Decision ID: dd0c6974-0230-5af2-930e-fb5d075ade1c
Year: 2008
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
Sur réquisition de S_ SA, créancier-cessionnaire, M. D_ s'est vu notifier le 21 mai 2008 un commandement de payer dans le cadre de la poursuite n° 08 XXXX24 N, relative à diverses factures du Dr P_, créancier-cédant, et auquel M. D_ a formé opposition.
Le 2 juin 2008, M. D_ a déposé une plainte devant la Commission de céans par laquelle il soutient que la cession de créance du Dr P_ en faveur de S_ SA serait simulée, partant nulle et que cette nullité entraîne celle de la poursuite. M. D_ base ses allégations sur un courrier du Dr P_ à A_ du 16 avril 2008 par lequel il écrit avoir
"confié à Monsieur L_ (S_ SA) le soin de récupérer cette créance"
et indiquant plus loin confirmer
"mon désir d'attribuer à Terre des Hommes la part de créance qui me reviendra après déduction des frais de procédure".

EN DROIT
1. La Commission de céans est compétente pour connaître des plaintes dirigées contre des mesures prises par des organes de l'exécution forcée qui ne sont pas attaquables par la voie judiciaire ou des plaintes fondées sur un prétendu déni de justice ou retard injustifié (art. 17 LP ; art. 10 al. 1 et art. 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ). La plainte doit être déposée dans les 10 jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). Toutefois, lorsque le plaignant invoque la nullité absolue d'un acte de poursuite, la plainte est recevable en tout temps (cf. art. 22 al. 1 LP).
2. Dans le cas d'espèce, le plaignant se plaint, non pas d'un acte de l'Office, mais du fait que la cession de créance du Dr P_ en faveur de S_ SA serait simulée, soit un grief relatif au fond de la créance, pour lequel la Commission de céans est incompétente.
Il incombera au plaignant d'invoquer ce grief devant le juge civil lors de la procédure de mainlevée.
La présente plainte sera dès lors déclarée irrecevable.
3. La présente est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP, soit sans instruction préalable, c'est-à-dire sans que l'Office et le créancier n'aient été invités à se déterminer sur la plainte, compte tenu de l'issue manifeste qu'il faut donner à celle-ci.