Decision ID: 24213ade-a763-54e1-a2da-40addc5958db
Year: 2021
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_013
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: public_law

Attendu en fait que :
1) Le 5 mai 2021, le service de la consommation et des affaires vétérinaires (ci-après : SCAV) a procédé au séquestre préventif des animaux de Madame A_ et, le 21 mai 2021, à leur séquestre définitif, constatant que Mme A_ n’était pas capable de s’occuper correctement de ses animaux, prononçant une interdiction de détenir des animaux pendant trois ans, y compris d’animaux appartenant à des tiers et détenus de manière provisoire chez elle, à l’exception du chat mâle castré trouvé dans son appartement et à l’échéance de la mesure, soumettant Mme _ pour une durée de trois ans supplémentaires à l’autorisation préalable du service pour toute nouvelle détention d’animaux.
L’un des animaux, Tit’Pet, devait être immédiatement euthanasié, conformément au rapport du vétérinaire.
L’exécution immédiate de la décision était prononcée, nonobstant recours.
2) Par acte déposé au guichet le 15 juin 2021, Mme A_ a interjeté recours auprès de la chambre administrative de la Cour de justice (ci-après : la chambre administrative) contre la décision précitée concluant principalement à son annulation et à la restitution de ses animaux. B_avait été euthanasiée. Elle contestait ne pas donner à ses animaux les soins adéquats.

Considérant, en droit, que :
1) Les décisions sur effet suspensif et sur mesures provisionnelles sont prises par le président de la chambre administrative, respectivement par le vice-président, ou en cas d'empêchement de ceux-ci, par un juge (art. 9 al. 1 du règlement interne de la chambre administrative du 26 septembre 2017 ; ci-après : le règlement).
2) L’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés (art. 21 al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA -
E 5 10
).
3) La décision attaquée prévoyant le séquestre définitif des animaux en cause, il se justifie d'ordonner d'office, à titre de mesure provisionnelle et afin de conserver au litige son objet, que les animaux concernés restent jusqu'à droit jugé en mains du SCAV et ne soient pas donnés, vendus ou mis à mort (
ATA/1080/2017
du 11 juillet 2017 consid. 9 ;
ATA/861/2016
du 13 octobre 2016 consid. 9 ;
ATA/1021/2015
du 1
er
octobre 2015).
4) Le sort des frais sera réservé jusqu'à droit jugé au fond.