Decision ID: 49eedcd9-ca3e-582b-8032-6dd0691e9d36
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Vu en fait
la décision de l’Office de l’assurance-invalidité (ci-après : OAI) du 8 septembre 2021 allouant à Monsieur A_ (ci-après : l’assuré) une rente entière d’invalidité limitée du 1
er
août 2017 au 31 août 2018 ;
Vu le recours de l’assuré, représenté par un avocat, du 11 octobre 2021 concluant, principalement, à l’annulation de la décision de l’OAI du 8 septembre 2021et à l’octroi d’une rente entière d’invalidité ; subsidiairement, à ce qu’une expertise judiciaire soit ordonnée ; encore plus subsidiairement, au renvoi du dossier à l’OAI pour instruction complémentaire et nouvelle décision ;
Vu l’avis du service médical régional (ci-après : SMR) du 9 novembre 2021 estimant qu’une expertise rhumatologique est nécessaire ;
Vu la réponse de l’OAI du 9 novembre 2021 concluant, sur la base de l’avis du SMR précité, à ce que le dossier lui soit renvoyé pour un complément d’instruction, sous la forme d’une expertise rhumatologique.

Attendu en droit
que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté en temps utile, le recours est recevable (art. 60 LPGA) ;
Que l’intimé, dans sa réponse au recours, a admis qu’il lui incombait de mener une instruction complémentaire, par le biais d’une expertise rhumatologique ;
Que le renvoi du dossier à l’intimé correspond à la conclusion encore plus subsidiaire du recourant ;
Que, conformément au principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge des assurances sociales doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier. Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 751/03 du 19 mars 2004 consid. 3.3). Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise lorsqu'il considère que l'état de fait médical doit être élucidé par une expertise ou que l'expertise administrative n'a pas de valeur probante (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4). Qu’un renvoi à l’administration reste possible, notamment quand il est fondé uniquement sur une question restée complètement non instruite jusqu'ici, lorsqu'il s'agit de préciser un point de l'expertise ordonnée par l'administration ou de demander un complément à l'expert (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4; SVR 2010 IV n. 49 p. 151, consid. 3.5; arrêt du Tribunal fédéral
8C_760/2011
du 26 janvier 2012 consid. 3) ;
Qu’en l’occurrence, l’intimé a estimé qu’il se justifie de compléter l’instruction médicale du point de vue rhumatologique ;
Que le renvoi à l’intimé est ainsi justifié ;
Qu’au vu de ce qui précède, le recours sera partiellement admis, la décision litigieuse annulée et la cause sera renvoyée à l’intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision.
Que vu l’issue du litige, une indemnité de CHF 1'500.- sera allouée au recourant à la charge de l’intimé.
Qu’un émolument de CHF 200.- sera mis à la charge de l’intimé.