Decision ID: bb6af63e-31ae-5f8b-8460-de0aecf80912
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_011
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law

EN FAIT
:
A.
Par acte daté du 25 janvier 2018 (sic), mais vraisemblablement expédié au greffe de la Chambre de céans le 29 mai 2018, A_ recourt
contre la décision
du 17 mai 2018, notifiée le 29 mai 2018, par laquelle le Ministère public a constaté son défaut à l'audience convoquée pour statuer sur son opposition à ordonnance pénale.
Le recourant ne prend pas de conclusion formelle, mais on comprend qu'il souhaite être reconvoqué par le Ministère public.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
a.
Par ordonnance pénale du 10 janvier 2018, A_ a été déclaré coupable de diverses infractions au code de la route.![endif]>![if>
b.
Il a formé opposition le 25 janvier 2018.![endif]>![if>
c.
Il résulte du dossier qu'une première audience a été convoquée pour le 21 mars 2018, mais annulée, pour statuer sur son opposition. Dans son recours, il affirme s'être vainement présenté ce jour-là.![endif]>![if>
d.
Reconvoqué pour le 17 mai 2018, il a fait défaut, sans excuse.![endif]>![if>
C.
Dans la décision querellée, le Ministère public constate le défaut de A_ et dit que l'ordonnance pénale est entrée en force.
D.
a.
Dans son recours, A_ explique avoir fait une fausse manipulation informatique et inscrit la date de la convocation au 11 juin 2018. Si l'audience du
17 mai 2018 n'avait pas été reportée, il eût pu faire valoir ses moyens. Il s'était excusé auprès du Ministère public.
b.
À réception, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

EN DROIT
:
1.
Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner du prévenu qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). ![endif]>![if>
2.
La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures ni débats les recours manifestement irrecevables ou mal fondés (art. 390 al. 2 et 5
a contrario
CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent.![endif]>![if>
3.
Lorsque le prévenu fait opposition à une ordonnance pénale (art. 354 al. 1 CPP) et ne comparaît pas à l'audience sur opposition, sans excuse valable, le Ministère public constate que son opposition est réputée retirée (art. 355 al. 2 CPP). ![endif]>![if>
Comme motifs d’excuse valable, la doctrine mentionne, la maladie, le service militaire ou l’absence à l’étranger (N. SCHMID / D. JOSITSCH,
Schweizerische Strafprozessordnung : Praxiskommentar
, 3
e
éd., Zurich 2018
,
n. 4 ad art. 205), le service civil ou un autre service public affectant la disponibilité de la personne convoquée, la maladie d’un enfant ou d’un proche parent dont la personne convoquée a la charge et pour les soins duquel elle ne trouve pas de remplaçant à brève échéance, la grève d’une compagnie aérienne, le décès très récent d’un proche parent ou d’autres situations d’exceptions, voire des engagements de la vie privée pris de longue date, avant la notification du mandat, tels que vacances, voyage d’affaires, etc. (A. KUHN / Y. JEANNERET (éds),
Commentaire romand
:
Code de procédure pénale suisse
, Bâle 2011, n. 4 ad art. 205 ; M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER,
Schweizerische Strafprozessordnung / Schweizerische Jugendstrafprozessordnung
, Basler Kommentar StPO/JStPO, Bâle 2011, n. 6 ad art. 205).
Rien de tel, en l'espèce.
Le recourant admet lui-même avoir fait une fausse manipulation à l'occasion de l'inscription de sa convocation dans son agenda informatique. Partant, son absence à l'audience du 17 mai 2018 ne peut être considérée comme valablement excusée.
Que l'audience précédente ait été reportée n'y change rien, puisque le recourant non seulement s'attendait à être reconvoqué, mais l'a effectivement et valablement été.
4.
Le recourant, qui n'a pas gain de cause, supportera les frais envers l'État, qui comprendront un émolument de CHF 200.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP;
E 4 10.03
).![endif]>![if>
* * * * *