Decision ID: 75a23763-f185-5951-982b-7b856d2e28c0
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents de C._, né en 2010, lequel est au bénéfice d’une curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles depuis 2011. D._, intervenant en protection de l’enfant auprès du Service de l’enfance et de la jeunesse (ci-après: SEJ), est son curateur. C._ vit avec sa mère qui détient l’autorité parentale exclusive. Son père jouit d’un droit de visite ordinaire qu’il exerce un week-end sur deux et durant la moitié des vacances scolaires.
Par courriel du 5 juin 2018, D._ a informé la Justice de paix de l’arrondissement de la Broye (ci-après: la Justice de paix) des prochaines dates de vacances de C._ chez son père, soit du 14 au 23 juillet 2018, du 10 au 19 août 2018 et du 12 au 19 octobre 2018, qui ont été fixées par les parents en mars 2018. Il a relevé que A._ lui avait toutefois demandé, en avril 2018, qu’une coupure d’une nuit à son domicile puisse être planifiée durant les vacances, en particulier, s’agissant de la première période de vacances du 19 au 20 juillet 2018. D._ a indiqué qu’à son avis une coupure d’une journée après 6 à 7 jours de vacances en continu chez le père allait actuellement dans l’intérêt de l’enfant, pour autant qu’il reste en vacances à la maison chez son père, étant précisé que cela englobe également les petits voyages d’une journée ou deux. En revanche, si C._ part avec son père en voyage durant toute la période de vacances prévue, le curateur a préconisé qu’aucune coupure ne soit faite (DO 511 à 518 et 523).
Le 5 juillet 2018, A._ a requis, à titre de mesures superprovisionnelles, l’autorisation de venir chercher son fils, le 18 juillet 2018, sur son lieu de vacances et de le ramener à son père le 19 juillet 2018, étant précisé qu’elle sera à ce moment-là près de son lieu de séjour pour des raisons professionnelles (DO 543 et 544).
B. La Justice de paix a, par décision de mesures superprovisionnelles du 10 juillet 2018, rejeté la requête et a réglé les prochaines vacances de C._ chez son père comme initialement prévues entre les parents sans interruption (DO 547 ss).
Le 23 juillet 2018, A._ a demandé au curateur qu’une coupure d’une journée soit planifiée durant les vacances d’août 2018. D._ lui a répondu par la négative, C._ se rendant à nouveau en vacances avec son père (DO 559 et 561).
Par courrier du 27 juillet 2018, A._ a conclu à ce qu’il soit constaté que la procédure de mesures provisionnelles est devenue sans objet et à ce que les frais soient laissés à charge de l’Etat (DO 581).
C. Par décision de mesures superprovisionnelles du 9 août 2018, la Justice de paix a confirmé les prochaines vacances de C._ chez son père comme initialement prévues entre les parents du 10 au 19 août 2018, sans interruption (DO 592 ss).
D. Par décision du 10 septembre 2018, la Justice de paix a constaté que les décisions de mesures superprovisionnelles des 10 juillet et 9 août 2018 sont devenues sans objet. Les frais judiciaires y relatifs, respectivement fixés à CHF 206.- et CHF 205.40, ont été mis à la charge de A._, de même que les frais judiciaires de la décision du 10 septembre 2018, arrêtés à CHF 257.-.
E. Par mémoire du 22 octobre 2018, A._ a interjeté recours contre cette décision, concluant à ce qu’elle soit réformée en ce sens que les frais judiciaires soient laissés à la charge
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de l’Etat, subsidiairement à ce qu’ils soit mis à la charge des parties par moitié chacune, plus subsidiairement à ce qu’ils soient réservés et fixés ultérieurement dans la décision au fond.
F. Le 2 novembre 2018, la Justice de paix s’est déterminée sur le recours et a implicitement conclu à son rejet.
G. Le 7 décembre 2018, B._ a déposé sa détermination et a également conclu au rejet du recours.

en droit
1.
1.1. Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
1.2. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).