Decision ID: d2fc5a44-1484-5c90-8a76-83604b2359c4
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que,par décision du 7 octobre 2007, l’office de l’assurance-invalidité (ci-après : OAI) a octroyé à Madame A_, née le _1979, une demi-rente de l’assurance-invalidité, au motif que l’incapacité de travail de cette dernière était de 50% et qu’elle se confondait avec le degré d’invalidité ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 10 novembre 2014, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce que lui soit reconnu le droit à une rente entière de l’assurance-invalidité ;
Que dans sa réponse du 18 décembre 2014, l’intimé a conclu au rejet du recours ;
Que, par courrier du 24 mars 2015, la chambre des assurances sociales a communiqué aux parties son intention de mettre en œuvre une expertise, le nom de l’expert ainsi que les questions qu'elle avait l'intention de lui poser, en leur impartissant un délai pour faire valoir une éventuelle cause de récusation et se déterminer sur les questions posées ;
Que les parties se sont déterminées sur les questions à poser et n'ont fait valoir aucune cause de récusation de l’expert, l’intimé par pli du 30 mars 2015 et la recourante par pli du 2 avril 2015 ;
Que la chambre des assurances sociales a accepté de compléter les questions, en soumettant à l’expert également les questions complémentaires des parties ;

Attendu en droit
quedès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ -
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi, est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations est de déterminer le degré de l’incapacité de travail de la recourante ;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4) ;
Qu’un renvoi à l’administration reste possible, notamment lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4 ; ATF non publié
8C_760/2011
du 26 janvier 2012, consid. 3)°;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF 137 V 210 consid. 4.4.2) ;
Qu’en l'espèce, l’OAI a ordonné une expertise, confiée au docteur B_, en date du 16 avril 2012 ;
Que le Dr B_ a rendu son rapport d’expertise le 12 juin 2012 ;
Qu’en date du 2 juillet 2012, le service médical régional de l’assurance-invalidité (ci-après : SMR) a proposé de suivre les conclusions de l’expertise « en l’état » et de réviser la situation dans un délai de deux ans ;
Que la décision entreprise a été prononcée après l’échéance de ce délai de deux ans, soit le 7 octobre 2014 ;
Que l’état de santé de la recourante et le degré d’incapacité de travail au moment de ce prononcé ne sont pas suffisamment clairs, d’autant plus que la recourante a produit à la procédure un certificat médical de son médecin-traitant du 3 novembre 2014, faisant état d’une péjoration de son état de santé, et qu’un certificat médical faisant également état d’une péjoration de l’état de santé a été directement adressé à l’OAI par le psychiatre-traitant en date du 3 novembre 2014 ;
Qu’il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas, notamment l’état de santé et le degré de l’incapacité de travail de la recourante au moment du prononcé de la décision litigieuse ;
Que, pour ce faire, il se justifie d’ordonner une expertise, laquelle sera confiée au Dr C_ ;
***