Decision ID: 3e37d5cf-53c3-5b6a-8222-60d1ca9a6bb5
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que le 9 août 2021, A_ a déposé au greffe de la Cour une septième requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles, concluant à nouveau à l'attribution en sa faveur de vacances avec l'enfant du 9 au 29 août 2021 et à ce que la garde de C_ lui soit immédiatement "transférée" dès lors qu'elle avait "assumé avec excellence se (sic) rôle depuis la naissance de l'enfant et toujours, malgré l'arbitraire et toutes les connivences et les passes droits et surtout parce que elle a toujours respecté les droits humains et fondamentaux de son enfant et du père";
Que la motivation de la requête, confuse et peu intelligible, porte notamment sur le fait que l'enfant C_ aurait le droit d'être avec sa mère, et vice-versa, sauf à leur causer à toutes deux une préjudice irréparable; que l'enfant C_ a droit à ses deux parents ainsi qu'à pouvoir voir sa famille grecque qu'elle adore et à aller avec sa mère dans son pays;
Que A_ précise qu'elle a "le droit fondamental, constitutionnel et humain à ne pas être calomnier par la justice de son pays et d'être traiter avec respect et sans discrimination. Chaque jour est un préjudice irréparable";
Que s'agissant de l'enfant, elle indique que : "objectivement le TPI dégrade l'éducation et la prise en charge de la santé de l'enfant, on le mets (sic) en danger malgré le soupçon, on lui viole ses droits constitutionnels et humains en le séparant de la mère qui l'a élevé et le Tribunal est dans le déni total en évitant de rendre une décision et en gardant la curatrice qui viole les lois et les ordonnances dans la procédure", et rend co-responsables les institutions judiciaires ayant rendu des décisions dans le cadre de la procédure de l'état de santé futur de son enfant;
Que s'agissant de la situation des parties, il sera relevé que A_ et B_, parents non mariés de l'enfant C_, née le _ 2011, s'opposent dans le cadre de diverses procédures judiciaires initiées en 2016, portant notamment sur l'attribution de la garde de l'enfant et la contribution à son entretien;
Que par ordonnance du Tribunal du 12 décembre 2018, laquelle faisait suite aux conclusions d'une expertise familiale, la garde de l'enfant C_ a été attribuée au père;
Que depuis lors, la mineure vit auprès de lui;
Que l'attribution de la garde de l'enfant au père a été confirmée sur mesures provisionnelles, par ordonnance du 12 avril 2019 du Tribunal;
Que depuis lors, A_ a déposé devant le Tribunal de nombreuses requêtes de mesures superprovisionnelles et provisionnelles, tendant, notamment, à ce que la garde de sa fille lui soit restituée ou à ce qu'une garde alternée soit instaurée et à ce qu'il soit fait interdiction au père de confier l'enfant à ses grands-parents paternels (18 juin 2019, 26 août 2019, 6 janvier 2020, 9 janvier 2020, 14 avril 2020, 2 juillet 2020, 21 août 2020);
Que le droit de visite de A_ sur sa fille C_ a été modifié à plusieurs reprises et fixé, en dernier lieu, sur mesures provisionnelles, selon les modalités suivantes : les mercredis de la sortie de l'école à 20h00, retour au domicile de B_;
Considérant,

EN DROIT
, qu'une partie peut, à certaines conditions, solliciter le prononcé de mesures provisionnelles (art. 261 al. 1 CPC);
Qu'en cas d'urgence particulière, le tribunal peut ordonner des mesures provisionnelles immédiatement, sans entendre la partie adverse (art. 265 al. 1 CPC);
Qu'en l'état, le droit de visite de l'appelante a été fixé de manière restreinte par le Tribunal et ne comprend pas de périodes de vacances, ni de nuits;
Que l'enjeu de la procédure d'appel, initiée par A_, porte sur l'attribution de la garde de l'enfant, ainsi que, le cas échéant, sur un droit de visite beaucoup plus large, ces questions devant faire l'objet d'un examen approfondi au fond;
Que la Cour ne saurait donc, sur mesures superprovisionnelles, accorder à A_ le droit de visite qu'elle réclame, ni lui attribuer la garde de l'enfant, sans préjuger du fond;
Que par ailleurs, aucune urgence ne commande le prononcé de mesures superprovisionnelles;
Que l'enfant vit en effet avec son père depuis deux ans et demi;
Que bien que la requérante ait toujours soutenu que la mineure était en danger auprès de lui, aucun élément objectif n'est venu, jusqu'ici, corroborer ses dires;
Que par conséquent, la requête de mesures superprovisionnelles formée devant la Cour de justice le 9 août 2021 sera rejetée;
Que la Cour relève une fois encore le fait que, requête après requête, A_ se contente de répéter les allégations déjà formulées devant le Tribunal et devant la Cour dans ses précédentes requêtes de mesures superprovisionnelles et de prendre des conclusions identiques à celles rejetées précédemment, ou fort proches de celles-ci;
Qu'ainsi, la Cour s'était déjà prononcée dans ses arrêts antérieurs sur les conclusions formulées par A_ dans sa requête du 9 août 2021, y compris sur la question de l'attribution d'une période de vacances durant l'été 2021;
Que dans son arrêt du 7 juillet 2021, la Cour avait rendu A_ attentive au contenu de l'art. 128 al. 3 CPC, selon lequel "
la partie qui use de mauvaise foi ou de procédés téméraires est punie d'une amende disciplinaire de 2000 francs au plus; l'amende est de 5000 francs au plus en cas de récidive
";
Qu'il se justifie par conséquent de faire application de l'art. 128 al. 3 CPC et d'infliger à A_ une amende disciplinaire de 1'000 fr.;
Que la requête de mesures provisionnelles formée le 9 août 2021 sera traitée en parallèle à celles formées précédemment, une fois les avances de frais sollicitées payées, ou l'extension de l'assistance judiciaire accordée;
Que pour le surplus, la procédure au fond se poursuit.
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