Decision ID: 950ab98d-d4e5-5000-a537-abd220eb6917
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'ordonnance du Tribunal de première instance du 7 avril 2014, notifiée le 9 avril 2014 et rendue dans le cadre de la procédure post-divorce visant à liquider le régime matrimonial des ex-époux B_ et A_, par laquelle le Tribunal refuse la nouvelle audition des parties et celle de témoins et fixe les plaidoiries finales au 27 mai 2014;
Vu le recours formé le 5 mai 2014 par A_, qui conclut à l'annulation de l'ordonnance précitée et au renvoi de la cause au Tribunal afin qu'il ordonne "une instruction complète et impartiale", en procédant à l'audition des parties et des témoins cités dans son mémoire du 30 janvier 2014 et en ordonnant la production de pièces relatives à l'utilisation faite des bonus cités dans ledit mémoire;
Qu'il sollicite, par courrier du 19 mai 2014, l'effet suspensif, afin que son recours puisse "déployer ses effets";
Que, par ordonnance du 20 mai 2014, le Tribunal a rejeté la demande de reconsidération formée par le recourant;
Que la soussignée a accordé l'effet suspensif à titre superprovisionnel le 22 mai 2014;
Que B_ ne s'est pas déterminée sur la requête d'effet suspensif, mais conclut au rejet du recours;
Considérant,

EN DROIT
, que le recours est recevable contre des décisions et ordonnances d'instruction de première instance, dans les cas prévus par la loi (art. 319 let. b ch. 1 CPC) ou lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable
(art. 319 let. b ch. 2 CPC);
Qu'en l'espèce, la décision querellée est à une ordonnance d'instruction, refusant l'administration des preuves sollicitées par le recourant;
Qu'ainsi, la voie du recours n'est ouverte que si l'ordonnance est susceptible de causer un préjudice difficilement réparable au recourant;
Que dans le cadre d'un recours, la cognition de la Cour est limitée à la constatation manifestement inexacte des faits et à la violation du droit (art. 320 CPC);
Que selon l'art. 325 al. 2 CPC, l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire de la décision attaquée, le recours ne déployant dans la règle (art. 325
al. 1 CPC) aucun effet suspensif;
Que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site Internet de la Cour;
Que l'instance de recours jouit d'un large pouvoir d'appréciation dans le cadre de la décision sur effet suspensif (Jeandin, in CPC, Code de procédure civile commenté, Bohnet/Haldy/ Jeandin/Schweizer/Tappy [éd.], 2011, n° 6 ad art. 325 CPC);
Que selon les principes généraux applicables en matière d'effet suspensif, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible;
Qu'en l'espèce, au vu de l'argumentation du recourant, le risque d'un préjudice difficilement réparable n'est pas manifeste;
Qu'en effet, le refus de faire d'administrer les preuves sur des faits dont le recourant entend se prévaloir pourra, le cas échéant et en cas de jugement défavorable pour lui, être contesté en appel contre le jugement au fond, l'instance d'appel ayant en outre la possibilité d'administrer des preuves (art. 316 al. 3 CPC) ou de renvoyer la cause en première instance pour complément d'instruction (art. 318 al. 1 let. c CPC);
Qu'en outre, le seul prolongement de la procédure ne constitue pas un préjudice difficilement réparable;
Que, pour le surplus, le recourant n'allégue pas qu'un quelconque motif justifierait de procéder à bref délai à l'audition des parties et des témoins portés sur sa liste;
Que le présent recours est donc,
prima facie
et sans préjudice de l'examen au fond, dénué de chances de succès, car irrecevable;
Que, dès lors, la requête du recourant tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché à l'ordonnance querellée doit être rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens de l'incident avec la décision au fond (art. 104
al. 3 CPC);
Considérant enfin que la présente décision, de nature incidente, est susceptible d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral, dans les limites de l'art. 93 LTF (ATF
137 III 475
consid. 1; arrêt du Tribunal fédéral
4D_26/2011
consid. 2 et 3), et que la décision relative à une requête d'effet suspensif étant une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF, seule peut être invoquée la violation des droits constitutionnels
(art. 98 LTF; ATF
137 III 475
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
2C_8/2011
du 3 mars 2011 consid. 3.1).
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