Decision ID: 13815ee7-a895-5deb-9afc-ca78a3f60ecc
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

Vu, EN FAIT, le jugement
JTPI/9968/2018
rendu le 18 juin 2018 par le Tribunal de première instance dans la cause C/9655/2018-22 SFC, prononçant la faillite de A_;
Vu le recours formé le 4 juillet 2018 par A_, aux termes duquel celui-ci a allégué être solvable;
Vu la décision de la Cour de justice du 5 juillet 2018 accordant la suspension de l'effet exécutoire attaché au jugement entrepris;
Vu l'ordonnance de la Cour du 5 juillet 2018 adressée par courrier recommandé au recourant, lui impartissant un délai au 16 juillet 2018 pour justifier du paiement auprès du créancier des frais judiciaires arrêtés par le Tribunal de première instance dans son jugement du 18 juin 2018, étant précisé que faute de production de ce document dans le délai imparti, la faillite serait confirmée;
Attendu que ladite ordonnance, non réclamée à l'issue du délai de garde à la poste expirant le 13 juillet 2018, a été réexpédiée au recourant par courrier simple le 19 juillet 2018;
Que par courrier du 9 août 2018, un ultime délai a été fixé au recourant au 20 août 2018 pour justifier du paiement précité;
Qu'aucun document n'a été produit dans le délai imparti;
Considérant,

EN DROIT
, que, selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler la faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et établit par titre que la dette, intérêts et frais compris, a été payée;
Qu'en l'espèce, le recourant n'a pas fourni, dans le délai imparti par la Cour, les pièces attestant du paiement des frais judicaires;
Que les conditions posées par l'art. 174 al. 2 LP font ainsi défaut;
Que le recours est dès lors manifestement infondé, de sorte qu'il sera rejeté d'entrée de cause et sans débats (art. 322 al. 1
in fine
CPC);
Qu'il n'est pas nécessaire de fixer à nouveau le moment de l'ouverture de la faillite dans la mesure où l'effet suspensif ordonné se rapporte uniquement à la force exécutoire du jugement attaqué (cf. arrêts du Tribunal fédéral
5A_92/2016
du 17 mars 2016 consid. 1.3.2.1;
5A_899/2014
du 5 janvier 2015 consid. 5);
Que les frais judiciaires de recours, arrêtés à 220 fr., seront mis à la charge du recourant qui succombe (art. 106 al. 1 CPC) et compensés avec l'avance de frais fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC);
Qu'il n'y a pas lieu d'allouer de dépens à l'intimée, qui n'a pas été invitée à se déterminer devant la Cour de céans (art. 95 al. 3 let. b CPC).
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