Decision ID: 4f2a5cec-29c1-5168-b3d7-0aee9615e5e2
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, le contrat de bail conclu par les parties, portant sur la location d'un appartement de 4 pièces au 2
ème
étage de l'immeuble sis chemin 1_, à _ (Genève);
Attendu que le loyer, charges comprises, a été fixé en dernier lieu à 1'658 fr. par mois;
Qu'à la suite d'une vaine mise en demeure du 15 avril 2020, la bailleresse a, par avis du 23 juin 2020, résilié le contrat de bail pour le 31 juillet 2020;
Que les locaux n'ont pas été restitués par les locataires;
Que, par requête du 21 août 2020 au Tribunal des baux et loyers, la bailleresse a requis l'évacuation des locataires, assortie de mesures d'exécution directes du jugement d'évacuation, par la procédure de protection de cas clair;
Qu'à l'audience du 13 octobre 2020 devant le Tribunal, la bailleresse a persisté dans ses conclusions; qu'elle a exposé que le montant de la dette s'élevait à 6'043 fr. 45;
Que les locataires n'étaient ni présents ni représentés;
Que la cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience;
Que, par jugement
JTBL/738/2020
rendu le 13 octobre 2020, reçue par les locataires les 4 et 5 novembre 2020 le Tribunal les a condamnés à évacuer de leurs personnes et de leurs biens et de toute autre personne faisant ménage commun avec eux l'appartement en cause (ch. 1 du dispositif), a autorisé la bailleresse à requérir l'évacuation par la force publique des locataires dès l'entrée en force du jugement (ch. 2), a débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3) et a dit que la procédure était gratuite (ch. 4);
Vu le recours expédié le 26 octobre 2020 au Tribunal, transmis à la Cour le lendemain, par D_ contre les mesures d'exécution prononcée par ce jugement;
Qu'elle a conclu à ce qu'il soit sursis à l'exécution de l'évacuation;
Que D_ a préalablement requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal;
Qu'invitée à se déterminer, la bailleresse a, par courrier du 5 novembre 2020, conclu au rejet de la requête d'effet suspensif;
Considérant,

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Considérant que seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par la recourante, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il ne se justifie pas de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du jugement entrepris;
Qu'en effet, le recours paraît,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chance de succès;
Que la recourante n'a pas comparu en première instance, de sorte que ses allégations figurant dans son recours sont nouvelles et partant irrecevables (art. 326 al. 1 CPC);
Qu'il en va de même de ses conclusions visant à l'octroi d'un sursis humanitaire;
Qu'en conséquence, la requête de la recourante sera rejetée.
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