Decision ID: 7a947537-1850-5be0-af35-ea43c4b9bab2
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que D_, née _ [nom de jeune fille] le _ 1931, de nationalité française, domicilié en son vivant sis [no.] _, route 1_, [code postal] E_ [GE], est décédée à F_ [GE] le _ 2017;
Qu'elle a laissé pour seuls héritiers ses fils A_, né en 1960, et B_, né en 1966, étant veuve de G_, décédé le _ 2000;
Que, par requête du 5 juillet 2019, B_ a sollicité la désignation d'un représentant de la communauté héréditaire, celle-ci ne pouvant être administrée par les héritiers en raison des conflits persistant les opposant;
Que, dans ses déterminations spontanées du 4 novembre 2019 A_ s'est opposé à la requête en représentation de l'hoirie au motif que celle-ci s'acquittait de toutes ses obligations et relevait que son frère refusait «toute coopération dans la gestion d'hoirie»;
Que par décision
DJP/351/2020
du 21 septembre 2020, la Justice de paix a désigné C_, avocate, aux fonctions de représentante de la communauté héréditaire de D_ (ch. 1 du dispositif), lui a, d'une part, conféré le pouvoir général de représenter la succession, de l'administrer et de préparer le partage et, d'autre part, imparti un délai au 23 novembre 2020 pour déposer un rapport exposant la situation successorale, comprenant un état des actifs et passifs au jour du décès et au jour de son entrée en fonction, ainsi qu'un descriptif des activités qu'elle aura déployées dans le cadre de sa mission et de celles qu'il envisage (ch. 2 et 3), mis les frais exposés par le greffe et un émolument de décision de 600 fr. à la charge de la succession (ch. 4);
Que cette décision a été notifiée le 30 septembre 2020 à A_;
Que par acte du 12 octobre 2020, A_ a formé appel contre cette décision et conclu notamment à ce qu'il lui soit «accordé de droit l'effet suspensif et en tant qu'une mesure de retrait n'est pas justifiée par les circonstances»;
Que l'acte ne contient aucune motivation quant à la requête de restitution éventuelle de l'effet suspensif à l'appel;
Considérant

EN DROIT
que les décisions du Juge de paix, qui relèvent de la juridiction gracieuse et sont soumises à la procédure sommaire (art. 248 let. e CPC), sont susceptibles d'un appel dans les dix jours (art. 314 al. 1 CPC) auprès de la Chambre civile de la Cour de justice (art. 120 al. 2 LOJ) si la valeur litigieuse est égale ou supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC);
Qu'en l'espèce, lesdites conditions sont remplies;
Que la décision attaquée doit être considérée comme une mesure provisionnelle
(CR-CC 2016 no 64 ad art. 602 ;
DAS/19/2014
);
Que l'appel contre les décisions provisionnelles n'a pas d'effet suspensif (art. 315 al. 4 let. b CPC);
Que la requête de restitution de l'effet suspensif à l'appel doit être motivée en ce sens que doit être démontré un risque de dommage difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Que l'appelant n'invoque aucun préjudice difficilement réparable du fait de la mise en oeuvre de la décision attaquée;
Que par conséquent, la requête en tant qu'elle viserait l'octroi de l'effet suspensif à l'appel sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais du présent arrêt dans la décision sur le fond.
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