Decision ID: 845338b9-0085-508f-a102-0e441250d4a4
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision du 29 juillet 2011, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après SPC ou l’intimé), a refusé à Madame Z_ (ci-après l’intéressée ou la recourante) l’octroi de prestations complémentaires fédérales et cantonales, ainsi que des subsides d’assurance-maladie, motif pris que ses ressources dépassent les barèmes applicables ;
Que par décision notifiée le même jour, le SPC a mis l’intéressée au bénéfice du subside d’assurance-maladie, mais lui a refusé l’octroi de prestations d’assistance ;
Que l’intéressée, par l’intermédiaire de l’assistante sociale du Service de psychiatrie adulte, a formé opposition en date du 11 août 2011 ;
Que par décision du 30 septembre 2011, le SPC a admis l’opposition formée par l’intéressée à l’encontre de la décision en matière de prestations d’assistance et lui a octroyé des prestations d’assistance à hauteur de 209 fr. par mois ;
Que par décision datée du même jour, le SPC a admis l’opposition formée à l’encontre de la décision en matière de prestations complémentaires, tout en informant l’intéressée que selon les nouveaux plans de calcul, elle restait au-dessus des barèmes de sorte qu’elle n’avait pas droit aux prestations complémentaires fédérales et cantonales;
Que par deux décisions sur opposition du 24 octobre 2011, annulant celles du 30 septembre 2011, le SPC a admis les oppositions, en ce sens qu’il a d’une part octroyé à l’intéressée des prestations d’assistance à hauteur de 509 fr. par mois et, d’autre part, confirmé à l’intéressée qu’elle n’avait pas droit aux prestations complémentaires, dès lors qu’elle restait au-dessus des barèmes ;
Qu’en date du 24 novembre 2011, l’intéressée a interjeté recours auprès de la Cour de céans à l’encontre des décisions précitées ;
Que dans sa réponse du 13 janvier 2012, l’intimé a conclu au rejet du recours s’agissant des prestations complémentaires et relevé, s’agissant des prestations d’assistance, qu’elles étaient exclues du cadre du présent litige, la Cour de céans n’étant pas compétente ;

Considérant en droit
que les compétences de la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice sont définies exhaustivement à l'art. 134 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) ;
Que les contestations relatives à des décisions prises en application de la loi sur l’aide sociale individuelle du 22 mars 2007, entrée en vigueur le 19 juin 2007 (LASI ;
J 4 04
, devenue depuis le 1
er
février 2012 la loi sur l’insertion et l’aide sociale individuelle - LIASI) ne relèvent à l’évidence pas de la compétence de la Cour de céans, nonobstant la mention erronée des voies de droit par l’intimé ;
Que la Cour de céans est par conséquent incompétente ratione materiae ;
Que le tribunal qui décline sa compétence transmet sans délai le recours au tribunal compétent, soit en l’occurrence la Chambre administrative de la Cour de Justice (cf. art. 11 al. 3 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 - LPA ; RS
E 5 10
; art. 132 LOJ) ;
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