Decision ID: a5905e11-a175-5469-949f-bd71a8af9134
Year: 2011
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
A. a.
Le 26 août 2011, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a enregistré une réquisition de poursuite dirigée par la Caisse cantonale genevoise de compensation (CCGS-AVS) contre M. H_ en recouvrement de 4'264 fr. 85 plus intérêts à 5% dès le 1
er
juillet 2011 au titre d'un arriéré de cotisations salariales du 1
er
avril au 30 juin 2011.
b.
Le 22 septembre 2011, l'Office a fait notifier un commandement de payer, poursuite n° 11 xxxx17 U, à M. H_ qui a formé opposition.
B.
a.
Par acte posté le 28 septembre 2011, M. H_ a porté plainte contre cet acte. Il prend les conclusions suivantes :
"
Déclarer les prétentions de la Caisse Cantonale Genevoise de Compensation comme indues car n'ayant aucun fondement économique et annuler la réquisition de poursuite engagée par la Caisse à mon encontre car elle contrevient aux art. 2 et 3 CC, ainsi qu'à l'art. 62 CO.
Déclarer le comportement de la Caisse Cantonale Genevoise de Compensation comme atteinte illicite à ma personnalité selon les art. 28 CC et 41 CO.
Condamner la Caisse à une indemnité pour dommages à mes intérêts économiques de CHF 5.000.00, selon l'art. 49 CO.
Condamner la Caisse à une indemnité pour tort moral de CHF 5.000.00 selon art. 49 CO.
Condamner la Caisse à la prise en charge des frais que je dois consacrer à ma défense, notamment pour le surplus de travail du bureau de comptabilité mandaté pour mes travaux administratifs et pour les frais éventuels d'une assistance juridique selon art. 49 CO.
Débouter la Caisse de toute autre conclusion
".
En substance, M. H_ fait valoir que la Caisse cantonale genevoise de compensation a été informée du fait qu'il n'employait plus de personnel mais a continué à lui envoyer des factures de cotisations pour les 1
er
et 2
ème
semestres 2011.
b.
L'Office et la poursuivante n'ont pas été invités à se déterminer.

EN DROIT
1.
1.1.
La Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire (art. 17 al. 1 LP). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).
1.2.
Un commandement de payer constitue une mesure sujette à plainte. Le plaignant, poursuivi, a qualité pour agir par cette voie et a agi en temps utile.
2. 2.1.
Sous réserve d’un abus de droit manifeste, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (ATF
115 III 18
consid. 3b; ATF non publié
7B.219/2006
et
7B.220/2006
du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement de la juridiction civile ou administrative (Pierre-Robert
Gilliéron
, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 4
ème
éd., p. 43).
2.2.
En l’espèce, le plaignant conteste le montant qui lui est réclamé par la voie de la poursuite. Ce moyen n’est cependant pas recevable dans le cadre de la présente plainte puisqu’il ne met pas en cause la violation d’une disposition propre à la législation sur l’exécution forcée. La plainte sera par conséquent déclarée irrecevable, aucun abus manifeste de droit, sanctionné le cas échéant par la nullité de la poursuite, n’étant au demeurant établi.
Le plaignant a d'ailleurs sauvegardé ses droits en formant opposition au commandement de payer.
3.
Conformément aux art. 20a al. 2 ch. 5 LP, 61 al. 2 let. a et 62 al. 2 OELP, il n'y a pas lieu de percevoir d'émolument de justice, ni d'allouer des dépens.
4.
La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 9 al. 4 LaLP. Elle sera toutefois communiquée à l'Office.
* * * * *