Decision ID: dd676575-4b77-5197-8b27-aaad68776cf2
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le 11 mars 2017, B._, gendarme au sein de la police fribourgeoise, se rendait à son travail en voiture. Elle soutient avoir alors été témoin de plusieurs infractions au code de la route commises par le conducteur A._.
Par ordonnance pénale du 6 juillet 2017, le Ministère public a condamné A._ pour violation grave des règles de la circulation routière. Ce dernier y a formé opposition le 13 juillet 2017. Cette procédure est pendante (ccc).
B. Le 2 mai 2018, le Ministère public a entendu B._ comme témoin, en présence de A._ et de son mandataire.
Le 4 mai 2018, A._ a déposé plainte pénale, demandant qu'une instruction pénale soit diligentée contre B._, à tout le moins pour faux témoignage et faux dans les titres.
Le 6 juin 2018, le Ministère public a suspendu la procédure en la cause B._, au motif que l’issue de la plainte pénale déposée par A._ dépend de la procédure pénale ouverte à l’encontre de ce dernier. Le 18 juin 2018, A._ a recouru contre cette décision. Par arrêt du 20 septembre 2018, la Chambre pénale a partiellement admis le recours en annulant l'ordonnance de suspension du 6 juin 2018 et en renvoyant la cause au Ministère public pour instruction (502 2018 124).
Par ordonnance du 6 novembre 2018, le Ministère public a classé la procédure ouverte contre B._ pour faux dans les titres et faux témoignage, frais à la charge de l’Etat.
C. Le 19 novembre 2018, A._ a recouru contre l'ordonnance de classement, concluant, sous suite de frais et dépens, à son annulation.
Le 27 décembre 2018, le Ministère public a produit le dossier de la cause et déposé des observations, concluant au rejet du recours, dans la mesure de sa recevabilité, sous suite de frais.
B._ n’a pas été invitée à se déterminer sur le recours.

en droit
1.
1.1. La voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre les décisions et les actes de procédure du Ministère public (art. 393 al. 1 let. a et 20 al. 1 let. b CPP, en relation avec les art. 64 let. c et 85 al. 1 LJ), soit comme en l'espèce contre une ordonnance de classement de la procédure prononcée par le Ministère public en application de l'art. 322 al. 2 CPP.
1.2. Déposé le lundi 19 novembre 2018 contre une ordonnance notifiée au plus tôt le 7 novembre 2018, le recours respecte le délai de dix jours (art. 90 al. 2, 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP). Motivé et doté de conclusions, le recours est formellement recevable (art. 385 et 396 CPP).
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1.3. Aux termes de l'art. 382 al. 1 CPP, a qualité pour recourir toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision (art. 382 al. 1 CPP). Cet intérêt doit être actuel et pratique (ATF 137 I 296 consid. 4.2); un intérêt de pur fait ou un intérêt juridique futur ne suffisent pas (ATF 127 III 41 consid. 2b; 120 Ia 165 consid. 1a; 118 Ia 46 consid. 3c). Une partie qui n'est pas concrètement lésée par la décision ne possède donc pas la qualité pour recourir et son recours est irrecevable (arrêts TF 1B_72/2014 du 15 avril 2014 consid. 2.1; 1B_669/2012 du 12 mars 2013 consid. 2.3.1 et la référence citée).
La notion de partie visée à l'art. 382 al. 1 CPP doit être comprise au sens des art. 104 et 105 al. 1 CPP (arrêt TF 6B_753/2012 du 25 février 2013 consid. 3.3.1). La partie plaignante  a la qualité de partie (art. 104 al. 1 let. b CPP). On entend par partie plaignante le lésé qui déclare expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur au pénal ou au civil (art. 118 al. 1 CPP). On entend par lésé toute personne dont les droits ont été touchés directement par une infraction (art. 115 al. 1 CPP). Est directement touché dans ses droits au sens de l'art. 115 al. 1 CPP le titulaire du bien juridiquement protégé ou au moins celui coprotégé par la norme pénale (ATF 141 IV 454 consid. 2.3.1; 140 IV 155, JdT 2015 IV 107 consid. 3.2; arrêt TF 6B_799/2015 du 4 avril 2016 consid. 2.1).
La qualité pour recourir de la partie plaignante, du lésé ou du dénonciateur contre une ordonnance de classement ou de non-entrée en matière est ainsi subordonnée à la condition qu'ils soient directement touchés par l'infraction et puissent faire valoir un intérêt juridiquement protégé à l'annulation de la décision. En règle générale, seul peut se prévaloir d'une atteinte directe le titulaire du bien juridique protégé par la disposition pénale qui a été enfreinte (ATF 129 IV 95 consid. 3.1 et les références citées). Les droits touchés sont les biens juridiques individuels tels que la vie et l'intégrité corporelle, la propriété, l'honneur, etc. En revanche, lorsque l'infraction protège en première ligne l'intérêt collectif, les particuliers ne sont considérés comme lésés que si leurs intérêts privés ont été effectivement touchés par les actes en cause, de sorte que leur dommage apparaît comme la conséquence directe de l'acte dénoncé (ATF 141 IV 454 consid. 2.3.1 et les arrêts cités; Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 p. 1148).
1.3.1. Tel est le cas de l'art. 307 CP qui réprime le faux témoignage: cette disposition légale protège en première ligne l'intérêt collectif, à savoir l'administration de la justice, dont le but est la recherche de la vérité matérielle (ATF 123 IV 184 consid. 1c). Les intérêts privés ne sont défendus que de manière secondaire (ATF 141 IV 444 consid. 3.2 et les références citées). Les particuliers ne seront donc considérés comme des lésés que si leurs intérêts privés ont été effectivement touchés par le faux témoignage, ce qu'ils doivent exposer (ATF 123 IV 184 consid. 1c; arrêts TF 6B_542/2015 du 9 décembre 2015 consid. 2; 6B_1004/2014 du 30 juin 2015 consid. 1.2 et les références citées).
En l'espèce, le recourant fait valoir que les prétendues fausses déclarations de B._ pourraient avoir une influence sur l'issue de la procédure pénale concernant sa propre cause, dès lors que la crédibilité de la précitée serait mise à néant. Or, la Haute Cour a eu l'occasion de préciser à plusieurs reprises que, dans le cas où le litige à l'origine de la dénonciation pénale n'est pas encore terminé, on ignore si les prétendues fausses déclarations en justice auront ou non une quelconque influence sur le jugement à rendre. A ce stade, il ne s'agit donc que de pures conjectures. Il n'existe alors aucun lien de causalité directe entre les déclarations litigieuses et le préjudice allégué (arrêt TF 6B_1004/2014 du 30 juin 2015 consid. 1.2 et les références citées). En l'occurrence, la procédure pénale ouverte à l'encontre de A._, suite à son opposition à
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