Decision ID: 65624add-cc27-54f4-b173-c3383a45bd76
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la procédure C/14570/2015 relative au mineur E_, né le _ 2015;
Attendu que par requête urgente formée le 31 octobre 2018, le Service de protection des mineurs, suite aux récents événements intervenus entre les deux parents de E_, a requis du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection), la modification des modalités du droit de visite de A_ sur son fils de la manière suivante : du mercredi de 18h30 (lieu de passage: Crèche F_) à 20h30 au Parc G_ en présence de la nounou engagée par B_, un week-end sur deux : du vendredi dès la sortie de la crèche soit entre 18h30 et 19h (lieu de passage : Crèche F_) au dimanche soir avec passage de E_ par le Point Rencontre. Un temps de battement étant nécessaire au vu du conflit existant, dire que la nounou engagée par B_ pourrait assurer les différents passages le temps de l'introduction du Point Rencontre, dire également que les passages de E_ s'effectueront par le biais du Point Rencontre pendant les vacances scolaires et enfin exhorter A_ à informer la curatrice de tout changement dans sa situation professionnelle afin de revoir la modalité du mercredi soir;
Que par ordonnance
DTAE/6426/2018
rendue le même jour, soit le 31 octobre 2018, sans audition des parties et par apposition de son timbre humide, le Tribunal de protection a autorisé toutes les mesures requises par le Service de protection des mineurs, et a déclaré sa décision immédiatement exécutoire;
Que cette décision était assortie, lors de sa notification, d'un courrier d'accompagnement standard comprenant des voies de recours;
Vu le recours interjeté contre cette décision le 3 décembre 2018 par A_, lequel a requis préalablement la restitution de l'effet suspensif au recours;
Considérant,

EN DROIT
, que les mesures superprovisionnelles ne sont pas susceptibles de recours, ni auprès de l'autorité cantonale supérieure lorsqu'elles émanent d'une autorité inférieure, ni auprès du Tribunal fédéral (ATF
137 III 417
; arrêt du Tribunal fédéral
5A_554/2014
du 21 octobre 2014 consid. 3.2);
Que ces principes valent également en matière de protection (art. 445 CC; ATF
140 III 289
; arrêt du Tribunal fédéral
5A_554/2014
);
Qu'il n'existe pas d'exception à cette règle;
Qu'en effet une décision prise immédiatement suite à un signalement ou une demande, sans audition des parties, est une décision superprovisionnelle;
Que tel est le cas en l'espèce.
Que l'avis standard du Tribunal de protection était inapproprié et erroné;
Qu'un tel avis ne peut créer une voie de recours inexistante;
Que le juge qui prononce des mesures superprovisionnelles doit rapidement entendre les parties et statuer sans délai sur les mesures provisionnelles (ATF
139 III 86
/88 consid. 1.1.1), décision sujette, elle, à recours (cf. art. 265 al. 2 CPC);
Qu'ainsi le recrours formé le 3 décembre 2018 est irrecevable en tant qu'il est dirigé contre l'ordonnance superprovisionnelle
DTAE/6426/2018
rendue par le Tribunal de protection le 31 octobre 2018;
Que le Tribunal de protection procédera sans désemparer conformément à la loi dès réception de la présente décision, si ce n'est déjà fait;
Qu''il sera renoncé à la perception de frais judiciaires.
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