Decision ID: 13a0f7ab-1224-5ccf-801b-055476d25df5
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a.
Par jugement JTPI/1_ du 12 décembre 2016, le Tribunal de première instance a condamné C_ à verser à A_ SA les sommes de 205 fr. 20 plus intérêts à 5% dès le 30 septembre 2015, de 373 fr. plus intérêts à 5% dès le 30 octobre 2015 et de 203 fr. 45 plus intérêts à 5% dès le 15 novembre 2015. Il a, par ailleurs, prononcé à due concurrence la mainlevée définitive au commandement de payer, poursuite n° 16 xxxx30 U, arrêté les frais de la procédure de conciliation à 100 fr. et condamné la poursuivie à les verser à la société créancière.![endif]>![if>
b.
Le 3 avril 2017, l'Office des poursuites (ci-après: l'Office) n'a admis la réquisition de continuer la poursuite précitée qu'en ce qui concerne les créances en capital et intérêts, écartant les montants de 50 fr. (frais de rappel), de 100 fr. (frais de procédure de conciliation) et de 53 fr. 50 (certificat de non appel), au motif que ces frais devaient faire l'objet d'une poursuite distincte.
c.
Le même jour, l'Office a adressé à A_ SA le procès-verbal de saisie relatif à la poursuite précitée, valant acte de défaut de biens.
Le lendemain, l'Office a envoyé à A_ SA la facture n° 2_ de 13 fr. 30, libellée "envoi d'un rejet partiel pour une réquisition de poursuite de continuer".
Ces trois décisions ont été notifiées le 5 avril 2017.
d.
Le 6 avril 2017, A_ SA a adressé au Préposé de l'Office un courriel. Elle avait déjà appelé le 5 avril 2017 la collaboratrice du Préposé pour lui indiquer qu'elle n'était pas d'accord avec la décision écartant partiellement sa réquisition de continuer la poursuite. Elle s'adressait au Préposé pour éviter de déposer une plainte. Les frais écartés par l'Office auraient dû être pris en considération.
B.
Par acte expédié le 28 avril 2017 à la Chambre de céans, A_ SA se plaint de ce que l'Office des poursuites n'a pas donné suite à sa contestation du
6 avril 2017. En outre, le procès-verbal de saisie qu'elle avait reçu le 6 avril 2016 comportait des inexactitudes. Par ailleurs, elle n'avait pas reçu de réponses à ces courriers des 8 et 16 décembre 2016 et 23 mars 2017 au sujet des décomptes de frais relatifs aux poursuites n° 15 xxxx24 J et n° 15 xxxx27 F.![endif]>![if>
Précisant sa plainte par courrier du 4 mai 2017, la plaignante a sollicité des réponses à ses questions, persisté dans sa "réclamation" du 6 avril 2017 et requis l'annulation de la facture n° 2_.
Par la suite, la plainte a été retirée en ce qui concerne les poursuites 15 xxxx24 J et 15 xxxx27 F. Demeurent ainsi litigieuses la facture précitée ainsi que la décision de l'Office écartant partiellement la réquisition de continuer la poursuite n° 16 xxxx30 U.
L'Office estime que la plainte est tardive. Si elle devait être recevable, elle devrait être jetée.

EN DROIT
1.
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP), telles que le refus partiel d'une réquisition de continuer une poursuite ou une facture.
La plainte doit être formée dans les dix jours dès réception de la décision contestée (art. 17 al. 2 LP). La décision de l'Office écartant partiellement la réquisition de continuer la poursuite n° 16 xxxx30 U ainsi que la facture ont été reçues par la plaignante le 5 avril 2017. Le délai de 10 jours est ainsi arrivé à échéance le 15 avril 2017. Cette date est tombée durant les féries pascales (7 jours avant et 7 jours après Pâques; art. 56 ch. 2 LP). Celles-ci ne suspendent pas le cours du délai. Toutefois, si ce dernier arrive à échéance durant les féries, il est reporté au 3
e
jour utile (art. 63 LP). En l'occurrence, le délai a donc été reporté après la fin des féries, soit au 26 avril 2017.
Expédiée le 28 avril 2017, la plainte a été déposée hors délai et doit ainsi être déclarée irrecevable.
Il est encore relevé que l'Office ne peut se voir reprocher d'avoir tardé à répondre au courriel de la plaignante du 6 avril 2017. En effet, l'Office ne peut se voir reprocher un retard injustifié (art. 17 al. 2 LP) qu'en ce qui concerne des actes de poursuite que la loi lui impose d'accomplir. Le courriel précité ne tendait toutefois pas à l'accomplissement d'un tel acte.
2
. La procédure de plainte est gratuite.
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