Decision ID: 5d9e94c7-3291-5d8f-b935-7d9fdb8efd8d
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) a rejeté la demande de prestations déposée par Monsieur B_ par décision du 6 juillet 2005 confirmée sur opposition le 27 mars 2006, au motif qu'aucune atteinte invalidante à sa santé psychique n'avait été démontrée;
Que l’assuré a interjeté recours contre cette décision en date du 28 avril 2006, en concluant à la mise sur pied d'une nouvelle expertise psychiatrique et à l'octroi d'une rente entière;
Que dans sa réponse du 3 juillet 2006, l’OCAI a persisté dans ses conclusions ;
Que suite à l’audience d'enquêtes qui s’est tenue en date du 23 août 2007, les parties ont convenu qu’une expertise complémentaire était nécessaire aux fins d’établir si l'assuré, désormais abstinent, était ou non atteint d'une maladie psychique invalidante, et qu’en raison des longs délais de l’OCAI, il était préférable que le Tribunal de céans l’ordonne;
Que le Tribunal de céans, par courrier du 3 octobre 2007, a communiqué aux parties les questions qu’il avait l’intention de poser aux experts, tout en leur impartissant un délai pour compléter celles-ci et faire valoir d'éventuels motifs de récusation ;
Que ni l'une ni l'autre des parties n'a fait valoir de motif de récusation;
Que, pour le surplus, le mandat d'expertise a été complété selon les vœux des parties ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si l'assuré présente ou non une atteinte à la santé psychique invalidante ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu’il convient d’ordonner une telle expertise afin de déterminer si le recourant souffre d'une atteinte à sa santé psychique invalidante;
Que cette expertise sera confiée au Dr L_ pour son volet psychiatrique et au Dr M_ pour son volet neurologique;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours a d'ores et déjà été accordé aux parties pour éventuelle récusation des experts, dont elles n'ont pas fait usage.
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