Decision ID: a16ae32b-f70c-4825-a104-70ac9cd9442d
Year: 2012
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Vu:
- la procédure pénale ouverte le 16 juin 2011 par le Ministère public de la Confé-
dération (ci-après: MPC) à l’encontre de A. du chef de blanchiment d’argent (art. 305bis CP; act. 1.4),
- l’ordonnance rendue le même jour par le MPC par laquelle cette autorité requé-
rait de la banque B. la transmission de renseignements concernant les relations bancaires existant avec A., le dépôt de la documentation bancaire y relative ainsi que le blocage des valeurs patrimoniales déposées sur lesdites relations (act. 1.5),
- la demande de levée du séquestre et de classement de la procédure formulée
par A. à l’attention du MPC en date du 13 décembre 2011 (act. 1.3),
- l’ordonnance de refus de levée de séquestre rendue par le MPC le 21 décem-
bre 2011 (act. 1.2),
- le recours interjeté le 29 décembre 2011 par A. à l’encontre de ce dernier pro-
noncé et par lequel ce dernier conclut, en substance, à l’annulation de l’ordonnance entreprise et à la levée du séquestre querellé (act. 1),

Et considérant:
que la Cour des plaintes examine d’office et en pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (ATF 122 IV 188 consid. 1 et arrêts cités);
que selon l’art. 390 al. 2 CPP, l’autorité de recours peut surseoir à procéder à un échange d’écritures lorsque le recours est manifestement irrecevable ou mal ;
qu’il y a lieu in casu de renoncer audit échange d’écritures, le recours étant  irrecevable;
qu’en effet, les décisions du ministère public peuvent faire l'objet d'un recours  la Cour de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 LOAP en lien avec l’art. 19 al. 1 du règlement du 31 août 2010 sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral [ROTPF; RS 173.713.161]);
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que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être motivé et adressé par écrit dans le délai de dix jours à l’autorité de céans (art. 396 al. 1 CPP);
qu’aux termes de l’art. 382 al. 1 CPP toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci;
que cet intérêt doit être direct et personnel (CALAME, Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, nos 1 et 2 ad art. 382);
que s’agissant plus particulièrement d’une mesure de séquestre d’un compte , seul le titulaire du compte remplit en principe cette condition (arrêt du  pénal fédéral BB.2011.10/11 du 18 mai 2011, consid. 1.5 et références citées);
qu’en revanche, l’ayant droit économique du compte ne dispose pas de la qualité pour recourir dans la mesure où il n’est qu’indirectement touché (arrêt du Tribunal fédéral 6S.365/2005 du 8 février 2006, consid. 4.2.1);
qu’en l’occurrence le séquestre entrepris concerne deux comptes dont sont , respectivement, les sociétés C. Ltd et D. Ltd et desquels le recourant n’est que l’ayant droit économique (act. 2.2 notamment);
que l’on ne peut ainsi admettre, à ce titre, la qualité pour recourir de ce dernier;
que son statut de prévenu ne saurait rien changer au précédent constat, la  de l’existence d’un intérêt juridiquement protégé s’appliquant indistinctement à toutes les parties à la procédure (art. 382 al. 1 CPP);
que le recours doit ainsi être déclaré irrecevable;
que, vu le sort de la cause, il incombe au recourant de supporter les frais de  (art. 428 al. 1 CPP), lesquels prendront en l’espèce la forme d’un émolument qui, en application des art. 5 et 8 du Règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sera fixé à Fr. 750.--.
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