Decision ID: 996a1df1-0666-4a8f-8c8d-037c4f6407c9
Year: 2000
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_016
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: social_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
A.- R._, manoeuvre, a été blessé au poignet
gauche. Par décision du 11 juillet 1991, la Caisse can-
tonale valaisanne de compensation lui a alloué une rente
entière d'invalidité à partir du 1er août 1990, fondée sur
un taux d'invalidité de 100 %.
Par décision du 3 février 1997, l'Office AI pour les
assurés résidant à l'étranger (l'office AI) a supprimé la
rente par voie de révision. Saisie par l'assuré, la Com-
mission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les
personnes résidant à l'étranger (la commission de recours)
a annulé cette décision et renvoyé la cause à l'administra-
tion pour complément d'instruction, par jugement du 22 sep-
tembre 1997. A cette occasion, l'office AI a invité les
docteurs O._ (cf. rapports des 4 février et 19 juin
1998) et B._ (cf. rapports des 23 février et 16 juin
1998) à se déterminer, en leur qualité d'experts, sur la
capacité de travail de l'assuré.
L'office AI a confirmé la suppression de la rente avec
effet au 1er avril 1997, par décision du 13 juillet 1998.
B.- L'assuré a déféré cette décision à la commission
de recours, qui l'a débouté par jugement du 19 juillet
1999.
C.- R._ interjette recours de droit adminis-
tratif contre ce jugement dont il demande implicitement
l'annulation. Il conclut à la reprise du versement de la
rente d'invalidité, ainsi qu'à la prise en charge d'une
intervention chirurgicale au coude.
L'intimé conclut au rejet du recours. L'Office fédéral
des assurances sociales ne s'est pas déterminé.
Considérant en droit
:
1.- La décision litigieuse et le jugement attaqué ne
portent pas sur la prise en charge d'un traitement médical,
si bien que les conclusions du recourant sont irrecevables
à cet égard.
2.- Les premiers juges ont exposé correctement les
dispositions légales et réglementaires applicables à la
révision du droit à la rente, de sorte qu'il suffit de
renvoyer à leurs deux décisions (consid. 1 à 4 du jugement
du 22 septembre 1997; consid. 1 et 2 du jugement du
19 juillet 1999).
3.- a) Contrairement à ce que le recourant laisse
entendre, les avis médicaux sur lesquels l'intimé s'est
fondé pour statuer remplissent toutes les conditions aux-
quelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels
documents (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Ils
sont donc pertinents pour trancher le litige.
b) En l'espèce, le docteur B._ a clairement
attesté que s'il existait une incapacité de travail totale
tout au long du traitement médical, l'état de santé du
recourant s'était en revanche nettement amélioré à la suite
de la dernière intervention chirurgicale, survenue le
24 mars 1993. L'arthrodèse du poignet est solide, les ten-
dons sont mobiles, tandis que l'enroulement des doigts est
complet et se fait de manière parfaitement souple (rapport
du 16 juin 1998).
Cela étant, le docteur B._ et son confrère
O._ ont tous deux attesté que la capacité de travail
du recourant est entière dans l'exécution de travaux légers
et de 50 % dans celle de travaux lourds (rapports des 16 et
19 juin 1998).
c) Quant à l'évaluation de l'invalidité (art. 28 al. 2
LAI), elle ne prête pas davantage le flanc à la critique,
compte tenu notamment des revenus que le recourant pourrait
obtenir dans les diverses activités décrites dans la feuil-
le de calcul du 30 avril 1997.
Le recourant, domicilié à l'étranger, subit désormais
une perte de gain inférieure à 50 %. Il n'a en conséquence
plus droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1ter LAI),
si bien que la décision litigieuse et le jugement attaqué
sont conformes au droit fédéral.

Considerations: