Decision ID: 77c5ee02-6b26-542c-b366-29b1e9ee22f2
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que par jugement non motivé du 19 mai 2016, le Tribunal de première instance, statuant par voie de procédure ordinaire, a notamment prononcé le divorce des époux A_ et B_ (ch. 1 du dispositif), attribué à B_ la jouissance exclusive du domicile conjugal des époux (ch. 2), dit que A_ ne devait aucune contribution post-divorce à B_ (ch. 3), donné acte aux époux de ce qu'ils avaient liquidé leur régime matrimonial (ch. 4), ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés par les époux durant le mariage et transmis la procédure à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice afin qu'elle procède à la détermination des avoirs à partager et à leur partage effectif par moitié (ch. 5);
Que le jugement a été notifié aux parties le 20 mai 2016;
Que A_ a sollicité du Tribunal de première instance la motivation de ce jugement, par courrier du 27 mai 2016;
Que la motivation écrite du jugement a été notifiée par le Tribunal de première instance à A_ en date du 19 décembre 2016;
Que par acte expédié au greffe de la Cour de justice le 1
er
février 2017, A_ a formé appel de ce jugement, concluant à l'annulation du chiffre 5 de son dispositif et statuant à nouveau, que la Cour dise qu'il n'y avait pas lieu de partager par moitié les avoirs de prévoyance professionnelle accumulés par les parties durant leur mariage, le tout avec suite de frais et dépens de première et seconde instance, le jugement pouvant être confirmé pour le surplus;
Qu'il a conclu, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif à son appel;
Qu'il ne fournit aucune motivation à l'appui de cette conclusion;
Qu'invitée à se déterminer à cet égard, B_ a conclu au déboutement de A_ de sa requête en restitution de l'effet suspensif, soutenant qu'elle ne pouvait concerner que le chiffre 5 du dispositif du jugement querellé, les autres points de ce dispositif devant être déclarés exécutoires, puisqu'ils n'étaient pas remis en cause en appel.
Considérant,

EN DROIT
, que l'appel est recevable contre les décisions finales de première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC), dans les causes non patrimoniales et dans les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr. (art. 308 al. 2 CPC);
Que le jugement entrepris constitue une décision finale dans une cause non patrimoniale, dont la seule question soumise à la Cour par l'appelant concerne le partage des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés pendant le mariage par l'époux, dont le montant serait de 183'926 fr. 75;
Que la voie de l'appel est dès lors ouverte (art. 308 al. 1 let. a CPC);
Que l'appel suspend la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision dans la mesure des conclusions prises en appel (art. 315 al. 1 CPC), sauf lorsqu'il a pour objet des décisions portant sur le droit de réponse ou des mesures provisionnelles (al. 2 let. a et b);
Que la présente cause ne porte ni sur un droit de réponse, ni sur des mesures provisionnelles, mais sur le partage des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés pendant le mariage, point sur lequel le Tribunal de première instance a statué dans sa décision finale;
Qu'ainsi l'appel suspend la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision attaquée de par la loi, dans la mesure des conclusions prises;
Que l'appelant n'explique d'ailleurs pas sur quelle disposition se fonde sa requête;
Que la requête d'effet suspensif formée par A_ est dès lors sans objet;
Qu'il sera statué sur les frais liés à la présente décision dans l'arrêt rendu sur le fond (art. 104 al. 3 CPC).
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