Decision ID: f1924619-4ab7-422a-bbfd-2ad69a59f39b
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE06.025041-VIY
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
I._
pour abus de confiance, d'office et sur plainte de
M._
,
vu l'ordonnance du 20 janvier 2009, par laquelle le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur de I._ et laissé les frais à la charge de l'Etat,
vu le recours exercé en temps utile par M._ contre cette décision,
vu le mémoire de I._,
vu les pièces du dossier;
attendu
, en l'espèce, qu'entre juin et octobre 1993, M._ a acquis 110'000 actions S._,
que ces actions lui ont été cédées, par conventions des 30 juin et 21 octobre 1993, par J._ et G._, tous deux actionnaires de la société E._ SA, (cf. P. 5/26, 5/27 et 5/28),
que sur proposition de I._, également actionnaire de la société précitée et administrateur de fait, M._ a confié la gestion de ses actions S._ à la société E._ SA,
qu'à une date indéterminée, lesdites actions ont été vendues sans que le recourant en soit tenu informé et sans qu'il en reçoive la contrepartie,
que, dès lors, M._ a déposé plainte contre I._ pour abus de confiance,
que le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur du prévenu, au motif que l'infraction d'abus de confiance n'avait pas pu être établie à satisfaction de droit,
que M._ conteste cette décision;
attendu, en l'occurrence, qu'il est établi que des actions S._ ont été cédées au recourant,
que toutefois, les versions des parties divergent quant au rôle joué par l'intimé dans la vente de ces actions,
que selon le recourant, mais aussi selon G._ et J._, l'intimé serait à l'origine de cette vente et aurait rédigé les conventions des 30 juin et 21 octobre 1993,
que selon les dires de G._ et J._, ils auraient été propriétaires des actions vendues via leur participation dans la société E._ SA (cf. notamment PV aud. 2 et 4),
qu'en revanche, selon I._, le recourant aurait acheté ces actions à titre fiduciaire à raison de 35% pour lui-même et à raison de 65% pour le compte du premier nommé et ceci en vertu d'une convention du 19 août 1993 (cf. P. 14/1),
que les actions auraient été vendues à titre privé par G._ et J._ et ceci indépendamment des actions détenues par E._ SA,
qu'il admet avoir pris l'initiative de vendre des actions S._ en 1994, leur valeur ayant en effet fortement chuté,
qu'il ne s'agissait toutefois que des actions détenues par la société E._ SA,
que le recourant ne pouvait dès lors prétendre à aucune contrepartie,
qu'au vu de ce qui précède l'on ne peut donc que constater que les versions des parties sont contradictoires,
que le rôle joué par I._ n'a pas été établi à satisfaction,
que l'enquête n'a également pas permis d'établir si les actions vendues appartenaient au recourant personnellement ou uniquement à la société E._ SA,
que comme le relève à juste titre le magistrat instructeur, les documents bancaires relatifs à ces opérations ne peuvent pas être produits, les banques ne conservant pas leurs archives au-delà de dix ans,
que la société E._ SA a été dissoute en 1995,
qu'en tant que société de droit luxembourgeois, elle n'était pas tenue de conserver ses documents au-delà de cinq ans,
qu'aucune autre mesure d'instruction ne paraît susceptible d'amener des informations utiles,
que dans ces circonstances, un non-lieu se justifie,
que la question de la prescription peut dès lors rester ouverte,
que, pour le surplus, le litige qui oppose les parties est de nature purement civile;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que le Code de procédure pénale ne prévoit pas de dépens alloués à la partie qui obtient gain de cause devant le Tribunal d'accusation (JT 1962 III 64),
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant en vertu de l'article 307 CPP.

Considerations: