Decision ID: b6804406-4c87-5b50-a165-da7bade49486
Year: 2022
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par jugement du 12 mai 2020 du Juge de police de l’arrondissement de la Sarine (ci-après : Juge de police), A._ a été reconnu coupable de détournement de valeurs patrimoniales mises sous main de justice et de délit contre la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants et a été condamné à une peine privative de liberté de quatre mois sans sursis et à une peine pécuniaire de 10 jours-amende sans sursis, le montant du jour-amende étant fixé à CHF 30.- (DO 13076 ss). Le jugement a été rendu par défaut, A._ ne s’étant pas présenté à l’audience du 17 février 2020, respectivement du 12 mai 2020 (DO 13033 s. et 13076 s.).
Par courrier du 31 juillet 2020, adressé au Juge de police qui l’a transmis comme objet de sa compétence à la Cour d’appel pénal du Tribunal cantonal (ci-après : la Cour d’appel pénal), A._ a mentionné ce qui suit : « Je vous demande un délai du maximum possible pour pouvoir chercher un avocat pour pouvoir bien me défendre, car toute ma documentation antérieurement a été un autre avocat qui l’avait et malheureusement je ne peux pas le contacter. Comme vous bien savez ce mois tout le monde est en vacances et à été impossible pouvoir me communiquer avec autre avocat, de plus j’ai reçu la lettre le 13 juillet, donc je n’ai pas eu le temps de pouvoir rien faire [sic] » (DO 13094).
Par courrier du 25 août 2020, adressé au Juge de police qui l’a transmis comme objet de sa compétence à la Cour d’appel pénal, Me Barbara Kern a informé le Juge de police que A._ lui avait confié la défense de ses intérêts et a formulé une demande tendant à sa désignation comme défenseure d’office.
B. Par arrêt du 9 décembre 2020 (arrêt TC 501 2020 105 du 9 décembre 2020), la Cour d’appel pénale n’est pas entrée en matière sur l’appel de A._, a rejeté la requête de restitution de délai, a déclaré tardive la requête de nouveau jugement (art. 368 al. 1 CPP) et a rejeté la requête de nomination d’un défenseur d’office.
Par arrêt du 1er mars 2021 (arrêt TF 6B_37/2021 du 1er mars 2021), la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a admis le recours de A._, a annulé la décision cantonale en tant que la Cour d’appel pénal n’était pas entrée en matière sur l’appel et en tant qu’elle avait renoncé à retransmettre le courrier du 31 juillet 2020 au premier juge comme éventuelle demande de nouveau jugement au seul motif qu’une telle demande aurait été tardive. Le Tribunal fédéral a donc renvoyé la cause à la Cour d’appel pénal afin qu’elle transmette cette demande à l’autorité compétente pour examiner une éventuelle demande de restitution du délai pour demander un nouveau jugement.
Le 21 mai 2021, le Juge de police a imparti à Me Barbara Kern un délai de 30 jours pour indiquer si le courrier de son client du 31 juillet 2020 devait être interprété comme une demande de restitution au sens de l’art. 94 al. 1 CPP.
Par ordonnance du Juge de police du 8 juin 2021, Me Barbara Kern a été désignée en qualité de défenseure d’office dès le 25 août 2020, remplacée par Me Alicia Loosli dès le 26 mai 2021 en application de l’art. 132 al. 1 let b CPP.
Par courrier du 24 juin 2021, Me Alicia Loosli a informé le Juge de police que le courrier du 31 juillet 2020 de son mandant consistait effectivement en une demande de restitution de délai au sens de l’art. 94 al. 1 CPP. Elle a conclu à l’admission de la demande de restitution de délai, à l’admission
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de la demande de nouveau jugement et à la fixation de nouveaux débats par la direction de la procédure.
Par ordonnance du 25 août 2021, le Juge de police a rejeté la demande de restitution du délai de l’art. 368 al. 1 CPP pour demander un nouveau jugement.
C. Par courrier du 13 septembre 2021, A._ a interjeté recours contre l’ordonnance du Juge de police du 25 août 2021, concluant à l’annulation de dite ordonnance et subsidiairement à ce que des mesures supplémentaires soient ordonnées, notamment une expertise psychologique pour déterminer son niveau mental et de compréhension.
Par courrier du 17 septembre 2021, le Ministère public a renoncé à déposer des observations et a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.
Par courrier du 20 septembre 2021, le Juge de police a renoncé à formuler des observations et s’est intégralement référé à l’ordonnance du 25 août 2021.

en droit
1.
1.1. Les parties peuvent attaquer les ordonnances, les décisions et les actes de procédure des tribunaux de première instance, sauf contre ceux de la direction de la procédure (art. 393 al. 1 let. b CPP) devant l'autorité de recours (art. 20 al. 1 let. b CPP), qui est, dans le canton de Fribourg, la Chambre pénale du Tribunal cantonal (ci-après : la Chambre pénale ; art. 85 al. 1 de la loi sur la justice du 31 mai 2010 [LJ ; RSF 130.1]).
1.2. Selon l’art. 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. En l’espèce, l’ordonnance a été notifiée à l’ancienne mandataire du recourant le 2 septembre 2021 (DO 13152), de sorte que le délai de recours a pris fin le dimanche 12 septembre 2021, reporté au lundi 13 septembre 2021 (art. 90 al. 2 CPP).
Interjeté en temps utile le 13 septembre 2021 devant l’autorité compétente par le prévenu qui a qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP) et satisfaisant aux exigences de forme (art. 385 al. 1 CPP), le recours est formellement recevable.
1.3. La Chambre pénale statue sans débats (art. 397 al. 1 CPP).
2.
Le recourant reproche en substance au Juge de police d’avoir constaté les faits de manière inexacte et d’avoir violé l’art. 94 CPP et l’art. 6 CEDH.