Decision ID: d97023ff-8571-5593-bb08-ea04555ded6a
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
que, par ordonnance
DTAE/414/2019
du 15 janvier 2019, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal) a, sur mesures provisionnelles, réservé à A_ un droit de visite sur son fils mineur G_, né le _ 2007, s'exerçant à raison d'une heure tous les 15 jours à B_, en présence de C_ et de la Fondation H_, selon les disponibilités de ladite fondation et les possibilités de visite de la prison (ch. 1 du dispositif), exhorté A_ à suivre un traitement thérapeutique et à se soumettre à des tests toxicologiques réguliers, sur une période de six mois, avec présentation des résultats tous les mois à la curatrice (ch. 2), réservé à C_ un droit de visite sur l'enfant s'exerçant à raison d'une heure tous les 15 jours à B_ durant le temps de visite du père et dit, qu'en sus, elle pourra voir l'enfant à raison d'une heure toutes les deux semaines, à définir d'entente entre la curatrice et la famille d'accueil, avec charge à la grand-tante paternelle d'aller chercher et de ramener l'enfant (ch. 3), maintenu les curatelles existantes (ch. 4), fixé une audience le 6 mai 2019 aux fins d'auditionner l'enfant et réservé le sort des frais judiciaires avec la décision au fond (ch. 5 et 6) et a rappelé que l'ordonnance était immédiatement exécutoire (ch. 7);
Que, le 12 février 2019, A_ et C_ ont interjeté recours contre ladite ordonnance, sollicitant préalablement la restitution de l'effet suspensif au recours au
ch. 3 du dispositif de celle-ci;
Que la recourante C_, grand-tante du mineur, estime qu'il n'y a pas d'urgence à restreindre son droit de visite sur l'enfant;
Que le Service de protection des mineurs (SPMi) a conclu au rejet de la requête de restitution de l'effet suspensif dans la mesure où ledit droit de visite tel qu'il s'exerçait antérieurement avait eu sur l'enfant un effet négatif soit le développement de comportements régressifs;
Considérant

EN DROIT
que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide autrement;
Que de par leur nature tel n'est pas le cas des recours contre des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), dans la mesure où celles-ci doivent pouvoir être exécutées immédiatement;
Que l'exécution des mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable;
Que dans le cadre de causes relatives à la protection des enfants, le Tribunal fédéral a fixé les principes en la matière dans son arrêt publié aux ATF
138 III 565
, c. 4.3.2;
Que le bien de l'enfant guide la décision;
Qu'en l'espèce, l'intérêt de l'enfant commande que le droit de visite de la recourante fixé par le Tribunal de protection entre en vigueur immédiatement sans préjudice de la décision au fond;
Qu'en effet, les mesures de protection ordonnées sur mesures provisionnelles ont vocation à entrer en vigueur de suite aux fins de s'assurer de leur portée dans l'intérêt du mineur.
Que la position du SPMi rejoint par ailleurs celle du Tribunal de protection à ce propos;
Que par conséquent, la requête d'octroi d'effet suspensif au recours doit être rejetée;
Que le sort des frais de la présente décision sera réservé et tranché avec le fond (art. 77 LaCC).
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