Decision ID: 16cb91fb-ab34-50d1-a9e0-72a98476a6c9
Year: 2016
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. A._, né en 1990, a fait successivement l’objet d’une curatelle éducative, d’une curatelle volontaire d’assistance et d’une mesure de tutelle volontaire jusqu’au 15 décembre 2011, date à laquelle cette dernière a définitivement été levée (DO 100 2006 17).
Par courrier du 6 février 2015, B._, assistante sociale auprès du Service social C._ (ci-après : le Service social), a requis auprès de la Justice de paix de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après : la Justice de paix) le placement à des fins d’assistance de A._, lequel est soutenu financièrement par le Service social depuis le mois de février 2014. A l’appui de sa requête, elle a relevé que A._ avait un comportement asocial vraisemblablement dû à sa toxicodépendance, qu’il se nourrissait mal et que malgré l’obtention d’un CFC en juillet 2014, il ne travaillait pas et restait cloitré dans son logement.
Le 9 avril 2015, A._ et B._ ont comparu devant la Justice de paix. A cette occasion, A._ a indiqué qu’il ne souhaitait ni être placé à des fins d’assistance et ni faire l’objet d’une mesure de curatelle. Il a indiqué qu’il ne trouvait pas d’emploi car son permis de conduire lui avait été retiré. Il a également relevé qu’il n’avait plus droit aux indemnités de l’assurance chômage dès lors qu’il ne s’était plus présenté aux rendez-vous de sorte qu’il était actuellement entretenu par le Service social. Il a déclaré qu’il souhaitait trouver un emploi et a précisé que sa toxicomanie n’était pas un problème. B._ a pour sa part relevé que A._ avait approximativement CHF 3'500.- de dettes et qu’il ne se rendait pas compte de sa situation et n’entreprenait rien pour que celle-ci s’arrange. Selon elle, A._ passe ses journées à ne rien faire et rencontre un problème de dépendance qui affecte sa capacité à se gérer administrativement et financièrement. Elle a indiqué que A._ devrait se soumettre à un examen neuropsychiatrique et aurait besoin d’un traitement ou d’un suivi médical de sorte qu’elle a confirmé sa requête de placement à des fins d’assistance.
En date du 15 mai 2015, la Justice de paix a donné mandat à la Dresse D._, psychiatre et psychothérapeute FMH, d’effectuer une expertise psychiatrique ambulatoire de A._ en vue de l’instauration d’une mesure de curatelle.
En date du 19 octobre 2015, la Dresse D._ a livré son rapport d’expertise duquel il ressort en substance que l’expertisé souffre de psychose et d’une dépendance au cannabis et qu’il nécessite une assistance personnelle globale car il n’est pas capable de gérer ses affaires personnelles ni d’en confier le soin à autrui.
A._ ne s’est pas déterminé sur ce rapport.
B. Par décision du 26 novembre 2015, la Justice de paix a institué une curatelle de portée générale en faveur de A._ et l’a privé de l’exercice de ses droits civils. Elle a en outre nommé E._, curateur professionnel auprès du Service officiel des curatelles F._, en qualité de curateur de l’intéressé. De plus, la Justice de paix a retiré l’effet suspensif à un éventuel recours.
C. Par courrier du 14 janvier 2016, A._ a interjeté recours contre cette décision concluant à son annulation.
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Invitée à se déterminer, la Justice de paix s’est entièrement référée aux considérants de sa décision du 26 novembre 2015.

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.