Decision ID: 2444bcae-bdb8-5367-b035-74beab2fca9b
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
qu'à la requête de A_, créancier poursuivant, l'Office a établi en date du 31 août 2017 le procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens n° 23 17 xxxx49 L à l'encontre de B_;
Que le 14 septembre 2017, A_ a formé une plainte auprès de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites, sollicitant l'annulation de ce procès-verbal de saisie, qu'il a reçu le 4 septembre 2017, et au renvoi du dossier à l'Office des poursuites pour investigations complémentaires;
Qu'il a reproché à l'Office de n'avoir pas fait preuve de la diligence requise en vue de découvrir les droits patrimoniaux du poursuivi, en omettant de solliciter des renseignements sur l'existence de comptes bancaires et cartes de crédit, sur le montant des rentes qu'il perçoit, sur les sommes reçues par le gérant de l'établissement dont le fonds de commerce lui appartient et sur l'utilisation du montant de l'ordre de 20'000 fr. versé puis retiré de son compte D_;
Que le 3 octobre 2017, l'Office a informé la Chambre de surveillance de ce qu'il avait reconsidéré sa décision, s'en remettant à justice quant à l'issue de la procédure;
Qu'il a, par décision du même jour, annulé le procès-verbal querellé et décidé de procéder aux investigations complémentaires sollicitées par le créancier;
Que par courriers des 12 et 18 octobre 2017, A_, relevant que sa plainte devenait sans objet au regard de la décision de l'Office, a sollicité que ce dernier soit condamné à lui verser une indemnité de procédure de 1'500 fr. au regard des manquements commis;
Que le créancier, par l'intermédiaire de son curateur de représentation, s'en est rapporté à justice;
Que les parties ont été informées par pli du 23 octobre 2017 que la cause était gardée à juger.
Considérant

EN DROIT
que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP par une personne ayant qualité pour agir (art. 13 LP ; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire, dans les 10 jours dès leur notification (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que le procès-verbal querellé est une telle mesure de l’Office et la présente plainte a été déposée par le créancier saisissant, qui avait qualité pour le faire dans le délai prévu par la loi;
Que la plainte est ainsi recevable;
Que selon l'art. 17 al. 4 LP, l'Office peut, jusqu'à l'envoi de sa réponse à une plainte, procéder à un nouvel examen de la décision attaquée, à charge pour lui, s'il prend une nouvelle décision, de la notifier sans délai aux parties et d'en donner connaissance à l'autorité de surveillance;
Que si l'Office a reconsidéré sa décision alors qu'un recours était pendant, l'autorité de surveillance doit examiner le recours, pour autant toutefois que la décision de reconsidération n'a pas rendu sans objet les conclusions de ce dernier (ATF
126 III 85
consid. 2b = JdT
2000 II 16
);
Qu'en l'espèce, dans la mesure où l'Office a annulé le procès-verbal incriminé et décidé de procéder aux investigations complémentaires requises par le créancier, la plainte n'a plus d'objet;
Que la cause sera en conséquence rayée du rôle;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP);
Que les conclusions du plaignant tendant à l'allocation d'une indemnité de procédure de 1'500 fr. seront rejetées, dans la mesure où il ne peut être alloué de dépens dans la procédure de plainte (art. 62 al. 2 OELP).
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