Decision ID: befacca1-4326-56d5-a16a-cd6e171f90d1
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Le 10 mai 2016, la société A_ SA à Genève a recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre une décision prise par le service du commerce (ci-après : Scom) le 3 mai 2016, refusant d’entrer en matière sur les déclarations de fonction dirigeante élevée établies le 21 mars 2016 en faveur de deux employées de la société. ![endif]>![if>
Elle demandait s’il y avait une possibilité de dérogation pour une période limitée, si possible de juin à août et souhaitait obtenir des explications au sujet d’une différence de traitement alléguée entre les deux employées pour lesquelles les déclarations avaient été établies et deux précédentes gérantes.
2. Le 11 mai 2016, la chambre administrative a invité la société à compléter son recours de manière à ce qu’il satisfasse aux exigences légales, cela dans le délai de recours, sous peine d’irrecevabilité.![endif]>![if>
Cette demande a été adressée par plis simple et recommandé, lequel a été distribué le 12 mai 2016.
3. Aucune suite n’a été donnée à cette demande. ![endif]>![if>
4. Le 1
er
juillet 2016, les parties ont été informées que la cause était gardée à juger. ![endif]>![if>

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable de ces points de vue (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du
26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
2. a. Aux termes de l’art. 65 LPA, l’acte de recours contient, sous peine d’irrecevabilité, la désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant (al. 1) ; l’acte de recours contient également l’exposé des motifs ainsi que l’indication des moyens de preuve. Les pièces dont dispose le recourant doivent être jointes. À défaut, la juridiction saisie impartit un bref délai au recourant pour satisfaire à ces exigences, sous peine d’irrecevabilité (al. 2).![endif]>![if>
b. Compte tenu du caractère peu formaliste de cette disposition, il convient de ne pas se montrer trop strict sur la manière dont sont formulées les conclusions du recourant. Le fait que ces dernières ne ressortent pas expressément de l’acte de recours n’est pas en soi un motif d’irrecevabilité, pourvu que la chambre administrative et la partie adverse puissent comprendre avec certitude les fins du recourant (
ATA/29/2016
du 12 janvier 2016 consid. 2b ;
ATA/171/2014
du
18 mars 2014 consid. 2b et les références citées).
c. L’exigence de motivation de l’art. 65 al. 2 LPA a pour but de permettre à la juridiction administrative de déterminer l’objet du litige qui lui est soumis et de donner l’occasion à la partie intimée de répondre aux griefs formulés à son encontre (
ATA/29/2016
précité consid. 2c ;
ATA/171/2014
précité consid. 2c et les références citées).
3. En l’espèce, la recourante n’adresse aucune critique à l’encontre de la décision du Scom, motivée par le fait que les deux personnes concernées ne sont pas inscrites au RC et n’engagent pas valablement l’entreprise de par leur seule signature. Elle ne prend aucune conclusion en annulation de ladite décision, se contentant de demander si une dérogation serait possible pour une période limitée. Aucune pièce n’est par ailleurs fournie en regard de l’allégation de différence de traitement avec d’autres employées. Il n’est dès lors pas possible de déterminer de manière certaine l’intention de la recourante.![endif]>![if>
Bien que dûment invitée à réparer les vices de son acte initial dans le délai de recours échéant au plus tôt le 3 juin 2016 et au plus tard le 9 juin 2016 – si le courrier du 10 mai a été expédié le jour de la réception de la décision querellée –, la recourante n’a donné aucune suite, faisant de surcroît montre de désintérêt pour la cause qu’elle a introduite (art. 22 et 24 LPA).
4. Au vu de ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable.![endif]>![if>
Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 500.- sera mis à la charge de la recourante (art. 87 al. 1 LPA). Aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA).
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