Decision ID: fe56f4ed-c3d5-5424-8a51-e58cbd78bd2b
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que A_ a conclu à l'annulation du jugement précité, à la constatation de la nullité de la résiliation et, subsidiairement, à l'octroi d'un délai de six mois pour libérer l'appartement et la cave;
Que, préalablement, il a conclu au maintien de l'effet suspensif respectivement à la restitution de celui-ci, si la Cour devait considérer son acte comme un recours;
Que le 13 novembre 2020, VILLE DE GENEVE a conclu au retrait de l'effet suspensif à l'appel formé par A_ le 5 novembre 2020; qu'elle fait valoir que celui-ci de fait a déjà bénéficié d'une prolongation de deux ans; qu'il persiste à refuser toute intervention d'entreprises dans son appartement, laissant ainsi les insectes xylophages se propager dans l'immeuble, un traitement ayant déjà dû être ordonné chez un voisin;
Considérant,

EN DROIT
, que la voie de l'appel est ouverte contre le prononcé de l'évacuation, pour autant que la valeur litigieuse soit supérieure à 10'000 fr. (art. 308
al. 2 CPC);
Que tel est le cas en l'espèce, ce que les parties ne contestent pas;
Que, déposé selon la forme requise et dans le délai légal (art. 130, 311 al. 1 et 314
al. 1 CPC), l'appel est recevable;
Que l'appel suspend la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision (art. 315 al. 1 CPC);
Que l'instance d'appel peut autoriser l'exécution anticipée (art. 315 al. 2 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Qu'en l'espèce, il se justifie d'autoriser l'exécution anticipée de la décision de première instance; qu'en effet, la bailleresse a un intérêt manifeste à pouvoir procéder à un assainissement de l'appartement, possible seulement après le départ de l'appelant, dans la mesure où celui-ci s'oppose à toute mesure de cet ordre, afin d'éviter que d'autres logements ne soient infectés, ce qui a déjà été le cas; que le locataire ne semble pas avoir entrepris la moindre recherche en vue de se reloger, refusant au contraire les solutions proposées par la bailleresse; qu'ainsi son intérêt à pouvoir demeurer dans l'appartement pour disposer de temps afin de se reloger ne mérite pas protection; que de surcroît, il a déjà bénéficié de fait d'une prolongation de près de deux ans, en vain;
Qu'en conséquence, la requête de l'intimée sera admise.
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