Decision ID: fdc92947-14ea-5ec6-9676-32d98fdf9067
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_001
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: civil_law

EN FAIT
, que celle-ci a allégué que le mineur C_, né le _ 2009, était suivi par une psychologue depuis le mois d'octobre 2017, la séparation des parties étant intervenue en _ 2015;
Que très rapidement, C_ s'était montré réticent à l'idée de voir son père et n'avait jamais passé la nuit chez lui;
Qu'il souffrait d'angoisse et de crises de panique notamment à la suite de plusieurs épisodes au cours desquels B_ s'était présenté à l'école de C_ sans en informer quiconque au préalable;
Que C_ avait déjà été entendu à huit reprises, notamment par le Service de protection des mineurs et par un magistrat;
Que la recourante a contesté la nécessité de l'expertise ordonnée, considérant que celle-ci porterait une atteinte irrévocable à son droit fondamental à la liberté personnelle et à celui du mineur C_;
Que s'agissant de l'effet suspensif, elle a allégué que si celui-ci devait être refusé, le recours deviendrait dénué de pertinence, dès lors que le préjudice difficilement réparable se serait d'ores et déjà produit par la réalisation de l'expertise et ce avant que la Cour ne rende son arrêt sur le fond du recours;
Vu les déterminations de B_ du 18 janvier 2021, lequel s'est opposé à la restitution de l'effet suspensif;
Considérant,

EN DROIT
, que la Cour est saisie d'un recours au sens des art. 319 ss CPC;
Que le recours ne suspend pas la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision attaquée (art. 325 al. 1 CPC);
Que l'instance de recours peut toutefois suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 2 CPC);
Qu'elle dispose d'un large pouvoir d'appréciation;
Que l'on devrait à tout le moins admettre que l'effet suspensif soit restitué lorsque la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable (Jeandin, CR, CPC 2
ème
éd. 2019, ad art. 325 n. 6);
Qu'en l'espèce, la recourante s'oppose à la mise en oeuvre de l'expertise ordonnée;
Que si l'effet suspensif n'était pas octroyé, il existe un risque que l'expertise puisse débuter avant que la Cour ait statué sur le recours;
Que dans cette hypothèse, la recourante et le mineur risqueraient de subir un préjudice qui ne pourrait plus être réparé, même s'ils devaient obtenir gain de cause sur le fond;
Qu'au vu de ce qui précède, la Cour ordonnera la suspension de l'effet exécutoire attaché au dispositif de l'ordonnance litigieuse;
Qu'il sera statué sur les frais de la présente décision dans le cadre de l'arrêt au fond;
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