Decision ID: 31e49857-412b-523b-a9a1-6256d0ed7115
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Statuant sur recours de Madame A_ contre la décision sur opposition du 17 janvier 2018 du Service des prestations complémentaires (SPC), la chambre de céans l’a admis partiellement, par arrêt du 29 juin 2018 (
ATAS/621/2018
), et réformé cette décision, en ce sens que la recourante a droit à des prestations complémentaires fédérales annuelles de CHF 4'389.50.![endif]>![if>
Ce faisant, la chambre de céans a retenu que les rentes viagères avec restitution annuelles mentionnées dans la décision, de CHF 2'214.25 et de CHF 464.15, auraient dû être prises en considération à 80% seulement. Parallèlement, la chambre de céans a toutefois mentionné, au considérant 1 de l’arrêt, que la recourante disposait d’une rente mensuelle de CHF 48.35, soit de CHF 581.20 par an, et de CHF 230.65 par mois, respectivement de CHF 2'767.80 par an.
2. Par demande du 19 juillet 2018, l’intimé a demandé la rectification de cet arrêt, en relevant que les montants mentionnés dans sa décision initiale du 7 décembre 2017 représentaient déjà le 80% des rentes viagères avec restitution, si bien qu’il avait retenu à raison des rentes annuelles de CHF 464.15 (80% de CHF 580.20) et de CHF 2'214.25 (80% de CHF 2'767.80) à titre de revenus, si bien que le recours devait être rejeté. Il s'avérait ainsi que la chambre de céans avait considéré par erreur que ces derniers montants représentaient le 100% des rentes viagères avec restitution.![endif]>![if>
3. Dans sa réponse du 13 août 2018, l'ayant droit ne s’est pas déterminé sur la demande de rectification, se contentant de relever que les prestations complémentaires ne couvraient même pas ses besoins vitaux, de sorte qu’une solution globale à son cas devrait être trouvée.![endif]>![if>
4. Sur ce, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

EN DROIT
1. En vertu de l’art. 85 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA-GE -
E 5 10
), la juridiction qui a statué peut rectifier, en tout temps, les fautes de rédaction et les erreurs de calcul.![endif]>![if>
En l’occurrence, le SPC ne relève toutefois pas une faute de rédaction ou une erreur de calcul. En effet, il reproche à la chambre de céans d’avoir pris en considération le 80% du 80% des rentes viagères à restitution, en admettant par inadvertance que le 80% de ces rentes mentionné dans sa décision constituait le 100% de celles-ci.
Cela étant, la demande de rectification doit être interprétée comme une demande de révision au sens de l’art. 80 let. c LPA, selon lequel il y a lieu à révision, lorsque, dans une affaire réglée par une décision définitive, il apparaît que, par inadvertance, la décision ne tient pas compte de faits évoqués et établis par pièce.
2. a. Cette demande ayant été déposée dans les délais et forme prescrits par la loi, elle est recevable (art. 81 LPA).![endif]>![if>
b. En ce que l'ayant droit demande le réexamen de son droit aux prestations, il convient de relever qu’elle n’invoque aucun des motifs énumérés à l’art. 80 LPA permettant de procéder à la révision de l’arrêt du 29 juin 2018 de la chambre de céans. Partant, ses conclusions sont irrecevables.
3. En l’occurrence, il résulte effectivement du considérant 1 de l’arrêt en cause, ainsi que des pièces du dossier, que les montants des rentes viagères avec restitution sont de CHF 48.35 par mois et de CHF 580.20 par an, ainsi que de CHF 230.65 par mois et de CHF 2'767.80 par an.![endif]>![if>
Cela étant, il s’avère que la chambre de céans a retenu par erreur, au considérant 7 de l'arrêt querellé, que le 100% de ces rentes étaient de CHF 2'214.25 et de CHF 464.15, en se fiant aux montants indiqués dans la décision initiale, lesquels ne mentionnaient pas qu’il s’agissait du 80% des rentes viagères avec restitution.
Partant, il y a lieu de considérer que l’intimé a effectivement pris en compte à titre de revenus seulement 80% des rentes viagères avec restitution dans sa décision, conformément à la loi, de sorte que son calcul des prestations complémentaires est correct.
4. Cela étant, il y a lieu d’annuler l’arrêt du 29 juin 2018 de la chambre de céans, conformément à l’art. 83 al. 2 LPA, et de statuer à nouveau. Dès lors que le calcul des prestations complémentaires du SPC est conforme à la loi, il y a lieu de rejeter le recours.![endif]>![if>
5. La procédure est gratuite. ![endif]>![if>