Decision ID: 8053ce95-76ea-5c94-94a4-aea5b8f9cef5
Year: 2012
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que Madame M_ (ci-après : l’assurée), née en 1956, a été mise depuis le 1
er
avril 1995 au bénéfice d'une demi-rente basée sur un degré d’invalidité de 50% par décision de l'OFFICE CANTONAL DE L'ASSURANCE-INVALIDITE (ci-après : l’OAI) du 6 mars 1996;
Que l'OAI a procédé à plusieurs révisions du dossier de l'assurée, la dernière en date du 18 septembre 2008, qui se sont conclues par le maintien de la demi-rente allouée à l'intéressée;
Qu'en octobre 2011, l'assurée a saisi l'OAI d’une demande de révision justifiée par l’aggravation de son état de santé;
Que par décision du 11 juin 2012, l'OAI a rejeté cette demande au motif que le degré d'invalidité de l'intéressée était demeuré inchangé;
Que par écriture du 12 juillet 2012, l'assurée a interjeté recours auprès de la Cour de céans;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, dans sa réponse du 26 juillet 2012, a admis qu'au vu des nouveaux éléments avancés par l'assurée, il était nécessaire de procéder à une instruction complémentaire et a conclu à ce que le dossier lui soit renvoyé pour ce faire;

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
) en vigueur depuis le 1
er
janvier 2011, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l’assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
);
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d’espèce est ainsi établie;
Qu'en vertu de l'art. 53 al. 3 LPGA, l'assureur peut reconsidérer une décision contre laquelle un recours est formé jusqu'à l'envoi de son préavis;
Qu'en l'occurrence l'intimé a ainsi proposé le renvoi du dossier - partant, l'admission partielle du recours - sans rendre de décision formelle;
Qu'il convient dès lors de rendre un arrêt en ce sens;
Que la recourante obtient partiellement gain de cause dès lors que l'intimé a admis que l'instruction de son dossier nécessitait d'être complétée, si bien qu’elle a droit au remboursement de ses frais et dépens ainsi que de ceux de son mandataire.