Decision ID: 436fe5fa-3faf-5191-9737-65d8e6650dde
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu, en fait, la décision du 21 mars 2019 du service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) concernant l'octroi de prestations complémentaires à l'assurance invalidité (ci-après : AI) à Monsieur A_ ;
vu la décision du SPC du 29 septembre 2020 constatant que l'opposition de M. A_ formée contre la décision du 21 mars 2019 était irrecevable pour cause de tardiveté, étant relevé qu'elle indiquait sous moyens de droit un recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) ;
attendu que par acte expédié le 21 octobre 2020 à la chambre administrative M. A_ a contesté la décision précitée, exposant les raisons liées à sa santé et à sa situation précaire l'ayant empêché de faire opposition en temps utile ;

Considérant, en droit, que l'art. 72 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
) prévoit que l'autorité de recours peut, sans instruction préalable, par une décision sommairement motivée, écarter un recours manifestement irrecevable ou rejeter un recours manifestement mal fondé ;
que selon l'art. 11 al. 2 LPA, l'autorité examine d'office sa compétence (al. 2). Si elle décline sa compétence, elle transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente et en avise les parties (al. 3) ;
que la compétence de la chambre administrative est réglée par l'art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) ;
que la chambre administrative examine d'office sa compétence (art. 1 al. 2, art. 6 al. 1 let. b et art. 11 al. 2 LPA ;
que selon l'art. 132 al. 1 LOJ, la chambre administrative est l'autorité supérieure ordinaire de recours en matière administrative, sous réserve des compétences de la chambre constitutionnelle et de la chambre des assurances sociales ;
que la chambre des assurances sociales est compétente pour connaître des contestations relatives aux prestations complémentaires, tant fédérales que cantonales (art. 134 al. 1 let. a ch. 3 et al. 3 let. a LOJ) ;
que dans la mesure où, en l'espèce, le fond du litige concerne des prestations complémentaires à l'AI, la chambre de céans n'est pas compétente pour connaître du litige ;
qu'il y a donc lieu, conformément à l'art. 11 al. 3 LPA, de renvoyer la cause à la chambre des assurances sociales ;
qu'il n'y a pas lieu à perception de frais ni à allocation d'une indemnité de procédure.