Decision ID: 2f913f88-2b27-5ddd-9df7-b258f06ee887
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par requête du 13 juillet 2021, reçue par le Tribunal de première instance le 15 juillet suivant, dirigée contre C_, domiciliée en France, A_ et B_ ont requis le séquestre de tous avoirs, espèces, valeurs, objets, titres, créances, comptes, dépôts fiduciaires, effets de change, métaux précieux, dépôts, coffres et autres biens de quelque nature et en quelque monnaie qu'ils soient, dont la précitée est propriétaire, titulaire ou ayant-droit économique, à concurrence de 15'345'314 fr. 21 (contre-valeur de 14'140'540.19 EUR) en mains [des banques] D_ (SUISSE) SA, dont le siège est sis 1_ à E_ [GE], D_ PLC, LONDRES, succursale de E_, 1_ à E_, F_ SA, sise 2_ [BS], G_ (SWITZERLAND) SA, sise 3_ [GE], et de H_ SA, sise 4_ [GE], sous suite de frais et dépens.
Ils ont fait valoir que C_, caution solidaire avec son époux, I_, était débitrice à leur égard d'un montant de 15'345'314 fr. 21, résultant d'une reconnaissance de dette du 16 juillet 2020. Ils ont allégué que la dette était exigible. Se fondant sur des échanges de courriels électroniques intervenus entre J_ et B_, ils ont allégué que C_ est propriétaire de tableaux du peintre K_, qui seraient situés dans les locaux de la société H_ SA, et de certificats d'authentification desdits tableaux se trouvant dans un coffre-fort de [la banque] D_ (SUISSE) SA à E_.
Ils ont allégué que "conformément à l'usage bancaire, il est certain que [C_] [était] titulaire d'un compte bancaire dans cet établissement". Par ailleurs, "dans la mesure où l'établissement bancaire D_ PLC, Londres, a une succursale à E_, à l'adresse du siège de la D_ (Suisse) SA ( ..) il [était] possible que le safe ou la relation bancaire soit géré par cette banque".
Par ailleurs, "toujours lors des pourparlers concernant la vente de la villa L_, il était initialement prévu que ce soit la F_ SA qui octroie un prêt. ( ..). Il était vraisemblable que les [époux] aient des relations bancaires avec cet établissement", ainsi qu'avec G_ (EUROPE), I_ ayant obtenu de cet établissement bancaire un prêt de 50'000'000 EUR.
A_ et B_ ont produit les pièces suivantes :
- une reconnaissance de dette du 16 juillet 2020;
- un acte de vente d'un ensemble immobilier situé dans [le département] M_ (France) conclu le 16 juillet 2020 entre A_ et B_ et la société N_;
- un extrait du Registre foncier français relatif à un immeuble sis à O_ (France);
- une sommation notifiée à I_ le 7 janvier 2021;
- un courrier adressé par le précité à B_ le 16 avril 2021;
- un courrier adressé par P_, notaire à Q_ [France], aux époux A_/B_;
- des échanges de courriels entre B_ et J_ du mois de mars 2017;
- des extraits du Registre du commerce des cantons de Genève et Bâle-Ville;
- une impression du site internet de [la banque] R_ relatif à la conversion des devises.
B. a.
Par ordonnance SQ/753/2021 du 13 août 2021, reçue par A_ et B_ le 16 août suivant, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure sommaire, a rejeté la requête de séquestre (ch. 1 du dispositif), et a mis les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., compensés avec l'avance fournie, à la charge des précités (ch. 2 et 3).
Le Tribunal a considéré que A_ et B_ n'avaient pas rendu vraisemblable que la créance alléguée était exigible, l'envoi d'un courrier recommandé à C_ n'ayant pas été rendu vraisemblable. Par ailleurs, A_ et B_ n'avaient pas rendu vraisemblable l'existence de biens appartenant à la précitée. En effet, les échanges de courriels intervenus en mars 2017 entre J_, de la société S_, faisant état d'un planning de rendez-vous dans les locaux de H_ SA aux Ports Francs à Genève, pour voir les "tableaux" et auprès de D_ GENEVE pour voir les originaux des certificats, ne mentionnaient pas le nom de C_. Le Tribunal ignorait pour le surplus à quel titre J_ était intervenu dans lesdits échanges. L'existence des biens auprès de D_ (SUISSE) SA, de D_ PLC, LONDRES, succursale de E_ et de H_ SA n'avait ainsi pas été démontrée. De plus, aucune pièce ne rendait vraisemblable l'existence d'avoirs de C_ auprès de F_ SA. Enfin, C_ était étrangère à l'acte de vente du 16 juillet 2020 et la société de crédit, dont le siège est au Luxembourg, était une entité distincte de G_ (SWITZERLAND) SA. En tout état, l'octroi d'un crédit par un établissement ne présupposait pas l'existence d'avoirs du débiteur auprès de celui-là.
b.
Par acte expédié le 26 août 2021 au greffe de la Cour de justice, A_ et B_ ont formé recours contre cette ordonnance, dont ils ont sollicité l'annulation. Ils ont conclu au prononcé du séquestre requis.
Ils ont formé de nouveaux allégués et ont produit de nouvelles pièces (pièces n. 4 à 9).
c.
Ils ont été avisés par plis du greffe du 6 septembre 2021 de ce que la cause était gardée à juger.
C.
Les faits pertinents suivants résultent de la procédure de première instance :
a.
Les 7 et 8 mars 2017, J_ et B_ ont échangé des courriels en lien avec une "Visite port franc". I_ était mis en copie de ces échanges, lesquels ne mentionnent que l'heure et le lieu du rendez-vous fixé, sans en préciser la date.
b.
Le 16 juillet 2020, A_ et B_, en qualité de prêteurs, d'une part, et I_ et N_, emprunteurs, d'autre part, ont signé, devant notaire, une reconnaissance de dette, portant sur une somme de 12'500'000 EUR. C_ s'est portée caution solidaire et la société SCI T_ caution hypothécaire et solidaire.
Les parties sont convenues de ce que la dette serait remboursée à raison de six tranches.
c.
Le même jour, A_ et B_ ont conclu, devant notaire, un contrat de vente avec N_, pour un montant de 49'000'000 EUR, portant sur un ensemble immobilier sis dans [le département français] M_.
d.
Le 7 janvier 2021, A_ et B_, par l'entremise d'un huissier judiciaire français, ont mis en demeure I_ et N_ de justifier de l'assurance des biens constituant la garantie et des inscriptions d'hypothèques, ainsi que de leur verser la somme de 13'200'000 EUR.
e.
Par courriel adressé le 16 avril 2021 à B_, I_ a exposé avoir dû faire face, depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID, à d'importantes difficultés financières. Il a sollicité un échéancier de paiement, à raison de 5 versements.

EN DROIT
1. 1.1.
En matière de séquestre, la procédure sommaire est applicable (art. 251 let. a CPC).
Contre une décision refusant un séquestre, qui est une décision finale en tant qu'elle met fin à l'instance d'un point de vue procédural, seul le recours est ouvert (art. 309 let. b ch. 6 et 319 let. a CPC; arrêt du Tribunal fédéral
5A_508/2012
du 28 août 2012 consid. 3.2; Hohl, Procédure civile, tome II, 2ème éd., 2010, n. 1646), dont les griefs recevables sont la violation du droit et la constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC).
1.2.
Le recours, écrit et motivé, doit être formé dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision (art. 321 al. 1 et 2 CPC).
Déposé selon la forme et le délai prescrits, le recours est recevable.
1.3
Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC). L'instance de recours examine les questions de droit avec le même pouvoir d'examen que l'instance précédente, y compris en ce qui concerne l'appréciation des preuves administrées (art. 157 CPC) et l'application du degré de preuve (cf. Jeandin, in Commentaire romand, Code de procédure civile, 2ème éd. 2019, n. 2 ad art. 320 CPC; Message du Conseil fédéral du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse (CPC), FF 2006 6841, p. 6984).
1.4
La procédure de séquestre est soumise dans toutes ses phases à la maxime de disposition et à la maxime des débats (art. 58 al. 2 CPC; art. 255 CPC
a contrario
).
1.5
Au stade de la requête et de l'ordonnance de séquestre, la procédure est unilatérale et le débiteur n'est pas entendu (art. 272 LP; ATF
133 III 589
consid. 1; Hohl, op. cit., n. 1637 p. 299).
1.6
Dans le cadre du recours contre l'ordonnance de refus de séquestre, la procédure conserve ce caractère unilatéral, car, pour assurer son efficacité, le séquestre doit être exécuté à l'improviste; partant, il n'y a pas lieu d'inviter C_ à présenter ses observations, ce qui ne constitue pas une violation de son droit d'être entendu (ATF
107 III 29
consid. 2 et 3; arrêts du Tribunal fédéral
5A_344/2010
du 8 juin 2010 consid. 5, in RSPC 2010 p. 400, et
5A_279/2010
du 24 juin 2010 consid. 4).
L'art. 322 CPC est par conséquent inapplicable dans un tel cas.
2. 2.1
Dans le cadre du recours, les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables (art. 326 al. 1 CPC).
Constituent des faits notoires, qu'il n'est pas nécessaire d'alléguer ni de prouver, ceux dont l'existence est certaine au point d'emporter la conviction du juge; pour être notoire, un renseignement doit pouvoir être contrôlé par des publications accessibles à chacun (ATF
135 III 88
consid. 4.1 et les références; arrêt du Tribunal fédéral
4A_645/2011
du 27 janvier 2012 consid. 3.4.2). Les faits qui peuvent être connus de tous et contrôlés par des moyens accessibles à chacun sont notoires (ATF
135 III 88
consid. 4.1 p. 89 relatif à l'art. 67 LP; ATF
134 III 224
consid. 5.2 p. 233 relatif à la procédure civile genevoise). N'importe quel renseignement accessible à chacun n'est pas pour autant un fait notoire; lorsqu'une recherche est nécessaire, en particulier dans une bibliothèque, sur internet ou par l'interrogation de tiers, cette recherche incombe à la partie chargée du fardeau de la preuve et le fait qu'elle doit mettre en évidence n'est pas notoire (Corboz, in Commentaire de la LTF, 2ème éd. 2014, n. 13b ad art. 99 LTF; cf. aussi arrêt du Tribunal fédéral
4A_582/2016
du 6 juillet 2017 consid. 4.5).
Par conséquent, les pièces n. 4 à 8, ainsi que les allégués de fait s'y rapportant sont irrecevables. La pièce n. 9, soit un extrait du Registre du commerce, est un fait notoire, recevable.
3.
Les recourants font grief au Tribunal d'avoir considéré qu'ils n'avaient pas rendu vraisemblable l'exigibilité de leur créance et l'existence de biens du débiteur.
3.1.
Le créancier d'une dette échue et non garantie par gage peut requérir le séquestre des biens du débiteur qui se trouvent en Suisse, lorsque celui-ci n'habite pas en Suisse et qu'il n'y a pas d'autre cas de séquestre, pour autant que la créance ait un lien suffisant avec la Suisse ou qu'elle se fonde sur une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP (art. 271 al. 1 ch. 4 LP).
En vertu de l'art. 272 al. 1 LP, le séquestre est autorisé par le juge du for de la poursuite ou par le juge du lieu où se trouvent les biens, à condition que le créancier rende vraisemblable : 1. que sa créance existe; 2. qu'on est en présence d'un cas de séquestre; 3. qu'il existe des biens appartenant au débiteur.
3.2.
Le séquestre est une mesure conservatoire urgente, qui a pour but d'éviter que le débiteur ne dispose de ses biens pour les soustraire à la poursuite pendante ou future de son créancier (ATF
133 III 589
consid. 1;
116 III 111
consid. 3a;
107 III 33
consid. 2). Le juge du séquestre statue en procédure sommaire (art. 251 let. a CPC), sans entendre préalablement le débiteur (ATF
133 III 589
consid. 1;
107 III 29
consid. 2), en se basant sur la simple vraisemblance des faits (ATF
138 III 232
consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_870/2010
du 15 mars 2011 consid. 3.2; sur la simple vraisemblance en général, cf. ATF
130 III 321
consid. 3.3) et après un examen sommaire du droit (ATF
138 III 232
consid. 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral
5A_508/2012
28 août 2012 consid. 3.1).
Le séquestre est ordonné, entre autres exigences, si le créancier a rendu vraisemblable l'existence de biens appartenant au débiteur (art. 272 al. 1 ch. 3 LP). Afin d'éviter tout séquestre investigatoire, le requérant doit rendre vraisemblable le lieu où sont localisés les droits patrimoniaux à séquestrer ou du tiers débiteur ou détenteur (arrêt du Tribunal fédéral
5A_402/2008
du 15 décembre 2008 consid. 3.1). Cette exigence s'applique également au séquestre de biens désignés par le genre seulement (ATF
107 III 33
consid. 5;
100 III 25
consid. 1a; arrêt du Tribunal fédéral
7B.130/2001
du 4 juillet 2001 consid. 1).
Les créances sont désignées par l'indication du nom et de l'adresse du créancier (qui est le débiteur séquestré) ou du tiers débiteur (souvent une banque) et par des renseignements plausibles sur leurs relations (Stoffel/Chabloz, in Commentaire romand de la LP, 2005, n. 24 ad art. 272 LP).
L'indication d'une relation bancaire avec un institut déterminé peut suffire, mais l'existence de cette relation bancaire doit être rendue vraisemblable (Stoffel/Chabloz, Voies d'exécution, Poursuite pour dettes, exécution de jugements et faillite en droit suisse, 3ème éd. N. 46, p. 255; Jeandin/Lembo, Le séquestre civil et la localisation des avoirs bancaires, in Journée 2006 de droit bancaire et financier, p. 21 ss, p. 46; Stoffel/Chabloz, in Commentaire romand de la LP, 2005, n. 23 ad art. 272 LP).
S'agissant d'avoirs bancaires, le créancier doit indiquer la banque dépositaire (arrêt du Tribunal fédéral
5A_307/2012
consid. 3.3).
Lorsqu'il s'agit de séquestrer une créance, le lieu de situation de celle-ci se trouve au domicile du créancier. Si le débiteur séquestré, titulaire de la créance, est domicilié à l'étranger, la créance est réputée être située au domicile ou à l'établissement du tiers débiteur domicilié en Suisse (Stoffel/Chabloz, Voies d'exécution, op. cit.,. n. 78, p. 261).
Pour admettre la simple vraisemblance des faits, il suffit que, se fondant sur des éléments objectifs, le juge ait l'impression que les faits pertinents se sont produits, mais sans qu'il doive exclure pour autant la possibilité qu'ils se soient déroulés autrement (ATF
132 III 715
consid. 3.1;
130 III 321
consid. 3.3; arrêts du Tribunal fédéral
5A_877/2011
du 5 mars 2012 consid. 2.1;
5A_870/2010
du 15 mars 2011 consid. 3.2).
En relation avec la vraisemblance de l'existence d'une créance, le Tribunal fédéral a eu l'occasion de relever que si les conditions posées au degré de vraisemblance ne doivent pas être trop élevées, un début de preuve doit cependant exister. Le créancier séquestrant doit alléguer les faits et, pratiquement, produire une pièce ou un ensemble de pièces qui permettent au juge du séquestre d'acquérir, sur le plan de la simple vraisemblance, la conviction que la prétention existe pour le montant énoncé et qu'elle est exigible (arrêt du Tribunal fédéral
5A_877/2011
du 5 mars 2012 consid. 2.1).
3.3
En l'espèce, les recourants soutiennent avoir rendu vraisemblable que C_ serait propriétaire de tableaux du peintre K_, qui seraient situés dans les locaux de la société H_ SA, et de certificats d'authentification desdits tableaux se trouvant dans un coffre-fort de la D_ (SUISSE) SA à E_, par la production d'un échange de courriels intervenus en mars 2017. Ce grief ne résiste pas à l'examen. En effet, et comme l'a considéré à bon droit le Tribunal, cet échange a eu lieu entre J_, de la société S_, et la recourante, sans qu'aucune indication n'ait été fournie sur le rôle et le but du précité. Par ailleurs, le nom de C_ ne figure pas dans ces courriers électroniques. De plus, ils ne font état que de l'heure et d'un lieu de rendez-vous, sans autre indication. En outre, les recourants ont allégué qu'une experte aurait été présente lors de la réunion aux Ports francs, pour examiner les tableaux. Cette allégation n'est corroborée par aucun document. Ils n'ont d'ailleurs pas mentionné le nom de ladite experte.
Ainsi, les pièces produites ne rendent pas vraisemblable la propriété de C_ des tableaux, ni le lieu de situation de ceux-ci.
Les recourants font ensuite valoir que C_ serait titulaire d'un compte bancaire auprès de D_ (SUISSE) SA, "conformément à l'usage bancaire". Ils n'apportent toutefois aucun indice de l'existence d'une telle relation bancaire. Les recourants allèguent également que "dans la mesure où l'établissement bancaire D_ PLC, Londres, a une succursale à E_, à l'adresse du siège de la D_ (Suisse) SA ( ..) il [était] possible que le safe ou la relation bancaire soit géré par cette banque". A nouveau, les recourants ne font que des suppositions, lesquelles ne sont étayées par aucune pièce.
Les recourants allèguent pour le surplus que " lors des pourparlers concernant la vente de la villa L_, il était initialement prévu que ce soit la F_ SA qui octroie un prêt. ( ..). Il était vraisemblable que les [époux] aient des relations bancaires avec cet établissement", ainsi qu'avec G_ (EUROPE), I_ ayant obtenu de cet établissement bancaire un prêt de 50'000'000 EUR. Derechef, les recourants émettent une hypothèse, laquelle n'est corroborée par aucun élément tangible. Il sera en outre relevé que G_ (EUROPE) a son siège au Luxembourg et qu'il s'agit d'une société distincte de G_ (SWITZERLAND) SA. Ainsi, même à retenir – ce que la Cour ne fera pas – que le précité aurait un compte auprès de G_ (EUROPE), cela ne rendrait pas vraisemblable l'existence d'un compte auprès de G_ (SWITZERLAND) SA, en Suisse. Enfin, même si I_ avait obtenu un crédit, cela ne rendrait pas vraisemblable que son épouse, C_, serait titulaire d'un compte bancaire auprès de l'un ou l'autre des établissements bancaires suscités.
Comme l'a retenu à bon droit le premier juge, l'octroi d'un crédit par un établissement ne présuppose pas l'existence d'avoirs du débiteur auprès de ce dernier.
Par conséquent, les recourants ont échoué à rendre vraisemblable l'existence de biens de C_, de sorte que l'une des conditions du prononcé du séquestre fait défaut.
3.4
Le recours, infondé, sera dès lors rejeté.
Compte tenu de ce qui précède, il n'est pas nécessaire d'examiner les griefs des recourants en lien avec l'exigibilité de la créance.
4.
Les frais judiciaires du recours seront arrêtés à 3'000 fr. (art. 48 et 61 al. 1 OELP) et mis à la charge des recourants qui succombent, solidairement entre eux (art. 106 al. 1 CPC). Ils seront entièrement compensés avec l'avance de frais, d'un montant correspondant, fournie par eux, laquelle reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC).
Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens.
* * * * *