Decision ID: 6772a1fb-f83e-4268-b40d-6fafb050f9e3
Year: 2003
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_016
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: social_law

Faits:
Faits:
A. W._ est affilié à la Caisse de compensation Gastrosuisse (anciennement : Caisse de compensation Wirte; ci-après : la caisse) en qualité d'employeur, rétroactivement depuis le 1er juin 1985. Dans un questionnaire d'affiliation rempli le 1er juillet 1985, le prénommé avait indiqué qu'il exploitait un restaurant à l'enseigne de « X._ », à Z._. Cet établissement est situé dans un immeuble appartenant à certaine Dame B._. W._ avait repris l'exploitation du restaurant géré jusqu'alors par A._, lequel lui avait vendu l'agencement, les installations, le mobilier et le matériel d'exploitation. Depuis ce moment-là, il s'était assuré la collaboration de C._, avec lequel il a passé ensuite, le 30 janvier 1987, une convention réglant les différentes activités du prénommé en relation avec la gestion du restaurant.
Par décision du 14 octobre 1991, la caisse a réclamé à W._ le paiement des cotisations AVS/AI/APG/AC - frais d'administration compris - encore dues sur les rémunérations versées au personnel du restaurant durant la période du 1er janvier au 31 décembre 1990.
Par décision du 14 octobre 1991, la caisse a réclamé à W._ le paiement des cotisations AVS/AI/APG/AC - frais d'administration compris - encore dues sur les rémunérations versées au personnel du restaurant durant la période du 1er janvier au 31 décembre 1990.
B. W._ a recouru contre cette décision, dont il demandait l'annulation, devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en faisant valoir essentiellement que les cotisations réclamées étaient dues par C._ en sa qualité d'exploitant du restaurant.
Après avoir appelé en cause C._, la juridiction cantonale a rejeté le recours par jugement du 12 mars 1996. Elle a considéré, en bref, que les éléments de nature à démontrer le caractère dépendant de l'activité de C._ étaient prédominants dans le cas particulier.
Après avoir appelé en cause C._, la juridiction cantonale a rejeté le recours par jugement du 12 mars 1996. Elle a considéré, en bref, que les éléments de nature à démontrer le caractère dépendant de l'activité de C._ étaient prédominants dans le cas particulier.
C. Par arrêt du 27 mai 1997 (H 103/96), le Tribunal fédéral des assurances a partiellement admis le recours formé par W._ contre ce jugement. Il a annulé celui-ci et renvoyé la cause à la juridiction cantonale pour instruction complémentaire au sens des considérants et nouveau jugement. Il a considéré, en bref, que la juridiction cantonale avait refusé à tort d'entendre les témoins proposés par le prénommé. En effet, leur audition était en mesure de clarifier les circonstances apparemment contradictoires, ou à tout le moins équivoques, et de déterminer les modalités de rétribution de C._, afin de définir si les montants communiqués à la caisse au titre des rémunérations versées au prénommé constituent des salaires réellement payés ou simplement des prélèvements sur les encaissements de l'entreprise.
C. Par arrêt du 27 mai 1997 (H 103/96), le Tribunal fédéral des assurances a partiellement admis le recours formé par W._ contre ce jugement. Il a annulé celui-ci et renvoyé la cause à la juridiction cantonale pour instruction complémentaire au sens des considérants et nouveau jugement. Il a considéré, en bref, que la juridiction cantonale avait refusé à tort d'entendre les témoins proposés par le prénommé. En effet, leur audition était en mesure de clarifier les circonstances apparemment contradictoires, ou à tout le moins équivoques, et de déterminer les modalités de rétribution de C._, afin de définir si les montants communiqués à la caisse au titre des rémunérations versées au prénommé constituent des salaires réellement payés ou simplement des prélèvements sur les encaissements de l'entreprise.
D. Reprenant l'instruction de la cause, la juridiction cantonale a fixé au 27 novembre 1998 une audience d'instruction à laquelle cinq témoins ont été cités à comparaître. En accord avec le conseil du recourant, cette audience a toutefois été reportée à une date ultérieure en raison d'un engagement professionnel de C._.
Une nouvelle audience, fixée au 13 avril 1999, a été reportée en raison de l'empêchement d'un témoin.
Le tribunal a alors fixé une audience au 29 octobre 1999. Le 13 octobre 1999, D._, l'un des témoins cités à comparaître, a informé le juge qu'il ne pourrait pas donner suite à cette citation, motif pris qu'il effectuait une mission humanitaire en Roumanie. Il était toutefois disposé à être entendu dans le cadre d'une commission rogatoire. Les conseils de W._ et de C._ ont requis l'audition de D._ par commission rogatoire et donné leur accord au renvoi de l'audience. Le 10 janvier 2000, les conseils prénommés ont produit des questionnaires en vue de cette audition. Le représentant de W._ a indiqué qu'il communiquerait l'adresse de D._ en Roumanie sitôt celle-ci connue. Par courrier du 26 octobre 2000, le juge lui a imparti un délai échéant le 16 novembre suivant pour lui communiquer l'adresse du témoin prénommé. Ce délai a été prolongé au 2 mars 2001 à la demande du conseil de W._. Le 2 mars 2001, le conseil prénommé a informé le tribunal que l'adresse de D._ n'avait pas pu être trouvée. Il invitait toutefois le tribunal à requérir cette adresse auprès du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), lequel connaissait le programme de développement auquel participait le prénommé.
Par jugement de son président du 4 juillet 2002, la juridiction cantonale a rejeté le recours dont elle était saisie en statuant en l'état du dossier, motif pris qu'aucune mesure d'instruction conforme au principe d'économie de la procédure ne pouvait clarifier les circonstances du cas. Confirmant les motifs de son jugement du 12 mars 1996, elle a déclaré le recours mal fondé.
Par jugement de son président du 4 juillet 2002, la juridiction cantonale a rejeté le recours dont elle était saisie en statuant en l'état du dossier, motif pris qu'aucune mesure d'instruction conforme au principe d'économie de la procédure ne pouvait clarifier les circonstances du cas. Confirmant les motifs de son jugement du 12 mars 1996, elle a déclaré le recours mal fondé.
E. W._ interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont il requiert l'annulation, en concluant, sous suite de frais et dépens, à sa libération de l'obligation de s'acquitter de cotisations sur les rémunérations versées au personnel du restaurant « X._ ». Subsidiairement, il demande le renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour complément d'instruction et nouveau jugement.
La caisse intimée conclut implicitement au rejet du recours. Invité à se déterminer sur celui-ci en qualité d'intéressé, C._ en propose le rejet, sous suite de frais et dépens.
L'Office fédéral des assurances sociales a renoncé à présenter des déterminations.

Considérant en droit:
Considérant en droit:
1. La décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ).
1. La décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ).
2. Par son arrêt du 27 mai 1997 (H 103/96), la Cours de céans a annulé le jugement du Tribunal des assurances du canton de Vaud du 12 mars 1996, motif pris que les faits pertinents avaient été constatés d'une manière incomplète au sens des art. 104 let. b et 105 al. 2 en relation avec l'art. 132 OJ. Elle a considéré, en résumé, que les circonstances du cas particulier étaient apparemment contradictoires, ou à tout le moins équivoques. En particulier, le jugement entrepris exposait que C._ n'avait pas investi de capitaux dans l'entreprise, tout en considérant les mensualités dues par le prénommé à W._ comme des amortissements. Or, il n'est pas possible de parler d'amortissements s'il n'y a pas eu d'investissements, peu importe qu'ils aient été financés par des fonds propres ou par des tiers comme le recourant, dont C._ s'était déclaré le débiteur. Par ailleurs, le paiement de mensualités par C._ à W._ (considérés par la juridiction cantonale comme salarié, respectivement employeur) était une circonstance insolite, réclamant la plus grande prudence et nécessitant la mise en oeuvre d'investigations pour en clarifier la portée. Cette circonstance ne pouvait être considérée séparément des autres clauses contractuelles.
Etant donné la constatation incomplète des faits pertinents, le Tribunal fédéral des assurances a considéré que les témoignages des personnes désignées par W._ étaient en mesure de déterminer les modalités de rétribution de C._, afin de définir si les montants communiqués à la caisse au titre des rémunérations versées au prénommé constituaient des salaires réellement payés ou simplement des prélèvements sur les encaissements de l'entreprise, ce qui aurait eu des conséquences sur le plan comptable.