Decision ID: f77fa7f8-1b81-50d1-8761-7e5315911fd9
Year: 2010
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Le 5 février 2008, Monsieur Y_, domicilié à Genève, a déposé auprès du service des prestations complémentaires (ci-après : le service) une demande de prestations et cela par le biais du formulaire préimprimé dudit service visant les prestations fédérales complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité (PCF), les prestations cantonales complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité (PCC) et l’assistance.
2. Par décision du 2 septembre 2008, le service a refusé à M. Y_ les PCC sollicitées mais ne s’est pas prononcé sur la demande d’assistance.
3. Par une nouvelle décision du 10 novembre 2009, le service a octroyé à M. Y_ des prestations d’assistance d’un montant mensuel de CHF 357.- dès le 1
er
décembre 2009.
4. M. Y_ a protesté contre la décision précitée argumentant que le droit à l’assistance devait remonter à la date dépôt de sa demande initiale, soit le 7 février 2008, puisque celle-ci concernait déjà les prestations d’assistance.
5. Le 24 février 2010, le service a rejeté l’opposition de M. Y_ et confirmé que le droit aux prestations d’assurance devait lui être reconnu à compter du 1
er
octobre 2009.
6. Par courrier du 22 avril 2010, le service a attiré l’attention du tribunal de céans sur le fait qu’il était actuellement chargé de la résolution d’un litige présentant des enjeux similaires. Il proposait la suspension de la cause jusqu’à droit jugé dans cette première affaire.
7. M. Y_ a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre la décision précitée par acte du 29 mars 2010. Il a persisté dans ses précédentes explications et conclusions.
8. Par arrêt du 27 avril 2010, le Tribunal administratif a jugé que le dies a quo du versement des prestations d’assistance devait remonter à la date du dépôt de la demande initiale de prestations (
ATA/280/2010
).
9. Dans ses écritures du 31 mai 2010, le service a conclu à ce que le dossier de M. Y_ lui soit retourné pour l’établissement d’une nouvelle décision conforme aux considérants émis dans l’ATA précité.

EN DROIT
1. Interjeté en temps utile devant la juridiction compétente, le recours est, à cet égard, recevable (art. 56A de la loi sur l’organisation judiciaire du 22 novembre 1941 - LOJ -
E 2 05
; art. 63 al. 1 let. a de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).
2. En application de l’art. 67 al. 1 LPA, le recours a un effet dévolutif. Toutefois, l’autorité de première instance peut, en cours de procédure, reconsidérer ou retirer sa décision (al. 2), conforme aux principes de l’
ATA/280/2010
du 27 avril 2010.
En l’espèce, l’autorité de première instance n’a pas formellement reconsidéré sa position puisqu’elle n’a pas rendu de décision. En revanche, vu le fait nouveau constitué par l’ATA du 27 avril 2010, il se justifie de faire droit aux conclusions de l’autorité intimée et de lui retourner le dossier pour nouvelle décision.
3. Au vu de cette issue et pour tenir compte des circonstances du cas d’espèce, le Tribunal administratif renoncera à percevoir un émolument. (art. 87 LPA).
* * * * *