Decision ID: df74166f-325c-5b59-9802-7b1ceaeaa8dc
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

EN FAIT
1. Par jugement du 19 août 2014, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) a confirmé l’ordre de mise en détention administrative pris par l’officier de police le 16 août 2014 à 14h55 à l’encontre de Monsieur A_ pour une durée de quatre mois, soit jusqu’au 16 décembre 2014. ![endif]>![if>
2. Le jugement a été notifié aux parties en mains propres à l’issue de l’audience.![endif]>![if>
3. Par courrier mis à la poste le 1
er
septembre 2014, M. A_, sous la plume d’un mandataire, a recouru contre ledit jugement auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative). Il a conclu à l’annulation du jugement et, cela fait, à son admission provisoire, sa mise en liberté immédiate et la délivrance d’une autorisation de séjour. ![endif]>![if>
La décision dont était recours avait été notifiée au recourant en mains propres le 19 août 2014, de sorte que le délai de recours arrivait à échéance le samedi 30 août 2014. À teneur de l’art. 17 al. 3 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), lorsque le dernier jour du délai tombait un samedi, le délai expirait le premier jour utile, soit, dans le présent cas, le lundi 1
er
septembre 2014. Interjeté en temps utile, le recours devait être déclaré recevable.
4. La cause a été gardée à juger sans instruction préalable. ![endif]>![if>

EN DROIT
1) Interjeté contre le jugement du TAPI prononcé et communiqué aux parties le 19 août 2014, le recours l'a été auprès de la juridiction compétente (art. 132 al. 2 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ -
E 2 05
; art. 10 al. 1 de la loi d’application de la LEtr du 16 juin 1988 - LaLEtr -
F 2 10
; art. 17 et 62 al. 1 let. b de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
).![endif]>![if>
La compétence de la chambre de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2) Selon l’art. 10 al. 2 LaLEtr, la chambre administrative doit statuer dans les dix jours qui suivent sa saisine. Ayant reçu le recours ce jour et statuant ce jour, elle respecte ce délai.![endif]>![if>
3) La chambre administrative examine d'office la recevabilité d'un recours ou d'une demande portée devant elle (
ATA/293/2013
du 7 mai 2013 consid. 1 ;
ATA/193/2013
du 26 mars 2013 ;
ATA/68/2012
du 31 janvier 2012 ;
ATA/191/2011
du 22 mars 2011).![endif]>![if>
4) Le recours à la chambre administrative doit être formé par écrit dans les dix jours qui suivent la notification de la décision attaquée (art. 10 LaLEtr).![endif]>![if>
Les délais commencent à courir le lendemain de leur communication ou de l'événement qui les déclenche. Le délai fixé par semaines, par mois ou par années expire le jour qui correspond par son nom ou son quantième à celui duquel il court ; s'il n'y a pas de jour correspondant dans le dernier mois, le délai expire le dernier jour dudit mois. Lorsque le dernier jour du délai tombe un samedi, un dimanche ou sur un jour légalement férié, le délai expire le premier jour utile. Les écrits doivent parvenir à l'autorité ou être mis à son adresse à un bureau de poste suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse au plus tard le dernier jour du délai avant minuit. Les délais sont réputés observés lorsqu'une partie s'adresse par erreur en temps utile à une autorité incompétente (art. 17 LPA). De plus, le délai de recours se trouve ici entièrement en dehors des périodes de suspension prévues par cette disposition.
Les règles en matière de suspension des délais ne s’appliquent pas dans les procédures de mises en détention, d’assignations territoriales, d’interdictions territoriales et de mises en rétention prévues par la loi d’application de la loi fédérale sur les étrangers, du 16 juin 1988 (art. 63 al. 2 let. c LPA).
Un délai légal ne peut être prolongé (art. 16 al. 1 LPA).
5) En l'occurrence, il n'est pas contesté que la notification est intervenue le mardi 19 août 2014. Le délai de recours de dix jours a donc commencé à courir le mercredi 20 août 2014 et a échu le vendredi 29 août 2014. ![endif]>![if>
Le recours ayant été interjeté le lundi 1
er
septembre 2014, il l’a été après le délai de dix jours dès sa réception.
6) La restitution pour inobservation d’un délai imparti par l’autorité peut être accordée si le requérant ou son mandataire a été empêché sans sa faute d’agir dans le délai fixé. La demande motivée doit être présentée dans les dix jours à compter de celui où l’empêchement a cessé (art 16 al. 3 LPA).![endif]>![if>
En l’espèce, aucun empêchement n’est invoqué à l’appui du recours. L’art. 16 al. 3 LPA ne trouve pas application.