Decision ID: d6d83f65-b2c0-5bf3-a14b-c7767d662dad
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Attendu, en fait, que le service de l'espace public (ci-après : SEP) de la Ville de Genève (ci-après : la ville) a, par décision du 15 septembre 2020, autorisé Monsieur H_, exploitant du café I_ (ci-après : I_), sis Bd J_ à K_, à installer et exploiter une terrasse selon les modalités prévues dans ladite décision ;
que par acte déposé le 6 novembre 2020, Madame et Monsieur A_, Monsieur B_, Madame C_, Madame D_ et Monsieur E_, Madame et Monsieur F_ ainsi que Monsieur G_, tous domiciliés dans l'immeuble sis rue L_, et situé en face d'I_, ont interjeté recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision précitée, concluant principalement à son annulation, à la limitation de l'ouverture de la terrasse et à l'interdiction de consommer debout après 22h00 les soirs d'ouverture, ainsi qu'à l'octroi d'une indemnité de procédure ;
que le recours est motivé par les nuisances sonores engendrées par l'exploitation de la terrasse en cause ;
que les recourants ont indiqué dans leur acte de recours (p. 17) ne pas voir d'objection à ce que l'effet suspensif à leur recours soit retiré ;
que M. H_ a demandé formellement, par courrier du 2 décembre 2020, le retrait de l'effet suspensif au recours ;
que le 8 décembre 2020, la ville a indiqué souscrire à ladite demande ;
que le 15 décembre 2020, les recourants ont confirmé acquiescer à cette demande ;
que les établissements publics ont été fermés, dans le cadre des mesures prises par le Conseil d'État et le Conseil fédéral pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, entre le 2 novembre et le 9 décembre 2020, et le sont encore à ce jour, ce depuis le 22 décembre 2020 ;

considérant, en droit, l'art. 9 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative de la Cour de justice du 26 mai 2020, à teneur duquel les décisions sur effet suspensif sont prises par la présidente de ladite chambre, respectivement par le vice-président, ou en cas d'empêchement de ceux-ci, par un juge ;
qu'aux termes de l'art. 66 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), sauf disposition légale contraire, le recours a effet suspensif à moins que l'autorité qui a pris la décision attaquée n'ait ordonné l'exécution nonobstant recours (al. 1) ; que toutefois, lorsque aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l'effet suspensif (al. 3) ;
que selon la jurisprudence constante de la chambre administrative, des mesures provisionnelles, dont fait partie la restitution et le retrait de l'effet suspensif, ne sont légitimes que si elles s'avèrent indispensables au maintien d'un état de fait ou à la sauvegarde d'intérêts compromis (ATF
119 V 503
consid. 3 ;
ATA/288/2021
du 3 mars 2021 ;
ATA/1043/2020
du 19 octobre 2020 ;
ATA/303/2020
du 19 mars 2020) ;
que, par ailleurs, l'octroi de mesures provisionnelles présuppose l'urgence, à savoir que le refus de les ordonner crée pour l'intéressé la menace d'un dommage difficile à réparer (ATF
130 II 149
consid. 2.2 ;
127 II 132
consid. 3) ;
que la restitution de l'effet suspensif est subordonnée à l'existence de justes motifs, qui résident dans un intérêt public ou privé prépondérant à l'absence d'exécution immédiate de la décision (arrêt du Tribunal fédéral
2C_1161/2013
du 27 février 2014 consid. 5.5.1) ;
que lors du prononcé de mesures provisionnelles, l'autorité de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation qui varie selon la nature de l'affaire (arrêt du Tribunal fédéral
2C_1161/2013
précité consid. 5.5.1) ;
qu'en l'espèce, les établissements publics sont actuellement fermés, mais pourraient rouvrir dans les semaines qui viennent, si bien qu'il se justifie de statuer sur effet suspensif ;
que les parties acquiescent toutes au retrait de l'effet suspensif au recours, et que le dossier ne laisse pas apparaître qu'un tel retrait serait contraire au droit ;
qu'au surplus, la cause est gardée à juger depuis le 5 mars 2021, et devrait pouvoir être jugée à relativement brève échéance ;
qu'il se justifie ainsi de retirer l'effet suspensif au recours, en réservant le sort des frais de la procédure jusqu'à droit jugé au fond ;