Decision ID: 9ac9a480-3713-56a2-9109-5374a450c932
Year: 2020
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_004
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. A._, née en 1985, et B._, né en 1986, sont les parents non mariés de D._, né en 2012, et de C._, née en 2014.
Les parents vivent séparés depuis janvier 2016.
Par jugement du 7 mars 2019 du Juge des districts de Martigny et St-Maurice, A._ dispose de l’autorité parentale exclusive sur les enfants D._ et C._ ainsi que de leur garde, le père disposant d’un droit de visite s’exerçant un week-end sur deux du vendredi 18h00 au dimanche 18h00, une semaine à Noël et à Pâques, le jour de fête étant passé alternativement chez l’un ou l’autre des parents, la moitié des vacances scolaires ainsi que du mardi soir 18h00 au mercredi matin entre 8h00 et 9h00.
B. Consécutivement au signalement du 22 novembre 2019 de l’infirmière scolaire du Service des écoles auprès du cercle scolaire E._ faisant état de troubles comportementaux, sous forme de repli sur soi, de l’enfant C._ et de possibles actes d’ordre sexuel commis par le père selon des propos rapportés par la mère, le Juge de paix de l’arrondissement de la Gruyère (ci-après: le Juge de paix) a, par décision de mesures superprovisionnelles du 27 novembre 2019, suspendu provisoirement, avec effet immédiat et pour une durée indéterminée, le droit aux relations personnelles de B._ sur sa fille C._.
C. Après avoir entendu A._ et B._ le 12 décembre 2019 en séance de Justice de paix, le Juge de paix a, par décision de mesures provisionnelles du 19 décembre 2019, arrêté que le droit aux relations personnelles du père sur l’enfant C._ pouvait être repris, tel que réglé par jugement du 7 mars 2019 du Juge des districts de Martigny et St-Maurice, ainsi qu’exhorté le père à respecter les intérêts et la personnalité de l’enfant, notamment en usant d’un langage respectueux et en menant des activités récréatives qui correspondent aux règles de sécurité.
D. Par écrit du 23 décembre 2019, A._ a recouru contre cette décision en concluant que, pour le moment, elle était d’accord que ses «enfants voient leur père sous surveillance, pas autrement ».
E. Invité à se déterminer sur le recours, le Juge de paix s’est référé à la décision rendue et a remis son dossier.
B._ ne s’est pas manifesté dans le délai qui lui avait été imparti.

en droit
1.
1.1. Les décisions de l’autorité de la protection, soit la Justice de paix, ou de son président ou sa présidente, soit le/la Juge de paix, sont sujettes à recours auprès du Tribunal cantonal, plus précisément de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte (art. 450 al. 1 CC, 8 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA, RSF 212.5.1] et 14 al. 1 let. c
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du Règlement du Tribunal cantonal du 22 novembre 2012 précisant son organisation et son fonctionnement [RTC], ci-après: la Cour).
1.2. Les dispositions de la procédure devant l’autorité de protection de l’adulte sont applicables par analogie (art. 314 al. 1 CC) de sorte que la procédure de recours est ainsi régie par les art. 450 ss CC.
1.3. En l'absence de dispositions cantonales contraires, les dispositions de la procédure civile s'appliquent par analogie (art. 450f CC).