Decision ID: 8cd12d28-cc44-5442-9471-f86d96a4b3de
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait qu'en date du 24 janvier 2011, le SERVICE DES PRESTATIONS COMPLEMENTAIRES (ci-après le SPC ou l'intimé) a notifié à Monsieur M_ (ci-après l'assuré ou le recourant) une décision de refus de prestations complémentaires fédérales et cantonales, motif pris qu'il y a résidence en Suisse et à Genève de manière ininterrompue depuis le 13 septembre 2004 et que sous réserve de modifications légales, une nouvelle demande de prestations peut être déposée dès le 1
er
septembre 2014;
Que par courrier du 23 février 2011, l'assuré, représenté par le Centre de Contact Suisses-Immigrés, a formé opposition auprès du SPC, alléguant qu'il s'est valablement constitué un domicile à Genève depuis 1992 et qu'il n'a jamais quitté le territoire suisse malgré l’injonction faite par l'Office fédéral des étrangers, ceci en raison principalement de ses problèmes de santé; qu'il a conclu à l'octroi de prestations complémentaires fédérales et cantonales avec effet rétroactif au 1
er
septembre 2010;
Que par courrier du 14 mars 2011, le SPC a informé l'assuré que c'est par erreur que la décision lui a été expédiée, que ladite décision comportait en effet la mention "ne pas expédier" ; qu'en effet, il versait depuis plusieurs années des prestations d'assistance, de sorte qu'il n'avait aucune raison de lui faire parvenir spontanément une nouvelle décision de refus de prestations complémentaires; que dans la mesure où le courrier du 23 février 2011 constitue une opposition à une décision inexistante, il doit être déclaré sans objet; que ce courrier doit être considéré comme une demande de révision de leur décision de refus de prestations du 8 mai 2006, confirmé par arrêt du Tribunal cantonal des assurances sociales du 1
er
mars 2007 et arrêt sur révision du 28 janvier 2009, de sorte qu'il sera communiqué le même jour à la Cour des assurances sociales de la Cour de Justice comme objet de sa compétence;
Que dans sa réponse du 13 avril 2011 à l'attention de la Cour de céans, l'intimé conclut à l'irrecevabilité de la demande de révision, subsidiairement à son rejet;
Que par écriture du 16 mai 2011, le recourant a informé la Cour de céans qu'il avait formé opposition à la décision de refus notifiée par l'intimé le 14 janvier 2011 et qu'il persistait dans ses conclusions;
Que lors de la comparution personnelle des parties du 8 juin 2011, l'intimé a reconnu que la décision du 24 janvier 2011 a bien été notifiée au recourant; qu'il a expliqué cependant qu'elle n'aurait pas dû être expédiée, que le système informatique édite automatiquement une décision de prestations complémentaires en parallèle à la décision de prestations d'assistance;
Que le recourant a confirmé qu'il contestait la décision de refus de prestations qui lui a été notifiée le 24 janvier 2011;

Considérant en droit
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC;
RS 831.30
); qu'elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité du 25 octobre 1968 (LPCC; RS
J 7 15
);
Que selon l'art. 1 al. 1 LPC, la LPGA s'applique aux prestations versées en vertu du chap. 2, à moins que la présente loi n'y déroge expressément;
Que l'assureur doit rendre par écrit les décisions qui portent sur des prestations, créances ou injonctions importantes ou avec lesquelles l'intéressé n'est pas d'accord (art. 49 al. 1 LPGA);
Que les décisions peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues, à l'exception des décisions d'ordonnancement de la procédure (art. 52 al. 1 LPGA);
Que conformément à l'art. 56 al. 1 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont sujettes à recours;
Qu'en l'espèce, force est de constater qu'une décision de refus de prestations datée du 24 janvier 2011 a bien été notifiée au recourant et que ce dernier a formé opposition auprès de l'intimé, conformément aux voies de droit indiquées;
Que par conséquent, contrairement à ce que soutient l'intimé, la Cour de céans n'est pas compétente pour statuer;
Qu'il ne sera dès lors pas entré en matière et que la cause sera transmise à l'intimé, comme objet de sa compétence, afin qu'il rende une décision sur opposition dûment motivée;