Decision ID: c54019a6-6dad-50a7-b6cb-28ddc740feb7
Year: 2003
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Madame C_, née en janvier 1969 en Arabie-Saoudite, est arrivée en Suisse le 11 décembre 1987. Elle a déposé le 5 septembre 2000 auprès de l’Office cantonal AI (ci-après OCAI) une demande de prestations AI.
2. Par décision du 10 mai 2002, l’OCAI a rejeté sa demande, au motif que l’invalidité étant survenue le 1
er
février 1987, les conditions d’assurance n’étaient pas réalisées. Madame C_, représentée par Maître Christine FONJALLAZ-WIDMANN, a interjeté recours le 10 juin auprès de la Commission cantonale de recours AVS-AI contre ladite décision. Elle conteste la date de survenance de l’invalidité retenue par l’OCAI.
3. Dans son préavis du 10 septembre 2002, l’OCAI, au vu des arguments avancés en procédure de recours, a proposé de soumettre l’assurée à une expertise psychiatrique et de suspendre la procédure de recours jusqu’à réception du rapport. Madame C_ a acquiescé à la proposition de l’OCAI.
4. Par jugement incident du 14 janvier 2003, notifié aux parties le 29 janvier, la Commission cantonale de recours AVS-AI a suspendu la procédure dans l’attente du rapport d’expertise.
5. A la lecture du rapport d’expertise établi le 18 février 2003 par la Doctoresse L_ et du rapport d’examen SMR Léman du 12 mars 2003, l’OCAI a admis qu’en réalité l’assurée souffrait d’une atteinte à la santé invalidante depuis le 1
er
juillet 1999 seulement. Il a dès lors proposé à la Commission cantonale de recours AVS-AI d’annuler sa décision du 10 mai 2002 et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire et nouvelle décision (cf. courrier du 27 mai 2003).
Invitée à se déterminer, la recourante, représentée dorénavant par Maître Amélia PASTOR, a confirmé son accord.

EN DROIT
1.
A la forme
:
Le recours interjeté auprès de la Commission cantonale de recours AVS-AI en temps utile est recevable (articles 84 LAVS et 69 LAI).
La cause a été transmise d’office au présent Tribunal conformément à l’article 3, al. 3 de la loi du 14 novembre 2002 modifiant la loi sur l’organisation judiciaire (LOJ).
Au fond
:
1. Aux termes de l’article 6 al. 1 et 2 LAI :
« Les ressortissants suisses et étrangers ainsi que les apatrides ont droit aux prestations conformément aux dispositions ci-après. L’article 39 est réservé ».
« Les étrangers ont droit aux prestations, sous réserve de l’article 9, 3
e
alinéa, aussi longtemps qu’ils conservent leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse, mais seulement s’ils comptent, lors de la survenance de l’invalidité, au moins une année entière de cotisations ou dix années de résidence ininterrompue en Suisse. Aucune prestation n’est allouée aux proches de ces étrangers qui sont domiciliés hors de Suisse ».
2. L’OCAI a dans un premier temps considéré que la survenance de l’invalidité devait être fixée au 1
er
février 1987. La recourante n’étant arrivée en Suisse que le 11 décembre 1987, elle ne comptait à l’évidence pas, à cette date, au moins une année entière de cotisations ou dix années de résidence ininterrompue en Suisse.
3. L’OCAI a cependant admis, à réception du rapport d’expertise du 18 février 2003 et de l’avis médical du SMR Léman du 12 mars 2003, que l’invalidité était en réalité survenue le 1
er
juillet 1999 seulement. Force est de constater que les conditions d’assurance sont réalisées à cette date. Il se justifie dès lors d’annuler la décision du 10 mai 2002 et de renvoyer la cause à l’OCAI pour instruction complémentaire et nouvelle décision.
* * *