Decision ID: 0d494d74-7e0f-53cd-b01c-ae6a6c81a6ed
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par jugement du 7 mars 2016, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) a déclaré irrecevable un recours de Monsieur A_ relatif à son imposition à la source 2014.![endif]>![if>
L’intéressé n’avait pas signé son acte de recours. Il avait été invité par lettre du 6 janvier 2016 à rectifier ce vice en étant rendu attentif aux conséquences, soit l’irrecevabilité de son recours, d’une absence de respect de l’échéance fixée. Il n’avait pas obtempéré dans ledit délai.
2. Par acte posté le 5 avril 2016, M. A_ a interjeté un recours contre le jugement du TAPI du 7 mars 2016. Il expliquait les raisons pour lesquelles son imposition à la source devait être modifiée dans le sens d’une meilleure considération de ses charges. ![endif]>![if>
3. Invité le 13 mai 2016 par le juge délégué à compléter son recours au sujet des raisons de son retard, le recourant a persisté dans les explications déjà données. « Il n’avait pas été pleinement disponible » pour effectuer les démarches requises.![endif]>![if>
4. Sur ce, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable de ce point de vue (art. 132 al. 1 et 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. En vertu de l'article 64 LPA, le recours est formé par écrit et adressé à la juridiction administrative appelée à en connaître. ![endif]>![if>
3. À teneur des art. 12 et suivants de la loi fédérale complétant le Code civil suisse du 30 mars 1911 (Livre cinquième : Droit des obligations - CO -
RS 220
) et notamment de l'art. 14 al. 1 CO, la forme écrite implique que la signature doit être écrite à la main par celui qui s'oblige. ![endif]>![if>
4. De jurisprudence constante, la signature olographe originale est une condition nécessaire que doit respecter tout acte pour être considéré comme un recours (
ATA/818/2012
du 18 décembre 2012 ;
ATA/12/2006
du 10 janvier 2006 ;
ATA/277/2002
du 28 mai 2002 et références citées).![endif]>![if>
5. Selon le droit actuellement en vigueur, le défaut de signature est cependant un vice réparable si la signature est ajoutée pendant le délai de recours (ATF
125 I 166
; art. 65 al. 3 LPA ; art. 52 al. 2 de la loi fédérale sur la procédure administrative du 20 décembre 1968 - PA -
RS 172.021
). Toutefois, pour éviter tout reproche de formalisme excessif, l’autorité de recours qui constate une telle carence doit impartir un bref délai au recourant pour venir signer l’acte (ATF 114 Ib 20 consid. 2a ; arrêt du Tribunal fédéral
1C_39/2013
du 11 mars 2013 consid. 2).![endif]>![if>
6. En l’espèce, le TAPI a attiré par écrit et par pli recommandé l’attention du recourant sur la nécessité de venir signer l’acte de recours ou d’en transmettre un exemplaire dûment signé dans un délai suffisant. Faute pour l’intéressé d’avoir satisfait à cette condition et en l’absence d’explications pouvant justifier un autre traitement, c’est à juste titre que cette juridiction a déclaré son recours irrecevable.![endif]>![if>
7. Manifestement mal fondé, le recours sera rejeté sans qu’il y ait besoin d’ouvrir une instruction (art. 72 LPA).![endif]>![if>
8. En application de l’art. 87 al. 1 LPA, la juridiction administrative statue sur les frais de procédure. Il incombe à la partie qui succombe de les supporter. Ils seront arrêtés en l’espèce à CHF 500.-. Aucune indemnité de procédure ne sera allouée vu l’issue du litige (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
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