Decision ID: 4dba5bfb-c568-57d7-8ae2-9256af0b54e3
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par acte expédié le 12 septembre 2018 au greffe de la Chambre de surveillance, l'ETAT DE VAUD s'est plaint d'un retard injustifié et/ou d'un déni de justice dans la continuation de la poursuite n° 1_ requise le 5 février 2018 contre A_, [domicilié] _ [GE];
Que, dans son rapport du 4 octobre 2018, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a exposé qu'un avis de saisie avait été envoyé au débiteur le 14 mars 2018; que le 23 avril 2018 un huissier s'était rendu à l'adresse du débiteur et avait constaté qu'il s'agissait de celle d'un salon de coiffure, fermé le lundi; que suite au dépôt d'une convocation le lendemain 24 avril, le débiteur s'était présenté à l'Office le 27 avril 2018; qu'il avait déclaré travailler au noir et vivre à _ [France]; qu'un délai lui avait été accordé, à sa demande, pour régler une ancienne saisie et verser un acompte dans le cadre de la poursuite n° 1_, ce qu'il avait fait les 14 mai 2018 et 15 juin 2018; que l'Office n'était plus parvenu à joindre le débiteur par la suite;
Que, par avis du 8 octobre 2018, le plaignant et l'Office ont été informés que l'instruction de la cause était close.
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Que la plainte peut être déposée en tout temps lorsque le plaignant fait valoir un déni de justice ou un retard à statuer (art. 17 al. 3 LP);
Que le plaignant faisant valoir un retard injustifié, sa plainte, qui répond par ailleurs aux exigences minimales de forme (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), est recevable;
Qu'à réception d'une réquisition de continuer la poursuite, l'Office des poursuites vérifie sa compétence à raison du lieu, la validité formelle de la réquisition, l'existence d'un commandement de payer entré en force et le respect des délais prévus par l'art. 88 al. 1 et 2 LP. Que si ces vérifications ne le conduisent pas à refuser de donner suite à la réquisition, il détermine le mode de continuation de la poursuite et, si le débiteur est sujet à la poursuite par voie de saisie, l'Office procède sans retard à la saisie ou y fait procéder par l'office du lieu où se trouvent les biens à saisir (art. 89 LP); qu'il est dressé procès-verbal de la saisie (art. 112 LP); qu'à l'expiration du délai de participation de 30 jours, l'office des poursuites notifie sans retard une copie du procès-verbal aux créanciers et au débiteur
(art. 114 LP);
Qu'en l'espèce, plus d'un mois s'est écoulé entre le dépôt de la réquisition de continuer la poursuite et l'envoi de l'avis de saisie au débiteur; qu'un mois supplémentaire a passé avant que l'huissier ne se rende à l'adresse du débiteur; que le procès-verbal de saisie n'a toujours pas été établi;
Qu'il y a donc lieu de constater que l'Office a tardé de manière injustifiée à donner suite à la réquisition de continuer la poursuite déposée par le plaignant le 5 février 2018;
Que la plainte doit ainsi être admise;
Que l'Office sera en conséquence invité à procéder sans tarder à l'établissement du procès-verbal de saisie et à sa notification au créancier;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et qu'il ne peut être alloué aucun dépens dans cette procédure (62 al. 2 OELP).
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