Decision ID: 36759eb6-eb2c-5b6c-b04b-69e13f006ea7
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu en fait,
que Mme A_ B_, née le _ 1974, et ses fils MM. C_ E_ A_, né le _ 2000, et D_ E_ A_, né le _ 2004, sont ressortissants d'El Salvador ;
que par deux décisions du 17 juin 2020, déclarées exécutoires nonobstant recours, l'office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM) a prononcé leur renvoi de Suisse et de l'ensemble du territoire des États Schengen et leur a imparti à cet effet un délai au 15 juillet 2020 ;
que le 25 juin 2020, ils ont recouru auprès du Tribunal administratif de première instance (ci-après : TAPI) contre ces décisions, concluant à leur annulation et à l'octroi d'autorisations de séjour pour cas de rigueur, l'effet suspensif devant préalablement être restitué aux recours ;
que par décision du 3 juillet 2020, le TAPI a rejeté les demandes de restitution de l'effet suspensif ;
que par acte remis à la poste le 17 août 2020, Mme A_ B_ et ses fils ont recouru auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision du 3 juillet 2020, concluant à son annulation et à ce que l'effet suspensif soit restitué au recours ;
que le TAPI a remis son dossier sans formuler d'observations le 21 août 2020 ;
que l'OCPM s'est opposé au recours le 27 août 2020, précisant qu'il n'avait reçu aucune demande d'octroi d'autorisation de séjour ;
que Mme A_ B_ et ses fils n'ont pas produit de réplique dans le délai qui leur avait été imparti à cet effet au 11 septembre 2020 ;
qu'entre-temps le TAPI a rejeté le 31 août 2020 le recours au fond contre les décisions du 17 juin 2020 ;
que Mme A_ B_ et ses fils ont recouru le 30 septembre 2020 contre le jugement au fond du TAPI du 31 août 2020, concluant à son annulation ainsi qu'à l'annulation de la décision de l'OCPM, et à l'octroi d'autorisations de séjour pour cas de rigueur, l'effet suspensif devant préalablement être restitué au recours ;
que ce recours et cette demande de mesures provisionnelles sont en cours d'instruction ;
que les parties ont été informées le 2 octobre 2020 que la cause était gardée à juger s'agissant du recours formé le 17 août 2020 contre la décision du 3 juillet 2020 du TAPI refusant de restituer l'effet suspensif.

Attendu en droit,
que les mesures provisionnelles, dont la restitution de l'effet suspensif fait partie, ont pour objet de régler la situation juridique dans l'attente du jugement sur le fond ;
que le prononcé du jugement au fond scelle également le sort des aspects réglés par mesures provisionnelles ;
qu'en l'espèce, en rejetant le recours au fond le 31 août 2020, le TAPI a confirmé les décisions de l'OCPM du 17 juin 2020, y compris leur caractère exécutoire nonobstant recours ;
que le recours contre le jugement au fond produit un effet dévolutif complet, et que la chambre de céans est désormais saisie d'une demande de restitution de l'effet suspensif au recours, en cours d'instruction ;
que le recours du 17 août 2020 est ainsi devenu sans objet ;
que la cause sera rayée du rôle ;
qu'il ne sera pas prélevé d'émolument (art. 87 al. 1 LPA ; art. 11 du règlement sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative du 30 juillet 1986 - RFPA -
E 5 10.03
), ni alloué d'indemnité de procédure (art. 87 al. 2 LPA). ;