Decision ID: 1d624c27-d07b-5ac4-abbd-3c9ebf7822ae
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/11552/2018
du 2 août 2018, expédié pour notification aux parties le même jour, le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée au commandement de payer poursuite
n° 1_ sous imputation de 1'000 fr. (ch. 1), arrêté les frais judiciaires à
400 fr., compensés avec l'avance opérée, et mis à la charge de A_, condamné à en rembourser B_ (ch. 2 et 3).![endif]>![if>
Le Tribunal a retenu que B_ était au bénéfice d'un titre de mainlevée définitive, que la recevabilité de la pièce (jugement de modification de divorce daté du 4 juin 2018) produite par A_ après que la cause avait été gardée à juger pouvait rester indécise puisque l'effet de la modification intervenue était au 1
er
septembre 2017 soit postérieurement aux créances en poursuite, et que la compensation invoquée était infondée, que les explications "complémentaires" du 11 juillet 2018 étaient irrecevables car tardives et au demeurant non établies par titres.
B.
Par acte du 3 août 2018, A_ a formé recours contre la décision précitée. Il n'a pas pris de conclusions expresses, priant la Cour d'attendre, avant de statuer sur les montants qu'il devait, le résultat d'une requête de rectification qu'il avait soumise à une autorité judiciaire française. Il a pour le surplus relevé qu'il avait honoré "[s]es contributions en faveur de [s]es enfants pour le mois de juin, par des versements de mai 2017".
Il a produit des pièces nouvelles, dont un extrait de son compte bancaire indiquant des virements de pension en faveur de l'intimée de janvier à mai 2017.
Le 23 août 2018, il a adressé à la Cour la copie d'un jugement rectificatif rendu par le Tribunal de grande instance de C_ (France) le 2 août 2018 supprimant la contribution qu'il devait pour l'entretien de sa fille à compter du 1
er
août 2017.
Par détermination du 7 septembre 2018, B_ a développé divers arguments, et produit des pièces nouvelles. Elle n'a pas pris de conclusions expresses.
Par avis du 12 octobre 2018, les parties ont été informées de ce que la cause était gardée à juger, A_ n'ayant pas fait usage de son droit de réplique.
C.
Il résulte de la procédure de première instance les faits pertinents suivants :
a.
Par jugement du 19 juin 2008, le Tribunal a notamment dissous par le divorce le mariage contracté entre les époux A_ et B_ et donné acte à A_ de son engagement de verser à B_, par mois et d'avance, à titre de contribution à l'entretien de leurs enfants D_ (née le _ 2002) et E_ (né le _ 2004) 1'500 fr. jusqu'à l'âge de 10 ans révolus, 1'700 fr. jusqu'à 15 ans révolus et 2'000 fr. jusqu'à la majorité voire au-delà jusqu'à 25 ans, en cas de suivi d'une formation sérieuse et régulière.
b.
Le 13 septembre 2017, l'Office des poursuites, sur requête de B_, a émis à l'adresse de A_ un commandement de payer poursuite n° 1_ portant sur 10'100 fr. La rubrique titre et date de la créance ou cause de l'obligation était libellée ainsi : "Juin 2017 : pension D_ et E_ = 2'000.- + 1'700.- // Juillet 2017 : pension D_ et E_ = 2'000.- + 1'700.- // Août 2017: pension D_ et E_ = 2'000.- + 1'700.- ./. paiement reçu CHF 1'000.-".
Le poursuivi a formé opposition.
c.
Le 10 novembre 2017, B_ a déposé au Tribunal une requête de mainlevée définitive de l'opposition précitée.
A l'audience du Tribunal du 20 avril 2018, elle a déclaré avoir reçu une somme supplémentaire de 1'000 fr. qu'il y avait lieu de décompter de la requête. A_ a, à teneur du procès-verbal, contesté "les montants", déclarant être au chômage depuis juin 2017, assumer directement les frais de sa fille qui ne vivait plus auprès de sa mère depuis fin juin 2017, et avoir déposé une requête auprès du Tribunal français compétent en vue de la modification du jugement de divorce. Il a versé diverses pièces, dont des avis de virement postérieurs à fin août 2017.
Sur quoi, la cause a été gardée à juger.
Le 11 juillet 2018, A_ a fait parvenir au Tribunal la copie d'un jugement de modification de divorce rendu par le Tribunal de grande instance de C_ (France) le 4 juin 2018, ainsi qu'une détermination, dans laquelle il a allégué que la pension de juin avait été payée, a invoqué une compensation avec une créance de 2013, et relevé le trop-perçu découlant de la décision qu'il produisait.
Le dossier du Tribunal ne permet pas de déterminer si ladite détermination et la pièce qui l'accompagnait ont été transmises à B_.

EN DROIT
1.
1.1
S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte (art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC).