Decision ID: 5cfc0762-3283-5b4a-b7e7-0549eb93813a
Year: 2014
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_010
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: public_law

considérant en fait
A. A._ est propriétaire de l'article ccc du registre foncier de la Commune de B._ (ci-après : la Commune), une parcelle de 2'070 m2 située hors de la zone à bâtir sur laquelle est érigée une habitation individuelle.
Par courrier du 8 mars 2012, il a fait valoir que, pour l'utilisation du réseau d'évacuation et d'épuration des eaux, les taxes de base annuelle de 216 francs facturées semestriellement durant les années 2002 à 2011 étaient infondées juridiquement, et que les taxes d'exploitation facturées les 14 novembre 2002, 30 avril et 30 septembre 2003, 2 octobre 2004, 21 mars 2005, 15 avril et 18 octobre 2005 ainsi que le 18 avril 2006 étaient erronées car, pour le volume d'eau pris en compte, la consommation effective totale s'élevait à 70,2 m3 et non 225 m3. Il a requis la restitution de 2'160 francs de taxes de base et de 263 fr. 15 de taxes d'exploitation.
Le 15 juin 2012, A._ s'est vu notifier par la Commune la facture suivante :
FACTURE CONSOMMATION EAU ET UTILISATION INSTALLATIONS EVACUATION ET EPURATION DES EAUX 1er semestre 2012
Eau m3 Prix Fr. Index initial relevé le 30.09.2011 668.3 Index final relevé le 31.03.2012 718.3 Taxe d'exploitation 50.0 2.50 125.00 Location compteur no 3898402 forfait 3 mois 15.00 Taxe de base (15.2.-30.6.2012) m2 1'200 0.125 112.50 Total de la facture d'eau 252.50 Epuration Taxe d'exploitation Indice/m2 50.0 1.45 72.50 Taxe de base 1200 0.3 0.30 108.00 Total de la facture 180.50 Total échu le 15 juillet 2012 433.00
En date du 2 juillet 2012, A._ a formé réclamation à l'encontre de la facture précitée. Il a conclu à son annulation au motif que la taxe de base de 112 fr. 50 pour la distribution d'eau potable était dépourvue de base légale, la loi du 6 octobre 2011 sur l'eau potable n'étant entrée en vigueur que le 30 avril 2012 et ne prévoyant pas d'effet rétroactif. Quant à la taxe de base de 108 francs pour l'utilisation des égouts, elle était, selon lui, toujours infondée, ce motif ayant déjà été invoqué notamment dans la réclamation du 8 mars 2012.
Par deux décisions séparées du 15 juillet 2012, la Commune a, respectivement, déclaré irrecevable et rejeté les réclamations que A._ avait formées les 8 mars et 2 juillet 2012. Elle a déclaré irrecevable la réclamation du 8 mars 2012 dans la mesure où le délai de réclamation n'avait pas été respecté. Elle s'est néanmoins prononcée sur les griefs soulevés et les a rejetés en exposant que la taxe de base pour l'utilisation des égouts reposait sur l'art. 33 du règlement communal approuvé le 26 août 2002 par la Direction des travaux publics, et que le montant de dite taxe était calculé à raison de 60 ct. par m2 de parcelle multipliés par l'indice d'utilisation, ce qui correspondait à 216 francs par année (60 ct x 1200 m2 x 0.3) en l'occurrence. Elle a précisé que dans la mesure où la parcelle en cause occupait une surface de 2'070 m2 hors zone à bâtir et qu'elle était comprise dans le périmètre du réseau d'égout, la taxe avait été calculée sur une
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surface théorique de 1200 m2 en application (analogique) de l'art. 25 al. 4 du règlement communal (qui prévoit un indice pour les bâtiments situés hors de la zone à bâtir pour la taxe unique de raccordement). Dans un deuxième point concernant la taxe d'exploitation pour l'utilisation des égouts, elle a expliqué qu'elle avait tenu compte du fait que l'immeuble était approvisionné par une source privée en plus du réseau communal et qu'en pareil cas, pour autant que le compteur d'eau potable ne fasse état d'une consommation plus élevée, elle avait procédé à une estimation de 50 m3 par année et par personne comme l'y autorisait l'art. 34 al. 2 du règlement communal. Quant à la réclamation du 2 juillet 2012, elle l'a rejetée en indiquant, s'agissant de la taxe de base semestrielle pour la distribution d'eau potable, que le règlement communal sur l'eau potable approuvé par la direction des institutions, de l'agriculture et de forêts le 14 février 2012, était basé sur l'ancienne loi sur les eaux, de telle sorte que dite taxe était due.
B. Par deux actes du 23 juillet 2012, A._ a formé recours auprès du Préfet du district de la Glâne (ci-après : le Préfet) à l'encontre des deux décisions sur réclamation du 15 juillet 2012. Dans son premier recours contre le rejet de sa réclamation du 8 mars 2012, il a maintenu la demande de restitution des 2'160 francs de taxes de base pour l'utilisation du réseau d'évacuation et d'épuration des eaux de 2002 à 2011 et de 263 fr. 15 de taxes d'exploitation facturées de 2002 à 2006 pour la distribution d'eau potable, sous déduction de 106 fr. 25 selon un décompte du 2 juillet 2012. Il a fait valoir que son immeuble situé hors zone à bâtir n'était pas concerné par un indice d'utilisation. Il a également rappelé [pour les taxes d'exploitation] que le premier relevé du compteur d'eau en 2002 était de 7.8 m3 et que depuis cette année-là, il n'était plus approvisionné par une source privée dès lors qu'il avait été raccordé « par le réseau secondaire d'eau potable à partir de la conduite principale de Ø 2" ». Dans son deuxième recours contre le rejet de sa réclamation du 2 juillet 2012, il a requis une nouvelle fois l'annulation de la facture du 15 juin 2012 au seul motif que la Commune n'avait pas apporté la preuve que la loi du 30 novembre 1979 sur l'eau potable lui donnait la compétence de facturer une taxe de base pour l'eau potable.
La Commune a fait part de ses observations sur les recours le 18 août 2012 en relevant qu'elle avait eu connaissance le 6 septembre 2010 seulement du fait que le recourant n'utilisait plus sa source privée. Ces observations ont été communiquées pour information au recourant le 5 septembre 2012.
Le 24 octobre 2012, le Préfet du district de la Glâne a rejeté les deux recours de A._. Dans une décision 2012/13 concernant les taxes d'utilisation du réseau d'évacuation et d'épuration des eaux, il a considéré que la réclamation du 8 mars 2012 était effectivement irrecevable pour cause de tardiveté. Il a toutefois précisé que l'application analogique de l'art. 25 al. 4 du règlement communal se justifiait pour arrêter l'indice permettant de percevoir la taxe de base. Quant à la taxe d'exploitation, il a décidé que le fait, pour le recourant, de ne plus utiliser sa source privée depuis 2002 n'ouvrait pas la voie de la reconsidération : ce dernier n'en avait informé la Commune qu'en septembre 2010 et ne pouvait pas ignorer que la taxe en cause était facturée sur la base de l'art. 34 du règlement communal. Il a encore expliqué que la taxe d'exploitation avait été facturée sur une consommation estimée jusqu'à ce que la consommation d'eau dépasse 50 m3 par an et par personne en 2007, année à partir de laquelle la consommation effective a été prise en compte. Dans une deuxième décision 2012/12 concernant le rejet de la réclamation du 2 juillet 2012, il a indiqué, pour la distribution d'eau potable uniquement, quelles étaient les bases légales applicables au prélèvement de la taxe de base facturée le 15 juin 2012. Il a constaté que cette taxe de base reposait sur une base légale et ne pouvait souffrir d'aucune critique dans la mesure où la facture du 15 juin 2012 couvrait la période du 15 février au 30 juin 2012. Il a rappelé que les intérêts moratoires étaient dus dès le 16 juillet 2012.
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C. Par acte du 22 novembre 2012, A._ a interjeté recours à l'encontre des deux décisions précitées. Il en a requis l'annulation en présentant les conclusions suivantes :
"(...) 4.- La fixation de l'indemnisation pour le tronçon de la conduite d'eau potable, entre les art. RF no ddd et RJF no ccc de la Commune de B._, financé à titre privé par le recourant à concurrence de CHF 2'852,65 (deux mille huit cent cinquante deux francs et 65/00) valeur 1er janvier 1984 avec intérêt est requise avec effet immédiat en vertu de I'Art. 98 LATeC (cf. supra pièces no 4, 4.1, et 4.2) et de I'Art. 106 CPJA. 5.- La répétition de I'indû par CHF 2'160,00 (deux mille cent soixante francs et 00/00) de la taxe de base annuelle pour l'évacuation et l'épuration des eaux usées de 2002 à 2011 avec intérêt et la répétition de I'indû par CHF 263,15 (deux cent soixante trois francs et 15/00) de la taxe d'exploitation du réseau d'évacuation et d'épuration des eaux usées de 2002 à 2006 avec intérêt sous déduction de CHF 106.25 selon décompte du 2 juillet 2012 et de CHF 114,15 selon décompte du 30 septembre 2012 sont requises avec effet immédiat. 6.- Le Préfet de la Glâne s'est mépris pour valider une taxe de base annuelle pour l'utilisation des installations d'évacuation et d'épuration pour I'Art. RF no ccc situe hors zone à bâtir et le Conseil communal de B._ a décidé de surseoir à la défense incendie de I'Art. RF no ccc. La taxe de base annuelle pour l'utilisation des installations d'évacuation et d'épuration des eaux usées et la taxe de base annuelle pour l'eau potable ne sont pas dues. Partant la facture du Conseil communal du 15 juin 2012 pour le 1er semestre 2012 du 30.09.2011 au 30.6.20132 (copie annexée) par CHF 433,00 est nulle. 7.- La signature d'une convention de passage d'une canalisation d'eaux claires est requise avec effet immédiat. 8.- La signature d'une convention de passage d'une conduite d'eau potable secondaire depuis la conduite principale jusqu'au mur de l'habitation ECAB no 111 est requise avec effet immédiat. 9.- La fixation de l'indemnisation pour l'infrastructure et l'équipement de la conduite d'eau potable secondaire par CHF 10'287,65 (dix mille deux cent huitante sept francs et 65/00) valeur 1er juillet 2001 avec intérêt est requise avec effet immédiat en vertu de l'Art.5 LEP. 10.- Les frais et dépens sont mis à la charge de la Préfecture de la Glâne à 1680 Romont".
L'avance de frais fixée à 350 francs par ordonnance du 26 novembre 2012 a été déposée dans le délai imparti à cet effet.
Le 5 février 2013 (date du sceau postal), le Préfet a fait part de ses observations. Il conclut au rejet du recours en relevant que les conclusions 4 et 7 à 9 sont irrecevables dès lors qu'elles sortent du cadre des questions ayant fait l'objet de la procédure antérieure. Quant à l'objet de la procédure no 2012/12, il conclut à l'irrecevabilité du recours sur ce point au motif que le recourant - qui se fonde uniquement sur l'argument nouveau du financement privé d'un tronçon de la conduite d'eau potable - ne démontre pas en quoi la décision préfectorale ne serait pas juridiquement fondée. Par ailleurs, il conclut au rejet du recours s'agissant de la procédure no 2012/13. Des copies de ces observations ont été transmises au recourant et à la Commune pour information le 6 février 2013.
Par courrier posté le 8 février 2013, la Commune a déposé ses observations en concluant au rejet du recours tout en précisant qu'une déduction de 1'500 francs avait été accordée à l'époque au recourant sur le raccordement de son immeuble "compte tenu de la participation de ce dernier aux coûts du collecteur communal". Des copies de cette détermination ont été communiquées au recourant et au Préfet pour information le 17 février 2013.
Le recourant a fait part de ses contre-observations le 4 avril 2013, lesquelles ont été transmises pour information au Préfet et à la Commune le 9 avril 2013. Il maintient ses conclusions tout en concluant à ce que la taxe de base pour l'utilisation du réseau d'évacuation et d'épuration des eaux soit fixée à 49 fr. 70 par an.
Les arguments détaillés des parties seront repris dans les considérants en droit pour autant que nécessaire.
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Les 1er juillet 2013, 3 octobre 2013, 3 janvier 2014 et 2 avril 2014, le recourant a présenté l'état de la créance en répétition de l'indû qu'il estime détenir à l'encontre de la Commune.

en droit
1. a) Conformément à l’art. 114 al. 1 let. c du code de procédure et de juridiction administrative (CPJA; RSF 150.1), le Tribunal cantonal connaît en dernière instance cantonale des recours contre les décisions prononcées par les préfets. Le recours, déposé le 22 novembre 2012 contre les décisions du Préfet du 24 octobre 2012, l’a été dans le délai et les formes prévus aux art. 79 al. 1 et 81 CPJA. Partant, sous cet angle, il est recevable.
b) Dans son mémoire du 22 novembre 2012, le recourant conclut non seulement à l'annulation des deux décisions attaquées, mais également à une indemnisation pour un tronçon d'une conduite d'eau potable, à la signature de deux conventions de passage pour deux canalisations d'eaux claires principale et secondaire et à une indemnisation pour l'infrastructure et l'équipement de la conduite secondaire (conclusions 4 et 7 à 9). En l'occurrence toutefois, dans la mesure où ces conclusions portent sur des questions autres que celles liées aux taxes périodiques facturées pour l'utilisation des réseaux de distribution d'eau potable et d'évacuation et d'épuration des eaux ayant fait l'objet de la procédure antérieure, elles sont irrecevables (voir art. 81 al. 3 phr. 1 CPJA).
2. a) Parmi les contributions publiques, la jurisprudence et la doctrine distinguent traditionnellement entre les impôts et les contributions causales (voir ATF 138 II 70 consid. 5.1 p. 73 et les références citées). Les impôts représentent la participation des citoyens aux charges de la collectivité; ils sont dus indépendamment de toute contre-prestation spécifique de la part de l'État. Les contributions causales, en revanche, constituent la contrepartie d'une prestation spéciale ou d'un avantage particulier appréciable économiquement accordé par l'État. Elles reposent ainsi sur une contre-prestation étatique qui en constitue la cause (voir ATF 135 I 130 consid. 2 p. 133 et les références citées). Les taxes causales se divisent à leur tour en plusieurs catégories. En font notamment partie les taxes périodiques d'utilisation des réseaux de distribution d'eau potable et d'évacuation et d'épuration des eaux (A. HUNGERBÜHLER, Grundsätze des Kausalabgabenrechts, Eine Übersicht über die neuere Rechtsprechung und Doktrin, ZBl 2003 p. 505 ss, 509).
b) Les contributions causales doivent respecter notamment les principes de la légalité, de l'égalité de traitement, de la proportionnalité (en particulier les principes de couverture des frais et d'équivalence) et de non-rétroactivité.
Le principe de la légalité prévoit que les principes généraux régissant le régime fiscal, notamment la qualité de contribuable, l'objet de l'impôt et son mode de calcul, doivent être définis par la loi. Ces exigences valent en principe pour les impôts comme pour les contributions causales. La jurisprudence les a cependant assouplies en ce qui concerne la fixation de certaines contributions causales. La compétence d'en fixer le montant peut ainsi être déléguée plus facilement à l'exécutif, lorsqu'il s'agit d'une contribution dont la quotité est limitée par des principes constitutionnels contrôlables, tels que ceux de la couverture des frais et de l'équivalence. Le principe de la légalité ne doit toutefois pas être vidé de sa substance ni, inversement, être appliqué avec une exagération telle qu'il entre en contradiction irréductible avec la réalité juridique et les exigences de la pratique (voir ATF 135 I 130 consid. 7.2 p. 140).
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Liée aux principes de sécurité du droit et de prévisibilité, l'interdiction de la rétroactivité des lois - notamment fiscales - résulte du droit à l'égalité de l'art. 8 Cst., de l'interdiction de l'arbitraire et de la protection de la bonne foi garanties par l'art. 9 Cst. Cette interdiction fait obstacle à l'application d'une norme à des faits entièrement révolus avant son entrée en vigueur, sous réserve de certaines exceptions. Il n'y a toutefois pas de rétroactivité proprement dite lorsque le législateur entend réglementer un état de chose qui, bien qu'ayant pris naissance dans le passé, se prolonge au moment de l'entrée en vigueur du nouveau droit. Cette rétroactivité improprement dite est en principe admise, sans préjudice du respect des droits acquis (voir ATF 138 II 465 consid. 8.6.5; arrêt TF 2C_218/2012 du 25 juillet 2012 consid. 3.2).
Les taxes de base d'utilisation des réseaux de distribution d'eau potable ainsi que d'évacuation et d'épuration des eaux facturées le 15 juin 2012 et contestées par réclamation du 2 juillet 2012 (décision préfectorale 2012/12)
3. a) En l'espèce, contrairement à ce qu'avait invoqué le recourant dans sa réclamation du 2 juillet 2012, la nouvelle loi du 6 octobre 2011 sur l'eau potable (LEP; RSF 821.32.1) est entrée en vigueur le 1er juillet 2012. C'est donc l'ancienne loi cantonale du 30 novembre 1979 sur l’eau potable (aLEP; RSF 821.32.1) qui s'applique pour juger de la facture du 15 juin 2012.
Sous la note marginale "fourniture d’eau potable", l’art. 8 aLEP impose aux communes l’obligation de veiller à ce que les habitations et les locaux publics disposent d’eau potable en quantité suffisante. L'art. 13 aLEP a quant à lui la teneur suivante :
" 1 Les communes élaborent un règlement communal relatif à la distribution d’eau potable. 2 Ce règlement est soumis pour approbation à la Direction de la santé et des affaires sociales. 3 Les communes peuvent subordonner le raccordement d’un immeuble au réseau d’eau potable
au paiement d’une taxe unique dont le produit doit être affecté exclusivement à la construction, à l’entretien ou à l’extension du réseau de distribution."
L’art. 14 du règlement du 13 octobre 1981 d’exécution de la loi du 30 novembre 1979 sur l’eau potable (aREP, RSF 821.32.11, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2012 et donc encore applicable pour juger de la validité de la facture du 15 juin 2012) précise que le règlement communal relatif à la distribution d’eau potable doit définir avec précision l’étendue du réseau de distribution, les conditions de raccordement, les droits et obligations des propriétaires des immeubles raccordés, ainsi que l’étendue de leur participation aux frais de raccordement.
Le droit des communes de percevoir des taxes ou contributions pour couvrir les frais d'équipement, notamment les conduites d’approvisionnement en eau potable, repose également sur la loi cantonale du 2 décembre 2008 sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC, RSF 710.1). L'art. 100 al. 1 LATeC dispose en ce sens que les propriétaires fonciers sont tenus de participer aux frais d'équipement par des contributions, selon le principe de la couverture des frais effectifs et en fonction des avantages retirés. L'art. 101 al. 1 et 2 LATeC précise que la perception de ces contributions s'effectue sur la base d'un règlement communal fixant le genre de contributions selon les genres d'équipement, les dépenses à répartir, les principes et les taux de répartition, le mode de perception ainsi que la procédure.
Selon l'art. 10 al. 3 de la loi du 25 septembre 1980 sur les communes (LCo; RSF 140.1), l’assemblée communale peut déléguer au conseil communal la compétence d’arrêter le tarif des contributions publiques autres que les impôts, à condition qu’elle précise le cercle des assujettis, l’objet, le mode de calcul et le montant maximal de la contribution.
http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=25.07.2012_2C_218/2012 http://bdlf.fr.ch/data/821.32.1/fr http://www.lexfind.ch/dtah/85767/3/ http://www.lexfind.ch/dtah/85768/3/ http://bdlf.fr.ch/data/710.1/fr http://bdlf.fr.ch/data/140.1/fr/art10
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b) Le 15 décembre 2011, l’assemblée communale de la Commune de B._ a adopté le règlement relatif à la distribution d’eau potable (ci-après : RDEP). Ce règlement, approuvé par la Direction des institutions, de l'agriculture et des forêts le 14 février 2012, est entré en vigueur le même jour.