Decision ID: 97147b55-87ac-593a-81ca-36b5c7002959
Year: 2016
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Par décision du 23 mars 1998, la Justice de paix du IIème cercle de la Gruyère, à Bulle, a institué une tutelle volontaire, au sens de l’ancien art. 372 du CC en faveur de B._.
Le 15 octobre 2013, la Juge de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Juge de paix) a averti B._ de la conversion de la mesure tutélaire d’interdiction volontaire en une mesure de curatelle de portée générale au sens de l’art. 398 CC, en raison de l’entrée en vigueur du nouveau droit de la protection de l’adulte en date du 1er janvier 2013. Le mandat a été confié à C._, Responsable du secteur social auprès du Service des curatelles d’adultes de la ville de Fribourg (ci-après: le Service des curatelles).
Dans un courriel du 22 janvier 2014, A._, petit-fils de D._, compagne de B._, chez laquelle il demeure, a déploré divers manquements du Service des curatelles ainsi que du curateur C._ (DO 0159). Dans un second courriel du 1er juin 2015, A._ a qualifié le secrétariat du Service des curatelles ainsi que E._, Directrice des affaires sociales, d’incompétents (DO 0165).
Par courrier du 3 juin 2015 adressé à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix), A._ a indiqué que D._ souhaitait que la curatelle de son ami, B._, soit reprise par lui. Il a affirmé dans cette lettre être disponible et avoir les qualités requises pour être le curateur de B._, dont il connait par ailleurs très bien la situation. Il a ajouté que cela permettrait également de décharger le Service des curatelles, qu’il sait être surchargé (DO 0147). C._, dans un courrier du 16 juin 2015, ne s’est pas opposé à la nomination de A._ en tant que curateur de B._ (DO 0150).
Par courrier daté du 9 juillet 2015, A._ a transmis à la Justice de paix son curriculum vitae ainsi que des copies récentes des extraits de l’Office des poursuites et de son casier judiciaire et a expliqué les raisons pour lesquelles il souhaitait être nommé curateur.
Le 3 septembre 2015, D._ a écrit à la Justice de paix pour lui signaler un certain nombre de problèmes rencontrés avec l’actuel curateur, C._. Elle demande donc un changement de curateur pour son ami B._ (DO 0158). En séance du 15 octobre 2015 devant la Justice de paix, A._ a confirmé sa volonté d’être nommé curateur de B._ (DO 0179 s.).
B. Par décision du 7 décembre 2015, la Justice de paix a maintenu la curatelle de portée générale instituée en faveur de B._. Elle a, en revanche, rejeté la requête de A._ tendant à sa nomination en qualité de curateur et a donc confirmé C._ dans son mandat de curateur de portée générale de B._.
C. Par mémoire du 2 mai 2016, A._ a interjeté recours contre cette décision, concluant à sa modification en ce sens qu’il soit nommé curateur de B._, frais judiciaires et dépens de la procédure de recours à la charge de l’autorité intimée. Par courrier du 12 mai 2016, la Justice de paix a indiqué qu’elle ne souhaitait formuler aucune remarque sur le recours et qu’elle se référait, pour le surplus, au dossier.
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en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA, RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. c du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) Selon l’art. 450 al. 2 CC, ont qualité pour recourir les parties à la procédure (ch. 1), les proches de la personne concernée (ch. 2), et les personnes qui ont un intérêt juridique à l’annulation ou à la modification de la décision attaquée (ch. 3). Puisqu’il souhaite être nommé curateur de B._, il est évident que A._ a un intérêt juridique à l’annulation ou à la modification de la décision querellée (art. 450 al. 2 ch. 3 CC).