Decision ID: 8e7a718e-ca11-50c4-9450-6d357d12ff67
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, le jugement
JTPI/1762/2015
du 9 février 2015, expédié pour notification le 10 février 2015, par lequel le Tribunal de première instance a statué sur mesures protectrices de l'union conjugale dans la cause C/12529/2014-13 opposant B_ à A_;
Vu le courrier expédié le 1
er
avril 2015 au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant par lequel A_ expose que le jugement a été adressé à un avocat qui ne l'a jamais défendu et qu'au moment où celui-ci lui a remis le jugement, le délai d'appel était échu, de sorte qu'il demande la modification du jugement précité;
Qu'à la demande de la Cour de justice, à qui le pli susmentionné a été transmis comme objet de sa compétence, A_ a expliqué que son avocat lui avait remis le jugement le 23 février 2015;
Considérant,

EN DROIT
, que l'instance d'appel statue par décision avec motivation écrite (art. 318 al. 1 CPC);
Que l'appel contre un jugement rendu en procédure sommaire, tel celui statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, doit être formé dans les dix jours dès notification de celui-ci (art. 314 al. 1, 248 CPC);
Qu'en l'espèce, le courrier de l'appelant expédié le 1
er
avril 2015 intervient bien après l'échéance du délai de 10 jours dès réception du jugement par son avocat, ce que l'appelant reconnaît;
Que l'appel est ainsi tardif;
Que, par ailleurs, quand bien même, comme semble le soutenir l'appelant, son avocat ne lui aurait remis le jugement qu'après l'écoulement du délai d'appel – ce qui n'est pas démontré -, il n'y a pas lieu à restitution du délai d'appel;
Qu'en effet, l'appelant qui explique avoir pris connaissance du jugement le 23 février 2015, n'a alors pas agi dans le délai de 10 jours, mais a attendu plusieurs semaines d'avant d'agir;
Que les conditions permettant la restitution du délai d'appel ne sont donc pas remplies (art. 148 CPC);
Que, partant, l'appel formé hors délai est irrecevable, ce que la Cour peut constater d'entrée de cause, sans échange d'écritures (art. 312 al. 1 CPC);
Qu'aucun acte d'instruction n'ayant été effectué, il est renoncé à la perception de frais judiciaires d'appel (art. 7 al. 2 RTFMC).
* * * * *