Decision ID: 1a0ea97a-8afc-5d53-b3be-0a2a6b97b47a
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 22 juillet 2016, confirmée sur opposition le 27 septembre 2017, le Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC) a procédé à un nouveau calcul du droit aux prestations de Monsieur A_ (ci-après : le bénéficiaire), avec effet rétroactif au 1
er
août 2012, et lui a réclamé la restitution d'un montant de CHF 20'768.- correspondant aux sommes versées à tort du 1
er
août 2012 au 31 juillet 2016 ;
Que, saisie d'un recours du bénéficiaire, la Cour de céans, par arrêt du 6 décembre 2018 (
ATAS/1171/2018
), l'a admis, a annulé la décision du 27 septembre 2017 (ch. 3) et renvoyé la cause au SPC pour nouveau calcul des prestations dues « depuis le 1
er
août 2016 » (ch. 4) ;
Que, le 16 avril 2019, le SPC a rendu une nouvelle décision sur opposition concernant la période débutant le 1
er
août 2016 ;
Qu'en date du 21 mai « 2018 » (recte : 2019), le bénéficiaire a sollicité de la Cour de céans la rectification du chiffre 4 du dispositif de son arrêt du 6 décembre 2018 ; qu'en effet, une erreur avait été commise : l'état de fait et les considérants de l'arrêt étaient clairs, mais le dispositif mentionnait par erreur la date du 1
er
août 2016 au lieu de celle du 1
er
août 2012 ;
Qu'invité à se déterminer, le SPC a soutenu pour sa part que, puisque le bénéficiaire invoquait une contradiction entre les considérations de l'arrêt et son dispositif, il aurait dû déposer une demande d'interprétation dans les trente jours suivant la notification de l'arrêt et non une demande de rectification ;
Que le 24 mai 2019, le bénéficiaire a interjeté recours contre la nouvelle décision sur opposition du 16 avril 2019 ;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 13 juin 2019, a conclu au rejet du recours ;
Que par arrêt incident du 3 octobre 2019 (
ATAS/907/2019
), la Cour de céans a suspendu l'instance jusqu'à droit connu dans la procédure en rectification (A/4223/2017) ;
Que par arrêt du 30 décembre 2019 (
ATAS/1213/2019
), la Cour de céans a fait droit à la demande de rectification du bénéficiaire ;
Que par courrier du 9 mars 2020, l'intimé a informé la Cour de céans qu'il avait donné suite à l'arrêt du 30 décembre 2019 et rendu une nouvelle décision sur opposition reprenant le calcul des prestations depuis le 1
er
août 2012 ; qu'il en résultait un solde en faveur du bénéficiaire de CHF 7'413.- ;
Que par courrier du 13 mars 2020, le recourant a confirmé avoir obtenu entièrement satisfaction et a sollicité l'octroi de frais et dépens ;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 3 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité du 6 octobre 2006 (LPC -
RS 831.30
); qu'elle statue aussi, en application de l'art. 134 al. 3 let. a LOJ, sur les contestations prévues à l'art. 43 de la loi cantonale sur les prestations complémentaires cantonales du 25 octobre 1968 (LPCC -
J 4 25
) ;
Que la Chambre de céans est ainsi compétente pour juger du cas d'espèce ;
Qu'interjeté dans les forme et délai prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 60 et 61 let. b LPGA ; art. 9 de la loi cantonale du 14 octobre 1965 sur les prestations fédérales complémentaires à l'assurance-vieillesse et survivants et à l'assurance-invalidité [LPFC ;
J 4 20
] ; art. 43 LPCC) ;
Qu'aux termes de l'art. 53 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
), l'assurance peut reconsidérer sa décision ou sa décision sur opposition jusqu'à l'envoi de son préavis au Tribunal ;
Que c'est ce qu'a fait l'intimé en l'espèce ;
Que force est dès lors de constater que le litige devient sans objet ;
Que conformément à la jurisprudence constante du Tribunal fédéral des assurances, le recourant a droit à des dépens, même lorsque la procédure est sans objet, pour autant que les chances de succès du procès le justifient (ATF
110 V 57
consid. 2a ; RCC 1989 p. 318 consid. 2b) ;
Que tel est le cas en l'espèce dès lors que le recourant a obtenu le plein de ses conclusions.
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