Decision ID: 49bb7102-5487-54da-ba0b-718124a6587d
Year: 2008
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
que par décision du 29 juin 2007, l’OFFICE CANTONAL DE L’ASSURANCE-INVALIDITE (OCAI) a refusé à Monsieur C_ toute prestation de l’assurance-invalidité, au motif que le degré d’invalidité, de 4.8%, était insuffisant ;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision par courrier du 24 août 2007, en concluant à son annulation et à ce qu’il soit constaté que l’atteinte à sa santé entraîne une incapacité de gain de 60% au moins ;
Que dans sa réponse du 25 septembre 2007, l’OCAI a conclu au rejet du recours ;
Que par courrier du 14 novembre 2007, le recourant a produit une attestation médicale établie par le Dr L_, ainsi qu’un courrier rédigé par le Dr M_ ;
Que l’intimé, auquel ces documents ont été soumis, a répondu par courrier du 12 décembre 2007 qu’il serait nécessaire d’avoir un status détaillé, tant de la part du Dr N_ que du médecin traitant ;
Qu’interrogé par le Tribunal de céans, le Dr N_ a répondu par courrier du 28 février 2008 ;
Interrogé à son tour, le Dr L_ a également répondu en date du 10 mars 2008 ;
Que par courrier du 19 mars 2008, le recourant, se basant sur les réponses des deux médecins, a amplifié les conclusions de son recours, en demandant à ce qu’il soit constaté qu’il est invalide à 70% au moins ;
Que l’intimé a pour sa part fait valoir, par courrier du 3 avril 2008, qu’au vu des éléments médicaux succincts et des contradictions qu’ils comportaient, il conviendrait de procéder à une évaluation rhumatologique précise ;
Que les parties ont été invitées à faire part au Tribunal de céans des questions qu’elles souhaiteraient voir poser à l’expert rhumatologue ;
Que par courrier du 24 avril 2008, l’intimé a indiqué qu’il souhaitait qu’hormis les questions habituelles, l’expert se voit poser celle de savoir s’il y avait une aggravation objective de l’état de santé depuis février 2007 ;
Que par courrier du 25 avril 2008, le recourant a, pour sa part, indiqué que s’agissant des questions à poser à l’expert, il s’en remettait à l’appréciation du Tribunal ;

CONSIDERANT EN DROIT
quele Tribunal de céans est compétent en matière d'assurance-invalidité (art. 56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si le recourant souffre ou non d'une atteinte à la santé invalidante ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu’il convient d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée au Dr Antonello d'O_ ;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours sera accordé aux parties pour faire valoir d'éventuels motifs de récusation de l’expert, ensuite de quoi la présente ordonnance sera communiquée à ce dernier.
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