Decision ID: 5ddd7169-0fe8-5b28-b914-f36a9349160b
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'ordonnance
OTPI/49/2018
du 22 janvier 2018 par laquelle le Tribunal de première instance, statuant sur mesures provisionnelles, a déclaré irrecevable la conclusion prise par A_ tendant à ce qu'il soit ordonné à la caisse de pension C_, sise à _ [Argovie], de procéder au blocage des comptes de libre-passage ouverts au nom de B_ auprès de cet établissement (ch. 1 du dispositif), fait interdiction à ce dernier de disposer, notamment par retrait en espèces, transfert ou versement sous forme de capital, des montants déposés au titre d'avoirs de libre passage auprès de toute banque/institution de prévoyance sans l'accord de A_ ou du juge, sous la menace de la peine de l'art. 292 CP (ch. 2), réservé sa décision finale quant au sort des frais judiciaires (ch. 3), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 4) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 5);
Vu l'appel formé par A_ contre cette ordonnance le 29 janvier 2017;
Vu la requête de mesures superprovisionnelles formée à cette occasion, aux termes de laquelle A_ a conclu à cet égard à ce qu'il soit ordonné à la caisse de pensions D_ de procéder au blocage des comptes de libre passage ouverts au nom de B_ auprès de cette établissement;
Qu'elle fait valoir que dès le prononcé de l'ordonnance attaquée, B_ "serait parfaitement en mesure de tenter de procéder à un retrait en espèces de ses avoirs avant que la Cour n'ait pu statuer sur la restitution de l'effet suspensif";
Considérant,

EN DROIT
, que selon l'art. 265 al. 1 CPC, en cas d'urgence particulière, notamment s'il y a risque d'entrave à leur exécution, le tribunal peut ordonner des mesures provisionnelles immédiatement, sans entendre la partie adverse;
Qu'il incombe à la partie requérante de rendre vraisemblables les faits qu'elle allègue, ainsi que le bien-fondé, sous l'angle d'un examen sommaire, de la prétention qu'elle invoque (ATF
131 III 473
consid. 2.3; Hohl, Procédure civile, tome II, 2
ème
éd., 2010, n
os
1773 à 1776 et 1779);
Qu'en l'espèce, l'appelante n'indique aucun élément permettant de penser que l'intimé chercherait, actuellement ou de manière imminente, à retirer ses avoirs de prévoyance et pourrait y parvenir alors même que l'ordonnance attaquée lui fait interdiction de procéder à un tel retrait, et ce sous la menace de la peine de l'art. 292 CP;
Que la demande de mesures superprovisionnelles sera dès lors rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais de la présente décision avec la décision sur le fond.
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