Decision ID: 33df340c-dc1f-52d9-9f47-bdeebf326faa
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, le jugement
JTPI/2823/2021
du 2 mars 2021 par lequel le Tribunal de première instance (ci-après : le Tribunal), statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a autorisé les époux B_ et A_ à vivre séparés (chiffre 1 du dispositif), attribué à la mère la garde de la mineure C_ (ch. 2), réservé un droit de visite au père, dont les modalités ont été fixées (ch. 3), instauré une curatelle aux fins d'organiser la mise en place d'un bilan psychologique et d'un suivi si nécessaire et limité l'autorité parentale des parents en conséquence (ch. 4), instauré une curatelle d'assistance éducative (ch. 5), transmis le jugement au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ch. 6), accordé à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal, un délai au 1
er
avril 2021 étant accordé à l'époux pour le quitter, l'épouse étant autorisée à faire appel à la force publique pour obtenir l'exécution du jugement (ch. 7), dit que le montant nécessaire pour assurer l'entretien convenable de l'enfant C_ est de 1'479 fr., dont à déduire les allocations familiales (ch. 8), dit qu'en l'état le père est dispensé de contribuer à l'entretien de sa fille (ch. 9), condamné A_ à verser à B_, par mois et d'avance, 300 fr. à titre de contribution à son entretien, à partir du moment où il aura quitté le domicile conjugal (ch. 10), prononcé lesdites mesures pour une durée indéterminée (ch. 11), arrêté et réparti les frais judiciaires (ch. 12);
Vu l'appel formé par B_ contre le jugement du 2 mars 2021, la procédure en étant au stade du paiement de l'avance de frais, l'appelant ayant sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire;
Vu la demande d'exécution anticipée formée par A_ le 22 mars 2021, laquelle conclut à ce que l'exécution anticipée des chiffres 1 à 7 du dispositif du jugement attaqué soit ordonnée;
Que A_ se prévaut de ce que le Tribunal a, dans le jugement querellé, rappelé que "
l'appel d'un jugement sur mesures protectrices a effet suspensif (art. 315 al. 1 CPC). Il est de la compétence de l'instance d'appel d'autoriser l'exécution anticipée (art. 315 al. 2 CPC). Le Tribunal ne peut donc pas dire que le présent jugement est immédiatement exécutoire nonobstant recours, ainsi que la partie citée y a conclu, selon les recommandations du SEASP
";
Que compte tenu de ce qui va suivre, l'appelant n'a pas été invité à se prononcer sur la requête;
Considérant,

EN DROIT
, que l'appel n'a pas d'effet suspensif lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), telles les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF
134 III 667
consid. 1.1);
Que toutefois, l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Qu'ainsi et contrairement à ce qu'a indiqué le Tribunal dans le jugement attaqué, l'appel d'un jugement formé contre une décision rendue sur mesures protectrices de l'union conjugale ne déploie pas un effet suspensif automatique;
Qu'il appartient à l'appelant de solliciter la suspension de l'effet exécutoire, à condition qu'il risque de subir un préjudice difficilement réparable;
Qu'au vu de ce qui précède, la demande d'exécution anticipée et dépourvue d'objet;
Qu'à toutes fins utiles, elle sera rejetée;
Qu'au vu de la mention erronée figurant dans le jugement en cause, il ne sera exceptionnellement pas perçu de frais judiciaires pour la présente décision, quand bien même la requérante, représentée par un conseil, aurait aisément pu se rendre compte de l'inexactitude de la mention à laquelle elle se réfère;
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