Decision ID: eb91bbed-74d2-5f72-96d4-1c5fc7dd92a3
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que,par décision du 12 juin 2012, l'OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENEVE (l'OAI) a accordé une rente entière d'invalidité limitée dans le temps à Madame O_, née en 1960, au motif que son état de santé s'est amélioré dès le mois d'août 2010 ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 12 juillet 2012, en concluant à l’annulation de la décision et à ce que la rente entière d'invalidité octroyée dès le 1
er
mars 2010 ne soit pas limitée dans le temps, subsidiairement qu'une demi-rente lui soit allouée dès le 1
er
novembre 2010 ;
Que dans sa réponse du 27 novembre 2012, l’intimé a conclu au rejet du recours ;
Que par pli du 10 décembre 2012, la recourante a persisté à solliciter une expertise judiciaire bi-disciplinaire rhumatologique et psychiatrique ;
Que la recourante a produit des rapports du son psychiatre et de son rhumatologue qui permettent de douter de la fiabilité du rapport d'examen rhumato-psychiatrique du SMR ;
Que la Chambre des assurances sociales a informé les parties par courrier du 18 janvier 2013, de son intention de mettre en œuvre une expertise et leur a communiqué les questions qu’elle avait l’intention de poser aux experts, tout en leur impartissant un délai au 1
er
février 2013 pour compléter celles-ci et faire valoir une éventuelle cause de récusation ;
Que les parties se sont déterminées sur les questions à poser et n'ont fait valoir aucune cause de récusation des experts, l’intimé par pli du 28 janvier 2013 et la recourante par pli du 4 février 2013 ;
Que la Chambre des assurances sociales a accepté de compléter les questions, conformément à la demande du SMR ;

Attendu en droit
quedès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations à résoudre est de savoir si l'état de santé de l'assurée s'est amélioré dès le mois d'août 2010 ;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en oeuvre une expertise (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4) ;
Qu’un renvoi à l’administration reste possible, notamment lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4 ; ATF non publié
8C_760/2011
du 26 janvier 2012, consid. 3) ;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF
137 V 210
consid. 4.4.2) ;
Qu’il convient en l'espèce d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée aux
Drs A_, rhumatologue et B_, psychiatre ;
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