Decision ID: 7c3f0f6f-1417-5694-8945-c84a138a094f
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : Office AI) a refusé l'octroi de toutes prestations à Madame M_, née en 1961, par décision du 2 décembre 2009, au motif que la recourante ne souffrait pas d'affection corporelle chronique invalidante, ni de comorbidité psychiatrique grave, ni de perte de l'intégration, de sorte qu'il n'existait pas d'invalidité au sens de la loi;
Que l'assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 25 janvier 2010, en concluant à l'annulation de la décision ainsi qu'à l'octroi d'une rente entière d'invalidité. Que, dans son complément de recours du 25 mars 2010, elle a conclu à la mise en œuvre d'une expertise pluridisciplinaire;
Que, dans sa réponse du 26 avril 2010, l'Office AI a conclu au rejet du recours;
Que le dossier renferme des avis médicaux divergents, en particulier au sujet des diagnostics retenus, des limitations fonctionnelles y relatives et, surtout, de leur influence sur la capacité de travail de Madame M_ ;
Que la Chambre de céans a informé les parties de son intention de mettre en œuvre une expertise pluridisciplinaire (rhumatologique, psychiatrique et neurologique), de mandater à cette fin le Bureau Romand d'Expertises Médicales (BREM) situé à Vevey, soit la Dresse A_ pour le volet rhumatologique, la Dresse B_ pour le volet psychiatrique et le Dr C_ pour le volet neurologique, et leur a communiqué les questions qu'il avait l'intention de poser aux experts, tout en leur impartissant un délai pour compléter celles-ci;
Que l'OAI a fait usage de ce droit, en se référant un avis SMR de la Dresse D_ du 6 janvier 2012;
Que la recourante a indiqué ne pas avoir de question complémentaire à poser aux experts;

Attendu en droit
que, conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
). Que, dès le 1
er
janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 9 octobre 2009). Que la compétence de la Chambre de céans pour juger du cas d'espèce est ainsi établie;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l'autorité administrative doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 2003, t.1, p. 443);
Qu'ainsi l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu'en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid.4; T. LOCHER loc. cit.);
Qu'en l'espèce, compte tenu des divergences d'avis médicaux exprimés jusqu'à maintenant, il convient d'ordonner une expertise pluridisciplinaire (rhumatologique, psychiatrique et neurologique) afin de permettre à la Chambre de céans de se déterminer sur le droit de l'assurée à des prestations de l'assurance-invalidité;
Que les parties n'ayant fait valoir aucun motif de récusation à l'encontre des
Dresse A_ pour le volet rhumatologique, Dresse B_ pour le volet psychiatrique et le Dr C_ pour le volet neurologique
, la mission d'expertise sera confiée à ces derniers.
Qu'il appartiendra aux trois experts d'établir un rapport commun auquel ils devront tous adhérer.
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