Decision ID: 766ee757-7adc-4b95-a927-516a0f3eb1bc
Year: 2018
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_013
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law

En fait :
A.
Par courrier du 27 mars 2017 dirigé contre Z._ et le Procureur Q._, W._ s'est plaint de la justice
pénale notamment en lien avec deux procédures pénales instruites par ce procureur à ce jour clôturées, dirigées contre [...] et respectivement, B._B._.
Par ordonnance de non-entrée en matière du 22 décembre 2017 notifiée le même jour à W._, le Ministère public central, division affaires spéciales a décidé de ne pas entrer en matière (I) et de laisser les frais à la charge de l'Etat (II).
Par courrier du 9 janvier 2018 adressé au procureur, W._ a déclaré avoir reçu la décision du 22 décembre 2017 et ne pas pouvoir respecter le délai de recours en raison des fêtes ; il a émis certaines remarques au sujet des deux procédures clôturées.
Le 11 janvier 2018, le Ministère public central, division affaires spéciales a imparti à W._ un délai au 26 janvier 2018 pour lui indiquer si son courrier du 9 janvier 2018 devait être interprété comme un recours, auquel cas, il le transmettrait à l'autorité compétente.
B.
Le 25 janvier 2018, W._ a répondu qu'il souhaitait recourir contre ordonnance de non-entrée en matière. Il requérait en conclusion la suspension du Procureur Q._, de Z._, de [...] et de [...], la suspension, voire la suppression des créances
"injustement imputées"
, le versement d'un dédommagement de 200'000 fr. au moins, ainsi que sa libération du paiement de la part des frais mis à sa charge dans la cause B._ et la désignation d'un avocat d'office.
Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.

En droit :
1.
1.1
Selon l’art. 393 al. 1 let. c CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), le recours est recevable contre les décisions du tribunal des mesures de contrainte, dans les cas prévus par le CPP, ce qui est le cas en l’espèce.
L’art. 396 al. 1 CPP dispose que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours.
Les délais fixés par la loi ne peuvent être prolongés (art. 89 al. 1 CPP). A teneur de l’art. 90 CPP, les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou l'évènement qui les déclenche (al. 1) ; si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou
cantonal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (al. 2, 1
re
phrase). D’après l’art. 91 CPP, le délai est réputé observé si l'acte de procédure est accompli auprès de l'autorité compétente au plus tard le dernier jour du délai (al. 1) ; les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à l'autorité pénale, à la Poste suisse, à une représentation consulaire ou diplomatique suisse ou, s'agissant de personnes détenues, à la direction de l'établissement carcéral (al. 2).
1.2
L’ordonnance attaquée a été notifiée W._ personnellement le 22 décembre 2017. Ce dernier reconnaît l'avoir reçue le 23 décembre 2017. Dans ces conditions, le délai de recours a commencé à courir le 24 décembre 2017 pour échoir le 2 janvier 2018 et être reporté au lendemain, 3 janvier 2018, premier jour ouvrable suivant cette échéance. Or, ce n'est que le 9 janvier 2018 que le recourant a écrit pour la première fois au Ministère public central, division affaires spéciales un courrier se bornant à émettre un certain nombre de remarques, sans toutefois s'en prendre à la motivation de l'ordonnance. A supposer que cet acte puisse être interprété comme un recours ─ ce qui peut rester indécis ─, il est tardif. Le recourant l'admet du reste lui-même. Quant à l'acte du 25 janvier 2018 dans lequel W._ déclare expressément recourir contre l'ordonnance précitée ou s'en prendre à d'autres décisions rendues précédemment, il est également tardif ; au demeurant, il contient des conclusions qui sont manifestement irrecevables.
2.
Il résulte de ce qui précède que le recours de W._ est manifestement irrecevable.
Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).