Decision ID: 250b2765-1a71-5e7d-b59e-b87efe7f873a
Year: 2014
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. A._ et B._ se sont mariés en 1991. Le Tribunal civil de l’arrondissement de la Sarine a prononcé leur divorce le 20 novembre 2006 et a astreint B._ à verser à son ex-épouse une pension mensuelle de 4'000 francs. Suite à différents recours, cette pension a finalement été fixée par arrêt du Tribunal cantonal du 10 mars 2009 à 3'700 francs par mois jusqu’au 1er janvier 2024.
Le 5 février 2014, le Tribunal pénal de la Gruyère a reconnu B._ coupable de violation d’une obligation d’entretien (art. 217 CP), aux motifs qu’il ne s’est acquitté que partiellement de la pension alimentaire due pour la période de février 2007 à avril 2011. Ce jugement n’est pas encore définitif, une annonce d’appel ayant été déposée.
B. Le 20 mars 2014, A._ a déposé plainte pénale, par l’intermédiaire de son avocat, pour violation d’une obligation d’entretien (art. 217 CP). Elle reproche à son ex-mari de ne pas lui avoir versé le montant de 126'445 fr. 25 à titre de pension alimentaire pour la période du 1er mai 2011 au 31 mars 2014. Elle a déclaré dans sa plainte pénale se constituer demanderesse au pénal et au civil (art. 118 CPP). Elle a dans le même mémoire sollicité l’assistance judiciaire totale et demandé que Maître C._ soit désigné comme défenseur d’office.
C. Par décision du 11 septembre 2014, le Ministère public a accordé l’assistance judiciaire partielle. Il a exonéré A._ d’avance de frais et de sûretés, ainsi que des frais de procédure. Par contre, la désignation d’un mandataire gratuit lui a été refusée. Le Ministère public a estimé que la défense de ses intérêts ne l’exigeait pas.
D. Le 15 septembre 2014, A._ a fait parvenir au Ministère public, sans procéder par le ministère de son avocat, un courrier dans lequel elle demande que la décision lui refusant l’assistance d’un avocat soit reconsidérée et que Maître C._ lui soit désigné comme défenseur d’office. Le Ministère public a considéré ce courrier comme un recours contre son ordonnance du 11 septembre 2014 et l’a dès lors transmis au Tribunal cantonal le 18 septembre 2014.
E. Invité à se déterminer, le Ministère public a conclu au rejet du recours. Il a renoncé à déposer des observations et renvoie la Cour de céans à sa décision du 11 septembre 2014.

en droit
1. a) Le recours à la Chambre pénale est ouvert contre les décisions rendues par le Ministère public (art. 393 al. 1 lit. a CPP et 85 al. 1 LJ).
b) Directement atteinte dans ses droits procéduraux, la recourante a un intérêt juridiquement protégé à la modification de la décision rejetant sa requête tendant à lui désigner un conseil juridique gratuit et possède dès lors la qualité pour recourir au sens de l’art. 382 al. 1 et 2 CPP en relation avec l’art. 104 al. 1 lit. b CPP.
c) Selon l’article 396 al. 1 CPP, le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de 10 jours, à l’autorité de recours. Le délai est aussi réputé observé si l’écrit parvient au plus tard le dernier jour du délai à une autorité suisse
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non compétente; celle-ci transmet l’écrit sans retard à l’autorité pénale compétente (art. 91 al. 4 CPP). Envoyé le 15 septembre 2014 au Ministère public, celui-ci a transmis le recours au Tribunal cantonal en date du 18 septembre 2014. Le recours contre la décision attaquée du 11 septembre 2014 a donc été interjeté en temps utile.