Decision ID: 5205fae5-6b5f-419a-8778-d9d2b5b72753
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par décision
DTAE/1351/2020
du 5 mars 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : Tribunal de protection) a relevé D_, du Service de protection de l'adulte, de son mandat de protection de A_ (ch. 1 du dispositif), dispensé D_ du dépôt de rapport et comptes (ch. 2), confirmé B_, dudit service, dans son mandat de protection de la personne concernée (ch. 3), désigné C_, du Service de protection de l'adulte, à la fonction de curatrice de A_ (ch. 4), dit que les co-curatrices pourront se substituer l'une l'autre dans l'exercice du mandat, chacune avec les pleins pouvoirs de représentation et déclaré la décision immédiatement exécutoire (ch. 5 et 6);
Que la décision mentionne, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours dans les trente jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant pas;
Que ladite décision a été communiquée à A_ pour notification le 6 juillet 2020;
Que par décision
CTAE/859/2020
du 3 juin 2020, le Tribunal de protection a approuvé les rapport et comptes déposés par le Service de protection de l'adulte concernant la période du 9 mars 2017 au 9 mars 2019;
Que cette décision mentionne également, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours dans les trente jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant pas;
Que ladite décision a été communiquée à A_ pour notification le 26 juin 2020;
Que par acte expédié le 17 août 2020 à l'adresse de la Chambre de surveillance de la Cour de justice, A_ a formé recours contre les deux décisions susmentionnées;
Considérant,

EN DROIT
, que les décisions du Tribunal de protection peuvent faire l'objet d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice dans les trente jours dès la notification aux parties (art. 53 LaCC et 450b CC);
Que la notification d'un pli recommandé non réclamé est considérée comme valablement intervenue à l'expiration d'un délai de sept jours à compter de l'échec de la remise, si le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification (art. 138 al. 3 CPC);
Qu'en cas de demande de garde du courrier, le pli est considéré comme communiqué le dernier jour d'un délai de sept jours, dès réception du pli à l'office de poste du domicile du destinataire; le délai n'étant pas prolongé lorsque la Poste permet de retirer le courrier dans un délai plus long, notamment suite à une demande de garde (BOHNET, Code de procédure civile commenté, p. 553, n. 23 ad art. 138 CPC);
Qu'en l'espèce, la recourante fait l'objet, depuis 2016, d'une procédure devant le Tribunal de protection, dans le cadre de laquelle elle reçoit régulièrement des notifications;
Qu'il y a par conséquent lieu de retenir qu'elle devait s'attendre à recevoir les notifications en cause;
Que selon la mention figurant sur la recherche postale, la décision
DTAE/1351/2020
rendue le 5 mars 2020 par le Tribunal de protection a été valablement notifiée à la personne concernée le 14 juillet 2020, soit à l'expiration du délai de sept jours à compter de l'échec de la remise;
Que le délai pour recourir a donc expiré le 13 août 2020;
Que selon la mention figurant sur la recherche postale, la décision
CTAE/859/2020
rendue le 3 juin 2020 par le Tribunal de protection a été valablement notifiée à la personne concernée le 7 juillet 2020, soit à l'expiration du délai de sept jours à compter de l'échec de la remise;
Que le délai pour recourir a donc expiré le 6 août 2020;
Qu'ainsi, le recours expédié après l'expiration de ces deux délais est irrecevable, ce que la Cour peut constater d'entrée de cause et sans débats, en application de l'art. 322 al. 1 in fine CPC;
Qu'aucun acte de procédure n'ayant été effectué, il sera renoncé à la perception de frais judiciaires.
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