Decision ID: 8b1a62ab-f38e-5350-95f0-04141ff3c396
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'action en partage formée par C_, à l'encontre de D_ et de la mineure A_, représentée par son curateur;
Vu l'ordonnance de preuve
ORTPI/1003/2021
du 17 septembre 2021, par laquelle le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal) a notamment ordonné l'audition des parties, ainsi que l'audition de plusieurs témoins, a refusé l'audition d'un témoin et réservé celle d'autres témoins, dit qu'une expertise des objets mobiliers garnissant les deux appartements sis 1_, serait effectuée par les soins de E_, huissier judiciaire, un délai étant fixé aux parties pour préparer leurs questions à son attention, a dit qu'une expertise sur les deux appartements sis 1_ serait effectuée par les soins de F_ (chiffre 6 du dispositif), un délai étant fixé aux parties pour préparer leurs questions à son attention, a dit qu'une expertise des objets mobiliers garnissant l'immeuble sis 2_ à G_ [France] serait effectuée selon des modalités à définir par Me H_, un délai étant fixé aux parties pour préparer leurs questions à son attention, a dit qu'une expertise de l'immeuble sis 2_ et des chambres (lots 3_, 4_, 5_) sises au 3
ème
étage du 6_ à G_ serait effectuée, selon des modalités à définir, par I_ (ch. 8), un délai étant fixé aux parties pour proposer leurs questions à son attention, a rejeté pour le surplus les demandes de production de pièces (ch. 10), réservé la suite de la procédure et renvoyé la décision sur les frais à la décision finale;
Vu le recours formé le 4_ septembre 2021 par la mineure A_, représentée par son curateur, contre l'ordonnance du 17 septembre 2021, concluant à l'annulation des chiffres 6, 8 et 10 de son dispositif et cela fait, à ce qu'il soit dit qu'une expertise sur les deux appartements sis 1_ sera effectuée par les soins de F_ et comprendra l'estimation tant de la valeur vénale que de la valeur locative de ces biens; que la recourante a pris la même conclusion s'agissant de l'expertise de l'immeuble sis 2_ et des chambres sises 6_ à G_, à ce qu'il soit dit qu'une expertise financière permettant de déterminer, dans le régime de la SCI J_ de droit français, la valeur des 500 parts détenues par feu K_, au jour du partage, sera effectuée par I_, et ce à l'aide de l'expertise immobilière qu'il aura également effectuée;
Que la recourante a en outre sollicité la production par C_ de plusieurs documents;
Que préalablement, la recourante a conclu à l'octroi de l'effet suspensif;
Que sur ce point, elle a allégué que l'ordonnance attaquée risquait de lui causer un préjudice difficilement réparable;
Que si l'effet suspensif n'était pas accordé, les expertises risquaient d'être exécutées, sans que la valeur locative des biens immobiliers, ni la valeur des parts de la SCI J_ ne soit examinée;
Que les expertises devraient par conséquent être exécutées une seconde fois, "ce qui serait totalement ridicule" et causerait en sus des dommages financiers à toutes les parties;
Que l'effet suspensif devait dès lors être accordé;
Que C_ s'est opposée à la restitution de l'effet suspensif;
Considérant,

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un recours au sens des art. 319 ss CPC;
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision attaquée (art. 325 al. 1 CPC);
Que l'instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 2 CPC);
Qu'elle dispose d'un large pouvoir d'appréciation;
Que l'on devrait à tout le moins admettre que l'effet suspensif soit restitué lorsque la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (Jeandin, CR, CPC 2
ème
éd. 2019, ad art. 325 n. 6);
Qu'il convient de procéder à une pesée des intérêts en cause à la lumière du cas concret, à savoir celui de la partie recourante à ne pas subir les inconvénients d'une exécution immédiate de la décision querellée et celui de l'intimé à ne pas différer ladite exécution, les chances du succès du recours devant aussi être prises en compte (Jeandin, op. cit. ad art. 325 n. 6a);
Qu'en l'espèce, le refus de la restitution de l'effet suspensif ne risque pas de causer à la recourante un dommage difficilement réparable;
Qu'en effet et quoiqu'il en soit, les nombreuses mesures d'instruction ordonnées par le Tribunal nécessiteront plusieurs mois pour être exécutées;
Que d'ici là, la Cour aura statué sur le recours formé le 28 septembre 2021 par A_;
Que par conséquent et si cette dernière devait obtenir gain de cause, il appartiendra au Tribunal d'ordonner des mesures d'instruction complémentaires et, par hypothèse, des compléments d'expertise;
Que rien ne justifie par conséquent de restituer l'effet suspensif;
Que la requête de la recourante sera dès lors rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais de la présente décision dans le cadre de l'arrêt au fond.
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