Decision ID: e5fd721c-b441-50fe-8578-eb7cdb357996
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par jugement du 1
er
décembre 2014, expédié pour notification aux parties le
9 décembre 2014, le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal), considérant que A_ (ci-après : A_) n'avait pas produit de titre de mainlevée définitive au sens de l'art. 80 LP, a débouté celle-ci de ses conclusions en mainlevée définitive (ch. 1), a arrêté les frais judiciaires à 200 fr., compensés avec l'avance effectuée (ch. 2), et les a laissés à la charge de la précitée (ch. 3).![endif]>![if>
B.
Par acte du 15 décembre 2014, A_ a formé recours contre la décision précitée. Elle a conclu à l'annulation de celle-ci, cela fait a repris ses conclusions de première instance, avec suite de frais et dépens.![endif]>![if>
Elle a fait valoir que c'était "par omission que la caisse n'avait pas remis au Tribunal les pièces justificatives de la créance en faveur de l'assurance-chômage et les jugements des tribunaux civils", a observé que le jugement produit était entrée en force et a déposé des pièces nouvelles (décompte de B_, déclaration d'intervention à la procédure prud'homale, jugements du Tribunal des prud'hommes du 14 septembre 2010 et du 24 août 2011, attestation du caractère exécutoire de celle-ci, notamment).
B_ n'a pas déposé de réponse.
Par avis du 5 février 2015, les parties ont été informées de ce que la cause avait été gardée à juger.
C.
Il résulte de la procédure de première instance les faits pertinents suivants :![endif]>![if>
a.
Le 24 août 2011, le Tribunal des prud'hommes a rendu un jugement "sur opposition à défaut (opposition tardive)", dans la cause opposant B_ à son ancien employeur, cause dans laquelle A_ était partie invervenante. Aux termes du dispositif de ce jugement, l'opposition formée le 18 mars 2011 par B_ était déclarée irrecevable; l'état de fait de la décision fait mention du jugement du Tribunal des prud'hommes du 14 septembre 2010, prononcé par défaut, qui condamnait notamment B_ au versement à la partie intervenante du montant net de 4'525 fr. 70 avec suite d'intérêts moratoires.
b.
Le 10 juin 2014, A_ a fait notifier à B_ un commandement de payer poursuite n
o
1_ portant sur le montant de 4'525 fr. 70, avec intérêts moratoires à 5% l'an dès le 12 janvier 2010, les titres de créance étant les jugements du Tribunal des prud'hommes des 14 septembre 2010 et 24 août 2011.
Le poursuivi a formé opposition.
c.
Le 6 août 2014, A_ a saisi le Tribunal d'une requête de mainlevée de l'opposition formée au commandement de payer précitée. Elle a produit, outre la réquisition de poursuite et le commandement de payer frappé d'opposition précité, une copie du jugement du 24 août 2011, dépourvue de mention de caractère exécutoire.
Lors de l'audience du Tribunal du 24 novembre 2014, aucune des parties n'était présente ni représentée.

EN DROIT
1.
En matière de mainlevée d'opposition, seule la voie du recours est ouverte (art. 309 let. b ch. 3 et 319 let. a CPC). La procédure sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC).
La décision entreprise doit être attaquée dans un délai de dix jours dès sa notification (art. 321 al. 2 CPC) par un recours, écrit et motivé, conforme aux art. 130 et 131 CPC, adressé à la Cour de justice.
Dans le cas d'espèce, le recours a été interjeté selon la forme et le délai prescrits, de sorte qu'il est recevable.
2.
Les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).
Partant, ni les allégations ni les pièces nouvelles en procédure de recours ne sont recevables.
3.
A teneur de l'art. 80 al. 1 LP, le créancier qui est au bénéfice d'un jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l'opposition.
En l'occurrence, la recourante n'a produit au Tribunal aucune pièce susceptible d'établir le caractère exécutoire du jugement sur lequel elle fondait sa requête.
C'est à bon droit dès lors que le premier juge a rejeté cette requête, faute de titre de mainlevée définitive.
Partant, le recours sera rejeté.
4.
La recourante, qui succombe, supportera les frais de son recours (art. 106
al. 1 CPC), arrêtés à 300 fr. (art. 48, 61 OELP), couverts par l'avance déjà opérée, acquise à l'Etat (art. 111 al. 1 CPC).
L'intimé n'ayant pas répondu au recours, il ne se justifie pas de lui allouer de dépens.
* * * * *