Decision ID: e7771746-9a9a-5820-9645-50f58791cb4e
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 27 septembre 2017, confirmant une décision antérieure du 22 juillet 2016, le Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) a procédé au recalcul du droit aux prestations de Monsieur A_ (ci-après : le bénéficiaire) avec effet rétroactif au 1
er
août 2012 et lui a réclamé la restitution de la somme de CHF 20'768.- correspondant à des prestations dont il a estimé les avoir versées à tort du 1
er
août 2012 au 31 juillet 2016 ;
Que saisie d'un recours de l'intéressé, la Cour de céans a statué en date du 6 décembre 2018 (
ATAS/1171/2018
), a admis le recours, annulé la décision du 27 septembre 2017 et renvoyé la cause au SPC pour calcul des prestations dues « à compter du 1
er
août 2016 »;
Que le 16 avril 2019, le SPC a rendu une nouvelle décision ;
Que suite à celle-ci, le bénéficiaire a saisi la Cour de céans d'une demande en rectification, le 21 mai 2018, en expliquant qu'une erreur de date figurait dans le dispositif de l'arrêt de la Cour : il ressortait en effet des considérants que le calcul des prestations devait être repris depuis le 1
er
août 2012 et non depuis le 1
er
août 2016 ; dès lors, le bénéficiaire sollicitait la rectification du dispositif du jugement ;
Que par écriture du 7 juin 2019, le SPC s'y est opposé, en alléguant qu'une contradiction entre les considérants et le dispositif de l'arrêt devait faire l'objet d'une demande d'interprétation et non de rectification ;
Que parallèlement à ces démarches, le bénéficiaire a formellement interjeté recours contre la décision du 16 avril 2019 afin de préserver ses droits, ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une nouvelle procédure (A/2007/2019), tout en en sollicitant préalablement la suspension jusqu'à droit jugé de sa demande de rectification de l'arrêt
ATAS/1171/2018
en la cause A/4223/2017 ;
Que dans cette seconde procédure, l'intimé, dans sa réponse du 13 juin 2019, a conclu au rejet du recours ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
) ;
Qu'elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Qu'aux termes de l'art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d'une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu'à droit connu sur ces questions ;
Qu'a fortiori la suspension est-elle possible lorsque deux causes sont pendantes devant la même juridiction ;
Qu'en l'espèce, il s'avère que la présente procédure sera dénuée de tout objet si la Cour de céans fait droit à la demande de rectification déposée par le bénéficiaire dans la procédure A/4223/2017, contre son arrêt
ATAS/1171/2018
du 6 décembre 2018 ;
Il s'avère dès lors judicieux de la suspendre jusqu'à droit jugé en la cause A/4223/2017.