Decision ID: 1d552532-f331-5b68-99cf-ff26f123e5c7
Year: 2019
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

EN FAIT
1. Par décision du 24 août 2019, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : l'intimée) a fixé la taxe de formation professionnelle due par l'association A_ (ci-après: l'association) pour 2019 à CHF 124.-, sur la base d'un effectif de quatre salariés en décembre 2017, selon l'attestation des salaires 2017 de l'association, mentionnant quatre employés (sans indication de la période d'emploi).
2. Par acte posté le 4 septembre 2019, l'association a recouru contre cette décision, en concluant à sa rectification, au motif qu'aucun employé ne travaillait à 100 % ; il s'agissait d'un employé à 15 %, d'un à 42,5 %, d'une stagiaire de l'école de culture générale et d'une intervenante temporaire occasionnelle. La taxation pour quatre personnes était ainsi disproportionnée.
3. A la demande de la chambre de céans, l'association a indiqué le 12 septembre 2019 que sur les quatre employés déclarés en 2017, seuls deux étaient sous contrat en décembre 2017.
4. Dans sa réponse du 24 septembre 2018, l'intimée a conclu au rejet du recours, au motif que les quatre employés déclarés en 2017 travaillaient toujours pour l'association en 2018, de sorte que l'on pouvait en déduire qu'ils étaient au service de l'association fin décembre 2017.
5. L'association n'a pas répliqué.
6. Sur ce, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT
1. Dès le 1
er
janvier 2011, la compétence de juger les contestations prévues à l'art. 66 al. 1 de la loi cantonale sur la formation professionnelle, du 15 juin 2007 (LFP;
C 2 05
) revient à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice (art. 143 al. 6 de la LOJ du 9 octobre 2009).
Sa compétence pour juger du cas d'espèce est ainsi établie.
2. Le recours, déposé en temps utile devant la juridiction compétente, est recevable (art. 66 LFP).
3. Le litige porte sur le montant dû par la recourante pour 2019 à titre de taxe de formation professionnelle.
4. Selon l'art. 62 LFP, sont astreints à la cotisation, au sens de l'article 61, alinéa 1, lettre a, les employeurs et les employeuses tenus de s'affilier à une caisse d'allocations familiales et astreints au paiement de contributions, conformément aux articles 23, alinéa 1, et 27 de la loi sur les allocations familiales, du 1
er
mars 1996.
L'art. 63 LFP prévoit que la cotisation est fixée chaque année par le Conseil d'Etat en francs par salarié et salariée (al. 1). Sont considérées comme personnes salariées, au sens de l'al. 1, toutes les personnes occupées par un employeur ou une employeuse visé à l'art. 62 LFP au mois de décembre de l'année précédant la fixation de la cotisation par le Conseil d'Etat (al. 2).
5. Par arrêté du 26 septembre 2018, le Conseil d'Etat a fixé le montant de la taxe annuelle par employé à CHF 31.- pour l'année 2019.
6. En l'espèce, la recourante est astreinte à la cotisation au sens de l'art. 62 LFLP, ce qu'elle ne conteste pas spécifiquement.
La recourante a précisé le 12 septembre 2019 que seuls deux employés déclarés en 2017 étaient sous contrat de travail en décembre 2017. Nonobstant cette indication - qui complète l'attestation des salaires 2017 dont la rubrique "période de l'emploi" n'a pas été remplie - l'intimé confirme sa décision en supposant que les quatre employés déclarés étaient sous contrat fin décembre 2017 dès lors qu'ils avaient travaillé en 2018 pour la recourante. Or, en l'absence d'informations précises concernant le nombre de personnes sous contrat de travail avec la recourante en décembre 2017, la chambre de céans n'est pas à même de trancher le litige.
Partant, le recours sera partiellement admis et la décision litigieuse annulée, la cause étant renvoyée à l'intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision.
7. Pour le surplus, la procédure est gratuite.