Decision ID: ad5e2ee2-8ac2-5859-99ad-5a20a51f8f41
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Madame M_, née le 1946, par décision du 21 mars 2006, au motif que la fibromyalgie dont elle souffre n'est pas invalidante, en l'absence d'affection psychiatrique majeure ;
Que l’assurée, représentée par sa mandataire, a formé opposition en date du 5 mai 2006 ;
Que par décision sur opposition du 16 août 2006, l’OCAI a rejeté l’opposition ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 2 octobre 2006, en concluant à l’annulation de la décision et, préalablement, à ce qu'une contre-expertise psychiatrique et rhumatologique soit mise en œuvre ;
Qu'elle a fait valoir notamment que l'examen psychiatrique effectué par le Dr A_, du SMR, est incomplet et contredit par tous les médecins qui l'ont suivie, notamment les psychiatres;
Que dans sa réponse du 11 octobre 2006, l’OCAI a persisté dans ses conclusions ;
Que le Tribunal de céans a informé les parties par courrier du 25 juin 2007, de son intention de mettre en œuvre une expertise somatique et psychiatrique; et leur a communiqué les questions qu’il avait l’intention de poser aux experts, tout en leur impartissant un délai au 9 juillet 2007 pour compléter celles-ci ;
Qu'il leur a communiqué les noms des experts, en les invitant à faire valoir d'éventuels motifs de récusation dans le même délai;
Que l'OCAI a fait usage de ce droit et communiqué la question complémentaire qu'il souhaitait voir poser à l'expert psychiatre, à savoir
:"si vos conclusions sont différentes (diagnostics, capacité de travail) des conclusions de l'examen psychiatrique SMR du 16.02.2006, merci d'en expliquer les raisons";

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en l'espèce, le Tribunal de céans, au vu des pièces du dossier, considère qu'une expertise bi-disciplinaire est indispensable afin de clarifier la situation médicale de la recourante et de pouvoir trancher le litige opposant les parties ;
Que s'agissant de la question complémentaire proposée par l'OCAI, à poser à l'expert psychiatre, le Tribunal de céans constate qu'elle est superfétatoire, dès lors que les questions posée sont suffisamment détaillées et explicites ;
***