Decision ID: 45daa294-9b09-5e72-88b5-fbd244341cc8
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 11 octobre 2011, la CAISSE FEDERALE DE COMPENSATION a refusé à Monsieur S_ - au bénéfice d’une rente de vieillesse - l'octroi d'une allocation pour impotent telle que demandée par l’assuré le 7 septembre 2011;
Que cette décision mentionnait comme voie de droit la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice du Canton de Genève;
Que par écriture du 10 novembre 2011, l'assuré a interjeté recours auprès de la Cour de céans;
Qu'invitée à se déterminer, l’intimée s’est référée à l’avis de l’Office cantonal de l’assurance invalidité (ci-après OAI) - lequel avait instruit la demande et statué sur le droit aux prestations;
Que l’OAI a admis que c’est à tort que la Cour avait été mentionnée dans les voies de droit puisque la décision de refus d'octroi d'une allocation pour impotent de l’assurance vieillesse et survivants est soumise à la procédure d'opposition;
Qu'en conséquence, l'intimée, se rangeant à l'avis de l'OAI, a conclu à ce que le recours soit déclaré irrecevable car prématuré;
Que par écriture du 13 décembre 2011, le recourant s'est rangé à cet avis mais en demandant que les dépens soient mis à la charge de l’intimée eu égard au déroulement des événements;

CONSIDERANT EN DROIT
Que les bénéficiaires d'une rente de vieillesse souffrant d’une impotence moyenne ou grave ont droit à une allocation (art. 43bis de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS ;
RS 831.10
)]) ;
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la LAVS;
Que l’art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu’avant d’être soumises au tribunal, les décisions d’un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues;
Qu’en l’occurrence, force est de constater que les voies de droit mentionnées dans la décision litigieuse étaient erronées et que l’assuré n’a pas encore épuisé celles qui s’offraient à lui auprès de l’intimée;
Qu’il ressort de la jurisprudence que le juge ne peut être saisi valablement d’un recours avant que n’ait été rendue la décision que l'assuré entend contester (ATFA non publié du 4 juillet 2000 en la cause C, H4/00, considérant 1 b ; Revue à l’intention des caisses de compensation [RCC] 1988 p. 487 consid. 3 b) ;
Qu’il convient dès lors de considérer le "recours" interjeté par l’assuré auprès de la Cour de céans comme irrecevable ;
Que l'art. 11 al. 3 de la loi cantonale du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA ;
E 5 10
) - applicable par renvoi de l'art. 89A LPA - prévoit que l'autorité qui décline sa compétence transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente, à qui il incombera de rendre une décision sur opposition après avoir examiné notamment si l'assuré a agit en temps utile;
Qu'en conséquence, le "recours" interjeté par l'assuré doit donc être considéré comme une opposition et renvoyé à l’intimée comme objet de sa compétence, à charge pour elle de rendre une décision sur opposition dans les meilleurs délais, décision contre laquelle l'assuré pourra alors interjeter recours si elle ne lui donne pas satisfaction;
Que le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire ;
Que tel n’est cependant pas le cas du recourant dans le cas présent puisque la procédure se poursuit ;
Qu’il n’y a donc pas lieu de lui accorder les dépens qu’il demande.