Decision ID: 34ba20a8-3681-50c8-9fa9-a4136217c12b
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par jugement du 3 décembre 2013, communiqué aux parties pour notification le 9 décembre 2013, le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal), statuant par voie de procédure simplifiée, a déclaré recevable l'action en libération de dette déposée par B_ contre A_ le 4 juin 2013 (ch. 1 du dispositif), constaté que B_ ne devait pas la somme de 1'000 fr. avec intérêts à 10% dès le 29 avril 2012 (ch. 2), dit que le commandement de payer, poursuite n° 12 195893 U, irait sa voie pour le solde de 1'000 fr. (ch. 3), mis à la charge des parties pour moitié chacune les frais judiciaires arrêtés à 500 fr. et, B_ ayant effectué une avance du même montant, condamné A_ à lui verser 250 fr. (ch. 4). Le Tribunal a enfin condamné les parties à respecter et à exécuter les dispositions de son jugement (ch. 5) et les a déboutées de toutes autres conclusions (ch. 6).![endif]>![if>
B.
a.
Par acte déposé au greffe de la Cour de justice (ci-après : la Cour) le 20 janvier 2014, A_ recourt contre ce jugement et conclut, avec suite de frais, à ce que B_ soit débouté de toutes ses conclusions.![endif]>![if>
Il produit une pièce nouvelle, soit une photographie attachée à un courriel du 7 juin 2012.
b.
B_ conclut à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet, avec suite de frais.
c.
Par réplique du 31 mars 2014, A_ persiste dans ses conclusions et produit deux autres pièces nouvelles, soit deux courriels adressés à son assurance de protection juridique les 14 juin et 29 septembre 2012.
d.
Par duplique du 28 avril 2014, B_ persiste également dans ses conclusions.
C.
a.
Dans un document daté du 22 janvier 2012, B_ a reconnu avoir reçu en prêt de A_ 6'000 fr., pour une durée de 3 mois, avec un taux d'intérêt de 10%.![endif]>![if>
Dans un second document daté du 29 janvier 2012, B_ a reconnu avoir reçu en prêt 4'000 fr., aux mêmes conditions.
Il y a précisé, en post-scriptum, qu'il devait payer 1'000 fr. "pour une affaire antérieure [...] lors de la livraison du moteur et pont par A_, qui s'engage[ait] à le livrer dans les 3 mois".
b.
Dès le 8 mai 2012, A_ a mis en demeure à plusieurs reprises B_ de lui rembourser les montants prêtés.
Ce dernier lui a expliqué que lesdits montants avaient été investis dans la restauration d'une voiture de collection. Il lui a proposé de mettre à sa disposition ce véhicule en contrepartie, ce que A_ a refusé.
c.
Le 21 mai 2012, B_ a demandé à A_ de venir reprendre le moteur qu'il avait déposé devant son garage, ledit moteur étant endommagé.
d.
Sur réquisition de A_, un commandement de payer le montant de 11'000 fr. avec intérêts à 10% dès le 29 janvier 2012 a été notifié le 28 août 2012 à B_, dans le cadre de la poursuite n° 12 195893 U.
Ce dernier y a fait opposition.
e.
Le 6 mars 2013, B_ a versé 9'000 fr. à A_.
Le jour suivant, il lui a communiqué l'avoir prévenu que le moteur était endommagé avant le "deal avec la 300DL".
f.
Par jugement du 25 mars 2013, communiqué aux parties pour notification le 14 mai 2013, puis une seconde fois le 14 juin 2013 à la suite de la rectification d'une erreur matérielle, le Tribunal a prononcé la mainlevée provisoire de l'opposition formée contre le commandement de payer, poursuite n° 12 195893 U, à hauteur de 2'000 fr. avec intérêts à 10% dès le 29 avril 2012.
Il s'agissait du solde du montant dû à A_ par B_ sur la base des reconnaissances de dette des 22 et 29 janvier 2012, à la suite du versement de 9'000 fr. du 6 mars 2013.
D.
a.
Le 4 juin 2013, B_ a saisi le Tribunal d'une action en libération de dette contre A_, concluant, avec suite de frais, à la constatation qu'il ne devait pas à son adverse partie le montant de 2'000 fr. susmentionné, ni les frais et dépens de 800 fr. auxquels il avait été condamné par le jugement de mainlevée, et à ce que la poursuite n° 12 195893 U n'aille pas sa voie.![endif]>![if>
b.
Dans sa réponse du 30 septembre 2013, A_ s'est opposé à l'action, avec suite de frais, et a conclu à ce que la poursuite précitée aille sa voie.
Selon lui, sa créance de 2'000 fr. se fondait pour moitié sur le solde du prêt consenti à B_, le montant de 9'000 fr. lui ayant été remboursé, et pour l'autre moitié sur "l'affaire antérieure" liant les parties.
c.
Durant l'audience de débats principaux du 21 novembre 2013, B_ a exposé qu'il estimait ne pas devoir les 1'000 fr. mentionnés dans le document du 29 janvier 2012 et devant être versés à la livraison du moteur, en raison de ce que celui-ci s'était révélé défectueux.
Selon A_, B_ connaissait ce défaut, car c'est lui-même qui lui avait remis le moteur de nombreuses années auparavant.
E.
Dans le jugement querellé, le Tribunal a préalablement reconnu sa compétence à raison du lieu et de la matière, ainsi que le respect du délai de 20 jours par B_ pour le saisir d'une action en libération de dette.![endif]>![if>
Sur le fond, le Tribunal a retenu que B_ s'était engagé à verser à A_ 10'000 fr. dans un délai de trois mois avec intérêts à 10% ainsi qu'à payer 1'000 fr. à la remise d'un moteur et d'un pont. Il ne résultait d'aucune pièce du dossier que les parties s'étaient accordées sur un montant inférieur. A_ avait en revanche récupéré le moteur et n'avait pas livré le pont, étant précisé que la qualité de ces pièces ne ressortait pas de la reconnaissance de dette.
En conséquence, seule la créance de 1'000 fr. en remboursement du solde du prêt était établie.

EN DROIT
1.
1.1
Le jugement querellé est une décision finale dont la valeur litigieuse, au dernier état des conclusions de première instance, ascendant à 2'000 fr., est inférieure à 10'000 fr, en conséquence de quoi la voie de l'appel n'est pas ouverte (art. 308 al. 1 let. a et al. 2 CPC).![endif]>![if>
1.2
Le jugement querellé est en revanche contestable par la voie du recours (art. 319 al. a CPC).
La procédure simplifiée est applicable compte tenu de la valeur litigieuse, inférieure à 30'000 fr. (art. 243 al. 1 CPC).
1.3
La Cour examine d'office si les conditions de recevabilité du recours sont remplies (art. 59 et 60 CPC; Chaix, Introduction au recours de la nouvelle procédure civile fédérale, SJ
2009 II 255
, p. 259).
1.3.1
Selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours, écrit et motivé, est introduit auprès de l'instance de recours dans les 30 jours à compter de la notification de la décision motivée.
Les délais légaux et fixés judiciairement ne courent pas notamment du 18 décembre au 2 janvier inclus (art. 145 al. 1 let. c CPC), sauf dans le cadre de la procédure de conciliation et de la procédure sommaire (art. 145 al. 2 CPC).