Decision ID: 93b58358-af13-5956-8951-83910559d8b9
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que A_ SA fait l'objet de la poursuite n° 1_ requise à son encontre par C_, ancienne employée de la société;
Qu'en date du 7 novembre 2018, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a notifié à A_ SA une commination de faillite, dans le cadre de la poursuite susvisée, la mainlevée de l'opposition ayant été prononcée par jugement du Tribunal de première instance du 10 juillet 2018 (jugement
JTPI/11228/2018
mentionné au verso de l'acte, sous la rubrique "
Remarques
");
Que par courrier expédié le 13 novembre 2018 à la Chambre de surveillance, A_ SA a exposé que la créancière lui réclamait un solde de vacances de 1'316 fr. 70, alors que le montant dû s'élevait seulement à 831 fr. 60; qu'en conséquence, elle "
souhait
[ait]
que ce solde soit corrigé afin qu
['elle]
puisse soumettre un plan de règlement
[à la]
créanci
[ère];
Que par pli du 14 novembre 2018, la Chambre de céans a imparti à A_ SA un délai au 26 novembre 2018 pour produire l'acte attaqué, compléter la motivation de sa plainte et prendre des conclusions, cela sous peine d'irrecevabilité;
Que dans le délai fixé, A_ SA a précisé que sa plainte était dirigée contre la commination de faillite du 7 novembre 2018 et qu'elle n'était pas d'accord avec le montant réclamé par la créancière : ainsi, le solde dû était de 5'884 fr. 70 (salaire net) et non de 7'499 fr. 80 (salaire brut), conformément aux fiches de salaire et au décompte de vacances qu'elle avait établis;
Que des observations n'ont pas été requises.
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; 125 et 126 al. 2 let. c LOJ;
6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP);
Qu'il n'appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non; en effet, l'examen du bien-fondé de la prétention objet de la poursuite relève exclusivement de la compétence du juge ordinaire (ATF
113 III 2
consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral
5A_76/2013
du 15 mars 2013 consid. 3.1);
Qu'en l'espèce, la plaignante conteste la commination de faillite du 7 novembre 2018, au motif que le montant réclamé par la créancière est erroné; que ce faisant, elle conteste l'existence même de la créance déduite en poursuite;
Que comme relevé ci-dessus, la Chambre de céans peut uniquement vérifier si les actes de poursuite ont été exécutés conformément à la loi; qu'en revanche, elle n'est pas compétente pour examiner le bien-fondé matériel des prétentions déduites en poursuite;
Qu'en l'occurrence, la plaignante ne soutient pas que la commination de faillite litigieuse aurait été établie en violation du droit de l'exécution forcée;
Qu'à cet égard, la question de la réalité de la créance invoquée est dénuée de pertinence pour apprécier la validité des actes de poursuite accomplis jusqu'à ce jour par l'Office;
Qu'à toutes fins utiles, la Chambre de céans rappellera que celui qui ne peut plus former opposition à la poursuite, mais qui entend contester la créance fondant ladite poursuite (par ex. au motif qu'un sursis lui a été octroyé), a la possibilité d'agir par le biais de l'action en annulation ou en suspension de cette poursuite (art. 85 et 85a LP), voire, en dernier ressort, par celui de l'action en répétition de l'indu (art. 86 LP);
Que ces actions relèvent cependant toutes de la compétence exclusive du juge ordinaire, devant lequel la plaignante sera renvoyée à agir, si elle l'estime opportun;
Qu'au vu de ce qui précède, la plainte est manifestement irrecevable, ce que la Chambre de céans peut constater d'emblée, sans instruction préalable (art. 72 LPA);
Que la procédure est gratuite (art. 20 al. 2 ch. 5 LP; 61 al. 2 let. a OELP).
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