Decision ID: b003beb7-b12c-54c6-85c9-d0ea1f374577
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
de la procédure que par décision du 1er juillet 2016, le médecin-psychiatre thérapeute du recourant a ordonné son hospitalisation urgente et non volontaire à la Clinique de Belle-Idée au motif que le patient, connu pour un trouble dépressif récurrent et des attaques de panique, présentait au moment de la décision de placement une nouvelle décompensation et des idées suicidaires, sa mère, personne âgée avec laquelle il vit, se sentant dépassée par son comportement;
Que par décision du 12 juillet 2016, le Tribunal de protection a ordonné l'expertise psychiatrique de la personne concernée;
Que le Tribunal de protection a été informé en date du 20 juillet 2016, par le Centre universitaire romand de médecine légale de l'impossibilité d'exécuter l'expertise ordonnée, ses tentatives pour contacter la personne concernée étant restées sans réponse, le médecin en charge de l'expertise informant pour le surplus le Tribunal de protection de ce que le patient avait fugué de la clinique le jour-même de son admission, le 1
er
juillet 2016;
Que le 21 juillet 2016, le Tribunal de protection a tenu audience à laquelle le recourant ne s'est pas présenté et lors de laquelle la décision querellée a été rendue;
Considérant

EN DROIT
que les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge compétent qui, dans le canton de Genève, est la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC; art. 72 al. 1 LaCC; art. 126 al. 1 let. b LOJ);
Que dans le domaine du placement à des fins d'assistance, le délai de recours est de dix jours à partir de la notification de la décision entreprise (art. 450b al. 2 CC);
Que le recours formé le 4 août 2016 contre la décision rendue le 21 juillet 2016 et reçue par le recourant le 27 juillet 2016 l'a été dans le délai prescrit (art. 142 al. 3 CPC);
Considérant que le recourant fait grief à l'autorité précédente d'avoir violé son droit d'être entendu;
Que le droit d'être entendu est garanti notamment par l'art. 29 al. 2 Cst, une violation de ce droit entraînant en principe l'annulation de la décision visée sans examen du bien-fondé de l'argumentation par ailleurs développée devant l'autorité de recours (ATF
137 I 195
consid. 2.2);
Que cela étant, une violation du droit d'être entendu peut être réparée s'il y a lieu devant l'autorité de recours statuant avec plein pouvoir d'examen (ATF
138 II 77
consid. 4);
Que dans le cas d'espèce, une éventuelle violation du droit d'être entendu du recourant par l'autorité précédente a été réparée par-devant la Chambre de céans, dans la mesure où celle-ci dispose d'un plein pouvoir de cognition, et que le recourant a pu faire valoir tous ses arguments par-devant elle;
Considérant pour le surplus que l'autorité n'entre en matière sur les demandes et requêtes que lorsque le demandeur a un intérêt digne de protection à faire valoir (art. 59 al. 1 et 2 CPC, applicable par renvoi de l'art. 450 f CC; art. 31 al. 1 let. d et al. 2 LaCC);
Que l'existence d'un intérêt juridique est requise pour l'exercice de toute voie de droit (ATF
127 III 429
consid. 1b);
Qu'en matière de recours, l'intérêt juridiquement protégé ne se rapporte pas à la lésion provoquée par le rejet total ou partiel d'une conclusion du recourant, mais il suppose que la décision sur recours soit de nature à lui procurer l'avantage de droits matériels qu'il recherche. Il n'en est pas ainsi lorsque le juge n'est pas en mesure de modifier la situation juridique du recourant, quand bien même les moyens invoqués seraient fondés en droit (ATF
114 II 189
consid. 2);
Que selon l'art. 60 al. 2 LaCC, le placement ordonné par un médecin prend fin au plus tard après quarante jours, sauf s'il est prolongé par une décision du Tribunal de protection;
Que dans le cas présent, le placement a été ordonné le 1er juillet 2016 de sorte qu'à défaut d'avoir été prolongé par le Tribunal de protection dans les quarante jours prévus par l'art. 60 al. 2 LaCC, il est devenu caduc;
Que par conséquent, le recourant n'a plus d'intérêt juridique à recourir, de sorte que son recours doit être déclaré irrecevable;
Que la procédure est gratuite (art. 22 al. 4 LaCC).
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