Decision ID: 28cf5ce5-2c50-5130-8659-f618357fd728
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par jugement du 6 juin 2016, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) a admis le recours interjeté par l’hoirie de feu Monsieur A_, soit pour elle Monsieur C_ et Madame B_ contre la décision sur réclamation rendue le 29 mai 2015 par l’administration fiscale cantonale (ci-après : AFC-GE). Il a renoncé à percevoir un émolument et alloué une indemnité de procédure de CHF 800.- à l’hoirie.![endif]>![if>
2. Statuant le 22 août 2017, la chambre administrative de la Cour de justice a annulé ce jugement, rétabli la taxation établie par l’AFC-GE, mis un émolument de CHF 1'000.- à la charge de l’hoirie et n’a alloué aucune indemnité de procédure.![endif]>![if>
L’écriture de réponse de l’hoirie a comporté trois pages, répondant de manière ciblée au seul point litigieux, à savoir la manière d’interpréter l’art. 60 al. 1 de la loi sur l'imposition des personnes physiques du 27 septembre 2009 (LIPP -
D 3 08
) relatif au bouclier fiscal.
3. Par arrêt du 7 août 2018, le Tribunal fédéral a annulé l’arrêt cantonal et confirmé le jugement du TAPI. Il a renvoyé la cause à la chambre de céans pour nouvelle décision sur frais et dépens de la procédure devant elle. ![endif]>![if>
Il ressort de cet arrêt que selon l’hoirie, l’impôt dû devait s’élever à CHF 1'686.- au lieu de CHF 14'436.80.
4. Invitées à se déterminer après renvoi de la cause, les parties s’en sont rapportées à justice.![endif]>![if>
5. Sur ce, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

EN DROIT
1. Il a déjà été statué sur la recevabilité du recours, de sorte qu’il n’y a plus lieu de se prononcer à cet égard, l’objet du renvoi de la cause étant limité à la fixation des frais de la procédure devant la chambre de céans.![endif]>![if>
2. a. La juridiction administrative statue sur les frais de procédure, indemnités et émoluments dans les limites établies par règlement du Conseil d'État et conformément au principe de la proportionnalité (art. 87 al. 1 et 3 LPA ;
ATA/1484/2017
du 14 novembre 2017 et les références citées). Elle peut, sur requête, allouer à la partie ayant eu entièrement ou partiellement gain de cause une indemnité pour les frais indispensables causés par le recours (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
b. L'art. 6 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 30 juillet 1986 (RFPA -
E 5 10.03
), intitulé « indemnité », prévoit que la juridiction peut allouer à une partie, pour les frais indispensables occasionnés par la procédure, y compris les honoraires éventuels d’un mandataire, une indemnité de CHF 200.- à CHF 10'000.-.
La juridiction saisie dispose d’un large pouvoir d’appréciation quant à la quotité de l’indemnité allouée et, de jurisprudence constante, celle-ci ne constitue qu’une participation aux honoraires d’avocat (
ATA/1484/2017
précité ;
ATA/837/2013
du 19 décembre 2013), ce qui résulte aussi, implicitement, de l'art. 6 RFPA dès lors que ce dernier plafonne l'indemnité à CHF 10'000.-.
Pour déterminer le montant de l’indemnité, il convient de prendre en compte les différents actes d’instruction, le nombre d’échanges d’écritures et d’audiences. Quant au montant retenu, il doit intégrer l’importance et la pertinence des écritures produites et de manière générale la complexité de l’affaire (
ATA/1156/2017
du 2 août 2017).
c. En l’espèce, l’activité déployée par le conseil de l’intimée pour la procédure de recours devant la chambre de céans s’est limitée à la rédaction d’une écriture de trois pages. Toutefois, il s’est agi d’une écriture circonstanciée et pertinente, dont le raisonnement a d’ailleurs été suivi par le Tribunal fédéral. La cause portait sur la manière d’interpréter l’art. 60 al. 1 LIPP relatif au bouclier fiscal. Cette question, qui n’avait pas encore été tranchée par le Tribunal fédéral, présentait une certaine complexité. L’état de fait ne comportait pas de difficulté particulière. Selon l’intimée, la valeur litigieuse s’est élevée à environ CHF 13'000.-.
Au vu de ces éléments, l’indemnité de procédure sera fixée à CHF 1'000.-.
Il n’y a pas lieu à perception d’un émolument, l’AFC-GE ayant défendu ses propres décisions (art. 87 al. 1 2
ème
phr. LPA).
3. Conformément à la pratique de la chambre de céans, il ne sera pas perçu d’émolument, ni alloué d’indemnité de procédure pour le présent arrêt (
ATA/469/2018
du 15 mai 2018).![endif]>![if>
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