Decision ID: 0cc3a722-f5b0-44fd-a961-946a95263f93
Year: 2020
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

La Cour des plaintes, vu:
- la procédure pénale menée depuis 2009 par le Ministère public de la
Confédération (ci-après: MPC) contre A. et consorts,
- l’accusation engagée le 20 février 2019 par le MPC auprès de la Cour
des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral (ci-après: CAP-TPF)
contre notamment A. (procédure SK.2019.12),
- le courrier du 30 novembre 2020 de A. adressé la Cour des plaintes du
Tribunal pénal fédéral et intitué « Not-Beschwerde wegen vorsaetzlicher
und wiederholter Verweigerung des Rechtsgehoers und Unterlassung
von Nothilfe zur Finanzierung meiner Krankenkassenpraemie und
Krebsdiagnose- und Heilungskosten durch die Strafkammer durch die
Bundesstrafrichterin B.» (act. 1),
- la lettre de la Cour de céans du 3 décembre 2020 à A., indiquant qu’il
ne ressortait pas clairement de son écrit quelle décision il entendait
attaquer, et que le contenu de celui-là ne permettait pas d’en déterminer
la nature (act. 2),
- la délai imparti à cette occasion à A. au 9 novembre 2020 afin de
préciser ses intentions et compléter son écrit, en l’avertissant que sans
réponse dans le délai imparti, il ne serait donné suite à son courrier,
lequel ne pourra pas être pris en considération (act. 2),
- l’écrit de A. du 9 décembre 2020, à l’occasion duquel il indique que son
courrier du 30 novembre 2020 doit être considéré comme un recours
« gegen die andauernde Rechtsverweigerung durch Ihre geschaetzte
Kollegin in der Strafkammer, B., und ich habe die entsprechenden
Anträge fett gedruckt und unmissverständlich formuliert » (act. 3),

et considérant:
qu’en tant qu’autorité de recours, la Cour des plaintes du Tribunal pénal
fédéral examine avec plein pouvoir de cognition en fait et en droit les recours
qui lui sont soumis (cf. notamment décision du Tribunal pénal fédéral
BB.2019.26 du 26 juin 2019 consid. 1.1; MOREILLON/DUPUIS/MAZOU, La
pratique judiciaire du Tribunal pénal fédéral en 2011, in Journal des
Tribunaux 2012, p. 2 ss, p. 52 n° 199 et références citées);
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que les recours adressés à la Cour de céans doivent être motivés (art. 396
al. 1 CPP);
que selon l’art. 385 al. 1 CPP, un recours motivé doit indiquer précisément
les points de la décision attaqués (let. a), les motifs qui commandent une
autre décision (let. b) et les moyens de preuve invoqués (let. c);
que pour le cas où le mémoire de recours ne devait pas satisfaire aux
exigences susmentionnées, l’autorité de recours le renvoie au recourant
pour qu’il le complète dans un bref délai (art. 385 al. 2 première phrase CPP);
que si, après l’expiration de ce délai supplémentaire, le mémoire ne satisfait
toujours pas à ces exigences, l’autorité de recours n’entre pas en matière
(art. 385 al. 2 deuxième phrase CPP);
que lorsque le recours est manifestement irrecevable ou mal fondé, l’autorité
de recours peut se prononcer sans procéder à un échange d’écritures
(art. 390 al. 2 CPP a contrario);
qu’en l’espèce le recours de A. est abscons et confus;
qu’il semble que dans son recours du 30 novembre 2020, le recourant
reproche à la CAP-TPF de ne pas avoir rendu de décision relative à une
levée partielle de séquestre requise pour lui permettre de s’acquitter de
paiements en lien avec des frais médicaux, primes de caisses maladie et
frais de justice (act. 1);
qu’il invoque avoir déposé une requête en ce sens à la CAP-TPF le
3 septembre 2020 concernant son Duplex sis à Z., à laquelle dite autorité
n’aurait pas répondu;
que toutefois et malgré le délai supplémentaire accordé en application de
l’art. 382 al. 2 CPP, le recourant n’a pas complété à satisfaction son écrit,
lequel ne comprend au demeurant aucune annexe si ce n’est un test COVID-
19 positif (act. 1.1);
que par conséquent, le recours ne répond pas aux exigences de l’art. 385
CPP et doit de ce fait être déclaré irrecevable (décisions du Tribunal pénal
fédéral BB.2017.168 du 11 octobre 2017; BB.2015.83 du 25 août 2015;
BB.2014.130 du 3 novembre 2014);
que par surabondance, si le recourant entendait se prévaloir d’un déni de
justice, de jurisprudence constante, celui qui s’apprête à déposer un recours
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pour déni de justice ou retard injustifié contre une autorité doit en avertir cette
dernière, afin que celle-ci ait l’occasion de statuer rapidement (ATF 126 V
244 consid. 2d; 125 V 373 consid. 2b/aa; décision du Tribunal pénal fédéral
BB.2018.25 du 28 février 2018 et jurisprudence citée);
qu’il ne ressort pas de l’écrit du recourant qu’il aurait mis formellement en
demeure la CAP-TPF, de sorte le recours pour déni de justice et retard
injustifié aurait dans tous les cas été qualifié d’irrecevable;
que parallèlement, le défenseur d’office du recourant, Maître C., a également
déposé un recours le 30 novembre 2020 auprès de la Cour de céans contre
une décision de la CAP-TPF et qu’il invoque à cette occasion également un
déni de justice, dite procédure ayant été enregistrée sous le numéro
BB.2020.284;
que malgré ce recours, déposé par un mandataire professionnel, ainsi que
l’écrit de la Cour de céans du 3 décembre 2020, le recourant n’a pas été en
mesure, dans son courrier complémentaire du 9 décembre 2020, d’indiquer
clairement l’objet de son recours ou les moyens qu’il entendait faire valoir de
sorte que l’issue de la présente procédure ne peut qu’être l’irrecevabilité du
recours;
que conformément à l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours
sont mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de
cause ou succombé;
que la partie dont le recours est déclaré irrecevable est également
considérée avoir succombé;
que les frais de justice au sens des art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal
fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure
pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162) seront fixés à CHF 500.-- et mis
à la charge du recourant.
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