Decision ID: 21b41c2a-4b59-5d1c-96c9-cff130b3dbc4
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. A._ a déposé plainte pénale le 23 mai 2016 contre B._ pour dommages à la propriété (DO 5). Il lui reproche en particulier d’avoir pris deux palmiers le 19 mai 2016 et de les avoir jetés (DO 4).
La Police a auditionné B._ le 1er juillet 2016. Il a reconnu avoir pris et jeté les palmiers, mais a précisé notamment ceci: il s’occupe depuis environ 12 ans de la conciergerie du bâtiment concerné; il a constaté que les plantes en question étaient mortes, de sorte qu’en sa qualité de concierge, il les a amenées à la déchetterie. Selon lui, il doit souvent jeter les déchets des locataires qui laissent tout traîner autour de la bâtisse. Il a indiqué souhaiter trouver un arrangement avec A._ (DO 7 ss).
Une première tentative de conciliation a eu lieu le 20 septembre 2016 à la Préfecture de la Gruyère (ci-après: la Préfecture). B._ ne s’est pas présenté. A._ a quant à lui maintenu sa plainte. Le Lieutenant de Préfet a ainsi pris acte de l’échec de la tentative de conciliation (DO 13).
Suite à une requête écrite et motivée de la curatrice de B._ du 23 septembre 2016 (DO 21) et à un courrier du 5 octobre 2016 par lequel le précité demandait à être entendu (DO 25), le Ministère public a retourné le dossier à la Préfecture afin qu’elle fixe une nouvelle séance de conciliation (DO 28). Celle-ci a eu lieu le 29 novembre 2016. Si B._ s’est cette fois-ci présenté, il a été constaté que A._ était absent, sans avoir au préalable indiqué un motif d’empêchement (DO 30). Le dossier a ainsi été retourné au Ministère public (DO 29).
B. Par ordonnance du 25 janvier 2017, le Ministère public a pris acte du défaut de A._ lors de la séance de conciliation du 29 novembre 2016 et, partant, du retrait de la plainte pénale (art. 316 al. 1 CPP). Il a ainsi prononcé une non-entrée en matière et mis les frais de procédure à la charge de l’Etat (DO 39 s.).
C. Par acte daté du 1er février 2017 et remis à la Poste le lendemain, A._ a interjeté recours contre cette ordonnance, relevant que la convocation à la séance du 29 novembre 2016 lui est parvenue trop tard en raison de son déménagement, ce qu’il a aussitôt signalé par téléphone.
Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu au rejet du recours le 8 février 2017.

en droit
1. a) Lorsqu’une plainte pénale est considérée comme retirée au motif que le plaignant ne s’est pas présenté à la séance de conciliation, la procédure est classée (Message relatif à l’unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005 in FF 2006, p. 1251; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, CPP Code de procédure pénale, 2016, art. 316 n. 4; SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2013, art. 316 n. 5). En l’occurrence, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, conformément à l’art. 310 CPP. Peu importe toutefois, la voie du recours à la Chambre pénale étant ouverte contre les deux ordonnances (art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse [CPP; RS 312.0] et 85 al. 1 de la loi sur la justice [LJ; RSF 130.1]).
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b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. En l'espèce, ce délai a manifestement été respecté.
c) En tant que partie plaignante (art. 104 al. 1 let. b CPP), le recourant a qualité pour recourir.
d) La Chambre statue avec cognition complète, soit sur la violation du droit et la constatation incomplète ou erronée des faits (art. 393 al. 2 CPP), et elle y procède sans débats (art. 397 al. 1 CPP).