Decision ID: d6109f01-1bfa-565c-8db7-790888284ee6
Year: 2015
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Attendu, en fait, que :
1) Monsieur A_, né le _ 1987, est ressortissant de la République d’Albanie.![endif]>![if>
2) Le 22 avril 2013, il a fait l’objet d’une décision de renvoi prise par l’office cantonal de la population, devenu depuis lors l’office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM). Cette décision était exécutoire nonobstant recours. Elle n’a pas fait l’objet d’un recours.![endif]>![if>
3) Le 22 juillet 2014, M. A_ a sollicité la révision de la décision de l’OCPM précitée et conclu à son admission provisoire, son renvoi étant illicite.![endif]>![if>
4) Le 30 juillet 2014, l’OCPM est entré en matière sur la demande de reconsidération formée par M. A_ tout en suspendant l’exécution du renvoi.![endif]>![if>
5) Le 1
er
septembre 2014, l’OCPM a informé M. A_ que l’exécution de son renvoi paraissait licite au vu d’informations fournies par l’office fédéral des migrations, devenu depuis lors le secrétariat d’État aux migrations (ci-après : SEM). Dès lors, un nouveau délai de départ lui était accordé au 8 septembre 2014 pour quitter la Suisse.![endif]>![if>
6) Le 5 septembre 2014, M. A_ a recouru contre la décision de l’OCPM du 30 juillet 2014 et la décision du 1
er
septembre 2014, concluant à leur annulation, et préalablement, à la restitution de l’effet suspensif.![endif]>![if>
7) Le 22 septembre 2014, le Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) a suspendu l’exécution du renvoi de M. A_ jusqu’à droit jugé au fond.![endif]>![if>
8) Le 16 février 2015, le TAPI a rejeté le recours de M. A_.![endif]>![if>
9) Par acte déposé le 18 mars 2015 au greffe de la chancellerie de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative), M. A_ a interjeté recours contre le jugement du TAPI du 16 février 2015, concluant à son annulation. Préalablement, il conclut à la suspension de l’exécution du renvoi jusqu’à droit jugé au fond dans la procédure.![endif]>![if>
10) Invité à se déterminer sur la demande de mesures provisionnelles formée par M. A_, l’OCPM ne s’est pas opposé au prononcé des mesures provisionnelles sollicitées, dans la mesure où il avait lui-même sollicité le 9 mars 2015 une prise de position formelle de l’office fédéral de la justice (ci-après : OFJ) pour savoir si le fait d’exécuter le renvoi de l’intéressé reviendrait à contourner une décision dudit office de classer la demande d’extradition sollicitée par les autorités albanaises.![endif]>![if>

Considérant, en droit, que :
1) à teneur de l’art. 21 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
), l’autorité peut d’office, ou sur requête, ordonner les mesures provisionnelles, lesquelles sont légitimes si elles s’avèrent nécessaires au maintien de l’état de fait ou à la sauvegarde des intérêts compromis. En vertu de l’art. 7 al. 1 du règlement de la chambre administrative du 21 décembre 2010, ce rôle revient à son président.![endif]>![if>
2) en l’espèce, les démarches entreprises par l’autorité dont la décision est attaquée, pour vérifier auprès de l’OFJ la conformité au droit de ladite décision, imposent que le recourant puisse continuer à résider en Suisse jusqu’à droit jugé au fond sur son recours.![endif]>![if>