Decision ID: 00c5548f-7dc6-50d8-b492-6615d5d9f527
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

en fait
, que A_ et B_ ont contracté mariage le _ 2002;
Que trois enfants sont issus de cette union, soit C_, né le _ 2003, D_, née le _ 2005 et E_, née le _ 2007;
Que par jugement JTPI/1_du 27 janvier 2011, le Tribunal de première instance a notamment prononcé le divorce des époux A_ et B_ et attribué l'autorité parentale sur les enfants précités à A_;
Que par requête en modification du jugement du divorce datée du 19 juin 2015, B_ a sollicité l'attribution de l'autorité parentale conjointe sur les enfants C_, D_ et E_;
Qu'invité à se prononcer sur cette question, le Service de protection des mineurs (ci-après : SPMi) a estimé conforme à l'intérêt des enfants d'instaurer l'autorité parentale conjointe en dépit du conflit persistant entre leurs parents;
Que les enfants n'ont toutefois pas été entendus, ni par le Tribunal, ni par le SPMi;
Considérant

en droit
que l'instance d'appel peut administrer les preuves (art. 316 al. 3 CPC);
Que le Tribunal établit les faits d'office et n'est pas lié par les conclusions des parties lorsqu'il doit statuer sur le sort des enfants dans le cadre d'une procédure de droit de la famille (art. 296 CPC);
Qu'en vertu de l'art. 298 al. 1 CPC, les enfants sont entendus personnellement et de manière appropriée par le Tribunal ou un tiers nommé à cet effet, pour autant que leur âge ou d'autres justes motifs ne s'y opposent pas;
Que l'audition d'un enfant est indiquée dès qu'il est âgé de 6 ans révolus (ATF
133 III 553
consid. 3;
131 III 553
consid. 1.2.3; arrêts du Tribunal fédéral
5A_554/2014
du 21 octobre 2014 consid. 5.1.2;
5A_756/2013
du 9 janvier 2014 consid. 4.1);
Que le juge a l'obligation d'entendre l'enfant dans l'ensemble des procédures matrimoniales qui le concernent, à moins que de justes motifs ne s'y opposent, une requête des parents à cet égard n'étant pas nécessaire (Helle, in Droit matrimonial, commentaire pratique, 2016, n. 10 ad art. 298 CPC);
Qu'en cas de circonstances particulières, notamment en raison de l'âge de l'enfant, de conflit familial aigu ou de divergences profondes entre les parents, l'audition peut être effectuée par un spécialiste de l'enfance, par exemple un pédopsychiatre ou le collaborateur d'un service de protection de la jeunesse (ATF
133 III 553
consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral
5A_50/2010
du 6 juillet 2010, consid. 2.1; Helle, in Droit matrimonial, commentaire pratique, 2016, n. 43 ad art. 298 CPC).
Qu'en l'espèce, C_, D_ et E_ sont âgés respectivement de 13, 11 et 9 ans;
Qu'ils n'ont pas été auditionnés, ni par le Tribunal de première instance, ni par le SPMi;
Qu'ils doivent être entendus dans la mesure où la présente procédure les concerne;
Qu'aucun motif sérieux ne s'y oppose;
Qu'il convient de confier l'audition de C_, D_ et E_ à un collaborateur spécialisé du SPMi, compte tenu de leur âge respectif et du conflit persistant entre leurs parents;
Qu'il y a lieu dans cette optique de transmettre à ce service une copie des écritures de première instance et d'appel des parties afin qu'il entende les trois enfants sur la question de l'autorité parentale;
Que le SPMi sera également invité, après avoir procédé à l'audition des trois enfants, à indiquer s'il confirme les conclusions de son dernier rapport, ou à défaut, à émettre de nouvelles recommandations;
Qu'un délai au 28 février 2017 lui sera imparti pour déposer son rapport au greffe de la Cour de céans;
Qu'un délai au 24 mars 2017 sera fixé aux parties pour prendre position sur ce rapport;
Que la présente décision étant de type préparatoire, il n'y a pas lieu de statuer sur les frais et dépens, qui seront fixés dans la décision sur le fond.
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