Decision ID: c90a0341-b69e-559f-b9b3-fffae401a5f5
Year: 2006
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que Madame D_ a travaillé au service des époux Renée et Nissim GAON en qualité d'employée de maison à plein temps de 1992 à 2002;
Que par courrier du 13 janvier 2006, la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION (ci-après la caisse), auprès de laquelle Monsieur GAON est affilié, a pris note de ce que la Cour d'appel des prud'hommes avait rendu un jugement le 12 septembre 2005, portant sur les salaires dus à l'intéressée du 7 juillet 1998 au 31 décembre 2002 et, constatant que les délais de prescription ne lui permettaient pas de remonter plus loin que l'année 1996, a requis de celle-ci des justificatifs relatifs à la période 1996 au 6 juillet 1998; qu'elle a par ailleurs attiré l'attention de l'intéressée sur le fait qu'à défaut de preuves formelles que des cotisations aient été déduites de ses salaires, elle ne pourrait procéder à aucune inscription sur son compte individuel tant que des cotisations n'auraient pas été versées;
Que les 20 et 25 janvier 2006, l'intéressée a écrit au Tribunal de céans; que celui-ci a transmis lesdits courriers à la caisse comme objet de sa compétence;
Que le 22 juin 2006, l'intéressée a saisi le Tribunal d'un "recours" contre la "décision" prise par la caisse par son courrier du 13 janvier 2006;
Qu'invitée à se déterminer, la caisse a déclaré avoir notifié à Monsieur GAON une première décision en réparation du dommage le 30 janvier 2006, sur la base du jugement de la Cour d'appel des prud'hommes et une seconde le 6 juillet 2006 portant sur la période 1996 - 1997 sur la base de deux attestations de salaires reçues le 3 avril 2006;
Que le 18 juillet 2006, l'intéressée a fait savoir qu'elle persistait à demander que le paiement de cotisations pour la période du 1
er
juin 1992 au 31 mars 1997 soit réclamé à son ancien employeur;
Que le 1
er
septembre 2006, la caisse, concluant à l'irrecevabilité du recours en l'absence de décision, a cependant fourni toutes les explications nécessaires pour les années 1992 à 2002;

Considérant en droit que
la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1
er
août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ);
Que suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs;
Que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch.1 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 entrée en vigueur le 1er janvier 2003 (LPGA), qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (LAVS); que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Qu'aux termes de l'art. 56 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l’opposition n’est pas ouverte sont sujettes à recours; que le recours peut aussi être formé lorsque l'assureur malgré la demande de l'intéressé ne rend pas de décision ou de décision sur opposition;
Que force est de constater qu'en l'espèce, la caisse n'a pas notifié à l'intéressée de décision formelle, qu'en revanche elle a rendu des décisions fondées sur l'art. 52 LAVS à l'encontre de l'ex-employeur de l'intéressée;
Que, quand bien même une opposition puis un recours auraient été formés contre lesdites décisions, l'intéressée ne peut être partie à la procédure y relative;
Que le Tribunal de céans ne saurait dès lors entrer en matière;