Decision ID: deafc32b-cda8-5a4c-882d-3ca0042bab91
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que dans le jugement attaqué, le Tribunal a retenu que l'appelant perçoit un salaire mensuel net de 7'574 fr. en qualité d'opérateur chez E_ SA; que ses charges ont été retenues à hauteur de 4'025 fr., ce qui lui laisse un excédent légèrement supérieur à 3'500 fr.;
Que s'agissant de l'intimée, le Tribunal a retenu qu'elle perçoit un montant total de 2'515 fr. au titre de rente invalidité, pour des charges de 3'348 fr.;
Que les charges des deux enfants ont été retenues à hauteur de 1'097 fr. pour C_ et de 858 fr. pour D_, soit, après déduction des allocations familiales et de la rente complémentaire reçue de l'assurance invalidité, de 600 fr. environ pour le premier et de 363 fr. environ pour la seconde;
Considérant,

EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4
let. b CPC), telles les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF
134 III 667
consid. 1.1);
Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Que saisie d'une demande d'effet suspensif, l'autorité cantonale d'appel doit procéder à une pesée des intérêts entre les deux préjudices difficilement réparables (ATF
138 III 378
consid. 6.3 et les références citées;
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_514/2012
du 4 septembre 2012 consid. 3.2.2);
Que concernant le paiement d'une somme d'argent, à teneur de la jurisprudence du Tribunal fédéral, il appartient à la partie recourante de démontrer qu'à défaut d'effet suspensif, elle serait exposée à d'importantes difficultés financières ou qu'elle ne pourrait pas obtenir le remboursement du montant payé au cas où elle obtiendrait gain de cause au fond (arrêt du Tribunal fédéral
5A_708/2013
du
14 mai 2014 consid. 1.1);
Que l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_941/2018
du 23 janvier 2019 consid. 5.3.2);
Qu'en l'espèce et contrairement à ce qu'allègue l'appelant, il n'est pas rendu suffisamment vraisemblable,
prima facie
, que les contributions d'entretien mises à sa charge portent atteinte à son minimum vital;
Que par ailleurs et pour autant que la Cour ait compris l'argumentation de l'appelant, le jugement attaqué ne le contraint pas à payer, en sus des contributions d'entretien, le loyer de l'ancien appartement familial;
Que pour le surplus, les revenus perçus par l'intimée ne lui permettent pas de supporter ses propres charges et celles des deux mineurs, de sorte que sans les contributions d'entretien contestées, elle ne pourrait payer les frais courants de la famille;
Qu'au vu de ce qui précède, la requête d'octroi de l'effet suspensif sera rejetée, quand bien même il ne peut être totalement exclu qu'un éventuel trop versé ne puisse pas être récupéré dans l'immédiat;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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