Decision ID: 9e86eeb7-4b5f-597d-a3b7-e4e60c5c5451
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Attendu, en fait, que :
1) M. A_, né le _ 1997, est ressortissant de B_.
2) Le 29 juillet 2019, l'office cantonal de la population et des migrations
(ci-après : OCPM) a prononcé le renvoi de M. A_ et lui a imparti un délai au 29 août 2019 pour quitter la Suisse ainsi que l'ensemble des États Schengen et l'Union Européenne.
L'OCPM a indiqué que sa décision était exécutoire nonobstant recours.
3) Par jugement
JTAPI/19/2020
du 9 janvier 2020, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) a rejeté le recours formé par M. A_ contre la décision de l'OCPM du 29 juillet 2019.
4) Par acte remis à la poste le 11 février 2020, M. A_ a formé recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre le jugement du TAPI du 9 janvier 2020.
Le recourant a conclu principalement à l'annulation du jugement attaqué, subsidiairement à la suspension de la procédure jusqu'à droit connu sur la demande de permis de séjour qu'il avait formée auprès de l'OCPM.
5) Le 17 février 2020, le TAPI a indiqué qu'il n'avait pas d'observations à formuler.
6) Le 4 mars 2020, l'OCPM a sollicité la restitution de l'effet suspensif au recours en application de l'art. 21 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), ainsi que la suspension de la procédure le temps de l'examen de la demande d'autorisation de séjour formée par le recourant (art. 78 let. a LPA).
7) Le 13 avril 2020, le recourant a fait sienne la demande de suspension de l'instruction de la procédure.
8) Sur ce, la cause a été gardée à juger sur la question de l'effet suspensif et de la suspension de l'instruction.

Considérant, en droit, que :
1) Interjeté en temps utile et devant la juridiction compétente, le recours est, prima facie, recevable sous ces angles (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a LPA).
2) La compétence pour ordonner, d'office ou sur requête, des mesures provisionnelles en lien avec un recours appartient au président, respectivement au
vice-président, de la chambre administrative (art. 9 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative de la Cour de justice du 26 septembre 2017).
3) Sauf disposition légale contraire, le recours a effet suspensif à moins que l'autorité qui a pris la décision attaquée n'ait ordonné l'exécution nonobstant recours (art. 66 al. 1 LPA).
Lorsqu'aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l'effet suspensif (art. 66 al. 3 LPA).
En l'espèce, la décision de renvoi de l'OCPM était exécutoire nonobstant recours. La demande de restitution de l'effet suspensif a été formée à la fois par le recourant et par l'autorité intimée. Le motif invoqué est le temps nécessaire à l'examen par l'autorité intimée d'une demande de permis de séjour formée par le recourant. L'effet suspensif sera restitué au recours.
4) L'art. 78 LPA dispose que l'instruction du recours est suspendue par la requête simultanée de toutes les parties (let. a), le décès d'une partie (let. b), la faillite d'une partie (let. c), sa mise sous curatelle de portée générale (let. d), la cessation des fonctions en vertu desquelles l'une des parties agissait (let. e) ou le décès, la démission, la suspension ou la destitution de l'avocat ou du mandataire qualifié constitué (let. f).
En l'espèce, tant l'OCPM que le recourant demandent la suspension de l'instruction de la procédure. Le TAPI n'a pas formulé d'observations.
La suspension de l'instruction sera donc ainsi prononcée, et les parties seront invitées à informer la chambre de céans à droit connu sur la demande de permis de séjour actuellement pendante devant l'OCPM.
5) Le sort des frais sera réservé jusqu'à droit jugé au fond.