Decision ID: c1166c83-9207-4fb9-b1ba-5b05adb638b9
Year: 2022
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_009
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: penal_law

EN FAIT
:
A.
a.
En temps utile, A_ appelle du jugement du 18 mai 2021, par lequel le Tribunal de police (TP) a acquitté B_ de séquestration (art. 183 du Code pénal suisse [CP]) et d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. b de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI). Le premier juge a alloué à ce dernier une indemnité pour ses frais de défense, réduite à CHF 2'000.-. Les frais de la procédure, d'un total de CHF 1'229.-, ont été laissés à la charge de l'État.
Il entreprend ce jugement, concluant au prononcé d'un verdict de culpabilité.
b.
Selon l'ordonnance pénale du 12 novembre 2019, il est encore
reproché à B_ d'avoir, à son domicile, sis chemin 1_ à C_, empêché, le 19 juin 2019, A_ de sortir dudit logement en verrouillant la porte palière, le restreignant dans sa liberté de déplacement. Celui-ci a déposé plainte pénale.
B.
Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :
a.
Les faits se sont déroulés dans l'appartement occupé par le prévenu et sa famille, logement dont la sous-locataire était D_, compagne de A_ et sœur de l'épouse de B_. D_ y avait habité en même temps que sa sœur et son beau-frère jusqu'en janvier 2019.
Le 19 juin 2019, il était prévu que son compagnon récupère des meubles lui appartenant se trouvant encore dans l'appartement. B_ et son épouse étaient en conflit avec elle, ce qui avait abouti à l'interdiction qu'elle-même pénètre dans le logement. A_ s'y est rendu avec E_, un ami de sa compagne, qu'il ne connaissait pas.
b.
Au cours de la procédure, B_ a admis avoir fermé la porte palière à l'aide d'un loquet et s'être placé devant celle-ci de façon que la compagne de A_ n'entre pas dans son appartement. Il avait agi de la sorte après l'avoir aperçue dans les escaliers, non pour empêcher A_ de sortir. Le voyant fermer la porte, celui-ci lui avait demandé de laisser entrer son amie pour l'aider à sortir le frigo, ce qu'il avait refusé. A_ l'avait alors agressé (
cf. infra
B.c). Son épouse avait contacté la police, laquelle leur avait dit de ne pas quitter les lieux. Il était donc resté devant la porte palière, toujours verrouillée, pour empêcher A_ de partir. Ce dernier n'avait manifesté son souhait de sortir que plusieurs minutes après l'appel à la police. En attendant les gendarmes, A_ était dans la cuisine. Il était libre de circuler dans l'appartement. Il avait parlé au téléphone et semblait tranquille. Il ignorait que A_ était claustrophobe.
Il était impossible de fermer à clé la porte de l'appartement depuis l'intérieur car elle se fermait avec un loquet. Il bloquait l'accès à la porte palière, de sorte que pour que quelqu'un put sori sortir, il fallait qu'il libère le passage.
En appel, il a reconnu que la police ne lui avait pas dit de retenir quelqu'un qui voudrait partir, ni ce qu'il pouvait faire ou non, mais simplement de rester sur place. Il avait pensé être légitimé à maintenir la porte fermée, venant d'être victime d'une agression. Il était bien conscient que même si A_ partait, la police pourrait l'identifier. Il craignait en revanche que celui-ci nie l'avoir agressé, ce qui était déjà arrivé dans le contexte conflictuel avec sa belle-sœur.
c.
A_ a déclaré que, après quelques allers-retours et alors qu'il se trouvait à l'intérieur du logement, B_ avait fermé la porte palière avec le verrou, suite à la chute d'un bibelot qui l'avait énervé, et l'avait empêché de quitter les lieux. Il avait paniqué. Après avoir sommé le prévenu à trois reprises de le laisser sortir, il avait perdu ses moyens et avait saisi B_ au cou avec ses deux mains (faits pour lesquels il a été condamné pour lésions corporelles simples par
OPMP/10317/2019
du 12 novembre 2019). E_ l'avait calmé et il s'était rendu dans la cuisine pour prendre l'air et attendre l'arrivée de la police qui avait été contactée.
Il n'avait pas dit à B_ qu'il était claustrophobe.
Sa compagne ne s'était jamais trouvée à l'intérieur de l'immeuble et était restée à l'extérieur. Elle avait évité qu'il saute par la fenêtre. Les faits avaient duré environ un quart d'heure, voire une demi-heure.
d.
Lors de l'intervention de la police, B_, son épouse, ainsi que A_ et E_ se trouvaient à l'intérieur de l'appartement. D_ était à l'entrée de l'immeuble (rapport de renseignements du 24 septembre 2019).
e.
E_ a expliqué que B_ ne souhaitait pas que la compagne de A_ pénètre dans son appartement. D_ était montée "
au dernier étage
" de l'immeuble. Voyant cela, B_ avait claqué la porte d'entrée et les avait empêchés de quitter l'appartement. A_ avait alors paniqué et manifesté son souhait de sortir, ce à quoi B_ s'était opposé en verrouillant la porte de l'intérieur. A_ l'avait alors saisi au cou avec ses deux mains afin de libérer le passage et pouvoir ouvrir la porte. Lui-même s'était interposé entre les deux individus et l'épouse de B_ avait appelé la police. A_ était resté dans la cuisine jusqu'à son arrivée.
C. a.
Par la voix de son conseil, A_ retire son appel en ce qu'il visait l'interdiction à la LEI et persiste pour le surplus dans ses conclusions, sollicitant l'octroi, à charge de B_, d'une indemnité de CHF 5'115.75, TVA incluse, pour ses frais de défense en appel, correspondant à 11h07 d'activité de collaborateur (taux horaire de CHF 400.-) et 01h30 d'activité de stagiaire (taux horaire de CHF 200.-), débats d'appel compris (art. 433 CPP).
Les éléments constitutifs de la séquestration étaient réalisés. A_ avait été restreint dans sa liberté de déplacement. Il n'était pas nécessaire que la séquestration dure longtemps, 20 à 30 minutes étaient déjà suffisantes. De même, peu importait que la porte fut fermée par un loquet ou par une clé, dans la mesure où il avait été empêché de sortir de l'appartement. B_ avait agi intentionnellement, ce qu'il avait reconnu. Il n'existait ni motif justificatif, ni consentement. B_ n'avait en effet rien à craindre de sa belle-sœur, vu la faible corpulence de celle-ci. Les conditions de l'art. 218 CPP n'étaient pas remplies. L'identité de A_ était connue. D'ailleurs, ils avaient été convoqués oralement plusieurs jours après les faits et non le jour même. En outre, la séquestration avait commencé avant l'agression, cela en était même la cause.
b.
B_ conclut au rejet de l'appel et sollicite une indemnité de CHF 5'729.- pour les dépenses occasionnées par la procédure d'appel (art. 429 CPP).
L'appel était motivé par un désir de vengeance. Il s'agissait d'un règlement de compte familial. La porte avait été fermée pour empêcher D_ d'entrer et non restreindre la liberté de déplacement de A_. Celui-ci était d'ailleurs entièrement libre dans l'appartement. La durée de l'épisode n'avait pas été suffisante pour retenir une séquestration au sens de l'art. 183 CP. Après l'appel à la police, B_ pensait être fondé à retenir A_.
D.
B_ est né le _ 1982 en Italie, pays dont il est originaire. Il est marié et père de deux enfants. Il est arrivé en Suisse entre 2017 et 2018. Il perçoit un salaire d'environ EUR 2'400.- par mois dans la manutention. Il ne reçoit pas de subsides et son épouse ne travaille pas, dans l'attente de la régularisation de sa situation.
Actuellement, il vit en France avec sa famille, dans un logement mis gratuitement à leur disposition.
Il n'a pas antécédent en Suisse ou à l'étranger.

EN DROIT
:
1.
Ce qui subsiste de l'appel, son auteur ayant partiellement retiré ses conclusions, est recevable pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les délais prescrits (art. 398 et 399 du Code de procédure pénale [CPP]).
La Chambre limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP).
2.
2.1.
Aux termes de l'art. 183 ch. 1 al. 1 CP, est puni celui qui, sans droit, aura arrêté une personne, l'aura retenue prisonnière, ou l'aura, de toute autre manière, privée de sa liberté.
La séquestration consiste à maintenir la personne au lieu où elle se trouve sans droit. Le bien juridique protégé est la liberté de déplacement. Les éléments constitutifs objectifs sont réalisés si la personne est privée de sa liberté d'aller et venir et de choisir le lieu où elle souhaite rester. Il n'est pas nécessaire que la privation de liberté soit de longue durée. Quelques minutes suffisent. Le moyen utilisé pour atteindre le résultat, c'est-à-dire priver la personne de sa liberté, n'est pas décrit par la loi. Une personne peut être séquestrée par le recours à la menace, à la violence, en soustrayant les moyens dont elle a besoin pour partir ou encore en la plaçant dans des conditions telles qu'elle se sent dans l'impossibilité de s'en aller (ATF
141 IV 10
consid. 4.4.1 ; arrêt du Tribunal fédéral
6B_86/2019
du 8 février 2019 consid. 3.1 et les références citées). L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel suffit.
2.2.
Aux termes de l'art. 218 CPP, lorsque l'aide de la police ne peut être obtenue à temps, un particulier a le droit d'arrêter provisoirement une personne, s'il a surpris celle-ci en flagrant délit de crime ou de délit ou l'a intercepté immédiatement après un tel acte (al. 1 let. b).
L'art. 218 CPP signifie que, sans l’intervention des particuliers, le danger existe que l’auteur d’une infraction ne puisse pas être identifié, puis poursuivi (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds),
Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse,
2
ème
éd., Bâle 2019,
ad
art. 218 N 4).
2.3.
Le prévenu et l'appelant ont décrit un déroulement des faits quasiment identique (porte palière verrouillée, présence physique de B_ devant la porte, durée de l'événement). Ils diffèrent sur les raisons qui ont amené l'intimé à verrouiller la porte et sur la présence d'D_ à l'intérieur de l'immeuble.
Or, nul besoin de trancher ces éléments pour retenir un verdict de culpabilité de séquestration. La présence de B_ devant la porte fermée était suffisante pour placer les personnes présentes dans l'appartement dans des conditions où elles se sont senties dans l'impossibilité de s'en aller et étaient contraintes de demeurer dans le logement. Cela ressort clairement des déclarations des parties et du témoin et est encore confirmé par le refus de céder du prévenu, même après avoir été saisi au cou par l'appelant, faits qui ont déclenché l'appel à la police. L'épisode a duré entre 15 et 30 minutes, soit une durée suffisante au sens de la jurisprudence précitée.
Dans ces circonstances, le prévenu a placé l'appelant dans l’impossibilité de quitter les lieux, en faisant barrière de sa personne et en ayant verrouillé la porte. Ces deux actions ont définitivement empêché l'appelant de sortir avant l'arrivée de la police, sauf à en venir derechef aux mains avec le prévenu. Les éléments constitutifs objectifs de la séquestration sont remplis.
Le prévenu a agi intentionnellement, ayant reconnu au cours de la procédure qu'il avait volontairement empêché A_ de quitter les lieux pour éviter qu'il nie son implication dans les blessures qu'il lui avait infligées au cou.
Partant, le prévenu a intentionnellement séquestré l'appelant, réalisant les éléments constitutifs objectifs et subjectifs de l’art. 183 CP.
Le prévenu ne saurait se prévaloir de l'art. 218 CPP. Les conditions restrictives d'une arrestation par un particulier ne sont de toute évidence pas remplies ici. D'une part, la séquestration reprochée a commencé avant que l'appelant ne s'en prenne à l'intimé. D'autre part, l'identité de l'agresseur était parfaitement connue de tous, de sorte qu'il n'y avait nulle raison de retenir A_ sur place. Au surplus, et indépendamment de ce que cela ne relèverait pas de la disposition invoquée, on ne comprend pas en quoi le fait de retenir l'appelant sur place l'aurait davantage incité à dire la vérité que s'il avait pu sortir de l'appartement, d'autant moins que les événements s'étaient déroulés devant plusieurs témoins.
3.
3.1.
La séquestration est passible d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire (art. 183 ch. 1 al. 1 CP).
3.2.
Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2).
La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (
objektive Tatkomponente
). Du point de vue subjectif, sont pris en compte l'intensité de la volonté délictuelle ainsi que les motivations et les buts de l'auteur (
subjektive Tatkomponente
). A ces composantes de la culpabilité, il faut ajouter les facteurs liés à l'auteur lui-même (
Täterkomponente
), à savoir les antécédents (judiciaires et non judiciaires), la réputation, la situation personnelle (état de santé, âge, obligations familiales, situation professionnelle, risque de récidive, etc.), la vulnérabilité face à la peine, de même que le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale (ATF
142 IV 137
consid. 9.1 ;
141 IV 61
consid. 6.1.1 ;
136 IV 55
consid. 5 ;
134 IV 17
consid. 2.1 ;
129 IV 6
consid. 6.1). L'art. 47 CP confère un large pouvoir d'appréciation au juge (ATF
136 IV 55
consid. 5.6 ; arrêts du Tribunal fédéral
6B_798/2017
du 14 mars 2018 consid. 2.1 ;
6B_718/2017
du 17 janvier 2018 consid. 3.1 ;
6B_1428/2016
du 3 octobre 2017 consid. 4.1 ;
6B_326/2016
du 22 mars 2017 consid. 4.1).
3.3.
Aux termes de l'art. 42 al. 1 CP, le juge suspend en règle générale l'exécution d'une peine pécuniaire ou d'une peine privative de liberté de deux ans au plus lorsqu'une peine ferme ne paraît pas nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits.
3.4.
La faute de l'intimé n'est pas anodine. Il s'en est pris à la liberté de déplacement de l'appelant, s'arrogeant, sans droit, l'autorité de le contraindre à rester sur place jusqu'à l'arrivée de la police.
On peine à comprendre son mobile, soit d'empêcher l'appelant de sortir pour l'empêcher de mentir sur son implication dans les faits commis à son encontre.
Sa collaboration est bonne dans la mesure où il a admis les faits. En revanche, la prise de conscience est inexistante, le prévenu considérant avoir agi à bon droit, pour se protéger d'un éventuel mensonge de l'appelant.
La situation personnelle du prévenu n'explique aucunement ses agissements. Il a lui-même reconnu en appel que A_ aurait été aisément identifié et retrouvé par la police, même s'il avait quitté les lieux.
L’absence d’antécédent a un effet neutre sur la fixation de la peine.
Au vu de ce qui précède, une peine pécuniaire de 30 jours-amende est appropriée pour sanctionner l'infraction à l'art. 183 ch. 1 CP. L'intimé sera mis au bénéfice du sursis, avec un délai d'épreuve de deux ans (art. 42 et 44 CP).
Vu la situation financière relativement précaire de l'appelant, dont l'épouse et les deux enfants sont à sa charge, le montant du jour-amende sera fixé à CHF 40.-.
4.
4.1.
A l'ouverture des débats, l'appelant a retiré, à raison car elles étaient irrecevables, ses conclusions tendant à un verdict de culpabilité du chef de la LEI. Il succombe dans cette mesure. Toutefois, ces conclusions n'ont entraîné aucune activité de sorte que leur retrait n'emporte pas de conséquence au plan de la répartition des frais de la procédure d'appel. Ceux-ci, comprenant un émolument de décision de CHF 1'500.-, seront donc intégralement supportés par l'intimé qui succombe (art. 428 CPP).
4.
2.
Vu le verdict de culpabilité prononcé en appel, 60% des frais de la procédure préliminaire et de première instance seront mis à la charge de l'intimé (art. 426 et 428 CPP). Le solde sera laissé à celle de l'État, l'acquittement en lien avec l'infraction à la LEI étant acquis au prévenu.
5. 5.1.
Aux termes de l'art. 433 al. 1 CPP, la partie plaignante peut demander au prévenu une juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure lorsqu'elle obtient gain de cause (let. a) ou lorsque le prévenu est astreint au paiement des frais conformément à l'art. 426 al. 2 CPP (let. b). Cette indemnité sera mise à la charge du prévenu, non de l'Etat (
AARP/291/2021
du 13 septembre 2021 consid. 8.1.3).
La partie plaignante a obtenu gain de cause au sens de cette norme lorsque le prévenu a été condamné et/ou si les prétentions civiles ont été admises, à tout le moins partiellement (
AARP/180/2021
du 29 juin 2021 consid. 8.8.1).
L'art. 433 CPP est applicable en instance de recours (art. 436 al. 1 CPP). Les prétentions en indemnité dans les procédures de recours doivent être fixées séparément pour chaque phase de la procédure, indépendamment de la procédure de première instance. Le résultat de la procédure de recours est déterminant (ATF
142 IV 163
consid. 3.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral
6B_1360/2016
du 10 novembre 2017 consid. 3.2).
5.2.
La Cour de justice applique au chef d'étude un tarif horaire de CHF 450.- (arrêt du Tribunal fédéral
2C_725/2010
du 31 octobre 2011 ;
ACPR/279/2014
du 27 mai 2014). Elle retient un taux horaire de CHF 350.- pour les collaborateurs (
AARP/65/2017
du 23 février 2017) et de CHF 150.- pour les avocats stagiaires (
ACPR/187/2017
du 22 mars 2017 consid 3.2 ;
AARP/65/2017
du 23 février 2017).
5.3.
Hormis le tarif horaire, qui sera ramené à CHF 350.- et CHF 150.- conformément à la pratique constante de la Cour, l'activité facturée paraît adéquate, ce que l'intimé ne discute pas. Partant, une indemnité de CHF 4'432.70 (TVA incluse) sera allouée à l'appelant, pour ses frais de défense en appel, à charge de l'intimé.
6. 6
.1.
De jurisprudence constante, la répartition des frais de la procédure préjuge du sort de l'indemnisation des dépenses occasionnées par celle-là.
6.2.
Vu l'issue de la procédure, l'intimé est débouté de ses conclusions en indemnisation pour la procédure d'appel (art. 429 CPP
a contrario
).
6.3.
Les prétentions en indemnisation pour la procédure préliminaire et de première instance du prévenu fondées sur l'art. 429 al. 1 let. a CPP seront admises dans la même mesure qu'il a été libéré des frais de la procédure préliminaire et de première instance. Un montant de CHF 800.- (non soumis à TVA) lui est ainsi alloué, étant précisé que la réduction des frais de défense opérée par le premier juge n'est pas contestée. Ce montant sera compensé avec les frais de la procédure mis à sa charge (art. 442 al. 4 CPP).
* * * * *