Decision ID: 230ec0af-9e2d-5b26-992c-6815847ae3f7
Year: 2004
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 4 octobre 2004, PHILOS CAISSE MALADIE ACCIDENTS (ci-après la caisse) a confirmé sa décision du 26 août 2004, notifiée à Monsieur L_ (ci-après le recourant), selon laquelle la prime de janvier 2004 ainsi que la taxe de sommation avaient été valablement réclamées au recourant par le biais d’une poursuite, dont l’opposition était écartée ;
Que par acte du 4 novembre 2004, le recourant a saisi le Tribunal de céans demandant que le commandement de payer soit déclaré abusif, que le montant des frais soit supporté par la caisse et les poursuites révoquées ;
Que ce courrier n’était pas signé ;
Que par pli du 5 novembre 2004, la juridiction a fixé un délai au recourant au 12 novembre 2004, pour retourner l’acte de recours signé, sous peine d’irrecevabilité ;
Que le recourant n’a pas donné suite à cette injonction.

CONSIDERANT EN DROIT
Qu’aux termes de l’art. 89B de la loi sur la procédure administrative, applicable à la procédure devant le Tribunal cantonal des assurances sociales, la demande ou le recours doit être adressé en deux exemplaires au Tribunal par lettre, soit par un mémoire, document qui doit être signé, et comporter les noms, prénoms, domicile ou résidence des parties, un exposé succinct des faits ou des motifs invoqués ainsi que des conclusions ;
Qu’aux termes de l’alinéa 3, si la lettre ou le mémoire n’est pas conforme à ces règles, le Tribunal impartit un délai convenable à son auteur pour le compléter, en indiquant qu’en cas d’inobservation la demande ou le recours est écarté ;
Que cette règle reprend celle prévue par la loi fédérale sur la procédure administrative, à son art. 52, qui prévoit à son alinéa 3 que si le recours ne porte pas de signature il sera déclaré irrecevable ;
Que la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances, comme celle du Tribunal administratif, a confirmé que l’absence de toute signature sur l’acte de recours, conduit à l’irrecevabilité de celui-ci (cf. ATF
112 IA 173
; ATF 121 2 252) ;
Qu’en l’occurrence l’acte de recours, déposé le dernier jour du délai, n’est pas muni de signature, et que le recourant n’a pas corrigé cette informalité dans le délai qui lui a été accordé pour ce faire ;
Qu’en conséquence le recours doit être déclaré irrecevable.