Decision ID: 9aa434ac-b805-51ba-b88e-6cf694297c01
Year: 2005
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 23 novembre 2003, la caisse de chômage du Syndicat de l’industrie et du bâtiment (la caisse) a suspendu le droit de Monsieur C_ aux indemnités durant 31 jours pour faute grave, au motif qu’il avait résilié son contrat de travail temporaire en tant que maçon avec l’entreprise Y_ ;
Que le 15 janvier 2004, l’intéressé a formé opposition ;
Que, par décision sur opposition du 20 décembre 2004, la caisse a confirmé sa décision de suspension ;
Que le 30 janvier 2005, l’assuré a déposé un « mémoire d’opposition » (recte : recours) contre cette décision en concluant à l’annulation de la suspension qui lui avait été infligée ;
Qu’invitée à se déterminer, la caisse de chômage, dans sa réponse du 7 mars 2005, a conclu au rejet du recours ;
Que, par courrier du 4 avril 2005, Maître PAYOT ZEN-RUFFINEN s’est constituée pour la défense des intérêts de l’assuré avec élection de domicile en son étude ;
Que dans sa réplique du 2 mai 2005, le recourant a renoncé à sa conclusion tendant à l’annulation de la décision de suspension et a indiqué ne plus contester désormais que la quotité de la suspension qui lui a été infligée ;
Qu’il a conclu au prononcé d’une suspension de 4 jours au maximum ;
Que dans sa duplique du 31 mai 2005, la caisse a pris note des nouvelles conclusions du recourant ;
Qu’elle a indiqué avoir procédé au réexamen du dossier et s’est déclarée prête, au vu des éléments développés par le conseil du recourant, à reconsidérer sa position en faveur de l’assuré et à n’admettre qu’une faute de gravité moyenne ;
Qu’invité à se déterminer sur cette proposition, le recourant, par courrier du 14 juin 2005, a indiqué que par gain de paix et tout en restant cependant convaincu du bien-fondé de ses arguments, il acceptait de considérer que sa faute soit qualifiée de moyenne ;
Qu’il a relevé que la caisse ne s’opposait pas à ce que le minimum de la sanction infligée dans un tel cas soit prononcée, à savoir 16 jours ;

Considerations:
CONSIDERANT EN DROIT
Que la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1er août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ) ;
Que, suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs ;
Que, conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 8 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 LPGA relatives à la loi fédérale sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité du 25 juin 1982 (LACI) et que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que suite au recours et au vu des arguments invoqués par le recourant, l’intimée a proposé que seule une suspension pour faute de gravité moyenne soit prononcée ;
Que, vu l’accord du recourant, il y a donc lieu de ne prononcer qu’une suspension de 16 jours ;
Que le recourant qui obtient gain de cause même partiellement a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire ;