Decision ID: 40b0c123-1753-5fbb-9c50-32b4fe9074e4
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que la Cour de céans a été saisie en date du 27 octobre 2014, d’une « action » interjetée par Monsieur A_ (ci-après : l’assuré) à l’encontre de MUTUEL ASSURANCE MALADIE SA (ci-après : l’assurance), assurance-maladie, reprochant à celle-ci d’avoir engagé contre lui des poursuites injustifiées ;
Qu’invitée à se déterminer, l’assurance, dans sa réponse du 18 janvier 2015, a conclu à l’irrecevabilité du « recours » en relevant qu’elle n’avait encore rendu aucune décision formelle ;
Que par courrier du 19 janvier 2015, l’assuré, par l’intermédiaire de sa mère, a allégué avoir fait l’objet n’un « énième commandement de payer » de la part de l’assurance ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l’art. 134 al. 1 let. a ch. 4 de la loi sur l’organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ ;RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA ;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-maladie, du 18 mars 1994 (LAMal ;
RS 832.10
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que l'art. 52 al. 1 LPGA prévoit cependant qu'avant d'être soumises à la chambre de céans, les décisions d'un assureur doivent être attaquées dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui les a rendues ;
Qu'il apparaît qu’en l’occurrence, aucune décision formelle n’a encore été rendue par l’assurance à l’encontre de l’assuré ;
Que le recours est par conséquent prématuré et doit être déclaré irrecevable ;
Qu’il appartient à l’assuré de s’opposer en premier lieu aux commandements de payer dont il fait l’objet s’il considère qu’ils sont injustifiés, puis de s’opposer aux décisions de mainlevée que pourrait rendre l’assurance suite à cela avant de saisir la Cour de céans ;
Que selon l'art. 11 al. 3 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), si l'autorité décline sa compétence, elle transmet d'office l'affaire à l'autorité compétente et en avise les parties ;
Qu'en l'occurrence, le recours interjeté par l'assuré doit être transmis à l’assureur comme objet de sa compétence, celui-ci étant invité à statuer par le biais d’une décision formelle dans les meilleurs délais.