Decision ID: 9147faab-c1f4-4379-93e4-d4a5e50c1da5
Year: 2002
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_002
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: public_law

Faits:
Faits:
A. Le 27 juin 2002, l'Association X._ a déposé un recours auprès de la Commission fédérale de recours en matière de contributions contre la décision sur réclamation rendue le 27 mai 2002 par l'Administration fédérale des contributions.
Par lettre du 1er juillet 2002, le Président de la Commission a invité la recourante à verser, jusqu'au 16 août 2002, un montant de 3'500 fr. en garantie des frais judiciaires présumés, son attention étant attirée sur le fait qu'à défaut de paiement dans le délai fixé, son recours serait déclaré irrecevable.
Par lettre du 1er juillet 2002, le Président de la Commission a invité la recourante à verser, jusqu'au 16 août 2002, un montant de 3'500 fr. en garantie des frais judiciaires présumés, son attention étant attirée sur le fait qu'à défaut de paiement dans le délai fixé, son recours serait déclaré irrecevable.
B. L'Association X._ a effectué le paiement requis le 19 août 2002. Le même jour, elle a informé la Commission qu'elle considérait que le délai pour verser l'avance de frais aurait dû être fixé au 31 août 2002, en raison de la suspension des délais judiciaires pendant les féries prévues par l'art. 34 al. 1 lettre b OJ.
Par décision du 19 septembre 2002, le Président de la Commission fédérale de recours en matière de contributions a estimé que l'avance de frais n'avait pas été versée en temps utile et a déclaré le recours du 27 juin 2002 irrecevable.
Par décision du 19 septembre 2002, le Président de la Commission fédérale de recours en matière de contributions a estimé que l'avance de frais n'avait pas été versée en temps utile et a déclaré le recours du 27 juin 2002 irrecevable.
C. Agissant par la voie du recours de droit administratif, l'Association X._ conclut implicitement à l'annulation de la décision du 19 septembre 2002, l'affaire étant renvoyée à la Commission de recours pour jugement au fond.
La Commission fédérale de recours en matière de contributions a été invitée à produire le dossier de la cause sans observations.

Le Tribunal fédéral considère en droit:
Le Tribunal fédéral considère en droit:
1. Déposé en temps utile et dans les formes requises, le présent recours est recevable au regard des art. 97 ss OJ, comme de l'art. 66 al. 1 de la loi fédérale régissant la taxe de la valeur ajoutée (LTVA; RS 641.20).
2. La recourante ne prétend pas avoir été empêchée de verser l'avance de frais requise en raison d'une circonstance qui ne lui serait pas imputable. Elle se plaint uniquement d'une interprétation erronée de l'art. 34 OJ.
2.1 Selon l'art. 34 al. 1 lettre b OJ, les délais fixés par la loi ou par le juge ne courent pas du 15 juillet au 15 août inclusivement. Cette règle a été reprise par l'art. 22a lettre b PA, en vigueur depuis le 15 février 1992, qui régit la procédure devant la Commission fédérale de recours. Les deux dispositions peuvent dès lors être interprétées de manière identique.
2.2 L'autorité intimée a considéré que, dans la mesure où elle impartissait généralement un délai de 14 jours pour effectuer le paiement de l'avance de frais, elle avait tenu compte des féries prévues par la loi en fixant, le 1er juillet 2002, un délai à la recourante au 16 août 2002 pour s'acquitter de cette obligation. Si l'intéressée estimait que ce délai n'était pas suffisant, il lui aurait appartenu d'en demander la prolongation avant son expiration, conformément à l'art. 22 al. 2 OJ.
2.3 Contrairement à ce que soutient la recourante, la suspension des délais pendant les féries ne s'applique pas aux délais à terme fixe impartis par le juge pour accomplir un acte déterminé (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I, n. 2.2 ad art. 34 p. 233; Thomas Geiser/Peter Münch, Prozessieren vor Bundesgericht, in Handbücher für die Anwaltspraxis, n. 1.61, p. 32). Le délai à terme fixe dont l'échéance tombe après les vacances judiciaires n'est dès lors pas prolongé par la durée de celles-ci. Il appartient toutefois au juge d'en tenir compte dans la fixation de la durée du délai imparti (Poudret, op. cit. n. 2.2 ad art. 34 p. 233).
2.4 En l'espèce, le délai au 16 août 2002 fixé à la recourante pour verser l'avance de frais requise doit être considéré comme un délai à terme fixe qui prend en considération la durée des féries de l'art. 22a lettre b PA. Il n'était donc pas prolongé du 15 juillet au 15 août 2002. La Commission de recours intimée pouvait ainsi admettre que le versement effectué le 19 août 2002 était tardif et en tirer les conséquences qu'elle avait signalées à la recourante dans sa lettre du 1er juillet 2002 (art. 23 PA).
2.5 Le recours doit donc être rejeté dans la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, un émolument judiciaire étant mis à la charge de la recourante (art. 156 al. 1 OJ).