Decision ID: a73e980c-9082-5860-a0f2-5e7a4ab7ae93
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : OAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Monsieur I_, né en 1962, par décision datée (semble-t-il par erreur) du 19 novembre 2007 , au motif qu’une expertise du CEMED avait conclut à l’absence de pathologie somatique et qu’il n’y avait aucun diagnostic d’atteinte à la santé psychique justifiant des empêchements durables entravant la capacité de travail ;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 5 février 2008, en concluant à l’apport d’une procédure LAA le concernant, à l’annulation de la décision du 19 novembre 2007 ainsi qu’à ce qu’il soit constaté qu’il avait droit aux prestations de l’AI, subsidiairement au renvoi du dossier à l’OAI pour instruction complémentaire ;
Que dans sa réponse du 6 mars 2008, l’OAI a conclu au rejet du recours ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle des parties qui s’est tenue en date du 11 mars 2010, les parties ont accepté que la présente affaire soit instruite de manière parallèle à la cause A/2847/2009 portant sur des prestations LAA ;
Qu’à cette occasion, il a été convenu d’instruire les deux affaires au moyen d’une expertise judiciaire limitée au volet psychiatrique ;
Que les parties ont accepté que l’expertise soit confiée au Dr L_, psychiatre ;
Qu’un délai a été fixé aux parties pour leur permettre de s’assurer de l’absence d’un motif de récusation du Dr L_ et déposer une liste de questions à l’expert ;
Que par courriers subséquents les parties n’ont fait valoir aucun motif de récusation concernant le Dr L_ et se sont déterminées sur les questions à poser ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est notamment de savoir quels sont les diagnostics exacts sur le plan psychique et si les affections psychiques du recourant sont invalidantes ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 2003, t.1, p. 443) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en l’espèce, le Tribunal a acquis la conviction qu’une expertise psychiatrique était indispensable, sans toutefois qu’il apparaisse que l’OAI ait constaté les faits de manière sommaire ;
Que par économie de procédure et vu l’accord des parties, il convient d’ordonner une expertise permettant d’instruire tant la cause A/348/2008 que la cause A/2847/2009 ;
Que les questions complémentaires posées par les parties seront partiellement acceptées, étant précisé que notamment les questions ne portant pas sur les aspects psychiques ne seront pas posées et que les questions seront formuées de manière neutre ;
Qu’il convient ainsi d’ordonner une expertise psychiatrique, laquelle sera confiée au Dr L_ ;