Decision ID: bc1d39c8-0a33-56d7-a855-c212a196bf6b
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a.
Par décision du 24 septembre 2014, le Directeur de l'établissement de Curabilis a prononcé une sanction de trois jours d'arrêt disciplinaires "sans sursis" à l'encontre de A_ (ci-après : le recourant), détenu à Curabilis depuis le mois de juillet 2014, au motif qu'il avait, les 8 et 17 septembre 2014, proférés des insultes et des menaces d'assassinat envers le personnel de l'établissement.![endif]>![if>
Par décision du 6 novembre 2014, le responsable de l'exécution des mesures de l'établissement précité a prononcé à l'encontre du recourant une sanction de deux jours d'arrêts disciplinaires "sans sursis" en raison des insultes qu'il adressait régulièrement à l'encontre des collaborateurs et collaboratrices de l'établissement et des menaces qu'il avait proférées à deux reprises.
b.
Par arrêt du 22 septembre 2015, la Chambre administrative de la Cour de justice, statuant sur le recours interjeté par le recourant contre les deux décisions susmentionnées, a notamment constaté la nullité absolue de la décision du 6 novembre 2014, dès lors que celle-ci avait été prise par une autorité incompétente, le prononcé de sanctions disciplinaires relevant exclusivement de la compétence du Directeur de l'établissement.
B.
Le 22 octobre 2015, le recourant a sollicité l'assistance juridique pour former une action en dommages et intérêts en réparation du tort moral qu'il allègue avoir subi en raison de la sanction disciplinaire du 6 novembre 2014 prononcée à son encontre.![endif]>![if>
C.
Par décision du Vice-président du Tribunal civil du 25 novembre 2015, confirmée par décision de l'Autorité de céans du 12 janvier 2016, la requête d'assistance juridique précitée a été rejetée, au motif que la cause du recourant était dénuée de chances de succès. Il a notamment été considéré que la nullité d'une décision rendue par une autorité incompétente ne causait pas d'emblée et par nature un dommage chiffré ni un tort moral et que le recourant n'invoquait ni ne démontrait qu'il aurait, du fait de la décision litigieuse, subi une atteinte particulièrement grave qui aurait entraîné des souffrances objectives et subjectives d'une grande intensité. Pour le surplus, la valeur litigieuse hypothétique pour deux jours d'arrêts disciplinaires serait très rapidement dépassée par les frais de justice et d'avocat induits par une procédure et une personne avisée plaidant à ses propres frais n'engagerait pas de telles dépenses sans avoir la certitude d'obtenir gain de cause et de rentrer dans ses frais.![endif]>![if>
D.
Statuant sur le recours interjeté par le recourant, le Tribunal fédéral a, par arrêt du 20 juin 2016, annulé la décision précitée, au motif qu'il n'était pas d'emblée exclu qu'une mise aux arrêts disciplinaires d'une durée de deux jours puisse donner lieu à indemnisation. La cause a donc été renvoyée à l'Autorité de céans pour qu'elle octroie l'assistance juridique au recourant.![endif]>![if>

EN DROIT
1.
Il n'y a pas lieu de revenir sur la recevabilité de recours, qui avait été admise par le Vice-président de la Cour de justice dans sa précédente décision.![endif]>![if>
2.
La cause a été renvoyée par le Tribunal fédéral à l'Autorité de céans pour que celle-ci octroie l'assistance juridique au recourant. Il sera donc fait suite à l'arrêt du Tribunal fédéral (art. 107 al. 2 LTF).![endif]>![if>
3.
Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, il n'est pas perçu de frais judiciaires pour la procédure d'assistance juridique (art. 119 al. 6 CPC).![endif]>![if>
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