Decision ID: 8e512829-1ceb-599b-b82e-79730d81691e
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par jugement du 28 septembre 2006, la 15
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chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame C_, née R_ le 1964, et Monsieur F_, né le 1966, mariés en date du 5 juillet 1990.
Au chiffre 8 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par Monsieur F_ durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 17 mars 2007 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 28 mars 2007 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a sollicité du demandeur le nom de son (ses) institution(s) de prévoyance, puis a interpellé les institutions défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 5 juillet 1990 et le 17 mars 2007.
S'agissant du demandeur - dont il convient de relever qu'il n'avait pas atteint l'age de 25 ans au moment du mariage -, il s'est avéré, après rassemblement de ses comptes individuels :
qu'il n'a travaillé que pour X_ SA, de décembre 2002 à août 2003, pour la Y_ SA, de mars à juin 2004, et enfin, pour Z_SARL, de juin 2004 à novembre 2005;
que le revenu réalisé auprès des deux premiers employeurs était insuffisant pour être soumis à cotisations LPP;
que Z_SARL a par ailleurs indiqué, par courrier du 21 mai 2007, que, si le montant de 2'805 fr. 80 a certes été prélevé sur le salaire du demandeur pour être reversé à la fondation de prévoyance, cela n'a pu être fait, le demandeur n'ayant jamais renvoyé la demande d'ouverture de compte LPP.
Ces documents ont été transmis aux parties en date du 7 juin 2007. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations de leur part, un arrêt serait rendu sur cette base.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par le seul demandeur. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 5 juillet 1990, d’autre part le 17 mars 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par Monsieur F_ est de 2'805 fr. 80, montant qui a été conservé par son ancien employeur. Ainsi Monsieur F_ doit à son ex-épouse le montant de 1'402 fr. 90.
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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