Decision ID: 5fb4ad4e-abdb-5ab1-a33c-6cb9d4aaed65
Year: 2013
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Vu en fait
la décision du 2 septembre 2003 octroyant une rente entière d'invaliditédès le 1
er
mai 2002 en raison d'une nécrose aseptique de la hanche, d'un éthylisme chronique et d'une altération de la personnalité causée par l'alcoolisme, voire une ancienne toxicomanie (héroïne et cocaïne);
Vu la révision du dossier entreprise en juillet 2006;
Vu les rapports du Dr A_, médecin-traitant de l'assuré et du Dr B_, qui retiennent sur le plan somatique, une capacité de travail entre 50% et 100% suite à la mise en place d'une prothèse totale de la hanche droite, le Dr A_ faisant valoir que la personnalité de l'assuré rend aléatoire toute reprise d'activité dans e circuit normal;
Vu le rapport d'expertise psychiatrique de la Dresse C_, psychiatre au sein du service de psychiatrie sous la responsabilité du Dr D_, qui retient un pronostic réservé pour une réinsertion professionnelle en raison d'un équilibre psychique fragile;
Vu l'avis du SMR du 25 juillet 2007;
Vu l'avis du service de la réadaptation du 8 août 2007;
Vu le rapport du Dr A_ du 8 mai 2008;
Vu l'avis du SMR du 10 mars 2009;
Vu le rapport des EPI du 11 mai 2011;
Vu le rapport des EPI du 4 janvier 2011(recte 2012);
Vu la décision de suppression de rente du 31 mai 2012, le recours interjeté et la détermination de l'OAI;
Vu le courrier du Dr E_ du 9 février 2013;
Attendu que la Chambre des assurances sociales a sollicité un complément d'expertise à la Dresse C_ et que, suite au départ de celle-ci du service de psychiatrie, le Dr D_ a confirmé être disposé à s'en charger;
Attendu que la Chambre des assurances sociales a communiqué aux parties le nom de l'expert ainsi que les questions complémentaires qu'elle avait l'intention de lui poser, en leur impartissant un délai pour faire valoir une éventuelle cause de récusation et se déterminer sur les questions posées;
Que les parties se sont déterminées sur les questions à poser et n'ont fait valoir aucune cause de récusation de l'expert, par pli du 27 mars 2013, l'intimé ayant demandé à ce que des questions complémentaires soient posées.

Attendu en droit
quedès le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ - RS
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations à résoudre est de savoir si le recourant souffre de troubles psychiques ayant des conséquences sur sa capacité de travail;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en œuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Que lorsque le juge des assurances sociales constate qu'une instruction est nécessaire, il doit en principe mettre lui-même en œuvre une expertise (ATF
137 V 210
consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4) ;
Que les coûts de l'expertise peuvent être mis à la charge de l'assureur social (ATF
137 V 210
consid. 4.4.2) ;
Qu’il convient en l'espèce d’ordonner un complément expertise, laquelle sera confiée au Dr D_, psychiatre.
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