Decision ID: f1540736-2eb5-5d0b-88e1-19a68ea3804c
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Par courriers des 31 mars, 10 et 23 avril 2015 et appels téléphoniques des 10 et 17 avril 2015, B._, mère de A._, âgé de 20 ans, a signalé à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Justice de paix) la situation de son fils. Celui-ci n’aurait pas de travail, conduirait sous le coup d’un retrait de permis, fumerait des joints et paraîtrait se laisser aller et souffrir de neurasthénie. Son père est décédé en 2012. Il a réussi son CFC de mécanicien de maintenance en août 2014, suite à quoi il est tombé en dépression et a été suivi par un psychiatre. De plus, B._ a fait part de la situation financière de son fils qu’elle juge inquiétante (DO/ 1, 7, 8 et 10 s.).
Le 21 mai 2015, A._ a été entendu par la Juge de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : la Juge de paix). Celle-ci lui a indiqué que faute d’améliorations dans sa situation, des mesures pourraient être prises à son encontre. Un curateur pourrait être nommé en sa faveur (DO/ 14 s.).
L’hoirie de feu C._, père de A._, est propriétaire commun de l’art. 874 du Registre foncier de la commune de Chénens. Par courriers des 19 mai 2015 et 2 juin 2015, Me D._, notaire, a, sur requête de B._, produit un projet de cession de part de A._ à sa mère (DO/ 16 ss et 25).
Les 27 mai, 3 et 18 juin 2015, B._ a écrit à nouveau à la Justice de paix pour l’informer que selon le projet de cession précité, elle devrait donner CHF 62'500.- à son fils et qu’elle s’inquiète du sort que ce dernier accordera à cette somme ; que son fils aurait creusé un trou dans le garage, selon elle pour y planter du cannabis ; qu’il aurait menacé son frère avec une pelle, qu’il ne se présente pas aux rendez-vous de l’ORP et qu’il continue à consommer de la drogue. De plus, elle produit un rapport médical du 2 juin 2015 du Dr E._, psychiatre ayant suivi son fils (DO/ 23, 26 et 37 ss).
A._ et sa mère ont été entendus par la Justice de paix le 20 juillet 2015 (DO/ 47 à 49).
B. Par décision du 20 juillet 2015, la Justice de paix a instauré une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine (art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC) en faveur de A._ et a nommé F._ en tant que curatrice (DO/ 53 à 57). En substance, elle a considéré que A._ n’est manifestement pas en mesure de gérer actuellement ses affaires et d’assurer lui-même la sauvegarde de ses intérêts en raison notamment d’un état de faiblesse lié à des difficultés d’ordre psychique et personnel. Cette décision se base principalement sur les six courriers et les deux appels téléphoniques de B._, des procès-verbaux des 21 mai et 20 juillet 2015 ainsi que le rapport du psychiatre remis par celle-ci.
C. Le 12 septembre 2015, A._ (ci-après : le recourant) a recouru contre cette décision. Il prend position sur différents allégués de sa mère dans les courriers de celle-ci et repris par la Justice de paix dans la décision attaquée. Il se plaint également de l’utilisation du rapport de son psychiatre qu’il n’aurait pas délié formellement du secret médical. Dans le délai imparti par le Président de la Cour de céans, il conclut en substance à l’annulation de la décision attaquée.
Invitée à se déterminer, la Justice de paix (ci-après l’autorité intimée) y a renoncé.
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en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA ; RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection – soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) – ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC ; 131.11]) est compétente pour statuer.