Decision ID: 9ac49c81-d9d7-51fd-ace5-da3895c86aa2
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la réquisition de poursuite expédiée le 25 janvier 2017 à l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) par A_ (ci-après : le créancier) à l’encontre de B_ (ci-après : le débiteur);
Attendu que par acte expédié le 8 mai 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), le créancier s’est plaint d'un retard injustifié dans le traitement de cette réquisition de poursuite;
Qu’il a expliqué avoir interpellé l’Office à ce sujet le 25 avril 2017, sans avoir reçu en retour, à la date du dépôt de sa présente plainte, le commandement de payer notifié à la suite de sa réquisition de poursuite en question;
Que dans ses observations du 6 juin 2017, ledit Office a fait valoir que la présente plainte était devenue sans objet, dès lors qu’il avait notifié le 2 mai 2017 ce commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx40 S, au débiteur, puis expédié le 18 mai 2017 au créancier l’exemplaire lui revenant;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que le créancier poursuivant a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre du débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP;
9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite visée a été expédiée le 25 janvier 2017 à l’Office par le créancier;
Que ce n’est que le 2 mai 2017 que ledit Office a pris les mesures nécessaires pour notifier le commandement de payer correspondant au débiteur poursuivi puis pour transmettre au créancier le 18 mai 2017 l’exemplaire lui revenant;
Que cette situation est constitutive d’un retard injustifié de l’Office, lequel doit être constaté;
Qu’en effet, il appartient audit Office de faire diligence dans le traitement des actes de poursuite qui lui parviennent, de sorte qu’un délai de plus de 3 mois écoulés depuis la réception par l’Office de la réquisition de poursuite et le transfert au créancier de l'exemplaire du commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx40 S, n’est pas acceptable;
Qu’il est en outre rappelé à cet égard que la loi ne laisse aucune place à une surcharge de travail ou à une désorganisation dudit Office, même réelle, pour justifier une telle violation du principe de célérité;
Qu’en particulier, les problèmes informatiques soulevés par l’Office ne constituent en aucun cas des faits de nature à justifier le retard apporté par ce dernier à l'exécution des mesures qui lui incombent légalement (ATF
107 III 3
; SJ 1993 p. 291);
Que la présente décision sera transmise au Préposé de l’Office afin qu’il prenne les mesures nécessaires à éviter que les circonstances du cas d’espèce ne se reproduisent;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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