Decision ID: e91372ef-8bd2-5adc-988f-4ace0cdda108
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le 9 septembre 2014, A._ a déposé plainte pénale contre son colocataire B._ pour voies de fait, alléguant que lors d’une dispute en date du 7 septembre 2014 à leur domicile, ce dernier l’avait plaqué contre le mur de la cuisine avant de le saisir d’une main au cou et de l’autre au bras gauche. Il s’était débattu et avait réussi à se libérer. Immédiatement, il était monté à l’étage. Son colocataire l’avait suivi, puis devancé et, de face, l’avait poussé en bas des escaliers. Il était tombé en arrière, descendant les marches sur les fesses, s’était relevé et dirigé vers sa chambre. B._ avait tenté en vain de le faire tomber en lui faisant des croche-pieds. Finalement, il l’avait poussé au niveau de l’épaule ce qui l’avait fait chuter une nouvelle fois. Par la suite, il avait quitté les lieux.
La Police a entendu le 15 septembre 2014 B._ comme prévenu et C._ comme personne appelée à donner des renseignements.
Le 31 mars 2015, le Procureur a rendu une ordonnance de non-entrée en matière.
B. Le 4 avril 2015, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance du 31 mars 2015 concluant implicitement à son annulation et à l’ouverture d’une enquête pénale.
Le Procureur conclut au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 al. 1 let. a du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (ci-après: CPP; RS 312.0), ainsi que de l’art. 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
b) Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Interjetés contre l’ordonnance de non-entrée en matière notifiée le 1er avril 2015, le recours déposé le 4 avril 2015 à un office postal l’a été en temps utile.
c) Le recourant, comme partie plaignante et disposant d’un intérêt juridiquement protégé, a la qualité pour recourir (art. 382 CPP en relation avec l’art. 104 al. 1 let. b CPP).
d) La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).
e) Après avoir apprécié les divers éléments ressortant du dossier et en guise de conclusion, le Procureur retient que B._ conteste formellement avoir touché le recourant, que sa version des faits est confirmée par C._ s’agissant de la chute dans les escaliers et que le certificat médical ne corrobore pas les déclarations du recourant en ce qui concerne la saisie au cou. Certes, le médecin a constaté un hématome au niveau du bras gauche. Toutefois, il n’est pas exclu qu’il ait été causé par la chute dans les escaliers. Quoi qu’il en soit, l’enquête n’a de toute évidence pas permis d’apporter des moyens de preuve susceptibles de renforcer les charges contre B._.