Decision ID: d5971449-6eba-59ce-9f68-cb62b51a6e97
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que Monsieur A_ (ci-après : l'assuré) a présenté une demande d'allocations familiales pour ses enfants B_, C_ et D_ auprès du service des allocations familiales de la caisse genevoise de compensation (ci-après : la caisse) en date du 26 février 2021 ;
Que par décision du 1
er
mars 2021, la caisse a rendu une décision de refus au motif que selon l'art. 7 al. 1 de l'ordonnance du 31 octobre 2007 sur les allocations familiales, (OAFam -
RS 836.21
), les allocations familiales pour les enfants domiciliés à l'étranger ne sont versées que si une convention internationale le prévoit, ce qui n'est pas le cas entre la Suisse et le Sénégal, où les enfants concernés résident ;
Que cette décision mentionnait expressément qu'elle est susceptible d'opposition dans les trente jours dès sa notification ;
Que par courrier du 7 mars 2021, l'assuré a saisi la chambre des assurances sociales de la Cour de justice d'un « recours » contre cette décision du 1
er
mars 2021, sollicitant notamment le réexamen de sa situation, quand bien même il n'existe pas de convention entre la Suisse et son pays d'origine ;
Que la chambre de céans a enregistré ce « recours » en en accusant réception auprès de l'intéressé et en en informant l'autorité intimée, par courrier du 9 mars 2021.

CONSIDERANT EN DROIT
Que la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les allocations familiales, du 24 mars 2006 (LAFam -
RS 836.2
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. e de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), sur les contestations prévues à l'art. 38A de la loi cantonale sur les allocations familiales du 1
er
mars 1996 (LAF -
J 5 10
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que l'art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu'avant d'être soumises à la chambre de céans, les décisions d'un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues ;
Qu'il ressort de la décision litigieuse que celle-ci est susceptible d'opposition ;
Que le recours est par conséquent prématuré et doit être déclaré irrecevable ;
Que selon l'art. 11 al. 3 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), si l'autorité décline sa compétence, elle transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente et en avise les parties ;
Qu'en l'occurrence, le recours interjeté par l'assuré doit être transmis à l'intimée comme objet de sa compétence ;
Qu'enfin, aux termes de l'art. 72 LPA, l'autorité de recours peut, sans instruction préalable, par une décision sommairement motivée, écarter un recours manifestement irrecevable ou rejeter un recours manifestement mal fondé ;
Qu'en l'espèce, au vu de ce qui précède, il est établi que le « recours » interjeté le 7 mars 2021 est prématuré, dès lors qu'il doit préalablement être examiné par l'autorité intimée dans le cadre d'une opposition, de sorte qu'il sera déclaré irrecevable pour ce motif.