Decision ID: c97c0fa9-a02a-50f1-bcf2-66601b0f58a1
Year: 2019
Language: fr
Court: FR_TC
Chamber: FR_TC_005
Canton: FR
Region: Espace_Mittelland
Law Area: penal_law

considérant en fait
A. Par actes reçus par le Ministère public le 28 mai 2019, A._ a déposé deux plaintes pénales, la première contre C._ pour incitation au suicide et piratage de ses appareils électroniques (PC, tablette et téléphone), la seconde contre B._ pour menaces et insultes, également pour avoir piraté ses appareils électroniques. Entendue le 14 juin 2019, C._ a déclaré que c’était B._ qui, par le biais de son téléphone portable, avait envoyé le 11 mai 2019 à A._ le message lui indiquant de « se foutre sous le train »; elle a nié avoir commis quoi que ce soit de répréhensible. B._ a été entendu le 18 juin 2019. Il a contesté avoir envoyé un message par le biais du téléphone de C._; il a reconnu avoir adressé un autre message le 18 mai 2019 dans lequel il a écrit à A._ qu’il allait le « foutre sous le train » s’il ne stoppait pas son comportement.
Le 2 septembre 2019, A._ a déposé plainte pénale contre C._ pour calomnie, respectivement diffamation, car elle l’a accusé par message WhatsApp du 25 mai 2019 de lui avoir transmis l’hépatite C, ce qui est faux. Il a également inclus dans sa plainte la menace écrite le 18 mai 2019.
B. Par ordonnance du 4 octobre 2019, le Ministère public n’est pas entré en matière sur les faits reprochés à B._ et C._. Il a noté que l’incitation au suicide implique que le lésé ait au minimum tenté de mettre fin à ses jours, ce qui n’est pas le cas. Concernant le piratage des appareils électroniques, les investigations de la police n’ont pas permis de mettre en évidence des éléments se rapportant à une éventuelle infraction. Quant à la calomnie ou la diffamation, le SMS a été lu le 25 mai 2019 et la plainte pénale déposée le 2 septembre 2019, soit au-delà du délai légal de trois mois. S’agissant de la menace proférée le 18 mai 2019, l’ordonnance ne contient pas de motivation.
C. Par acte du 16 octobre 2019, A._ recourt contre l’ordonnance de non-entrée en matière. Le 7 novembre 2019, il a sollicité l’assistance judiciaire.
Le Ministère public a conclu au rejet du recours le 13 novembre 2019. dans la mesure de sa recevabilité.

en droit
1.
1.1. En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 du code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP) et 85 al. 1 de la loi du 31 mai 2010 sur la justice (LJ), la voie du recours à la Chambre pénale est ouverte contre une ordonnance de non-entrée en matière.
1.2. Selon les art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, le recours est adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l’autorité de recours. Ce délai a été respecté; l’ordonnance querellée a été notifiée le 7 octobre 2019 et le recours a été déposé le 16 octobre 2019.
1.3.