Document ID: 31991D0057

DÉCISION DE LA COMMISSION du 24 janvier 1991 concernant l'extension de la participation financière de la Communauté à la poursuite de l'éradication de la péripneumonie contagieuse bovine en Italie ( Le texte en langue italienne est le seul faisant foi .) ( 91/57/CEE )
LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,
vu le traité instituant la Communauté économique européenne,
vu la décision 90/424/CEE du Conseil, du 26 juin 1990, relative à certaines dépenses dans le domaine vétérinaire ( 1 ), et notamment son article 3 paragraphe 4 et son article 4,
considérant que des foyers de péripneumonie contagieuse bovine ( PPCB ) sont apparus en Italie en octobre 1990; que, devant cette situation, la Commission a déjà adopté la decision 91/46/CEE ( 2 );
considérant que de nouveaux foyers de péripneumonie contagieuse bovine sont apparus en Italie; que l'apparition de cette maladie constitue un sérieux danger pour le cheptel de la Communauté; qu'il est opportun de poursuivre l'action entreprise pour l'éradication de cette maladie en Italie;
considérant qu'il s'avère nécessaire, pour garantir le succès de cette action, d'adopter des règles appropriées; que les autorités italiennes se sont engagées à respecter lesdites règles;
considérant que des études scientifiques ont été entreprises au niveau communautaire en vue d'harmoniser les règles relatives au diagnostic de la péripneumonie contagieuse des bovins; que la présente décision peut être réexaminée afin de l'adapter aux progrès des connaissances scientifiques;
considérant que les conditions de la décision 90/424/CEE sont réunies;
considérant que les mesures prévues à la présente décision sont conformes à l'avis du comité vétérinaire permanent,
A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION : Article premier
L'Italie peut obtenir une aide financière de la Communauté pour les foyers de péripneumonie contagieuse des bovins apparus entre le 1er novembre 1990 et le 31 mars 1991 .
La participation financière de la Communauté, telle qu'elle est définie à l'article 4, est accordée à condition que l'Italie respecte les règles arrêtées dans la présente décision . Article 2
Aux fins de la présente décision, on entend par :
1 ) exploitation
l'établissement agricole ou l'étable de négociant officiellement contrôlée, situé sur le territoire de l'Italie, et dans lequel des animaux d'élevage, de rente ou de boucherie sont détenus ou sont élevés de façon habituelle;
2 ) zone infectée
une zone d'au moins trois kilomètres de diamètre autour d'une exploitation, dans laquelle, selon des constatations officielles, un foyer de péripneumonie contagieuse des bovins a été diagnostiqué ou dans laquelle une exploitation a été épidémiologiquement liée à un foyer;
3 ) test sérologique
le test de fixation du complément ( méthode modifiée de Campbell et Turner );
4 ) cas
un animal réagissant à un test sérologique et confirmé comme positif par le laboratoire de référence et/ou révélant à l'inspection post mortem des lésions pathologiques de péripneumonie contagieuse des bovins, et/ou dont a été isolé Mycoplasma mycoïdes subspecies mycoïdes ( biotype à petites colonies );
5 ) réagissants
les animaux réagissant à un test sérologique . Article 3
Les autorités centrales italiennes adoptent :
1 ) des mesures en vue d'identifier les foyers de péripneumonie contagieuse bovine, notamment,
a ) en rendant obligatoire la notification de tous les foyers suspects et confirmés de péripneumonie contagieuse bovine;
b ) en organisant des investigations épizootiologiques spéciales pour identifier les exploitations infectées, notamment en effectuant une enquête sérologique complète;
c ) en déclarant les zones infectées;
2 ) des mesures visant à éliminer les foyers de péripneumonie contagieuse bovine, notamment
a ) - en interdisant les mouvements pour tous les bovins présents dans les exploitations dans lesquelles des réagissants ont été découverts, si ce n'est sous contrôle officiel, à des fins d'abattage immédiat, jusqu'à ce que tous les bovins de plus de douze mois à l'intérieur de la zone considérée aient réagi négativement à trois tests effectués à des intervalles d'au moins trois semaines,
- lorsqu'il y a un petit nombre de réactions positives faibles, il peut être décidé de sacrifier un ou plusieurs réagissants . Un diagnostic définitif peut être effectué par inspection post mortem et/ou enquête de laboratoire;
b ) en interdisant les mouvements de tous les bovins présents dans les zones infectées, si ce n'est sous contrôle officiel, à des fins d'abattage immédiat, jusqu'à ce que tous les bovins âgés de plus de douze mois à l'intérieur de la zone considérée aient réagi négativement à trois tests effectués à des intervalles d'au moins trois semaines;
c ) en abattant tous les bovins présents dans une exploitation dans laquelle est apparu un grand nombre de cas;
d ) en testant tous les bovins présents dans la zone infectée;
e ) en autorisant l'abattage de bovins, conformément aux dispositions de la lettre a ) deuxième tiret et de la lettre c ), sous contrôle officiel, dans les abattoirs désignés à cet effet par les autorités centrales italiennes, immédiatement après que le propriétaire ou le responsable a reçu la notification officielle des résultats des tests ou des investigations .
Sans préjudice des dispositions de la directive 64/433/CEE du Conseil, du 26 juin 1964, relative à des problèmes sanitaires en matière d'échanges intracommunautaires de viandes fraîches ( 3 ), les viandes desdits animaux peuvent être mises sur le marché, pour autant que les inspections sanitaires ante et post mortem n'ont révélé aucune altération susceptible de rendre la carcasse ou les abats impropres à la consommation humaine;
f ) en versant immédiatement une compensation adéquate au propriétaire des bovins qui ont été abattus, conformément aux dispositions de la lettre a ) deuxième tiret et de la lettre c );
g ) en ordonnant le nettoyage et la désinfection des exploitations après que les bovins ont été abattus;
3 ) des mesures communes comportant :
a ) l'interdiction d'un traitement thérapeutique ou de l'emploi d'un vaccin contre la péripneumonie contagieuse bovine;
b ) l'instauration d'un système permettant d'identifier tous les bovins sur le territoire national, de telle sorte que l'on puisse à tout moment retrouver la région et l'exploitation d'origine;
c ) l'enregistrement des exploitations d'élevage de bovins;
d ) le contrôle des mouvements de bovins;
e ) une action d'information auprès des vétérinaires afin d'attirer leur attention sur la mise en oeuvre des mesures . En particulier, les tissus suspects doivent être envoyés à un laboratoire de référence;
f ) la notification à la Commission et aux États membres du nombre de réagissants, de cas, de foyers et d'exploitations dans lesquelles des réagissants sont découverts . Article 4
La participation financière de la Communauté est de :
- 50 % des coûts supportés par l'Italie au titre de l'indemnisation des propriétaires pour l'abattage et, le cas échéant, la destruction des bovins et de leurs produits,
- 50 % des coûts supportés par l'Italie au titre du nettoyage, de la désinfection et de la désinsectisation des exploitations et des équipements,
- 50 % des coûts supportés par l'Italie au titre de l'indemnisation des propriétaires pour la destruction des aliments et des équipements contaminés . Article 5
La participation financière de la Commission est accordée sur présentation des pièces justificatives . Article 6
La République italienne est destinataire de la présente décision .
Fait à Bruxelles, le 24 janvier 1991 .

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