Decision ID: 5d75b854-68bd-50bd-b7e9-4953e88d0a38
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, le jugement JTPI/_ du 10 février 2016, notifié le 15 février 2016, par lequel le Tribunal de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a autorisé A_ et B_ à vivre séparés (ch. 1), attribué à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal (ch. 2), attribué à la mère la garde sur C_ et D_ (ch. 3), réglé le droit de visite du père (ch. 4), ordonné le maintien de la curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles (ch. 5), statué sur l'émolument de curatelle (ch. 7), condamné le mari à verser à l'épouse la somme de 5'320 fr. à titre de remboursement des rentes complémentaires AI pour enfant perçues pour la période du 1
er
juillet 2015 au 31 janvier 2016, ainsi que la somme de 5'180 fr. à titre d'arriérés de contribution pour son entretien pour cette même période (ch. 8), condamné le mari à reverser à l'épouse chaque mois dès le 1
er
février 2016 les rentes complémentaires pour enfants (ch. 9), condamné le mari à contribuer à l'entretien de l'épouse à hauteur de 740 fr. par mois dès le 1
er
février 2016 (ch. 10), prononcé la séparation de biens (ch. 10) et statué sur les frais (ch. 12 et 13);
Attendu que, par acte expédié le 26 février 2016 à la Cour de justice, A_ appelle des chiffres 2 à 4 et 8 à 10 du dispositif de ce jugement, concluant, principalement, à ce qu'il soit dit qu'il ne doit pas contribuer à l'entretien de son épouse et que la cause soit renvoyée au Tribunal pour qu'une expertise familiale soit ordonnée;
Que l'intimée n'a pas répondu à l'appel dans le délai imparti;
Que les parties ont été informées le 4 avril 2016 que la cause était gardée à juger;
Que par courrier du 18 avril 2016, l'épouse a indiqué qu'elle acquiesçait aux conclusions de l'appelant concernant la contribution d'entretien la concernant et que, compte tenu de la reprise de la vie commune, les autres conclusions étaient devenues sans objet;
Que le Service de protection des mineurs a établi le 31 mars 2016 son rapport final, adressé au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant le 6 avril 2016, et reçu par la Cour le 19 avril 2016, par lequel il sollicite d'être relevé de son mandat, les époux ayant repris la vie commune;
Qu'interpelé par la Cour, l'appelant a indiqué le 26 avril 2016 qu'il souhaitait qu'un arrêt d'accord soit rendu donnant acte à son épouse de ce qu'elle renonçait au versement d'une contribution d'entretien en sa faveur;
Considérant,

EN DROIT
,
que l'instance d'appel statue par décision avec motivation écrite (art. 318 al. 2 CPC);
Qu'une transaction, un acquiescement ou un désistement d'action a les effets d'une décision entrée en force (art. 241 al. 2 CPC);
Que dans un tel cas, l'autorité saisie raye l'affaire du rôle et statue sur les frais (art. 241 al. 3 et 104 al. 1 CPC);
Qu'en l'espèce, vu l'acquiescement de l'intimée, il convient d'annuler le jugement querellé en tant qu'il condamne l'appelant à lui verser une contribution d'entretien de 740 fr. par mois dès le 1er février 2016;
Qu'au vu de la reprise de la vie commune, les autres points de l'appel, relatifs à l'attribution du logement familial, la garde et les relations personnelles, sont devenus sans objet, ce qu'il y a lieu de constater;
Que les frais judiciaires d'appel seront arrêtés à 200 fr. et mis à la charge de l'appelant, vu la nature du litige (art. 107 al. 1 let. c CPC);
Que pour le même motif ainsi qu'au vu de la nature du litige (art. 107 al. 1 let c CPC), chaque partie supportera ses propres dépens d'appel.
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