Decision ID: 22c00af3-d682-5391-8486-081432f0a35d
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
A_ et B_ sont les parents de E_, née le _ 2004.
Leur divorce a été prononcé par jugement du Tribunal de première instance du 26 août 2015. L'autorité parentale conjointe sur l'enfant a été maintenue et la garde exclusive sur l'enfant a été confiée à la mère.
Sur appel interjeté contre ce jugement par la mère de l'enfant, la Cour de justice a, par arrêt rendu le 9 septembre 2016, réservé au père un droit de visite s'exerçant, sauf accord contraire entre les parties, à Genève un dimanche sur deux pendant deux mois, puis un weekend sur deux du samedi matin au dimanche soir sans restriction géographique pendant deux mois puis, par la suite, également pendant la moitié des vacances scolaires, en soumettant la progression de ce droit de visite à la condition que le père exerce régulièrement ce droit pendant la période écoulée. Une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles a été instaurée, le curateur ayant notamment pour mission de s'assurer de l'exercice régulier du droit de visite par le père.
B.
Par ordonnance
DTAE/259/2017
rendue le 18 janvier 2017, communiquée à A_ le 25 janvier 2017, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant a pris acte de l'arrêt rendu par la Cour de justice le 9 septembre 2016 (ch. 1 du dispositif) et désigné deux collaboratrices du Service de protection des mineurs aux fonctions de curatrices de l'enfant (ch. 2), en les invitant à informer l'autorité de protection de faits nouveaux justifiant la modification ou la levée de la mesure (ch. 3).
C. a)
Par acte expédié à la Chambre de surveillance de la Cour de justice le 16 février 2017, A_ recourt contre cette ordonnance, dont elle sollicite l'annulation.
Elle soutient que la curatelle instaurée n'a pas lieu d'être, dès lors que le droit de visite fixé ne tient pas compte de la volonté de l'enfant, qui s'y oppose. Elle explique par ailleurs qu'elle s'attendait à ce qu'une discussion ait lieu entre le père et l'enfant au sujet des modalités du droit de visite, à ce que la curatrice allait intervenir pour que le père verse la contribution alimentaire et cesse de menacer sa fille lorsqu'elle ne voulait pas aller habiter chez son père. Ce n'est que récemment qu'elle avait réalisé que le rôle de la curatrice se limitait à contrôler que le planning des visites soit respecté.
b)
Le Tribunal de protection n'a pas souhaité revoir sa décision.
c)
Dans ses observations du 21 mars 2017, B_ conclut au rejet du recours.
Il conteste que sa fille s'oppose à le voir dans le cadre du droit de visite fixé.
d)
Le 28 mars 2017, les parties ont été informées de ce que la cause était mise en délibération.

EN DROIT
1.
1.1
Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont applicables par analogie pour les mesures de protection de l'enfant (art. 314 al. 1 CC).![endif]>![if>
Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 CC) dans les trente jours à compter de la notification de la décision (art. 450b al. 1 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 al. 1 LaCC).
1.2
Formé à l'encontre de la décision rendue par le Tribunal de protection le 18 janvier 2017 par la mère de l'enfant, dans le délai prescrit et auprès de l'autorité compétente, le recours est recevable de ce point de vue.
2. 2.1