Decision ID: e6448de9-3a58-575b-b4e2-a4b4908d80f5
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que Monsieur D_ a bénéficié d'un délai-cadre d'indemnisation auprès de la caisse de chômage SYNA du 1
er
avril 2004 au 31 mars 2006;
Que par décision du 12 février 2007, la caisse de chômage a prononcé une suspension du droit à l'indemnité de 45 jours au motif que l'assuré avait donné de fausses informations et tenté d'obtenir indûment des indemnités de chômage en ne déclarant pas une période d'activité;
Que par décision sur opposition du 5 septembre 2007, la caisse de chômage a confirmé sa décision du 12 février 2007;
Que cette décision a été notifiée à l'assuré en date du 8 septembre 2007;
Que par courrier du 9 octobre 2007, l'assuré a interjeté recours auprès du Tribunal de céans;
Qu'invité à s'expliquer sur la tardiveté de son recours, l'assuré a admis avoir expédié son recours avec un jour de retard et expliqué que son ordinateur était tombé en panne, lui interdisant d'accéder à "certains éléments stockés dans [son] ordinateur, extrêmement importants pour la réalisation du recours";

EN DROIT
Que, conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 8 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité du 25 juin 1982;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que l’art. 60 de la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) prévoit un délai de recours de trente jours dès la notification de la décision attaquée ;
Que selon l’article 60 al. 2 LPGA, les art. 38 à 41 sont applicables par analogie ;
Que le délai, compté par jours ou par mois, commence à courir le lendemain de la communication (art. 38 al. 1 LPGA) ;
Que lorsque le délai échoit un samedi, un dimanche ou un jour férié du canton où la partie ou son représentant a son domicile ou son siège, son terme est reporté au premier jour ouvrable qui suit (art. 38 al. 3 LPGA) ;
Que les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à l’autorité de recours ou, à son adresse, à la poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 39 al. 1 LPGA) ;
Qu’en vertu de l’art. 40 al. 1 LPGA, un délai légal ne peut être prolongé ;
Qu’en effet, la sécurité du droit exige que certains actes (essentiellement les recours) ne puissent plus être accomplis passé un certain laps de temps : qu’un terme est ainsi mis aux possibilités de contestation, de telle manière que les parties sachent avec certitude que l’acte qui est l’objet de la procédure est définitivement entré en force (Pierre MOOR, Droit administratif, vol. 2, Berne 1991, p. 181) ;
Qu’une restitution de délai peut cependant être accordée, de manière exceptionnelle, à condition que le requérant ou son mandataire ait été empêché, sans sa faute, d’agir dans le délai fixé (art. 41 al. 1 LPGA) et pour autant qu’une demande de restitution motivée, indiquant la nature de l’empêchement, soit présentée dans les dix jours à compter de celui où il a cessé ;
Qu’il s’agit là de dispositions impératives auxquelles il ne peut être dérogé (Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération [JAAC] 60/1996, consid. 5.4, p. 367 ; ATF
119 II 87
consid. 2a; ATF
112 V 256
consid. 2a) ;
Qu’en l’espèce, le délai de recours a commencé à courir le lendemain de la notification, le 9 septembre 2007 et qu’il est donc venu à échéance le 8 octobre 2007 ;
Que le recours n’a été déposé au greffe du Tribunal de céans qu’en date du 10 octobre 2007;
Qu’il est donc intervenu tardivement ;
Que le motif de restitution de délai invoqué par le recourant, soit la panne de son ordinateur, ne saurait être considéré comme un empêchement valable au sens de la loi ;
Que le Tribunal de céans n’a d’autre choix que de déclarer le recours irrecevable pour cause de tardiveté.