Decision ID: b8778ed7-8f32-4d78-9f6b-887781e61156
Year: 2010
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_019
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu l'enquête n° PE09.028868-ADY
instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre
F._
pour violation simple des règles de la circulation, conduite en état d'ébriété qualifiée, dérobade aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire, violation des devoirs en cas d'accident et conduite sans permis de conduire valable, subsidiairement circulation malgré un retrait du permis de conduire,
vu l'ordonnance du 23 avril 2010, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé F._ devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne comme accusé de violation simple des règles de la circulation, de conduite en état d'ébriété qualifiée, de dérobade aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire, de violation des devoirs en cas d'accident et de circulation malgré un retrait du permis de conduire,
vu le recours exercé en temps utile par F._ contre cette décision,
vu les pièces du dossier;
attendu
que le recours de F._ tend à l'annulation de l'ordonnance entreprise,
que, plaidant le fond, il expose sa version des faits,
que l'enquête, suffisamment instruite, a toutefois révélé des indices de culpabilité justifiant que le recourant soit renvoyé en jugement sous les charges retenues contre lui par l'ordonnance attaquée (PV aud. 1 et 2; P. 5/1; P. 5/2; P. 6; P. 10),
que cette appréciation n'a pas à être motivée (art. 306 al. 3 CPP),
que selon l'adage « in dubio pro duriore », un renvoi en jugement s'impose si la culpabilité du prévenu apparaît vraisemblable, ou simplement possible (TF 6B_627/2008 du 9 décembre 2008 c. 2; TF 6B_588/2007 du 11 avril 2008 c. 3.2.3),
qu'en effet, le doute ne doit pas nécessairement profiter à l'accusé au stade du renvoi (Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, 2
ème
éd., 2006, n. 1098, p. 693; TF 6B_206/2007 du 30 août 2007 c. 4.2.7 i. f., ad TACC, 31 janvier 2007/148; TACC, 8 décembre 2008/663),
que le recourant pourra présenter sa version des faits et développer ses moyens de défense devant le Tribunal correctionnel;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,
que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Considerations: