Decision ID: 841c9fb7-7fe5-5977-b950-1cfcdc289684
Year: 2018
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. A._, née en 2001, est la fille de B._, née en 1965, et C._, né en 1964, lesquels sont également les parents de D._, née en 1997. B._ et C._ ont divorcé en 2006. Après le divorce, la mère a conservé l'autorité parentale et la garde exclusive des enfants, le père ayant un droit de visite en principe tous les quinze jours, du vendredi soir au dimanche soir, ainsi que sur une partie des vacances.
Désormais, B._ habite avec E._.
B. Le 30 juin 2014, la Police est intervenue au CO de F._, après que A._ ait annoncé des maltraitances commises par E._.
Par rapport du 7 juillet 2014, la Police a signalé la situation de A._ à la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine (ci-après: la Justice de paix). Suite à cette intervention, A._ a été conduite à la Fondation G._, avec l'accord du Service de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: le SEJ) et de sa mère.
Par décision du 4 août 2014, la Justice de paix a notamment placé A._ à la Fondation G._ pour une durée de trois mois et retiré le droit de déterminer le lieu de résidence et la garde de fait de B._ sur sa fille pour la durée du placement. Une curatelle de surveillance des relations personnelles a également été instituée. La curatrice a été chargée de veiller à l’organisation, à l’exécution et au bon déroulement du placement. En particulier, pour la fin du placement d’observation de trois mois, elle a été chargée d’adresser à l’autorité de protection de l’enfant un rapport indiquant la suite proposée quant au lieu de vie et à l’encadrement de la jeune fille. Le mandat est actuellement confié à H._.
Par décision du 15 décembre 2014, la Justice de paix a pris acte de la fin du retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de B._ sur sa fille A._. Il ressort notamment de ladite décision qu’à la fin du placement à la Fondation G._, A._ n’a pas souhaité rentrer à la maison, de sorte qu’elle séjourne depuis lors au Foyer I._ en accord avec B._.
Depuis lors, A._ a suivi une bonne scolarité et son séjour au foyer se passe bien. Elle entretient également de bons rapports avec son père, chez qui elle se rend régulièrement en droit de visite. Toutefois, des problématiques relatives au conflit parental et à la relation mère-fille subsistent. Cela est relevé tant par le SEJ, par le thérapeute de A._, par le foyer, par B._, par C._, que par A._ elle-même.
C. Dans leur rapport du 7 décembre 2017, le chef de secteur du SEJ et la curatrice ont proposé que l’autorité parentale de B._ soit limitée s’agissant de la gestion des finances (argent de poche, hygiène et soins, vêtements, téléphone portable, ordinateur), la gestion des temps libres et des horaires de sorties, des aspects liés à la santé et de la mise en place d’une activité extrascolaire.
Par requête du 5 juin 2018, B._ a formellement demandé à être relevée de l’autorité parentale.
Le 18 juin 2018, l'adjoint du chef de secteur du SEJ et la curatrice se sont déterminés sur la requête de B._, en maintenant les conclusions prises dans le rapport du 7 décembre 2017.
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Par décision du 4 juillet 2018, la Justice de paix a rejeté les requêtes tendant au retrait ou à la limitation de l’autorité parentale de B._ sur sa fille A._, confirmé que celle-là reste seule titulaire de l’autorité parentale sur celle-ci, prié les intervenants (foyer et curatrice) d’intégrer la mère dans les projets d’avenir de sa fille et de lui donner des informations complètes et précises, rappelé les parents à leurs devoirs et pris acte que la mère verserait un montant de CHF 30.- par mois à sa fille à titre d’argent de poche, frais de justice à la charge des parents pour moitié chacun.
D. Par acte du 19 août 2018, remis à la poste le 21 août 2018, A._ a interjeté recours contre la décision de la Justice de paix du 4 juillet 2018. Elle y demande en outre que ses intérêts puissent être défendus par un avocat et prie la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (: la Cour) de bien vouloir lui indiquer comment obtenir pareille aide, dès lors qu'elle est mineure et sans revenu.
Le 28 août 2018, la Présidente de la Cour a signifié à A._ qu'un recours doit être motivé et ne peut porter que sur le dispositif de la décision attaquée, sous peine d'être irrecevable. Partant, la Présidente lui a imparti un délai de dix jours pour compléter son recours.
Par acte du 4 septembre 2018, reçu au Greffe du Tribunal cantonal le 7 septembre 2018, A._ a déposé un nouvel écrit.
Le 13 septembre 2018, la Justice de paix a indiqué qu'elle n'avait pas d'observations à formuler.

en droit
1.
1.1. Selon l'art. 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte (LPEA; RSF 212.5.1), le Tribunal cantonal connaît des recours contre les décisions rendues par l'autorité de protection, soit la Justice de paix (art. 2 al. 1 LPEA). La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 20 du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC; RSF 131.11]) est compétente pour statuer.
1.2. Les dispositions de la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC), de sorte que la procédure de recours est régie par les art. 450 à 450e CC (MEIER/STETTLER, Droit de la filiation, 5e éd. 2014, n. 589 p. 399).