Decision ID: 634c1f98-a138-50eb-9469-e7afd243e28f
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par ordonnance pénale du 15 février 2016, le Préfet du district de la Gruyère (ci-après: le Préfet) a reconnu A._ coupable de violation simple des règles de la circulation routière au sens des art. 34 al. 1 et 4 et 90 al. 1 LCR et l’a condamné à une amende de CHF 400.- et au paiement des frais de la cause par CHF 173.- (DO 149).
Le 25 février 2016, A._, par l’intermédiaire de son avocat, a formé opposition à l’ordonnance précitée (DO 143). Le 2 mars 2016, le Préfet a confirmé son ordonnance et a transmis la cause au Juge de police de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après: le Juge de police). Par courrier du 1er décembre 2016, le Juge de police a fait savoir que dite ordonnance était entachée d’un vice formel dans la mesure où elle ne contenait pas l’état de fait imputé au prévenu et a ainsi renvoyé la cause au Préfet en vue d’une nouvelle procédure préliminaire (DO 131).
Le 9 janvier 2017, le Préfet a rendu une nouvelle ordonnance pénale condamnant A._ à une amende de CHF 400.- ainsi qu’aux frais de la cause par CHF 173.-, pour contravention à la loi fédérale sur la circulation routière au sens des art. 34 al. 1 et 4 et 90 al. 1 LCR, en mentionnant l’état de fait imputé au prévenu (DO 104).
Le 20 janvier 2017, A._, par le ministère de son mandataire, a formé opposition à cette ordonnance. En date du 24 janvier 2017, la Préfecture a transmis l'opposition et le dossier de la cause au Juge de police (DO 1000).
Le 31 janvier 2017, A._ a été cité à l’audience du 30 mars 2017. La citation précisait qu’il devait comparaître personnellement; la teneur de l’art. 356 al. 4 du Code de procédure pénale (CPP) était par ailleurs rappelée (DO 1001). A._ n’a pas comparu à l’audience susmentionnée, seul son avocat étant présent. Par ordonnance du même jour, le Juge de police a considéré que le prévenu était défaillant sans excuses et a pris acte du retrait de l’opposition à l’ordonnance pénale et de l'acquisition de force exécutoire de celle-ci.
B. Par mémoire de son avocat du 18 avril 2017, A._ a interjeté recours, concluant à l’annulation de l’ordonnance rendue le 30 mars 2017 et à ce que la cause soit renvoyée au Juge de police pour une nouvelle audience de jugement et d’y convoquer A._.
En date du 2 mai 2017, le Juge de police s’est déterminé sur le recours et a produit son dossier le 8 mai 2017.
Le 24 mai 2017, le Ministère public, invité à se déterminer, a conclu au rejet du recours.

en droit
1. a) Le recours est recevable contre les décisions et les actes de procédure de la police, du ministère public et des autorités pénales compétentes en matière de contravention (art. 393 al. 1 let. a CPP). L’acte doit être adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours, soit la Chambre pénale du Tribunal cantonal (art. 396 al. 1 CPP et 85 al. 1 LJ). Toute partie qui a un
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intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP).
En l’espèce, le recours interjeté le mardi 18 avril 2017 contre l’ordonnance du Juge de police du 30 mars 2017, notifiée le 5 avril 2017, a été déposé dans le délai légal (art. 90 al. 2 CPP). L’ordonnance querellée touche directement le recourant qui a un intérêt à ce qu’elle soit annulée ou modifiée.