Decision ID: d6fee293-dd6d-5baa-9502-9218e9bd2b2f
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le 25 novembre 2016, A._ a déposé une plainte pénale à l’encontre de B._ et C._ pour violation de domicile. En bref, il a expliqué que le 21 novembre 2016 ces deux hommes se sont introduits sans droit dans un local fermé de la partie rurale de l’immeuble, sis à D._, dont il est propriétaire.
Lors de son audition par devant la police du 5 janvier 2017, B._ a déclaré s’être rendu dans ledit local avec son employé dans le but de relever le compteur d’eau. Il a précisé qu’il louait, depuis de nombreuses années, avec son frère E._, la partie rurale appartenant à A._ et a présenté un contrat de bail conclu le 20 février 1965. De plus, il a fait savoir que le contrat de bail avait été résilié au 31 décembre 2016.
B. Le 14 février 2017, le Ministère public a rendu deux ordonnances de non-entrée en matière, l’une à l’égard de B._ et l’autre à l’égard de C._, considérant qu’aucune infraction pénale ne pouvait leur être reprochée. Il a relevé que les éléments au dossier ne permettaient pas de constater que B._ et C._ se soient rendus en ce lieu avec une intention délictueuse dès lors qu’ils ont agi en se prévalant du contrat de bail dont B._ bénéficiait jusqu’au 31 décembre 2016 et que leur unique but était de relever le compteur d’eau.
C. Par courrier du 23 février 2017, A._ a interjeté recours à l’encontre de l’ordonnance relative à B._. En substance, il expose que le local visité n’était pas objet du contrat de bail et que B._ n’y avait aucun droit d’accès. A._ a précisé limiter son recours à l’ordonnance rendue à l’égard de B._ en déclarant « par ailleurs, je désire que C._ qui ne faisait qu’exécuter les ordres de B._ soit libéré de l’accusation de violation de domicile ».
Le recourant a versé dans le délai le montant de CHF 600.- ordonné à titre de sûretés pour les frais.
Invité à se déterminer, le Ministère public a, par missive du 20 mars 2017, conclu au rejet du recours. Au surplus, il a indiqué se référer intégralement à la teneur de ses ordonnances et a renoncé à déposer de plus amples observations.
Dans ses observations du 30 mars 2017, B._, par l’intermédiaire de son avocat, a conclu, sous suite de frais et dépens, au rejet du recours.
Invité à se déterminer sur l'allégué no 8 de cette écriture, le recourant l'a fait – sur toute celle-ci – par acte du 14 août 2017, lequel a été communiqué en copie à l'intimé et au Ministère public par courrier du 17 août 2017.

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de  en matière.
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b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Déposé le 23 février 2017 à un office postal, le recours contre l’ordonnance notifiée à une date inconnue doit être considéré comme interjeté en temps utile.
c) L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits objets de la plainte pénale. Le recourant étant partie plaignante, il est directement touché par cette décision et a la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).