Decision ID: 3c764d1e-e9ec-5a95-bbb1-16fda6d208af
Year: 2016
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par arrêt du 13 septembre 2016 (
ATA/779/2016
), la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) a admis le recours de l’administration fiscale cantonale (ci-après : AFC) contre un jugement du 25 janvier 2016 du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) en tant qu’il admettait la requête de Monsieur A_ en révision de sa taxation pour l’année fiscale 2007. Un émolument de CHF 500.- a été mis à la charge de M. A_.![endif]>![if>
2. Le 21 septembre 2016, M. A_ a sollicité de la chambre administrative l’annulation de l’émolument mis à sa charge. Les considérants de l’
ATA/779/2016
revenaient à admettre que le TAPI avait fait une erreur dans son jugement et il ne comprenait pas pourquoi il devait en supporter les conséquences. Sans cette erreur, l’AFC n’aurait pas eu à saisir la chambre administrative. ![endif]>![if>

EN DROIT
1. La juridiction administrative qui rend la décision statue sur les frais de procédure et émoluments (art. 87 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
Ces questions peuvent faire l’objet d’une réclamation dans le délai de trente jours dès la notification de la décision (art. 87 al. 4 LPA).
Adressée en temps utile à la chambre administrative, la réclamation est recevable.
2. L’art. 2 al. 1 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 30 juillet 1986 (RFPA -
E 5 10.03
) prévoit que, en règle générale, l’émolument d’arrêté n’excède pas CHF 10'000.-.![endif]>![if>
3. Un principe général de procédure administrative veut que les frais soient supportés par la partie qui succombe et dans la mesure où elle succombe
(René RHINOW, Öffentliches Prozessrecht, 2
ème
éd., 2014, n. 951).![endif]>![if>
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la juridiction de céans, les décisions des tribunaux en matière de frais et dépens n’ont pas à être motivées, l’autorité restant néanmoins liée par le principe général de l’interdiction de l’arbitraire (ATF
114 Ia 332
consid. 2b ;
111 Ia 1
;
111 V 48
consid. 4a ; arrêts du Tribunal fédéral
6B_245/2011
du 7 juillet 2011 consid. 2.2 ; 5D_2010 du 28 février 2011 consid. 4.1 ;
2C_379/2010
du 19 novembre 2010 consid. 6.1 ;
5A_502/2008
du 4 mars 2009 consid. 4.1 ;
ATA/751/2012
du 30 octobre 2012 consid. 3 ;
ATA/544/2010
du 4 août 2010 consid. 3 ;
ATA/430/2010
du 22 juin 2010 et les références citées).
4. En l’espèce, le demandeur a succombé dans le recours formé par l’AFC contre le jugement du TAPI qui lui avait donné partiellement gain de cause, de sorte que la juridiction de céans s’est conformée aux dispositions susmentionnées en mettant un émolument à sa charge, de la même manière que le TAPI avait mis à sa charge un émolument réduit tenant compte de l’admission partielle de son recours initial. Il a par ailleurs pris des conclusions en rejet du recours de l’AFC par-devant la chambre de céans. En conséquence, celle-ci n’a pas versé dans l’arbitraire en mettant à la charge de M. A_ un émolument de CHF 500.-.![endif]>![if>
5. Conformément à la pratique constante de la juridiction de céans, aucun émolument ne sera perçu dans la présente cause (
ATA/7/2015
du 6 janvier 2015 ;
ATA/608/2012
du 11 septembre 2012). De même, aucune indemnité de procédure ne sera allouée (art. 87 al. 2 LPA).![endif]>![if>
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