Decision ID: c47625b5-7ce6-529f-ab1d-c0d3c9cae8d9
Year: 2014
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, l'arrêt rendu le 7 novembre 2013 par le Tribunal fédéral à teneur duquel celui-ci a annulé l'arrêt
ACJC/512/2013
rendu le 22 avril 2013 dans la cause C/21496/2011 par la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice et a admis la demande d'évacuation déposée par B_ en ce sens qu'il est ordonné à A_ d'évacuer immédiatement l'appartement de trois pièces n° 32 situé au 3
ème
étage de l'immeuble sis 66A, route C_ à Carouge (chiffre 1 du dispositif); pour le surplus, la cause a été renvoyée à la Cour cantonale pour statuer sur l'exécution du jugement d'évacuation (ch. 2);
Attendu que le Tribunal fédéral a considéré, en substance, que le courrier du 9 novembre 2009, adressé par pli simple à la locataire et contenant notamment une copie en noir et blanc d'un avis de résiliation du bail daté du 30 septembre 2009, constituait une résiliation de bail valable;
Que la mesure où la locataire n'avait pas contesté le congé dans le délai légal, le bail avait pris fin à l'échéance contractuelle du 31 décembre 2010;
Que ne disposant désormais d'aucun titre juridique pour se maintenir dans les locaux, la locataire a dès lors été condamnée par le Tribunal fédéral à les évacuer, avec effet immédiat;
Que la cause a néanmoins été renvoyée à la Cour de céans pour statuer sur l'exécution du jugement d'évacuation, puisque le Tribunal des baux et loyers avait décidé de limiter dans un premier temps la procédure aux conclusions en évacuation, sans examiner les mesures d'exécution directe requises;
Attendu que par avis du 22 novembre 2013, la Cour de justice a fixé un délai à chacune des parties pour se déterminer;
Que par courrier du 10 décembre 2013, B_ a indiqué à la Cour que la locataire avait restitué l'appartement litigieux ainsi que ses dépendances, libres de tout bien et de toute personne; un état des lieux de sortie avait été effectué en date du 3 décembre 2013;
Qu'en conséquence, la bailleresse a indiqué qu'il n'était à son avis plus nécessaire de statuer sur l'exécution du jugement d'évacuation;
Que A_ ne s'est pas déterminée dans le délai imparti;
Considérant,

EN DROIT
, que si la procédure prend fin pour d'autres raisons sans avoir fait l'objet d'une décision, elle est rayée du rôle (art. 242 CPC);
Qu'en l'espèce, il convient de constater que le Tribunal fédéral a définitivement statué au sujet de la résiliation du bail, ainsi que des conclusions en évacuation formées par la bailleresse;
Que la seule question litigieuse qui subsistait suite à l'arrêt rendu le 7 novembre 2013 par le Tribunal fédéral ne portait que sur les mesures d'exécution sollicitées par la bailleresse;
Qu'il résulte toutefois du courrier du 10 décembre 2013 de la bailleresse que de telles mesures n'ont plus à être prononcées, dès lors que la locataire a d'ores et déjà restitué l'appartement, à la satisfaction de la bailleresse;
Que dans ces conditions, les conclusions en exécution apparaissent désormais sans objet;
Que la cause sera en conséquence rayée du rôle;
Que tel est notamment le cas lorsque la partie instante a obtenu satisfaction depuis l'ouverture de la procédure (ATF
136 III 497
= JdT
2010 I 358
et TAPPY, Code de procédure civile commenté, Bâle, 2011, n. 4 ad art. 242, CPC);
Qu'il n'est pas prélevé de frais dans les causes soumises à la juridiction des baux et loyers (art. 22 al. 1 LaCC).
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