Decision ID: 8180d4a0-621b-57fb-bdbe-559305ff6ba7
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Vu en fait
la décision du service des prestations complémentaires (ci-après : le SPC) du 24 février 2021, admettant partiellement l'opposition formée par Madame A_ (ci-après : la recourante) à l'encontre de décisions de restitution, confirmant la demande de restitution de CHF 1'540.- de prestations complémentaires cantonales et celle de CHF 240.- du subside d'assurance maladie et réduisant la demande de restitution du subside d'assurance maladie de CHF 16'448.- à CHF 13'164.- ;
Vu le recours déposé auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice à l'encontre de la décision précitée par la recourante, représentée par Madame B_, par lequel elle allègue de sa bonne foi et de sa situation financière difficile ;
Vu la réponse du SPC du 16 avril 2021, concluant à l'irrecevabilité du recours ;
Vu la réplique de la recourante du 17 mai 2021, précisant que son recours est une demande de remise de l'obligation de restituer le montant réclamé par le SPC ;

Attendu en droit
que selon l'art. 25 al. 1 de loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) les prestations indûment touchées doivent être restituées ; que la restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle le mettrait dans une situation difficile ;
Que selon l'art. 4 al. 1, 4 et 5 de l'ordonnance sur la partie générale du droit des assurances sociales du 11 septembre 2002 (OPGA -
RS 830.11
), la restitution entière ou partielle des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi, ne peut être exigée si l'intéressé se trouve dans une situation difficile (al. 1) ; que la demande de remise doit être présentée par écrit ; qu'elle doit être motivée, accompagnée des pièces nécessaires et déposée au plus tard trente jours à compter de l'entrée en force de la décision de restitution (al. 4) ; que la remise fait l'objet d'une décision (al. 5) ;
Que la demande de remise ne peut être traitée que si la décision de restitution est entrée en force (arrêt du Tribunal fédéral 9C 211/2009 du 26 février 2010) ;
Qu'en l'occurrence, le recours, dans la mesure où il est dirigé à l'encontre d'une décision de restitution et ne constitue qu'une demande de remise, est irrecevable et sera transmis à l'intimé, comme objet de sa compétence, soit pour être traité comme demande de remise ;
Que, pour le surplus, la procédure est gratuite.