Decision ID: a9b25b0a-4805-4a70-a06c-06e8bab39a6e
Year: 2012
Language: fr
Court: VD_TC
Chamber: VD_TC_031
Canton: VD
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu les faits suivants
A. Armand Gex-Fabry et Moreno Michielan sont propriétaires de la parcelle n° 3277 de la Commune de Gryon. Sis au lieu-dit "La Rotaz", ce bien-fonds est classé en zone "Chalets B", régie par les art. 14 ss du règlement communal concernant le plan d'extension et la police des constructions. Dans le courant du mois d'août 2012, Armand Gex-Fabry et Moreno Michielan ont déposé une demande de permis de construire tendant à la réalisation, sur la parcelle n° 3277, d'un chalet avec garage. Lors de l'enquête publique, qui s'est déroulée du 5 septembre au 4 octobre 2012, ce projet a suscité l'opposition de l’association Helvetia Nostra. Le 18 octobre 2012, la Municipalité de Gryon a levé l'opposition précitée et délivré le permis de construire.
B. Helvetia Nostra a recouru contre cette décision le 16 novembre 2012 auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal, en concluant à son annulation.
C. Le 22 novembre 2012, le Tribunal cantonal a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, un recours identique formé dans la cause AC.2012.0127. Cet arrêt a été rendu dans le cadre d’une procédure de coordination au sens de l’art. 34 al. 1 du règlement organique du Tribunal cantonal, du 13 novembre 2007 (ROTC, RSV 173.31.1), avec le concours de tous les juges de la Cour de droit administratif et public I.
D. Interpellée sur le sort du recours eu égard à l’arrêt du 22 novembre 2012 précité, la recourante a déclaré, le 30 novembre 2012, maintenir son recours.
E. Le Tribunal a statué par voie de circulation.

Considérant en droit
1. La question de la qualité pour agir de la recourante souffre de rester indécise, compte tenu de l’issue du recours (cf. arrêt AC.2012.0127 précité, consid. 1).
2. a) La recourante se prévaut de l’art. 75b Cst., adopté le 11 mars 2012. Cette disposition limite les possibilités de construire des résidences secondaires, en fonction du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune. Simultanément a été adoptée la disposition transitoire de l’art. 197 ch. 9 Cst. Celle-ci prévoit notamment que seront nuls les permis de construire des résidences secondaires délivrés entre le 1er janvier de l’année qui suivra l’acceptation de l’art. 75b Cst. et la date d’entrée en vigueur des dispositions d’exécution de cette disposition.
b) Dans son arrêt du 22 novembre 2012, le Tribunal cantonal a jugé que ces normes ne font pas obstacle à l’octroi d’un permis de construire une résidence secondaire, lorsque ce permis est délivré en 2012 (arrêt AC.2012.0127 précité, consid. 2). Le Tribunal n’a pas de raison de se départir de cette jurisprudence qui vient d’être adoptée dans le cadre d’une procédure de coordination ad hoc. Les parties sont renvoyées à cet arrêt du 22 novembre 2012, en tant que de besoin.
3. Le recours doit ainsi être rejeté, en tant qu’il est recevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner, par surcroît, si la construction litigieuse est une résidence principale ou secondaire. Les frais sont mis à la charge de la recourante; il n’y a pas lieu d’allouer des dépens aux constructeurs ni à la Municipalité, ceux-ci n'étant pas intervenus dans la présente procédure (art. 49, 55, 91 et 99 de la loi du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative – LPA-VD, RSV 173.36).