Decision ID: c251329e-7c83-4589-aca7-95360f6537bd
Year: 2018
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
- vu la décision de la Municipalité de ********, du 5 avril 2018, rejetant la demande de naturalisation facilitée formée par A._ et lui refusant la bourgeoisie;
- vu le retour à l’expéditrice du pli recommandé contenant l’envoi du 5 avril 2018, à l’échéance du délai de garde, le 13 avril 2018;
- vu la seconde tentative de notification de cette décision à A._, intervenue le 24 avril 2018;
- vu le retour à l’expéditrice du pli recommandé contenant l’envoi du 24 avril 2018, à l’échéance du délai de garde, le 2 mai 2018;
- vu la correspondance de la Municipalité de ******** à A._, du 12 juin 2018;
- vu le recours formé le 12 juin 2018 par A._ auprès de la Municipalité de ********, contre cette décision;
- vu la transmission du recours, le 4 juillet 2018, à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) comme objet de sa compétence;
- vu l'ordonnance du juge instructeur du 6 juillet 2018 impartissant au recourant un délai au 13 juillet 2018 pour fournir des explications sur le fait qu’il ait attendu de recevoir la correspondance du 12 juin 2018 pour former un recours contre la décision du 5 avril 2018;
- vu en outre, dans l’ordonnance, le délai au 26 juillet 2018 imparti au recourant pour effectuer une avance de frais de 800 fr., avec l'avertissement qu'à défaut de paiement dans le délai fixé, le recours serait déclaré irrecevable;
- attendu que le recourant ne s’est pas déterminé et qu’aucun versement n'a été enregistré;

Considérant en droit:
- que le recours au Tribunal cantonal s'exerce dans les trente jours dès la notification de la décision ou du jugement attaqués (art. 95 de la loi cantonale du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative [LPA-VD; RSV 173.36]);
- que selon un principe général de la procédure administrative, il appartient au recourant de prouver le respect du délai de recours (cf. art. 8 CC);
- qu’en procédure de recours de droit administratif, le recourant est en principe tenu de fournir une avance de frais (art. 47 al. 2 LPA-VD);
- que l'avance de frais n'a pas été effectuée dans le délai fixé par le juge instructeur;
- que le tribunal ne peut ainsi pas entrer en matière sur le recours (art. 47 al. 3 LPA-VD);
- que, pour autant qu’il ne soit pas déjà irrecevable pour tardiveté, le recours doit de toute façon être déclaré irrecevable pour ce motif et la cause, rayée du rôle (cf. art. 94 al. 1 let. c LPA-VD);
- que, hormis dans les cas où la loi prévoit la gratuité, les autorités peuvent percevoir un émolument et des débours en recouvrement des frais occasionnés par l'instruction et la décision (art. 45 LPA-VD);
- qu’il n’y a pas lieu en l’espèce de percevoir un émolument, ni d’allouer de dépens (cf. art. 49, 52, 55, 56, 91 et 99 LPA-VD);
- qu'un juge unique est compétent pour statuer sur les recours manifestement irrecevables (art. 94 al. 1 let. d LPA-VD);