Decision ID: 52e7c8b9-1dc2-5ef9-88e0-b94d732999fe
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par ordonnance pénale du 29 novembre 2018, le Ministère public a reconnu A._ coupable de voies de fait et menaces et l’a condamné à une peine privative de liberté de 15 jours, avec sursis pendant 2 ans, et à une amende de CHF 500.-, ainsi qu’au paiement des frais de la cause. Cette ordonnance a été notifiée au recourant le 1er décembre 2018.
Par lettre datée du 12 décembre 2018, mais remise à la poste le 13 décembre 2018, le recourant a formé opposition. Le 27 décembre 2018, le Ministère public a accusé réception de l’opposition et a avisé le recourant qu’il transmettait le dossier de la cause au Juge de police de l’arrondissement de la Glâne (ci-après: Juge de police).
B. Par décision du 10 janvier 2019, le Juge de police a constaté la tardiveté de l’opposition, l’a déclarée irrecevable, a dit que l’ordonnance pénale du 29 novembre 2018 est exécutoire et mis les frais à la charge de A._.
C. Par lettre datée du 22 janvier 2019, mais remise à la poste le 23 janvier 2019 à l’adresse du Juge de police, A._ a « formé opposition », en demandant l’annulation de la décision et l’octroi d’un nouveau délai pour faire une nouvelle opposition à l’ordonnance pénale du 29 novembre 2018. Après avoir présenté ses excuses pour le retard de sa lettre précédente, il a justifié dit retard par le fait qu’il n’avait pas remarqué « dans l’ordonnance pénale » que le délai n’était que de 10 jours et que, compte tenu de ses horaires de travail, il était pour lui vraiment difficile d’aller à la poste. Il a encore indiqué vouloir bénéficier d’une deuxième opportunité de pouvoir faire une nouvelle opposition dans le nouveau délai qui lui serait accordé.
D. Par courrier du 24 janvier 2019, le Juge de police a transmis à la Chambre pénale (ci-après: Chambre) le courrier de A._ du 22 janvier 2019, ainsi que son dossier et celui du Ministère public.
E. Par courrier du 29 janvier 2019, le Président de la Chambre a imparti à A._ un délai au 8 février 2019 pour indiquer si sa missive du 22 janvier 2019, postée le 23 janvier 2019, devait être comprise comme un recours, assorti d’une requête de restitution de délai.
F. Par acte de son conseil du 8 février 2019, A._ a confirmé que sa lettre du 22 janvier 2019 devait être comprise comme un recours, a requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire et a précisé le contenu de son recours du 22 janvier 2019.
G. Par lettre du 12 février 2019, le Président de la Chambre a précisé au recourant que son courrier du 29 janvier 2019 avait uniquement pour but de confirmer qu’il entendait bien recourir contre la décision du Juge de police du 10 janvier 2019, non de lui permettre de compléter la motivation de son acte.
H. Par courrier du 15 février 2019, le recourant, par l’intermédiaire de sa mandataire, a remis une copie de son décompte d'heures du mois de décembre 2018 ainsi que l’attestation de domicile de B._.
I. Invité à se déterminer, le Juge de police a, par écrit du 25 février 2019, conclu au rejet du recours, pour autant qu’il soit recevable, ainsi qu’au rejet de la requête de désignation de défenseur d’office.
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J. Invité à se déterminer, le Ministère public a, par acte du 27 février 2019, renoncé à déposer des observations, tout en concluant au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.
K. Le recourant, par l’intermédiaire de Me Katia Berset, a déposé une détermination spontanée le 5 mars 2019.

en droit
1.
1.1. La voie du recours à la Chambre est ouverte contre les décisions et les actes de procédure des tribunaux de première instance (art. 393 al. 1 let. b CPP et 85 al. 1 LJ), soit en l’espèce contre une décision du Juge de police.
1.2. Selon l’art. 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Déposé le 23 janvier 2019 contre une décision du Juge de police du 10 janvier 2019, notifiée le 16 janvier 2019, le recours respecte ce délai. Le fait que le pourvoi ait été adressé au Juge de police et non pas à la Chambre pénale n’emporte aucun préjudice au recourant (BSK StPO-GUIDON, 2e éd. 2014, art. 396 n. 15).
1.3. Ayant un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification de la décision attaquée, A._ a indéniablement qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP).
1.4. Le recours fait l’objet d’une procédure écrite (art. 397 al. 1 CPP).
2.