Decision ID: 023ed24a-4ee0-5465-9508-728b3ac2e0b8
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Monsieur A_ (ci-après : l’intéressé ou le recourant), né le _ 1961, est au bénéfice depuis le 1
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septembre 2011 de prestations complémentaires cantonales.![endif]>![if>
2. Par décision du 10 novembre 2014, le service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) a recalculé le droit aux prestations du recourant du 1
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septembre 2011 au 31 août 2014 ; s’agissant de l’année 2013, aucune prestation complémentaire n’était due, les dépenses reconnues étaient de CHF 44'802.- pour le calcul des prestations complémentaires fédérale (PCF) et de CHF 60'708.- pour le calcul des prestations complémentaires cantonale (PCC), et le revenu déterminant de CHF 61'754.- ; un montant de CHF 986,90 était comptabilisé dans les dépenses au titre de cotisations AVS/AI/APG.![endif]>![if>
3. Par décision du 29 juin 2016, le SPC a recalculé le droit du recourant depuis le 1
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janvier 2016 et conclut à l’absence de droit aux prestations. Les dépenses reconnues étaient de CHF 44'939.- pour les PCF et de CHF 60'911.- pour les PCC, dont CHF 1'003,80 de cotisations AVS/AI/APG ; le revenu déterminant était de CHF 61'934.-.![endif]>![if>
4. Le 8 juillet 2016, l’intéressé a formé opposition à l’encontre de la décision du 29 juin 2016 au motif qu’il avait reçu une décision des cotisations personnelles AVS pour l’année 2013 de CHF 1'164,70. Il a communiqué une décision du 2 juin 2016 de la caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la caisse) fixant pour l’année 2013 à charge de l’intéressé CHF 1'164,70 de cotisations personnelles pour personne sans activité lucrative.![endif]>![if>
5. Par décision du 13 septembre 2016, le SPC a rejeté l’opposition du recourant au motif que la décision de cotisations se référait à l’année 2013 alors que la décision litigieuse couvrait la période postérieure au 1
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janvier 2016.![endif]>![if>
6. Par décision du 13 septembre 2016, le SPC a rejeté la demande du 8 juillet 2016 du recourant de réviser la décision du 10 novembre 2014, laquelle refusait tout droit à des prestations complémentaires pour l’année 2013, au motif que même si les cotisations de CHF 1'164,70 étaient prises en compte, le droit aux prestations n’en serait pas modifié. ![endif]>![if>
7. Le 13 octobre 2016, l’intéressé a recouru auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice à l’encontre des deux décisions du SPC du 13 septembre 2016 en faisant valoir que celui-ci se devait d’effectuer un décompte rétroactif suite à un changement financier (primes rétroactives de l’AVS).![endif]>![if>
8. Le 14 novembre 2016, le SPC a conclu au rejet du recours déposé à l’encontre de la décision sur opposition du 13 septembre 2016 et à l’irrecevabilité du recours dirigé à l’encontre de la décision du 13 septembre 2016.![endif]>![if>
9. Le 14 décembre 2016, le recourant a répliqué en communiquant un décompte de la caisse de pension Manor attestant du paiement, avec effet rétroactif, de rentes d’invalidité pour enfant du 1
er
juin 2009 au 31 juillet 2013, un courrier de sa part au SPC du 11 décembre 2013 déclarant transmettre un « décompte caisse de pension » et la décision de la caisse du 2 juin 2016.![endif]>![if>
Il a fait valoir que le montant de CHF 1'164,70 n’avait à tort pas été déduit pour l’année 2013 ; il devait être considéré comme nouveau car fixé en 2016.
10. Sur quoi la cause a été gardée à juger. ![endif]>![if>

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1
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janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
).![endif]>![if>
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2. Le litige porte sur le droit aux prestations du recourant dès le 1
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janvier 2016 ainsi que sur le refus de l’intimé de réviser la décision fixant son droit aux prestations pour l’année 2013.![endif]>![if>
3. Le recours est dirigé, d’une part, contre la décision sur opposition du 13 septembre 2016 et, d’autre part, contre la décision du 13 septembre 2016.![endif]>![if>
Comme l’a relevé l’intimé, cette dernière décision est soumise à opposition, de sorte que le recours dirigé à son encontre sera déclaré irrecevable et transmis à l’intimé comme objet de sa compétence.
S’agissant du recours dirigé contre la décision sur opposition, interjeté en temps utiles, il est recevable (art. 60 LPGA ; art. 43 LPCC).
4. Au niveau fédéral, l’art. 4 al. 1 let. a LPC prévoit que les personnes qui ont leur domicile et leur résidence habituelle (art. 13 LPGA) en Suisse ont droit à des prestations complémentaires dès lors qu'elles perçoivent une rente de vieillesse de l'assurance-vieillesse et survivants (AVS).![endif]>![if>
Selon l’art. 9 al. 1 LPC, le montant de la prestation complémentaire annuelle correspond à la part des dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants.
Selon l’art. 10 al. 3 let. c LPC, sont reconnues comme dépenses, pour toutes les personnes: les cotisations aux assurances sociales de la Confédération, à l'exclusion des primes d'assurance-maladie.
5. Au niveau cantonal, selon l’art. 2 al. 1 let. a et b LPCC ont droit aux prestations complémentaires cantonales les personnes : qui ont leur domicile et leur résidence habituelle sur le territoire de la République et canton de Genève ; et qui sont au bénéfice d'une rente de l'assurance-vieillesse et survivants, d'une rente de l'assurance-invalidité, d'une allocation pour impotent de l'assurance-invalidité ou reçoivent sans interruption pendant au moins 6 mois une indemnité journalière de l'assurance-invalidité.![endif]>![if>
Selon l’art. 4 LPCC ont droit aux prestations complémentaires cantonales les personnes dont le revenu annuel déterminant n’atteint pas le revenu minimum cantonal d’aide sociale applicable.
Selon l’art. 6 LPCC les dépenses reconnues sont celles énumérées par la loi fédérale et ses dispositions d'exécution, à l'exclusion du montant destiné à la couverture des besoins vitaux, remplacé par le montant destiné à garantir le revenu minimum cantonal d'aide sociale défini à l'article 3.
6. En l’occurrence, le recourant requiert la rectification de la décision litigieuse dans le sens de la prise en compte des cotisations AVS/AI/APG fixées selon décision de la caisse du 2 juin 2016. Or, ces cotisations qui concernent l’année 2013 ne peuvent être prises en compte dans le cadre de la décision en cause, laquelle porte sur la période postérieure au 1
er
janvier 2016.![endif]>![if>
7. Partant, le recours ne peut qu’être rejeté.![endif]>![if>
8. Pour le surplus la procédure est gratuite. ![endif]>![if>