Decision ID: 018cd113-ef02-4962-aa6c-d044a545faf1
Year: 2019
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law
Law Sub-area: nan
Label: dismissal

Facts:
La Cour des plaintes, vu:
- les plaintes pénales envoyées par A. entre 2017 et 2019, notamment
« contre le Procureur B. pour violation de l’obligation de dénoncer, contrainte
et atteinte à l’honneur », « pour abus d’Autorité, contrainte, et atteinte à
l’honneur contre C., Mme la Présidente du Tribunal D., M. le Président du
Conseil de la Magistrature Dr. E. », pour « Faille critique du système
judiciaire / du débat sur le scandale du service public de carpostal / d’une
élite dirigeante de services publics qui ne doit pas rester impunie et qui doit
dédommager les victimes », « pour mettre fin à la violation des droits
fondamentaux » (act. 1.1),
- l’ordonnance de non-entrée en matière du Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) du 13 septembre 2019, considérant que les
reproches du plaignant « ne sont pas justifiés et n’ont pas de pertinence
pénale qui justifieraient l’ouverture d’une instruction pénale » (act. 1.1),
- le recours du 27 septembre 2019 adressé par A. à la Cour des plaintes du
Tribunal pénal fédéral à l’encontre de l’ordonnance précitée, au motif que
cette dernière est « illicite, car elle était soumise à une condition préalable
qui n’a pas été remplie par l’Etat-major du Procureur Général de la
Confédération (OAB). Cette condition préalable était fondée sur le constat
de témoins qui ont déposé une demande d’enquête parlementaire. Cette
demande portait sur les relations qui lient l’Ordre des avocats aux Tribunaux.
Les témoins avaient constaté que les relations qui lient l’Ordre des avocats
aux Tribunaux violent les droits fondamentaux garantis par la CEDH »
(act. 1),

Considerations:
et considérant:
que lorsque le recours est manifestement irrecevable ou mal fondé, l’autorité
de recours peut se prononcer sans procéder à un échange d’écritures
(art. 390 al. 2 CPP a contrario);
qu’aux termes de l’art. 310 al. 1 CPP, le ministère public rend immédiatement
une ordonnance de non-entrée en matière s’il ressort de la dénonciation ou
du rapport de police, notamment, que les éléments constitutifs de l’infraction
ou les conditions à l’ouverture de l’action pénale ne sont manifestement pas
réunis (let. a) ou qu’il existe des empêchements de procéder (let. b);
que l’écriture du recourant, peu clair et absconse, fait état de « déni de justice
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permanent provenant des relations qui lient l’Ordre des avocats aux
Tribunaux », « de la condition d’accès à des tribunaux neutres et
indépendants qui n’est pas remplie par l’OAB [l’Etat-major opérationnel du
Procureur général de la Confédération] en toute connaissance de cause »,
de violations « des droits fondamentaux garantis par la CEDH et la
Constitution suisse » (act. 1, p. 3, 4 ss et 8 s.), apparemment en lien avec
une procédure à laquelle il était partie devant le Tribunal d’arrondissement
du Nord vaudois en 2005;
que considérant la décision querellée en tant que telle, le recourant reproche
notamment au Procureur fédéral suppléant l’ayant rendue d’avoir « occulté
l’origine du dommage et la condition préalable qui doit être remplie », d’avoir
indiqué que des plaintes ont été envoyées avec la mention « à qui de droit »
sans explications, de ne pas avoir expliqué pourquoi il n’y aurait pas
d’infraction pénale et ne n’avoir pas entendu les différentes parties (act. 1,
p. 7 et 8);
qu’au vu du contenu des plaintes pénales déposées par le recourant ainsi
que le cercle de personnes concerné, il ne s’agit manifestement pas
d’infractions soumises à la juridiction fédérale, telles que prévues par les
art. 23 et 24 CPP, lesquelles délimitent les infractions dont l’instruction est
du ressort du MPC, les autres étant de compétence cantonale;
que le recourant n’indique d’ailleurs pas dans son recours sur quelle base le
MPC aurait dû entrer en matière;
que partant, c’est à bon droit que le MPC a rendu l’ordonnance de non-entrée
en matière querellée;
que dans ces conditions, le recours apparaît manifestement mal fondé, si
bien qu’il y a lieu de le rejeter sans procéder à un échange d’écritures;
qu’en indiquant « si le Tribunal considère que la décision de F. était licite
dans ce contexte donné de la demande d’enquête parlementaire, alors que
la condition préalable n’a pas été honorée, je demande qu’il nomme un
avocat d’office. Le rôle de cet avocat sera de rédiger un recours pour obtenir
le respect des droits fondamentaux dont l’accès à des Tribunaux neutres et
indépendants » et « je demande aussi que l’Etat assume l’ensemble des
frais » (act. 1, p. 10), le recourant semble demander d’être mis au bénéfice
de l’assistance judiciaire;
que toutefois cette interprétation peut demeurer ouverte dans la mesure où,
vu le caractère manifestement infondé du recours, celui-ci était d’emblée
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voué à l’échec, et partant les conditions requises par les art. 29 al. 3 Cst. et
6 par. 3 let. c CEDH pas réunies (ATF 129 I 129 consid. 2.1 p. 133; 128 I
225 consid. 2.3 p. 227; 127 I 202 consid. 3b p. 205; décision du Tribunal
pénal fédéral BB.2014.83 + BB.2014.86 du 12 février 2015 consid. 3.8), de
sorte que la demande d’assistance judiciaire aurait été rejetée;
que par conséquent les frais de la cause sont mis à la charge du recourant,
conformément à l’art. 428 CPP;
que ceux-ci sont fixés à CHF 500.--, en application des art. 73 al. 2 LOAP,
ainsi que 5 et 8 al. 3 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010
sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale
fédérale (RFPPF; RS 173.713.162).
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