Decision ID: e0c1cdf2-7f08-5188-82b3-683c8e5660a7
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que Madame C_ est assurée par l'intermédiaire de son employeur, l'établissement médico-social X_ SA, par la CSS ASSURANCE (ci-après l'assurance) ;
Que le 5 avril 2011, l'intéressée, représentée par le Syndicat Interprofessionnel de Travailleuses et de Travailleurs - SIT, a saisi la Cour de céans d'une demande visant à la condamnation de l'assurance au versement des indemnités journalières qui lui sont dues pour son incapacité de travail à 100% à compter du 12 octobre 2010 ;
Que dans sa réponse du 5 mai 2011, l'assurance a fait valoir que l'assurance indemnités journalières en cas de maladie pour entreprise, objet du présent litige, ne pouvait être qualifiée d'assurance complémentaire à la LAMal, et considère partant que la compétence rationae et materiae de la Cour de céans n'est pas fondée ;
Que par courrier du 22 juillet 2011, elle a toutefois déclaré qu'elle retirait ce moyen préjudiciel et a sollicité un délai au 1
er
septembre 2011 pour répondre à la demande au fond ;

Considérant en droit
que se pose préalablement la question de savoir si la demande est recevable ou si elle devait être soumise préalablement à un essai de conciliation, en application du nouveau code de procédure civile du 19 décembre 2008 (
RS 272
; CPC), entré en vigueur le 1
er
janvier 2011 ;
Qu'un arrêt a été rendu par le plenum de la Cour de céans le 31 mai 2011, dans la cause n° 577/2011 portant sur le même complexe de faits ; qu'il se justifie d'apporter à la présente cause la même solution, lorsque celle-ci sera devenue définitive et exécutoire ;
Qu'aux termes de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA; RS
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d’une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu’à droit connu sur ces questions ;
Qu'a fortiori la suspension est-elle possible lorsque deux causes sont pendantes devant la même juridiction ;
Qu'au vu de ce qui précède, il se justifie de suspendre la présente cause jusqu'à l'entrée en force de l'arrêt du 31 mai 2011, notifié aux parties le 28 juin 2011 ;
Que dès lors la demande de délai déposée par l'assurance pour se déterminer au fond est prématurée ;