Decision ID: e90fe8c3-0047-5e3d-9e2a-c58a074baeaf
Year: 2006
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par jugement du 31 mars 2006, la 4
ème
chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame L G_, née 1973, et Monsieur L G_, né le 1972, lesquels s'étaient mariés en date du 18 septembre 1998.
Selon le chiffre 9 du jugement précité, le Tribunal de première instance a donné acte aux époux de ce qu'ils se partageaient par moitié leurs prestations de sortie acquises pendant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 20 mai 2006 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 1
er
juin 2006 pour exécution du partage.
Selon les investigations du Tribunal de céans, le demandeur dispose d'un avoir de vieillesse accumulé pendant le mariage de 43'404 fr. auprès de la Caisse de pensions Poste.
L'ex-épouse a acquis pendant le mariage un avoir de vieillesse de 850 fr. 70 auprès de la Fondation institution supplétive LPP.
Par courrier du 24 juillet 2006, le Tribunal de céans a informé les ex-époux que, selon son calcul, l'institution de prévoyance professionnelle du demandeur devait transférer à celle de la demanderesse la somme de 21'276 fr. 65.
Les parties ne s'étant pas déterminées sur ce calcul dans le délai imparti au 15 septembre 2006, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a donné acte aux ex-époux du partage par moitié des prestations de sortie de leur institutions de prévoyance. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 18 septembre 1998, et d’autre part le 20 mai 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les renseignements recueillis, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 43'404 fr., tandis que celle acquise par la demanderesse est de 850 fr. 70, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi, le demandeur doit à son ex-épouse la somme de 21'702 fr. (43'404 fr. : 2) et celle-ci lui doit le montant de fr. 425 fr. 35 (850 fr. 70. : 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse la somme de 21'276 fr. 65 (21.702 fr. ./. 425 fr. 35).
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003)
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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