Decision ID: 8a2c9e23-9f05-5173-811a-88af705e07fe
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_004
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que A_ a préalablement requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par le Tribunal des baux et loyers; qu'il fait valoir que son recours n'est pas dénué de chances de succès; que l'absence de restitution de l'effet suspensif l'exposerait à une évacuation forcée sans solution de relogement, dans un délai relativement court;
Qu'invité à se déterminer, l'intimé a conclu au rejet de la requête en restitution de l'effet suspensif; qu'il fait valoir que le recourant a déjà bénéficié d'une prolongation de presque trois ans, depuis la notification de la résiliation en avril 2018; que le recourant n'a pas démontré qu'il avait effectué de nouvelles recherches de relogement depuis 2018; qu'il ne peut ainsi de bonne foi se prévaloir d'une situation de détresse qu'il a lui-même provoquée;
Considérant,

EN DROIT
, que seule la voie du recours est ouverte contre les mesures d'exécution (art. 309 let. a et 319 let. a CPC);
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée, l'instance d'appel pouvant suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 1 et 2 CPC);
Que l'instance de recours est habilitée à décider d'office ou sur requête de suspendre le caractère exécutoire (cf. Jeandin, in Commentaire Romand, Code de procédure civile 2
ème
éd., n. 6 ad art. 325 CPC);
Qu'en la matière, l'instance d'appel dispose d'un large pouvoir d'appréciation
(ATF
137 III 475
consid. 4.1; arrêts du Tribunal fédéral
5A_403/2015
du 28 août 2015 consid. 5;
5A_419/2014
du 9 octobre 2014 consid. 7.1.2);
Que, selon les principes généraux, l'autorité procède à une pesée des intérêts en présence et doit se demander, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible; qu'elle prend également en considération les chances de succès du recours (arrêts du Tribunal fédéral
4A_337/2014
du 14 juillet 2014 consid. 3.1;
4D_30/2010
du 25 mars 2010 consid. 2.3);
Qu'en l'espèce, seules les mesures d'exécution ont été remises en cause par le recourant, de sorte que seule la voie du recours est ouverte;
Qu'il ne se justifie pas de suspendre le caractère exécutoire du chiffre 2 du dispositif du jugement entrepris; qu'en effet, comme le fait valoir justement l'intimé, le recourant n'a pas démontré avoir cherché de solutions de relogement, alors même que la résiliation date de plus de deux ans; qu'ainsi il y a tout lieu de penser que l'octroi d'un délai supplémentaire à cette fin serait inutile; que l'intérêt de l'intimé à voir exécuter le jugement d'évacuation l'emporte dès lors sur celui du recourant, qui a déjà bénéficié d'un délai suffisamment long depuis la résiliation;
Qu'en conséquence, la requête du recourant sera rejetée.
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