Decision ID: 0e728413-79ba-5d12-9149-6c19a701c7d2
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
A.
a.
Le 4 février 2019, la Justice de paix a requis du Tribunal de première instance qu'il ordonne, en application des art. 573 CC et 193 LP, la liquidation par l'Office des faillites de la succession de feu C_, laquelle avait été répudiée par tous les ayants droits connus. Il était précisé que la Justice de paix était chargée d'enregistrer les répudiations, mais n'était pas compétente pour se prononcer sur la validité de celles-ci.
Etaient jointes des déclarations de répudiation des 19 et 31 janvier 2019, émanant respectivement de A_ et B_, héritiers légaux du défunt.
b.
Par ordonnance du 13 février 2019, le Tribunal a imparti à A_ et B_ un délai de 30 jours « pour se déterminer par écrit sur l'avis de la Justice de paix du 4 février 2019, ainsi que sur ses annexes, et produire tous documents utiles ».
c.
Par courrier daté du 4 février 2019 mais reçu par le Tribunal le 12 mars 2019, A_ et B_ ont répondu que leur répudiation était hors du délai de trois mois imparti, suite à "un oubli par négligence".
B.
Par jugement
JTPI/4346/2019
du 25 mars 2019, le Tribunal a rejeté les conclusions de la Justice de paix visant l'ouverture de la liquidation selon les règles de la faillite de la succession de feu C_, décédé le _ 2018 à Genève.
Le Tribunal a d'abord considéré qu'il appartenait en principe au juge civil ordinaire de décider si l'héritier était déchu du droit de répudier. Il a ensuite cité un avis de doctrine admettant la compétence du juge de la faillite lorsque la déchéance était manifeste. S'y référant, il a retenu que A_ et B_ n'avaient sollicité aucune prolongation du délai de répudiation ni invoqué aucun motif de restitution du délai. Leurs déclarations formées après le délai de trois mois à compter de la date du décès de C_ étaient ainsi manifestement tardives. Ceux-ci étaient déchus du droit de répudier. Aucun élément du dossier ne permettait par ailleurs de retenir que la succession était insolvable au sens de l'article 566 al. 2 CC.
C.
a.
Par courrier expédié au Tribunal le 4 avril 2019 et transmis à la Cour le 10 avril 2019, A_ a formé recours contre ce jugement, reçu le 1er avril 2019, concluant à son annulation et à ce que sa répudiation soit acceptée. Il a exposé les raisons pour lesquelles il avait tardé à répudier la succession de feu son père.
Il a produit des pièces.
b.
Par courrier expédié le 8 avril 2019 au Tribunal et transmis à la Cour le 10 avril 2019, B_ a également formé recours contre ce jugement, reçu le 1
er
avril 2019, concluant à son annulation et à ce que sa répudiation soit acceptée. Il a exposé les raisons pour lesquelles il avait tardé à répudier la succession de feu son père.
c.
Invité à donner son avis sur ces recours, le Tribunal a indiqué que les pièces produites par les recourants ne l'avaient pas été devant lui. Pour le surplus, il se référait aux considérants de sa décision.
d.
Les recourants ont été informé par courrier du greffe de la Cour du 9 mai 2019 de ce que la cause était gardée à juger.

EN DROIT
1.
1.1
L'appel est irrecevable contre les décisions pour lesquelles le tribunal de la faillite est compétent selon la LP (art. 309 let. b ch. 7 CPC).
En l'occurrence, la décision attaquée a été rendue par le juge de la faillite, en application de l'art. 193 LP, de sorte que le recours au sens de l'art. 319 CPC est ouvert.
1.2