Decision ID: d82f142d-efeb-508c-8b30-7e0df841da75
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 27 juin 2014, le service des prestations complémentaires (ci-après : le SPC) a calculé le droit aux prestations de Madame A_ (ci-après : la bénéficiaire) ;
Que le 17 juillet 2014, celle-ci s’est opposée à cette décision en contestant la prise en compte d’un revenu d’invalide pour elle-même et celle d’un gain potentiel pour son conjoint ;
Que par décision du 5 septembre 2014, le SPC a partiellement admis l’opposition, en ce sens qu’il a fait droit au premier grief de sa bénéficiaire et rectifié la décision litigieuse en renonçant à tenir compte d’un revenu d’invalide ;
Que des nouveaux calculs effectués, est ressorti un montant rétroactif de CHF 32'433.- en faveur de la bénéficiaire, versé à raison de CHF 28'728.- pour l’Hospice général, en remboursement d’avances consenties, et de CHF 3'705.- à la bénéficiaire avec sa prestation d’octobre 2014 ;
Qu’en revanche, le SPC a rejeté le second grief invoqué par l’opposante, à savoir celui relatif à la prise en compte d’un gain potentiel de CHF 57'672.- pour son conjoint ;
Que par écriture du 26 septembre 2014, la bénéficiaire a interjeté recours auprès de la Cour de céans en alléguant que l’état physique et psychique de son époux ne lui permettait pas d’exercer la moindre activité lucrative ;
Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 30 octobre 2014, a conclu au rejet du recours, au motif que l’incapacité de travail du conjoint de sa bénéficiaire n’était ni étayée ni établie par un certificat médical circonstancié ;
Qu’un rapport médical établi le 20 novembre 2014 par le docteur B_ et attestant d’une totale incapacité de travail du mari de la recourante a alors été produit ;
Que par écriture du 2 décembre 2014, l’intimé, après en avoir pris connaissance, a proposé de reprendre le calcul des prestations avec effet au 1
er
octobre 2014 (mois suivant le recours), en renonçant à prendre en compte un gain potentiel pour l’époux de la bénéficiaire ;
Que le 20 novembre 2014, la recourante a informé la Cour de céans qu’elle souhaitait être représentée par sa fille, sans élection de domicile ;
Que le 30 janvier 2015, l’intimé a fait parvenir à la Cour de céans un nouveau plan de calcul simulant les prestations dues à compter du 1
er
octobre 2014 et a conclu à l’admission partielle du recours en ce sens ;
Qu’invitée à se déterminer, la recourante ne s’est pas manifestée dans les délais qui lui avaient été impartis, pas plus qu’elle ne s’est présentée à l’audience de comparution personnelle à laquelle elle avait été convoquée ;
Que, finalement, en date du 22 avril 2015, la recourante a fait part à la Cour de céans de son accord avec la proposition de l’intimé ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) en vigueur depuis le 1er janvier 2011, la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
) ; qu’elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ; que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Que selon l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision sur opposition contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis ;
Qu'en l'occurrence, l'intimé a ainsi proposé l'admission partielle du recours, sans rendre de décision formelle en ce sens, puisqu’il avait déjà rendu son préavis ;
Qu'il convient de rendre un jugement dans le sens proposé par la simulation produite par l’intimé (nouveaux calculs ne tenant compte d’aucun gain potentiel pour l’époux de la recourante à compte du 1
er
octobre 2014), étant précisé que la recourante a indiqué obtenir ainsi satisfaction.