Decision ID: a84bc54b-a633-4438-8b91-6cabebdf9cf3
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_003
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
la demande déposée au greffe du Tribunal des prud'hommes le 18 octobre 2018, par laquelle A_ conclut à ce que B_ SA soit condamnée à lui verser 408'965 fr. 10, intérêts en sus, au titre de paiement d'heures supplémentaires, de jours de vacances non pris en nature ainsi que d'une indemnité pour tort moral;
Vu le jugement
JTPH/317/2019
du 22 août 2019, par lequel le Tribunal a débouté A_ de toutes ses conclusions;
Attendu que le Tribunal a notamment considéré que A_ n'avait pas apporté la preuve de ce qu'il avait accompli des heures supplémentaires, ce dernier n'ayant produit aucun relevé d'heures à cet égard;
Qu'il n'avait pas non plus droit à une indemnité au titre de vacances car il ressortait du dossier que A_ avait en réalité pris plus de jours de vacances que ce à quoi il avait droit;
Qu'enfin, aucun élément ne permettait de retenir que l'état dépressif de A_ était imputable à B_ SA, de sorte qu'aucune indemnité pour tort moral n'était due;
Que, par acte du 23 septembre 2019, A_ a formé appel contre ce jugement, faisant valoir qu'il n'avait eu que 4 semaines de vacances par année au lieu de 5, que son patron avait refusé de lui payer ses heures supplémentaires et qu'il l'avait obligé à travailler alors qu'il était en incapacité de travail;
Considérant,

EN DROIT
, que l'appel, écrit et motivé, formé dans les trente jours, est recevable contre les décisions finales de première instance, lorsque la valeur litigieuse, au dernier état des conclusions, est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 et 311 CPC);
Que le tribunal examine d'office si les conditions de recevabilité sont remplies (art. 60 CPC);
Que, selon la jurisprudence, l'appelant doit démontrer le caractère erroné de la motivation de la décision attaquée et son argumentation doit être suffisamment explicite pour que l'instance d'appel puisse la comprendre, ce qui suppose une désignation précise des passages de la décision qu'il attaque et des pièces du dossier sur lesquelles repose sa critique (ATF
138 III 374
consid. 4.3.1);
Que l'appelant doit donc tenter de démontrer que sa thèse l'emporte sur celle de la décision attaquée, et qu'il ne saurait se borner à simplement reprendre des allégués de fait ou des arguments de droit présentés en première instance, mais doit s'efforcer d'établir que, sur les faits constatés ou sur les conclusions juridiques qui en ont été tirées, la décision attaquée est entachée d'erreurs (arrêt du Tribunal fédéral
4A_290/2514
du 1
er
septembre 2014 consid. 3.3);
Que l'acte de recours doit, en outre, contenir des conclusions formulées de telle sorte qu'en cas d'admission de la demande, elles puissent être reprises dans le jugement sans modification (arrêt du Tribunal fédéral
5A_663/2011
du 8 décembre 2011 consid. 4.3 et 4.5).
Que le défaut de motivation ou des conclusions déficientes ne sont pas de nature mineure et ne justifient pas la fixation par le tribunal d’un délai pour réparer le vice (art. 132 CPC) (ATF
134 II 244
consid. 2.4.2, JdT
2009 I 716
);
Qu'en l'espèce, l'appel ne satisfait pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus;
Que l'appelant ne prend pas de conclusions;
Qu'il se contente en outre de "contester la décision et les écritures" sans critiquer de manière motivée les considérants du Tribunal, se bornant à réclamer le paiement de jours de vacances non pris en nature et d'heures supplémentaires sans indiquer sur quels fondements reposent ses prétentions;
Que les vices qui affectent tant les conclusions que la motivation de l'acte d'appel ne sont pas réparables ;
Que par conséquent l'appel est manifestement irrecevable, ce qui peut être constaté d'entrée de cause, sans requérir de réponse de l'intimée (art. 312 al. 1 CPC);
Qu'au vu de l'issue du litige, il sera renoncé à prélever des frais.
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