Decision ID: df71ac38-2857-5c64-a7ec-4218d2f8ac7e
Year: 2008
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Attendu en fait que
Monsieur B_ (ci-après : l'assuré) est affilié auprès de PHILOS CAISSE-MALADIE ET ACCIDENTS (ci-après : la caisse-maladie) depuis le 1
er
janvier 2004;
Que son épouse étant au bénéfice d'une rente AI, lui et sa famille reçoivent depuis le 1
er
septembre 2001 des prestations complémentaires de l'office cantonal des personnes âgées (ci-après : l'OCPA);
Que, le 13 novembre 2007, l'intéressé a saisi le Tribunal de céans d'une demande en paiement pour préjudices matériels et moraux, dirigée contre la caisse-maladie; qu'il rappelle avoir, le 20 novembre 2006, informé celle-ci qu'il entendait résilier son contrat, vu l'augmentation subie par sa prime-maladie pour l'année 2007; qu'elle a cependant refusé d'entrer en matière, au motif que des primes d'assurance lui restaient dues; que l'assuré reproche ainsi à la caisse-maladie de l'avoir harcelé, à tel point qu'il a été victime d'une dépression, et de l'avoir empêché, pour des motifs farfelus, de souscrire un nouveau contrat auprès d'une autre caisse-maladie, soit en l'occurrence ASSURA; qu'il conclut dès lors à ce que la caisse-maladie soit condamnée à lui verser la différence de primes entre les deux caisses, soit 77 fr. durant 24 mois;
Que dans le cadre d'une autre procédure opposant les mêmes parties, enregistrée sous le no 3703/2007, le Tribunal de céans a rendu un arrêt le 15 janvier 2008; qu'il a notamment constaté que les primes d'assurance-maladie dues à la caisse-maladie de janvier à octobre 2006 avaient été prises en charge rétroactivement par l'OCPA;
Que, dans sa réponse du 30 janvier 2008, la caisse-maladie relève préalablement qu'aucune décision ou décision sur opposition n'a été rendue sur le litige qui l'oppose à l'intéressé ; qu'au fond, elle rappelle qu'à l'époque de la démission de l'intéressé au 31 décembre 2006, celui-ci présentait des arriérés de prime, raison pour laquelle elle avait refusé d'enregistrer ladite démission ; qu'elle souligne, par ailleurs, que la décision d'octroi de subside, rendue par l'OCPA, ne lui avait jamais été communiquée ; que dans le but de régler définitivement le litige, elle accepte la démission de l'intéressé avec effet rétroactif au 31 décembre 2006, à la condition que ce dernier fournisse la preuve de son affiliation auprès d'une caisse-maladie reconnue depuis le 1
er
janvier 2007 ; que le cas échéant, elle lui restituera le montant des primes payées pour l'année 2007 ; qu'à défaut, elle accepte à la même condition la démission de l'intéressé au 31 décembre 2007 sur présentation de la preuve de son affiliation auprès d'une caisse reconnue dès le 1
er
janvier 2008 ; que sinon, l'affiliation serait maintenue sans changement pour l'année 2008;
Qu'invité à se déterminer, l'intéressé a, par courrier du 11 février 2008, maintenu sa demande en paiement du 13 novembre 2007 ; qu'il produit une attestation établie par M. C_, de X_, le 20 décembre 2007, aux termes de laquelle il l'a sollicité le 17 octobre 2007 pour une offre d'assurance-maladie sans accident, avec une franchise de 2'500 fr. et une prime de 197 fr. par mois, auprès de la compagnie ASSURA dès le 1
er
janvier 2008, qu'il l'a toutefois informé ensuite que PHILOS refusait sa demande de résiliation pour primes impayées, raison pour laquelle le contrat n'avait pas pu être enregistré ;
Que le courrier de l'intéressé a été transmis à la caisse-maladie et la cause gardée à juger ;

Considérant en droit que
conformément à l'art. 56V al. 1 let. a ch. 4 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’article 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) qui sont relatives à la loi fédérale sur l’assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu'en revanche, le Tribunal de céans n'est pas compétent s'agissant de la demande en dommage et intérêts pour tort moral ;
Qu'aux termes de l'art. 56 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont sujettes à recours ; que le recours peut aussi être formé lorsque l'assureur, malgré la demande de l'intéressé, ne rend pas de décision ou de décision sur opposition ;
Que force est de constater qu'en l'espèce, aucune décision sur opposition n'a été rendue par la caisse-maladie ;
Que le courrier de l'intéressé ne peut par ailleurs pas être considéré comme un recours pour déni de justice ; qu'en effet, celui-ci ne sollicite pas de la caisse-maladie qu'elle lui notifie une décision formelle ;
Qu'il conclut cependant au versement de la somme de 1'848 fr. représentant l'écart de primes entre ASSURA et PHILOS, durant 24 mois soit 77 fr. x 24 mois ;
Qu'une telle demande échappe quoi qu'il en soit également à la compétence du Tribunal de céans ;
Que vu les circonstances du cas d'espèce, le Tribunal de céans invitera la caisse-maladie à prendre directement contact avec ASSURA afin qu'une date de démission puisse être déterminée ;