Decision ID: 16de55ba-3c4b-5196-b404-7cbbe0fc83f5
Year: 2014
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. En date du 19 mai 2014, A._ a déposé une plainte pénale contre inconnu pour lésions corporelles simples (faits survenus la veille), exposant avoir alors été frappé par des agents de sécurité du magasin B._, à C._, après y avoir été intercepté pour un vol à l'étalage.
B. Le 24 septembre 2014, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière. En l'absence d'une adresse connue de cette personne, l'autorité n'a pu notifier cette décision qu'après avoir été informée que dite personne se trouvait incarcérée depuis fin septembre à la prison centrale.
C. Par acte non daté, adressé le 17 octobre 2014 au Procureur général, A._ a exprimé son désaccord avec le refus d'entrée en matière, réexposant les motifs de sa plainte.
Son destinataire, qui l'avait reçu le 20 du même mois, a transmis cet acte valant recours à la Chambre pénale le 27 octobre 2014, avec sa détermination du 24 dans laquelle il conclut au rejet du recours.
Invité à se déterminer, le recourant a fait connaître ses observations par acte du 4 novembre 2014, remis à la poste le 5, réexprimant les motifs de sa plainte pénale.

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Le délai de recours est de dix jours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP), son respect ne paraît pas contestable en l’espèce dans la mesure où la seule notification incontestable a eu lieu le 16 octobre 2014 à la prison centrale.
b) Le recours ne mentionne aucune adresse pour le recourant, que ce soit comme domicile ou comme adresse de notification et il ressort du dossier que l'adresse mentionnée sur la plainte pénale n'est plus valable. Dans ses observations du 4 novembre, le recourant ne mentionne pas non plus d'adresse autre que son actuel lieu de détention.
Bien que la loi ne mentionne pas l'exigence de l'indication d'une adresse, celle-ci n'est pas contestable (cf. NIKLAUS SCHMID, StPO Praxiskommentar, Art. 110 N 2). La conséquence devrait en être l'irrecevabilité du recours. La question peut cependant être laissée ouverte dans la mesure où en l'état les notifications peuvent être faites au lieu de détention et où il existe un autre motif d'irrecevabilité.