Decision ID: 3301977d-ffb6-5817-89a9-85dd5ef31c79
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après l'intéressée), née le _ 1948, au bénéfice d'une rente entière d'invalidité à compter du 21 avril 2003 selon décision du 16 février 2004, a déposé le 5 septembre 2018 une demande de prestations complémentaires auprès du service des prestations complémentaires (ci-après le SPC).
2. Par décision du 9 janvier 2019, le SPC a rejeté sa demande, au motif que son revenu déterminant de CHF 83'976.- dépassait ses dépenses reconnues de CHF 41'091.- pour les prestations complémentaires fédérales et de CHF 50'648.- pour les prestations complémentaires cantonales. Le SPC a tenu compte d'un gain potentiel pour le conjoint de CHF 62'416.- à compter du 1
er
août 2018.
3. L'intéressée a formé opposition le 23 janvier 2019, précisant qu'elle était séparée de son époux, Monsieur A_ depuis le 9 novembre 2018, selon jugement du Tribunal de première instance du 9 novembre 2018.
4. Par décision du 21 février 2019, le SPC a rejeté l'opposition. Constatant en effet, sur la base du procès-verbal d'audience de comparution personnelle des parties du 8 novembre 2018 et des données enregistrées à l'office cantonal de la population, que l'intéressée faisait toujours ménage commun avec son époux, il a maintenu le gain potentiel de l'époux dans le calcul des prestations complémentaires.
5. Par courrier du 15 mars 2019 adressé au SPC, l'intéressée a sollicité une prolongation « du délai de réponse du 21 mars 2019 au 21 avril 2019 concernant votre courrier émis le 21 février 2019 », et expliqué que son époux s'efforçait de chercher un nouveau logement, en vain jusqu'à présent.
6. Par acte daté du 16 avril 2019, mais dont le timbre postal indique le 18 avril 2019, l'intéressée a saisi la chambre de céans d'une « demande de prise en compte de délai de grâce sollicitée le 15 mars 2019 relativement à une nouvelle demande de prestations complémentaires suite à votre décision du 21 février 2019 et le changement de domicile effectif de mon conjoint après séparation judiciaire », avec copie au SPC. Elle indique que son époux loge, dans le cadre de l'aide aux migrants - AMIG, en centre d'hébergement collectif B_, depuis le 10 avril 2019.
7. Dans sa réponse du 29 mai 2019, le SPC a conclu au rejet du recours. Il constate que celui-ci constitue en réalité une nouvelle demande de prestations complémentaires qui fait suite au départ du domicile conjugal de son époux, le 10 avril 2019, soit à une date postérieure à celle de la décision litigieuse.
Il précise qu'il statuera sur la demande de prestations complémentaires du 16 avril 2019 par la notification à l'intéressée d'une décision sujette à opposition.
8. Ce courrier a été transmis à l'intéressée et la cause gardée à juger.

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
).
Sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie.