Decision ID: 35b7d153-1af1-4bdf-ae51-488e733ddce6
Year: 2002
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A. Par décision du 4 janvier 2002, la Caisse de chômage du Syndicat industrie et bâtiment a demandé à A._ la restitution d'un montant de 1'553 fr. au titre d'indemnités de chômage perçues à tort. A._ a écrit à la Caisse de chômage SIB le 11 février 2002, sous la rubrique "demande de remise" en substance qu'elle avait été surprise de recevoir le montant précité, qu'elle avait été de bonne foi et qu'en qualité d'étudiante, elle bénéficiait d'une bourse et n'avait pas la faculté de rembourser la somme en cause.
Par prononcé du 2 mai 2002, le Service de l'emploi a rejeté la demande de remise formée par A._. Par lettre du 8 mai suivant, la Caisse de chômage SIB a réclamé à celle-ci le paiement de la somme de 1'553 francs.
Par lettre du 19 juin 2002, A._ a déclaré au Service de l'emploi qu'elle recourait "contre la décision de la Caisse". Sur interpellation du Service de l'emploi du 16 juillet 2002, A._ a déclaré par lettre du 20 juillet suivant que sa lettre du 19 juin précédent valait recours contre la décision du Service de l'emploi du 2 mai 2002.
La cause ayant été transmise au Tribunal administratif, le juge instructeur de celui-ci a invité la recourante par lettres des 20 et 30 août 2002 à lui communiquer la date à laquelle elle avait reçu la décision du Service de l'emploi du 2 mai 2002. Répondant à ces correspondances, la recourante s'est adressée au Tribunal administratif une première fois par lettre du 23 août 2002 en joignant une copie de la lettre de la Caisse de chômage SIB du 4 janvier 2002 et une seconde fois le 5 septembre 2002 en joignant une copie de la lettre de la même caisse du 8 mai 2002, sans toutefois répondre à la question qui lui avait été posée.

Considérant en droit:
1. La recourante s'est vu refuser l'octroi d'une remise de son obligation de restituer par décision du Service de l'emploi du 2 mai 2002. Celle-ci comportait l'indication du délai de recours, courant durant 30 jours à compter de la réception de l'acte en cause. La recourante n'a cependant pas respecté ledit délai puisqu'elle n'a déposé un acte de recours que le 19 juin 2002, à savoir plus de 30 jours après la date à laquelle on peut présumer, eu égard aux délais d'acheminement postaux, que la décision attaquée lui est parvenue. Certes, la recourante aurait-elle disposé de la faculté de démontrer ou seulement d'alléguer que cette notification n'est intervenue que plus tard, pour divers motifs. Interpellée au sujet de la date à laquelle elle avait reçu la décision attaquée, elle s'est cependant abstenue de communiquer une réponse au Tribunal administratif, se bornant à lui remettre des copies de correspondances de la Caisse de chômage SIB des 4 janvier et 8 mai 2002 sans rapport avec la question posée.
Statuant en l'état du dossier, le Tribunal administratif doit dès lors constater que le recours est tardif et partant irrecevable.