Decision ID: 30650b9d-b0d9-4fb4-a653-75fa265b5038
Year: 2012
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Le juge rapporteur, vu:
- la procédure pénale menée, depuis l'été 2009, par le Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) contre B. et consorts,
- le séquestre du compte de la société A. AG auprès de la banque C. ordonné
dans ce contexte par le MPC en date du 3 septembre 2009,
- la requête formulée le 12 septembre 2012 par l'établissement bancaire sus-
mentionné visant à obtenir l'autorisation du MPC en relation aux instructions
de A. AG tendant à l'achat d'une obligation D. au moyen des liquidités actuel-
lement déposées sur le compte (BB.2012.146, act. 1.1),
- la décision du MPC du 13 septembre 2012 refusant l'utilisation des espèces
déposées sur la relation bancaire précitée pour ledit achat et indiquant que
cette transaction aurait pu intervenir uniquement au moyen d'une vente d'ac-
tions, opération permettant de diminuer la part de ces titres contenue dans le
portefeuille et se diriger ainsi vers un profil conservateur (BB.2012.146,
act. 1.1),
- le recours interjeté par A. AG le 13 septembre 2012 concluant en substance à
l'annulation de la décision entreprise et à l'octroi de l'effet suspensif (act. 1),

Et considérant:
que selon l'art. 387 CPP, les recours n'ont pas d'effet suspensif sauf si la direc-
tion de la procédure de l'autorité de recours en décide autrement (arrêt du Tribu-
nal fédéral 1B_258/2011 du 24 mai 2011, consid. 2.3);
qu’en application de l’art. 390 al. 2 CPP, l’autorité de recours peut surseoir à pro-
céder à un échange d’écritures lorsque le recours est manifestement irrecevable
ou mal fondé;
qu’un tel procédé peut, a fortiori, être également appliqué dans le cadre d’une
requête visant à l’obtention de l’effet suspensif;
qu’il y a lieu en l’occurrence de renoncer à un échange d’écriture dans ce contex-
te, ladite requête étant manifestement mal fondée;
qu'en effet la mesure de l'effet suspensif vise à maintenir un état qui garantit l'ef-
ficacité de la décision ultérieure, quel que soit son contenu;
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que selon la jurisprudence et la doctrine, il appartient au requérant de démontrer
qu'il est sur le point de subir un préjudice important et – sinon irréparable – à tout
le moins difficilement réparable (cf. notamment les ordonnances présidentielles
du Tribunal pénal fédéral BP.2010.6 et BP.2010.18-23 du 10 février et 11 juin
2010; JdT 2008 IV 66, n° 312 p. 161; CORBOZ, Commentaire de la LTF, Berne
2009, n° 28 et 29; DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral – Commentaire, Berne
2008, n° 4166);
qu'en tout état de cause, l'octroi de l'effet suspensif ne saurait avoir pour consé-
quence de compromettre l'efficacité de la mesure ordonnée, pour peu que celle-
ci ne soit pas d'emblée injustifiée (BÖSCH, Die Anklagekammer des Schweizeris-
chen Bundesgerichts [Aufgaben und Verfahren], thèse, Zurich 1978, p. 87);
que lorsque le prononcé attaqué constitue une décision négative, soit une déci-
sion rejetant une demande d'une partie, l'effet suspensif ne peut être octroyé
(ATF 117 V 185 consid. 1b);
qu'attribuer l'effet suspensif reviendrait dans ce cas à accorder à la recourante ce
que l'instance inférieure lui a refusé;
que l'octroi de l'effet suspensif viderait ainsi le recours de son objet;
que la requête de la recourante doit partant être rejetée;
que le sort des frais suivra celui de la cause au fond.
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