Decision ID: e00f9d20-abb1-4c25-bc7d-07da6ffb8796
Year: 2008
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_009
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: social_law

Faits:
A. A._ travaillait comme serrurier dans l'atelier de construction métallique qu'il dirigeait avec ses fils. Incapable de travailler depuis le 15 février 2005, il s'est annoncé à l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) le 12 janvier 2006.
Sollicité, le médecin traitant a conclu à une incapacité totale de travail générée par un diabète et un état anxio-dépressif depuis le 15 février 2005 (rapport du docteur E._ du 24 mars 2006). Les praticiens consultés à l'instigation de ce dernier ont confirmé ou précisé les diagnostics et mentionné d'autres affections (troubles polymorphes, tremor mixte [syndrome parkinsonien non exclu], bride cicatricielle après brûlure, hypertension artérielle, possibles encéphalopathie, hyperparathyroïdie et syndrome d'apnées du sommeil; rapports des docteurs N._, neurologue, Z._ et R._, chirurgiens, et U._, diabétologue, des 8, 9 mars et 16 juin 2006).
L'administration a confié la réalisation d'une expertise psychiatrique au docteur I._, qui a diagnostiqué un trouble de l'adaptation/réaction mixte anxieuse et dépressive actuellement sans influence sur la capacité de travail (rapport du 24 février 2007), et requis l'avis des docteurs O._ et B._, psychiatres traitants, qui ont fait état d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen, avec syndrome somatique totalement incapacitants (rapport du 22 mars 2007).
Se fondant sur l'analyse du dossier par son service médical (rapports des 2 avril et 4 juillet 2007), l'office AI a rejeté la demande de l'assuré au motif qu'il présentait un taux d'invalidité de 9 % ne donnant pas droit à une rente, ni à des mesures d'ordre professionnel (décisions du 24 juillet 2007).
B. Par jugement du 5 mars 2008, le Tribunal cantonal valaisan des assurances a débouté l'intéressé de ses conclusions qui tendaient à l'octroi d'une rente entière d'invalidité ou au renvoi de la cause pour instruction complémentaire.
C. L'intéressé interjette un recours en matière de droit public contre ce jugement. Il en requiert l'annulation et reprend, sous suite de frais et dépens, les mêmes conclusions qu'en première instance.
Le Tribunal fédéral a renoncé à procéder à un échange d'écritures.

Considérant en droit:
1. Le recours en matière de droit public (art. 82 ss LTF) peut être formé pour violation du droit au sens des art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), n'examine en principe que les griefs invoqués (art. 42 al. 2 LTF) et fonde son raisonnement sur les faits retenus par la juridiction de première instance (art. 105 al. 1 LTF) sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF auquel cas il peut les rectifier ou les compléter d'office (art. 105 al. 2 LTF).
2. Le recourant reproche aux premiers juges une appréciation manifestement inexacte des faits. Il soutient que ceux-ci auraient dû procéder à une analyse globale de ses pathologies et non à une analyse séparée de chacune d'elles, dès lors que son incapacité à travailler résultait du cumul de celles-ci. Cette argumentation est identique à celle développée en première instance et correspond aux observations formulées à l'encontre du projet de décision. L'office intimé, se fondant sur l'avis de son service médical, puis la juridiction cantonale y ont déjà répondu en expliquant de manière circonstanciée et concluante les raisons qui les ont amenés à écarter ou privilégier les diverses pièces médicales figurant au dossier et en insistant sur le caractère global de leur appréciation.
3. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder à une nouvelle appréciation des faits, mais au recourant de démontrer en quoi celle opérée par les premiers juges serait manifestement inexacte. En se bornant à reprendre la même argumentation - qui ne consiste d'ailleurs qu'en une affirmation sans ancrage concret dans les actes du dossier -, l'intéressé ne critique pas directement le travail de la juridiction cantonale et ne prouve pas l'absence d'analyse globale, ni la façon dont les différentes pathologies signalées interagiraient entre elles. Son recours doit donc être rejeté.
4. Vu l'issue de la procédure, les frais de justice sont mis à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF) qui ne saurait prétendre des dépens (art. 68 al. 1 LTF).