Decision ID: bfca9e8a-1580-5837-8caa-525ec538ec25
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. a.
Le 13 septembre 2012, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a enregistré une réquisition de poursuite dirigée par C_ Sàrl contre M. B_ en paiement de 22'861 fr. 45 plus intérêts à 5% dès le 19 avril 2012; le titre de la créance mentionné était : "
Dommages et intérêts suite au non paiement de la créance envers B_ SA dont vous êtes l'administrateur unique
".
b.
Le 15 octobre 2012, l'Office a fait notifier à M. B_ un commandement de payer, poursuite n° 12 xxxx51 G, en mains de son épouse qui a formé opposition.
c.
Le 24 octobre 2012, l'Office a confirmé à M. B_ qu'il avait enregistré cette opposition; il l'informait, par ailleurs, que seul le créancier pouvait, à ce stade, éteindre la poursuite; il lui conseillait en conséquence de prendre contact directement avec la poursuivante.
B.
Par acte posté le 1
er
novembre 2012, M. B_ a saisi la Chambre de céans. Il expose que la créance qui lui est réclamée par voie de poursuite concerne B_ SA, dont il est administrateur, et non lui
personnellement. Il conclut à l'annulation du commandement de payer, celui-ci n'ayant aucune base légale.
Ni l'Office ni C_ Sàrl n'ont été invités à se déterminer.

EN DROIT
1.
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP).
2.
Sous réserve d’un abus de droit manifeste, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (ATF
115 III 18
consid. 3b; ATF non publié
7B.219/2006
et
7B.220/2006
du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement de la juridiction civile ou administrative (Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 4
ème
éd., p. 43).
En l’espèce, le plaignant conteste la créance qui lui est réclamée faisant valoir qu'elle concerne la société dont il est administrateur. Ce moyen n’est cependant pas recevable dans le cadre de la présente plainte puisqu’il ne met pas en cause la violation d’une disposition propre à la législation sur l’exécution forcée.
La plainte sera par conséquent déclarée irrecevable, aucun abus manifeste de droit, sanctionné le cas échéant par la nullité de la poursuite, n’étant au demeurant établi.
3.
La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 9 al. 4 LaLP.
* * * * *