Decision ID: f201b8ec-5264-58b2-af64-cfc6973469d7
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Le 19 juillet 2013, A_ (ci-après : la recourante) a sollicité l'assistance juridique pour un recours formé auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : CACJ) à l'encontre d'une décision de l'Office du logement du 19 juin 2013 (A/_). Dans sa requête, elle a demandé la nomination de l'ASLOCA en tant que conseil juridique.![endif]>![if>
B.
Par décision du 22 juillet 2013, la Vice-présidente du Tribunal civil a rejeté la requête d'assistance juridique précitée, au motif que les conditions posées pour la nomination et la rémunération d'un mandataire professionnellement qualifié, soit en l'espèce l'ASLOCA, par l'Assistance juridique n'étaient manifestement pas réalisées, tant au regard de l'art. 10 al. 2 LPA qu'à celui de l'art. 68 al. 2 let. d CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ. Le fait que l'art. 9 LPA autorise une partie à se faire représenter par un mandataire personnellement qualifié dans le cadre d'une procédure administrative n'était pas pertinent sous l'angle des règles applicables en matière d'assistance juridique.![endif]>![if>
C.
Par décision du 13 septembre 2013, l'Autorité de céans a partiellement admis le recours formé par la recourante contre la décision du 22 juillet 2013, et renvoyé la cause à la Vice-présidente du Tribunal civil pour instruction complémentaire et nouvelle décision en vue d'un éventuel octroi partiel de l'assistance juridique, limité aux frais de justice. Le refus de nommer d'office l'ASLOCA a cependant été confirmé.![endif]>![if>
D.
Sur recours de la recourante, le Tribunal fédéral a annulé la décision précitée par arrêt du 27 mai 2014, la cause étant renvoyée à l'Autorité de céans pour nouvelle décision après examen de l'ensemble des griefs soulevés par la recourante.
En substance, le Tribunal fédéral a retenu que le droit d'être entendu de la recourante avait été violé par l'Autorité de céans, qui n'avait pas répondu au grief de la recourante tiré de l'atteinte alléguée à son droit à l'assistance judiciaire garanti par les art. 6 par. 3 let. c CEDH, 29 al. 3 Cst. et 40 al. 4 Cst./GE.
E.
À la suite de ce renvoi, la cause a été réinscrite au rôle de l'Autorité de céans et la recourante invitée à faire part de ses éventuelles déterminations.
La recourante n'a pas formulé d'observations dans le délai imparti.

EN DROIT
1.
Il n'y a pas lieu de revenir sur la recevabilité de recours, qui avait été admise par la Vice-présidente de la Cour de justice dans sa précédente décision.![endif]>![if>
2.
Conformément à l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral (art. 107 al. 2 LTF), l'Autorité de céans traitera ci-après de l'ensemble des griefs de la recourante liés au refus de l'Assistance juridique de nommer d'office l'ASLOCA pour la représenter dans le cadre de son recours auprès de la CACJ.![endif]>![if>
3.
3.1.
Aux termes de l'art. 9 de la loi sur la procédure administrative (ci-après : LPA ; entrée en vigueur le 1
er
janvier 1986), les parties, à moins qu'elles ne doivent agir personnellement ou que l'urgence ne le permette pas, peuvent se faire représenter par un conjoint, un partenaire enregistré, un ascendant ou un descendant majeur, respectivement par un avocat ou par un autre mandataire professionnellement qualifié pour la cause dont il s'agit.![endif]>![if>
L'aptitude à agir comme mandataire professionnellement qualifié dans une procédure administrative doit être examinée de cas en cas, au regard de la cause, ainsi que de la formation et de la pratique de celui qui entend représenter une partie à la procédure. Il convient de se montrer exigeant quant à la preuve de la qualification requise d'un mandataire aux fins de représenter une partie devant la chambre administrative, dans l'intérêt bien compris de celle-ci et de la bonne administration de la justice (ATF
125 I 166
consid. 2b/bb ; arrêt du Tribunal fédéral
1P.416/2004
du 28 septembre 2004 consid. 2.2, confirmant l'
ATA/418/2004
du 18 mai 2004). Pour recevoir cette qualification, les mandataires doivent disposer de connaissances suffisantes dans le domaine du droit dans lequel ils prétendent être à même de représenter une partie (
ATA/14/2013
du 8 janvier 2013 consid. 2b ;
ATA/330/2005
du 10 mai 2005 consid. 1).