Decision ID: 0eb75850-f2c6-582e-88a9-12b8ace42006
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Par décision du 8 décembre 2010, l’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après OAI ou intimé) a supprimé la rente d’invalidité de Monsieur V_ (ci-après l’assuré ou le recourant) avec effet rétroactif au 1
er
novembre 2005 et lui a réclamé la restitution d’un montant de 188'751 fr. représentant les rentes d’invalidité ainsi que les rentes complémentaires pour épouse et enfants versées à tort du 1
er
novembre 2005 au 31 octobre 2010. L’OAI motive sa décision par le fait que selon sa décision du 18 septembre 1998, l’assuré avait été mis au bénéfice d’une rente entière d’invalidité pour la période du 1
er
juillet 1997 au 31 décembre 1997. Or, à la suite d’un contrôle, l’OAI s’est rendu compte que l’assuré avait malgré tout continué à percevoir les rentes d’invalidité. L’effet suspensif a été retiré.
Par acte du 24 janvier 2011, l’assuré, représenté par son mandataire, interjette recours contre la décision précitée. Il soutient que suite à sa première décision du 18 septembre 1998 l’intimé a rendu plusieurs décisions d’octroi de rentes AI, d’octroi et/ou de suppression des rentes complémentaires pour son épouse (suite à l’introduction de la 5
ème
révision AI) et ses enfants. L’intimé n’a jamais fait cas de la rente limitée dans le temps et n’a pas réagi non plus à réception de la décision de la SUVA du 14 avril 1999 lui octroyant une rente d’invalidité de 30 %. Le recourant invoque principalement la péremption du droit de demander la restitution, sa bonne foi, la condition financière difficile et conclut à l’annulation de la décision litigieuse. Il relève au surplus que c’est à tort que l’intimé réclame la restitution pour les mois de novembre et décembre 2005, le délai de péremption de 5 ans ayant expiré le 8 décembre 2010. Enfin, il sollicite préalablement le rétablissement de l’effet suspensif.
Dans sa réponse du 14 février 2011, l’intimé se réfère à la prise de position de la Caisse cantonale genevoise de compensation, qui conclut au rejet de la requête s’agissant du versement des prestations.
Après communication de cette écriture au recourant la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
Conformément à l'art. 56 V al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 22 novembre 1941 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 (aLOJ; RS
E 2 05
), le Tribunal cantonal des assurances sociales connaissait, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
).
Dès le 1
er
janvier 2011, cette compétence revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice, laquelle reprend la procédure pendante devant le Tribunal cantonal des assurances sociales (art. 143 al. 6 de la LOJ du 9 octobre 2009).
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.