Decision ID: 22c6b33b-4eda-5127-97f6-8b01e317de7a
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
Vu,
EN FAIT
, la réquisition de poursuite, expédiée le 25 mai 2016 et reçue le lendemain par l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) par A_ AG (ci-après : la créancière) à l’encontre de B_ (ci-après : le débiteur);
Attendu que par courrier recommandé du 28 novembre 2016, la créancière a transmis à nouveau cette même réquisition de poursuite à l’Office, en lui demandant de notifier immédiatement le commandement de payer correspondant au débiteur précité;
Que la créancière n’a obtenu aucune réponse à cette interpellation;
Qu’elle a alors à nouveau interpellé l’Office sans succès le 16 janvier 2017;
Attendu que par acte expédié le 17 février 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), la créancière s’est plainte d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite du 25 mai 2016;
Qu’elle a conclu à ce que la Chambre de surveillance constate ce retard et qu’il ordonne à l’Office de procéder immédiatement à la notification du commandement de payer faisant suite à sa réquisition précitée;
Que dans le délai imparti pour déposer ses observations au sujet de cette plainte et datées du 10 mars 2017, l'Office s’en est rapporté à justice;
Qu’il a expliqué avoir, le 23 septembre 2016, édité le commandant de payer, poursuite n° 16 xxxx29 T, faisant suite à la réquisition de poursuite en question;
Qu’à la date du 10 mars 2017 toutefois, cet acte de poursuite n’avait toujours pas pu être notifié au débiteur, lequel avait déménagé et était introuvable;
Que l’Office a précisé qu’il continuait à prendre les mesures nécessaires pour parvenir à cette notification;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que la créancière poursuivante a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre du débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP; 9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite visée a été reçue par l’Office le 26 mai 2016;
Qu’il n’a cependant édité le commandement de payer correspondant, poursuite
n° 16 xxxx29 T, que quatre mois plus tard;
Qu’il a ensuite procédé à des tentatives de notification, à une date indéterminée pour la première, ces tentatives n’ayant pas encore abouti à ce jour;
Que cette situation est constitutive d’un retard inadmissible et injustifié de l’Office, lequel doit être constaté;
Qu’en effet, il appartient audit Office de faire diligence dans le traitement des actes de poursuite qui lui parviennent, de sorte qu’un délai de quatre mois, à tout le moins entre la réception de la réquisition de poursuite et la première tentative de notification du commandement de payer correspondant, n’est pas admissible;
Qu’il est en outre rappelé à cet égard que la loi ne laisse aucune place à une surcharge de travail ou à une désorganisation dudit Office, même réelle, pour justifier une telle violation du principe de célérité précité;
Qu’en particulier, des problèmes informatiques ne constituent en aucun cas des faits de nature à justifier le retard apporté par l'Office à l'exécution des mesures qui lui incombent légalement (ATF
107 III 3
; SJ 1993 p. 291);
Que la présente décision sera transmise au Préposé de l’Office afin qu’il prenne les mesures nécessaires à éviter que les circonstances du cas d’espèce ne se reproduisent;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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