Decision ID: a785c8e6-df5c-5e8e-92c0-d5e68a1e1b50
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Le 29 décembre 2009, Madame Y_, domiciliée à Genève s’est adressée à l’Institut universitaire de médecine légale (ci-après : IUML).
2. Le 14 janvier 2010, la commission du secret professionnel (ci-après : la commission) a transmis au Tribunal administratif, pour raison de compétence, un courrier que lui avait adressé le 29 décembre 2009 Mme Y_, mère et représentante légale de X_, en réponse à la décision de la commission du 17 décembre 2009 levant le secret professionnel de la Doctoresse O_, médecin cheffe de clinique à l’Hôpital des T_ à Genève, afin que celle-ci puisse transmettre au Tribunal tutélaire les renseignements nécessaires.
En substance et en résumé, Mme Y_ n’avait jamais fait de demande d’aucune sorte à ce service. Tout lui était imposé. Sa fille, X_, née le _ 1967, eût été normale avec un régime adapté à sa maladie. C’est le foie qui était (et est toujours) malade.
3. Par pli recommandé, avec copie par courrier simple, du 20 janvier 2010, le Tribunal administratif a prié Mme Y_ de lui indiquer dans un délai venant à échéance le 30 janvier 2010, si elle entendait effectivement recourir auprès du Tribunal administratif contre la décision prise par la commission. Dans cette hypothèse, l’acte de recours devait être complété en application de l’art. 65 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
).
Sans nouvelles dans le délai imparti, l’affaire serait classée sans suite.
Le pli recommandé n’est pas venu en retour au Tribunal administratif et aucune suite n’a été donnée au courrier précité.

EN DROIT
1. Le Tribunal administratif est l’autorité de recours des décisions de la commission du secret professionnel (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
).
2. L’acte de recours doit contenir, sous peine d’irrecevabilité, la désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant (art. 65 al. 1 LPA).
3. La prohibition du formalisme excessif commande cependant à l’autorité d’éviter de sanctionner par l’irrecevabilité les vices de procédure aisément reconnaissables auxquels il pourrait être remédié à temps, car signalés utilement au plaideur.
4. En l’espèce, le tribunal de céans a interpellé Mme Y_ au sujet de sa véritable intention de recourir au Tribunal administratif et il lui a imparti un délai pour se déterminer. Celle-ci ne s’est nullement manifestée.
Dans ces circonstances, le recours sera déclaré irrecevable, sans instruction préalable (art. 72 al. 1 LPA) sans que cela ne soit constitutif d’un formalisme excessif.
5. Au vu des circonstances, aucun émolument ne sera mis à la charge de la recourante (art. 87 LPA).
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