Decision ID: 13f21105-b962-5448-b21e-2370b2463632
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Le 1er juin 2019 vers 13h15, A._ a été interpellé par la Police alors qu'il circulait au volant du véhicule automobile immatriculé bbb à C._. Dès lors qu'il présentait des signes de consommation de stupéfiants, il s'est soumis aux examens toxicologiques ordonnés. Il ressort des analyses effectuées que seuls les indices d'une consommation de cannabis devant dater de plusieurs heures ou plusieurs jours auparavant ont été mis en évidence dans le sang de l'intéressé.
B. Aucune infraction ne pouvant ainsi être retenue s'agissant de la conduite sous l'emprise de stupéfiants, le Ministère public a estimé qu'il n'y avait pas lieu de donner d'autres suites à la procédure et a rendu une ordonnance de non-entrée en matière le 31 octobre 2019. Par cette ordonnance, le Ministère public a néanmoins mis à la charge de A._ les frais des analyses toxicologiques, à savoir CHF 695.20, au motif que ces frais ont été causés par son comportement contraire à l'ordre juridique, lequel a engendré la procédure relative à la conduite en état d'incapacité de conduire. Par ordonnance pénale du même jour, A._ a été reconnu coupable de contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants et condamné à une amende de CHF 600.- ainsi qu'au paiement des frais par CHF 315.-.
C. Par courrier daté du 11 novembre 2019, A._ s'est opposé à l'ordonnance de  en matière et plus précisément à la mise à sa charge des frais des analyses toxicologiques ainsi qu'à l'ordonnance pénale. Le 14 novembre 2019, le Ministère public a accusé réception de sa lettre et lui a notamment indiqué que son opposition à l'ordonnance de non-entrée en matière serait traitée comme un recours et transmise à la Chambre pénale.
D. Par courrier du 14 novembre 2019, le Ministère public a transmis à la Chambre pénale le recours de A._ ainsi que le dossier de la cause. Il a indiqué qu'il se référait aux considérants de son ordonnance et renonçait au surplus, à déposer des observations. Il a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.

en droit
1.
1.1. En application des art. 20 al. 1 let. b, 310 al. 2, 322 al. 2, 399 ss CPP ainsi que l'art. 85 al. 1 LJ, la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte à l'encontre d'une ordonnance de  en matière. L'art. 395 let. b CPP prévoit cependant que, si l'autorité de recours est un tribunal collégial, sa direction de la procédure statue seule sur le recours lorsqu'il porte sur les conséquences économiques accessoires d'une décision et que le montant litigieux n'excède pas CHF 5'000.-. Le présent recours portant sur les conséquences économiques accessoires d'une décision de non-entrée en matière et la valeur litigieuse s'élevant à CHF 695.20, la compétence du Président de la Chambre pénale est donnée (art. 61 let. c CPP).
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de 10 jours, à l'autorité de recours. Déposé le 11 novembre 2019 contre une ordonnance notifiée le
Tribunal cantonal TC Page 3 de 4
4 novembre 2019, le recours a été interjeté à temps. Concernant l'envoi du recours à une autorité non compétente, soit l'envoi au Ministère public et non à la Chambre pénale, l'art. 91 al. 4 CPP prévoit que le délai est également réputé observé si l'écrit parvient au plus tard le dernier jour du délai à une autorité suisse non compétente. Celle-ci transmet l'écrit sans retard à l'autorité pénale compétente. En l'espèce, le recours a été transmis sans retard par le Ministère public à la Chambre pénale le 14 novembre 2019, le délai est ainsi bien réputé observé.
1.3. Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP). Ont la qualité de partie le prévenu, la partie plaignante et le ministère public lors des débats ou dans la procédure de recours (art. 104 al. 1 CPP). En l'espèce, le recourant a un intérêt à ce que la décision mettant les frais des analyses toxicologiques à sa charge soit annulée ou modifiée.