Decision ID: adf47577-6454-5352-a7ca-31e219d56d9b
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Madame N_ (ci-après la recourante), née le 1961, par décision du 12 janvier 2007, au motif que l'examen bidisciplinaire effectué par le SERVICE MÉDICAL RÉGIONAL (ci-après SMR) a permis de diagnostiquer un trouble somatoforme douloureux non invalidant ;
Que la recourante a interjeté recours contre cette décision en date du 13 février 2007, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à ce qu'une expertise pluridisciplinaire soit effectuée, puis une rente entière d'invalidité accordée avec suite de dépens ;
Que dans sa réponse du 15 mars 2007, l’OCAI a conclu au rejet du recours puisque seule une dysthymie pouvait être retenue en l'espèce ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle des parties qui s’est tenue en date du 17 avril 2007, l'ouverture des enquêtes a été ordonnée, avec l'audition du Docteur A_;
Que celui-ci a été entendu à l'audience du 12 juin 2007 ;
Qu'au vu de ses déclarations le Tribunal de céans a ordonné l'expertise psychiatrique de la recourante et fixé un délai aux parties pour dépôt de nom d'experts et de questions;
Que les parties se sont déterminées par courrier des 26 juin et 29 juin 2007 ;
Qu'il ressort de l'entretien du greffe avec les cabinets des psychiatres proposés que celui proposé par la recourante est actuellement en vacances, tandis que l'expert proposé par l'OCAI est disponible et peut effectuer l'expertise d'ici cet automne ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en la matière, depuis sa création le 1
er
août 2003 (art.56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu'en l'espèce il n'est pas possible de s'appuyer sur l'examen psychiatrique de SMR, qui paraît lacunaire et est en complète contradiction avec les constatations du médecin traitant, entendu par le Tribunal ;
Que s'agissant d'un trouble somatoforme douloureux, tel que diagnostiqué par SMR, l'aspect psychique est important et doit être correctement investigué, d'autant plus que selon le médecin traitant la recourante souffre d'un trouble psychique autonome ce qui doit être vérifié ;
Qu’il convient d’ordonner une expertise psychiatrique , qui sera confiée, au vu de la note du greffe, au Dr B_, psychiatre ;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai de 10 jours sera accordé aux parties pour éventuelle récusation de l’expert, ensuite de quoi la présente ordonnance lui sera communiquée.
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