Decision ID: e2f41769-32b2-5c63-8f25-30c1a129fbac
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Par décision du 18 avril 2006, la Justice de paix du IVème Cercle de la Gruyère (ci-après: la Justice de paix) a institué une curatelle volontaire au sens de l’art. 394 aCC en faveur de B._ et a nommé curateur son ancien tuteur de mineur A._.
Par courrier du 1er avril 2014, B._ a demandé à la Justice de paix de bien vouloir réévaluer sa situation s’agissant de la nécessité de maintenir la mesure de protection instituée.
B. Par décision du 19 mai 2014, la Justice de paix a levé la curatelle volontaire instaurée en faveur de B._, avec effet au 31 août 2014, et a institué une curatelle de représentation au sens de l’art. 394 al. 1 CC, dès le 1er septembre 2014, dont le mandat a été confié à A._. Dans le cadre de cette décision, A._ a en particulier été invité à déposer, auprès de la Justice de paix, ses rapport et comptes finaux arrêtés au 31 août 2014 (ch. II let. c du dispositif).
Par courrier remis à la poste le 14 octobre 2014, A._ a produit à la Justice de paix ses comptes finaux relatifs à la situation de B._, arrêtés au 13 octobre 2014. De plus, il a informé la Justice de paix qu’il démissionnait de son poste de curateur de représentation avec effet immédiat dès lors qu’il considérait que la mesure prononcée n’était pas adaptée.
C. Par décision du 11 novembre 2014, la Justice de paix a refusé d’approuver les comptes finaux produits par A._ au motif que les passifs de B._ n’y figuraient pas. Ce faisant, elle a confirmé que le curateur était libéré de ses fonctions, mais a refusé de lui donner décharge pour le travail accompli. Au surplus, elle ne lui a pas octroyé de rémunération.
Par courrier du 8 décembre 2014, A._ a demandé à la Justice de paix de lui communiquer la liste des passifs qu’elle lui reproche de ne pas avoir mentionnés dans les comptes finaux qu’il lui a présentés. Le 31 décembre 2014, la Justice de paix a répondu à A._ qu’elle se référait aux motifs de sa décision qui l’ont conduite à refuser d’approuver les comptes présentés.
D. Par acte du 5 janvier 2015, A._ a interjeté recours contre la décision de refus d’approbation des comptes finaux rendue par la Justice de paix le 11 novembre 2014 soutenant qu’aucune dette n’existait à la date de dépôt des comptes finaux, le 13 octobre 2014. Il a, en substance, conclu à la réformation de la décision attaquée, en ce sens que ses comptes finaux soient approuvés et que décharge lui soit donnée. Invitée à se déterminer, la Justice de paix s’est entièrement référée aux considérants de sa décision.

en droit
1. a) Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2010 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA, RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection - soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA) - ou par son président ou sa présidente. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 14 al. 1 let. d du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC]) est compétente pour statuer.
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b) Toutes les décisions finales de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 et 314 al. 1 CC), de même que toutes les décisions relatives aux mesures provisionnelles (art. 445 al. 3 CC). Dans de tels cas, la cognition de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte est pleine et entière, en fait comme en droit (art. 450a CC). Les maximes inquisitoires et d'office, principes de la procédure de première instance, sont applicables devant l'instance judiciaire également (Message, p. 6715 s.; MEIER/LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de l'adulte, Genève, Zurich, Bâle 2011, N 127; COPMA, Droit de la protection de l'adulte, Guide pratique, Zurich, St-Gall 2012, n° 12.34).