Decision ID: 6ea6a58d-8547-544c-9265-9411766b1b92
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 22 mai 2019, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après : OAI), statuant sur la base du dossier (malgré plusieurs courriers et sommations, l'intéressée n'avait pas répondu à ses demandes de renseignements), a nié à Madame A_ (ci-après : l'assurée) le droit à toute prestation ;
Que par écriture du 21 juin 2019, l'assurée a interjeté recours contre cette décision en alléguant avoir transmis la demande de renseignements de l'intimé à son médecin traitant, lequel n'y avait pas donné suite, malgré plusieurs relances de sa part ;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 6 août 2019, a informé la Cour de céans qu'il avait finalement reçu les renseignements réclamés à l'assurée et souhaitait reprendre l'instruction du dossier ; qu'il concluait donc à l'annulation de la décision litigieuse et à ce que le dossier lui soit renvoyé ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable ;
Que le litige porte sur le droit de l'assurée à des prestations de l'assurance-invalidité ;
Que l'autorité administrative doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t. 1, p. 438) ;
Qu'ainsi l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu'en particulier, elle doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid.4; LOCHER loc. cit.) ;
Que la cause n'étant, de l'avis de l'intimé, pas suffisamment instruite pour permettre de se déterminer en connaissance de cause, il convient de donner suite à la proposition de l'intimé et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire puis nouvelle décision.
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