Decision ID: dc67ebd1-34f1-5b04-b8f1-46930aefd250
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Par jugement
JTBL/563/2020
du 20 août 2020, le Tribunal des baux et loyers a condamné A_ et B_ à évacuer immédiatement de leur personne et de leurs biens l'appartement de 4 pièces n° 1_ situé au 5
ème
étage de l'immeuble sis 2_ au D_ (ch. 1 du dispositif), autorisé la FONDATION C_ à requérir l'évacuation par la force publique de A_ et B_ dès l'entrée en force du jugement (ch. 2), débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 3) et dit que la procédure était gratuite (ch. 4).
B. a.
Par acte expédié le 18 septembre 2020 à la Cour de justice, A_ et B_ ont formé recours contre ce jugement. Ils ont sollicité qu'un délai de huit mois leur soit laissé avant leur évacuation.
b.
Dans sa réponse du 25 septembre 2020, la FONDATION C_ a conclu à l'irrecevabilité du recours, à la confirmation du jugement entrepris et au déboutement de A_ et B_ de toute leurs conclusions.
c.
En l'absence de réplique, les parties ont été avisées par la Cour le 20 octobre 2020 de ce que la cause était gardée à juger.
C.
Les faits pertinents suivants résultent de la procédure :
a.
La FONDATION C_, bailleresse, et A_ et B_, locataires, ont conclu le 20 novembre 2019 un contrat de bail à loyer portant sur la location d'un appartement de 4 pièces n° 1_ situé au 5
ème
étage de l'immeuble sis 2_ au D_.
Le montant du loyer et des charges a été fixé par le contrat à 1'143 fr. par mois.
b.
Par avis comminatoire du 16 mars 2020, la FONDATION C_ a mis en demeure A_ et B_ de lui régler dans les 30 jours le montant de 2'286 fr. à titre d'arriéré de loyers et de charges pour les mois de février et mars 2020 et les a informés de son intention, à défaut du paiement intégral de la somme réclamée dans le délai imparti, de résilier le bail conformément à l'article 257d CO.
A_ a retiré le pli recommandé contenant ledit avis le 18 mars 2020. B_ ne l'a quant à lui pas retiré dans le délai de garde échéant au 24 mars 2020.
c.
Considérant que la somme susmentionnée n'avait pas été intégralement réglée dans le délai imparti, la FONDATION C_ a, par avis officiel du 24 avril 2020, résilié le bail pour le 31 mai 2020.
A_ et B_ ont été avisés pour retrait de l'envoi desdits avis le 27 avril 2020.
A_ a retiré le pli recommandé contenant ledit avis officiel le 28 avril 2020. B_ ne l'a quant à lui pas retiré dans le délai de garde échéant au 4 mai 2020.
d.
Par acte expédié le 18 juin 2020 au Tribunal, la FONDATION C_ a requis l'évacuation des locataires et l'exécution directe de ladite évacuation.
e.
Le 13 juillet 2020, le Tribunal a convoqué les parties à une audience le 20 août 2020.
A_ a retiré le pli recommandé contenant ladite convocation le 15 juillet 2020. Me E_, huissier judiciaire, a remis en mains de l'épouse de B_, la convocation de celui-ci à l'audience.
f.
B_ a déposé le 16 juillet 2020 au Tribunal deux récépissés de paiement portant sur des montants de 2'426 fr. versé le 22 janvier 2020 et 2'286 fr. versé le 8 juin 2020.
g.
Lors de l'audience qui s'est tenue le 20 août 2020, A_ et B_ n'étaient ni présents ni représentés.
La FONDATION C_ a produit un décompte actualisé faisant état d'un solde en sa faveur de 4'612 fr.
La cause a été gardée à juger à l'issue de l'audience.
h.
Dans son jugement du 20 août 2020, le Tribunal a considéré que les conditions d'une résiliation selon l'article 257d alinéa 1 CO étaient manifestement réunies. La bailleresse était ainsi fondée à donner congé, ce qu'elle avait fait en respectant les conditions de l'article 257d al. 2 CO. Il s'ensuivait que, depuis l'expiration du terme fixé, les locataires ne disposaient plus d'aucun titre juridique les autorisant à rester dans les locaux loués et qu'ils violaient ainsi l'article 267 alinéa 1 CO. Dès lors l'évacuation des locataires devait être prononcée. La bailleresse avait par ailleurs requis l'exécution de l'évacuation, ce à quoi, siégeant dans la composition prévue à l'article 30 LaCC, le Tribunal a fait droit.

EN DROIT
1.
1.1
La voie de l'appel est ouverte contre les décisions d'évacuation, lorsque la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC) alors que la voie du recours est ouverte contre les décisions du Tribunal de l'exécution (art. 309 let. a CPC; art. 319 let. a CPC).
En l'espèce, il ne ressort pas des explications des locataires qu'ils contestent que les conditions pour le prononcé de leur évacuation étaient réunies, mais uniquement l'exécution de celle-ci, ayant indiqué qu'ils sollicitaient un délai de huit mois avant d'être évacués.
La voie du recours est dès lors seule ouverte.
1.2
1.2.1