Decision ID: cc153bbf-ee74-4297-b717-2c76e0f66a10
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que l’enfant E_, née le _ 2018, est issue de la relation hors mariage entretenue par A_ et B_, lesquels se sont séparés à la fin du mois d’octobre 2018;
Qu’un litige les oppose sur la prise en charge de l’enfant;
Que par jugement du 27 juin 2022, le Tribunal de première instance a notamment maintenu l’autorité parentale conjointe sur la mineure, maintenu la garde de celle-ci en faveur de la mère, réservé au père un droit de visite devant s’exercer, dès la rentrée scolaire 2022, une semaine du vendredi soir à la sortie de l’école jusqu’au lundi matin retour à l’école et l’autre semaine durant deux nuits d’affilée, de la sortie de l’école jusqu’au retour à l’école, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires; que le Tribunal de première instance a par ailleurs maintenu la curatelle d’organisation et de surveillance des relations personnelles et condamné le père à contribuer à l’entretien de sa fille;
Que la mineure, représentée par sa mère et cette dernière ont formé appel contre ce jugement auprès de la Cour de justice, appel actuellement en cours d’instruction;
Que le 30 août 2022, le Service de protection des mineurs a transmis un rapport au Tribunal de protection, préavisant, sur mesures superprovisionnelles, que le père puisse bénéficier d’un droit de visite sur sa fille E_ devant s’exercer du mardi après l’école au mercredi à 11 heures dès le 6 septembre 2022;
Que selon le Service de protection des mineurs, compte tenu du jugement prononcé par le Tribunal de première instance accordant deux nuits de suite au père et du fait que le mercredi était un jour représentant un enjeu important pour la mère, il était dans l’intérêt de l’enfant de proposer un droit de visite du mardi soir à la sortie de l’école jusqu’au mercredi matin chez le père;
Que le Tribunal de protection a fait sienne cette recommandation et a rendu la décision attaquée;
Considérant,

EN DROIT
, que conformément à l’art. 450c CC (
cum
art. 314 al. 1 CC), le recours est suspensif, à moins que l’autorité de protection de l’adulte ou l’instance judiciaire de recours n’en décide autrement;
Que l’instance judiciaire de recours peut aussi, le cas échéant, lever la décision de première instance privant le recours d’effet suspensif (Steck, Protection de l’adulte, FamPra, ad art. 450c n. 6);
Que l’autorité de protection prend, d’office ou à la demande d’une personne partie à la procédure, toutes les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la procédure; en cas d’urgence particulière, elle peut prendre des mesures provisionnelles sans entendre les personnes parties à la procédure; en même temps, elle leur donne la possibilité de prendre position; elle prend ensuite une nouvelle décision (art. 445 al. 2 CC);
Que l’intérêt de l’enfant prime sur toute autre considération;
Qu’en l’espèce et afin de ne pas exposer l’enfant au risque de plusieurs changements successifs dans sa prise en charge par son père, il se justifie d’accorder, sur mesures superprovisionnelles, l’effet suspensif au recours formé le 19 septembre 2022 contre la décision rendue le 7 septembre 2022 par le Tribunal de protection;
Que parallèlement, préparatoirement et conformément à l’art. 445 al. 2 CC, un délai de trois jours dès réception de la présente sera accordé à B_ pour se prononcer sur la requête d’effet suspensif;
Que la décision sur les frais relatifs à la présente décision sera renvoyée à l’arrêt au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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