Decision ID: 010ade93-7e2c-54d8-b666-927763fd1249
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Le 15 février 2007, Madame R_ a saisi le Tribunal administratif d’un recours. Elle avait reçu une lettre de la directrice du service de protection des mineurs (ci-après : le SPMI) laquelle refusait de transférer les dossiers de ses enfants F_ et R_ à une autre assistante sociale.
2. Invité à se déterminer, le SPMI a indiqué, les 9 février et 13 mars 2007, que dans le cas d’espèce, il intervenait en vertu d’une curatelle instaurée par le tribunal tutélaire concernant notamment l’organisation et la surveillance des relations personnelles des enfants avec leurs parents. Ce tribunal avait nommé une curatrice, juriste au SPMI, laquelle avait délégué l’exercice du mandat à une assistante sociale. Les dossiers étaient répartis en fonction de critères géographiques et organisationnels. Le Tribunal administratif n’était pas compétent pour revoir une question liée à l’organisation interne de l’administration.
3. Ces déterminations ont été transmises à la recourante.

EN DROIT
1. Selon l’article 57 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), les décisions finales, celles par lesquelles l’autorité admet ou décline sa compétence ainsi que les décisions incidentes qui, si elles étaient exécutées, causeraient un préjudice irréparable à l’une des parties, peuvent faire l’objet d’un recours.
L’article 4 alinéa 1 LPA définit les décisions comme étant les mesures individuelles et concrètes prises par l’autorité dans les cas fondés sur le droit public fédéral, cantonal ou communal et ayant pour objet de créer, de modifier ou d’annuler des droits et des obligations, de constater l’existence, l’inexistence ou l’étendue de droits, d’obligations ou de faits ainsi que de déclarer irrecevables ou de rejeter des demandes tendant à créer, modifier, annuler ou constater des droits ou des obligations.
2. En l’espèce, la lettre du 9 janvier 2007 adressée par le SPMI à la recourante ne peut être qualifiée de décision. Comme le relève l’autorité, il s’agit d’une mesure d’organisation interne et la recourante ne dispose pas d’un droit à ce que le dossier de ses enfants soit traité par telle ou telle personne.
3. Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable.
Vu les circonstances, aucun émolument ne sera perçu (art. 87 LPA).