Decision ID: 2bf2877e-666e-4965-859d-30a353cb25f1
Year: 2019
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

La Cour des plaintes, vu:
- la plainte pénale déposée par A. le 22 décembre 2018 auprès du Ministère
de la Confédération (ci-après: MPC) à l’encontre d’une multitude de
personnes, notamment des magistrats cantonaux pour « calomnie,
diffamation, discrimination religieuse, maltraitance psychologique sur
enfants mineurs et violation du devoir d’assistance et d’éducation » (act. 1.1),
- les plaintes réitérées les 9 et 30 janvier 2019 par A. à l’encontre d’autres
magistrats pour « violation de l’Etat de droit » et « d’abus d’autorité »,
- le courrier du MPC du 1er février 2019 indiquant au plaignant que le MPC
n’est pas une autorité de surveillance des autorités cantonales
administratives, pénales et judiciaires, qu’il ne leur est ainsi pas
hiérarchiquement supérieur et ne peut ni contrôler ni influencer leur activité,
- les plaintes réitérées par A. les 4, 22 février et 4 mars 2019 pour « criminalité
institutionnelle et terrorisme d’Etat produit par des magistrats »,
- l’ordonnance de non-entrée en matière rendue le 26 mars 2019 par le MPC,
concluant que celui-ci n’est pas l’autorité de surveillance des autorités
cantonales et qu’en l’espèce, la compétence fédérale (art. 23 et 24 CPP)
n’est manifestement pas donnée (act. 1.1),
- le recours formé par A. le 6 avril 2019 par devant la Cour des plaintes du
Tribunal pénal fédéral à l’encontre de l’ordonnance précitée (act. 1),

et considérant:
que les décisions de non-entrée en matière du MPC peuvent faire l’objet d’un
recours devant la Cour de céans (art. 322 al. 2 CPP par renvoi de l’art. 310
al. 2 CPP; art. 393 al. 1 let. a CPP et 37 al. 1 LOAP en lien avec l’art. 19 al. 1
du règlement du 31 août 2010 sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral
[ROTPF; RS 173.713.161]);
que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être
motivé et adressé par écrit dans le délai de dix jours à l’autorité de céans
(art. 396 al. 1 CPP);
que déposé le 6 avril 2019 à l’encontre d’une décision datée du 26 mars
2019, le recours a été formé en temps utile;
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que dans son recours, le recourant indique être confronté à un harcèlement
sans précédent de la part des Ministères publics vaudois et valaisans dans
le cadre d’une procédure de divorce;
que ses plaintes pénales ayant jusqu’à présent été rejetées par les
procureurs, il a « demandé au MPC de faire le nécessaire pour faire lever
l’immunité des magistrats et du parlementaire socialiste clairement en
violation au droit suisse et international »;
que l’ordonnance querellée retient qu’aucune plainte ou demande d’enquête
à l’encontre d’autorités cantonales ne peut être déposée auprès du MPC;
qu’elle retient en outre que le MPC n’est pas l’autorité de surveillance des
autorités cantonales et que la compétence fédérale (art. 23 et 24 CPP) n’est
en l’espèce manifestement pas donnée;
que la délimitation des compétences entre cantons et Confédération est
réglée aux art. 22 à 28 CPP;
que selon l’art. 22 CPP, les autorités pénales cantonales disposent d’une
compétence de principe, sous réserve des exceptions figurant aux art. 23 et
24 CPP (compétence des autorités pénales fédérales);
que les faits dont se plaint le recourant ne font manifestement pas partie des
infractions énumérées exhaustivement par les art. 23 et 24 CPP;
qu’il s’ensuit que l’ordonnance de non-entrée en matière ne prête pas le flanc
à la critique;
que par conséquent le recours est manifestement infondé et doit être rejeté;
qu’au vu de la conclusion qui précède et en application de l’art. 390 al. 2
CPP, la Cour de céans a renoncé à procéder à un échange d’écritures;
qu’en tant que partie qui succombe, le recourant se voit mettre à charge les
frais, et ce en application de l’art. 428 al. 1 CPP, selon lequel les frais de la
procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la mesure où
elles ont obtenu gain de cause ou succombé; ceux-ci se limitent en l’espèce
à un émolument qui, en application des art. 5 et 8 al. 1 du règlement du
Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et
indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sera
fixé à CHF 200.-- (minimum légal, art. 8 al. 1 RFPPF).
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