Decision ID: 844bf5cf-ba53-58df-9309-ac0d1e77787f
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Par décision
DTAE/1297/2020
du 3 mars 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) a nommé au titre de curateur d'office de A_, née le _ 1948, de nationalité allemande, B_, avocat, aux fins de la représenter dans la procédure civile pendante par-devant lui, visant l'éventualité de l'institution d'une mesure de curatelle. Cette décision a été communiquée le jour-même à la personne concernée.
B.
Par courrier adressé le 18 mars 2020 à la Chambre de surveillance de la Cour, A_ a conclu à l'annulation de cette décision, considérant ne pas avoir besoin d'un curateur d'office, étant une personne responsable et capable de discernement, gérant ses revenus et ses obligations correctement, n'ayant aucune dette, ni aucune poursuite, sa santé psychique et physique étant saine.
Le 31 mars 2020, le Tribunal de protection a fait savoir à la Cour qu'il n'entendait pas reconsidérer sa décision.
En date du 17 avril 2020, la recourante a informé la Cour qu'elle avait elle-même mandaté un avocat pour sa défense.
Le 29 mai 2020, la Cour a porté à la connaissance de la recourante que la cause serait mise en délibération dans un délai de 10 jours.
En date du 11 juin 2020, l'avocat constitué par A_ a adressé à la Cour "un complément de recours", concluant à l'annulation de la décision et à ce qu'il soit constaté que la recourante ne nécessite d'aucun curateur pour gérer ses affaires. Il a produit un chargé de 13 pièces.
Le bordereau de pièces produit le 11 juin 2020 devant la Cour par le conseil de la recourante contient notamment l'avis médical du médecin traitant de la personne concernée, du 15 mai 2020, qui déclare qu'elle est saine de corps et d'esprit et jouit de sa pleine capacité de discernement.
C.
Pour le surplus, ressortent de la procédure les faits pertinents suivants :
Le Tribunal de protection a été informé le 21 janvier 2020 par C_, fille de A_, de l'éventuelle nécessité d'une mesure de protection à l'égard de cette dernière.
Il a ouvert une instruction dont il ressort que la personne concernée n'est connue ni de l'Office des poursuites, ni du Service des prestations complémentaires.
Avant d'entendre l'intimée, il a, le 3 mars 2020, rendu la décision querellée.

EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet d'un recours devant la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC; 126 al. 3 LOJ). Ont qualité pour recourir, les personnes parties à la procédure, les proches de la personne concernée, ainsi que les personnes qui ont un intérêt juridique à l'annulation de la décision querellée (art. 450 al. 2 ch. 1 à 3 CC).