Decision ID: 7dfa3643-e911-569b-ab98-193d7d174750
Year: 2009
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
queMadame N_, née en 1955, divorcée, mère de trois enfants aujourd’hui majeurs, est en arrêt de travail à 100 % depuis le 31 mai 2005, selon certificat du Dr A_, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie ;
Qu’elle a déposé une demande de prestations en date du 5 avril 2006 auprès de l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après OCAI) tendant à l’octroi d’une rente ;
Que le Dr B_, spécialiste FMH en médecine interne, a diagnostiqué notamment des troubles de la personnalité, un état dépressif, des troubles du sommeil et des cervico-brachialgies entraînant une incapacité de travail totale depuis janvier 2005 ;
Que le Dr A_ a établi un rapport à l’attention de l’OCAI en date du 14 juin 2006, aux termes duquel il a retenu les diagnostics de troubles de l’adaptation avec perturbation mixte des émotions et des conduites, des difficultés liées à l’acculturation et une personnalité histrionique, ajoutant que l’état de santé de la patiente s’aggrave ;
Que selon l’examen bi-disciplinaire pratiqué le 29 janvier 2008 par le Service médical régional (SMR) Suisse romande, il n’y a pas d’atteinte à la santé d’ordre psychiatrique ni rhumatologique qui pourrait justifier l’arrêt de travail depuis le 17 janvier 2005 et que la capacité de travail de l’assurée est totale dans l’activité habituelle de comptable ainsi que dans toute activité professionnelle, depuis toujours ;
Que par décision du 26 juin 2008, l’OCAI a refusé l’octroi de toutes prestations à l’assurée ;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 20 août 2008, en concluant à l’annulation de la décision, à l’ouverture des enquêtes ainsi qu’à ce qu’une rente entière d’invalidité lui soit allouée ;
Que dans sa réponse du 15 octobre 2008, l’OCAI a conclu au rejet du recours ;
Que le Tribunal de céans a procédé à l’audition des parties en date du 26 novembre 2008 ;
Que la recourante a communiqué au Tribunal copie d’un rapport de sortie de la clinique de Belmont ainsi que d’un rapport établi par M. O_, psychologue FSP;
Qu’une nouvelle audience de comparution personnelle des parties s’est tenue en date du 4 mars 2009, au cours de laquelle la recourante a déclaré qu’il n’y avait pas d’amélioration de son état de santé ;
Que le Dr A_, entendu par le Tribunal en qualité de témoin en date du 27 mai 2009, a confirmé ses diagnostics ;
Que le Tribunal de céans a informé les parties par courrier du 5 août 2009, de son intention de mettre en œuvre une expertise et leur a communiqué le nom de l’expert ainsi que les questions qu’il avait l’intention de lui poser, tout en leur impartissant un délai au 19 août 2009 pour compléter celles-ci ;
Que les parties n’ont pas fait valoir de motif de récusation à l’encontre de l’expert dans le délai imparti ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 (LOJ ; RS
E 2 05
) LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si la recourante présente une atteinte à la santé invalidante au sens de la loi;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 2003, t.1, p. 443) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu’il convient d’ordonner une telle expertise afin de déterminer de quelle(s) pathologie(s) souffre la recourante sur le plan psychiatrique et quelles en sont les répercussions sur l’exercice d’une activité lucrative ;
Que cette expertise sera confiée à la Dresse C_, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie ;
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