Decision ID: 5d6fb2f7-cbb3-4077-987c-79f64000231a
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que le 24 septembre 2021, le Tribunal de première instance a rendu un jugement
JTPI/12096/2021
sur mesures protectrices de l'union conjugale, statuant notamment sur la garde des enfants, le droit de visite réservé à A_ sur ces derniers, les contributions d'entretien et l'attribution du domicile conjugal; que ce jugement a été reçu par le précité le 28 septembre 2021;
Que par jugement
JTPI/3527/2022
du 18 mars 2022, reçu le 22 mars 2022 par A_, le Tribunal, statuant sur rectification, a ordonné la rectification du dispositif du jugement
JTPI/12096/2021
du 24 septembre 2021, y ajoutant un chiffre 3bis par lequel il a instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles, laquelle était mentionnée dans les considérants dudit jugement, mais pas dans son dispositif;
Que par courrier déposé au greffe de la Cour de justice le 24 mars 2022, A_ a déclaré former appel contre le jugement
JTPI/12096/2021
du 24 septembre 2021;
Considérant,

EN DROIT
, que le délai pour former appel est de dix jours en procédure sommaire, applicable en l'espèce (art. 271 let. a et art. 314 al. 1 CPC);
Que le jugement
JTPI/12096/2021
qui fait l'objet de l'appel à teneur du courrier déposé au greffe de la Cour a été notifié à la partie appelante le 28 septembre 2021, de sorte que le délai d’appel venait à échéance le 8 octobre 2021;
Qu'ainsi, le recours, déposé le 24 mars 2022, après l'expiration de ce délai, est irrecevable, ce que la Cour peut constater d'entrée de cause et sans débats (art. 312 al. 1 in fine CPC);
Que l'appelant a certes reçu le 22 mars 2022 le jugement rectifiant le jugement
JTPI/12096/2022
, mais cette notification ne faisait pas courir un nouveau délai d'appel contre le jugement du 24 septembre 2021;
Que l'appel aurait, tout au plus, pu porter sur la rectification faisant l'objet du jugement du 18 mars 2022, à savoir l'instauration d'une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles, laquelle était préconisée par le Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale et était dès lors vraisemblablement justifiée;
Qu'en tout état de cause, l'appel déposé ne comporte aucune motivation, contrairement à ce qu'exige l'art. 311 al. 1 CPC, puisqu'il se limite à une déclaration de volonté de former appel, de sorte qu'il est également irrecevable pour ce motif;
Que vu l'issue du litige, il ne sera pas perçu de frais judiciaires (art. 7 al. 2 RTFMC).
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