Decision ID: 233e9aa5-93a5-594e-b961-b133d0aa4612
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. Dans le cadre d'une poursuite n° 09 xxxx54 C dirigée par E_ AG contre M. CC_, né le xx 1962 et domicilié xx, chemin V_ à Genève, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a communiqué au précité, le 4 janvier 2010, un avis de saisie pour le 26 suivant.
B. Par acte posté le 1
er
février 2010, M. C_ a saisi la Commission de céans. Il expose que son père "
a reçu un avis de saisie à son nom au lieu du
(sien)
(M. CC_ au lieu de M. C_)
" et demande la rectification de cette mention "
afin que la saisie ne soit plus au nom
" de celui-ci.
L'Office et E_ AG n'ont pas été invités à se déterminer.
C. Selon les données de l'Office cantonal de la population, M. CC_ et son fils M. C_ nés, respectivement, le xx 1962 et le xx 1983, sont tous deux domiciliés xx, chemin V_ à Genève.
D. A teneur de l'édition de la poursuite n° 09 xxxx54 C, le commandement de payer a été notifié sans opposition le 2 septembre 2009 et la poursuivante a requis la continuation de la poursuite le 8 octobre 2009.

EN DROIT
1. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes dirigées contre des mesures prises par des organes de l’exécution forcée qui ne sont pas attaquables par la voie judiciaire (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).
En l'espèce, la plainte formée le 1
er
février 2010 contre un avis de saisie communiqué le 4 janvier 2010 paraît manifestement tardive.
En tout état, les intérêts juridiquement protégés du plaignant, fils du poursuivi, ne sont aucunement lésés par l'acte querellé. Il s'ensuit que ce dernier n'est pas légitimé à agir par cette voie, étant rappelé que l'existence d'un intérêt à saisir l’autorité de surveillance est la condition même de la recevabilité de la plainte, condition qui doit être examinée d’office. (Pierre-Robert
Gilliéron
, Commentaire, ad art. 17 nos 95ss et 140 ss).
La plainte sera en conséquence déclarée irrecevable.
2. A titre superfétatoire, la Commission de céans relèvera que c'est à bon droit que l'Office, requis de continuer la poursuite n° 09 xxxx54 C, a communiqué à M. CC_ un avis de saisie, la poursuite dirigée à son encontre n'ayant pas été frappée d'opposition (art. 88 al. 1 et 2 1
ère
phr. LP).
3. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP.
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