Decision ID: 6c685827-44d8-5d1e-bbab-d41ad5c17013
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que par jugement du 21 septembre 2018, le Tribunal de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a notamment retiré à B_ et A_ la garde de fait des enfants C_, né le _ 2005, D_, né le _ 2008, et E_, née le _ 2016 (ch. 4 du dispositif), ordonné le placement des enfants dans une famille d'accueil ou dans un foyer ou toute structure appropriée (ch. 6) et réservé à A_ un droit de visite sur les enfants C_, D_ et E_ devant s'exercer une demi-journée en semaine et un week-end sur deux, du vendredi soir au dimanche soir, charge au curateur de restreindre ou d'élargir le droit de visite en fonction des circonstances et de l'évolution de la situation (ch. 9);
Que le 5 octobre 2018, A_ a formé appel contre ce jugement, concluant notamment à ce que la garde sur les enfants lui soit attribuée, que ceux-ci soient maintenus en foyer jusqu'à ce que leur curateur ne l'estime plus nécessaire et à ce qu'un droit de visite devant s'exercer une demi-journée en semaine, tous les week-ends ainsi que la moitié des vacances scolaires lui soit réservé;
Que par acte déposé au greffe de la Cour le 15 octobre 2018, la curatrice de représentation des enfants a sollicité le prononcé de mesures superprovisionnelles tendant à ce que A_ puisse prendre ses enfants chez lui du 22 au 24 octobre 2018; que les relations entre le père et les enfants étaient bonnes et que le SPMi était favorable à cette solution; que le Tribunal avait déjà par le passé répondu favorablement aux demande en ce sens du père;
Considérant,

EN DROIT
, que le juge ordonne les mesures provisionnelles nécessaires lorsque le requérant rend vraisemblable qu'une prétention dont il est titulaire est l'objet d'une atteinte ou risque de l'être et que cette atteinte risque de lui causer un préjudice difficilement réparable (art. 261 al. 1 CPC); qu'en cas d'urgence particulière, notamment s'il y a risque d'entrave à leur exécution, il peut ordonner des mesures provisionnelles immédiatement, sans entendre les parties (art. 265 al. 1 CPC);
Qu'en l'espèce, la requête n'émane pas du père des enfants, bien que celui-ci soit représenté par avocat dans la procédure, mais de la curatrice de représentation des enfants; que le courriel du SPMi se réfère certes à une demande du père en vue de passer quelques jours avec ses enfants, mais qu'en l'absence de demande formée par celui-ci, on ne sait pas s'il est encore en mesure et disposé à accueillir ses enfants chez lui durant les jours concernés; qu'il ne paraît pas opportun d'accorder au père, sur mesures superprovisionnelles, un droit de visite qu'il n'a lui-même pas sollicité;
Que la curatrice de représentation des enfants n'invoque aucun motif pour expliquer pourquoi il faudrait statuer en urgence sur mesures superprovisionnelles, sans que la mère puisse exercer son droit d'être entendue, alors même que les dates des vacances des enfants sont fixées de longue date;
Qu'au vu des circonstances, les mesures superprovisionnelles tendant à accorder le droit de visite sollicité seront refusées;
Qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond (art. 104 al. 3 CC).
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