Decision ID: 40fa9378-1155-596f-9ee8-f75900e4c405
Year: 2018
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Dans la nuit du vendredi 8 juillet au samedi 9 juillet 2016, cinq personnes se sont introduites par effraction dans une partie habitable de la ferme, alors inoccupée, sise à B._. Les malfaiteurs ont intercepté les quatre habitants de la ferme (C._, D._, E._ et F._) ainsi qu’une personne accompagnant E._ (G._), rentrés à des heures différentes; ils les ont ligotés et bâillonnés. Certains de ces habitants ont également reçu des coups et ont été maintenus au sol. Les auteurs se sont attaqués au coffre-fort au moyen d’une meuleuse, qu’ils sont parvenus à ouvrir et ils ont emporté une importante somme d’argent s’élevant à plusieurs dizaines de milliers de francs, un lingot d’or d’une valeur de CHF 40'000.- et divers bijoux.
Une fois le butin dérobé, les auteurs ont pris la fuite avec le véhicule H._ de C._, qui a été retrouvé par la police trois jours plus tard sur le parking du restaurant « I._ » à J._. Les victimes, séquestrées depuis plus de deux heures, ont alors pu se libérer et appeler la police. Elles n’ont pas été blessées, mais ont été fortement choquées. Malgré un important dispositif, les auteurs n’ont pas pu être appréhendés.
B. Le Ministère public a ordonné la mise en œuvre de nombreuses investigations, qui n’ont toutefois pas permis d’identifier les auteurs. Des traces pertinentes ont été prélevées et analysées, dont une empreinte digitale découverte sur un morceau de plastique trouvé dans un sac abandonné dans la voiture volée. Ces traces n’ont dans un premier temps pas pu être attribuées à des personnes. Des empreintes digitales retrouvées sur les outils utilisés par les auteurs ont été attribuées à un employé d’un magasin d’outils à K._, à la frontière franco-suisse.
C. Le 27 novembre 2017, A._, ressortissant moldave détenu à L._ et faisant l’objet d’une enquête distincte pour effraction sur un véhicule, diligentée par les autorités belges, a été identifié comme la personne dont provenait l’empreinte digitale prélevée sur le morceau de plastique retrouvé dans un sac se trouvant dans le coffre du véhicule volé. Le Ministère public a alors initié une procédure en vue de son extradition, qui a finalement eu lieu le 19 juin 2018.
D. Donnant suite à la demande du Ministère public, le Tribunal des mesures de contrainte (: le Tmc) a prononcé, par ordonnance du 22 juin 2018, la mise en détention provisoire de A._ jusqu’au 19 septembre 2018, retenant un risque de fuite et de collusion.
E. Le 24 août 2018, A._ a déposé une demande de mise en liberté, à laquelle le Ministère public s’est opposé. Par ordonnance du 7 septembre 2018, le Tmc l’a rejetée.
F. Le 12 septembre 2018, le Ministère public a requis la prolongation de la détention provisoire.
G. Le 17 septembre 2018, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance du 7 septembre 2018 rejetant sa demande de mise en liberté. Par courrier du 18 septembre 2018, le Juge délégué de la Chambre de céans a informé les parties qu’il ne serait pas possible de statuer sur le recours avant le 19 septembre 2018, date à laquelle la détention provisoire ordonnée par le Tmc expirera, et a invité les parties à se déterminer. Par courrier du 19 septembre 2018, le Ministère public a estimé que si la détention devait être prolongée, celle-ci reposera alors sur un nouveau titre de détention, ce qui rendra sans objet le recours du 7 septembre 2018. Par courrier du 20 septembre
Tribunal cantonal TC Page 3 de 8
2018, A._ a considéré que son recours n’était pas sans objet car un arrêt cantonal devait prendre le pas sur une décision de prolongation de la détention.
H. Par ordonnance du 19 septembre 2018, le Tmc a prolongé la détention provisoire jusqu’au 19 décembre 2018. Le 20 septembre 2018, A._ a interjeté recours contre cette décision, précisant que ce recours était identique à celui déposé le 7 septembre 2018.
I. Invité à se déterminer, le Tmc a, par courrier du 25 septembre 2018, conclu au rejet du recours du 20 septembre 2018. Par courrier du 26 septembre 2018, le Ministère public a déposé ses déterminations, concluant également au rejet du recours.
J. Par courrier du 27 septembre 2018, le recourant a déposé ses ultimes déterminations.

en droit
1.
1.1. Aux termes de l’art. 30 CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), si des raisons objectives le justifient, le ministère public et les tribunaux peuvent ordonner la jonction ou la disjonction de procédures pénales.
En l’espèce, les deux recours déposés par A._ concernent deux décisions en lien avec sa détention provisoire. Déposés contre deux ordonnances du Tmc qui se fondent en soi sur une motivation similaire, le contenu des recours est identique. Il se justifie ainsi de joindre les causes 502 2018 225 (prolongation) et 502 2018 218 (refus de mise en liberté).