Decision ID: 408d9886-76dd-522d-8256-95338409f8ed
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_001
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. a) Le 25 août, respectivement le 1er septembre 2003, la société B._ SA en qualité d’entrepreneur et la société A._ SA en qualité de maître de l’ouvrage ont signé un contrat d’entreprise pour la maçonnerie et le béton armé de l’immeuble « A » en PPE « C._ » à D._ (DO pièces demanderesse/bordereau demande 07.04.2006, pce 5). La direction des travaux a été confiée à E._ qui représentait à ce titre A._ SA. Par courrier du 1er septembre 2003 (DO idem/idem, pce 6), B._ SA a confirmé à A._ SA que le contrat d’entreprise a été modifié et que le prix total était de CHF 314'700.55 TTC.
b) Par la suite, A._ SA a décidé d’adjuger la réalisation des immeubles « B », « C » et « D » de D._ à B._ SA. Dans la mesure où les parties se connaissaient de longue date et avaient déjà travaillé sur l’immeuble « A », elles n’ont pas recouru à la forme écrite mais ont simplement convenu que les immeubles mentionnés devaient être construits aux mêmes conditions contractuelles et tarifaires que celles prévues pour l’immeuble « A » (DO I/29, ch. Ad 12 = réponse du 21.06.2006 et DO I/9, ch. 12 = demande 07.04.2006).
c) Le 15 novembre 2005 (DO pièces demanderesse/bordereau demande 07.04.2006, pce 9 et annexes), B._ SA a adressé à A._ SA sa facture finale d’un montant de CHF 1'257'199.50 concernant la "construction de 4 petits immeubles, C._, à D._". Celle-ci tient compte d’un rabais de 8 % et d’un escompte de 2 %. Elle a également adressé la facture d’un montant de CHF 11'554.50 concernant le "soutènement des places de parc du bâtiment D, C._, à D._". Du total de CHF 1'268'754.-, elle a déduit différents montants, dont les acomptes reçus et qui s’élevaient à CHF 995'000.-. Ainsi, le solde de la facture a été arrêté à CHF 156'927.25, TVA par 7.6 % comprise.
Le 30 janvier 2006 (DO idem/idem, pce 10), le montant de CHF 156'927.25 n’ayant pas été payé dans le délai de 30 jour6s, celui-ci a été prolongé au 10 février 2006 avec l’indication qu’à défaut de paiement l’escompte déduit redeviendrait exigible.
Le 24 février 2006 (DO idem/idem, pce 11), un commandement de payer a été notifié à A._ SA pour un montant total de CHF 171'381.40. Celui-ci comprend le solde de CHF 156'927.25, l’escompte supprimé de CHF 13'954.15 et les frais de dossier et procédure par CHF 500.-.
B. a) Par acte du 7 avril 2006 (DO I/5 ss), la société B._ SA a déposé une demande en paiement contre la société A._ SA, en prenant les conclusions suivantes:
« Plaise au Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère dire et prononcer, avec suite de frais et dépens:
1. La société A._ SA à F._ est condamnée à verser à la société B._ SA à G._ la somme de Fr. 180'991.30, avec intérêts à 5 % l’an dès le 30 janvier 2006.
2. La mainlevée définitive de l’opposition formée par la société A._ SA au commandement de payer n° hhh de l’Office des poursuites de la Gruyère est prononcée.»
A l’appui de sa demande, B._ SA a notamment exposé qu’au fur et à mesure de l’avancement des travaux, elle a requis le paiement d’acomptes et un montant total de CHF 995'000.- a été versé sans que toutefois les délais prévus à cet effet n’aient été respectés. A la fin des travaux, le prix final a été arrêté d’un commun accord à CHF 1'268'754.- en fonction des
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métrés, du rabais de 8 % et de l’escompte de 2 % dû en cas de règlement dans le délai de 30 jours. Le 15 novembre 2005, B._ SA a adressé sa facture finale d’un montant de CHF 156'927.25 à A._ SA qui n’aurait pas contesté le décompte final ni fait part d’un quelconque défaut d’exécution. Vu que le solde de CHF 156'927.25 n’a pas été honoré dans le délai de 30 jours initialement prévu, ni dans le délai prolongé au 10 février 2006, B._ SA a estimé que le montant de CHF 24'064.05 correspondant à l’escompte de 2 % était devenu exigible et a porté sa créance finale à CHF 180'991.30.
Dans sa réponse du 21 septembre 2006 (DO I/24 ss), la société A._ SA a pris les conclusions suivantes:
« Plaise au Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère dire et prononcer, avec suite de frais et dépens à la charge de la demanderesse:
ad 1. a. La société A._ SA passe-expédient pour un montant de Fr. 100'000.--.
b. Toute autre ou plus ample conclusion est principalement rejetée, y compris en ce qui concerne le paiement d’un intérêt moratoire.
Subsidiairement, la société A._ SA doit payer à B._ SA, à titre de l’escompte devenu exigible, la somme de Fr. 2'032.--, le tout avec intérêts à 5 % dès le 11 février 2006.
c. Principalement, la société A._ SA est libérée du paiement des Fr. 100'000.-- par compensation de ses créances d’un montant total de CHF 403'085.--, jusqu’à concurrence du montant total dû.
Subsidiairement, la société A._ SA est libérée du paiement des Fr. 102'032.-- ainsi que du paiement des intérêts dus dès le 11 février 2006, par compensation de ses créances d’un montant total de Fr. 403'085.--, jusqu’à concurrence du montant total dû.
ad 2. Rejeté. »
A l’appui de sa réponse, la société A._ SA a contesté le montant de CHF 156'927.25 en soutenant que lors de la construction sur le chantier de D._ des défauts sont apparus et que les travaux de régie à hauteur de CHF 55'315.- n’étaient pas dus. Elle a également contesté le montant ajouté de l’escompte, de CHF 24'064.05. Néanmoins, par gain de temps et de paix et ne niant pas que des prestations non payées ont été effectuées par la demanderesse à D._, la défenderesse a reconnu devoir à cette dernière la somme de CHF 100'000.-.
En se référant aux art. 122 ss CO, la défenderesse a soulevé trois exceptions de compensation dont le total s’élève à CHF 403'084.65 arrondi à CHF 403'085.-. La première créance compensante s’élève à CHF 121'343.- et serait due car la demanderesse n’a remis aucune garantie bancaire en lien avec le contrat d’entreprise « D._ ». La deuxième s’élève à CHF 161'741.65 et concerne les honoraires d’architecte pour l’immeuble sis à chemin I._à O._. Enfin, la troisième s’élève à CHF 120'000.- et concerne la créance de J._ qui découlerait de la convention du 19 juin 2001 en relation avec la réalisation de l’immeuble sis à rue K._, à O._. Cette créance a été cédée à la défenderesse le 23 février 2006. Elle explique au surplus que pour les immeubles « A » et « B » des accords oraux concernant le paiement des acomptes avaient été passés entre les parties et ces accords oraux ont été respectés. Elle donne à titre d’exemple l’immeuble « B » pour lequel un temps d’attente de 3 mois pour payer les acomptes avait été convenu. S’agissant des demandes d’acompte envoyées au
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mois de novembre 2006, la défenderesse ne les a pas payées car elles seraient totalement prohibitives et n’auraient pas été établies par décompte. Elle souligne que les pièces 7, 8.2 et 8.4 du bordereau de la demande n’impartissent aucun délai de paiement à la demanderesse. Quant à la pièce 8.1, elle n’indique qu’un paiement « dans les meilleurs délais ». Cela précisé, la défenderesse insiste sur le fait que compte tenu du retard et des divers autres problèmes (cf. allégué 13 de la réponse), elle était en droit de différer le paiement des acomptes tant que la demanderesse ne respectait pas pleinement ses propres obligations contractuelles.
b) Dans sa réplique du 22 décembre 2006 (DO I/47 ss), la société B._ SA a contesté les allégués de la défenderesse et a maintenu ses conclusions.
Dans sa duplique du 5 février 2007 (DO I/65 ss), la société A._ SA a contesté à son tour les allégués de la demanderesse en maintenant ses conclusions.
c) A la séance du 14 mai 2007 (DO/81 ss), les parties ont été entendues et à l’issue de celle-ci un délai de 30 jours dès réception du procès-verbal a été imparti aux parties pour faire valoir leurs réquisitions de preuves et se déterminer sur celles-ci de part et d’autre. De même, il y est indiqué qu’une séance sera ensuite agendée pour l’interpellation des parties concernant les créances compensatrices de I._ et K._.
Le 14 juin 2007 (DO I/91 s), la société B._ SA a fait valoir des réquisitions de preuves et le 10 octobre 2007 (DO I/99 ss), la société A._ SA en a fait de même.
Dans sa détermination du 13 décembre 2007 sur les réquisitions de preuves de A._ SA (DO II/3 ss), B._ SA s’est opposée à l’audition de deux témoins. Elle a également demandé que les pièces 10 à 22 du bordereau produit le 10 octobre 2007 par la défenderesse soient écartées du dossier car leur production était tardive selon les art. 130 et 131 du Code de procédure civile fribourgeois (ci-après CPC/FR).
Par courrier du 14 juillet 2008 (DO II/5), la Présidente du Tribunal civil a transmis aux parties les citations des témoins admis dans la procédure en indiquant que toute autre ou plus ample réquisition de preuve était rejetée en l’état.
A la séance du 17 novembre 2008 (DO II/35 ss), plusieurs témoins ont été interrogés et le Tribunal civil, statuant sur le siège, a décidé d’écarter les pièces 10 à 22 du bordereau de la défenderesse et de les lui restituer. Par contre, il a accepté la demande de production par le témoin L._ des bons de régie, ainsi que des photos y afférentes, qu’il avait remis à A._ SA.
d) Par courrier du 30 janvier 2009, le témoin L._ a adressé au Tribunal une clé USB contenant des photos des bâtiments C et D à D._ en indiquant que les bons de régie une fois facturés et payés n’étaient pas gardés. Il a également précisé que E._ devait « avoir dans son dossier de factures payées les bons originaux » (DO III/4).
Il ressort de la note manuscrite apposée sur ce courrier qu’il a été communiqué aux avocats le 3 février 2009.
e) Sur demande de la Présidente du Tribunal civil du 24 novembre 2008 (DO II/56 ss), la société B._ SA a indiqué, le 30 janvier 2009, qu’elle retirait sa requête d’expertise (DO III/1ss) tandis que la société A._ SA lui a communiqué le 4 mars 2009 son maintien (DO III/5 ss).
f) Par courrier du 29 mars 2010 (DO III/8), les parties ont été informées d'un changement de personne en charge de la direction de la procédure.
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g) Par ordonnance du 26 octobre 2010 (DO III/27 ss), M._ a été désigné en qualité d’expert. Le 7 décembre 2010 (DO III/32), le Président du Tribunal civil a informé le dit expert que l’avance de frais de CHF 10'000.- en garantie de ses honoraires avait été versée par la société A._ SA et lui a demandé de mettre en œuvre l’expertise. Afin que l’expert puisse s’exécuter, les dossiers de la cause lui ont été remis. Le 16 mars 2011 (DO III/33), le classeur de pièces produites en procédure lui a été transmis également. Après plusieurs prolongations, un ultime délai au 31 août puis au 30 septembre 2012 a été imparti à l’expert pour déposer son rapport (DO III/37 s). Par ordonnance du 26 novembre 2012 (DO III/47 ss), le mandat d’expertise confié à M._ lui a été retiré, avec ordre de restitution du dossier de la cause et le prononcé d’une amende disciplinaire de CHF 500.-. Un délai au 20 décembre 2012 a été imparti aux parties pour formuler de nouvelles propositions d’expert.
Par ordonnance du 13 janvier 2014 (DO IV/17 ss), N._ a été désigné en qualité d’expert. Le 24 juillet 2014, celui-ci a transmis son rapport d’expertise, daté du 22 du même mois (DO IV/31 ss).
h) Par courrier du 25 juillet 2014 (DO IV/66), le Président du Tribunal civil a demandé aux parties de lui indiquer les preuves qu’elles souhaiteraient voir administrées. Le 4 décembre 2014 (DO IV/78), B._ SA a demandé une nouvelle audition des parties et la production par la ville de O._ des dossiers de mises à l’enquête avec plans et permis des immeubles sis rue I._. Le 16 mars 2015 (DO IV/84), A._ SA a fait siens les moyens de preuve invoqués par la demanderesse en signalant qu’elle avait une question complémentaire à poser à l’expert qui a trait au calcul des honoraires. L’expert y a répondu le 12 avril 2015 (DO IV/102 ss).
i) A la séance du 10 juin 2015, le mandataire de B._ SA a fait la dictée suivante: « L’expertise du 22 juillet 2014 retient, dans son annexe F, les bordereaux de pièces produites par les parties, y compris le bordereau de la défenderesse du 10 octobre 2007. En particulier, la pièce 16 de ce bordereau est produite en annexe de l’expertise. Or, ce bordereau et les pièces qui l’accompagnent ont été écartés de la procédure par décision du 17 novembre 2008. Ainsi, toutes les réponses de l’expert fondées sur ce bordereau et en particulier sur la pièce 16 ne peuvent être retenues. A cet effet, pour répondre aux questions relatives au chantier D._, plus particulièrement aux questions 8, 9 et 10, l’expert se fonde exclusivement sur la pièce 16. Ainsi, les réponses 8, 9 et 10 de l’expertise ne peuvent ni être retenues ni lier le Tribunal. Il en va de même de l’appréciation faite par l’expert de la similitude entre les bâtiments exécutés à I._ et les plans de la défenderesse. En effet, cette appréciation est fondée sur la pièce 17 de la défenderesse qui a été exclue du dossier » (DO IV/110).
En réponse à ce qui précède, le mandataire de la société A._ SA a fait la dictée suivante: « L’expertise qui avait été requise par les deux parties et ordonnée par l’autorité judiciaire avait comme tâche et comme but d’établir les faits de la cause et l’expert, pour ce [recte] faire, a la possibilité de se référer à toute pièce utile et à tout constat qu’il juge nécessaire et possible. Les pièces à disposition de l’expert étaient connues de la demanderesse, de sorte que son intervention qui n’est liée qu’au résultat qui lui est négatif est tardive et ne saurait être entendue. Pour le surplus, la défenderesse retient qu’il s’agit là d’une question d’appréciation des preuves et donc pas une question préliminaire. Pour autant que la demanderesse ait pris des conclusions par rapport à cette expertise, elles sont tardives et la défenderesse conclut au surplus au rejet » (Id.).
A l’issue de la séance, la demanderesse a indiqué qu’elle n’avait pas d’autre réquisition tandis que la défenderesse a maintenu les réquisitions auxquelles il n’a pas encore été fait droit. Suite à ces déclarations, le Tribunal civil a prononcé la clôture de la procédure probatoire et s’en sont suivies les plaidoiries.
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C. Par décision du 10 juin 2015, le Tribunal civil de la Gruyère a statué comme suit:
« 1. La société A._ SA, à F._, est condamnée à verser à la société B._ SA, à G._, la somme de Fr. 169'002.25, avec intérêts à 5 % l’an dès le 11 février 2006.
2. La mainlevée définitive de l’opposition formée par la société A._ SA au commandement de payer n° hhh de l’Office des poursuites de la Gruyère est prononcée à concurrence du montant de Fr. 169'002.25, avec intérêts à 5 % l’an dès le 11 février 2006.
3. Les frais sont mis à la charge de A._ SA.
Les frais judiciaires sont fixés à Fr. 20'000.-- (débours: Fr. 15'500.--; émolument: Fr. 4'500.--). Ils seront partiellement prélevés sur les avances de frais et payés par la société A._ SA pour le reste.
Les dépens de B._ SA sont fixés à Fr. 23'709.-- (honoraires: Fr. 19'800.--; débours: Fr. 2'200.70; TVA: Fr. 1'708.30), selon listes de frais annexées et annotées par le Président du tribunal. »
D. Par mémoire de son mandataire du 15 février 2016, la société A._ SA a appelé de cette décision en prenant les conclusions suivantes:
« Plaise à [recte] la Cour d’appel civil du Tribunal cantonal de l’Etat de Fribourg, dire et prononcer, sous suite de frais:
1. Le recours en appel de A._ SA en la cause la divisant d’avec B._ SA contre le jugement du Tribunal civil de l’arrondissement de la Gruyère du 10 juin 2015 est admis.
2. Principalement, le jugement de première instance est annulé dans la mesure où [recte] il condamne l’appelante au payement de CHF 169'002.25 avec intérêt à 5 % l’an dès le 11 février 2006 et accorde la mainlevée définitive de l’opposition formée par l’appelante au commandement de payer no. hhh de l’Office des poursuites de la Gruyère.
3. Il est pris acte du passé expédient [recte] de l’appelante pour le montant de CHF 100'000.--. La compensation invoquée par l’appelante est admise contre toute créance faite valoir par l’intimée jusqu’au montant de CHF 191'000.--.
4. Subsidiairement, la cause est renvoyée à la première instance pour jugement dans le sens des considérants.
5. En tout état de cause, les frais et dépens pour les deux instances sont à la charge de l’intimée. »
Dans le cadre de son appel, s’agissant de la créance principale relative au chantier de D._, l’appelante maintient son passé expédient à hauteur de CHF 100'000.- et conteste toujours les travaux de régie d’un montant de CHF 55'315.- pour ce même chantier. Il est précisé qu’elle admet devoir un montant de CHF 101'612.25 (CHF 156'927.25 - CHF 55'315.-) dans la motivation de son appel (p. 18, ch. 4). Quant à la créance compensatrice, elle la réduit de CHF 403'084.65 à CHF 191'000.-. Le détail de ce montant est le suivant: CHF 50'000.- pour les défauts sur les immeubles de D._ (appel, p. 14, 3.1.5), CHF 63'000.- pour le chantier de
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K._ (appel, p. 15 s., 3.4) et CHF 78'000.- pour l’immeuble I._ (appel, p. 16 ss, 3.5).
Dans sa réponse, l’intimée conclut au rejet de l’appel, à la confirmation de la décision attaquée ainsi qu’à la mise des frais à la charge de l’appelante.
Les listes de frais pour dépens déposées par les mandataires respectivement les 27 septembre et 31 octobre 2016 ont été communiquées à chacune des parties.

en droit
1. a) La procédure a été introduite par une demande en paiement déposée avant l’entrée en vigueur du Code de procédure civile suisse (ci-après CPC) intervenue le 1er janvier 2011. Selon l’art. 404 CPC, la procédure de la première instance en lien avec la demande en paiement est soumise au CPC/FR. Par contre, la présente procédure d’appel est régie par le CPC, étant donné que la décision a été notifiée en 2016 (art. 405 al. 1 CPC).