Decision ID: 17308ee5-5a2c-52ed-b943-47f6c0648c4a
Year: 2020
Language: fr
Court: GE_CJ
Chamber: GE_CJ_006
Canton: GE
Region: Région lémanique
Law Area: 

EN FAIT
, que par ordonnance
DTAE/5508/2020
du 24 août 2020, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après : Tribunal de protection) a donné mandat à C_, avocate, d'examiner la situation administrative et financière de A_, né le _ 1933, et ce en accomplissant les tâches suivantes : - vérifier l'état, sur les cinq dernières années, de l'ensemble des comptes bancaires que la personne concernée possède; - vérifier la situation fiscale de la personne concernée de ces cinq dernières années; - vérifier l'état actuel des poursuites et des actes de défaut de biens dont la personne concernée fait l'objet; - vérifier que la personne concernée bénéficie des prestations auxquelles elle a droit, notamment auprès du Service de prestations complémentaires et de l'assurance-invalidité (allocation pour impotent) (ch. 1 du dispositif), autorisé, en tant que de besoin, la mandataire à agir directement auprès des tiers pour obtenir les renseignements nécessaires à l’accomplissement de son mandat (ch. 2), invité la mandataire à rendre un rapport sur son activité d’ici au 15 décembre 2020, accompagné de ses observations utiles (ch. 3), déclaré la décision immédiatement exécutoire nonobstant recours et laissé les frais judiciaires à la charge de l’État (ch. 4 et 5);
Que l'ordonnance mentionne, en bas de page, qu'elle peut faire l'objet d'un recours dans les trente jours qui suivent sa notification, la suspension des délais ne s'appliquant pas;
Que ladite ordonnance a été communiquée à A_ pour notification le 2 octobre 2020 et distribuée au guichet postal le 5 du même mois;
Que par courrier adressé le 14 octobre 2020 à la Chambre de surveillance de la Cour de justice, A_ a formé recours contre l'ordonnance précitée;
Considérant,

EN DROIT
, que les décisions du Tribunal de protection peuvent faire l'objet d'un recours à la Chambre de surveillance de la Cour de justice dans les trente jours dès la notification aux parties (art. 53 LaCC et 450b CC);
Que l'acte de recours doit être motivé, à tout le moins de manière sommaire, afin de respecter l'exigence de motivation (art. 450 al. 3 CC);
Que la motivation doit être suffisamment explicite pour que l'instance de recours puisse la comprendre aisément;
Que l'instance de recours vérifie d'office les conditions de recevabilité (art. 60 CPC);
Que, dans le cas particulier, le recours du 14 octobre 2020 est dépourvu de tout grief contre l’ordonnance attaquée et ne remplit donc pas les exigences de motivation de l'art. 450 al. 3 CC, le recourant n'énonçant pas en quoi le Tribunal de protection aurait arbitrairement constaté les faits et/ou en quoi consisteraient les violations de la loi qui lui sont reprochées;
Que le recours est dès lors irrecevable pour défaut de motivation;
Qu'il sera renoncé à la perception de frais judiciaires.
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