Decision ID: 4961a390-e253-58bd-9bda-334b1e7caa34
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, par ordonnance rendue le 11 août 2017 dans la cause C/1_, le Tribunal de première instance, agissant en qualité de juge de la faillite, a soumis à la Chambre de surveillance, en application de l'art. 173 al. 2 LP, la question de la validité des commandement de payer et commination de faillite notifiés à A_ dans la poursuite n° 16 xxxx67 W;
Qu'en effet, constatant que, selon les indications figurant au Registre du commerce concernant l'entreprise qu'il exploite à titre individuel, le débiteur susnommé serait domicilié en France, le Tribunal s'est interrogé sur l'existence en Suisse d'un for de poursuite;
Que, dans ses observations datées du 21 août 2017, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a exposé que la réquisition de poursuite indiquait que le débiteur était domicilié en Suisse, que l'adresse indiquée sur ladite réquisition correspondait à celle figurant dans les registres de l'Office cantonal de la population aussi bien pour le débiteur que pour son épouse, que le commandement de payer avait été notifié à ladite adresse en mains de l'épouse du débiteur, et que la commination de faillite avait été notifiée à la même adresse en mains du débiteur lui-même;
Considérant,

EN DROIT
, que si le juge de la faillite, saisi d'une réquisition de faillite au sens de l'art. 166 al. 1 LP, estime qu'une décision nulle a été rendue dans la procédure antérieure, il ajourne sa décision et soumet le cas à l'autorité de surveillance (art. 173 al. 2 LP);
Qu'en l'espèce le juge de la faillite, estimant qu'aussi bien le commandement de payer que la commination de faillite étaient nuls faute d'existence d'un for de la poursuite à Genève, a soumis cette question à la Chambre de céans;
Qu'il y a donc lieu d'entrer en matière;
Qu'il résulte des pièces du dossier que, si lors de l'inscription de l'entreprise individuelle qu'il exploite au Registre du commerce, en date du 3 février 2015, le débiteur a effectivement indiqué être domicilié en France voisine, son épouse et lui-même ont par la suite informé l'Office cantonal de la population de leur prise de domicile à Genève, à l'adresse indiquée sur la réquisition de poursuite, à compter du 1
er
août 2015;
Qu'aucun élément du dossier ne permet de douter de la réalité du domicile ainsi annoncé, étant en particulier relevé que les actes de poursuite ont pu être normalement notifiés à l'adresse indiquée, l'un en mains du débiteur lui-même et l'autre en mains de son épouse, et que ce dernier n'a à aucun moment soutenu ne pas être domicilié dans le canton, comme il aurait pu le faire dans le cadre d'une plainte au sens de l'art. 17 LP;
Qu'il faut ainsi admettre l'existence d'un for de poursuite au sens de l'art. 46 al. 1 LP, et par voie de conséquence la validité des commandement de payer et commination de faillite notifiés au débiteur;
Que la procédure devant la Chambre de céans ne donne lieu ni à la perception d'un émolument (art. 61 al. 2 let. a OELP) ni à l'allocation de dépens (art. 62 OELP).
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