Decision ID: 0a019187-4f2d-5e0e-87a2-6ec8f2d108e1
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A.
a)
B_, né le _ 1967, célibataire, souffre d'une schizophrénie paranoïde. Il est au bénéfice d'une rente invalidité et de prestations complémentaires; il n'a pas de fortune.
Par ordonnance du 10 mai 2006, le Tribunal tutélaire (désormais le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, ci-après : le Tribunal de protection) a prononcé l'interdiction de B_ et lui a désigné une tutrice, en la personne de la Tutrice adjointe auprès du Service du Tuteur général.
B_ et sa sœur, A_, chez laquelle il vivait et vit toujours, se sont opposés à la désignation de la Tutrice adjointe aux fonctions de tutrice et ont conclu à la désignation de A_ elle-même.
Par arrêt du 15 décembre 2006, la Cour de justice a annulé l'ordonnance du 10 mai 2006, a institué une curatelle volontaire au profit de B_ et a retourné la cause au Tribunal tutélaire pour la désignation du curateur.
Par ordonnance du 16 avril 2007, le Tribunal tutélaire a désigné A_ aux fonctions de curatrice de son frère.
b)

Par ordonnance du 17 décembre 2014, le Tribunal de protection a transformé en une mesure de curatelle de représentation avec gestion la mesure de protection de l'ancien droit instaurée en faveur de B_ et a confirmé A_ aux fonctions de curatrice, la chargeant de représenter son frère dans ses rapports juridiques avec les tiers, de veiller à la gestion de ses revenus et de sa fortune et de le représenter en matière d'assistance personnelle, notamment dans le domaine médical.
B. a)
Le 16 juillet 2015, B_ a été hospitalisé contre son gré à la clinique de _. Sa curatrice s'est opposée à cette privation de liberté à des fins d'assistance et le Tribunal de protection a ordonné une expertise psychiatrique.
Il ressort du rapport du 6 août 2015 établi par le Centre universitaire romand de médecine légale que B_ a fait l'objet de neuf hospitalisations, engendrées par des comportements hétéro-agressifs pouvant se produire à l'égard d'inconnus rencontrés par hasard ou de sa sœur. Le 24 juillet 2015 un entretien de réseau avait été organisé en présence de A_. Les soignants avaient relevé l'attitude étrange adoptée par cette dernière, dont le ton était agressif et qui avait nié la maladie de son frère, affirmant qu'il avait été gazé ou empoisonné. Selon elle, il ne convenait pas de lui prescrire un traitement antipsychotique, mais plutôt homéopathique. Elle souhaitait par ailleurs qu'il puisse sortir le plus rapidement possible de _ afin de l'emmener se reposer à la campagne, où il ne serait plus empoisonné. A_ avait prétendu avoir elle-même été exposée au gaz, mais être plus résistante que son frère.
S'agissant de B_, l'expert a confirmé le diagnostic de schizophrénie et la nécessité de son hospitalisation, intervenue suite à un épisode agressif à l'égard de tiers, les soins ambulatoires ne permettant pas une protection efficace d'autrui. L'expert a en outre relevé qu'il n'était pas parvenu à obtenir des précisions sur la nature et la fréquence des soins que recevait l'expertisé avant son hospitalisation. Sa sœur et curatrice, A_, ne semblait plus partager la vision thérapeutique des soignants, puisqu'elle rejetait le diagnostic de psychose, pensant que tous deux faisaient l'objet d'un empoisonnement.
b)
Le Tribunal de protection a tenu une audience le 11 août 2015, au cours de laquelle A_ a été entendue. Celle-ci a reconnu que son frère devait encore rester hospitalisé, jusqu'à ce qu'il se stabilise et que les doses de médicaments puissent être réduites. Elle a expliqué avoir constaté une péjoration de l'état de santé de son frère durant le mois de juillet 2015, selon elle en raison d'une cabale dont ils étaient victimes et d'émanations de gaz. Elle avait trouvé dans son appartement des traces de ces émanations, qu'elle avait signalées aux pompiers et à la police, sans être entendue. Quelqu'un avait cherché à instrumentaliser son frère, afin qu'il lui nuise, sachant que le gaz au moyen duquel il avait été intoxiqué rend agressif. Depuis le mois d'avril 2014, son frère était suivi par le Dr C_, homéopathe. En raison de la cabale dont son frère et elle-même étaient les victimes, elle avait préféré renoncer à l'aide des intervenants à domicile, mais avait pris des dispositions pour trouver deux remplaçants. Pour le surplus, A_ a expliqué être économiste et styliste indépendante. Elle travaillait à domicile, mais était à la recherche d'un emploi.
Selon le médecin de _ présent à l'audience, la collaboration avec A_ était bonne.
A l'issue de l'audience, A_ a retiré le recours interjeté contre la décision de placement à des fins d'assistance concernant B_.
c)
Le 14 août 2015, le Chef de clinique de l'unité _ a sollicité la prolongation de l'hospitalisation de B_.
Lors de l'audience du 20 août 2015, le Dr D_ a expliqué que le cas de ce patient était complexe. Il souffrait de troubles psychotiques sévères, la médication avait des effets limités et les gestes hétéro-agressifs étaient quasi quotidiens. L'équipe médicale était également inquiète au sujet des décisions de A_. Celle-ci était certes très présente et investie, mais ses prises de position étaient empreintes d'une certaine paranoïa à l'égard des médecins; elle aurait souhaité qu'un traitement homéopathique soit administré à son frère.
Egalement entendue, A_ a admis que l'hospitalisation de son frère devait se poursuivre. Elle a expliqué vivre avec lui depuis onze ans. Deux accompagnants s'occupaient de lui durant la journée et parfois durant la nuit. Il avait fait de gros progrès, notamment en cuisine. Elle n'était pas opposée aux médicaments, mais ceux-ci étaient inefficaces sur son frère sur le moyen et le long terme, tout en ayant leur utilité en période de crise. L'homéopathie et la phytothérapie lui convenaient mieux et avaient fait régresser ses délires.
Par ordonnance du 20 août 2015, le Tribunal de protection a prolongé pour une durée indéterminée la mesure de placement à des fins d'assistance prononcée en faveur de B_.
d)
Par courrier du 15 septembre 2015, A_ a informé le Tribunal de protection du fait que pour la période allant du 31 mars 2013 au 31 mars 2015, elle avait constaté "qu'une personne" avait procédé à des retraits injustifiés sur le compte de son frère, alors qu'elle-même effectuait des déplacements professionnels. Elle sollicitait du Tribunal de protection qu'il l'autorise à déposer une plainte pénale pour ces faits.
e)
Le 2 octobre 2015, une audience a eu lieu devant le Tribunal de protection, dans le but d'envisager la sortie de B_ de _ compte tenu de l'amélioration de son état de santé. S'agissant de la collaboration avec A_, le Dr E_ a précisé qu'au fil du temps l'équipe médicale avait constaté qu'elle était ouverte aux propositions, que son comportement était adéquat et qu'elle s'était montrée fiable, de sorte que la relation avait été harmonieuse; elle s'était par ailleurs montrée plus favorable au traitement prodigué à son frère.
A_ a expliqué avoir été souvent absente à partir d'août 2014 jusqu'au début de l'année 2015. Or, l'un des accompagnants de son frère était en possession de la carte PostFinance donnant accès au compte de ce dernier, sur lequel des prélèvements indus avaient été opérés.
f)
Par ordonnance du Tribunal de protection du 13 octobre 2015, la levée du placement à des fins d'assistance en faveur de B_ a été prononcée.
g)
Le 29 octobre 2015, la division Révision et contrôle au sein du Tribunal de protection a relevé que B_ percevait mensuellement 2'411 fr. au titre de rente invalidité et pour impotent, 1'536 fr. du Service des prestations complémentaires, 185 fr. du service social de la Ville de Genève et, en moyenne, depuis le mois d'août 2014, 2'700 fr. d'aide de l'AVS pour payer ses accompagnants. Entre avril 2013 et juillet 2014, il y avait eu des retraits pour un total de 15'250 fr. dont la cause était inexpliquée; les retraits inexplicables s'élevaient à 22'000 fr. entre 2014 et mars 2015. Les aides perçues de l'AVS n'avaient pas été déclarées au Service des prestations complémentaires et aucune épargne n'avait été constituée. La situation était un peu plus claire depuis que les accompagnants avaient été déclarés à l'AVS, car auparavant A_ gérait tout elle-même au moyen de retraits bancaires et de sa caisse, dont aucun relevé n'avait été produit et qui était gérée de façon illisible.
h)
Par ordonnance
DTAE/5365/2015
du 27 novembre 2015, le Tribunal de protection a relevé A_ de ses fonctions de curatrice de son frère s'agissant des tâches de gestion et de représentation dans les domaines administratif et financier et a réservé l'approbation de ses rapports et comptes finaux, a désigné deux intervenantes en protection de l'adulte aux fonctions de curatrices, a chargé A_ de veiller au bien-être social de B_ et de le représenter pour tous les actes nécessaires dans ce cadre et de veiller à son état de santé, mettre en place les soins nécessaires et en cas d'incapacité de discernement, le représenter dans le domaine médical, et a chargé les deux autres curatrices de veiller à la gestion des revenus et de la fortune de B_, d'administrer ses biens et d'accomplir les actes juridiques en lien avec cette gestion et de le représenter dans ses rapports juridiques avec les tiers en matière de logement, affaires sociales, administratives et juridiques.
i)
Le 22 janvier 2016, A_ a recouru contre cette décision.
j)
Par arrêt
DAS/94/2016
du 12 avril 2016, la Chambre de surveillance de la Cour de justice a rejeté ce recours et confirmé l'ordonnance attaquée, estimant, à l'instar du Tribunal de protection, que A_ n'avait pas fait preuve de toute la rigueur nécessaire s'agissant de la gestion administrative et financière. En revanche, elle s'était montrée très dévouée à l'égard de son frère, ce qui avait permis son maintien à domicile et, en dépit des propos parfois étranges qu'elle avait pu tenir, elle semblait collaborer avec les médecins.
Par arrêt du 4 octobre 2016, le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par A_ contre la décision du 12 avril 2016.
C.
a)
Dans un rapport du 15 juillet 2016, les curatrices de B_ indiquaient n'avoir jamais pu entrer en contact avec ce dernier, sa sœur ayant toujours effectué toutes les démarches, indiquant que son frère n'était pas en état de se déplacer. Les curatrices avaient appris que B_ ne bénéficiait plus d'aucun suivi médical, les séances auprès du Centre ambulatoire de psychiatrie et de psychothérapie (CAPPI) de _ ayant cessé au mois de février 2016, A_ ayant déclaré que son frère n'appréciait pas ces séances; elle souhaitait que le Dr F_ intervienne à domicile. Ce dernier s'y était rendu le 15 juin 2016 et avait constaté que B_ souffrait d'un "retrait" important; A_ s'était montrée satisfaite de ce premier contact. Les séances de thérapie avec des chevaux, qui semblaient avoir un effet positif sur B_, avaient cessé en janvier 2016 et les séances avec des chiens après trois rendez-vous seulement, sur décision de A_. B_ n'avait par ailleurs plus d'assistants de vie à domicile, sa sœur ayant estimé qu'ils étaient incompétents. Les curatrices s'étaient rendues au domicile de B_ et A_ le 13 juin 2016 et avaient été mal accueillies par la seconde; elles n'avaient pu voir B_ que quelques instants.
Les curatrices s'interrogeaient sur la pertinence du mandat de co-curatelle confié à A_, estimant que celle-ci agissait en défaveur de son frère en interrompant les prises en charge médicale et thérapeutique.
b)
Par courrier électronique du 28 novembre 2016 adressé au Tribunal de protection, G_, îlotier, a expliqué porter une attention toute particulière à A_ depuis environ deux ans, celle-ci occupant souvent les services de police en sollicitant des interventions à son domicile, ou par des courriels ou des appels téléphoniques; deux exemplaires de courriers électroniques de A_ figuraient en annexe. Cette dernière se plaignait notamment de l'intrusion de tiers dans son appartement et dans ses ordinateurs, avec un impact sur le bon fonctionnement de ses installations de télécommunications, ce qui affectait tant sa vie professionnelle que ses relations sociales. L'îlotier mentionnait également le fait qu'il ressortait d'une enquête de voisinage que A_ hurlait quotidiennement dans la montée d'escaliers de son immeuble, se montrait menaçante et agressive à l'égard des autres habitants et se sentait persécutée. En 2015, des enfants avaient lancé des œufs sur la porte de A_, par "esprit de vengeance". En 2016, un autre locataire de l'immeuble avait à son tour lancé des œufs et de l'eau sur cette même porte, au motif que A_ le harcelait. G_ suggérait que cette dernière soit évaluée sur le plan psychologique et doutait qu'elle puisse assumer seule la présence de son frère à domicile.
c)
Le 12 janvier 2017, le Service de protection de l'adulte s'est adressé au Tribunal de protection afin d'exprimer son inquiétude s'agissant de la prise en charge médicale de B_ par sa sœur. Les curatrices n'avaient pu voir qu'à deux reprises B_ et étaient contraintes de s'adresser à A_ pour obtenir quelque information que ce soit. Le Dr F_ avait vu six à huit fois B_ et avait fait état de la difficulté de collaborer avec A_, laquelle lui mettait des bâtons dans les roues, contrecarrait ses ordres, faisait le bilan médical de son frère, refusait de changer son traitement et reportait régulièrement les rendez-vous. Ce praticien se demandait par ailleurs si B_ prenait les médicaments prescrits et dans la mesure où sa sœur refusait qu'une prise de sang soit pratiquée, il ne pouvait effectuer aucun contrôle sur ce point. En dépit de ces difficultés, il ne souhaitait pas mettre un terme au suivi de B_, ayant noué un bon contact avec lui et ayant constaté quelques progrès. Il conseillait fortement le placement de B_ dans une institution. A_ avait pour sa part indiqué aux curatrices qu'elle désirait déménager sans délai avec son frère, ne pouvant plus supporter les persécutions de son voisinage.
d)
Par ordonnance
DTAE/788/2017
du 10 février 2017, notifiée le 21 février 2017, le Tribunal de protection a relevé A_ de ses fonctions de curatrice de son frère (ch. 1 du dispositif), a dispensé A_ de l'obligation de déposer un rapport social final (ch. 2), a confirmé X_ et Y_ (désignés antérieurement en remplacement des précédentes curatrices) dans leurs fonctions de curateurs de B_ (ch. 3), leur a confié les tâches complémentaires suivantes : veiller au bien-être social de B_ et le représenter pour tous les actes nécessaires dans ce cadre, veiller à son état de santé, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, le représenter dans le domaine médical (ch. 4), a confirmé pour le surplus la mesure de curatelle de représentation et de gestion instaurée en faveur de B_ et les décisions prises dans ce cadre (ch. 5), a laissé les frais à la charge de l'Etat (ch. 6) et a déclaré la décision immédiatement exécutoire nonobstant recours (ch.7).
En substance, le Tribunal de protection a considéré que les événements relatés par la police de proximité, les curateurs du Service de protection de l'adulte et par le Dr F_ faisaient craindre une altération du jugement de A_ et montraient que celle-ci faisait barrage autour de son frère, empêchant les intervenants sociaux et médicaux d'avoir avec lui les contacts directs nécessaires. Le Dr F_ préconisait par ailleurs le placement de B_ dans un foyer, une instruction étant ouverte en parallèle concernant la nécessité d'ordonner, éventuellement, un placement à des fins d'assistance. Ces différents éléments permettaient de retenir que A_ n'était plus apte à apporter à son frère l'assistance personnelle nécessitée par son état; elle ne pouvait pas davantage veiller à son état de santé et mettre en place les soins nécessaires.
e)
Le 31 mars 2017, A_ a formé recours contre l'ordonnance du 10 février 2017, reçue par elle le 2 mars 2017. Elle a conclu à ce qu'il soit enjoint au Tribunal de protection de produire tous les éléments du dossier et qu'un délai supplémentaire pour compléter ses écritures lui soit accordé suite à l'obtention du dossier requis. Elle a également conclu à l'annulation de la décision du 10 février 2017, les frais devant être laissés à la charge de l'Etat.
A_ a invoqué la violation de son droit d'être entendue, dans la mesure où elle n'avait pas eu l'occasion de s'exprimer avant la prise de la décision attaquée. Pour le surplus, elle a allégué, dans une écriture de près de vingt pages, que l'un de ses voisins avait lancé à de multiples reprises des liquides et aliments (œufs) contre sa porte palière. Une substance brunâtre rendait B_ délirant et impactait également A_, bien que dans une moindre mesure. Une plainte pénale avait été déposée. Par ailleurs, depuis l'installation de la fibre optique dans son immeuble, ses problèmes de connectivité et de télécommunications s'étaient aggravés. La recourante a également rapporté avec force détails les contacts qu'elle avait eus avec le Service de protection des adultes (contestant avoir empêché les intervenants sociaux d'entrer en contact avec son frère), le Dr F_, ainsi qu'avec l'îlotier et la Régie. Ressortent plus particulièrement du recours les innombrables reports des rendez-vous fixés entre le Dr F_ et B_ sollicités par A_ et l'obsession de cette dernière concernant une prétendue substance toxique qui aurait été jetée contre la porte de son appartement et qui affecterait le psychisme de son frère, le sien, ainsi que sa santé physique (perte d'une dent notamment). A_ entendait que cette substance soit analysée, afin de pouvoir assurer le suivi médical de son frère en toute connaissance de cause. La recourante a par ailleurs précisé que son frère était satisfait de la manière dont elle organisait son existence et ne désirait pas être placé dans un foyer.
L'expertise toxicologique effectuée par le Centre universitaire romand de médecine légale sur les cheveux de A_ le 31 janvier 2017, à la demande de cette dernière, a mis en évidence une consommation d'hydroxysine (substance contenue dans les médicaments prescrits à B_) durant les cinq à six mois ayant précédé le prélèvement. La recherche de métaux avait par ailleurs mis en évidence une concentration élevée de strontium, élément naturel présent dans l'environnement ainsi que dans la chaîne alimentaire et dans certains objets manufacturés d'usage courant. Le Centre universitaire romand de médecine légale a indiqué à A_ n'avoir pas d'explication pour les résultats obtenus, ni de proposition pour tenter d'en déterminer l'origine. Concernant l'hydroxyzine, sa concentration n'avait pas été déterminée. Cette substance n'étant pas naturellement présente dans l'environnement, le fait qu'elle ait été trouvée dans un échantillon biologique humain parlait en faveur d'une exposition de la personne concernée à cette substance.
f)
Le Tribunal de protection a persisté dans les termes de la décision attaquée.
g)
Le 6 juin 2017, B_ s'est également prononcé sur le recours formé par A_, concluant à l'annulation de la décision attaquée. Il a déclaré être satisfait du mode de vie que lui aménageait sa sœur et lui faire confiance.
Compte tenu de la pathologie grave dont souffre B_, il est toutefois peu probable qu'il soit le rédacteur de ces écritures, dont le contenu et la formulation est similaire au recours rédigé par A_.
h)
Les participants à la procédure ont été informés par avis du 14 juin 2017 de ce que la cause était mise en délibération.
EN DROIT
1.
1.1
Les décisions de l'autorité de protection de l'adulte peuvent faire l'objet, dans les trente jours à compter de leur notification, d'un recours écrit et motivé, devant le juge compétent, à savoir la Chambre de surveillance de la Cour de justice (art. 450 al. 1 et al. 3 et 450b CC; art. 126 al. 3 LOJ; art. 53 al. 1 et 2 LaCC).