Decision ID: 8dc4fa0f-bc2d-5bf7-9ee8-93bb64a37883
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Le 20 juin 2016, A_ (ci-après : le recourant) a sollicité l'assistance juridique pour former un recours auprès du Tribunal administratif de première instance (TAPI) à l’encontre d’une décision de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) du 11 mai 2016. Dans sa requête, il a demandé la nomination de « B_, SERVICE SOCIAL INTERNATIONAL FONDATION SUISSE ».![endif]>![if>
B.
Par décision du 13 septembre 2016, reçue le 23 du même mois par le recourant, le Vice-président du Tribunal civil a admis le recourant au bénéfice de l’assistance juridique avec effet au 20 juin 2016, cet octroi étant limité aux frais judiciaires du recours. Il
a rejeté la requête concernant la prise en charge des honoraires de la FONDATION SUISSE DU SERVICE SOCIAL INTERNATIONAL (ci-après : FSSSI), au motif que les conditions posées pour la nomination et la rémunération d'un mandataire professionnellement qualifié, soit en l'espèce la FSSSI, par l'assistance juridique n'étaient manifestement pas réalisées, tant au regard de l'art. 10 al. 2 LPA qu'à celui de l'art. 68 al. 2 let. d CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ. Il a relevé que le fait que l'art. 9 LPA autorise une partie à se faire représenter par un mandataire professionnellement qualifié dans le cadre d'une procédure administrative n'était pas pertinent sous l'angle des règles applicables en matière d'assistance juridique.
C.
a.
Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 19 octobre 2016 à la Présidence de la Cour de justice. Le recourant conclut à l’annulation de la décision litigieuse et à ce que « le mandataire soussigné » soit désigné. L’acte de recours, rédigé sur un papier à l’entête de la FSSSI, est signé « SERVICE SOCIAL INTERNATIONAL, Fondation suisse ; B_, avocat ».
Le recourant produit une pièce nouvelle, soit le questionnaire pour la mise à jour 2008 des inscriptions au tableau des avocats rempli par Me B_ le 21 juillet 2008.
b.
Par acte expédié le 20 octobre 2016 à la Présidence de la Cour de justice, Me B_, sur un courrier à entête de la FSSSI et signé « SERVICE SOCIAL INTERNATIONAL, Fondation suisse ; B_, avocat » a déclaré former recours contre cette décision, à titre subsidiaire, en son propre nom.
c.
Le Vice-président du Tribunal civil a renoncé à formuler des observations.

EN DROIT
1.
1.1.
La décision entreprise est sujette à recours auprès du président de la Cour de justice en tant qu'elle refuse l'assistance juridique (art. 10 al. 3 LPA), compétence déléguée au vice-président soussigné (art. 29 al. 5 LOJ ; arrêt du Tribunal fédéral
2D_6/2012
du 31 juillet 2012 consid. 2). Le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours dans un délai de 30 jours (art. 10 al. 3 LPA, 130, 131 et 321 al. 1 CPC, applicables par renvoi des art. 10 al. 4 LPA et 8 al. 3 RAJ ; arrêt du Tribunal fédéral
1B_171/2011
du 15 juin 2011 consid. 2.2).![endif]>![if>
1.2.
En l'espèce, les recours sont recevables pour avoir été interjetés dans le délai utile et en la forme écrite prescrite par la loi.
Le recourant, qui se voit refuser partiellement l’assistance juridique, et la FSSSI, que l’on refuse de reconnaître comme pouvant être nommée d’office dans le cadre d’une procédure administrative, ont un intérêt au recours.
Par économie de procédure, les deux recours seront traités dans le même arrêt (art. 125 CPC).
1.3.
Lorsque la Cour est saisie d'un recours (art. 10 al. 3 LPA), son pouvoir d'examen est limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC, applicable par renvoi de l'art. 8 al. 3 RAJ ; arrêt du Tribunal fédéral
1B_171/2011
précité). Il appartient en particulier au recourant de motiver en droit son recours et de démontrer l'arbitraire des faits retenus par l'instance inférieure (Hohl, Procédure civile, tome II, 2
ème
éd., n. 2513-2515).
1.4.
Il n'y a pas lieu d'entendre les recourants, ceux-ci ne le sollicitant pas et le dossier contenant suffisamment d'éléments pour statuer.
2.
A teneur l'art. 326 al. 1 CPC, les conclusions et les allégations de faits nouvelles sont irrecevables dans le cadre d'une procédure de recours.![endif]>![if>
Par conséquent, les pièces nouvelles sont écartées de la procédure.
3.
L'assistance juridique limitée à la prise en charge des frais du recours formé auprès du Tribunal administratif de première instance ayant été octroyée au recourant, seule demeure litigieuse la question du refus de nommer d'office la FSSSI comme conseil juridique.![endif]>![if>
3.1.1.
Aux termes de l'art. 9 de la loi sur la procédure administrative (ci-après : LPA ; entrée en vigueur le 1
er
janvier 1986), les parties, à moins qu'elles ne doivent agir personnellement ou que l'urgence ne le permette pas, peuvent notamment se faire représenter par un avocat ou par un autre mandataire professionnellement qualifié pour la cause dont il s'agit.
3.1.2.