Decision ID: 74a2c1aa-2fc8-52e0-8b03-9c0df93f37e5
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que, par ordonnance datée du 19 juillet 2017, le Tribunal de première instance, sur requête de B_ SA, créancière, a ordonné le séquestre au préjudice de C_ SA, EN LIQUIDATION, débitrice, de tous avoirs appartenant à cette dernière et se trouvant en mains de A_ SA ainsi que de toute créance dont elle serait titulaire à l'encontre de cette société;
Que l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a procédé le 20 juillet 2017 à l'exécution de ce séquestre en mains de A_ SA, par un avis l'informant qu'elle ne pouvait plus dorénavant s'acquitter de toute dette dont elle serait redevable envers C_ SA, EN LIQUIDATION qu'en ses mains, sous peine de s'exposer à devoir payer deux fois;
Que, par courrier daté du 9 août 2017, A_ SA a indiqué à l'Office avoir bloqué en ses mains tous les avoirs qu'elle détenait pour le compte de la débitrice,
"sous déduction de la somme de CHF 1'500.00 + TVA (soit CHF 1'620.00), à titre d'honoraires comptables pour l'année 2016, que nous compensons"
;
Que, par courrier daté du 10 août 2017, l'Office a invité B_ SA à lui faire savoir si elle admettait la compensation invoquée par A_ SA;
Que, par courrier daté du 25 août 2017, la créancière a contesté ladite compensation;
Que, par courrier daté du même jour, l'Office a alors confirmé à A_ SA qu'il lui était interdit de disposer des fonds séquestrés, y compris de ceux visés par la déclaration de compensation;
Que le procès-verbal de séquestre, qui mentionne la compensation invoquée par A_ SA, a été adressé le 28 août 2017 aux créancière et débitrice;
Que, par acte adressé le 4 septembre 2017 à la Chambre de surveillance, A_ SA a formé une plainte au sens de l'art. 17 LP contre le courrier de l'Office daté du 25 août 2017, concluant à son annulation, à l'ouverture d'une procédure de revendication au sens des art. 106 ss. LP et à ce qu'un délai soit imparti à B_ SA, subsidiairement à elle-même, pour ouvrir action en contestation, respectivement en constatation, de la créance invoquée en compensation;
Que, dans ses observations datées du 26 septembre 2017, l'Office a conclu au rejet de la plainte;
Que B_ SA en a fait de même par courrier daté du 27 septembre 2017;
Que, par jugement daté du 28 septembre 2017, le Tribunal de première instance a prononcé la faillite de C_ SA, EN LIQUIDATION;
Que, par décision datée du 30 octobre 2017, l'Office, considérant que les biens séquestrés tombaient dans la masse active, a constaté la caducité du séquestre et en a révoqué l'exécution en mains de A_ SA;
Que cette décision n'a pas fait l'objet d'une plainte;
Que, par courrier daté du 2 novembre 2017, B_ SA a indiqué qu'à son sens la procédure de plainte était devenue sans objet;
Que, par courrier daté du 21 novembre 2017, A_ SA a estimé que, pour que la procédure soit considérée comme sans objet, il convenait préalablement que B_ SA
"atteste du caractère définitif et exécutoire de la décision"
rendue le 30 octobre 2017 par l'Office;
Considérant,

EN DROIT
, que l'exercice d'une voie de recours suppose l'existence d'un intérêt actuel à obtenir l'annulation ou la modification de la décision contestée; que cet intérêt doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où la décision tranchant le sort du recours est tranchée (ATF
139 I 2016
consid. 1.1); que, si cet intérêt existe lors du dépôt du recours mais disparaît pendant la durée de la procédure de recours, la cause doit être radiée du rôle car devenue sans objet (ATF
137 I 23
consid. 1.3.1);
Que, selon l'art. 206 al. 1 LP, le prononcé de la faillite du débiteur entraîne, sous réserve d'exceptions dénuées de pertinence en l'espèce, l'extinction des poursuites en cours; les biens saisis non réalisés au moment de l'ouverture de la faillite et les biens séquestrés rentrent dans la masse en faillite (art. 199 al. 1 LP);
Qu'il en résulte, en l'espèce, que la faillite de la débitrice a entraîné de plein droit l'extinction de la procédure de séquestre, les avoirs séquestrés, parmi lesquels la créance – quel que soit son montant – dont la débitrice est titulaire à l'encontre de la plaignante tombant dans la masse;
Que la décision de l'Office constatant ce qui précède n'a fait l'objet d'aucune plainte à ce jour;
Que, les mesures d'exécution contestées par la plaignante n'étant ainsi plus en force, la plainte est devenue sans objet, sans qu'il soit nécessaire que la poursuivante atteste du caractère définitif et exécutoire de la décision datée du 30 octobre 2017, ce qui paraît au demeurant difficilement exigible de sa part;
Que la cause sera donc rayée du rôle;
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP), aucuns dépens ne pouvant pour le surplus être alloués (art. 62 al. 2 OELP).
* * * * *