Decision ID: c14993d5-07aa-4883-a940-f12863ba227c
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Madame A_ (ci-après l’assurée ou la recourante), née le
_ 1973, travaille pour le compte de l’entreprise de nettoyage B_ Sàrl, à Versoix. A ce titre, elle est obligatoirement assurée auprès de la SUVA contre les accidents professionnels et non professionnels. ![endif]>![if>
2. Le 29 avril 2019, l’assurée a chuté dans les escaliers de son immeuble et a subi une contusion au niveau occipital et une commotion cérébrale avec perte de connaissance. L’assurée a été prise en charge par le Dr C_, du Centre
médico-chirurgical du E_, qui a prescrit des anti-inflammatoires et de la physiothérapie. Un arrêt de travail à 100% lui a été délivré. La SUVA a pris en charge le cas.![endif]>![if>
3. Selon un rapport de sortie des HUG du 29 mai 2019, l’assurée a été hospitalisée du 10 mai au 11 mai 2019 dans le service de chirurgie thoracique et endocrinienne pour une chirurgie élective relevant de l’assurance-maladie et une incapacité de travail lui a été délivrée jusqu’au 21 mai 2019.![endif]>![if>
4. L’IRM cervicale pratiquée le 4 juillet 2019 a mis en évidence une discopathie protrusive en C5-C6, une discopathie moins marquée en C6-C7, une uncarthrose C5-C6 et C6-C7, ainsi que de discrètes discarthroses dégénératives.![endif]>![if>
5. Un scanner cérébral avec angioCT a été effectué le 3 septembre 2019. L’examen n’a pas objectivé d’anomalie parenchymateuse suspecte, ni d’anomalie sur le polygone de Willis, il n’y avait pas de lésion notamment du pariétal gauche ni du cadre osseux. Une calcification en regard du bulbe carotidien gauche avec une plaque sous-jacente a été mise en évidence, mais n’entraînant pas de sténose significative à ce jour. ![endif]>![if>
6. Par courrier du 14 octobre 2019, la SUVA a informé l’assurée que les troubles incapacitants dès le 28 mai 2019 n’étaient pas consécutifs à l’accident du
29 avril 2019 et que des prestations d’assurance ne pouvaient être versées.![endif]>![if>
7. Par rapport du 5 décembre 2019, le Dr C_, chirurgien orthopédiste, indique que depuis l’accident du 29 avril 2019, la patiente présente des douleurs importantes au niveau de la région cervicobrachiale qui irradient vers les mains et épaule droite, réfractaires aux traitements. La patiente a déclaré n’avoir jamais eu de problème au niveau nucal auparavant. Selon le Dr C_, les plaintes de sa patiente concernent l’accident du 29 avril 2019.![endif]>![if>
8. La SUVA a soumis le cas au Dr D_, médecin des assurances. Par avis du 18 décembre 2019, ce dernier a relevé que l’assurée présentait déjà avant l’accident une arthrose cervicale du ressort de l’assurance-maladie, que l’accident n’avait causé aucune lésion déstabilisante comme une fracture ou une luxation et que trois mois après le sinistre, l’accident ne jouait plus aucun rôle au degré de la vraisemblance prépondérante. ![endif]>![if>
9. Par décision du 13 janvier 2020, la SUVA, se référant à l’avis de son médecin d’arrondissement, a mis fin aux prestations d’assurance (indemnités journalières et frais de traitement) au 31 juillet 2019. ![endif]>![if>
10. L’assurée, représentée alors par CARITAS, a formé opposition le 12 février 2020, contestant l’appréciation de sa situation médicale. Elle a communiqué par la suite le résultat d’une IRM cervicale pratiquée le 21 février 2020.![endif]>![if>
11. A la demande de la SUVA, l’assurée a été examinée par le médecin d’arrondissement le 24 février 2020. Dans son appréciation du 25 février 2020, le Dr D_ a diagnostiqué un traumatisme du rachis cervical du 29 avril 2019 et une pathologie dégénérative de la colonne vertébrale avec discarthrose, uncarthrose et des signes évidents de dégénérescence discale globale de la colonne vertébrale et cervicale, confirmée par l’IRM réalisée récemment. Sur le plan assécurologique, il a considéré qu’il ne pouvait être retenu un lien de causalité entre l’événement annoncé et les lésions de type arthrose constatées, qui sont de type dégénératif. ![endif]>![if>
12. Par décision du 15 mai 2020 notifiée au mandataire, la SUVA a rejeté l’opposition de l’assurée, se référant à l’avis du médecin d’arrondissement. ![endif]>![if>
13. Par acte (non signé) daté du 15 juin 2020, l’assurée a interjeté recours, relevant qu’elle était toujours en incapacité de travail suite à cet accident. La recourante a signé son recours dans le délai imparti par le greffe de la chambre de céans.![endif]>![if>
14. Dans sa réponse du 20 août 2020, la SUVA (ci-après l’intimée), représentée par son conseil, s’en remet à justice s’agissant de la recevabilité du recours et, sur le fond, conclut à son rejet. ![endif]>![if>
15. La recourante, dans son écriture du 15 septembre 2020, persiste dans ses conclusions et produit des rapports médicaux des HUG. ![endif]>![if>
16. Invitée à se déterminer, l’intimée relève que compte tenu desdits rapports, notamment de la discordance entre l’imagerie et la symptomatologie, c’est en toute logique que les médecins des HUG ont dirigé la prise en charge du cas sur le terrain psychiatrique. L’intimée persiste intégralement dans ses conclusions. ![endif]>![if>
17. A la requête de la chambre de céans, l’intimée a produit le suivi de son courrier A+ du 15 mai 2020 et s’en rapporte à justice quant à la recevabilité du recours, ne connaissant pas la date à laquelle le recours a été interjeté. ![endif]>![if>
18. Par courrier du 18 mars 2022, la recourante conclut à la recevabilité de son recours. ![endif]>![if>

EN DROIT
1. Conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 5 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l’art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-accidents, du 20 mars 1981 (LAA -
RS 832.20
).![endif]>![if>
Sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie.
2. À teneur de l'art. 1 al. 1 LAA, les dispositions de la LPGA s'appliquent à l'assurance-accidents, à moins que la loi n'y déroge expressément. ![endif]>![if>
3. Le 1
er
janvier 2021 est entrée en vigueur la modification du 21 juin 2019 de la LPGA. Toutefois, dans la mesure où le recours était, au 1
er
janvier 2021, pendant devant la chambre de céans, il reste soumis à l'ancien droit (cf. art. 82
a
LPGA ; RO 2020 5137 ; FF 2018 1597 ; erratum de la CdR de l’Ass. féd. du 19 mai 2021, publié le 18 juin 2021 in RO 2021 358).![endif]>![if>
4. Le délai de recours est de trente jours (art. 56 LPGA; art. 62 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA -
E 5 10
]). ![endif]>![if>