Decision ID: 444dbb88-2651-45f7-9cf5-4f82baaae3d7
Year: 2016
Language: fr
Court: CH_BSTG
Chamber: CH_BSTG_001
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Vu:
- le dossier de la cause remis par le Ministère public de la Confédération (ci-après:
MPC) à la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral en date du 7 novembre
2016;
- l’ordonnance pénale rendue le 10 octobre 2016 par le MPC à l’encontre de A. pour
falsification des timbres officiels de valeur au sens de l’art. 245 CP, par laquelle cette
dernière a été condamnée à une peine pécuniaire de 10 jours-amende à CHF 30.-,
correspondant à CHF 300.-; l’exécution de la peine pécuniaire ayant été suspendue
en fixant un délai d’épreuve de 2 ans (dossier MPC, p. 03-00-0001 ss);
- la notification de ladite ordonnance intervenue par pli recommandé en date du samedi
15 octobre 2016 (dossier MPC, p. 03-00-0005);
- l’opposition de A. intervenue en date du samedi 29 octobre 2016 (MPC 03-00-0008);
- le courrier de la Cour de céans du 15 novembre 2016 invitant les parties, dans un délai
échéant le 28 novembre 2016, à se déterminer sur la validité de l’ordonnance pénale
du 10 octobre 2016 et sur l’opposition susmentionnée;
- le courrier du MPC du 16 novembre 2016 par lequel il se référait aux déterminations
formulées dans son courrier du 7 novembre 2016 remis en annexe du dossier;
- le courrier du même jour de A. par lequel elle annonce retirer son opposition.

Considérant que:
- selon l’art. 354 CPP, l'opposition contre une ordonnance pénale doit être formée par
écrit et dans les dix jours (al. 1). L'opposition doit être motivée, à l'exception de celle
du prévenu (al. 2). Si aucune opposition n'a été valablement formée, l'ordonnance
pénale est assimilée à un jugement entré en force (al. 3);
- en vertu de l’art. 356 CPP, lorsque le ministère public décide de maintenir l’ordon-
nance pénale, il transmet sans retard le dossier au tribunal de première instance en
vue des débats; l’ordonnance pénale tient lieu d’accusation (al. 1). Le tribunal de pre-
mière instance statue sur la validité de l’ordonnance pénale et de l’opposition (al. 2).
L’opposition peut être retirée jusqu’à l’issue des plaidoiries (al. 3);
- les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou l'évè-
nement qui les déclenche (art. 90 al. 1 CPP) et que le délai est réputé observé si l'acte
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de procédure est accompli auprès de l'autorité compétente au plus tard le dernier jour
du délai (art. 91 al. 1 CPP);
- lorsque l'opposition écrite a été formée hors délai, elle n'est pas valable. L'irrecevabi-
lité de l'opposition doit être constatée dans une décision motivée susceptible de re-
cours (GWLADYS GILLIÉRON/MARTIN KILLIAS, in CR-CPP, Bâle 2011, n° 5 ad art. 356
CPP; LAURENT MOREILLON/AUDE PAREIN-REYMOND, Petit Commentaire, Code de pro-
cédure pénale, Bâle 2016, n° 8 ad art. 356 CPP);
- lorsqu’aucune opposition n'est valablement formée (art. 354 al. 3 CPP) ou lorsqu’elle
est retirée (art. 356 al. 3 CPP), l'ordonnance pénale acquiert autorité de chose jugée
(RIKLIN, Commentaire Bâlois, 2e éd., Bâle 2014, N 4 ad art. 356 CPP; OBERHOLZER,
Grundzüge des Strafprozessrechts, 3e éd., Berne 2012, n° 1485, p. 521);
- le retrait de l’opposition est définitif (SCHWARZENEGGER, Kommentar zur
Schweizerischen Strafprozessordnung, 2e éd., Zürich, 2014, n°2a ad art. 356 CPP et
les références citées);
- en l’espèce, A. a annoncé à la Cour de céans, par courrier du 16 novembre 2016,
retirer son opposition dans la présente procédure;
- considérant la volonté de cette dernière de retirer son opposition et, partant, d’accepter
l’ordonnance pénale du 10 octobre 2016, il n’est pas nécessaire de considérer la
question de la validité de l’opposition, l’issue étant la même;
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