Decision ID: 68d72c3c-edfc-43c2-85fe-908054c56865
Year: 2012
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants
A.
A. B. X._ est le détenteur du véhicule portant les plaques minéralogiques VD 1********. Il était assuré, au titre de la responsabilité civile, auprès de la société La Bâloise Assurance, par un contrat dont l’échéance était fixée au 28 juin 2012. Le 29 juin 2012, La Bâloise a averti le Service des automobiles et de la navigation (ci-après: le SAN), par avis électronique, que le contrat avait cessé de produire ses effets.
à
raison de cela, le SAN a, le 16 juillet 2012, retiré le permis de circulation et les plaques d’immatriculation afférents au véhicule de A. B. X._. Cette décision indique que la levée de la mesure était subordonnée à la présentation d’une nouvelle attestation d’assurance (ch. 3); que le permis de circulation et les plaques de contrôle devaient être restitués dans les cinq jours; à défaut, la police serait réquisitionnée pour les saisir, et un émolument de 200 fr. facturé (ch. 4). Les frais de cette décision, par 200 fr., ont été mis à la charge de A. B. X._. Le 30 juillet 2012, faute d’avoir reçu le permis et les plaques de contrôle, le SAN a demandé à la gendarmerie de les saisir. Un émolument de 200 fr. a été mis à la charge de A. B. X._.
B.
Celui-ci a recouru, en expliquant qu’il n’était pas le seul conducteur du véhicule, et qu’il souhaitait que d’autres personnes puissent l’utiliser.

Considérant en droit
1.
La décision du 1
er
novembre 2010 est fondée notamment sur l'art. 68 al. 2 de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR, RS 741.01) et sur l'art. 7 al. 2 l'ordonnance du 20 novembre 1959 sur l'assurance des véhicules (OAV; RS 741.31).
a) L’art. 68 LCR prescrit ce qui suit:
Art. 68 Attestation d’assurance, suspension et cessation de l’assurance
1
L’assureur est tenu d’établir une attestation d’assurance à l’intention de l’autorité qui délivre le permis de circulation.
2
L’assureur annoncera à l’autorité la suspension ou la cessation de l’assurance, qui ne produiront leurs effets à l’égard des lésés qu’à partir du moment où le permis de circulation et les plaques de contrôle auront été rendus, mais au plus tard soixante jours après la notification de l’assureur, à moins que l’assurance n’ait été au préalable remplacée par une autre. L’autorité retirera le permis de circulation et les plaques de contrôle dès qu’elle aura reçu l’avis.
3
Lorsque les plaques de contrôle sont déposées auprès de l’autorité compétente, les effets de l’assurance sont suspendus. L’autorité en informe l’assureur.
Quant à l'art. 7 OAV, il a la teneur suivante :
Art. 7 - Avis donné par l’assureur
1
L’assureur annoncera à l’autorité la suspension ou la cessation de l’assurance au plus tôt le jour où expire la garantie prévue par le contrat d’assurance. Lorsqu’il prend lui-même l’initiative de la suspension ou de la cessation du contrat, l’assureur doit attirer l’attention du preneur d’assurance sur les conséquences de l’avis qu’il s’apprête à envoyer à l’autorité.
2
A la réception de l’avis donné par l’assureur, l’autorité retirera immédiatement le permis de circulation, conformément à l’art. 16, al. 1, de la loi, et chargera la police de saisir le permis de circulation et les plaques.
3
Le retrait du permis devient caduc si le détenteur du véhicule remet à l’autorité une nouvelle attestation d’assurance.
4
Lorsque le détenteur ne produit pas une nouvelle attestation d’assurance et que les plaques n’ont pas été restituées à l’autorité trente jours après l’expiration de la garantie prévue par le contrat d’assurance, les plaques feront l’objet d’une publication dans le système de recherches informatisées de police (RIPOL).
Les normes précitées visent à garantir le principe de l'assurance obligatoire des véhicules automobiles. Elles ne peuvent être interprétées d'une autre manière que celle donnée par la lettre de la loi. Ainsi, la seule condition pour que cessent les effets de la suspension ou la cessation de l'assurance, à savoir le retrait du permis de circulation, est la remise à l'autorité d'une nouvelle attestation d'assurance (cf., en dernier lieu, arrêt GE.2011.0104 du 21 décembre 2011, consid. 2c, et les arrêts cités). L'autorité cantonale qui ne remplirait pas ses obligations de retrait de permis de circulation et de saisie de ce permis et des plaques engage sa responsabilité civile selon l'art. 77 LCR.
2.
a) La décision de retrait de plaques, signes distinctifs, permis de circulation ou de navigation, est assujettie à un émolument de 200 francs (art. 24 du règlement du 7 juillet 2004 sur les émoluments perçus par le Service des automobiles et de la navigation - ci-après: RE-SAN, RSV 741.15.1). L’ordre à la police de séquestrer le permis de conduire, le permis de circulation et de navigation ou les plaques, entraîne également la perception d’un émolument de 200 fr. (art. 28 let. a RE-SAN).
L’émolument administratif est la contrepartie financière due par l’administré qui a recours à un service public (ATF 13 5 I 130 consid. 2 p. 133). Les art. 24 et 28 RE-SAN respectent les principes de la couverture des frais et de l’équivalence (arrêt FI.1998.0068 du 13 octobre 1998; cf., en dernier lieu, arrêts GE.2011.0104, précité, consid. 3; GE.2010.0212 du 8 février 2011, consid. 2, et les arrêts cités).
b) L’émolument est dû pour l’activité déployée et son montant est justifié.
3.
Le recours doit ainsi être rejeté et la décision attaquée confirmée. Les frais sont mis à la charge du recourant (art. 49 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; LPA-VD ; RSV 173.36). il n’y a pas lieu d’allouer des dépens (art. 52, 55 et 56 LPA-VD).