Decision ID: 6d67e14d-4fad-5771-9934-bb3a932dfbaf
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par décision du 21 avril 2009, la commission cantonale de recours en matière administrative (ci-après : CCRA) a rejeté le recours de Monsieur L_, dirigé contre la décision prise le 28 août 2008 par l’office cantonal de la population (ci-après : OCP), refusant de renouveler l’autorisation de séjour pour études au bénéfice de laquelle l’intéressé se trouvait, et lui impartissant un délai au 28 novembre 2008 pour quitter le territoire.
2. Par acte posté le 8 juin 2009, M. L_ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif. Il indiquait avoir reçu la décision querellée le 8 mai 2009. Il concluait à son annulation et au renvoi de la cause à l’OCP afin qu’un permis de séjour pour études lui soit délivré.
3. Le 3 août 2009, l’OCP a conclu au rejet du recours.
4. L’OCP et la CCRA ont produit leurs dossiers. Il résulte du dossier de la CCRA que l’accusé de réception de la décision prise par l’autorité intimée le 21 avril 2009 a été signé non pas le 8, mais le 6 mai 2009 par Mme N_, logeuse de M. L_, habitant à la même adresse que ce dernier.

EN DROIT
1. Le recours a été interjeté auprès du tribunal de céans, soit de l’autorité compétente en application de l’art. 162 al. 3 de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LOJ -
E 2 05
).
2. Cependant, comme cela résultait de la décision attaquée et de l’art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), le recours devait être interjeté dans les trente jours dès la notification de la décision attaquée.
Contrairement aux allégués de M. L_, celui-ci a réceptionné la décision de la CCRA du 21 avril 2009 non pas le 8 mai mais le 6 mai 2009, comme l’atteste sur l’accusé de réception la signature de sa logeuse.
En effet, selon les principes régissant la validité des déclarations de volonté soumises à réception, la déclaration déploie ses effets lorsqu’elle entre dans la sphère de puissance du destinataire. Tel est le cas lorsque le pli est déposé dans la boîte aux lettres de ce dernier. Il en va de même lorsque le pli est remis à un tiers habilité à le recevoir par la volonté du destinataire ou par les usages (
ATA/287/2008
du 19 mai 1998). D’après ces derniers, la logeuse est habilitée à recevoir un pli pour une personne habitant à la même adresse qu’elle.
3. Posté par M. L_ le 8 juin 2009, le recours l’a été au-delà du délai légal de trente jours, qui venait à expiration le vendredi 5 juin 2009 à minuit, et il est ainsi irrecevable pour cause de tardiveté.
4. Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant, cette somme étant identique à l’avance de frais d’ores et déjà versée (art. 87 LPA).