Decision ID: 75f546ae-8660-584a-9e48-67ec605021d5
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que Madame I_, née en 1961, était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la CAISSE NATIONALE SUISSE D’ASSURANCE EN CAS D’ACCIDENTS (Schweizerische Unfallversicherungsanstalt ; ci-après la SUVA), dans le cadre de son activité dans l'entreprise familiale X_-I_;
Qu'en date du 3 janvier 2002, elle a chuté en marchant, ce qui a provoqué une torsion de son genou droit, accident que la SUVA a pris en charge;
Que par décision du 3 janvier 2005, la SUVA a octroyé à l'assurée une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % et une rente d'invalidité basée sur un degré d'invalidité de 54 % dès le 1er juillet 2004;
Que par courrier du 24 janvier 2005, l'assurée a formé opposition à cette décision, sollicitant une rente tenant compte d'une incapacité totale de travail et de gain ;
Que par décision du 24 mai 2005, la SUVA a rejeté l'opposition de l'assurée ;
Que par courrier du 5 août 2005, l'assurée a interjeté recours auprès du Tribunal de céans, en concluant à l'octroi d'une rente entière d'invalidité dès le 1er juillet 2004; qu'elle a à cette occasion fait valoir que la SUVA n'avait pas pris en compte ses troubles dorsaux, préexistant à l'accident, mais influencés défavorablement par sa boiterie, due à l'atteinte au genou droit accidenté ;
Que par ordonnance du 7 mai 2007, le Tribunal de céans a confié une expertise au Dr L_, neurologue, afin qu'il établisse notamment s'il existait un lien de causalité naturelle entre l'aggravation des atteintes du dos et l'accident du 3 janvier 2002 et qu'il se prononce sur la capacité de travail de la recourante ;
Que dans son rapport d’expertise du 8 novembre 2007, le Dr L_ a conclu qu'il était possible à moyen et long terme que la progression naturelle de l'atteinte dégénérative lombaire soit accélérée en raison de la défaillance de la stabilisation musculaire ; qu’il a ajouté que l'on pouvait ainsi suspecter une influence défavorable des problèmes du genou sur la pathologie lombaire pendant la période antérieure à 2002; que dès lors l'existence d'un lien de causalité était probable ;
Qu’en date du 29 mai 2008, le Tribunal de céans a rendu un arrêt (
ATAS/652/2008
), aux termes duquel il a conclu que l'expert n'était pas parvenu à prouver avec la vraisemblance prépondérante requise qu'il existait un lien de causalité probable entre les problèmes du genou de la recourante et les altérations dégénératives marquées du rachis ; que dès lors la SUVA n'avait pas à prendre en charge les incapacités de travail ou fonctionnelles liées aux troubles du dos ; que pour le surplus, la recourante présentait un degré d'invalidité de 64,27 %, issu d'une comparaison des revenus avant et après invalidité ;
Que par courrier du 1er juillet 2008, la SUVA a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal fédéral (ci-après le TF) ;
Que par courrier du 4 juillet 2008, l'assurée a fait de même ;
Que le 4 mars 2009, le Tribunal fédéral a admis partiellement les recours et renvoyé la cause au Tribunal de céans afin que ce dernier mette en œuvre une surexpertise pour établir s'il existe un lien de causalité naturelle entre l'atteinte au dos et celle du genou, en déterminant notamment à partir de quel moment les troubles lombaires se seraient aggravés, la nature et l'importance du handicap de l'assurée à son genou gauche dans la période précédant et suivant l'accident du 3 janvier 2002, ainsi que l'incapacité de travail ; que pour le surplus, le TF a estimé que le revenu d'invalide retenu par le Tribunal de céans était erroné (cf.
8C_543/2008
;
8C_568/2008
) ;
Qu'après plusieurs échanges d'écriture, le Tribunal de céans a proposé que la recourante soit expertisée par le Dr Bertrand M_, rhumatologue, ce à quoi les parties ont donné leur accord (cf. courriers des 26 mai et 5 juin 2009) ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que suite à l'arrêt du TF, il convient d'ordonner une surexpertise afin de déterminer s'il existe ou non, au degré de vraisemblance prépondérante, un lien de causalité naturelle entre l'atteinte au dos de la recourante et l'accident assuré, en raison des séquelles que cet accident a causées au genou droit ;
Que cette expertise sera confiée au Dr M_, spécialiste en rhumatologie ;
Que les parties n'ont pas soulevé de motifs de récusation à l’encontre de l’expert proposé et ont par ailleurs eu l'occasion de proposer des questions que le Tribunal de céans posera, dans la mesure de leur pertinence, à l'expert ;
Que pour le surplus, la recourante a sollicité que l'expertise soit conduite par un médecin spécialiste en neurochirurgie plutôt que par un médecin spécialiste en chirurgie orthopédique ou par un rhumatologue;
Qu'il y a lieu à cet égard de relever qu'un médecin spécialiste en rhumatologie est précisément spécialiste, notamment, des problèmes de dos et que par ailleurs, la SUVA avait proposé de confier l'expertise à un rhumatologue ou un chirurgien orthopédiste;