Decision ID: e572e4fc-49d5-5ae0-987f-7ea2bfdb4233
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
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que l'Office de l'assurance-invalidité (OAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Monsieur Y_, né en 1980, par décision du 21 octobre 2011, considérant que sa capacité de travail était de 70% et que la comparaison de revenus avec et sans invalidité faisait apparaître un degré d'invalidité de 0%;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 18 novembre 2011, en concluant à l’annulation de celle-ci ainsi que, principalement, à ce qu'une expertise bi-disciplinaire soit rendue et qu'une rente entière lui soit allouée. Subsidiairement, il sollicite que le calcul du degré d'invalidité se fonde, pour le revenu sans invalidité, sur un revenu moyen des chauffeurs de taxi et qu'un rabattement supplémentaire de 25% soit admis et, enfin, que des mesures d'orientation et de reclassement professionnel soient ordonnées;
Que l’intimé a conclu au rejet du recours;
Qu'à la suite de la production d'un nouveau rapport médical, l'intimé a conclu au renvoi de la cause pour instruction complémentaire;
Que le recourant s'est opposé au renvoi, demandant à la Cour de procéder à l'instruction complémentaire en ordonnant une expertise;
Que la Cour a informé les parties par courrier du 19 avril 2012, de son intention de mettre en œuvre une expertise bi-disciplinaire rhumatologique/psychiatrique, confiée aux Drs A_ et B_ et leur a communiqué les questions qu’elle avait l’intention de leur poser;
Que le recourant n'a pas émis d'objection au choix des experts et a souhaité compléter les questions à poser, en ce sens que les experts expliquent leurs éventuelles divergences d'avec les médecins-traitants et ceux du SMR et prennent contact avec les médecins-traitants, puis que soit posée la question à la rhumatologue de savoir si la maladie du recourant a affecté ses organes et si oui quelles en sont les incidences;
Que l'intimé renvoie à la note du SMR, qui indique ne pas avoir de motif de récusation à l'encontre de la Dresse A_, mais s'étonne "une nouvelle fois que le ressort psy soit confié à nouveau au Dr B_ un des 2 experts favoris de la CJCAS", que selon le Tribunal fédéral, "il fallait une procédure aléatoire en matière d'expertise pluridisciplinaire et d'attribution des centres COMAI. Pourquoi n'avons-nous que 2 choix en matière d'expertise judiciaire. Pas de question supplémentaire";
Considérant
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EN DROIT
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quela Chambre des assurances sociales de la Cour de justice est compétente pour connaître des recours contre les décisions rendue en matière d'assurance-invalidité (art. 56 V de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
);
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi, est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de connaître l'étendue et l'évolution des atteintes à la santé du recourant et les répercussions de celles-ci sur sa capacité de travail;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3);
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid.4);
Qu'en l'espèce, les parties s'accordent sur le fait que les questions médicales relatives à l'état de santé du recourant nécessitent d'être davantage investiguées;
Qu’il convient ainsi d’ordonner une expertise, qui, au vu des atteintes tant somatiques que psychiques à la santé du recourant, nécessite l'avis d'un expert en rhumatologie et celui d'un psychiatre;
Qu'aucune objection n'a été formulée par les parties à l'encontre de la Dresse A_, rhumatologue, ni par le recourant à l'endroit du Dr B_;
Que s'agissant de ce dernier, le SMR semble davantage contrarié par le fait que l'expertise psychiatrique ne soit pas confiée à un centre COMAI ou à un expert choisi de manière aléatoire que par le choix du Dr B_;
Que l'on ne discerne en tout cas pas, dans les déterminations du SMR, l'articulation d'un motif de récusation à l'encontre du Dr B_;
Que, par ailleurs et contrairement à ce que semble soutenir le SMR, la jurisprudence fédérale n'impose pas aux autorités judiciaires l'obligation de suivre une procédure aléatoire pour la désignation des experts ni de recourir aux centres COMAI;
Que rien ne s'oppose ainsi à ce que la Cour confie le mandat au Dr B_ et non à un centre COMAI ou, de manière aléatoire, à un autre psychiatre;
Que les questions complémentaires que le recourant souhaite voir poser aux experts paraissent pertinentes, de sorte qu'elles seront ajoutées à celles proposées par la Cour.
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