Decision ID: 7dfbe3f2-bfe0-564e-8464-3a7a258f89f7
Year: 2008
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que Madame P_ (ci-après la recourante), née en 1973, infirmière de profession, souffre de lombosciatalgies ainsi que d'une surcharge sacro-iliaque bilatérale ;
Que le 9 décembre 2005, la recourante a déposé une demande de prestations d'assurance invalidité, visant un reclassement est une réorientation professionnelle ;
Qu'elle invoque, à l'instar de ses médecins, avoir une capacité de travail dans sa profession de 50 % au maximum ;
Quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) effectué un examen médical de la recourante au SERVICE MÉDICAL RÉGIONAL (ci-après SMR), le 3 mars 2007, qui conclut à une capacité de travail dans l'activité actuelle de 70 % ;
Que l'OCAI a refusé l’octroi de toutes prestations à la recourante, par décision du 18 décembre 2007 , au motif que la recourante a un statut mixte, à savoir un taux d'activité professionnelle de 60 %, de sorte que l'incapacité de travail de 30 % retenue ne génère pas de droit à la rente, l'OCAI précisant que l'activité d'infirmière à domicile de la recourante consiste en un poste léger physiquement ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 31 janvier 2008, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce qu'une demi-rente d'invalidité lui soit accordée, critiquant en particulier la façon dont l'examen du SMR s'est déroulé ;
Que dans sa réponse du 11 mars 2008, l’OCAI a conclu au rejet du recours ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle de la recourante qui s’est tenue en date du 1er avril 2008, les parties ont constaté que de questions se posaient en l'espèce, l'une relative au statut de la recourante, pour lequel une instruction complémentaire a été ordonnée, l'autre relative à l'évaluation de la capacité résiduelle de travail de la recourante ;
Que la recourante a notamment expliqué que lors de l'examen du SMR elle arrivait pas à s'exprimer, que l'examinateur a dirigé l'entretien sans lui laisser la possibilité d'expliquer les choses, que son cahier des charges ne lui a pas été demandé, qu'il est par conséquent faux de dire qu'elle n'a pas eu de patients grabataires ou qu'il n'y a pas de transfert de patients à faire lorsqu'on est infirmière à domicile et qu'il faut déplacer le patient parfois même pour soigner des escarres ;
Que les parties ont procédé à un nouvel échange d'écritures, dans le cadre duquel l'OCAI a constaté que la surcharge sacro-iliaque mis en évidence par une imagerie par résonnance médicale en octobre 2007 constituait un fait nouveau, et qu'une évaluation rhumatologique était nécessaire, soit avec quoi la recourante s'est dite d'accord ;
Que par ordonnance du 7 juillet 2008, le Tribunal a ordonné une expertise rhumatologique de la recourante, fixé un délai aux parties au 15 août prochain pour déposer des noms d'experts ainsi qu'une liste de questions, et invité la recourante à produire dans le même délai à un cahier des charges de son activité auprès de la FSASD;
Que les parties ont donné suite à cette expertise par courrier des 5 et 15 août 2008;
Que selon la note du greffe du 19 août 2008, les deux experts disponibles pour recevoir la patiente d'ici ni septembre 2008 sont les Drs Bertrand A_ et Antonello D'ORO;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est celle de la capacité résiduelle de travail de la recourante dans sa profession d'infirmière à domicile, au vu des diagnostics posés;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu'en l'espèce l'expertise rhumatologique sera confiée au Dr A_ ;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours sera accordé aux parties pour éventuelle récusation de l’expert, ensuite de quoi la présente ordonnance lui sera communiquée.
***