Decision ID: 12279e73-e718-45f6-9b70-20f88f201516
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
que par décision du 7 février 2022, l’office de l’assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l’OAI ou l’intimé) a rendu une décision par laquelle il demandait à Monsieur A_ (ci-après : l’assuré ou le recourant), né en septembre 1971, la restitution d’un montant de CHF 11’985.-, la décision faisant suite au droit de l’assuré à un trois-quarts de rente du 1
er
décembre 2018 au 30 septembre 2020, en lieu et place de la rente entière versée durant cette même période ; que par ailleurs, dès le 1
er
octobre 2020, l’assuré avait à nouveau droit à une rente entière ;
Que par acte de son mandataire transmis au greffe de la chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : la chambre de céans) en date du 11 mars 2022, l’assuré a interjeté recours contre la décision du 7 février 2022, concluant à l’annulation de la décision et au maintien de son droit à une pleine rente invalidité, sans changement dans le temps, avec suite de dépens ;
Que par réponse du 12 avril 2022, l’OAI a rappelé que conformément à l’art. 88bis al. 2 let. a du règlement sur l’assurance-invalidité du 17 janvier 1961 (RAI -
RS 831.201
), toute diminution ou suppression de rente prenait effet au plus tôt le premier jour du deuxième mois qui suivait la notification de la décision ; qu’en l’espèce, il n’y avait pas lieu de procéder à une réduction rétroactive de la rente ; qu’au vu de ce qui précédait, l’OAI concluait à l’admission du recours et partant à l’annulation de la décision litigieuse en ce que la rente avait été réduite rétroactivement, le droit à la rente entière devant, en effet, être maintenu dans le temps ; que partant, la demande de restitution n’avait plus lieu d’être ;
Que par réplique de son mandataire, datée du 22 avril 2022, le recourant a pris bonne note que l’OAI admettait qu’il n’y avait pas lieu de procéder à une réduction rétroactive de la rente et concluait formellement à l’admission du recours ainsi qu’à l’annulation de la décision litigieuse, et qu’il y avait donc lieu de constater que le recourant obtenait gain de cause ;
Que le recourant a demandé à la chambre de céans de bien vouloir rendre un arrêt qui entérinait ce qui précédait ;
Que par courrier du 26 avril 2022, la chambre de céans a informé les parties qu’un arrêt serait rendu prochainement ;

Considérant en droit
que conformément à l'art. 134 al. 3 let. a de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
), la chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît en instance unique des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA -
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI -
RS 831.20
) ;
Que sa compétence pour juger du cas d’espèce est ainsi établie ;
Qu’interjeté dans les forme et délai prévus par la loi, le présent recours est recevable (art. 56 à 61 LPGA et 38 al. 3 LPGA) ;
Que par réponse du 12 avril 2022, l’OAI a rappelé que toute diminution ou suppression de rente prenait effet, au plus tôt, le premier jour du deuxième mois qui suivait la notification de la décision ; qu’en l’espèce, il n’y avait donc pas lieu de procéder à une réduction rétroactive de la rente ; qu’au vu de ce qui précédait, l’OAI concluait à l’admission du recours et partant à l’annulation de la décision litigieuse en ce que la rente avait été réduite rétroactivement ;
Que l'assuré a confirmé, par courrier de son mandataire du 22 avril 2022, qu’en cas d’admission du recours et d’annulation de la décision litigieuse, il obtenait satisfaction ;
Que la chambre de céans constate qu’à teneur du dossier, l’annulation de la décision de restitution querellée et le maintien du droit de l’assuré à la rente entière est conforme au droit ;
Qu'il se justifie dès lors d'admettre le recours et d'annuler la décision litigieuse ;
Que par ailleurs, le recourant obtenant gain de cause et étant assisté d’un mandataire professionnellement qualifié, a droit à des dépens ; que les écritures du mandataire se composent d’un mémoire de recours de quatre pages et d’un courrier d’une page ; que les dépens seront donc fixés à CHF 800.-, à la charge de l’intimé ;
Que l’OAI, qui succombe, sera condamné aux frais de la procédure.