Decision ID: 5361d0a7-8527-51bb-a443-900517fd887a
Year: 2020
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Par décisions de mesures provisionnelles du 20 janvier 2020, la Justice de paix de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Justice de paix) a instauré de façon provisoire une curatelle de représentation, avec gestion du patrimoine et limitation de l’exercice des droits civils, au sens des art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC, en faveur des frères A._, né en 1948, et de B._, né en 1951. C._ et D._, curatrices professionnelles auprès du Service des curatelles E._, ont été nommées curatrice de respectivement A._ et B._.
B. Par décisions du 16 mars 2020, la Justice de paix a instauré une curatelle de représentation, avec gestion du patrimoine, au sens des art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC, en faveur de A._ et de B._. Les prénommés ont été privés de l’exercice des droits civils en ce qui concerne la gestion de leurs affaires administratives et financières. Par ailleurs, C._ et D._ ont été confirmées dans leur fonction de curatrice de respectivement A._ et B._.
C. Par acte commun daté du 10 mai 2020, mais remis à la poste le 11 mai 2020, A._ et B._ ont recouru contre les décisions les concernant, sans prendre de conclusions formelles ni formuler le moindre grief concret à l’encontre des décisions attaquées.
Par courrier du 13 mai 2020, la Présidente de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte (: la Cour) a attiré l’attention des recourants que leur acte de recours ne remplissait pas les exigences de motivation et de conclusions posées par la loi, respectivement qu’il leur était possible d’y remédier dans le délai légal de recours indiqué à la fin des décisions attaquées, celui-ci ne pouvant être prolongé.
D. Invitée à se déterminer, la Justice de paix a déposé ses observations le 15 mai 2020. Tout en se référant aux considérations des décisions attaquées, elle a relevé que le recours cosigné par les recourants est une sorte de « courrier type » (adressé à plusieurs autorités sous des formes légèrement modifiées), qui n’est pas motivé ni n’indique en quoi l’autorité aurait méconnu le droit, respectivement aurait rendu une décision erronée. Elle a également précisé que A._ et B._ n’ont pas recouru contre les décisions de mesures provisionnelles du 20 janvier 2020. Elle a remis son dossier.

en droit
1.
1.1. L'art. 125 let. c CPC, applicable par analogie selon l’art. 450f CC, permet au tribunal d'ordonner la jonction des causes. Celle-ci, comme la division de causes, n'est pas conditionnée par des critères précis, tels que la connexité pour la jonction ou l'absence de connexité pour la division. Le seul critère est celui de la simplification du procès, selon l'appréciation du tribunal (CR CPC-HALDY, 2e éd. 2019, art. 125 CPC n. 6). En l'espèce, le recours cosigné par les deux recourants portent sur deux décisions similaires les concernant, de sorte qu'il se justifie, pour des raisons évidentes d'économie de procédure et de simplification, de joindre les causes.
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1.2. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour (art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]).
1.3. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 ss CC.