Decision ID: c1c26a7b-fe95-556c-a653-ec1cd2e55528
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_002
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que par courriers des 4 et 22 octobre 2021, A_ SA a sollicité des prolongations de délai pour produire une déclaration de retrait de la requête de faillite;
Que ces prolongations ont été accordées par la Cour les 7 et 25 octobre 2021;
Que par courrier du 15 novembre 2021, A_ SA a sollicité une troisième prolongation du délai pour produire une déclaration de retrait de la requête de faillite, les parties étant parvenues à un accord de principe;
Que cette prolongation a été accordée par la Cour le 16 novembre 2021, étant précisé qu'il s'agissait d'un ultime délai non prolongeable;
Que par courrier du 17 novembre 2021, A_ SA a informé la Cour que la partie intimée avait finalement contesté l'existence d'un accord;
Qu'aucun document n'a été produit dans les délais impartis;
Considérant,

EN DROIT
, qu'à teneur de l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu'il établit par titre que la dette, intérêts et frais compris, a été payée (ch. 1), que la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de l'autorité de recours à l'intention du créancier (ch. 2) ou que le créancier a retiré sa réquisition de faillite (ch. 3);
Qu'ainsi, le débiteur ne doit pas seulement prouver le paiement de la dette à l'origine de la faillite, mais également rendre vraisemblable sa solvabilité, ces deux conditions étant cumulatives (arrêts du Tribunal fédéral
5A_516/2015
du 3 septembre 2015 consid. 3.1;
5A_413/2014
du 20 juin 2014 consid. 3);
Qu'en l'espèce, la partie recourante n'a pas fourni, dans les délais impartis par la Cour, les pièces attestant du paiement de la dette ou du retrait de la requête de faillite, ni la quittance des frais administratifs délivrée par l'Office cantonal des faillites;
Que les conditions posées par l'art. 174 al. 2 LP font ainsi défaut;
Que le recours est dès lors manifestement infondé, de sorte qu'il sera rejeté d'entrée de cause et sans débats (art. 322 al. 1
in fine
CPC);
Que les frais judiciaires de recours, arrêtés à 220 fr., seront mis à la charge de la partie recourante qui succombe (art. 106 al. 1 CPC) et compensés avec l'avance de frais fournie, qui reste acquise à l'Etat de Genève (art. 111 al. 1 CPC);
Qu'il n'y a pas lieu d'allouer de dépens à la partie intimée, qui n'a pas été invitée à se déterminer devant la Cour de céans (art. 95 al. 3 let. b CPC).
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