Decision ID: 78300bd1-f48d-4455-b915-e4a7ada026b3
Year: 2021
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

La Cour des plaintes, vu:
- la « décision sur indemnisation » du 19 août 2021 du Ministère public du canton de
Vaud (ci-après: MP-VD), refusant d’allouer une indemnisation au sens de l’art. 15
de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur l’entraide internationale en matière pénale
(EIMP; RS 351.1) à la société luxembourgeoise A. Sàrl, après que cette autorité a
clos une procédure d’entraide internationale initiée par la France (act. 1.1),
- le recours interjeté par A. Sàrl le 17 septembre 2021 contre la décision précitée
auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, concluant, en substance,
à l’octroi d’une indemnité à hauteur de CHF 13’937.-- (act. 1),
- la lettre du 21 septembre 2021 de la Cour de céans, impartissant à la recourante un
délai au 4 octobre 2021 pour, d’une part, s’acquitter d’une avance de frais de
CHF 2’000.-- et, d’autre part, transmettre des documents démontrant que la
recourante existait au jour du dépôt du mémoire de recours et indiquant l’identité du
signataire de la procuration produite et l’habilitation de celui-ci à la représenter
(act. 3),
- l’avertissement donné à cette occasion qu’à défaut de paiement de l’avance de frais
et de transmission des documents requis dans le délai imparti, il ne serait pas entré
en matière sur le recours (act. 3),
- le paiement de l’avance de frais le 29 septembre 2021 (act. 4),
- l’absence de transmission des documents requis,

et considérant:
qu’en vertu de l’art. 37 al. 2 let. a de la loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation
des autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71), mis en relation avec
les art. 25 al. 1 et 80e al. 1 EIMP, la Cour de céans est compétente pour connaître
des recours dirigés contre les décisions de clôture de la procédure d’entraide
rendues par l’autorité cantonale ou fédérale d’exécution et, conjointement, contre
les décisions incidentes;
qu’aux termes de l’art. 52 al. 1 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la
procédure administrative (PA; RS 172.021, applicable par renvoi de l’art. 37 al. 2
let. a et 39 al. 2 let. b LOAP), le mémoire de recours indique les conclusions, motifs
et moyens de preuve et porte la signature du recourant ou de son mandataire;
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que lors de mémoire présentant des irrégularités susceptibles d’être réparées,
l’interdiction du formalisme excessif impose à l’autorité, d’accorder un délai
convenable pour y remédier (art. 52 al. 2 et 3 PA; arrêt du Tribunal fédéral
1C_698/2020, 1C_54/2021 du 8 février 2021 consid. 3.2); que l’autorité qui impartit
un tel délai doit également signaler les conséquences de son inobservation
(art. 23 PA);
que l’autorité saisie peut valablement interpeller la société étrangère, partie à la
procédure, afin qu’elle produise les documents nécessaires à justifier son existence
et, par voie de conséquence, la recevabilité de son recours; que dès lors, la
personne morale étrangère doit s’attendre à fournir de tels documents, et ce d’autant
plus, lorsqu’elle est assistée par un mandataire professionnel censé reconnaître
d’emblée la portée juridique des documents produits (arrêt du Tribunal fédéral
1C_698/2020, 1C_54/2021 du 8 février 2021 consid. 3.2);
que dans ce domaine, les parties sont soumises à un véritable devoir de
collaboration, dont la sanction peut être l’irrecevabilité de l’acte en question
(art. 13 PA; arrêt du Tribunal fédéral 1C_248/2012 du 1er octobre 2012 consid. 2.2
et référence citée);
qu’en l’occurrence, même si la recourante s’est valablement acquittée de l’avance
de frais le 29 septembre 2021, elle n’a pas produit dans le délai imparti les
documents requis, ni n’a demandé une prolongation du délai;
qu’ainsi, malgré l’avertissement de la Cour de céans qu’à défaut le recours serait
déclaré irrecevable, la société, d’emblée assistée par un mandataire professionnel,
n’a pas été en mesure d’établir son existence et la validité des pouvoirs de
représentation du signataire de la procuration produite et des pouvoirs qui lui ont été
conférés par ladite société;
qu’il s’ensuit que le recours formé par la recourante ne respecte pas les réquisits
légaux et doit par conséquent être déclaré irrecevable;
qu’en règle générale, les frais de procédure comprenant l’émolument d’arrêté, les
émoluments de chancellerie et les débours sont mis à charge des parties qui
succombent (art. 63 al. 1 PA); que la partie dont le recours est irrecevable est
également considérée avoir succombé; que le montant de l’émolument est calculé
en fonction de l’ampleur et de la difficulté de la cause, de la façon de procéder des
parties, de leur situation financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP);
qu’au vu de ce qui précède, il incombe à la recourante de supporter les frais du
présent arrêt, fixés à CHF 1’000.-- (v. art. 73 al. 2 LOAP et art. 8 al. 3 du règlement
du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et
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indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162];
art. 63 al. 5 PA), lesquels sont entièrement couverts par l’avance de frais de
CHF 2’000.-- déjà versée; que le solde de CHF 1’000.-- sera restitué à la recourante
par la Caisse du Tribunal pénal fédéral.
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