Decision ID: 621bcc2d-681e-4766-b0a8-28a4d1113dc8
Year: 2022
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A. Le 22 janvier 2010, A._, ressortissante mauricienne née en 1946 et qui était alors titulaire d’une autorisation d’établissement, et B._, ressortissant kosovar né en 1974, ont déposé auprès de l’Office de l’état civil de Lausanne une demande d’ouverture d’un dossier de mariage. Par décision du 27 septembre 2010, l’Office de l’état civil a refusé son concours à la célébration du mariage. La Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après: CDAP) a rejeté le recours déposé par les intéressés et confirmé la décision de l’Office de l’état civil le 22 février 2011 (arrêt GE.2010.0188 du 22 février 2011). Le Tribunal fédéral a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours contre cet arrêt le 9 août 2011 (arrêt TF 5A_225/2011du 9 août 2011).
Par décision du 24 octobre 2011, le Service de la population (ci-après: SPOP) a refusé à B._ l’octroi d’une autorisation de séjour pour quelque motif que ce soit et il a prononcé son renvoi de Suisse. Cette décision, qui n’a pas été contestée, est entrée en force.
Le 24 octobre 2011, A._ et B._ se sont mariés au Kosovo.
A la suite de ce mariage, B._ a demandé au SPOP de reconsidérer sa décision du 24 octobre 2011. Le 21 novembre 2012, le SPOP a refusé d’octroyer au prénommé une autorisation d’entrée, respectivement de séjour. Saisie d’un recours contre cette décision, la CDAP l’a rejeté par arrêt du 15 mai 2013 (PE.2013.0014). Elle a considéré qu’il existait un faisceau d’indices laissant apparaître que B._ ne souhaitait manifestement pas fonder une communauté conjugale, mais entendait éluder les dispositions sur l’admission et le séjour des étrangers en invoquant son mariage avec une personne au bénéfice d’un permis d’établissement en Suisse. Par arrêt du 2 décembre 2013, le Tribunal fédéral a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours formé contre ce jugement (2C_566/2013).
Durant l’été 2013, A._ a déposé une demande de naturalisation. Elle a obtenu la nationalité suisse le 20 janvier 2016.
Le 19 février 2016, A._ et B._ ont demandé au SPOP de reconsidérer la situation du prénommé s’agissant de son droit de séjour en Suisse, faisant état de leur mariage à l’étranger et de la poursuite de leurs relations personnelles. Le 10 mai 2016, le SPOP a déclaré irrecevable leur demande de réexamen. Cette décision, non contestée, est entrée en force.
Le 29 juin 2016, A._ et B._ ont adressé au SPOP une nouvelle demande d’autorisation de séjour pour regroupement familial en faveur du prénommé, invoquant l’acquisition de la nationalité suisse par son épouse et la reconnaissance de leur mariage par les autorités suisses. Après que la procédure a été suspendue jusqu’à droit connu au sujet de la transcription du mariage de A._ et B._ dans le registre d’état civil, le SPOP, par décision du 10 septembre 2018, a déclaré irrecevable la demande de réexamen du 29 juin 2016, subsidiairement l’a rejetée. Par arrêt du 16 janvier 2019, la CDAP a rejeté le recours formé par A._ et B._ contre cette décision et a confirmé celle-ci (PE.2018.0413). Elle a retenu, en substance, que ni l’acquisition de la nationalité suisse par la recourante, ni son inscription dans le registre de l’état civil comme personne "mariée" ne constituait un fait nouveaux justifiant d’entrer en matière sur la demande de réexamen et, à supposer que ce fût le cas, que ces éléments n’étaient pas de nature à influencer le faisceau d’indices ayant conduit l’autorité intimée puis les autorités judiciaires à retenir que B._ n’avait aucune intention de former une communauté conjugale avec A._, la pesée des intérêts en présence ne conduisant pas à un autre résultat en dépit du maintien de relations personnelles. Le recours formé contre l’arrêt du 16 janvier 2019 de la CDAP a été rejeté par arrêt du Tribunal fédéral du 31 juillet 2019 (2C_176/2019). On se réfère à l’état de fait et aux considérants de ces arrêts pour le surplus.
A._ et B._ ont par la suite encore requis à plusieurs reprises le réexamen de la situation du prénommé. Le 12 janvier 2021, ils ont adressé au SPOP une demande d’autorisation de séjour pour regroupement familial en faveur du prénommé, mentionnant qu’ils faisaient ménage commun en Suisse et que B._ bénéficiait d’une autorisation de séjour pour étranger valable délivrée par les autorités slovènes. Le 24 mars 2021, le SPOP a déclaré irrecevable la demande du 12 janvier 2021. Par décision sur opposition du 17 mai 2021, il a rejeté l’opposition formée par A._ et confirmé sa décision du 24 mars 2021. Cette décision, qui n’a pas été contestée, est entrée en force.
Le 6 juillet 2021, A._ et B._ ont à nouveau demandé le réexamen de leur situation, arguant notamment qu’ils avaient conservé et entretenu leur relation conjugale au gré de visites touristiques et démonté leur réelle volonté de vivre leur union conjugale légalement. Par décision du 5 août 2021, le SPOP a déclaré irrecevable la demande du 6 juillet 2021. Cette décision, non contestée, est entrée en force.
B. Le 10 novembre 2021, A._ et B._ ont une nouvelle fois demandé au SPOP de réexaminer la situation de B._, au motif que l’état de santé de A._ était préoccupant et nécessitait la présence de son conjoint auprès d’elle. A l’appui de leur demande, les intéressés ont produit une attestation du Dr. C._ du 3 août 2021 mentionnant que "la patiente" (A._ n’est pas nommée dans ce document) souffre des pathologies suivantes: anévrisme du tronc basilaire, polype du colon, manque de vitamine B12, carence martiale et hypertension artérielle.
Par décision du 13 décembre 2021, le SPOP a déclaré irrecevable la demande du 10 novembre 2021. Il a retenu que le document établi le 3 août par le Dr C._ ne permettait pas d’établir que les pathologies dont souffre A._ n’existaient pas antérieurement aux différentes décisions rendues et confirmées par les autorités de recours et qu’il ne ressortait pas non plus de ce document que la prénommée est atteinte d’une maladie grave nécessitant une prise en charge permanente que seul son époux pourrait lui offrir.
Le 13 janvier 2022, B._ a formé opposition contre cette décision, opposition que les intéressés ont par la suite motivée le 24 janvier 2022, concluant à l’octroi d’une autorisation de séjour au titre du regroupement familial en faveur du prénommé. En substance, ils ont fait valoir qu’ils faisaient ménage commun, avec la volonté de vivre une véritable union conjugale, et qu’on ne pouvait soutenir pour toujours la thèse d’un mariage de complaisance. Ils ont également invoqué l’état de santé préoccupant de A._, qui nécessitait que son époux demeure auprès d’elle. A l’appui de leur opposition, ils ont produit des photographies et le rapport établi le 5 octobre 2021 par le Centre d’imagerie diagnostique ******** relatif à une angio-IRM cérébrale indiquée pour le "suivi évolutif d’un anévrisme cérébral de la terminaison basilaire non rompu de variété cerébelleuse supérieur gauche traité par voie endovasculaire le 05.10.2017". Ce document mentionne à titre comparatif une IRM réalisée le 8 octobre 2019 et comme conclusion l’"exclusion complète (grade I) de l’anévrisme embolisé de variété cérébelleuse supérieur gauche sans complication".
Par décision sur opposition du 1er février 2022, le SPOP a rejeté l’opposition de A._ et B._, confirmé sa décision du 13 décembre 2021 et prolongé le délai de départ de Suisse initialement imparti à B._ au 1er mars 2022.
C. Le 3 mars 2022, agissant par l’intermédiaire de leur mandataire, A._ et B._ (ci-après: les recourants) ont déféré la décision sur opposition rendue par le SPOP (ci-après aussi: l’autorité intimée) le 1er février 2022 à la CDAP. Ils ont conclu à ce que l’effet suspensif soit accordé à leur recours, à l’octroi d’une autorisation de séjour par regroupement familial en faveur du recourant, subsidiairement au renvoi du dossier au SPOP, et à l’octroi de l'assistance judiciaire sous la forme d'une exonération des frais judiciaires. Ils ont en outre requis à titre de mesure provisionnelle d’être cités à comparaître devant le tribunal pour être entendus sur la réalité de leur vie conjugale.
Le 4 mars 2022, le juge instructeur a rejeté la requête d’effet suspensif, respectivement de mesure provisionnelle.
Le SPOP a transmis son dossier le 11 mars 2022.
D. Le tribunal a statué immédiatement sans ordonner d'échange d'écritures ni d'autre mesure d'instruction.

Considérant en droit:
1. La décision attaquée est une décision sur opposition rendue sur la base de l'art. 34a de la loi du 18 décembre 2007 d'application dans le Canton de Vaud de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LVLEI; BLV 142.11), entré en vigueur le 1er janvier 2021; elle n'est pas susceptible de recours auprès d'une autre autorité si bien que le recours au Tribunal cantonal est ouvert (art. 92 LPA-VD). Déposé dans le délai légal par les destinataires de la décision attaquée, le recours satisfait de plus aux exigences formelles prévues par la loi (art. 95 et 75, 79 et 99 LPA-VD). Il y a donc lieu d'entrer en matière sur le fond.
2. Les recourants requièrent d’être entendus au sujet de la réalité de leur vie conjugale.
Ils ont toutefois eu l’occasion de faire valoir leurs arguments devant le SPOP, puis dans le cadre de leur recours devant la Cour de céans, étant précisé que la procédure est en principe écrite (cf. art. 27 LPA-VD; ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 140 I 68 consid. 9.6.1 concernant la garantie du droit d’être entendu découlant de l’art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 [Cst; RS 101]). Le tribunal s’estime ainsi suffisamment renseigné par le dossier et l’audition des recourants n’apparaît pas nécessaire ou propre à influencer le sort de la cause, comme cela résulte des motifs qui suivent. Leur requête en ce sens doit donc être rejetée par appréciation anticipée des preuves (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 140 I 68 consid. 9.6.1). Par ailleurs, une requête de preuve ne suffit pas à fonder une obligation d’organiser des débats publics basée sur l’art. 6 par. 1 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales conclue le 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101), lequel suppose, sous réserve de règles procédurales particulières, une demande formulée de manière claire et indiscutable (ATF 130 II 425 consid. 2.4).
3. La décision sur opposition litigieuse confirme le prononcé du 13 décembre 2021 déclarant irrecevable la demande des recourants tendant à ce que la situation du recourant s’agissant de son droit de séjour en Suisse par regroupement familial soit réexaminée.
a) D’après la jurisprudence (cf. arrêt CDAP PE.2020.0135 du 18 septembre 2020, ayant fait l'objet d'une procédure de coordination au sens de l'art. 34 du règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007 [ROTC; BLV 173.31.1]; cf. aussi parmi d’autres arrêts PE.2020.0156 du 15 janvier 2021 consid. 1a/bb; PE.2020.0256 du 5 janvier 2021 consid. 2; PE.2020.0167 du 18 novembre 2020 consid. 2a; PE.2010.0195 du 26 mars 2021 consid. 2), une demande de réexamen visant une décision à laquelle s'est substituée une décision sur recours doit en principe être déclarée irrecevable, la décision sur recours – respectivement l'arrêt du Tribunal cantonal ou du Tribunal fédéral – ne pouvant être remise en cause que par la voie de la révision (art. 100 ss LPA-VD, respectivement art. 121 ss de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF; RS 173.10]). Toutefois, la voie de la révision n'a un caractère exclusif que pour autant que la demande de réexamen ou reconsidération vise à remettre en cause des éléments bénéficiant de l'autorité de chose jugée, laquelle ne vaut que pour les mêmes parties, les mêmes faits et les mêmes bases juridiques. Lorsque le requérant invoque des faits nouveaux ("vrais nova"; art. 64 al. 2 let. a LPA-VD), il doit donc adresser une demande de réexamen – que l'on peut également qualifier de nouvelle demande dès lors qu'elle porte sur des éléments qui n'ont pas déjà été tranchés par une autorité de recours – à l'autorité de première instance. La loi exclut d'ailleurs expressément que des faits postérieurs nouveaux ("vrais nova") puissent être invoqués à l'appui d'une demande de révision (cf. art. 100 al. 2 LPA-VD; 123 al. 2 let. a in fine LTF). L'autorité administrative de première instance doit donc entrer en matière sur une demande de "réexamen" d'une décision, y compris lorsque celle-ci a été confirmée sur recours, lorsque l'état de fait à la base de la décision s'est modifié dans une mesure notable depuis l'entrée en force de celle-ci (cf. parmi d’autres arrêts PE.2020.0156 précité consid. 1a/bb; PE.2020.0256 précité consid. 2 et les réf. citées).
b) Selon la décision attaquée, le SPOP a confirmé son prononcé déclarant irrecevable la demande de réexamen des recourants, faute d’une modification notable des circonstances. Il a retenu que les recourants n’avaient pas établi mener une union durable et sérieuse, le fait qu’ils fassent désormais ménage commun n’étant pas de nature à modifier cette appréciation. Il a en outre estimé que les documents médicaux produits ne démontraient pas que les pathologies de la recourante préexistaient aux différentes décisions du SPOP et des autorités judiciaires, ni que la présence de son époux à ses côtés était indispensable.
Les recourants invoquent une violation des art. 42 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l’intégration (LEI; RS 142.20) et 8 CEDH. Ils font valoir qu’ils sont mariés depuis maintenant plus de 10 ans, qu’ils n’ont jamais cessé de vivre en couple en dépit de la distance qui les séparait et qu’ils font ménage commun depuis l’arrivée du recourant en Suisse en janvier 2021, si bien que celui-ci ne saurait se voir éternellement opposer un refus d’autorisation de séjour par regroupement familial fondé sur des indices relatifs à la réalité de leur vie commune qui ne seraient plus d’actualité.
c) En l'occurrence, la demande d'autorisation de séjour par regroupement familial de B._ a été rejetée par la décision du 24 octobre 2011, laquelle est entrée en force après les rejets des recours déposés par les intéressés auprès de la CDAP puis du Tribunal fédéral. Par la suite, l'arrêt de la CDAP PE.2018.0413 précité a non seulement confirmé l'irrecevabilité d'une nouvelle demande de réexamen déposée par les recourants. Procédant à une nouvelle pesée des intérêts, la CDAP a également considéré que même s’il fallait considérer les faits invoqués comme des éléments nouveaux, ils ne seraient pas de nature à influencer le faisceau d’indices ayant précédemment conduit le SPOP et les autorités judiciaires à retenir que le recourant n’avait aucune intention de former une communauté conjugale avec la recourante, en dépit du maintien de relations personnelles. Le recours formé contre cet arrêt a été rejeté le 31 juillet 2019 par le Tribunal fédéral, qui a examiné la cause sous l’angle des art. 42 LEI et 8 CEDH (cf. arrêt 2C_176/2019 consid. 8 à 10).
En application de la jurisprudence précitée (cf. consid. 3a supra), les recourants ne peuvent pas au moyen d’une demande de nouvel examen, ni à plus forte raison dans le cadre d’un recours contre le refus du SPOP de réexaminer la situation du recourant, remettre en cause les décisions des autorités judiciaires entrées en force. Leurs griefs portant sur la violation des art. 42 LEI et 8 CEDH et la conclusion tendant à l’octroi au recourant d’une autorisation de séjour sont donc irrecevables. Le tribunal doit uniquement examiner si d’éventuels faits nouveaux, postérieurs à ceux sur lesquels s’est fondé le Tribunal fédéral dans son arrêt du 31 juillet 2019, auraient justifié que l’autorité intimée entre en matière sur la requête de réexamen de la situation du recourant et effectue une nouvelle pesée des intérêts en présence, auquel cas la cause devrait lui être renvoyée.
Les recourants invoquent l’écoulement du temps depuis les précédentes décisions du SPOP et des autorités judiciaires refusant au recourant un titre de séjour, période durant laquelle ils auraient formé un véritable couple, et le fait qu’ils font désormais ménage commun, soutenant que le recourant ne saurait se voir refuser éternellement une autorisation de séjour. Si les recourants déclarent vivre ensemble au domicile de la recourante, ils ne l’établissent toutefois nullement, au moyen de pièces (par exemple factures de caisse-maladie, abonnement de téléphone ou tous autres documents envoyés au recourant à l’adresse de son épouse) ou sur la base de renseignements fournis par des tiers, membres de la famille ou amis des recourants, voire par des relations de voisinage, pouvant attester qu’ils vivent effectivement ensemble. Le fait qu’ils auraient vécu une véritable relation de couple avant l’arrivée du recourant en Suisse en janvier 2021, malgré la distance qui les séparait, n’est pas établie non plus à satisfaction, les quelques captures d’écran de messages échangés et les photographies produites devant le SPOP n’étant à cet égard pas suffisantes. En l’absence d’une véritable communauté conjugale démontrée, la seule durée du mariage n’est pas déterminante non plus. Quoi qu'il en soit, les recourants continuent en réalité à soutenir qu'ils formaient une véritable communauté conjugale alors que les tribunaux ont déjà définitivement statué en sens contraire. Même si les recourants faisaient désormais ménage commun, comme ils le soutiennent, ils ne pourraient s'en prévaloir au titre d'un motif de réexamen des décisions judiciaires entrées en force. Le SPOP était ainsi fondé à retenir que les recourants ne peuvent se prévaloir d'une modification notable des circonstances.
Pour le surplus, le SPOP a retenu à juste titre que les recourants n’avaient pas démontré non plus que les affections dont souffre la recourante seraient apparues postérieurement au dernier arrêt rendu par le Tribunal fédéral le 31 juillet 2019, au vu du contenu des attestations médicales produites. Les recourants ne soutiennent d’ailleurs pas que tel serait le cas. Quoi qu'il en soit, même s'ils étaient avérés, ces éléments ne seraient pas non plus de nature à remettre en cause les décisions déjà entrées en force qui se sont fondées sur le fait que B._ entendait éluder les dispositions sur l'admission et le séjour des étrangers en invoquant son mariage avec A._.
Aussi, l’autorité intimée a refusé d’entrer en matière sur la nouvelle demande des recourants à bon droit, faute d’une modification notable des circonstances au sens défini pas la jurisprudence.
4. Manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée prévue à l’art. 82 LPA-VD, dans la mesure où il est recevable, et la décision attaquée confirmée
Il est renoncé à percevoir des frais de procédure vu les circonstances (art. 50, 91 et 99 LPA-VD), ce qui rend la demande d’assistance judiciaire sans objet. Les recourants, qui succombent, n’ont par ailleurs pas droit à des dépens (art. 55, 91 et 99 LPA-VD).