Decision ID: 7cdd1f8a-a2eb-5e35-9ac4-8f55bd4b4d7b
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par arrêt du 23 novembre 2010, le Tribunal administratif, devenu depuis le 1
er
janvier 2011 la chambre administrative de la section administrative de la Cour de Justice (ci-après : la chambre administrative), a rejeté le recours formé par Monsieur N_ contre une décision du 13 avril 2010 de la commission cantonale de recours en matière administrative (ci-après : la commission), devenue depuis le 1
er
janvier 2011 le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI), confirmant le rejet par l’office cantonal de la population (ci-après : OCP) de la demande de reconsidération qu’il avait formée le 14 avril 2009.
2. Le 6 décembre 2010, l’OCP a remis au Tribunal administratif une demande de rectification, au sens de l’art. 85 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
). Suite à une erreur de plume, le Tribunal administratif avait appliqué les art. 42 et 50 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr -
RS 142.20
), régissant le statut du conjoint d’un ressortissant suisse alors que c’était les art. 44 LEtr et 77 de l’ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative du 24 octobre 2007 (OASA -
RS 142.201
) qui étaient applicables, dès lors que l’épouse de M. N_ était titulaire d’une autorisation de séjour.
3. Invité à se déterminer au sujet de cette requête, M. N_ a indiqué qu’il souhaitait qu’une nouvelle décision soit rendue, lui accordant une autorisation de séjour.
4. Le 8 février 2011, les parties ont été informées que la procédure était gardée à juger.

EN DROIT
1. A teneur de l’art. 85 LPA intitulé « rectification », la juridiction qui a statué peut rectifier, en tout temps, les fautes de rédaction et les erreurs de calcul. Le juge peut procéder à une telle rectification d’office ou sur demande de l’une des parties, étant admis que la notion de rectification doit être interprétée restrictivement (
ATA/662/2003
du 26 août 2003). L’autorité de céans a ainsi considéré qu’une erreur de rédaction pouvait être corrigée, pour autant que la substance de la décision n’en soit pas modifiée. Dans un tel cas, la décision rectifiée n’avait pas à être notifiée une nouvelle fois et aucun délai de recours n’avait commencé à courir à son encontre (
ATA/150/2010
du 9 mars 2010). De même, une erreur de calcul pouvait être corrigée par cette procédure (
ATA/662/2003
précité). En revanche, cette procédure ne permettait pas de corriger le dispositif d’une décision en modifiant la substance même de cette dernière (
ATA/753/2010
du 2 novembre 2010).
2. En l’espèce, l’OCP relève à juste titre que les considérants 4 et 5 de l’arrêt litigieux mentionnent à tort les art. 42 et 50 LEtr alors que les art. 44 LEtr et 77 OASA auraient dû être visés, étant précisé que la teneur desdites dispositions est substantiellement la même.
Au vu de ce qui précède, la requête sera admise, les considérants 4 et 5 en droit de l’arrêt précité rectifiés.
3. En dernier lieu, la chambre administrative relèvera que la présente procédure en rectification ne peut entraîner la modification de la solution adoptée, ainsi que M. N_ y conclut.
4. Au vu de cette issue, aucun émolument ne sera perçu (art. 87 LPA).
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