Decision ID: 26bc4ef6-6698-5e9b-87c2-1ce6912865ec
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu, en fait, le recours (enregistré sous cause A/1648/2018) interjeté le 14 mai 2018 auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : chambre administrative) par Monsieur A_ contre B_ du 26 avril 2018 rejetant la demande de récusation de celui-ci dirigée contre Madame C_, dans le cadre de la procédure d’entretien de service ;
vu le recours (enregistré sous cause A/1989/2018) interjeté le 8 juin 2018 par M. A_ devant la chambre administrative contre la décision de licenciement rendue le 9 mai 2018 par B_ ;
que M. A_ a conclu, dans ses deux recours, notamment à la nullité de la décision de résiliation des rapports de service, invoquant en particulier des vices de procédure, dont le fait que la décision aurait été prise par le Conseil d’administration de B_ avec la participation de Mme C_ ;
que B_ conclut au rejet des deux recours ;
attendu que, lors de l’audience de comparution personnelle qui s’est tenue le 31 octobre 2018 devant la chambre de céans et à laquelle un des deux directeurs de B_ a représenté cette dernière, les parties ont déclaré être d’accord que les deux procédures soient jointes ;
qu’interrogé quant à l’intérêt actuel du recours dirigé contre le refus de la demande de récusation, le recourant a indiqué que si un accord était trouvé relatif aux questions du décompte d’heures supplémentaires et de vacances, qui devait être établi à la fin du mois d’octobre 2018, ainsi que celle du certificat de travail, le premier recours deviendrait sans objet ; un projet de certificat de travail allait être soumis à l’employeur en réponse à celui reçu ;
que, par ailleurs, les parties ont souhaité, notamment, l’audition de Mmes C_ et D_, toutes deux membres du Conseil d’administration de B_ ;
qu’elles divergent cependant sur la qualité en laquelle celles-ci pourront être entendues, le recourant soutenant qu’elle ne pouvait avoir lieu qu’à titre de renseignement, alors que l’intimée fait valoir qu’il s’agit de témoins ;
qu’à l’issue de l’audience, les parties ont été informées qu’une décision incidente précisant en quelle qualité les deux membres du Conseil d’administration devaient être entendues allait être rendue ;

Considérant, en droit, que les deux recours ont été formés dans le délai et la forme requis devant l’autorité compétente (art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
) et sont, dès lors, recevables ;
que, par ailleurs, compte tenu du fait que les deux procédures se rapportent, notamment, aux conditions dans lesquelles les rapports de service ont été résiliés et présentent, de ce fait, un rapport étroit, il y a lieu, par souci d’économie de procédure, de joindre les deux causes, en application de l’art. 70 al. 1 LPA ;
que, par ailleurs, Mmes C_ et D_ étant organes de l’intimée, elles ne pourront être entendues qu’à titre de renseignement, comme le prévoit l’art. 31 let. i LPA ; que rien ne permet de considérer qu’il conviendrait de s’écarter du texte clair de la loi à cet égard ;
que les convocations seront adressées aux parties par pli séparé ;
qu’enfin, il sera statué sur les frais du présent arrêt avec l’arrêt à rendre au fond.