Decision ID: dabec7a6-1cee-5fca-8f25-6d7d7fdcd480
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Considérant, en fait, que, par décision du 28 août 2015, l’office cantonal de l’emploi (ci-après : l’OCE) a refusé à l’association A_ une allocation de retour en emploi en faveur de Madame B_ pour un engagement dès le 15 septembre 2015 en tant que secrétaire pour un salaire de CHF 3'200.- x 12 et une durée souhaitée de 24 mois ;
Que l’association A_ a formé opposition le 17 septembre 2015 contre cette décision ;
Que par décision sur opposition du 18 décembre 2015, l’OCE a rejeté cette opposition et confirmé sa décision précitée du 28 août 2015 ;
Que cette décision sur opposition a été notifiée à l’association A_ le 23 décembre 2015 ;
Que par un recommandé du mardi 2 février 2016, l’association A_ a recouru auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice contre cette décision sur opposition, en concluant à l’annulation de la décision litigieuse ;
Que dans sa réponse au recours du 23 février 2016, l’OCE a conclu à l’irrecevabilité du recours pour cause de tardiveté ;
Qu’invitée à se déterminer sur cette question, de même que sur les circonstances qui l’aurait empêchée d’agir dans le délai légal de recours, l’association A_, par un courrier recommandé du 3 mars 2016, a indiqué qu’elle avait reçu la décision attaquée le 28 décembre 2015 et que, compte tenu de la suspension des délais jusqu’au 2 janvier inclusivement, son recours avait été interjeté en temps utile ;

Considérant, en droit, que la chambre des assurances sociales est compétente pour connaître des contestations prévues à l’art. 49 al. 3 de la loi en matière de chômage du 11 novembre 1983 (LMC -
J 2 20
) en matière de prestations cantonales complémentaires (art. 134 al. 3 let. b de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), donc pour statuer sur le présent recours, dès lors que celui-ci est dirigé contre une décision sur opposition rendue à propos d’une allocation de retour en emploi, qui est une prestation complémentaire cantonale de chômage ;
Que peu importe de déterminer si la décision sur opposition attaquée a été reçue par l’association recourante le 23 décembre 2015 (ainsi que l’atteste le « track and trace » de la Poste) ou le 28 décembre 2015 (ainsi que l’affirme l’association recourante dans son courrier du 3 mars 2016, alors que dans son recours du 2 février 2016, elle a fait mention de la date du 20 décembre 2015), dans la mesure où, en tout état, le délai de recours était suspendu du 18 décembre au 2 janvier inclusivement (art. 63 al. 1 let. c de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA-GE -
E 5 10
; cf. aussi art. 38 al. 4 let. c LPGA) ;
Que le délai de recours a commencé à courir le 3 janvier 2016 ;
Que peu importe que le 3 janvier 2016 était un dimanche, cette circonstance n’étant propre à produire un report de l’échéance du délai de recours qu’à l’égard du dernier jour du délai de recours, mais pas du premier (art. 17 al. 3 et 89 a LPA ; cf aussi art. 38 al. 3 LPGA) ;
Que le délai de recours, de 30 jours (art. 49 al. 3 LMC), arrivait donc à échéance le lundi 1
er
février 2016, qui n’était pas un jour légalement férié (art. 17 al. 3 LPA ; art. 1 de la loi sur les jours fériés, du 3 novembre 1951 - LJF - J1 45) ;
Qu’ayant été déposé le mardi 2 février 2016, le présent recours est tardif ;
Qu’invitée à se déterminer notamment à ce propos, l’association recourante n’a pas fait valoir de motif valable de restitution du délai de recours (art. 16 al. 3 LPA) ;
Qu’une erreur dans la computation du délai de recours ne représente pas un motif de restitution du délai de recours ;
Que rien ne vient établir que l’association recourante a été empêchée sans sa faute d’agir dans le délai de recours ;
Que le présent recours doit donc être déclaré irrecevable ;
Que la procédure est gratuite (art. 89H al. 1 phr. 1 LPA).