Decision ID: 8220e33f-a421-4d07-afb1-da5e9adccf1e
Year: 2015
Language: fr
Court: CH_BGer
Chamber: CH_BGer_006
Canton: CH
Region: Federation
Law Area: penal_law

Faits :
A.
Le 11 décembre 2007, X._ a été condamné à une peine privative de liberté de quatre ans pour diverses infractions, notamment séquestration et enlèvement. Par jugement rendu par défaut le 3 mars 2009, le Tribunal pénal de la Sarine a reconnu X._ coupable d'enlèvement de mineur et l'a condamné à une peine privative de liberté de huit mois, peine complémentaire à celle infligée le 11 décembre 2007.
B.
Par décision du 2 avril 2014, le Service d'application des sanctions pénales et des prisons (SASPP) a refusé d'accorder la libération conditionnelle à X._. Le 21 juillet 2014, la Direction de la sécurité et de la justice du canton de Fribourg a rejeté le recours de X._ contre ce refus.
Par arrêt du 8 janvier 2015, la I e Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a rejeté le recours de X._ contre la décision du 21 juillet 2014.
C.
X._ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cet arrêt, concluant, avec suite de dépens, à sa réforme en ce sens que la libération conditionnelle lui est accordée avec effet au 2 avril 2014. Il sollicite par ailleurs l'assistance judiciaire.
D.
Selon un avis du SASPP du 11 février 2015, X._ bénéficie d'une libération conditionnelle depuis le 30 janvier 2015. Interpellé sur le point de savoir si son recours conservait un objet, il a évoqué une éventuelle réparation du préjudice subi.

Considérant en droit :
1.
Le recours en matière pénale implique l'existence d'un intérêt juridique et actuel (cf. art. 81 al. 1 let. b LTF). Le recourant a obtenu sa libération conditionnelle depuis le 30 janvier 2015. Il s'agit-là d'un fait nouveau qui peut être pris en compte par le Tribunal fédéral dans la mesure où il est susceptible de rendre sans objet le recours pendant devant lui (cf. BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n° 22 ad art. 99 LTF). Dès lors que le recourant a obtenu sa libération conditionnelle, on ne perçoit pas en quoi son recours conserve un intérêt juridique et actuel. L'éventuel préjudice qu'il évoque sort du cadre du recours, lequel a pour seul objet la question de la libération conditionnelle. Le recours est ainsi irrecevable.
2.
Le recours étant manifestement voué à l'échec, l'assistance judiciaire ne peut être accordée (art. 64 al. 1 LTF). Le recourant devra donc supporter les frais (art. 66 al. 1 LTF), dont le montant sera toutefois fixé en tenant compte de sa situation financière, qui n'apparaît pas favorable.