Decision ID: 9112868a-1d3d-5cdc-a755-74b4d1b1b7a1
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
Par courrier du 17 mars 2014, le Tribunal des baux et loyers, saisi par A_ d'une procédure en validation de consignation de loyer, en exécution de travaux et en réduction de loyer, a signalé au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : le Tribunal de protection) la situation préoccupante de A_. ![endif]>![if>
Il ressort du courrier du Tribunal des baux et loyers que A_ a sollicité auprès de son bailleur, depuis quelques années, de nombreuses interventions et réparations de son appartement, mais a refusé l'accès de celui-ci à tous les corps de métiers, de même qu'aux employés du service technique de la régie.
Le 14 mars 2014, le Tribunal des baux et loyers a effectué une inspection locale de l'appartement de A_, dont le procès-verbal et les photographies prises lors de la visite ont été transmis au Tribunal de protection.
Le Tribunal des baux et loyers a constaté que A_ a condamné toutes les bouches d'aération avec du scotch et du plastique, de même que toutes les fenêtres et les portes. L'appartement se trouve par ailleurs dans un état alarmant, proche de l'insalubrité et A_, âgée de 58 ans, veuve et sans enfant, tient des propos inquiétants et irrationnels. Lors de l'inspection locale, elle est apparue très excitée et angoissée et peu encline à demander de l'aide aux divers organismes sociaux, affirmant être persécutée.
B.
Par courrier du 19 mars 2014 adressé à A_, le Tribunal de protection l'a informée du signalement reçu du Tribunal des baux et loyers et a sollicité la production d'un certificat médical destiné à déterminer notamment si l'un des cas de mise sous curatelle prévu par l'art. 390 CC est établi et si A_ est apte à désigner un mandataire. ![endif]>![if>
A_ n'a donné aucune suite à ce courrier.
C.
Par décision
DTAE/1364/2014
du 19 mars 2014, notifiée le 21 mars 2014 à A_, le Tribunal de protection a désigné Me B_ en qualité de curateur d'office de A_, le mandat étant limité à la représentation de cette dernière dans la procédure civile pendante devant l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant.![endif]>![if>
D.
Par courrier du 16 avril 2014 adressé à la Cour de justice, A_ a déclaré recourir contre la décision du 19 mars. Elle a exposé ne présenter aucune déficience ou trouble de nature à justifier une curatelle et considère que la décision querellée est en contradiction avec le courrier du 19 mars par lequel le Tribunal de protection sollicite de sa part l'envoi d'un certificat médical. ![endif]>![if>
L'acte de recours de A_ ne comportant pas sa signature manuscrite, un délai au 2 mai 2014 lui a été imparti pour rectifier cette informalité, ce qu'elle a fait par pli du 24 avril.
Parallèlement, le 16 mai 2014, Me B_ a informé le Tribunal de protection que sa protégée ne souhaitait pas collaborer à l'instruction de la procédure, dans la mesure où elle avait désormais peu confiance dans le système judiciaire.
Le 21 mai 2014, le Tribunal de protection a déclaré maintenir sa décision, qui ne préjugeait en aucune manière la nécessité ou non d'instaurer, après instruction de la cause, une mesure de protection.
La recourante a été informée par pli du 22 mai 2014 que la cause était gardée à juger.

EN DROIT
1.
Les décisions de protection de l'adulte peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge compétent, soit la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 CC et art. 53 al. 1 LaCC).![endif]>![if>
Le délai de recours est de trente jours à compter de la notification de la décision (art. 450b al. 1 CC et art. 53 al. 2 LaCC).
Les personnes parties à la procédure ont qualité pour recourir (art. 450 al. 2 ch. 1 CC).