Decision ID: 97485dfc-62f9-5e60-80fe-0459b3be078f
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Considérant, en fait
, A_ (ci-après : l’assuré ou le recourant), alors employé auprès de B_ (ci-après : B_), a subi une intervention churirgicale aux Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : les HUG) en considération de douleurs qu’il éprouvait, attribuées à un kyste hydatique hépatique ;
Qu’il a été réhospitalisé par la suite, respectivement du 7 au 10 septembre 2011 et les 6 et 7 janvier 2012, en raison de douleurs abdominales persistantes qu’il éprouvait ;
Que le 10 juillet 2012, les B_ ont fait une annonce d’accident auprès de la SUVA, caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accident (ci-après : SUVA), alléguant que les douleurs abdominales persistantes de l’assuré remontaient à l’opération précitée du 29 juillet 2011, lors de laquelle une erreur médicale se serait produite ;
Qu’après instruction de la demande de prestations – ainsi qu’après une expertise pluridisciplinaire ordonnée par l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : OAI), auprès duquel l’assuré avait déposé une demande de prestations en date du 27 février 2012 –, la SUVA a rendu, le 17 janvier 2013, une décision niant le droit de l’assuré à des prestations de l’assurance-accident, considérant qu’il n’avait été victime ni d’un accident, ni d’une lésion corporelle assimilée à un accident ;
Qu’en date du 5 février 2013, les B_ ont formé opposition à cette décision de la SUVA ;
Que l’assuré en a fait de même le 13 février 2013 ;
Que ce dernier a complété son opposition par une écriture du 21 juin 2013 ;
Que, de leur côté, les B_ ont présenté un complément d’opposition en date du 24 janvier 2014 ;
Que par une décision du 31 mars 2014, la SUVA a rejeté l’opposition de l’assuré et ainsi confirmé sa décision précitée du 17 janvier 2013 ;
Que par acte du 16 mai 2014, l’assuré a recouru contre cette décision sur opposition auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice ;
Qu’un double échange d’écritures est intervenu, tant l’assuré que la SUVA persistant dans leurs conclusions respectives ;
Qu’il est alors apparu que la SUVA n’avait pas formellement rejeté l’opposition des B_, ni même notifié aux B_ sa décision précitée du 31 mars 2014 rejetant l’opposition de l’assuré ;
Que par courrier du 30 octobre 2015, répondant à ce sujet à la chambre de céans, la SUVA a proposé que, par économie de procédure, les B_ soient appelés en cause dans la présente procédure, plutôt qu’elle ne notifie elle-même une décision aux B_ ;

Considérant, en droit
, que la chambre des assurances sociales de la Cour de justice est compétente pour connaître du présent recours ;
Que l’opposition des B_ à la décision de l’intimée n’a été écartée ni formellement, ni matériellement ;
Que la décision de l’intimée sur l’opposition de l’assuré n’a pas été notifiée aux B_ ;
Qu’un appel en cause des B_ ne saurait remédier à ce défaut de décision et de notification ;
Qu’il y a donc lieu d’inviter l’intimée à rendre et notifier formellement une décision aux B_ statuant sur l’opposition de ces derniers ;
Que le sort du présent recours dépend de la prise et de la notification d’une décision sur l’opposition des B_, étant précisé qu’il ne saurait être statué sur le recours de l’assuré tant que subsisterait l’opposition des B_ à la décision de l’intimée du 17 janvier 2013 ;
Qu’il y a lieu de suspendre la présente procédure dans l’attente de la prise et de la notification d’une telle décision, ainsi que du point de savoir si cette décision à prendre et notifier fera ou non l’objet d’un recours auprès de la chambre des assurances sociales, en application de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA-GE -
E 5 10
) ;
Qu’il y a lieu de relever qu’en plus de s’imposer d’un strict point de vue juridique, le présent procédé n’implique guère de perte de temps en comparaison d’un appel en cause ;