Decision ID: ddcf4d0d-2f6f-53a6-9712-d86153afdaed
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par jugement du 1
er
juin 2007, la 7
ème
chambre du Tribunal de première instance a prononcé la dissolution du mariage contracté le 26 juin 1998 par Madame D_, née S_ le 1975, et Monsieur D_, né le 1973 .
Selon le chiffre 8 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par le demandeur durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 11 juillet 2006 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 24 juillet 2006 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité du demandeur le nom de ses institutions de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 26 juin 1998 et le 11 juillet 2006.
Selon un courrier du 28 septembre 2006 de la FONDATION DE PREVOYANCE EN FAVEUR DU GROUPE PERNOD RICARD en Suisse, le demandeur a été affilié du 1
er
septembre 2000 jusqu'à la date du divorce. Sa prestation de sortie s'élève à cette date à 52'461 fr. 90. Il a en outre reçu une prestation de libre passage de 3'166 fr. 10 de RENTENANSTALT.
Par pli du 24 janvier 2007, SWISS LIFE a informé le Tribunal de céans que le demandeur a été assuré entre le 1
er
octobre 1999 et le 31 août 2000. Aucune prestation de libre passage n'a été reçu d'une autre institution de prévoyance, et un montant de 3'166 fr 10 a été transféré auprès de la FONDATION DE PREVOYANCE EN FAVEUR DU GROUPE PERNOD RICARD en Suisse en date du 7 septembre 2000.
En date du 27 février 2007, la CAISSE INTER-ENTREPRISES DE PREVOYANCE PROFESSIONNELLE a indiqué au Tribunal de céans que le demandeur n'avait jamais été affilié auprès d'elle dans le cadre de son contrat avec X_ Sàrl. Cette dernière a en outre confirmé que le demandeur n'avait jamais été affilié dans le cadre de la prévoyance professionnelle lorsqu'il travaillait chez elle.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 20 mars 2007. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 30 mars suivant, un arrêt serait rendu sur cette base.
Le Tribunal a également demandé à la demanderesse de lui communiquer dans le même délai imparti un numéro de compte bloqué afin de pouvoir transférer la moitié de la prestation de sortie accumulée par son ex-époux durant le mariage.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par le demandeur. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 26 juin 1998, d’autre part le 11 juillet 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 52'461 fr. 90 fr. Il conviendra donc de transférer un montant de 26'230 fr. 95 (52'461 fr. 90 / 2) sur un compte ouvert par la demanderesse.
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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