Decision ID: 864ac9c9-8796-52f4-8353-536ad90402b6
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le dimanche 29 mars 2015 vers 04.45 heures, une patrouille motorisée de la gendarmerie fribourgeoise a constaté qu'une voiture B._ immatriculée FR ccc circulait de manière agressive et même surprenante puisque l'automobiliste s'est arrêté sans raison apparente une dizaine de secondes sur la chaussée. Ayant décidé de l'intercepter, les gendarmes ont enclenché l'inscription lumineuse "STOP POLICE" sur leur véhicule. L'automobiliste n'a pas obtempéré mais au contraire accéléré. Dans la poursuite entamée, la patrouille a observé que sur la route de D._, avec limitation à 50 km/h, elle a dû suivre cette voiture sur 200 mètres à 100 km/h, puis dans la zone industrielle, avec limitation à 80 km/h, à une vitesse de 150 km/h sur une distance de 1'000 mètres, avant de la perdre de vue. Avec l'aide d'une autre patrouille, le véhicule a été retrouvé sur une place de parc de E._, moteur chaud mais sans personne aux alentours. Après identification du propriétaire, soit A._, et vaines tentatives de le joindre par téléphone, les agents restés en observation dans les environs ont vu, vers 06.10 heures, arriver en courant et en regardant sans cesse en arrière une personne portant des habits souillés de terre qu'ils ont interpellée et qui a été identifiée comme étant A._.
Les analyses de sang effectuées ont donné un résultat, pour le moment des faits, de 1,24 g o/oo. Selon les agents, A._ leur a indiqué durant le transport avoir "tiré 2 à 3 taffes sur un joint de marijuana" vers 1 heure du matin.
Avisé des faits, le Ministère public a, le 2 avril 2015, délivré un mandat de séquestre de la voiture concernée, lequel a été notifié au prévenu lors de son audition du 7 avril 2015 par la police cantonale. Au cours de cette audition, le prévenu a nié l'intégralité des fautes de circulation qui lui sont reprochées. Quant à la consommation de marijuana, il la situe vers 05.00 heures du dimanche en question.
Par acte de son avocat du 15 avril 2015, le prévenu a requis la levée du séquestre de sa voiture, réitérant ses contestations, relevant que la consommation de stupéfiant et d'une partie de l'alcool ont eu lieu après qu'il ait laissé sa voiture sur le parking, que son antécédent en matière de circulation n'est pas comparable à ce qui est reproché actuellement et que la Commission des mesures administratives lui a provisoirement restitué son permis de conduire.
B. Informé par lettre du 16 avril 2015 d'un refus de lever le séquestre, A._ a, par mémoire de son mandataire du 17 avril 2015, recouru contre le mandat de séquestre, concluant à l'admission du recours, à ce que le séquestre soit levé, à ce qu'une équitable indemnité lui soit allouée et à ce que les frais de la cause et ceux liés au séquestre soient mis à la charge de l'Etat.
Le Ministère public s'est déterminé par acte du 12 mai 2015, concluant au rejet du recours. Le recourant y a répliqué par lettre de son conseil du 27 mai 2015, renouvelant ses contestations.

en droit
1. a) Aux termes de l’art. 393 al. 1 lit. a du Code de procédure pénale suisse (CPP; RS 312.0), le recours est recevable contre les décisions et actes de procédure du Ministère public. Une ordonnance de séquestre rendue par le Ministère public (art. 263 CPP) est ainsi susceptible de recours selon les art. 393 ss CPP (BSK StPO-BOMMER/GOLDSCHMID, 2011, Art. 263 N 66). Ce recours s’exerce auprès de l’autorité de recours (art. 20 al. 1 let. b CPP), soit la Chambre pénale
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