Decision ID: bd087da7-e2f9-5520-b2aa-4b1ee690290e
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, le 15 août 2018, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office), agissant sur réquisition de B_, a notifié à A_ SA un commandement de payer, poursuite n° 1_, portant sur une créance alléguée de 15'000 fr. plus intérêts au taux de 5% l'an à compter du 8 juillet 2018,
fondée sur trois factures datées respectivement des 3 mai, 10 juin et 22 septembre 2016;
Que A_ SA a formé opposition totale;
Que, par acte adressé le 17 août 2018 à la Chambre de surveillance, A_ SA a déclaré déposer une plainte
"contre Mme B_"
;
Qu'à l'appui de sa plainte, qui ne comporte aucune conclusion expresse,
A_ SA a indiqué avoir effectué diverses prestations en 2016 en faveur de la poursuivante, ayant donné lieu aux trois factures mentionnées dans le commandement de payer; que, suite à ces travaux, B_ avait élevé à son encontre des prétentions qu'elle estimait infondées dans leur principe et disproportionnées dans leur montant; que ce procédé, qu'elle considérait comme injustifiable, la pénalisait dans ses relations avec ses clients actuels et futurs;
Que des observations n'ont pas été requises;
Considérant,

EN DROIT
, que la voie de la plainte à l'autorité de surveillance,
soit à Genève la Chambre de surveillance, est ouverte pour contester les décisions et mesures de l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire
(art. 13 et 17 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP);
Que la plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP),
dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure
(art. 17 al. 2 LP);
Qu'il n'appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non; en effet, l'examen du bien-fondé de la prétention faisant l'objet de la poursuite relève exclusivement de la compétence du juge ordinaire (ATF
113 III 2
consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral
5A_76/2013
du 15 mars 2013 consid. 3.1); que le débiteur qui entend contester l'existence, l'exigibilité ou la quotité de la créance en poursuite doit ainsi former opposition au commandement de payer puis faire valoir ses moyens dans le cadre de la procédure de mainlevée et, le cas échéant, dans celui d'une action en reconnaissance ou en libération de dette;
Que la Chambre de surveillance peut, sans instruction préalable et par une décision sommairement motivée, écarter une plainte manifestement irrecevable (art. 72 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LALP);
Qu'en l'espèce les seuls griefs invoqués par la plaignante dans sa plainte, au demeurant dirigée contre la poursuivante et non contre une mesure de l'Office, concernent l'existence et, subsidiairement, la quotité de la prétention invoquée en poursuite; que la Chambre de céans n'est donc pas compétente pour en connaître, ce qui conduit à l'irrecevabilité de la plainte;
Qu'il n'y a pas lieu à la perception d'un émolument ni à l'octroi de dépens (art. 20a al. 1 ch. 5 LP et 61 al. 2 let. a et 62 OELP).
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