Decision ID: d6451209-ae8c-5bb2-851c-61df65701d9e
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par recours du 19 mai 2009, M. M_, Madame M_ et leurs enfants Carlos et Daniela (ci-après les recourants) ont contesté la décision sur opposition du 17 avril 2009 du Service de l’assurance-maladie (ci-après l’intimé) réclamant le paiement de 41'055 fr. 40 à titre de subsides d’assurance-maladie indûment perçus ;
Que par réponse du 16 juin 2009, l’intimé a conclu au rejet du recours, faisant valoir que sa décision de restitution se fonde sur la décision de suppression du droit aux prestations complémentaires rendue le 8 novembre 2006 par le Service des prestations complémentaires (ci-après le SPC) ;
Que lors de l’audience de comparution personnelle des parties du 26 août 2009, les recourants ont expliqué, que suite à la décision du SPC du 8 novembre 2006, ils avaient écrit au SPC pour faire part de leur désaccord ;
Que par ordonnance du 27 août 2009, le Tribunal cantonal des assurances cantonales (ci-après le TCAS), alors compétent, a suspendu la cause d’accord entre les parties ;
Que suite à la reprise de l’instruction de la cause le 31 août 2010 et à l’audience de comparution des mandataires du 3 novembre 2010, le TCAS a, par ordonnance du même jour, suspendu l’instruction de la cause d’accord entre les parties jusqu’au 31 décembre 2010 ;
Que par ordonnance du 6 janvier 2011, la Cour de céans a repris l’instruction de la procédure ;
Que par courrier du 20 janvier 2011, l’intimé a persisté dans ses conclusions ;
Que par pli du 24 janvier 2011, les recourants ont expliqué avoir requis du SPC - par courrier annexé du 30 novembre 2010 - qu’il statue sur l’opposition du 20 novembre 2006 déposée à l’encontre de la décision du 8 novembre 2006 ;
Que les recourants sollicitent par conséquent la suspension de la cause dans l’attente de la décision du SPC ;

Considérant en droit que conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 4 et let. c de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, tant des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal;
RS 832.10
) que des contestations relatives aux assurances complémentaires à l’assurance-maladie sociale prévue par la LAMal relevant de la loi fédérale sur la contrat d'assurance, du 2 avril 1908 (loi sur le contrat d’assurance, LCA;
RS 221.229.1
) ;
Que dès le 1
er
janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 26 septembre 2010) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’aux termes de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA; RS
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d’une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu’à droit connu sur ces questions ;
Qu’en l’espèce, la décision litigieuse se fonde expressément sur la décision du 8 novembre 2006 du SPC - considérée par l’intimé comme étant entrée en force - alors que les recourants ont demandé au SPC, le 10 novembre 2010, qu’il se prononce sur l’opposition formée le 20 novembre 2006 contre la décision du 8 novembre 2006;
Qu’il se justifie par conséquent de suspendre l’instruction de la cause, jusqu’à droit connu dans le litige opposant les recourants au SPC ;