Decision ID: 02e624c8-040d-544e-bf86-1e7c5b910c6c
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la réquisition de poursuite en validation du séquestre n° 16 xxxx67 Z, déposée le 27 février 2017 à l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) par le A_ (ci-après : le créancier) à l’encontre de B_ (ci-après : le débiteur);
Attendu que par acte déposé le 26 avril 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), le créancier s’est plaint d'un retard injustifié dans le traitement de cette réquisition de poursuite;
Qu’il a par conséquent conclu à ce qu’il soit ordonné à l’Office de prendre des mesures pour traiter la réquisition de poursuite en question;
Que dans ses observations du 15 mai 2017 au sujet de la présente plainte, ce dernier a conclu à ce qu’elle soit déclarée sans objet;
Qu’il a en effet expliqué avoir effectivement reçu la réquisition de poursuite en validation de séquestre en cause le 28 février 2017, ne l’avoir enregistrée et traitée que le 3 mai 2017, soit à la suite du dépôt de la présente plainte, le commandement de payer correspondant, poursuite n° 17 xxxx06 E étant en cours de notification;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que le créancier poursuivant a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre du débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP;
9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite en validation de séquestre visée a été expédiée à l’Office par le créancier le 27 février 2017, pour être enregistrée le 3 mai 2017 seulement, le commandement de payer correspondant, poursuite n° 17 xxxx06 E, étant en cours de notification à la date du dépôt des observations de l’Office, le 15 mai 2017;
Que la Chambre de surveillance ignore en outre si ce commandement de payer a bien été notifié au débiteur concerné, à ce jour;
Que, quoi qu’il en soit, l’Office n’a manifestement pas agi «
aussi vite que possible
» dès réception de la réquisition de poursuite en question, comme le lui imposait la loi en vue de cette notification, de sorte que le traitement de cette réquisition a souffert d’un retard injustifié, lequel doit être constaté;
Qu’en effet, il appartient audit Office de faire diligence dans le traitement des actes de poursuite qui lui parviennent, étant rappelé à cet égard que la loi ne laisse aucune place à une surcharge de travail ou à une désorganisation dudit Office, même réelle, pour justifier une telle violation du principe de célérité;
Qu’en particulier, des problèmes informatiques ne constituent en aucun cas des faits de nature à justifier le retard apporté par l'Office à l'exécution des mesures qui lui incombent légalement (ATF
107 III 3
; SJ 1993 p. 291);
Que la présente décision sera transmise au Préposé de l’Office afin qu’il prenne les mesures nécessaires à éviter que les circonstances du cas d’espèce ne se reproduisent;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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