Decision ID: c337652c-5c36-5d5a-819f-123ebd7d3e04
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
queBÂLOISE ASSURANCES (ci-après : BÂLOISE), dans le cadre d’une assurance perte de gain en cas de maladie, a soumis Madame P_ à une expertise confiée au Dr A_, psychiatre et psychothérapeute FMH;
Que dans son rapport du 16 juin 2008, l’expert a conclu à une incapacité de travail de 80% à partir de janvier 2008 en raison d’un état dépressif récurrent, épisode actuel moyen, et à l’absence d’amélioration de la capacité de travail à court terme;
Que l’assureur a refusé de verser une indemnité journalière à partir du 1
er
août 2008 au motif, notamment, que l’assurée n’avait pas apporté la preuve qu’elle s’était trouvée en incapacité de travail postérieurement au 31 juillet 2008;
Qu’en date du 3 octobre 2008, l’assurée a saisi le Tribunal de céans d’une demande en paiement concluant au versement d’une indemnité journalière jusqu’au 30 septembre 2008 pour une totale incapacité de travail et se réservant la possibilité d’amplifier sa demande si sa maladie se prolongeait;
Qu’en date du 3 novembre 2008, l’assureur a conclu au rejet de la demande;
Que dans sa réplique du 9 février 2009, la demanderesse a amplifié sa demande en concluant à l’octroi d’une indemnité journalière à 100% du 1
er
octobre au 30 novembre 2008 et à 70% du 1
er
décembre 2008 au 31 janvier 2009 ; qu’elle a produit à l’appui de sa demande deux certificats médicaux établis par le Dr B_, psychiatre et psychothérapeute FMH, datés des 17 et 25 novembre 2008, attestant d’une totale incapacité de travail depuis le 20 décembre 2007 et pour une durée indéterminée, puis d’une reprise de travail à 30% dès le 1
er
décembre 2008;
Que le Tribunal de céans a informé les parties par courrier du 28 juillet 2009, de son intention de mettre en œuvre un complément d’expertise et leur a communiqué les questions qu’il avait l’intention de poser à l’expert, tout en leur impartissant un délai, pour compléter les questions;
Que dans sa détermination du 31 août 2009, la défenderesse a a proposé la modification des questions 2 et 3.5;
Que le Tribunal de céans a proposé de mandater le Docteur C_ et a accordé un délai aux parties pour soulever un motif de récusation à son encontre;
Que les parties n'ont soulevé aucun motif de récusation à l'encontre du Docteur Ulf C_;

CONSIDERANT EN DROIT
quele Tribunal de céans est compétent en la matière (art. 56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ);
Que la demande en paiement, déposée dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA);
Que selon l'art. 85 de la loi fédérale sur la surveillance des entreprises d'assurance (LSA;
RS 961.01
), les contestations de droit privé entre assureurs et assurés ressortissent au juge (al. 1) alors que les cantons prévoient une procédure simple et rapide dans laquelle le juge établit d’office les faits et apprécie librement les preuves pour les contestations relatives aux assurances complémentaires à l’assurance-maladie sociale au sens de la LAMal (al. 2);
Qu’il appartient au juge d'ordonner les mesures probatoires prévues par le droit cantonal de procédure (ATF non publié
4A_563/2008
du 10 février 2009, consid. 2);
Que les certificats médicaux du Dr B_ des 17 et 25 novembre 2008 rendent vraisemblable la persistance d’une incapacité de travail au-delà du 1
er
août et jusqu’au mois de décembre 2008 au moins;
Qu’eu égard à la divergence d’appréciation de la capacité de travail entre le Dr B_ et le Dr A_, il convient d’ordonner un complément d’expertise afin d'établir si l’état de santé de la demanderesse s’est modifié depuis le rapport d’expertise du 16 juin 2008 et qu’elle en a été l’incidence sur la capacité de travail de l’intéressée;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours a été accordé aux parties pour faire valoir d’éventuels motifs de récusation de l’expert;
Que la défenderesse demande qu’à la question 3.5, l’expert soit interrogé sur l’existence chez la demanderesse d’une incapacité totale ou partielle d’exercer sa profession ou toute autre activité adéquate pouvant être exigée de sa part;
Qu’en matière de troubles psychiques, il n’est pas concevable qu’une autre activité adéquate puisse être exigée de la demanderesse de sorte qu’il n’y a pas lieu de faire droit à la modification requise par la défenderesse sur ce point;