Decision ID: 46e126cc-1e78-5e45-bc8f-ec767aaf0a08
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que
par décision du 12 août 2009, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES (ci-après le SPC) a nié le droit de Madame F_ (ci-après la bénéficiaire) à des prestations complémentaires, tenant notamment compte dans son calcul de biens dessaisis à hauteur de 55'032 fr. 45 et d'un produit de la fortune de 681 fr. 40, composé d'intérêts de l'épargne par 241 fr. 15 et du produit hypothétique des biens dessaisis par 440 fr. 26;
Que par opposition du 25 août 2009, la bénéficiaire a contesté le montant de 55'032 fr. 45 au titre de biens dessaisis;
Que par décision du 24 septembre 2009, le SPC a modifié ses calculs en réduisant le montant des biens dessaisis à 23'010 fr. 25, aboutissant à des prestations complémentaires cantonales de 31 fr. par mois, et a par conséquent déclaré l'opposition sans objet;
Qu'en date du 21 octobre 2009, la bénéficiaire s'est une nouvelle fois opposée à la décision du SPC en arguant du fait qu'elle avait fourni toutes les explications utiles sur la diminution de ses avoirs;
Que par décision du 9 décembre 2009, le SPC a rendu une décision fixant le montant des biens dessaisis à 13'010 fr. 25 et octroyant à la bénéficiaire des prestations complémentaires cantonales de 206 fr. par mois dès le 1
er
janvier 2010;
Que cette décision a fait l'objet d'une opposition de la bénéficiaire en date du 8 janvier 2010, dans laquelle elle a soutenu avoir justifié la diminution de sa fortune;
Que le 11 mai 2010, le SPC a rendu une nouvelle décision accordant à la bénéficiaire des prestations complémentaires cantonales à hauteur de 430 fr. par mois dès le 1
er
avril 2009, ne retenant plus aucun bien dessaisi dans son calcul, tout en indiquant dans le dispositif de la décision que l'opposition n'était que partiellement admise;
Que la bénéficiaire a recouru contre cette décision par écriture du 11 juin 2010 auprès du Tribunal cantonal des assurances sociales, alors compétent, en alléguant ne pas s'être dessaisie de biens;
Que dans sa réponse du 26 juillet 2010, le SPC a conclu au rejet du recours, en soulignant que sa décision du 11 mai 2010 ne tenait plus compte de biens dessaisis;
Qu'une audience de comparution personnelle s'est tenue devant la Cour de céans le 5 avril 2010, lors de laquelle la bénéficiaire a déclaré retirer son recours et les parties se sont entendues sur le versement d'une indemnité de dépens de 650 fr.;

Considérant en droit que
conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006;
Que dès le 1
er
janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 9 octobre 2009);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que la bénéficiaire a retiré son recours;
Que les parties se sont mises d'accord sur le montant des dépens dus à la bénéficiaire;
Qu’il convient d’en prendre acte et de rayer la cause du rôle;