Decision ID: 3a1c67a1-a8c1-5299-b672-5e868bd326c3
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que dans le cadre de la poursuite n°1 _ intentée par A_ à l'encontre de B_ pour des créances de 1'620 fr. et 250 fr., alléguées dues au titre de facture d'honoraires pour l'activité déployée du 9 au 23 novembre 2017, ainsi que le 29 novembre 2017 et au titre de frais supplémentaires selon l'art. 106 CO, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a dressé le 6 juin 2018 un procès-verbal de saisie valant acte de défaut de biens, poursuite n° 1_, « selon constat antérieur du 10 février 2017 », reçu par A_ le 12 juin 2018;
Que par acte expédié le 22 juin 2018 à la Chambre de céans, A_ a formé plainte contre ce procès-verbal de saisie, concluant à son annulation, au renvoi de la cause à l'Office des poursuites avec instruction de rendre une nouvelle décision dans le sens des considérants, à ce qu'il soit dit que les frais du recours seront laissés à la charge de l'État, respectivement à l'autorité succombante et au déboutement de tout opposant de toutes autres, contraires ou plus amples conclusions; qu'il fait valoir que l'Office aurait dû interpeler le débiteur et actualiser sa situation financière;
Que dans son rapport du 12 juillet 2018, l'Office conclut au rejet de la plainte; qu'il indique avoir convoqué le débiteur en date du 2 juillet 2018 pour constater que la situation financière de celui-ci n'avait pas changé; que selon le protocole d'audition du
2 juillet 2018, le débiteur perçoit une rente AI de 2'542 fr. et un complément du Service des prestations complémentaires de 638 fr.; que son épouse perçoit une rente AI de 2'375 fr.; que le loyer et de 2'235 fr.; que C_, née le _ 2000, est à la charge du couple, qui perçoit 400 fr. d'allocations familiales; que le débiteur reste donc insaisissable;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures de l'Office non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP); qu'il est constant que le procès-verbal de saisie querellé, établi par l'Office, est une mesure sujette à plainte, que le plaignant, créancier, a qualité pour contester par cette voie;
Que la plainte doit être déposée dans le délai de dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).
Qu'en l'espèce, formée le 22 juin 2018 contre le procès-verbal reçu le 12 juin 2018, la présente plainte l'a été en temps utile;
Que respectant pour le surplus les exigences de forme prescrites par la loi (art. 9 al. 1 LaLP et art. 65 al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), elle est recevable;
Qu'en cas de plainte, l'Office peut, jusqu'à l'envoi de sa réponse, procéder à un nouvel examen de la décision attaquée. Que s'il prend une nouvelle mesure, il la notifie sans délai aux parties et en donne connaissance à l'autorité de surveillance (art. 17 al. 4 LP);
Que toutefois, si l'Office a reconsidéré sa décision alors qu'une plainte était pendante devant la Chambre de surveillance, celle-ci doit tout de même examiner cette plainte, dans la mesure où elle n'est pas devenue sans objet (ATF
126 III 85
, JdT
2000 II 16
);
Que sont insaisissables les rentes au sens de l'art. 20 de la loi fédérale du 20 décembre 1946 sur l'assurance-vieillesse et survivants, ou de l'art. 50 de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité, les prestations au sens de l'art. 12 de la loi fédérale du
19 mars 1965 sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité et les prestations des caisses de compensation pour allocations familiales
(art. 92 al. 1 9a LP);
Qu'en l'espèce, après le dépôt de la plainte et avant le dépôt de ses observations, l'Office a procédé à une nouvelle audition du débiteur, telle que sollicitée par le plaignant; qu'au vu des éléments recueillis, il ne se justifiait pas de rendre une nouvelle décision, le débiteur demeurant insaisissable; qu'en effet les seules ressources du débiteur tombent sous le coup de l'art. 92 al. 1 let. 9a LP;
Qu'il en résulte que les conclusions formulées dans la présente plainte sont devenues sans objet en cours de procédure, ce que la Chambre de surveillance doit constater;
Que la cause sera dès lors rayée du rôle;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP).
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