Decision ID: bf937530-7efd-587f-8296-3ec42acd9a62
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que A_ fait l'objet de plusieurs poursuites qui participent à la série n° 1_;
Qu'en février 2018, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a procédé à la saisie du portefeuille d'actions détenu par A_ auprès de B_ [établissement bancaire], à concurrence de 1'011 fr.; le procès-verbal de saisie, série n° 1_, a été établi le
21 mars 2018 et notifié au débiteur le 29 mars 2018;
Que par décision
DCSO/386/2018
rendue le 12 juillet 2018 dans la cause A/2_/2018, la Chambre de surveillance a déclaré irrecevable la plainte formée le 7 mai 2018 par A_ contre ce procès-verbal de saisie, en relevant que cette plainte était tardive et que le minimum vital du débiteur – qui percevait une rente invalidité et des prestations complémentaires couvrant ses charges incompressibles – était préservé;
Que cette décision, reçue le 26 juillet 2018 par le plaignant, n'a pas été contestée devant le Tribunal fédéral;
Que, par acte expédié le 25 septembre 2018 à la Chambre de céans, A_ a formé une nouvelle plainte contre le procès-verbal de saisie du 21 mars 2018, en soulevant les mêmes arguments que dans sa plainte du 7 mai 2018;
Que des observations n'ont pas été requises.
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; 125 et 126 al. 2 let. c LOJ;
6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures prises par l'Office qui ne peuvent pas être attaquées par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP), tel qu'un procès-verbal de saisie;
Qu'en vertu du principe "
res judicata pro veritate habetur
", une décision cantonale entrée en force ne peut pas être réexaminée ("
ne bis in idem
"), si ce n'est dans le cadre étroit de la procédure de révision (arrêt du Tribunal fédéral
7B_162/2005
du 7 octobre 2005); en droit de la poursuite et des faillites, l'autorité de la chose jugée ne vaut que pour la procédure d'exécution forcée en cause et pour autant que l'état de fait reste le même (arrêt du Tribunal fédéral
5A_35/2007
du 17 août 2007 consid. 2.1);
Qu'en l'occurrence, le plaignant entend à nouveau former une plainte contre le procès-verbal de saisie du 21 mars 2018, en soulevant les mêmes griefs que dans le cadre de la cause A/2_/2018; au surplus, le plaignant n'a fait valoir aucun motif de révision au sens de l'art. 80 LPA;
Que la plainte formée le 25 septembre 2018 est ainsi manifestement irrecevable, ce qui sera constaté sans instruction préalable (art. 72 LPA);
Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP; 61 al. 2 let. a OELP);
Que le plaignant, qui comparaît en personne, sera néanmoins dûment averti qu'un nouveau recours à un procédé téméraire l'exposerait, en application de l'art. 20a al. 2 ch. 5 LP, au paiement d'un émolument ainsi qu'à une éventuelle amende.
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