Decision ID: 474786df-7575-476e-88c6-228e7ef46e48
Year: 2021
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A.
C._, né le ******** , a suivi, durant l'année scolaire 2019-2020, la 11
ème
année de sa scolarité obligatoire auprès de l'Etablissement primaire et secondaire de ******** (ci-après: l'Etablissement), en voie générale (VG).
Au terme de la 11VG, C._ a obtenu 17 points (sur les 20 requis) pour le Groupe I, correspondant aux moyennes de 3.5 en Français, 2.5 en Allemand, 3.5 en Mathématiques, 4.0 en Science de la nature, et 3.5 en OCOM économie, droit et citoyenneté. Il a obtenu 11 points (sur les 12 requis) pour le Groupe II, à savoir une moyenne de 3.5 en Anglais, de 4.0 en Géographie-Citoyenneté, et de 3.5 en Histoire-Ethique et cultures religieuses. Enfin, il a obtenu 8.5 points (sur les 8 requis) pour le Groupe III, correspondant à une moyenne de 4.5 en Arts visuels, et de 4.0 en Musique.
Selon le "Point de situation au terme du 1
er
semestre de la 11
e
année en voie générale" imprimé le 22 janvier 2020, prenant en compte les résultats obtenus jusqu'au 17 janvier 2020, C._ avait obtenu une moyenne de 16.5 points pour le Groupe I, 12.5 points pour le Groupe II, et 7 points pour le Groupe III.
B.
Le 4 juin 2020, C._ a adressé à l'Etablissement un courrier dans lequel il a exposé les difficultés qu'il a rencontrées durant l'année scolaire, en demandant qu'il en soit tenu compte lors de la décision de certification. Il a ainsi expliqué avoir assisté à l'agression de son père, avoir été très récemment diagnostiqué avec un trouble du déficit de l'attention (TDA), et être dyslexique. Il était passé d'une classe à effectif réduit à une classe "normale" de la 8
ème
à la 9
ème
, ce qui lui avait demandé beaucoup d'efforts; on lui avait proposé un projet pédagogique individualisé, mais il n'avait pas eu de nouvelles à ce sujet comme ses notes étaient, de manière générale, "plutôt bonnes". Il a joint à son envoi les pièces suivantes:
-
une copie de ses rapports de stage;
-
un certificat médical du 29 mai 2020 de la Dre D._, médecin, qui a attesté suivre C._ depuis le 11 mai 2020 pour un trouble attentionnel important, une dyslexie, ainsi que des problèmes familiaux considérables qui engendraient des difficultés d'apprentissage.
C.
Le conseil de classe s'est réuni le 23 juin 2020. Selon le procès-verbal de cette séance, il a proposé de remettre à C._ une attestation de fin de scolarité.
Dans sa séance de fin d'année, le conseil de direction de l'Etablissement a suivi le préavis du conseil de classe et a décidé de refuser à C._ l'octroi du certificat d'études secondaires VG et de lui délivrer une attestation de fin de scolarité, au motif que ses résultats étaient trop éloignés des seuils pour qu'un certificat puisse être délivré. Une information concernant la possibilité d'effectuer une douzième année certificative était jointe. C._ en a été informé par envoi du 25 juin 2020.
D.
Le 1
er
juillet 2020, à sa demande, A._ a été reçue, ainsi que C._ et sa sœur aînée, par la direction de l'Etablissement.
A la suite de cet entretien, le conseil de direction de l'Etablissement s'est à nouveau réuni, le 6 juillet 2020. Il a décidé de maintenir sa position, et de refuser à C._ l'octroi du certificat d'études secondaires VG.
Le 8 juillet 2020, le directeur de l'Etablissement s'est adressé à A._ en ces termes:
"Pour faire suite à mon courrier du 25 juin et me référant à notre rencontre du 1
er
juillet, je confirme par la présente le refus d'octroyer un certificat de la voie générale à C._, suite à la décision du Conseil de direction du 6 juillet.
En effet, avec ou sans l'allemand, sur la base des résultats au 13 mars ou au semestre, les résultats de C._ sont trop éloignées des seuils de réussite pour qu'un certificat puisse être délivré.
Par ailleurs, je tiens à ajouter que le conseil de classe avait bel et bien été informé de la teneur de votre courrier du 4 juin et qu'il a tout de même formulé un préavis négatif."
E.
Le 6 juillet 2020, A._ a contesté la position de l'Etablissement auprès du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), en demandant à ce que son fils obtienne le certificat d'études secondaires VG; elle a en particulier observé qu'il avait connu une fin d'année 2019 difficile, après avoir été témoin de l'agression de son père dans la rue. Un TDA (trouble du déficit de l'attention), jusqu'alors non détecté, avait été diagnostiqué durant l'année 2020, engendrant des difficultés d'apprentissage chez C._. A ses yeux, son fils aurait dû bénéficier d'un projet pédagogique individualisé en 10
ème
année, "mais n'a[avait] finalement rien eu"; il avait été également question de retirer la branche "allemand", pour permettre à C._ d'obtenir son certificat sans l'allemand. En retirant ladite branche, il ne manquerait à C._ que 0.5 point pour être considéré comme un "cas limite", et obtenir son certificat VG sans l'allemand. Elle a enfin regretté que l'enseignant principal de C._ ne l'ait pas contactée pour lui dire qu'il fallait faire une demande afin d'exposer les circonstances particulières de la situation de son fils, en expliquant que ce dernier avait le projet professionnel de devenir menuisier, le refus de certificat VG lui étant préjudiciable pour la poursuite de ses recherches. Elle a joint à son envoi plusieurs pièces, parmi lesquelles:
-
un rapport logopédique de mars 2012, établi par E._ et F._, dont la conclusion est la suivante: "C._
présente une dyslexie-dysorthographie importante, touchant particulièrement la perception et la mémoire auditivo-verbale. Ces difficultés, associées à un grand manque de confiance, le ralentissent fortement dans tous ses apprentissages scolaires. Il a un grand besoin de soutien et de la stimulation de l'adulte pour progresser. Au vu de ses difficultés, C._ a besoin d'un encadrement soutenu et d'un programme adapté pour évoluer favorablement dans ses apprentissages scolaires. Le traitement logopédique doit également se poursuivre
";
-
Un rapport de bilan logopédique daté du 14 mars 2018, établi par la logopédiste F._, qui relate l'anamnèse en ces termes: "C._
est actuellement scolarisé en 9VG (Harmos) à ********. Il est âgé de 14 ; 9 ans au début du bilan. Il a bénéficié d'un bilan logopédique au Service PPLS en 2011, suivi d'un traitement pendant 2 ans pour une dyslexie-dysorthographie. Il était alors scolarisé dans la classe ERP. Il a ensuite été orienté dans une classe D à ******** pendant 3 ans. Le traitement logopédique s'est poursuivi au Service PPLS de ******** pendant 2 ans. L'arrêt du traitement a été motivé par les progrès de C._. Il est revenu à ******** dans la classe de DEP 7-8 en 2015 où il est resté deux ans. Il a intégré une classe de 9 VG en août 2017. Un bilan psychologique a été effectué en 2017, mettant en évidence de bonnes compétences intellectuelles, mais des difficultés au niveau de la mémoire. Le bilan actuel est demandé pour évaluer les éventuelles difficultés résiduelles liées à sa dyslexie-dysorthographie. En classe, il a de la difficulté en allemand oral et écrit, moins en anglais. En français, il peine en orthographe surtout. La lecture ne lui pose pas de gros problème, mais il n'aime pas lire. Il montre des difficultés à être attentif en classe, où il discute beaucoup avec ses camarades, ce qui lui vaut de nombreuses remarques de ses professeurs. Il bénéficie d'un appui pour l'allemand
"; la conclusion du rapport du 14 mars 2018 est la suivante:
"C._ montre des séquelles du trouble dyslexique-dysorthographique diagnostiqué en 2011.
En lecture, on observe surtout une vitesse de décodage très en dessous de la moyenne, et des erreurs non corrigées, avec une bonne compréhension.
L'orthographe d'usage est faible, avec une probable fragilité de la mémoire orthographique. Les règles orthographiques manquent d'automatisation et ne peuvent plus être prise en compte avec l'augmentation de la difficulté des épreuves, signe de surcharge cognitive. On observe alors ponctuellement quelques erreurs phonétiques et une perte de structure orthographique et grammaticale, avec des erreurs de césure, des confusions d'homophones, une orthographe d'usage qui devient très aléatoire. Dans des épreuves sollicitant moins d'éléments simultanément, on peut voir que bon nombre de mots ont été appris et qu'il connaît les règles pour autant qu'on attire son attention dessus.
La mémoire et la perception auditives et verbales sont touchées. Le domaine visuo-spatial montre des fragilités dans l'organisation et la mémoire.
Les difficultés résiduelles sont classiques de l'évolution d'une dyslexie-dysorthographie avec les difficultés d'automatisation inhérentes à ce type de trouble. En regard des troubles de départ, C._ a fait de grands progrès. Il a besoin de structurer les apprentissages qui sont acquis et d'apprendre à les utiliser dans tous les contextes.
Sur le plan scolaire, il est donc important qu'il bénéficie des aménagements nécessaires, notamment suffisamment de temps, pour lui permettre de compenser au mieux ses difficultés. Il doit se motiver pour être plus attentif en classe et à s'organiser pour gérer le travail indispensable qu'il doit effectuer à la maison.
Sur le plan logopédique, on peut lui proposer des séries de quelques séances pour recevoir et entraîner certaines règles et trouver des pistes d'organisation pour l'apprentissage et la relecture afin de l'aider à mettre en œuvre des stratégies de compensation. Mais pour que cela soit efficace, il faut que C._ y trouve un intérêt et soit prêt à s'investir pour essayer d'utiliser ces stratégies en classe."
Dans le cadre de l'instruction du recours, l'Etablissement a fait parvenir ses déterminations au DFJC le 10 juillet 2020, ainsi que le dossier de C._.
A._ a pris position sur les déterminations de l'Etablissement le 20 juillet 2020, en expliquant que son fils avait été témoin de l'agression de son père le 27 novembre 2019, ce qui avait été un traumatisme pour lui. Elle a déploré que les enseignants n'aient pas constaté qu'il souffrait d'un TDA (trouble du déficit de l'attention), que la sœur de C._ avait remarqué en l'aidant pour ses devoirs. Elle a mis en avant le comportement exemplaire de son fils au retour à l'école après le confinement, malgré le résultat négatif, et a insisté sur l'importance du certificat d'études secondaires pour trouver un apprentissage de menuisier, se disant très inquiète après quatre réponses négatives.
A._ a adressé le 27 juillet 2020 au DFJC un courriel du 24 juillet 2020 d'un adjoint opérationnel et administratif de Police ******** en réponse à son fils, confirmant l'intervention du service de police le mercredi 27 novembre 2019 à 19h25 pour une bagarre/agression, dont avait été victime son père, ainsi que le 13 décembre 2019 pour un différend dans lequel G._ était impliqué. A._ a encore remis une impression des messages échangés téléphoniquement sur le groupe "11VG3 à la maison", sur laquelle figure notamment un message à la teneur suivante: "H._ ok I._ pas ok C._ pas ok J._ pas ok K._ ok L._ pas ok", et, sur un autre message, l'indication "voilà ce que j'ai reçu comme information, les décisions arrivent par courrier aujourd'hui". Elle a également produit une attestation de la Dre D._, du 29 mai 2020, à la teneur suivante: "
Le médecin soussigné atteste que Monsieur C._, né le ********, est suivi dans notre cabinet depuis le 11.05.2020 pour un trouble attentionnel important, une dyslexie, ainsi que des problèmes familiaux considérables qui engendrent des difficultés d'apprentissage
". Etaient encore joints plusieurs courriels d'entreprises actives dans le domaine de la menuiserie informant C._ que les places d'apprentissage étaient déjà repourvues.
Elle a encore produit le 7 août 2020 un extrait du rapport de tri des urgences du 27 novembre 2019, selon lequel le père de C._ y avait été admis le 27 novembre 2019 à 20h25 après avoir été victime d'une bagarre, lors de laquelle il avait reçu plusieurs coups de battes de baseball.
F.
Par décision du 17 août 2020, la cheffe du DFJC a rejeté le recours et confirmé la décision rendue le 25 juin 2020 par le conseil de direction de l'Etablissement, retenant en particulier les motifs suivants:
"I.2 Le présent recours est de nature hiérarchique; en d'autres termes, et conformément à l'art. 76 de la loi [vaudoise] du 28 octobre 2018 sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36), il peut être formé tant pour illégalité que pour inopportunité.
La décision attaquée est toutefois fondée sur une évaluation des prestations de l'élève. En ce sens, elle s'apparente aux décisions prises en matière d'examens. Or, l'art. 142 LEO dispose que le recours contre des décisions concernant le résultat d'examens ne peut être formé que pour illégalité, l'appréciation des travaux et des interrogations n'étant pas revue, sauf en cas d'arbitraire. Dès lors, le Département vérifie, d'une part, si les prescriptions légales et règlementaires, notamment celles relatives aux conditions de réussite, sont respectées; il ne revoit, d'autre part, que sous l'angle de l'arbitraire l'appréciation faite des prestations de l'élève. La nature particulière de ce type de décision impose en effet, au regard de la loi et de la jurisprudence, une restriction du principe du libre pouvoir d'examen prévu par l'art. 76 LPA-VD.
[...]
II. [...]
En l'occurrence, C._ [...] ne remplit [...] pas les conditions d'obtention du certificat d'études secondaires VG [...]. Avec quatre points d'insuffisances cumulés dans les groupes I et II, la situation de C._ ne relève pas d'un cas limitée. [...]. Reste à examiner si elle relève de circonstances particulières.
[...]
IV. Dans le cadre de son examen d'office de la légalité de la décision, le Département relève que le refus d'octroi du certificat d'études secondaires n'est nullement critiquable. L'élève ne satisfait clairement pas aux conditions de certification et ce, tant à la fin du premier semestre qu'au 13 mars 2020. Contrairement, à l'avis de la recourante, faire abstraction de la note d'allemand au 1
er
semestre ne conduit pas à une situation de cas limite. L'élève obtiendrait en effet 14.5 points, alors que 16 points seraient nécessaires, soit 0.5 point d'insuffisance au-delà du seuil du cas limite. Au demeurant, le Département constate que C._ a obtenu des résultats qui sont globalement en cohérence sur l'ensemble de l'année scolaire. Sans nier ou minimiser la souffrance et les conséquences que l'événement du 27 novembre 2019 a pu occasionner chez C._, les résultats obtenus à partir du 27 novembre 2019 ne démontrent pas une baisse significative. Au contraire, le Département remarque que les notes obtenues par l'élève juste après le 27 novembre 2019 sont meilleures en français, en anglais, en géographie et en histoire. Par ailleurs, le Département rappelle que la notion de circonstances particulières, comme exception aux règles habituelles de promotion allant au-delà du cas limite dont elle se distingue, s'applique au cas d'un élève qui, en raison d'un évènement particulier présentant un caractère extraordinaire, n'a pas rempli les conditions de promotion, alors même qu'il a acquis les compétences et connaissances requises. Si en revanche, des circonstances défavorables, en particulier un accident, une maladie de longue durée ou un handicap ont empêché un élève d'acquérir les compétences et connaissances requises, on ne saurait délivrer à ce dernier un titre attestant du contraire. Peu importe à cet égard que l'élève ne soit pas responsable de ce qui lui est arrivé, dès lors que la certification implique que l'élève a atteint le niveau requis pour poursuivre sa scolarité. On ne saurait ainsi interpréter le CGE (réd.: Cadre général de l'évaluation) comme permettant de promouvoir un élève par empathie, au motif qu'il s'est trouvé sans faute de sa part dans une situation qui l'a empêché d'atteindre le niveau exigé pour être promu. Pour ces mêmes raisons, le diagnostic de trouble de l'attention, intervenu tardivement, ne saurait être considéré comme une circonstance particulière. Il n'y a en outre pas lieu de faire grief à l'Etablissement de ne pas avoir détecté ce trouble qui a échappé à la recourante elle-même et qui a été formellement diagnostiqué en mai 2020, soit bien après l'arrêt des évaluations.
Au surplus, les motifs en lien avec la pandémie de coronavirus, invoqués de manière toute générale, ne sauraient constituer des circonstances particulières. Il en va ainsi notamment de la suspension des cours en présentiel, du stress généré par une situation inédite, des difficultés occasionnées par le travail à domicile, de l'absence d'évaluations et, partant, de l'impossibilité de rattraper les résultats obtenus antérieurement ou d'apporter la preuve d'une progression hypothétique ou avérée. Ces éléments ont affecté globalement l'ensemble des élèves et ne sauraient par conséquent constituer des circonstances particulières individuelles.
Ainsi, le conseil de direction n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que les résultats obtenus par C._ reflétaient le niveau réel de ses prestations et ne refusant par conséquent de lui octroyer le certificat d'études secondaires VG. La décision de l'Etablissement doit dès lors être confirmée.
C._ ayant eu 15 ans révolus le 14 mai 2018, il est libéré de l'obligation scolaire (art. 58 al. 3 LEO). Pour autant qu'il en remplisse les conditions légales et réglementaires, il a la possibilité de suivre une année en classe de rattrapage (art. 61 et 95 LEO), ce qu'indique au demeurant la décision litigieuse."
G.
A._, agissant pour le compte de C._, a formé recours contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal par acte du 18 septembre 2020, concluant à sa réforme en ce sens qu'un certificat de fin de scolarité sans allemand est délivré à son fils, et subsidiairement à son annulation et au renvoi de la cause à la Cheffe du DFJC pour nouvelle décision. Elle a repris pour l'essentiel les griefs avancés dans ses précédentes écritures, en ce sens que l'autorité intimée n'a à ses yeux pas tenu compte de l'ensemble des facteurs qui ont conduit C._ à cette situation d'échec scolaire. Elle a encore plaidé que l'établissement n'avait pas respecté les dispositions légales en vigueur en matière de pédagogie différenciée, si bien que C._ n'avait ainsi pas obtenu de sa part l'aide adéquate et propre à compenser son handicap. Elle en a déduit que ce manquement, en particulier, justifiait que son fils puisse se prévaloir des circonstances particulières mentionnées dans la décision n° 171. A titre de mesures d'instruction, elle a requis de pouvoir déposer une réplique et des pièces nouvelles, ainsi que, le cas échéant, de requérir l'audition de témoins. Avec son recours, elle a produit un onglet de pièces sous bordereau, comportant en particulier les pièces suivantes:
-
Un courrier du 29 juin 2018 du directeur de l'Etablissement à son attention, selon lequel le Conseil de direction, retenant des circonstances particulières, avait décidé de promouvoir C._ en 10VG pour l'année scolaire 2018-2019, "sous condition d'un PEI (projet individualisé), dont le détail vous sera communiqué à la rentrée, aussitôt les horaires de la classe fixés définitivement";
-
Le relevé des résultats de C._ de l'année scolaire 2018-2019, à teneur duquel il avait obtenu 20.5 points pour le Groupe I, 12.5 points pour le Groupe II, et 15 points pour le Groupe III.
La recourante a produit le 22 septembre 2020 une attestation du Dr M._, psychiatre, du 18 septembre 2020, selon laquelle le père de C._, après plusieurs années de stabilité au niveau de sa santé, avait vu son état se péjorer fortement depuis fin août 2019.
L'autorité intimée a conclu au rejet du recours dans sa réponse du 26 octobre 2020, se référant à la teneur de la décision attaquée.
La recourante a maintenu sa position dans sa réplique du 14 décembre 2020, en exposant que les difficultés que C._ a rencontrées durant la 11
ème
année étaient principalement dues au contexte familial, relevant qu'elles n'avaient pas débuté le 27 novembre 2019, date de l'agression de son père et point culminant, mais dès la fin de l'été 2019, se référant à l'attestation du Dr M._ du 18 septembre 2020. Elle a en outre à nouveau déploré que C._ n'ait bénéficié d'aucune aide, malgré les promesses du directeur de l'Etablissement.
Cette écriture a été transmise pour information le 15 décembre 2020 aux parties, qui ont été informées que la cause paraissait en état d'être jugée.
H.
Le tribunal a statué par voie de circulation.

Considérant en droit:
1.
Déposé en temps utile, le recours satisfait par ailleurs aux autres conditions formelles de recevabilité (cf. en particulier art. 79 al. 1, 95 et 99 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative - LPA-VD; BLV 173.36, applicables par renvoi de l'art. 144 de la loi vaudoise du 7 juin 2011 sur l'enseignement obligatoire - LEO; BLV 400.02), de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière sur le fond.
2.
Le litige porte sur le refus l'Etablissement, confirmé par l'autorité intimée, d'octroyer à C._ le certificat d'études secondaires VG, le cas échéant sans allemand.
a) De jurisprudence constante, les autorités de recours appelées à statuer en matière d'examen observent une certaine retenue en ce sens qu'elles ne s'écartent pas sans nécessité des avis des experts et des examinateurs sur des questions qui, de par leur nature, ne sont guère ou que difficilement contrôlables (ATF 131 I 467 consid. 3.1; 121 I 225 consid. 4b). En effet, de par leur nature, les décisions en matière d'examen ne se prêtent pas bien à un contrôle judiciaire étant donné que l'autorité de recours ne connaît pas tous les facteurs d'évaluation et n'est, en règle générale, pas à même de juger de la qualité, ni de l'ensemble des épreuves du recourant ni de celles des autres candidats. Un libre examen pourrait ainsi engendrer des inégalités de traitement (CDAP GE.2019.0098 du 6 juillet 2020 consid. 3a; GE.2019.0001 du 20 janvier 2020 consid. 4a; GE.2019.0123 du 17 septembre 2019 consid. 2d et les références). La retenue dans le pouvoir d'examen n'est admissible qu'à l'égard de l'évaluation proprement dite des prestations. En revanche, dans la mesure où le recourant conteste l'interprétation et l'application de prescriptions légales ou s'il se plaint de vices de procédure, l'autorité de recours doit examiner les griefs soulevés avec pleine cognition, sous peine de déni de justice formel. Selon le Tribunal fédéral, les questions de procédure se rapportent à tous les griefs qui concernent la façon dont l'examen ou son évaluation se sont déroulés (ATF 106 Ia 1 consid. 3c; CDAP GE.2019.0001 précité, consid. 4a; GE.2019.0123 précité, consid. 2d et les références).
b) En l'espèce, la recourante ne conteste pas en tant que tels les résultats obtenus par C._; elle soutient toutefois, en substance, que l'autorité n'a pas suffisamment tenu compte de l'ensemble des facteurs qui ont conduit à la situation d'échec scolaire de son fils, et que l'Etablissement n'a pas apporté à C._ l'aide adéquate propre à compenser son handicap. Il y aura ainsi lieu d'examiner si C._ peut se prévaloir de l'existence de circonstances particulières. Or, et comme on le verra plus en détail ci-après (consid. 6), la reconnaissance de telles circonstances particulières supposerait que, en raison de circonstances exceptionnelles, les résultats de l'élève ne reflètent pas ses "aptitudes réelles", aptitudes dont l'évaluation n'est, de par leur nature, que difficilement contrôlable; la cour de céans doit en conséquence s'imposer une certaine retenue sur ce point - étant précisé d'emblée que, sous cet angle, la retenue que s'est imposée l'autorité intimée elle-même (en référence à l'art. 142 LEO) ne prête pas le flanc à la critique (cf. ch. I.2 de la décision attaquée).
3.
a) La LEO définit l'enseignement de base et son organisation dans l'école obligatoire publique (art. 1 al. 1); elle définit les buts généraux de l'école et régit notamment la pédagogie différenciée, l'évaluation du travail des élèves et l'évaluation du système scolaire ou encore les devoirs et les droits des élèves et des parents (art. 2).
L'école obligatoire est composée de deux degrés: le degré primaire et le degré secondaire I (art. 66 al. 1 LEO). Le degré secondaire I comprend les années 9, 10 et 11 de l'école obligatoire (art. 83 al. 1 LEO); l'enseignement y est différencié selon trois types (art. 83 al. 3 LEO), la voie prégymnasiale et les niveaux 1 et 2 de la voie générale (cf. art. 86 LEO). Les objectifs d'apprentissage sont définis dans un plan d'études intercantonal en termes de compétences fondées sur des connaissances (art. 6 al. 1 LEO).
b) Selon l'art. 5 LEO, l'école assure, en collaboration avec les parents, l'instruction des enfants et seconde les parents dans leur tâche éducative (al. 1). Elle offre à tous les élèves les meilleures possibilités de développement, d'intégration et d'apprentissage, notamment par le travail et l'effort; elle vise la performance scolaire et l'égalité des chances (al. 2). Plus particulièrement, elle vise à faire acquérir à l'élève des connaissances et des compétences, à développer et à exercer ses facultés intellectuelles, manuelles, créatrices, et physiques, à former son jugement et sa personnalité et à lui permettre, par la connaissance de soi-même et du monde qui l'entoure ainsi que par le respect des autres, de s'insérer dans la vie sociale, professionnelle et civique (al. 3). Le directeur et le personnel de l'établissement scolaire visent à faire atteindre aux élèves les objectifs du plan d'études, tout en contribuant à leur éducation, dans un climat serein, favorable aux apprentissages (art. 41 al. 1 LEO).
Il résulte de l'art. 128 LEO consacré au "devoirs des parents" que ces derniers favorisent le développement physique, intellectuel et moral de leur enfant, et le soutiennent dans sa formation (al. 1). Dans le respect de leurs rôles respectifs, les parents et les enseignants coopèrent à l'éducation et à l'instruction de l'enfant (al. 2). En dehors du temps scolaire, l'enfant est placé sous la responsabilité de ses parents (al. 4, première phrase).
L'art. 129 LEO a trait aux droits des parents. Il prévoit que ces derniers sont régulièrement informés par les directeurs et les enseignants sur la marche de l'école et sur la progression scolaire de leur enfant (al. 1), qu'ils sont entendus avant toute décision importante affectant le parcours scolaire de leur enfant, notamment en cas d'octroi d'appuis, de redoublement ou de réorientation (al. 2), qu'ils sont invités au moins une fois par année par la direction à rencontrer les enseignants de leur enfant lors d'une séance d'information collective (al. 3), qu'ils sont invités par le maître de classe à le contacter s'ils souhaitent un entretien individualisé concernant leur enfant (al. 4), qu'ils sont représentés dans les conseils d'établissement (al. 5) et qu'ils sont consultés, directement ou par l'intermédiaire de leurs associations, sur les projets de loi ou de règlement qui les concernent plus particulièrement (al. 6).
c) Le chapitre IX de la LEO (art. 98 à 105) porte sur la "pédagogie différenciée".
La LEO prévoit en particulier ce qui suit s'agissant de la pédagogie différenciée:
Art. 98 Principes généraux
1 Le directeur et les professionnels concernés veillent à fournir à tous les élèves les conditions d'apprentissage et les aménagements nécessaires à leur formation et à leur développement. En particulier, les enseignants différencient leurs pratiques pédagogiques pour rendre leur enseignement accessible à tous leurs élèves.
2 Ils privilégient les solutions intégratives dans le respect du bien-être et des possibilités de développement de l'élève et en tenant compte de l'organisation scolaire ainsi que du fonctionnement de la classe.
[...]
5 Le département veille à ce que les situations de handicap de l'élève ou autres circonstances analogues fassent l'objet de repérage précoce ou d'évaluation, en application de la législation sur la pédagogie spécialisée.
Art. 99 Appui pédagogique
1 Lorsque l'enseignement dispensé en classe s'avère insuffisant pour assurer la progression d'un élève, un appui pédagogique est mis en œuvre.
2 Il est décidé par le conseil de direction, sur préavis des enseignants concernés.
3 Il est destiné aux élèves pour lesquels une aide spécifique est nécessaire afin de leur permettre d'atteindre les objectifs du plan d'études. Il a notamment pour buts de prévenir le redoublement ou d'offrir un soutien aux élèves promus en vertu de l'article 108, alinéa 3.
4 Il peut être donné individuellement, en groupe ou dans des classes spécifiques.
Art. 100 Pédagogie spécialisée
a) Enseignement spécialisé
1 Lorsque l'appui pédagogique prévu à l'article 99 s'avère insuffisant pour prendre en compte ses besoins particuliers, l'élève est mis au bénéfice de mesures ordinaires ou renforcées d'enseignement spécialisé, au sens de l'Accord intercantonal sur la collaboration dans le domaine de la pédagogie spécialisée (ci-après : l'Accord sur la pédagogie spécialisée).
[...]
Art. 104 Programme personnalisé
1 Le plan d'études constitue la référence commune à tous les élèves qui fréquentent l'école obligatoire.
2 Avec l'autorisation du directeur, en accord avec les parents et au besoin, avec l'aide des autres professionnels concernés, l'enseignant fixe des objectifs personnalisés pour l'élève qui n'est pas en mesure d'atteindre ceux du plan d'études ou pour celui qui les dépasse de manière particulièrement significative.
3 Le programme personnalisé est régulièrement réadapté en fonction de la progression de l'élève.
Art. 105 Suivi des mesures
1 Le directeur ou l'un de ses doyens examine périodiquement si les mesures prévues aux articles 99 et 102 doivent être suspendues, modifiées ou poursuivies. Il s'appuie sur l'ensemble des professionnels intervenant auprès de l'élève.
[...]
3 Le département fixe les modalités du suivi des élèves bénéficiant des mesures prévues à l'article 101.
d) Selon l'art. 91 LEO, à la fin de la 11
e
année (ou de la 12
e
année en classe de rattrapage ou de raccordement; cf. art. 83 al. 4 LEO), les élèves obtiennent un certificat d'études secondaires (al. 1, 1
ère
phrase). Les conditions d'obtention du certificat sont fixées dans le règlement, lequel prévoit notamment un examen (al. 2). L'élève qui n'a pas obtenu le certificat reçoit une attestation (al. 5, 1
ère
phrase).
A teneur de l'art. 77 RLEO, le département édicte une directive intitulée Cadre Général de l'Evaluation (CGE) qui fixe les procédures à suivre en matière d'évaluation, les conditions de promotion, d'orientation et de certification, et qui définit les résultats à atteindre, les cas limites et les circonstances particulières. Aux termes de l'art. 78 RLEO, les décisions concernant la promotion, l'orientation dans les voies et les niveaux, le passage d'une voie ou d'un niveau à l'autre ainsi que la certification de l'élève sont prises par le conseil de direction; à la demande des parents, le conseil de direction apprécie les circonstances particulières; dans le cadre de la promotion, du passage d'une voie à l'autre et de la certification, le conseil de direction statue d'office sur les cas limites (al. 2). Avant toute décision, le conseil de direction sollicite le préavis du conseil de classe, ainsi que des parents dans les situations prévues dans la loi ou dans le présent règlement (al. 3). Il résulte de l'art. 79 RLEO que les décisions concernant le déroulement de la scolarité de l'élève se fondent sur les résultats de son travail; elles sont motivées et respectent notamment les principes de proportionnalité, d'égalité de traitement et de transparence. En référence à l'art. 91 LEO, l'art. 89 RLEO prévoit notamment que le certificat de fin d'études est délivré aux élèves qui ont fait la preuve de la maîtrise des objectifs d'apprentissages du plan d'études, particulièrement ceux du degré secondaire (al. 1, 1
ère
phrase). L'élève qui n'a pas obtenu des résultats suffisants reçoit une attestation de fin de scolarité (al. 5).
Se fondant sur la délégation de compétence de l'art. 77 RLEO, le DFJC a établi le CGE (5
ème
édition 2020), dont il résulte en particulier ce qui suit:
"9. Le certificat de fin d'études secondaires
[...]
Les décisions de certification et d'accès aux classes de rattrapage ou de raccordement sont prises par le conseil de direction, sur préavis du conseil de classe. [...] Le conseil de direction statue d'office sur les cas limites et apprécie, à la demande des parents et/ou sur préavis du conseil de classe, les circonstances particulières. Les notions de cas limites et de circonstances particulières définies au chapitre 10 s'appliquent.
[...]
9.2 Conditions de certification
[...]
b) Conditions de certification en voie générale
Pour obtenir le certificat de fin d’études secondaires, l’élève de voie générale doit obtenir les totaux de points suivants (addition des moyennes annuelles finales des disciplines) pour les groupes I, II et III:
GROUPE I
français + mathématiques + allemand + sciences de la nature + option artisanale, artistique, commerciale ou technologique
20 points et plus
GROUPE II
géographie + histoire + anglais
12 points et plus
GROUPE III
arts visuels + musique + activités créatrices et manuelles ou éducation nutritionnelle
12 points et plus
Sont considérés comme des cas limites les situations d'élèves présentant:
- Au maximum 1,5 point d'insuffisance cumulé sur les trois groupes et;
- Au maximum 1 point d'insuffisance dans un groupe.
[...]
10. Individualisation du parcours scolaire, cas limites et circonstances particulières
[...]
10.2 Cas limites
Les cas limites ont trait aux situations dans lesquelles les résultats de l'élève concerné sont de très peu inférieurs à ceux requis pour satisfaire aux conditions fixées par le Cadre général de l'évaluation. Dans ce cas, le conseil de direction examine d'office si une promotion, une réorientation d'une voie à l'autre, une certification ou une attestation d'admissibilité apparaît ou non pertinente en vue de la réussite ultérieure de l'élève. [...]
10.3 Circonstances particulières
Les circonstances particulières ont trait aux situations qui ne constituent pas des cas limites - en ce sens que les résultats de l'élève excèdent le champ d'application de cette notion - mais qui laissent apparaître que, en raison de circonstances exceptionnelles, les résultats de l'élève ne reflètent pas ses aptitudes réelles. Peuvent être considérées comme circonstances particulières, en fonction de chaque situation individuelle, une scolarité gravement et durablement perturbée par une absence prolongée, une arrivée récente d'un autre canton ou de l'étranger ou des situations assimilables qui, par principe, ne peuvent concerner qu'une proportion très limitée d'élèves. Encore faut-il qu'une promotion, une orientation dans les voies et les niveaux, une réorientation d'une voie ou d'un niveau à l'autre, une certification, l'accès aux classes de raccordement ou l'admissibilité aux écoles de culture générale et de commerce des gymnases apparaisse pertinente en vue de la réussite ultérieure de l'élève.
Le conseil de direction statue en principe sur requête motivée des parents et/ou sur préavis du conseil de classe. La décision doit être motivée en fonction de chaque situation."
e) Conformément à l'art. 58 al. 3 LEO, l'élève peut être libéré à sa demande et à celle de ses parents lorsqu'il a atteint l'âge de 15 ans révolus au 31 juillet, même s'il n'a pas terminé son parcours scolaire. Aux conditions fixées par le règlement, le conseil de direction autorise un élève à accomplir une année supplémentaire à la 11ème année en classe de raccordement, respectivement en classe de rattrapage : - s'il a obtenu le certificat de la voie générale ;- s'il a accompli le programme de la 11ème année et qu'il n'a pas obtenu le certificat (art. 61 al. 1 LEO). Les classes de rattrapage permettent aux élèves qui n'ont pas obtenu leur certificat au terme de la 11
ème
année de l'acquérir (art. 95 al. 1 LEO).
f) En raison de la crise sanitaire et des mesures destinées à lutter contre la propagation du coronavirus (COVID-19), des mesures dérogatoires ont été prises.
Par ordonnance du 13 mars 2020 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (ordonnance 2 COVID-19; RS818.101.24), le Conseil fédéral a notamment prononcé l'interdiction des activités présentielles dans les écoles (art. 5). Dans le canton de Vaud, la mise en œuvre de cette disposition a été concrétisée en particulier par l'arrêté du Conseil d'Etat du 25 mars 2020 sur les mesures d'accompagnement dans le domaine de l'enseignement obligatoire visant à atténuer les conséquences des mesures prises pour lutter contre le coronavirus COVID-19 (ci-après: l'arrêté; BLV 400.00.250320.1). L'arrêté, dans sa version en vigueur dès le 6 juin 2020, s'applique à tous les élèves de la scolarité obligatoire pour l'année scolaire 2019-2020 (art. 2). L'art. 3, relatif aux mesures dérogatoires, a la teneur suivante:
" 1 Les mesures suivantes sont applicables immédiatement et jusqu'à la fin de l'année scolaire :
a. Le département en charge de la formation et de la jeunesse (ci-après : le département) est autorisé à déroger à la loi sur l'enseignement obligatoire (LEO) et à son règlement d'application (RLEO) s'agissant du cadre général de l'évaluation et, plus spécialement, des modalités d'évaluation du travail des élèves et de sa communication aux élèves et aux parents, de la limite minimum de travaux significatifs par discipline, des conditions de promotion d'une année à l'autre, ainsi que des conditions d'octroi du certificat de fin d'études secondaires. Ces dérogations feront l'objet d'une directive ;
b. il n'est procédé à aucune évaluation notée du travail des élèves ;
c. le département fixe les modalités des devoirs à domicile ;
d. toutes les épreuves cantonales de référence (ECR) sont annulées ;
e. le département édicte par voie de directive la procédure d'orientation et les critères de répartition des élèves vers le degré secondaire à la fin de la 8ème année, ainsi que les procédures de réorientation en fin de 9ème et 10ème années ;
f. le département édicte par voie de directive les critères de redoublement à l'issue de la 11ème année et d'admission en classe de raccordement et de rattrapage, ainsi que les conditions d'admission à l'Ecole de culture générale, à l'Ecole de commerce et à l'Ecole de maturité professionnelle ;
g. le département édicte par voie de directive les mesures de mise en œuvre de la pédagogie différenciée.
h. les examens finaux du certificat de fin d'études secondaires sont annulés."
Conformément à l'art. 3 al. 1 let. f de l'arrêté, le DFJC a édicté par voie de directive les critères de redoublement à l'issue de la 11
ème
année et d'admission en classe de raccordement et de rattrapage, ainsi que les conditions d'admission à l'Ecole de culture générale, à l'Ecole de commerce et à l'Ecole de maturité professionnelle.
Le DFJC a ainsi édicté, le 30 avril 2020, la décision n° 171, intitulée "Dispositions pour les élèves de l’école obligatoire, réglant les modalités exceptionnelles pour la promotion, l’orientation, la réorientation, la certification et l’admission en classe de raccordement et aux écoles de culture générale et de commerce des gymnases ou de maturité professionnelle (COVID-19)". Le point 6 de la décision n° 171 prévoit ce qui suit:
"
6. Promotion en fin de 9e et de 10e années, certification en fin de 11e année, accès aux classes de raccordement, aux écoles de culture générale et de commerce des gymnases ou de maturité professionnelle
•Au degré secondaire, lorsque les totaux de points obtenus par l’élève au 13 mars ou à la fin du premier semestre satisfont aux conditions ou le placent en situation de cas limite, la décision est prise en faveur de l’élève.
•En fin de 11e année et des classes de raccordement, l’examen de certificat prévu à l’art. 91 LEO est annulé."
4.
Il convient de relever d'emblée que l'inégalité de traitement (cf. art. 8 Cst.) évoquée par la recourante au ch. 52 dans son recours (p. 16) n'est pas développée, et que l'on ignore dès lors ce qu'elle entend en tirer. Ce moyen n'est ainsi pas fondé.
5.
C._, pour obtenir le certificat d'études secondaires VG, aurait dû obtenir au moins 20 points pour le Groupe I, 12 pour le Groupe II, et 8 pour le Groupe III. Au terme de la 11VG, il n'a toutefois obtenu que 17 points pour le Groupe I (avec des moyennes de 3.5 en Français, 2.5 en Allemand, 3.5 et Mathématiques, 4.0 en Science de la nature, et 3.5 en OCOM économie, droit et citoyenneté). Il n'a obtenu que 11 points pour le Groupe II (avec une moyenne de 3.5 en Anglais, de 4.0 en Géographie-Citoyenneté, et de 3.5 en Histoire-Ethique et cultures religieuses). Enfin, il a obtenu 8.5 points pour le Groupe III (correspondant à une moyenne de 4.5 en Arts visuels, et de 4.0 en Musique). C._ ne remplit ainsi pas les conditions d'obtention du certificat d'études secondaires VG. Il convient dès lors d'examiner s'il peut se prévaloir d'un cas limite, le cas échéant de circonstances particulières (cf. consid. 6 ci-après).
Dans la mesure où seules sont considérées comme des cas limites les situations d'élèves présentant au maximum 1,5 point d'insuffisance cumulé sur les trois groupes et au maximum 1 point d'insuffisance dans un groupe, la situation de C._ ne relève pas d'un tel cas. Non seulement, les points d'insuffisance cumulés sont supérieurs à 1,5 point, mais en plus ils excèdent 1 point d'insuffisance dans le Groupe I. Il n'en irait pas autrement dans l'hypothèse où l'allemand n'était pas pris en compte. La moyenne des points du Groupe I s'élèverait alors à 14,5 points (sur 16), soit une insuffisance de 1,5 point, ce qui exclut que la situation puisse être considérée comme un cas limite.
Le même constat vaut s'agissant des résultats du premier semestre. C._ a en effet obtenu une moyenne de 16.5 points pour le Groupe I, de 12.5 points pour le Groupe II, et de 7 points pour le Groupe III. Dans ce cas également, l'insuffisance de points exclut le cas limite, et ce également dans l'hypothèse où l'allemand n'était pas pris en compte. Les résultats obtenus par l'élève ne sont en effet pas de "très peu inférieurs" à ceux requis pour satisfaire aux conditions fixées par le CGE (cf. ch. 10.2 CGE).
Il n'y a pas lieu non plus de "retrancher" certaines notes (cf. recours, points 50 et 64), ce qui serait contraire au CGE, qui liste les disciplines prises en compte pour obtenir la certification, et créerait des inégalités de traitement entre élèves.
Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'autorité intimée n'a pas retenu que la situation de C._ relevait du cas limite, les résultats de l'élève excédant le champ d'application de cette notion, et ce sans que la décision n° 171 – et en particulier son point 6 - ne conduise à un autre résultat. Il n'est pas question en effet, comme semble le plaider la recourante, que la décision n° 171 vienne purement et simplement déroger à la réglementation en vigueur. La décision n° 171 a été prise compte tenu de l'interdiction des activités présentielles dans les écoles décrétée par le Conseil fédéral en raison de la crise du coronavirus COVID-19, dans le but de veiller à limiter autant que possible les effets de la crise sur le parcours scolaire des élèves. Il n'en résulte toutefois pas que la situation de tout élève devrait être considérée comme constitutive d'un cas limite. Dans la mesure où, ainsi qu'on l'a vu, la situation de C._ ne constitue pas un cas limite, que cela soit sur la base des totaux de points obtenus au 13 mars 2020, ou à la fin du premier semestre, la décision n° 171 ne lui est d'aucun secours. Ladite décision prévoit quoi qu'il en soit bien que "sauf dérogations expressément prévues par la présente directive, les dispositions légales en vigueur et le Cadre général de l’évaluation s’appliquent".
6.
Il convient dès lors d'examiner si la situation relève des circonstances particulières, singulièrement si, en raison de circonstances exceptionnelles, les résultats de l'élève ne reflètent pas ses aptitudes réelles (cf. ch. 10.3 CGE). Dans ce cadre, la recourante fait en premier lieu valoir que l'Etablissement n'a pas apporté à C._ l'aide adéquate propre à compenser son handicap.
a) Il ressort des pièces produites que C._ présente une dyslexie-dysorthographie, qui a été diagnostiquée en 2011. C._ a ainsi bénéficié d'un traitement de logopédie à compter de l'année 2011, durant deux ans, pour une dyslexie-dysorthographie, qui a pris fin compte tenu des progrès qu'il avait réalisés.
Lorsque la logopédiste F._ a établi un nouveau bilan, en février 2018, elle a relevé qu'au vu des troubles de départ, C._ avait fait de grands progrès, ses difficultés résiduelles étant classiques de l'évolution d'une dyslexie-dysorthographie avec les difficultés d'automatisation inhérentes à ce type de trouble.
Sur le plan scolaire, il était cependant important qu'il bénéficie des aménagements nécessaires, notamment suffisamment de temps, pour lui permettre de compenser au mieux ses difficultés. Il devait se motiver pour être plus attentif en classe et s'organiser pour gérer le travail indispensable qu'il doit effectuer à la maison. Sur le plan logopédique, l'auteure du rapport daté de mars 2018 indiquait pouvoir lui proposer des séries de quelques séances pour recevoir et entraîner certaines règles et trouver des pistes d'organisation pour l'apprentissage et la relecture afin de l'aider à mettre en œuvre des stratégies de compensation. Elle notait cependant que pour que cela soit efficace, il fallait que C._ y trouve un intérêt et soit prêt à s'investir pour essayer d'utiliser ces stratégies en classe. C'est près de trois mois après l'établissement du bilan de logopédie précité que le Conseil de direction de l'Etablissement a, le 29 juin 2018, retenu des circonstances particulières et admis de promouvoir C._ en 10VG pour l'années scolaire 2018-2019, "sous condition d'un PEI (projet individualisé)", dont il a été annoncé à la recourante que le détail lui serait communiqué à la rentrée, aussitôt les horaires de la classe fixés définitivement. Or, la recourante explique que cette mesure n'a pas été mise en place, ce qu'elle déplore, y voyant une composante de l'échec scolaire de son fils.
Toutefois, l'absence de mise en place d'un projet [recte: programme] individualisé – au sens de l'art. 104 LEO - n'a pas empêché C._ de réussir son année scolaire 2018-2019. Ainsi, il a été promu en 11
ème
année puisque ses résultats satisfaisaient aux conditions de promotion (cf. bulletin annuel de 10
e
année en voie générale, relatif à l'année scolaire 2018-2019, imprimé le 3 juillet 2019 [pièce 4a produite avec le recours]). Il n'a par la suite plus été question qu'un programme personnalisé soit mis en place en faveur de C._, étant constant qu'un tel programme devait l'être le cas échéant pour l'année scolaire 2018-2019, sans que l'on puisse considérer qu'il doive automatiquement se poursuivre postérieurement à l'année 2018-2019.
Il résulte pour le surplus du bilan de logopédie de mars 2018 précité que seules des séries de quelques séances étaient proposée à C._, et ce pour autant qu'il y trouve un intérêt et soit prêt à s'investir. La logopédiste n'a fait état que de difficultés résiduelles, qu'elle a jugées classiques de l'évolution d'une dyslexie-dysorthographie, tout en relevant les grands progrès qu'avait faits C._. Dans ces conditions, on peine à suivre l'argumentation du recours relative à l'absence de mesure spécifique d'aide relevant de l'appui pédagogique (au sens de l'art. 99 LEO), respectivement de la pédagogie spécialisée (art. 100 LEO). La recourante a produit avec son recours des impressions de messages WhatsApp qu'elle a adressés au maître de classe de son fils, N._. Or, seuls deux de ses messages ont été envoyés avant le 13 mars 2020; le premier l'a été le 19 décembre 2019 (pièce 10a du bordereau du recours) et le deuxième le 31 janvier 2020 (pièce 10b du bordereau du recours). Dans les deux cas, elle a demandé à pouvoir parler au maître de classe de son fils. Toutefois, il ne ressort pas de ses messages qu'elle sollicitait des mesures particulières au sens des art. 99 ss LEO. Selon sa contestation du 6 juillet 2020, elle s'est entretenue téléphoniquement avec le maître de classe de son fils fin décembre 2019 pour l'informer de l'événement du 27 novembre 2020, et non pas pour requérir l'une des mesures du chapitre IX LEO. Au demeurant, le seul fait de présenter des séquelles d'une dyslexie-dysorthographie ne justifiait de l'avis de la logopédiste plus de traitement, mais, si C._ était prêt à s'investir, uniquement la mise en place de quelques séances complémentaires. Ainsi, lesdites séquelles ne justifiaient pas d'exempter C._ de l'enseignement de l'allemand. Cela étant, et ainsi qu'on l'a vu (cf. consid. 5 ci-dessus), l'absence de prise en compte des résultats obtenus en allemand n'aurait pas permis à C._ de se voir octroyer le certificat d'études secondaires. On relèvera que la recourante elle-même a admis que "C._ faisait toujours des 4 ou des 3.5 en allemand malgré sa dyslexie et ses difficultés de mémoire" (contestation du 20 juillet 2020, p. 2), sans que l'on ne discerne dès lors quelle aide adéquate n'aurait pas été apportée à C._ par l'Etablissement pour compenser son handicap.
b) Quant au TDA dont C._ fait état, il a été diagnostiqué par la Dre D._ le 29 mai 2020, cette médecin ayant expliqué suivre l'intéressé depuis le 11 mai 2020, soit postérieurement au 13 mars 2020, date jusqu'à laquelle ont été pris en compte les travaux significatifs ou assimilés (cf. point 1 de la décision n° 171). On voit dès lors difficilement comment un diagnostic non encore posé au 13 mars 2020 aurait pu être pris en compte dans l'appréciation de la situation de l'élève, respectivement aurait dû conduire à la mise en place de mesures de pédagogie différenciée (cf. chapitre IX LEO), ou doive être considéré comme une circonstance particulière.
c) La recourante fait encore, et pour l'essentiel, état de la dégradation de la situation familiale, estimant que cet élément constitue une circonstance particulière devant être prise en compte. Elle a relevé à cet égard dans sa contestation du 6 juillet 2020 que c'était après avoir été témoin de l'agression de son père dans la rue que son fils avait connu une fin d'année 2019 difficile. Or, ainsi que l'a observé l'autorité intimée dans sa décision, les résultats de C._ sont "globalement en cohérence sur l'ensemble de l'année scolaire". En d'autres termes, l'événement du 27 novembre 2019 ne permet pas d'établir qu'à compter de cette date, les résultats scolaires de l'élève auraient connu une baisse, même de faible ampleur. Ainsi, sans nier ou minimiser la souffrance et les conséquences que l'événement du 27 novembre 2019 a pu occasionner chez C._, il y a lieu de relever que les notes obtenues par l'élève n'ont pas connu de diminution significative après celui-ci. Au contraire, peu après le 27 novembre 2019, elles sont meilleures en français, en anglais, en géographie et en histoire.
Ce n'est finalement que dans le cadre de la procédure de recours que la recourante a allégué que les difficultés qu'avait rencontrées C._ n'avaient en réalité pas débuté le 27 novembre 2019, mais dès la fin de l'été 2019, se référant à l'attestation établie le 18 septembre 2020 par le Dr M._, qui a fait état d'une péjoration de l'état de santé de G._, père de C._, "après plusieurs années de stabilité" depuis fin août 2019. Cette situation familiale ne permet cependant pas de retenir que l'autorité intimée aurait dû octroyer le certificat sollicité à C._ en reconnaissant l'existence de circonstances particulières au sens du ch. 10.3 CGE. A titre d'exemples de circonstances particulières, sont évoquées "une scolarité gravement et durablement perturbée par une absence prolongée, une arrivée récente d'un autre canton ou de l'étranger ou des situations assimilables" (cf. ch. 10.3 CGE). Le bénéfice de circonstances particulières suppose ainsi d'une part que l'insuffisance des résultats trouve sa cause dans une scolarité gravement et durablement perturbée pour l'un ou l'autre de ces motifs, et d'autre part que les résultats en cause ne reflètent pas les aptitudes réelles de l'élève. On peut imaginer le cas d'un élève qui aurait obtenu dans un premier temps des résultats très insuffisants (par exemple parce qu'il aurait accumulé du retard en raison d'une absence prolongée, parce que le programme suivi ne correspondrait pas au programme auquel il était soumis avant son arrivée ou encore parce qu'il ne maîtriserait pas la langue) mais dont les progrès ultérieurs, même s'ils ne lui ont pas permis d'atteindre les moyennes requises, attesteraient de ce que ses aptitudes réelles au moment où l'autorité statue sur ce point sont suffisantes. De telles situations particulières ne doivent être admises qu'exceptionnellement; elles supposent à l'évidence dans tous les cas que l'insuffisance des résultats soit exclusivement due aux circonstances particulières invoquées. Comme le relève l'autorité intimée, la notion de circonstances particulières, comme exception aux règles de promotion allant au-delà du cas limite dont elle se distingue, s'applique au cas d'un élève qui, en raison d'un événement particulier présentant un caractère extraordinaire, n'a pas rempli les conditions de promotion, alors même qu'il a acquis les compétences et connaissances requises. Si en revanche, des circonstances défavorables, en particulier un accident, une maladie de longue durée ou un handicap ont empêché l'élève d'acquérir les compétences et connaissances requises, on ne saurait délivrer à ce dernier un titre attestant du contraire. Peu importe à cet égard que l'élève ne soit pas responsable de ce qui lui est arrivé, dès lors que la certification implique que l'élève a atteint le niveau requis pour poursuivre sa scolarité. On ne saurait interpréter le CGE comme permettant de promouvoir un élève par empathie, au motif qu'il s'est trouvé sans faute de sa part dans une situation qui l'a empêché d'atteindre le niveau exigé pour être promu. Ainsi, s'il fait peu de doutes que C._ a été affecté par les difficultés que son père a rencontrées, cette circonstance ne présente pas le caractère extraordinaire requis, ni ne permet de retenir qu'il aurait été, pour ce motif, dans l'incapacité d'acquérir les compétences et connaissances requises. A cet effet, il n'est pas déterminant que le psychologue et conseiller en orientation professionnelle O._ ait annoncé par message WhatsApp à la recourante qu'il estimait que les circonstances particulières étaient justifiées dans le cas de son fils, puisque c'est le conseil de direction qui apprécie les cas limites et statue sur les situations particulières (cf. art. 78 al. 2 RLEO).
d) S'agissant enfin de la situation liée à la pandémie de coronavirus, et de ses conséquences (suppression des cours en présentiel, stress généré par une situation inédite, difficultés occasionnées par le travail à domicile, absence d'évaluations et donc impossibilité de rattraper les résultats obtenus antérieurement ou d'apporter la preuve d'une progression hypothétique ou avérée), elles ont affecté globalement l'ensemble des élèves et ne sauraient dès lors constituer des circonstances particulières individuelles.
e) Finalement, aucun élément au dossier ne permet de considérer que les aptitudes réelles de C._ seraient suffisantes nonobstant l'insuffisance de ses résultats, étant constant que les circonstances particulières ne doivent pas permettre une promotion lorsque les connaissances de l'élève ne sont pas acquises, quand bien même ce dernier n'est pas responsable de cette situation.
Quant à la violation de l'art. 129 LEO dont se plaint la recourante, elle n'est pas établie, l'examen du dossier ne permettant pas de considérer que les droits des parents au sens de cette disposition n'auraient pas été respectés.
Enfin, l'art. 128 al. 4 LEO prévoit qu'en dehors du temps scolaire, l'enfant est placé sous la responsabilité de ses parents; on voit dès lors mal en quoi "l'école" n'aurait pas été en mesure de protéger l'élève après l'agression subie par son père sous ses yeux en novembre 2019, dès lors que la "bagarre/agression" a eu lieu à 19h25, soit en dehors du temps scolaire (cf. courriel de Police ******** du 24 juillet 2020, produit sous pièce 8 du bordereau du recours).
En définitive, la décision attaquée ne prête pas le flanc à la critique en tant que l'autorité intimée a confirmé la décision du conseil de direction de l'Etablissement du 25 juin 2020 refusant l'octroi du certificat d'études secondaires VG à C._.
7.
Il résulte des considérants qui précèdent que le recours doit être rejeté et la décision attaquée confirmée.
Compte tenu des circonstances, il est renoncé à percevoir un émolument (cf. art. 49 al. 1 et 50 LPA-VD). L'avance de frais effectuée par la recourante lui sera restituée.
Il n'y a pas lieu pour le reste d'allouer d'indemnité à titre de dépens (cf. art. 55 al. 1 LPA-VD).