Decision ID: 3241cf65-8798-46c3-bc05-1df7c76c8b1f
Year: 2015
Language: fr
Court: VS_TC
Chamber: VS_TC_001
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 

Faits et procédure
A. Le 8 avril 2014, le montant de 235 000 € a été transféré par X_ Ltd, de
siège social à A_, via la Banque B_ Ltd, sur le compte bancaire
CHxxx1 ouvert cinq jours plus tôt par C_, à son nom, auprès de la Banque
D_.
B. Le 10 avril 2014, C_ a été auditionné par la police en qualité de personne
appelée à donner des renseignements. Il a prétendu avoir ouvert le compte précité à la
demande de son ex-épouse E_, qui est domiciliée à F_ et avec qui
il n’a plus aucun contact depuis près de trois ans, afin de « ramener une affaire de
blanchiment d’argent en Suisse pour que la justice s’en occupe ». De même, il a
soutenu avoir appelé G_, de la police cantonale H_, la veille, pour
l’informer des « opérations de change » projetées par un dénommé « I_ » ou
« J_ », frauduleuses à n’en point douter, après quoi il avait requis de la
Banque D_ qu’elle bloque les fonds déposés, lesquels proviennent, selon
E_, d’une société appartenant à « I_ ».
Le même jour, les enquêteurs ont auditionné I_, ressortissant K_
domicilié également à F_. Pour sa part, il a déclaré être le patron de
X_ Ltd et de L_ Ltd, de siège social à F_, sociétés toutes
deux actives dans le textile. Quant au virement par X_ Ltd de la somme de
235 000 € sur le compte bancaire de C_, connaissance personnelle qu’il n’a
cependant plus revue depuis 2006 ou 2007, il a expliqué que cet argent est issu pour
175 000 € et 62 000 € de contrats conclus par L_ Ltd et doit être investi en
Suisse dans les montres ou la joaillerie, voire dans les métaux précieux, étant ajouté
que c’est son premier voyage dans notre pays, entrepris sans rendez-vous précis le
soir même du versement, en compagnie de E_ qu’il côtoie régulièrement à
F_, et dans l’unique but de constater les opportunités qui peuvent se
présenter à lui.
A la même date, E_ a été auditionnée par la police. De son côté, elle a
exposé avoir invité C_ à mettre un compte bancaire à la disposition de
I_, le propriétaire des 235 000 €, dès lors que celui-ci avait fait une bonne
affaire et qu’il souhaitait investir en Suisse dans les métaux précieux, mais pas dans
une opération de change à ce qu’elle sache.
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C. Le 11 avril 2014, une instruction a été ouverte contre C_ pour
blanchiment d’argent (art. 305 bis
ch. 1 CP), respectivement contre E_ pour
instigation à blanchiment d’argent (art. 24 al. 1 et 305 bis
ch. 1 CP).
Le même jour, la mise sous séquestre du compte CHxxx1 a été ordonnée.
D. Le 6 mai 2014, les enquêteurs ont auditionné N_, employé de la Banque
D_. Il a déclaré que C_, un ami d’enfance, s’était spontanément
présenté au guichet de l’agence, le 9 avril 2014 au matin, pour solliciter un entretien.
Une fois dans son bureau, celui-ci lui avait demandé s’il était possible de retirer en
espèces les 235 000 €, respectivement que quelqu’un ordonne leur transfert. Réponse
lui avait été donnée qu’aucun retrait n’était réalisable, tant que la provenance des
fonds n’était pas établie. Quant à un virement, il supposait une signature. Interrogé en
retour sur l’origine de l’argent, C_ lui avait alors dit qu’il s’agissait de fonds
étrangers rapatriés en Suisse. Le même soir, celui-ci l’avait rejoint à son domicile, pour
l’enjoindre de bloquer l’argent.
En date du 26 mai 2014, G_, commissaire adjoint et chef de brigade auprès
de la police cantonale H_, a été auditionné par la police. Ancien camarade
de classe de C_, il a expliqué l’avoir rappelé, le 9 avril 2014 en fin d’après-
midi, après réception de deux textos de sa part. Dans la conversation qu’ils avaient
alors eue, celui-ci lui avait notamment parlé d’une opération d’infiltration qu’il voulait
réaliser avec l’aide de la police H_, afin d’arrêter des escrocs potentiels, tout
en restant très vague.
Réauditionnée par les enquêteurs le 1 er avril 2015, E_ a encore exposé qu’il
était initialement prévu que les 235 000 € soient retirés par C_ au guichet de
la Banque D_, puis remis en mains propres à I_. Quant à celui-ci, il
a également avancé, le même jour, qu’il voulait en fait acheter des montres détaxées
au port franc de O_, dès lors qu’il avait appris par des connaissances qu’il
était possible d’y acquérir des montres suisses à des tarifs très intéressants. Il n’avait
par contre jamais été question d’opérations de change, étant au surplus précisé que
les 235 000 € appartiennent à X_ Ltd et proviennent de versements effectués
par la société P_ « Q_ », avec laquelle il travaille depuis plusieurs
années.
E. Le 13 mars 2015, le procureur a rejeté la requête de E_ du 5 mars 2015,
tout comme celle de X_ Ltd du 11 mars 2015, tendant à la levée du
séquestre ordonné sur le compte CHxxx1.
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F. Le 9 avril 2015, X_ Ltd a versé au dossier des extraits du compte
bancaire xxx2 ouvert à son nom auprès de la Banque B_ Ltd, ainsi que du
compte xxx3 ouvert à celui de L_ Ltd auprès du même établissement. Il en
ressort que, les 4 et 7 avril 2014, L_ Ltd a reçu les montants de 175 852 €,
13 681 € et 48 361 € de « 1/Q_ » et que, le 8 avril 2014, X_ Ltd a
été créditée de la somme de 235 000 € de la part de L_ Ltd.
G. Le 15 avril 2015, X_ Ltd a de nouveau sollicité la levée du séquestre
ordonné sur le compte CHxxx1. C_ en a fait de même, le 9 juillet 2015.
H. Le 10 juillet 2015, une demande d’entraide judiciaire internationale en matière
pénale a été décernée, dans le but de déterminer la provenance criminelle ou non des
235 000 €.
I. Par ordonnance du 28 juillet 2015, l’office régional du ministère public a rejeté la
requête de X_ Ltd du 15 avril 2015, ainsi que celle de C_ du 9
juillet 2015.
J. Le 10 août 2015, X_ Ltd a recouru devant la Chambre pénale contre cette
ordonnance, concluant, sous suite de frais et dépens, à ce que ordre soit donné au
procureur de lever immédiatement le séquestre ordonné sur le compte CHxxx1.
En date du 13 aout 2015, le procureur a remis son dossier MPC 2014 xxx. Au fond, il a
conclu au rejet du recours.
Le 18 août 2015, l’occasion a été offerte à X_ Ltd de consulter auprès du
greffe du Tribunal cantonal le dossier MPC 2014 xxx, à l’exclusion toutefois des pièces
relatives à la commission rogatoire internationale.
Le lendemain, X_ Ltd a fait valoir ses dernières observations.

Considérant en droit
1.
1.1 Un recours peut être formé devant un juge unique de la Chambre pénale contre
l’ordonnance de séquestre ou de maintien du séquestre du procureur (art. 393 al. 1 let.
a CPP, 20 al. 3 LOJ et 13 al. 1 LACPP). Sont notamment susceptibles d’être
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invoquées la violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation
(art. 393 al. 2 let. a CPP), ainsi que la constatation incomplète ou erronée des faits
(let. b). L’autorité de recours n’a en principe à connaître que de ce qui lui est soumis
(arrêt 6B_207/2014 du 2 février 2015 consid. 5.2 et la référence citée), de sorte qu’elle
n’examine que les griefs soulevés, dès lors que le recours doit être motivé (RVJ 2014
p. 200 consid. 1 et la référence citée).
1.2 En l’espèce, I_, C_ et E_ s’accordent tous les trois
pour dire - sans que le contraire ne soit démontré ni même rendu vraisemblable - que
le montant de 235 000 € transféré via la Banque B_ Ltd, le 8 avril 2014, sur
le compte bancaire CHxxx1 ouvert au nom de C_ auprès de la Banque
D_, appartient à la recourante. Force est donc d’admettre que celle-ci a la
qualité pour recourir, dès lors qu’elle est directement touchée dans son droit de
propriété (art. 26 al. 1 Cst.) par le prononcé refusant la levée du séquestre ordonné sur
le compte en question (art. 105 al. 1 let. f et 2 CPP) et qu’elle a un intérêt juridiquement
protégé à son annulation (art. 382 al. 1 CPP). Son recours, qui a été adressé dans le
délai de dix jours dès la notification écrite de l’ordonnance litigieuse (art. 90 al. 1 et 2,
91 al. 1 et 2, 384 let. b et 396 al. 1 CPP) et qui respecte par ailleurs les conditions de
motivation et de forme (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), est donc recevable.
2.
2.1 Le séquestre est une mesure de contrainte qui ne peut être ordonnée, en vertu de
l’art. 197 al. 1 CPP, que si elle est prévue par la loi (let. a), s’il existe des soupçons
suffisants laissant présumer une infraction (let. b), si les buts poursuivis ne peuvent
pas être atteints par des mesures moins sévères (let. c) et si elle apparaît justifiée au
regard de la gravité de l’infraction (let. d ; arrêt 1B_412/2013 du 16 avril 2014 consid.
3.1). Des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers
peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués
(art. 263 al. 1 let. d CPP).
Le séquestre pénal ordonné par une autorité d’instruction est une mesure
conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs que le juge du fond
pourrait être amené à confisquer ou qui pourraient servir à l’exécution d’une créance
compensatrice. Elle est proportionnée lorsqu’elle porte sur des avoirs dont on peut
admettre qu’ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit
pénal. Une telle mesure est fondée sur la vraisemblance. Elle porte sur des objets ou
valeurs dont on peut admettre, prima facie, qu’ils pourront être confisqués ou faire
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l’objet d’une créance compensatrice en application du droit pénal fédéral (ATF 126 I 97
consid. 3d/aa et les références citées). Comme cela ressort de l’art. 263 al. 1 CPP, tant
que l’instruction n’est pas achevée, respectivement qu’une décision finale n’est pas
exécutoire (arrêt 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1), une simple probabilité
suffit car, à l’instar de toute mesure provisionnelle, la saisie se rapporte à des faits non
encore établis, respectivement à des prétentions encore incertaines. L’autorité doit
pouvoir décider rapidement du séquestre provisoire (art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut
qu’elle résolve des questions juridiques complexes ou qu’elle attende d’être renseignée
de manière exacte et complète sur les faits avant d’agir (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2).
Le séquestre conservatoire peut être maintenu tant que subsiste la probabilité d’une
confiscation, respectivement d’une créance compensatrice (ATF 140 IV 57 consid.
4.1.1 ; 1B_323/2013 du 28 novembre 2013 consid. 4.1 et les références citées),
l’intégralité des fonds devant demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu’il
existe un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d’une activité criminelle
(arrêts 1B_175/2012 du 5 septembre 2012 consid. 4.1 ; 1P.405/1993 du 8 novembre
1993 consid. 3). Le séquestre pénal ne peut être levé que dans l’hypothèse où il est
d’emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d’une confiscation ne
sont pas réalisées, et ne pourront l’être (ATF 140 IV 133 consid. 4.2.1 ; 139 IV 250
consid. 2.1). Enfin, pour que le maintien du séquestre pendant une période prolongée
se justifie, il importe que les présomptions se renforcent en cours d’enquête (ATF 122
IV 91 consid. 4). Selon la jurisprudence, un séquestre peut apparaître disproportionné
lorsque la procédure dans laquelle il s’inscrit s’éternise sans motifs suffisants (ATF 132
I 229 consid. 11.6). Si une telle mesure provisoire se prolonge indûment, un délai
raisonnable peut encore être fixé pour procéder aux actes nécessaires et clôturer
l’enquête. Cette faculté n’est cependant pas toujours ouverte lorsque le retard dépend
de résultats de commissions rogatoires à l’étranger (arrêts 1B_458/2012 du
22 novembre 2012 consid. 3.1 ; 1B_179/2009 du 24 novembre 2009 consid. 3.2). En
vertu du principe de la proportionnalité qui s’applique à tous les stades de la
procédure, l’étendue du séquestre doit rester en rapport avec le produit de l’infraction
poursuivie (ATF 130 II 329 consid. 6).
Il n’appartient pas au juge du séquestre d’établir avec certitude la provenance
délictueuse des fonds séquestrés. Il suffit qu’il soit vraisemblable que les biens en
question soient le produit d’une activité criminelle (arrêt 1B_175/2012 du 5 septembre
2012 consid. 4.2). La présomption d’innocence n’est d’aucune aide, puisqu’il ne s’agit
pas de s’interroger définitivement sur la culpabilité du prévenu, mais seulement sur une
vraisemblance quant à la provenance délictueuse des fonds saisis. Une simple
- 7 -
vraisemblance de licéité est insuffisante à l’encontre d’une décision provisoire de
séquestre (arrêt 1B_640/2011 du 9 février 2012 consid. 2.3).
La réalisation des conditions du séquestre doit être régulièrement vérifiée par l’autorité
compétente, avec une plus grande rigueur à mesure que l’enquête progresse (ATF 122
IV 91 consid. 4). Conformément à l’art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre
disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et
valeurs patrimoniales à l’ayant droit. Tel est notamment le cas lorsque le lien de
connexité entre l’objet séquestré et l’infraction n’a pas pu être démontré. C’est
l’expression du principe de la proportionnalité qui doit être respecté, comme pour
toutes les autres mesures de contrainte (arrêt 1B_358/2013 du 18 février 2014 consid.
2.1 et les références citées).
2.2 En l’occurrence, les déclarations que I_ a faites à la police, les 10 avril
2014 et 1 er avril 2015, ne manquent pas de surprendre. En effet, il est pour le moins
peu commun pour un ressortissant K_ d’entreprendre un premier voyage en
Suisse depuis F_, sans rendez-vous précis et dans l’unique but d’y constater
les opportunités d’investissement qui peuvent se présenter à lui dans le domaine des
montres ou de la joaillerie, voire des métaux précieux, juste après avoir fait virer, par la
société dont il est le company director, la somme conséquente de 235 000 € sur un
compte bancaire ouvert quelques jours plus tôt par un tiers qu’il n’a plus revu depuis
plusieurs années, qui plus est au nom de celui-ci et dans un établissement bancaire
avec lequel il n’a pour sa part jamais travaillé. A cela s’ajoute que C_, avec
qui I_ a été en contact direct les jours qui ont précédé le versement litigieux,
n’a pas soutenu la même version des faits lors de son audition en qualité de personne
appelée à donner des renseignements du 10 avril 2014, puisqu’il était alors question
pour lui d’« opérations de change ». Dans ces conditions, c’est dire si, en l’état, il existe
des soupçons suffisants laissant présumer un blanchiment d’argent (art. 305 bis
ch. 1 et
3 CP), propre à justifier le séquestre conservatoire des 235 000 € que la recourante a
transférés auprès de la Banque D_, le 8 avril 2014, en vue de leur éventuelle
confiscation par le juge du fond, étant rappelé qu’une telle mesure se contente de la
seule vraisemblance. A tout le moins, des doutes sérieux quant à la provenance
criminelle ou non de l’argent subsistent jusqu’à l’exécution de la demande d’entraide
judiciaire internationale en matière pénale qui a été décernée, le 10 juillet 2015, si bien
que l’intégralité des fonds doit demeurer, en attendant, à disposition de la justice.
Comme la réalisation des conditions du séquestre doit être régulièrement vérifiée par
le procureur, avec une plus grande rigueur à mesure que l’instruction progresse, celui-
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ci est invité à réexaminer la situation aussitôt que les résultats de la requête d’entraide
judiciaire internationale en matière pénale lui seront connus, étant encore précisé que,
si l’enquête a certes connu quelques temps morts depuis son ouverture le 11 avril
2014, il ne saurait être retenu qu’elle s’éternise sans motifs suffisants. Quoi qu’il en
soit, rien n’indique que le magistrat n’a pas régulièrement vérifié la réalisation des
conditions du séquestre, puisqu’un maintien de celui-ci ne supposait pas la prise d’une
nouvelle ordonnance formelle, ni qu’il a omis de se prononcer sur une demande de
levée de séquestre de la recourante. Il s’ensuit le rejet du recours, sans qu’on distingue
en quoi l’édition par le Tribunal cantonal de son dossier P3 15 154 pourrait avoir une
influence sur le sort de la présente procédure et sans que la recourante soit autorisée
à prendre connaissance des pièces relatives à la commission rogatoire internationale,
dès lors qu’en tant que personne touchée par un acte de procédure au sens de l’art.
105 al. 1 let. f CPP, elle ne peut prétendre à un droit à la consultation de l’intégralité du
dossier de l’instruction, mais uniquement des éléments du dossier pertinents pour
l’exercice de ses droits de défense (cf. arrêt 1B_264/2013 du 17 octobre 2013 consid.
2.1.2 et les références citées). Or, à ce stade, la simple connaissance par la
recourante qu’une commission rogatoire internationale a été décernée en vue de
déterminer la provenance criminelle ou non des 235 000 € est largement suffisante
pour qu’elle puisse faire valoir valablement ses observations à ce sujet.
3. Comme la recourante succombe entièrement dans ses conclusions, les frais de la
procédure de recours sont mis à sa charge (art. 416, 421 al. 2 let. c et 428 al. 1 CPP ;
arrêt 6B_438/2013 du 18 juillet 2013 consid. 2.4 et la référence citée). L’émolument,
qui doit respecter les principes de la couverture des frais et de l’équivalence des
prestations, est fixé en fonction notamment de l’ampleur et de la difficulté de la cause
(art. 424 al. 1 CPP et 1 al. 1, 13 al. 1 et 2 LTar). Il oscille entre 90 et 2400 fr. (art. 22
let. g LTar). En l’espèce, eu égard à la complexité moyenne de l’affaire, il est arrêté
forfaitairement à 1000 fr. (art. 424 al. 2 CPP et 11 LTar).
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