Decision ID: 63f14352-7206-5dec-88f8-c7efad6033aa
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/817/2020
du 12 février 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant ( ci-après : le Tribunal de protection), statuant sur mesures provisionnelles, a : réservé à B_ un droit de visite avec les mineurs E_, F_ G_, nés respectivement les _ 2008, _ 2011 et _ 2015, devant s'exercer un week-end sur deux du samedi 10h00 au dimanche 18h00, le passage des enfants se faisant au Point Rencontre (ch. 1 du dispositif), exhorté A_ et B_ à entreprendre un travail de coparentalité (ch. 2) et réservé les frais judiciaires avec la décision ultérieure au fond (ch. 3);
Que le 28 février 2020, A_ a interjeté recours contre cette ordonnance, concluant préalablement à la restitution de l'effet suspensif;
Qu'elle soutient que la situation de faits doit être maintenue en l'état jusqu'à droit jugé sur son recours, respectivement jusqu'à connaissance du résultat d'une expertise requise par le Tribunal de protection;
Que par courrier du 6 mars 2020, le Service de protection des mineurs a informé la Chambre de céans qu'il confirmait son préavis visant la réserve au père des enfants du droit de visite tel que prenoncé et s'opposait dès lors aux conclusions du recours;
Que par déterminations du 6 mars 2020, le père des enfants conclut au rejet de la requête de restitution d'effet suspensif, l'intérêt des enfants devant prévaloir, celui-ci consistant en la reprise des relations personnelles qui avaient existé auparavant;
Que le droit de visite du père avait été mis en cause par la recourante dès août 2019, une plainte pénale ayant été déposée, plainte ayant abouti à une ordonnance de non-entrée en matière du Parquet;
Considérant

EN DROIT
que selon l'art. 450c CC, le recours contre les décisions du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant est suspensif à moins que l'autorité de protection ou l'instance de recours n'en décide autrement;
Que de par leur nature tel n'est pas le cas des recours contre des mesures provisionnelles (art. 315 al. 4 let. b CPC), dans la mesure où celles-ci doivent pouvoir être exécutées immédiatement;
Que l'effet suspensif peut être restitué au recours en cas de risque d'un dommage difficilement réparable (art. 315 al. 5 CPC);
Qu'en matière de garde et de relations personnelles, l'on considère que tel est en principe le cas;
Que toutefois dans le domaine de la protection des mineurs c'est l'intérêt de l'enfant qui prime;
Qu'en l'espèce et sans préjuger du fond, il est dans l'intérêt des enfants de mettre en oeuvre immédiatement les mesures préconisées par le Service de protection des mineurs;
Qu'en effet, il n'existe prima facie et à ce stade aucun motif qui justifierait de suspendre les effets de la mesure provisionnelle ordonnée;
Qu'en particulier la mise en oeuvre de ladite ordonnance n'implique aucun danger à l'égard des enfants;
Que la requête sera rejetée;
Qu'il sera statué sur les frais de la requête de restitution de l'effet suspensif avec le fond.
* * * * *