Decision ID: 58728e9d-7dcd-5354-a035-bb017a23ad97
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_011
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law

EN FAIT
:
A.
a.
Par acte déposé au greffe de la Chambre de céans le 27 juin 2019, A_ recourt
contre l'ordonnance
du 17 juin 2019, notifiée par pli simple, par laquelle le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur sa plainte du 13 septembre 2018.
La recourante conclut, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de l'ordonnance querellée et au renvoi de la cause au Ministère public pour l'ouverture d'une instruction.
b.
La recourante a versé les sûretés en CHF 1'000.- qui lui étaient réclamées par la Direction de la procédure.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent du dossier :
a.
A_ est prévenue de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) dans la procédure P/1_/2016 l'opposant notamment aux frères B_ et C_.
b.
Dans le cadre de cette procédure, elle a été incarcérée à la prison D_ du
17 septembre 2017 au 11 mai 2018.
c.
Son conseil a consulté pour la première fois ladite procédure le 10 octobre 2017, puis, à tout le moins, les 2 novembre 2017, 18 décembre 2017, 29 janvier 2018, 8 mars 2018, 15 juin 2018, 1
er
février 2019, 5 mars 2019 et 8 mai 2019.
d.
Le 13 septembre 2018, A_ a déposé plainte pénale contre E_ et F_ pour diffamation (art. 173 CP), calomnie (art. 174 CP), et subsidiairement injure (art. 177 CP).
Elle expliquait avoir pris connaissance, lors de la consultation du dossier de la P/1_/2016, le 15 juin 2018 (cf.
B.c
), d'une dénonciation du 5 décembre 2016 adressée par l'avocat de B_ et C_ et de G_ aux Ministères publics du Valais et de Genève pour les informer que
"des menaces imprécises mais répétées d'activité de hacking informatique, peut-être même d'actes de violence physique, leur [étaient] parvenues de l'entourage de deux avocats",
accompagnée d'une attestation intitulée
"Résumé de ma conversation téléphonique avec M. F_ du mardi
9 août 2016"
, établie par E_ le 2 décembre 2016, lesquelles avaient été produites au dossier de la P/1_/2016 par un courrier du même avocat du
2 février 2017.
Or, il ressortait de l'attestation précitée notamment ce qui suit :
E_ était l'assistant personnel de B_ et avait contacté F_ de la part de H_, qui lui avait raconté leur conversation au sujet de
"menaces"
provenant de A_. F_ se qualifiait de
"coach de vie"
, à savoir qu'il aidait les personnes qui avaient des problèmes d'estime de soi et des difficultés à se faire respecter. F_ avait rencontré A_ à I_ [Grande-Bretagne], quinze jours auparavant, par l'intermédiaire de Me J_. Il
"aurait remarqué
beaucoup de choses négatives chez Mme A_"
qui
"serait une manipulatrice, dominatrice emplie de haine à l'encontre des frères et qu'elle serait prête à tout pour leur faire payer ce qu'ils lui ont fait subir"
. F_ lui avait expliqué que B_ et C_
"auraient promis une partie de leur fortune"
à A_ et, une fois l'héritage perçu, ils
"l'auraient jetée sans indemnités"
alors qu'elle avait toujours été loyale envers eux. A_ avait également fait appel à F_ pour
"engager des informaticiens israéliens afin d'obtenir des informations relatives aux frères"
. Elle
"aurait payé ces services EUR 400'000.-".
A_ contestait les propos tenus dans cette attestation, qui étaient attentatoires à son honneur. Le nom de F_ lui était totalement inconnu. Elle ajoutait du reste que les Ministère publics genevois et valaisan n'étaient pas entrés en matière sur les faits dénoncés relatés dans la dénonciation et l'attestation précitées.
e.
Entendu le 5 février 2019 par la police en qualité de prévenu, E_, assisté de son conseil, a confirmé être l'auteur de l'attestation en question, qu'il avait rédigée à la demande des avocats de ses employeurs, les frères B_ [et] C_. H_ lui avait transmis le numéro de téléphone d'un hôtel en Grèce - dont il ne se souvenait plus du nom -, sur lequel F_ était joignable. Toutefois, selon ses souvenirs, ce numéro n'avait pas fonctionné. Il ne se rappelait plus exactement comment il avait réussi à le joindre, mais il se pouvait que cela soit
via
K_ [réseau social]. Il ignorait où F_ résidait mais pensait que c'était en Belgique. Alors qu'il s'était rendu dans ce pays, dans l'une des résidences des frères B_ [et] C_, F_ l'avait appelé afin qu'ils se rencontrent. Il ne se souvenait ni de la date ni de leur conversation, bien qu'il lui semblait que F_ voulait le voir pour lui parler de A_.
Enfin, le conseil du prévenu se questionnait sur le respect du délai de plainte dans la mesure où A_ avait eu connaissance du contenu de la procédure pénale où figurait l'attestation décriée bien avant la date alléguée.
f.
Selon le rapport de renseignements du 18 février 2019, l'identité de F_ ne ressortait pas du système informatique et aucun contact avec lui n'avait pu être établi.
La police avait également adressé un courriel au conseil de A_ afin de comprendre la raison pour laquelle elle n'aurait pris connaissance du document faisant l'objet de la plainte que le 15 juin 2018, sans toutefois obtenir de réponse.
C.
Dans l'ordonnance querellée, le Ministère public retient que le seul fait pour E_ d'avoir relaté un entretien téléphonique avec un tiers ne saurait être considéré comme la propagation d'une accusation attentatoire à l'honneur.
L'interlocuteur de E_, qui se nommerait F_, était, en outre, inconnu. La question de la compétence des autorités pénales suisse se posait dans la mesure où celui-ci se serait trouvé en Grèce au moment de la conversation téléphonique incriminée. Ainsi, seule une commission rogatoire dans ce pays - afin d'identifier
la personne qui se trouvait à l'hôtel - et/ou en Belgique - pays où résiderait cet individu - permettrait de faire avancer les investigations. Cela étant, au vu des intérêts en jeu - limités compte tenu du fait que l'attestation litigieuse s'inscrivait dans un contexte plus général d'un litige de grande ampleur faisant l'objet d'une procédure séparée (P/1_/2016) - le Ministère public pouvait renoncer à ces actes dont l'issue était incertaine.
D.
a.
Dans son recours, A_ reproche au Ministère public une constatation inexacte des faits et une violation du droit.
Tout d'abord, elle n'avait consulté le dossier de la procédure P/1_/2016 que le 15 juin 2018, à sa sortie de prison.
Ensuite, le Ministère public avait omis de retenir que E_ avait possiblement pris contact avec F_
via
K_ et qu'ils se soient rencontrés au domicile des employeurs du premier cité, la rencontre ayant porté sur A_.
Une commission rogatoire en Grèce et/ou en Belgique n'était donc pas le seul acte d'instruction pertinent. En effet, il suffisait de consulter le téléphone de E_ pour pouvoir retracer l'appel K_, si celui-ci n'avait pas effacé l'historique, et cette vérification permettrait d'infirmer ou confirmer ses propos. En outre, la police pouvait relancer E_ sur les coordonnées téléphoniques de son interlocuteur puisque celui-ci l'avait appelé. Au vu de la rencontre intervenue au domicile des employeurs de E_, il était également probable que ceux-ci disposassent des coordonnées de F_. Il convenait dès lors de les entendre. Enfin, une confrontation entre elle et E_ pouvait également faire avancer l'enquête.
Les intérêts en jeux ne pouvaient être considérés comme limités dans la mesure où l'attestation
"mensongère
" avait dressé un portrait
"particulièrement noir"
de sa personne et avait contribué à convaincre le Ministère public de la nécessité de procéder à son arrestation et à sa mise en détention. D'ailleurs, si le contenu de l'attestation litigieuse était le fruit de l'imagination de E_, ce document pouvait constituer un faux dans les titres.
A_ souhaitait en outre savoir pourquoi l'instruction préliminaire avait été confiée à la brigade financière alors que les infractions dénoncées dans sa plainte ne relevaient pas de sa compétence. Le Ministère public devait également exposer le contenu de l'entretien téléphonique avec la police faisant suite à sa note manuscrite figurant au dossier
"À l'attention de la police: pouvez-vous prendre contact avec moi à réception du dossier? Merci!"
, à tout le moins d'expliquer clairement les instructions données à celle-ci.
Les propos tenus dans l'attestation étaient incontestablement attentatoires à
l'honneur - ce que le Ministère public n'avait pas discuté -, et l'intention de E_ ne faisait pas de doute. Le fait qu'il se soit adressé à ses patrons, voire à leurs conseils, ne justifiait pas son comportement. En effet, il était évident que l'attestation avait pour but d'être produite à des tiers, ce que E_ ne pouvait ignorer.
b.
Par pli du 8 juillet 2019, A_ a transmis à la Chambre de céans des pièces complémentaires, à savoir une confirmation
"e-ticket"
pour un vol de I_ [Grande-Bretagne] à L_ [Turquie] le 14 juillet 2016 et de M_ [Grèce] à I_
via
N_ [Grèce]
le 19 août 2016, expliquant qu'il lui aurait été impossible de rencontrer F_ à I_ durant la dernière semaine de juillet 2016 puisqu'elle avait rallié la Turquie à la Grèce en voilier durant la même période.
c.
À réception, la cause a été gardée à juger, sans échange d'écritures ni débats.

EN DROIT
:
1.
1.1.
Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP) -- les formalités de notification (art. 85 al. 2 CPP) n'ayant pas été observées -- concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner de la partie plaignante qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. b CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP).
1.2.
De jurisprudence constante, la motivation d'un recours doit être entièrement contenue dans l'acte de recours lui-même et ne saurait dès lors être complétée ou corrigée ultérieurement (arrêt du Tribunal fédéral
1B_183/2012
du 20 novembre 2012 consid. 2).
Partant, le pli de la recourante du 8 juillet 2019 et ses annexes - qui se réfèrent non pas à des faits nouveaux mais à des éléments déjà connus d'elle au moment du dépôt du recours -, sont irrecevables, en tant qu'ils visent à compléter ce dernier.
2.
La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures ni débats les recours manifestement mal fondés (art. 390 al. 2 et 5
a contrario
CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent.
3.
La recourante reproche au Ministère public de ne pas être entré en matière sur sa plainte du 13 septembre 2018.
3.1.
Selon l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. Le ministère public doit être certain que les faits ne sont pas punissables (ATF
137 IV 285
consid. 2.3 et les références citées).
Le principe
"in dubio pro duriore"
découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 19 al. 1 et 324 CPP ; ATF
138 IV 86
consid. 4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral
6B_185/2016
du 30 novembre 2016 consid. 2.1.2 et les références citées). Il signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation. La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'infraction grave (ATF
143 IV 241
consid. 2.2.1; ATF
138 IV 86
consid. 4.1.2; ATF
137 IV 285
consid. 2.5; arrêts du Tribunal fédéral
6B_417/2017
du 10 janvier 2018 consid. 2.1.2 ;
6B_185/2016
du
30 novembre 2016 consid. 2.1.2 et les références citées).
3.1.2.
Si l'une des conditions d'exercice de l'action publique fait défaut - ce qui doit être examiné d'office et à tous les stades de la procédure - la poursuite pénale ne peut être engagée, ou bien, si elle a été déclenchée, elle doit s'arrêter. L'autorité doit clore le procès par une décision procédurale, soit une ordonnance de non-entrée en matière (art. 310 al. 1 let. b CPP) ou une ordonnance de classement (
ACPR/54/2013
du
7 février 2013; G. PIQUEREZ / A. MACALUSO,
Procédure pénale suisse
,
3
e
édition, 2011, p. 537 n. 1553 et 1555).
3.2.1.
L'art. 173 ch. 1 CP réprime le comportement de celui qui, en s'adressant à un tiers, aura accusé une personne ou jeté sur elle le soupçon de tenir une conduite contraire à l'honneur, ou de tout autre fait propre à porter atteinte à sa considération, ou aura propagé une telle accusation ou un tel soupçon. Pour apprécier si une déclaration est attentatoire à l'honneur, il faut se fonder non pas sur le sens que lui donne la personne visée, mais sur une interprétation objective selon le sens qu'un destinataire non prévenu doit, dans les circonstances d'espèce, lui attribuer. S'agissant d'un texte, il doit être analysé non seulement en fonction des expressions utilisées, prises séparément, mais aussi selon le sens général qui se dégage du texte dans son ensemble (ATF
128 IV 53
consid. 1a p. 58 et les références citée).
3.2.2.
La calomnie (art. 174 CP) est une forme qualifiée de diffamation, dont elle se distingue par le fait que les allégations attentatoires à l'honneur sont fausses, que l'auteur a connaissance de la fausseté de ses allégations et qu'il n'y a, dès lors, pas de place pour les preuves libératoires prévues par l'art. 173 CP (arrêt du Tribunal fédéral
6B_1286/2016
du 15 août 2017 consid. 1.2).
3.2.3.
L'honneur que protègent les art. 173 ss CP est le sentiment d'être une personne honnête et respectable, la réputation d'être une personne honorable, c'est-à-dire de se comporter comme un individu digne a coutume de le faire selon les conceptions généralement reçues et, par conséquent, le droit de ne pas être méprisé en tant qu'être humain ou entité juridique (ATF
132 IV 112
consid. 2.1 p. 115 ; ATF
128 IV 53
consid. 1a p. 58). Il faut donc que l'atteinte fasse apparaître la personne visée comme méprisable, qu'il s'agisse d'un être humain ou d'une entité juridique (ATF
114 IV 14
consid. 2a p. 15 et les références). Il ne suffit pas qu'elle l'abaisse dans la bonne opinion qu'elle a d'elle-même ou dans les qualités qu'elle croit avoir, notamment dans le cadre de ses activités professionnelles, artistiques ou politiques. Échappent donc à la répression les assertions qui, sans faire apparaître la personne comme méprisable, sont seulement propres à ternir la réputation dont une personne jouit dans son entourage ou à ébranler sa confiance en elle-même, notamment celles qui ne visent que l'homme de métier, l'artiste, le politicien, etc. En d'autres termes, l'honneur protégé par le droit pénal est conçu de façon générale comme un droit au respect, qui est lésé par toute assertion propre à exposer la personne visée au mépris en sa qualité d'homme (ATF
132 IV 112
consid. 2.1 p. 115 ; ATF
128 IV 53
consid. 1a p. 57 s. et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral
6B_441/2016
du 29 mars 2017 consid. 4.1).
Pour apprécier si une déclaration est attentatoire à l'honneur, il faut procéder à une interprétation objective selon le sens que le destinataire non prévenu devait, dans les circonstances d'espèce, lui attribuer (ATF
137 IV 313
consid. 2.1.3). Les mêmes termes n'ont donc pas nécessairement la même portée suivant le contexte dans lequel ils sont employés (ATF
118 IV 248
consid. 2b;
105 IV 196
consid. 2).
3.2.4.
L'art. 177 CP, subsidiaire par rapport à la diffamation, punit celui qui, de toute autre manière, aura, par la parole, l'écriture, l'image, le geste ou par des voies de fait, attaqué autrui dans son honneur.
3.
3.
Les infractions précitéesne sont punies que sur plainte.
Selon l'art. 31 CP, le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction (art. 31 CP).
3.4.
En l'espèce, la recourante déclare avoir pris connaissance de l'attestation litigieuse, produite à la P/1_/2016 par un courrier d'avocat du 2 février 2017, le 15 juin 2018.
Or, il ressort de cette même procédure que son conseil a eu accès au dossier et en a obtenu copies bien avant, soit la première fois le 10 octobre 2017, puis les 2 novembre 2017, 18 décembre 2017, 29 janvier 2018 et 8 mars 2018 à tout le moins.
La recourante, qui comparaît par avocat, a donc eu, nonobstant sa détention, connaissance des prétendues atteintes à l'honneur dénoncées bien avant le 15 juin 2018.
Sa plainte du 13 septembre 2018 apparaît ainsi tardive, ce qui justifiait une non-entrée en matière sur la base de l'art. 310 al. 1 let. b CPP.
4.
Il n'appartient pas à la Chambre de céans de se pencher sur les modalités organisationnelles de la police, étant relevé qu'il n'était pas insolite que l'enquête préliminaire de la plainte de la recourante échoie à la brigade financière, dès lors qu'elle s'inscrivait dans le contexte plus large du litige financier objet de la P/1_/2016 pour blanchiment et faux dans les titres.
Il était par ailleurs parfaitement loisible au Ministère public, en sa qualité de direction de la procédure, dans le cadre de la procédure préliminaire, de donner des injonctions à la police (art. 307 al. 2 CPP), laquelle lui rend compte de ses investigations (art. 307 al. 3 CPP), sans qu'il n'ait besoin de s'en expliquer davantage.
Les griefs formulés à cet égard par la recourante tombent ainsi à faux.
5.
Enfin, la Chambre de céans ne saurait aborder les accusations de faux dans les titres reprochées pour la première fois par la recourante dans ses écritures de recours, faute de décision préalable du Ministère public sur ce point (art. 393 al. 1 let. a CPP).
6.
Justifiée,
la décision
querellée sera donc confirmée, par substitution de motifs.
7.
La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'000.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ;
E 4 10.03
).
* * * * *