Decision ID: e9aaef28-3da9-5c83-9d7a-c617f6c27488
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 3 décembre 2009, l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (OAI) a rendu concernant Monsieur D_ une décision reconnaissant à ce dernier le droit à une rente entière du 23 juin 2004 au 28 février 2007, puis le droit à un quart de rente à compter du 1
er
mars 2007 ;
Que par écriture du 19 janvier 2010, l’assuré a interjeté recours auprès du Tribunal de céans en concluant préalablement à la mise sur pied d’une expertise et, quant au fond, à ce que le droit à une rente entière lui soit reconnu au-delà du 28 février 2007 ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 4 mars 2010, a admis la nécessité de mettre sur pied une expertise ayant notamment pour objectif de déterminer quelle a été l’évolution de l’état de santé de l’assuré postérieurement à l’expertise précédente ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI);
Que la compétence du Tribunal de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable;
Que le litige porte exclusivement sur la question de savoir si l’assuré doit se voir reconnaître le droit à une rente entière d’invalidité au-delà du 28 février 2007 ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t. 1, p. 438);
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier, elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid.4; LOCHER loc. cit.);
Que de son côté, le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136);
Qu’en matière d’assurance-invalidité, la première solution est en principe préférée (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002);
Qu'en l'espèce, il a été admis que des investigations médicales complémentaires étaient nécessaires pour déterminer notamment comment a évolué l’état de santé et la capacité de travail de l’assuré depuis 2007 ;
Que la cause n'étant, de l'avis du Tribunal de céans comme des parties, pas suffisamment instruite pour permettre de se déterminer en connaissance de cause, il convient de donner suite à la proposition de l'intimé et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire puis nouvelle décision concernant la période postérieure au 28 février 2007;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire;
Que tel est le cas en l’espèce dès lors que l’intimé a admis que l’instruction du dossier nécessitait d’être complétée;