Decision ID: c164b7a4-11d3-52ef-93c3-0049a13101ef
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que
le docteur A_ (ci-après : le médecin ou le défendeur), né le _ 1965, exerçait la profession de médecin généraliste à titre indépendant dans le cadre de deux cabinets, l’un à Montreux au B_ et l’autre à Genève au C_ depuis 2013;
Que 26 caisses-maladie, représentées par SANTESUISSE, ont saisi le Tribunal de céans le 5 juillet 2018, concluant au paiement par le médecin du montant de CHF 284'743.- pour l’année statistique 2016, au titre de violation du principe du caractère économique des prestations;
Que par arrêt du 30 septembre 2021 (
ATAS/1065/2021
, le Tribunal de céans
· a admis la demande du 5 juillet 2018
(ch 2);
· a mis la totalité de l'émolument de justice de CHF 3'000.-
et les frais du Tribunal de céans de CHF 9'595.- à la charge du défendeur (ch 3);
· a condamné le défendeur à verser à SANTESUISSE, à charge pour elle de la répartir en faveur des demanderesses, la somme de CHF 5'000.- à titre de dépens (ch 4);
· a prononcé une exclusion de cinq ans du défendeur de toute activité à la charge de l’assurance obligatoire des soins (ch 5);
Que par courrier du 25 octobre 2021, Maître Olivier Burnet a requis la rectification du dispositif, au motif qu'il était incomplet;

Attendu en droit que
selon l’art. 85 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), la juridiction qui a statué peut rectifier, en tout temps, les fautes de rédaction et les erreurs de calcul ;
Que la procédure en rectification, dès lors qu'elle peut être effectuée en tout temps, doit, pour respecter la sécurité du droit, être limitée strictement aux erreurs qui ne peuvent faire l'objet d'aucune contestation ou encore dont la rectification est évidente ; qu’une interprétation restrictive doit ainsi être donnée à la demande de rectification (
ATA/1256/2015
du 24 novembre 2015 ;
ATA/610/2012
du 11 septembre 2012) ; que la procédure en rectification, comme celle en révision, n'a pas pour but de permettre le réexamen de la solution juridique retenue par l'arrêt en question ; que l'autorité concernée ne peut modifier une erreur de rédaction que pour autant que la substance de la décision n’en soit pas modifiée (
ATA/610/2012
précité ;
ATA/499/2011
du 27 juillet 2011 ;
ATA/391/2011
du 21 juin 2011) ;
Qu’en l’espèce, le Tribunal de céans a admis la demande de SANTESUISSE du 5 juillet 2018 ; qu'il a toutefois omis de condamner le défendeur au versement de la somme réclamée par SANTESUISSE;
Que le dispositif est ainsi incomplet;
Qu'il convient en conséquence de rectifier le dispositif de l'arrêt du 30 septembre 2021, en ce sens qu'il y sera ajouté un chiffre selon lequel le défendeur est condamné à verser à SANTESUISSE, à charge pour elle de la répartir en faveur des demanderesses, la somme de CHF 284'743.-, ce conformément au considérant 20 dudit arrêt;
Qu'il ne se justifie pas pour le surplus d'allouer aux demanderesses, qui ne le réclament du reste pas, une indemnité pour la présente procédure;
Qu'à l'issue de la cause, il est statué sans frais;