Decision ID: f2aa4407-0641-54d6-ac33-5050395e40df
Year: 2006
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que Madame R_, née le 20 décembre 1960, est assurée depuis le 1
er
janvier 1996 auprès de SWICA ASSURANCE-MALADIE SA (ci-après SWICA) au titre de l'assurance-obligatoire des soins selon la LAMal ainsi que pour diverses assurances complémentaires;
Qu'en date du 20 octobre 2003, le Docteur A_, psychiatre, a sollicité du médecin-conseil de la SWICA la prise en charge de benzodiazépines pour sa patiente au-delà des limitations légales, précisant qu'il l'avait rendue attentive au risque de dépendance;
Que le médecin-conseil a accepté cette demande le 12 novembre 2003;
Qu'après avoir obtenu des renseignements des Docteurs B_ et C_ , le médecin-conseil a accepté la prise en charge des prescriptions au-delà des limitations légales jusqu'au 31 décembre 2004;
Qu'à la requête de l'assurée, SWICA a rendu une décision en date du 14 juin 2005, aux termes de laquelle, à compter du 1
er
janvier 2005, elle remboursera les médicaments TEMESTA et XANAX jusqu'à concurrence des limitations légales mentionnées dans la liste des spécialités (LS) qui devront être respectées;
Que l’assurée, représentée Maître Mauro POGGIA, a formé opposition en date du 28 juin 2005, faisant valoir que selon un rapport médical du Docteur B_, la prise à long terme de XANAX et de TEMESTA est indispensable à l'état de sa santé et qu'elle ne peut s'en passer à long terme ;
Que par décision du 28 juillet 2005, SWICA a rejeté l’opposition ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 14 septembre 2005, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce qu'il soit dit que les limitations figurant dans la liste des spécialités pour le TEMESTA et le XANAX ne lui soient pas opposables ;
Que dans sa réponse du 11 octobre 2005, SWICA a persisté dans ses conclusions ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle du 30 novembre 2005, les parties ont convenu qu’une expertise psychiatrique était nécessaire aux fins d’établir si l'état de santé de l'assurée nécessite la prise de médicaments dépassant les limitations contenues dans la liste des spécialités, lesquels, à quel dosage et pour quelle durée prévisible ;
Que les parties se sont déclarées d'accord pour que le Tribunal de céans ordonne ladite expertise;
Que le Tribunal de céans a informé les parties par courrier du 7 décembre 2005 de son intention de confier l'expertise psychiatrique au Docteur D_, Département de psychiatrie des Hôpitaux universitaires de Genève, Belle-Idée, et leur a communiqué les questions qu’il avait l’intention de poser à l’expert, tout en leur impartissant un délai au 10 janvier 2006 pour compléter celles-ci ;
Que la recourante a déclaré n'avoir pas de questions supplémentaires à poser à l'expert, mais qu'elle souhaitait que ce dernier prenne contact avec le Docteur B_;
Que SWICA a adressé au Tribunal de céans une liste de questions complémentaires ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en l'espèce, les parties se sont déclarées d’accord pour que Tribunal de céans ordonne une expertise psychiatrique (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Que ladite expertise sera confiée au Docteur D_, médecin adjoint au Département de psychiatrie adulte des Hôpitaux universitaires de Genève, Clinique de Belle-Idée, aux fins de déterminer si l'état de santé de la recourante justifie encore dès le 1
er
janvier 2005 la prise en charge des médicaments par SWICA au-delà des limitations légales, et le cas échéant, dans quelle mesure et pour quelle durée prévisible;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours sera accordé aux parties pour éventuelle récusation de l’expert, ensuite de quoi la présente ordonnance lui sera communiquée.
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