Decision ID: 14e4cd11-90c0-5943-9772-c3afb29de4f0
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu, en fait, que par décision du 13 mars 2009, Monsieur A_ (ci-après : l’assuré) a été mis au bénéfice de prestations complémentaires fédérales (ci-après : PCF) et cantonales (ci-après : PCC) et de subsides de l’assurance-maladie à partir du 1
er
janvier 2008 ;
Que par décision du 24 juillet 2017, le SPC a recalculé le droit de l’assuré aux PCF et PCC pour les périodes du 1
er
décembre au 31 décembre 2015, du 1
er
janvier au 31 décembre 2016 et à partir du 1
er
janvier 2017 ;
Que l’assuré a recouru contre cette décision auprès de la chambre de céans ;
Que dans sa réponse du 12 septembre 2017, le SPC conclut à ce que le recours soit déclaré irrecevable dès lors que la voie de l’opposition n’avait pas été épuisée, et à ce que le « recours » de l’assuré lui soit transmis comme objet de sa compétence et traitement de l’opposition.

Considérant, en droit, que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
) ;
Qu’elle statue également, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que l'art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu'avant d'être soumises à la chambre de céans, les décisions d'un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues ;
Que l’art. 42 al. 1 LPCC prévoit la même règle pour les PCC ;
Qu'il ressort de la décision litigieuse qu’elle pouvait être attaquée par voie d’opposition auprès du SPC ;
Que le recours est par conséquent prématuré et doit être déclaré irrecevable;
Que conformément au principe qu’expriment les art. 35 et 58 al. 3 LPGA ainsi que 11 al. 3 et 64 al. 2 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), si l'autorité décline sa compétence, elle transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente et en avise les parties ;
Qu'en l'occurrence, le recours interjeté par l'assuré doit être transmis à l'intimé comme objet de sa compétence.