Decision ID: 1760ad73-ed80-477d-b744-def293aded8a
Year: 2006
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_010
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: civil_law

Faits:
Faits:
A. Le 22 décembre 2005, la masse en faillite de A._ SA a passé avec B._ AG une convention de cession des actifs de la faillie. Aux termes de cette convention, la cession deviendrait effective lorsque les parties auraient constaté que toutes les conditions stipulées seraient satisfaites.
Par avis publié dans la Feuille d'avis officielle du 28 décembre 2005, l'Office des faillites de Genève a attiré l'attention des créanciers de la faillie sur le fait qu'il avait procédé à une vente d'urgence des actifs de celle-ci selon la convention du 22 décembre 2005, invité les tiers faisant valoir un droit de propriété sur des biens cédés à s'annoncer jusqu'au 17 janvier 2006, et informé les créanciers et les tiers intéressés qu'ils avaient la possibilité de formuler une offre supérieure jusqu'à cette même date.
Par avis publié dans la Feuille d'avis officielle du 28 décembre 2005, l'Office des faillites de Genève a attiré l'attention des créanciers de la faillie sur le fait qu'il avait procédé à une vente d'urgence des actifs de celle-ci selon la convention du 22 décembre 2005, invité les tiers faisant valoir un droit de propriété sur des biens cédés à s'annoncer jusqu'au 17 janvier 2006, et informé les créanciers et les tiers intéressés qu'ils avaient la possibilité de formuler une offre supérieure jusqu'à cette même date.
B. Le 9 janvier 2006, X._ a formé une plainte auprès de la Commission cantonale de surveillance contre la décision de l'office du 28 décembre 2005 de réaliser d'urgence les actifs de la faillie. Estimant que cette décision violait notamment ses prétendus droits de créancière gagiste, elle a conclu au fond à son annulation.
Après avoir ordonné à l'office, le 24 janvier 2006, à titre de mesure provisionnelle, de ne pas procéder à la cession effective des actifs en cause à B._ AG, la Commission cantonale de surveillance a levé cette mesure le 28 du même mois, de sorte que, le 1er février 2006, l'office et B._ AG ont procédé au "closing" de la vente d'urgence convenue. Le 10 février 2006, la commission a rejeté une requête de mesures provisionnelles de la plaignante du 6 février 2006 tendant à ce qu'il soit fait interdiction à l'office de procéder au "closing" de la convention de cession attaquée. Le 14 du même mois, elle a refusé à la plaignante l'autorisation de se déterminer une nouvelle fois. Ces décisions cantonales n'ont pas été attaquées devant le Tribunal fédéral,
Par décision du 21 février 2006, la Commission cantonale de surveillance a rejeté la plainte.
Par décision du 21 février 2006, la Commission cantonale de surveillance a rejeté la plainte.
C. X._ a recouru le 6 mars 2006 auprès de la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal fédéral en concluant à l'annulation de la décision de la Commission cantonale de surveillance du 21 février 2006 et de celle de l'office du 28 décembre 2005.
Des réponses n'ont pas été requises.

La Chambre considère en droit:
De pratique constante, le recours n'est recevable que s'il permet d'atteindre un but concret sur le plan de l'exécution forcée (arrêt 7B.20/2005 du 14 septembre 2005 consid. 1.1 non publié in ATF 131 III 652; ATF 120 III 107 consid. 2 p. 108/109; 99 III 58 consid. 2 p. 60/61).
En l'espèce, les mesures provisionnelles visant à interdire la conclusion de la convention de cession d'actifs passée le 22 décembre 2005 ont été soit levées (décision du 28 janvier 2006), soit rejetées (décision du 10 février 2006), sans qu'un recours au Tribunal fédéral n'ait été interjeté à l'encontre de ces décisions. La vente d'urgence conclue le 1er février 2006 ("closing"), sans condition, est donc effective depuis cette date. Il s'ensuit que, à partir de ce moment, il n'existait plus d'intérêt concret à une décision sur la validité de la vente conditionnelle du 22 décembre 2005 et sur la régularité de la publication de l'office du 28 décembre 2005.
Le présent recours, déposé le 6 mars 2006, doit par conséquent être déclaré irrecevable.