Decision ID: 97000cd5-9681-5a88-afef-70029eac2247
Year: 2008
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par jugement du 10 mai 2007, la 9ème chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame Z_, et Monsieur Z_, mariés en date du 3 septembre 2001.
Selon le chiffre 4 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par le demandeur durant le mariage.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 26 juin 2007 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 17 juillet 2007 pour exécution du partage.
Le Tribunal de céans a procédé à l'instruction de la cause. Selon le compte individuel communiqué le 24 septembre 2007 par la Caisse cantonale genevoise de compensation (CCGC), le demandeur a travaillé depuis novembre 2002 jusqu'à décembre 2004 chez X_, puis de janvier à juin 2005 pour Y_ AG. Dans cette dernière activité, il a réalisé un revenu total de 9'982 fr. Il était par ailleurs au chômage dès mai 2005. Aux termes du courrier du 2 octobre 2007 de la Caisse de pensions de X_, la prestation de libre passage du demandeur a été versée à la Fondation institution supplétive LPP à Zurich. Le 24 octobre 2007, la Caisse de pensions de la X_ a fait savoir au Tribunal de céans que le demandeur était entré dans sa caisse le 1
er
novembre 2007 et n'avait pas apporté de prestation de libre passage. Le 9 janvier 2008, la Fondation institution supplétive LPP, administration des comptes de libre passage, a indiqué au Tribunal de céans que la prestation de libre passage du demandeur s'élevait à la date du divorce à 6'285 fr. 60.
Le 25 avril 2006, le Tribunal de céans a informé les ex-époux que, selon les informations en sa possession, le demandeur ne disposait que d'une prestation de sortie de 6'285 fr. 60 accumulée pendant le mariage auprès de la Fondation institution supplétive LPP et qu'il procédera au partage de cette somme, à défaut d'observations d'ici au 19 mai 2008.
En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par le demandeur. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 3 septembre 2001, d’autre part le 26 juin 2007, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.
Selon les renseignements recueillis, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 6'285 fr. 60. Ainsi, il doit à son ex-épouse le montant de 3'142 fr. 80 (6'285 fr. 60 / 2).
Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF
129 V 255
consid. 3).
Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).