Decision ID: 4c03757d-d60c-548a-820e-89ba154da579
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : OAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Madame Y_ (ci-après : la recourante ou l’assurée), née en 1970, par décision du 4 janvier 2009 [recte : 2010], au motif qu’il n’y avait pas de perte de gain dans la sphère professionnelle et que les empêchements de la part ménagère ne dépassaient pas 10 %, après pondération ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 8 février 2010, en concluant à l’annulation de la décision précitée, ainsi qu’à ce qu’il soit dit qu’elle avait droit aux prestations de l’assurance invalidité, et en particulier à une rente entière ;
Que dans sa réponse du 18 mars 2010, l’OAI a conclu au rejet du recours et à la confirmation de la décision entreprise ;
Que par écriture spontanée du 30 mars 2010, la recourante a déclaré persister dans ses conclusions du 8 février 2010 ;
Que le Tribunal de céans a informé les parties par courrier du 3 juin 2010, de son intention de mettre en œuvre une expertise bidisciplinaire en matière rhumatologique et psychiatrique ;
Qu’à cette occasion, il leur a communiqué le nom des experts pressentis, ainsi que les questions qu’il avait l’intention de poser aux experts, tout en leur impartissant un délai au 15 juin 2010 pour faire valoir d’éventuels motifs de récusation des experts et proposer des questions complémentaires ;
Que par courriers du 10 juin 2010, les deux parties ont indiqué n’avoir aucun motif de récusation à l’encontre des experts et n’ont pas souhaité poser de question complémentaire ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si la recourant souffre d’une affection invalidante de sa santé, notamment psychique;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 2003, t.1, p. 443) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu’un renvoi à l'administration, lorsqu'il a pour but d'établir l'état de fait, ne viole ni le principe de simplicité et de rapidité de la procédure, ni le principe inquisitoire ;
Qu’il en va cependant autrement quand un renvoi constitue en soi un déni de justice (par exemple, lorsque, en raison des circonstances, seule une expertise judiciaire ou une autre mesure probatoire judiciaire serait propre à établir l'état de fait), ou si un renvoi apparaît disproportionné dans le cas particulier (RAMA 1993 n° U 170 p. 136, 1989 n° K 809 p. 206) ;
Qu’à l'inverse, le renvoi à l'administration apparaît en général justifié si celle-ci a constaté les faits de façon sommaire, dans l'idée que le tribunal les éclaircirait comme il convient en cas de recours (voir RAMA 1986 n° K 665 p. 87) ;
Qu’en l’espèce, le Tribunal a acquis la conviction qu’une expertise bidisciplinaire était indispensable, sans toutefois qu’il apparaisse que l’OCAI ait constaté les faits de manière sommaire ;
Qu’il convient ainsi d’ordonner une expertise, laquelle sera confiée au Dr A_ et au Dr B_ ;
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