Decision ID: b1e60bb7-36fa-4935-96f2-faa3c5dd6572
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
A. a.
Par décision du 9 novembre 2021, le service des prestations complémentaire (ci-après : SPC) a reconnu à Madame A_ (ci-après : la bénéficiaire) le droit à un montant supplémentaire à titre de prestations avec effet rétroactif pour la période du 1
er
août au 30 septembre 2021. ![endif]>![if>
b.
Par écriture du 23 novembre 2021, la bénéficiaire s’est opposée à cette décision en contestant le fait que son fils soit exclu du calcul des prestations pour la période antérieure au 1
er
août 2021. ![endif]>![if>
c.
Par décision du 10 février 2022, le SPC a rejeté l’opposition en expliquant que la prise en compte du fils de l’intéressée était conditionnée au versement d’une rente complémentaire AVS/AI pour enfant. Or, il était avéré que cette rente n’avait été réactivée, selon les informations de la Centrale de compensation, qu’en date du 1
er
août 2021. ![endif]>![if>
B. a.
Par écriture du 7 mars 2022, la bénéficiaire a interjeté recours auprès de la Cour de céans. ![endif]>![if>
b.
Par écriture complémentaire du 20 mars 2022, la recourante a également indiqué vouloir contester le gain potentiel de CHF 10'403.75 retenu dans les calculs. Elle explique avoir signé avec la B_ un contrat de travail à 50% le 7 octobre 2019 et argue que, compte tenu de son statut d’invalide à 50%, il ne lui est pas possible de travailler plus. ![endif]>![if>
c.
Invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 4 avril 2022, a conclu à l’admission du recours et à ce que la cause lui soit renvoyée pour nouveau calcul des prestations dues à la recourante avec effet rétroactif au 1
er
juillet 2019, proposition dont la recourante a indiqué en date du 7 avril 2022 qu’elle lui donnait satisfaction. ![endif]>![if>

EN DROIT
1.
Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). ![endif]>![if>
Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
).
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2.
Selon l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision sur opposition contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis. ![endif]>![if>
En l'occurrence, l'intimé a proposé l'admission du recours, sans rendre de décision formelle en ce sens, mais en demandant que la cause lui soit renvoyée pour nouveaux calculs avec effet rétroactif au 1
er
juillet 2019 selon les modalités suivantes :
- suppression de toute revenu potentiel à compter du 1
er
octobre 2019, date à laquelle la recourante a débuté son activité lucrative ; ![endif]>![if>
- examen de l’éventuel droit aux prestations complémentaires pour la fille de la recourante, qui devra produire ses fiches de salaires, pour la période du 1
er
juillet 2019 au 31 janvier 2021 ; ![endif]>![if>
- correction du montant des rentes de prévoyance professionnelle et du gain de l’activité lucrative conformément à la demande de la Ville de Lancy du 23 décembre 2021 ; ![endif]>![if>
- examen de la prise en compte du fils de la recourante. ![endif]>![if>