Decision ID: 29d42711-81fb-542a-b6ee-2bf05d2ff794
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Vu en fait
la procédure AI (A/353/2009) ayant abouti à l’arrêt de la chambre de céans du 29 octobre 2011 (
ATAS/784/2011
) comprenant une expertise judiciaire du docteur B_ des 6 et 15 juillet 2011 et l’audition de ce médecin le 10 février 2011 ;
Vu l’audition du Dr B_ dans le cadre de la présente procédure le 16 juin 2011 ;
Vu l’expertise judiciaire du CEMed du 10 mai 2013 ;
Vu le projet de questions complémentaires posées au Dr B_ par la chambre de céans et soumis aux parties le 3 juillet 2014 pour observations ;
Vu le courrier du 14 juillet 2014 de la recourante requérant l’ajout de deux questions ;
Vu le courrier de l’intimée du 31 juillet 2014 s’opposant à l’envoi du questionnaire au Dr B_ au motif qu’une expertise probante avait été confiée au CEMed, même si l’intimée ne partageait pas l’entier de ses conclusions ;

Attendu en droit
que le juge ne s’écarte pas sans motifs impératifs des conclusions d'une expertise médicale judiciaire, la tâche de l'expert étant précisément de mettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné ; que selon la jurisprudence, peut constituer une raison de s'écarter d'une expertise judiciaire le fait que celle-ci contient des contradictions, ou qu'une sur expertise ordonnée par le tribunal en infirme les conclusions de manière convaincante ; qu’en outre, lorsque d'autres spécialistes émettent des opinions contraires aptes à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions de l'expert, on ne peut exclure, selon les cas, une interprétation divergente des conclusions de ce dernier par le juge ou, au besoin, une instruction complémentaire sous la forme d'une nouvelle expertise médicale (ATF
125 V 351
consid. 3b/aa et les références) ; qu’en présence de deux expertises dont les conclusions sont contradictoires, il convient en principe d’ordonner une nouvelle expertise (arrêt du Tribunal fédéral
9C_754/2013
du 16 avril 2014) ;
Qu’en l’espèce, il convient, vu les conclusions différentes de l’expertise judiciaire du Dr B_, laquelle a été versée à la présente procédure, et de celle du CEMed, de mener des investigations complémentaires auprès du Dr B_, celui-ci ne s’étant pas prononcé sur les conclusions du CEMed, lesquelles critiquent certains aspects de son expertise ;
Que, par ailleurs, l’intimé conteste la nécessité d’une investigation médicale en se prévalant de l’expertise judiciaire du CEMed, tout en remettant en cause certaines conclusions de cette dernière, ce qu0i est contradictoire;
Qu’il se justifie, dans ces conditions, d’ordonner un complément d’expertise auprès du Dr B_, afin d’être en mesure d’apprécier la situation médicale de la recourante.
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