Decision ID: effd1134-0fd7-5b47-b618-e71fca8daaf6
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. a) Par ordonnance pénale du 24 février 2017 (dossier ddd), le Ministère public a reconnu B._ coupable de menaces commises le 14 mai 2016 à l’encontre de C._ et l’a condamné à une peine pécuniaire de 10 jours-amende, sans sursis. Le montant du jour-amende a été fixé à CHF 100.-. B._ a formé opposition à cette ordonnance.
b) Le 19 mars 2017, A._ a déposé une plainte pénale contre C._ pour violation de domicile, menaces et contrainte simplement en référence avec la date du « 14.05.2016 à 2115 heure(s) ». Le même jour, B._ a déposé une plainte pénale contre ce dernier pour calomnie, sans autre mention que dans la plainte parallèle.
B. Par ordonnance du 6 avril 2017, le Ministère public a décidé de ne pas entrer en matière sur les précitées plaintes pénales en retenant qu’elles ont été déposées largement plus de trois mois après les faits. Dès lors, elles n’étaient pas recevables s’agissant de la prétendue violation de domicile, d’éventuelles menaces ou atteintes à l’honneur. S’agissant de la contrainte, il a relevé que l’on peinait à déceler à la lecture de l’ordonnance pénale du 24 février 2017 qui a été versée au dossier quel comportement de C._ pourrait tomber sous le coup de cette disposition. Le Ministère public a encore précisé que, dans le cadre de la procédure qui a abouti au prononcé de la précitée ordonnance pénale, B._ a refusé de répondre à la convocation de la police cantonale et n’a donc pas fait de déclarations.
C. Le 15 avril 2017, A._ et B._ ont recouru contre la précitée ordonnance et les listes de frais pénales du 6 avril 2017 en concluant à leur annulation.
Dans ses observations du 24 mai 2017, le Ministère public a conclu au rejet du recours.
Le 2 juin 2017, A._ et B._ ont déposé une réplique sur les observations formulées par le Ministère public.

en droit
1.
Les factures adressées aux recourants ne sont qu’une étape d’encaissement (cf. art. 161 de la loi sur la justice [LJ; RSF 130.1]; 36 et 38 du règlement sur la justice [RJ; RSF 130.11]) et ne sont pas sujettes à recours en tant que telles. La détermination du débiteur des frais relève de la décision ou de l'ordonnance elle-même et la contestation à ce sujet a lieu en attaquant la décision finale qui les fixe (art. 421 al. 1 du Code de procédure pénale suisse [CPP; RS 312]). Partant, le recours est irrecevable dans la mesure où il est dirigé contre ces actes d’exécution.
2.
2.1 En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP et 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière. Le délai de recours est de dix jours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP).
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En l’espèce, la date de notification de l’ordonnance attaquée ne ressort pas du dossier. Toutefois, elle a dû être notifiée aux recourants au plus tôt le 7 avril 2017 comme ils le soutiennent d’ailleurs (recours, p. 2, ch. 2). Par conséquent, le recours remis à un bureau de poste le 15 avril 2017 l’a été dans le délai légal.
2.2 Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). La partie plaignante a la qualité de partie (art. 104 al. 1, let. b CPP). On entend par partie plaignante le lésé qui déclare expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur au pénal ou au civil. Une plainte pénale équivaut à une telle déclaration (art. 118 al. 1 et 2 CPP).
L’ordonnance querellée prononce la non-entrée en matière sur les faits (supposés) objets des plaintes pénales. Les recourants étant parties plaignantes, ils sont directement touchés par cette décision et ont la qualité pour recourir (art. 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).