Decision ID: a54583ae-89bf-5849-926a-e12f425be480
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.a. Par réquisition du 14 mai 2013, X_ SA a requis la vente des biens saisis au préjudice de C_ SA dans la poursuite n° 12 xxxx86 G.
b. Par pli du 21 mai 2013, l'Office des poursuites (ci-après: l'Office) a fait parvenir à C_ SA un avis de réception de vente ainsi qu'un bulletin de versement pour le règlement d'un acompte.![endif]>![if>
c. Le 26 juin 2013, C_ SA a fait parvenir une somme de 3'700 fr. à l'Office des poursuites (ci-après: l'Office). Ce montant, sous déduction de l'émolument, a été versé à la créancière le 27 juin 2013. Le solde de la créance s'élevait à environ 500 fr.![endif]>![if>
d. Les 22 août et 24 septembre 2013, la créancière a relancé l'Office. ![endif]>![if>
e. A la suite de la seconde lettre de relance, l'Office a transmis le dossier au service des ventes; ce dernier a indiqué l'avoir reçu le dossier que le 17 octobre 2013. ![endif]>![if>
f. La créancière s'est à nouveau plainte du manque de suivi de la poursuite par pli du 30 octobre 2013. Le service des ventes lui a répondu le 5 novembre 2013 qu'il était en plein déménagement et en restructuration; le dossier serait ainsi traité en janvier 2014. ![endif]>![if>
g. Le 10 janvier 2014, ledit service a adressé à C_ SA un avis l'informant qu'il viendrait enlever les actifs saisis le 6 février 2014.![endif]>![if>
h. Les collaborateurs de l'Office ont trouvé porte close lors de leurs passages des
6 et 11 février 2014.![endif]>![if>
i. La valeur des biens saisis, à savoir du mobilier de restaurant et un véhicule vieux de 15 ans, a été estimée à 1'726 fr. ![endif]>![if>
B. Par plainte expédiée le 29 janvier 2014, X_ SA se plaint d'un retard injustifié pris dans le traitement de sa réquisition de vente.![endif]>![if>
L'Office a constaté que les biens saisis ne permettaient pas de couvrir les frais de la réalisation forcée et a ainsi délivré un acte de défaut de biens le 19 février 2014.
X_ SA a indiqué ne pas contester l'acte de défaut de biens, mais maintenir sa plainte pour retard injustifié.

EN DROIT
1.
1.1
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour déni de justice ou retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP).![endif]>![if>
Une plainte pour déni de justice ou retard injustifié peut être formée en tout temps (art. 17 al. 3 LP).
1.2
En tant que poursuivante, la plaignante a qualité pour se plaindre d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de vente. Sa plainte satisfait pour le surplus aux exigences de forme prescrites par la loi (art. 9 al. 1 LaLP et art. 65
al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP).
Elle est donc recevable.
2.
Aux termes de l'art. 116 LP, le créancier peut requérir la vente des biens saisis un mois au plus tôt et un an au plus tard après la saisie, s'il s'agit de biens meubles, y compris les créances (al. 1). Lorsque plusieurs créanciers participent à la saisie, les délais courent de la dernière réquisition de saisie (al. 2). L'office communique au débiteur la réquisition de réalisation dans les trois jours (art. 120 LP). Les biens meubles sont réalisés par l'office dans les dix jours au plus tôt et deux mois au plus tard à compter de la réception de la réquisition (art. 122 LP). ![endif]>![if>
3.
En l'espèce, la réquisition de vente expédiée par la créancière le 14 mai 2013 a donné lieu à l'avis à la débitrice de la réception de vente ainsi qu'à l'envoi d'un bulletin de versement le 21 mai 2013. Aucun retard ne peut être reproché à l'Office dans la suite donnée à la réquisition de vente à ce stade.![endif]>![if>
La plainte est, en revanche, justifiée en ce qui concerne le traitement du dossier après la réception, le 26 juin 2013, de l'acompte versé par la débitrice. En effet, ce n'est qu'en janvier 2014 que l'avis d'enlèvement a été adressé à la débitrice. L'écoulement de près de six mois après la réception de l'acompte n'est plus compatible avec le délai de deux mois "au plus tard" prévu à l'art. 122 LP pour réaliser les biens. Le seul déménagement des services chargés de la vente forcée ne justifie pas un tel retard. Par ailleurs, il semblerait que les courriers d'août et septembre 2013 de la plaignante n'aient reçu aucune réponse.
Il convient donc d'accueillir la plainte et de constater que l'Office a tardé de manière injustifiée dans le traitement de la réquisition de vente.
4.
La procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP).![endif]>![if>
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