Decision ID: 3894a3bb-87b7-5042-b30c-8246bedc8dd4
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
Vu, EN FAIT, l'ordonnance
DTAE/6630/2017
du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du 19 décembre 2017 relative à B_, née le _ 1933, prononçant la mainlevée de la curatelle de portée générale instaurée à titre provisoire en sa faveur (ch. 1 du dispositif), libérant les curatrices de leurs fonctions et réservant l'approbation de leurs rapport et comptes finaux (ch. 2 et 3) et cela fait, instaurant une curatelle de représentation et de gestion en faveur de B_ et désignant F_, avocate, aux fonctions de curatrice ayant la charge de représenter la personne concernée dans ses rapports juridiques avec les tiers et de gérer ses revenus et ses biens, ainsi que d'administrer ses affaires courantes (ch. 4 à 6), notamment;
Vu le courrier adressé à la Chambre de surveillance de la Cour le 8 janvier 2018 par A_, époux de B_, estimant que la décision était affectée d'un "vice de forme" du fait que la fortune de son épouse était de 360'000 fr. et non pas de 340'000 fr. comme mentionné dans l'ordonnance et qu'il ne possède pas de coffre auprès de _ [établissement bancaire], contrairement à ce qui était indiqué;
Attendu que le Tribunal de protection n'a pas souhaité revoir sa décision;
Que par la plume de sa curatrice d'office, B_ a conclu à la confirmation de l'ordonnance par réponse au recours du 5 février 2018, sollicitant le retrait de l'effet suspensif au recours, considérant en outre que l'erreur éventuelle relative au montant de la fortune de B_ n'avait aucune incidence sur le prononcé de la curatelle et la désignation du curateur;
Attendu qu'il ressort pour le surplus du dossier, que statuant sur mesures superprovisionnelles, suite au signalement d'un médecin du Département de gériatrie des HUG et d'une assistante sociale de la situation de B_ dont les capacités cognitives se dégradaient depuis 2014 nécessitant une prise en charge importante pour toutes les activités de sa vie quotidienne, le Tribunal de protection a institué, le 21 juillet 2017, une curatelle de portée générale à son profit et désigné deux employées du Service de protection de l'adulte aux fonctions de co-curatrices;
Que le Tribunal de protection a procédé ensuite à une instruction de la cause durant laquelle le fils des époux a donné son accord à ce que sa mère puisse être placée dans un EMS, accord également obtenu de la part du recourant, de sorte qu'en date du 8 septembre 2017, les personnes à l'origine du signalement ont sollicité la levée de la mesure de protection instaurée et le classement du dossier, vu la prise en charge effective de B_ en EMS;
Que le Tribunal a désigné une curatrice d'office à B_ qui a estimé que la situation de cette dernière demeurait incertaine malgré le placement en EMS;
Que par certificat médical du 14 novembre 2017, le médecin traitant de B_ a confirmé que celle-ci était incapable durablement de discernement et dans l'impossibilité de se déplacer.
Que lors de l'audience tenue par le Tribunal de protection, le médecin a confirmé son diagnostic, et la curatrice d'office a soutenu la demande de levée de la curatelle de portée générale et s'est déclarée prête à reprendre le mandat de curatrice si une curatelle plus légère devait être prononcée.
Que suite à quoi, l'ordonnance querellée a été prononcée;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que les décisions de l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant peuvent faire l'objet dans les trente jours d'un recours écrit et motivé devant le juge compétent, à savoir la Chambre de surveillance de la Cour de justice à Genève (art. 450 al. 1 et 3 et 450b CC; art. 126 al. 3 LOJ; 53 al. 1 et 2 LaCC);
Qu'ont qualité pour recourir, les personnes parties à la procédure et les proches (art. 450 al. 2 ch. 1 CC);
Que le recours doit être dûment motivé et interjeté par écrit auprès du juge (art. 450
al. 3 CC);
Que le recours déposé par A_, très succinctement motivé, l'a été dans le délai prévu par la loi et par une personne habilitée à le déposer.
Qu'il sera déclaré recevable dans la mesure où, le recourant agissant en personne, les exigences de motivation sont allégées;
Que le seul grief formulé contre l'ordonnance querellée par le recourant a trait à deux imprécisions contenues dans les considérants de la décision et relatives à la fortune de B_ et à l'inexistence d'un coffre bancaire;
Que les mesures prises par l'autorité de protection de l'adulte garantissent l'assistance et la protection de la personne qui a besoin d'aide (art. 388 al. 1 CC);
Qu'une mesure de protection de l'adulte n'est ordonnée par l'autorité que si elle est nécessaire et appropriée (art. 389 al. 2 CC);
Qu'une curatelle de représentation est instituée lorsque la personne qui a besoin d'aide ne peut accomplir certains actes et doit de ce fait être représentée;
Que lorsque l'autorité de protection de l'adulte institue une curatelle de représentation ayant pour objet la gestion du patrimoine, elle peut soumettre à la gestion tout ou partie des revenus ou de la fortune ou l'ensemble des biens (art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC);
Qu'en l'espèce, le recourant ne remet pas en question le prononcé de la curatelle qui apparaît nécessaire et suffisante à assurer la protection de B_;
Que cette mesure sera confirmée, de même que la désignation de la curatrice, elle-même non remise en cause par le recourant;
Que les seuls griefs relatifs à des imprécisions sur le montant de la fortune de la personne protégée ne sont pas susceptibles d'avoir une quelconque influence sur le bien-fondé de la décision attaquée, de sorte que celle-ci sera confirmée;
Que dans la mesure où il succombe, le recourant sera condamné aux frais de la procédure de recours qui sont arrêtés à 400 fr. et entièrement compensés par l'avance de frais versée, qui reste acquise à l'Etat de Genève;
Qu'au vu de l'issue de la procédure, la demande de restitution d'effet suspensif est devenue sans objet.
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