Decision ID: a7263e7d-05e6-4621-90ef-939bb982e399
Year: 2009
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Mandat d'arrêt en vue d'extradition (art. 47 ss EIMP)
B u n d e s s t r a f g e r i c h t
T r i b u n a l p é n a l f é d é r a l
T r i b u n a l e p e n a l e f e d e r a l e
T r i b u n a l p e n a l f e d e r a l
Numéro de dossier: RR.2009.314
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La IIe Cour des plaintes, vu:
- le signalement international dans le Système d’information Schengen (SIS)
dont le citoyen français A. a fait l’objet le 20 juin 2008, sur demande du Parquet près la Cour d’appel de Rennes (act. 2.7);
- l’arrestation de A. le 27 septembre 2009 par la police genevoise, sur la
base d’une ordonnance provisoire d’arrestation émise le même jour par l’Office fédéral de la justice, Unité extraditions (ci-après: OFJ) (act. 2.6);
- le mandat d’arrêt en vue d’extradition émis le 30 septembre 2009 par l’OFJ
à l’encontre de A. et la notification de ce mandat à l’intéressé le 1er octobre 2009 par le juge d’instruction du canton de Genève (act. 2.1);
- le recours formé le 9 octobre 2009 par A. contre ce mandat d’arrêt extradi-
tionnel, par lequel l’intéressé conclut principalement à sa mise en liberté immédiate et subsidiairement à sa libération moyennant le prononcé de mesures substitutives à la détention (act. 2);
- la lettre du 13 octobre 2009 par laquelle l’OFJ a décidé de renoncer à la
détention de A. durant la procédure d’extradition, «principalement du fait que ce dernier est bien intégré en Suisse», et de mettre en œuvre des  substitutives à la détention (act. 4.1);
- la lettre du 15 octobre 2009 par laquelle le conseil de A. a déclaré retirer
son recours (act. 4);
- la lettre du 16 octobre 2009 par laquelle la Cour de céans a invité les  à se déterminer sur le sort de la cause et des frais (act. 5);
- la prise de position de l’OFJ du 26 octobre 2009 tendant à ce que la cause
soit rayée du rôle et à ce que les frais soient mis à la charge du recourant ou à ce qu’il soit statué sans frais (act. 7);
- les observations du recourant du 26 octobre 2009 concluant à ce que la
cause soit rayée du rôle, à ce qu’il soit statué sans frais et à l’allocation d’une indemnité de dépens de CHF 6'105.-- (act. 8);
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considérant que:
la Cour de céans est compétente pour connaître des recours dirigés contre le mandat d’arrêt à titre extraditionnel (art. 28 al. 1 let. e ch. 1 de la Loi fédérale sur le Tribunal pénal fédéral [LTPF; RS 173.71], mis en relation avec l’art. 48 al. 2 de la Loi fédérale sur l’entraide internationale en matière pénale [EIMP; RS 351.1]);
adressé dans les dix jours à compter de la notification du mandat d’arrêt (art. 48 al. 2 EIMP), le recours est formellement recevable;
il convient de prendre acte du retrait du recours et de rayer la cause du rôle;
selon la jurisprudence rendue sous l’empire de l’ancienne Loi fédérale d’organisation judiciaire (OJ), l’art. 72 de la Loi fédérale sur la procédure civile fédérale (PCF; RS 273) s’appliquait aux recours de droit administratif par  de l’art. 40 OJ (arrêt du Tribunal fédéral 1A.223/1999 du 28 février 2000, consid. 1c);
suite à l’abrogation de l’OJ et en l’absence d’une disposition générale de  analogue à l’art. 40 de cette loi dans la Loi fédérale sur la procédure  (PA; RS 172.021) ou dans la Loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), il se justifie d’appliquer par analogie l’art. 72 PCF en procédure  fédérale (sur la possibilité de combler les lacunes de la procédure administrative par la voie de la procédure civile fédérale, voir, notamment à la lumière de l’art. 4 PA, ALFRED KÖLZ / ISABELLE HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., Zurich 1998, N. 220);
à teneur de cette disposition, lorsqu’un procès devient sans objet ou que les parties cessent d’y avoir un intérêt juridique, le tribunal, après avoir entendu les parties mais sans autres débats, déclare l’affaire terminée et statue sur les frais du procès par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l’état de choses existant avant le fait qui a mis fin au litige (arrêt du Tribunal fédéral 1S.15/2005 du 24 mai 2005, consid. 2.2);
il n’y a donc pas lieu d’examiner en détail quelle eût été normalement l’issue du procès, et il convient de procéder simplement à une appréciation sommaire de la situation au vu du dossier, la décision sur les frais n’équivalant pas à un jugement matériel et ne devant, selon les circonstances, pas disposer d’autres questions juridiques (arrêt du Tribunal pénal fédéral RR.2007.91 du 4  2007);
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en l’occurrence, le recourant, âgé de 71 ans, est suivi médicalement pour une cardiopathie consécutive à une nécrose myocardique survenue en 1999, ainsi que pour un cancer opéré en 2005; son état de santé nécessite un traitement ainsi qu’une surveillance médicale stricte et suivie (act. 2.2); il affirme avoir  «régulièrement» en Suisse depuis 1984 et s’y être établi en 2004 avec son épouse, qui bénéficie comme lui d’un permis C; il indique avoir, depuis de nombreuses années, construit sa vie et ses relations personnelles sur le  helvétique, et ne disposer d’aucun lien ou attache particulier dans un  Etat, à l’exception de la France;
l’extradition du recourant est demandée pour l’exécution d’une peine privative de liberté de 5 mois; celui-ci se déclare d’autant moins disposé à fuir le  suisse qu’il pourra probablement bénéficier de mesures d’exécution  ainsi que, vraisemblablement, de mesures d’exécution alternatives;
le recourant estime que le risque de fuite pourrait à tout le moins être paré par des mesures moins contraignantes que la détention;
en l’occurrence, rien n’indique prima facie que la détention extraditionnelle aurait dû être levée et le recours admis; en matière extraditionnelle, la  est en effet la règle et la mise en liberté demeure l’exception, la mise en liberté provisoire étant au demeurant soumise à des exigences plus strictes en matière de détention en vue d’extradition que de détention préventive;
le jour même où il a été informé, à réception d’une copie du recours, de la  personnelle du recourant, l’OFJ a sollicité son consentement à sa mise en liberté provisoire, moyennant le dépôt d’une caution de CHF 5'000.-- et de ses documents d’identité, ainsi que l’engagement à se présenter toutes les deux semaines au poste de police le plus proche (act. 4.1);
compte tenu de l’ensemble des conditions particulières du cas d’espèce, et vu qu’une fois en possession des éléments précités, l’OFJ a procédé à la pesée des intérêts sous l’angle du principe de la proportionnalité et a décidé l’aménagement de mesures substitutives à la détention extraditionnelle, il se justifie de rendre le présent arrêt sans frais (art. 63 PA);
la partie ayant entièrement ou partiellement gain de cause a en principe droit à une indemnité pour les frais indispensables et relativement élevés qui lui ont été occasionnés (art. 64 al. 1 PA);
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en l’occurrence, après le dépôt du recours, le recourant a été remis en liberté moyennant diverses mesures substitutives à la détention, conformément à ses seules conclusions subsidiaires;
le recourant concluait principalement à l’annulation du mandat d’arrêt du 30 septembre 2009, arguant que les conditions posées à l’arrestation  n’étaient pas remplies en l’espèce;
la décision par laquelle l’OFJ a décidé de renoncer à la détention du recourant durant la procédure d’extradition, moyennant la mise en œuvre de diverses mesures substitutives à la détention, ne fait donc que très partiellement droit aux conclusions présentées à l’appui du recours du 9 octobre 2009;
de plus, pour les raisons évoquées plus haut, rien n’indique à première vue que le recours aurait dû être admis;
le recourant avait enfin la faculté d’exposer les éléments de fait relatifs à sa  personnelle (état de santé, liens avec la Suisse, etc.) directement à l’OFJ, à l’appui d’une demande de libération moyennant la mise en œuvre de mesures substitutives à la détention, plutôt que de faire valoir ces éléments à titre subsidiaire dans le cadre d’un recours dirigé contre le mandat d’arrêt ;
le recours du 9 octobre 2009 n’était partant pas une mesure «» au sens de l’art. 64 al. 1 PA;
vu l’ensemble de ces éléments, il ne se justifie pas en l’espèce d’allouer de dépens au recourant.
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