Decision ID: d3dfbfc5-6e20-51e1-a415-09b1d696b837
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/4683/2020
rendue sur mesures provisionnelles le 19 août 2020, le Tribunal de protection a notamment dit que le mineur F_ sera inscrit auprès de la crèche de G_ à H_ [GE] (ch. 1 du dispositif);
Que ladite ordonnance a été communiquée pour notification à A_ le 20 août 2020;
Que le 31 août 2020, A_ a interjeté recours contre ladite ordonnance, concluant au fond notamment à l'annulation du chiffre 1 de son dispositif, soit la question du choix de la crèche de l'enfant F_, souhaitant une inscription à la garderie de I_ [GE];
Qu'il prend des conclusions en restitution de l'effet suspensif à son recours sur cette question;
Que par déterminations du 7 septembre 2020, B_ conclut au rejet de la demande de restitution de l'effet suspensif, la place dans la crèche du lieu de résidence de l'enfant, de sa soeur et de sa mère étant déjà réservée, l'intérêt de l'enfant étant de pouvoir l'intégrer ;
Qu'elle prend en outre des conclusions superprovisionnelles visant à ce que ce soient fixées les modalités de fréquentation de ladite crèche, sans prendre de conclusions sur mesures provisionnelles;
Qu'en date du 31 août 2020, la Cour de céans avait rejeté la demande d'effet suspensif du recourant visant le lieu de scolarisation de la soeur du mineur;
Considérant,

EN DROIT
, que selon l'art. 445 al. 1 CC, l'autorité de protection de l'adulte prend d'office ou à la demande d'une personne partie à la procédure toutes les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure;
Que selon l'art. 325 al. 1 CPC, le recours ne suspend pas (...) le caractère exécutoire de la décision attaquée, qui peut être suspendu sur demande par l'instance de recours (art. 325 al. 2 CPC);
Que dans les causes relatives à des enfants mineurs seul entre en principe en ligne de compte le critère du bien de l'enfant;
Que dans le cas présent, le Tribunal de protection a retenu qu'il était dans l'intérêt de l'enfant d'être scolarisé à proximité de son domicile;
Qu'il en était de même s'agissant de la soeur du mineur;
Que cette motivation est manifestement conforme à l'intérêt de l'enfant;
Que pour le surplus la cohérence impose que tel soit le cas, les arguments de convenance du recourant devant céder le pas, sans préjudice de l'examen de son recours au fond à l'intérêt du mineur de pouvoir entamer la période de crèche à l'endroit dans lequel il est inscrit;
Qu'inversement, on ne voit pas quel préjudice pourrait causer au mineur le fait d'intégrer ladite crèche;
Que la requête est dès lors rejetée;
Que de ce fait, les mesures superprovisionnelles requises n'ont plus d'objet, l'ordonnance du Tribunal de protection devant être exécutée selon les modalités prévues par elle;
Qu'il appartiendra le cas échéant à l'intimée de requérir d'éventuelles modifications des modalités au Tribunal de protection quoiqu'il en soit;
Que la question des frais sera tranchée avec le fond.
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