Decision ID: 96f58932-89c2-5462-adb3-df5baa0d091c
Year: 2004
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que Madame M_ a été mise, par la décision de l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) du 19 juillet 2002, au bénéfice d’une demi-rente simple d’invalidité depuis le 1
er
août 1999 jusqu’au 30 novembre 2000 et, pendant la même période, d’une demi-rente complémentaire pour son époux et son enfant ;
Que l’OCAI a communiqué dans cette même décision à l’assurée que le rétroactif afférent aux rentes complémentaires pour le conjoint, soit le montant de 3'856 fr., a été versé directement à ce dernier ;
Que l’assurée a formé recours contre cette décision, par sa lettre du 13 août 2002, en concluant à ce que les rentes complémentaires concernant son ex-époux soient versées à elle-même, en faisant valoir que ce dernier n’avait jamais pourvu à l’entretien de sa famille pendant la période précitée ;
Que la Caisse interprofessionnelle d’assurance-vieillesse et survivants de la Fédération romande des syndicats patronaux (ci-après : FRSP-CIAM) a conclu, dans sa détermination du 23 septembre 2002, au rejet du recours ;
Que la Caisse a fait valoir à l’appui de sa position que les époux vivaient séparés depuis le printemps 1997, que leur divorce était entré en force le 21 novembre 2000 et que l’ex-époux avait formé, en date du 26 juin 2002, la demande de verser en ses mains la demi-rente complémentaire lui revenant ;

Attendu en droit que, à la suite de la création et de l’entrée en fonction du Tribunal cantonal des assurances sociales dès le 1
er
août 2003 (art.1 let. r de la loi sur l’organisation judiciaire, ci-après : LOJ) les causes introduites avant l’entrée en vigueur de la loi précitée et pendantes devant la Commission cantonale de recours en matière d’assurance-vieillesse et survivants sont transmises d’office au Tribunal de céans, selon l’art. 3 al. 3 des dispositions transitoires de la loi du 14 novembre 2002 modifiant la LOJ ;
Que la compétence du Tribunal de céans est dès lors établie pour statuer dans le présent litige ;
Que la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (ci-après : LPGA) est entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, entraînant de nombreuses modifications dans le domaine de l’assurance-invalidité ;
Que le cas d’espèce demeure toutefois régi par les dispositions en vigueur jusqu’au 31 décembre 2002, eu égard au principe selon lequel le juge des assurances sociales n’a pas à prendre en considération les modifications du droit ou de l’état de fait postérieures à la date déterminante de la décision litigieuse (ATF
127 V 467
, consid.1,
121 V 386
, consid. 1b ; cf. également dispositions transitoires, art. 82 al. 1 LPGA) ;
Que le présent litige sera par conséquent examiné à la lumière des dispositions de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (ci-après : LAI) et de son règlement, ainsi que de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants du 20 décembre 1946 (LAVS) en vigueur jusqu’au 31 décembre 2002 ;
Que le recours est déposé dans les forme et délai imposés par la loi, de sorte qu’il convient de le déclarer recevable, conformément aux art. 69 aLAI et 84 aLAVS ;
Que selon l’art. 22 bis al. 2 aLAVS, lequel s’applique par renvoi de l’art. 34 aLAI, si le conjoint qui peut prétendre à une rente ne subvient pas à l’entretien de la famille ou si les époux vivent séparés, la rente complémentaire doit être versée à l’autre conjoint si celui-ci le demande ;
Qu’il n’est pas contesté en l’espèce que les époux étaient séparés depuis 1997 et que l’ex-époux a formé la demande pour que la rente complémentaire lui revenant soit versée en ses mains ;
Que les conditions d’application de l’art. 22bis al. 2 aLAVS sont par conséquent remplies pour le versement des rentes en cause à l’autre conjoint ;
Qu’il convient dès lors de considérer que le recours est mal fondé et de le rejeter.