Decision ID: 5895d104-e383-41f4-a76f-5b9c7331439b
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par ordonnance préparatoire
DTAE/2019/2020
du 22 avril 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : Tribunal de protection) a ordonné une expertise (lettre A du dispositif), commis à titre d'expert la Professeure E_, directrice du Centre universitaire romand de médecine légale, lui a confié la mission citée dans la décision sous points 1 à 4 (let. B et C) et lui a imparti un délai au 30 novembre 2020 pour déposer son rapport, notamment (let. F);
Que l'ordonnance mentionne, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours dans les dix jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant pas;
Que ladite décision a été communiquée à A_ pour notification le 29 avril 2020 et reçue par son représentant légal le 30 avril 2020;
Que par courrier adressé préalablement au Tribunal de protection le 26 mai 2020 puis transmis le 29 du même mois à la Chambre de surveillance de la Cour de justice, A_ a formé recours contre l'ordonnance précitée;
Considérant,

EN DROIT
, que les ordonnances d'instruction sont susceptibles d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice dans un délai de dix jours (art. 321 al. 2 CPC, par renvoi de l'art. 31 al. 2 LaCC et applicable par analogie en vertu de l'art. 450f CC), dès leur notification;
Que lorsqu'une partie est représentée par un avocat (art. 68 al. 2 let. a CPC), les actes judiciaires sont notifiés à son représentant, dans la mesure où il est en principe plus apte à saisir la portée des communications judiciaires et à transmettre ensuite les informations nécessaires à son mandant;
Que les délais légaux ne peuvent pas être prolongés (art. 144 al. 1 CPC);
Que la suspension des délais de l'art. 145 al. 1 et 2 CPC ne s'applique pas à la procédure par-devant le Tribunal de protection (art. 41 al. 1 LaCC);
Qu'en l'occurrence, selon la recherche postale effectuée par la Chambre de céans, l'ordonnance querellée a été distribuée au représentant de la recourante le 30 avril 2020, soit à l'Etude d'F_, avocate, en application de l'art. 137 CPC;
Que dès lors, le délai pour recourir a expiré le 11 mai 2020, dans la mesure où la notification est accomplie lorsqu'elle est faite au représentant (BOHNET, Code de procédure civile commenté, p. 547, n. 8 ad art. 137 CPC);
Qu'ainsi le recours expédié après l'expiration du délai utile est tardif et doit être déclaré irrecevable pour ce motif, ce que la Cour peut constater d'entrée de cause, en application de l'art. 322 al. 1 in fine CPC;
Qu'aucun acte de procédure n'ayant été effectué, il sera renoncé à la perception de frais judiciaires.
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