Decision ID: 28014b6c-0b77-5a99-99ee-ba6cafca8634
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
Par acte expédié le 13 mars 2014 à la Chambre de céans, M. T_ expose s'être vu notifier, le 27 septembre 2012, à la requête de son ancien employeur, M. B_, un commandement de payer auquel il avait formé opposition. A une date non précisée, il avait requis un extrait de poursuite et constaté que deux nouvelles poursuites, pour des montants de 8'002 fr. 75 et 8'041 fr. 60, avaient été initiées à son encontre. Il s'interrogeait sur le fondement de ces poursuites et la question de savoir comment son ancien employeur pouvait ainsi nuire à "ses finances et ses projets de vie". Il demandait que le nécessaire soit fait pour que ces poursuites "frauduleuses" soient rayées au plus vite.
M. T_ n'a pas retiré le pli recommandé de la Chambre de céans du 17 mars 2014 l'invitant à produire l'acte contre lequel il entendait porter plainte et à préciser ses conclusions. Ce courrier indiquait qu'à défaut, la plainte serait déclarée irrecevable.

EN DROIT
1.
Toute plainte en matière de poursuite doit viser une mesure de l'Office sujette à plainte (art. 17 LP; art. 125 al. 2 et 126 al. 2 let. c LOJ ; art. 6 al. 3, 7 al. 1 et
9 LaLP). Par ailleurs, la plainte doit être déposée dans le délai légal de 10 jours dès celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure visée (art. 17 al. 2 LP).![endif]>![if>
En outre, les conclusions d’une plainte doivent figurer dans la plainte elle-même (cf. art. 65 al. 1 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP). La plainte doit également indiquer quel acte est visé. A défaut, la juridiction saisie impartit un bref délai au recourant pour satisfaire à ces exigences, sous peine d’irrecevabilité (art. 65 al. 1 et 2 LPA).
2.
En l'espèce, le courrier du plaignant ne contient pas les actes contre lesquels il dirige sa plainte. Il n'a pas non plus saisi l'opportunité que la Cour lui a donnée de préciser quelle décision il contestait. L'attention du plaignant a expressément été attirée sur le fait qu'à défaut de ces précisions, sa plainte serait déclarée irrecevable. Dans la mesure où une procédure était pendante, le plaignant devait s'attendre à recevoir une communication de la Chambre de céans, de sorte que, quand bien même il n'a pas retiré le pli de celle-ci, son contenu lui est opposable à l'issue du délai de garde de sept jours (ATF
134 V 49
consid. 4;
130 III 396
consid. 1.2.3).![endif]>![if>
Dès lors que le plaignant n'a pas précisé les actes de poursuites contestés, sa plainte est irrecevable.
La Chambre relève, en outre, qu'elle n'est pas compétente pour examiner le bienfondé d'une créance; cette compétence relève du juge ordinaire. La Chambre de céans ne peut que revoir si les actes de poursuite ont été exécutés conformément à la loi; ses décisions ne peuvent jamais aboutir à un jugement sur le fond (arrêts du Tribunal fédéral
7B.219/2006
et
7B.220/2006
du 16 avril 2007, consid. 3.3).
3.
Conformément à l'art. 72 LPA, la Chambre a statué sans instruction préalable.![endif]>![if>
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