Decision ID: f482cbe1-6e78-554b-9db5-d040472d1f23
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'ordonnance de preuve no
OTPI/1359/2013
du 4 octobre 2013, communiquée aux parties pour notification le même jour, aux termes de laquelle le Tribunal de première instance, dans le cadre d'une procédure de divorce opposant A_ à B_, a déclaré close l'administration des preuves et fixé les plaidoiries orales finales au 30 octobre 2013, en considérant être suffisamment renseigné par les rapports du Service de protection des mineurs (SPMi) de 2011 et de 2013, de sorte qu'une expertise psychiatrique ne se justifiait pas;
Vu le recours interjeté le 17 octobre 2013 par A_ contre cette décision, celle-ci concluant à son annulation et à ce que soit ordonné la mise en œuvre d'une expertise familiale impliquant l'évaluation des compétences parentales des deux parents au regard du bien-être des enfants C_ et D_;
Vu la demande d'effet suspensif formée par la recourante par acte déposé au greffe de la Cour le 1er novembre 2013, portant sur la suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance de preuve précitée;
Que la recourante soutient que la poursuite – sans la mise en œuvre de l'expertise sollicitée de la procédure de divorce au fond par le premier juge, soit l'audience de plaidoiries finales du 30 octobre 2013 à l'issue de laquelle la cause a été gardée à juger, constituerait pour elle un préjudice difficilement réparable eu égard à ses relations personnelles avec ses enfants;
Vu la décision de la Cour du 4 novembre 2013, accordant l'effet suspensif à titre superprovisionnel jusqu'à droit jugé après détermination de la partie intimée à ce sujet;
Vu la réponse au recours du 7 novembre 2013, B_ indiquant s'en remettre à la justice sur la demande d'effet suspensif déposée par A_ et concluant principalement à l'irrecevabilité du recours de cette dernière, subsidiairement à son rejet;
Considérant,

EN DROIT
, que, dans le cadre d'un recours, la cognition de la Cour est limitée à la constatation manifestement inexacte des faits et à la violation du droit (art. 320 CPC);
Que selon l'art. 325 al. 2 CPC, l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire de la décision attaquée, le recours ne déployant dans la règle (art. 325 al. 1 CPC) aucun effet suspensif;
Qu'à cet égard, l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation (Jeandin, in CPC, Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy [éd.], 2011, no 6 ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'il prendra également en considération les chances de succès du recours (ATF
115 Ib 157
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
4A_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Attendu que le recours est notamment recevable contre les ordonnances d'instruction de première instance, lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 2 CPC);
Qu'en l'espèce, la décision querellée est une ordonnance d'instruction, déclarant les enquêtes closes et remettant la cause pour plaider;
Qu'au vu de l'argumentation développée par la recourante, le risque de préjudice difficilement réparable n'est pas manifeste;
Qu'en effet, dans son recours, la recourante se contente essentiellement de critiquer les conclusions du dernier rapport du SPMi, sans expliquer en quoi la décision querellée lui causerait un préjudice difficilement réparable;
Que le refus d'administrer les preuves sollicitées pourra, le cas échéant et en cas de jugement défavorable pour la recourante, être contesté en appel contre le jugement au fond, l'instance d'appel ayant en outre la possibilité d'administrer des preuves (art. 316 al. 3 CPC) ou de renvoyer la cause en première instance pour complément d'instruction (art. 318 al. 1 let. c CPC);
Que pour le surplus, la recourante ne rend pas vraisemblable et n'allègue d'ailleurs même pas que la mise en œuvre à bref délai d'une expertise familiale serait nécessaire pour sauvegarder ses droits, ou qu'elle devra attendre longtemps avant de connaître l'issue de la procédure de première instance;
Que le présent recours, dont la recevabilité est au demeurant douteuse, est donc,
prima facie
, dénué de chances de succès;
Que, dès lors, la requête de la recourante tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché à l'ordonnance querellée doit être rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC);
Considérant enfin que la présente décision, de nature incidente, est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral, dans les limites de l'art. 93 LTF (ATF
137 III 475
consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral
4D_26/2011
consid. 2 et 3), et que la décision relative à une requête d'effet suspensif étant une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF, seule peut être invoquée la violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF; ATF
137 III 475
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
2C_8/2011
du 3 mars 2011 consid. 3.1).
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