Decision ID: f0914e65-2d2d-5bc3-8a10-6594f0e8fe9a
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, le 2 mars 2018, A_ a adressé à la Cour de justice un acte intitulé
"opposition au jugement du 9 février et avis de saisie du 12 mars"
;
Que cet acte, qui n'était accompagné d'aucune pièce, mentionnait une cause C/1_ainsi qu'une poursuite n° 2_;
Que A_ y expliquait en résumé qu'il n'était pas débiteur à titre personnel d'un montant réclamé par une société B_ (en réalité C_, titulaire de la raison de commerce individuelle B_.) de telle sorte que l'avis de saisie qu'il avait reçu pour le 12 mars 2018
"n'a pas lieu d'être"
;
Que, par courrier daté du 7 mars 2018, la Chambre de surveillance, à laquelle l'acte déposé le 2 mars 2018 avait été transmis pour raison de compétence, a fixé à A_ un délai expirant le 19 mars 2018 pour produire une copie de l'acte attaqué, motiver sa plainte et formuler des conclusions, le tout sous peine d'irrecevabilité;
Que, par lettre datée du 9 mars 2018, A_ a sollicité la prolongation de ce délai;
Que, par courrier daté du 13 mars 2018, adressé à A_ par plis simple et recommandé, la Chambre de surveillance a fait droit à cette requête et prolongé au 30 avril 2018 le délai fixé pour produire l'acte attaqué et compléter la plainte par une motivation et des conclusions;
Que A_ n'a déposé aucun acte ou document supplémentaire dans le délai imparti, ni plus tard;
Considérant,

EN DROIT
, que la plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP); qu'elle doit comporter une motivation, qui peut être sommaire mais doit permettre à l'autorité de surveillance d'identifier la mesure contestée et de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (Erard, CR LP, 2005, n° 32 et 33 ad art. 17 LP);
Que l'art 65 al. 2 LPA (applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP) commande d'impartir au plaignant dont l'acte ne satisfait pas à ces exigences un bref délai pour y remédier, sous peine d'irrecevabilité;
Que l'art. 72 LPA (applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP) permet à la Chambre de surveillance d'écarter ou de rejeter, sans instruction préalable et par une décision sommairement motivée, une plainte manifestement irrecevable ou mal fondée;
Qu'en l'espèce l'acte adressé le 2 mars 2018 par le plaignant à la Cour de justice, qui mentionne aussi bien une procédure de mainlevée qu'un avis de saisie, ne permet pas d'identifier clairement la décision attaquée;
Que l'on ne comprend pas à sa lecture quels reproches sont adressé à l'Office des poursuites ni dans quel sens la décision de ce dernier devrait être modifiée, étant rappelé qu'il n'appartient pas aux autorités de poursuite de se prononcer sur l'existence ou le montant de la créance invoquée;
Que la plainte ne satisfait ainsi manifestement pas aux exigences de recevabilité résultant de l'art. 17 LP ainsi que de l'art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP;
Qu'invité à compléter son acte sous peine d'irrecevabilité, le plaignant n'en a rien fait;
Que la plainte doit donc être déclarée irrecevable, et ce sans instruction préalable (art. 72 LPA);
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP), aucuns dépens ne pouvant être alloués (art. 62 al. 2 OELP).
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