Decision ID: 474bddfe-398b-5122-a47a-2d60b18daa47
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a)
A_, née le _ 1945, originaire de E_, a été placée sous curatelle volontaire par décision de la Chambre des tutelles (par la suite Tribunal tutélaire, désormais le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, ci-après: le Tribunal de protection) du 18 novembre 1982.
Elle a notamment une fille, F_.
b)
Par ordonnance du _ [date], le Tribunal tutélaire a relevé G_, tuteur général adjoint de ses fonctions de curateur de A_ et a désigné H_, alors avocat, aux mêmes fonctions.
Par ordonnance du 27 mars 2008, le Tribunal tutélaire a relevé H_ de ses fonctions et a désigné, compte tenu, à l'époque, de la situation financière de la personne protégée, I_, juriste titulaire de mandats auprès du Service des tutelles d'adulte aux fonctions de curatrice.
c)

Par ordonnance du 3 septembre 2014, le Tribunal de protection a dit que la mesure de protection de l'ancien droit instaurée en faveur de A_ était transformée en une mesure de curatelle de représentation, a confirmé J_ et B_, respectivement cheffe de section et intervenant en protection de l'adulte au sein du Service de protection de l'adulte, aux fonctions de co-curateurs de la personne concernée, ceux-ci étant chargés de la représenter en matière de gestion du patrimoine, d'administration des affaires courantes, d'assistance personnelle et dans ses rapports juridiques avec les tiers.
d)
Il ressort du rapport financier établi le 11 avril 2018 par les curateurs
que A_, bien que bénéficiant de versements du Service des prestations complémentaires, disposait, au 27 mars 2018, d'une fortune s'élevant à 81'422 fr.
B.
Par ordonnance
DTAE/7324/2018
du 4 décembre 2018, le Tribunal de protection a libéré B_ et C_, respectivement intervenant et chef de secteur auprès du Service de protection de l'adulte, de leurs fonctions de curateurs de représentation de A_ (ch. 1 du dispositif), réservé l'approbation de leurs rapport et comptes finaux (ch. 2), désigné D_, avocate, aux fonctions de curatrice de représentation et de gestion (ch. 3), autorisé la curatrice à prendre connaissance de la correspondance de la personne concernée, dans les limites du mandat et, si nécessaire, à pénétrer dans son logement (ch. 4) et a arrêtés les frais judiciaires à 200 fr., mis à la charge de la personne concernée (ch. 5).
Le Tribunal de protection a retenu, en substance, que la fortune de la personne concernée s'élevait, au 27 mars 2018, à plus de 80'000 fr. et que son budget était excédentaire, de sorte qu'il se justifiait de transmettre le mandat à un curateur privé.
C.
a)
Le 10 janvier 2019, A_ a formé recours contre l'ordonnance du
4 décembre 2018, reçue le 21 décembre 2018. Elle a exposé qu'un lien de confiance s'était établi entre elle-même, sa fille F_ et les collaborateurs du Service de protection de l'adulte, lesquels avaient une connaissance parfaite de son dossier, ce qui simplifiait les démarches. Par ailleurs, tous les prestataires de services tels que K_ [service de maintien à domicile] avaient les coordonnées de ce service. Elle avait par ailleurs besoin de stabilité dans la gestion de son dossier, pour une raison de confiance.
b)
Le Tribunal de protection a persisté dans les termes de l'ordonnance attaquée.
c)
Le Service de protection de l'adulte n'a formulé aucune observation.
d)
La recourante et les participants à la procédure ont été informés par avis du greffe de la Chambre de surveillance du 27 février 2019 de ce que la cause serait mise en délibération à l'échéance d'un délai de dix jours.
EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 CC) dans les trente jours à compter de leur notification (art. 450b al. 1 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 al. 1 LaCC).