Decision ID: 8452af88-d687-4d05-9055-0dec5e1a4b63
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
Le 7 juillet 2020, A_ a formé devant le Tribunal de première instance une requête de séquestre à l'encontre de B_. Il s'est prévalu d'un jugement rendu le 25 juin 2020 par le Tribunal de proximité de C_ (France), condamnant celui-ci à lui verser divers montants en euros. Il a requis le séquestre, à concurrence de 39'671.55 euros, du salaire de B_ "auprès de son employeur, D_ AG, succursale de E_, route 1_[GE]".
Il a indiqué, dans la requête, que B_ était domicilié 2_(VD).
Il n'a produit que le jugement français précité.
B.
Par ordonnance SQ/735/2020 du 8 juillet 2020, reçue le 15 juillet 2020 par A_, le Tribunal a rejeté la requête de séquestre (chiffre 1 du dispositif) et arrêté les frais judiciaires à 400 fr., mis à la charge de A_ (ch. 2) et compensés avec l'avance fournie par celui-ci (ch. 3).
Le Tribunal a considéré que A_ n'avait pas rendu vraisemblable l'existence de biens appartenant au débiteur en Suisse.
C. a.
Par acte déposé le 15 juillet 2020 au greffe universel du Pouvoir judiciaire, A_ forme recours contre l'ordonnance précitée, dont il requiert la "reconsidération".
Il allègue des faits nouveaux et produit des pièces nouvelles, à savoir des photographies de la maison qu'il avait louée à B_.
b.
Dans une détermination expédiée le 30 juillet 2020 à la Cour de justice, A_ admet qu'il n'a produit aucun titre destiné à rendre vraisemblable l'existence de biens appartenant à B_ en Suisse. Il relève qu'il n'a "aucun moyen légal d'avoir les fiches de salaire de Mr. B_, si ce n'est de passer par la justice genevoise", ce dernier refusant de "dévoiler des informations". Il estime ainsi que le refus de séquestre n'est pas justifié et conclut à ce que celui-ci soit ordonné.
c.
A_ a été informé le 4 août 2020 de ce que la cause était gardée à juger.

EN DROIT
1.
1.1
En matière de séquestre, la procédure sommaire est applicable (art. 251
let. a CPC).
Contre une décision refusant un séquestre, qui est une décision finale en tant qu'elle met fin à l'instance d'un point de vue procédural, seul le recours est ouvert (art. 309 let. b ch. 6 et 319 let. a CPC; arrêt du Tribunal fédéral
5A_508/2012
du 28 août 2012 consid. 3.2; Hohl, Procédure civile, tome II, 2ème éd., 2010, n. 1646).
1.2
Au stade de la requête et de l'ordonnance de séquestre, la procédure est unilatérale et le débiteur n'est pas entendu (art. 272 LP; ATF
133 III 589
consid.1; Hohl, op. cit., n. 1637).
Dans le cadre du recours contre l'ordonnance de refus de séquestre, la procédure conserve ce caractère unilatéral, car, pour assurer son efficacité, le séquestre doit être exécuté à l'improviste; partant, il n'y a pas lieu d'inviter B_ à présenter ses observations, ce qui ne constitue pas une violation de son droit d'être entendu (ATF
107 III 29
consid. 2 et 3; arrêt du Tribunal fédéral
5A_344/2010
du 8 juin 2010 consid. 5, in RSPC 2010 p. 400, et
5A_279/2010
du 24 juin 2010 consid. 4).
2. 2.1