Decision ID: 9b14be1f-f100-597a-af3c-ab75266f4601
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la levée de la saisie d’une rente de A_ servie à cette dernière par B_ SA, conformément au courrier adressé à cette compagnie d’assurances par l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) le 22 décembre 2015;
Attendu que ladite compagnie a néanmoins versé à l’Office, le 24 mars 2016, un montant de 4'467 fr. en exécution de cette saisie, pourtant levée précédemment;
Que ce montant devant être restitué à A_, l’Office a tenté de la joindre à plusieurs reprises par téléphone, puis lui a transmis un courrier, le 23 juin 2016, pour obtenir ses coordonnées bancaires, le tout sans succès;
Que par courrier du 24 octobre 2016, A_ a réclamé dudit Office qu’il procède au versement en question, qu’il cherchait pourtant déjà à effectuer en sa faveur, cela sans lui indiquer ses coordonnées bancaires;
Que par la suite, l’Office s’est encore adressé à l’Administration fiscale cantonale pour connaître l’IBAN de la précitée, toujours sans succès;
Qu’en définitive, informé de la nouvelle adresse de A_ dans un hôtel à Genève, l’Office a expédié un mail à cet établissement pour connaître l’IBAN de cette dernière, en précisant qu’il restait sans nouvelles de l’intéressée, laquelle raccrochait son téléphone chaque fois que l’Office tentait de la joindre;
Attendu que par plainte expédiée le 28 novembre 2016 à la présente Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), A_ réclame le remboursement par l’Office du montant versé à ce dernier par B_ SA après la levée de la saisie en cause;
Qu’elle s’insurge également contre les démarches entreprises par l’Office auprès de tiers pour connaître ses coordonnées bancaires;
Que dans ses observations au sujet de la présente plainte, reçues par la Chambre de surveillance le 9 janvier 2017, l’Office explique les démarches entreprises ainsi que leur raison;
Qu’il précise en outre qu’il a été en mesure de restituer le montant trop-perçu à A_ le 28 octobre 2016;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et art. 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que la débitrice saisie a qualité pour se plaindre en tout temps d'un déni de justice;
Que sa présente plainte satisfait pour le surplus aux exigences de forme (art. 9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme;
Considérant qu’il y a déni de justice, au sens de l'art. 17 al. 3 LP, lorsque l'Office refuse de rendre une décision ou de procéder à une opération alors qu'il en a été dûment requis ou qu'il doit le faire d'office, de sorte qu’on ne saurait admettre un déni de justice lorsque l'Office prend une décision ou une mesure, fût-elle erronée ou tardive;
Qu’il y a par ailleurs retard injustifié lorsque la décision ou la mesure que doit prendre l'Office, parce qu'il en a été dûment requis ou qu'il doit agir d'office, n'intervient pas dans un délai raisonnable ou dans un délai prévu par une disposition légale;
Que la différence entre déni de justice et retard injustifié dépend ainsi essentiellement de la volonté de l'Office;
Qu’en effet, si celui-ci n'entend pas statuer, il y a déni de justice alors que, s'il entend agir mais ne le fait pas dans un délai raisonnable, il y a retard à statuer (Erard, in CR LP, n° 52 à 58 ad art. 17 LP);
Qu’en l'espèce, il ne ressort pas des faits de la cause que l’Office aurait commis un déni de justice, en refusant de prendre une mesure dont il était légalement tenu, soit le remboursement à la débitrice plaignante du montant trop saisi à réception dudit montant des mains de B_ SA le 24 mars 2016;
Qu’en effet, il a tenté de joindre à plusieurs reprises ladite débitrice pour obtenir ses coordonnées bancaires en vue de ce remboursement, mais sans succès, de sorte qu’il a été contraint de s’adresser à des tiers pour obtenir les renseignements indispensables pour procéder audit remboursement;
Qu’en outre, il n’a pas tardé à agir de manière injustifiée à ce remboursement, puisqu’il n’a été empêché d’y procéder dans un délai raisonnable que du fait de l’attitude peu coopérative de la débitrice plaignante;
Considérant, pour le surplus, que le montant dû à cette dernière lui a effectivement été remboursé le 28 octobre 2016 par l’Office, soit avant le dépôt de la présente plainte, cette dernière est sans objet, ce qu'il y a lieu de constater, la présente cause devant pour le surplus être rayée du rôle;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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