Decision ID: 09a23e4b-1ff6-5f08-b76b-aa7673287b90
Year: 2017
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_007
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, la réquisition de poursuite reçue le 27 avril 2017 par l’Office des poursuites (ci-après : l’Office) de A_ SA (ci-après : la créancière) à l’encontre de B_ SA (ci-après : la débitrice) ;
Attendu que par acte expédié le 8 septembre 2017 au greffe de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites (ci-après : la Chambre de surveillance), la créancière s’est plainte d'un retard injustifié dans le traitement de cette réquisition de poursuite par l’Office ;
Qu’elle a expliqué être sans nouvelles de cette réquisition de poursuite ;
Que dans le délai imparti pour déposer ses observations, l’Office s’en est rapporté à justice au sujet de cette plainte ;
Qu’il a, en substance, expliqué avoir traité cette réquisition le 26 mai 2017 et avoir remis à la Poste pour notification le commandant de payer correspondant, poursuite n° 17 xxxx28 W, qui lui a été retourné le 22 juin 2017 avec la mention « inconnue à cette adresse » ;
Que l’Office a dès lors édité une convocation en ses locaux à l’attention de la débitrice, en juillet 2017, il a puis transmis le dossier, le 16 août 2017 à son service de notification en vue d’une enquête sur place ;
Qu’à cette occasion le 20 septembre 2017, l’agent notificateur a constaté que la société débitrice était inconnue à cette adresse et que son aucun responsable était domicilié à C_/Vaud ;
Que par conséquent, la notification de ce commandement de payer, poursuite n° 17 xxxx28 W, a été délégué à l’Office vaudois compétent ;
Considérant,

EN DROIT
, que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP; art. 126 al. 2 let. c LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire ou, comme en l'espèce, pour un retard injustifié (art. 17 al. 1 et 2 LP);
Que le créancier poursuivant a qualité pour se plaindre en tout temps d'un retard injustifié dans le traitement de sa réquisition de poursuite à l’encontre du débiteur, sa présente plainte satisfaisant en outre aux exigences de forme légales (art. 17 al. 3 LP ; 9 al. 1 et 2 LaLP);
Qu’elle est dès lors recevable à la forme ;
Considérant qu'aux termes des art. 69 al. 1 et 71 LP, dès réception de la réquisition de poursuite, c'est-à-dire «
aussi vite que possible
», l’Office rédige le commandement de payer correspondant et le notifie au débiteur ;
Qu'en l'espèce, la réquisition de poursuite visée a été reçue par l’Office le 27 avril 2017 et que son traitement a été entrepris dès le 26 mai 2017 ;
Que toutefois, la débitrice poursuivie était inconnue à l’adresse indiquée par la créancière poursuivante, de sorte que le commandement de payer correspondant n’a pu lui être notifié à cette adresse ;
Qu’en définitive, avoir après avoir pris dans des délais raisonnables, mais en vain, toute les mesures à sa disposition pour parvenir à notifier le commandement payer en question à ladite débitrice, l’Office a dû déléguer cette notification à son homologue vaudois, en septembre 2017, en vue d’une remise de ce commandement de payer à l’organe de cette dernière ;
Qu’au vu des principes rappelés ci-dessus, cette situation n’est pas constitutive d’un retard injustifié de l’Office, ce qui sera constaté et que la présente plainte sera rejetée ;
Qu’en effet, ledit Office a fait diligence dans le traitement de la réquisition de poursuite qu’il a reçue de la créancière poursuivante et il n’est pas responsable des difficultés de notification de cet acte à la débitrice poursuivie, laquelle n’était plus domiciliée à l’adresse indiquée par la créancière poursuivante dans la réquisition en cause ;
Qu’en application de l’art. 62 al. 2 OELP, il n’est alloué aucun frais ni dépens dans la procédure de plainte au sens de l'art. 17 LP.
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