Decision ID: 3d829299-8d7b-5a4f-8753-1108d714f9cb
Year: 2014
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_001
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Les parties étaient liées par un contrat de bail commercial qui avait pour objet l’exploitation d’un café-restaurant, à savoir l’Hôtel C._, à D._. A._ a exploité cet établissement dès le 1er juillet 2010 et ce jusqu’au 31 août 2013, date à laquelle il a remis son commerce à un nouveau locataire repreneur.
Par courrier du 28 septembre 2011, A._ (ci-après : le locataire) a signalé à B._ SA (ci-après : la bailleresse) l’existence d’un certain nombre de défauts affectant, selon lui, l’usage de la chose louée. Le 22 juin 2012, le locataire a informé la bailleresse qu’il entendait consigner les loyers à venir, estimant qu’elle n’avait rien entrepris afin d’éliminer les défauts qu’il lui avait précédemment signalés.
B. Le 16 février 2012, A._ et E._ ont conclu un contrat de remise de bail, par lequel celui-là s’engageait à remettre à celui-ci son commerce, avec effet au 1er avril 2012, moyennant le versement d’un montant de 130'000 francs. Le 22 février 2012, le locataire a fait savoir à la bailleresse qu’il avait l’intention de transférer son bail à E._, sollicitant, par la même occasion, son consentement écrit, conformément au prescrit de l’art. 263 CO. Pour ce faire, le locataire a soumis à la bailleresse la convention de remise de commerce précitée et lui a remis une série d’autres documents, parmi lesquels les coordonnées du repreneur et un extrait des poursuites et du casier judiciaire de ce dernier. La bailleresse n’a jamais donné son consentement exprès, exigeant des garanties concernant la solvabilité du repreneur, de sorte que le transfert de bail n’a finalement pas pu avoir lieu.
C. Le 19 juillet 2012, A._ a saisi la Commission de conciliation en matière de bail à loyer pour les districts du Sud (ci-après : la Commission de conciliation) d’une action en validation de la consignation de loyers, respectivement en réduction des loyers et en dommages-intérêts à l’encontre de la société B._ SA.
La Commission a entendu les parties le 1er février 2013. A l’issue de la séance, la Commission de conciliation a délivré une autorisation de procéder au demandeur, après avoir consigné l’échec de la conciliation au procès-verbal.
D. Par mémoire de son conseil du 1er mars 2013, le locataire a porté le litige par-devant le Tribunal des baux pour les districts de la Gruyère, de la Glâne, de la Broye et de la Veveyse ( : le Tribunal des baux).
Par jugement du 17 avril 2014, le Tribunal des baux a débouté le demandeur de l’ensemble de ses prétentions et a mis les frais à sa charge. Pour le surplus, il a pris acte de l’acquiescement de la défenderesse concernant la libération de la garantie de loyer en faveur du demandeur.
E. Par mémoire du 28 mai 2014, A._ a interjeté un appel à l’encontre de cette décision, concluant à sa réformation en ce sens que la société B._ SA soit condamnée à lui payer la somme de 50’000 francs avec intérêts à 5% l’an sur 130'000 francs du 10 avril 2012 au 1er septembre 2013 et 5% l’an sur 50'000 francs dès le 1er septembre 2013, le tout avec suite de frais pour la première et la deuxième instance.
B._ SA a déposé sa réponse le 9 juillet 2014, concluant, avec suite de frais, au rejet de l’appel.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 7

en droit
1. a) La décision attaquée, qui porte notamment sur une action en dommages-intérêts ayant pour fondement un contrat de bail commercial, constitue une décision finale de première instance au sens des art. 308 al. 1 et 236 CPC. La voie de droit ouverte contre une telle décision est l'appel (art. 308 al. 1 let. a CPC), sauf si la valeur litigieuse est inférieure à 10'000 francs (art. 308 al. 2 CPC), auquel cas la décision ne peut faire l'objet que d'un recours (art. 319 let. a CPC).
Dans le cas d’espèce, la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est manifestement supérieure à 10'000 francs (cf. supra, ad considérant en fait), de sorte que la voie de l’appel est ouverte.
b) A._ a qualité pour appeler, dès lors qu’il a succombé en première instance.