Decision ID: e015d28b-34d5-58ab-a2d4-406739555e90
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Sur réquisition de B_, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a notifié à A_ (ci-après : le plaignant), le 15 octobre 2016, un commandement de payer le montant de 350 fr. allégué être dû au titre de
"pension alimentaire enfant"
.![endif]>![if>
Le plaignant a formé opposition totale lors de la notification.
B.
Par acte déposé le 21 octobre 2016 au greffe de la Chambre de surveillance, A_ a conclu au retrait par B_ de sa poursuite
"fallacieuse"
, expliquant s'être toujours acquitté de la contribution de 700 fr. par mois due pour l'entretien de sa fille.![endif]>![if>
C.
Des observations n'ont pas été requises. ![endif]>![if>

EN DROIT
1.
1.1
La voie de la plainte en matière de poursuite auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice est ouverte contre les mesures de l'Office sujettes à plainte en vertu de l'art. 17 LP (art. 125 al. 2 et 126 al. 2 litt c LOJ; art. 6 al. 3, 7 al. 1 et 9 LaLP). Par mesure de l'Office, il faut entendre tout acte d'autorité accompli en exécution d'une mission officielle dans une affaire concrète
(ATF
129 III 400
consid. 1.1). L'acte attaqué doit être de nature à créer, modifier ou supprimer une situation du droit de l'exécution forcée dans l'affaire en question (même référence).
La plainte doit être formée dans un délai de 10 jours à compter de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure visée (art. 17 al. 2 LP). Elle doit contenir, sous peine d'irrecevabilité, la désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant, ainsi qu'une motivation (art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicables par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP).
1.2
Sous réserve d’un abus de droit manifeste, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de revoir la justification des créances à l'origine de la procédure de réalisation forcée, partant, de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (ATF
115 III 18
consid. 3b; arrêts du Tribunal fédéral
7B.219/2006
et
7B.220/2006
du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement de la juridiction civile ou administrative (Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 2012, p. 59).
1.3
La Chambre de surveillance peut, sans instruction préalable, par une décision sommairement motivée, écarter un recours manifestement irrecevable (art. 72 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP).
1.4
En l'occurrence, l'unique grief invoqué par le plaignant est relatif à l'existence de la prétention invoquée en poursuite. Or, comme relevé ci-dessus (consid. 1.2), cette question échappe à la compétence de la Chambre de céans.
Le plaignant n'émet pour le surplus aucune critique à l'égard d'un quelconque acte de l'Office, sa conclusion, tendant au retrait de la poursuite litigieuse, étant au demeurant dirigée contre la créancière et non contre une mesure attaquable.
Il s'ensuit que la plainte est manifestement irrecevable, ce qui sera constaté sans instruction préalable en application de l'art. 72 LPA.
2.
La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et il ne peut être alloué aucuns dépens dans cette procédure (art. 62 al. 2 OELP).
* * * * *