Decision ID: fba85ae9-f513-5591-ba3b-2f72a20bd216
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_011
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law

- A_ n'en a rien fait;![endif]>![if>
- à réception de la décision transmettant la cause au Tribunal de police, A_ s'est à nouveau manifestée par courriel, le 3 septembre 2018, expliquant que le "
commissariat dont elle dépend
" lui avait conseillé d'attendre le transfert de l'affaire en France;![endif]>![if>
- dans l'ordonnance querellée, le Tribunal de police retient que A_ n'avait pas valablement formé opposition à l'ordonnance pénale, faute d'avoir signé de sa main l'acte d'opposition;![endif]>![if>
- dans son envoi du 27 septembre 2018 – en tant qu'il doit être compris comme un acte de recours –, A_ explique avoir apporté la preuve que le véhicule constaté en infraction n'était pas le sien, "
même si la forme n'était pas celle attendue
";![endif]>![if>
- à réception, la cause a été gardée à juger.![endif]>![if>

Considérant en droit que :
- selon l'art. 356 al. 2 CPP, le tribunal de première instance statue sur la validité de l'opposition formée à une ordonnance pénale;![endif]>![if>
- selon l'art. 110 al. 1, 2
e
phrase, CPP, les actes de procédure des parties doivent être signés, étant entendu que la signature doit être manuscrite (A. KUHN / Y. JEANNERET [éd.],
Commentaire romand
:
Code de procédure pénale suisse
, Bâle 2011, n. 7 ad art. 110 CPP), sauf – dans le cas d'une transmission électronique sécurisée – si une signature électronique certifiée a été utilisée (art. 110 al. 2 CPP ; M. NIGGLI / M. HEER / H. WIPRÄCHTIGER (éds),
Strafprozessordnung / Jugendstrafprozessordnung, Basler Kommentar StPO/JStPO
, 2
e
éd., Bâle 2014, n. 11 ad art. 110);![endif]>![if>
- lorsqu'une informalité est constatée sur ce point dans un message électronique, elle n'est pas réparable (
ibid.
), de sorte que, en matière d'ordonnance pénale, l'opposition n'est pas valablement exprimée (cf. ATF
142 IV 299
consid. 1.1 p. 302);![endif]>![if>
- c'est dès lors à bon droit que le Tribunal de police a considéré que son opposition n'était pas valable;![endif]>![if>
- les assurances qu'a pu donner à la recourante le commissariat – français – dont elle dépend n'ont aucune portée à cet égard, seul le droit suisse régissant les conditions auxquelles doit obéir un acte de procédure;![endif]>![if>
- pour le surplus, la recourante ne précise pas ce qu'il faut entendre par un "
transfert
" et une "
gestion
"
de la cause en France, selon le droit français;![endif]>![if>
- quant à elle, la question d'une éventuelle révision de l'ordonnance pénale (art. 410 al. 1 let. a CPP) n'est pas de la compétence de la Chambre de céans, étant observé que, si le juge précédent et le SdC pouvaient aisément se rendre compte que le numéro d'immatriculation retenu dans l'ordonnance pénale ne correspondait pas à celui sur la photo du véhicule en infraction, l'un comme l'autre resteraient cependant liés par les règles impératives sur la forme et le délai d'opposition (art. 89 al. 1 CPP) et n'avaient pas à dire si la contestation formée par la recourante était bien-fondée;![endif]>![if>
- le tribunal ne devait, en effet, entrer en matière sur le fond de l'accusation que lorsque tant l'ordonnance pénale – qui tient alors lieu d'acte d'accusation (cf. art. 356 al. 1 2
ème
phrase CPP) – que l'opposition étaient valables (arrêt du Tribunal fédéral
6B_271/2018
précité et les références citées);![endif]>![if>
- faute d'opposition valable, le Tribunal de police n'avait ainsi pas à examiner si le véhicule désigné dans l'ordonnance pénale était bien celui de la recourante;![endif]>![if>
- compte tenu des circonstances, la recourante, bien qu'elle n'ait pas gain de cause, ne supportera pas les frais de la présente instance.![endif]>![if>
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