Decision ID: 95d4d714-08b2-43c2-a1ee-45b54c0e21b5
Year: 2008
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants
A. A.X._, né le 31 mai 1988, et sa soeur B.X._, née le 16 juillet 1989, habitent à 1******** auprès de leur mère C.X.-Y._. Leurs parents sont divorcés depuis le 1er novembre 1996. Leur père D.X._ habite en France, où il exerce une activité d'ébéniste. La convention sur les effets accessoires du divorce signée le 1er octobre 1996 prévoit que D.X._ contribuera aux frais d'entretien de ses deux enfants à hauteur de 600 fr. dès l'âge de 16 ans révolus et jusqu'à leur majorité. Une diminution du montant des pensions était toutefois prévue si les revenus de A.X._ n'atteignaient pas le revenu espéré de 3'600 fr. par mois; en cas de revenus inférieurs à 2'400 fr. par mois aucune pension ne serait provisoirement due.
B. A.X._ suit la deuxième année d'un apprentissage d'assistant socio-éducatif à la Garderie Z._, à 2********. Pour la première année, il a obtenu une bourse d'études d'un montant de 3'820 fr. par décision de l'Office cantonal des bourses d'études et d'apprentissage (OCBEA). Au mois de juillet 2007, il a présenté une demande de bourse (année 2007-2008). Sa décision de taxation pour l'année 2006 fait état d'un revenu net (ch. 650 de la déclaration d'impôt) de 2'591 fr. et d'une fortune de zéro fr. La décision de taxation de sa mère C.X.-Y._ indique pour l'année 2005 un revenu net de 58'317 fr. (ch. 650 de la déclaration d'impôt) et des dettes s'élevant à 38'000 fr. et pour l'année 2006, un revenu net de 48'869 fr. (ch. 650 de la déclaration d'impôt) et des dettes de 36'978 fr. La prénommée s'est adressée au Bureau de recouvrement des pensions alimentaires pour solliciter une avance des pensions alimentaires impayées. Par décision du bureau précité rendue le 7 avril 2005, C.X.-Y._ avait notamment droit pour les mois de janvier et de février 2005 à respectivement une avance de 102 et 18 fr. Pour 2006, l'avis français d'impôt sur les revenus de D.X._ indique qu'il n'a pas de revenu et qu'il n'est pas imposable à l'impôt sur le revenu.
C. Par décision du 6 novembre 2007, l'OCBEA a refusé l'octroi d'une bourse d'études à A.X._, au motif que la capacité financière de sa famille dépassait les normes fixées par le barème. Il était précisé que l'intéressé était en outre redevable de la somme de 3'820 fr. reçue pour sa première année de formation, tant qu'il n'aurait pas obtenu un titre de formation professionnelle.
D. Le 24 novembre 2007, A.X._ a déféré la décision de l'OCBEA du 6 novembre 2007 auprès du Tribunal administratif (depuis le 1er janvier 2008 la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal; CDAP) concluant implicitement à son annulation et à l'octroi d'une bourse d'études, demandant au surplus à l'autorité intimée de reconsidérer sa situation. Il expliquait que le salaire de sa mère en 2007 n'était pas celui indiqué dans la déclaration d'impôts 2006 et que ses frais étaient importants, compte tenu d'un loyer de 2'600 fr. par mois et de la charge des études de ses enfants, lui-même et sa soeur B.X._; son père était toujours dans l'impossibilité de subvenir à leurs besoins, ne réalisant pas de revenu. Il a produit une liste des poursuites en cours (vingt-sept) contre sa mère (situation au 15 octobre 2007) pour un montant total de 19'966.35 fr., étant précisé que 23 actes de défaut de biens avaient déjà été délivrés du 3.2.2003 au 10.08.2006 pour un total de 18'600.50 fr.
Dans ses déterminations du 28 janvier 2008, l'autorité intimée a conclu au rejet du recours. Elle a retenu comme revenu déterminant d'une part le revenu imposable net (chiffre 650 de la déclaration d'impôt) de la mère pour l'année 2005, soit 58'317 fr., auquel elle a ajouté une part déterminante des revenus du requérant, soit 5'340 fr. qui correspondent à une partie de son salaire d'apprenti durant l'année pour laquelle la bourse a été sollicitée, c'est-à-dire l'année 2007-2008. Le revenu annuel déterminant ainsi obtenu était de 63'657 fr., respectivement 5'305 fr. par mois. Il résulte des explications de l'autorité intimée qu'elle n'a pas retenu le revenu imposable de la mère pour l'année 2006, car la modification de son revenu par rapport à l'année précédente n'atteignait pas 20 %. La part du revenu pouvant être affectée au financement des études dépassait le montant annuel des frais d'études et laissait apparaître un excédent de 1'203 fr.
Le 17 février 2008, A.X._ a précisé que son père n'avait toujours pas de revenus et que ceux de sa mère qui avait changé d'emploi et ne pouvait travailler plus qu'à 60 % pour des raisons de santé, avaient diminué comme l'attestaient les justificatifs produits (période de juin à décembre 2007 qui fait état d'un salaire mensuel net de 2'247.40 fr., soit au total 15'731.80 fr. et d'indemnités journalières de l'assurance chômage pour un montant total de 19'450.35 fr. dont 1'200 fr. retenus par l'Office des poursuites). Il ajoutait encore que, même avec les indemnités de l'assurance chômage, la diminution des revenus par rapport à l'année 2005 était de 20 %. Au surplus, son père n'avait pas été retenu comme personne à charge, alors qu'il aurait dû l'être, car il existait une jurisprudence dans un cas similaire au sien. Selon lui, l'autorité intimée avait fait une erreur d'appréciation qu'il convenait de rectifier.
Le tribunal a statué par voie de circulation.

Considérant en droit
1. Toute personne remplissant les conditions fixées par la loi du 11 septembre 1973 sur l'aide aux études et à la formation professionnelle (LAEF; RSV 416.11) a droit au soutien financier de l'Etat (art. 4 al. 1 LAEF). Ce soutien a un caractère subsidiaire, puisqu'il est destiné à compléter celui de la famille, au besoin à y suppléer (art. 2 al. 1 LAEF). Le législateur a voulu maintenir le principe de la responsabilité première des parents.
a) Selon l'alinéa 1 de l'art. 14 LAEF, la nécessité et la mesure du soutien à accorder dépendent des moyens financiers dont le requérant et ses père et mère (ou éventuellement d'autres personnes qui subviennent à son entretien) disposent pour assumer les frais d'études, de formation et d'entretien du requérant. L'alinéa 2 de cette disposition précise que la capacité financière du requérant lui-même est seule prise en considération si le requérant majeur est financièrement indépendant.
Est réputé financièrement indépendant le requérant âgé de moins de 25 ans qui a exercé une activité lucrative continue, en principe dix-huit mois immédiatement avant le début des études ou de la formation pour lesquelles il demande l'aide de l'Etat (art. 12 ch. 2 al. 2 LAEF).
b) En l'espèce le requérant, majeur et âgé de moins de vingt-cinq ans, n'a pas exercé d'activité lucrative dans les dix-huit mois qui ont précédé le début des études pour lesquelles l'aide de l'Etat est demandée. Il s'ensuit qu'il doit encore être considéré comme financièrement dépendant de ses parents. Dès lors, la nécessité et la mesure du soutien à lui accorder dépendent des moyens financiers dont ses père et mère disposent pour assumer ses frais d'études, de formation et d'entretien (art. 14 al. 1 LAEF).
2. Les critères pour déterminer la capacité financière du requérant et des personnes qui subviennent à son entretien, ainsi que le coût de ses études, de même que les conditions donnant droit à l'aide de l'Etat, sont énumérés aux art. 16 à 20 LAEF.
a) L'art. 16 LAEF prévoit ce qui suit pour la capacité financière :
"Entrent en ligne de compte pour l'évaluation de la capacité financière :
1) les charges, à savoir les dépenses d'entretien et de logement;
2) les ressources, à savoir :
a) le revenu net admis par la Commission d'impôt;
b) la fortune, dans la mesure où elle dépasse le but d'une juste prévoyance et si, par son mode d'investissement, le capital peut supporter, en faveur du recourant, des prélèvements qui ne portent pas un préjudice sensible à l'activité économique de la famille;
c) l'aide financière accordée par toute institution publique ou privée, si ce subside est expressément destiné au paiement des frais d'études tels qu'ils sont définis à l'art. 19 de la présente loi".
Aux termes de l'art. 10 al. 1 du règlement du 21 février 1975 d'application de la LAEF, dans sa teneur en vigueur dès le 1er août 2006 (RLAEF; RSV 416.11.1), le revenu est fixé de la manière suivante :
"Le revenu familial déterminant (capacité financière) est constitué du code 650 de la décision de taxation définitive relative à la période fiscale de référence. La période fiscale de référence est celle qui précède l'année civile précédant la demande. A défaut, l'office statue provisoirement sur la base de la dernière décision de taxation disponible."
A l'art. 10b al. 1, il est précisé :
"L'Office procède à une évaluation du revenu déterminant lorsque :
a) la taxation fiscale admet un revenu net équivalent à zéro ou
b) le requérant indépendant diminue ou cesse son activité lucrative dans le but de débuter une formation."
b) L’art. 18 LAEF traite des charges et de la manière de les calculer :
"Les charges sont calculées selon un barème des charges normales, compte tenu de la composition de la famille et du nombre et de l’âge des enfants. Ce barème, établi et périodiquement adapté par la Commission cantonale des bourses d’études, doit être approuvé par le Conseil d’Etat".
L'art. 8 al. 2 RLAEF précise qu'elles correspondent aux frais mensuels minimum d'une famille pour l'alimentation, le loyer, les services industriels, l'équipement, le ménage, l'habillement, les assurances, le dentiste, les impôts, les loisirs et les frais divers. Elles tiennent compte de la composition de la famille, du nombre et de l'âge des enfants. Elles s’élèvent à :
"Fr. 3'100.- pour deux parents
Fr. 2'500.- pour un parent
auxquels s’ajoutent, par enfant à charge
Fr. 700.- pour un enfant mineur
Fr. 800.- pour un enfant majeur ».
La portée de l'art. 18 LAEF est précisée comme suit :
"Art. 11 RLAEF
L'insuffisance ou l'excédent du revenu familial, par rapport aux charges normales, se répartit entre les membres de la famille, à raison d'une part par parent, une part par enfant en scolarité obligatoire et deux parts pour chaque enfant en formation.
Art. 11a RLAEF
1Si la part de l'excédent du revenu familial afférente au requérant est égale ou supérieure au coût des études, aucune allocation complémentaire n'est attribuée.
2En cas d'insuffisance de ce revenu, une allocation complémentaire est allouée pour contribuer, en plus du coût des études, à couvrir des frais d'entretien du requérant".
Les principes qui ont guidé le Conseil d'Etat lors de l'adoption de ces dispositions réglementaires sont les suivants :
"Le droit à une allocation dépend, toute autre condition étant remplie, de la mesure dans laquelle le revenu des parents est insuffisant pour supporter le coût des études. Il s'établit ensuite une comparaison entre le revenu et les charges. Celles-ci se calculent à partir du barème dit "des charges normales", sorte d'inventaire des dépenses normales d'une famille disposant d'un revenu qui lui permet un niveau de vie à mi-chemin entre la gêne et l'aisance. Il est (le barème) un instrument de mesure qui permet de proportionner le soutien financier de l'Etat aux besoins du requérant et à la situation de la famille (BGC printemps 1973 - septembre 1973, p. 1240)".
Cette réglementation tient compte des dépenses normales forfaitaires d'une famille, indépendamment des charges réelles et de la situation financière effective de la famille. Ainsi, les éléments à prendre en compte dans le calcul de l'allocation d'une bourse sont préétablis et ils ne peuvent être modifiés en fonction des circonstances particulières de la famille.
c) Aux termes de l'art. 19 LAEF, pour le calcul du coût des études, sont prises en considération toutes les dépenses qu'elles nécessitent, y compris celles qui résultent de la distance entre le domicile et le lieu des études. L'art. 12 RLAEF est libellé comme suit :
"1 Les éléments constituant le coût des études sont :
a. les écolages et les diverses taxes scolaires;
b. les fournitures (manuels, instruments, matériel) indispensables à la poursuite normale des études;
c. les vêtements de travail spéciaux;
d. les frais de déplacement du domicile au lieu de travail ou d'études et vice versa ou, le cas échéant, les frais de logement hors de la famille;
e. les frais de repas si la distance entre le domicile et le lieu de travail ou d'études ou les exigences des horaires le justifient.
2 Les frais mentionnés à la lettre a sont comptés dans le coût des études selon les tarifs des établissements de formation.
3 Les frais mentionnés aux lettres b) à e) font l'objet d'un forfait selon barème du Conseil d'Etat. Ils sont comptés pour onze mois pour les apprentissages et dix mois pour les gymnases, écoles assimilées et Hautes Ecoles, à l'exception des frais de logement qui sont comptés pour douze mois."
Le "Barème et directives pour l'attribution des bourses d'études et d'apprentissage" du 18 août 1999, dans sa nouvelle version en vigueur dès le 30 mai 2007, soit celle applicable lorsque la décision a été rendue le 6 novembre 2007 (ci-après : le barème), précise notamment ce qui suit pour le coût des études :
"E.1 Déplacements
Fr. 1'630.-- pour transports urbains et chemins de fer (distance longue)
(...)
E.2 Repas de midi
Si l'horaire ne permet pas au requérant de rentrer à son domicile à midi, l'Office fait entrer dans les coûts des études une participation aux frais de repas de Fr. 11.-- par jour, maximum Fr. 220.-- par mois.
(...)
E.4 Matériel
Les frais de matériel et d'outillage sont pris en charge par un forfait de Fr. 530.-- dans les professions artisanales et commerciales (obtention d'un CFC par apprentissage chez un patron).
(...)
d) Le soutien de l’Etat est accordé quand les charges, augmentées du coût des études du requérant, excèdent le revenu (art. 20 LAEF).
Sans doute la loi présente-t-elle dans la définition des conditions financières donnant droit à la bourse un certain schématisme, mais le tribunal ne peut que s’y conformer (cf. arrêt TA BO.2005.0010 du 19 mai 2005; voir aussi Luc Recordon, Tâches de l’Etat et des communes, L’enseignement et la formation, in La Constitution vaudoise du 14 avril 2003, édité par Pierre Moor, p. 152-153).
3. a) Le coût des études retenu par l'autorité est de 4'580 fr. par an, soit 530 fr. pour les frais de formation proprement dits (forfait selon barème), 2'420 fr. pour les frais de repas pris hors du domicile (5 jours par semaine et maximum 220 fr. par mois, calculés sur onze mois pour les apprentis [art. 12 al. 3 RLAEF]) et de 1'630 fr. pour les frais de déplacement (distance longue pour transports urbains et chemins de fer selon barème). Ce montant doit être maintenu, n'étant pas contesté par le recourant et ayant été établi conformément au barème.
b) S'agissant des charges mensuelles, l'office a retenu en l'espèce un forfait de 2'500 fr. pour la mère divorcée et de 1'600 fr. pour deux enfants majeurs (B.X._ et le requérant A.X._), soit un total de charges familiales de 4'100 fr. Le Tribunal administratif a rappelé que les charges sont préétablies et qu'elles ne varient pas en fonction des dépenses effectives de la famille (BO.2004.0179 du 27 mai 2005). Il n'y a donc pas lieu de tenir compte notamment des dettes de la mère du recourant. En l'espèce, la famille est composée de la mère et des deux enfants majeurs, les parents étant divorcés et le père ne vivant plus sous le même toit. Pour l'année 2006, ce dernier n'a pas réalisé de revenu (v. avis d'impôt sur les revenus établi par le Centre des impôts de 3********). C'est donc à juste titre que sa situation (charges et ressources) n'a pas été prise en compte dans le calcul de la capacité financière de la famille du requérant.
c) Pour calculer les ressources de la famille, l'OCBEA a tenu compte des revenus 2005 de la mère (58'317 fr.), auxquels il a ajouté la part déterminante du revenu du requérant à hauteur de 5'340 fr. (part du salaire brut d'apprentissage [art. 10a RLAEF] qui dépasse la franchise autorisée par la let. D2 du barème multiplié par douze mois), ce qui donne un revenu annuel déterminant de 63'657 fr. et un revenu mensuel déterminant de 5'305 fr., laissant un montant à répartir entre les membres de la famille, respectivement un excédent annuel du revenu familial de 1'205 fr.
En l'espèce, figure au dossier de la cause la décision de taxation de la mère du requérant pour l'année 2006, qui indique un revenu de 48'869 fr. (ch. 650 de la déclaration d'impôt) montant plus faible que celui retenu par l'autorité intimée (58'317 fr.). Or, le Tribunal administratif a jugé que le schématisme excessif dont sont empreints les nouveaux art. 10 al. 1 et 10b al. 1 RLAEF ne permettait pas une mise en oeuvre de l'art. 16 ch. 2 LAEF adéquate et conforme aux objectifs généraux de la loi. Le risque que le revenu pris en considération ne corresponde pas à celui qui sera effectivement disponible lorsque le besoin d'aide se fera sentir était considérablement accru avec ces nouvelles dispositions. Il convenait donc que le tribunal s'écarte de cette disposition réglementaire lorsque des éléments fiables et plus actuels étaient à disposition de l'office ou du tribunal pour fixer le revenu familial déterminant (TA BO.2006.0167 du 26 juillet 2007 consid. b in fine; v. toutefois BO.2007.0014 du 24 juillet 2007 et BO.2007.0206 du 17 mars 2008). Les revenus de la mère ont subi une diminution d'environ 19 % entre l'année 2005 et l'année 2006. Certes, en principe, selon l'art. 15a RLAEF seule une diminution supérieure à vingt pour cent entre le revenu familial déterminant (art. 10 al. 1 RLAEF) et celui basé sur le code 650 de la dernière taxation fiscale, est considérée comme étant propre à rendre le montant d'une allocation insuffisant. Mais, en l'espèce, il convient de tenir compte du fait que le pourcentage de la diminution est très proche de la limite et qu'il résulte des explications du requérant et des pièces produites que les revenus de la famille ont très vraisemblablement encore diminué l'année suivante, soit en 2007, puisque la mère de famille qui occupait deux emplois en a abandonné un pour des raisons de santé, ne travaillant plus qu'à 60 % et étant au bénéfice des prestations de l'assurance chômage. Il convient dès lors de s'en tenir aux revenus 2006, plus récents que ceux de l'année 2005.
d) Le revenu déterminant à prendre en considération est par conséquent de 48'869 fr. pour une année (revenus 2006 de la mère) auxquels on ajoute le revenu du requérant à hauteur de 5'340 fr. (montant retenu par l'autorité intimée), soit un total de 54'209 fr. pour une année, respectivement 4'517 fr. par mois. Compte tenu des charges qui s'élèvent à 4'100 fr., il reste un excédent de revenu familial de 417 fr. par mois. En l'occurrence, ce montant de 417 fr. par mois doit être réparti en cinq parts, conformément à l'art. 11 RLAEF (1 part pour la mère et 2 parts pour chacun des enfants en formation, soit B.X._ et le requérant). La famille peut par conséquent affecter au financement des études du requérant un montant mensuel de 166 fr. ([417 : 5] x 2), soit 1'992 fr. par année. Le montant annuel des frais d'études à hauteur de 4'580 fr. n'est donc pas couvert par l'excédent familial et il manque 2'588 fr. Le requérant a par conséquent droit à une bourse de ce montant.
4. Il résulte des considérants qui précèdent que le recours est admis, la décision de l'autorité intimée étant réformée en ce sens que le droit à la bourse du requérant se monte à 2'588 fr. Vu l'issue du recours, le présent arrêt est rendu sans frais (art. 55 LJPA).