Decision ID: eb86729b-8a91-57d6-afdd-01fab4aa0e49
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par décision sur opposition du 15 mars 2010, la SUVA a rejeté l’opposition formée par PHILOS CAISSE MALADIE-ACCIDENT - la CMBB pour l’indemnité journalière maladie et la PHILOS CAISSE MALADIE-ACCIDENT pour l’assurance obligatoire des soins, au motif que Madame V_ n’était pas atteinte par une maladie professionnelle.
Par acte du 28 avril 2010, PHILOS ASSURANCE MALADIE SA, membre du Groupe Mutuel, a formé recours contre la décision sur opposition et conclu à son annulation.
Le 27 mai 2010, la SUVA a conclu au rejet du recours.
Le Tribunal cantonal des assurances sociales, alors compétent, a également été saisi de cinq autres recours, concernant cinq employées de la même entreprise, faisant toutes valoir qu’elles étaient atteintes d’une maladie professionnelle, enregistrés sous les numéros A/1418/2010, A/1540/2010, A/1590/2010, A/1611/2010, A/1612/2010.
Lors de l’audience de comparution des mandataires du 19 octobre 2010, il a été convenu que le tribunal ordonnerait une expertise concernant l’ensemble des causes.
Par ordonnance du 1
er
février 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, désormais compétente, a ordonné une expertise de médecine du travail.
Le rapport d’expertise du 27 mars 2012 a été soumis aux parties qui se sont déterminées dans le délai fixé au 6 juin 2012.
L’experte a été entendue lors de l’audience du 11 décembre 2012, à l’issue de laquelle les parties aux six causes ont confirmé être d’accord que toutes les causes soient instruites jusqu’à ce qu’elles soient gardées à juger, puis que quatre causes soient suspendues jusqu’à droit jugé dans les causes A/1418/2010 et A/1612/2010.
Les parties se sont déterminées dans le délai fixé au 15 mars 2013.
Les causes A/1418/2010 et A/1612/2010 ont été gardées à juger.

EN DROIT
Conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA ;
RS 832.20
).
Depuis le 1
er
janvier 2011, cette compétence est revenue à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 26 septembre 2010).
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
Aux termes de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA; RS
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d’une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu’à droit connu sur ces questions.
A fortiori la suspension est-elle possible lorsque deux causes sont pendantes devant la même juridiction.
En l’espèce, les faits de la cause étant similaires et la question juridique identique, s’agissant de déterminer si les affections dont souffrent les employées concernées par les procédures relèvent d’une maladie professionnelle ou pas, il se justifie de suspendre la présente cause, jusqu’à droit jugé dans les procédures A/1418/2010 et A/1612/2010.