Decision ID: 198bc70a-96bf-4d16-b9f5-0c4093c3ec5e
Year: 2014
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_004
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: social_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
En fait et en droit :
Vu
la demande de prestations AI déposée le 15 avril 2010 par R._ (ci-après : la recourante),
vu la décision rendue le 7 novembre 2012 par l’Office de l’assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l’OAI ou l’intimé) rejetant la demande,
vu le recours interjeté le 4 décembre 2012 par R._ devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal, concluant à l’annulation de la décision attaquée, la cause étant renvoyée à l’OAI pour nouvelle décision,
vu la réponse du 28 février 2013 de l’OAI concluant au rejet du recours,
vu la réplique du 8 avril 2013 de la recourante, dès lors représentée par Procap Suisse Service juridique, concluant avec suite de frais et dépens à l’annulation de la décision attaquée, le droit aux prestations de la recourante étant constaté, subsidiairement le dossier étant renvoyé à l’OAI pour instruction complémentaire, expertise médicale puis nouvelle décision, et, requérant à titre de mesure d’instruction la mise en œuvre d’une expertise psychiatrique,
vu la duplique du 25 avril 2013 de l’OAI confirmant les conclusions de sa réponse,
vu le rapport d’expertise établi le 3 février 2014 par le Dr Q._, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, posant les diagnostics de trouble bipolaire de type I (épisode le plus récent mixte, avec caractéristiques psychotiques) (F31.6) et de trouble de la personnalité borderline (F60.31) concluant (cf. pp. 21 et 24) que l’expertisée présente une pathologie psychiatrique manifestement grave entraînant une incapacité de travail sur le plan psychiatrique de 100 % depuis le 7 décembre 2009,
vu l’écriture du 24 février 2014 de la recourante concluant à l’octroi d’une rente entière dès le 1
er
décembre 2010,
vu l’avis médical du 18 février 2014 des Drs T._ et D._ du Service Médical Régional (SMR) de l’AI se ralliant aux conclusions de l’expertise du Dr Q._,
vu l’écriture du 24 février 2014 de l’OAI estimant que le droit à la rente entière est justifié dès le 1
er
décembre 2010,
vu les pièces du dossier ;
attendu que
le recours, interjeté dans le délai légal de trente jours dès la notification de la décision attaquée, est déposé en temps utile (art. 60 al. 1 LPGA [loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000, RS 830.1]),
qu’il satisfait en outre aux autres conditions légales (art. 61 let. b LPGA), de sorte qu’il est recevable à la forme ;
attendu que
l’expertise du Dr Q._, qui comprend une anamnèse, fait état des plaintes de la recourante, est fondée sur un examen approfondi du cas de celle-ci et dont les conclusions sont claires et motivées, souscrit aux réquisits de la jurisprudence (ATF 134 V 231 consid. 5.1, 125 V 351 consid. 3a et la référence citée),
qu’il n’y a aucun motif de s’en écarter,
qu’elle a ainsi valeur probante,
qu’une incapacité de travail totale dès le 7 décembre 2009 ouvre le droit à une rente entière dès le 1
er
décembre 2010 (art. 28 al. 1 let. b LAI [loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959, RS 831.20]),
que les deux parties sont d’ailleurs d’accord sur l’octroi d’une rente entière dès cette date,
qu’au vu de ce qui précède, il y a lieu d’admettre le recours et de réformer la décision attaquée en ce sens ;
attendu que
la recourante, qui obtient gain de cause a agi au stade de la réplique avec le concours d’un mandataire professionnel et a dès lors droit à une indemnité à titre de dépens (art. 61 let. g LPGA ; art. 55 al. 1 LPA-VD [loi cantonale vaudoise sur la procédure administrative du 28 octobre 2008, RSV 173.36]), à savoir à une participation aux honoraires et débours indispensables (art. 7 al. 2 TFJAS [Tarif des frais judiciaires et des dépens en matière de droit des assurances sociales du 2 décembre 2008, RSV 173.36.5.2]) de son conseil,
qu’en l’espèce, au regard de l’importance et de la complexité du litige, il y a lieu d’arrêter le montant des dépens à 2'000 fr. (art. 7 al. 3 TFJAS) à la charge de l’intimé, qui succombe,
que les frais judiciaires, arrêtés à 400 fr. sont mis à la charge de l’OAI.

Considerations: