Decision ID: 6d1b1e4f-5b06-4ae0-966f-d2a159855241
Year: 2019
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: public_law

Vu:
la décision du 23 février 2018 par laquelle le Secrétariat d'Etat aux migrations a annulé la naturalisation facilitée accordée à A._;
l'arrêt du 16 novembre 2018 du Tribunal administratif fédéral qui rejette le recours formé contre cette décision;
le recours auprès du Tribunal fédéral par acte daté du 14 décembre 2018, puis par mémoire daté du 13 janvier 2018 (recte 2019);
l'arrêt 1C_663/2018 du 21 janvier 2019 qui déclare le recours irrecevable, la première écriture n'étant pas motivée, la seconde ayant été postée le 15 janvier 2019, soit un jour après l'échéance du délai de recours;
la demande de "reconsidération" de cet arrêt présentée par le recourant le 28 mars 2019, avec demande de mesures provisionnelles et d'assistance judiciaire, le requérant faisant notamment valoir que l'acte daté du 13 janvier 2019 aurait été déposé le 14 janvier 2019 avant minuit dans une boîte à lettres de la poste, son état de santé l'ayant empêché de réunir à temps les documents nécessaires à son recours;
l'arrêt 1F_15/2019 du 4 avril 2019 déclarant irrecevable cette demande, traitée comme demande de révision, considérant que le requérant se contentait d'affirmer avoir déposé son mémoire en temps utile, sans produire aucun moyen de preuve susceptible de confirmer sa version des faits, son état de santé n'empêchant pas son mandataire d'agir en temps utile;
la nouvelle demande de "reconsidération" du 13 mai 2019, par laquelle le requérant reprend ses conclusions.

Considérant:
que la nouvelle demande présentée par le requérant reprend mot pour mot la précédente, ajoutant uniquement une "déclaration sur l'honneur" d'un médecin de Montreux, datée du 13 mai 2019, affirmant avoir personnellement assisté au dépôt du recours le 14 janvier 2019 vers 19h30;
qu'en vertu de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, la révision peut être demandée, dans les affaires de droit public, si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou des moyens de preuve postérieurs à l'arrêt;
qu'une demande de révision ne peut en revanche être fondée sur des faits ou moyens de preuve résultant de recherches qui auraient pu et dû être effectuées dans la procédure précédente (ATF 138 I 61 consid. 4.5 p. 76; arrêt 4A_247/2014 du 23 septembre 2014 consid. 2.3);
que tel est le cas de la déclaration fournie par le requérant, laquelle aurait déjà dû être établie et produite à l'appui du recours initial;
que cette pièce est manifestement irrecevable à ce stade et ne saurait donc fonder une nouvelle demande de révision;
que celle-ci est dès lors, tout comme la précédente, manifestement irrecevable, voire téméraire, ce qui exclut l'octroi de l'assistance judiciaire ou le prononcé de mesures provisionnelles, et implique la mise des frais de procédure à la charge du mandataire du requérant, comme cela a déjà été annoncé dans l'arrêt 1F_15/2019.