Decision ID: 7e70c284-987b-5d1a-858b-d0efd48c14ef
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, sous la seule signature de B_, administrateur disposant selon le Registre du commerce de la signature collective à deux, A_ SA a déposé le 7 juillet 2017 une plainte au sens de l'art. 17 al. 3 LP pour retard injustifié de la part de l'Office des poursuites dans le traitement de la réquisition de continuer la poursuite n° 16 xxxx57 B;
Qu’il ressort de l’extrait Internet du Registre du commerce que B_ est bien l’un des administrateurs de la société précitée, toutefois seulement avec un pouvoir de signature collective à deux;
Que, par courrier recommandé du 17 juillet 2017, la Chambre de surveillance a invité A_ SA à remédier d'ici au 4 août 2017 au vice affectant sa plainte, en lui communiquant dans ce délai un exemplaire dûment signé par une seconde personne pouvant engager la société aux côtés de B_, et cela sous peine d'irrecevabilité;
Que, par lettre du 18 juillet 2017, A_ SA a sollicité la prolongation au 10 août 2017 du délai accordé, au motif que les personnes disposant du pouvoir de signature pour la société étaient absentes en l'état;
Que, par courrier du 19 juillet 2017, la Chambre de surveillance a fait droit à cette requête et a prolongé au 10 août 2017 le délai octroyé pour rectifier la plainte;
Que par un nouveau courrier, adressé le 19 septembre 2017 à la Chambre de surveillance, A_ SA lui a transmis son courrier du 7 août 2017, adressé à l’Office des poursuites dans le délaI précité avec en pièce jointe, sa plainte du 7 juillet 2017;
Que cette plainte restait toutefois signée par le seul B_;
Considérant,

EN DROIT
, que, selon l'art. 9 al. 1 LaLP, la plainte doit respecter la forme écrite;
Qu'elle doit donc comporter la signature du plaignant;
Que, si ce dernier est une personne morale, la plainte doit être signée par un ou plusieurs représentants de cette dernière disposant, collectivement ou individuellement, du pouvoir de la représenter;
Que, selon l'art. 72 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP, la Chambre de surveillance peut, sans instruction préalable et par une décision sommairement motivée, rejeter un recours manifestement irrecevable;
Qu'en l'espèce la plainte datée du 7 juillet 2017, transmise à nouveau à la Chambre de surveillance par la créancière plaignante avec son courrier du 19 septembre 2017, ne comporte toujours que la seule signature d’un administrateur de la société plaignante, alors qu’il ne dispose pas du pouvoir de la représenter seul, puisqu’il n’a qu’un pouvoir de signature collective à deux;
Que la Chambre de surveillance avait attiré l’attention de la créancière sur cette informalité, dans son premier courrier du 17 juillet 2017 lui impartissant un premier délai au 4 août 2017 pour la réparer, sous peine d'irrecevabilité;
Que la plaignante n'en a rien fait, que ce soit dans le délai prolongé par la suite au
10 août 2017 ou depuis;
Que sa plainte est ainsi manifestement irrecevable et sera dès lors rejetée pour ce motif sans instruction préalable, en application de l'art. 72 LPA;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et ne donne pas lieu à l'octroi de dépens (art. 62 al. 2 OELP).
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