Decision ID: c5300372-d0cb-55a5-a712-f421c55acc95
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que Monsieur N_ (l'assuré), bénéficiaire de prestations complémentaires, s'est vu notifier deux décisions de restitution le 12 juillet 2012 pour un montant total de 18'971 fr. 95 de prestations perçues à tort depuis le 1
er
mai 2010 ;
Qu'il a sollicité la remise de l'obligation de payer cette somme le 28 novembre 2012 ;
Que par décision du 16 mai 2013, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (le SPC ou l'intimé) a rejeté la demande de remise au motif que si la bonne foi devait être admise, la condition de la situation financière difficile n'était pas remplie ;
Que cette décision a été reçue au domicile élu de l'assuré le 22 mai 2013;
Que par recours du 21 juin 2013, l'avocat de l'assuré conclut à l'annulation de la décision et à l'octroi de la remise;
Que dans son courrier du 5 juillet 2013, l'intimé conclut à l'irrecevabilité du recours et à sa transmission au SPC comme objet de sa compétence;

CONSIDERANT EN DROIT
Que selon l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC ;
RS 831.30
) ;
Qu'elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 7 15
) ;
Que sa compétence à raison de la matière est ainsi établie ;
Que l'art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu'avant d'être soumises à la Cour de céans, les décisions d'un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues ;
Qu'il ressort de la décision litigieuse que la voie de l'opposition, pourtant expressément mentionnée, n'a pas été suivie par l'avocat de l'assuré, qui a directement formé recours devant la Cour de céans ;
Que le recours est par conséquent prématuré et doit être déclaré irrecevable;
Que selon l'art. 11 al. 3 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA; RS
E 5 10
), si l'autorité décline sa compétence, elle transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente et en avise les parties ;
Qu'en l'occurrence, le recours interjeté par l'assuré doit être transmis à l'intimé comme objet de sa compétence.