Decision ID: 463aca3c-0a38-4072-b6db-d07ad3491fef
Year: 2011
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: public_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Considérant en fait et en droit:
1. Le 18 novembre 2009, A._ a déposé plainte pénale pour diffamation et calomnie contre B._ et C._. Il reprochait au premier cité d'avoir incité le second à distribuer dans des boîtes aux lettres de son quartier des copies de deux procès-verbaux d'audition le concernant, versés au dossier d'une procédure pénale en cours d'instruction dans laquelle il est prévenu d'abus de confiance et éventuellement d'escroquerie.
Le 31 mars 2010, le juge d'instruction en charge de la plainte a rendu une ordonnance de classement que la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton de Fribourg (ci-après: la Chambre pénale) a annulée sur recours de A._. Cette autorité a considéré que ce magistrat ne pouvait classer la procédure sans entendre D._ et E._ et lui a renvoyé la cause pour qu'il complète l'instruction en ce sens.
Les époux D._ et E._ ont été entendus le 15 septembre 2010. Le juge d'instruction a clos la procédure par un non-lieu au terme d'une ordonnance que la Chambre pénale a confirmée, sur recours de A._, par arrêt du 15 mars 2011.
Le 12 avril 2011, A._ a déposé un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cet arrêt qu'il tient pour arbitraire.
La Chambre pénale a produit le dossier de la cause. Il n'a pas été demandé de réponses au recours.
2. Le recourant fait exclusivement grief à la Chambre pénale d'avoir rendu un arrêt arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. en n'ordonnant pas l'audition de D._. Ce reproche est manifestement infondé. Il ressort en effet du dossier que D._ et E._ ont été successivement entendus par la Police de sûreté fribourgeoise le 15 septembre 2010. La Chambre pénale le mentionne expressément dans les considérants en fait de son arrêt. Devant cette juridiction, A._ reprochait essentiellement au juge d'instruction de ne pas avoir procédé à une confrontation entre les époux D._ et E._ et C._ pour savoir s'ils le reconnaissaient comme étant la personne aperçue déposer les documents litigieux dans leur boîte aux lettres. Il ne reprend pas ce grief dans son mémoire de recours et ne cherche pas à démontrer en quoi la Chambre pénale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'une telle mesure d'instruction ne s'imposait pas. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral, saisi d'un recours fondé sur l'art. 9 Cst., d'examiner d'office ce qu'il en est (art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287).
3. Le recours doit par conséquent être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 109 al. 2 let. a LTF. Les frais du présent arrêt seront mis à la charge du recourant qui succombe (art. 65 et 66 al. 1 LTF).

Considerations: