Decision ID: 80a7a186-fc36-443a-9660-e7a4648f2df9
Year: 2010
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Vu:
- la décision du 21 janvier 2010 par laquelle le Ministère public de la Confédé-
ration (ci-après: MPC) a ordonné le séquestre des valeurs patrimoniales  sur les relations bancaires dont A. est ou a été titulaire, ayant droit économique ou au bénéfice d’un pouvoir de signature auprès de la banque B., ainsi que la production des documents bancaires y relatifs,
- la plainte de A. du 29 janvier 2010 concluant à l’annulation de l’ordonnance
de séquestre et de production de documents du 21 janvier 2010, l’effet  devant préalablement être accordé à sa démarche,
- les déterminations du MPC du 8 février 2010 aux termes desquelles le com-
plexe de faits dans lequel l’ordonnance entreprise a été rendue a été  aux autorités du canton X. comme objet de leur compétence (act. 3.5 et 3.6), d’une part, et le maintien du séquestre se justifie du fait que sa levée immédiate « viderait complètement le recours de son sens, dans la mesure où la conservation des valeurs en vue de leur éventuelle confiscation s’en trouverait définitivement compromise », d’autre part,

Et considérant:
que l’ordonnance attaquée ayant été reçue le 25 janvier 2010, la demande d’effet suspensif a été formée en temps utile (art. 217 PPF);
que, selon l’art. 218 PPF, la plainte ne suspend l’exécution de la décision  que si la Cour des plaintes ou son président l’ordonne;
que le but premier d’une telle mesure est le maintien d’un état qui garantit l’efficacité de la décision ultérieure, quel que soit son contenu;
que l’octroi ou le refus de l’effet suspensif dépend de la pesée des intérêts en présence et doit être fonction de chaque cas d’espèce (ATF 107 Ia 269 consid. 1 p. 270);
que le plaignant doit démontrer qu’il est sur le point de subir un préjudice  et irréparable lié à l’absence d’effet suspensif (KOLLY, Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral: un aperçu de la pratique, Berne 2004, p. 58 s. no 5.3.6);
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qu’en l’espèce, le plaignant se contente d’affirmer qu’ « il est [...] indispensable que cette somme puisse être virée par la banque B. à Y. au plus tard le 1er février 2010, ce virement étant destiné à payer le prix d’achat d’un appartement à Z. (D), prix et délai ressortant d’un acte de vente parfaitement valable et exécutoire » (act. 1, p. 4);
que, ce faisant, le plaignant ne démontre pas le caractère important et irréparable de l’éventuel préjudice qu’il subirait du fait de l’absence d’effet suspensif;
qu’en tout état de cause, l’octroi de l’effet suspensif ne saurait avoir pour  de compromettre l’efficacité de la mesure ordonnée, pour peu que , comme c’est le cas en l’espèce, ne soit pas d’emblée injustifiée (BÖSCH, Die Anklagekammer des Schweizerischen Bundesgerichts [Aufgaben und Verfahren], thèse, Zurich 1978, p. 87);
que la requête d’effet suspensif doit ainsi être rejetée pour ces motifs déjà;
que, par surabondance, la procédure ayant été déférée très récemment par le MPC à une nouvelle autorité de poursuite – soit celle du canton du canton X. (act. 3.5 et 3.6) – cette dernière doit se voir accorder la possibilité de se  sur le fond de la présente cause sans que la mesure attaquée soit ;
que les frais de la présente ordonnance seront réglés conjointement avec ceux de la décision au fond.
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