Decision ID: 0fbb67ef-81ad-5426-b9e9-5d3fbcf45a1b
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après: l’assurée ou la recourante), née en 1965, arménienne, au bénéficie d’un diplôme de couturière obtenu dans son pays d’origine, est arrivée en Suisse en 1998 avec son fils né en 1994. Depuis lors, elle a travaillé comme décoratrice de scène, costumière et habilleuse. En dernier lieu, elle a été engagée du 29 août au 30 novembre 2011 en qualité d’habilleuse par B_, avec un horaire irrégulier et pour un salaire horaire total de CHF 35.75. À ce titre, elle était assurée auprès de Generali assurances générales SA (ci-après : l’assureur-accidents) contre le risque d’accidents professionnels et non professionnels.![endif]>![if>
2. Le 6 octobre 2011, l’assurée a été renversée par une voiture alors qu’elle traversait la chaussée sur un passage pour piétons. Transportée aux Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après : HUG), les médecins ont diagnostiqué une fracture des processus transverses droits de L2 à L4, une fracture du mur postérieur du cotyle gauche et une possible contusion du pôle inférieur du rein droit. ![endif]>![if>
3. Dans le rapport de sortie daté du « 11 octobre 2011 », la doctoresse C_, cheffe de clinique, et le docteur D_, médecin interne auprès du département de chirurgie des HUG, ont indiqué que l’assurée avait séjourné dans l’unité de médecine physique et réadaptation orthopédique du 11 octobre au 30 novembre 2011. Outre les diagnostics précités, ils ont relevé que l’assurée avait présenté des complications pendant le séjour, à savoir une pneumonie d’acquisition nosocomiale base pulmonaire droite, une cupulolithiase post-traumatique, une infection urinaire sur sonde et un trouble de l’adaptation avec réaction mixte anxieuse et dépressive. Les médecins préconisaient la poursuite de la physiothérapie et de la rééducation à la marche avec l’aide de deux cannes, ainsi que la poursuite d’un suivi psychologique. L’incapacité de travail à la sortie était totale.![endif]>![if>
Selon un scanner du bassin réalisé le 14 novembre 2011, l’aspect de la fracture du cotyle gauche était inchangé, mais des signes de consolidation toute débutante étaient relevés.
Le 16 décembre 2011, des clichés de contrôle ont révélé un status inchangé par rapport au comparatif du 25 octobre 2011, avec un trait de fracture connue du mur postérieur du cotyle gauche, une fracture du processus transverse droit de L2, L3 et L4 avec un cal osseux en formation, ainsi qu’une arthrose interfacettaire au niveau L5-S1 et moindre au niveau L4-S1.
4. Par demande du 22 mai 2012, l’assurée a sollicité des prestations de la part de l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l’OAI). ![endif]>![if>
5. L'instruction médicale des conséquences de l'accident du 6 octobre 2011 s'est dans un premier temps développée dans le cadre de la procédure relative aux prestations relevant de l'assurance-accidents, et en parallèle, dans le cadre de la demande de prestations de l'assurance-invalidité. De nombreuses investigations médicales ont été diligentées, nombre de rapports des médecins traitants et des spécialistes consultés ont été recueillis, et de nombreuses pièces médicales parmi lesquelles de larges extraits du dossier de l'assureur-accidents ont été versées au dossier. Les divers errements de cette instruction médicale et le contenu des documents médicaux ont notamment été repris et énoncés dans les précédentes décisions rendues par la chambre de céans, notamment dans l'arrêt qui opposait l'assurée à l'assureur-accidents, - notamment les conclusions d'une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre d'expertise médicale de Nyon (CEMed) - (
ATAS/598/2014
du 8 mai 2014 dans la cause A/3597/2013), mais également dans la précédente procédure l'ayant opposée à l'OAI, dont il sera question ci-dessous. ![endif]>![if>
6. Dans une appréciation du 30 septembre 2013, le docteur E_, médecin auprès du service médical régional de l’OAI (ci-après : SMR), a estimé que le rapport d’expertise du CEMed était probant et que les troubles présentés par l’assurée, soit des fractures vertébrales L2 à L5, une fracture de la hanche gauche, une contusion rénale droite et un trouble dépressif réactionnel n’entrainaient plus d’incapacité de travail depuis la date de l’expertise susmentionnée. Un accompagnement pour un réentrainement au travail était nécessaire.![endif]>![if>
7. En date du 4 octobre 2013, l’OAI a informé l’assurée de son intention de lui octroyer une rente limitée dans le temps.![endif]>![if>
8. Par courrier du 4 novembre 2013, le conseil de l’assurée a fait part à l’OAI de sa constitution pour la défense des intérêts de l’intéressée, avec élection de domicile en son Etude. Sa cliente s’opposait à l’octroi d’une rente limitée, dans la mesure où le projet de décision se fondait sur le rapport du CEMed du 28 mars 2013, dont elle contestait les conclusions et la validité de la mise en œuvre. Elle requérait l’octroi de l’assistance juridique et la suspension de la procédure jusqu’à droit connu sur le recours qu’elle avait interjeté à l’encontre de la décision sur opposition de l’assureur-accidents.![endif]>![if>
9. Dans son arrêt du 8 mai 2014, la chambre de céans a statué dans la cause pendante entre l’assurée et l’assureur-accidents et annulé les décisions des 16 août et
7 octobre 2013 (
ATAS/598/2014
). Elle a constaté que le conseil de l’assurée n’avait pas pu participer à la mise en œuvre de l’expertise, notamment en exerçant son droit de se prononcer sur le choix des experts en vue de leur désignation consensuelle, de prendre connaissance des questions et d’en formuler d’autres avant l’exécution de l’expertise. Partant, la cause était renvoyée à l’assureur-accidents pour mise en œuvre d’une nouvelle expertise en respectant les droits de participation de l’assurée à la procédure, puis nouvelle décision.![endif]>![if>
10. Par décision du 13 mai 2014, l’OAI a confirmé son projet du 4 octobre 2013 et alloué à l’assurée une rente entière ordinaire du 1
er
novembre 2012 au
31 mars 2013. Il a considéré, sur la base de l’appréciation du SMR et de l’expertise pluridisciplinaire du 28 mars 2013, que la capacité de travail de l’assurée était nulle dans toute activité du 5 octobre 2011 au 16 janvier 2013. Dès cette date, ladite capacité était entière dans toute activité respectant ses limitations fonctionnelles. Cette décision a été notifiée directement à l’assurée.![endif]>![if>
11. Par acte du 13 juin 2014, l’assurée, par le biais de son conseil, a interjeté recours contre la décision précitée, concluant, sous suite de dépens, préalablement à ce que la notification irrégulière de la décision entreprise soit constatée, à l’octroi d’un délai pour compléter le recours et à la mise en œuvre d’une expertise judiciaire confiée à des médecins spécialisés en orthopédie et psychiatrie, alternativement au prononcé de la suspension de la procédure jusqu’à la reddition de la nouvelle expertise pluridisciplinaire, déjà organisée par l’assureur-accident. Principalement, elle a conclu à l’annulation de la décision entreprise et à l’octroi d’une rente entière d’invalidité pour une durée indéterminée, ainsi qu’à toutes prestations auxquelles la loi lui donnait droit. Elle a également requis d’être mise au bénéfice de l’assistance juridique gratuite avec effet rétroactif au 10 octobre 2013 (cause A/1733/2016). ![endif]>![if>
12. Par arrêt du 4 juillet 2016 (
ATAS/557/2016
dans la cause A/1733/2016), la chambre de céans a partiellement admis le recours et annulé la décision du 13 mai 2014. Elle a renvoyé le dossier à l’intimé pour instruction complémentaire (comportant en particulier la mise en œuvre d'une nouvelle expertise médicale interdisciplinaire comportant des volets orthopédique, rhumatologique et psychiatrique, à la lumière des indicateurs standard de la nouvelle jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux ou associés – en l'espèce la fibromyalgie) et nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle a en outre transmis d’office la cause à l’intimé afin qu’il statue sur le droit de la recourante à l’assistance juridique avec effet au 10 octobre 2013.![endif]>![if>
13. Par décision du 11 octobre 2016, l'OAI a rejeté la demande d'assistance juridique gratuite tant pour la période précédant l'arrêt du 4 juillet 2016 que pour la procédure d'instruction suite au renvoi de la cause à l'office. Dans le cas d'espèce, la situation financière de l'assurée peut paraître précaire, mais cette condition ne suffit pas à elle seule à justifier l'octroi de l'assistance juridique gratuite. Par ailleurs la mise en place d'une expertise pluridisciplinaire, consécutive à l'arrêt de la chambre des assurances sociales susmentionné ne soulève pas de questions juridiques complexes nécessitant le soutien d'un avocat. En outre, aux termes de la procédure d'instruction, l'assurée aurait tout loisir de présenter d'éventuelles objections (orales ou écrites) ou de demander des renseignements complémentaires, le droit d'être entendu étant ainsi garanti. La complexité du dossier est relativement faible, les griefs pouvant entrer en ligne de compte ne représentant pas un degré de complexité que seul un mandataire ayant la qualité d'avocat pourrait soulever. La compréhension des enjeux dans le cadre de la procédure administrative n’est pas insurmontable et ne nécessite pas une connaissance particulière d'un point de vue juridique. Les éléments qui pourront être soulevés ont trait aux conséquences de l'atteinte à la santé, que l'assurée est à même de pouvoir contester par elle-même. Aucune question de droit soulevée ne rend la cause difficile en l'état et les faits ne présentent aucune particularité justifiant qu'ils dussent être allégués par le biais d'un avocat.![endif]>![if>
14. Par mémoire du 11 novembre 2016, l'assurée, par la plume de son conseil, a saisi la chambre des assurances sociales de la Cour de justice d'un recours contre la décision susmentionnée. Elle conclut préalablement à ce qu'elle soit mise au bénéfice de l'assistance juridique gratuite pour la présente procédure de recours "(art. 37 al. 4 LPGA)", ainsi qu'à la comparution personnelle des parties. Principalement, elle conclut à l'annulation de la décision entreprise et à ce qu'elle soit mise au bénéfice de l'assistance juridique pour l'intégralité des démarches à l'égard de l'intimé, tant pour la période précédant l'arrêt du 4 juillet 2016, soit depuis la date de son accident, que pour la procédure d'instruction suite au renvoi de la cause à l'office cantonal des assurances sociales, une indemnité de procédure devant en outre lui être allouée. La recourante a été victime d'un accident de la circulation d'une violence particulièrement élevée, provoquant une perte de connaissance momentanée ainsi que plusieurs fractures et traumatisme, en date du 6 octobre 2011. C'est dans ce contexte qu'intervient le litige. Dans son arrêt du 8 mai 2014, dans le cadre du litige opposant l'assuré et l'assureur LAA, la chambre de céans avait notamment retenu que l'intimé lui-même avait constaté que la recourante n'était pas capable de s'occuper de ses affaires en raison de son état de « confusion mentale », ne comprenant rien aux diverses procédures, ni en quoi son mandataire s'en occupait ; il ne pouvait pas davantage être exigé de sa part, en vertu de son devoir de diligence, qu'elle en référera à son mandataire de réception de communications viciées. Invité à se prononcer sur l'octroi de l'assistance juridique, par ce même arrêt, l'assureur-accident avait alors mit la recourante au bénéfice de cette assistance gratuite. Elle observe d'ailleurs qu'auparavant, la recourante avait été mise au bénéfice de l'assistance juridique par l’avis du président du Tribunal civil pour recourir auprès de la chambre de céans contre la décision du 7 octobre 2013 de l'assureur-accidents. Ainsi, l'assureur-accidents, à l'instar de la chambre de céans comme de l'intimé lui-même (la recourante vise sous pièce 23 une note de travail de l'OAI, du 22 novembre 2012 - doc 31 OAI -, dans le cadre de l'intervention précoce, que la gestionnaire avait pour impression générale que l'assurée était dans un état de confusion mentale, que l'assurée ne souhaitait pouvoir trouver une personne pour faire le lien entre « tout ça » car elle ne comprenait plus rien,...). Pour illustrer la nécessité du recours à un avocat dès la procédure administrative, il convenait d'avoir à l'esprit l'ampleur des démarches qui ont dû être entreprises dès le moment où l'intimé a notifié le projet d'octroi de rente AI pour une durée limitée du 5 octobre 2011 au 11 janvier 2013, le 4 octobre 2013, ce qu'avait bien compris la chambre de céans dans ses arrêts précédents et en particulier celui du 4 juillet 2016 invitant l'intimé à se prononcer sur la demande d'assistance juridique gratuite dès le 10 octobre 2013. Au moment de rendre sa décision, conformément à l'invitation de la chambre de céans dans son arrêt du 4 juillet 2016, l'intimée disposait dans son dossier non seulement des nombreux documents médicaux faisant état des troubles psychiques et de la confusion mentale de l'assurée, mais également de l'appréciation de l'assureur-accident ainsi que de la chambre de céans dans ses décisions précédentes, comme d'ailleurs de sa propre appréciation ressortant de certaines pièces du dossier. Ce nonobstant, l'intimé a rendu la décision entreprise estimant que la procédure ne posait pas de difficultés particulières et ne nécessitait pas l'intervention d'un avocat. La situation financière précaire de la recourante n'est pas remise en cause par l'intimé, mais son refus repose sur deux arguments : selon lui, d'une part les critères d'octroi de l'assistance juridique en matière administrative seraient plus sévères que ceux requis en matière civile, ceci sans préciser par rapport à quoi cette sévérité est mesurée ; d'autre part le dossier administratif de la recourante ne présenterait pas une complexité suffisante pour justifier une intervention d'un avocat, l'appui de la recourante par des associations, des assistants sociaux ou des personnes de confiance suffisait amplement. S'agissant de la complexité de l'affaire, l'intimé se réfère uniquement à celle de la future procédure d'opposition suite à la mise en œuvre du complément ordonné par la chambre de céans en juillet 2016. Or, l'intervention d'un conseil depuis le projet de décision du 4 octobre 2013 s'est avérée nécessaire, preuve en est la longueur et la complexité de la procédure précédente devant la chambre de céans, qui étaient impossibles à maîtriser pour la recourante, mais au-delà de la complexité de la procédure, la situation personnelle de la recourante, psychiquement diminuée au point d'être devenue incapable de gérer correctement ses affaires, dépendant entièrement des services sociaux en particulier l'hospice général, de SOS Femmes, etc.![endif]>![if>
15. L'intimé a conclu au rejet du recours par courrier du 12 décembre 2016. Il renvoie à la décision querellée, dans les termes de laquelle il persiste. Dans le cadre de cette procédure, le recours à un avocat, admis très exceptionnellement par la jurisprudence, ne se justifie pas. Si l'on devait suivre le raisonnement du conseil de la recourante, le droit d'être assisté par un avocat d'office en procédure administrative devrait être systématiquement reconnu lorsque des intérêts importants sont en jeu et qu'un indigent allègue que son cas est complexe. La recourante n'énonce que des considérations d'ordre général qui peuvent s'appliquer à la plupart des procédures concernant l'instruction de demande de prestations, notamment quant aux difficultés que l'on peut y rencontrer lors de l'administration et de l'appréciation des preuves. Elle ne démontre pas non plus que le dossier présenterait des difficultés particulières, que ce soit lors de l'établissement des faits ou de l'application du droit.![endif]>![if>
16. La réponse de l'intimé a été communiquée à la recourante, avec l'indication que la cause serait gardée à juger ultérieurement. ![endif]>![if>
17. Par courrier du 30 juin 2017, la chambre de céans a communiqué - pour raison de compétence - copie du recours au service de l'assistance juridique en relation avec la conclusion préalable relative à l'octroi de l'assistance juridique pour la présente procédure.![endif]>![if>
18. Par décision du 3 juillet 2017 la Vice-Présidente du Tribunal civil a admis la recourante au bénéfice de l'assistance juridique pour la présente cause.![endif]>![if>

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur dès le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
).![endif]>![if>
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2. A teneur de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-invalidité, à moins que la loi n'y déroge expressément.![endif]>![if>
Toutefois, les modifications légales contenues dans la LPGA constituent, en règle générale, une version formalisée dans la loi de la jurisprudence relative aux notions correspondantes avant l'entrée en vigueur de la LPGA; il n'en découle aucune modification du point de vue de leur contenu, de sorte que la jurisprudence développée à leur propos peut être reprise et appliquée (ATF
130 V 343
consid. 3).
3. Le délai de recours est de trente jours (art. 60 al. 1 LPGA et art. 62 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA-GE -
E 5 10
]). Interjeté dans la forme et le délai prévus par la loi, le recours est recevable, en vertu des art. 56ss LPGA et 89B LPA.![endif]>![if>
4. Est litigieux le droit du recourant à l'assistance juridique à partir du 10 octobre 2013 selon ch. 4 du dispositif de l'arrêt de la chambre de céans du 4 juillet 2016 (
ATAS/557/2016
), dans le cadre de la procédure d’audition faisant suite au projet du 4 octobre 2013 par lequel l’intimé lui accorde une rente ordinaire entière d’invalidité du 1er novembre 2012 au 31 mars 2013, soit jusqu'à la décision de l'OAI du décision du 13 mai 2014, et dès le retour du dossier à l'intimé suite à l'arrêt de la chambre de céans du 4 juillet 2016.![endif]>![if>
5. La recourante a préalablement conclu à être mise au bénéfice de l'assistance juridique gratuite pour la présente procédure de recours. Elle vise art. 37 al. 4 LPGA. Cette conclusion est irrecevable.![endif]>![if>
L'art. 37 LPGA, conformément à la systématique de la loi concerne la procédure administrative en matière d'assurances sociales (chap. 4 Dispositions générales de procédure – section 2 procédure en matière d'assurances sociales) par opposition à la section 3 de ce même chapitre qui vise le contentieux, - soit la procédure de recours subséquente -, dont l'art. 61 LPGA précise que la procédure devant le tribuanl des assurances sociales est réglée par le droit cantonal.
En droit genevois, lorsque le contentieux est porté devant une juridiction de ce canton, selon l'art. 63 LOJ, toute personne physique, domiciliée dans le canton de Genève et susceptible d’intervenir comme partie dans une procédure, dont la fortune ou les revenus ne sont pas suffisants pour lui assurer l’aide ou les conseils d’un avocat, d’un avocat stagiaire, ou d’un médiateur assermenté en dehors d’une procédure administrative ou judiciaire, peut requérir l’assistance juridique (al.1). L’assistance juridique est octroyée si celle-ci est nécessaire et que le demandeur poursuit un intérêt digne de protection (al.2).
En matière administrative, à teneur de l'art. 10 al.2 LPA, le président du Tribunal civil accorde l’assistance juridique sur sa demande à toute personne physique dont la fortune ou les revenus ne sont pas suffisants pour couvrir les frais d’une procédure administrative ou pour lui assurer l’aide et les conseils d’un avocat ou d’un avocat stagiaire lorsque ceux-ci sont nécessaires. L’assistance juridique peut être refusée si les prétentions ou les moyens sont manifestement mal fondés.
En application des art. 63ss LOJ et 10 LPA, le Conseil d'État a édicté le règlement sur l'assistance juridique et l'indemnisation des conseils juridiques et défenseurs d'office en matière civile, administrative et pénale du 28 juillet 2010 (RAJ -
E 2 05.04