Decision ID: 558a1421-2f6c-5f1c-a896-b7bda018e6ab
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par décision du 20 avril 2015, l’office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (ci-après : OFPC) a refusé à l’entreprise B_ Sàrl l’autorisation de former des apprentis.![endif]>![if>
Deux commissaires d’apprentissage avaient visité l’entreprise. Ses infrastructures répondaient aux exigences de la formation de bijoutier CFC, orientation sertissage. Les commissaires avaient toutefois dressé un préavis négatif, du fait du formateur qui avait été désigné par l’entreprise, soit Monsieur A_. Étaient plus précisément visées les conditions de formation insatisfaisantes des apprentis qu’il avait engagés dans le passé ainsi que son activité d’expert.
Cette décision pouvait faire l’objet d’un recours par devant la direction générale de l’OFPC.
2. Le 11 juin 2015, l’OFPC a adressé un courrier à M. A_. Ce dernier avait interpellé le directeur de l’OFPC. Cet office détaillait les motifs du refus, lequel avait été transmis à l’entreprise B_ Sàrl le 20 avril 2015.![endif]>![if>
Au terme de ce courrier, les voies de recours auprès de la direction générale de l’OFPC étaient indiquées.
3. Le 3 juillet 2015, M. A_ a saisi la direction générale de l’OFPC d’un recours contre le courrier du 11 juin 2015.![endif]>![if>
4. Par décision du 10 septembre 2015, le directeur générale de l’OFPC a déclaré le recours irrecevable. La décision refusant l’engagement d’une personne en formation avait été adressée à l’entreprise B_ Sàrl, que M. A_ ne pouvait représenter sur le plan légal.![endif]>![if>
Cette décision pouvait faire l’objet d’un recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), dans le délai indiqué.
5. Le 15 octobre 2015, M. A_ s’est adressé à la chambre administrative en indiquant qu’il entendait recourir contre la décision de l’OFPC.![endif]>![if>
6. Par courrier recommandé du 16 octobre 2015, la chambre administrative a rappelé à l’intéressé les exigences formelles que le recours devait respecter pour être recevable et lui a imparti un délai échéant au 15 novembre 2015 pour verser une avance de frais de CHF 400.-, sous peine d’irrecevabilité.![endif]>![if>
7. Le 10 novembre 2015, M. A_ a complété son recours. Il avait obtenu son CFC de sertisseur en 1996 afin de former des apprenants et il avait suivi les cours de maître d’apprentissage. Il était habilité à former dans n’importe quelle entreprise. Il avait été expert aux examens, membre de l’association romande des métiers de la bijouterie dont il avait été secrétaire et trésorier.![endif]>![if>
Il n’était plus salarié de l’entreprise B_ Sàrl et ne pouvait dès lors plus faire valoir son droit à former des apprenants alors qu’il avait toujours respecté les droits et règlement régissant la formation professionnelle.
8. Le 11 décembre 2015, l’OFPC a conclu au rejet du recours et à la confirmation de la décision du 16 septembre 2015. La décision initiale avait été notifiée à l’entreprise B_ Sàrl qui ne l’avait pas contestée dans le délai de trente jours dès sa communication. M. A_ n’avait pas qualité pour recourir contre ladite décision car il ne pouvait représenter B_ Sàrl.![endif]>![if>
9. Exerçant son droit à la réplique, M. A_ a maintenu sa position, le 19 janvier 2016, remettant en question les fondements de la décision initiale notifiée à B_ Sàrl. ![endif]>![if>
10. Sur quoi, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. Dans les procédures de recours en matière administrative, la juridiction saisie invite le recourant à payer une avance de frais destinée à couvrir les frais et émoluments de procédure présumables. À cette fin, elle lui fixe un délai raisonnable (art. 86 al. 1 LPA). Si l’avance de frais n’est pas faite dans le délai imparti, la juridiction déclare le recours irrecevable (art. 86 al. 2 LPA). La législation genevoise laisse aux juridictions administratives une grande liberté d’organiser la mise en pratique de cette disposition. Elles peuvent choisir d’envoyer la demande d’avance de frais d’entrée de cause par pli recommandé (
ATA/594/2009
du 17 novembre 2009).
Les cas de force majeure sont réservés, conformément à l’art. 16 al. 1, 2
ème
phr. LPA. Tombent sous cette notion, les événements extraordinaires et imprévisibles qui surviennent en dehors de la sphère d’activité de l’intéressé et qui s’imposent à lui de façon irrésistible (SJ 1999 I, p. 119 ; RDAF 1991, p. 45 ;
ATA/536/2010
du 5 août 2010 ;
ATA/515/2009
du 13 octobre 2009 ; Theo GUHL, Das Schweizerische Obligationenrecht, 9ème éd., 2000, p. 229, et les références citées).
3. En l’espèce, l’avance de frais demandée par pli recommandé n’a pas été versée dans le délai imparti, et cela bien que le recourant est obtempéré - dans le délai - aux autres exigences figurant dans le courrier que lui avait adressé la chambre administrative le 16 octobre 2015.
En conséquence, le recours sera déclaré irrecevable. Conformément à la pratique de la chambre administrative, aucun émolument ne sera perçu.
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