Decision ID: 58d02b35-9d07-50d0-88f1-06eb323701dc
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que par jugement du 15 février 2018, le Tribunal de première instance, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a, notamment, condamné A_ à verser en mains de B_, dès le 1
er
septembre 2017, par mois et d'avance, le montant de 1'700 fr. à titre de contribution à l'entretien de C_ ainsi que le montant de 19'877 fr. à titre d'arriéré de contribution à l'entretien du précité pour la période de septembre 2016 à août 2017 (ch. 5), arrêté les frais judiciaires à 829 fr. 60, répartit ceux-ci entre les parties, par moitié chacune, condamnant en conséquence A_ à payer à B_ le montant de 414 fr. 80 (ch. 6), dit qu'il n'était pas alloué de dépens (ch. 7) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 8);
Que par acte expédié au greffe de la Cour le 26 février 2018, A_ a formé appel contre les chiffres précités du dispositif du jugement du 15 février 2018; qu'il a conclu à leur annulation, à ce qu'il soit dit qu'il ne devait pas verser le montant de 1'700 fr. à titre de contribution à l'entretien de C_ ni le montant de 19'877 fr. à titre d'arriéré de contribution, qu'il ne devait pas verser de contribution pour l'entretien de ses enfants et à ce que B_ soit déboutée de toutes autres conclusions;
Qu'il a conclu, préalablement, à la restitution de l'effet suspensif à son appel; qu'il a invoqué à cet égard qu'il ne disposait pas des moyens financier pour payer les arriérés ou la contribution d'entretien courante fixés par le Tribunal; que l'intimée disposait en outre d'un disponible mensuel de plus de 5'000 fr.;
Que l'intimée ne s'est pas déterminée sur la requête d'effet suspensif dans le délai qui lui avait été imparti;
Considérant,

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un appel au sens de l'art. 308 CPC;
Que le jugement querellé portant sur des mesures provisionnelles, l'appel n'a pas d'effet suspensif ex lege (art. 315 al. 4 let. b CPC);
Qu'à teneur de l'art. 315 al. 5 CPC, l'exécution de mesures provisionnelles peut exceptionnellement être suspendue si la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable, notion permettant de tenir compte également d'un préjudice de fait et s'examinant à l'aune de l'efficacité du jugement à rendre à l'issue de la procédure ordinaire, qui en serait compromise (ATF
138 III 378
consid. 6.3; arrêt du Tribunal fédéral
4P.5/2002
du 8 avril 2002 consid. 3a);
Que le juge prendra également en considération les chances de succès du recours (ATF
115 Ib 157
consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Qu'en l'espèce, l'intimée ne s'est pas opposée à l'octroi de l'effet suspensif à l'appel dans le délai imparti;
Qu'il ressort du jugement du Tribunal que l'intimée n'avait pas persisté dans ses conclusions tendant au paiement d'une contribution à l'entretien de l'enfant;
Qu'il ne peut être considéré à ce stade,
prima facie
, que l'appel est manifestement dépourvu de toute chance de succès;
Qu'au vu de l'ensemble des circonstances, la requête de l'appelant tendant à la suspension du caractère exécutoire du jugement attaqué sera admise;
Qu'il sera statué sur les frais et dépens liés à la présente décision avec la décision au fond (art. 104 al. 3 CPC).
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