Decision ID: 00b3fcd3-8e5c-5da9-9af5-5e1410d7542a
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision du 14 février 2011, l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après OAI) a reconnu le droit de Madame A_ (ci-après l’assurée), née le _ 1975, au bénéfice d’une rente entière d’invalidité en raison de troubles psychiques graves de longue durée, à une allocation pour impotent dès le 1
er
mai 2009 ; qu’à l’époque, l’assurée vivait seule dans une chambre appartenant aux Établissements publics pour l'intégration (B_) ; qu’il a été relevé, lors de la révision du dossier d’allocation pour impotent que l’assurée vivait dans la même structure d’accueil que lors de l’enquête de 2010, soit un lieu de vie ouvert sans encadrement fixe ;
Que par décision du 25 juillet 2018, l’OAI a supprimé l’allocation pour impotent avec effet au 31 mars 2018, au motif que cette prestation basée sur un accompagnement, ne peut être octroyée que si les bénéficiaires résident à domicile, ce qui n’est pas le cas de l’assurée ;
Que Madame C_ et Monsieur D_ du service de protection de l’adulte, désignés aux fonctions de co-curateurs de l’assurée par ordonnance du Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant du 17 juillet 2014, ont interjeté recours le 22 août 2018 contre ladite décision ; qu’ils concluent à ce que l’allocation pour impotent continue à être versée à l’assurée ; qu’ils font valoir que les B_ constituent son domicile ; qu’il s’agit de logements d’accueil hôtelier avec encadrement, d’un lieu de vie en communauté où chaque locataire a un espace privé et individuel et gère lui-même ses activités quotidiennes, sa nourriture, son hygiène et les soins nécessaires à sa santé ; que dès lors, un séjour prolongé ou non aux B_ ne devrait pas entraîner la suppression de l’allocation pour impotent ; qu’ils invoquent par ailleurs le droit de l’assurée à la protection de la bonne foi, en ce sens que l’OAI est intervenu dans une situation concrète lui accordant une rente d’invalidité à 100% depuis le 24 juillet 2001 et une allocation pour impotent dès le 14 février 2011, alors qu’elle était domiciliée aux B_ ;
Que dans sa réponse du 26 septembre 2018, l’OAI a considéré qu’il convenait de procéder à une instruction complémentaire, afin de déterminer précisément dans quelle catégorie de logement (home ou domicile) est domiciliée l’assurée ; qu’il conclut, partant, au renvoi du dossier pour instruction complémentaire et nouvelle décision ;
Qu’invités à se déterminer, les co-curateurs ont déclaré qu’ils ne s’y opposaient pas ;
Que leur écriture a été transmise à l’OAI ;

Considérant en droit que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté dans les formes et délai prévus par la loi, le présent recours est recevable (art. 56 à 61 LPGA et 38 al. 3 LPGA) ;
Que dans sa réponse du 26 septembre 2018, l'OAI a conclu au renvoi du dossier pour instruction complémentaire et nouvelle décision ;
Que les co-curateurs de l'assurée ont déclaré ne pas s’y opposer ;
Qu’il convient d’en prendre acte ;
Qu'il se justifie dès lors d'admettre le recours et d'annuler la décision litigieuse ;