Decision ID: 4de5521c-9d1d-5e42-a389-734b2e892b0c
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_005
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a.
A_ (ci-après : la recourante) exerce la profession d'avocat à Genève, au sein de l'étude B_ SA. La société précitée, inscrite le _ 2018 au registre du commerce du canton de Genève, est administrée par les avocats C_ et D_, qui en sont, respectivement, président du conseil d'administration et administrateur.
b.
Par décision
DTAE/5446/2018
du 17 septembre 2018, la Présidente du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant a nommé la recourante curatrice d'office de E_ dans le cadre d'une procédure de curatelle.
c.
Par décision AC/3015/2018 du 26 septembre 2018, le Vice-président du Tribunal civil a mis E_ au bénéfice de l'assistance juridique avec effet au 17 septembre 2018 dans le cadre de la procédure précitée, l'octroi étant limité à la procédure de première instance et jusqu'à droit jugé au fond.
B.
a.
Par courrier du 12 avril 2019, la recourante a informé le greffe de l'assistance juridique que la procédure pour laquelle elle avait été nommée curatrice d'office était close. Elle a adressé sa note de frais et d'honoraires pour les activités déployées dans ce cadre, qui fait état d'un temps total de 11h55, au tarif horaire de 200 fr.
b.
Le 2 mai 2019, le greffe de l'assistance juridique a rendu une décision d'indemnisation allouant à la recourante un montant de 1'687 fr. 50, correspondant à 7h30 d'activité au tarif horaire de 150 fr., à quoi s'ajoutait le forfait pour les courriers et téléphones.
C.
Par acte du 13 mai 2019, la recourante a demandé la reconsidération de la décision d'indemnisation du 2 mai 2019 au motif qu'elle était associée de l'étude B_ SA et que le tarif horaire applicable à son activité était donc de 200 fr. Elle a annexé à sa demande les statuts de B_ SA.
D.
Par décision du 12 juin 2019, notifiée à la recourante le 13 juin 2019, le Vice-président du Tribunal civil a rejeté la demande de reconsidération précitée aux motifs, d'une part, que la recourante n'avait produit aucune pièce probante permettant de se déterminer sur sa demande et, d'autre part, qu'elle n'était pas administratrice de B_ SA et n'assumait donc pas la responsabilité financière de l'entreprise. Enfin, il a ajouté que le statut de collaboratrice de la recourante était également confirmé par l'analyse du papier à en-tête de l'étude, qui opérait une séparation graphique entre les avocats administrateurs et la recourante.
E.
a.
Recours est formé contre cette décision, par acte expédié le 24 juin 2019 à la Présidence de la Cour de justice. La recourante a conclu à l'annulation de la décision querellée et, cela fait, à ce qu'il lui soit reconnu le statut d'associée, à ce qu'une nouvelle décision d'indemnisation pour 7h30 d'activités à 200 fr./h, forfait courriers et téléphones en sus, soit rendue, et à ce que le Vice-président du Tribunal de première instance et tout tiers soient déboutés de toutes autres ou contraires conclusions, sous suite de frais et dépens.
Dans son acte, la recourante s'est notamment référée à un courrier que l'avocat C_ a adressé le 21 juin 2019 au greffe de l'assistance juridique - faisant état de son statut d'associée - dont une copie était annexée à son recours.
La recourante a également produit d'autres pièces nouvelles.
b.
Par courrier du 8 juillet 2019, la recourante a complété son recours.
c.
Dans ses observations de la même date, le Vice-président du Tribunal civil a conclu à l'irrecevabilité des pièces déposées à l'appui du recours et au rejet de ce dernier dans la mesure de sa recevabilité. Il a fait valoir que les "nombreux faits" que la recourante n'avait pas allégués dans sa demande de reconsidération et les pièces qui n'avaient pas été produites à l'appui de dite demande étaient irrecevables. Il a également exposé que la recourante n'avait pas démontré qu'elle participait directement au risque économique de l'étude, de sorte que fondé sur l'inscription au registre du commerce et la configuration du papier à en-tête, il n'était pas insoutenable de retenir que la recourante avait la qualité de collaboratrice.

EN DROIT
1.
1.1.
Le conseil juridique dispose à titre personnel d'un droit de recours au sujet de la rémunération équitable accordée (ATF
131 V 153
consid. 1).
Cependant, la loi ne se prononce pas sur la voie de recours ouverte contre la décision fixant la rémunération de l'avocat d'office; la doctrine renvoie à l'art. 110 CPC, en vertu duquel les décisions sur les frais ne peuvent être entreprises séparément que par un recours selon l'art. 319 let. b ch. 1 CPC (arrêt du Tribunal fédéral
5A_120/2016
du 26 mai 2016 consid. 2.1 et les références citées).