Decision ID: 8ebad69b-186d-48f8-8354-e94685ce188c
Year: 2009
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Objet Extradition à la France Mandat d'arrêt en vue d'extradition (art. 47 ss EIMP)
B u n d e s s t r a f g e r i c h t
T r i b u n a l p é n a l f é d é r a l
T r i b u n a l e p e n a l e f e d e r a l e
T r i b u n a l p e n a l f e d e r a l
Numéro de dossier: RR.2008.7
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La IIe Cour des plaintes, vu:
- le jugement du 8 décembre 2006 du Tribunal correctionnel d’Evry
(France) condamnant par défaut le dénommé A., ressortissant français, à une peine privative de liberté de 3 ans;
- la demande d’arrestation de A. émise par Interpol Paris le 26 novembre
2007 et fondée sur un mandat d’arrêt du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance d’Evry, en vue de l’exécution du  susmentionné (act. 3.2);
- l’ordonnance d’arrestation provisoire en vue d’extradition du 28 décem-
bre 2007 délivrée par l’Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) (act. 3.3);
- le mandat d’arrêt en vue d’extradition du 28 décembre 2007 de l’OFJ,
notifié à A. le 9 janvier 2008 (act. 3.5);
- la lettre du 11 janvier 2008 adressée au Tribunal pénal fédéral par  A. déclare recourir contre le mandat d’arrêt du 28 décembre 2007 (act. 1);
- les observations de l’OFJ du 22 janvier 2008 concluant au rejet du re-
cours (act. 3);
- la possibilité, donnée à deux reprises à A., de formuler une réplique et la déclaration du 30 janvier 2008 de Me Ditisheim selon laquelle il était renoncé à un tel acte (act. 2, act. 5 et act. 7);
- la demande d’extradition déposée par l’Ambassade de France le
18 janvier 2008.

La IIe Cour des plaintes considère en droit:
qu’en vertu de l’art. 28 al. 1 let. e ch. 1 LTPF mis en relation avec l’art. 48 al. 2 de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur l’entraide internationale en  pénale (loi sur l’entraide pénale internationale [EIMP]; RS 351.1), la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral est compétente pour connaître des recours dirigés contre le mandat d’arrêt à titre extraditionnel;
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que l’extradition entre la Suisse et la France est régie par la Convention  d’extradition (CEExtr.; RS 0.353.1), entrée en vigueur le 20 mars 1967 pour la Suisse et le 11 mai 1986 pour la République française, et par l’Accord entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la  française relatif à la procédure simplifiée d’extradition et complétant la Convention, entré en vigueur le 1er janvier 2006 (RS 0.353.934.92), et que, pour le surplus, l’EIMP et son ordonnance d’exécution (OEIMP; RS 351.11) règlent les questions qui ne sont pas régies, explicitement ou implicitement, par la CEExtr. (ATF 130 II 337 consid. 1 p. 339; 128 II 355 consid. 1 p. 357 et la jurisprudence citée);
que les griefs relatifs au bien-fondé de la demande d’extradition doivent en principe être soulevés dans le cadre de la procédure d’extradition  dite (ATF 130 II 306 consid. 2.3 p. 310) pour laquelle sont , en première instance, l’OFJ et, sur recours, le Tribunal pénal fédéral et le Tribunal fédéral en dernière instance;
que, saisie d’un recours fondé sur l’art. 48 al. 2 EIMP, la Cour des plaintes se borne à examiner la légalité de l’arrestation et si la détention aux fins d’extradition se justifie (ATF 111 IV 108 consid. 3; cf. LAURENT MOREILLON, Entraide internationale en matière pénale, Bâle/Genève/Munich 2004, n° 19 ad art. 47 EIMP);
que, selon une jurisprudence constante, la détention est la règle, tandis que la mise en liberté demeure l’exception (ATF 130 II 306 consid. 2.2 p. 309), la mise en liberté provisoire étant au demeurant soumise à des  plus strictes en matière de détention extraditionnelle que de  préventive (ATF 130 II 306 consid. 2.2 p. 310; 111 IV 108 consid. 2; 109 Ib 223 consid. 2c p. 228; arrêt du Tribunal fédéral 1A.148/2004 du 21 juin 2004, consid. 2.2);
qu’aux termes des art. 47 ss EIMP, il peut notamment être renoncé à la  s’il apparaît que la personne poursuivie ne se soustraira pas à l’extradition et n’entravera pas l’instruction (art. 47 al. 1 let. a), si elle fournit un alibi (art. 47 al. 1 let. b), si elle ne peut pas subir l’incarcération, si la demande d’extradition et ses annexes ne sont pas fournies à temps (art. 50 al. 1 EIMP) ou encore si l’extradition est manifestement inadmissible (ATF 117 IV 359 consid. 2 p. 361);
que la question de savoir si les conditions qui justifient l’annulation du mandat d’arrêt aux fins d’extradition sont remplies dans le cas concret doit être examinée selon des critères rigoureux, de manière à ne pas rendre il-
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lusoire l’engagement pris par la Suisse de remettre la personne poursuivie, en cas d’admission de la demande d’extradition, à l’Etat requérant (ATF 111 IV 108 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral G.31/1995 du 21 juin 1995, consid. 1);
que, dans le cas d’espèce, le recourant se borne à invoquer dans son  qu’«Etant sous le bénéfice de la spécialité, le disfonctionnement de la justice et des règles de droit font que tant la demande d’extradition que le mandat d’arrêt sont nuls et non avenus»;
qu’à l’étude des pièces figurant au dossier, il ressort que, selon le , le principe de la spécialité aurait été violé dans le cadre d’une  d’extradition de l’Espagne à la France le concernant ;
que ce grief – du reste nullement motivé – relève du bien-fondé de la  d’extradition et que, partant, il ne saurait être examiné dans le cadre du présent recours;
que, pour le surplus, le recourant ne fait pas état d’autres griefs relevant des art. 47 ou 50 EIMP;
que le recours doit par conséquent être rejeté;
qu’en tant que partie qui succombe, le recourant doit supporter les frais du présent arrêt (art. 63 al. 1 PA), lesquels seront fixés à Fr. 500.-- (art. 3 du règlement du 11 février 2004 fixant les émoluments judiciaires perçus par le Tribunal pénal fédéral; RS 173.711.32).
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