Decision ID: 9bd77935-4f4d-52c9-abe2-d95e550fb2a8
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

en fait
, la procédure C/1405/2020, pendante devant le Tribunal des baux et loyers, initiée par la CAISSE DE PREVOYANCE B_ en évacuation de A_, par la voie de protection de cas clair;
Vu l'ordonnance du 14 mai 2020 rendue par le Tribunal des baux et loyers, reçue par A_ le lendemain, refusant la récusation requise par cette dernière à l'audience du 13 mai 2020;
Vu le recours formé en temps opportun par A_ contre cette décision, sollicitant son annulation et la récusation de la Présidente de la 4
ème
Chambre du Tribunal des baux et loyers, sous suite de frais et dépens;
Vu la requête tendant à la suspension de l'effet exécutoire attaché à l'ordonnance querellée dont le recours est assorti, A_ faisant en substance valoir subir un préjudice irréparable, si son évacuation devait être prononcée;
Vu la réponse sur effet suspensif et sur le fond de la CAISSE DE PREVOYANCE B_ du 29 mai 2020, par laquelle elle a conclu au rejet de la requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise et au déboutement de A_ de toutes ses conclusions;
Considérant,

en droit
, que les décisions statuant sur une demande de récusation sont uniquement susceptibles de faire l'objet d'un recours, écrit et motivé, dans un délai de 10 jours à compter de leur notification (art. 50 al. 2 et 321 al. 1 et 2 CPC; art. 13
al. 2 LaCC);
Que la procédure sommaire est applicable (cf. art. 49 al. 1 CPC; Wullschleger, Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 3
ème
éd., 2016, n. 5 ad
art. 50 CPC; Tappy, Code de procédure civile commenté, 2019, n. 21 ad art. 50 CPC);
Que la cognition de la Cour étant limitée à l'appréciation manifestement inexacte des faits et à la violation de la loi (art. 321 al. 2 CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision entreprise, l'autorité de recours (soit la Cour de céans) pouvant suspendre le caractère exécutoire en ordonnant au besoin des mesures conservatoires ou le dépôt de sûretés (art. 325 CPC);
Considérant que la Présidente soussignée a compétence pour statuer sur la requête d'effet suspensif, vu la nature incidente et provisionnelle d'une telle décision et la délégation prévue à cet effet par l'art. 18 al. 2 LaCC, concrétisée par une décision de la Chambre civile siégeant en audience plénière et publiée sur le site internet de la Cour;
Que, saisie d'une demande de suspension de l'effet exécutoire, l'autorité de recours doit faire preuve de retenue et ne modifier la décision de première instance que dans des cas exceptionnels; qu'elle dispose cependant d'un large pouvoir d'appréciation permettant de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF
137 III 475
consid. 4. 1);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Considérant qu'en l'espèce la demande de récusation ayant été refusée par le premier juge, il n'y a pas de place pour un effet suspensif;
Qu'en conséquence, la requête de suspension du caractère exécutoire de l'ordonnance entreprise sera rejetée.
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