Decision ID: f01c7ae3-b654-5516-97f3-59dad6b1bdf9
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, le contrat de bail conclu par les parties, portant sur la location d'un appartement de 3 pièces au 4
ème
étage de l'immeuble sis _, à Genève, et de la cave en dépendant;
Attendu que le loyer, charges et frais de téléréseau compris, a été fixé en dernier lieu à 1'050 fr. par mois;
Qu'à la suite d'une vaine mise en demeure du 23 mars 2017, la bailleresse a, par avis du 8 mai 2017, résilié le contrat de bail pour le 30 juin 2017;
Que les locaux n'ont pas été restitués par les locataires;
Que, par requête du 28 juillet 2017, la bailleresse a requis du Tribunal des baux et loyers le prononcé de l'évacuation des locataires, assortie de mesures d'exécution directes du jugement d'évacuation;
Qu'à l'audience du 30 octobre 2017 devant le Tribunal, D_ ne s'est pas présentée ni fait représenter; que la bailleresse a déclaré avoir appris que A_ était titulaire d'un autre contrat de bail à loyer portant sur la location d'un studio à Genève et que la situation comptable des locataires était à jour; que le conseil de A_ a déclaré que son client et la bailleresse étaient parvenus à un accord, lequel ne pouvait pas être homologué compte tenu de l'absence de la locataire; que le conseil de la bailleresse a déclaré que cette dernière avait été d'accord d'octroyer un délai de départ au
30 septembre 2018, moyennant paiement régulier des indemnités pour occupation illicite;
Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience;
Que, par jugement rendu le 30 octobre 2017, expédié pour notification aux parties le 1
er
novembre suivant, le Tribunal des baux et loyers a condamné les locataires à évacuer de leurs personnes et de leurs biens et de toute autre personne faisant ménage commun avec eux l'appartement en cause (ch. 1 du dispositif), a autorisé la bailleresse à requérir l'évacuation par la force publique des locataires dès le 1
er
octobre 2018 (ch. 2), a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3) et a dit que la procédure était gratuite (ch. 4);
Vu le recours déposé le 13 novembre 2017 à la Cour de justice par A_ contre ce jugement;
Que A_ a préalablement requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal des baux et loyers;
Qu'il a conclu à ce qu'il soit sursis à l'exécution de l'évacuation jusqu'au 31 décembre 2018; qu'il a fait valoir une violation par le Tribunal du principe de proportionnalité, la bailleresse n'ayant pas indiqué de motif pour récupérer l'appartement en cause;
Qu'invitée à se déterminer, la bailleresse a, par écritures du 17 novembre 2017, conclu au déboutement de A_ de ses conclusions;
Qu'également invitée à se déterminer, D_ n'a pas déposé d'écriture;
Considérant,

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/Jeandin/ Schweizer, n. 5 ad art. 325 CPC);
Que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la suspension du caractère exécutoire de la décision entreprise, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour;
Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(cf. Jeandin, op. cit., n. 6 ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Considérant que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par le recourant, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il ne se justifie pas de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du jugement entrepris, le recours étant,
prima facie
, dénué de chance de succès;
Que le recourant a bénéficié, de fait, de près de cinq mois d'occupation du logement depuis la date pour laquelle le congé a été donné;
Que le recourant n'a ni allégué ni rendu vraisemblable qu'il aurait recherché depuis la résiliation du bail une solution de relogement;
Qu'il n'a pas non plus fait valoir qu'il souffrirait de problèmes de santé ou d'autre nature;
Qu'en conséquence, la requête du recourant sera rejetée.
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