Decision ID: 72df8b77-1646-40a3-8f79-459560dbd523
Year: 2022
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A.
Le 3 janvier 2020, le juge instructeur de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a accordé à A._ (domicilié selon dite décision au 1********, à Genève) l'assistance judiciaire dans la cause FI.2019.0174, aux modalités suivantes:
"I.
Le bénéfice de l’assistance judiciaire est accordé à A._
, dans la cause l’opposant à l’Administration cantonale des impôts
, avec effet au 29 octobre 2019
.
II. Le bénéfice de l’assistance judiciaire est accordé dans la mesure suivante:
1a Exonération d’avances;
1b Exonération des frais judiciaires.
III.
A._ paiera une franchise mensuelle de CHF
50.-- dès et y compris le 28 février 2020
, à verser au Service juridique et législatif, Secteur recouvrement, case postale, à 1014 Lausanne
"
.
B.
Le 10 janvier 2020, le Service juridique et législatif a adressé à A._, 1********, douze bulletins de versement de 50 fr. dans le but de s'acquitter de l'assistance judiciaire qui lui avait été accordée avec franchise.
Ces bulletins n'ont pas été utilisés et A._ n'a pas effectué les versements demandés.
C.
Le 5 mai 2020, la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes (DGAIC), Direction du recouvrement, a - par courrier adressé à A._, au 1******** - relevé que les trois premières échéances de franchises mensuelles n'avaient pas été acquittées dans les délais convenus. La DGAIC l'invitait à régulariser la situation dans les 10 jours.
D.
Le 2 juin 2020, la CDAP a rendu un arrêt dans la cause FI.2019.0174, partiellement reproduit ci-après:
"(...)
B. A._ est inscrit en résidence principale à Genève, à l'adresse où réside sa mère, C._
[
note: 1********
]
, qui vit dans un appartement de 4,5 pièces pour lequel elle s'acquitte d'un loyer mensuel de 1'850 fr. A._ n'est pas titulaire du bail et ne verse pas de loyer pour ce logement. Depuis le 1
er
juillet 2018, A._ est également inscrit en résidence secondaire dans la Commune de 2********, au ********, dans une villa de 7,5 pièces estimée fiscalement à 2'620'000 fr., dont il est l'unique propriétaire (parcelle n°********). D._ et E._ sont quant à eux inscrits en résidence principale à cette adresse depuis le 1
er
août 2018. D._ fréquente l'école de 2******** depuis la rentrée 2018.
(...)
E. Le 27 septembre 2019, l'ACI a fixé le domicile fiscal principal de A._ à 2******** dès le 1er janvier 2019. Cette décision lui a été notifiée à son adresse à 2********.
F. A._ a recouru à l'encontre de la décision de l'ACI par acte daté du 29 octobre 2019. Il conclut principalement à son annulation, subsidiairement au renvoi du dossier à l'autorité intimée pour nouvelle décision au sens des considérants. Il a demandé à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire. A._ fait notamment valoir, sur le fond, qu'il ne vivrait pas en concubinage avec E._, mère de son dernier enfant. Ses liens avec le Canton de Genève, où il a toujours vécu et où séjournent ses trois premiers enfants, ainsi que ses amis et sa famille, devraient être tenus pour prépondérants.
Par décision du juge instructeur du 3 janvier 2020, A._ a été mis au bénéfice de l'assistance judiciaire, dans le sens d'une exonération d'avances et des frais judiciaires.
(...)

Considérant en droit:
(...)
d) En l'occurrence, le recourant a lui-même reconnu, dans le cadre du questionnaire visant à déterminer son domicile fiscal, qu'il partageait l'immeuble dont il est propriétaire à 2******** avec son fils et la mère de celui-ci. Il a également admis vivre du lundi au vendredi à 2********. Durant la semaine, il a spontanément reconnu fournir les soins aux deux chats dont il est propriétaire et qui se trouvent à 2********. Tout porte ainsi à croire que le recourant vit en concubinage avec la mère de son dernier enfant. Le recourant n'a fourni aucun élément qui permettrait d'établir que cette situation a évolué au cours de l'année 2019. Il n'y a ainsi pas de raison de douter de l'existence d'un concubinage entre le recourant et la mère de son fils. De tels liens, en l'absence de circonstances exceptionnelles rattachant le recourant à un autre lieu, doivent être considérés comme prépondérants, ce d'autant plus que le recourant n'exerce pas d'activité lucrative.
(...)
L'autorité intimée pouvait en conséquence considérer, sans abuser de son pouvoir d'appréciation, que le domicile fiscal du recourant se trouvait à 2********.
(...)