Decision ID: 9edbdba9-4430-5b70-a448-bb6ecf6826ba
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, l'ordonnance
DTAE/3911/2017
rendue le 19 juillet 2017 par le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant retirant, sur mesures provisionnelles, la garde et le droit de déterminer le lieu de résidence du mineur E_, né en 2013, à sa mère, A_ (ch. 1 du dispositif), ordonnant le placement du mineur au sein du Foyer de la Ferme ou de tout autre établissement adéquat aussitôt qu'une place serait disponible (ch. 2), réservant à A_ un droit de visite avec son fils, qui s'exercera à raison de chaque week-end du samedi matin au dimanche soir (ch. 3), maintenant le droit aux relations personnelles entre B_ et son fils E_ à raison d'une demi-journée par semaine de 14h30 à 18h30 en principe le mercredi (ch. 4), instaurant une curatelle aux fins d'organiser, surveiller et financer le placement et aux fins de faire valoir la créance alimentaire du mineur (ch. 5), confirmant les curatelles instaurées et les curateurs dans leurs mandats (ch. 6 et 7), disant que la décision était immédiatement exécutoire nonobstant recours et déboutant les parties de toutes autres conclusions (ch. 8 et 9);
Vu le recours interjeté le 17 août 2017 par A_ contre cette ordonnance, concluant à son annulation;
Vu la requête de restitution d'effet suspensif contenue dans le recours;
Attendu qu'à ce dernier propos, la recourante expose que le placement aurait été ordonné sur la base de faits faisant l'objet d'une procédure pénale, actuellement objet d'un recours;
Considérant,

EN DROIT
, que l'ordonnance de mesures provisionnelles est exécutoire nonobstant recours
ex lege
(art. 315 al. 4 let. b CPC, par renvoi de l'art. 31 LaCC) et de par sa nature;
Que pour le surplus, l'autorité précédente a rappelé ce caractère exécutoire;
Que l'effet suspensif peut être restitué au recours en cas de risque d'un dommage difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Qu'en matière de garde et de relations personnelles, l'on considère que tel est en principe le cas;
Qu'en l'espèce, toutefois d'une part, la requête n'est motivée que par un recours dans le cadre d'une procédure pénale;
Que d'autre part, dans les causes en protection des mineurs, prime l'intérêt de l'enfant;
Qu'en présence de deux dommages, potentiellement difficilement réparables, la protection de l'enfant prend le dessus;
Qu'au vu du seul motif invoqué aux fins de restitution de l'effet suspensif, la nécessité de mise en œuvre de la mesure apparaît, sans préjuger du fond, l'emporter pour le bien du mineur, les autres éléments contenus dans le dossier relatifs à la mise en danger du mineur et leur impact sur lui impliquant,
prima facie
, la nécessité de la mesure prise;
Que tel est le cas même si, comme l'a déjà critiqué la Chambre de surveillance de la Cour de justice, la prise de mesure provisionnelle non exécutable,
in casu
par défaut de place en foyer, n'a que peu de sens, le besoin de protection étant immédiat ou n'étant pas;
Que la procédure est gratuite (art. 81 al. 1 LaCC).
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