Decision ID: a0a9fb8b-f02a-5d87-b93d-4681123d56e7
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par pli du 18 janvier 2007, l'OFFICE CANTONAL DE L'EMPLOI a transmis au Tribunal comme objet de sa compétence un recours déposé par Monsieur M_ (ci-après le recourant) contre une décision de la caisse de chômage, daté du 26 décembre 2006, et non signé ;
Que par courrier recommandé du 19 janvier 2007, le greffe a invité le recourant à signer l'acte de recours sous peine d'irrecevabilité ;
Que ce courrier est revenu et a été acheminé à nouveau au recourant à l'adresse par lui communiquée, le 6 février 2007, avec un délai au 20 février 2007 pour signer l'acte de recours sous peine d'irrecevabilité ;
Que ce pli est revenu avec la mention « le destinataire est introuvable à l'adresse indiquée » en date du 12 février 2007 ;
Que vérification faite, aucune autre adresse ne figure pour le recourant auprès de l'Office cantonal de la population ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 8 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 LPGA qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité du 25 juin 1982 ; il est donc compétent pour le présent litige ;
Qu’aux termes de l’art. 64 al. 1 de la loi sur la procédure administrative , le recours doit être formé par écrit ;
Qu'à teneur des articles 12 et suivants du Code des obligations (
RS 220
- CO) et notamment de l'article 14 alinéa 1 CO, la forme écrite implique que la signature doit être écrite à la main par celui qui s'oblige ;
Que de jurisprudence constante, la signature olographe originale est une condition nécessaire que doit respecter tout acte de recours (ATA M. du 28 mai 2002 et références citées, cause no A/1032/2001);
Que selon le droit actuellement en vigueur, le défaut de signature est cependant un vice réparable (article 65 alinéa 3 LPA, article 52 alinéa 2 PA et 30 alinéa 2 OJ) : le recourant se voit alors impartir un délai convenable pour régulariser son acte. Cette réglementation tend à éviter tout formalisme excessif en permettant à l’intéressé de réparer une omission;
Qu'en l’espèce, la procédure a été respectée;
Que, certes, le recourant n'a pu être atteint, mais que le pli recommandé adressé à son domicile légal est réputé avoir été reçu et déployer ses effets ;
Qu'en effet un envoi recommandé (c'est-à-dire actuellement une lettre signature) est réputé notifié à la date à laquelle son destinataire le reçoit effectivement (ATF
117 V 131
consid. 4a p. 132);
Que lorsque ce dernier ne peut pas être atteint et qu'une invitation à retirer l'envoi est déposée dans sa boîte aux lettres ou dans sa case postale, la date du retrait de l'envoi est déterminante; si l'envoi n'est pas retiré dans le délai de garde de sept jours (au sujet de la nature de ce délai, cf. ATF
127 I 31
consid. 2a/aa p. 34), il est réputé avoir été communiqué le dernier jour de ce délai;
Que cela implique aussi que le destinataire ait dû s'attendre, avec une certaine probabilité, à recevoir une communication des autorités (SJ
1999 I 145
consid. 2b p. 148), comme c'est le cas chaque fois qu'il est partie à une procédure pendante (cf. ATF
119 V 89
consid. 4b/aa p. 94);
Que cela signifie également que le destinataire doit, le cas échéant, désigner un représentant, faire suivre son courrier, informer les autorités de son absence ou leur indiquer une adresse de notification (ATF
117 V 131
consid. 4a p. 132/133) ;
Qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable.