Decision ID: a041e6e7-2f83-45a1-8a84-81956340abf5
Year: 2017
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Faits:
A. Le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC) diligente depuis le
27 juillet 2016 une enquête pénale contre A. et inconnus du chef de blanchi-
ment d’argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP). Au travers de sa société
C., B. aurait représenté l'entreprise S. SA et payé des pots-de-vin, entre 2006
et 2012 au moins, pour un montant de USD 9.4 millions, à des dirigeants de
la société semi-étatique brésilienne Petrobras, notamment à E., afin d'obtenir
l'adjudication de contrats avec elle pour un montant de BRL 3.9 milliards
(v. act. 1.1 p. 1 ss). Dans le cadre de son enquête et suite à deux annonces
du Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (ci-après:
MROS) du 4 et 18 juillet 2016, le MPC a ordonné le 28 juillet 2016 l'édition
et le séquestre de la documentation bancaire relative au compte n. 1 ouvert
au nom de A. Corp. auprès de la banque F. et dont les ayants droit écono-
miques sont B. et sa femme, G. (v. act. 1.2).
B. Le 16 mars 2017, A. Corp. a requis le MPC de lever le séquestre frappant
son compte et de clore toute mesure d'instruction initiée à son encontre
(v. act. 1.3). Après avoir eu des contacts téléphoniques avec l'autorité de
poursuite, A. Corp., par courriers du 13 avril et 16 juin 2017, a réitéré sa
requête (v. act. 1.5 et 1.6).
C. Par décision du 7 juillet 2017, le MPC a refusé de lever le blocage sur les
avoirs déposés sur la relation bancaire au nom de A. Corp. auprès de la
banque F. (v. act. 1.1).
D. Le 21 juillet 2017, A. Corp. a interjeté recours contre cette dernière décision
(v. act. 1). Elle conclut en substance à l'annulation de la décision du 7 juillet
2017 qui refuse la levée du séquestre.
E. Invité à répondre au recours, le MPC conclut le 7 août 2017 au rejet de celui-
ci, dans la mesure de sa recevabilité (v. act. 5).
F. Par réplique du 22 septembre 2017, la recourante persiste intégralement
dans ses conclusions (v. act. 20).
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G. Par duplique du 9 octobre 2017, transmise à la recourante pour information
(v. act. 23), le MPC confirme sa position (v. act. 22).
Les arguments et moyens de preuve invoqués par les parties seront repris,
si nécessaire, dans les considérants en droit.

La Cour considère en droit:
1.
1.1 Les décisions du MPC peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de
céans (art. 393 al. 1 let. a CPP et art. 37 al. 1 de la loi fédérale du 19 mars
2010 sur l'organisation des autorités pénales [LOAP; RS 173.71] en lien avec
l’art. 19 al. 1 du règlement sur l’organisation du Tribunal pénal fédéral
[ROTPF; RS 173.713.161]). Toute partie qui a un intérêt juridiquement pro-
tégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir
contre celle-ci (art. 382 al. 1 CPP).
1.2 S’agissant d’une mesure de séquestre d’un compte bancaire, seul le titulaire
du compte remplit en principe cette condition, à l’exclusion de l’ayant droit
économique, lequel n’est qu’indirectement touché par la mesure de saisie
(arrêt du Tribunal fédéral 1B_94/2012 du 2 avril 2012, consid. 2.1 in fine;
décision du Tribunal pénal fédéral BB.2011.10-11 du 18 mai 2011, con-
sid. 1.5 et les références citées). En l'espèce, la société recourante est la
titulaire de la relation bancaire visée par la mesure ici entreprise. Elle dispose
ainsi d'un intérêt juridiquement protégé à l'annulation de cette dernière.
1.3 Le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et
adressé par écrit, dans un délai de dix jours, à l’autorité de recours (art. 396
al. 1 CPP). Aux termes de l’art. 393 al. 2 CPP, le recours peut être formé
pour violation du droit, y compris l’excès et l’abus du pouvoir d’appréciation,
le déni de justice et le retard injustifié (let. a), la constatation incomplète ou
erronée des faits (let. b) ou l’inopportunité (let. c). Ces conditions étant rem-
plies en l’espèce, le recours est recevable.
2. Du point de vue formel, la recourante se plaint d'abord de la violation de son
droit d'être entendue et ce sous l'angle du droit à une décision motivée. Elle
affirme que le MPC ne se serait prononcé ni sur le classement de la procé-
dure brésilienne contre B. (relative au crime préalable du blanchiment d'ar-
gent poursuivi en Suisse), ni sur l'absence de poursuites ou mesures pénales
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à l'encontre du prénommé, ni sur les arguments invoqués en lien avec la
régularisation fiscale des avoirs déposés sur le compte F. au Brésil, éléments
qui seraient décisifs à l’appui de la demande de levée de séquestre.
2.1 Il découle notamment du droit d’être entendu, garanti par l’art. 29 al. 2 Cst.,
l’obligation pour l’autorité d’indiquer dans son prononcé les motifs qui la con-
duisent à sa décision (arrêt du Tribunal fédéral 1A.95/2002 du 16 juillet 2002,
consid. 3.1). Cette garantie tend à donner à la personne touchée les moyens
d’apprécier la portée du prononcé et de le contester efficacement, s’il y a
lieu, devant une instance supérieure (arrêt du Tribunal 1A.58/2006 du
12 avril 2006, consid. 2.2). L’objet et la précision des indications à fournir
dépendent de la nature de l’affaire et des circonstances particulières du cas;
néanmoins, en règle générale, il suffit que l’autorité mentionne au moins briè-
vement les motifs qui l’ont guidée, sans qu’elle soit tenue de discuter de ma-
nière détaillée tous les arguments soulevés par les parties (ATF 112 Ia 107
consid. 2b; v. aussi ATF 126 I 97 consid. 2b; 125 II 369 consid. 2c; 124 II
146 consid. 2a); l’autorité n’est pas davantage astreinte à statuer séparé-
ment sur chacune des conclusions qui lui sont présentées (arrêt du Tribunal
fédéral 1A.95/2002 du 16 juillet 2002, consid. 3.1). Elle peut se limiter à l’exa-
men des questions décisives pour l’issue du litige; il suffit que le justiciable
puisse apprécier correctement la portée de la décision et l’attaquer à bon
escient (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa; 125 II 369 consid. 2c; 124 II 146 con-
sid. 2a; 124 V 180 consid. 1a et les arrêts cités).
2.2 En l'occurrence, il faut constater que le MPC ne s'est effectivement pas ex-
primé dans la décision attaquée sur les points mentionnés par la recourante.
Toutefois, l'autorité de poursuite a affirmé que "en date du 26 janvier 2017,
l'instruction a été étendue à H., ce dernier étant soupçonné d'avoir participé
au système corruptif exposé ci-dessous, notamment en versant des pots-de-
vin à E.", en ajoutant que "le même jour, la documentation concernant di-
verses relations bancaires suisses contrôlées par H. (notamment celle n° 2
ouverte auprès de la banque J. au nom de H. et de I., et celle n° 3 ouverte
auprès de la banque K. au nom de L. Corp.), qui a été éditée dans le cadre
des procédures nationales SV.14.0404 et SV.15.1121, a été versée à la pré-
sente procédure" (v. act. 1.1 p. 3). Or, étant donné que le compte de la re-
courante a été crédité de valeurs patrimoniales provenant de relations con-
trôlées par H. (v. act. 1.1 p. 8) et que les autorités brésiliennes ont classé la
procédure le 18 janvier 2017 (v. act. 1 p. 4), sans connaitre la documentation
bancaire concernant ces opérations, le MPC a implicitement écarté les argu-
ments de la recourante (v. aussi act. 5 p. 2 s).
Au surplus, une motivation insuffisante peut se guérir devant l'autorité supé-
rieure lorsque l'autorité intimée justifie sa décision et l'explique dans son
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mémoire de réponse, que la partie recourante a la possibilité de présenter
un mémoire complémentaire pour prendre position sur les motifs contenus
dans la réponse de l'autorité intimée et qu'il n'en résulte aucun préjudice pour
la recourante (v. ATF 125 I 209 consid. 9a et les arrêts cités; décision du
Tribunal pénal fédéral BB.2012.192 du 25 avril 2013, consid. 2.5 et arrêt du
Tribunal pénal fédéral BB.2010.22 du 26 juillet 2010, consid. 2). Dès lors que
le MPC a produit devant la Cour de céans une prise de position explicitant
les motifs fondant, à son sens, la décision entreprise (v. act. 5), et au vu de
l'échange d'écritures intervenu devant la Cour de céans – qui dispose du
même pouvoir d'examen que l'autorité inférieure (art. 393 al. 2 CPP) –, force
est de retenir que la recourante a eu la possibilité de s'exprimer librement,
de faire valoir l'ensemble de ses arguments et de discuter ceux du MPC.
Même si la motivation de la décision querellée s’était avérée insuffisante, ce
vice aurait été guéri dans le cadre de la présente procédure.
3. La recourante conteste le maintien du séquestre sur son compte. Selon elle,
elle aurait démontré l'absence de poursuite pénales au Brésil contre B., l'ab-
sence de liens entre les comptes de ce dernier (et de son épouse) et les
personnes sous enquête à l'étranger ainsi que la régularisation fiscale à
l'étranger des avoirs en question. En définitive, aucun élément ne permettrait
au MPC d'affirmer que les valeurs séquestrées seraient d'origine illicite et
qu'elles pourraient ainsi être confisquées ou faire l'objet d'une créance com-
pensatrice.
3.1 Le séquestre prévu par l’art. 263 CPP est une mesure provisoire (conserva-
toire) qui permet la saisie de moyens de preuve, respectivement d'objets ou
de valeurs qui pourraient faire l’objet d’une confiscation en application du
droit pénal fédéral (arrêt du Tribunal fédéral 1S.2/2004 du 6 août 2004, con-
sid. 2.2). Il faut que des indices suffisants permettent de suspecter que les
valeurs patrimoniales ont servi à commettre une infraction ou en sont le pro-
duit, que les infractions aient été commises par leur détenteur ou par un tiers
(art. 197 CPP; arrêt du Tribunal pénal fédéral BB.2005.42 du 14 septembre
2005, consid. 2.1; HEIMGARTNER, Strafprozessuale Beschlagnahme, Zurich
2011, p. 125 ss). Pour que le maintien du séquestre pendant une période
prolongée se justifie, il importe que ces présomptions se renforcent en cours
d’enquête et que l’existence d’un lien de causalité adéquat entre les valeurs
saisies et les actes délictueux puisse être considérée comme hautement
vraisemblable (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 95; SCHMID/JOSITSCH, Schweize-
rische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 3e éd. 2017, n° 5 ad art. 263;
LEMBO/JULEN BERTHOD, in Commentaire romand CPP, Bâle 2011, n° 26 ad
art. 263). La mesure doit par ailleurs, à l’instar de toute mesure de contrainte,
reposer sur une base légale, être justifiée par un intérêt public suffisant et
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respecter le principe de la proportionnalité, étant précisé que l’autorité dis-
pose à cet égard d’une grande marge d’appréciation (art. 197 CPP ainsi que
arrêt du Tribunal fédéral 1P.239/2002 du 9 août 2002, consid. 3.1; arrêt du
Tribunal pénal fédéral BB.2008.98 du 8 avril 2009, consid. 3). Tant que sub-
siste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité crimi-
nelle, l'intérêt public commande que ceux-ci demeurent à la disposition de la
justice (arrêts du Tribunal pénal fédéral BB.2008.11 du 16 mai 2008, con-
sid. 3.1; BB.2005.28 du 7 juillet 2005, consid. 2; ATF 125 IV 222 consid. 2
non publié; 124 IV 313 consid. 3b et 4 p. 316; SJ 1994 p. 97, 102).
3.2
3.2.1 Selon le MPC, en substance, il existerait, en l'état, "des indices suffisants
permettant de suspecter que les valeurs patrimoniales séquestrées sur le
compte n° 1 ouvert au nom de A. Corp puissent être en lien avec une activité
criminelle, notamment avec des actes de corruption et/ou de blanchiment
d'argent relatifs à l'affaire Petrobras" (v. act. 1.1 p. 6).
Le MPC a mis à jour des liens entre la recourante et H., personne touchée
par les faits objet de l’enquête. Le compte susmentionné aurait été initiale-
ment alimenté par une ancienne relation du couple B., laquelle aurait été
créditée, en quelques semaines en 2008, d'importants montants en prove-
nance de comptes contrôlés par H. Or, à cette même période, H. aurait trans-
féré des fonds substantiels à E. Il en irait de même pour M., autre associé
de B., qui aurait notamment procédé en 2008 à un virement sur un compte
de E. À cela s'ajouterait que d'autres opérations réalisées sur les relations
de la recourante et de B. apparaitraient suspectes, notamment les verse-
ments de la société N. AS en faveur du couple B. Ces éléments viendraient
ainsi corroborer les mises en cause détaillées de O. Au demeurant, il est
rappelé les différents liens entre les deux prévenus, anciens associés au
sein de la société C., ainsi que leur activité professionnelle dans le cadre de
laquelle d'importants contrats auraient été conclus avec Petrobras.
En définitive, selon le MPC il existerait à ce jour des doutes non seulement
quant à la provenance et la destination des avoirs déposés sur les diverses
relations éditées et séquestrées, mais également quant à l'arrière-plan éco-
nomique des opérations effectuées sur ces dernières.
3.2.2 A la lumière des éléments récoltés par le MPC à ce stade, force est d’ad-
mettre qu’il existe – en l’état – des indices suffisants permettant de suspecter
que les valeurs patrimoniales saisies sur le compte de la recourante pour-
raient être liées aux infractions dont B., H. et autres sont soupçonnés dans
le cadre de l'affaire Petrobras.
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Le MPC a mis en évidence l'existence de plusieurs comptes bancaires et
opérations qui méritent des approfondissements (v. act. 1.1 p. 4 ss). Le
28 mai 2008 USD 150'000.– ont été transférés du compte n. 3 auprès de la
banque K., dont L. Corp. est titulaire et H. ayant droit économique, au compte
n. 4 auprès de la banque P., dont la société Q. Corp est titulaire et E. ayant
droit économique. Entre le 31 mars et le 23 mai 2008, ce dernier compte a
été crédité de USD 590'000.– provenant du compte n. 5 auprès de la banque
J., dont H. et I. sont titulaires et H. ayant droit économique. Depuis ce dernier
compte ont été opérés plusieurs transferts intervenus entre le 18 avril et le
30 juin 2008, pour un total de USD 695'000.–, destinés au compte n. 6 au-
près de la banque R., dont B. et sa femme sont titulaires et ayants droit éco-
nomiques. Ce même compte a été aussi destinataire, le 16 mai 2008, de
USD 160'000.–, somme provenant du compte n. 7 auprès de la banque R.,
dont H. et I. sont titulaires et ayants droit économiques, et, le 18 juin 2008,
de USD 200'000.– provenant du compte n. 8 auprès de la banque S., dont
H. est titulaire et ayant droit économique. À relever, enfin, qu'en octobre 2012
USD 1.335 millions (cash + titres) ont été versés depuis le compte n. 6 au-
près de la banque R. sur le compte objet de la décision ici attaquée. Or, dans
la mesure où ce dernier compte a été crédité, au travers du compte n. 6, de
valeurs patrimoniales provenant de relations appartenant à H. et que l'une
de ces relations a été utilisée pour verser de l'argent à E., ex dirigeant de
Petrobras prévenu de corruption, il est évident que le MPC doit pouvoir ana-
lyser toute la documentation concernant les comptes contrôlés par H., docu-
mentation qui a été versée au dossier le 26 janvier 2017 seulement (pour
certains comptes même après, soit en mai et juin), date à laquelle le MPC a
étendu l'instruction pénale à H., pour comprendre les causes des transac-
tions intervenues. Il s'agit en l'espèce de vérifier si le compte de la recourante
devait également servir à verser des sommes d'argent à des dirigeants de
Petrobras. Cela est d'autant plus justifié que l'instruction a également mis en
évidence un versement de USD 278'000.– effectué le 23 mai 2008 par M.,
ancien associé de B. et H. au sein de la société C., depuis son compte n. 9
auprès de la banque R., vers le compte n. 4 auprès de la banque P., dont Q.
Corp est titulaire et E. ayant droit économique. Les explications de la recou-
rante, selon lesquelles tous ces paiements constitueraient des ajustements
de comptes-courants entre associés sont peu convaincantes et ne suffisent
manifestement pas pour prononcer la levée du séquestre attaqué.
Le fait que les autorités brésiliennes aient classé leur procédure est sans
importance en l'espèce, étant donné qu'elles ont procédé de la sorte, le
18 janvier 2017, sans avoir eu connaissance du contenu de ladite documen-
tation bancaire. En outre, même si une demande de délégation de la pour-
suite pénale a été présentée par l’OFJ le 24 juillet 2017 aux autorités brési-
liennes, l'autorité suisse doit poursuivre son instruction, au moins jusqu'au
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moment où elle recevra une éventuelle réponse positive des autorités étran-
gères.
3.3 Sur le vu de l’ensemble des éléments qui précèdent, il apparaît que la me-
sure de séquestre visant le compte n. 1, dont la recourante est titulaire au-
près de la banque F. à Genève, repose sur des soupçons suffisants, d'une
part, et n’est – à ce stade de l’enquête – pas disproportionnée tant quant à
son principe que du point de vue de sa durée, d'autre part.
4. Le recours se révèle mal fondé et doit être rejeté.
5. Selon l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure de recours sont mis à la
charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou
succombé. Le montant de l’émolument est calculé en fonction de l’ampleur
et de la difficulté de la cause, de la façon de procéder des parties, de leur
situation financière et des frais de chancellerie (art. 73 al. 2 LOAP). En ap-
plication de l’art. 8 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010
sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fé-
dérale (RFPPF; RS 173.713.162) il est fixé à CHF 2'000.– à la charge du
recourant.
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