Decision ID: 0094a123-8f7b-55b9-b25f-b9acda82a030
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'ordonnance
ORTPI/437/2017
du 11 mai 2017, aux termes de laquelle le Tribunal de première instance (ci après : le Tribunal) a ordonné que les mineures D_, née le _ 2007 et C_, née le _ 2010, soient représentées par un curateur dans la procédure de divorce pendante par-devant lui sous la cause C/5893/2015 (ch. 1 du dispositif), désigné Me Geneviève CARRON, rue du Mont-de-Sion 12, 1206 Genève, en qualité de curatrice de représentation des mineures D_ et C_ (ch. 2), fixé l'avance de frais à 4'000 fr. (ch. 3), imparti un délai au 12 juin 2017 à chacune des parties pour faire l'avance de frais de 2'000 fr. (ch. 4) et réservé la suite de la procédure (ch. 5);
Que le Tribunal, sans entendre préalablement les parties, a considéré qu'il se justifiait de désigner un curateur de représentation aux enfants, la guidance parentale ordonnée par décision
OTPI/656/2016
du 15 décembre 2016 n'ayant pas été mise en route;
Que par acte du 29 mai 2017, A_ forme recours contre cette ordonnance, dont il sollicite l'annulation. Qu'à titre préalable, il requiert que l'effet suspensif soit accordé en ce qui concerne l'instauration de la curatelle ainsi que la désignation de Me Geneviève CARRON en qualité de curatrice de représentation des enfants D_ et C_;
Qu'il fait valoir une violation de son droit d'être entendu, le Tribunal ayant rendu l'ordonnance querellée sans interpeller les parties; que lors de l'audience du 4 mai 2017 devant le Tribunal, les parties se sont mises d'accord pour que la guidance parentale puisse se faire rapidement auprès d'ASTRAME;
Que par courrier du 22 juin 2017, Me Geneviève CARRON a indiqué qu'il lui paraissait dans l'intérêt des enfants D_ et C_ qu'elle n'intervienne pas avant de savoir si le recours formé par A_ avait abouti; que dès lors, elle s'en rapportait à l'appréciation de la Cour;
Que par courrier du 23 juin 2017, B_ s'en rapporte à l'appréciation de la Cour, s'agissant de la requête d'effet suspensif;
Que les parties ont été informées par courrier du greffe de la Cour du 26 juin 2017 que la cause était gardée à juger sur la requête d'effet suspensif;
Considérant,

EN DROIT
, que dès lors que la représentation de l'enfant implique une charge financière pour les parents et qu'elle limite également leur pouvoir de représentants légaux dans la procédure, ces derniers, selon la doctrine unanime, ont le droit d'être entendus et le droit de recourir sur la question de l'institution d'une représentation (arrêt du Tribunal fédéral
5A_894/2015
du 16 mars 2016 c. 4.1);
Que selon l'art. 325 al. 2 CPC, l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire de la décision attaquée, le recours ne déployant dans la règle (art. 325
al. 1 CPC) aucun effet suspensif;
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'à cet égard, l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation (Jeandin, in Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/Jeandin/Schweizer/Tappy [éd.], 2011, n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'elle prendra également en considération les chances de succès du recours (ATF
115 Ib 157
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
4A_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Qu'en l'espèce, le juge a ordonné la désignation d'un curateur de représentation sans entendre les parties;
Que selon les allégations du recourant, la mise en place d'une guidance parentale est en cours auprès d'ASTRAME;
Que le recours n'est pas dénué de chances de succès;
Que dès lors, il est dans l'intérêt des parties, en particulier des enfants, de ne pas modifier la situation actuelle en les pourvoyant d'un représentant qui pourrait être révoqué à l'issue de la procédure de recours;
Que les parties ne s'opposent pas à l'octroi de l'effet suspensif, lequel sera dès lors ordonné;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104
al. 3 CPC);
Que la présente décision, de nature incidente, est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral, dans les limites de l'art. 93 LTF (ATF
137 III 475
consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral
4D_26/2011
consid. 2 et 3) et de l'art. 98 LTF (art. 98 LTF; ATF
137 III 475
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
2C_8/2011
du 3 mars 2011
consid. 3.1).
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