Decision ID: 40fef39e-0e55-5932-96f6-3a42ddd1d06f
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1) Monsieur A_, ressortissant de Serbie et du Kosovo, né en _, a vu la demande d’autorisation de séjour pour cas de rigueur qu’il avait déposée en mains de l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) le 26 avril 2012 être refusée par décision du 20 janvier 2014. Cette décision a été confirmée par le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) par jugement du 23 juin 2014, définitif et exécutoire à ce jour.![endif]>![if>
2) Le 28 juillet 2014, M. A_ a saisi l’OCPM d’une demande de reconsidération de la décision de refus du 20 janvier 2014. L’OCPM a décidé de ne pas entrer en matière sur cette requête, dès lors qu’aucun fait nouveau susceptible de modifier sa position n’avait été avancé, par décision du 21 novembre 2014. ![endif]>![if>
3) Le 22 décembre 2014, M. A_ a saisi le TAPI d’un recours contre la décision précitée, concluant préalablement à ce que des mesures provisionnelles soient ordonnées. ![endif]>![if>
4) Par décision sur mesures provisionnelles du 12 janvier 2015, le TAPI a rejeté la demande de mesures provisionnelles.![endif]>![if>
5) Le 26 janvier 2015, M. A_ a saisi la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) d’un recours contre la décision sur mesures provisionnelles précitée, concluant à ce qu’il soit ordonné à l’OCPM de suspendre toute mesure d’exécution du renvoi du recourant vers le Kosovo. ![endif]>![if>
6) Le 9 février 2015, l’OCPM a conclu au rejet du recours. ![endif]>![if>
7) Dans le délai qui lui avait été imparti pour exercer son droit à la réplique, soit avant le 10 mars 2015, M. A_ ne s’est pas déterminé.![endif]>![if>
8) Sur quoi, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>
9) Par jugement du 28 avril 2015, le TAPI a rejeté le recours, et confirmé la décision de l’OCPM refusant d’entrer en matière sur la demande de reconsidération, du 21 novembre 2014.![endif]>![if>
Le pli contenant ce jugement a été notifié au mandataire de M. A_ le 30 avril 2015.
À ce jour, la chambre administrative n’a pas été saisie d’un recours contre le jugement précité.

EN DROIT
1) a. Aux termes de l'art. 60 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), ont qualité pour recourir toutes les personnes qui sont touchées directement par une décision et ont un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée. ![endif]>![if>
b. Selon la jurisprudence, le recourant doit avoir un intérêt pratique à l'admission du recours, soit que cette admission soit propre à lui procurer un avantage, de nature économique, matérielle ou idéale (ATF
121 II 39
consid. 2 c/aa p. 43 ; arrêt du Tribunal fédéral
1A.47/2002
du 16 avril 2002 consid. 3 ;
ATA/349/2015
du 14 avril 2015 consid. 2b ;
ATA/759/2012
du 6 novembre 2012 ;
ATA/188/2011
du 22 mars 2011 ;
ATA/146/2009
du 24 mars 2009).
c. Un intérêt digne de protection suppose un intérêt actuel à obtenir l’annulation de la décision attaquée (ATF
135 I 79
consid. 1 p. 81 ;
128 II 34
consid. 1b p. 36 ; arrêt du Tribunal fédéral
1C_133/2009
du 4 juin 2009 consid. 3 ; Hansjörg SEILER, Handkommentar zum Bundesgerichtsgesetz [BGG], 2007, n. 33 ad art. 89 LTF p. 365 ; Karl SPUHLER/Annette DOLGE/Dominik VOCK, Kurzkommentar zum Bundesgerichtsgesetz [BGG], 2006, n. 5 ad art. 89 LTF p. 167). L’existence d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement au moment du dépôt du recours, mais aussi lors du prononcé de la décision sur recours ; s’il s’éteint pendant la procédure, le recours, devenu sans objet, doit être simplement radié du rôle (ATF
125 V 373
consid. 1 p. 374 ;
118 Ib 1
consid. 2 p. 7 ; arrêt du Tribunal fédéral
1C_76/2009
du 30 avril 2009 consid. 2 ;
ATA/175/2007
du 17 avril 2007 consid. 2a ;
ATA/915/2004
du 23 novembre 2004 consid. 2b) ou déclaré irrecevable (ATF
123 II 285
consid. 4 p. 286 ss ; arrêt du Tribunal fédéral
1C_69/2007
du 11 juin 2007 consid. 2.3 ;
ATA/192/2009
du 21 avril 2009 ;
ATA/640/2005
du 27 septembre 2005).
2) En l’espèce, le TAPI a tranché, par jugement au fond, le recours dont il avait été saisi. En conséquence, la procédure concernant le prononcé de mesures provisionnelles est devenu sans objet, le recourant ne disposant plus d’aucun intérêt actuel à le faire trancher, de sorte que le recours sera déclaré irrecevable. ![endif]>![if>
Dans la mesure où le recourant n’a pas informé la chambre administrative de l’évolution de la procédure devant le TAPI, un émolument de procédure de CHF 400.- sera mis à sa charge (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne lui sera allouée.
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