Decision ID: 7e86291d-2eb9-5335-b8bf-5db6896227e7
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que
Monsieur G_ a été, par décision du 2 juillet 2003, mis au bénéfice d'une rente d'invalidité entière ; qu'en 2005, dans le cadre de la révision du dossier, l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après OCAI) a mandaté le Dr A_, spécialiste FMH en psychiatrie, pour expertise ;
Que celui-ci a établi un rapport le 1
er
septembre 2005, qu'il en ressort que l'assuré est atteint d'un trouble somatoforme douloureux non invalidant au regard de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l’assurance-invalidité (LAI) ;
Que par décision du 7 mars 2006, confirmée sur opposition le 13 février 2007, l'OCAI a dès lors reconsidéré sa décision du 2 juillet 2003 et supprimé la rente d'invalidité ;
Que l'assuré, représenté par Maître Jaroslaw GRABOWSKI, a interjeté recours le 16 mars 2007 contre ladite décision ;
Qu'il sollicite le maintien de la rente entière d'invalidité ;
Que dans son préavis du 14 juin 2007, l'OCAI a conclu au rejet du recours s'agissant de la suppression de la rente par voie de reconsidération ; qu'il a en revanche relevé que sur le plan neurologique, l'atteinte à la santé mériterait un complément d'instruction ciblé, qu'il se propose d'accomplir ; qu'il propose dès lors la suspension de la procédure, le temps qu'il effectue une instruction relative au volet neurologique de l'atteinte ;
Qu'un délai a été imparti à l'assuré afin qu'il fasse part au Tribunal de céans de sa détermination s'agissant de la proposition de suspension ;
Que l'assuré ne s'est pas manifesté ;

Considérant en droit que c
onformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 2 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la LAI ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que l'OCAI a proposé la suspension de la procédure ;
Que la présente procédure ne saurait toutefois être suspendue selon l'art. 78 lettre a de la loi sur la procédure administrative (LPA), l'assuré n'ayant pas donné son accord ;
Qu'elle ne peut pas non plus l'être en application de l'art. 14 LPA ;
Que force dès lors est d'entrer en matière sur le fond ; qu'il y a à cet égard lieu de constater que le dossier n'est pas, en l'état, prêt à être jugé ; qu'une instruction complémentaire portant sur l'aspect neurologique du cas, selon les constatations mêmes de l'OCAI, est nécessaire ;
Qu'il se justifie en conséquence d'admettre le recours et de renvoyer la cause à l'OCAI pour instruction complémentaire et nouvelle décision ;
Qu'aucun dépens ne sera cependant octroyé ;