Decision ID: 31ed7541-2f99-5b9f-bd14-dd0e9e1b8fb5
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a.
A_ a fait l'objet de la poursuite n° 14 xxxx46 G de la part de B_ SA et de la poursuite n° 14 xxxx98 N de la part de C_ SA. Dans les deux poursuites, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a délivré un acte de défaut de biens le 7 novembre 2016.![endif]>![if>
b.
Se fondant sur les actes de défaut de biens respectifs, C_ SA et B_ SA ont requis le 9 novembre 2016, respectivement le 10 novembre 2016, la continuation d'une nouvelle poursuite en recouvrement du solde.
c.
L'Office a ainsi adressé, le 10 février 2017, deux avis de saisie au poursuivi, le convoquant, pour chacune des nouvelles poursuites (n°
s
16 xxxx57 D et 16 xxxx77 Y), à se présenter le 7 mars 2017 en ses locaux.
B.
Par plainte expédiée le 24 février 2017, A_ explique ne jamais avoir reçu de commandement de payer dans les deux nouvelles poursuites. Par ailleurs, il avait eu des saisies en 2015. L'employé de l'Office en charge de son dossier avait alors adopté une attitude désagréable. Malgré le fait qu'il l'avait informé de ce que son employeur risquait de le licencier s'il apprenait qu'il faisait l'objet d'une saisie dite arrangée – qu'il avait toujours honorée –, le fonctionnaire avait appelé celui-ci pour lui dire qu'une saisie de salaire était en cours. Heureusement, la secrétaire qui avait pris l'appel avait gardé l'information pour elle. A la suite d'erreurs apparues dans les décomptes de l'Office, le plaignant s'était entretenu avec l'Office et un accord avait été trouvé aux termes duquel il avait soldé toutes ses poursuites. Lorsqu'il avait reçu les deux avis de saisie, il avait appelé l'employé de l'Office, qui lui avait répondu que cela "ne l'étonnait pas".![endif]>![if>
L'Office conclut au rejet de la plainte.
B_ SA indique qu'elle a requis la continuation de la poursuite dès réception de l'acte de défaut de biens.
C_ SA ne s'est pas déterminée dans le délai imparti.

EN DROIT
1.
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 al. 1 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et art. 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP), tel l'avis de saisie.![endif]>![if>
Formée dans le délai de dix jours dès réception des avis de saisie et répondant aux exigences minimales de forme (art. 9 al. 1 LaLP et art. 65 al. 1 et 2 LPA applicable par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP), la plainte est recevable.
2.
Le titulaire d'un acte de défaut de biens est dispensé du commandement de payer s'il requiert la continuation de la poursuite dans les six mois de la réception de l'acte de défaut de biens (art. 149 al. 3 LP).![endif]>![if>
En l'occurrence, les deux créancières ont requis la continuation de la poursuite dans les six mois suivant la réception de l'acte de défaut de biens concernant chacune de leur poursuite. Il s'ensuit que les nouvelles poursuites, fondées sur les actes de défaut de biens, n'avaient pas à donner lieu à la notification d'un commandement de payer et pouvaient directement passer au stade de la procédure de saisie. Le premier grief du plaignant n'est donc pas fondé.
3.
Dans son second moyen, le poursuivi se plaint de l'attitude de l'Office à son égard, notamment du fait que ce dernier avait en 2015 tenté d'avertir son employeur de la saisie de gains dite arrangée, alors qu'il savait qu'une telle information était susceptible d'entraîner son licenciement, et qu'il avait indiqué en 2017 que cela ne l'étonnait pas que le plaignant fasse à nouveau l'objet d'une procédure de saisie.![endif]>![if>
Si tant est que ces allégations soient établies – ce qu'il n'est pas nécessaire de déterminer plus avant –, elles ne permettent pas de retenir que les décisions querellées, à savoir les avis de saisie, seraient affectées d'un vice grave entraînant leur nullité. Le plaignant ne le soutient d'ailleurs pas. Il ne requiert pas non plus la récusation du collaborateur de l'Office en charge de son dossier. Enfin, et comme cela a été exposé plus haut (cf. consid. 2), les avis de saisie adressés au plaignant apparaissent conformes à la loi.
Mal fondée, la plainte sera donc rejetée.
4.
La procédure de plainte est gratuite, et il ne peut être alloué de dépens (art. 61
al. 2 let. a et art. 62 al. 2 OELP).
* * * * *