Decision ID: ae9a1db4-3363-5b0c-a9c4-1508070c436e
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_014
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: social_law

ATTENDU EN FAIT
Que par décision du 7 juillet 2020, l'office de l'assurance-invalidité (ci-après : OAI) a octroyé à Madame A_ (ci-après : l'assurée) une rente entière d'invalidité du 1
er
janvier 2016 au 30 septembre 2016 (selon la motivation de la décision ; en revanche, le montant des prestations, lui, a été calculé du 1
er
janvier au 31 août 2016) ;
Que le 21 août 2020, l'assurée a interjeté recours contre cette décision en concluant implicitement à ce que le droit aux prestations lui soit reconnu au-delà de cette période ;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé, par écriture du 5 octobre 2020, a indiqué se rallier à l'avis du Service médical régional et a conclu à ce que la cause lui soit renvoyée pour instruction complémentaire.

CONSIDERANT EN DROIT
Que conformément à l'art. 134 al. 1 let. a ch. 2 de la loi sur l'organisation judiciaire, du 26 septembre 2010 (LOJ; RS
E 2 05
), la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice connaît, en instance unique, des contestations prévues à l'art. 56 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, du 6 octobre 2000 (LPGA;
RS 830.1
) relatives à la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI;
RS 831.20
) ;
Que la compétence de la Cour de céans pour juger du cas d'espèce est ainsi établie ;
Que le recours, déposé dans les forme et délai prévus par la loi, est recevable ;
Que le litige porte sur la question de savoir si la recourante a droit à des prestations au-delà de la période limitée retenue par l'intimé ;
Que l'autorité administrative doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF
117 V 261
consid. 3 p. 263; T. LOCHER, Grundriss des Sozialversicherungsrecht, Bern 1994, t. 1, p. 438) ;
Qu'ainsi l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressortant du dossier requièrent une telle mesure, et qu'en particulier, elle doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il paraît nécessaire de clarifier des aspects médicaux (ATF
117 V 282
consid. 4a p. 283; RAMA 1985 p. 240 consid. 4; LOCHER loc. cit.) ;
Qu'en l'espèce, l'intimé a reconnu que des investigations médicales complémentaires sont nécessaires ;
Que la cause n'étant pas suffisamment instruite pour permettre de se déterminer en connaissance de cause, il convient de donner suite à la proposition de l'intimé et de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire puis nouvelle décision ;
Qu'à cette occasion, il lui appartiendra également de vérifier le montant des prestations allouées à la recourante par décision du 7 juillet 2020 et d'y ajouter celui correspondant au mois d'août 2016, cas échéant ;
Qu'au vu de ce qui précède, le recours est partiellement admis et la cause renvoyée à l'intimé pour investigations complémentaires et nouvelle décision.
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