Decision ID: 11b7622b-8e97-5ae6-9084-ca12b21353a5
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que le 6 juin 2006, la CAISSE NATIONALE SUISSE EN CAS D’ACCIDENTS (ci-après : SUVA) a rendu une décision sur opposition aux termes de laquelle elle a mis fin à ses prestations à Monsieur B_, né en 1946, avec effet au 30 avril 2006, au motif que les troubles non organiques dont souffrait l’assuré n’étaient pas en relation de causalité adéquate avec l’accident dont il avait été victime en date du 30 septembre 2001 ;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision ;
Que le Tribunal de céans a rejeté ledit recours par jugement du 31 janvier 2008 ;
Que, statuant sur recours en matière de droit administratif, le Tribunal fédéral a annulé le jugement précité et renvoyé la cause au Tribunal de céans pour mise en œuvre de mesures d’instruction complémentaires, en particulier sous la forme d’une expertise multidisciplinaire (arrêt du 16 février 2009) ;
Que le Tribunal de céans a commis à ces fins, par ordonnance du 16 avril 2009, le service de neurologie de l’Inselspital de Berne, en la personne du professeur L_, en précisant que l’expertise confiée devait comporter entre autres un volet psychiatrique ;
Que l’Inselspital n’a rendu son rapport d’expertise qu’en date du 27 mai 2010 après plusieurs rappels et fixations de délais de la part du Tribunal de céans ;
Que les experts ont conclu à la présence de troubles d’ordre psychique mais que le rapport d’expertise en question ne comporte pas de volet psychiatrique ;
Que le Tribunal fédéral a expressément indiqué que, dans l'éventualité où l'existence de tels troubles devait être admise, il conviendrait de les étayer par une explication médicale circonstanciée basée notamment sur l’examen personnel de l’assuré ;
Qu’il y a lieu par conséquent d’ordonner un complément d’expertise afin qu’un spécialiste confirme l’existence de troubles psychiques et se détermine, cas échéant, sur leur origine et l’éventuel lien de causalité avec l’accident assuré ;
Que ledit complément ne saurait être confié, pour des raisons linguistiques et de célérité de la procédure, à la même institution que celle qui a procédé à l’expertise principale ;
Que le Tribunal a informé les parties par courrier du 6 septembre 2010 de son intention de mettre en œuvre un complément d’expertise et leur a communiqué le nom de l’expert auquel il entendait en confier le mandat et les questions qu’il se proposait de lui poser ;
Que le recourant a fait part au Tribunal de céans des questions complémentaires qu'il souhaitait voir poser à l'expert ;
Que l’intimée a indiqué n'avoir aucune remarque à formuler ;

CONSIDERANT EN DROIT
Qu’il ressort de l’arrêt susmentionné du Tribunal fédéral que les faits ne sont pas suffisamment élucidés sur le plan médical ;
Qu'en effet, l’expertise multidisciplinaire n’a pas répondu à toutes les questions qui lui avaient été posées ;
Qu’il convient dès lors d’ordonner une expertise complémentaire psychiatrique afin de répondre aux interrogations mentionnées supra ;
Que l’expertise sera confiée au docteur M_, à Lausanne, contre lequel les parties n'ont soulevé aucun motif de récusation.
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