Decision ID: 22958e69-0118-50e4-9865-f003391a518a
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par acte expédié le 26 novembre 2018 au greffe de la Chambre de surveillance, A_ SA s'est plainte d'un retard injustifié et/ou d'un déni de justice dans la continuation de la poursuite
n° 1_ requise le 13 juillet 2018 contre C_ SARL;
Que, dans son rapport du 13 décembre 2018, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) s'en est rapporté à la décision de la Chambre de céans; qu'il a exposé que la commination de faillite avait été éditée et remise à la Poste pour notification le 19 juillet 2018; qu'elle lui avait été retournée le 10 août 2018 avec la mention "destinataire introuvable "; que le dossier avait été transmis au service des notifications externes le
12 septembre 2018; que suite à une erreur, le dossier avait été adressé à un autre agent externe le 25 octobre 2018; que l'agent avait effectué un passage à l'adresse de la société le 22 novembre 2018, et avait constaté l'absence de la société à l'adresse indiquée; que le 12 décembre 2018 une convocation avait été adressée à l'organe responsable de la société, lui impartissant un délai au 15 janvier 2019 pour se présenter à l'Office;
Qu'à ce jour la commination de faillite n'a toujours pas été notifiée à la débitrice;
Que, par avis du 18 décembre 2018, la plaignante et l'Office ont été informés que l'instruction de la cause était close.
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Que la plainte peut être déposée en tout temps lorsque le plaignant fait valoir un déni de justice ou un retard à statuer (art. 17 al. 3 LP);
Que la plaignante faisant valoir un retard injustifié, sa plainte, qui répond par ailleurs aux exigences minimales de forme (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), est recevable;
Qu'à réception d'une réquisition de continuer la poursuite, l'Office des poursuites vérifie sa compétence à raison du lieu, la validité formelle de la réquisition, l'existence d'un commandement de payer entré en force et le respect des délais prévus par l'art. 88 al. 1 et 2 LP. Que si ces vérifications ne le conduisent pas à refuser de donner suite à la réquisition, il détermine le mode de continuation de la poursuite et, si le débiteur est sujet à la poursuite par voie de faillite, l'Office adresse "sans retard" la commination de faillite au débiteur (art. 159 LP);
Qu'en l'espèce, plusieurs mois se sont écoulés depuis le dépôt de la réquisition de continuer la poursuite; qu'après la première tentative de notification, l'Office a laissé s'écouler plusieurs semaines avant de confier le dossier au service externe des notifications; qu'il a également attendu près d'un mois avant que l'erreur qu'il admet avoir commise ne soit corrigée; que l'agent notificateur s'est rendu à l'adresse indiquée plus d'un mois après s'être vu attribué le dossier;
Qu'au vu du temps écoulé entre chaque étape devant conduire à la notification de la commination de faillite, il y a donc lieu de constater que l'Office a tardé de manière injustifiée à donner suite à la réquisition de continuer la poursuite déposée par la plaignante le 13 juillet 2018;
Que la plainte doit ainsi être admise;
Que l'Office sera en conséquence invité à procéder sans tarder à la notification de la commination de faillite;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et qu'il ne peut être alloué aucun dépens dans cette procédure (62 al. 2 OELP).
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