Decision ID: 838eb2ff-38c8-5ba5-84ca-676527b93b4f
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par décision du 1
er
septembre 2006, le service des automobiles et de la navigation (ci-après : SAN) a ordonné le retrait du permis de circulation et la saisie des plaques de contrôle du véhicule immatriculé GE_, de marque Toyota Land-Cruiser, dont Monsieur T_ (ci-après : M. T_ ou le recourant) domicilié à Versoix/Genève est titulaire.
M. T_ n’avait pas présenté son véhicule à l’inspection technique obligatoire décidée le 7 juin 2006.
2. M. T_ a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre la décision précitée par acte du 11 septembre 2006.
Il reconnaissait n’avoir pas présenté son véhicule au contrôle technique requis par la loi, en raison de difficultés d’organisation dans l’exercice de son travail, qui impliquait notamment des déplacements de longue durée à l’étranger. Il sollicitait un délai de quarante-cinq jours pour régler correctement cette affaire.
3. Au vu des explications contenues dans le recours, le Tribunal administratif a fixé à M. T_ un délai au 15 novembre 2006 pour lui confirmer que la visite technique du véhicule avait été passée et lui communiquer le résultat de ladite visite.
4. Sans nouvelles de la part du recourant, le Tribunal administratif a fixé un dernier délai à M. T_ au 15 février 2007 par pli recommandé avec copie par courrier simple.
5. Le 12 février 2007, le Tribunal administratif a reçu le pli recommandé en retour avec la mention « non réclamé ».
Sur quoi, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est recevable (art. 56A de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 litt. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. Selon l’article 22 LPA, les parties doivent collaborer à la constatation des faits dans les procédures qu’elles introduisent elles-mêmes. En cas de défaut de collaboration de ces dernières, le tribunal peut prononcer l’irrecevabilité de leurs conclusions (
ATA/17/2007
du 16 janvier 2007 et les références citées).
En l’espèce, le recourant n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés. Il a sollicité un délai pour régulariser sa situation. Le tribunal a fait suite à cette demande sans que l’intéressé n’estime nécessaire de renseigner le Tribunal administratif sur l’évolution de cette affaire. Manifestement, le recourant se désintéresse du sort de la cause qu’il a lui-même introduite et il n’y a ainsi pas lieu de poursuivre plus avant l’instruction de la cause.
En conséquence, le Tribunal administratif prononcera l’irrecevabilité du recours pour défaut de collaboration.
3. Vu l’issue du litige, un émolument de CHF 400.- sera mis à la charge du recourant (art. 87 LPA).
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