Decision ID: fdf14b11-492e-5b72-936d-70bae99c96ae
Year: 2005
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que
Monsieur B_ est au bénéfice d’une assurance obligatoire des soins, ainsi que d’une assurance-maladie complémentaire auprès de la caisse UNIVERSA du Groupe Mutuel (ci-après : la caisse) ;
Qu’il a saisi le 5 mai 2004 le Tribunal de céans d’un « recours » à l’encontre de la caisse, en s’insurgeant notamment contre l’envoi d’un commandement de payer, le défaut de justification d’un solde de 4 fr. 55 et sa « comptabilité occulte par compensation » ;
Qu’invité par le Tribunal de céans à lui faire parvenir la décision sur opposition contre laquelle il entendait recourir, le recourant lui a écrit le 12 mai 2004 qu’il présumait que le Tribunal n’avait pas besoin de ce document, dans la mesure où l’assureur ne pouvait subordonner le droit de l’assuré de s’adresser à cette juridiction à l’obligation d’épuiser une voie interne de recours ;
Que dans sa détermination du 22 juin 2004, l’intimée a conclu à ce que le recours soit déclaré sans objet, en faisant valoir qu’elle avait a requis de l’Office des poursuites l’annulation de la poursuite entamée à l’encontre du recourant (poursuite n° 03261673 C), à la suite du paiement par celui-ci de la somme de 126 fr. 60 et de son annulation exceptionnelle de divers frais de 100 fr. et du solde de sa créance de 4 fr. 55 ;
Que le recourant s’est opposé, dans ses écritures du 27 mars 2005, à ce que le recours soit déclaré sans objet, tout en concluant à la constatation que l’intimée est légalement tenue d’établir des décomptes précis, ainsi qu’à l’octroi de dépens de 2'400 fr. ;

Attendu en droit que
la loi genevoise sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LOJ) a été modifiée et a institué dès le 1
er
août 2003 un Tribunal cantonal des assurances sociales et que celui-ci est compétent pour juger des contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal), en vertu de l’art. 56V al. 1 let. a ch. 4 LOJ ;
Que selon l’art. 52 al. 1 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA), les décisions des assureurs peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues ;
Qu’aux termes de l’art. 56 al. 1 LPGA, seules les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie d’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours ;
Qu’en l’occurrence, le recours n’est pas dirigé contre une décision déterminée de l’intimée, comme le recourant l’admet lui-même, dans ses écritures du 12 mai 2004 ;
Qu’il se contente pour l’essentiel de critiquer l’établissement de décomptes par l’intimée sans se référer à une décision précise de cette dernière ;
Qu’il convient dès lors de constater que le recours n’est pas recevable, dans la mesure où il n’a pas pour objet une décision sur opposition de l’assureur ;
Qu’à cet égard, le recourant se fonde en vain sur l’art. 86 LAMal, selon lequel l’assureur ne peut subordonner le droit de l’assuré de s’adresser au Tribunal cantonal des assurances sociales a l’obligation d’épuiser une voie interne de recours ;
Que cette disposition vise en effet les voies internes supplémentaires prévues par les conditions générales de la caisse-maladie, en dehors de la voie de l’opposition et de recours ;
Que la voie d’opposition n’est dès lors pas considérée comme une voie interne au sens de l’art. 86 LAMal ;
Qu’en tout état de cause, le recourant n’attaque pas une décision déterminée de l’intimée, mais sa façon d’établir des décomptes et de s’adresser directement à l’Office cantonal des personnes âgées pour le règlement des factures de participation aux coûts en suspens ;
Que la gestion des assurances-maladie n’est cependant pas dans la compétence du Tribunal cantonal des assurances sociales, mais tout au plus dans celle de l’Office fédéral de la santé publique ;