Decision ID: 50cb3a98-403c-48d4-9f79-87706634460d
Year: 2008
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Vu:
− l'interpellation de A., ressortissant libanais en séjour illicite en Suisse,
soupçonné d'avoir participé à l'acquisition et l'importation de faux billets de EUR 100.-- d'Italie pour un total de plus de EUR 37'600.-- et d'avoir mis en circulation une partie de ces faux billets en Suisse entre le 26 et le 29 novembre 2007,
− le mandat d'arrêt décerné le 4 décembre 2007 par le Ministère public de
la Confédération (ci-après: MPC) à l'encontre de A. en raison du risque de fuite et de collusion,
− l'ordonnance de confirmation de la détention rendue par le Juge d'ins-
truction fédéral en date du 7 décembre 2007, admettant la requête du MPC du 6 décembre 2007 et confirmant la détention pour risque de  et de fuite,
− la requête de prolongation de la détention de A. formée par le MPC en
date du 18 décembre 2007,

Considérant:
que si, lors de l'enquête de police judiciaire, le MPC entend maintenir  de quatorze jours la détention préventive ordonnée exclusivement en raison du risque de collusion, il doit présenter à la Cour des plaintes avant l'expiration de ce délai une requête de prolongation de la détention (art. 51 al. 2 et 3 PPF en lien avec l'art. 44 al. 2 PPF);
qu'a contrario, si le juge de l'arrestation a également retenu un risque de fuite, il n'est pas nécessaire de demander une prolongation de la détention préventive (TPF BK_H 026/04 du 27 avril 2004 consid. 2; /LEIMGRUBER, Le nouvel engagement de la Confédération dans la poursuite pénale, Commentaire succinct du "Projet efficacité", Berne 2001, ad art. 51 no 215 p. 171);
qu'en l'espèce, la détention préventive a été ordonnée tant en raison du  de collusion que de celui de fuite;
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que ce dernier paraît bien réel dans la mesure où le prévenu, de nationalité libanaise, n'est pas au bénéfice d'un titre de séjour en Suisse;
qu'en conséquence la présente requête de prolongation de la détention préventive est superflue;
que si la requête paraît de prime abord irrecevable ou mal fondée, il peut être renoncé à un échange d'écritures (art. 219 al. 1 PPF a contrario);
qu'au vu de ce qui précède, il sera statué sans frais (art. 66 al. 4 LTF par renvoi de l'art. 245 al. 1 PPF).
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