Decision ID: 06af7870-485b-5d04-819e-b9a176d7329a
Year: 2015
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. A._, ressortissant du B._, a été interpellé le 11 septembre 2015. Il a ensuite été mis en prévention de lésions corporelles simples, éventuellement voies de fait réitérées (conjoint), menaces, séquestration et viol. Sa détention provisoire a été ordonnée par le Tmc le 14 septembre 2015 avec effet jusqu'au 11 novembre 2015.
B. Par lettre personnelle du 15 septembre 2015 adressée au Tmc, A._ s'est plaint de cette mesure, a contesté les accusations portées contre lui et a demandé "si c'est possible d'être en liberté" du fait de sa situation qu'il expose. Son destinataire a transmis cet acte le 16 septembre 2015 comme objet de sa compétence au Ministère public, lequel l'a transmis à la Chambre le lendemain comme objet pouvant valoir recours contre la mise en détention.
Par acte du 21 septembre 2015, le Tmc a transmis son dossier et indiqué n'avoir pas d'observations à formuler et se référer à son ordonnance.
Le Ministère public s'est déterminé par acte du 22 septembre 2015, concluant au rejet du recours.
Dans le délai imparti pour une éventuelle détermination, le recourant a fait savoir, par lettre du 23 septembre 2015 de son défenseur désigné le 16 septembre 2015, qu'il confirme son recours.

en droit
1. a) La décision ordonnant une détention provisoire ou sa prolongation est sujette à recours auprès de la Chambre pénale (art. 20 al. 1 let. c, 222 et 393 al. 1 CPP, art. 64 let. c et 85 LJ).
b) Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 381 al. 1 CPP). La loi reconnaît la qualité de partie au prévenu (art. 104 al. 1 let. a CPP).