Decision ID: 228afd51-03e5-5b1f-950e-34aaa0e68b5e
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision du 10 septembre 2010, l'OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENEVE (ci-après OAI) a reconnu le droit de Madame P_ à une rente entière d'invalidité du 12 janvier au 30 avril 2008, et à une demi-rente d'invalidité du 1
er
mai au 31 décembre 2008 ;
Que l'assurée, représentée par Me Andreas DEKANY, a interjeté recours le 15 octobre 2010 contre ladite décision ; qu'elle conclut à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité dès le 1
er
janvier 2009 ;
Que dans sa réponse du 22 novembre 2010, l'OAI a proposé le rejet du recours ;
Que par écritures des 17 décembre 2010 et 24 janvier 2011, les parties ont fait part de leurs observations ;
Que le 16 février 2011, l'assurée a produit une expertise réalisée par le Docteur A_, spécialiste FMH en psychiatrie, le 31 janvier 2011 ; que ce médecin conclut à une incapacité de travail durable de 50% ;
Qu'invité à se déterminer, le Dr B_ du Service Médical Régional AI (SMR) a constaté que "l'examen répond aux critères de qualité de l'expertise médicale et permet de modifier les conclusions du SMR basées sur les examens SMR psychiatriques des 10 octobre 2008 et 12 février 2009. En effet, l'expertise actuelle a permis d'assembler nombre de documents non connus / non discutés par le spécialiste du SMR, dont le rapport d'observation en atelier d'août 2008, par exemple, tendant à une capacité de travail de 50% et sûrement pas plus. Sur le plan de l'exactitude quant aux affections présentes, l'étude du Dr A_ l'emporte, comme ensuite son explication sur l'effet conjoint de telles affections sur la capacité de travail, qui s'en trouve très réduite." ;
Que se fondant sur l'avis du Dr B_, l'OAI a proposé de retenir une capacité de travail nulle quelle que soit l'activité envisagée dès le 1
er
janvier 2007, et de 50% dès le 1
er
février 2008, à traduire en termes de métier par un spécialiste de la réadaptation professionnelle, de sorte qu'il reconnaît le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité du 12 janvier au 30 avril 2008, et à une demi-rente à compter du 1
er
mai 2008 ;

Considérant en droit que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Que dès le 1er janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 26 septembre 2010) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu'interjeté en temps utile, le présent recours est recevable (art. 39 al. 1 et 60 al. 2 LPGA) ;
Qu'il convient de prendre acte de ce que l'OAI reconnaît le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité du 12 janvier au 30 avril 2008 (art. 28 LAI), et à une demi-rente d'invalidité dès le 1
er
mai 2008, soit trois mois après l'amélioration de la capacité de travail (art. 88 a al. 1 RAI) ;
Que l'assurée obtient ainsi satisfaction ;
Qu'il se justifie dès lors d'admettre le recours et de renvoyer la cause à l'OAI s'agissant de l'examen des mesures éventuelles de réadaptation professionnelle ;
Qu’aux termes de l’art. 61 let. g de la LPGA, le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal ; leur montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse d’après l’importance et la complexité du litige (ATFA du 1
er
mars 1990 en la cause C.P.) ;
Que le recourant a droit au remboursement des dépens en vertu de la législation fédérale, même lorsque la procédure est sans objet, pour autant que les chances de succès du procès le justifient (ATF
110 V 57
, consid. 2a ; RCC 1989, p. 318, consid. 2b) ;
Que tel est le cas en l’espèce, dès lors que l'assurée a obtenu que soient adoptées ses conclusions ;
Qu'en l'espèce, les dépens seront fixés à 1'000 fr.;