Decision ID: 5ca8f46c-a247-4804-9a49-eddca167f4ae
Year: 2017
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_002
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law
Law Sub-area: nan
Label: approval

Facts:
En fait et en droit :
1.
Par ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 5 janvier 2017, la Vice-Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de l’Est vaudois a rappelé la convention signée à l’audience du 4 novembre 2016, ratifiée séance tenante par la vice-présidente pour valoir prononcé partiel de mesures protectrices de l’union conjugale (I), a dit qu’A.P._ contribuerait à l’entretien de son épouse F._ par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, en mains de celle-ci, d’un montant de 1’800 fr., allocations de formation en faveur d’C.P._ en sus, dès et y compris le 1
er
décembre 2016 (II), a dit que la pension précitée serait indexée à l’indice suisse des prix à la consommation, le 1
er
janvier de chaque année, la première fois le 1
er
janvier 2018 (III), a fixé l'indemnité du conseil d'office de F._ et l’a relevé de son mandat (IV), a rendu la décision sans frais (V), a condamné A.P._ à verser à F._ la somme de 1’000 fr. à titre de dépens réduits et a dit que l’Etat était subrogé dans les droits de F._ dès qu’il aurait versé l’indemnité arrêtée au chiffre IV (VI), a dit que la bénéficiaire de l’assistance judiciaire serait, dans la mesure de l’art. 123 CPC, tenue au remboursement de l’indemnité allouée à son conseil d’office, laissée provisoirement à la charge de l’Etat, sous réserve de ce que l’Etat aurait recouvré à titre de dépens (VII) et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (VIII).
Par acte du 16 janvier 2017, A.P._ a interjeté appel contre cette ordonnance, en concluant, avec suite de frais et dépens, à sa réforme en ce sens qu’il soit condamné à contribuer à l’entretien de son épouse par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, en mains de celle-ci, d’un montant de 1'450 fr. dès le 1
er
décembre 2016, que le chiffre III du dispositif soit supprimé et qu’il ne doive aucun dépens de première instance.
Par déterminations du 24 février 2017, F._ a conclu, avec suite de frais et dépens, au rejet de l’appel. L’intimée a demandé l’assistance judiciaire.
Le 1
er
mars 2017, l’intimée a déposé un formulaire simplifié de demande d’assistance judiciaire.
Lors de l'audience d'appel du 7 mars 2017, les parties ont signé une convention, consignée au procès-verbal et ratifiée séance tenante par la juge déléguée pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l’union conjugale, dont la teneur est la suivante:
«
I.
Les chiffres II, III et VI de l’ordonnance de mesures protectrices de l’union conjugale du 5 janvier 2017 sont modifiés comme il suit :
II.
Dès et y compris le 1
er
décembre 2016, A.P._ contribuera à l’entretien de son épouse F._ par le régulier versement, d’avance le premier de chaque mois, en ses mains, d’un montant de 1'800 fr. (mille huit cents francs).
F._ reconnaît avoir perçu à titre de pension les sommes figurant sur sa pièce n° 34.
II bis.
La pension due en faveur de F._ sera fixée à un montant de 1'500 fr. (mille cinq cents francs) dès que l’enfant B.P._ percevra des revenus mensuels supérieurs à 2'500 fr. (deux mille cinq cents francs) net et qu’il fera toujours ménage commun avec sa mère.
En revanche, la pension ne sera pas modifiée pour le cas où l’enfant C.P._ retrouve une place d’apprentissage.
F._ s’engage à informer spontanément et dans les plus brefs délais A.P._ dès que la situation de B.P._ se sera modifiée.
III.
supprimé
VI.
A.P._ versera à F._ la somme de 500 fr. à titre de dépens réduits de première instance et dit que l’Etat, par le biais du Service juridique et législatif, est subrogé dans les droits de F._ dès qu’il aura versé l’indemnité due à Me Adrienne Favre arrêtée au chiffre IV de l’ordonnance du 5 janvier 2017.
II.
A.P._ s’engage à demander la délivrance d’un abonnement général CFF partenaire en faveur de son épouse F._ valable dès le mois de novembre 2017. Pour le cas où un tel abonnement serait délivré, F._ s’engage à rembourser dans les trente jours à A.P._ le montant dont il se sera acquitté pour cet abonnement.
III.
Les parties renoncent à des dépens de deuxième instance. Les éventuels frais de deuxième instance qui seront restitués bénéficieront exclusivement à A.P._. »
2.
Selon l'art. 241 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), la transaction consignée au procès-verbal et signée par les parties a les effets d'une décision entrée en force et a pour effet que la cause doit être rayée du rôle.
3.
L’intimée a demandé l’assistance judiciaire. Les conditions de l’art. 117 CPC étant réalisées, sa requête doit être admise, Me Adrienne Favre étant désignée comme conseil d’office et l’intimée étant astreinte à verser une franchise de 50 fr. par mois dès le 1
er
avril 2017.
4.
Les frais judiciaires sont fixés et répartis d'office (art. 105 al. 1 CPC). Lorsque les parties transigent en justice, elles supportent les frais – à savoir les frais judicaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – conformément à la transaction (art. 109 al. 1 CPC).
En l'espèce, les frais judiciaires de deuxième instance seront arrêtés à 100 fr. et mis à la charge de l'appelant. Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens de deuxième instance, les parties y ayant renoncé au chiffre III de leur transaction.
5.
Me Adrienne Favre, conseil d’office de l’intimée, a droit à une rémunération équitable pour ses opérations et débours dans la procédure d’appel. Elle a produit, le 8 mars 2017, une liste des opérations indiquant 7 heures 51 minutes de travail consacré à la procédure de deuxième instance, temps qui apparaît adéquat et peut être admis dans son ensemble. L’avocate invoque également des frais de vacation et des frais postaux, qui peuvent être admis. Il s'ensuit qu'au tarif horaire de 180 fr. (art. 2 al. 1 let. a et b RAJ [Règlement sur l'assistance judiciaire en matière civile, RSV 211.02.3]), l'indemnité de Me Favre doit être fixée à 1’413 fr., plus 113 fr. 05 de TVA, ainsi que 129 fr. 60 et 7 fr 55, TVA comprise, pour ses frais de vacation et débours, soit une indemnité totale arrondie à 1'665 francs.
La bénéficiaire de l'assistance judiciaire est, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenue au remboursement de l'indemnité au conseil d'office mise à la charge de l'Etat.

Considerations: