Decision ID: 6b95e4c1-fc57-5cb6-b908-573ef434a9c1
Year: 2007
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

Attendu en fait
quel’Office cantonal de l’assurance-invalidité (ci-après : OCAI) a refusé l’octroi de toutes prestations à Madame C_, par décision du 14 novembre 2006, au motif que l'état dépressif dont souffre l'assurée, secondaire au trouble somatoforme douloureux, ne peut par conséquent être considéré comme un trouble associé constitutif d'une comorbidité au sens de la jurisprudence et que par ailleurs, les autres conditions permettant d'admettre le caractère invalidant à la fibromyalgie de la recourante ne sont pas réalisées;
Que l’assurée a interjeté recours contre cette décision en date du 14 décembre 2006, en concluant à l’annulation de la décision ainsi qu’à l'octroi d'une rente entière à compter du 1er juillet 2004, avec suite de frais et dépens;
Que dans sa réponse du 22 février 2007, l’OCAI a proposé un complément d'instruction sous la forme d'un complément d'expertise et proposé de mandater à cette fin le Dr A_;
Que l'OCAI a admis qu'un complément d'expertise serait en effet utile pour se faire une idée de l'évolution de l'assurée depuis février 2004 ainsi que du calendrier des incapacités de travail en tenant compte en particulier de l'hospitalisation de septembre 2004; qu'il faudrait également vérifier la compliance de l'assurée par des dosages sériques et demander à l'expert de se prononcer sur l'expertise de la Dresse B_;
Que, par courrier du 12 mars 2007, l'assurée a persisté dans ses conclusions mais s'est opposée fermement à ce que le Dr A_ soit commis comme expert;
Que lors de l’audience de comparution personnelle et d'enquêtes qui s’est tenue en date du 28 juin 2007, après avoir entendu la Dresse B_, les parties ont convenu qu’une expertise complémentaire était nécessaire et qu’il était préférable que le Tribunal de céans l’ordonne ;
Que le Tribunal de céans a communiqué aux parties par courrier du 25 juillet 2007, les questions qu’il avait l’intention de poser à l’expert, tout en leur impartissant un délai au pour compléter celles-ci et pour faire valoir d'éventuels motifs de récusation contre l'expert proposé par le Tribunal;
Que la recourante a fait usage de ce droit et que le Tribunal de céans a accepté de compléter les questions posées ;

Attendu en droit
quele Tribunal de céans est compétent en matière d'assurance-invalidité depuis sa création le 1
er
août 2003 (art. 56 V de la loi sur l’organisation judiciaire - LOJ) ;
Que la loi sur la partie générale des assurances sociales (LPGA), entrée en vigueur le 1er janvier 2003, est applicable au cas d’espèce ;
Que le recours, déposé dans les formes et délai prévus par la loi, est recevable à la forme (art. 56 et 60 LPGA) ;
Que la question préalable à l’examen d’éventuelles prestations de l’AI à résoudre est de savoir si les conditions énoncées par la jurisprudence sont réunies pour reconnaître à la fibromyalgie dont est atteinte la recourante un caractère invalidant ;
Que l’autorité administrative doit constater d’office les faits déterminants, c’est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l’application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263 ; T. LOCHER Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t.1, p. 438) ;
Qu’ainsi l’administration est tenue d’ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu’en particulier elle doit mettre en œuvre une expertise lorsqu’il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a, p. 283 ; RAMA 1985 p. 240 consid.4 ; LOCHER loc. cit.) ;
Que de son côté, le juge qui considère que les faits ne sont pas suffisamment élucidés peut renvoyer la cause à l’administration pour complément d’instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire (RAMA 1993 p. 136) ;
Qu’en matière d’AI la première solution est en principe préférée, à moins que les parties ne soient d’accord avec la seconde, comme en l’espèce (ATFA I 431/02 du 8 novembre 2002) ;
Qu’il convient d’ordonner une telle expertise, laquelle sera confiée à la Dresse C_ ;
Qu’en application de l’art. 39 de la loi sur la procédure administrative (LPA), un délai a d'ores et déjà été accordé aux parties pour éventuelle récusation de l’expert.
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