Decision ID: b45226fe-c8a7-5644-b9ae-6e6b2a92780c
Year: 2005
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que la société X_ SA a été inscrite au registre du commerce du canton de Genève en 1980 jusqu'à sa faillite, prononcée par jugement du Tribunal de première instance le 4 novembre 1997 ;
Que dès sa création Monsieur E_ en a été administrateur-président, Madame E_ administratrice-secrétaire, et Monsieur M_ directeur ;
Que par décisions du 18 janvier 1999, la CAISSE CANTONALE GENEVOISE DE COMPENSATION (ci-après la caisse) leur a réclamé la réparation de son dommage, à raison de 32'619 fr. 35 pour les époux E_ (soit les frais 1995 et un solde de cotisations dû pour 1996) et 51'701 fr. 30 pour Monsieur M_ (idem + solde de cotisations pour 1997) ;
Que les époux E_ ont fait opposition par plis des 20 janvier et 8 février 1999 ;
Que la caisse a introduit en date du 25 février 1999 une action en réparation du dommage, demandant la mainlevée des oppositions ;
Que les époux E_ ont répondu, par le biais de leur conseil, en date du 19 mars 1999, invoquant leur démission au 31 décembre 1995 ;
Que Monsieur M_ a fait opposition en date du 11 mars 1999 ;
Que la caisse a introduit en date du 12 avril 1999 une action en réparation du dommage à son encontre, demandant la mainlevée de son opposition ;
Que Monsieur M_ a répondu, par le biais de son conseil, en date du 30 avril 1999 ;
Qu’en raison de la modification de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire, la procédure a été transmise d'office au Tribunal de céans, avec effet au 1
er
août 2003 ;
Que le Tribunal a procédé à une audience de comparution personnelles des parties, en date du 23 novembre 2004 ;
Qu’à cette occasion les époux E_ ont produit des pièces relatives à leur démission au 31 décembre 1995, et que Monsieur M_ a confirmé que dès cette date ils avaient quitté la société et n’y avaient plus participé d’aucune façon ;
Que la caisse a sollicité un délai pour se déterminer sur le maintien ou non de son action contre ceux-ci, et que la cause a été remise en comparution des parties au 14 décembre 2004 ;
Que lors de cette audience, la caisse a indiqué retirer son action à l’encontre des époux E_ ;
Que Monsieur M_, pour sa part, a reconnu avoir déposé son opposition un jour trop tard, et s’en est rapporté à justice ;
Qu’à l’issue de l’audience la cause a été gardée à juger.

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch.1 de la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946, de sorte que sa compétence pour juger du cas d’espèce est établie ;
Que s’agissant des époux E_ il y a lieu de prendre note du retrait de l’action à leur encontre par la caisse ;
Qu’ils obtiennent ainsi gain de cause, de sorte qu’ils ont droit à des dépens, fixés en l’espèce à 1'500 fr. ;
Que par ailleurs, la caisse a agi dans les délais de l’art. 82 al. 1 du règlement sur l’assurance-vieillesse et survivants (ci-après RAVS) ;
Qu’en revanche l’opposition de Monsieur M_ doit être déclarée tardive;
Qu’en effet aux termes de l'article 81, al. 2 RAVS, l'employeur peut, dans les 30 jours dès la notification de la décision en réparation du dommage, former opposition auprès de la caisse de compensation contre ladite décision.
Qu’en l’espèce il ressort du dossier que la décision de la caisse, notifiée le 18 janvier 1999, lui est parvenue en date du 8 février 1999 ;
Que le délai de trente jours commençait donc à courir dès le lendemain 9 février, et échéait le mercredi 10 mars 1999 ;
Qu’en conséquence l’opposition faite par poste en date du 11 mars 1999 est tardive, de sorte que la décision de réparation du dommage du 18 janvier 1999 est entrée en force, et que l’action en réparation du dommage devient sans objet.