Decision ID: 8f3b3581-9f51-5c61-9691-3ef256b79c42
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la réquisition de poursuite reçue le 17 mai 2017 par l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) de A_ SA (ci-après : la créancière) à l’encontre de B_ (ci-après : la débitrice) ;
Attendu que par acte expédié le 3 novembre 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), la créancière s’est plainte d'un retard injustifié dans le traitement de cette réquisition de poursuite par l’Office ;
Qu’elle a expliqué être sans nouvelles de ladite réquisition ;
Que dans le délai imparti pour déposer ses observations, l’Office s’en est rapporté à justice au sujet de cette plainte ;
Qu’il a, en substance, expliqué avoir reçu cette réquisition le 17 mai 2017 et l’avoir traitée le 22 juin suivant, en remettant le commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx84 H, pour notification à la Poste, laquelle le lui a retourné le 19 juillet 2017 avec la mention de plusieurs passages à l’adresse indiquée par la créancière poursuivante, ainsi que du dépôt d’une convocation et enfin du fait que cet acte de poursuite avait été «
non réclamé, cette personne est dans l’incapacité de répondre et comprendre
» ;
Qu’une sommation a toutefois encore été expédiée par l’Office le 14 septembre 2017 à la débitrice poursuivie, mais cela toujours sans succès, de sorte que le 11 novembre 2017, le dossier fut transmis au service des notifications externes en vue d’un passage à l’adresse de la débitrice, qui a eu lieu le 13 novembre 2017 ;
Qu’à cette occasion, un avis bleu avant publication fut déposé dans la boîte aux lettres de cette dernière, aucun doute ne subsistant quant à son adresse ;
Que devant l’absence de succès de cette nouvelle mesure, l’Office a enfin demandé à la créancière poursuivante de se porter fort des frais de publication en vue d’une notification du commandement de payer dans la poursuite n° 17 xxxx84 H par voie édictale ;
Que l’Office était toujours sans réponse de ladite créancière à la date de ses présentes observations, le 23 novembre 2017 ;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que la créancière poursuivante a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre de la débitrice, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP ; 9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme ;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur ;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite visée a été reçue par l’Office le 17 mai 2017, qui a entrepris son traitement dès le 22 juin 2017 ;
Que toutefois, le commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx84 H, édité par l’Office n’a pu être notifié à la débitrice poursuivie à l’adresse correcte indiquée par la créancière, malgré plusieurs mesures prises sans désemparer par ledit Office ;
Que ce dernier a dès lors dû solliciter la créancière poursuivante de se porter fort en vue des frais de publication par voie édictale de cette notification ;
Qu’ainsi, il ressort en définitive des circonstances du cas d’espèce, que l’Office a pris, dans des délais raisonnables mais en vain, toute les mesures à sa disposition pour parvenir à notifier le commandement payer en question à la débitrice poursuivie ;
Qu’ainsi, ledit Office a fait diligence dans le traitement de la réquisition de poursuite qu’il a reçue de la créancière poursuivante et qu’il n’est pas responsable des difficultés de notification de cet acte ;
Que dès lors, et au vu des principes rappelés ci-dessus, cette situation n’est pas constitutive d’un retard injustifié de l’Office, ce qui sera constaté ;
Que par conséquent, la présente plainte sera rejetée ;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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