Decision ID: d17e22c9-f657-5bc3-a8cd-707fab06bc41
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Par ordonnance
DTAE/2929/2017
du 12 juin 2017, communiquée pour notification le 22 juin 2017, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a accepté en son for la curatelle de représentation et de gestion instituée le 25 mars 2014 en faveur de B_, née le _ 1931, originaire de 1_ (_) (ch. 1 du dispositif), relevé D_, avocate, de ses fonctions de curatrice (ch. 2), réservé l'approbation de ses rapport et comptes finaux (ch. 3), désigné F_ et E_, intervenants en protection de l'adulte auprès du Service de protection de l'adulte, aux fonctions de curateurs de B_, l'un pouvant se substituer à l'autre (ch. 4), rappelé que les curateurs exercent les tâches suivantes : représenter la concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée et administrer ses affaires courantes; veiller à l'état de santé de la personne concernée, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, la représenter dans le domaine médical (ch. 5), rappelé que l'exercice des droits civils de la personne concernée est limité en matière contractuelle (ch. 6), rappelé que la personne concernée est privée de l'accès à toute relation bancaire, en son nom ou dont elle est ayant-droit économique
(ch. 7), autorisé les curateurs à prendre connaissance de la correspondance de la concernée dans les limites du mandat (ch. 8), fixé aux parties un délai au
30 juillet 2017 pour se déterminer sur l'adéquation et l'éventuel allègement de la mesure de protection (ch. 9), arrêté les frais judiciaires à 300 fr. et mis ces derniers à la charge de la personne concernée (ch. 10).![endif]>![if>
Il ressort de cette décision que B_ avait fait l'objet d'une mesure de protection prononcée le 25 mars 2014 par la Justice de paix 2_ (_). Depuis le 1
er
juin 2016, elle réside dans le canton de Genève, au sein d'un EMS à 3_. Par requête du 29 mars 2017, la Justice de paix 2_ a sollicité le transfert de la mesure concernant l'intéressée au for de son nouveau lieu de résidence. Selon ce qui ressortait du dossier transmis par la Justice de paix 2_, B_ ne disposait pas d'une fortune supérieure à 50'000 fr.
B.
a)
Le 19 juillet 2017, A_, fille de B_, a formé recours contre l'ordonnance du 12 juin 2017. Elle a conclu à ce que son recours soit déclaré recevable (conclusion 1), à l'annulation des chiffres 2 à 10 de l'ordonnance attaquée (conclusion 2), au maintien de la curatelle de représentation et de gestion instituée le 25 mars 2014 en faveur de B_ (conclusion 3), au maintien de D_, avocate, dans ses fonctions de curatrice (conclusion 4), celle-ci devant exercer les tâches suivantes : représenter la concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée et administrer ses affaires courantes; veiller à l'état de santé de la personne concernée, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, la représenter dans le domaine médical (conclusion 5), au rappel que l'exercice des droits civils de la personne concernée est limité en matière contractuelle (conclusion 6) et au rappel que la personne concernée est privée de l'accès à toute relation bancaire, en son nom ou dont elle est ayant-droit économique (conclusion 7). Enfin, la recourante a conclu au déboutement de tout opposant de toutes autres ou contraires conclusions (conclusion 8), à ce que les frais judiciaires soient mis à la charge de l'Etat de Genève (conclusion 9) et à ce qu'une indemnité équitable lui soit allouée à titre de dépens (conclusion 10).![endif]>![if>
A titre subsidiaire, la recourante a conclu à l'annulation de l'ordonnance attaquée (conclusion 11), au renvoi de la cause au Tribunal de protection pour nouvelle décision (conclusion 12), au déboutement de tout opposant de toutes autres ou contraires conclusions (conclusion 13), à ce que les frais judiciaires soient mis à la charge de l'Etat de Genève (conclusion 14) et à ce qu'une indemnité équitable lui soit allouée à titre de dépens (conclusion 15).
En substance, la recourante a fait grief au Tribunal de protection d'avoir relevé D_ de ses fonctions alors que la situation financière de sa mère, en raison de sa qualité d'héritière dans la succession de son époux, lui permettait de continuer d'assumer les honoraires d'un curateur privé. La succession comportait notamment un bien immobilier sis à 4_ (_).
b)
Le 14 août 2017, le Tribunal de protection a fait état de sa volonté de reconsidérer la décision attaquée.
C. a)
Par ordonnance
DTAE/5429/2017
du 20 octobre 2017, le Tribunal de protection a reconsidéré sa décision du 12 juin 2017 s'agissant des chiffres 2 à 5 et des chiffres 8, 9 et 10 (ch. 1 du dispositif), annulé la désignation des deux représentants du Service de protection de l'adulte aux fonctions de curateurs de B_ (ch. 2), maintenu D_, avocate, aux fonctions de curatrice de la personne concernée (ch. 3), rappelé que la curatrice exerce les tâches suivantes : représenter la concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée et administrer ses affaires courantes; veiller à l'état de santé de la personne concernée, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, la représenter dans le domaine médical (ch. 4), autorisé la curatrice à prendre connaissance de la correspondance de la concernée dans les limites du mandat (ch. 5), constaté l'entrée en force des chiffres 1, 6 et 7 de la décision du 12 juin 2017 (ch. 6), fixé à la curatrice un délai au 30 novembre 2017 pour se déterminer sur l'adéquation et l'éventuel allègement de la mesure de protection (ch. 7), arrêté l'émolument de décision à 300 fr., l'a mis à la charge de la personne concernée (ch. 8) et déclaré la décision immédiatement exécutoire nonobstant recours (ch. 9).
En substance, le Tribunal de protection a retenu qu'il y avait lieu de reconsidérer la décision attaquée en raison des faits nouveaux apportés par la recourante concernant la situation financière de la personne protégée, qui ne ressortait pas du dossier transmis par la Justice de paix 2_.
b)
Par courrier du 31 octobre 2017, A_ a indiqué que la nouvelle décision rendue rendait son recours du 19 juillet 2017 sans objet en ce qui concernait la question de la personne du curateur. Subsistait en revanche la question des frais de la procédure et des dépens qui devaient lui être alloués. En effet, la décision attaquée avait été rendue en raison de l'ignorance, difficilement compréhensible, par le Tribunal de protection, d'éléments de fait essentiels. Or, elle avait dû faire face à des frais de procédure et faire appel à un avocat. La recourante a déclaré maintenir ses conclusions 1, 2, 8, 9, 10, voire 13 à 15.
c)
La cause a été gardée à juger à réception des dernières écritures de la recourante.

EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet, dans les trente jours, d'un recours écrit et motivé, devant le juge compétent, à savoir la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 et al. 3 et 450b CC; art. 126 al. 3 LOJ; art. 53 al. 1 et 2 LaCC).