Decision ID: 43b871ec-0b82-59a9-b073-1097ebeaf56d
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

Vu, EN FAIT, le jugement
JTPI/15713/2018
rendu le 8 octobre 2018 par le
Tribunal de première instance dans la cause C/19707/2018-22 SFC, prononçant la faillite de A_;
Vu le recours formé le 26 octobre 2018 par A_, aux termes duquel celui-ci a allégué être solvable;
Vu la décision de la Cour de justice du 29 octobre 2018 accordant la suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement entrepris;
Vu l'ordonnance de la Cour du 29 octobre 2018 adressée par courrier recommandé à la partie recourante, non réclamé à l'issue du délai de garde à la poste expirant le 6 novembre 2018 et réexpédié au recourant par courrier simple le 12 novembre 2018, lui impartissant un délai de 10 jours pour déposer les pièces justifiant de sa solvabilité (quittance pour solde de l'Office des poursuites attestant du paiement de la poursuite n
o
1_, intérêts, frais et frais du Tribunal compris, ou lettre de retrait de la requête de faillite);
Attendu qu'aucun document n'a été produit dans le délai imparti;
Considérant,

EN DROIT
, qu'une notification par pli recommandé est considérée comme valablement intervenue au terme du délai de sept jours à compter de l'échec de la remise, si le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification (art. 138 al. 3 let. a CPC);
Que tel est le cas de la partie recourante à la suite du recours qu'elle a formé, de sorte que l'ordonnance du 29 octobre 2018 est réputée notifiée le 6 novembre 2018;
Que, selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler l'ouverture de la faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu'il établit par titre que la dette, intérêts et frais compris, a été payée, ou que le créancier a retiré sa réquisition de faillite;
Qu'en l'espèce, la partie recourante n'a pas fourni, dans le délai imparti par la Cour, les pièces attestant du paiement de la dette ou du retrait de la requête de faillite, et rendant vraisemblable sa solvabilité;
Que les conditions posées par l'art. 174 al. 2 LP font ainsi défaut;
Que le recours est dès lors manifestement infondé, de sorte qu'il sera rejeté d'entrée de cause et sans débats (art. 322 al. 1
in fine
CPC);
Que les frais judiciaires de recours, arrêtés à 220 fr., seront mis à la charge de la partie recourante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC) et compensés avec l'avance de frais fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC);
Qu'il n'y a pas lieu d'allouer de dépens à l'intimée, qui n'a pas été invitée à se déterminer devant la Cour de céans (art. 95 al. 3 let. b CPC).
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