Decision ID: 1655a390-5f84-5ac7-b325-de6930a835c3
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a)
A_, de nationalité suisse, est née le _ 1944. Elle est la mère de C_, né le _ 1975, lequel est atteint dans sa santé.![endif]>![if>
b)
Par ordonnance du 22 avril 1996, le Tribunal tutélaire (désormais le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, ci-après : le Tribunal de protection), a restitué à A_ l'autorité parentale sur son fils. Cette mesure a ensuite été convertie en curatelle de portée générale et A_ a été nommée aux fonctions de curatrice de son fils.
c)
La situation de C_ a été signalée au Tribunal de protection en date du 29 août 2017. Il a été constaté qu'il vivait, auprès de sa mère, dans un appartement extrêmement encombré, dans un état d'insalubrité avancé, l'odeur étant qualifiée de nauséabonde et perceptible depuis l'extérieur du logement, entre autres problématiques. A l'occasion de la procédure ouverte en faveur de C_, le Tribunal de protection s'est saisi d'office du cas de A_, dans le but de déterminer si une mesure de protection devait également être prononcée en sa faveur.
B.
Par ordonnance
DTAE/5445/2017
du 23 octobre 2017, communiquée le même jour pour notification, le Tribunal de protection a nommé un curateur d'office à A_ en vue de la représenter dans le cadre de la procédure pendante devant lui, en la personne de B_, avocate, la décision étant immédiatement exécutoire.![endif]>![if>
Cette ordonnance a été reçue par A_ le 31 octobre 2017.
C.
a)
Par acte adressé le 6 novembre 2017 au Tribunal de protection, transmis pour raison de compétence à la Chambre de surveillance de la Cour de justice le 8 novembre 2017, A_ a formé recours contre cette ordonnance. Elle conteste avoir une incapacité durable de discernement et considère que la décision consacre une violation du droit et une constatation fausse des faits.![endif]>![if>
b)
Le Tribunal de protection n'a pas souhaité faire usage de la faculté prévue par l'art. 450d CC et a précisé qu'il instruisait une mesure qui pourrait amener à la restriction des droits civils de la personne concernée au sens de l'art. 40 LaCC.
c)
Par déterminations du 8 janvier 2018, B_ a déclaré s'en rapporter à justice concernant sa nomination, indiquant pour le surplus ne pas s'opposer à ce qu'un autre avocat soit désigné. Elle a par ailleurs formulé des observations sur la procédure de mise sous curatelle engagée par le Tribunal de protection.
d)
Les parties ont été avisées par pli du 9 janvier 2018 que la cause serait mise en délibération, à l'issue d'un délai de dix jours.

EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection peuvent faire l'objet d'un recours (art. 450 al. 1 CC) dans les trente jours à compter de leur notification (art. 450b al. 1 CC), auprès de la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 53 al. 1 LaCC).![endif]>![if>