Decision ID: 320bf8b3-71cd-4a60-b387-2d4f3fe71c2c
Year: 2004
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants :
A. Le 6 mars 1998, X._ a épousé à Echallens la ressortissante suisse Y._, née le 4 juin 1972. En raison de son mariage avec une suissesse, il a obtenu la délivrance d'une autorisation de séjour valable jusqu'au 5 mars 1999, régulièrement renouvelée par la suite.
B. Le 1
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juin 2000, les époux se sont séparés, sans jamais reprendre la vie commune par la suite.
Entendue le 25 juillet 2000, Y._ a déclaré à la police qu'à la suite de mésentente, elle avait décidé de prendre un appartement à son nom à Lausanne et que son époux en avait fait de même à La Sarraz. Elle a expliqué toutefois qu'ils se voyaient régulièrement et qu'ils allaient faire leurs courses ensemble. Elle a déclaré qu'ils avaient même décidé de partir ensemble en vacances et qu'ils ne prévoyaient pas de divorcer (v. rapport de police du 4 août 2000 et le procès-verbal d'audition de l'intéressée du 25 juillet 2000).
Y._-Y._ a déménagé à Winterthur le 1
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mars 2001.
Les époux ont passé une convention de mesures protectrices de l'union conjugale par laquelle ils ont convenu des modalités de leur séparation. A cette occasion, ils se sont autorisés à vivre séparés pour une durée indéterminée, ont renoncé réciproquement à toute contribution d'entretien, réglé les modalités de paiement d'un emprunt, convenu du règlement des arriérés d'impôt et décidé que la convention serait soumise à la ratification du Président du Tribunal d'arrondissement de la Côte à la requête de la partie la plus diligente (v. convention datée du 16 juillet 2001 et signée par X._).
Le bureau des étrangers de Pompaples, nouvelle commune de domicile de l'époux dès le 29 mai 2001, a informé le SPOP le 30 juillet 2002 que suite au passage de X._ à l'administration communale, celui-ci les avait informés qu'aucune reprise de la vie commune avec son épouse n'était pas envisagée, qu'aucune procédure de divorce n'était engagée à ce jour et qu'il entretenait des contacts réguliers avec son épouse. Selon les renseignements donnés par le prénommé au bureau des étrangers le 2 décembre 2002, une reprise de la vie commune était envisageable et de ce fait la procédure de divorce n'était pas engagée.
Répondant à une demande du 13 juin 2003 du Contrôle des habitants de Chavornay, nouvelle commune de domicile de l'intéressé depuis le 2 mars 2003, concernant une éventuelle reprise de la vie commune avec son épouse et, X._ a écrit ce qui suit :
"Actuellement nous sommes toujours en contact physique et psychologique. Nous nous voyons souvent les week-ends. Nous discutons souvent d'une reprise de vie commune. Mais il y a quelques obstacles, mon épouse a un très bon travail à Zurich et moi aussi j'ai un très bon travail à Chavornay. On est très amoureux, on s'apprécie l'un et l'autre et s'il y avait une procédure de divorce, vous seriez les premiers à savoir. Comme vous pouvez le constater, nous sommes toujours marié et nous le resterons. Donc arrêtez de me traiter comme un réfugié politique et renouvelez mon permis de séjour normalement. Je ne peux pas quitter mon travail à Chavornay pour aller à Zurich et mon épouse ne peut pas quitter son travail de Zurich pour venir à Chavornay sachant que mutuellement nous avons un très bon salaire et avec la crise actuelle économique, ce n'est pas évident d'abandonner son job".
Lors de son audition du 15 juillet 2003 par la gendarmerie vaudoise, X._ a déclaré qu'ils s'étaient séparés sur un coup de tête en juin 2001, son épouse et lui-même étant trop fiers et orgueilleux vis à vis de leur famille respective. Il indique qu'aucune procédure en divorce n'était envisagée et qu'au contraire il aimait toujours sa femme avec laquelle il avait souvent des contacts, précisant simplement que leur caractère réciproque n'était pas compatible. Le rapport de gendarmerie précise que l'intéressé fait l'objet de sept poursuites pour un montant de fr. 4'326,70 et qu'il fera l'objet, à partir du 1
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septembre 2003, d'une retenue de salaire. Il mentionne qu'il ne fait partie d'aucune société. La logeuse de l'intéressé le décrit comme un garçon calme, gentil et serviable.
Entendue le 3 septembre 2003 par la police zurichoise, Y._-Y._ a déclaré en résumé qu'un avocat avait établi un document relatif à leur séparation en 2001. Elle a exposé que lorsqu'elle était arrivée à Winterthur elle avait déjà voulu divorcer mais que son mari s'y était opposé à l'époque. Selon elle, il avait très mal réagi à cette annonce deux ans auparavant. Elle a dit qu'elle l'avait vu la dernière fois au mois de novembre 2002 et qu'ils entretenaient encore de bons contacts, téléphoniques peut-être tous les trois mois. Elle a fait part à la police de son intention de divorcer, ce à quoi l'intéressé ne pourrait plus s'opposer dès le mois de juin 2004.
C. Sur le plan pénal, le dossier fait état de ce qui suit :
Un sérieux avertissement a été adressé à X._ par le SPOP pour être entré en Suisse sans visa et y avoir séjourné et travaillé pendant quatre ans sans être au bénéfice d'une quelconque autorisation, ce qu'il lui a valu une amende préfectorale de 800 (huit cents) francs.
Par prononcé du 21 septembre 2000, X._ a été condamné pour violation grave des règles de la circulation par le préfet du district d'Yverdon au paiement d'une amende de fr. 425,--.
Par ordonnance du 21 août 2002, X._ a été condamné pour avoir circulé malgré le retrait de son permis de conduire à la peine ferme de trente jours d'arrêts et une amende de 400 (quatre cents) francs par le juge d'instruction de l'arrondissement du Nord Vaudois. Le 15 mai 2003, le tribunal de police de l'arrondissement de La Broye et du Nord Vaudois a pris acte du retrait de l'opposition formée par l'intéressé à l'encontre de l'ordonnance de condamnation précitée.
D. Sur le plan professionnel, X._ a travaillé à partir du mois de juillet 1998 en qualité d'ouvrier auprès de 2.********SA à Ecublens, ce, jusqu'à la fin du mois de juin 2000. Dès le 1
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juillet 2000, il s'est trouvé à la recherche d'un emploi. X._ a retrouvé un emploi auprès de Manpower SA qui lui a confié une mission auprès de la poste à Daillens. Ensuite, il a travaillé pour Adecco Ressources Humaines SA avant d'être à nouveau au chômage. Celui-ci a retrouvé du travail auprès de Manpower SA qui lui a confié une mission auprès de 3.******** SA à Orbe à partir du 30 août 2001. Par la suite, il s'est à nouveau retrouvé au chômage. X._ a retrouvé du travail à partir du 7 avril 2003 auprès de 4.******** SA à Chavornay. Il occupe toujours cet emploi actuellement.
E. Sur l'avis de fin de validité de son permis, X._ a sollicité la délivrance d'un permis d'établissement.
Le 23 janvier 2004, le SPOP a fait part à X._ de son intention de ne pas renouveler son autorisation de séjour et l'a invité à se déterminer sur la question, ce qu'il a fait par lettre du 6 février 2004, concluant à l'octroi de son permis C sur la base de l'art. 7 al. 1 LSEE.
Par décision du 2 mars 2004, le SPOP a refusé le renouvellement de l'autorisation de séjour de X._ lui opposant les motifs suivants :
"
- que l'intéressé a obtenu une autorisation de séjour suite à son mariage avec une ressortissante suisse célébré le 6 mars 1998;
- que courant 2001 ce couple s'est séparé;
- que depuis, aucune reprise de la vie commune n'est intervenue;
- qu'aucun enfant est issu de cette union;
- qu'ainsi invoqué ce mariage pour obtenir une autorisation de séjour constitue un abus de droit manifeste (directive fédérale 623.13)"
F. X._ a saisi le Tribunal administratif d'un recours dirigé contre le refus du SPOP. Il conclut avec dépens à l'annulation de la décision du SPOP et à la délivrance d'une autorisation d'établissement avec effet rétroactif au 6 mars 2003, date de libération du contrôle fédéral, subsidiairement au renouvellement de son autorisation de séjour. Le recourant s'est acquitté d'une avance de frais de 500 (cinq cents) francs. L'effet suspensif a été accordé au recours. Dans ses déterminations du 7 mai 2004, le SPOP conclut au rejet du recours. Le 8 juin 2004, le recourant a déposé des observations complémentaires. Le SPOP n'a pas complété ses déterminations. Le 5 juillet 2004, le recourant a encore produit des pièces. Ensuite le tribunal a statué sans organiser de débats.

Considérant en droit :
1. Selon l'art. 7 al. 1er de la loi sur le séjour et l'établissement des étrangers du 26 mars 1931 (LSEE), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse à droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour. Après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, il a droit à l'autorisation d'établissement. Ce droit s'éteint lorsqu'il existe un motif d'expulsion.
Aux termes de l'alinéa 2 de cette disposition, ce droit n'existe pas lorsque le mariage a été contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers et notamment celles sur la limitation du nombre des étrangers.
Le fait d'invoquer l'art. 7 al. 1 LSEE peut être constitutif d'un abus de droit même en l'absence d'un mariage contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers, au sens de l'art. 7 al. 2 LSEE. Selon le Tribunal fédéral, l'existence d'un éventuel abus de droit doit être appréciée dans chaque cas particulier et avec retenue, seul l'abus manifeste pouvant être pris en considération. Un tel abus ne peut en particulier être déduit du simple fait que les époux ne vivent plus ensemble dans le but d'éviter que l'époux étranger ne soit soumis à l'arbitraire du conjoint suisse. En particulier, il n'est pas admissible qu'un conjoint étranger se fasse renvoyer du seul fait que son partenaire suisse obtienne la séparation effective ou juridique du couple. Il ne faut pas non plus que le conjoint étranger, par peur d'un renvoi, soit empêché de demander lui-même la séparation au juge. Pour admettre l'existence d'un abus de droit, il ne suffit pas non plus qu'une procédure de divorce soit entamée, le droit à l'octroi ou à la prolongation d'une autorisation de séjour subsiste en effet tant que le divorce n'a pas été prononcé, car les droits du conjoint étranger ne doivent pas être compromis dans le cas d'une telle procédure. Enfin, on ne saurait uniquement reprocher à des époux de vivre séparés et de ne pas envisager le divorce. Toutefois, il y abus de droit lorsque le conjoint étranger invoque un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une autorisation de séjour, car ce but n'est pas protégé par l'art. 7 LSEE (ATF 121 II 97 consid. 4a). Les motifs de la séparation ne jouent pas de rôle pour juger DE la question de l'abus de droit dans le cadre de l'art. 7 LSEE. Est seul déterminant le point de savoir si une reprise de la vie commune est envisageable de part et d'autre (ATF 2A.17/2004/DAC/elo du 7 avril 2004).
2. En l'espèce, il est constant que les époux se sont séparés le 1
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juin 2000 et n'ont pas repris la vie commune à ce jour.
A l'appui de ses conclusions, le recourant fait valoir qu'en dépit de leurs résidences séparées, pour des raisons professionnelles, qui doivent néanmoins être considérées chacune comme un domicile conjugal, il a gardé le contact avec son épouse et continué d'entretenir des relations intimes avec elle de manière irrégulière. Il se prévaut du fait que son épouse ni lui-même ont manifesté une volonté réelle de mettre fin à leur union. Le recourant reproche au SPOP de s'immiscer sans droit dans l'intimité de son couple et de lui opposer un abus de droit rétroactif se fondant sur une situation remontant à 4 ans auparavant. Il considère également qu'il serait contraire au principe de la proportionnalité de le renvoyer au regard de la durée totale de son séjour, de sa probité, des qualités profesionnelles dont son employeur fait l'éloge et de son intégration.
3. Les époux ont fait des déclarations contradictoires sur la nature de leurs relations depuis de leur séparation. Le recourant a toujours indiqué aux autorités qu'il était toujours en contact avec son épouse et voyait celle-ci. Y._-Y._ a déclaré de son côté avoir voulu mettre un terme à leur mariage au moment de son déménagement à Winterthur, ce à quoi son mari s'était opposé. Lors de son audition par la police en septembre 2003, celle-ci a dit avoir rencontré son mari pour la dernière fois au mois de novembre 2002 et gardé des contacts téléphoniques avec lui.
Les déclarations des époux étant contradictoires, le tribunal doit se fonder sur les éléments objectifs résultant du dossier. En l'espèce, il apparaît que les conjoints se sont séparés après une année et trois mois de vie commune, soit peu de temps après la célébration de leur union. A cette époque, ils ont pris chacun un appartement dans une localité différente du canton de Vaud. Après quelques 9 mois de séparation, l'épouse a déménagé dans un autre canton. A cette époque, soit entre l'été 2000 et le printemps 2001, le recourant connaissait une situation professionnelle instable et aucun motif sérieux ne le retenait manifestement dans le canton de Vaud plutôt qu'à Zurich. Suite à cet éloignement géographique, les époux ont encore signé en été 2001 une convention, sous seing privé, réglant les modalités de leur séparation. Cet acte, qui a prévu une séparation pour une durée indéterminée, a consacré en vérité la fin de leur mariage dans les faits et l'absence de perspective de réconciliation. Convaincus en effet du fait qu'ils ne reprendraient jamais la vie commune, les conjoints ont d'emblée convenu de vivre séparés pour une durée indéterminée, sans se ménager la possibilité de réexaminer leur situation après une période limitée dans le temps ni donner une chance à leur mariage. Lors de la signature de cette convention, ils ont manifestement exclu un futur rapprochement et une hypothétique reprise de la vie commune, ce qui est décisif. Ils n'ont pour le reste pas fait ratifier leur convention à l'autorité judiciaire pour valoir mesures protectrices de l'union conjugale de manière ne pas officialiser leur situation. Le tribunal ne peut croire les explications du recourant qui justifie le fait qu'il ne puisse pas se rendre aussi souvent qu'il le souhaite dans la résidence zurichoise de son épouse en raison d'une allergie provoquée par les poils des deux chats de celle-ci, sauf à considérer que l'épouse a manifestement préféré ses chats à son mari. Il faut déduire de ce qui précède que le mariage du recourant a été maintenu artificiellement à partir de l'été 2001 dans le seul but de lui assurer le renouvellement de son autorisation de séjour. Dès lors, il commet un abus de droit à se prévaloir d'une union qui n'est plus vécue depuis des années (quatre ans au moment où le tribunal statue) et dépourvue de toute substance. En d'autres termes, le tribunal retient que le mariage des époux n'a subsisté que sous un lien formel depuis l'été 2001. A cette époque, le mariage, célébré en mars 1998, n'avait pas atteint une durée de cinq ans, ce qui justifie de lui refuser la délivrance d'un permis d'établissement, même si le recourant est libéré du contrôle fédéral.
4. En cas d'abus de droit, le tribunal se réfère aux directives IMES (à titre d'exemple récent arrêt PE 2003/0310 du 22 mars 2004) et qui prévoient ce qui suit :
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Prolongation de l'autorisation de séjour en cas de dissolution du mariage ou de la communauté conjugale
Dans certains cas, notamment pour éviter des situations d'extrême rigueur, l'autorisation de séjour peut être renouvelée après le divorce (conjoint d'un citoyen suisse, chiffre 652) ou la dissolution de la communauté conjugale (conjoint étranger d'un étranger, chiffre 653). Les autorités statuent librement dans le cadre des prescriptions légales et des traités conclu avec l'étranger (art. 4 LSEE).
Les circonstances suivantes seront déterminantes : la durée du séjour, les liens personnes avec Suisse (notamment les conséquences d'un refus pour les enfants), la situation professionnelle, la situation économique et sur le marché du travail, le comportement et le degré d'intégration. Sont également à prendre en considération les circonstances qui ont conduit à la dissolution du lien matrimonial ou à la cessation de la vie commune. S'il est établi qu'on ne peut plus exiger du conjoint, admis dans le cadre du regroupement familial, de maintenir la relation conjugale, notamment parce qu'il a été maltraité, il importe d'en tenir compte dans la prise de décision et d'éviter des situations de rigueur (cf. aussi FF 2002 3512 et 3552).
Si le divorce ou la dissolution de la communauté conjugale a lieu après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, la révocation ou le non-renouvellement de l'autorisation de séjour ou d'établissement ne sera prononcé que s'il a été établi que l'autorisation a été obtenue de manière abusive, qu'il existe un motif d'expulsion (art. 7 al. 1 LSEE) ou une violation de l'ordre public (art. 17 al. 2 LSEE; chiffres 624.2 et 633).
Conformément à l'art. 12 al. 2 OLE, la prolongation de l'autorisation de séjour ne nécessite pas d'imputation sur le contingent. Ceci vaut également si l'étranger n'a auparavant jamais exercé d'activité lucrative".
En l'espèce, les circonstances de la présente affaire ne justifient pas le renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant. En effet, le recourant a obtenu le renouvellement de ses conditions de séjour sur la base d'une situation abusive qui ne doit pas aujourd'hui lui profiter. Son comportement n'a pas été exempt de tout reproche. Il n'a un emploi stable que depuis le printemps 2003. Le fait qu'il soit intégré (sur le plan professionnel la situation est récente), paraît normal vu la durée actuelle de son séjour. Cela ne conduit encore pas à considérer que de ce seul fait, le renvoi ne serait pas exigible au vu de la durée de la vie commune auprès du conjoint et de l'ensemble des circonstances.
5. Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours aux frais du recourant qui succombe et, qui, vu l'issue de son pourvoi, n'a pas droit à l'allocation de dépens. Un nouveau délai de départ doit lui être imparti.