier magistrat
(ATF 142 III précité consid. 2.2.1 ; cf. ég. arrêt du Tribunal cantonal de Bâle-Campagne
du 13 août 2013, en la cause 400 13 153, consid. 4.3). Secondement, en tant que
l’acquisition par Y _ de 95 actions de Z _ SA n’a non plus été
contestée en temps utile par l’intimée et n’est pas affectée par le fait nouvellement
allégué, un renvoi en première instance se justifie en tous les cas pour traiter de l’objet
principal de la demande, à savoir la révocation des liquidateurs, qu’un seul actionnaire
est légitimé à requérir (art. 741 al. 2 CO). Au vu de l’importance de ces questions de
fait et de droit qui n’ont pas pu être traitées en première instance, un renvoi de la cause
s’avère nécessaire.
7.
7.1 En cas de renvoi de la cause, la juridiction supérieure ne se prononce en principe
pas sur les frais de la première instance (cf. art. 318 al. 3 CPC a contrario ; JEANDIN,
op. cit., n. 9 ad art. 327 CPC). Elle peut, par ailleurs, déléguer la répartition des frais de
la procédure de recours à l’autorité précédente (art. 104 al. 4 CPC ; cf. ég. RVJ 2007
p. 131 consid. 5). Etant donné que l’arrêt de renvoi ne statue pas sur le bien-fondé des
prétentions litigieuses, l’issue de la procédure au fond est en effet incertaine et la partie
succombante au sens de l’article 106 al. 1 CPC encore inconnue. En pareille hypothèse,
- 21 -
le sort des frais et des dépens de la procédure ayant mené au renvoi dépend de l’issue
du procès au fond et non de celle de l’appel ou du recours ; le principe de la répartition
des frais selon le sort de la cause se trouve ainsi relativisé par l’article 104 al. 4 CPC,
dès lors que ce qui est décisif n’est pas de savoir quelle partie a obtenu gain de cause
sur ses conclusions de deuxième instance, mais quelle partie a ensuite gagné sur ses
conclusions originelles au fond (arrêts 5A_517/2015 du 7 décembre 2015 consid. 3 et
4A_364/2013 du 5 mars 2014 consid. 15.4 ; RÜEGG/RÜEGG, Basler Kommentar,
Schweizerische Zivilprozessordnung, n. 7 ad art. 104 CPC). Cette solution fait sens en
particulier lorsque - comme en l’espèce - la deuxième instance rend un jugement
cassatoire (STERCHI, Berner Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2012,
n. 14 ss ad art. 104 CPC).
En tous les cas, les frais et les dépens relatifs à la procédure de recours doivent être
fixés dans l’arrêt de renvoi, seule leur attribution pouvant être déléguée (TAPPY, op. cit.,
n. 20 ad art. 104 CPC).
7.2 Les frais de justice, qui se limitent à l’émolument forfaitaire de décision (art. 95 al.
2 let. b CPC), sont arrêtés, au vu de l’ampleur et de la difficulté ordinaires de la cause,
laquelle, soumise à une procédure sommaire atypique, se scelle par un arrêt de renvoi,
de sa valeur litigieuse de 50'000 fr. et compte tenu des principes de la couverture des
frais et de l’équivalence des prestations, à 1000 fr. (art. 13 al. 1 et 2, 14 al. 1, 16 al. 1
et 3 ainsi que 19 LTar).
Quant aux indemnités de dépens des parties, elles peuvent être fixées, eu égard aux
critères précités et à l’activité utilement exercée céans par leurs conseils respectifs, à
1500 fr. chacune, débours et TVA inclus (art. 27, 29 al. 3, 32 al. 1 et 2 et 35 al. 1 let. a
LTar).