Decision ID: 3f0017d1-f2ab-5779-b38c-0fd974a26139
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que A_ et B_ sont les parents des mineurs F_, G_ et H_, nés respectivement les _ 2002, _ 2005 et _ 2006;
Que les mineurs précités font l'objet d'une mesure de placement ordonnée par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) par décision du 4 février 2019, étant précisé qu'une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite a également été instaurée;
Que, le 25 mars 2019, le Tribunal de protection a approuvé la proposition de la curatrice des enfants de fixer le droit de visite de A_ du jeudi 18 avril 2019 jusqu'au
23 avril 2019 à midi et celui de B_ du 23 avril 2019 à 16h00 jusqu'au 28 avril 2019 à 19h00;
Que par acte du 18 avril 2019, reçu par la Cour le 24 avril 2019, A_ a
saisi la Chambre de surveillance de la Cour de justice d'un recours assorti de
mesures provisionnelles et superprovisionnelles contre la décision du 4 février 2019, qui lui a été notifiée le 20 mars 2019, concluant, sur mesures superprovisionnelles et provisionnelles, à ce que la chambre de céans dise que les enfants ne passeront pas la moitié des vacances de Pâques avec leur père et interdise tous contacts entre les enfants et leur père pendant ces vacances;
Qu'elle fait valoir que cela serait contraire à l'intérêt des enfants que de leur permettre de passer des vacances avec leur père, invoquant à l'appui de son recours les constatations de l'expertise psychiatrique des HUG du 8 novembre 2018;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que selon l'art. 445 al. 1 CC, applicable par analogie en vertu de l'art. 314 al. 1 CC, il incombe à l'autorité de protection de prendre, d'office ou à la demande d'une personne partie à la procédure, toutes les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure;
Qu'en cas d'urgence particulière, l'autorité de protection peut prendre des mesures provisionnelles sans entendre les personnes parties à la procédure, en leur donnant en même temps la possibilité de prendre position; que dans ce cas-là, elle prend ensuite une nouvelle décision (art. 445 al. 2 CC);
Qu'une mesure superprovisionnelle ne peut être prise que s'il y a péril en la demeure (STEINAUER/FOUNTOULAKIS, Droit des personnes physiques et de la protection de l'adulte, 2014, p. 494, ch. 1108);
Qu'en règle générale, les choses sont maintenues en l'état, sauf si ce maintien met en péril le bien de l'enfant (cf. ATF
138 III 365
consid. 4.3.2);
Qu'en l'espèce, la recevabilité du recours est douteuse puisque la décision du 4 février 2019 ne fixe pas les modalités du droit de visite des parents;
Qu'en tout état de cause, le Tribunal a exposé de manière convaincante les raisons pour lesquelles il estimait, à ce stade, à l'instar du Service de protection des mineurs, que l'intérêt des enfants commandait qu'ils aient des contacts avec leur père;
Qu'aucun élément nouveau ne justifie de remettre en cause, de manière urgente et sans audition de B_ et de la curatrice des enfants, les dispositions prises par le Tribunal sur proposition de la curatrice concernant le droit de visite des parties pour les vacances de Pâques 2019;
Que la requête de mesures superprovisionnelles sera rejetée;
Que pour le surplus, il sera statué ultérieurement sur le fond du recours et les mesures provisionnelles requises pour autant que celles-ci aient encore un objet;
Que le sort des frais de la présente décision sera renvoyé à la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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