Decision ID: f48b722b-9c91-5e0c-aed8-0b7b6fcf4eb0
Year: 2018
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Vu, en fait, la décision du 9 mars 2018 du Service des prestations complémentaires (ci-après : SPC), refusant à Monsieur A_ le droit aux prestations complémentaires ;
vu la décision du 4 juin 2018 du SPC mettant M. A_ au bénéfice de l’aide sociale avec effet au 1
er
mai 2017 ;
vu la décision sur opposition rendue le 22 août 2018 par le SPC, confirmant le refus de prestations complémentaires ;
attendu que par acte expédié le 25 septembre 2018 à la chambre des assurances sociales de la Cour de justice (ci-après : chambre des assurances sociales), M. A_ a contesté la décision précitée, exposant, à bien le comprendre, qu’il remplissait les conditions d’octroi de prestations complémentaires ;
que, par arrêt
ATAS/916/2018
du 9 octobre 2018, ladite chambre s’est déclarée incompétente à raison de la matière et a transmis la cause à la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : chambre administrative) comme objet de sa compétence ;
que, se déterminant spontanément à la suite de cet arrêt, M. A_ a, notamment, relevé qu’il avait toujours résidé en Suisse et qu’il était en très mauvaise santé ;
que dans le délai imparti à cet effet, le SPC a conclu à la retransmission du dossier à la chambre des assurances sociales, la décision dont était recours concernant exclusivement le refus de prestations complémentaires ;

Considérant, en droit, que la compétence de la chambre administrative est réglée par l’art. 132 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 (LOJ -
E 2 05
) ;
que la chambre administrative examine d’office sa compétence (art. 1 al. 2, art. 6 al. 1 let. b et art. 11 al. 2 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 - LPA -
E 5 10
) ;
que selon l’art. 132 al. 1 LOJ, la chambre administrative est l’autorité supérieure ordinaire de recours en matière administrative, sous réserve des compétences de la chambre constitutionnelle et de la chambre des assurances sociales ;
que la chambre des assurances sociales est compétente pour connaître des contestations relatives aux prestations complémentaires, tant fédérales que cantonales (art. 134 al. 1 let. a ch. 3 et al. 3 let. a LOJ) ;
que dans la mesure où, en l’espèce, le recourant conteste le refus de prestations complémentaires et que la décision querellée du 22 août 2018 porte sur ce point, la chambre de céans n’est pas compétente pour connaître du litige ;
qu’il y a donc lieu, conformément à l’art. 11 al. 3 LPA, de renvoyer la cause à la chambre des assurances sociales, qui a, au terme d’un échange de vues, accepté sa compétence ;
qu’il n’y a pas lieu à perception de frais ni à allocation d’une indemnité de procédure.
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