Decision ID: efd88b55-2c55-5c91-9a12-3e248366d8fe
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Par plainte expédiée le 23 juin 2015 au greffe de la Chambre de céans,
M. L_ et Mme L_ requièrent qu'il soit constaté qu'ils ne sont pas débiteurs de Mme G_.![endif]>![if>
Ils exposent qu'ils ont requis une poursuite à l'encontre de cette dernière pour une somme de 3'000 fr. qu'ils lui avaient prêtée le 30 novembre 2012. A la suite d'une plainte pénale déposée par Mme G_ pour agression, M. L_ avait été convoqué par le Ministère public. La plainte avait ensuite été classée. Au début 2015, Mme G_ avait menacé Mme L_ dans le hall d'entrée de son immeuble. Cette dernière n'avait finalement pas entamé la procédure de médiation que la police lui avait suggéré d'entreprendre, dès lors que le montant de 3'000 fr. avait été remboursé. Croyant cette affaire terminée, les plaignants avaient été très surpris de se voir notifier chacun un commandement de payer (poursuites
n° 15 xxxx61 W et n° 15 xxxx60 X) le 27 mars, respectivement le
16 avril 2015.
B.
La poursuivante ainsi que l'Office des poursuites n'ont pas été invités à se déterminer sur la plainte. ![endif]>![if>

EN DROIT
1.
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7
al. 1 LaLP) contre des mesures de l'Office non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP), telle la notification de commandements de payer.![endif]>![if>
2.
La plainte doit être déposée dans les 10 jours suivant celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP). En l'occurrence, ce délai est dépassé pour les deux commandements de payer contestés, de sorte que la plainte devra être déclarée irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater d'entrée de cause, sans échange d'écriture (art. 72 LPA).![endif]>![if>
3.
Par ailleurs, il est relevé que la Chambre de céans ne peut pas se prononcer sur le bien-fondé des créances, qui font l'objet des poursuites litigieuses. Ce point relève de la compétence du juge civil (ATF
115 III 18
consid. 3b; arrêts du Tribunal fédéral
5A_712/2007
du 11 mars 2008, consid. 2.2;
7B.220/2006
du 16 avril 2007 consid. 3.3), soit à Genève du Tribunal de première instance. C'est une particularité du droit suisse que de permettre l'introduction d'une poursuite sans devoir prouver l'existence de la créance (ATF
113 III 2
consid. 2b; SJ
2013 I 190
). L'exécution forcée s'opère sur la simple demande du créancier, sans jugement préalable des tribunaux (arrêt du Tribunal fédéral
5A_76/2013
du 15 mars 2013). Toute personne peut ainsi engager une poursuite même si elle n'est pas créancière et faire reconnaître son droit par la voie de la procédure ordinaire après que le poursuivi a fait opposition (art. 79 LP; arrêt du Tribunal fédéral
7B.36/2006
du
16 mai 2006 consid. 2.2). Ainsi, celui qui a formé opposition à la poursuite et entend contester la créance en poursuite doit agir devant le juge ordinaire par le biais de l'action en constatation de l'inexistence de la créance déduite en poursuite, afin d'empêcher la communication de celle-ci aux tiers (ATF
128 III 334
;
cf. art. 8a al. 3 let. a LP). Toutefois, comme évoqué, cette action relève de la compétence du juge ordinaire et non de la Chambre de surveillance en matière de poursuites.![endif]>![if>
4.
La procédure est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP).![endif]>![if>
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