Decision ID: 24e3ed1d-1b61-58b7-a705-8013a60bb32b
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait que par décision du 15 septembre 2014, confirmée sur opposition le 7 novembre 2014, l’Hospice général a annoncé à Monsieur A_ qu’il mettait fin à ses prestations d’aide financière, à compter du 1
er
octobre 2014 ; que l’intéressé a contesté ladite décision auprès de la chambre administrative (cause n° A/3734/2014-AIDSO) ;
Que par décision du 28 octobre 2014, confirmée sur opposition le 19 décembre 2014, le Service de l’assurance-maladie (ci-après le SAM) a informé l’intéressé qu’il n’avait plus droit à la prise en charge complète de sa prime d’assurance-maladie obligatoire des soins dès le 30 septembre 2014 ;
Que l’intéressé, représenté par Me Pierre-Bernard PETITAT, a interjeté recours le 2 février 2015 contre ladite décision ; qu’il demande la suspension de l’instance jusqu’à droit jugé par la chambre administrative dans la cause n° A/3734/2014-AIDSO et le rétablissement de l’effet suspensif au recours ;
Qu’invité à se déterminer, le SAM a communiqué à la chambre de céans copie de la décision notifiée au mandataire de l’intéressé le même jour, soit le 17 février 2015, aux termes de laquelle l’intéressé pouvait « bénéficier du subside partiel maximum et du complément destiné à couvrir le solde de la prime d’assurance-maladie obligatoire des soins, tel que défini à l’art. 11B al. 1 RaLAMal, pour la période du 1
er
octobre 2014 au 31 décembre 2014 et pour l’année 2015, pour autant que (sa) qualité de bénéficiaire de prestations de l’Hospice général soit maintenue et confirmée à l’issue de la procédure pendante (l’)opposant à l’Hospice général » ; qu’en effet, l’Hospice général avait informé le SAM qu’il avait repris le versement de ses prestations rétroactivement depuis octobre 2014, suite à l’arrêt incident rendu par la chambre administrative le 11 décembre 2014 et rétablissant l’effet suspensif ;
Que par arrêt incident du 20 février 2015, la chambre de céans a constaté que la demande de rétablissement de l’effet suspensif était devenue sans objet ;
Que dans sa réponse du 3 mars 2015, le SAM a conclu, préalablement, à la suspension de la présente procédure jusqu’à droit jugé par la chambre administrative dans la cause opposant l’intéressé à l’Hospice général, et, au fond, au rejet du recours, « dans la mesure où le recourant n’est pas bénéficiaire de prestations de l’Hospice général à l’issue de la procédure opposant l’Hospice général et le recourant » ;

Considérant en droit qu’aux termes de l’art. 14 de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), la procédure peut être suspendue lorsque son sort dépend de la solution d’une question de nature civile, pénale ou administrative pendante devant une autre autorité, jusqu’à droit connu sur ces questions ;
Qu’en l’espèce, l’intéressé a interjeté recours auprès de la chambre administrative contre la décision sur opposition rendue par l’Hospice général le 7 novembre 2014 ; que l'issue de cette procédure est susceptible d'avoir une influence sur le sort de la présente cause ;
Qu’il se justifie en conséquence de suspendre la présente procédure jusqu’à droit jugé par la chambre administrative dans la cause n° A/3734/2014-AIDSO ;