Decision ID: 41b9663b-b169-583c-9d92-bd0f85cb4997
Year: 2005
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
Les époux R_ ont conclu une convention en date du 25 octobre 2004 en vue du dépôt d’une requête commune de divorce. L’art. 8 prévoit le partage de leurs avoirs de prévoyance acquis entre la date du mariage et le 1
er
janvier 2004, soit le transfert de 75'307 fr. du compte de Jean-Marc R_ en faveur du compte de son épouse.
Par jugement du 28 avril 2005, la 13ème chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce des époux R_, mariés en date du 12 juin 1981. Le Tribunal a ratifié la convention conclue par les époux, notamment s’agissant du partage, mais, n’étant pas en possession des attestations d’assurances idoines, a, selon le chiffre 8 du jugement précité, transmis le jugement de divorce au Tribunal de céans pour déterminer le montant à partager.
Le jugement de divorce est devenu définitif le 2 juin 2005 et a été transmis au Tribunal de céans le 14 juin 2005.
Selon les renseignements recuellis par le Tribunal de céans des parties, le montant à transférer résulte du partage par moitié des prestations des deux époux (cf. courrier de Me VOUILLOZ du 20 juillet 2005 et ses annexes); selon l'attestation de SWISS LIFE du 6 juillet 2005 le partage est réalisable. Par conséquent, le Tribunal a informé les parties en date du 31 août 2005 de ce que la convention conclue serait entérinée, et le montant de 75'307 fr. 25 transféré en faveur de la demanderesse. La cause a été gardée à juger.

EN DROIT
1. L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1
er
août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.
2. Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF
128 V 230
; ATF
129 V 444
).
3. En l’espèce, le juge de première instance a ratifié la convention signée par les parties. En outre, le partage est réalisable. Il y a donc lieu de l’entériner.
4. Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003).
5. Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).
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