Decision ID: 5092e258-b38a-472a-b95d-254768cef6f3
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, dans la poursuite ordinaire n° 1_ dirigée par B_ SA contre A_ en vue du recouvrement des montants de 521 fr. 60 plus intérêts au taux de 6% l'an à compter du 15 août 2019, de
12 fr. 35, de 60 fr. et de 225 fr., un commandement de payer a été notifié par voie de publication le 6 décembre 2019;
Qu'aucune opposition n'a été formée auprès de l'Office cantonal des poursuites (ci-après : l'Office) dans le délai prévu par l'art. 74 al. 1 LP;
Que, le 15 janvier 2020, A_ a déposé auprès de l'Office une déclaration d'opposition à la poursuite n° 1_;
Que, par décision du 12 mars 2020 remise en mains propres le même jour à A_, l'Office a refusé d'enregistrer cette opposition en raison de sa tardiveté, le délai pour former opposition ayant selon lui expiré le 16 décembre 2019;
Que, par acte expédié le 27 mai 2020 à la Chambre de surveillance, A_ a déclaré
"confirmer"
son opposition à la poursuite n° 1_, expliquant en résumé que les montants réclamés par B_ SA n'étaient pas dus, et conclu à l'annulation de la poursuite, selon lui infondée;
Que des observations n'ont pas été requises;
Considérant,

EN DROIT
, que la voie de la plainte à l'autorité de surveillance, soit à Genève la Chambre de surveillance, est ouverte pour contester les décisions et mesures de l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 13 et 17 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP), telle une commination de faillite;
Que la plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP);
Qu'il n'appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non; qu'en effet, l'examen du bien-fondé de la prétention faisant l'objet de la poursuite relève exclusivement de la compétence du juge ordinaire (ATF
113 III 2
consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral
5A_76/2013
du 15 mars 2013 consid. 3.1); que le débiteur qui entend contester l'existence, l'exigibilité ou la quotité de la créance en poursuite doit ainsi former opposition au commandement de payer puis faire valoir ses moyens dans le cadre de la procédure de mainlevée et, le cas échéant, dans celui d'une action en reconnaissance ou en libération de dette;
Qu'en l'espèce le courrier adressé le 27 mai 2020 à la Chambre de surveillance par le poursuivi doit être interprétée comme une plainte contre la décision de l'Office du 12 mars 2020 refusant d'enregistrer son opposition en raison de sa tardiveté, dans la mesure où il y conclut à l'annulation de la poursuite litigieuse et y déclare confirmer l'opposition rejetée par l'Office;
Que cette plainte est toutefois manifestement irrecevable à un double titre;
Qu'elle est d'une part tardive, le délai de dix jours pour porter plainte ayant expiré, compte tenu des périodes de suspension des poursuites et de féries ayant couru du 19 mars au 19 avril 2020, le 22 avril 2020 (art. 63 LP, en relation avec les art. 56 ch. 2 et 3 et 62 LP);
Que d'autre part le plaignant n'adresse aucun grief à l'Office et ne fait valoir aucune violation de la législation sur l'exécution forcée des créances pécuniaires, se bornant à contester le bien-fondé des prétentions déduites en poursuite alors que ni l'Office ni la Chambre de céans ne sont compétents pour examiner cette question de droit matériel, réservée au juge civil;
Que cette irrecevabilité sera constatée sans instruction préalable en application de l'art. 72 LPA;
Qu'il n'y a pas lieu à la perception d'un émolument ni à l'octroi de dépens (art. 20a al. 1 ch. 5 LP et 61 al. 2 let. a et 62 OELP).
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