Decision ID: b952845f-13af-557c-b36a-15ff9699ce4f
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
EN FAIT
, que par décision
DTAE/4649/2020
du 7 août 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a modifié une décision antérieure relative au droit de visite de B_ sur l'enfant E_ durant l'été 2020, fixant notamment celui-ci du samedi 5 septembre 2020 au lundi 14 septembre 2020 (seule période ayant encore un objet dans le cadre de la décision sur effet suspensif);
Attendu que cette décision, communiquée aux parties le 19 août 2020, a été prononcée immédiatement exécutoire, nonobstant recours;
Que le 20 août 2020 A_ a interjeté recours contre ladite décision, sollicitant préalablement la restitution de l'effet suspensif au recours;
Que sur ce dernier point, et pour autant qu'on la comprenne, elle soutient que la décision n'est pas dans l'intérêt de l'enfant, dans la mesure où les précédentes visites ne se seraient pas bien déroulées;
Que par courrier du 31 août 2020, le père de l'enfant s'est opposé à la restitution de l'effet suspensif;
Qu'en date du 2 septembre 2020, le Service de protection des mineurs (SPMi) a fait de même, considérant que seule l'exécution de la décision est dans l'intérêt de la mineure, relevant que la période de vacances prévue par ladite décision est plus courte que celle prévue par le calendrier antérieur;
Considérant,

Considerations:
EN DROIT
, que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide autrement;
Qu'en l'espèce tel a été le cas;
Que la levée de l'effet suspensif prévu par la loi doit être appréciée de cas en cas et ne doit pas être prononcée de manière trop large ("nur ausnahmsweise und im Einzelfall") (Geiser, Basler Kommentar, Erwachsenenschutz, 2012, ad art. 450c, no 7 p. 655);
Que la nécessité de la mise en oeuvre immédiate de la décision doit correspondre à l'intérêt du mineur;
Que dans le cas d'espèce et sans préjuger du fond, il apparaît
in concreto
qu'une mise en oeuvre immédiate de la décision prise s'avérait nécessaire à la sauvegarde de l'intérêt de l'enfant;
Que restituer l'effet suspensif au recours aurait pour effet de priver l'enfant de ses vacances avec son père, qui comme le relève le SPMi sont par ailleurs plus courtes que celles prévues antérieurement, sans qu'aucun élément ne le commande;
Que par conséquent la requête sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais avec le fond.
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