Decision ID: 7323eee6-78e6-59fe-afc2-f86b04fe6233
Year: 2006
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision sur opposition du 20 mars 2006, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après la caisse) a confirmé que Monsieur S_ avait bel et bien perçu des indemnités de chômage de manière indue à compter du 28 septembre 2004, de sorte que sa décision de remboursement du 3 mars 2005 était justifiée;
Que l'intéressé a interjeté recours le 26 avril 2006 contre ladite décision, qu'il conclut à ce que son droit aux indemnités de chômage depuis le 28 septembre 2004 soit reconnu, à ce qu'il ne soit dès lors pas tenu de rembourser le montant de 10'512 fr. 95 reçu du 28 septembre 2004 au 31 janvier 2005 et à ce qu'il lui soit accordé un droit à des indemnités de chômage à partir du 1
er
février 2005;
Que par arrêt du 13 juin 2006, notifié aux parties le 30 juin 2006, le Tribunal de céans a constaté que l'intéressé pouvait prétendre à des indemnités de chômage dès le 16 novembre 2004, date à laquelle la faillite de la société X_SA, son entreprise, avait été prononcée; qu'il a considéré que l'intéressé avait établi au degré de vraisemblance requis le versement d'un salaire mensuel de 4'000 fr. jusqu'en juin 2004, ce qui impliquait d'admettre l'exercice effectif d'une activité dépendante de plus de douze mois durant le délai-cadre de cotisations, courant de novembre 2002 à juin 2004; qu'il a ainsi admis le recours et annulé les décisions des 3 mars 2005 et 20 mars 2006;
Que la caisse a déposé le 8 août 2006 une demande d'interprétation de cet arrêt, alléguant l'existence d'une contradiction entre la constatation du droit aux indemnités de chômage de l'intéressé à compter du 16 novembre 2004 seulement et l'annulation des décisions des 3 mars 2005 et 20 mars 2006; qu'elle relève par ailleurs que selon l'intéressé lui-même, celui-ci n'exerçait plus d'activité auprès de la société en juillet 2003 déjà; qu'elle en conclut que durant le délai-cadre de cotisations, il n'a travaillé qu'environ huit mois au lieu des douze mois requis; qu'il n'aurait, partant, pas droit aux indemnités de chômage dès le 16 novembre 2004 non plus;
Que la caisse a parallèlement déposé un recours de droit administratif auprès du Tribunal fédéral des assurances (TFA) le 15 août 2006;
Que le 29 août 2006, le Tribunal de céans a informé le TFA que c'était à tort qu'il avait indiqué dans son arrêt annuler les décisions des 3 mars 2005 et 20 mars 2006 et qu'il entendait rendre un jugement en interprétation;
Qu'invité à se déterminer, l'intéressé s'est borné à répéter qu'il avait prélevé son salaire jusqu'en juin 2004;
Que ses écritures, datées du 11 septembre 2006, ont été transmises à la caisse le 12 septembre 2006;

Considérant en droit que
la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1
er
août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ);
Que suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs;
Qu'en vertu de l'art. 84 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA), applicable par renvoi de l'art. 61 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 entrée en vigueur le 1er janvier 2003 (LPGA), la juridiction qui a statué interprète sa décision lorsqu'elle contient des contradictions entre le dispositif et les considérants;
Qu'en l'occurrence, le Tribunal de céans a, dans son arrêt du 13 juin 2006, admis que l'intéressé pouvait prétendre à l'octroi d'indemnités à compter du 16 novembre 2004;
Qu'il n'entendait dès lors pas annuler les décisions des 3 mars 2005 et 20 mars 2006 purement et simplement puisqu'elles portaient sur le remboursement des prestations indues du 28 septembre 2004 au 31 janvier 2005; qu'il s'agissait au contraire de n'annuler que partiellement lesdites décisions de remboursement;
Qu'il convient dès lors de rectifier le dispositif en ce sens;