Decision ID: 7192ddf9-d553-5495-8fad-42547622c909
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a)
A_, née _ [nom de jeune fille] le _ 1942, originaire de _ est veuve depuis le _ 2012, sans enfant.
Le 13 juin 2019, sa situation a fait l'objet d'un signalement auprès du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après: le Tribunal de protection). L'une de ses amies relatait qu'à la suite du décès de son époux et d'autres proches, A_ s'était mise à boire, jusqu'à mettre sa santé en danger. Elle avait été hospitalisée à plusieurs reprises et avait séjourné au sein de la clinique C_, sans grand succès sur sa consommation excessive d'alcool. A_ semblait être sous l'emprise de sa femme de ménage et de l'un des fils de celle-ci; ils étaient en possession des clés de son logement, de ses cartes de crédit et de la carte de son compte bancaire et s'en servaient ouvertement, étant précisé qu'ils s'occupaient des paiements de l'intéressée, ainsi que de ses courses; son ménage était mal tenu.
b)
Selon l'extrait du Registre des poursuites du 21 juin 2019, A_ ne fait l'objet d'aucune poursuite, ni acte de défaut de biens.
c)
Par décision
DTAE/3978/2019
du 26 juin 2019, le Tribunal de protection a désigné B_, avocate, en qualité de curatrice d'office, dans l'intérêt de A_, son mandat étant limité à la représentation de la personne concernée dans la procédure pendante devant le Tribunal de protection.
d)
Les premières constatations de la curatrice et les premières informations recueillies par elle ont confirmé une consommation excessive d'alcool, ainsi que la place importante de la femme de ménage et de la famille de celle-ci dans la vie de A_, qui paraissait très influençable.
e)
Par ordonnance
DTAE/4198/2019
du 5 juillet 2019, le Tribunal de protection a, statuant sur mesures superprovisionnelles, institué une curatelle de représentation et de gestion en faveur de A_ et désigné D_, avocate, aux fonctions de curatrice, la personne protégée étant privée de l'accès à toute relation bancaire ou à tout coffre-fort à son nom ou dont elle est l'ayant-droit économique. Le Tribunal de protection a par ailleurs fixé un délai aux "parties" pour faire valoir, au 30 août 2019, leurs éventuelles offres de preuve et se déterminer sur l'adéquation des mesures prises.
B. a)
Le 23 juillet 2019, A_ a formé recours, en personne, auprès
de la Chambre de surveillance de la Cour de justice contre la décision
DTAE/3978/2019
du 26 juin 2019, reçue, étonnement, le même jour selon ce qui ressort du dossier. Elle a exposé être en pleine possession de ses facultés mentales et être en mesure de faire seule les actes de la vie courante, ainsi que de s'occuper de la gestion de ses affaires administratives et de son patrimoine.
b)
Le Tribunal de protection a persisté dans les termes de la décision attaquée.
c)
La curatrice d'office s'en est rapportée à justice.
d)
La recourante a été informée par avis du greffe de la Chambre de surveillance du 16 août 2019 de ce que la cause serait mise en délibération à l'issue d'un délai de dix jours.

EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 CC) dans les trente jours à compter de leur notification (art. 450b al. 1 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 al. 1 LaCC).