Decision ID: 839af31e-ae0b-5ce0-a8c6-a276259b805d
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/5920/2020
du 6 octobre 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : Tribunal de protection) a confirmé le retrait à C_ de son droit de fixer le lieu de résidence et de la garde de fait de la mineure G_, née le _ 2016 (ch. 1 du dispositif), confirmé le retrait à C_ et à A_ de leur droit de fixer le lieu de résidence et de la garde de fait de leur fils mineur H_, né le _ 2015 (ch. 2), maintenu le placement des mineurs G_ et H_ au sein d'une famille d'accueil (ch. 3), rappelé que le lieu d'accueil des mineurs ne doit pas être communiqué à leurs parents en l'état (ch. 4), réservé un droit à des relations personnelles entre les mineurs et leur mère, C_, de manière encadrée, progressive et médiatisée en présence d'un thérapeute spécialisé (ch. 5), réservé un droit à des relations personnelles à A_ avec ses enfants G_ et H_, au sein du Point rencontre, selon des modalités "un pour un", à quinzaine (ch. 6), levé l'interdiction faite aux parents de s’approcher des mineurs H_ et G_ et de prendre contact avec eux, uniquement dans le cadre de l'exercice des relations personnelles (ch. 7), maintenu, d’une part, l'interdiction faite aux parents d'emmener ou de faire emmener hors de Suisse leurs deux enfants mineurs H_ et G_ et, d’autre part, l'inscription de ces derniers dans le système de recherches informatisées de police (RIPOL/SIS) (ch. 8 et 9), dit que l'interdiction mentionnée au ch. 8 est signifiée sous la menace de la peine prévue par l’art. 292 du Code pénal suisse, dont la teneur a été rappelée (ch. 10), maintenu les curatelles existantes (ch. 11 à 16) et dit que l'autorité parentale de C_, pour la mineure G_, et de C_ et de A_, pour le mineur H_ est limitée en conséquence (ch. 17);
Que pour le surplus, le Tribunal de protection a confirmé E_, intervenante en protection de l'enfant au Service de protection des mineurs, aux fonctions de curatrice, relevé I_ de son mandat de curatrice suppléante, l’a dispensée d'établir un rapport final et désigné F_, chef de groupe, aux fonctions de curateur suppléant (ch. 18), invité les curateurs à adresser au Tribunal de protection d'ici au 31 décembre 2020, un point de situation et des propositions quant à l'évolution possible des relations personnelles entre les mineurs et leurs parents, en tenant compte du bien de leurs protégés, des capacités des parents et des disponibilités des personnes concernées (ch. 19), maintenu la curatelle de représentation confiée à D_, avocat, aux fins de régulariser les pièces d'identité, permis de séjour et passeports des mineurs ainsi que de les représenter dans la présente procédure (ch. 20), dit d’une part que l’ordonnance est exécutoire nonobstant recours et d’autre part que la procédure est gratuite (ch. 21 et 22) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 23);
Que l'ordonnance mentionne, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours dans les trente jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant pas;
Que ladite ordonnance a été communiquée à A_ pour notification le 20 octobre 2020 et distribuée le 21 du même mois;
Que par courrier adressé le 5 novembre 2020 à la Chambre de surveillance de la Cour de justice, A_ a formé recours contre l'ordonnance précitée;
Considérant,

EN DROIT
, que les décisions du Tribunal de protection peuvent faire l'objet d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice dans les trente jours dès la notification aux parties (art. 53 LaCC et 450b CC);
Que l'acte de recours doit être motivé, à tout le moins de manière sommaire, afin de respecter l'exigence de motivation (art. 450 al. 3 CC);
Que la motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance de recours puisse la comprendre aisément;
Que l'instance de recours vérifie d'office les conditions de recevabilité (art. 60 CPC);
Que, dans le cas particulier, le recours du 5 novembre 2020 est dépourvu de tout grief contre l’ordonnance attaquée et ne remplit donc pas les exigences de motivation de l'art. 450 al. 3 CC, le recourant n'énonçant pas en quoi le Tribunal de protection aurait arbitrairement constaté les faits et/ou en quoi consisteraient les violations de la loi qui lui sont reprochées;
Que le recours est dès lors irrecevable pour défaut de motivation;
Qu'il sera renoncé à la perception de frais judiciaires.
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