Decision ID: 37636885-b1eb-4e5d-ab08-4ce15912eb0f
Year: 2007
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants
A. X._, ressortissant tunisien né le 2 mars 1971, a séjourné en Suisse sans autorisation au cours de l'année 1989. Il a été refoulé le 21 septembre 1989 en Tunisie. L'intéressé est revenu en Suisse le 7 avril 1990 et y a épousé le 8 mai 1990, Y._, ressortissante suisse. Il s'est alors vu accorder une autorisation de séjour annuelle pour lui permettre de vivre auprès de son épouse.
Entre 1991 et 1993, X._ a fait l'objet de diverses condamnations pénales notamment pour vol et infraction grave et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. Le 24 juin 1994, le SPOP a néanmoins prolongé son autorisation de séjour tout en lui adressant un très sérieux avertissement. Pour sa part, l'Office fédéral des étrangers (actuellement l'Office fédéral des migrations, ci-après : ODM) a prononcé, le 18 août 1994, une interdiction d'entrée en Suisse valable dès le 1er novembre 1994 et pour une durée indéterminée à l'encontre de l'intéressé. Le 22 août 1994, l'ODM a également refusé d'approuver la prolongation de l'autorisation de séjour du susnommé, décision confirmée le 9 décembre 1996 par le Département fédéral de justice et police.
Y._ est décédée le 12 septembre 1996.
Le 17 juillet 1997, X._ a été refoulé à destination de la Tunisie.
B. Le 11 avril 1998, l'étranger susnommé a épousé, à Tunis, Z._, ressortissante marocaine devenue Suissesse à la suite d'un premier mariage. Après avoir sollicité une nouvelle autorisation de séjour en Suisse, l'intéressé est revenu dans notre pays au bénéfice d'un visa d'entrée pour lui permettre de se présenter à une audience pénale prévue le 19 avril 1999. Depuis lors, il n'a plus quitté la Suisse. Le couple a eu un enfant, A._, né le 6 décembre 1999.
C. Le 1er juillet 1998, le SPOP a refusé de délivrer une autorisation de séjour à X._ pour les motifs suivants :
"(...)
Constatant que la personne citée en titre est sous le coup d'une mesure d'interdiction d'entrée d'une durée indéterminée prononcée par les instances fédérales, nous ne sommes pas en mesure d'entrer en matière sur sa nouvelle requête d'autorisation de séjour.
Nonobstant ce qui précède, notre Office ne serait de toute manière pas disposé à lui octroyer une autorisation de séjour au vu de son comportement dans notre pays lors de son précédent séjour. En effet, on relève à ce propos qu'il a fait l'objet de graves condamnations notamment pour des infractions à la Loi fédérale sur les stupéfiants. D'ailleurs, actuellement encore, il est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Lausanne (cf. Ordonnance de renvoi du 14 avril 1998 par le Juge d'instruction de l'arr. de Lausanne).
Par surabondance, on relève que son épouse en Suisse dépend de l'aide sociale vaudoise et que des motifs d'assistance publique s'opposeraient également à la présence en Suisse de l'intéressé. (...)".
Cette décision a été confirmée le 18 décembre 1998 par un arrêt du Tribunal administratif (arrêt TA PE.1998.0392 du 18 décembre 1998).
Par la suite, le recourant a sollicité à trois reprises, soit les 10 février 2000, 2 décembre 2001 et 27 décembre 2004, le réexamen par le SPOP de sa décision du 1er juillet 1998. Ces trois demandes ont fait l'objet de décisions de refus ou de non-entrée en matière de la part de l'autorité les 21 février 2000, 5 décembre 2001 et 23 mai 2005. Les deux premières décisions évoquées ci-dessus ont été confirmées, sur recours, par le Tribunal administratif dans des arrêts des 10 juillet 2000 (arrêt TA PE.2000.0143) et 28 février 2002 (arrêt TA PE.2002.0020) mais également, s'agissant de la décision du 10 février 2000, par le Tribunal fédéral (arrêt 2A.356/2000 du 13 novembre 2000).
D. Le 31 mai 2007, X._ a sollicité une nouvelle fois du SPOP la délivrance d'une autorisation de séjour fondée sur l'art. 7 LSEE. A l'appui de sa requête, l'intéressé se fonde sur la modification du Code pénal suisse, entrée en vigueur le 1er janvier 2007, qui prévoit la suppression de l'expulsion pénale en tant que peine accessoire. Compte tenu de cette modification légale, l'autorité administrative ne serait plus liée par l'expulsion dont il avait fait l'objet en 1993 et pourrait donc régulariser son séjour. Le recourant fait également valoir qu'il met tout en oeuvre pour atteindre son autonomie financière. il a ainsi produit deux attestations, l'une de la société 1.**************, à Lausanne, du 3 janvier 2007, l'autre de la société 2.**************, à Lausanne, du 30 janvier 2007, se déclarant prêtes à l'engager dès que sa situation serait régularisée. Il se prévaut enfin de l'attachement profond de son épouse à son égard, du fait que cette dernière cherche activement un emploi mais doit toutefois être suivie sur le plan psychologique en raison de leur situation familiale précaire, ainsi que des graves perturbations psychiques dont souffre son fils toujours en raison de ces mêmes circonstances. Il invoque en dernier lieu ne plus avoir commis de délit majeur depuis son mariage avec son épouse actuelle (soit depuis près de dix ans) et ne plus avoir commis le moindre délit depuis plus de trois ans.
Le 8 juin 2007, le SPOP a invité l'intéressé à retirer sa nouvelle requête de réexamen, cette dernière paraissant vouée à l'échec. Le 13 juin 2007, l'intéressé a confirmé le maintien de sa demande.
E. Par décision du 22 juin 2007, notifiée au plus tôt le lendemain, le SPOP a déclaré le demande de réexamen de X._ recevable compte tenu du caractère de nouveauté de la suppression des dispositions du Code pénal relatives à l'expulsion judiciaire, mais l'a néanmoins rejetée, dans la mesure où la décision du 1er juillet 1998 n'était pas fondée sur une telle expulsion, mais sur le comportement délictueux de l'intéressé (art. 10 al. 1 litt. a et b LSEE). S'agissant par ailleurs des arguments tirés de la situation familiale du requérant, ils ont été jugés irrecevables, dans la mesure où ils étaient déjà connus de l'autorité durant les précédentes procédures.
F. Les 24 mai et 26 juin 2007, la Ligue Suisse des droits de l'Homme (ci-après : Ligue suisse) s'est adressée, tout d'abord, au Chef du Département des institutions et des relations extérieures (ci-après : DIRE), puis au SPOP, pour dénoncer la situation de X._ et requérir sa libération (l'intéressé étant alors détenu administrativement), ainsi que la délivrance d'une autorisation de séjour en sa faveur. Le Chef du DIRE a répondu à la Ligue suisse le 18 juin 2007 et le SPOP le 10 juillet 2007.
G. Le 3 juillet 2007, Z._ a intercédé au nom de son époux et de sa famille auprès du Chef du DIRE afin que ce dernier leur offre une dernière chance de pourvoir vivre ensemble. Le 16 juillet 2007, le Chef du département précité a maintenu sa position en précisant qu'il n'était pas disposé à revenir sur les décisions prises à l'encontre de X._.
H. Le 16 juillet 2007, X._ a recouru au Tribunal administratif contre la décision du SPOP du 22 juin 2007 en concluant principalement à sa réforme en ce sens qu'une autorisation de séjour lui est délivrée, subsidiairement à ce qu'il soit entré en matière sur sa demande et, plus subsidiairement encore, à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi du dossier au SPOP pour nouvelle décision. A l'appui de son recours, l'intéressé a produit un lot de pièces, qui seront reprises ci-après dans la partie droit dans la mesure du besoin.
Le recourant a procédé en temps utile à l'avance de frais sollicitée.
I. Comme déjà évoqué ci-dessus (lettre A), le recourant a fait l'objet, durant ses séjours en Suisse, de plusieurs condamnations pénales. En particulier, il a été condamné le 21 décembre 1993 par le Tribunal correctionnel du district de Lausanne pour vol, infraction grave et contravention à la Loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (ci-après : LStup), violation simple et grave de la Loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (ci-après : LCR), vol d'usage, et conduite sans permis à 15 mois d'emprisonnement ainsi qu'à l'expulsion du territoire suisse durant 5 ans, cette dernière mesure étant assortie du sursis pendant cinq ans.
Le 19 mars 1997, le recourant a été condamné par le Tribunal de police du district d'Yverdon-les-Bains pour infractions à la LCR à une peine de 14 jours d'arrêt et à une amende de 100 fr.
Par jugement du Tribunal correctionnel du district de Lausanne du 19 avril 1999, il a à nouveau été condamné à deux ans d'emprisonnement, sous déduction de cent douze jours de détention préventive, pour infraction grave à la LStup et complicité d'infraction à l'art. 23 al. 1 de la Loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après : LSEE), le sursis précédemment octroyé à l'expulsion étant révoqué. Sur recours, ce jugement a été confirmé le 10 juin 1999 par la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
Enfin, par ordonnance du 16 septembre 2005, le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne a condamné X._ à une peine de deux mois d'emprisonnement pour délit et contravention à la LStup, recel et délit contre la loi fédérale du 20 juin 1997 sur les armes et les munitions (infractions commises en 2004).
J. Le recourant a fait l'objet depuis 2001 de diverses mesures de détention administrative. Selon les pièces figurant au dossier, l'intéressé a notamment été détenu du 19 décembre 2006 au 20 juillet 2007.
K. L'autorité intimée a produit son dossier le 20 juillet 2007. Faisant application de l'art. 35 a LJPA, à teneur duquel un recours apparaissant manifestement mal fondé sera rejeté dans les meilleurs délais par un arrêt sommairement motivé, rendu sans autre mesure d'instruction que par la production du dossier, le tribunal a statué par voie de circulation.
L. Le 13 août 2007, le recourant a requis la délivrance, à titre de mesure provisionnelle, d'une autorisation de travailler.
M. Les arguments respectifs des parties seront repris ci-dessous dans la mesure utile.

Considérant en droit
1. a) Lorsqu'une telle obligation n'est ni prévue par la législation ni reconnue par une pratique administrative constante, comme c'est le cas en procédure administrative vaudoise (cf. ATF 116 Ia 433, cons. 5), l'autorité administrative n'est tenue d'entrer en matière sur une demande de réexamen que si le requérant invoque des faits ou des moyens de preuve importants qu'il ne connaissait pas lors de la première décision ou dont il ne pouvait se prévaloir ou n'avait pas de raison de se prévaloir à cette époque, ou si les circonstances se sont modifiées dans une mesure notable depuis la première décision (cf. notamment ATF du 14 avril 1998, ZBI 1999, p. 84 cons. 2d; 124 II 1, cons. 3a; 120 Ib 42, cons. 2b; 113 Ia 146, cons. 3a, JT 1989 I 209 et 109 Ib 246, cons. 4a). La seconde hypothèse permet en particulier de prendre en compte un changement de circonstances ou de droit et d'adapter en conséquence une décision administrative correcte à l'origine. La modification des circonstances rend, pour ainsi dire, la décision subséquemment viciée. L'autorité de chose décidée attachée à la décision administrative entrée en force se fondant uniquement sur la situation de fait et de droit au moment où elle a été rendue, il ne s'agit dans ce cas non pas tant d'une révision au sens procédural du terme que d'une adaptation aux circonstances nouvelles. Le requérant doit donc invoquer des faits qui se sont réalisés après le prononcé de la décision attaquée ("echte Noven"), plus précisément après l'ultime délai dans lequel, suivant la procédure applicable, ils pouvaient encore être invoqués (clôture de l'instruction; cf. P. Moor, Droit administratif, vol. II : Les actes administratifs et leur contrôle, Berne 1991, p. 230; A. Koelz/I. Haener, op. cit. , n° 426, 429, 438 et 440; Rhinow/Koller/Kiss, op. cit., n° 1199). Cette hypothèse ne concerne naturellement que les décisions aux effets durables ("Dauerverfügung"; P. Moor, op. cit., p. 230; A. Koelz/I. Haener, op. cit., n° 444), ce qui est le cas, comme en l'espèce, d'une décision réglementant le statut d'une personne au regard des règles de police des étrangers (cf. arrêt TA bernois du 8 octobre 1992, JAB 1993, p, 244 cons 2a et Merkli/Aeschlimann/Herzog, op cit., n° 3 ad art. 56).
b) Dans les deux hypothèses qui viennent d'être mentionnées, les faits invoqués doivent être importants, c'est-à-dire de nature à entraîner une modification de l'état de fait à la base de la décision et, ainsi, une décision plus favorable au requérant; autrement dit, ils doivent être susceptibles d'influencer l'issue de la procédure. Il en va de même des moyens de preuve dans la première hypothèse, qui sont importants dans la mesure où l'on peut supposer qu'ils eussent amené à une décision différente s'ils avaient été connus à temps (s'agissant des art. 136 lit. d, 137 lit. b OJ, cf. ATF 122 II 17, cons. 3; 121 IV 317, cons. 2; s'agissant de l'art. 66 al. 2 lit. a PA, cf. ATF 110 V 138, cons. 2; 108 V 170, cons. 1; JAAC 60.38, cons. 5; P. Moor, op. cit., p. 230; A. Koelz/I. Haener, op. cit., n° 170, cons. 741; Rhinow/Koller/Kiss, op. cit. , n° 1431). La jurisprudence souligne toutefois que les demandes de nouvel examen ne sauraient servir à remettre continuellement en question des décisions administratives, ni surtout à éluder les dispositions légales sur les délais de recours (ATF 109 précité, cons. 4a). Aussi faut-il admettre que les griefs tirés des pseudo-nova n'ouvrent la voie du réexamen que lorsque, en dépit dune diligence raisonnable, le requérant n'a pas pu les invoquer - ou les produire s'agissant des moyens de preuve - dans la procédure précédant la décision attaquée ou dans la voie de recours ordinairement ouverte à son encontre, ce qu'il lui appartient de démontrer (cf. JAAC 60.37, cons. 1b; P. Moor, op. cit., p. 229; A. Koelz/I. Haner, op. cit., n° 434, application analogique de l'art. 66 al. 3 PA; Rhinow/Koller/Kiss, op. cit. , n° 1431; cf. également , en matière de réexamen des décisions de taxation fiscale, ATF 111 Ib 209, cons. 1 et, en matière de révision des arrêts du TF, l'art. 137 litt. b in fine OJ et ATF 121 précité, cons. 2).
c) Quant à la procédure, l'autorité administrative saisie d'une demande de réexamen doit dans un premier temps contrôler si les conditions requises pour l'obliger à statuer sont remplies (compétence, qualité pour agir, allégation d'un fait nouveau ou production d'un moyen de preuve important, etc.). Si elle déclare la requête recevable, elle doit, dans un second temps, entrer en matière et examiner la réalité du motif invoqué. C'est le requérant qui supporte le fardeau de la preuve à cet égard (T. Merkli/A. Aeschlimann/R. Herzog, op. cit., n° 3 ad art. 57, p. 396).
2. En l'espèce, l'autorité intimée est entrée en matière, à tout le moins partiellement, sur la demande réexamen présentée par le recourant le 31 mai 2007. Elle a néanmoins refusé de délivrer une autorisation de séjour à l'intéressé au motif que la décision dont le réexamen était sollicité n'était pas fondée sur l'expulsion pénale prononcée à l'encontre de ce dernier et que, s'agissant des autres circonstances invoquées (à savoir les perturbations psychiques subies par tous les membres de la famille en raison des obstacles posés à la réunification), elles étaient irrecevables faute de présenter un caractère de nouveauté. Le Tribunal administratif doit donc vérifier le bien-fondé de la décision attaquée sous deux angles : principalement, il s'agit pour lui de déterminer si la circonstance nouvelle alléguée (à savoir la suppression de l'expulsion pénale dès le 1er janvier 2007) est de nature à influencer l'appréciation des faits ayant fondé la décision du 1er juillet 1998. De plus, il doit examiner si les éléments invoqués par le recourant au sujet de sa situation familiale constituent des faits nouveaux susceptibles de justifier un réexamen.
a) S'agissant en premier lieu de la suppression de l'expulsion judicaire, il y a lieu d'admettre que cette circonstance, effectivement nouvelle puisque survenue postérieurement à la décision du 1er juillet 1998, n'est toutefois pas de nature à justifier la délivrance d'une autorisation de séjour en faveur du recourant. En effet, comme l'a relevé à juste titre l'autorité intimée, ni la décision susmentionnée, ni l'arrêt subséquent du Tribunal administratif du 18 décembre 1998 (TA PE.1998.0392) n'étaient fondés sur l'expulsion judiciaire prononcée contre le recourant en 1993 - cette mesure ayant en outre été à l'époque assortie du sursis – pour refuser de lui délivrer une autorisation de séjour. Ce sursis n'a d'ailleurs été révoqué qu'en 1999, soit ultérieurement à la décision dont le réexamen est sollicité. En réalité, c'est bien en raison notamment des condamnations dont le recourant a fait l'objet dès 1991 et plus particulièrement de la lourde peine infligée en 1993 (quinze mois), que son séjour dans notre pays a été considéré comme indésirable, l'intérêt public à l'éloigner de Suisse l'emportant manifestement sur son intérêt privé ainsi que sur celui de sa famille à vivre ensemble dans notre pays.
b) En ce qui concerne ensuite la situation familiale du recourant, notamment les perturbations psychologiques (voire physiques en ce qui concerne X._) subies par l'ensemble des membres de sa famille suite aux diverses détentions administratives de l'intéressé, elles sont certes malheureuses et dignes de considération, mais ne constituent en aucun cas des circonstances nouvelles susceptibles de justifier une entrée en matière sur la demande de réexamen de l'intéressé. Comme déjà évoqué dans un précédent arrêt du tribunal (arrêt TA PE.2002.0020), la situation de l'intéressé et de sa famille a déjà été largement examinée sous tous ses aspects, y compris les conséquences qu'elle comportait pour son épouse et son enfant. A cela s'ajoute enfin le fait que l'opposition au renvoi des autorités tunisiennes résulte de l'intervention de l'épouse du recourant et du comportement de ce dernier, titulaire d'un passeport échu, qui continue à se soustraire à l'exécution des décisions prises à son encontre. Une telle attitude ne mérite aucune protection.
3. En définitive, X._ tente une nouvelle fois de remettre en cause des décisions entrées en force. Un tel comportement ne saurait être toléré. Si dans le cas présent, le recourant pouvait certes se prévaloir d'une - et d'une seule - circonstance nouvelle, soit l'abrogation de l'expulsion pénale dès le 1er janvier 2007, cette dernière n'a eu aucune incidence sur le refus de lui délivrer en 1998 une autorisation de séjour.
Le recours, manifestement mal fondé, peut être rejeté sans autre mesure d'instruction sur la base de l'art. 35a LJPA.
Vue l'issue du pourvoi, les frais du présent arrêt seront mis à la charge du recourant débouté, qui n'a pas droit à des dépens (art. 55 al. 1 LJPA).