Decision ID: ba03f349-4222-5b2a-b102-a7da7375d589
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. a.
Par courrier expédié le 17 décembre 2013, M. V_ a saisi la Chambre de céans "pour annoncer" qu'il avait fait opposition au commandement de payer, poursuite n° 13 xxxx19 E, mais que celle-ci n'avait pas été enregistrée. Il avait déposé l'opposition dans une boîte aux lettres à la rue du Stand 46 à Genève. Il savait qu'il avait dix jours pour le faire et que les preuves étaient "délicates".
Par ailleurs, il conteste que M. M_ lui avait prêté 150'000 fr. Il avait investi 75'000 fr. dans Y_ SA avec M. P_ ainsi que 75'000 fr. pour 51% des actions. Ces montants avaient été investis par une société à X_. L'administrateur de la société était Me GUGGENHEIM, qui représentait M. M_ et sa fille. L'avocat savait que M. M_ n'avait ni investi ni donné 150'000 fr. Enfin, il demandait l'effet suspensif.
b.
La Chambre de céans a invité le plaignant à indiquer de quel acte il se plaignait et lui a imparti un délai au 6 janvier 2014 pour produire la décision attaquée, compléter sa motivation et prendre des conclusions. Son attention était expressément attirée sur le fait qu'à défaut, sa plainte serait déclarée irrecevable.
c.
Par courrier daté du 6 janvier 2014, mais reçu au greffe de la Chambre de céans le 15 janvier 2014, le plaignant a indiqué que, comme il lui avait été demandé d'envoyer des preuves que M. M_ ne lui avait jamais payé 150'000 fr., il pouvait donner les explications, qui suivaient. Celles-ci se rapportent toutes à la relation commerciale qu'ont entretenue le plaignant et le précité.
Le plaignant n'a toutefois pas produit ni indiqué contre quel acte de l'Office des poursuites il portait plainte, ni précisé ses conclusions.

EN DROIT
1.
Aux termes de l'art. 65 al. 1 LPA, applicable par renvoi des art. 9 al. 4 LaLP et 20 al. 3 LP, l'acte de recours contient la désignation de la décision attaquée et les conclusions du recourant. A défaut, la juridiction saisie impartit un bref délai au recourant pour satisfaire à ces exigences, sous peine d’irrecevabilité (art. 65 al. 2 LPA).![endif]>![if>
Le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion d'admettre que la décision attaquée fait partie des pièces qu'il faut joindre au recours cantonal, sous peine d'irrecevabilité, en vertu de l'art. 65 al. 2 LPA. La sanction précitée est toutefois subordonnée à la double condition qu'un délai ait été fixé au recourant pour produire la pièce manquante et que cette injonction ait été accompagnée de la menace d'une décision d'irrecevabilité, à défaut de la production requise (arrêt du Tribunal fédéral
1B_91/2010
du 26 avril 2010 consid. 2;
2D_93/2007
du 13 décembre 2007 consid. 2.2.2).
2.
En l'occurrence, la plainte expédiée le 17 décembre 2013 à la Chambre de surveillance ne contient aucune pièce, en particulier pas la décision attaquée. Par ailleurs, si l'on comprend que le plaignant expose avoir formé opposition au commandement de payer et que celle-ci n'aurait pas été enregistrée, il n'indique pas à quel stade la poursuite, dont il fait l'objet, se situe, de sorte que la Chambre de céans ignore quels actes de poursuite seraient, le cas échéant, affectés d'un vice. En outre, sa plainte ne comporte pas de conclusions autres que celle que l'effet suspensif soit accordé.![endif]>![if>
Le plaignant a ainsi expressément été interpellé afin de produire l'acte qu'il conteste et prendre des conclusions. Il lui a été indiqué qu'à défaut, sa plainte était déclarée irrecevable; cette indication était typographiquement mise en évidence par des caractères gras.
Or, le plaignant n'a ni produit la décision qu'il conteste ni précisé de quelle décision il s'agit. Il s'est borné à donner des explications quant au bien-fondé de la créance en poursuite. Ne s'étant pas conformé à une exigence de recevabilité, dont les conséquences lui ont été communiquées, le plaignant doit voir sa plainte déclarée irrecevable.
A toutes fins utiles, il est précisé à l'attention du plaignant que l'irrecevabilité de la présente plainte ne l'empêche pas, s'il s'y estime fondé, de contester de futurs actes de poursuite dans le délai de 10 jours dès leur notification (art. 17 al. 2 LP), respectivement de faire constater, en tout temps, la nullité d'actes de poursuite (art. 22 LP). Par ailleurs, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni à la Chambre de céans de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (arrêts du Tribunal fédéral
7B.219/2006
et
7B.220/2006
du 16 avril 2007, consid. 3.3). Contrairement à ce que semble croire le plaignant, la Chambre ne peut donc pas examiner ses griefs relatifs quant au bien-fondé de la créance pour laquelle il est poursuivi.
3.
La procédure de plainte est gratuite (art. 61 al. 2 let. a OELP).
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