Decision ID: b7d43ab4-e6c6-5e48-8404-081050dabd92
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que Monsieur N_, ainsi que sa famille sont assurés pour l’assurance obligatoire des soins auprès de MUTUEL ASSURANCES-MALADIE SA (ci-après la caisse, puis l’intimée) ;
Qu'après avoir envoyé des sommations à l'assuré, en tant que représentant de la famille, la caisse lui a notifié le 24 mai 2011 un commandement de payer n° _portant sur les primes non payées de la famille d'un montant de 1'654 fr. 95, afférentes aux mois de janvier à mars 2011, sur les frais de sommation de 60 fr. et les frais d'ouverture de dossier de 120 fr., ainsi que les frais de poursuite;
Que l’assuré a formé opposition à ce commandement de payer ;
Que par décisions du 26 août et du 30 septembre 2011, la caisse a levé l’opposition de l’assuré à ce commandement de payer;
Que l’assuré a formé opposition à cette décision au motif que son fils avait droit aux subsides qu'il convenait dès lors de déduire de "ses frais", et qu’il manquait de liquidités;
Que par décision du 13 janvier 2012, la caisse a rejeté cette opposition, en relevant en particulier que l'assuré ne contestait pas la facturation des primes pour le 1
er
trimestre 2011 et que son fils n'était toujours pas au bénéfice d'un subside;
Que l'assuré n'a pas retiré à la poste cette décision, notifiée sous pli recommandé, de sorte que la caisse la lui a fait parvenir par courrier simple en date du 1
er
février 2012, tout en précisant que ce nouvel envoi ne faisait pas courir un nouveau délai de recours;
Que l’assuré recourt contre cette décision, par acte posté le 20 février 2012, en concluant à l’octroi d’un délai supplémentaire pour régler les primes d'assurance, vu sa situation difficile et son incapacité de payer la somme réclamée;
Que l’intimée conclut le 28 mars 2012 au rejet du recours au motif que les difficultés financières ne permettent d’obtenir ni une réduction de prime, ni un délai supplémentaire, d'autant moins qu'il ne s'agit pas de difficultés passagères, le montant de l'arriéré de primes dû s'élevant à plus de 12'000 fr.;
Que l'intimée précise avoir conseillé à maintes reprises aux assurés de s'adresser au Service de l'assurance-maladie afin de demander une révision de leurs subsides;

Attendu en droit que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal;
RS 832.10
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté dans les délai et forme prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 56 LPGA) ;
Que le recourant ne conteste pas devoir payer les primes, mais sollicite un délai supplémentaire pour leur paiement;
Qu’un tel droit n’est toutefois prévu ni par la LAMal ni par la LPGA ;
Qu’il convient dès lors de constater que le recours est infondé, le recourant reconnaissant la prétention de l'intimée;
Que le recourant saisit déjà pour la 2
ème
fois la Cour de céans d'un recours contre une décision de paiement de primes de l'assurance-maladie, en concluant à l'octroi d'un délai supplémentaire;
Que son précédent recours a été rejeté par arrêt du 29 février 2012 de la Cour de céans (
ATAS/225/2012
) aux mêmes motifs;
Qu'il convient dès lors de considérer que le recours est téméraire;
Que dans la mesure où le recourant n'a toutefois reçu l'arrêt précité qu'après avoir déposé son second recours, la Cour de céans renonce à mettre les frais de la procédure à sa charge, en application de l'art. 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA ; RS
E 5 10
);
Qu'en cas de nouveau recours contre une décision de primes d'assurance-maladie pour les mêmes motifs, la Cour de céans ne manquera cependant pas de mettre les frais de la procédure à la charge du recourant;