Decision ID: c779cee7-9795-5477-97b6-37481a134048
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que le 24 avril 2014, Madame A_ (ci-après : la demanderesse) a saisi la Cour de céans d’une demande en paiement dirigée contre Allianz Suisse, société d’assurance sur la vie SA (ci-après : la défenderesse), concluant à ce qu’une totale incapacité de gain lui soit reconnue dès le 21 février 2012, subsidiairement dès le 1
er
septembre 2013, et à ce que les montants correspondants, dus à titre d’indemnités journalières, lui soient versés par la défenderesse ;
Que dans sa réponse du 13 juin 2014, la défenderesse a notamment conclu à ce que soit mise sur pied une expertise médicale, l’intimé a conclu au rejet du recours ;
Que dans sa réplique du 26 septembre 2014, la demanderesse s’est ralliée à la demande de mise en œuvre d’une expertise médicale ;
Que la chambre des assurances sociales a informé les parties de son intention de mettre en œuvre l’expertise demandée et leur a imparti un délai pour se déterminer sur les questions à poser aux experts et suggérer les noms de médecins susceptibles d’être mandatés pour ce faire ;
Que les parties se sont déterminées en dates des 11 novembre et 11 décembre 2014 ;

Attendu en droit
que
,
depuis le 1
er
janvier 2011, la chambre des assurances sociales est compétente en la matière (art.134 de la loi sur l’organisation judiciaire; LOJ -
E 2 05
) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1
er
janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations à résoudre est de déterminer la capacité de travail et de gain de la demanderesse durant la période litigieuse;
Que, selon le principe inquisitoire qui régit la procédure dans le domaine des assurances sociales, le juge doit établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA; cf. ATF
125 V 193
consid. 2) ;
Qu’il doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier ;
Qu’en particulier, il doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux du cas (ATF
117 V 282
consid. 4a; RAMA 1985 p. 240 consid. 4 ; ATFA non publié I 751/03 du 19 mars 2004, consid. 3.3) ;
Qu’il convient en l'espèce d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée à la Dresse B_ pour le volet rhumatologique et au Dr C_ pour le volet neurologique.