Decision ID: 9deaa0a6-8c21-526a-a213-0a79a93f400c
Year: 2004
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision sur opposition du 21 octobre 2004, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité a annulé la décision qu’il avait rendue en date du 2 juillet 2004 et décidé de mettre Madame T_ au bénéfice d’une rente limitée dans le temps ;
Que par courrier du 8 novembre 2004, cette dernière a interjeté recours contre cette décision en alléguant qu’il n’était pas possible de se prononcer sur son état de santé sans procéder à une expertise psychiatrique, compte tenu des contradictions existant entre les divers certificats médicaux versés au dossier ;
Qu’au vu des arguments énoncés, par courrier du 1
er
décembre 2004, l’OCAI a indiqué au Tribunal de céans qu’il avait effectué un nouvel examen du dossier et décidé de reprendre son instruction sous la forme d’une expertise psychiatrique ;
Qu’il a annulé la décision du 2 juillet 2004 et la décision sur opposition du 21 octobre 2004;

CONSIDERANT EN DROIT
Que la loi du 14 novembre 2002 modifiant la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ), entrée en vigueur le 1
er
août 2003, a institué un Tribunal cantonal des assurances sociales statuant en instance unique, notamment sur les contestations relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité (LAI ; cf. articles 1 let r et 56 V al. 1 let a ch. 2 LOJ) ;
Que la compétence du Tribunal de céans est dès lors établie ;
Que suite au recours, l’intimé a repris l’instruction de la cause et annulé les décisions attaquées ;
Que force est dès lors de constater que le litige devient sans objet ;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire ;
Qu’enfin conformément à la jurisprudence constante du Tribunal fédéral des assurances, le recourant a droit au remboursement des dépens en vertu de la législation fédérale même lorsque la procédure est sans objet, pour autant que les chances de succès du procès le justifient (ATF
110 V 57
consid. 2a ; RCC 1989 p. 318 consid. 2b);
Que tel est le cas en l’espèce dès lors que l’intimé a admis que l’instruction du dossier nécessitait d’être complétée ;