Decision ID: b69484bb-5c8c-4406-a11e-46fa490c73d1
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE08.002094-JRU
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de La Côte contre
D._
pour infraction à la loi fédérale sur la protection des marques, d'office et sur plainte de
F._
,
vu l'ordonnance du 18 juin 2009, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé D._ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte comme accusé de violation du droit à la marque par métier,
vu le recours exercé en temps utile par D._ contre cette décision,
vu le mémoire de F._,
vu les pièces du dossier;
attendu
que D._ reproche au magistrat instructeur d'avoir rejeté implicitement les réquisitions de mesures d'instruction complémentaires qu'il avait présentées dans le délai de l'art. 188 CPP,
que son recours tend exclusivement à la mise en œuvre du complément d'enquête requis à cette occasion,
que D._ fait valoir que l'expertise sollicitée devrait notamment permettre d'établir si les sacs qu'il est accusé d'avoir vendus et importés risquent d'être confondus avec ceux produits par la plaignante,
que toutefois, selon la jurisprudence, la notion de risque de confusion en matière de protection des marques est une question de droit et non de fait (cf. ATF 126 III 315 c. 4),
que même si cette jurisprudence a été rendue en matière civile, il convient d'en tenir compte pour évaluer l'opportunité d'une expertise dans la présente affaire pénale,
que le point de savoir s'il existe en l'espèce un risque de confusion devra dès lors être tranché par le tribunal, une expertise n'étant pas destinée à dire le droit,
qu'il en est de même de la notion de métier prévue à l'art. 61 al. 3 LPM,
qu'il appartiendra au juge du fond de décider si cette circonstance doit être retenue, au vu des faits exposés dans l'ordonnance de renvoi,
qu'en ce qui concerne la réquisition tendant à la production de pièces en main des douanes suisses, elle n'est pas de nature à modifier l'appréciation du Tribunal d'accusation, selon laquelle l'enquête a d'ores et déjà révélé des indices de culpabilité justifiant que le recourant soit renvoyé devant l'autorité de jugement désignée, sous les charges retenues contre lui par l'ordonnance attaquée,
que cette opinion n'a pas à être motivée (art. 306 al. 3 CPP),
que le recourant pourra, devant le tribunal de police, réitérer ses mesures d'instruction complémentaires, exposer sa version des faits et développer ses moyens de défense,
qu'en définitive, le recours doit être rejeté et l'ordonnance confirmée,
que l'indemnité due au défenseur d'office du recourant est fixée à 360 fr., plus la TVA, par 27 fr. 35, soit 387 fr. 35,
que les frais d'arrêt ainsi que l'indemnité précitée sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: