Decision ID: 517c430a-3627-465d-9a7c-f77094e78fa7
Year: 2021
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_002
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
En fait et en droit :
1.
Par arrêt du 26 mars 2021, la Juge déléguée de la Cour d’appel civile (ci-après : la juge de céans) a, en particulier, partiellement admis les appels de L._ et de Q._ (I et II) et a statué à nouveau en ce sens que L._ était le débiteur de Q._ et lui devait immédiat paiement de la somme de 7'000 fr. à titre de
provisio ad litem
(III.IV).
2.
Par courrier du 19 avril 2021, L._ a requis la rectification du chiffre III.IV du dispositif de l’arrêt précité au motif qu’il serait en contradiction avec le considérant 11 de l’arrêt aux termes duquel la juge de céans a estimé que les conditions de l’octroi d’une
provisio ad litem
en première instance n’étaient pas réalisées.
3.
3.1
Selon l’art. 334 al. 1 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272), si le dispositif de la décision est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qu’il ne correspond pas à la motivation, le tribunal procède, sur requête ou d’office, à l’interprétation ou à la rectification de la décision. Le dispositif entre en contradiction avec les motifs lorsqu’il dit noir là où les motifs disent blancs, par exemple si les motifs indiquent qu’une indemnité de tel montant est appropriée et le dispositif n’en alloue que la moitié (Schweizer, Commentaire romand, Code de procédure civile, 2
e
éd., 2019, n. 10 ad art. 334 CPC). Ainsi, il y a lieu à rectification lorsqu’une erreur patente est manifestement due à une inadvertance telle qu’un
lapsus calami
: la condamnation est libellée en dollars alors qu’il n’a jamais été question que d’euros (Schweizer, op. cit., n. 11 ad art. 334 CPC).
Aux termes des art. 330 et 334 al. 2, 1
ère
phrase, CPC, le tribunal notifie la demande de rectification à la partie adverse pour qu’elle se détermine, sauf si la demande est manifestement irrecevable ou infondée. En cas d’erreurs d’écriture ou de calcul, le tribunal peut toutefois renoncer à demander aux parties de se déterminer (art. 334 al. 2, 2
e
phrase, CPC). En particulier, en cas de lapsus, le tribunal peut s’abstenir de consulter les parties (Schweizer, op. cit., n. 17 ad art. 334 CPC).
3.2
En l’espèce, au considérant 11 de l’arrêt du 26 mars 2021, la juge de céans a examiné le grief de L._ qui reprochait au premier juge d’avoir alloué à Q._ un montant de 7'000 fr. à titre de
provisio ad litem
. La juge de céans a conclu que Q._ disposait des moyens suffisants pour assumer les frais de la procédure, de sorte que les conditions de l’octroi d’une
provisio ad litem
n’étaient pas réalisées.
Or, au chiffre III.IV du dispositif de l’arrêt, il est indiqué que L._ doit verser à Q._ la somme de 7'000 fr. à titre de
provisio ad litem
de première instance. Il en découle que ledit chiffre contient une contradiction manifeste en tant qu’il ne correspond pas à la motivation de l’arrêt.
Dès lors que cette erreur patente est qualifiable de
lapsus calami
, la décision doit être rectifiée conformément à la motivation figurant au considérant 11.3 de l’arrêt sans qu’il ne soit nécessaire d’inviter Q._ à se déterminer au préalable.
4.
Conformément à l’art. 107 al. 2 CPC, le présent prononcé rectificatif sera rendu sans frais.

Considerations: