Decision ID: 5fcfc8c6-f855-4aaf-97f9-7876dbc5cde8
Year: 2014
Language: fr
Court: VS_TC
Chamber: VS_TC_001
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 

Faits
A. Le 17 janvier 2014, D_ SA, par l’administration communale de
B_, a publié un appel d’offres en procédure ouverte au Bulletin officiel
concernant un marché de construction pour la réalisation de travaux de fouille sur
3450 ml et d’appareillage de pose de conduites forcées dans le contexte du turbinage à
E_ des eaux du lac F_. Ce marché pour lequel les travaux devaient
commencer en mai 2014, selon le ch. 204 du cahier des charges (Cdc), devait être
adjugé (ch. 250) selon les critères du prix (comptant pour 60 %), du planning que
chaque soumissionnaire devait proposer en annexe A12 (2 - 10%), des références de
travaux similaires en zone alpine (3 - 20%) et des méthodes à établir pour un
déroulement fluide du travail à décrire dans l’annexe A14 (4 - 10%), chaque critère
obtenant une note allant de 0 à 5 d’après le barème de l’annexe T1 du Guide romand
des marchés publics.
Le tableau d’ouverture des offres du 18 février 2014 répertorie 14 soumissionnaires
pour des montants oscillant entre 2 166 868 fr et 3 049 654 fr., celle de Y_ SA
étant à 2 410 611 fr. et celle de X_ SA à 2 339 359 fr. G_ SA,
bureau chargé de l’évaluation des offres, a demandé le 21 février 2014 des
renseignements et une confirmation de prix qu’il a obtenus de X_ SA le 25
février 2014. Le 27 février 2014, ce bureau a dressé un tableau qui accordait à
Y_SA 435.03 pts, entreprise qui obtenait le premier rang du classement des
offres, X_ SA arrivant en deuxième position avec son total de 430 points. La
commune de B_ a communiqué à X_ SA le 17 mars 2014 que son
conseil avait décidé de confier le mandat à Y_SA le 6 mars. A la suite de la
demande du 20 mars 2014, elle transmit à X_ SA le tableau dont ressortent
les éléments essentiels ci-après
Prix 2 3 4 Total
note points
X_ SA
5.00 300 2.50 25.00 4.00 80.00 2.50 25.00 430
Y_ SA
4.71 282 3.50 35.00 4.00 80.00 3.75 37 435
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Un recours de cette société (A1 14 77) amena l’autorité adjudicatrice à préciser, dans
une nouvelle décision du 30 avril 2014 qui déclare corriger une erreur de dénomination,
que l’adjudicataire était le consortium formé par Y_SA et Z_ SA à
hauteur de 2 410 611 fr. 85.
B. Le 9 mai 2014, X_ SA conclut céans à l’annulation, sous suite de frais et
de dépens, de cette décision du 30 avril 2014, subsidiairement à l’attribution de ce
marché à elle-même. A l’appui de ces conclusions, elle se plaint d’une violation de son
droit d’être entendue, aucun rapport d’évaluation ou autre motivation ne justifiant les
notes de 2.5 attribuées à son planning ou à sa méthode de travail, voire la note de 4
pour ses nombreuses références dans des travaux similaires. Elle argue, sur le fond,
d’arbitraire dans la notation de son offre. Avec son rapport technique et son planning
qui respecte les deux contraintes prévues dans l’annexe A12, la recourante soutient
avoir droit à une note qui lui permet d’obtenir 10 points supplémentaires et d’obtenir
ainsi le marché, une hausse de 5.04 points suffisant d’ailleurs à cet égard. Sur le critère
des méthodes de travail, X_ SA estime aussi qu’avec les réponses qu’elle a
apportées aux quatre questions posées dans l’annexe avec son formulaire A14 et son
rapport technique elle peut prétendre à une augmentation de sa note de 12,5 points.
Elle estime avoir droit au maximum de points (100 au lieu de 80) pour sa cinquantaine
de références qui satisfont à toutes les exigences du formulaire de l’annexe A13,
contrairement à celles qu’a pu donner l’adjudicataire. A titre de moyens de preuve, elle
demande l’édition du dossier complet par la municipalité et requiert la possibilité de se
déterminer après avoir pu le consulter.
L’effet suspensif que la recourante demandait à titre préalable lui a été accordé par
mesure superprovisionnelle le 13 mai 2014.
Le 28 mai 2014, la commune de B_ a proposé le rejet du recours, requis des
dépens et s’est opposée à l’octroi de l’effet suspensif, alléguant un manque à gagner
annuel de 57 720 fr. en raison des retards. Sa réponse se réfère à une séance du
5 mars où les notes de X_ SA lui ont été expliquées. Revenant sur la note du
prix, l’adjudicatrice estime que l’offre de la recourante n’était pas viable puisqu’elle
omettait pour 99 933 fr. de fournitures selon les prix indiqués sur le catalogue du
fournisseur H_ ; elle prétend aussi que le planning exposé par X_
SA comporte des incohérences sur deux points durant l’été (vacances et route
d’alpage), puis encore à propos des tests de pression ou de la prise en compte des
conditions météorologiques. Pour les références, elle relève que seules deux de celles
de X_ SA figurent sur sa formule A13 alors que celle-ci en exigeait cinq.
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D’autre part, les réponses de X_ SA sur le critère de la méthode de travail
étaient moins satisfaisantes que celles du consortium intimé. L’adjudicatrice estime
ainsi avoir correctement jugé les offres et maintient le classement où ce consortium
arrive en tête, proposant l’interrogatoire de l’employé de G_ et l’audition des
parties pour étayer les précisions que comporte sa réponse.
C. Dans sa réplique du 11 juillet 2014, la recourante a maintenu ses conclusions, se
déterminant en détail sur les allégués complémentaires de la commune et s’étonnant
que, le 3 mars 2014, le représentant de l’adjudicatrice n’ait pas posé les questions sur
les points où sa réponse lui reproche des insuffisances. La commune de B_
aurait également perdu de vue que le système selon lequel X_ SA a répondu
aux questions ressortant du Cdc était dicté par les exigences de certification ISO qu’elle
possède. La recourante confirme sa demande d’augmentation de points aux critères où
elle estime avoir été prétéritée et s’étonne de la notation des documents présentés par
le consortium retenu. Elle observe que l’autorité n’a pas déposé de compte rendu de la
séance du 3 mars 2014, qu’elle effectue après coup une critique détaillée de l’offre de
la recourante, en lieu et place de l’adjudicataire qui ne se détermine pas, mais dont la
formule de soumission souffre aussi de nombre d’insuffisances reprochées à
X_ SA.
Le 3 juillet 2014, la commune a signalé l’urgence qui commandait qu’une décision soit
prise, l’ouvrage en question ayant entre autres objectifs celui de régler les problèmes
de pollution des eaux sur son territoire, le réseau d’approvisionnement ayant connu des
problèmes de pollution en 2009 notamment. La recourante a contesté ce point de vue
le 25 juillet 2014. Dans sa duplique du 28 juillet 2014, la commune de B_
maintient qu’elle ne peut se faire une idée fiable des prix offerts avec le système de
compensation décrit par X_ SA et confirme que les erreurs qu’elle a relevées
dans l’offre de cette entreprise aboutissent bien à la note donnée, contrairement à ce
que souhaite la recourante qui ferait la critique de l’évaluateur au lieu d’admettre
l’insuffisance des documents fournis lors du dépôt de son offre. Elle confirme ses
conclusions et signale qu’aucun document ne relate les explications données lors de la
séance d’information du 3 mars 2014.
Le consortium adjudicataire a laissé échoir sans l’utiliser le délai pour dupliquer, comme
il s’était déjà abstenu de répondre au recours.
Dans ses observations finales du 20 août 2014, X_ SA a réclamé le dépôt
d’un dossier complet et s’en est tenue à ses conclusions, relevant que les critiques
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formulées durant la procédure de recours n’avaient pas empêché l’adjudicatrice de
procéder à l’évaluation et qu’elles étaient sans fondement dans le contexte du recours,
voire même abusivement exposées, et la plupart d’entre elles étant avancées au profit
du consortium choisi pour réaliser les travaux, et dont les pièces et indications étaient
pour le moins succinctes, mais qui ont fait l’objet d’une appréciation particulièrement
favorable si ce n’est empreinte de parti pris. L’instruction s’est close le 22 août 2014.

Considérant en droit
1.1 Dès lors qu’elle a déposé une offre moins chère que celle du consortium adjudica-
taire, la recourante peut sérieusement entrevoir l’obtention du marché si les corrections
de notes qu’elle propose aux trois critères autres que celui du prix se vérifient. Cette
perspective légitime son recours (art. 80 al. 1 let. a et 44 al. 1 let. a de la loi du
6 octobre 1976 sur la procédure et la juridiction administratives – LPJA ; RS/VS 172.6,
en relation avec les art. 15 et 16 de la loi du 8 mai 2003 concernant l’adhésion du
canton du Valais à l’accord intercantonal sur les marchés publics – Lmp ; RS/VS 726.1 ;
voir p. ex. ACDP A1 13 2 du 21 juin 2013 cons. 1 et les références).
1.2 Régulièrement formé, le recours est au surplus recevable (art. 16 al. 2 Lmp,
80 al. 1 let. b et c, 46 et 48 LPJA).
1.3 Dans ce contentieux, le Tribunal s'en tient aux griefs invoqués ; il n'examine que
ceux motivés conformément aux réquisits légaux et ne contrôle que la légalité de la
décision attaquée, non son opportunité (art. 80 al. 1 let. c et 48 al. 2 LPJA, 16 AIMP et
16 Lmp ; ACDP A1 13 30 du 17 avril 2013 cons. 1.3). Il peut, du reste, statuer en l’état
du dossier et au vu des photocopies de 23 pièces produites par les parties, même si
elles ne représentent pas l’original des pièces ni leur intégralité ; ces documents suffi-
sent à trancher les points mis en discussion ; est également superflue l’audition de la
personne chargée de l’évaluation des offres ou celles des parties car elles ont eu tout le
loisir de se déterminer par écrit (art. 80 al. 1 let. d, 56 al. 1 et 17 al. 2 LPJA).
1.4 A l’issue de l’échange des écritures ne subsistent plus d’incertitudes sur les motifs
qui ont amené à la décision du 30 avril 2014, de sorte que tout grief de violation du droit
d’être entendu est devenu sans objet. On observera, au demeurant, qu’il ne ressort pas
du dossier que la recourante ait fait usage de la possibilité qu’offre le droit des marchés
publics de réclamer les motifs principaux de la non-prise en considération de son offre
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(art. 34 al. 2 Omp) ; des notes relatives à la séance d’information du 3 mars 2014 et le
rapport mentionné à l’article 5 ch. 10 d de la directive sur l’autocontrôle et la
surveillance du 23 décembre 2011 auraient en tout état de cause évité ces questions
formelles résolues par un deuxième échange d’écritures.
2.1 X_ SA se plaint essentiellement d’une violation du principe de la
transparence tenant à l’abus du pouvoir d’appréciation qu’aurait commis l’autorité
communale de B_ dans la notation de son offre aux trois critères
accompagnant celui du prix.
En bref et à suivre le Vade-mecum édité par le canton du Valais pour garantir la
transparence dans les procédures de marchés publics (Les marchés publics A-Z, mai
2014), les documents d’appel d’offres doivent permettre aux soumissionnaires de savoir
sur quelles bases ils seront jugés ; ils doivent garantir que ces règles précises sur la
base desquelles ils auront présenté une offre valable ne seront pas modifiées, qu’elles
permettent la détermination de l’offre économiquement la plus avantageuse et, enfin,
garantir que chaque soumissionnaire puisse obtenir à l’issue du choix tous les
documents et explications assurant la traçabilité de la décision, la possibilité de motiver
un recours contre cette dernière, de façon que le tribunal puisse exercer sa censure
dans la mesure souhaitée par la loi, respectivement le concurrent écarté (cf. p. 43 du
Vade-mecum et art. 31, 34 de l’ordonnance sur les marchés publics du 11 juin 2003 -
Omp RS/VS 726.100 qui concrétisent l’objectif posé à l’art. 1 al. 3 AIMP). Pour le reste,
le Tribunal n’a pas à se substituer au pouvoir adjudicateur et s’impose une certaine
retenue dans l’évaluation des prestations offertes sur la base des critères
d’adjudication. Les notes octroyées doivent être fondées sur des critères objectifs,
partant susceptibles d’être explicités : en d’autres termes, la notation doit être traçable
(arrêt 2D_63/2011 du 16 février 2012, cons. 3 ; ACDAP MPU.2014.0008 du 21 juillet
2014 cons. 1d et 4b ; Galli/Moser/Lang/Steiner, Praxis des öffentlichen
Beschaffungsrechts, 3 e éd., N 979 ss).
2.2 Le Cdc (p. 11) prévoyait que chaque critère serait noté selon un barème allant de 0
(si l’information demandée n’était pas fournie) à 5 (si l’information était fournie avec
beaucoup d’avantages par rapport à d’autres candidats). Pour le second critère, chaque
entreprise devait décrire l’ouvrage selon les ch. 301 à 305 et établir un planning prenant
en compte un fonctionnement du chantier durant le mois d’août et le maintien de
l’accessibilité de la route menant à l’alpage I_ entre le 15 juin et le 15
septembre. Comme le relève en partie le tableau d’analyse dressé le 26 février 2014, le
planning de la recourante annexé en A12 a laissé libres de travaux les semaines 35 et
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36, ce qui est contraire à l’une des exigences posée pour satisfaire à ce critère, et a
prévu des travaux de fouille durant la semaine 37 (8 septembre) sur les tronçons 15 à
17 où se trouve la route d’alpage à laisser libre jusqu’au 15 septembre. C’est dès lors à
bon droit que l’adjudicatrice a retenu, dans le sens de ses allégués 101 à 105, une offre
qui ne répondait que partiellement aux attentes et qu’elle l’a notée à 2.5. Comme le
mentionne cette même réponse (all. 106 à 108), X_ SA n’a pas indiqué dans
son planning quand elle envisageait ses essais de pression, même si son offre a rempli
la position 611 du CAN 411 (p. 54 du Cdc). La différence de notation de 1 point entre
l’offre de la recourante et celle de l’adjudicataire (3.5) correspond dès lors au système
préalablement indiqué, étant donné que la proposition du consortium intimé correspond
en tout cas aux attentes du requérant. Aucune correction telle qu’évoquée dans la
réplique du 11 juillet 2014 (p. 13 et 14 : mise à égalité ou attribution de la note
maximale) ne se justifie, attendu que c’est sans abus de pouvoir d’appréciation de la
part de l’autorité communale que X_ SA a reçu 2.5 points pour les éléments
du planning qu’elle a joint à son offre.
2.3 S’agissant des références, le ch. 250 du Cdc disait que la liste des références
s’établissait selon l’annexe A13, document qui pose le principe que le candidat fournit
5 références dont il précise ce qu’elles doivent démontrer, en ajoutant que le soumis-
sionnaire photocopiera la page vierge y relative afin de fournir ses références. Les
formulaires déposés par X_ SA ne comportent que 3 références
documentées sur la formule mise à disposition (J_, K_ et
L_) ; cette entreprise a aussi joint une liste couvrant une page A4 de travaux
de canalisations réalisées entre 1987 et 2013 accompagnée de neuf descriptifs
« maison » sur lesquels elle a appliqué la mention Annexe A13 : il n’en demeure pas
moins que cette manière de procéder n’est pas conforme à ce que demandait
l’adjudicateur et qu’en attribuant la note 4 à ce critère, la commune de B_ n’a
en rien méconnu le système prévu par le cahier des charges non contesté par la
recourante. Que le tableau d’analyse du 26 février 2014 aboutisse à cette note par une
moyenne irrelevante n’y change rien : l’autorité a, du reste, confirmé qu’elle s’en tenait
au Cdc dans sa réponse du 28 mai 2014 (allégués 126 à 130) et il n’y a aucune raison
d’élever le nombre de points auquel peut prétendre le concurrent X_ SA du
chef de ses références. Un tel résultat ne peut non plus être rectifié à la hausse en
raison d’autres éléments comme une certification ISO ou le dépôt d’un rapport
technique, aspects du dossier étrangers au système d’évaluation et aux exigences
spécifiées lors de l’appel d’offres et dans le document rempli par les soumissionnaires.
Partant, la prétention d’obtenir la note maximale de 5 pour les références est sans
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fondement, tout comme celle d’abaisser la note de l’adjudicataire qui s’est servi de la
formule demandée pour présenter ses cinq références, qui y faisait allusion à des
travaux réalisés pour la commune de B_ et que celle-ci était sans autre
difficulté à même d’évaluer malgré la description parfois sommaire qu’en donnent les
formules du consortium.
2.4 Finalement, au critère 4 relatif à la méthode de travail, la recourante prétend avoir
fourni des réponses suffisantes et complétées par son rapport technique de 37 pages
daté du 14 février 2014, ce qui devrait lui procurer au moins 12,5 points en sus des 25
que lui a reconnus l’adjudicatrice. En renvoyant au Cdc dont le ch. 250 disait que le
critère de la méthode de travail serait jugé au vu des réponses données à quatre
questions énumérées dans l’annexe A14, la réponse ne pouvant dépasser le recto
d’une page A4 par question, l’on ne peut que confirmer, par exemple, que la réponse
donnée par X_ SA à la question 3 (désinfection des conduites) est des plus
succinctes et qu’elle ne permet pas de déterminer la pertinence de l’esquisse de
solution, ce que vise expressément la formule A14 ; le rapport ne donne là-dessus
aucune réponse complémentaire, qui atteindrait un niveau approchant celui de la
réponse du consortium intimé : c’est dès lors correctement que, sur cette question, la
feuille d’analyse a attribué la note 1 (insuffisant) à la réponse de X_ SA et
qu’elle a noté 4 pour celle du consortium Y_/ Z_. Ces mêmes
raisons ainsi que les allégués 137 à 146 de la commune convainquent de s’en tenir sur
ces volets du procès aux écarts de notes qui ressortent du tableau d’analyse du 26
février 2014 fondé sur la pièce A14 que chaque soumissionnaire a complétée de la
façon qui lui paraissait la plus appropriée. Au vu de ce mécanisme préalablement fixé,
le renvoi aux normes connues ou notoires ne saurait pallier l’absence de solution que
devait exposer concrètement l’offreur X_ SA : son raisonnement est ainsi
inapte à conduire à l’augmentation de points proposée.
3.1 Infondé en ce qu’il tendait à démontrer que l’autorité avait, en notant l’offre des
concurrents au vu de la manière dont ils avaient rempli les annexes au Cdc, arbitraire-
ment affaibli les éléments que X_ SA espérait tirer d’autres pièces de son
dossier, le recours l’est aussi lorsqu’il prétend obtenir quelques suppléments de points
qui lui permettraient de dépasser ceux justement reconnus à l’offre du consortium
Y_/Z_ en raison de l’adéquation de ses documents avec les
exigences préalables et non contestées du pouvoir adjudicateur. Le recours est ainsi à
rejeter (art. 80 al. 1 let. e et 60 al. 1 LPJA), sans qu’il soit utile de statuer sur les
questions liées aux prix soulevées par l’adjudicatrice dans ses écritures successives,
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l’affaiblissement de ce concurrent à cet égard ne modifiant pas le 1 er rang du
consortium intimé, la commune ayant de plus obtenu la confirmation de prix requise le
21 février 2014 et s’étant abstenue de prétendre qu’avec cette offre X_ SA
n’aurait pas été en mesure d’effectuer le travail (cf. arrêt 2D_44/2009 du 30 novembre
2009, cons. 4).
3.2 La demande d'effet suspensif devient sans objet avec le présent arrêt au fond et
est ainsi classée.
3.3 La recourante n’obtient pas de dépens (art. 91 al. 1 a contrario LPJA) et paiera un
émolument de justice (art. 89 al. 1 LPJA) de 1'500 fr., débours compris (art. 2, 9, 11
al. 1 et 23 de la loi du 14 mai 1998 fixant le tarif des frais et dépens devant les autorités
judiciaires ou administratives – LTar; RS/VS 173.8). La commune de B_ ne
peut prétendre à des dépens, ses écritures n’évoquant pas de raisons qu’il y aurait de
s’écarter de la règle générale de refus que pose à cet égard l’article 91 al. 3 LPJA.