Decision ID: e9f0d8e2-e07a-548e-aa50-b75d7cd47130
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. A._ et B._ sont les parents d'une petite fille C._, née en 2015. Depuis leur séparation en juillet 2015, un lourd conflit les oppose quant à la garde et aux relations personnelles avec l'enfant, générant l'ouverture de procédures civiles et pénales de part et d'autre.
B. Les 24 août et 22 octobre 2015, A._ a déposé deux plaintes pénales à l'encontre de B._, lesquelles ont fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière le 12 juillet 2016. A._ a recouru contre cette ordonnance par courrier du 25 juillet 2016, mentionnant de nouveaux griefs à l'encontre du père de l'enfant. Une nouvelle procédure a été ouverte par le Ministère public et la partie plaignante a complété sa dénonciation pénale du 25 juillet 2016 par courrier du 24 octobre 2016.
Par ordonnance du 13 octobre 2017, le Ministère public a prononcé le classement de la procédure pénale ouverte contre B._ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, voies de fait ou lésions corporelles simples, violation de domicile, calomnie, discrimination raciale, insoumission à une décision de l'autorité, violation du secret professionnel et contrainte. Il a renvoyé la partie plaignante à faire valoir ses droits devant le juge civil, a mis les frais de procédure à la charge de l'Etat, a rejeté la requête de prolongation de délai de la partie plaignante pour faire valoir d'éventuelles réquisitions de preuves complémentaires, a rejeté ses réquisitions de preuve et a alloué une indemnité de CHF 500.- à B._ pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure.
C. Par acte daté du 3 novembre 2017, remis à la poste le même jour, A._ a interjeté recours contre cette ordonnance. Elle conclut, à titre préliminaire, à l'octroi d'un effet suspensif (let. A), à l'octroi de l'assistance judiciaire (let. B), à l'admission des requêtes de récusation (let. C), et, sur le fond, à l'admission du recours (ch. 1), à l'annulation de l'ordonnance de classement (ch. 2), au renvoi de la cause au Ministère public à un autre procureur que la Procureure D._ (ch. 3), à la jonction des procédures sur sa plainte contre le père de sa fille (ch. 4), à ce que les pièces déterminantes, en particulier celles requises expressément lui soient envoyées, avec un délai pour se déterminer (ch. 5), à l'octroi d'une indemnité à titre de frais et dépens de l'ordre de CHF 200.- (ch. 6), subsidiairement à l'admission du recours (ch. 1), à l'annulation de l'ordonnance de classement (ch. 2), au renvoi de la cause au Ministère public (ch. 3), à ce que les frais de procédure soient entièrement mis à la charge de l'Etat (ch. 4).
Dans cet acte, A._ a en particulier requis la récusation des Juges cantonaux Hubert Bugnon, Jérôme Delabays et Sandra Wohlhauser, pour les mêmes motifs qu'elle avait fait valoir dans un acte du 17 juillet 2017, visant les mêmes juges, lequel a donné lieu à l'arrêt de la Cour d'appel pénal du 5 septembre 2017 (causes 501 2017 136 & 137), lui-même ayant fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral (cause 1B_440/2017). Cette nouvelle procédure de récusation, qui a également été attribuée à la Cour d'appel pénal et porte le no 501 2017 194, a été suspendue par décision du 28 novembre 2017. La Cour d'appel pénal a en effet estimé qu'il convenait, par économie de procédure, d'attendre l'issue du litige dans la cause pendante devant le Tribunal fédéral (cause 1B_440/2017) avant de statuer sur la demande de récusation des magistrats précités du 3 novembre 2017.
Le 8 mars 2018, le Tribunal fédéral a retenu que la Cour d'appel pénal pouvait, sans violer le droit fédéral, rejeter la demande de récusation des juges concernés (cause 1B_440/2017).
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Par arrêt du 20 août 2018 (cause 501 2017 194), la Cour d'appel pénal a rejeté la requête de A._ du 3 novembre 2017 tendant à la récusation des Juges cantonaux Hubert Bugnon, Jérôme Delabays et Sandra Wohlhauser pour statuer sur le recours du même jour contre l'ordonnance de classement du Ministère public du 13 octobre 2017. Cet arrêt n'ayant fait l'objet d'aucun recours au Tribunal fédéral, la procédure a été reprise et le procureur général a été invité à déposer ses observations le 10 octobre 2018.
Par courrier du 15 octobre 2018, la Procureure D._ a renoncé à déposer des observations sur le recours et s'est intégralement référée à son ordonnance du 13 octobre 2017, précisant par ailleurs que sa récusation a été prononcée par le Tribunal fédéral exclusivement en relation avec la cause F 15 8204 (arrêt TF 1G_5/2017 et arrêt TF 1F_40/2017).
Une détermination de l'intimé n'a pas été requise.

en droit
1.
1.1. Les parties peuvent attaquer une ordonnance de classement rendue par le ministère public en application des art. 319 ss CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0) dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP; art. 20 al. 1 let. b CPP) qui est, dans le canton de Fribourg, la Chambre pénale du Tribunal cantonal (art. 85 al. 1 LJ [loi du 31 mai 2010 sur la justice; RSF 130.1]).
En l'espèce, selon le suivi du recommandé établi par la Poste et requis du Ministère public par la Chambre, la recourante a réceptionné l'ordonnance querellée le 24 octobre 2017, ainsi qu'elle l'allègue dans son acte, de sorte que le recours, remis le 3 novembre 2017 à un office postal suisse, respecte manifestement le délai légal de dix jours.
1.2.