Decision ID: b061d433-f34e-5f3e-b432-479e3b5d094e
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par ordonnance du 19 août 2014, une procédure pénale a été ouverte contre A._ pour infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants. Il lui est reproché d’avoir participé à un trafic de cocaïne à Fribourg, d’en avoir vendu lui-même et d’avoir jeté six boulettes de cocaïne par la fenêtre de sa voiture lors de son interpellation par la police.
Le prévenu est également visé par une autre procédure pénale pour voies de fait, injures, menaces, contrainte et séquestration pour des faits commis envers son ancienne compagne.
B. Par ordonnance du 23 septembre 2014, A._ a été placé en détention provisoire jusqu’au 20 décembre 2014. Le Tribunal des mesures de contrainte a retenu un risque de fuite, de collusion et de récidive.
C. Le 15 décembre 2014, le Ministère public a requis la prolongation de la détention provisoire.
Par courriers des 15 et 19 décembre 2014, le prévenu s’est opposé à la prolongation de sa détention, réitérant ses dénégations quant aux soupçons pesant contre lui et invoquant la nécessité d’être auprès de son fils, circonstance qui évacuerait tout risque de fuite.
Par ordonnance du 23 décembre 2014, le Tribunal des mesures de contrainte a prolongé la détention provisoire de trois mois soit jusqu’au 20 mars 2015.
D. Par écrits du 23 décembre 2014, A._ a recouru contre l’ordonnance précitée.
E. Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu, par courrier du 5 janvier 2015, au rejet du recours, confirmant le contenu de sa demande de prolongation.
Par courrier du même jour, le Tribunal des mesures de contrainte a également conclu au rejet du recours, se référant au contenu de son ordonnance du 23 décembre 2014.
F. Par courrier du 8 janvier 2015, le mandataire de A._ a indiqué qu’il n’avait pas d’observation à formuler sur le recours que son client avait personnellement déposé.
G. Le 6 janvier 2015, A._ s’est déterminé une ultime fois, soutenant à nouveau qu’il n’a jamais vendu de la drogue et qu’il n’avait rien comme produit suspecté dans sa voiture, ni à la maison. Il a encore indiqué qu’il devait préparer l’avenir de ses enfants.

en droit
1. a) La décision ordonnant une détention provisoire ou sa prolongation est sujette à recours auprès de la Chambre pénale (art. 20 al. 1 let. c, 222 et 393 al. 1 CPP, art. 64 let. c et 85 LJ).
b) Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 381 al. 1 CPP). La loi reconnaît la qualité de partie au prévenu (art. 104 al. 1 let. a CPP).
L’ordonnance querellée prononçant la prolongation de la détention provisoire de A._, celui-ci est directement touché par cette décision et a ainsi un intérêt juridiquement protégé à son recours.
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c) Le délai pour recourir est de dix jours (art. 322 al. 2 CPP). L'ordonnance ayant été notifiée le 23 décembre 2014 à A._ et le 29 décembre 2014 à son mandataire, ce délai a en l'occurrence été respecté.