Decision ID: 46861264-82f4-55e0-b572-c025e766dc8c
Year: 2014
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. B._, né en 1950, est au bénéfice d’une curatelle de portée générale. Jusqu’au 31 août 2013, son curateur était A._.
Par courrier du 21 mars 2013, A._ a sollicité de la Justice de paix de l’arrondissement de la Veveyse (ci-après : la Justice de paix) son consentement au prélèvement d’un montant de 7'000 francs sur le compte épargne de B._. Selon les explications fournies par le curateur, ce montant devait servir à payer ses honoraires pour l’année 2011 – pour un montant de 1'800 francs qui avait été approuvé par décision du 1er mai 2012 –, le loyer du mois de mars 2013 de B._ – ainsi que les suivants –, l’argent de poche de celui-ci, et différentes factures concernant l’intéressé (téléphone, caisse maladie, abonnement TPF). Ce courrier est resté sans suite semblerait-il, puisqu’aucune prise de position de la Justice de paix ne figure au dossier.
Par courrier du 8 août 2013, A._ a – à nouveau – sollicité de la Justice de paix son consentement au prélèvement d’un montant de 17'000 francs – cette fois-ci – sur le compte épargne de B._. Selon les explications fournies par le curateur, ce montant devait servir à payer ses honoraires pour les années 2011 et 2012, les loyers pour les quatre derniers mois de l’année 2013 de B._, l’argent de poche de celui-ci, différentes factures concernant l’intéressé (téléphone, caisse maladie, abonnement TPF), ainsi que le remboursement de plusieurs prêts que A._ a consentis à B._ pour un montant total de 7'664 fr. 35. Selon les dires du curateur, ce dernier montant aurait servi à payer sept mois de loyers, par 4'450 francs, 16 acomptes d’argent de poche, par 2’400 francs, et une poursuite, par 314 fr. 35.
Par décision du 8 août 2013, après avoir relevé différents manquements, la Justice de paix a libéré A._ de ses fonctions, au motif qu’il n’était plus apte à remplir les tâches qui lui ont été confiées. Par la même occasion, la Justice de paix a nommé son successeur, à savoir C._, curatrice professionnelle. Pour le surplus, A._ a été invité à rendre ses comptes finaux arrêtés au 31 août 2013. Il lui était notamment reproché d’avoir, à réitérées reprises, avancé de l’argent à B._, sous forme de prêts, ce qui constitue, aux yeux de l’autorité de protection de l’adulte, un conflit d’intérêts. En outre, en dépit de plusieurs sommations, il n’a pas liquidé le véhicule de B._, alors qu’il avait été expressément enjoint de le faire.
Par ordonnance du 9 août 2013, la Juge de paix de l’arrondissement de la Veveyse a autorisé A._ à prélever un montant de 7'900 francs sur le compte épargne de B._ – sur les 17'000 francs auxquels le curateur prétendait –, tout en l’informant qu’il allait être relevé de ses fonctions et qu’une décision dans ce sens lui parviendrait prochainement. Il était en outre d’ores et déjà invité à rendre ses comptes finaux arrêtés au 31 août 2013.
B. A une date indéterminée, donnant suite à l’injonction de la Justice de paix, A._ a produit ses comptes finaux arrêtés au 31 août 2013.
Par décision du 8 avril 2014, la Justice de paix a refusé d’approuver les comptes finaux en question. Ce faisant, la Justice de paix a confirmé que le curateur était libéré de ses fonctions, mais a refusé de lui donner décharge pour le travail accompli. Pour le surplus, elle a fixé sa rémunération, pour le travail effectué entre le 1er janvier 2013 et le 31 août 2013, à 600 francs.
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C. Par acte du 8 septembre 2014, A._ a interjeté un recours à l’encontre de cette dernière décision, concluant en substance à la réformation de la décision attaquée, en ce sens que ses comptes finaux soient acceptés et que décharge lui soit donnée. Il réclame en outre le remboursement des différents prêts qu’il a consentis à l’égard de B._.
Par missive du 11 septembre 2014, la Justice de paix a fait savoir à la Cour qu’elle renonçait à se déterminer.

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA, RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
b) Toutes les décisions finales de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 et 314 al. 1 CC), de même que toutes les décisions relatives aux mesures provisionnelles (art. 445 al. 3 CC). Dans de tels cas, la cognition de la Cour de protection de l'adulte et de l'enfant est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 450a CC). Les maximes inquisitoires et d'office, principes de la procédure de première instance, sont applicables devant l'instance judiciaire également (Message, p. 6715 s.; PHILIPPE MEIER / SUZANA LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de l'adulte, Genève, Zurich, Bâle 2011, n° 127; COPMA, Droit de la protection de l'adulte, Guide pratique, Zurich, St-Gall 2012, n° 12.34).