Decision ID: 0cf23d73-cd76-5ef2-9aea-88b0a89cec4d
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

Attendu EN FAIT que, par procès-verbal n° 16 xxxx37 H établi le 15 juillet 2016 et expédié le 2 août 2016 au conseil de A_ (ci-après : le créancier), lequel l'a reçu le 5 août 2016, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a procédé, sur requête dudit créancier, au séquestre des avoirs bancaires de B_ SA (ci-après : la débitrice) en mains de C_ SA à Genève, en exécution de l'ordonnance de séquestre prononcée par le Tribunal de première instance le 15 juillet 2016 dans la cause C/1_;
Que le commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx41 P, faisant suite à la réquisition du créancier précité en validation dudit séquestre, a été notifié par l'Office le 30 août 2016 à la débitrice, soit pour elle à son administrateur, lequel y a formé opposition;
Que le 6 septembre 2016, le créancier a été informé de cette opposition;
Que par décision du 15 mars 2017, reçue par le conseil du créancier le 17 mars 2017, l'Office a déclaré caduc le séquestre précité n° 16 xxxx37 H, au motif que la requête de ce créancier en mainlevée de l'opposition précitée de la débitrice séquestrée était tardive, de sorte que la procédure devait se continuer selon les règles de la poursuite ordinaire;
Que par plainte expédiée le 27 mars 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), le créancier a conclu à l'annulation de cette décision et au maintien du séquestre
n° 16 xxxx37 H ;
Que par ordonnance du 10 avril 2017, la Chambre de surveillance a accordé l'effet suspensif à cette plainte;
Qu'au cours de l'instruction de ladite plainte, il s'est finalement avéré que la faillite de la débitrice avait été prononcée par le Tribunal de première instance le 29 mai 2017 dans la cause C/2_;

Considérant EN DROIT que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ;
art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures de l'Office non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Que la plainte doit être déposée dans les dix jours suivant celui où le plaignant a eu connaissance de la décision attaquée (art. 17 al. 2 LP);
Qu'il est constant que la décision de l'Office de déclarer caduc le séquestre en cause est une mesure sujette à plainte, que la créancière séquestrante a la qualité de contester par la voie de la plainte;
Que la présente plainte, déposée en temps utile et respectant pour le surplus les exigences de forme prescrites par la loi (art. 9 al. 1 LaLP), est recevable;
Considérant sur le fond que l'ouverture de la faillite annule tous les actes de poursuite exécutés contre le failli, les poursuites en cours devenant caduques et de nouvelles poursuites ne pouvant plus être entreprises à l'encontre dudit failli durant la liquidation de sa faillite (art. 206 al. 1 1
ère
phrase LP), sous réserve des exceptions prévues aux
art. 206 al. 1 2
ème
phr. et 206 al. 2 LP, ainsi qu’à l'art. 89 al. 1 et 3 ORFI (Stoffel, Voies d'exécution, § 10 n° 60 ss);
Qu'en l'espèce, à la suite du prononcé par le Tribunal de première instance de la faillite de la société anonyme débitrice, le 29 mai 2017 dans la cause C/2_, la poursuite n° 16 xxxx41 P, dirigée contre cette société avant l'ouverture de cette faillite aux fins de valider le séquestre n° 16 xxxx37 H, fondé sur une créance encore antérieure, s'est éteinte
de lege lata
, aucune des exceptions rappelées ci-dessus n'étant au demeurant réalisée;
Que la Chambre de surveillance doit dès lors constater d'office que la présente plainte est devenue sans objet en cours de procédure, de sorte que la cause A/1085/2017 devra être rayée du rôle.
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