Decision ID: d33ae384-7055-5c0d-abb1-2c4da4d92698
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision du 25 février 2012, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après SPC) a informé Monsieur S_ de la suspension de son dossier au motif que le calcul des prestations complémentaires ne pourrait être établi qu’à réception de documents encore manquants et ne pourrait alors rétroagir qu’au premier jour du mois de la réception desdits documents ;
Que l’assuré s’est opposé à cette décision le 8 mars 2012 ;
Que par décision du 25 mai 2012, le SPC a confirmé la décision précédente ;
Que le 25 mai 2012, l’assuré a interjeté recours contre cette décision en demandant qu’il soit constaté qu’il avait produit tous les documents utiles pour que le SPC puisse statuer sur sa demande de prestations et à ce que le SPC soit invité à entrer en matière avec effet au 1
er
novembre 2011 ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 19 juillet 2012, a conclu au rejet du recours en alléguant avoir besoin de la copie du justificatif des comptes de libre passage de l’intéressé au 31 décembre 2010 ;
Que par écriture du 22 août 2012, le recourant s’est étonné de cette exigence, alléguant qu’il était évident au vu des autres pièces produites et des explications fournies qu’il ne disposait pas d’un montant supérieur à celui indiqué dans une attestation produite et établie postérieurement à la date à laquelle le SPC le souhaitait ;
Que par écriture du 3 septembre 2012, l’intimé a indiqué à la Cour de céans avoir procédé à un nouvel examen du dossier et accepté de considérer avoir en sa possession tous les éléments lui permettant d’établir une décision de prestations complémentaires ;
Que l’intimé a ainsi conclu à l’admission du recours et à ce que le dossier lui soit retourné pour nouvelle décision ;

Considérant en droit que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC ;
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 7 15
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l’art. 53 al. 3 LPGA, l’assureur peut reconsidérer une décision sur opposition contre laquelle un recours est formé jusqu’à l’envoi de son préavis ;
Qu’en l’occurrence, l’intimé a proposé l’admission du recours sans pouvoir rendre de décision formelle en ce sens puisqu’il s’était d’ores et déjà exprimé ;
Qu’il convient dès lors de rendre un jugement en ce sens ;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire ;