Decision ID: dcc2ab25-4b4e-524b-8f26-5ccabf47ae99
Year: 2004
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par décision du 12 février 2003, l’Office cantonal des personnes âgées (ci-après l’OCPA) a refusé d’accorder à Mme S_ une remise de la somme de fr. 44'707,80 correspondant à des prestations complémentaires fédérales et cantonales que cette dernière avait perçues en trop pour la période du 1
er
décembre 1998 au 28 février 2001.
Par décision du 14 avril 2003, l’OCPA a rejeté l’opposition de Mme S_.
Le 13 mai 2003, Mme S_ a recouru à l’encontre de cette dernière décision auprès de la Commission cantonale de recours en matière AVS/AI.
Le 10 février 2004, alors que l’OCPA n’avait pas encore répondu au recours, il a écrit à Mme S_ qu’après un examen approfondi de son dossier, il avait décidé de lui accorder la remise de la somme de fr. 44'707,80.

EN DROIT
La loi du 14 novembre 2002 modifiant la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ), entrée en vigueur le 1
er
août 2003, a institué un Tribunal cantonal des assurances sociales statuant en instance unique, notamment sur les contestations relatives aux prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse et survivants et à l’assurance-invalidité (art. 56V al. 1, let. a ch. 3 et al. 2 let. a LOJ). Conformément à l’art. 3 al. 3 des dispositions transitoires, les causes introduites avant l’entrée en vigueur de la loi précitée et pendantes devant la Commission cantonale de recours en matière AVS/AI ont été transmises d’office au Tribunal cantonal des assurances sociales. La compétence du Tribunal de céans est dès lors établie pour connaître du présent litige.
En application tant de l’art. 67 al. 2 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1989 (LPA) s’agissant des prestations complémentaires cantonales, que de l’art. 53 al. 3 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA), s’agissant des prestations complémentaires fédérales, l’OCPA pouvait valablement, en cours de procédure devant le Tribunal de céans, reconsidérer sa décision sur opposition.
C’est ce qu’il a fait le 10 février 2004 en accordant à la recourante la remise précédemment refusée.
Partant, le recours est devenu sans objet et la cause sera rayée du rôle.