Decision ID: bcb165db-042c-5c39-a803-689edaeb1532
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par acte posté le 11 septembre 2010, Monsieur L_, "responsable de groupe perception" à l’office cantonal des assurances sociales (ci-après : OCAS) a adressé au Tribunal administratif un recours dirigé contre le règlement instituant une commission de réexamen en matière d’évaluation des fonctions de l’OCAS, validé par le conseil d’administration de cet organisme le 22 juillet 2010. M. L_ priait le tribunal de céans de constater la nullité de ce règlement afin que ses droits et ceux de ses collègues soient respectés et que le traitement de leurs oppositions soit fait de manière équitable et légale.
Selon le texte de ce règlement, ladite commission a pour but de permettre aux membres du personnel de l’OCAS ou à leur hiérarchie de demander le réexamen des décisions relatives à l’évaluation des fonctions. Toute décision prise à ce sujet est susceptible d’opposition auprès du président du conseil d’administration et cette opposition est elle-même susceptible d’une demande de réexamen auprès de la commission ainsi instituée.
D’après M. L_, son recours était recevable puisque le Tribunal administratif était l’autorité supérieure ordinaire de recours au sens de l’art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LOJ -
E 2 05
). Préalablement, il sollicitait l’effet suspensif pour que le règlement contesté ne soit pas appliqué.
2. Invité à se déterminer au sujet de ce recours, l’OCAS a répondu le 28 septembre 2010 que le recours était irrecevable, celui-ci n’étant dirigé que contre le règlement précité. La demande de restitution de l’effet suspensif était ipso facto sans objet.
Certaines décisions de classification des fonctions de son personnel faisaient actuellement l’objet d’une procédure d’opposition devant la commission instaurée par le règlement contesté par l’intéressé. Ces procédures devaient conduire à des décisions individuelles et concrètes au sujet de la classification de la fonction de chacun. Lesdites décisions seraient alors susceptibles de recours auprès du Tribunal administratif mais une telle démarche était prématurée.
3. Cette réponse a été transmise à M. L_ qui a fait savoir par pli du 14 octobre 2010 qu’il maintenait son recours.

EN DROIT
1. A l’exception des lois, notamment de déclassement votées par le Grand Conseil, le Tribunal administratif ne peut connaître que de décisions conformes à l’art. 4 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
). Or, le règlement en question ne constitue pas une telle décision. Il ne peut faire l’objet d’un recours en tant que tel.
2. En conséquence, le recours sera déclaré irrecevable sans autre instruction (art. 72 LPA). La demande de restitution de l’effet suspensif est ainsi sans objet.
3. Le recourant qui succombe devra s’acquitter d’un émolument de CHF 500.- (art. 87 LPA).
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