Decision ID: ee8af490-ad99-5ef4-b854-88102e988125
Year: 2016
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_006
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. A._ a été condamné par ordonnance pénale du 23 octobre 2014 pour contravention à la loi sur la chasse et la protection des mammifères, des oiseaux sauvages et de leurs biotopes (LCha), en relation avec le règlement sur l’exercice de la chasse (RExCha). Il a été condamné à une amende de CHF 200.- à laquelle s’ajoutent CHF 195.- d’émoluments et de frais.
A._ n’a pas formé d’opposition contre cette ordonnance et a payé l’amende et les frais.
Le 15 septembre 2015, A._ a demandé la révision de la précitée ordonnance en concluant à l’annulation de la sanction, au remboursement intégral de l’amende, des frais et émoluments perçus à tort, à l’effacement de toutes traces de cette sanction dans les fichiers de l’Etat, ainsi qu’à des excuses du garde-faune qui l’a verbalisé à tort.
B. Par arrêt du 24 septembre 2015, la demande de révision a été admise et l’ordonnance pénale précitée annulée. De même, le Ministère public a été astreint au remboursement du montant de CHF 395.- correspondant à l’amende et aux frais fixés dans l’ordonnance pénale annulée.
C. Par courrier adressé au Ministère public le 5 octobre 2015, A._ a communiqué les coordonnées de son compte bancaire en vue du versement du montant de CHF 395.-. Il y a également formulé une requête en indemnité d’un montant de CHF 406.15, a exigé le recensement de tous les panneaux posés illicitement, la rétrocession des amendes perçues illégalement sur les dix dernières années à d’honnêtes citoyens sur des faits similaires sans oublier les chasseurs, faisant voiture commune, amendés au même titre que les conducteurs du véhicule, l’effacement de toutes traces de cette sanction dans les fichiers de l’Etat ainsi que des excuses du garde-faune qui l’a verbalisé à tort.
Le 21 octobre 2015, le Ministère public a transmis la requête en indemnités de A._ à la Cour comme objet de sa compétence. Il a également indiqué au précité que ses autres requêtes n’entraient nullement dans ses compétences et qu’il l’invitait à mieux agir.
Dans ses observations du 5 novembre 2015, le Ministère public a indiqué qu’il s’en remettait à justice quant à la demande d’indemnités présentée par A._.

en droit
1. a) En application de l’art. 21 al. 1 let. b du Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (ci-après : CPP) en relation avec l’art. 85 al. 2 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice ( : LJ), la Cour d’appel pénal est compétente pour statuer sur les demandes de révision ainsi que sur les demandes en indemnisation y relatives. La décision quant à l’indemnisation peut soit être prise en même temps que celle sur l’accusation pénale, soit séparément, après que l’abandon des poursuites a été décidé (MIZEL/RÉTORNAZ in Commentaire romand du Code de procédure pénale suisse, 2011, art. 429 n° 53 et 61). Les prétentions en indemnités et en réparation du tort moral envers la Confédération ou le canton se prescrivent par dix ans à compter du jour où la décision est entrée en force.
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b) En l’espèce, la requête en indemnisation, déposée une semaine suivant la notification de l’arrêt de révision et contenant des prétentions financières chiffrées et motivées, est recevable quant à la forme.
2. a) Le demandeur requiert un montant de CHF 10.75 correspondant à l’intérêt calculé à 3% durant 11 mois sur le montant de CHF 395.- correspondant à l’amende et aux frais prononcés par l’ordonnance pénale annulée.
b) Tout d'abord le requérant ne démontre pas son dommage à ce titre et de plus il ne mentionne aucune base légale, tant sur le principe de l'intérêt que sur son taux.