Decision ID: eededbab-2f46-5a89-9714-5d9724d3c0a0
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/4284/2021
du 20 juillet 2021, communiquée aux parties le 30 du même mois, le Tribunal de protection a maintenu en l'état la suspension des relations personnelles entre A_ et sa fille E_ (ch. 1 du dispositif), autorisé en revanche la reprise des relations personnelles entre A_ et sa fille F_, à exercer en l'état à raison d'une visite par semaine de 12h00 à 17h00, ce en la présence des grands-parents paternels de l'enfant (ch. 2), autorisé A_ à entretenir des liens téléphoniques avec ses deux filles à raison d'un appel par semaine, d'une durée raisonnable en lui faisant instruction de tenir à ses enfants des propos constructifs, valorisants et bienveillants (ch. 3), exhorté A_ à entreprendre un suivi psychothérapeutique individuel sérieux et régulier (ch. 4), ordonné la poursuite régulière du suivi thérapeutique individuel initié par la mineure auprès de l'Office médico-pédagogique, avec la précision que si les thérapeutes concernés l'estimaient opportun, ce suivi pourrait également revêtir des aspects de guidance parentale (ch. 5), ordonné une thérapie familiale, si possible auprès de la G_ ou d'un lieu de consultation analogue et invité les curateurs à veiller à la mise en place effective de ce suivi dans les meilleurs délais (ch. 6), maintenu la curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite existante (ch. 7), donné mission aux curateurs d'entretenir des contacts aussi réguliers que nécessaire avec les thérapeutes en charge des parties, afin de s'assurer de la régularité et du bon déroulement des suivis dispensés, ainsi que pour favoriser une coordination optimale des diverses interventions et une évolution positive de la situation et invité à cet effet les parties à délier les thérapeutes concernés de leur secret médical (ch. 8);
Que pour le surplus, le Tribunal de protection a invité les curateurs à évaluer la situation suite à la mise en place des divers suivis psychoéducatifs mis en place, puis, cela fait, à adresser au tribunal, aussitôt que selon leurs constats et ceux des autres intervenants, les circonstances le permettraient, mais au plus tard d'ici au 28 février 2022, leurs propositions s'agissant de l'éventuelle opportunité, au regard du bien de leurs protégées, d'envisager l'extension des relations personnelles entre F_ et son père, respectivement une reprise de liens réguliers entre ce dernier et E_ et a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 9 et 10);
Que le Tribunal de protection a retenu en substance que la mineure E_, laquelle affirme craindre les éclats de colère et les attitudes imprévisibles et perturbantes de la part de son père, souffre actuellement de détresse psychologique et d'angoisses importantes, refusant de revoir son père selon les modalités usuelles, A_, parvenant difficilement à se centrer sur sa fille E_ et demeurant focalisé sur ses propres désirs, ainsi que sur son ressentiment à l'égard de son ex-épouse;
Qu'en ce qui concernait la mineure F_, le Tribunal de protection a autorisé une reprise de ses relations personnelles avec son père, A_, en la présence des grands-parents paternels;
Que par acte déposé au greffe de la Cour de justice le 8 septembre 2021, A_ a recouru contre les chiffres 1 et 2 du dispositif de ladite ordonnance, reçue par lui le 9 août 2021. Il a requis la reprise des relations personnelles entre lui et E_ à raison d'un jour par week-end entre 10h00 et 18h00 et qu'il soit dit que les relations personnelles entre F_ et lui auront lieu chaque semaine un jour par week-end entre 10h00 et 18h00, en même temps que les relations personnelles avec E_, et l'autre semaine du vendredi à la sortie de l'école jusqu'au lundi à la rentrée de l'école et durant la moitié des vacances scolaires;
Que le recourant conclut préalablement sur mesures superprovisionnelles à l'ordonnance de la reprise des relations personnelles entre lui et l'enfant E_ à raison d'un jour par week-end entre 10h00 et 18h00 et qu'il soit dit que les relations personnelles entre l'enfant F_ et lui s'exerceront un jour par week-end entre 10h00 et 18h00;
Que le recourant allègue que les dernières visites avec l'enfant F_ se sont bien déroulées, la mineure ne comprenant toutefois pas selon lui la raison de la brièveté des rencontres;
Qu'en ce concerne les relations personnelles avec l'enfant E_, il expose que celles-ci doivent reprendre urgemment, conformément aux souhaits de la mineure;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
,
que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide autrement;
Qu'en outre selon l'art. 445 al. 1 CC, applicable par analogie en vertu de l'art. 314 al. 1 CC, il incombe à l'autorité de protection de prendre, d'office ou à la demande d'une personne partie à la procédure, toutes les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure;
Qu'en cas d'urgence particulière, l'autorité de protection peut prendre des mesures provisionnelles sans entendre les personnes parties à la procédure, en leur donnant en même temps la possibilité de prendre position; que dans ce cas-là, elle prend ensuite une nouvelle décision (art. 445 al. 2 CC);
Qu'une mesure superprovisionnelle ne peut être prise que s'il y a péril en la demeure (STEINAUER/FOUNTOULAKIS, Droit des personnes physiques et de la protection de l'adulte, 2014, p. 494, ch. 1108);
Qu'en l'espèce, le recourant ne rend en rien vraisemblable l'urgence à ce que soient prononcées les mesures superprovisionnelles requises;
Que pour autant que sa motivation soit même suffisante pour que la requête soit déclarée recevable, l'intérêt des mineures considérées ne commande pas le prononcé de mesures d'urgence;
Que par ailleurs les conclusions prises sur mesures d'urgence se confondant avec celles au fond, leur prononcé viderait le recours de sa substance;
Que la requête sera en tout état rejetée, pour autant que recevable;
Que le sort des frais de la présente décision sera renvoyé à la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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