Decision ID: fd127bc5-0791-5848-b10f-8e30bbda9f70
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par jugement
JTPI/18163/2019
du 17 décembre 2019, reçu par A_ le 20 décembre 2019, le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée par ce dernier au commandement de payer poursuite n° 1_ notifié par l'ETAT DE GENEVE, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale (ch. 1 du dispositif) et condamné A_ à payer à sa partie adverse 300 fr. de frais judiciaires (ch. 2 et 3).
B. a.
Le 27 décembre 2019, A_ a formé recours contre ce jugement, concluant à ce que la Cour l'annule et déboute sa partie adverse de toutes ses conclusions, avec suite de frais et dépens.
b.
Le 3 février 2020, l'ETAT DE GENEVE a conclu à la confirmation du jugement querellé.
c.
Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions.
d.
Elles ont été informées le 3 mars 2020 de ce que la cause était gardée à juger.
C.
Les faits pertinents suivants résultent du dossier.
a.
Le 21 octobre 2011, l'ETAT DE GENEVE a informé A_ de l'ouverture à son encontre d'une procédure en rappel d'impôts et soustraction pour les années 2001 à 2007 et d'une procédure en tentative de soustraction d'impôts pour les années 2008 à 2009.
A l'issue de ces procédures, l'ETAT DE GENEVE a notifié à A_ le 6 janvier 2014 des bordereaux de rappels d'impôts et d'amendes pour soustraction d'impôts pour les années 2001 à 2007 tant en ce qui concerne l'impôt cantonal et communal (ICC) que l'impôt fédéral direct (IFD).
Pour l'année 2004, le total de l'impôt ICC dû était de 14'724 fr. 20, soit 6'603 fr. 90 de bordereau notifié le 7 mars 2006, plus 7'970 fr. 80 au titre de rappel d'impôt.
b.
La réclamation déposée par A_ contre ces bordereaux a été rejetée par décision de l'ETAT DE GENEVE du 3 août 2015.
c.
Le 3 mai 2016, le Tribunal administratif de première instance a rejeté le recours formé contre cette décision par A_.
d.
Par arrêt du 2 août 2017, la Chambre administrative de la Cour de justice a partiellement admis le recours formé par A_ contre ce jugement et a constaté la prescription du droit de procéder à la taxation et de celui de sanctionner la soustraction fiscale en matière d'ICC et d'IFD pour l'exercice fiscal 2001. Le jugement du Tribunal administratif de première instance a été confirmé pour le surplus.
e.
Par arrêt 2_/2017 du 17 septembre 2018, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours formé par A_ contre cet arrêt et a constaté que le droit de procéder au rappel d'impôt était prescrit s'agissant de la période fiscale 2002 et que le droit de sanctionner la soustraction d'impôt était prescrit pour les périodes fiscales 2002 à 2003, tant en matière d'IFD que d'ICC. L'arrêt cantonal a été confirmé pour le surplus.
f.
Le 26 novembre 2018, l'ETAT DE GENEVE a adressé à A_ une sommation de payer les montants de 7'510 fr. 30 au titre du solde du bordereau ICC/3_ notifié le 6 janvier 2014, plus 20 fr. de frais de sommation et
3'302 fr. 55 d'intérêts au 26 novembre 2018.
Cette sommation a été distribuée par courrier A plus dans la boîte aux lettres de A_ le 27 novembre 2018, selon l'attestation fournie par la poste.
g.
Le 24 janvier 2019, l'ETAT DE GENEVE a fait notifier à A_ un commandement de payer poursuite n° 1_, portant sur 7'530 fr. 30 avec intérêts à 5% dès le 4 janvier 2019, plus 3'326 fr. 75 d'intérêts moratoires au 4 janvier 2019.
Opposition a été formée à ce commandement de payer.
h
.
Le 7 août 2019, l'ETAT DE GENEVE a requis la mainlevée définitive de cette opposition.
i.
Lors de l'audience du Tribunal du 6 décembre 2019, A_ a conclu au rejet de la requête, faisant valoir que la créance était prescrite et que la sommation n'avait pas été faite par courrier recommandé, mais par courrier A plus, ce qui rendait la procédure de recouvrement irrégulière.
L'ETAT DE GENEVE a persisté dans ses conclusions, relevant que la notification de la sommation était valable et que la créance n'était pas prescrite. Le délai de perception était de 5 ans et courait dès le 17 septembre 2018, date de l'arrêt du Tribunal fédéral.
La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience.

EN DROIT
1.
1.1
S'agissant d'une procédure de mainlevée, seule la voie du recours est ouverte (art. 319 let. a et 309 let. b ch. 3 CPC). La procédure sommaire s'applique (art. 251 let. a CPC).