Decision ID: 97b146b0-5144-5c6d-815b-4b650b32ab48
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT que par décision du 28 septembre 2009, l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après : OAI) a refusé de prendre en charge le moyen auxiliaire réclamé par Madame P_ (ci-après : l’assurée) ;
Que l’intéressée a interjeté recours auprès du Tribunal de céans en date du 17 décembre 2009 en expliquant que le moyen auxiliaire demandé (un éclairage) avait fait l’objet d’un projet conçu avec le Centre d'information et de réadaptation (CIR), que ledit projet répondait aux besoins spécifiques liés à son déficit visuel et l’aiderait à préserver son autonomie dans l’accomplissement de ses tâches ménagères et administratives ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 4 février 2010, a conclu au rejet du recours, tout en posant un certain nombre de questions auxquelles le CIR a répondu par courrier du 23 février 2010 ;
Que par pli du 15 mars 2010, l’intimé a indiqué qu’eu égard à ces précisions, il concluait à l’admission du recours ;

CONSIDERANT EN DROIT que conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ;
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Qu’en dérogation aux art. 52 et 58 LPGA, les décisions des offices AI cantonaux peuvent directement faire l’objet d’un recours devant le tribunal des assurances du domicile de l’office concerné ;
Que la compétence du Tribunal de céans pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté dans les forme et délai légaux (art. 56 à 60 LPGA), le recours est recevable ;
Qu’aux termes de l’art. 53 LPGA, l’assurance peut reconsidérer sa décision jusqu’à l’envoi de son préavis au Tribunal ;
Qu'en l'occurrence, c’est ce qu’a fait l'intimé en proposant d’admettre le recours et de prendre en charge le moyen auxiliaire réclamé par l’assurée ;
Que cette reconsidération intervenant postérieurement à l’envoi de son préavis au Tribunal de céans, l’intimé n’a cependant pu rendre de décision formelle en ce sens ;
Qu'il convient dès lors d’admettre le recours.