Decision ID: bfd6aed6-aa69-5f1c-a3f7-43767fe8644a
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. Par courrier recommandé expédié le 9 février 2007, M. O_ a formé plainte dans le cadre de la poursuite n° 06 xxxx39 U diligentée à son encontre par Mme D_.
A teneur de son courrier précité, M. O_ porte plainte contre la notification d'un commandement de payer, auquel il dit n'avoir pas pu faire opposition et contre un avis de saisie, dont il demande l'annulation.
B. Par courrier recommandé du 13 février 2007, la Commission de céans a imparti un délai au 23 février 2007 à M. O_ pour produire la décision attaquée, laquelle n'était pas jointe à son courrier du 7 février 2007, sous peine d’irrecevabilité de sa plainte. Il était précisé qu'il serait statué sur sa demande d'effet suspensif à réception de ladite décision.
C. En date du 6 mars 2007, la Commission de céans a reçu en retour le courrier recommandé précité avec la mention « Non réclamé ».

EN DROIT
1. La Commission de céans est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 10 al. 1 LP ; art. 56R al. 3 LOJ) contre des mesures sujettes à plainte non attaquables par la voie judiciaire ou pour déni de justice ou retard injustifié (art. 17 al. 1 et 3 LP).
Les cantons sont compétents pour organiser la procédure de plainte. Les règles qu’ils édictent à cette fin ne doivent rien renfermer de contraire à la lettre et à l’esprit des assez nombreuses règles que comporte le droit fédéral en la matière (art. 20a al. 3 LP ; ATF
7B.194/2004
consid. 1 du 13 octobre 2004 ; Pierre-Robert
Gilliéron
, Commentaire, ad art. 20a n° 9 ss et 147 ss ; Flavio
Cometta
, in SchKG I, ad art. 20a n° 2 ss et 48 ; Franco
Lorandi
, Betreibungsrechtliche Beschwerde und Nichtigkeit. Kommentar zu den Artikeln 13-30 SchKG, Bâle-Genève-Munich 2000, ad art. 20a n° 92 ss). Il revient aux cantons de déterminer notamment la forme et le contenu auxquels doivent satisfaire les plaintes.
Selon l’art. 13 al. 1 et 2 LaLP, les plaintes à la Commission de céans doivent être formulées par écrit, être rédigées en français, être accompagnées des pièces auxquelles elles renvoient, et être suffisamment motivées. Il est conforme à l’esprit du renvoi que l’art. 13 al. 5 LaLP fait à la LPA d’exiger par ailleurs que les plaintes, ne serait-ce qu’implicitement, désignent la mesure attaquée et comportent les conclusions du plaignant (art. 65 al. 1 LPA). A défaut, la Commission de céans doit impartir au plaignant un bref délai pour satisfaire à ces exigences, sous peine d’irrecevabilité (art. 13 al. 2 LaLP et art. 65 al. 2
phr. 3 LPA).
2. En l’espèce, par courrier recommandé expédié le 13 février 2007, la Commission de céans a imparti au plaignant un délai au 23 février 2007 pour produire la décision attaquée.
Le plaignant n'a pas retiré ce courrier à la poste et partant, n’a pas donné suite à l’injonction de la Commission de céans.
Sa plainte sera par conséquent déclarée irrecevable, étant rappelé qu'un acte judiciaire, objet d'une tentative infructueuse de notification par la poste, est réputé notifié le septième jour après cette tentative si le destinataire ne le retire pas (ATF
127 I 31
consid. 2a/aa).
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