Decision ID: 6f45847c-b2b7-5783-a09c-0477ae358acf
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents non mariés de C._, né en 2013, et sont opposés dans un conflit depuis leur séparation en 2015, conflit portant principalement sur l'exercice du droit de visite de B._ sur leur fils.
B. Une curatelle de surveillance des relations personnelles a été instaurée à la demande des deux parents, par décision de la Justice de paix de la Gruyère (ci-après: la Justice de paix) du 4 mai 2017. Après avoir été suspendu une première fois par décision urgente du 7 novembre 2017, le droit aux relations personnelles de B._ sur son fils a pu reprendre dans le courant du mois de novembre 2017 et a été élargi en automne 2018 à un week-end sur deux, soit du vendredi soir 18.00 heures au dimanche soir 18.00 heures.
Suite au déménagement du père pour F._, la mère a sollicité une suspension du droit de visite, refusée par décision du 9 novembre 2018. Les parents ont été entendus par la Justice de paix à la séance du 21 mars 2019, lors de laquelle ils ont notamment convenu de modifier l'horaire des visites, à savoir que le père viendrait chercher C._ le vendredi soir à 19.30 heures. Un planning en ce sens a été établi le 27 mars 2019. B._, par ordonnance pénale du 26 mars 2019, a été reconnu coupable de menaces (partenaire), lésions corporelles simples (enfant), contrainte (stalking), délit contre la loi fédérale sur les armes, diffamation, violation d'une obligation d'entretien et lésions corporelles simples, et condamné à une peine privative de liberté de 120 jours, sans sursis. Il a notamment été retenu qu'il avait, à une reprise au moins, entre fin 2015 et début 2016, menacé sa compagne et son fils avec son arme de service. B._ a formé opposition à cette ordonnance pénale.
C. Par décision superprovisionnelle du 4 avril 2019, en raison notamment de la péjoration de l'état psychique de C._ et des craintes exprimées par les intervenants suite à l'ordonnance pénale précitée, le Juge de paix de la Gruyère a suspendu le droit aux relations personnelles de B._ sur son fils pour une durée indéterminée et requis de la Dresse D._ la reddition d'un rapport médical. Le 11 avril 2019, la Dresse D._ a rendu son rapport, sur lequel les parties se sont déterminées. Elles ont ensuite comparu par-devant la Justice de paix le 4 juillet 2019 et ont été entendues.
D. Par décision du 4 juillet 2019, la Justice de paix a réinstauré un droit aux relations personnelles de B._ sur son fils, dans un premier temps à raison de deux après-midi durant le mois de juillet 2019, cas échéant avec repas, sous l'égide de la curatrice E._, intervenante en protection de l'enfant auprès du Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ), laquelle en fixera les modalités en fonction des intérêts de C._ (chiffre II du dispositif). La Justice de paix a en outre invité la curatrice et la Dresse D._ à lui fournir un rapport sur le déroulement des deux visites susmentionnées, d'ici au 31 juillet 2019 au plus tard (chiffre IV du dispositif). En cas de retours positifs, mission a été donnée à la curatrice d'étendre le droit aux relations personnelles de B._ sur son fils en se basant sur le planning établi par les parties, tel que fixé dans son courrier du 27 mars 2019. A défaut, une nouvelle décision serait rendue (chiffre V du dispositif). Un éventuel recours a été démuni de l'effet suspensif.
E. Le 24 juillet 2019, A._ a déposé un recours contre la décision du 4 juillet 2019 ainsi qu'une requête tendant à la restitution de l'effet suspensif. Elle conclut, outre à la suspension du caractère exécutoire de la décision du 4 juillet 2019, à ce que le droit aux relations personnelles s'exerce par l'intermédiaire d'un Point Rencontre et à ce que tant la curatrice que la Dresse D._ fournissent un rapport sur le déroulement des quatre premières visites au Point
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Rencontre. L'intimé a pris position par acte du 5 août 2019, concluant au rejet de la requête d'effet suspensif. Il a également sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire.
Par arrêt du 7 août 2019, la Présidente de la Cour a admis la restitution de l'effet suspensif (101 2019 46).
F. B._ a déposé sa réponse par mémoire du 9 septembre 2019, concluant au rejet du recours et à ce que les délais prévus dans la décision attaquée soient reportés au mois de septembre 2019.
G. Le 9 septembre 2019, déférant ainsi à une requête de la Cour, tant la curatrice que la Dresse D._ ont déposé un bref rapport quant à la situation de l'enfant.
H. Par courrier du 11 novembre 2019, dans le délai prolongé, B._ a produit au Juge délégué les pièces relatives à sa situation financière actuelle.

en droit
1.
1.1. Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont applicables par analogie aux procédures relatives aux enfants devant les autorités de protection (art. 314 CC), de sorte que la procédure de recours est régie par les art. 450 à 450e CC. Les décisions de la Justice de paix peuvent dès lors faire l'objet d'un recours auprès de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal (art. 450 al. 1 CC, art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA], art. 14 al. 1 let. c du règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC] ; ci-après: la Cour).