Decision ID: df3a29f9-d64b-5586-aa2f-2f82ca69991e
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Par décisions des 21 octobre 2010, 27 juillet 2012, 5 février 2013 et 6 mai 2014, la recourante a été mise au bénéfice de l'assistance juridique pour une action en modification du jugement de divorce (cause C/_), des mesures préprovisoires urgentes et provisoires, une "extension à médiation parentale" dans le cadre de la procédure de modification du jugement de divorce et pour la procédure d'appel contre le jugement JTPI/_ rendu le 18 mars 2014 par le Tribunal de première instance dans la cause C/_.
B.
a.
Par courriers des 8 mai, 22 octobre, 16 et 17 décembre 2015, le greffe de l'Assistance juridique a invité la recourante à lui communiquer les renseignements et pièces justificatives relatifs à sa situation financière actuelle, en vue de rendre une éventuelle décision de remboursement.
b.
La recourante a fourni les renseignements et documents requis, par envois des 16 décembre 2015 et 2 janvier 2016.
C.
Par décision du 13 janvier 2016, communiquée pour notification à la recourante le 15 du même mois – par courrier recommandé non retiré à la Poste durant le délai de garde ayant commencé à courir le 17 janvier 2016, puis communiquée à nouveau par courrier B –, le Vice-président du Tribunal civil a retiré partiellement l'assistance juridique dont bénéficiait la recourante et l'a condamnée à rembourser la somme de 15'000 fr. à l'Etat de Genève, correspondant à une partie des frais de justice et honoraires d'avocats avancés par l'Etat en sa faveur.
D. a.
Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 12 février 2016 à la Présidence de la Cour de justice.
b.
Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations.

EN DROIT
1.
1.1.
La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice en tant qu'elle retire l'assistance juridique (art. 121 CPC et art. 21 al. 3 LaCC), compétence déléguée au vice-président soussigné (art. 29 al. 5 LOJ ; arrêt du Tribunal fédéral
2D_6/2012
du 31 juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours (art. 321 al. 1 CPC) dans un délai de dix jours (art. 321 al. 2 CPC et 11 RAJ).![endif]>![if>
1.2.
En vertu de l'art. 138 al. 3 let. a CPC, l'acte est réputé notifié en cas d'envoi recommandé, lorsque celui-ci n'a pas été retiré à l'expiration d'un délai de sept jours à compter de l'échec de la remise, si le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification, ce qui est le cas s'il est partie à une procédure judiciaire (voir également ATF
138 III 225
consid. 3.1;
134 V 49
consid. 4;
130 III 396
consid. 1.2.3).
1.3.
En l'espèce, la décision entreprise a été communiquée par pli recommandé du 15 janvier 2016. La recourante devait s'attendre à recevoir la décision litigieuse, laquelle faisait suite aux demandes répétées du greffe d'Assistance juridique tendant à actualiser sa situation financière en vue d'une éventuelle demande de remboursement, la recourante ayant par ailleurs donné suite à ces requêtes par envois des 16 décembre 2015 et 2 janvier 2016.
En conséquence, la décision querellée est réputée avoir été valablement notifiée à l'échéance du délai de sept jours suivant l'échec de la remise (16 janvier 2016), soit le 23 janvier 2016. Le délai de recours de 10 jours a ainsi commencé à courir le 24 janvier 2016 et est arrivé à échéance le 2 février 2016.
Partant, le recours interjeté le 12 février 2016 est tardif, de sorte qu'il sera déclaré irrecevable.
2.
Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC).![endif]>![if>
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