Decision ID: 2cedacac-bbfa-44c9-8c39-e3c0e69666f9
Year: 2013
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_010
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: 

En fait :
A.
Par décision du 28 novembre 2013, la Juge de paix du district de la Riviera – Pays-d’Enhaut (ci-après : la Juge de paix) a refusé d’entrer en matière sur la demande de prolongation formée par G._ en ce qui concerne le délai qui lui avait été fixé pour libérer son logement et lui a confirmé ce délai, échéant le jour même à midi pour quitter et rendre libres les locaux litigieux.
B.
Par acte du 29 novembre 2013, G._ a recouru contre cette décision en concluant à ce qu’un nouveau délai lui soit octroyé afin de lui permettre de se soumettre à l’expulsion prononcée par la Juge de paix.
C.
La Chambre des recours civile retient les fais suivants :
1.
Par ordonnance du 29 août 2013, la Juge de paix a notamment ordonné à G._ de quitter et rendre libre pour le vendredi 27 septembre 2013 à midi, les locaux occupés dans l’immeuble sis [...], aux Avants.
2.
Par arrêt du 20 septembre 2013, la Cour d’appel civile a rejeté l’appel formé par G._ contre cette ordonnance.
3.
Le 28 octobre 2013, la Juge de paix a fixé à G._ un délai au 28 novembre 2013 à midi pour quitter les locaux litigieux.
4.
Par télécopie du 27 novembre 2013, reçue le 28 novembre 2013, G._ a informé la Juge de paix qu’elle ne pouvait pas libérer les locaux concernés en raison de problèmes de santé et a demandé une prolongation de délai pour ce faire. Elle a produit un certificat médical de la Dresse [...] selon lequel elle n’était pas en état d’assister, de participer, d’organiser ou de se soumettre à toute procédure juridique du 23 novembre 2013 au 31 janvier 2014.

En droit :
1.
Aux termes de l’art. 319 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2010 ; RS 272), le recours est recevable contre les décisions finales, incidentes et provisionnelles de première instance qui ne peuvent faire l’objet d’un appel (let. a) et contre les autres décisions et ordonnances d’instruction de première instance dans les cas prévus par la loi (let. b ch. 1) ou lorsqu’elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable (let. b ch. 2).
En l’espèce, la non prolongation du délai de départ des locaux litigieux ne paraît pas susceptible de causer un dommage irréparable à la recourante. La question peut toutefois demeurer indécise pour les motifs qui suivent.
2.
G._ ne pouvait pas demander la prolongation du délai de départ fixé judiciairement (arrêt CACI du 20 septembre 2013 et lettre de la Juge de paix du 28 octobre 2013). Il ne s’agissait en effet pas d’une décision administrative sujette à réexamen. C’est donc à juste titre que la première juge a rejeté cette demande. Peu importe que la recourante allègue qu’à dire de médecin, elle n’aurait plus la capacité d’agir : cette prétendue incapacité est sans portée en ce qui concerne l’existence du délai de départ. Si l’exécution forcée était requise, il appartiendrait au juge de l’exécution de prendre les mesures nécessaires pour pallier le fait que la recourante serait le cas échéant inapte à collaborer à son expulsion.
3.
Il s’ensuit que le recours doit être rejeté et la décision entreprise confirmée.
Il n’est pas perçu de frais judiciaires (art. 10 TFJC [tarif des frais judiciaires en matière civile du 28 septembre 2010 ; RSV 270.11.5]).