Decision ID: 9fb8aca6-920e-56b3-859f-efff7760fb4b
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que par ordonnance du 4 novembre 2016, le Tribunal de première instance a refusé l'expertise sollicitée par A_ afin de déterminer si la stratégie de placement définie par B_ était conforme à son profil de risque et au mandat confié et, dans l'hypothèse d'une violation des règles du mandat par B_, la quotité du dommage subi par A_ et a imparti aux parties un délai au 21 novembre 2016 pour faire savoir au Tribunal si les plaidoiries orales pouvaient être ordonnées ou si elles souhaitaient des plaidoiries écrites;
Que par acte expédié au greffe de la Cour le 18 novembre 2016, A_ a formé recours contre cette ordonnance, concluant, principalement, à son annulation et à ce qu'une expertise soit ordonnée;
Qu'elle a conclu, préalablement, à ce que son recours soit assorti de l'effet suspensif, exposant que l'ordonnance attaquée lui causait un préjudice difficilement réparable dans la mesure où elle provoquait un allongement inutile de la procédure et l'obligeait à investir du temps et des moyens financiers importants, que son recours n'était pas dénué de chance de succès et qu'il convenait d'éviter que les parties ne plaident avant que la décision de la Cour ne soit rendue;
Qu'invitée à se déterminer à cet égard, B_ a exposé que par ordonnance du 2 décembre 2016, le Tribunal avait suspendu la procédure jusqu'à droit jugé par la Cour, de sorte que la requête d'effet suspensif était sans objet et qu'elle concluait à son rejet;
Considérant,

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'une recours (art. 319 ss CPC);
Que selon l'art. 325 al. 2 CPC, l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire de la décision attaquée, le recours ne déployant dans la règle (art. 325 al. 1 CPC) aucun effet suspensif;
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Que le préjudice difficilement réparable peut être de nature factuelle; il concerne tout préjudice, patrimonial ou immatériel, et peut même résulter du seul écoulement du temps pendant le procès;
Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels;
Qu'elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
138 III 378
consid. 6.3;
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_257/2016
du 6 juillet 2016 consid. 3.1;
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5);
Qu'en l'espèce, le Tribunal a suspendu la procédure jusqu'à droit jugé par la Cour sur le recours contre l'ordonnance attaquée;
Que la recourante ne risque dès lors pas de subir les inconvénients invoqués, sans qu'il soit nécessaire d'examiner s'ils seraient de nature à lui causer un préjudice difficilement réparable, et elle ne risque pas de devoir procéder à des plaidoiries orales ou écrites;
Qu'au vu de ces circonstances, la requête d'effet suspensif sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
* * * * * *