Decision ID: 0f62bd00-ada9-57d6-8a15-77f5d4f02f92
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que
par décision du 2 octobre 2006, la CAISSE DE CHOMAGE COMEDIA (ci-après la caisse) a réclamé à Madame M_ le remboursement de la somme de 2'376 fr. 80, représentant des indemnités versées à tort au motif que celle-ci n'aurait pas déclaré des gains intermédiaires;
Que le 16 novembre 2006 l'assurée a déposé une demande de remise auprès de la caisse, alléguant avoir été de bonne foi;
Que par décision du 27 novembre 2006, la caisse a refusé d'entrer en matière sur ladite demande, considérant qu'elle était tardive;
Que l'assurée a saisi le Tribunal administratif du canton de Vaud le 7 décembre 2006 selon les indications de voies de recours figurant dans la décision attaquée; qu'elle ne comprend pas pour quelle raison sa demande de remise serait tardive, puisque la caisse avait expressément précisé dans sa décision que cette demande devait être présentée par écrit à la caisse 30 jours au plus tard à compter de l'entrée en force de la décision en restitution;
Que dans sa réponse du 18 décembre 2006, la caisse a conclu au rejet du recours;
Que par arrêt du 20 février 2007, le Tribunal administratif du canton de Vaud a décliné sa compétence conformément à l'art. 58 al. 3
de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA), mis en relation avec les art. 100 al. 3 la loi fédérale sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité du 25 juin 1982 (LACI), 119 et 128 de l'Ordonnance sur l’assurance-chômage (OACI) et a transmis la cause au Tribunal de céans;
Que le courrier du 18 décembre 2006 a été transmis à l'assurée et la cause gardée à juger;

Considérant en droit que
la loi genevoise sur l’organisation judiciaire (LOJ) a été modifiée et a institué, dès le 1
er
août 2003, un Tribunal cantonal des assurances sociales, composé de 5 juges, dont un président et un vice-président, 5 suppléants et 16 juges assesseurs (art. 1 let. r et 56 T LOJ) de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA)
Que suite à l’annulation de l’élection des 16 juges assesseurs, par le Tribunal fédéral le 27 janvier 2004 (ATF
130 I 106
), le Grand Conseil genevois a adopté, le 13 février, une disposition transitoire urgente permettant au Tribunal cantonal des assurances sociales de siéger sans assesseurs à trois juges titulaires, ce, dans l’attente de l’élection de nouveaux juges assesseurs;
Que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 8 LOJ, le Tribunal cantonal des assurances sociales connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 LPGA qui sont relatives à la LACI;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Que, par décision du 2 octobre 2006, la caisse a réclamé à l'assurée le remboursement de prestations versées à tort; qu'elle lui a indiqué que ce remboursement pouvait faire l'objet d'une remise en tout ou partie; que la demande de remise devait lui être présentée par écrit 30 jours au plus tard à compter de l'entrée en force de la décision en restitution;
Qu'en effet, selon l'art. 25 LPGA, les prestations indûment touchées doivent être restituées; que les assurés peuvent toutefois demander la remise de l'obligation de restituer lorsque la restitution des prestations allouées indûment, mais reçues de bonne foi les mettrait dans une situation difficile; que la demande doit être écrite, motivée, accompagnée des pièces nécessaires et être déposée auprès de l'autorité cantonale compétente au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision de restitution (art. 4 al. 4 OPGA);
Qu'en l'espèce, la décision de restitution est entrée en force au plus tôt le 1
er
novembre 2006, faute d'opposition formée dans le délai légal de 30 jours (art. 52 LPGA);
Que l'assurée a déposé une demande de remise le 16 novembre 2006;
Que force est de constater qu'elle a déposé sa demande dans le délai de 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision de restitution; qu'elle a dès lors agi en temps utile;
Qu'il se justifie en conséquence d'admettre le recours et de renvoyer la cause à la caisse afin que celle-ci entre en matière sur la demande de remise et notifie une nouvelle décision à l'assurée;