Decision ID: 326343dd-e337-402b-b02f-16af46e8f5ff
Year: 2002
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A. A._, né le 27 juin 1976, célibataire, titulaire d'une autorisation d'établissement, a entrepris en octobre 1999 des études de médecine à l'Université de Lausanne. Pour l'année académique 1999/2000, l'office lui a alloué une bourse de 5'970 fr. Pour l'année 2000/2001, la bourse a été fixée à 4'470 francs.
Le 25 avril 2000, A._ s'est adressé à l'office pour obtenir une aide financière supplémentaire couvrant ses frais de logement indépendant. Il a exposé qu'il ne pouvait pas étudier au calme dans l'appartement familial d'X._ en raison de l'exiguïté du logement par rapport au nombre d'occupants et en raison des horaires d'ouverture des bibliothèques. L'office a refusé d'entrer en matière, par décision du 3 mai 2000. Par arrêt du 27 septembre 2000, le Tribunal administratif a confirmé la décision de l'office, les conditions légales pour la prise en compte d'un logement séparé n'étant pas réalisées.
B. Par demande du 31 août 2001, A._ a sollicité le renouvellement de sa bourse pour l'année académique 2001/2002.
L'office, selon décision du 14 septembre 2001, lui a alloué une bourse de 6'370 fr. Les frais d'études ne comprennent pas de poste correspondant à la location d'un logement indépendant.
C. C'est contre cette décision qu'A._ a recouru, par acte du 8 octobre 2001. A l'appui de son recours, il a à nouveau invoqué la nécessité de vivre hors du foyer parental et a reproché à l'autorité intimée de ne pas le considérer comme étudiant indépendant ayant un loyer à charge.
D. L'office a adressé ses déterminations au tribunal en date du 12 novembre 2001. Il y a repris les calculs l'ayant amené à l'octroi d'une bourse de 6'370 fr. et a préavisé pour le rejet du recours.
E. A._ n'a pas déposé d'observations à la suite des déterminations de l'office.
Il a procédé dans le délai imparti à cet effet au paiement de l'avance de frais requise.

Considérant en droit:
1. Déposé en temps utile, le recours satisfait aux conditions formelles énoncées à l'art. 31 de la loi du 18 décembre 1989 sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA). Il y a donc lieu d'entrer en matière sur le fond.
2. Le recours porte principalement sur le refus de l'office de prendre en charge les frais d'un logement indépendant. Cette question a déjà été examinée par le tribunal de céans dans son arrêt 27 septembre 2000. Le recourant ne fournit aucun argument nouveau. Ses moyens sont identiques à ceux allégués dans son recours du 8 mai 2000. Ils ont déjà été examinés par le tribunal dans son arrêt du 27 septembre 2000; le recourant doit dès lors être invité à s'y référer.
3. Le recourant, sans prendre de conclusions expresses à ce sujet, laisse entendre qu'il devrait être considéré comme requérant financièrement indépendant au sens de la loi. Tel n'est manifestement pas le cas.
L'art. 12 ch. 2 al. 2 LAE dispose qu'est réputé financièrement indépendant le requérant âgé de moins de 25 ans qui a exercé une activité lucrative continue, en principe 18 mois immédiatement avant le début des études ou de la formation pour lesquelles il demande l'aide de l'Etat. L'alinéa 3 de cette disposition précise que si le requérant est âgé de plus de 25 ans, il doit avoir exercé une activité lucrative pendant 12 mois en principe. Enfin, selon l'alinéa 4, un programme facultatif de perfectionnement linguistique d'une durée de trois mois au maximum peut être compris dans cette période. L'art. 12 ch. 3 LAE prévoit encore que la gestion d'un ménage familial est également considérée comme activité lucrative.
En l'espèce, le recourant a obtenu son baccalauréat en juin 1999 et a entrepris dès l'automne de la même année des études de médecine à l'Université de Lausanne. Il n'a donc pas pu, au travers de l'exercice d'une activité lucrative continue, obtenir le statut de requérant financièrement indépendant au sens de la LAE. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée l'a considéré comme requérant financièrement dépendant de ses parents.
4. Il résulte des considérants qui précèdent que le recours doit être rejeté et la décision de l'office confirmée.
Vu le sort du recours, l'émolument de recours, arrêté à 100 (cent) francs, somme compensée par l'avance de frais opérée, doit être mis à la charge du recourant (art. 55 LJPA).