Decision ID: 95238470-8ab8-562f-8e98-29fdbe635724
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la réquisition de poursuite expédiée le 18 novembre 2016 à l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) par le conseil de A_ (ci-après : le créancier) à l’encontre de B_ (ci-après : le débiteur);
Attendu que par courrier recommandé du 5 janvier 2017, le créancier a interpellé l’Office sur la suite donnée à cette réquisition de poursuite;
Que c’est à la suite de cette interpellation qu’un commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx04 Z, a été édité par ledit Office le 24 janvier 2017;
Qu’une première tentative de notification de cet acte de poursuite au débiteur a été faite par la Poste le 8 février 2017, sans succès;
Que par la suite, cette notification n’a pu être finalisée, le débiteur n’ayant pas été atteint;
Attendu que par acte expédié le 20 janvier 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), le créancier s’est plaint d'un retard injustifié dans le traitement de la réquisition de poursuite précitée;
Qu’il a conclu à ce que la Chambre de surveillance intervienne auprès de l'Office afin que le commandement de payer correspondant, poursuite n° 16 xxxx04 Z, soit immédiatement notifié à son débiteur;
Que dans le délai imparti pour déposer ses observations au sujet de cette plainte, l'Office a admis, le 23 février 2017, avoir tardé dans l’édition ainsi que dans la première tentative de notification du commandement de payer précité, au vu des principes légaux et jurisprudentiels applicables en la matière;
Qu’il a en outre confirmé que cet acte de poursuite était encore en cours de notification à la date de la rédaction de ses observations;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que le créancier poursuivant a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre du débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP;
9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite visée a été reçue par l’Office le 18 novembre 2016;
Qu’il n’a cependant édité le commandement de payer correspondant, poursuite n° 16 xxxx04 Z, que plus de deux mois plus tard, à la suite d’une interpellation du créancier;
Qu’il n’a en outre procédé à la première tentative de notification de cet acte de poursuite que le 8 février 2017;
Que cette situation est constitutive d’un retard injustifié de l’Office, lequel doit être constaté;
Qu’en effet, il appartient audit Office de faire diligence dans le traitement des actes de poursuite qui lui parvienne, de sorte qu’un délai de près de trois mois entre la réception de la réquisition de poursuite et la première tentative de notification du commandement de payer correspondant n’est pas admissible;
Qu’il est en outre rappelé à cet égard que la loi ne laisse aucune place à une surcharge de travail ou à une désorganisation dudit Office, même réelle, pour justifier une telle violation du principe de célérité précité;
Qu’en particulier, des problèmes informatiques ne constituent en aucun cas des faits de nature à justifier le retard apporté par l'Office à l'exécution des mesures qui lui incombent légalement (ATF
107 III 3
; SJ 1993 p. 291);
Que le commandement de payer visé par la présente plainte est, pour le surplus, toujours en cours de notification depuis la première tentative précitée de la Poste du 8 février 2017, le débiteur restant apparemment inatteignable;
Que la présente décision sera transmise au Préposé de l’Office afin qu’il prenne les mesures nécessaires à éviter que les circonstances du cas d’espèce ne se reproduisent;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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