Decision ID: bbebf236-f9ae-5b8c-9894-859f3f8d2737
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Vu en fait la décision du service des prestations complémentaires du 24 juillet 2014 rejetant l'opposition formée par Mme A_ (l'assurée) à l'encontre de la décision de restitution de CHF 7'248.- de prestations complémentaires et CHF 3'398.- de subsides d'assurance-maladie, au motif que la rente complémentaire enfant de la fille de l'assurée avait pris fin en septembre 2013;
Vu le recours de l'assurée du 21 août 2013 auprès de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice déposé à l'encontre de la décision précitée, selon lequel l'assurée déclare :"(...) je vous demande S.V.P de me la remettre cette dette, je ne dispose aucun moyen financier pour les remettre (...)";
Vu le courrier de la chambre de céans du 23 septembre 2014 fixant un délai à l'assurée afin qu'elle confirme que son recours consiste en une demande de remise;
Vu l'absence de réponse de l'assurée.

Attendu en droit que, conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le
1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
). Elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
);
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que selon l'art. 24 al. 1 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
), les prestations indûment touchées doivent être restituées. La restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle le mettrait dans une situation difficile;
Que selon l'art. 15 du Règlement relatif aux prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 juin 1999 (RPCC – AVS/AI), la restitution entière ou partielle des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi, ne peut être exigée si l'intéressé se trouve dans une situation difficile. La demande de remise doit être présentée par écrit. Elle doit être motivée, accompagnée des pièces utiles et déposée au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision en restitution. La remise fait l'objet d'une décision;
Qu'en l'espèce, l'écriture du 21 août 2014 de la recourante doit être qualifiée de demande de remise, au vu de la motivation produite;
Qu'il convient en conséquence de déclarer le recours irrecevable et de le transmettre à l'intimé comme objet de sa compétence.