Decision ID: c372d6d8-d02d-5d80-aae2-ef25524aaea6
Year: 2022
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_001
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: civil_law

considérant en fait
A. Le 2 décembre 2021, B._ a requis la faillite de A._ (poursuite no ccc OP Broye), le montant de la créance s'élevant à CHF 9'537.45 plus intérêts à 5% l'an dès le 1er août 2021, intérêts contractuels au 31 juillet 2021 par CHF 134.25, frais de poursuite par CHF 300.- et frais de commandement de payer et de commination de faillite par CHF 171.60 en sus.
B. Par décision du 28 janvier 2022, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye (ci-après: la Présidente) a prononcé la faillite de A._ et a mis les frais de justice par CHF 300.- à la charge de la masse en faillite.
C. Par courrier du 11 février 2022, A._ a recouru contre cette décision, concluant à son annulation. De plus, il a sollicité l'octroi de l'effet suspensif à son recours.
D. B._ n'a pas été invitée à se déterminer sur le recours.

en droit
1.
1.1. Conformément à l'art. 174 al. 1 LP, la décision du juge de la faillite peut, dans les dix jours, faire l'objet d'un recours au sens du Code de procédure civile (art. 309 let. b ch. 7 CPC). La décision attaquée est réputée notifiée à l'expiration d'un délai de 7 jours à compter de l'échec de la remise du jugement (art. 31 LP et art. 138 al. 3 let. a CPC) qui a eu lieu le 31 janvier 2022, soit le 7 février 2022, de sorte que le recours, interjeté le 11 février 2022, l'a été en temps utile.
1.2. Le recours est recevable pour violation du droit et pour constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 CPC), les parties pouvant toutefois faire valoir, selon l'art. 174 LP, des  (al. 1) ainsi que, à certaines conditions, de vrais nova (al. 2)
1.3. En application de l'art. 327 al. 2 CPC, la Cour statue sur pièces.
2.
2.1. Selon l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque le débiteur d’une part rend vraisemblable sa solvabilité et que, d’autre part, il établit par titre que la dette, intérêts et frais compris, a été payée (ch. 1), la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de l’autorité de recours à l’intention du créancier (ch. 2) ou que le créancier a retiré sa réquisition de faillite (ch. 3).
Les motifs empêchant la faillite doivent être apparus et soulevés dans le délai de recours (ATF 139 III 491 consid. 4; ATF 136 III 294 consid. 3.1J 2001 p. 69).
2.2. Le recourant allègue certes être solvable et produit plusieurs pièces visant à le démontrer. Cependant, il n’allègue pas, ni ne produit aucun titre attestant que la dette faisant l'objet de la procédure de mise en faillite a été payée, que la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès du Tribunal cantonal ou que la poursuivante a retiré sa réquisition de faillite, de sorte que les conditions de l'art. 174 al. 2 LP ne sont pas remplies, ce qui ne peut conduire qu’au rejet du recours.
Tribunal cantonal TC Page 3 de 3
3.
L'attention du recourant est attirée sur la possibilité d'obtenir la révocation de la faillite aux conditions de l'art. 195 LP.
4.
La requête d'effet suspensif est sans objet, la Cour ayant directement statué sur le fond du recours.
5.
5.1. Les frais judiciaires de la procédure de recours sont mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC). Ils comprennent les frais judiciaires, fixés forfaitairement à CHF 500.- (art. 52 et 61 al. 1 de l’ordonnance du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite [OELP; RS 281.35]).
5.2. Il n'y a pas lieu d'allouer d’équitable indemnité de partie à l’intimée, dès lors qu’elle n’a pas été invitée à se déterminer sur le recours.