Decision ID: 28d41675-fbce-5a00-85cc-a3ecb5a26716
Year: 2017
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le 16 mars 2017, alors qu'il circulait au volant d'un véhicule automobile à B._, A._ s'est fait contrôler par des agents de police, suite à quoi il a été constaté que ce dernier faisait l'objet d'une interdiction générale de conduire.
B. Par ordonnance pénale du 20 avril 2017, A._ a été reconnu coupable de conduite d'un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction de l'usage du permis, et condamné à un travail d'intérêt général ferme de 80 heures ainsi qu'au paiement des frais; un sursis qui lui avait été accordé le 16 mars 2016 a été prolongé de 2 ans.
Le 22 avril 2017, A._ s'est vu notifier l'ordonnance pénale du 20 avril 2017.
C. Par courrier du 12 juin 2017 adressé au Ministère public, A._, par l'intermédiaire de son conseil, s'est opposé à l'ordonnance pénale du 20 avril 2017 tout en demandant la restitution du délai d'opposition. Il a également relevé qu’il demeurait dans l’attente d’une traduction de l’ordonnance en langue anglaise, promise par la police, afin d’en comprendre les tenants et aboutissants.
Le 28 juin 2017, l’opposition et le dossier ont été transmis à la Juge de police de l'arrondissement de la Gruyère (ci-après: la Juge de police) afin qu'elle statue sur la validité de l'opposition, conformément à la jurisprudence de la Chambre de céans.
Par ordonnance du 3 octobre 2017, la Juge de police a déclaré irrecevable l'opposition formée par A._, a rejeté la requête de restitution de délai et mis les frais de procédure à la charge du précité.
D. Par acte du 19 octobre 2017, A._ a interjeté recours contre l'ordonnance du 3 octobre 2017 et a conclu, avec suite de frais et dépens, principalement à ce que l'ordonnance attaquée soit annulée et à ce que la cause soit renvoyée au premier juge pour nouvelle décision au sens des considérants, subsidiairement à ce qu'il soit dit et constaté que la Juge de police était incompétente pour statuer sur la requête de restitution de délai, à ce que les chiffres 2 et 3 de l’ordonnance attaquée soient annulés et à ce que la cause soit renvoyée au Ministère public afin qu'il statue sur dite requête et, plus subsidiairement, à l'annulation de l'ordonnance attaquée en tant qu'elle rejette la requête de restitution de délai et déclare que l'ordonnance du 20 avril 2017 a acquis force exécutoire, à ce que la requête de restitution de délai soit admise et à ce que la cause soit renvoyée au Ministère public afin qu'il instruise les faits reprochés à A._, soit notamment qu’il l’auditionne pour qu'il puisse se déterminer sur les motifs de son opposition.
Par courrier du 2 novembre 2017, le Ministère public a renoncé à formuler des observations.
Le 7 novembre 2017, la Juge de police a également renoncé à se déterminer sur le recours, tout en renvoyant à l'ordonnance du 3 octobre 2017.
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en droit
1.
1.1 Le recours est recevable notamment contre les décisions et les actes de procédure de la police, du ministère public et des autorités pénales compétentes en matière de contravention ainsi que contre les ordonnances, les décisions et les actes de procédure des tribunaux de première instance, sauf contre ceux de la direction de la procédure (art. 393 al. 1 let. a et b CPP). L’acte doit être adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours, soit la Chambre pénale du Tribunal cantonal (art. 396 al. 1 CPP et 85 al. 1 LJ).
En l'espèce, l'ordonnance du 3 octobre 2017 a été notifiée au mandataire du recourant le 9 octobre 2017 si bien que le mémoire de recours, remis à la Poste le 19 octobre 2017, l'a été dans le cadre du délai légal.
1.2 Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP), ce qui est le cas du recourant.