Decision ID: d8662c75-312d-5378-86a7-a610ccc04466
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Par décision du 2 décembre 2006, la Justice de paix du Ier Cercle de la Gruyère a institué une curatelle volontaire au sens de l’art. 394 aCC en faveur des époux A._ et B._ en raison d’importants problèmes de gestion et de nombreux retards dans leurs paiements. C._, tuteur officiel à D._, leur a été désigné en qualité de curateur.
Par décisions séparées du 25 novembre 2014, la Justice de paix de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après : la Justice de paix) a levé la curatelle volontaire instituée selon l’ancien droit de la tutelle en faveur de A._ et B._ et l'a remplacée par une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine, au sens de l'art. 394 CC en lien avec l'art. 395 CC, avec pour objet de les représenter dans le cadre de leurs affaires administratives et financières, de gérer leurs revenus et leur fortune, d’effectuer les démarches nécessaires pour que les époux bénéficient de prestations sociales ou d’autres prestations et de les représenter pour tous les actes nécessaires dans ce cadre. De plus, C._ a été relevé de ses fonctions de curateur, avec effet au 31 décembre 2014, sous réserve de l’approbation du rapport et des comptes finaux qu’il a été invité à produire, et E._, curatrice auprès du F._, a été désignée en qualité de curatrice des époux A._ et B._, dès le 1er janvier 2015 (DO 10 ss).
Par courrier du 9 janvier 2015, A._ et B._ ont requis la levée de leurs curatelles respectives avec effet au 31 janvier 2015.
Le 13 janvier 2015, E._ a informé la Justice de paix que C._, ancien curateur des intéressés, lui avait fait savoir qu’il envisageait de poursuivre son mandat de curateur à titre privé dès lors que les époux A._ et B._ ne souhaitaient pas exposer leur situation à un nouvel intervenant.
Le 24 février 2015, les parties ont comparu devant la Justice de paix. A cette occasion, les époux ont déclaré que C._ gérait toujours leurs affaires ce dont ils étaient satisfaits et qu’il payait leurs factures. Ils ont également indiqué qu’ils refusaient de collaborer avec E._. Ils ont précisé que si la mesure de curatelle devait être maintenue, C._ devrait être nommé en qualité de curateur, et que si elle devait être levée, son mari et elle-même continueraient à collaborer à titre privé avec C._.
Le 22 juin 2015, B._ et A._ ont déclaré à la Justice de paix qu’ils étaient toujours assistés par C._ qui gérait leurs affaires administratives et financières en qualité de curateur privé compte tenu de ses compétences et du lien de confiance qui existait entre eux.
Par décisions séparées du 23 juin 2015, la Justice de paix a maintenu les curatelles de représentation avec gestion du patrimoine au sens de l’art. 394 CC en relation avec l’art. 395 CC instituées en faveur de A._ et de B._ le 25 novembre 2014. De plus, E._ a été relevé de son mandat de curatrice avec effet au 30 juin 2015 et G._, également curatrice auprès du F._, a été nommée en qualité de curatrice du couple, avec effet au 1er juillet 2015.
Par courrier du 27 juillet 2015, A._ et B._ ont interjeté recours contre ces décisions, contestant uniquement le choix du curateur opéré par la Justice de paix en ce sens
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qu’ils souhaitent que ce mandat continue d’être exercé par C._ (cf. recours du 27.07.2015 ; note téléphonique de la Justice de paix du 28.07.2015).
Invitée à se déterminer, la Justice de paix s’est référée au contenu de ses décisions du 23 juin 2015 et a relevé que C._ n’avait pas produit son rapport et ses comptes finaux (cf. lettre de la Justice de paix du 13.08.2015).
Par courrier du 20 août 2015, les époux A._ et B._ ont indiqué que le rapport et les comptes finaux 2014 de C._ avaient été remis à la Justice de paix qui les avait approuvés par décision du 14 avril 2015. Ils ont par ailleurs réitéré leur demande de changement de curateur en la personne de C._.

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA, RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.