Decision ID: 05c51310-bd88-5364-8e87-45f5649574e8
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que A_ a formé deux demandes en paiement distinctes contre B_, lesquelles ont été jointes;
Que C_, associée de A_, avait dans un premier temps, obtenu l'assistance judiciaire pour agir en paiement contre B_; que l'assistance judiciaire lui a ensuite été retirée par décision du 9 décembre 2021, avec effet au 10 décembre 2021;
Que la requête d'assistance judiciaire formée par A_ a quant à elle été rejetée par décision du 26 novembre 2021;
Que par décision du 11 février 2022, la Cour de justice a toutefois annulé la décision du 26 novembre 2021 de la Vice-présidente du Tribunal et lui a renvoyé la cause pour nouvelle décision, considérant qu'il lui appartenait d'examiner si A_ était, tout comme ses associés, dans le besoin;
Que parallèlement, soit par ordonnance
OTPI/962/2021
du 21 décembre 2021, le Tribunal a condamné A_ à fournir, soit en espèces, soit sous forme de garantie d'une banque établie en Suisse ou d'une société d'assurance autorisée à exercer en Suisse, des sûretés en garantie des dépens d'un montant de 14'034 fr. 40, un délai de 30 jours dès la notification de l'ordonnance étant fixé pour déposer lesdites sûretés;
Que par ailleurs et par une autre décision du 21 décembre 2021, le Tribunal a imparti à A_ un délai au 24 janvier 2022 pour verser une avance de frais de 8'000 fr.;
Considérant,

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un recours au sens des art. 319 ss CPC;
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision attaquée (art. 325 al. 1 CPC);
Que l'instance de recours peut toutefois suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 2 CPC);
Qu'elle dispose d'un large pouvoir d'appréciation;
Que l'on devrait à tout le moins admettre que l'effet suspensif soit restitué lorsque la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (Jeandin, CR, CPC 2
ème
éd. 2019, ad art. 325 n. 6);
Qu'en l'espèce, la Vice-présidente du Tribunal doit statuer à nouveau sur la demande d'assistance judiciaire formée par la recourante, à la suite de l'arrêt de la Cour du 11 février 2022;
Que la nouvelle décision qui sera rendue est susceptible d'avoir une incidence sur la question du versement des sûretés;
Que le délai pour verser les sûretés requises arrivera à échéance le 14 mars 2022;
Qu'il est vraisemblable que la Vice-présidente n'aura pas encore statué à cette date;
Qu'il existe dès lors un risque que la demande en paiement de la recourante soit déclarée irrecevable pour défaut de fourniture des sûretés, ce qui serait susceptible de lui causer un préjudice difficilement réparable;
Que par ailleurs, la partie intimée ne s'est pas opposée à la restitution de l'effet suspensif;
Qu'il sera statué sur les frais relatifs à la présente décision dans l'arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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