Decision ID: 27b1360f-0bc6-5c45-bef1-4019ab0d9789
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 29 juin 2007, l’OFFICE CANTONAL DE L’ASSURANCE-INVALIDITE (OCAI) a nié le droit de Monsieur C_ à des prestations de l’assurance-invalidité, au motif que le degré d’invalidité, de 4.8%, était insuffisant;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision par courrier du 24 août 2007, en concluant à son annulation et à ce qu’il soit constaté que l’atteinte à sa santé entraînait une incapacité de gain de 60% au moins;
Que dans sa réponse du 25 septembre 2007, l’OCAI a conclu au rejet du recours;
Que le 14 novembre 2007, le recourant a produit une attestation médicale établie par le Dr L_, ainsi qu’un courrier rédigé par le Dr M_;
Que l’intimé, auquel ces documents ont été soumis, a répondu par courrier du 12 décembre 2007 qu’il serait nécessaire d’avoir un status détaillé, tant de la part du Dr N_ que du médecin traitant;
Qu’interrogé par le Tribunal de céans, le Dr N_ a répondu par courrier du 28 février 2008;
Qu’interrogé à son tour, le Dr L_ a également répondu en date du 10 mars 2008;
Que par courrier du 19 mars 2008, le recourant, se basant sur les réponses des deux médecins, a amplifié les conclusions de son recours, en demandant à ce qu’il soit constaté qu’il est invalide à 70% au moins;
Que l’intimé a pour sa part fait valoir, par courrier du 3 avril 2008, qu’au vu des éléments médicaux succincts et des contradictions qu’ils comportaient, il conviendrait de procéder à une évaluation rhumatologique précise;
Qu’en date du 26 juin 2008, le Tribunal de céans a ordonné la mise sur pied d’une expertise rhumatologique, qu’il a confiée au Dr O_, spécialiste FMH en rhumatologie;
Que le rapport de ce dernier, daté du 29 octobre 2008, a été communiqué aux parties;
Que le recourant, par courrier du 3 décembre 2008, a contesté pouvoir travailler à mi-temps et a persisté pour le surplus dans ses conclusions;
Que pour sa part, l’intimé, après avoir soumis le dossier du recourant au service médical régional AI (SMR), qualifiant les conclusions du Dr O_ de contradictoires et son argumentation d’insuffisante, a émis l’opinion qu’il n’existait, sur le plan physique, aucune aggravation de l’état de santé du recourant;
Qu’il a en revanche suggéré que dans la mesure où un trouble somatoforme douloureux chronique avait été évoqué, il soit procédé à une évaluation psychiatrique afin de déterminer s’il y a eu aggravation de l’état psychique du recourant ou apparition d’une nouvelle atteinte depuis mars 2007;
Que le recourant, par écriture, du 22 janvier 2009, a indiqué ne pas s’opposer à une telle évaluation;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours a été accordé aux parties pour faire valoir d'éventuels motifs de récusation de l’expert et se déterminer sur les questions posées à ce dernier;
Qu’à l’issue de ce délai, les parties ont indiqué qu’elles n’avaient aucun motif de récusation à faire valoir à l’encontre du Dr
P_
et aucune question à rajouter.

CONSIDERANT EN DROIT
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si le recourant souffre ou non d'une atteinte à la santé invalidante;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438);
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.);
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136);
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002);
Qu’il convient d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée au Dr P_;
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