Decision ID: 97a50ffc-5e02-4d26-9fcc-e6c20f390106
Year: 2014
Language: fr
Court: VS_TC
Chamber: VS_TC_001
Canton: VS
Region: Région lémanique
Law Area: 

II. Faits
2. Les faits retenus dans le jugement du 12 novembre 2013, non contestés par l’appelant, peuvent être repris de la façon suivante.
2.1. Entre le 10 novembre 2012 à 18h30 et le 11 novembre 2012 à 14h00, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans
le commerce F_ SA, à S_, en fracturant la porte d’entrée ; ils y ont
dérobé la somme de 365 fr. en billets et monnaie, ainsi qu’un bonnet d’une valeur de
39 francs.
2.2 Entre le 10 novembre 2012 à 18h30 et le 12 novembre 2012 à 7h25, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans l’agence
immobilière X_ SA, à S_, après avoir tenté de fracturer la porte
d’entrée, puis forcé une porte-fenêtre en façade sud ; ils y ont dérobé un coffre-fort
contenant 4’916 fr. 20, ainsi qu’un support d’information pour ordinateur, d’une valeur
de 350 francs.
Par courrier du 23 août 2013, X_ SA a chiffré son dommage à concurrence
de 7’450 fr. 45 (2’404 fr. 25 : dégâts ; 4’946 fr. 20 : argent volé ; 100 fr. : valeur
monnayeur volé). Elle a déposé des pièces justificatives à l’appui de ses prétentions.
Le 25 septembre 2013, l’assurance vol de la précitée, Y_, Compagnie
d’Assurances, a indiqué qu’elle avait couvert le sinistre à concurrence de 6’950 fr. 45 et
qu’elle se constituait partie civile.
2.3 Entre le 13 novembre 2012 à 19h00 et le 14 novembre 2012 à 8h10, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans l’agence
G_, à S_, en fracturant la porte d’entrée ; ils y ont dérobé des
pièces de monnaie suisse de 5, 2 et 1 francs, datées de 1948 à 1975, d’une valeur
totale de 4’000 francs. Ils ont également fracturé la vitre d’une porte-fenêtre.
2.4 Entre le 13 novembre 2012 à 19h30 et le 14 novembre 2012 à 6h15, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans la boulangerie
I_ Sàrl, à S_, en fracturant la porte sud ; ils y ont dérobé la somme
de 30 fr., après avoir forcé les portes de deux dépôts de marchandises et endommagé
celle du garage.
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2.5 Entre le 14 novembre 2012 à 01h10 et le 14 novembre 2012 à 01h50, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans
le commerce K_ SA, à S_, en enfonçant la porte d’entrée ; le cadre
et la porte de l’établissement ont été endommagés. Ils y ont dérobé la somme de 50 fr.
dans une caisse enregistreuse.
2.6 Entre le 14 novembre 2012 à 2h10 et le 14 novembre 2012 à 2h20, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans le restaurant
J_, à S_, en fracturant la porte d’entrée ; ils y ont dérobé trente
paquets de cigarettes et six boissons énergisantes Red Bull, d’une valeur globale de
252 francs.
2.7 Entre le 13 novembre 2012 à 20h15 et le 14 novembre 2012 à 7h15, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans le
"L_ Bar", à S_, en fracturant la porte d’entrée ; ils n’y ont rien
dérobé.
2.8 Entre le 14 novembre 2012 à 1h51 et le 14 novembre 2012 à 2h10, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont tenté de forcer, à l’aide d’un
tournevis, les deux portes d’entrée du restaurant M_, à S_ ; l’une
d’elles a été endommagée.
2.9 Entre le 16 novembre 2012 à 18h30 et le 17 novembre 2012 à 8h45, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont pénétré dans le magasin de
sports Best Wear, à Crans-Montana, en enfonçant la porte d’entrée et endommageant
la serrure et le cadre ; ils y ont dérobé 600 euros et 3'350 francs.
2.10 Entre le 17 novembre 2012 à 17h15 et le 19 novembre 2012 à 7h20, Q_, R_ et une troisième personne non identifiée ont tenté de forcer
la porte d’entrée du magasin du village de T_, qu’ils ont endommagée. Ils ont
pénétré dans le dépôt, en fracturant la porte ; ils y ont dérobé 190 paquets de
cigarettes, d’une valeur globale de 1'463 francs.
2.11 Le 22 novembre 2012 entre 00h45 et 1h30, Q_, R_ et H_ ont pénétré dans les locaux de l’office du tourisme de C_,
après avoir enfoncé la porte d’entrée. Ils ont forcé le tiroir d’une caisse enregistreuse,
puis un tiroir métallique, tous deux vides, avant de s’emparer du coffre-fort, contenant
environ 3'300 francs. Ils ont transporté le coffre-fort sur un chariot vers la porte
d’entrée, près de laquelle Z_ avait garé le véhicule. Celui-ci a aidé les trois
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premiers à charger le coffre-fort dans la voiture. C’est à ce moment-là qu’ils furent
surpris par la police. H_ et Z_ ont été arrêtés, alors que leurs deux
comparses prenaient la fuite.
2.12 Z_ a admis en cours de procédure avoir participé à ces cambriolages, en amenant Q_, R_ et la troisième personne non identifiée (ainsi
que H_ pour les faits commis le 22 novembre 2012) sur place, au moyen du
véhicule appartenant à sa tante. S’agissant des forfaits résumés aux chiffres 2.1 à
2.10, il estime cependant que son rôle s’est limité à celui de chauffeur. Selon ses
propres déclarations, il savait pourtant que ses comparses allaient commettre des
cambriolages. Il restait dans la voiture, pendant que les autres agissaient. Selon le
rapport de la section d’identité judiciaire, les traces de semelles prélevées sur les lieux
des cambriolages perpétrés auprès de G_ (cf. chiffre 2.3), de I_
Sàrl (cf. chiffre 2.4), de K_ (cf. chiffre 2.5) et de l’office du tourisme de
C_ (cf. ch. 2.11) possèdent des caractéristiques groupales (type et grandeur)
similaires à celles des semelles des chaussures de Z_. Aucune
caractéristique individuelle n’a été décelée sur les trois premières empreintes,
contrairement à celles prélevées à C_, qui permettent d’établir une relation
formelle avec le prévenu.
Z_ a reconnu avoir reçu la somme de 300 fr. pour les cambriolages du
S_ et celle de 100 fr. pour "le coup au Haut-Valais" (cf. ch. 2.10), soit la
somme totale de 400 francs. Il a admis avoir agi "pour l’argent", même s’il a peu
gagné ; il espérait cependant obtenir plus.
S’agissant du cambriolage de l’office du tourisme de C_, Z_ a
admis avoir aidé ses comparses à charger le coffre dans la voiture. Il a également
reconnu que les outils retrouvés dans son véhicule avaient été achetés le même jour, à
CC_, et qu’il savait que ceux-ci étaient destinés à commettre des
cambriolages.
3. Âgé de presque trente ans, Z_, né à U_ (AA_) s'est installé en Suisse, avec sa mère, à l'âge de 5 ans. Au terme de sa scolarité, suivie
dans le canton de BB_, il n'a pas acquis de formation professionnelle. Il est
père de quatre enfants, dont trois sont issus de son mariage (qui fait actuellement
l'objet d'une procédure de divorce) et le dernier, né en 2012, de sa relation avec sa
compagne actuelle. Travaillant comme déménageur indépendant, il a déclaré percevoir
un revenu mensuel de l’ordre de 4'500 francs (net). Ses dettes s’élèvent à 20'000 fr. et
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il subit une saisie de 800 francs. Avant son incarcération, il vivait à CC_ chez
sa tante, avec sa compagne et leur enfant.
Le casier judiciaire de Z_ mentionne les condamnations suivantes :
• 18 novembre 2005 : 20 jours d’arrêts pour circulation sans permis de conduire,
sans permis de circulation ou plaques de contrôles et contravention à
l’ordonnance sur la responsabilité civile et l’assurance en matière de circulation
routière ;
• 15 août 2006 : 40 jours d’emprisonnement pour violation des règles sur la
circulation routière, conduite en état d’incapacité et circulation sans permis de
conduire ;
• 2 mars 2010 : 60 jours de peine privative de liberté pour lésions corporelles
simples, injure et menaces ;
• 27 août 2010 : 30 jours de peine privative de liberté pour lésions corporelles
simples ;
• 8 mars 2012 : 90 jours-amende à 20 fr. pour violation d’une obligation d’entretien ;
• 15 mars 2012 : 40 jours-amende à 20 fr. pour délit manqué de vol, dommages à la
propriété et violation de domicile ;
• 9 août 2012 : 20 jours-amende à 20 fr. pour usage abusif de permis et/ou plaques
de contrôle ;
• 23 novembre 2012 : 20 jours-amende à 30 fr. pour conduite en état d’incapacité ;
• 22 mai 2013 : 60 jours-amende à 60 fr. pour vol, dommages à la propriété et
violation de domicile ;
• 22 juillet 2013 : 50 jours-amende à 30 fr. pour conduite d’un véhicule automobile
malgré le refus, le retrait ou l’interdiction de l’usage du permis ;
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III. Considérant en droit
4. L'appelant ne conteste pas que les faits qui lui sont reprochés tombent sous le coup des art. 139, 144 al. 1, 186 CP. En revanche, il soutient que sa participation aux faits
présentés aux chiffres 2.1 à 2.10 s’est résumée au rôle de chauffeur, soit un rôle à ce
point subsidiaire qu’il ne saurait être considéré comme coauteur. Comme il n’avait
aucune emprise sur les évènements, seule la complicité pourrait être retenue à son
encontre. S’agissant du cambriolage de C_ (cf. supra, chiffre 2.11), il n’aurait
pas non plus agi comme coauteur, puisque son intervention n’était pas préméditée, ses
comparses ne s’attendant pas à trouver un coffre-fort dans les locaux de l’Office du
tourisme.
4.1 L’autorité précédente a rappelé les éléments constitutifs du vol, des dommages à la propriété et de la violation de domicile et a exposé de manière pertinente la notion
de coactivité aux consid. 4, 4.2, 5.1 et 6.1 de son jugement du 12 novembre 2013. La
Cour s'y réfère, en rappelant que le coauteur ne doit pas nécessairement participer à la
conception du projet ; il peut y adhérer ultérieurement. Il n'est pas non plus nécessaire
qu’il ait effectivement participé à l'exécution de l'acte ou qu'il ait pu l'influencer. Ce qui
est déterminant, c’est qu'il se soit associé à la décision dont est issue l’infraction ou la
réalisation de cette dernière, dans des conditions ou dans une mesure qui le font
apparaître comme un participant non pas secondaire, mais principal (cf. ATF 135 IV
152 consid. 2.3.1 ; 130 IV 58 consid. 9.2.1). C’est donc l’intensité (notion subjective)
avec laquelle l’intéressé s’associe à la décision dont est issu le délit qui est
déterminante pour distinguer le coauteur du complice (ATF 101 IV 306).
4.2 En l’espèce, il n'est pas établi que l’appelant a conçu le projet délictuel. C'est apparemment Q_ qui en est l'auteur et qui choisissait également les sites à
cambrioler. Il n’en demeure pas moins que Z_ a été mis au courant dès le
départ des projets de ses comparses et du caractère illicite de ceux-ci et qu'il a
accepté, en toute connaissance de cause, de les véhiculer dans le but de commettre
des cambriolages. Tous les comparses avaient une égale maîtrise sur l’exécution de
leur action délictueuse, quand bien même, en raison du partage des tâches, chacun
devait en réaliser un aspect. Ils s’étaient en outre mis d’accord sur la répartition de
butin, Z_ devant en toucher le 10 %, selon sa déclaration. Ainsi, pendant qu'il
attendait ses comparses dans la voiture, Q_, R_ et la troisième
personne non identifiée (et H_ pour le cambriolage du 22 novembre 2012)
pénétraient par effraction dans les commerces. Un tel comportement suppose une
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décision commune et une intention, au moins par dol éventuel, quant au résultat
délictueux, même si Z_ ne savait pas précisément quels commerces allaient
être visités. Rien n’indique d’ailleurs que l’intention délictueuse de celui-ci était moindre
que celle des autres auteurs. Il partageait le même mobile que ceux-ci, soit celui de
s’enrichir de façon illégitime, espérant d’ailleurs gagner plus d’argent que ce qu’il n’a
réellement obtenu. Ainsi, même s'il s’est contenté de véhiculer ses amis, dont la
participation aux cambriolages a été plus active, Z_ doit être considéré
comme coauteur, d’une part, parce qu’il a agi conformément au rôle qui lui a été
attribué et, d’autre part, parce que son action était décisive pour que les infractions se
réalisent comme prévu. Il partageait avec les autres la maîtrise des faits. Sa
participation, à titre principal, à l’activité délictueuse est d’autant plus manifeste que,
dans le cas de C_, il a aidé ses comparses à porter le coffre-fort dans le
coffre du véhicule.
5. L’appelant conteste la réalisation des circonstances aggravantes du métier (art. 139 ch. 2 CP) et de la bande (art. 139 ch. 3 CP). S’agissant du métier, il relève que le
chiffre d’affaires obtenu - 400 fr. - doit être qualifié de minime ; on ne saurait dès lors
retenir qu’il a retiré des revenus réguliers, contribuant de façon non négligeable à la
satisfaction de ses besoins; en outre, au vu de sa participation secondaire, il ne
pourrait être associé à l’éventuelle bande formée par ses comparses.
5.1 5.1.1 L'auteur agit par métier lorsqu'il résulte du temps et des moyens qu'il consacre à ses agissements délictueux, de la fréquence des actes pendant une période
déterminée, ainsi que des revenus envisagés ou obtenus, qu'il exerce son activité
coupable à la manière d'une profession, même accessoire ; il faut que l'auteur aspire à
obtenir des revenus relativement réguliers représentant un apport notable au
financement de son genre de vie et qu'il se soit ainsi, d'une certaine façon, installé
dans la délinquance (ATF 129 IV 253 consid. 2.2 ; 123 IV 113 consid. 2c). L'auteur doit
avoir agi à plusieurs reprises, avoir eu l'intention d'obtenir un revenu et être prêt à
réitérer ses agissements (ATF 119 IV 129 consid. 3). Il n'est pas nécessaire que ceux-
ci constituent sa "principale activité professionnelle" ou qu'il les ait commis dans le
cadre de sa profession ou de son entreprise légale. Une activité "accessoire" illicite
peut aussi être exercée par métier (ATF 116 IV 319 consid. 4b). Contrairement à ce
que soutient l’appelant, un enrichissement de peu d’importance n’exclut pas
nécessairement le métier, si les besoins du délinquant sont modestes (ATF 117 IV 119
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consid. 1). En outre, l'aggravation du vol pour métier n'exige ni chiffre d'affaires ni gain
importants (arrêt 6B_180/2013 du 2 mai 2013 consid. 2).
5.1.2 En l’espèce, Z_ a agi à plusieurs reprises, puisque ce ne sont pas moins de onze cambriolages qui lui sont reprochés. Ce chiffre est suffisamment élevé
pour envisager la circonstance aggravante du métier. L'activité déployée s'étend sur
treize jours (du 10 au 22 novembre 2012), ce qui atteste d'une fréquence soutenue des
actes. Selon les faits retenus, l'activité délictueuse impliquait une certaine
organisation : Q_ choisissait les villages dans lesquels lui et ses comparses
allaient commettre leurs forfaits ; trois d’entre eux entraient par effraction dans les
commerces et/ou agences immobilières, à l’aide d’outils, pendant que l’appelant les
attendait dans la voiture. Par les vols commis, les quatre comparses ont obtenu de
l'argent et des biens d'une valeur non négligeable (environ 12'000 fr.). Certes, à titre
personnel, Z_ ne s’est procuré qu’un butin de 400 francs. Comme il l’a
cependant admis, il escomptait obtenir des revenus plus importants. En outre, cette
somme, rapportée au mois, correspond à un revenu mensuel de 1'200 fr., ce qui ne
saurait être considéré comme un revenu négligeable pour l’appelant, qui a déclaré
retirer un revenu mensuel de 4'500 fr. environ de son activité de déménageur
indépendant, étant précisé qu’il fait l’objet d’une saisie de salaire de 800 fr. et de
poursuites pour 20'000 fr. environ. La somme de 1'200 fr. représente ainsi un apport
notable au financement de son genre de vie. Vu le nombre de vols commis sur une
courte période, l'importance du butin eu égard au revenu de déménageur indépendant
de l'auteur et la banalisation de son comportement par celui-ci, la circonstance
aggravante du métier doit être retenue.
5.2 5.2.1 L'affiliation à une bande est réalisée lorsque deux ou plusieurs auteurs manifestent expressément ou par acte concluant la volonté de s'associer en vue de
commettre ensemble plusieurs infractions indépendantes (plus de deux), même s'ils
n'ont pas de plan et que les infractions futures ne sont pas encore déterminées.
L'association a pour caractéristique de renforcer physiquement et psychiquement
chacun des membres, de sorte qu'elle les rend particulièrement dangereux et laisse
prévoir la commission d'autres infractions de ce type (ATF 124 IV 286 consid. 2a ; 86
consid. 2b ; cf. ég. arrêt 6S.13/2004 du 17 février 2004, consid. 2.2). Pour conclure à
l'existence d'une bande, il convient, davantage que le nombre des auteurs, de prendre
en considération le degré d'organisation (par exemple une répartition des tâches ou
des rôles) et l'intensité de la collaboration entre eux, au point que l'on puisse, jusqu'à
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un certain degré, parler d'une équipe liée et stable, quand bien même elle n'aurait
qu'une brève durée (ATF 132 IV 132 consid. 5.2). Du point de vue subjectif, il suffit que
l'auteur connaisse et veuille les circonstances de fait qui correspondent à la définition
de la bande (ATF 124 IV 286 consid. 2a ; 86 consid. 2b).
5.2.2 En l’espèce, Z_ a été arrêté alors qu’il tentait, avec trois comparses, de commettre un cambriolage. Il a expliqué que les outils retrouvés dans son véhicule
avaient été achetés le jour même, dans un magasin DD_ à CC_. Il
savait qu’ils étaient destinés à commettre des cambriolages. Le prévenu a par la suite
avoué sa participation à dix autres vols avec effraction en Valais. Lors de leurs
déplacements à S_, les auteurs disposaient de tournevis et d’un pied-de-
biche. Pendant que les trois autres commettaient leurs forfaits, Z_ les
attendait dans la voiture. Il y a donc bien eu une association de quatre individus
décidés à commettre ensemble des cambriolages, étant précisé que les rôles de
chacun étaient définis à l’avance. Le mode opératoire (achats d’outils, effractions), le
nombre d'intervenants et la proximité dans le temps des diverses infractions permettent
ainsi de retenir la circonstance aggravante de la bande.
En définitive, c’est à juste titre que l’autorité inférieure a reconnu Z_ coupable
de vol en bande, vol par métier, dommages à la propriété et violation de domicile, étant
précisé que la condamnation pour conduite d’un véhicule sans autorisation n’a pas été
remise en cause.
6. A titre subsidiaire, l’appelant conteste la quotité de la peine. Il estime que le tribunal d’arrondissement a abusé de son pouvoir d’appréciation en fixant la peine privative de
liberté à 36 mois, eu égard à son rôle de chauffeur, et à sa situation personnelle (père
de quatre enfants aux besoins desquels il doit subvenir).
6.1 Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet
de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la
lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère
répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans
laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa
situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2).
6.1.1 Aux composantes objectives et subjectives de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés à l'auteur lui-même, à savoir les antécédents (judiciaires et non
judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations
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familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la
peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale
(ATF 134 IV 17 consid. 2.1 ; 129 IV 6 consid. 6.1).
6.1.2 Dans le contexte de la fixation de la peine, le recourant peut faire valoir une inégalité de traitement. Compte tenu toutefois des nombreux paramètres qui
interviennent dans la fixation de la peine, une comparaison avec des affaires
concernant d'autres accusés et des faits différents est d'emblée délicate. Il ne suffit
d'ailleurs pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine
particulièrement clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement
(ATF 120 IV 136 consid. 3a et les arrêts cités ; cf. aussi ATF 135 IV 191 consid. 3.1 ;
123 IV 49 consid. 2e). Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le
principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur ; elles ne suffisent pas
en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation. Ce n'est que si le
résultat auquel le juge de répression est parvenu apparaît vraiment choquant, compte
tenu notamment des arguments invoqués et des cas déjà examinés par la
jurisprudence, que l'on peut parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 135 IV
191 consid. 3.1 ; 123 IV 150 consid. 2a).
6.1.3 Si le juge doit prononcer une condamnation pour une infraction que l'auteur a commise avant d'avoir été condamné pour une autre infraction, il fixe la peine
complémentaire de sorte que l'auteur ne soit pas puni plus sévèrement que si les
diverses infractions avaient fait l'objet d'un seul jugement (art. 49 al. 2 CP). Le cas
(normal) de concours réel rétrospectif se présente lorsque l'accusé, qui a déjà été
condamné pour une infraction, doit être jugé pour une autre infraction commise avant
le premier jugement, mais que le tribunal ignorait. L'art. 49 al. 2 CP enjoint au juge de
prononcer une peine complémentaire ou additionnelle (Zusatzstrafe), de telle sorte que
l'auteur ne soit pas puni plus sévèrement que si les diverses infractions avaient fait
l'objet d'un seul jugement. Concrètement, le juge doit se demander comment il aurait
fixé la peine en cas de concours simultané, puis déduire de cette peine d'ensemble
hypothétique la peine de base, soit celle qui a déjà été prononcée (arrêts 6B_455/2013
du 29 juillet 2013 consid. 2.4.1 ; 6B_28/2008 du 10 avril 2008 consid. 3.3.1). Lorsque le
juge fixe la peine complémentaire, il est lié par le maximum légal de chaque genre de
peine (art. 49 al. 1 CP ; ACKERMANN, Commentaire bâlois, 2013, n. 177 ad art. 49 CP).
Le prononcé d'une peine complémentaire suppose que les conditions d'une peine
d'ensemble au sens de l'art. 49 al. 1 CP sont réunies (ATF 137 IV 57 consid. 4.3.1 ;
102 IV 242 consid. 4b). L’établissement d’une peine d’ensemble au sens de cette
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disposition n’est possible que pour des peines du même genre. Les peines d’un genre
différent doivent, en effet, être prononcées cumulativement (ATF 138 IV 120 consid.
5.2 ; 137 IV 57 consid. 4.3.1, 249 consid. 3.4.2). Le tribunal ne peut ainsi prononcer
une peine d’ensemble que s’il entend infliger, dans le cas d’espèce, des peines du
même genre (méthode concrète). Le fait que les dispositions pénales applicables
prévoient, de manière abstraite, des peines d'un même genre ne suffit pas (ATF 138 IV
120 consid. 5.2 ; 137 IV 57 consid. 4.3.1).
Une peine additionnelle ne peut ainsi être infligée que lorsque la nouvelle peine et celle
qui a déjà été prononcée sont du même genre. Le second juge est lié par la première
décision entrée en force en ce qui concerne le genre de la peine ; il n’a pas la
compétence de modifier celle-ci (ATF 137 IV 249 consid. 3.4.2). Le prononcé d’une
peine complémentaire n’est donc possible que lorsque plusieurs peines pécuniaires,
plusieurs travaux d’intérêt général, plusieurs peines privatives de liberté ou plusieurs
amendes sont prononcés (ATF 137 IV 57 consid. 4.3.1).
La peine privative de liberté et la peine pécuniaire ne sont pas des peines du même
genre (ATF 137 IV 57 consid. 4.3.1). La peine pécuniaire s’apparente à l’amende, mais
elle présente également un aspect privatif de liberté (STOLL, Commentaire romand,
2009, n. 76 ad art. 49 CP). Le travail d’intérêt général constitue aussi un autre genre de
peine, même s’il est prononcé à la place d’une peine privative de liberté de moins de
6 mois ou d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende au plus (arrêt 6B_712/2010 du
13 décembre 2010 consid. 1.3.4 ; ACKERMANN, n. 90 ad art. 49 CP ; STOLL, n. 76 ad
art. 49 CP; cf. ég. GIOVANNONE-HOFMANN, note de pied à l’ATF 137 IV 57, in
forumpoenale 2012 p. 3).
6.2 6.2.1 S’agissant des facteurs objectifs et subjectifs liés aux actes eux-mêmes, la culpabilité de l’appelant est lourde. Dans la mesure où il a été reconnu coauteur des
cambriolages, il n’y a pas de lieu de revenir sur sa participation, accessoire selon lui,
auxdits forfaits. Il réalise les circonstances aggravantes du vol par métier et en bande
(art. 139 ch. 2 et 3 CP). Il s'est, en outre, rendu coupable de dommages à la propriété
et de violations de domicile. Il n'a cessé son intense activité délictueuse qu'en raison
de son arrestation et a fait preuve d'un manque total de scrupules à l'égard des lésés.
S’agissant des facteurs liés à l’auteur, la responsabilité pénale de l'accusé est entière
et il présente un risque élevé de commettre le même type d’infractions. Il n’a aucune
circonstance atténuante. Ses antécédents sont mauvais et pèsent lourdement sur sa
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culpabilité. Son casier judiciaire révèle en effet dix condamnations pour des faits
commis entre 2005 et 2012 ; deux d’entre elles concernent d’ailleurs des infractions
analogues à celles ici jugées, démontrant par-là l’inutilité des mesures de clémence
dont il a pu bénéficier. Sa coopération avec les enquêteurs n’a pas été exemplaire ; il
n’a en effet reconnu son implication dans les cambriolages que lorsque les preuves
irréfutables de sa présence sur les lieux lui ont été présentées. Ses déclarations ont
révélé une tendance à minimiser les actes, voire à en rejeter la responsabilité sur ses
comparses. Il n'a pas pris conscience de ses fautes.
6.2.2 Le concours d’infractions (art. 49 al. 1 CP) commande l’aggravation de la peine. L’infraction la plus grave, soit en l’espèce le vol en bande (art. 139 ch. 3 CP), est
passible d’une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d’une pécuniaire de
180 jours-amende au moins. Le cadre maximal de la peine est donc de 15 ans de
peine privative de liberté, respectivement de 360 jours-amende (cf. art. 34 al. 1 CP).
6.2.3 Au vu des éléments précités, la peine privative de liberté de 36 mois prononcée en première instance satisfait à la sévérité que justifie la gravité des faits et correspond
à la culpabilité du prévenu. De cette peine sera déduite la détention avant jugement
subie du 22 novembre 2012 au 4 mars 2014 (art. 51 CP). Les jours accomplis à titre
d’exécution anticipée de la peine dès le 5 mars 2014 comptent comme une fraction de
peine déjà purgée (JEANNERET, Commentaire romand, n. 3 ad art. 51 CP).
La peine privative de liberté de 36 mois n’est pas du même genre que les peines
pécuniaires de 20 jours-amende, 60 jours-amende, et 50 jours-amende, prononcées
respectivement le 23 novembre 2012 par le ministère public de l’arrondissement de
CC_, le 22 mai 2013 par le ministère public du canton de EE_, et
le 22 juillet 2013 par le ministère public de l’arrondissement de BB_ Il n’y a
dès lors pas lieu de prononcer une peine complémentaire.
6.2.4 Quant à une éventuelle violation du principe d'égalité de traitement invoquée par Z_, il convient de relever que, parmi les cinq cas soulevés par l’intéressé
dans sa déclaration d’appel, trois concernent un prévenu condamné à une peine égale
ou supérieure à celle prononcée ci-dessus. Les autres cas évoqués ne sont en outre
pas semblables au sien : notamment, dans l’arrêt 6B_1047/2008, le prévenu s’était
rendu coupable de quatre vols et deux cambriolages, ce qui est encore loin des onze
complexes de faits de la présente affaire. L’arrêt 6S.361/2005 concerne quant à lui
plusieurs vols à l’étalage commis le même jour, étant précisé que la question de la
quotité de la peine n’a pas été soumise au Tribunal fédéral. Partant, ces arrêts ne
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permettent pas de déduire des différences de peine une inégalité de traitement en
défaveur de l’accusé et, par conséquent, de conclure au caractère excessif de la
sanction.
7. L’appelant s’en prend à sa condamnation à verser à Y_ la somme de 6’950 fr. 45 à titre de dommages-intérêts, et au renvoi de X_ SA à agir pour
le surplus par la voie civile. Il estime qu’il n’a pas à répondre des dégâts subis par la
société précitée, puisqu’il n’est pas intervenu physiquement dans l’agence immobilière.
7.1 L'art. 119 al. 2 let. b CPP prévoit que le lésé peut faire valoir des conclusions civiles déduites de l’infraction par adhésion à la procédure pénale. En principe, l'action
civile ne pourra être exercée comme accessoire du procès pénal que contre l'auteur de
l'infraction, le coauteur, l'instigateur, ou le complice, soit contre les défendeurs à
l'action publique.
Aux termes de l’art. 41 CO, celui qui cause d’une manière illicite un dommage à autrui
intentionnellement est tenu de le réparer. Lorsque plusieurs ont causé ensemble un
dommage, ils sont tenus solidairement de le réparer, sans qu'il y ait lieu de distinguer
entre l'instigateur, l'auteur principal et le complice (art. 50 al. 1 CO ; solidarité parfaite).
C'est le cas lorsqu'ils ont causé ensemble un dommage par une faute commune,
comme en l'espèce. L'intensité de la participation des différentes personnes
concernées est sans importance sur le plan externe, c'est-à-dire par rapport aux
victimes. Elle l'est uniquement sur le plan interne, soit dans la répartition entre les
auteurs (WERRO, Commentaire romand, 2012, n. 3 s. ad art. 50 CO ; arrêts
6B_370/2013 du 16 janvier 2014 consid. 6.2.2 ; 6B_473/2012 du 21 février 2013
consid.3). Il s'agit d'un renvoi aux règles de la solidarité passive (art. 143 à 149 CO) :
les auteurs du dommage sont tenus d'une même dette, de telle sorte que chacun d'eux
est tenu à l'égard du créancier de payer cette dette intégralement avec effet libératoire
pour les autres. Ainsi, tous ceux qui participent à une bagarre répondent de la blessure
que subit l'un des participants (WERRO, n. 5 ad art. 50 CO).
7.2 En l’espèce, Z_ a été reconnu coauteur du cambriolage commis à l’encontre de la société X_ SA. Il n’est pas contesté que Y_ a subi
un dommage, puisqu’elle a versé à son assurée la somme de 6'950 fr. 45.
Contrairement à ce que soutient l’appelant, l’intensité de sa participation à l’activité
illicite n’est pas pertinente s’agissant de la réparation du dommage à l’égard des
personnes lésées. C’est dès lors à juste titre que l’autorité inférieure a retenu que le
prévenu devait répondre du dommage causé à cette dernière. Dans la mesure où les
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autres participants à ce cambriolage (soit Q_ et R_, ainsi qu’une
troisième personne non identifiée) n’ont pas été entendues dans la présente procédure
(absence de qualité de partie), il n’y a pas lieu de les astreindre au remboursement du
dommage subi par Y_.
8. L’appelant conteste enfin la répartition des frais de procédure. Il estime arbitraire le fait que seuls les protagonistes ayant été arrêtés supportent l’ensemble des frais d’une
procédure qui, en réalité, concernait quatre, voire cinq personnes.
8.1 Selon l'art. 418 CPP, lorsque plusieurs personnes sont astreintes au paiement des frais, ceux-ci sont répartis proportionnellement entre elles (al. 1). L'autorité pénale peut
ordonner que les personnes astreintes au paiement des frais répondent solidairement
de ceux qu'elles ont occasionnés ensemble (al. 2). Le prévenu supporte en principe les
frais de la procédure, s’il est condamné (art. 426 al. 1 CPP).
La mise à la charge des frais se juge à l'aune du principe selon lequel celui qui a causé
les frais doit les supporter. Le devoir du prévenu de supporter les frais en cas de
condamnation se fonde sur l'idée que ce dernier a occasionné, par son comportement,
l'ouverture et la mise en œuvre de l'enquête pénale et qu'il doit par conséquent en
supporter les frais. Un lien de causalité adéquate est nécessaire entre le
comportement menant à la condamnation pénale et les coûts relatifs à l'enquête
permettant de l'établir (arrêt 6B_53/2013 du 8 juillet 2013 consid. 4.1 non publié aux
ATF 139 IV 243).
8.2 L’autorité de première instance a mis les frais - dont le montant global n’est pas contesté céans - à la charge de Z_ à hauteur de 3⁄4, et à celle de
H_, à hauteur de 1⁄4, compte tenu des faits reprochés à chacun d’entre eux,
étant précisé que H_ a été condamné uniquement pour les faits du
22 novembre 2012.
Une telle répartition ne respecte cependant pas tout à fait le principe de causalité
susrappelé. S’agissant en premier lieu des débours relatifs au TMC (somme totale de
2'550 fr.), 1'250 fr. doivent être mis à la charge de Z_ (cf. décompte, p. 526),
en fonction notamment des demandes de libération formulées par chacun des
prévenus. Il en va de même des écoutes téléphoniques, dont le montant de la facture
atteint 5'600 fr. (cf. dossier, p. 179). Contrairement à l’opinion de l’appelant, la
surveillance téléphonique rétroactive a uniquement concerné les numéros d’appel de
Z_ et de H_ (cf. décisions du TMC, dossier, p. 77 ss et 81 ss). Il
convient dès lors de mettre les frais de cette surveillance à charge de chacun des
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prévenus, par moitié. Pour le surplus, la répartition des frais telle qu’opérée par la
première instance peut être confirmée, étant précisé que les frais ne peuvent être mis
à la charge des comparses de Z_ qui n’ont pas été arrêtés, puisque ceux-ci
n’ont pas été condamnés (cf. art. 426 CPP).
Partant, les frais sont mis à la charge de Z_ à hauteur de 9'713 fr. 35 (3⁄4 de
5'200 fr. [émolument du MP] ; 1'250 fr. [débours du TMC] ; 2'800 fr. [écoutes
téléphoniques] ; 3⁄4 de 351 fr. 15 [coût du CHUV] ; 3⁄4 de 2'000 fr. [émolument tribunal
d’arrondissement]). Le solde des frais, par 5'987 fr. 80 devrait être mis à la charge de
H_. En l’absence d’appel du ministère public notamment, la Cour de céans
ne peut réformer le jugement attaqué en sa défaveur. Partant, la différence, soit 2'062
fr. 50 (5'987 fr. 80 - 3'925 fr. 30) sera laissée à charge de l’Etat.
9. Pour la procédure d'appel, l'émolument est compris entre 380 fr. et 5’000 fr. (art. 22 let. f LTar). En l'espèce, compte tenu du degré ordinaire de difficulté de l'affaire, des
principes de la couverture des frais et de l'équivalence des prestations, ainsi que de la
situation financière de l’intéressé (art. 13 LTar), ledit émolument est fixé à 1'000 fr. (y
compris 25 fr. d'indemnité d'huissier et les frais de la décision du 11 février 2014 [P2 14
3]).
Le sort des frais de la procédure d'appel est réglé par l'art. 428 al. 1 CPP, qui prévoit
leur prise en charge par les parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause
ou ont succombé. Compte tenu de l'issue de l'appel, lequel est très partiellement
admis, soit uniquement sur le sort d'une partie des frais de première instance,
Z_ supportera 4/5 (800 fr.) de ces frais, le solde, par 200 fr. étant mis à la
charge de l’Etat.
10. Le prévenu qui obtient partiellement gain de cause a droit à une indemnité pour ses dépenses en appel (art. 436 al. 2 CPP).
Pour la procédure d'appel, les honoraires varient entre 1'100 fr. et 8'800 fr. (art. 36
LTar). En l'occurrence, l’activité du conseil de Z_ a consisté à rédiger la
déclaration d’appel, à préparer les débats et à y assister (durée : 1 heure). Sa
responsabilité était en outre accrue en raison de la peine ferme prononcée en
1ère instance. De pleins dépens de 2’000 fr. sont justifiés, débours (y.c. ceux liés à la
lecture publique du jugement) compris. Vu la répartition des frais d’appel
susmentionnée, l’Etat du Valais versera 400 fr. (1/5 de 2’000 fr.) au condamné, débours
compris.
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