Decision ID: 1d05f23a-9fc7-5e85-809e-8262406ef824
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par acte déposé le 29 mai 2018 au greffe de la Chambre de céans, A_ s'est plaint d'un retard injustifié de l'Office des poursuites de Genève (ci-après: l'Office) dans le traitement de la réquisition de continuer la poursuite n° 1_ déposée le 22 novembre 2017 à l'encontre de B_, et de sa demande de gérance légale des immeubles sis sur la parcelle n° 2_ de la Commune de C_ [GE], propriété du débiteur;
Qu'il a conclu à ce qu'il soit constaté que l'Office a tardé de façon injustifiée à traiter la réquisition du 22 novembre 2017 de continuer la poursuite n° 1_, qu'il soit ordonné à l'Office de procéder en bonne et due forme à la saisie des biens de B_ après avoir déterminé l'ensemble de ses biens et leur valeur dans un délai d'un mois à compter de la décision rendue suite à la plainte et qu'il soit ordonné à l'Office d'instaurer une gérance légale de la parcelle n° 2_ de la commune de C_, dont B_ est propriétaire, immédiatement dès la saisie de l'immeuble;
Que dans un rapport du 18 juin 2018, l'Office a conclu au rejet de la plainte, faisant valoir que les griefs soulevés n'étaient plus d'actualité; qu'il a fait état des démarches entreprises, après qu'un avis de saisie ait été envoyé au débiteur le 6 décembre 2017 pour qu'il se présente à l'Office le 17 janvier 2018; qu'ainsi, le débiteur n'ayant pas obtempéré audit avis, l'Office s'est adressé aux banques, a bloqué les comptes du débiteur, interpellé l'administration fiscale concernant la valeur fiscale du patrimoine immobilier du débiteur, adressé au Registre foncier une restriction du droit d'aliéner, transmis le dossier de la saisie immobilière au Service juridique de l'Office afin qu'il instaure une gérance légale sur la parcelle n° 2_, et informé l'épouse du débiteur et copropriétaire de l'immeuble saisi de la saisie de la part de D_, et du fait que les produits afférents à la part de copropriété saisie devaient être versés en mains de l'Office;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Que la plainte peut être déposée en tout temps lorsque le plaignant fait valoir un déni de justice ou un retard à statuer (art. 17 al. 3 LP);
Que le plaignant faisant valoir un retard injustifié, sa plainte, qui répond par ailleurs aux exigences minimales de forme (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), est recevable;
Que l'Office ayant procédé aux actes requis dans la plainte, comme cela ressort de son rapport du 18 juin 2018, la procédure est devenue sans objet, ce qu'il y a lieu de constater;
Que la procédure est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP).
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