Decision ID: fb3d8f6c-3816-572c-ac92-9365c8be3fc2
Year: 2016
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par acte daté du 4 janvier 2016, A._ a déposé plainte pénale contre inconnu. Il allègue, en substance, être victime de calomnies et diffamations et porter des soupçons sur sa mère, B._, son beau-frère, C._, ainsi que sur d’autres personnes inconnues. Il leur reproche de communiquer à ses voisins, à son entourage ainsi qu’à ses employeurs de fausses informations à son sujet. En outre, il se sent observé et surveillé.
À titre d’exemples, il explique que la secrétaire du lieu où il travaille actuellement aurait reçu des informations sur sa personne. Il l’a constaté en raison de son comportement et des expressions de son visage, ainsi que de l’impression qu’elle devenait énervée ou agacée en sa présence. Lorsqu’il travaillait pour la société D._ SA, à Lausanne, et alors qu’il organisait lui-même ses rendez-vous, il a remarqué à plusieurs reprises que les personnes auprès desquelles il se rendait étaient au courant de sa visite, alors même qu’il ne la leur avait pas annoncée. Le recourant est également certain que quelqu’un avait dû parler de lui à E._, son employeur, qui l’a licencié. De même, F._ l’a congédié au motif qu’il manquait de travail, alors qu’il recherchait initialement un ferblantier-couvreur pour le long terme. Enfin, le 29 décembre 2015, alors qu’il se trouvait à Bauhaus à Matran, le recourant a remarqué qu’un couple de gens qu’il ne connaissait pas le dévisageait. Lorsque le recourant les a à son tour regardés, le couple a changé d’expression et est parti.
Dans un courrier du 13 juin 2016, le recourant ajoute plusieurs faits afin de prouver sa plainte pénale. Étant en vacances en France, il a remarqué plusieurs véhicules lui faisant des appels de phare, le klaxonnant ou encore lui faisant des signes. Ensuite, alors qu’il avait donné sa carte d’identité à la femme s’occupant de la réception dans un camping, celle-ci a, selon lui, changé de visage. Enfin, alors qu’il se trouvait aux sources thermales de G._, il a discuté avec une femme quelque 20 minutes. Au moment de se quitter, cette dernière l’a appelé par son prénom, alors qu’il ne le lui avait jamais mentionné.
Statuant le 16 juin 2016, le Ministère public a prononcé une ordonnance de non-entrée en matière, frais à la charge de l’Etat.
B. Par acte daté du 21 juin 2016, remis à la poste le 22 à l'adresse du Ministère public qui l’a transmis à la Chambre le 7 juillet 2016, A._ a interjeté recours contre cette ordonnance.
Par acte du 27 juillet 2016, le Ministère public a renoncé à se déterminer.

en droit
1. a) En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice [LJ], la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
b) Le délai de recours est de dix jours dès notification (art. 396 al. 1 CPP).
Selon l'art. 91 al. 1 et 4 CPP, le délai est réputé observé si l’acte de procédure est accompli auprès de l’autorité compétente au plus tard le dernier jour du délai et le délai est également respecté "si l'écrit parvient au plus tard le dernier jour du délai à une autorité suisse non compétente". En
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l'espèce, l’ordonnance querellée a été adressée et notifiée au recourant le 16 juin 2016 et le recours est parvenu au Ministère public, autorité non compétente pour en connaître, le 23 juin 2016, si bien qu’il a été interjeté en temps utile.
c) La qualité pour recourir n'est pas contestable.
d) La Chambre statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).