Decision ID: 49c85ad7-7cf6-5bae-a88f-5b68c7e5ac45
Year: 2004
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que par deux décisions du 10 décembre 2003, l’office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après l’OCAI) a accordé à M. P_, d’une part, une rente entière d’invalidité correspondant à un degré d’invalidité de 100% pour la période du 1
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août 2002 au 28 février 2003, ainsi qu’une rente complémentaire pour son conjoint, et, d’autre part, une demi-rente AI dès le 1
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mars 2003, correspondant à un degré d’invalidité de 50%, ainsi qu’une rente complémentaire pour son conjoint ;
Que par courrier du 5 janvier 2004, la PENSIONSKASSE DER X_ AG (ci-après la Caisse) a fait savoir à l’OCAI qu’elle avait formé opposition le 16 novembre 2003 contre une précédente décision de rente d’invalidité et qu’elle demandait à pouvoir la compléter dans un délai courant jusqu’au 19 janvier 2004 ou à pouvoir former une nouvelle opposition ;
Que par acte du 13 janvier 2004, l’OCAI a informé la Caisse qu’elle considérait son courrier du 5 janvier 2004 comme une opposition valablement déposée contre la décision du 10 décembre 2003 et lui a accordé un délai supplémentaire au 19 janvier 2004 pour la compléter ;
Que par acte du 19 janvier 2004, la Caisse a formé opposition aux deux décisions des 10 décembre 2003 précitées, concluant principalement à leur annulation et à ce que soit rendue une nouvelle décision refusant à M. P_ et à son conjoint toute prétention à une rente, subsidiairement, à ce qu’il soit ordonné une nouvelle expertise psychiatrique de M. P_ et rendu une nouvelle décision lui accordant uniquement des mesures de réadaptation professionnelle et des indemnités journalières ;
Que par acte du 28 juin 2004, l’OCAI a rejeté l’opposition de la Caisse, confirmé que Monsieur P_ avait droit à une rente entière du 1
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août 2002 au 28 février 2003 et à une demi-rente d’invalidité dès le 1
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mars 2003, constaté que des mesures de réadaptation d’ordre professionnel n’étaient pas indiquées dans son cas et maintenu ses décisions du 10 décembre 2003 ;
Que par acte du 30 août 2004, la Caisse a interjeté recours contre ladite décision sur opposition ;
Que les parties, dans leurs écritures suivantes, ont persisté dans leurs conclusions ;

Attendu en droit
que conformément à l’art. 56V de la loi sur l’organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales est compétent pour statuer dans la présente cause ;
Que la Caisse a qualité pour recourir en application des art. 49 alinéa 4 et 59 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (ci-après LPGA) ;
Qu’à teneur de l'art. 71 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA), l'autorité peut, d'office ou sur requête, ordonner l'appel en cause de tiers dont la situation juridique est susceptible d'être affectée par l'issue de procédure ; que dans ce cas, ils acquièrent les droits et obligations des parties et que la décision leur devient opposable ;
Qu’en l'espèce, la situation juridique de M. P_ pourrait être affectée par l'issue de la présente procédure si le Tribunal de céans arrivait à la conclusion qu’il fallait annuler les décisions du 10 décembre 2003 ainsi que la décision sur opposition rendue le 28 juin 2004 par l’OCAI ou qu’il fallait ordonner une nouvelle expertise psychiatrique ou encore rendre une nouvelle décision lui accordant uniquement des mesures de réadaptation et des indemnités journalières ;
Qu’il se justifie par conséquent d'appeler en cause M. P_ ;
Que celui-ci n’a pas encore pu faire valoir ses droits de partie de sorte qu’il convient de lui fixer un délai pour qu’il se détermine ;