Decision ID: acc8da53-72e5-551e-9db7-3a8516f2571e
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
que par acte du 15 décembre 2020 adressé à la Chambre de surveillance, A_ s'est plaint de sa mise en poursuite par B_, avec lequel il était en litige suite à des travaux effectués pour son entreprise C_ Sàrl à D_ [VD];
Que, par courrier recommandé adressé le 16 décembre 2020 à A_, la Chambre de surveillance a attiré l'attention de ce dernier sur les exigences formelles découlant de l'art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LALP, et en particulier sur l'obligation pour le plaignant de désigner et produire la décision attaquée, ainsi que de motiver sa plainte; l'acte adressé le 15 décembre 2020 à la Chambre de surveillance ne satisfaisant pas à ces conditions, un délai au 4 janvier 2021 était imparti à A_ pour compléter sa plainte, sous peine d'irrecevabilité;
Que A_, qui n'a pas réclamé le courrier recommandé précité, n'a déposé aucun acte ou document supplémentaire dans le délai imparti, ni plus tard;
Que des observations n'ont pas été requises.
Considérant,

EN DROIT
, que la voie de la plainte à l'autorité de surveillance, soit à Genève la Chambre de surveillance, est ouverte pour contester les décisions et mesures de l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 13 et 17 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP);
Que la plainte doit être déposée, sous forme écrite et motivée (art. 9 al. 1 et 2 LaLP; art. 65 al. 1 et 2 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP);
Que la Chambre de surveillance peut, sans instruction préalable et par une décision sommairement motivée, écarter une plainte manifestement irrecevable (art. 72 LPA, applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LALP);
Qu'en l'espèce la plainte déposée le 15 décembre 2020 est manifestement irrecevable;
Qu'en premier lieu le plaignant ne désigne pas précisément la mesure de l'Office qu'il entend contester, ni la poursuite à laquelle il se réfère;
Qu'en tant qu'il critique le comportement de B_, qui lui réclamerait à tort le paiement de factures, le plaignant conteste le bien-fondé des créances déduites en poursuite;
Que, toutefois, il n'appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non; qu'en effet, l'examen du bien-fondé de la prétention faisant l'objet de la poursuite relève exclusivement de la compétence du juge ordinaire (ATF
113 III 2
consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral
5A_76/2013
du 15 mars 2013 consid. 3.1); que le débiteur qui entend contester l'existence, l'exigibilité ou la quotité de la créance en poursuite doit ainsi former opposition au commandement de payer puis faire valoir ses moyens dans le cadre de la procédure de mainlevée et, le cas échéant, dans celui d'une action en reconnaissance ou en libération de dette;
Que la Chambre de céans peut uniquement revoir si les actes de poursuite ont été exécutés conformément à la LP et à ses ordonnances d'exécution;
Qu'en l'espèce, le plaignant ne fait valoir aucune violation du droit de l'exécution forcée;
Qu'au vu de ce qui précède, la plainte est manifestement irrecevable, ce que la Chambre de céans peut constater d'emblée, sans instruction préalable (art. 72 LPA);
Qu'il n'y a pas lieu à la perception d'un émolument ni à l'octroi de dépens (art. 20a al. 1 ch. 5 LP et 61 al. 2 let. a et 62 OELP).
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