Decision ID: c6b24f44-0fc7-5b94-92e6-e4517fc8f3fe
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Le 3 décembre 2008, X_ a sollicité une assistance juridique administrative pour recourir devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (TCAS) contre une décision de l'Office cantonal de l'assurance invalidité lui refusant une rente.
B.
Par décision du 9 décembre 2008, le Vice-président du Tribunal de première instance l'a mise au bénéfice de l'assistance juridique. Cette assistance a été subordonnée au paiement de contributions mensuelles de 30 fr. et limitée à 8 heures d'activité d'avocat.
C.
Par acte expédié le 9 janvier 2009 à la Cour de justice, X_ recourt contre cette décision, au motif que celle-ci ne tient pas compte de la quantité de travail nécessaire dans son dossier. Elle produit une copie du recours déposé le 5 janvier 2009 devant le TCAS, ainsi qu'une copie du dossier de l'Office cantonal de l'assurance invalidité, sur support électronique CD-ROM. Celui-ci comporte 265 pages, parmi lesquelles figurent, en particulier, plusieurs avis et rapports médicaux, une expertise psychiatrique, plusieurs décisions et/ou projets de décisions et un arrêt prononcé par le TCAS le 10 mai 2007 admettant un précédent recours de X_.

EN DROIT
1.
Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 143A al. 3 LOJ). Il n'y pas lieu d'entendre la recourante, le dossier contenant suffisamment d'éléments pour statuer.
2.
Conformément aux garanties dégagées de l'art. 29 al. 3 Cst. féd., le droit genevois assure le bénéfice de l'assistance juridique au justiciable indigent dont les prétentions et moyens de fait ou de droit ne sont pas manifestement infondés ni procéduralement inadmissibles (art. 143A LOJ; 2 al. 1 et 3 al. 2 RAJ ; ATF
122 I 267
consid. 2a).
L'indigence d'un requérant d'assistance juridique s'apprécie en fonction de l'ensemble de ses ressources, dont ses revenus, sa fortune et ses charges (ATF
127 I 202
; ATF
120 Ia 179
consid. 3a), tous les éléments relevants étant pris en considération (ATF
124 I 1
consid. 2a; SJ 1997 p. 670).
3.
En l'espèce, le dossier de l'Office cantonal de l'assurance invalidité est objectivement volumineux. A cela s'ajoute qu'il contient plusieurs documents, tels que les rapports médicaux et l'expertise psychiatrique, qui requièrent une étude méticuleuse de la part de l'avocat de la recourante.
Compte tenu de ce qui précède et vu le recours au TCAS dont la recourante a produit une copie, il apparaît que la limitation à huit heures d'activité d'avocat est trop restrictive. Selon l'Autorité de céans, le temps consacré par l'avocat de la recourante à l'étude du dossier, à la rédaction du recours au TCAS, aux éventuelles recherches juridiques et aux contacts avec sa cliente sera plus important que ce qu'a projeté l'Autorité de première instance. Celle-ci exercera cependant son contrôle en fin de procédure sur la nécessité des actes entrepris (cf art. 21 RAJ).
Par conséquent, la décision querellée sera partiellement annulée.
Il n'y a pas lieu, en revanche, de faire droit aux conclusions de la recourante en ce qui concerne l'allocation de dépens en sa faveur. En effet, compte tenu de ce qu'il est statué sans frais et sans dépens dans les procédures d'assistance juridique, ses conclusions sur ce point sont sans objet.
* * * * *