Decision ID: bb8b2b3b-6976-5c7a-8070-bd07b25d9a0b
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que
,
par décision du 13 février 2008, AXA ASSURANCES SA a informé Madame B_ qu’elle entendait cesser ses prestations relatives au sinistre du 18 octobre 1997 dès le 1
er
janvier 2008 ;
Que par décision sur opposition du 10 août 2009, AXA ASSURANCES SA a rejeté l’opposition formée par Madame B_ ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 7 septembre 2009, en concluant à l’annulation de la décision ;
Que le dossier renferme des avis médicaux divergents et variant, en particulier au sujet des limitations fonctionnelles de Madame B_ et de leur influence sur sa capacité de travail ;
Que, de ce fait, la Chambre de céans a informé les parties de son intention de mettre en œuvre une expertise orthopédique et leur a communiqué les questions qu’elle avait l’intention de poser à l’expert, tout en leur impartissant un délai pour compléter celles-ci et proposer des noms d’experts ;
Que, dans le cadre d’une procédure en responsabilité civile pendante entre les mêmes parties et un tiers devant les tribunaux civils vaudois, une expertise de l’assurée a été ordonnée et confiée au Dr L_ du Département Appareil Locomoteur, Service d’Orthopédie - Traumatologie de l’Hôpital orthopédique de Lausanne ;
Qu’AXA ASSURANCES SA n’a pas formulé de remarques au sujet de la mission d’expertise proposée par la Chambre de céans et a suggéré la nomination d’un orthopédiste membre du CEMED de Nyon ;
Que l’assurée n’a pas formulé de question complémentaire et a proposé la nomination comme expert du Dr L_, afin de remédier à tout risque d’expertise contradictoire en cas de nomination d’un autre expert. Que, par un courrier subséquent, elle a indiqué s’opposer à la nomination d’un médecin du CEMED, faute d’information suffisante sur ce dernier ;
Qu’AXA ASSURANCES SA s’est opposée à la nomination du Dr L_ en qualité d’expert ;
Qu’interpellé par la Chambre de céans afin de savoir s’il acceptait d’être nommé comme expert, le Dr L_ a tout d’abord indiqué qu’il craignait qu’il ne soit pas judicieux de le nommer, l’optique des deux expertises à effectuer étant différente, et a donc proposé qu’un autre expert soit mandaté ;
Que par un courrier subséquent du 9 septembre 2011, le Dr L_ a indiqué qu’il avait compris la crainte de voir apparaître des contradictions avec deux experts différents et a donc proposé, en accord avec les avocats des deux parties, de mettre à disposition de la Chambre de céans l’expertise qu’il effectuerait dans le cadre de la procédure vaudoise et qu’en cas de questions supplémentaires, il serait disposé à y répondre en précisant que la plupart des questions de la mission d’expertise seraient ainsi traitées et qu’ainsi, la Chambre de céans serait dispensée de chercher un deuxième expert.

Attendu en droit
quejusqu’au 31 décembre 2010, le Tribunal cantonal des assurances sociales le Tribunal était compétent en la matière (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
);
Que, dès le 1
er
janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 26 septembre 2010).
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 2003, t.1, p. 443) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Qu'en l'espèce, compte tenu des divergences d'avis médicaux exprimés jusqu'à maintenant, il convient d'ordonner une telle expertise afin de déterminer l'incidence des séquelles consécutives à l'accident de la circulation du 18 octobre 1997 sur la capacité de gain de Madame B_. Que les deux partie sont sollicité une telle expertise.
Que par rapport au choix de l'expert, la Chambre de céans partage l'avis selon lequel il est opportun d'éviter une éventuelle contradiction d'avis en cas de nomination d'un autre expert que le Dr L_, déjà nommé expert dans le cadre de la procédure civile vaudoise. Que, selon ce dernier, les deux parties ont manifesté leur accord par rapport à sa nomination en qualité d'expert dans la présente procédure. Qu'il se justifie dès lors de nommer le précité en qualité d'expert.
Que les modalités proposées par le Dr L_, soit la mise à disposition de l'expertise menée dans le cadre de la procédure vaudoise avec possibilité de poser des questions complémentaires n'est pas satisfaisante, si bien qu'il se justifie de confier au précité l'intégralité de la mission d'expertise, acceptée par les parties. Que le Dr L_ pourra se baser sur les examens effectués dans le cadre de la procédure vaudoise pour remplir sa mission.
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours sera accordé aux parties pour éventuelle récusation de l’expert, ensuite de quoi la présente ordonnance lui sera communiquée.
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