Decision ID: 9ee5e0b0-09d2-511f-9801-489e6387fbc4
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que,par décision du 16 janvier 2014, l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après l’OAI ou l’intimé) a octroyé à Monsieur A_, né le _ 1956, une rente entière d’invalidité du 1
er
décembre au 30 septembre 2009 pour un degré d’invalidité de 100% ; qu’à compter du mois de juin 2009, son état de santé s’est amélioré dans une mesure excluant tout droit à une rente d’invalidité (degré d’invalidité de 23 %), raison pour laquelle la rente était supprimée au 30 septembre 2009 ;
Que l’assuré, par l’intermédiaire de son mandataire, a interjeté recours contre cette décision en date du 14 février 2014, en concluant à l’annulation de la décision, à ce qu’un degré d’invalidité de 100% lui soit reconnu depuis le 13 juillet 20004, à l’octroi d’une rente entière dès le 1
er
septembre 2005 ainsi qu’à l’octroi de mesures professionnelles ; qu’il a reproché à l’intimé une instruction lacunaire de son cas ;
Que dans sa réponse du 19 mars 2014, l’intimé a conclu au rejet du recours, se référant à l’avis du SMR du 18 mars 2014 ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle du 4 juin 2014, l’intimé a admis n’avoir pas effectué d’instruction complémentaire quant à l’aspect psychique, alors même que la chambre de céans avait annulé la décision de refus de 2012 et lui avait renvoyé la cause ; que les parties ont convenu qu’une expertise pluridisciplinaire était nécessaire, le recourant ayant précisé qu’il souffrait encore de troubles du sommeil et de l’ouïe;
Qu’en date du 27 août 2014, la Policlinique médicale universitaire (PMU) a informé la chambre des assurances sociales qu’elle était en mesure d’accepter le mandat ;
Que la chambre des assurances sociales a communiqué aux parties le nom des experts ainsi que les questions qu'elle avait l'intention de leur poser, en leur impartissant un délai pour faire valoir une éventuelle cause de récusation et se déterminer sur les questions posées ;
Que par courrier du 30 septembre 2014, le recourant a informé la chambre de céans qu’il n’avait pas de motif de récusation et a communiqué les questions complémentaires qu’il entendait poser aux experts ;
Que la chambre des assurances sociales a complété les questions, dans la mesure de leur pertinence ;

Attendu en droit
quedès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en oeuvre une expertise (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4) ;
Qu’un renvoi à l’administration reste possible, notamment lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4 ; ATF non publié
8C_760/2011
du 26 janvier 2012, consid. 3)°;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF
137 V 210
consid. 4.4.2) ;
Qu’en l’occurrence, au vu des faits et des documents produits, il a été convenu d’accord entre les parties qu’une expertise pluridisciplinaire était indispensable afin de clarifier les aspects médicaux et leurs répercussions sur la capacité de travail du recourant ;
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