Decision ID: 35c4bf67-ab6a-4f89-8c4e-96e5e0570fc1
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Considérant en fait :
que par décision du 23 mai 2022, le service de la sécurité de la commune de C_ (ci-après : le service) a confirmé une amende administrative de CHF 500.- à l’encontre de Monsieur A_, titulaire de l’entreprise individuelle B_
(ci-après : l’entreprise), en raison d’un empiètement de 105 m
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sans autorisation communale au chemin du D_ 1_, à C_ ;
que la voie de droit indiquée par cette décision est le recours à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) ;
que par acte du 22 juin 2022, M. A_ a formé recours contre cette décision
par-devant la chambre administrative ;
que par pli du 30 juin 2022, la chambre de céans a accordé aux parties un délai au 11 juillet 2022 pour se déterminer sur la compétence de la chambre administrative, singulièrement sur l’application de l’art. 93 al. 1 de la loi sur les routes du 28 avril 1967 (LRoutes –
L 1 10
), instituant le Tribunal administratif de première instance
(ci-après : TAPI) comme autorité de recours ;
que, par réponse du 8 juillet 2022, le service a conclu à la transmission du dossier au TAPI, relevant que la mention du recours auprès de la chambre administrative relevait d’une erreur de plume ;
que M. A_ n’a pas réagi dans le délai imparti par la chambre de céans ;
que, par courrier du 14 juillet 2022, le service a informé la chambre de céans de ce que M. A_ s’était acquitté de la somme de CHF 200.- ; que, considérant que ce versement mettait un terme à la procédure de recours, le service demandait le « retrait du recours » et le « classement sans suite de l’affaire » ;
que M. A_ n’a pas réagi dans le délai imparti par la chambre de céans pour répondre à cette écriture ;

Considérant, en droit :
que la chambre de céans doit examiner d’office si elle est compétente pour connaître de l’affaire dont elle a été saisie (art. 11 al. 2 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 – LPA –
E 5 10
) ;
que si l’affaire a été portée à tort devant elle, la chambre de céans doit transmettre l’affaire à l’autorité compétente, respectivement à la juridiction compétente (art. 11 al. 3 LPA) ;
que, selon l’art. 131 al. 4 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), le juge qui préside la composition peut prendre seul les décisions finales d’irrecevabilité pour raison d’incompétence manifeste au sens de l’art. 64 al. 2 LPA ;
que, selon l’art. 85 al. 1 LRoutes, est passible d’une amende administrative de CHF 100.- à CHF 60'000.- tout contrevenant à la présente loi (let. a), aux règlements et arrêtés édictés en vertu de la présente loi (let. b) et aux ordres donnés par l’autorité compétente dans les limites de la présente loi et des règlements et arrêtés édictés en vertu de celle-ci (let. c) ;
que, d’après l’art. 93 al. 1 LRoutes, le TAPI connait en première instance des recours contre les décisions prises en application de la présente loi ou de ses dispositions d’application ;
que, partant, la chambre de céans est incompétente pour statuer sur le recours ;
qu’il lui incombe de transmettre d’office le recours au TAPI (art. 64 al. 2 LPA), sans instruction préalable compte tenu de l’issue manifeste à lui donner sur la question de la recevabilité (art. 72 LPA) ;
qu’il sera en l’occurrence statué sans frais devant la chambre de céans.