Decision ID: c863127a-bf01-5876-b75d-77856f55423f
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quepar décision du 6 décembre 2005, la SUVA a mis un terme au versement des prestations d'assurance pour les troubles du rachis au 31 décembre 2005 et, d'autre part, refusé de prendre en charge l'opération du poignet de Monsieur Z_, né le 30 mars 1955, au motif que les problèmes du rachis cervical survenus suite aux accidents des 14 février et 5 mars 2005 ne sont plus directement liés à ceux-ci;
Que s'agissant du poignet droit, il existait un important état antérieur à l'accident du 14 février 2005 et qu'il n'est pas possible de savoir de façon certaine si, lors de l'accident du 5 mars 2005 un traumatisme dudit poignet a eu lieu, de sorte que l'intervention chirurgicale pratiquée en juillet 2005 est une correction des déformations osseuses antérieures à l'accident du 14 février 2005 n'engageant pas la responsabilité de la SUVA;
Que l’assuré a formé opposition en date du 27 décembre 2005 ;
Que par décision sur opposition du 25 octobre 2006, la SUVA, après avoir soumis le dossier à la Division médecine et accidents et requis un avis de son médecin-conseil, le Dr A_, spécialiste FNH en chirurgie, a rejeté l’opposition ;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 7 décembre 2006, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce que la SUVA soit condamnée à prendre en charge les frais et la perte de gain découlant des accidents, en particulier l'opération du 12 juillet 2005;
Qu'il se fonde sur les conclusions du Dr B_, hautement spécialisé en chirurgie de la main;
Que dans sa réponse du 19 mars 2007, la SUVA a persisté dans ses conclusions ;
Que le Tribunal de céans a procédé à l'audition du Dr B_, en qualité de témoin, le 24 mai 2007;
Que lors de l’audience de comparution personnelle qui a suivi, les parties ont convenu qu’une expertise complémentaire était nécessaire aux fins d’établir si les lésions du poignet gauche sont directement liées à l'accident du 14 février 2005 et/ou du 5 mars 2005 ;
Que par courrier du 25 juin 2007, le Tribunal de céans a adressé aux parties le projet de la mission d'expertise ainsi que le nom de deux experts à choix;
Qu'un délai a été octroyé aux parties afin de compléter, le cas échéant, les questions à poser à l'expert et à faire part de leurs motifs éventuels de récusation ;
Que les parties se sont déterminées, le recourant ayant fait part de son choix par courrier du 4 juillet 2007 ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l'assurance-accident à résoudre est de savoir si les problèmes du poignet droit présentés par le recourant sont la conséquence ou non des accidents survenus les 14 février 2005 et/ou 5 mars 2005 ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’assurance-accident la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
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