Decision ID: 7348c7ca-b914-45a4-86f6-e7804edf4140
Year: 1998
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants:
A. Par arrêt du 5 novembre 1996, le Tribunal administratif du canton de Vaud a très partiellement admis le recours formé par A._ contre la décision rendue le 23 avril 1996 par l'Administration cantonale des impôts (ci-après : ACI), arrêtant sa taxation pour l'impôt cantonal et communal, ainsi que des rappels d'impôts et un prononcé d'amende pour la période fiscale 1983-1984. Il a ainsi réformé dite décision en ce sens que la fortune imposable a été fixée à 1'918'000 fr., pour chacune des deux années fiscales, la décision attaquée étant confirmée pour le surplus; par ailleurs il a mis à la charge du recourant un émolument et des frais d'instruction par 5'145 fr. et lui a refusé l'allocation de dépens.
B. Par arrêt du 22 mai 1997, le Tribunal fédéral a admis (ch. 1) partiellement le recours de droit public de A._, tout en annulant (ch. 2 du dispositif) l'arrêt cantonal dans son intégralité. Cependant, à la suite d'une demande d'interprétation formée par l'ACI, le Tribunal fédéral a précisé le ch. 2 du dispositif de l'arrêt précité de la manière suivante :
"2. L'arrêt rendu le 5 novembre 1996 par le Tribunal administratif du canton de Vaud est annulé dans la mesure où il concerne les amendes pour soustraction fiscale mises à la charge des époux A._."
C. Les parties ont été interpellées par le juge instructeur qui relevait que le recours de A._ paraissait désormais sans objet. Alors que l'ACI n'a pas pris position, le recourant a admis, par courrier du 28 avril 1998, que les questions soulevées par le recours étaient définitivement tranchées; cependant, il a relevé que le Tribunal administratif devait en conséquence admettre partiellement le recours interjeté contre la décision de l'ACI du 23 avril 1996 et réformer celle-ci en ce sens que les amendes cantonale et communale sont annulées; en outre, le Tribunal administratif devait également allouer aux recourants des dépens réduits.

Considérant en droit:
1. Le recours de droit public n'a qu'une portée cassatoire; en d'autres termes, l'admission de celui-ci ne peut conduire qu'à une annulation, totale ou partielle de l'arrêt cantonal. En l'occurrence, les arrêts du Tribunal fédéral précités ont débouché sur une annulation partielle de l'arrêt en question, cela dans la mesure où ce dernier concernait les amendes pour soustraction fiscale mises à la charge des époux A._ (recte : de A._; sur la portée d'un prononcé d'annulation, v. ZBl 1996, 467 rés RDAF 1997 I 395). En d'autres termes, le Tribunal fédéral, sans annuler formellement lui-même les prononcés d'amendes de l'ACI, invite le Tribunal administratif à le faire; il va en effet de soi que l'autorité de céans, dès lors que la prescription doit être considérée comme acquise s'agissant des amendes (ATF du 22 mai 1997, cons. 8), ne peut qu'annuler ces dernières. Tel est l'objet du présent arrêt, dont le dispositif le constatera formellement; il le fera sous la forme d'un complément du dispositif de l'arrêt du Tribunal administratif du 5 novembre 1996.
2. Le Tribunal fédéral, on l'a vu, a annulé l'arrêt du Tribunal administratif dans la mesure où il concerne les amendes prononcées pour soustraction fiscale; cela vise bien évidemment les amendes elles-mêmes (v. ch. 1 ci-dessus), mais également les points du dispositif de l'arrêt du Tribunal administratif relatifs à l'émolument de justice et aux dépens, qui ont également trait, pour partie en tout cas, aux prononcés d'amendes ou plus exactement aux mesures d'instruction liées à ces dernières.
Les recourants, assez logiquement, demandent expressément que l'on revoie le point du dispositif relatif aux dépens, dans le sens d'une allocation partielle; il sera fait droit à cette conclusion. Dans le même sens, la présente décision corrigera également le dispositif, en tant qu'il concerne l'émolument d'arrêt. On adoptera à cet égard une clé de répartition similaire à celle retenue par le Tribunal fédéral, dans son arrêt du 22 mai 1997 (v. au surplus art. 55 LJPA).