Decision ID: 05c7a022-4f63-4e80-ae81-283e98524f30
Year: 2009
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_010
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 

En fait :
A.
Par prononcé du 23 septembre 2009, la Présidente du Tribunal des baux a arrêté à 750 fr. les frais de justice à la charge de B._ et à 750 fr. ceux de A.Z._ (I), sans allouer de dépens (II).
Cette décision se fonde sur les faits suivants :
Par requête déposée le 15 juillet 2009 devant le Tribunal des baux, B._ a ouvert action contre A.Z._ au sujet d'un bail à loyer pour locaux commerciaux.
Dans leur détermination déposée le 7 août 2009 devant le Tribunal des baux, A.Z._ et B.Z._ ont conclu au rejet de l'action intentée par B._ et pris des conclusions reconventionnelles contre ce dernier.
Par requête déposée le 7 août 2009 devant le Tribunal des baux (après qu'une requête du 28 mars 2009, complétée le 15 avril 2009, eut été renvoyée le 11 mai 2009 devant la Commission de conciliation), A.Z._ a ouvert action contre E._.
A l'audience du 24 août 2009, le Tribunal des baux a ordonné la jonction des causes. Une transaction passée entre les parties a mis un terme au litige (VII), en prévoyant notamment que chacune des parties gardait ses frais et renonçait à l'allocation de dépens (VIII).
Le Tribunal des baux a pris acte de la transaction le même jour pour valoir jugement définitif et exécutoire et a déclaré les causes divisant les parties rayées du rôle, sous réserve d'une décision à intervenir sur les frais.
B.
A.Z._ et B.Z._ ont recouru contre ce prononcé, en concluant que les frais de justice soient partagés en trois, à savoir entre B._, A.Z._ et E._ afin de "rétablir une répartition juste de ces frais".

En droit :
1.
On peut douter qu'en l'espèce, il s'agisse d'un recours sur les dépens, théoriquement possible en cas de transaction (Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3
ème
éd., 2002, n. 1 ad art. 94 CPC, p. 186, et n. 4 ad art. 158 CPC, p. 289). En effet, la transaction passée entre les parties au procès devant le Tribunal des baux prévoit la renonciation à l'allocation de dépens et admet que chaque partie garde ses frais. Le prononcé a arrêté les frais pour chaque partie, sans allouer de dépens, ce qu'il précise du reste au chiffre II de son dispositif. Le premier juge a calculé les frais effectifs, en application des dispositions de la LTB (loi sur le Tribunal des baux, RSV 173.655) et du TFJC (tarif des frais judiciaires en matière civile, RSV 270.11.5), puis les a mis à la charge de chacune des parties qui a procédé devant le Tribunal des baux. L'intimé E._ n'avait pas encore procédé sur la requête introduite contre lui le 7 août 209 par les recourants, si bien qu'il n'y avait pas lieu de mettre des frais de justice à sa charge.
Le recourant demande que les frais soient "partagés en trois". Ce faisant, il aimerait que E._ participe d'une certaine manière à ses propres frais de justice. Or, il n'est pas habilité à formuler une telle conclusion, dans la mesure où il a, dans la transaction, expressément renoncé à l'allocation de dépens. Il en va de même de son épouse B.Z._, qui n'a de toute manière pas qualité pour recourir faute d'un intérêt juridique, puisqu'elle n'est chargée d'aucuns frais. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas la quotité des frais retenus par le premier juge dans le prononcé attaqué. Dès lors, le recours est irrecevable.
2.
En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable et le prononcé maintenu.
Les frais de deuxième instance des recourants, solidairement entre eux (art. 5 al. 1 TFJC), sont arrêtés à 150 fr. (art. 232 TFJC).