Decision ID: 61c53d81-84c1-594f-a5ea-bdff858d36fc
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. a.
A la requête de B_ (ou ci-après : la banque), A_ s'est vu notifier, le 17 mai 2018, trois commandements de payer, poursuites n° 1_, 2_ et 3_, à titre de recouvrement des soldes débiteurs de ses comptes 4_, 5_ et 6_ au sein de la banque, auxquels il a fait opposition.
b.
Par jugement
JTPI/10902/2020
rendu le 11 septembre 2020 (C/7_/2018), le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée définitive desdites oppositions.
c.
A la requête de B_, l'Office cantonal des poursuites (ci-après : l'Office) a, le 9 août 2021, adressé - par plis recommandés et B - trois avis de saisie à A_ concernant lesdits soldes débiteurs, convoquant ce dernier pour le 6 septembre suivant aux fins d'établir sa situation financière.
Les trois avis envoyés par courriers recommandés ont été retournés à l'Office par la Poste avec la mention "
non réclamé
". Les trois courriers envoyés par plis B n'ont pas été retournés.
d.
A_ ne s'est pas présenté au rendez-vous du 6 septembre 2021.
B. a.
Par acte déposé le 1
er
septembre 2021 à la Chambre de surveillance, A_ a formé une plainte au sens de l'art. 17 LP à l'encontre des avis de saisie précités.
Il a fait valoir qu'en février 2020, la société C_, ayant son siège aux Bahamas, avait instruit B_ de débiter le compte 8_ de cette société auprès de la banque pour couvrir les montants qu'il devait lui-même sur ses comptes 6_, 4_ et 5_, que la banque ne s'était pas exécutée malgré la confirmation des ordres par C_ en avril, mai et juin 2020 et une demande d'exécution des instructions de sa part en décembre 2020.
Il a conclu à ce qu'il soit demandé à B_, à titre de mesure d'instruction, d'exécuter les ordres de transfert et de couverture du compte 8_ et de couvrir les débits sur les comptes 6_, 4_ et 5_, à ce que les avis de saisie soient annulés et à ce que la banque soit déboutée.
b.
Dans sa détermination du 16 septembre 2021, B_ a conclu au rejet de la plainte.
Elle a indiqué ne pas avoir donné suite aux instructions précitées aux motifs qu'elles avaient été données au nom de C_ par la société D_, elle-même représentée par la société E_, soit deux sociétés totalement inconnues d'elle-même, qu'il ne lui était ainsi pas possible d'identifier leurs pouvoirs de signature, qu'aucun des ordres n'était signé par les signataires enregistrés de C_ et qu'elle n'avait, en tous les cas, pas donné son consentement pour une reprise de dette par cette dernière (art. 176 CO).
c.
Dans son rapport explicatif du 29 septembre 2021, l'Office a conclu au rejet de la plainte.
Il a exposé que les griefs du plaignant ne portaient pas sur une activité de l'Office, que A_ semblait plutôt critiquer le fait que des instructions de virement n'aient pas été respectées par B_ et que ces éléments ne lui étaient pas opposables dans l'exécution forcée qui lui incombait
d.
La cause a été gardée à juger le 30 septembre 2021.

EN DROIT
1. 1.1
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 al. 1 LP; 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP; art. 125 et 126 al. 1 let. a et al. 2 let. c LOJ) contre des mesures de l'office non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP).
1.2
La plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans un délai de dix jours à compter du moment où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).
1.3
Conformément à l'art. 65 LPA, la plainte doit, sous peine d'irrecevabilité, être motivée, ce qui implique qu'il soit expliqué en quoi et pourquoi est entreprise la mesure litigieuse (ATF
133 II 249
consid. 14.2). Une critique intelligible et explicite de l'acte de poursuite attaqué est à cet égard suffisante, l'autorité de surveillance devant, le cas échéant, interpréter, rectifier ou corriger les conclusions prises (Erard, CR-LP, 2005, n. 33 ad art. 17 LP).
1.4
En l'espèce, le plaignant conclut, certes, à l'annulation des avis de saisie. Il ne soulève, toutefois, aucun grief à l'égard de ces mesures, s'en prenant uniquement à la banque et lui reprochant de ne pas avoir exécuté des instructions bancaires données par une société tierce.
Il apparaît, ainsi, que la plainte, faute de critiquer une quelconque activité de l'Office, est irrecevable.
Au vu de ce qui précède, point n'est, dès lors, besoin d'examiner la question du dépôt de la plainte en temps utile.
2.
La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP; art. 61 al. 2 let. a OELP) et ne donne pas lieu à l'allocation de dépens (art. 62 al. 2 OELP).
* * * * *